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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-11-21, Collections de BAnQ.

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[" UN ZÈLE QUI SUSCITE LA COLÈRE ¦ Les surveillants routiers ont profité ces trois derniers jours de l'opération «Eteau», lancée par le ministère des Transports contre les camionneurs ne possédant pas un permis de la Commission des transports, pour se livrer à une grève du zèle qui a été fort peu prisée des routiers.Ils cherchaient ainsi à étayer trois revendications qui leur ont jusqu'à maintenant été refusées par le ministère.page A 4 photo Michel Gravel.LA PRESSE II! 19*: m LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQU L'OR À $ 1,000.EN 81?SIX MINES OR POUR SOQUEM ¦ La société SOQUEM se propose d'exploiter six mines d'or au cours des prochaines années, et de construire une usine d'affinage qui lui permettra de vendre le métal précieux à une pureté de .9999 directement aux clients.C'est ce qu'a annoncé hier le président de cette société d'Etat, M.Paul Bourassa, en affirmant que le prix de l'or atteindrait $1,000 l'once dès le début de l'an prochain.M.Bourassa a souligné que si SOQUEM misait ainsi sur le métal jaune, elle n'en délaisserait pas pour autant l'exploitation des métaux de base.page C 1 te ABONNEMENT, LUNDI AU SAMEDI $1.75 EDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI $2.00 ABITIBI-TÉMISCAMINGUE LA TUQUE 30' 25 CENTS MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1 980, 96e ANNÉE, no 274, 42 PAGES, 4 CAHIERS ¦ H ':>j!f« Dt; LA, CïCUm Les cinq hypothèses de hausses des tarifs du transport en commun déposées hier par le président de ia CTCUM, Lawrence Hanigan, vont être étudiées par le comité exécutif et par les maires de banlieue, et une proposition doit être émise à leur sujet vers le 5 décembre.La CTCUM se voit en effet dans l'obligation de se procurer des revenus additionnels de quelque $25 millions, et si le* villes refusent de renflouer la caisse du transport en commun, ce seront les usagers qui devront payer davantage pour prendre le métro et l'autobus.Les hypothèses de M.Hanigan prévoient soit une hausse du tarif simple, soit l'élimination des livrets, et partant, des rabais qu'ils consentent.page A 3 Sears ous en avez pour votre argent .et plus EDJLT0 LE DROIT DE GRÈVE DANS LE SECTEUR PUBLIC PAR MARCEL ADAM page A 6 TRUDEAU A CROISÉ ARAFAT > page A 8 HûUSMHOWmiT'iL Vous SM& ' UNE JOURNÉE EN CINQ MINUTES ¦ Mike Papa et Jim Purol ont tenu à transmettre leur propre message aux fumeurs à l'occasion de la «journée de l'abstinence» organisée hier par la Société du cancer.C'est ainsi qu'ils ont fumé chacun pendant 5 minutes 50 cigarettes, 10 cigares et trois pipes, pour montrer ce qui se produirait si certains fumeurs consommaient d'un seul coup leur quota d'une journée.Papa, 31 ans, et Purol, 29 ans, deux musiciens de Détroit, ne fument pas, et l'on peut s'interroger sur la manière dont leur organisme a réagi à cette orgie inusitée.DEBUT DU PROCES DES QUATRE UNE PURGE HISTORIQUE ¦ Le procès depuis si longtemps attendu de la «bande des quatre» s'est ouvert hier à Pékin.Devant 35 juges, la veuve de Mao et neuf autres dirigeants de la révolution culturelle chinoise ont eu droit à la lecture des 48 chefs d'accusation qui pèsent sur eux.Procès historique susceptible d'avoir des conséquences capitales sur l'avenir de la Chine.Quant aux inculpés, ils risquent la peine de mort.page D12 y,.yyy : \u2022 CONSTITUTION MARCHÉ ENTRE HATFIELD ET OTTAWA ¦ En échange de son engagement à lier le Nouveau-Brunswick à l'article 133 de la constitution relatif aux langues des minorités, engagement dont le ministre de la Justice Jean Chrétien a de nouveau fait état hier au comité sur la constitution, le gouvernement Trudeau donnerait au premier ministre de cette province, Richard Hatfield, le crédit d'une concession réclamée par les provinces sur la question de la péréquation.C'est du moins ce que prétend une rumeur qui circule depuis quelques jours au sein du comité, page A 2 .y 1 m SOMMAIRE Annonces classées: D 3 à D 10 Arts et spectacles \u2014 Informations: A 9 à A 14 \u2014 Horaires: A 1 3 Bandes dessinées: C 8 Carrières et professions: C 7 Décès, naissances, etc.: D 10 Economie: C 1 à C 7 Etes-vous observateur?: D 5 FEUILLETON «Ennemis»: D 4 Horoscope: C 8 Jardins et maisons: D 8 La mode du jour: D 8 Le monde: D 1 2 Météo: A 2 Mots croisés: C 8 Pleins feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: A 13 Radio et télévision: A 13 Sports: B 1 à B 7 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1, D 2 < Un mode d'épargne supérieur Les certificats de dépôt garanti > du Trust Général Intérêts versos annuellement Période de 5 ans Dépôt minimum $500 Autres certificats à autres taux pour des périodes allant de 30 Jou^ à 5 ana.Taux sujet a changement TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Irwttuton inscrite à la Règw tu, l'aaaorak« dépôt» du Qoèbjr MÉWbH dé la Société dassurance-dôpôts du Canada \u2022 Il Demandez le poste 2 Montréal 866-9641 Outremont 739-3265 Sept-lles 968-1830 Chicoutimi 549-6490 Aima 698-3391 Rimouski 724-4106 Rivière-du-Loup 862-7286 Québec 688-0630 Lévis 833-4450 Trois-Rivières 379-7230 Hull 771-3227 Ottawa 238-4900 I Filllale à Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75, Wellington nc|f 563-4011 Place Belvédère 563-£447 Carrefour de lEstrV 563-3331 « LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1980 LE NOUVEAU-BRUNSWICK SE LIERA À L'ARTICLE 133 Une révélation de Chrétien laisse croire qu'une entente a été conclue avec Hatfield OTTAWA \u2014 Le ministre de la Justice.M.Jean Chrétien, a révélé hier que le Nou-veau-Brunswick se liera à Particle 133 de la constitution sur les GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa langues de la minorité, et que le premier ministre de cette province, M.Richard Hatfield en fera vraisemblablement l'annonce lors de son témoignage devant le comité mixte du Sénat et des Communes le 4 décembre prochain.