La presse, 8 mai 1978, Cahier A
[" 25 CENTS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI 01 75 METEO Ensoleillé, pluie ce soir Minimum: 4 Maximum: 18 Demain: Pluie et vents modérés Détails à la page A 2 MONTREAL, LUNDI 8 MAI 1978, 94e ANNÉE, no 1 48 PAGES, 4 CAHIERS mÊÊÊÊHÊmm wmaamÊBmwu la % rev journalistes partagent ces vues, sauf la poignée de contestataires qui rêvent de détruire le caractère professionnel du journaliste en le réduisant au rôle de «travailleur de l\u2019information».Il fallait punir ces professionnels qui contraient les buts et la philosophie égalitariste de la FNC et de la CS N.Quel milieu plus propice qu\u2019une salle de rédaction où deux cents personnes cohabitent dans un climat fébrile d\u2019ébullition émotive et intellectuelle, pour y cultiver le germe d'une mutinerie subite?Les activitistcs, observés par les permanents de la centrale CSN à l\u2019affût, ont placé le détonateur de l\u2019explosion à la division des Sports où, en refusant de se soumettre à la Direction de l\u2019Information, les journalistes de ce secteur ont exigé le droit de veto sur la nomination de leur chef, ce qui équivalait à toutes fins pratiques à donner le contrôle du journal au syndicat et, partant, à la CSN.Nous avons refusé, et la guerre a commencé le 6 octobre 1977.Pourquoi tous les journalistes ont-ils suivi, à coeur ou à contrecoeur?On les a piégés en leur promettant un débrayage symbolique de -18 heures, afin que, publiquement, soit démontrée leur solidarité fraternelle envers ceux d\u2019entre eux qui nourrissaient des griefs contre des membres de là Direction de l\u2019Information, griefs comme il en surgit partout dans tous les grands journaux.C\u2019est un comportement étonnant, mais qui s\u2019explique naturellement, quand on connaît la sensibilité particulière des communicateurs.Le climat de grèves au Québec et la tentation du spectaculaire aidant, il était trop tard.Les journalistes ont tous été prisonniers de la stratégie de leur exécutif syndical dirigé par les activistes et remorqué par la centrale CSN.L\u2019infernal déroulement du processus de grève les a gardés dehors, illégalement, car dès la première heure, un commando de la centrale est arrivé en trombe, a pris la direction des opérations et les trois autres syndicats CSN, soudés en Front Commun avec les journalistes, se sont joints à leurs camarades «travailleurs de l\u2019information» et ont aussi déclenché la grève.On était désormais tous frères sur le trottoir.Les journalistes ont vite compris la duperie, mais l'état-major dirigeait déjà la guerre, sous les ordres \"du commando CSN, un journaliste en congé sans solde du Journal de Montréal.Par parenthèse, nous abritons dans nos rangs un journaliste qui a le même statut, qui nous a quittés pour oeuvrer dans divers conflits et qui a réintégré ses fonctions à LA PRESSE au début de 1977.date à laquelle ont commencé les vrais malaises syndicaux au journal.En dépit de nos appels au bon sens et pour le retour au travail auprès des quatre syndicats CSN, appels qui sont venus aussi des treize syndicats FTQ qui ont refusé la grève, LA PRESSE est restée fermée.Pendant sept mois, se partageant entre les syndicats FTQ et CSN, notre négociateur Fernand Roy, chef du personnel et employé de LA PRESSE depuis trente-sept ans, a loyalement défendu son mandat pouce par pouce, et sans jamais fléchir.Il faut souligner ici son courage, sa patience et sa force de caractère, au cours des quelque 300 séances de négociation qu\u2019a exigées l\u2019établissement des 19 conventions collectives différentes.Ses confrontations Comme le public n\u2019a jamais j été complètement informé des ; dessous du conflit à LA PRES-j SE, il convient de le renseigner, ;3 de l'éclairer et de l\u2019alerter dès ce premier jour de publication.Toute explication de ce genre, 1 venant de la part du Président et ; Editeur, comporte forcément sa i part de subjectivité, mais il nous semble que LA PRESSE n\u2019avait pas mérité cette grève de sept mois, ou plutôt ce sabotage, de la part du syndicat des journalistes, appelé le STIP (Syndicat des Travailleurs de l\u2019Information), membre de la FNC (Fédération Nationale des Communications) affiliée à la CSN.Nous avons été pris par surprise et, tout comme le public et la majorité de nos employés, nous n\u2019avons pas compris tout de suite que nous étions sauvagement attaqués par des prédateurs.Cette grève a été une terrible épreuve et, quand on en fait le bilan, qu\u2019on examine les raisons insuffisantes invoquées pour la déclencher illégalement, on s\u2019interroge en profondeur sur les véritables motifs de la poignée d\u2019individus qui l\u2019ont préparée et conduite.