La presse, 3 octobre 1978, C. Sports
[" sports C MONTRÉAL, MARDI 3 OCTOBRE 1978 T Après 163 Les Yankees sont toujours champions matches, un seul point de différence Les Yankees de New York ont remporté le championnat de la division Est de la ligue Américaine en l\u2019emportant 5-4 contre les Red Sox de Boston, grâce à un circuit bon pour trois points réussi par Bucky Dent à la septième manche alors que les Yankees traînaient de l\u2019arrière 2-0.Cette victoire des Newyorkais signifie un troisième championnat consécutif de la division Est et leur donne droit de participer à une série de trois de cinq contre Kansas City pour le championnat de la ligue Américaine.«Accordons aux Red Sox, le crédit qu\u2019ils méritent: ils ne lâchent jamais.» C\u2019est George Streinbrenner qui s\u2019exprimait ainsi.Steinbrenner est le joyeux propriétaire des Yankees qui ne tarissait d\u2019éloges envers personne et qui se réjouissait particulièrement du succès de Dent qui n\u2019aurait pu choisir meilleur moment pour frapper son cinquième circuit de la saison.Dent, c\u2019est le laissé-pour-compte, le négligé, l'homme qui se retrouve infailliblement seul au vestiaire mais hier, l\u2019homme des grandes occasions.Dernier frappeur dans le rôle offensiv des Yankees, il s\u2019est amené au marbre alors que Chambliss et White étaient sur les coussins.D\u2019abord une fausse balle et Dent est blessé à la cheville.Une autre balle et Dent défonce «le monstre vert» que constitue cette clôture au champ gauche.Circuit et 3-2 en faveur des Yankees.«Bucky (Dent) ne parlait pas beaucoup ces temps-ci.Avant le match, je suis allé le voir et je lui ai montré un bout de papier sur lequel était inscrit .140, sa moyenne au bâton.Je lui ai demandé de ne pas se décourager.Je lui ai dit que la loi de la moyenne jouait pour lui et qu\u2019il finirait bien par exploser.Vous avez vti ce qui s\u2019est produit.» C\u2019est le propriétaire Steinbrenner qui avait tenu ces propos à Dent.Peut-être la conversation qui a changé le match! A la huitième manche, Reggie Jackson frappait un autre circuit qui donnait le point de la victoire mais Jackson ne voulait parler que de Dent.«Lorsque Bucky est arrivé au bâton, j\u2019ai dit à Catfish (Hunter) que j\u2019aimerais voir Bucky frapper en direction du mur et égaliser le compte en permettant aux deux autres joueurs de croiser le marbre.Je ne lui demandais pas de frapper un circuit.» C\u2019est pourtant ce que Dent a fait dans des circonstances dramatiques au Fenway Park.«Après avoir été blessé, j\u2019ai pensé que la meilleure chose à faire, c\u2019était de frapper le plus loin possible, disait Dent après le match.Je n\u2019étais pas certain d\u2019avoir frappé par-dessus la clôture avant de me rendre au premier but.» Au chapitre technique.Dent a avoué par la suite, qu\u2019il avait réussi son circuit en utilisant le bâton de son coéquipier Mickey Rivers qui avait remarqué que le bâton de Dent avait été endommagé: un M-44 dont se souviendra Bucky.Ron Guidry méritait une 25e victoire pour les Yankees pendant que Mike Torrez, un ex-Yankee de l\u2019an dernier, ne pouvait conserver l\u2019avance de 2-0 que détenait les Red Sox jusqu\u2019à la septième manche.Èt Ci r: !*>% : A J «e ¦ % [S:.SS, Hi % r* ^ .\u2022* & «y* X X U i y » En neuvième, fin de match dramatique.Deux hommes retirés, deux hommes sur les buts et les Red Sox qui tirent de l\u2019arrière 5-4 sont en mesure de compter avec un joueur au troisième pour égaliser le pointage et un autre au premier pour remporter la victoire.Cari Yastrzemski est appelé au bâton.Il a frappé son 17e circuit en deuxième manche et Gos-sage maintenant au monticule lutte contre la tension.Yastrzemski frappe.un ballon au troisième.Retiré et good bye Red Sox! 1 - X 0 / m A \\ > : < K à '' ÊtlÉj % & ¦P .«y.' * 'x'r x # am mm Les Royals favorisés par Ses événements -\u2022 .y&'.PX , v Pierre LADOUCEUR V i ' .I que l\u2019instructeur-chef Bob Lemon avait pour ses lanceurs.Il a en effet fallu que Ron Guidry (25-3) amorce le match d\u2019hier à Boston, lui qui devait normalement être le partant pour les .Yankees à l\u2019ouverture de la série de championnat.De plus, en raison de la lutte serrée que les Red Sox ont livré aux Yankees en fin de saison, Lemon a employé Jim Hunter et Ed Figueroa au cours du week-end contre les Indians de Cleveland.Il faudra donc que Lemon fasse appel au jeune Jim Beatie lors du match inaugural.Avec une fiche en saison de 6-9, ce jeune lanceur partant d\u2019occasion n\u2019aura pas la tâche facile contre les Royals.Pour leur part, les Royals amorceront la série avec leur as Dennis Leonard, auteur de 21 victoires en saison.Puis lors du deuxième match à Kansas City Larry Gura, auteur de 16 gains en 1978, sera le partant.La troisième rencontre disputée à New York