«Maintenant, il n'y a que le Nouveau-Brunswick qui veut se lier.le Nouveau-Brunswick se liera, c'est du moins ce que M.Hatfield m'a dit, et je crois qu'il le fera quand il viendra au comité», a déclaré M.Chrétien.Le ministre, qui a immédiatement compris qu'il était allé un peu loin en pariant au nom de M.Hatfield, a tenté d'effectuer une retraite stratégique quelques minutes plus tard, lorsqu'il a été prié de donner plus de précisions.Il a soutenu que sa déclaration n'était basée que sur ses conver- sations de Tété dernier avec le premier ministre du Nouveau-Brunswick.«Je n'ai pas raison de croire qu'il ne fera pas ce qu'il m'a dit l'été dernier.Je ne lui ai pas parlé depuis cette date.» ¦ La révélation involontaire de M.Chrétien vient donner du poids à une rumeur qui court depuis quelques jours au comité constitutionnel, selon laquelle les libéraux ont conclu un marché avec M.Hatfield.En retour de son engagement public à se lier volontairement à l'article 133, le gouvernement Trudeau donnerait au premier ministre de cette province le crédit d'une concession réclamée par les provinces sur la question de la péréquation.Le texte actuel du projet de résolution n'enchâsse pas les paiement de péréquation aux provinces, et Ottawa pourrait redistribuer la richesse en faisant de3 paiements directs aux groupes, compagnies ou individu du Canada.La rumeur que M.Hatfield fasse un plaidoyer en faveur de l'enchâssement des paiements de péréquation aux gouvernements des Constitutions cul de-sac à Québec QUEBEC \u2014 «Comme fédéralistes, nous n'aurions pas pu faire comprendre (a la population) que nous pouvions faire lit commun avec des gens qui ne croient pas au régime fédéral.» Le message est clair.C'est le député libéral de Charlevoix.M.Raymond Mailloux, qui l'a lâché hier, en lin d'après-midi, à l'Assemblée nationale.PIERRE VINCENT de notre bureau de Québec Tout est là.Plus la peine de continuer a courir après une position unanime de «l'Assemblée nationale du Québec pour s'opposer formellement à la démarche entreprise par le gouvernement fédéral, de façon unilatérale et rnalgré l'opposition de la majorité des provinces, en vue de faire modifier la constitution du Canada par le Parlement britannique, au lieu d'en poursuivre ici le renouvellement par voie de négociations».Alors que le Parti québécois et l'Union nationale appuient cette motion, vraisemblablement au cours de la journée d'aujourd'hui, le Parti libéral du Québec, de même que le députe indépendant de Pointe Claire.M.Bill Shaw.voteront contre l'adoption de cette résolution présentée par le premier minis tre Lévesque il y a plus d'une semaine.«De toute façon, après tout le gâchis que les libéraux ont l'ait sur cette motion condamnant le coup de force fédéral, une position commune de l'Assemblée nationale n'aurait plus tellement d'intérêt aujourd'hui», observe le ministre Claude Morin.«Au référendum, ils ont voté non pour dire oui.et maintenant ils votent contre parce qu'ils sont pour» souligne encore le ministre pour faire ressortir la contradiction des libéraux, qui sont à la l'ois contre le projet Trudeau, sans être pour la motion Lévesque.S'accusant mutuellement qui de «payer le prix pour les services rendus par les libéraux fédéraux, lors du référendum, et de livrer maintenant le Québec à Ottawa»', qui de ménager les irréductibles de la souveraineté-association, les parlementaire^ québécois se sont enfoncés encore un peu plus, tout au long de la journée d'hier, dans le cul-de-sac de l'impossible unanimité.L'attaque la plus dure est venue en tout début de soirée du ministre d'Etat au développement économique, M.Bernard Landry.«Tout cela a commencé avec une motion d'une clarté limpide, qui demandait si on est d'accord avec le rapatriement de la constitution, ou non.C'était l'unique enjeu du débat.«La fumée a commencé à se répandre en cette enceinte quand certains ont eu peur de se lever pour dire de quel côté de la barricade ils se trouvaient: du côté de l'avenir du Québec ou du côté de la castration du pouvoir québécois?» Et le ministre Landry d'expliquer que les libéraux ont refusé leur unanimité parce qu'ils ont été piégés par Ottawa.«Godbout, Lapalme, Bouras-sa.Ryan.Quatre fois, le Parti libéral a parlé; quatre fois, les rouges se sont reniés entre eux.Pendant ce temps, celui qui vous manipule et vous télécommande s'adonne aux danses guerrières dans les sables du désert.Mais le Parti libéral du Québec va danser une danse de Saint-Guy à chaque discours qu'on va faire pour le dénoncer pendant les quinze prochaines années» a promis le ministre Landry.Immédiatement après, Mme Solange Chaput-Rolland, après avoir reconnu sa difficulté à s'adapter aux procédures de l'Assemblée nationale et après avoir admis son impuissance à trouver un moyen pour faire l'unanimité contre le projet Trudeau, «que je récuse profondément», a conclu en disant: «Nous n'avons pas été dignes de notre peuple! » Pourtant, la journée d'hier s'annonçait plutôt bien.Après l'ouverture faite par le premier ministre lui-même et les tractations de coulisses qui suivirent, il était en effet permis de croire que l'unanimité, tant recherchée par le gouvernement, allait être atteinte.Or, il n'en fut rien.L'ultime compromis du gouvernement ne fut pas jugé satisfaisant par l'Opposition officielle.Le débat doit prendre fin aujourd'hui, après les dernières interventions de M.Claude Charron et de M.René Lévesque.LES VRAIS PROFESSIONNELS DU CHAUFFAGE AU BOIS! 