À mesure qu\u2019avançaient les négociations, la mutinerie au secteur des sports nous est apparue comme un prétexte évident pour la poursuite de visées syndicales qui débordent largement LA PRESSE, laquelle a servi de tremplin pour la croisade idéolo-« gique et l\u2019appétit de pouvoir de Ila CSN à travers tout le Québec.Quel est l\u2019objectif de cette croisade?L\u2019égalitarisme, la lutte des classes et l\u2019embrigadement des travailleurs des différents secteurs-clés de la société, réunis en un front commun redoutable contre lequel le gouvernement serait impuissant et qui l conduirait le Québec à l\u2019anarchie sociale rêvée par les gauchistes.Elle nous est apparue aussi comme un assaut direct contre le concept de la propriété privée des journaux et une lutte contre toute autorité établie, sauf l\u2019autorité syndicale.Nombre d'employés de LA PRESSE, dont la plupart de nos journalistes avec qui nous avons entretenu un constant dialogue, n\u2019ont pas non plus saisi au début la gravité des vrais motifs de ceux qui les avaient entraînés dans la grève illégale.Ces motifs sont apparus à mesure que se déroulaient les négociations les plus pénibles qui soient, farcies d\u2019ultimatums où on réclamait le contrôle éditorial de LA PRESSE, le non-franchissement universel des lignes de piquetage et des conditions salariales exagérées.LA PRESSE a chèrement payé le combat qu\u2019elle a livré pour elle et pour tant d\u2019autres.Elle a conservé tous ses droits de gérance et continuera à nommer les candidats de son choix aux postes de commande, y compris à la division des sports.Elle n\u2019acceptera pas que, sur les trottoirs de LA PRESSE, des barricades soient dressées par n\u2019im- I porte quel groupe de grévistes venus d'ailleurs.LA PRESSE a apporté des correctifs là où ils étaient nécessaires et a consenti des conditions salariales selon ses possibilités propres en respectant celles de l\u2019économie québécoise.Mais quel saccage! En effet, des millions perdus en salaires par nos employés, leurs souffrances morales, l\u2019épuisement des réserves financières de LA PRESSE, durement acquises pour protéger l\u2019avenir (nous avons payé intégralement nos 200 cadres pendant la durée de la grève), l\u2019asphyxie de MONTRÉAL-MATIN, l\u2019annulation de six années d\u2019efforts de toutes les équipes de l\u2019entreprise pour en faire un des grands journaux d\u2019information en Amérique du Nord, la vie économique de la région montréalaise sérieusement affectée, un public privé de l\u2019information globale que seule LA PRESSE est en mesure de fournir, l\u2019atteinte à la crédibilité des journalistes en général.Pour en arriver à quoi?Pour en arriver à un contrat de travail qui aurait pu être négocié dans nos murs, en publiant le journal, et dont les conditions normatives et matérielles eussent été par nous agréées, car c\u2019est un souci majeur à la direction de LA PRESSE de bien traiter ses artisans.Ce drame est chose du passé, mais il faut espérer qu\u2019il aura au moins servi à éclairer la population sur le grave danger qui la menace.C\u2019est le but de la publication de ce texte.chie larvée.Les appétits syndi-iç eaux effrénés sont puissamment B responsables de la fuite des capitaux, de la stagnation industriel-1 le, de la rareté des investisse- 'j ments, de l\u2019angoisse qui étreint $: la population.Ce n\u2019est pas la j| loi 45 qui réglera le problème, J* cette loi 45 qui, soit dit en pas- L sant, défend aux entreprises en grève d\u2019employer des briseurs \" de grève, mais permet à leurs grévistes d\u2019aller, dans l\u2019intervalle, travailler dans des entreprises concurrentes; ce ne sont pas non plus les $800,000 que le gouvernement fédéral a accordés en subvention à la CSN, pour mieux préparer scs permanents, qui les arrêteront.avec les représentants CSN se sont déroulées dans des conditions parfois odieuses, toujours difficiles et presque inimaginables, où Fernand Roy a fait face à des demandes relevant de la plus haute fantaisie et inacceptables, qui conduisaient LA PRESSE à son extinction à brève échéance.Nos fréquentes demandes pour sauver LA PRESSE en péril, pour permettre à nos 1700 employés de rentrer au travail, ont été accueillies avec cynisme par des gens apparemment heureux de blesser LA PRESSE et décidés à laisser pourrir le conflit.Aux appels pressants de M.Roy pour conjurer la catastrophe, on lui a même répondu, par provocation sans doute, que la CSN allait exproprier à sa façon LA PRESSE et l\u2019aurait finalement pour une bouchée de pain.C\u2019étaient là des tactiques révoltantes, mais normales venant de gens qui menaient une lutte aussi féroce qu\u2019une guerre de religion, qui se battaient pour des objectifs politiques qui débordaient de loin les vrais intérêts de nos propres employés.Nous avons eu souvent l\u2019impression que plusieurs représentants syndicaux employés à LA PRESSE étaient embarrassés, regrettaient même leur action, mais ne pouvaient plus reculer devant la détermination des meneurs de la CSN qui nous sont apparus comme proches parents de ceux