permettra à Paul Splittorff, gagnant de 19 matches, de faire son entrée en scène.Dans le camp des Yankees, l\u2019instructeur-chef Bob Lemon pou-ra rétablir les choses à compter du deuxième match alors qu\u2019Ed Figueroa sera le partant.Ron Guidry lancera le troisième match tandis que Catfish Hunter devrait travailler le quatrième match si nécessaire.Lemon qui normalement aurait pu employer Guidry lors du premier et cinquième match, devra se fier sur Figueroa si un cinquième match est nécessaire.Ala lumière de ces informations, il va sans dire que le match de ce soir est d\u2019une importance ultime pour les Royals.Ils opposent en effet leur meilleur lanceur au pire partant des Yankees.On dira que Beattie a été un lanceur amélioré lors de la deuxième moitié de la saison.Le fait demeure que sa fiche est négative avec une armada offensive telle que celle des Yankees.Mais si jamais les Yankees devaient gagner ce premier match à Kansas City, il ne faudrait pas donner beaucoup de la peau des Royals par la suite.Avec une défaite quasi assurée contre Guidry lors du troisième match à New York, leur marge d\u2019erreur serait faible.Les Royals se doivent donc de profiter du déséquilibre des Yankees lors du match inaugural ce soir à Kansas City! La question est maintenant de savoir si la lutte endiablée que se sont livrée les Yankees de New York et les Red Sox de Boston n\u2019aura pas drainé physiquement et émotivement les champions du monde?La réponse à cette énigme commencera à s\u2019étaler à nos yeux à compter de ce soir alors que les Yankees se rendront à Kansas City pour le début de la série de championnat de la ligue Américaine.Les deux équipes s\u2019affrontent dans une telle série pour une troisième fois de suite et les Yankees avaient évidemment enlevé les honneurs des deux premières séries.Ils avaient gagné, mais les deux séries avaient nécessité la limite de cinq matches.Donc pour répéter les Yankees devront être en pleine possession de leurs moyens.Or, c\u2019est ce qui n\u2019est pas encore prouvé! Les Royals qui ont acquis le championnat de leur division depuis un bon moment amorceront cette série à domicile avec tous leurs effectifs.Ce n\u2019est pas le cas des Yankees.Ce match additionnel qu\u2019ils ont disputé aux Red Sox, hier après-midi à Boston, a modifié les plans > 'k ¦ J c ¦ ' ?:'#3S »; M % Téiépholo UPI Reggie Jackson a encore une fois été l'homme des grandes occasions, hier après-midi a Boston, alors que les Yankees de New York l\u2019ont emporté 5-4 sur les Red Sox de Boston.Jackson a en effet cogné le circuit de la victoire en huitième manche.Bucky Dent, lui, avait au préalable donné l'avance aux siens avec un circuit de trois points en septième manche.> 1 DrsvÉîfMtMs'yui |>viliM di vois m3 % ¦>*v: A & C OCRRÉCîËS-HOMMT % \u2022hi §¦: V.Y « Le joueur de l\u2019année chez les Expos i'i$i mt ¦ j $ Grimsley rêve au trophée CyYoung ;??.> , #3 < y?#4 & il §§§ Km Grimsley, dont la meilleure saison avait jusque-là été de 18-13 avec les Orioles de Baltimore, notait: «Cette année, je pouvais perdre un match sans m\u2019en faire outre mesure.Cela ne m\u2019était jamais arrivé auparavant.Je ne sentais aucune pression.Les gars m\u2019ont appuyé toute l\u2019année.» Dick Williams ne tarissait pas d\u2019éloges sur son étoile: «Il y a peut-être des agents libres qui ne valent pas ce qu\u2019ils demandent mais Grimsley, lui, ne nous a pas fait regretter un seul sou.Je suis très satisfait de lui.En fait, il a même dépassé nos espérances.» I ré ' i i ' : >¦ U % ilaëi II i n n p u e o * .saison cette année, la meilleure ayant été de 3.05 en 1972 alors qu\u2019il portait les couleurs des Reds de Cincinnati.'fi : .: / ' jm i I a WBSm y Agé de 28 ans, Grimsley est reconnu comme un lanceur i CH 245-A bout.Des LaurenikIes, LavaI, 669-1751 < 1 C 2 sports «rMi-ira'i.ij» MONTRÉAL, MARDI 3 OCTOBRE 1978 Match nul de 3-3 contre les Bruins Le Canadien s\u2019épuise dans les avions par Réjean TREMBLAY (envoyé spécial de LA PRESSE) HALIFAX \u2014 Trop c\u2019est trop! Et les Glorieux en avaient ras le bol hier soir à Halifax.Même chose pour les Bruins de Boston, obligés qu\u2019ils sont cette semaine, de jouer chaque soir sur la route.Match nul de 3-3 hier au Centre métropolitain de Halifax, un résultat satisfaisant pour les deux équipes qui ont disputé un match honnête, sans passion mais quand même intéressant pour les 9,700 personnes qui y assistaient.Dans le vestiaire des deux équipes, c\u2019était le même atmosphère, lourd d\u2019ennui et de fatigue.Personne n\u2019avait envie de parler de hockey, on discutait plutôt de la pénible envolée qui attendait tout le monde.deux heures et demie dans un Convair 640 avant d\u2019arriver à Montréal.Et justement, l'histoire du match, c\u2019est l\u2019histoire de ces vols insensés en Convair