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Assistera-t-on à un match revanche à l'occasion de la convention péquiste du :J0 novembre dans le comté de Maisonneuve?Lan passé, lors de la convention en vue des élections partielles, Jacques Desmarais avait défait le syndicaliste Michel Bourdon.Or cette année, l'épouse de Bourdon.Louise Harel, affronte celui qui était l'organisateur de Desmarais, Raymond Faucher.Travail lant maintenant au projet Archipel, ce dernier a déjà été membre du cabinet de l'ex-député du comté, Robert Burns, auquel a succédé l'an passé le libéral Georges Lalonde.Louise Harel.vice-présidente du Parti québécois, était le choix des militants de la base lors de l'élection à ce poste et elle a dû batailler contre l'establishment du parti, qui n'était pas étranger à la candidature de Desmarais contre Bourdon.Les avocats ont trouvé un truc (L.F.) \u2014 Les tarifs de l'Aide juridique n'ont peut-être pas été augmentés depuis quatre ans.mais cela n'a pas empêché pour autant les avocats qui en profitent d'avoir augmente leurs revenus de 16 p.cent.C'est que.a expliqué hier le ministre de la Justice Marc-André Bédard, ils ont trouvé un truc.Certains d'entre eux «ont développé la pratique de plaider coupable, systématiquement, le matin du procès, de façon à pouvoir réclamer des honoraires de préparation de procès».C'est pour régler ce problème, a explique le ministre à l'unioniste Serge Fontaine, que le gouvernement exige que cet honoraire ne soit paye que lorsqu'il y a effectivement procès.Il offre des augmentations de 33 p.cent, qu'il considère comme le plus loin qu'il peut aller, mais il est prêt à consentir à des aménagements pourvu que ce problème soit réglé.Le ministre est prêt à rencontrer les représentants des avocats pour en discuter mais n'hésitera pas à imposer un décret si le conflit ne se règle pas.Lesdestroyersavant iesfrégates (C.V.M.) \u2014 Le gouvernement du Québec, quoiqu'il soit très intéressé à obtenir pour une firme québécoise le contrat de construction de six frégates pour la marine militaire, place ces priorités sur l'obtention de contrats de réparation de destroyers.En effet, le ministre de l'Industrie et du Commerce.M.Yves Du-haime, a signale hier que Marine Industrie de Sorel pourrait immédiatement accueillir un ou deux de ces contrats à la condition que le ministre fédérai de la Défense nationale accélère sa décision.Les retombées économiques d'un tel contrat ne sont pas négligeables puisqu'elles assureraient du travail à 500 personnes pendant six mois.Quant à la construction des frégates, il y a deux firmes québécoises sur les rangs pour l'obtention ducontrat, soir Vickers et Scan Marine, une filiale de Pratt & Whitney.Le gouvernement québécois ne peut pour l'instant calculer les retombées économiques pour la province puisque le gouvernement fédéral n'a pas encore établi les grands paramètres du contrat.L'on s'attend à ce que cela se fasse dans six mois mais la construction proprement dite ne devrait commencer qu'en 1985.Ce qui embête le plus le ministre Duhaime dans ce contrat, c'est le fait qu'un ancien générai de l'armée se soit joint a Tune des deux compagnies après avoir remis sa démission et alors qu'il était responsable de l'adjudication du contrat au niveau du ministère de la Défense nationale.Jules Léger toujours inconscient OTTAWA (UPC) \u2014 M.Jules Léger était toujours inconscient hier à l'Hôpital général d'Ottawa, deux jours après avoir subi sa seconde commotion cérébrale en deux ans.Un porte-parole officiel, Mme Madeleine d'Auray, a souligné que l'état du malade était sérieux mais stable.1 La Quotidienne Tirage d'hier 4-9-6 l SKI YOGA Ski de fond Comp de Yooa Sivancnda Ashrom Vol-Mofin Transport disponible 279-3545 Centre Sivancnda Yoga Vedonta LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 0 Maximum: 5 Pluie ou neige fondue DEMAIN Ennuagement an Québec RÉGIONS m* Abitibi Outaouais Lourentide* Cantons de l'Est Mauricie Québec Loc-Saint-Jean Rimouski Gospésie Boie-Comeou Sept-îles au Canada Colombie-Britannique Alberto Saskatchewan m.AUJOURD'HUI -2 Chutes de neige 5 Pluie ou neige 2 Chutes de neige 4 Pluie ou neige 0 Nuageux et neige 2 Neige fondue 0 Nuageux et neige 3 Knftol.puis ennuagement 3 Ensol.puis ennuagement 2 Ensol.puis ennuagement 2 Ensol.puis ennuagement DEMAIN Neige Ennuagement Ennuagement Dégagement Dégagement I Jpgagement Dégagement Beau Beau Neige en soirée Neige en soirée Ayjovrd'Hvi Averses Flocons Nuageux Coprtolei Victoria Edmonton Re gin a Ma.4 -10 -10 Moi 9 5 \tAujourd'hui\tCapitales\tMin.\tMon.Manitoba\tNuageux\tWinnipeg\t\u20222\t3 Ontario\tFlocons\tToronto\t1\t4 Nouveau-Brunswick\tNuageux\tFrederic-ton\t-5\t2 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t-1\t5 Ile-du-Prince- Edouard\tNuageux\tCharlottetown\t-2\t2 Terre-Neuve\tPass, nuageux\tSaint-Jean\t-2\t1 si vous partez aux Etats-Unis \u2022 ee \tMin.\tMcx.\t\tMm.\tMoi\t\tMin.\tMoi.Boston\t-1\t3\tMiami\t14\t22\tPittsburgh\t\u20227\t1 Buffalo\t1\t3\tNew York\t1\t3\tSan Francisco\t6\t19 Chicago\t-1\t8\tNlle-Orléans\t3\t12\tWashington\t1\t9 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t9\t14\tHong Kong\t19\t25\tOslo\t-9\t-1 Athènes\t13\t18\tLe Caire\t\u2014\t\tParis\t7\t13 Berlin\t1\t5\tLisbonne\t12\t15\tHome\t11\t18 Bruxelles\t5\t10\tLondres\t11\t15\tSéoul\t7\t17 Buenos Aires\t16\t22\tMadrid\t5\t16\tStockholm\t-5\t3 Copenhague\t-2\t5\tMoscou\t3\t5\tTokyo\t9\t20 Genève\t2\t10\tMexico\t10\t24\tVienne\t7\t9 vers les plages\t\t\t\t\t\t\t\t Acapulco\t23\t32\tBermudes\t17\t22\tSan Juan\t25\t31 Barbade\t17\t22\tNassau\t20\t27\tTrinidad\t23\t81 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7.ruo Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Soûle la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Press.