qui sévissent dans les conflits interminables du CENTRE ÉDUCATIF ET CULTUREL et de RADIO-QUEBEC.Chaque fois qu\u2019un espoir de règlement apparaissait, les activistes de la CSN le détruisaient devant une assemblée générale corsetée, où plusieurs dissidents se taisaient par crainte de représailles, une assemblée générale mal informée par des bulletins syndicaux biaisés, truffés de bobards et dont, malheureusement, plusieurs media se sont faits l\u2019écho fidèle.Le rôle des médias Nous avons trouvé troublant que plusieurs médias encore en action n\u2019aient pas poussé plus loin leur curiosité afin d\u2019informer vraiment le public.M.Roy a constamment été obligé de rétablir les faits auprès de journalistes qui, au téléphone, se conduisaient davantage comme des négociateurs amateurs alliés au syndicat, que comme des reporters.Cette information mensongère, incomplète, et qui nous fait nous poser des questions inquiétantes sur l\u2019état du journalisme au Québec, nous ne l\u2019attribuerons pas à la satisfaction de voir LA PRESSE absente, et d\u2019en profiter.Y a-t-il eu crainte de représailles de la part des autorités de ces médias?Y a-t-il eu de l\u2019incompétence, des réticences complices ou simplement apeurées de journalistes syndiqués?Si oui, ils ont eu tort.Ce que nous avons connu indique que ceux qui nous ont frappés n\u2019en témoigneront aucune gratitude et que les journalistes qui se sont à moitié abstenus n\u2019auront fait que diminuer leur dignité et leur crédibilité professionnelle.Le poison du militantisme syndical politisé ronge le monde de l\u2019information au Québec et si les journalistes n\u2019ont pas le courage de s\u2019en débarrasser, c\u2019en est fini de leur profession et de la liberté de la presse.Et l\u2019absence de cette liberté mène directement au chaos.La pieuvre CSN La philosophie première de la CSN est l\u2019égalitarisme, c\u2019est-à- dire des conditions matérielles et salariales égales pour tous.Cet idéal utopique prime sur toute liberté individuelle, institutionnelle ou corporative.Les notions d\u2019individualisme, de libre entreprise, de profit, d\u2019éthique du travail, d\u2019efficacité, de qualité, de prime à la compétence, sont des valeurs traditionnelles éprouvées en Amérique du Nord.Elles sont nôtres à LA PRESSE.Pour les tenants de l\u2019égalitarisme, il faut les abattre, car elles créent des classes sociales supérieures.Cette philosophie est la religion des penseurs de la CSN et de la CEQ, qui entraînent à leur suite tous les catéchumènes acharnés à détruire notre système de vie.Cette croisade de l\u2019égalitarisme est à ce point sacrée pour ces centrales que toute autre valeur lui est subordonnée.Leurs porte-parole ne s\u2019en cachent pas.Au cours des grèves dans les hôpitaux, c\u2019est un argument de peu de poids que de parler du droit primordial des malades à être soignés et protégés, de leur droit à la vie; dans les grèves des maisons d\u2019enseignement, le fait que les élèves soient privés de leurs études à tout moment ne suscite que haussements d\u2019épaules.Ne trouve-t-on pas des germes de cette philosophie dans les manuels scolaires?Que des entreprises soient ruinées, que des usines ferment, que le public soit privé d\u2019information, que des travailleurs impuissants se retrouvent chômeurs, que l\u2019industrie fuie le Québec, qu\u2019importe puisque la pieuvre CSN enserre graduellement dans ses tentacules la plupart des secteurs-clés du Québec.Il lui manquait un tentacule essentiel, celui du monde des communications, car avec une presse libre, la CSN ne pourrait atteindre son but.La Fédération nationale des communications Ce tentacule a été créé parla naissance de la FNC.Son but?Grouper tous les communicateurs du Québec, par l\u2019image, l\u2019écrit et la parole, et devenir une centrale syndicale à l\u2019égal de la CEQ et de la CSN elle-même.C\u2019est un projet d\u2019envergure de plus en plus caressé qui, forcément, décuple l\u2019ambition des activistes qui aspirent au pouvoir dans la hiérarchie syndicale.Si la FNC atteignait son objectif, c\u2019en serait fini de la liberté d\u2019expression au Québec, et l\u2019information véritable ne circulerait plus que sous le manteau.N\u2019est-ce pas déjà un peu commencé' Cri d\u2019alarme Il semble que le Québec ne puisse se passer d\u2019Eglises et de prêtres.Nous traversons en ce moment une crise aiguë de cléricalisme.Nous nous rappelons l\u2019époque où les syndicats catholiques ont voulu se déconfessionnal iser pour combattre les syndicats internationaux.Iis sont devenus la CSN.Or, la CSN est aujourd\u2019hui plus confessionnelle que jamais.Ses dirigeants jugés trop pragmatiques ont été écartés, ses permanents extrémistes ont pris le pouvoir, se sont divisé le Québec en territoires de chasse, ou diocèses, et les nouveaux moines déchaînés par leur soif du pouvoir foncent dans toutes les