depuis deux jours.Les Glorieux ont quitté Mon-^ tréal à 3 heures 30 dimanche ' après-midi pour arriver à Philadelphie à 5 heures et demie; i! a fallu franchir les services d'immigration américains avant de se diriger vers le Spectrum.il était dépassé six heures, moins d\u2019une heure avant le début du match, quand les joueurs ont atteint leur vestiaire.Après la victoire contre les Flyers, toute la tribu est repartie vers l\u2019aéroport de Philadelphie, a grimpé dans le brave Convair à hélices et s\u2019est envolée vers Halifax.plus de trois heures plus loin.Doug Risebrough, Steve Shutt et Mario Tremblay l\u2019ont fait pour le Canadien.BLOC-NOTES \u2014Larry Robinson a écopé d\u2019un tir à bout portant de Jacques Lemaire.la rondelle l\u2019a frappé sur le bras gauche.ça semble très douloureux du C «L\u2019échange qui enverra trois de nos joueurs avec une autre équipe, est tout fin prêt: les gens vont tomber assis sur leur chaise quand ils vont en prendre connaissance.» .il semble bien que les jours de Murray Wilson sont comptés à Montréal.Wilson prend bien la chose.Stan Jonathan n\u2019était pas en uniforme.blessure au poignet.succès que remporteront encore cette année les Bruins.La ligne de Wensink, McNab et O\u2019Reiley a été la plus dangereuse, O'Reiley marquant le but égalisateur en troisième période; à la défense, Brad Park est encore l\u2019homme clé de toute la défensive des Bruins tandis que Rick Smith se sert de tous ses vieux trucs que l\u2019expérience lui a permis d\u2019acquérir.Autrement dit, efficace si non spectaculaire.Chez vos Glorieux chéris, Doug Riscbrough, blessé à un genou à la fin du match (il est assis derrière moi dans l\u2019avion, les pantalons baissés sur les chevilles, un sac de glace sur le genou), Mario Tremblay, le troisième but du Canadien et efficace pour tuer les pénalités, et Yvon Lambert à l\u2019aile gauche, ont formé le meilleur trio de la soirée.À la défense.Rod Langway a fort bien fait tandis que Pierre Bouchard qui tarde à retrouver un rythme convenable, a été encore quelconque.Les autres défenseurs, Lapointe, Bavard, Robinson et Lupien ont fort bien joué.On arrive maintenant au cas Cam Connor: faut pas se le cacher, la grosse gomme du Forum n\u2019est pas allé le chercher à Houston pour ses talents de compteur.Depuis une semaine, Connor continue de n\u2019impressionner personne avec ses talents de compteur.de passeur et de fabriquant de jeu.Reste sa ¦robustesse» Connor a été très «robuste» à Chicago, pas mal «robuste» à Buffalo, «robuste» un peu à Ottawa.et depuis quelques matchs.doux comme un Facelle de Royal.Je lui ai demandé ce qui se passait dans son cas, en soulignant qu\u2019il était toujours en retard d\u2019une fraction de seconde sur le jeu et qu\u2019il n\u2019affichait plus aucune agressivité.La première partie de la réponse correspondant à ce que je m\u2019attendais: «Je dois m\u2019ajuster, le jeu est terriblement systématique dans cette ligue.vous voyez un rou dans la défensive adverse et dès que vous voulez en profiter, il y a quelqu\u2019un qui vient le boucher; je devrai travailler encore plus fort.» Et la seconde partie?«Je m'ajuste au tempo du club, quand ça frappe, je fais ma part mais quand personne ne veut frapper, je n\u2019ai pas envie d\u2019être le seul sur la glace à pourchasser l\u2019adversaire.» I de dire jn informateur anadien; ocropûi t de Halifax est situé à une vingtaine de milles au moins du centre-ville, on s'est offert une merveilleuse ballade à 3 heures du matin dans les champs de la Nouvelle-Ecosse.Personne ne s\u2019est couché avant quatre heures du malin ce qui n\u2019a pas empêché Bowman de convoquer une séance de patinage à 1 heure.«C\u2019est le genre de partie qu\u2019on joue parce qu\u2019on est obligé de la jouer, le genre de match qu\u2019il faut terminer avant «d\u2019enfin retourner chez-nous.» soulignait Steve Shutt après coup.Don Cherry avait d'ailleurs prévu que les Bruins et le Canadien se contenteraient de «bien faire leur job»; toujours souriant, Cherry avait expliqué qu\u2019il n\u2019exercerait aucune pression sur ses joueurs, qu\u2019il ne les pousserait certainement pas à se battre et que tout ce qu\u2019il demandait, c\u2019était un effort honnête.Cet effort, il l'a obtenu de ses hommes.comme toujours.et il ne faudrait pas se surprendre des Réponse honnête.qui ne cadre pas du tout dans les projets de la direction du club.John Ferguson ne s\u2019adaptait pas au tempo d\u2019un match.il maniait lui-même la baguette! Al Secord, John Wensink et O\u2019Reileyont marqué pour Boston, Le Junior de Montréal perd 5-3 à Laval Le cosur mis©;! du ©du©© mais la foule y est certainement pour quelque chose.C\u2019est certainement la première raison qui explique nos succès ici» commentait l\u2019entraîneur des Lavallois, Jacques St-Jean, au sujet de ce curieux phénomène.