-Associée et do Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE «ont également reserves -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400\u2022 Port de retour garanti.TARIFS 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15h) 285-6911 _J._ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1980 AU PROCÈS DE LESSARD Un désaccord possible pourrait remettre en question le processus du choix des jurés Une trentaine d'heures s'étaient écoulées, hier soir, entre le moment où les jurés étaient partis pour aller délibérer dans le garage souterrain du Palais, et celui où ils Pont quitté un peu prématurément pour la nuit, sans avoir rendu leur verdict.LEOPOIP LIZOTTE_ Et, pendant tout ce temps, ils ne sont pas revenus une seule fois en cour pour réclamer d'explications supplémentaires ou pour demander lecture d'un témoignage quelconque.Cette absence prolongée peut s'expliquer de deux façons: ces cinq femmes et ces six hommes sont manifestement conscients d'avoir à décider d'un cas fort sérieux, pour ne pas dire exceptionnel.Et ils étudient tous les angles de l'affaire avec grand soin.Et c'est de cette façon que tous les jurés semblent vouloir le faire, depuis quelques années, en y mettant tout le temps qu'il faut.C'est ainsi qu'hier, un autre jury est revenu devant le juge Gérard Ryan, après une journée et demie de discussion également, dans une affaire de fraude de $100 seulement, où l'accusé s'est défendu lui-même, en arguant principalement que le fait d'avoir payé un achat avec un faux chèque ne constituait pas un crime mais tout simplement un litige qui aurait dû se retrouver devant un tribunal civil.Et pour annoncer qu'il leur était impossible de rendre un verdict unanime, comme le veut la loi.Est-ce là ce qui pourrait également se produire au cours de la présente journée ou.plus tard dans le cas de Lessard?C'est ce que prévoient (eh oui) les observateurs de corridor qui pullulent, depuis deux jours, dans le voisinage de la chambre 3.11.Et ces prévisions se renforcent, à mesure que le temps passe, de la possibilité qu'il y ait, au sein du jury, un ou deux irréductibles qui ne voudraient pas lâcher le morceau.On sait qu'au début de l'instruction, c'est fort mystérieusement que le premier juré choisi.¦s Je n'ai jamais visité le Salon de l'Agriculture, si bien qu'il serait malhonnête de vous recommander de le faire ou pas.En revanche, comme l'organisation s'attend à ce que 300,000 personnes envahissent le stade et le vélodrome olympiques du 22 au 30 novembre, j'ai cru bon vous proposer, si vous en êtes, un plan de visite en collaboration avec le directeur général du Salon, Jean-Paul Laurin.D'abord la tenue vestimentaire.Comme le salon occupe une superficie de près de 20 acres répartie sur trois planchers du stade et dans le vélodrome, il est évident que vous devrez marcher beaucoup.Donc de confortables souliers de marche.Pour les vêtements, il est bon de savoir que contrairement aux années précédentes, le niveau 300 sera mieux chauffé, d'où l'inutilité de l'imper ou du manteau que vous pourrez laisser dans la voiture ou au vestiaire à l'entrée si vous venez en métro.Même s'il est possible d'entrer par le vélodrome et de faire la visite à l'envers, il est fortement suggéré d'opter pour l'entrée principale, soit la rotonde du Stade olympique, où vous serez occasionnellement accueillis par un des huit groupes folkloriques, des flûtistes, des guitaristes, un violoneux, etc.S'ils brillent par leur absence à votre arrivée, ne vous inquiétez pas: deux autres plateaux sont prévus pour les spectacles.Contrairement à l'an dernier, le même billet (bon pour la journée de 10 à 23h) vous donnera accès aux deux bâtiments.A $3.50 ($1.50 pour les enfants), c'est donc une économie de $2.50.Une famille de cinq, programme compris ($1.50), s'en tirera donc pour $13, plus le stationnement ou les billets de métro.La visite commence au niveau 100, où seront regroupés plusieurs dizaines d'animaux de la une femme, en était écarté, moins de trois heures plus tard, et alors que le premier témoin n'avait pas encore été entendu.Depuis, on a par ailleurs soulevé la «possibilité» que l'un des membres restants du panel réduit à onze aurait côtoyé constamment des Amérindiens, dans son travail, au cours des dernières années.Est-ce exact?Et si ce l'est, pourrait-on trouver là une des raisons possibles de la prolongation du délibéré?Dans les deux cas, on est généralement d'avis que les deux in cidents auraient pu être évités si le choix des douze pairs du jeune policier provincial avaient été fait selon la formule qu'on a abandonnée il y a quelques années, et qui permettait aux avocats des deux parties de procéder à un interrogatoire parfois exhaustif de tous les candidats, afin de déceler s'ils pouvaient entretenir quelque préjugé contre le prévenu à la barre.Car il est évident que, dans un cas comme celui de l'affaire Lessard-Cross, il aurait pu être fort important que l'on sache si un des candidats n'avait pas deux ou trois constables dans sa parenté, ou si un autre n'est pas un fervent trop acharné des droits des minorités.On s'est donc appuyé sur un très court interrogatoire quant à la possibilité d'une opinion déjà faite et à l'impossibilité dans laquelle un candidat pourrait se retrouver de juger selon la preuve et selon la loi.Quant aux avocats, celui de la couronne comme celui de la défense, ils n'ont pu eux-mêmes participer plus amplement à l'interrogatoire sommaire fait par le président du tribunal, et ils ont dû se fier à leur «pif», si l'on peut dire, pour écarter péremptoirement un aspirant ou l'accepter.Avec le résultat que deux heures plus tard, on apprenait déjà des choses sur un juré choisi, et qu'à quelques heures de la fin du procès on en aurait appris d'autres, sur un autre.Il semble donc déjà assuré, dans les circonstances, que l'affaire Lessard va, surtout si elle est à reprendre, contribuer à remettre sérieusement en question la façon dont on choisit les jurés, depuis la célèbre affaire de la United Aircraft.A 3 CTCUM: Hanigan embraye machine de la hausse Le président directeur-général de la CTCUM, M.Lawrence Hanigan a déposé, hier soir, cinq hypothèses de hausse des tarifs du transport en commun.Mais aucune de ces hypothèses n'a encore été adoptée.M.Hanigan a laissé aux maires l'entière liberté d'adopter l'une ou l'autre des hypothèses, ou de les rejeter.FLORIAN BERNARD Une chose est certaine.La CTCUM devra aller chercher des revenus additionnels de l'ordre de $20 à $25 millions.Ou bien ce seront les villes qui renfloueront la caisse du transport en commun, ou bien ce sont les usagers qui devront payer davantage pour prendre le métro et l'autobus.Les hypotheses de hausse des tarifs déposées hier soir au con- seil de la CUM par Hanigan rapporteraient