directions pour évangéliser de gré ou de force.C\u2019est pourquoi les employeurs voient avec épouvante les missionnaires de la CSN arriver chez eux.Le Québec est en état d\u2019anar- Appel urgent I Avant qu\u2019éclatent de grands h malheurs, est-il illusoire de lan-L cer un appel urgent à la CSN et à §' 1 la CEQ pour qu\u2019elles réexami- D' nent leur croisade idéologique, en altèrent l\u2019intransigeance sui- K cidaire, au nom de l\u2019avenir du g Québec qui, étant partie inté- g| grante du système économique fj nord-américain, ne peut subir le p genre de révolution proposée?f; Au nom aussi du syndicalisme û même, dont des milliers de tra- L-vailleurs encore injustement gj traités ont grand besoin?Il faut $ que les dirigeants syndicaux redonnent leur liberté de choisir aux travailleurs, paralysés devant leurs exécutifs syndicaux tout-puissants.Ce texte, que tous en soient « persuadés, se veut un acte anli- | terroriste, et non antisvndical.\t| LA PRESSE recommence LA PRESSE reprend au- ¦§ jourd\u2019hui sa publication, et nous sommes heureux d\u2019entendre à nouveau la musique des rotatives, après une grève où nous avons refusé la violence, les injonctions, les poursuites judiciaires.Les journalistes sont sortis librement, nous voulions qu\u2019ils rentrent librement.C\u2019est fait.Explication Le public a droit d\u2019exiger de plus amples explications.Comme tous les journaux d\u2019envergure, LA PRESSE, dans le contexte québécois, est au carrefour de toutes les passions collectives, qu\u2019elles soient politiques ou idéologiques.Elle est un énorme bouillon de culture sociale où les conflits entre clans sont constants, où d\u2019innombrables problèmes de régie interne et de rapports humains surgissent à tout instant.LA PRESSE est d\u2019abord un lieu de pouvoir très convoité.La diriger, c\u2019est être constamment assiégé.« F, LA PRESSE n\u2019ira pas prétendre qu\u2019elle n\u2019a pas eu, elle aussi, certains torts au chapitre des rapports humains.Les succès qu\u2019elle connaissait lui faisaient parfois négliger de suivre à la lettre le contrat qui la liait avec ses journalistes, et ce, avec la collaboration du syndicat lui-même.Mais, pris de scrupules, des syndiqués plus rigides ont entrepris de mettre fin à ces accommodements en durcissant leur position au point quelle menait à un affrontement inévitable avec la Direction de l\u2019Information.Les premiers signes d\u2019inquiétude apparurent avec l\u2019inflation galopante; mais les vrais malaises ont commencé à la salle de rédaction après la publication d\u2019un éditorial condamnant une grève des infirmières dans les hôpitaux, puis une enquête sur l\u2019infiltration de l\u2019extrême-gauche au Québec et des reportages honnêtes de notre chroniqueur syndical, reportages qui n'ont pas eu l'heur de plaire à la CSN.Cette grève, planifiée depuis des mois en vue d\u2019abord de la lutte CSN pour la reclassification des employés de bureau à la largeur du Québec, aurait pu éclater ailleurs chez les autres syndicats CSN de LA PRESSE.Pourquoi a-t-on choisi les journalistes?En partie pour utiliser leur prestige tout en les compromettant.A LA PRESSE, nous exigeons la libre diffusion de toute information vraie d\u2019intérêt public, dans une forme soignée, sans égard à quelque groupe ou personnage, si puissants soient-ils.Nous considérons nos journalistes comme des professionnels chargés de rédiger chaque jour le livre de bord de la société, avec le souci de la rigueur et de l\u2019excellence.La plupart de nos Que tous soient convaincus que £â les idéaux de rigueur, de vérité, d\u2019équité et d\u2019excellence que nous |j avons poursuivis restent les $ mêmes et qu\u2019en revanche, par un dialogue plus suivi, nous ver- B rons à corriger les situations qui £' doivent l'être.Après l\u2019expérience que nous % avons vécue, nous sommes de plus en plus déterminés à clamer bien haut que les journalistes doivent redevenir des proies- 4 sionnels libres, indépendants de p toute centrale syndicale, car on $ ne peut servir à la fois deux mai- k très: un syndicalisme politisé et K un public qui s'attend à une information vraie et complète.Au K rythme où vont les choses, l\u2019im- M portante profession de journalis- L te est en train de perdre ses let- S; très de créance dans l'esprit du public.C'est notre devoir à tous ;; de la réhabiliter.La tâche qui nous attend est immense.Nous nous y consacrerons.Nous avons besoin du public et de vous tous, employés de LA PRESSE.Il faut reconstrui- 1\u2019 re cette grande institution essen- jf tielle au Québec.Est-ce là pé- E cher par optimisme?Quelle joie, en ce premier L' jour, de marcher dans toute LA $ PRESSE et de lire sur les visa- |\u2019 ges le bonheur d\u2019être de retour à jg la maison, un bonheur qui dit S bien haut l\u2019attachement de tous |j pour leur journal.Le grand navire reprend la p mer.Et disons avec le poète % Paul Valéry: «Le vent se lève, il faut tenter de vivre.» LA PRESSE vivra, et libre! R * t Roger LEMELIN j President et Editeur2' SEEEæSKESSæSE Nouveaux prix :ït Z '¦ f; «R- M -> ¦J: dant à 25 cents mais le samedi le prix est porté à 75 cents et l'abonnement à domicile, du lundi au samedi, à $1.75.L\u2019abonné à domicile bénéficie donc toujours d'un exemplaire gratuit.Devant la flambée de ses coûts de production LA PRESSE est.