«C\u2019est la foule, je pense qu\u2019on a probablement les meilleurs partisans dans toute la ligue» renchérissait le capitaine Mario Tardif, qui est à Laval depuis trois ans.C\u2019est dire que les partisans en question aiment bien ce petit côté «coeur au ventre» qui est devenu la marque de commerce du National, depuis que les Sauvé et Bossy qui pouvaient presque remplir la place à eux seuls, sont partis vers des ailleurs meilleurs.Note \u2014 En plus des deux filets chacun qu\u2019ont marqués Hamel et Grenier, Patrice Lcgault a compté pour le National.Alain Lemieux avec deux buts et Denis Cyr ont compté pour le Junior.Une des pensées épinglées au mur dans le bureau de Jacques St-Jean: «Si vous ne pouvez être positif ici, allez être négatif ailleurs.une autre.?«Celui qui n\u2019a jamais failli dans rien, c\u2019est qu'il n\u2019a jamais rien essayé».Bédard qui dirige des juniors depuis je ne sais plus combien de temps a des idées bien précises sur la question et cet après-midi, à la veille d\u2019un affrontement avec les Draveurs de Trois-Rivières considérés parmi leurs plus sérieux rivaux, la séance d\u2019entrainement des siens sera certes ponctuée des commentaires que son expérience de ces situations difficiles lui ont appris depuis belle lurette.Quoiqu\u2019il en soit comme le disait Bédard, la saison est jeune, il n\u2019est pas question de dramatiser, il est surtout question de réagir immédiatement étant donné que le plus tôt est le mieux en ces cas épineux.Pour revenir au match d\u2019hier, ce n\u2019est peut-être certainement pas une consolation pour Bédard, mais il reste que le National, c\u2019est des «durs-à-battre» sur leur propre patinoire.L\u2019an passé, avec une équipe moyenne, le National n\u2019a perdu que sept de ses trente-six matchs disputés devant ses partisans.Cette saison ils n\u2019ont pas encore perdu une seule fois: trois victoires.«Je ne comprends pas au juste ce qui se passe quand on joue ici.L'événement: hockey junior à Laval.Le National, comme c'est son habitude le lundi soir devant ses partisans, gagne 5-3 contre un Montréal Junior sans grande âme.Le spectacle: le Junior de Montréal l\u2019a pas mal gâché en jouant mollement, sans trop de conviction.Bizarre pour une équipe dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle est bourrée de talent, qu elle est promise aux plus beaux succès cette saison.En évidence: Hamel et Grenier en attaque pour le National avec deux buts chacun.En défensive Deschesne a fait du bon ouvrage devant son filet et Tardif, le vétéran de l\u2019équipe a bien maîtrisé la situation.Assistance: 2,664 fidèles partisans.El : *.mmk Vi ¦- par Gilles Marcotte Ce fut, ce match, un long courant d\u2019air, bien tiède, inodore, quelque chose à vrai dire qui n\u2019avait rien à voir avec les vents gaillards et les odeurs charmeuses de la boucane en automne.Un match terne où le National a joué avec tout le coeur de ceux dont on dit qu\u2019ils sont moins talentueux, où le Junior, lui, a proprement gâché le spectacle comme peuvent le faire ceux qui n\u2019ont pas le coeur à la hauteur de leur grand talent.«Dos têtes enflées, des têtes enflées.C\u2019est pas rendu à mon âge que je vais me faire monter sur la tète.Des p\u2019tites vedettes, j\u2019en ai assez vues.Ça rentre sur le net à moitié speed et ça pense que ça va défoncer le gardien de but.On joue nonchalamment depuis le début de la saison, il va falloir qu\u2019ils reviennent sur terre».Tel fut le commentaire de Roger Bédard qui n\u2019est pas homme à tolérer le genre de mollesse que ses jeunes hommes venaient de lui offrir en spectacle.Piteux spectacle qui a fait tempêter l'entraîneur du Junior.Bien qu\u2019il ait préféré ne pas préciser comment, Roger Bédard a juré qu\u2019il verrait à «ramener son monde sur terre» pas plus tard que tout de suite.En fait l\u2019entraineur des Montréalais a le problème suivant: on a crié sur tous les toits que son équipe était la meilleure, que sur papier, c\u2019était celle à qui les plus grands espoirs étaient permis.Et patati et patata.Or du papier à la patinoire il y a souvent un long chemin à parcourir: celui de la motivation, thème sur lequel les entraîneurs d\u2019équipes juniors méditent quotidiennement.Roger k y 8Ü :ï£ r.S3 m > .m ¦¦ ïmK» 0 Carew ne veut plus rafcvyr^sr au Mihrmesov^ « 4 / m?/ \"S\u2019 .Rod Carew célébrait son 33e anniversaire de naissance dimanche dernier en remportant son septième championnat des frappeurs de la ligue Américaine mais le joueur de premier but était triste et désemparé.Il a juré ne plus jouer pour les Twins du Minneso- ta receveur Bud Wynegar n\u2019a pas été aussi productif cette année parce qu\u2019il a pris épouse.Les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui devraient profiter de l\u2019amour libre et attendre avant de se marier.