La presse, 26 novembre 1980, D. Vivre aujourd'hui
[" lljyBJJ AUJOURD'HUI gai D LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 26 NOVEMBRE 1 980 Démonstrations culinaires au Salon de l'agriculture*.photo Réal Saint-Jean, LA PRESSE On ne peut empêcher un étudiant de 20 ans de boire du coke à la cafétéria de son école, mais on peut essayer de l'attirer davantage vers le jus de fruit, surtout s'il est moins cher.C'est là une des astuces du marketing, tel q'on le pratique au cégep Maisonneuve.LA NUTRITION PEUT SE VENDRE Une cafétéria de cégep où c'est beau, bon, pas cher M'.Une lasagne, des légumes verts, un carré aux dattes, un verre de lait: Si.20.Il est difficile de faire mieux à la maison qu'à cette cafétéria de collège, qui pourtant ne jouit d'aucune subvention.C'est déjà étonnant.JEANNE DESROCHERS Quand on apprend, en plus, que le concessionnaire est préoccupé de nutrition autant que de rendement, et qu'il déploie toutes les techniques modernes du marketing pour vendre les principes du guide alimentaire canadien, il y a de quoi aller voir de plus près le phénomène.Cela se passe au Cégep Maisonneuve depuis que la société SOGSABEC.diététiste en tête, a pris la relève de l'ancien concessionnaire.SOGSABEC, c'est le sigle de la Société de gestion de services alimentaires du Québec.Nicole Riendeau, diététiste, en est vice-présidente.En s'associant il y a quelques années à un gestionnaire de profession, elle voulait introduire dans la cuisine institutionnelle des hôpitaux et des maisons d'enseignement la double préoccupation d'une saine administration et d'une saine nutrition.Et il semble qu'en plus, c'est bon! La cafétéria du Cégep Maison-neuve semble remplie à capacité, le midi.On sert de 1,200 à 1,300 repas complets par jour, en plus des goûters et des petits déjeuners.«C'est tellement bon que les professeurs sortent de moins en moins à l'extérieur pour manger», dit un professeur qui attend en ligne, avec les étudiants, pour se faire servir un rôti de veau sauce brune, avec tomate à la provençale et purée de légumes, pour $1.50.C'est déjà abondant, mais pour 20 cents de plus on peut ajouter soit une soupe, soit un carré aux dattes, un muffin, une orange ou une pomme.Nicole Riendeau nous fait les honneurs des locaux dont elle est bien fière, parce que ses préoccupations de nutrition se reflètent jusque dans la décoration.Des cubes de carton suspendus au plafond, des auvents aux rayures gaies rappellent aux étudiants les couleurs des quatre groupes alimentaires: produits laitiers, viandes et substituts, pains et céréales, fruits et légumes.Et puis il y a les petites astuces de marketing: les jus coûtent moins cher que les boissons gazeuses; le dessert du jour est moins cher et plus nutritif que les beignes; la salade de fruits est moins chère que la pâtisserie.Un comptoir de fleuriste, recyclé, accueille les fruits et légumes frais que le chef choisit chaque matin au Marché central.En plus des pommes, des oranges et des tomates à 20 cents, on y trouve des tangerines, des bananes et des petits sacs de crudités à 25 cents, des raisins verts, des pamplemousses, des pommes importées à 45 cents, des poires à 50 cents, un petit sac de noix et fruits secs à 60 cents.I.e jour de notre visite, une dégustation gratuite de yogourt voulait mousser la vente de ce produit, un peu négligé à cause de la popularité des fruits.A l'automne, c'est la ratatouille qui avait fait le sujet d'une telle dégustation, et à la fin de l'été, le maïs en épi.Les chiffres des trois premières semaines d'exploitation sont éloquents: la consommation des boissons ga/euses a baissé de 60 p.cent, le café de :
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