à compter de cette semaine, dans l\u2019obligation de majorer ses tarifs.Du lundi au vendredi le prix du l\u2019exemplaire demeure cepen- 56 T n Nomination de M.Fernand Roy SSS m !_a direction.^/ M.Roger Lemelin, président et éditeur de LA PRESSE, est fier de confirmer la nomination de M.Fernand Roy au poste de vice-président exécutif de LA PRESSE.M.Roy, 53 ans, est né à Montréal, fils de Francis Roy, photograveur, qui fut lui-même au service de LA PRESSE pendant 53 ans.Fernand Roy est entré a LA PRESSE en 1941 comme messager et photograveur.Au cours des années, il a gravi tous les échelons, occupant de nombreux postes dont ceux de directeur du service de la production, directeur du service du personnel et des relations de travail et.finalement, celui d\u2019adjoint au président chargé du personnel et des opérations.Sa nomination comme vice-président exécutif entre en vigueur immédiatement.W# B l- B Sommaire .¦ B *>\u2022 T 0 Arts et spectacles \u2014Informations: C6 à C9 \u2014Horaires: C9 Bondes dessinées: C4 Décès, naissances, etc.: D 1 1, DI 2 Economie: D1, D2 Etes-vous observateur?: D5 Horoscope: C4 Jardins et maisons: D1 0 Le monde: B1 0, B1 1 Mon oeil sur Montréal: C9 Mot mystère: C4 Mots croisés: G4 Petites annonces: D2 a D10 Radio et télévision: C8, C9 Sports: B1 a B9 < .y % m# ï i ; i m photo Michel Gravel, LA PRESSE J \\z_ t «>.t (ü à \\ 'J t- A 2 ' INFORMATIONS nationales «6» MONTRÉAL, LUNDI 8 MAI 1978 §mimm Berton prêt a défier la Loi 101 Quand l\u2019auguste salon vert passe au bleu Sb O O O ra l\u2019inscription «Carry me to jail», «Emmenez-moi en prison».«Ce sera une façon de faire de la publicité autour de ce sujet,» a déclaré M.Berton.Selon la loi 101, toute publicité qui se fait au Québec doit être dorénavant en français seulement, même dans les librairies de langue anglaise.M.Berton a incité les écrivains, les éditeurs et les libraires à faire campagne pour ridiculiser et défier la loi, comparant une telle action à la désobéissance civile préconisée par Martin Luther King aux Etats-Unis il y a quelques années.OTTAWA (d\u2019après CP) \u2014 L\u2019écrivain Pierre Berton a déclaré en fin de semaine qu\u2019il était prêt à aller en prison si nécessaire pour faire échec à la Loi 101 sur la langue.Selon lui, cette loi pave la voie au «racisme et à l\u2019autoritarisme».M.Berton, qui prenait la parole au congrès annuel de l\u2019Union des écrivains du Canada, a annoncé qu\u2019il irait au Québec, portant une affiche rédigée en anglais seulement, enfreignant ainsi la loi québécoise.L\u2019écrivain torontois a précisé que l\u2019affiche, qu\u2019il mettra bien en vue dans une librairie, porte- a En 1965, au retour d\u2019un conflit de travail qui avait duré.sept mois!, notre ex-confrère Raymond Guérin commençai! ainsi sa chronique: «Comme je vous disais avant qu'on m\u2019interrompe.».Alors voilà, avant d\u2019etre interrompus, nous parlions de temps à autre du «salon vert», soit l\u2019auguste salle où siège notre Assemblée nationale.Mais à notre retour, que trouvons-nous?Un salon d\u2019un bleu céleste, repeint à neuf, beau comme un boudoir, orné de bouquets de marguerites blan ches, de glaïeuls rouges et dt pompons teints en bleu.La couleur télégénique par excellence.Mais ce n\u2019est qu\u2019en sep tembre que les débats parlementaires seront télévisés, et que vous pourrez quotidiennement vous abreuver aux paroles historiques de nos parlementaires.que n\u2019ont apparemment pas assagi les vertus reconnues au bleu, couleur froide, douce et reposante.Donc, un salon bleu.D\u2019où, vous vous en doutiez, le titre de cette chronique qui reviendra tous les lundi, mercredi et vendredi, et qui sera signée tour à tour par les correspondants parlementaires de LA PRESSE à Québec, Louis Fa lardeau, Daniel L\u2019Heureux, Pierre-Paul Gagné et votre humble servante.mage de nos ancêtres de Nouvelle-France dans tous les coins d\u2019Amérique.Il y aura plusieurs invités, dont le plus connu est le ministre Alain Peyrefitte, le «numéro trois» en importance dans le gouvernement français, qui s\u2019est fait en novembre dernier le guide discret et chaleureux de René Lévesque à Paris.Le premier ministre Raymond Barre, quant à lui, doit venir au Québec en octobre, dans le cadre des rencontres statutaires entre les premiers ministres français et québécois.taxe de vente, la tournée du ministre Landry aux USA, l\u2019opinion d'un financier de Winnipeg selon lequel le fait de faire affaires en français au Québec n\u2019est que du «good business».