«Les Twins ont déménagé leur franchise de Washington à Minnesota en 1971 parce que vous n\u2019avez que 15,000 Noirs ici.Les Noirs n\u2019assistent pas aux matches de baseball, ils préfèrent la lutte et font tellement de tapage qu\u2019ils vous font peur à mort.Nous sommes venus nous installer ici parce que vous êtes de bons travailleurs de race blanche.» Griffith a évidemment déclaré que ses propos avaient été cités hors contexte.Les joueurs ont violemment réagi, Carew a été retiré du jeu par l\u2019instructeur Gene Mauch qui déclarait que le temps arrangerait les choses.Mais plusieurs des joueurs de l\u2019équipe veulent être échangés et Griffith multiplie déjà les efforts pour adoucir ses propos.qu\u2019il n\u2019a jamais reniés d\u2019ailleurs.m ¦ >il ta.(ü '?;¦¦¦; «Je ne signerai jamais un autre contrat avec cette organisation.Je me fiche de l\u2019argent et de tous les avantages que Calvin Griffith peut m\u2019offrir.Je ne serai définitivement pas à Minnesota l\u2019an prochain.» Cette déclaration fait suite aux propos fort controversés qu\u2019a tenus Calvin Griffith la semaine dernière au Lion\u2019s Club de Waseca et qui ont été publiés en fin de semaine dans le Minneapolis Tribune.En substance, Griffith y déclarait: r\\ m «Carew est un maudit fou d\u2019avoir accepté un contrat de $170,000.On sait qu\u2019il vaut bien plus que ça et il a accepté sans rien dire ce qu\u2019on lui a donné._photo Yves Beauchamp.LA PRESSE Le gardien du Junior de Montréal Marco Baron s exécute avec succès.Mais il n'a pu gagner le match à lui seul.Le National l'a emporté 5-3.Poulin aux courses La pouliche n\u2019en pouvait plus nos choix un trio du tonnerre.La cote sera belle.\u2022\tSixième course.Un peloton sur le bien-être et l\u2019assurance -chômage.Si ça vous démange de parier, pourquoi pas Bulldog-ger?° Septième course.Ce groupe totalise soixante départs à vie et aucun n\u2019a jamais paradé dans le cercle du vainqueur.Sur papier, Gift Of Magic a plus belle apparence que les autres.\u2022\tHuitième course.Rien de trop brillant ici non plus.Speed Ticket, un ambleur qui se retrouve aux temps frais, améliore sa position pour Yvon Pelchat, un excellent coup de guides.\u2022\tBelle course que la neuvième.Il faut respecter la classe de Strike Out Byrd.° Comme toutes bonnes choses ont une fin, HH Quintln dans la dixième.Ce poulain n\u2019a jamais rien fracassé et n'affronte r/en de fracassant.Enfin, misez prudemment sur ce programme singulièrement ordinaire! Pas ce soir, demain! 6 Demain soir, à part deux épreuves, c\u2019est la soirée des pauvres à Blue Bonnets.On ne vous offre pas grand-chose sur le menu, mais ces courses composées d\u2019éclopés, d\u2019anciens dignitaires ou tout simplement d\u2019éternels médiocres ne manquent pas de piquant.C\u2019est la jungle des robineux, c\u2019est le triomphe des fonds d\u2019écuries, c\u2019est le gala de la «Ma/n».« Première course.Videz les tiroirs surLucky SM.La semaine dernière, Lucky a Impressionné, c\u2019est tout d/re, pour Raoul Ste-MarEe.Demain, Lucky aura la chance d'être conduit par Benoit Côté.® Deuxième course.Sterling Est-ce qu\u2019un grand conducteur comme André Boucher peut commettre une erreur?Si l\u2019on part du bon vieux principe que «errare humanum est», un principe qui a droit de cité chez les moins doués aussi bien que chez les pourris de talent, André Boucher, en effectuant une sortie au début de la première course aux guides de la grosse favorite Snazzy Drummond, histoire de contrôler le mille et peut-être d\u2019épater la galerie, s\u2019est mis les pieds dans les plats.André Boucher, tout aussi brillant qu\u2019on le.chante, avait l\u2019air pas mal fou quand sa pouliche, dans le milieu du dernier droit, lui a laissé entendre qu\u2019elle ne pouvait plus ambler, qu\u2019elle n\u2019avait pas prisé sa façon d\u2019agir.Au poteau du premier quart de mille, elle jonglait tranquillement dans le quatrième fauteuil, elle ruminait, elle gardait sagement ses énergies pour l\u2019effort intense du dernier droit.Pour- quoi lui avoir demandé d\u2019attaquer aussi tôt?Tout ça pour vous dire qu\u2019elle a terminé quatrième.Et c\u2019est Gilles Gendron qui a capitalisé sur le sulky de Ladon-na Hanover ($5.90).Gendron, tout aussi brillant soit-il, ne peut pas accomplir de miracles.Hier, ils étaient légion à croire qu\u2019il triompherait facilement aux guides de Ella Hanover et Armbro Rocket, deux chevaux habituellement conduits par Fred Grant, un talent moins racé.Comme d\u2019habitude, Gendron a bien conduit, mais ça n\u2019a pas fonctionné.Ella Hanover a amblé un mille très sévère comme favorite, se contentant finalement du deuxième rang, tandis que Armbro Rocket semblait avoir été mal préparé.de Blue Bonnets, les chevaux à réclamer pour $6,000.Dans son cas, on ne parle pas de trot et amble, mais de trou et rampe.Mais comme dirait l\u2019ineffable Jacques Beauchamp, si Armbro Kevin a peut-être ses défauts, il a le coeur à la bonne place.C\u2019est un champion, poursuivrait Beauchamp, il n\u2019abandonne jamais dans le feu de l\u2019action.Un autre son de cloche, celui de Benoît Côté, l\u2019entraîneur et conducteur de Armbro Kevin.