environ $20 millions supplémentaires durant le prochain exercice.Le comité exécutif de la CUM \u2014 dune part \u2014 et les maires de banlieue \u2014 d'autre part \u2014 étudieront au cours des prochains jours les hypothèses de M.Hanigan cl feront une proposition avant la fin du débat sur le budget, vers le 5 décembre.Les hypothèses de hausse Deux des trois hypothèses déposées par M.Hanigan suggèrent que le tarif simple, versé en argent comptant, soit porté de 60 à 65 cents.Dans le premier cas le prix d'un livret de 15 billets passerait à $7.50 et dans le deuxième cas.il serait porté à $8.Il est actuellement de *7.Le prix de la carie mensuelle (CAM) passerait, clans le premier cas, de $16 à $17 et dans le second cas de $16 à $18.Pour les étudiants et les personnes âgées, la carte se vendrait $7.50 ou $8 selon l'hypothèse retenue.Les étudiants et les personnes âgées qui payent en argent comptant devraient débourser 5 cents de plus pour chaque passage simple.Dans le premier cas la hausse rapporterait un revenu additionnel de $12.3 millions et, dans le second cas, un revenu additionnel de $21.9 millions.Toutefois, il faudrait prévoir une diminution d'environ 7 millions de passagers par année, tant il est vrai que toute hausse des tarifs entraine une baisse de clientèle.Autres hypothèses M.Hanigan a également soumis trois hypothèses où il n'y aurait, à proprement parler, aucune hausse des tarifs.En théorie, seulement, puisque les billets imprimes et les livrets seraient élimines.Tous les usagers devraient payer en argent comptant, d'où l'élimination des rabais consentis au moyen du livret de billets La carte mensuelle serait toutefois conservée.En gardant le prix actuel de la carte a $16, la hausse des revenus annuels serait de $20.8 millions.En majorant la carte a $17, la hausse des revenus atteindrait 821.3 millions.Enfin, en majorant la carte à $8, la CTCUM irait chercher des revenus additionnels de $28.3 millions par année M.Hanigan s'est bien gardé de favoriser l'une ou l'autre des hypotheses.Il a laisse aux maires \u2014 c'est-à-dire aux élus \u2014 l'entière responsabilité de choisir.Photothèque La Presse Yvon Lamarre Le Salon de l'agriculture: protégez vos pieds.et votre foie! ferme.Une piste de parade permettra aux juges d'apprécier les plus beaux spécimens de reproduction et d'abattage.Les animaux d'abattage sont ensuite vendus aux enchères.Passons au niveau 200, où vous pourrez voir les animaux en plongée du côté sud, avant de visiter les kiosques agricoles.Et les fervents de l'alimentaire seront servis à souhait du côté nord.Mentionnons en premier lieu la présence de huit pays qui vous offriront leurs produits (vins, fromages, fruits, liqueurs, eaux minérales, pâtés, etc.).Ces pays sont l'Autriche (avec la plus belle présentation, dit-on), la Colombie, l'Espagne, la France, Israël et une toute petite présentation de l'Italie.A l'exception des vins qui ne seront vendus qu'au verre, tous les autres produits pourront être achetés sur place.Le secteur international sera flanqué des grands exposants commerciaux du pays, qui profiteront de la circonstance pour lancer de nouveaux produits et vous les faire déguster.Et toujours au 200 nord, vous pourrez visiter la salle de démonstration où vous pourrez voir les chefs à l'oeuvre tous les jours de 1 lh à 20h.La pièce de résistance sera évidemment le 43e Grand Salon culinaire du Québec, les 25 et 26, avec dégustation.Si votre foie ne regimbe pas trop une fois rendu là, vous pourrez passez au royaume de l'agro-alimentaire du Québec, au 300 nord.Le pavillon de 17 exhibits occupera 65,000 pieds carrés, et mettra en vedette des produits bien de chez vous, que vous pourrez également déguster au restaurant «La Québécoise» tout en laissant reposer vos pauvres pieds.Le secteur des services (fournitures, artisanat et minîs- tères) seront installés du côté sud, à proximité de la petite ferme de 6,000 pieds carrés où les enfants pourront visiter les animaux pendant que vous vous prélasserez dans la salle de repos.Reste le vélodrome qui comprendra deux plateaux: la coursive où seront concentré les inévitables vendeurs de «bébellès» et la cuvette, où seront présentés les différents spectacles de chevaux.La cuvette sera couverte de terre transportée par 125 camions pour accueillir les chevaux de 11 races différentes dans des concours de type anglais ou western, offrant un total de $175,000 en bourses.Il y aura des compétitions équestres de type olympique (sauts et dressage) avec la participation de l'équipe canadienne, des Etats-Unis et de l'Australie.Le grand prix de plaisance, le grand prix de course de sauvetage, les concours d'élevage, trois courses d'habileté, les concours de chevaux de race, les courses d'attelage, le championnat provincial de tir et le concours de trait compléteront le programme.Au total, il vous faudra prévoir au moins six heures pour la visite des quelque 250 exposants qui occuperont les 900 kiosques disponibles.Je ne saurais trop vous recommander d'éviter les week-ends et surtout l'après-midi du dimanche.Le moment idéal pour visiter le salon demeure l'après-midi, sur semaine.Avec un budget de Si million (dont 10 p.cent en subventions), le salon est commandité conjointement par le Centre de promotion de l'industrie agricole et alimentaire du Québec, le ministère provincial de l'Agriculture et l'Union des producteurs agri-V coles.VIGNOLA ENQUETE SUR L'AFFAIRE D'ESPIONNAGE La porte de Lamarre sous bonne garde en endant la GRC Le bureau du ministre de la Justice a confirmé hier que le ministre Marc-André Bédard a réclamé un rapport complet sur les allégations du conseiller Nick Auf Der Maur entourant l'affaire d'espionnage des bureaux du president du Conseil de FLORIAN BERNARD YVON LABERGE sécurité de la Communauté urbaine de Montréal et président du Comité exécutif de la ville de Montréal, M.Yvon Lamarre.Cette d e m a n d e d u m i n i s t r e a été formulée au directeur de la police de la CUM, M.Henri-Paul Vignola, qui a par la suite