Ça fait sérieux.De quoi nous faire perdre cette réputation de latins bons vivants qui plait tant aux touristes américains! plusieurs d\u2019entre eux qualifient de «premier vrai coup politique» du gouvernement, soit l\u2019abolition de la taxe de vente sur les vêtements, les chaussures et les meubles.Cet enthousiasme semble avoir déferlé sur les fonctionnaires du ministère des Finances, au point de faire vaciller la neutralité qu\u2019ils doivent normalement observer.Un petit dépliant destiné au public, conçu par la Direction des communications aux Finances, est en effet juste à la limite de la propagande: le titre: «De combien baissent votre impôt et vos taxes?».et, à l\u2019endos, cette prophétie pour le moins téméraire: «Ces abolitions de taxe doivent être financées pour les deux tiers par le gouvernement fédéral, comme il le fait pour les coupures de taxe de vente dans les provinces anglophones».r: i : \u2022JX> Trois, c\u2019était trop.l b 1 >>'« Si un cataclysme mondial ne laissait vivants que les seuls sous-ministres du Québec, la race humaine s\u2019éteindrait vite: dans ce joyeux groupe de quelque 110 personnes qui se trouvent, comme sous-ministres en titre et sous-ministres adjoints ou associés, à la tête de l\u2019administration publique, il n'y a pas une seule femme, à l\u2019unique exception de Mme Thérèse Baron (à l\u2019Education).L\u2019année dernière, il y en avait deux autres, Mme Paule Leduc, sous-ministre adjoint aux Affaires sociales, nommée il y a huit mois présidente du Conseil des universités, et Mme Lise Lemieux, sous-ministre associé à la Justice,, récemment nommée juge à la Cour supérieure.Pour ces deux femmes, il s'agit de promotions, mais après leur départ on s\u2019est empressé de réparer ces excès (une femme.ça peut toujours aller, mais trois.où s\u2019arrêtera-t-on?), et ce sont des hommes qui les ont remplacées.Un preux chevalier L\u2019agile Rodrigue Biron, Chevalier de Colomb et chef de l\u2019Union nationale, est le premier politicien à sauter dans l\u2019arène du comté de Notre-Dame-de-Gràce depuis l\u2019annonce des élections partielles.11 y a passé la journée de samedi, rencontrant partisans et groupes divers.On ignore qui consentira à s'immoler sur l\u2019autel de l\u2019UN pour y affronter un candidat libéral qui sera peut-être Claude Ryan, mais chose certaine, ce ne sera pas Louise Bertrand, fille de Jean-Jacques et soeur de Jean-François, qui y fut candidate en 1973.Son agent électoral a oublié de faire rapport au président des élections, ce qui lui enlève le droit d\u2019être candidate! Ct .\u2022 El FLORIDE *05,000+ Montréal: 871 \"9308 m Good news from Quebec 10% 787 EST, AV.MONT-ROYAL MONTREAL 526-661 1 4 11 H2J 1W8 TEMPS LIMITÉ in FOURRURES^l^ UmHàe « Hi représentent «gréé i 18 1 17 O lu 6 3 i si vous partez \u2022C\" *mL' Voici ce que vous pouvez faire avec votre vieux manteau Z\" 9 Ô © t \\\\ aux Etats-Unis if- m 3 \\ \\ Min.\tMax.8\t17\tChicago 12\t20\tSan\tFrancisco 10 2fi 12\t19 Min.Max.Min.Max.New York Washington Boston 10 Nlle-Orléans Miami 27 24 24 29 \\ ; SW vers les plages % Garantie de 20 an» Le revêtement Climatic0 est muni d'un isolant qui peut réduire jusqu'à 20% les coûts du chauffage de votre maison./ ESTIMATION GRATUITE Le fini émaillé Elite résiste aux taches, à la poussière et même à la pollution Acapulco Mexico 20\t30 Bermudes 14\t29\tBarbade 18\t24 26\t31 Nassau Rio de Janeiro 24 32 I FENÊTRES PORTES AUVENTS atmosphérique.f\t*6 magnifiques couleurs \\ / t i ._5 te k- LA PRESSE ;¦ .D \u2022f**; LA PRE SSE l Té l 7 ouest rue Saint Jacques Mon.roa! H2V 1 K9 S i® N s Ce magnifique ensemble comprend un grand canapé 4 places (largeur 89 po), 2 fauteuils et un pouf assortis, tous dotés d'un épais rembourrage mousse et recouverts de peluche d'orlon à rayures centrales sur fond uni.Siège muni d'une suspension à ressorts qui résistent à l'affaissement.Coussins à rembourrage mousse environ 6 po d'épaisseur sous une enveloppe à glissière.Chaque pièce est montée sur des roulettes pivotantes SHEPHERD afin d\u2019en faciliter le déplacement.\\ » I II I V \u2022> Tc\\ l J V \u2019 «V 1 m x \\ à^ç -V*' tu y x V N ., l'.'Af'.-' uVtiite Xvx v\\ Descary souhaitait cette intervention jmi\\\\ \"It «LL> \u2022 .\t' N.B.: Chaque pièce peut être achetée téparimeat.r V I X \\\\ - \\ ' \u2019 '! \\ $459\" * IK 1 \\ Vv ft ' / Dès le 15 mars dernier, soit deux jours après l\u2019arrestation par la SQ de deux conseillers municipaux et d\u2019un haut fonctionnaire de Lachine, le maire Guy Descary avait rencontré le juge Richard Beaulieu, à Québec, pour réclamer une enquête publique sur sa ville.Dans une entrevue, M.Descary a expliqué qu\u2019il ne pouvait plus continuer à administrer la ville au sein d\u2019un conseil où il se trouvait en minorité.