«Armbro est âgé de 11 ans.Je l\u2019ai dans mon écurie depuis les tout débuts.Armbro, c\u2019était un as.Ce qui l\u2019a fait dégringoler, c\u2019est cette incapacité de décoller rapidement de la barrière mobile.Donc, il hérite toujours des dernières positions au départ, ce qui le force à mettre les bouchées doubles pour rattraper les meneurs qui, bien souvent, s\u2019avèrent très énergiques sur la fin de la course.Hier, Armbro Kevin n\u2019affrontait pas, comme jadis, les aristocrates.Une fois de plus, cependant, il a hérité d\u2019une position dans le jubé.Et c\u2019est brillamment qu\u2019il a remonté la pente et s\u2019est retrouvé dans un endroit jadis si familier, le cercle du vainqueur, on l\u2019avait deviné.Quelques çotins.Gros favori de la troisième, Gigolo Angus, en quête d'un troisième triomphe consécutif, ne s\u2019est incliné que par un nez, celui de Laurel Minbar ($7.30).Fiacco Spazzle, dans un mille facile, a connu des débuts rassurants pour son nouveau propriétaire Yves Fillon.Fiacco était loin d\u2019être épuisé à l\u2019arrivée.On a fait la vie dure à Armbro Razzie, le favori de la sixième.Ella Hanover, le cheval le plus gagé de la soirée, s\u2019est fait battre dans un mille très sévère.Mars Cutlass et Olympic Torch ont balancé les deux dernières courses comme favoris.Sur ce, le cheval vous salue.er sans commentaire.\u2022\tTroisième course.Cedar Crest Ayres sans commentaire.\u2022\tQuatrième course.Encore des pitons.Si vous aimez la chasse aux favoris, vautrez-vous sur Bref Hilton.\u2022\tCinquième course.Enfin une course respectable! Thunder Almahurst, Robert Samson et la première position constituent Un mot ou deux de la deuxième course.Si vous aimiez les chances de Armbro Kevin, tant mieux! Jadis un champion, Armbro Kevin traîne présentement sa misère dans les égouts G.P.J ) > sports LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 3 OCTOBRE 1 978 C 3 Le premier Québécois en Formule UN il \u2022 \u2022 e SP Ê ¦\tI rie Ferrari n\u2019avait annoncé, au cours d\u2019une conférence de presse inattendue à la veille du Grand Prix d\u2019Italie, que Villeneuve ferait équipe l\u2019an prochain avec le Sud-Africain Jody Scheckter (présentement chez Wolf).Si Ferrari a ainsi dévoilé la composition de son équipe 1979, c\u2019était parce que Reute-mann(quin\u2019avaitpasdecontrat mais «seulement» une trentaine de points au classement) venait d\u2019annoncer sa décision de courir avec Lotus l\u2019année prochaine à la place de Peterson qui, s\u2019il n\u2019était décédé à Monza, aurait couru pour McLaren.La chaise musicale, en somme.Ce qu\u2019on essaie de vous dire ici, c\u2019est que, Villeneuve fait maintenant partie de l\u2019orchestre! IL EST certain que Villeneuve n\u2019aura qu\u2019à lever le petit doigt pour ne pas passer inaperçu au Grand Prix du Canada à l\u2019ile Notre-Dame en fin de semaine.S\u2019il devait y remporter son premier Grand Prix, eh bien ce serait le miracle des grandes coïncidences! Pour l\u2019instant, Gilles Villeneuve demeure l\u2019un des plus grands espoirs de la formule Un.D\u2019ailleurs, lorsque la période de maraudage inter-écuries s\u2019est ouverte le premier septembre dernier, le pilote québécois a été sollicité par les plus sérieuses équipes: Lotus, Renault, Williams, même McLaren et, bien entendu, Walter Wolf.Toutes ces offres auraient pu mener à quelque chose si l\u2019écu- -3- ¦i O M f mi * JHmG m «mm*''* Demain: - «au bon endroit au bon moment.» il# Richard CHARTIER Villeneuve: un conte de fée d\u2019un million! Au cours de l\u2019été 1976, un important fabricant de motoneiges était contraint de fermer ses portes, entraînant dans son naufrage un jeune pilote québécois nommé Gilles Villeneuve qui se trouvait subitement privé de son indispensable commanditaire.Pas de commanditaire, pas de course.C\u2019était une situation absurde pour Villeneuve qui menait le classement du championnat d\u2019Amérique des conducteurs de formules Atlantiques.qui devait ensuite fournir les $12,000 dont le jeune pilote avait besoin pour aller gagner à Atlan- Mais lui et Mario Andretti sur Lotus étaient pénalisés d\u2019une minute pour avoir anticipé le départ, se trouvant ainsi artificiellement relégués aux sixième et septième rangs.Pour un million.Gaston Parent n\u2019est pas là, bien sûr, pour dévoiler le salaire que retire Villeneuve chez Ferrari.En dessous des $100,000 se contente-t-il de laisser comprendre.Un journaliste montréalais évaluait récemment à $250,000 les revenus du pilote cette année, salaire et commanditaires réunis.Se refusant à confirmer ou infirmer l\u2019information.Parent se contente de remarquer que ce chiffre est spéculatif.Une autre source, tout aussi spéculative, prétend que les revenus de Villeneuve seraient d\u2019environ $350,000.Les paris sont ouverts.