annoncé qu'il prenait personnellement charge de l'enquête.Le ministre de la Justice a également exprimé le désir d'avoir ce rapport dans les plus dé- lais, si possible dès la semaine prochaine.Par ailleurs, LA PRESSE a appris hier de sources policières que l'opération visant à détecter la présence de systèmes d'écoute électronique aux bureaux de M.Lamarre serait confiée à la Gendarmerie royale du Canada.Au moment de mettre sous presse, il a été impossible de faire confirmer cette information par la GRC ou par le Service de la police de communauté urbaine.Selon le Service des relations publiques de la police de la CUM, les enquêteurs doivent dans un premier temps vérifier la véracité des propos du conseiller Auf Der Maur et par la suite décider s'il y a lieu de procéder à une opération de dépistage du système d'écoute électronique.D'autre part, le président du conseil de sécurité publique de la CUM, M.Yvon Lamarre s'est refusé à commenter cette affaire d'espionnage.Seul signe particulier de toute cette histoire, hier les portes des bureaux de M.Lamarre tant à l'hôtel de ville qu'au Service de sécurité de la CUM étaient surveillées par un policier.Rappelons que cette affaire d'espionnage a été rendue publique par le conseiller Nick Auf Der Maur mercredi soir au cours d'une réunion du conseil de la Communauté urbaine de Montréal.Selon M.Auf Der Maur.la police de la CUM aurait installé au cours des dernières semaines un systèmes d'écoute électronique aux bureaux de M.Lamarre.M.Auf Der Maur a aussi déclaré que cette affaire d'espionnage policier serait reliée aux récents événements survenus dans la haute direction de la police, notamment au déplacement de certains officiers.*.# ¦ ' .\u2022' - - ' \u2022 \u2014I .» \u2022, .\u2022 \u2022 \u2022 SOLDE de TAPI ¦ TAPIS CHINOIS V 4 JU /O de rabais ¦ 16 seulement 9 x 1 Super chinois 90 lignes 5/8\" d'épaisseur lavés chimiquement 8 seulement 8x10 é seulement 10x14 Ord.: $6,480 $4,800 $8,400 4 seulement 7x9 $3,780 \u2022 Solde $4,536 $3,360 $5,880 $2,646 54% de rabais -90 lignes 5 8 d'épaisseur lavés chimiquement Super chinois maisPius lusues r que normalement Ord.j 7 seulement 9x12 $6,480 2 seulement 8 x 10 ovale $4,800 e rabais chinois faits à la machine 3 seulement 7x9, 3 seulement 8.6 x 11.6 Ord.: $1,690 $2,590 Solde $2,995 $2,595 Solde $1,269 $1,950 Recherchez nos prix spéciaux sur étiquettes rouges sculptés à la moin fini lustré PI d 1000 carpettes en magasin Un nom à retenir.H.LALONDE & FRÈRE 4800, av.du Parc, Montréal Tél.: 271 -3555 1 f LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 21 NOVEMBRE 1980 » - - « i : : : COMITE FORMÉ Laval veut son université Un comité à but non lucratif est sur le point de voir le jour à Laval avec comme but unique de promouvoir la venue d'une université sur le territoire de Pile Jésus.Interrogé à cet effet, le maire Lucien Paiement s'est dit , en premier lieu, surpris que cette information soit déjà parvenue à JEAN-PAUL CHARBONNEAU LA PRESSE.Puis, il a ajouté que c'était vrai qu'il aimerait avoir une université à Laval, dont la tâche premiere serait d'enseigner les sciences de l'économie.«L'avenir est aux hommes d'affaires canadiens français, il faut qu'ils soient bien formés.» Ce comité pourrait être composé d'universitaires et de La-vallois.Son travail consistera à ramasser toutes les données possibles pouvant conduire à la création d'une université laval-loise.Il sera appelé en quelque sorte à jouer le même rôle que le comité formé, il y a quelques années, pour vendre l'idée que la construction d'un hôpital était nécessaire pour Laval.Peu de temps après, Québec donnait suite aux recommandations et la Cité de la Santé devenait une réalité.1,500,000 personnes Un proche collaborateur du maire Paiement a spécifié que la création d'une telle institution dans nie Jésus devenait de plus en plus un besoin.«N'oublions pas que la population du bloc nord est 1,500,000 personnes.Au début on disait que l'hôpital ne serait pas nécessaire pour Laval et qu'il serait toujours vide.Peu de temps après sa construction, la Cité de la Santé manquait déjà d'espace», précise notre interlocuteur.Le bloc nord débute au boulevard Métropolitain, à Montréal, et se rend jusqu'à Mont-Laurier.Même s'il est encore trop tôt pour parler du choix pour l'emplacement éventuel d'une université à Laval, on peut mentionner qu'on retrouve près du Cégep Montmorency beaucoup d'espaces verts.De plus, cet endroit est situé non loin de l'Institut Armand-Frappier qui est actuellement rattaché à l'Université de Montréal.Rappelons que le projet d'université dans l'Ile Jésus était apparu pour la première fois dans le programme électoral du maire Paiement de 1977.A plusieurs reprises, M.Paiement avait mentionné qu'il était temps que l'Université Laval soit située dans la ville du même nom.Pour la FTQ, le plan Trudeau est un autre coup d'octobre photo Michel Gravel, LA PRESSE Durant trois jours, les routiers qui circulent sur la route 20-401 en provenance de Toronto sont soumis à un contrôle sévère et zélé de la part des surveillants routiers du ministère des Transports du Québec.Cette opération intitulée Etau vise essentiellement à détecter les camionneurs qui font du transport sans permis entre le Québec et l'Ontario.PROFITANT DE L'OPÉRATION ÉTAU Le zèle des surveillants bloque la Transcanadienne RIVIERE-BEAUDETTE \u2014 Durant les trois derniers jours, les routiers circulant sur les routes 20 ett 401 entre Montréal et Toronto, ont été la cible des surveillants routiers du ministère des Transports du Québec, particulièrement à proximité de la frontière ontarienne.GEORGES LAMON Les surveillants profitant d'une opération lancée par le ministère appelée «l'Opération Etau», et destinée à pourchasser les transporteurs privés illégaux (non-détenteurs d'un permis de la Commission des transports), ont accentué leur§ moyens de pression pour forcer le ministère à donner suite à leurs revendications.Ils y ont ajouté l'excès de zèle.Ainsi une vérification du permis du camionneur qui d'ordinaire nécessite une dizaine de minutes demandait le double de temps, et parfois plus.Il fallait entendre ces routiers rager contre les surveillants qui leur faisaient perdre leur temps sans raison justifiée.L'un d'eux n'en finissait plus de critiquer ces fonctionnaires qui vérifiaient des documents dont ils ne connaissaient même pas la signification exacte (selon notre routier).