«Nos gestes étaient systématiquement bloqués et paralysés par ceux qui avaient intérêt à retarder certains dossiers», a-t-il dit.M.Descary a aussi rappelé que lors de la campagne électorale de novembre dernier, il avait promis aux citoyens que la ville serait nettoyée de ses éléments indésirables.«On s\u2019est fait élire sous le signe du nettoyage», a dit M.Descary.ment, depuis novembre, le maire Descary et ses conseillers n\u2019ont cessé de sc plaindre de l\u2019obstruction systématique d\u2019une opposition farouche.«Nous avons eu affaire à des aventuriers de la politique», a déclaré le maire de Lachine.Pouvoirs limités L\u2019article 51 de la Loi des cités et villes donne au maire le pouvoir d\u2019e- I v)Xr __ J£ Bar ( j ¦ h y r-' \\ \u2022\tRABAIS SUPPLEMENTAIRE DE 3% ACCORDE AUX CLIENTS QUI EMPORTENT LEURS ACHATS \u2022\tLIVRAISON DANS UN RAYON DE 100 MILLES.SANS FRAIS SUPPLEMENTAIRES ' Achat à crédit: Cartes Chargex, Master Charge et Faucher F v f ' >- ; 3 R?Kz~ ,x IX II m Üi ta O.\u2022TT.'x : \u2022il l f fl! \u2022v \u2014 > k * È rx :>.v ¦ » ! r I f if xercer une surveillance et un contrôle sur l\u2019administration de la Ville.Mais le maire Descary soutient que, dans les faits, l\u2019application de cet article devient impossible lorsque le maire est dans un conseil minoritaire.Un maire a beau essayé de s\u2019assurer de la moralité de sa ville, il demeure devant des conseillers qui, par leur majorité, font échec à toutes les initiatives de contrôle et de surveillance.C\u2019est à la suite de tous ces échecs que le maire Descary rencontrait le 15 mars dernier le juge Beaulieu pour lui demander d\u2019instituer une enquête publique sur Lachine.I Ie\".ÏJ ïl .1 V MOBILIER PANORAMIQUE DOMANI\u201d SINGER il ''îÇX D i m 4^ it fL Les différentes pièces de ce superbe ensemble peuvent être agencées de diverses façons, selon Fauteuil d'angle_____ votre goût ou suivant vos besoins.Les coussins de dossier sont dotés d'un bouton décoratif et sont Fauteuil sons accoudoirs\u2014 Pouf Table .4739.95 .4179.95 -5119.95 .1119.95 amovibles.Les coussins de siège sont rembourrés mousse (environ 6'Apo d'épaisseur).FAUTEUIL genre BERCEUSE Malheureuse- sur roulement à billes A\tAUX 2 MAGASINS P- FAUCHER impuissant \u20221400, BOUL MONTARVILLE BOUCHERVILLE \u202248, BOUL DES LAURENTIDES Fabrication bois à finition canadienne ou coloniale.Dossier haut et siège pourvus d'un coussin muni 384-0590 mousse sous enveloppe en polypropylene d'une glissière.Base fixe.TABOURET ASSORTI A 5 minutes du pont-tunnel Louis-Hippoly-te-Lafontaire.(Accès por la sortie 58 \u2014\t^ dii ectior.bout.Montarville \u2014 do l\u2019autoroute 20, la Transiar.adienne) N CHAQUE ARTICLE COMPORTE LA GARANTIE DE FAUCHER ET CELLE DU FABRICANT BAS PRIX DS FAUCHER à siège aussi sur roulement à billes $124* Tél.: 655-3630 ou 527-8001 s6995 Pew oppol intern rboin Mm frein 1-800-361-9226 V LE ROI DES BAS PRIX i i A / i LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 8 MAI 1 978 A 11 Des Ukrainiens sacrifient le hockey pour Drapeau Quatre mir.ï-congrès Le RCM en campagne électorale ï r \u2022 4 ¦¦A «: : W 1 a t.par Pierre VENNAT Le maire Jean Drapeau a beau être, en plusieurs milieux, un personnage controversé, il demeure encore dans plusieurs autres un «personnage adoré» qui fait courir les foules.Et c\u2019est ainsi qu\u2019au moins 300 Canadiens d\u2019origine ukrainienne ont sacrifié une soirée de hockey des séries éliminatoires de la coupe Stanley, samedi soir, pour aller lui rendre hommage, en français, en anglais et en ukrainien, dans le cadre de ce qui n\u2019est rien d\u2019autre que le lancement de la campagne électorale du Parti civique.l\u2019arrière ue l\u2019estrade d\u2019honneur, les membres du comité exécutif étaient tous présents et M.Drapeau a lui-même dit que les éloges, il les partageait avec toute son équipe.«Une grande famille» «Personne ne peut bâtir quelque chose de grand tout seul.Sans mes collègues, je n\u2019aurais pu réaliser quelque chose d\u2019aussi grand.C\u2019est leur intégrité, leur dévouement, qui m\u2019ont permis de réaliser toutes ces grandes choses dont vous me remerciez», a dit M.Drapeau qui alternait à toutes les deux phrases de l'anglais au français et qui y est allé, à la fin de son laïus, d\u2019un petit discours en ukrainien et d\u2019un plaidoyer en faveur du fédéralisme assurant les Canado-Ukrainiens qu\u2019à Montréal, «nous formons tous une grande famille» et qu\u2019il fallait qu\u2019il en demeure ainsi.Politicien comme pas deux, il a remis à une jolie Ukrainienne de la table d\u2019honneur «un souvenir artisanal canadien-français», que malheureusement nous n\u2019avons pu très bien voir.Les Ukrainiens, eux, pour ne pas être en reste, lui ont fait goûter à la «paska», une espèce de gâteau qui constitue leur mets national.Et M.Drapeau, qui ne perdait pas de vue l\u2019objectif de la soirée, après avoir évoqué le souvenir de son père