«De toute façon, remarque Parent, l\u2019argent était de seconde importance pour Gilles lorsqu\u2019il a conclu son entente avec Ferrari.L\u2019important, c\u2019était qu\u2019il fasse sa réputation en formule Un, car il a tout le potentiel qu\u2019il faut.Chez Ferrari, le Québécois est assuré d\u2019avoir une voiture à conduire à tous les Grands Prix jusqu\u2019au 30 octobre 1979, à moins qu\u2019il ne soit pas en état de piloter ou si un cas de force majeure empêchait l'écurie de tenir ses engagements.En retour, Villeneuve coûte environ un million de dollars à Ferrari cette saison.Mais il ne coûte pas nécessairement plus cher que d\u2019autres pilotes expérimentés qui, eux aussi, brisent des voitures de temps en temps.«Depuis septembre de l\u2019année dernière, dit le gérant d\u2019affaires, Gilles passe trois jours par semaine à Fiorano où il pratique sur la piste privée de Ferrari.A chaque fois qu\u2019il embarque sur la piste, ça demande un personnel d\u2019une vingtaine de personnes, il faut mettre l\u2019ordinateur en marche, les caméras, les chronos etc.Bref, ça coûte cher, mais Villeneuve peut-il rêver d\u2019une meilleure école?Ce traitement devrait réjouir les partisans de Villeneuve, mais l\u2019absence du pilote aux Grand Prix de Québec et de Trois-Rivières a récemment indisposé le milieu de la course automobile au Québec.Pourtant, Enzo Ferrari s\u2019était montré très clair à ce chapitre dès le départ.Selon Gaston Parent, Ferrari avait dit au pilote québécois: «On consacre une fortune pour t\u2019entraîner et si on devait perdre notre investissement quelque part dans un mur, on aimerait bien que ce soit pour nous, dans un Grand Prix de formule Un.«On n\u2019ose donc plus rien lui demander, conclut Parent.On suit la religion dans laquelle on est ou on ne la suit pas! ta.Entre-temps, Gaston Parent mettait sur pied un fonds d\u2019aide qui devait permettre à Villeneuve de terminer une saison de victoires en formule Atlantique.ka < m fKs.m i-M ÆÎi.%ÂÀ .La saison suivante, en 1977, le pilote était solidement commandité et faisait à nouveau la pluie et le beau temps sur les circuits de formule Atlantique.Même les pilotes de formule Un invités à participer au Grand Prix de Trois-Rivières n\u2019y virent que du feu.Outre Patrick Tambay, Alan Jones et Vittorio Brambil-la, il y avait parmi eux James Hunt, champion du monde en formule Un l\u2019année précédente! : ' :V-m \u201d1E - PM# m ¦ Gilles était désespéré.Il lui fallait $5,000 pour envoyer la voiture que lui fournissait Ecurie-Canada à Halifax où il devait à tout prix courir pour s\u2019assurer du titre canadien.Après cela, il allait lui falloir $12,000 pour se rendre cette fois à Atlanta et s\u2019assurer du championnat à l\u2019échelle du continent.> i .W s.Hunt fit part de ses impressions à Teddy Mayer, le propriétaire de l\u2019écurie McLaren, qui fit venir Villeneuve à Silverstone, en Grande-Bretagne, pour lui faire signer un contrat lui garantissant de participer à quatre Grands Prix en 1977.C\u2019est un de ses amis, Robert Saint-Onge, qui est rapidement venu à sa rescousse.Saint-Onge lui a fait rencontrer Gaston Parent, avec qui il travaillait dans le domaine des courses d\u2019automobiles comme publicitaire d\u2019une importante brasserie.gg - : m 3, * - # > sir.'M.Le pilote de 24 ans s'imposa à Silverstone et sortit bon premier d\u2019une manche qualificative spéciale qui l\u2019opposait à des pilotes comme Tambay ou Arturo Mer-zario qui avaient déjà, eux, l\u2019expérience de la Fl.V Emu, mais aussi conscient qu\u2019un tel talent ne pouvait être laissé à l\u2019abandon, Parent offrit au pilote de 24 ans de le commanditer personnellement pour l\u2019épreuve d\u2019Halifax, à la seule condition que la voiture d\u2019Ecurie-Canada soit peinte en blanc et qu\u2019elle arbore la fleur de lis bleue de même que le mot Québec.a y m % 4 m M# 1 ¦ if ' : mam X (Photo LA PRESSE.Jean Goupil) Gilles Villeneuve, n'est pas un débutant comme les autres.En un an et demi, il s'est imposé comme un des pilotes les plus prometteurs du grand circuit.Le premier Québécois pour cette tragédie, car '.a zone où il avait atterri était normalement interdite d\u2019accès.D\u2019autres accidents, de moindre importance, ont jalonné les premiers mois en Fl de celui que les supporters italiens commençaient à prendre en affection.Alors que les commentaires allaient bon train sur l'hypothétique avenir de Villeneuve chez Ferrari, le nouveau venu décrochait, en mai dernier, une quatrième position au Grand Prix de Belgique pour inscrire ses trois premiers points au classement du championnat du monde des conducteurs.