«Il est plus de midi et je dois être à Saint-Hyacinthe à une heure pour faire vérifier mon camion au garage», lançait-il les dents serrées.Un autre s'étonnait du zèle intempestif d'un surveillant qui venait de lui donner un avertissement de IN heures pour une infraction qu'autrement il n'aurait même pas remarquée.Le zèle des surveillants vise à appuyer trois revendications: l'autorisation du port d'arme déjà accordée par le ministère des Transports et toujours sans réponse du côté de la Justice, l'accès direct au centre de renseignements de la police du Québec, au même titre que les agents qui interceptent des automobilistes et l'emploi d'un système de communication radio unique en cas de demande d'aide.Un porte-parole du Syndicat des agents de la paix dont dépendent les 175 surveillants routiers, M.Jean Waltzing a admis qu'effectivement les surveillants avaient profité de cette opération Etau.laite sous la pression de l'Association du camionnage pour faire «du ralentissement de travail».Cette opération à laquelle ont participé une trentaine de surveillants de la région métropolitaine et particulièrement dans le secteur de la frontière ontarienne par lequel passe 75 p.100 du transport global au Québec, n'a, semble-t-il, pas eu les résultats escomptés.En effet, sur les 150 camionneurs interceptés chaque jour, on n'en aurait arrêté qu'un seul.Les camionneurs dotés de radios CB, ayant eu vent de l'opération, pouvaient facilement se dérober à cette surveillance, soit en attendant le départ des surveillants vers 15 heures, soit en les précédant le matin.Les surveillants estiment pourtant qu'au moins une vingtaine de ces transporteurs privés illégaux franchissent quotidiennement la frontière ontarienne et québécoise.Selon M.Waltzing, ces transporteurs louent des camions pour faire du transport sans aucun permis de la Commission des transports du Québec.Des trois journées de l'opération, il semble que ce soit celle de mardi qui ait créé le plus de retard aux routiers.En effet, durant plusieurs heures ils nep-pouvaient circuler dans les deux sens que sur une voie de la route.Enfin, M.Waltzing a précisé que si le ministre de la Justice M.Marc-André Bédard ne donne pas suite à la demande de son collègue des Transports M.Denis de Belleval.sur l'autorisation du port d'arme, et si les surveillants n'obtiennent pas gain de cause sur les deux autres points en litige, ils accentueront leurs moyens de pression qui pourraient alors prendre «différentes formes».Dans les semaines qui suivront, les surveillants des autres régions du Québec devraient se consulter et se réunir pour arrêter une action commune.QUEBEC \u2014 Pour la FTQ et ses affiliés, le gouvernement Trudeau est en train, par son rapatriement unilatéral de la constitution, de répéter «le coup d'octobre 70».PIERRE VENNAT «Ce n'est peut-être pas l'armée qu'il nous envoie dans les rues, a lancé hier le vice-président de la centrale Roger Laramée, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, un important bloc de 53,000 membres au sein de la centrale, mais il se place au-dessus des forces politiques et sociales.» Quelques minutes plus tôt, le secrétaire général de la FTQ, Fernand Daoust, avait répété la litanie de tous les dangers que voient dans le projet Trudeau tous ceux qui s'y opposent et demandé à tous les membres de la FTQ de signer la pétition du groupe Solidarité Québec, qui vise à recueillir un million de signatures.Ceci dit, cependant, la FTQ, ou tout au moins son plus important affilié, numériquement parlant, le SCFP, prend ses distances tout autant avec le NPD fédéral et ne donne pas pour autant, non plus, son appui au Parti québécois lors du prochain scrutin.Nous avions raison, lors de notre dernier congrès, de dire que le NPD se veut le parti politique de l'Ontario et de quelques autres provinces, a lancé M.Laramée.Broadbent nous prouve encore une fois qu'il n'a ja- mais compris nos problèmes et qu'il ne veut pas les connaître.Le NPD n'a jamais investi au Québec et l'appui qu'il donne à Trudeau est dégradant si l'on considère que cette formation politique s'affiche sociale-démocrate avec un grand «S» et un grand «D».M.Laramée, dans une envolée oratoire, a lancé que parrain d'un tel coup de force, «Trudeau est indigne d'être Québécois et le fait qu'il se dise l'être me fait vomir» et qu'il frémit «lorsque de son côté Ed Broadbent se glorifie d'être social-démocrate».Ceci dit, où penchera le vote du SCFP et delà FTQ?Tout d'abord, on est très inquiet de la montée de la droite, non seulement depuis l'échec du référendum au Québec mais surtout à cause de l'élection de Ronald Reagan chez nos voisins du Sud.«Nous sommes à l'orée d'une période difficile pour les travailleurs et travailleuses, a lancé le premier orateur à aborder le sujet lors du congrès du conseil général du Québec du syndicat canadien de la fonction publique, le président de l'organisme, Jean-Claude Laniel.