décédé, «ce grand ami des Ukrainiens», a assuré toutes ces gens,qui s\u2019étaient déplacés pour lui, de sa détermination de «continuer avec encore plus d\u2019énergie» à sa mettre au service de la population.mm -, *3 % Pendant que le maire Jean Drapeau, lui, participait samedi soir, à l\u2019heure du hockey, ù une soirée de danse des Ukrainiens, dans l\u2019est de Montréal, dans le cadre de sa précampagne électorale, le Rassemblement des citoyens de Montréal a tenu en fin de semaine quatre minicongrès dans autant de quartiers (Ahuntsic, l\u2019Acadie.Saint-Jacques et Saint-Michel) afin de mettre au point les amendements que les militants de chaque quartier veulent apporter au projet de programme qui sera adopté en congrès spécial du parti les 9.10 et 11 juin prochains.Le R.CM est donc, au dire même de sa présidente Barbara La pierre, rencontrée samedi au Centre Saint-Pierre-Apôtre, où elle participait aux assises du minicongrès de Saint-Jacques, en pleine campagne électorale, bien que ce n\u2019est que le 21 mai que le parti choisira ses premiers candidats, lors d'une «convention» qui se tiendra dans le district de Saint-Michel, les autres conventions étant remises à l\u2019automne.Du côté des travailleurs Les assemblées de fin de semaine visaient à étudier un document de travail dans lequel figurent un nombre considérable de propositions qui, si elles sont adoptées en juin, constitueront le programme que le RCM présentera à l\u2019électorat montréalais à l\u2019automne.Une administration RCM.y lit-on.se rangera toujours du côté des travailleurs, appuiera leurs luttes et luttera contre toute forme d\u2019exploitation.de menace, d\u2019insécurité et de discrimination.Pour ce faire, on veut favoriser une décongestion du centre-ville en faveur d\u2019une meilleure répartition des services et des lieux de production à travers la ville.De même, en matière de fiscalité, on veut instaurer un impôt sur le revenu des particuliers et des corporations pour remplacer les taxes à caractère foncier, en priorité la taxe d\u2019eau et de services, du moins en ce qui concerne les propriétés résidentielles.Dans un autre ordre d\u2019idées, compte tenu de la faible disponibilité de logements à loyer modéré, un moratoire de la démolition des logements sera décrété sur le territoire de Montréal.Ne seront exceptés que les logements complètement inutilisables et ceux dont la démolition serait justifiée pour un motif d\u2019intérêt public exceptionnel, jugé tel par la population du quartier concerné.La priorité étant donnée au transport en commun sur l\u2019automobile, aucun prolongement d\u2019autoroute ne sera accepté sur le territoire de Montréal et aucun investissement ne sera consacré à des travaux majeurs de voirie.De la même façon, aucune démolition de logement ne sera effectuée pour fin d\u2019élargissement de rue.De la démocratie Enfin, en matière de «démocratie à Montréal», le RCM s\u2019engage à abolir les districts électoraux actuels de la métropole et à les remplacer par des quartiers comptant en moyenne de 20.000 à 25,000 personnes, représentées par un seul conseiller.Ces conseillers participeraient à un gouvernement de type semblable à celui des gouvernements provincial et fédéral.Parallèlement à ce gouvernement montréalais, on établira des «conseils de quartier».Une fois Montréal «démocratisée», le RCM incitera la CUM à exercer pleinement ses compétences et à se transformer en un véritable gouvernement régional démocratique.De toute façon, les 76 pages «format légal» de recommandations reviendront tous devant le congrès spécial du début de juin prochain, mais pour le RCM, comme pour d\u2019ailleurs le maire Drapeau et les tenants du Groupe d\u2019Action Municipal, le tiers groupe qui n\u2019est pas encore un parti, à moitié chemin entre les deux, la campagne électorale est vraiment commencée.M.Drapeau, en effet, participe depuis déjà plusieurs semaines à ce genre de soirée, à peu près à tous les week-ends, et chacune semble un succès.En tout cas, samedi, il n\u2019aurait pu demander mieux puisque le pope orthodoxe ukrainien a même souhaité, en français, que Dieu le bénisse, «lui, sa famille et son équipe» et que tous les Ukrainiens du grand Montréal, catholiques comme orthodoxes, réunis dans le sous-sol de l\u2019église catholique ukrainienne, ont tenu à dire qu\u2019ils habitaient «la ville la plus belle de toute l\u2019Amérique du Nord», et ce, grâce à Jean Drapeau! Afin qu\u2019il soit bien certain que les éloges ne soient pas adressées qu\u2019à Jean Drapeau, «le citoyen», mais bien surtout à Jean Drapeau, «le chef du Parti civique», une grande banderolle verte «le Parti civique» s\u2019étendait sur tout un mur, les photos des trois conseillers du district de Rosemont figuraient aux côtés de la sienne à % m T- - Zm s-' >¦ .:\u2022> m s \"'A# Fr v m ¦ :'i -
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