«Depuis lors, note Parent, tout a été beaucoup mieux.Gilles a toujours amené la voiture au fil d\u2019arrivée.Tant et si bien qu\u2019à sa 15e course en Fl, il montait pour la première fois sur le podium en prenant la troisième place au Grand Prix d\u2019Autriche, le 13 août dernier.En Hollande, deux semaines plus tard, il terminait sixième et gagnait un point de plus.C'est au Grand Prix d\u2019Italie qu\u2019il a le mieux fait, avant Watkins Glen du moins, terminant deuxième de façon décisive.Montréal.M.Ferrari nous attendait et nous a fait passer tout de suite à son bureau.La discussion a duré près de quatre heures et s\u2019est terminée sur un accord ferme: Gilles ferait équipe avec Carlos Reutemann à tous les Grands Prix des saisons 78 et 79, de même qu\u2019à deux des trois épreuves qui restaient à être disputées en 1977.Il faut tout de même rappeler que le pilote autrichien Niki Lauda, assuré du championnat du monde des conducteurs, venait de quitter de façon spectaculaire l\u2019écurie Ferrari avec laquelle il était en rupture de ban.Chris Amon, dont les talents de diagnosticien de voiture n\u2019étaient plus à démontrer auprès des constructeurs de formules Un, constatait les mêmes aptitudes chez son remplaçant et résolut d\u2019en parler à nul autre qu\u2019En-zo Ferrari, l\u2019homme le plus respecté qui soit dans le monde de l\u2019automobile C\u2019est ainsi que Gilles Villeneuve est devenu, en juillet 1977, le premier Québécois \u2014 et le seul à date \u2014 à participer à un Grand Prix de formule Un, celui de Grande-Bretagne où il termina onzième au volant de la McLaren.«Je n\u2019avais pas de produit à afficher, raconte aujourd\u2019hui Gaston Parent, devenu depuis gérant d\u2019affaires de Gilles Villeneuve.Mais je suis fier d\u2019être Québécois et c\u2019est pour ça que j\u2019ai choisi un sigle que ma compagnie avait conçu pour le gouvernement.Pour Gilles, l\u2019été avait été bien rempli puisqu\u2019il avait aussi remplacé Chris Amon dans l\u2019écurie du Canadien Walter Wolf en série Can-Am.Mais la suite devait s\u2019avérer décevante, car McLaren ne fit plus appel à ses services.Un autre personnage, Franco Lini, journaliste italien ayant déjà été directeur sportif de l\u2019équipe Ferrari, est aussi intervenu auprès de celui qu\u2019on nomme le «pape».Infaillible comme toujours, le pontife a suivi les conseils d\u2019Amon et Lini et a décidé de faire venir ce Gilles Villeneuve, à Modène, pour parler affaires.Villeneuve a donc pu se rendre à Halifax et s\u2019approprier le championnat canadien des conducteurs de formules Atlantiques.Curieusement, c\u2019est un homme d\u2019affaires de New York «A Modène, explique Parent, on a fait un siège moulé à la taille de Gilles et prêt à être monté dans la Ferrari qui était déjà rendue à Watkins Glen, pour le Grand Prix des Etats-Unis.On est rentré à Montréal en avion avec ce grand siège qui avait un peu l\u2019air d\u2019une momie.éÉÊffcm,, «J\u2019avais déjà assisté Villeneuve auprès de McLaren, rappelle Gaston Parent, pour des raisons plutôt sentimentales.Mais avec Ferrari sur notre chemin, on voyait les choses devenir plus sérieuses, alors Gilles et moi avons signé un contrat d\u2019affaires puis nous sommes partis pour l\u2019Europe./ % \u2022 'M En fait, Villeneuve n\u2019a pas couru à Watkins Glen.C\u2019est plutôt au Grand Prix suivant, celui du Canada à Mosport, qu\u2019il a fait ses débuts sous l\u2019égide de Ferrari.Malheureusement, il n\u2019a pu terminer cette course, en raison d\u2019un bris de l\u2019arbre de transmission.y; ( ?y* Les associés se sont d\u2019abord rendus en Grande-Bretagne pour obtenir une mainlevée du contrat de McLaren qui ne posait qu\u2019une condition en retour: que Gilles n\u2019aille pas ailleurs que chez Ferrari.De toute façon, McLaren n\u2019avait pas respecté ses engagements.f* &?¦ % t Au Grand Prix du Japon, le pilote québécois allait devoir quitter encore une fois la course, mais dans des circonstances beaucoup plus attristantes.Il était en effet impliqué dans une collision avec le regretté Ronnie Petersen.Sa voiture, catapultée entre les clôtures de protection, tuait deux spectateurs et en blessait gravement une dizaine d\u2019autres.?v % .«A \" Avec M.Ferrari, âgé de 79 ans, tout devait être limpide et négocié sur-le-champ.m -T \"endus d\u2019avion à Rome, \u2018arent, nous avons fait \u2022e le trajet jusqu\u2019à Mo-oü nous sommes arrivés \\ * J 7h30 le soir, sans avoir d rmi depuis notre départ de ^ : .% ~m l i
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