«Dans toute l'Amérique du Nord, l'élection de Ronald Reagan à la tête des USA en est un fort bon exemple, il s'amorce un virage vers la droite.C'est un phénomène qui se constate autant aux différents paliers de gouvernement que dans les déclarations des élites des Chambres de commerce.» Des pilules dangereuses volées à une sexagénaire La police de la Communauté urbaine de Montréal tient à mettre en garde les jeunes qui auraient trouvé un sac à main en cuir beige qui contient une forte quantité de médicaments.Le sac, qui appartient à une dame âgée de 62 ans, lui a été dérobé par deux jeunes voyous âgé de 12 à 15 ans au moment où celle-ci circulait sur le trottoir à l'angle des rues Des Seigneurs et Saint-Jacques, à Pointe Saint-Charles.La bourse de la dame contenait la somme de $15, des papiers personnels, notamment une carte d'assurance-maladie du Québec, ainsi que deux sortes de médicaments.Les premiers sont des Amytal (65) qui sont des barbituriques jaune pâle qui servent de somnifère, et les autres comprimés sont de la Dexédrine (110) qui est un stimulant pour couper l'appétit.Il est également employé comme «speed».Ce dernier médicament est de couleur orange et est très dangereux, ayant même été classé en pharmacie sur une liste restrictive.Ces deux narcotiques se vendent environ 8 cents l'unité en pharmacie, mais se détaillent jusqu'à $5 pièce sur le marché noir.Les policiers demandent donc aux personnes qui retrouveraient les comprimés de communiquer avec le poste 24 à 931-2221.situé au Centre 2000, boul.St-Martin ouest, Laval sortie 9 de l'Autoroute des Laurentides Léon 12 autres années de bagne pour Racine Les tribulations judiciaires de Denis «Poker» Racine, 24 ans, en marge de toutes les frasques qu'il a commises ces derniers mois, bien qu'il ait été en prison depuis près de quatre ans, font partie de l'histoire ancienne depuis sa condamnation à 12 années additionnelles de bagne par le juge Jean-Guy Boilard, en Cour criminelle de Saint-Jérôme.Cette peine, qui est consécutive à toute autre que peut purger Racine, vient de lui être imposée après qu'il eut été reconnu coupable, au terme du procès qu'il a subi au début du mois, pour sa participation à une prise d'ota- ges qui a duré 57 heures, au pénitencier Archambault de Sainte-Anne-des-Plaines, en septembre 1979.En prononçant cette sentence qu'il a qualifiée de sévère, le juge Boilard a expliqué qu'il avait pris en considération l'important rôle qu'avait tenu-«Poker» Racine au cours de l'événement.L'un des trois mutins qui l'accompagnaient, Pierre* Thibault, âgé de 20 ans, avait notamment été acquitté, après qu'il eut été établi qu'il avait justement été forcé par Racine à prendre part à la mutinerie.CHIFFONNIERS Parfait pour la chambre d'amis ou pour le chalet.Une qualité exceptionnelle à un prix ridicule.Joli fini en noyer veiné 28\" x 17\" x39\".LUNDI SEULEMENT TANT QU'IL EN RESTERA PLUS DES CENTAINES DE MEUBLES ET D'APPAREILS MÉNAGERS À PRIX RÉDUITS.LES RUES DE MONTRÉAL GUSTAVE-BLEAU, rue (1976) En souvenir de Gustave Bleau (1901-1973), prêtre, professeur au Collège de l'Assomption, vicaire de plusieurs paroisses et curé fondateur de Sainte-Louise-de-Marillac, de 1951 à 1973.Cette voie portait auparavant le nom de rue Leney.Axe est-ouest à partir de Liébert, au sud de Sherbrooke.ment des tableaux d'histoire et des portraits.La voie se trouve dans Taxe nord-sud à partir de Jean-Bourdon (via Gouin ouest et la rue Martin, à Test de l'autoroute 13), pour ensuite bifurquer vers l'est vers Le Mesurier.Quant à la place, elle se trouve dans l'axe ouest-est à partir de la rue Henri-Beau.Chez Léon vous avez le choix de faire livrer ou d'épargner davantage en emportant immédiatement HENRI-BEAU, avenue et place (1973) A la mémoire d'Henri Beau (1863-1949), peintre né à Montréal et qui fit plusieurs séjours à Paris, où il oeuvra pendant 20 ans pour les Archives publiques du Canada.On lui doit notiam- HENRI-VANIERE, place (1973) En l'honneur d'Henri Vanière, peintre miniaturiste de Québec, connu vers 1787.et qui a travaillé dans 16 pays.Axe sud-nord à partir de l'extrémité ouest de Pierre-Voyer, au sud de Mauri-ce-Duplessis, dans Rivières-des-Prairies.PARKSIDE PLACE (?) Nom descriptif anglophone.Voie en bordure du parc Mont Royal. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1980 A 5 Chagnon Ltée n'aura pas à subir de procès pour la mort de 3 employés Toulon offrant sa très sincère sympathie aux familles éprouvées, le juge André Duranleau a décidé, hier, que la compagnie Chagnon Limitée, spécialiste dans la construction de chambres et de conduits souterrains pour Hydro et Bell, n aura pas à subir de procès pour la mort de trois de ses employés, intoxiqués par l'hydrogène sulfuré qui se dégageait de tuyaux défectueux, dans un «trou d'homme», le 24 juillet 1978.LEOPOLD LIZOTTE Le juge Duranleau, qui a ainsi fait droit à un motion de non-lieu présentée par l'avocat de la compagnie, Me Philippe Cas-grain, met d'autre part les journalistes en garde contre la tentation de répéter certains propos tendancieux, publiés en juillet 1979, pour critiquer une décision semblable rendue par l'un de ses collègues.Si ces choses ont été écrites, dit-il, c'est que leur auteur n'était sans doute pas familier avec l'état du droit sur le sujet.Il y a donc lieu de le rappeler aux profanes qui auraient tendance à ne garder en mémoire que les tristes décès pour exiger que soit quasi automatiquement accablé leur employeur, au lieu de s'imprégner des principes émis par une jurisprudence abondante, et en discuter l'à-propos.sans dénoncera priori une «justice de classe».En rappelant les circonstances de cette tragédie, qui avait coûté la vie à trois jeunes apprentis électriciens de 19 et 21 ans.le tribunal rappelle qu'aucun appareil respiratoire n'était à la disposition des employés, et que la compagnie ne possédait, là et alors, aucun appareil permettant la ventilation des «trous d'hommes» ou les trois victimes ont été mortellement asphyxiées par une présence massive de H 2S.Mais ce qui importe surtout, c'est que, dans l'état actuel de notre droit, pour qu'il y ait négligence criminelle, il faut que s'ajoute à la négligence civile un facteur de criminalité.Il faut nécessairement que l'omission que l'on reproche à un accuse indique une insouciance téméraire ou déréglée quant à la sécurité des autres Dans ce cas, donc, même si la compagnie Chagnon était au courant de l'existence, sur les lieux de la tragédie, de ces conduits de gaz toxique, et même si.de par son contrat, elle devait se renseigner sur leur localisation et était tenue responsable des dommages qui pouvaient leur être causés, tout cela ru- constitue pas pour autant une insouciance déréglée à l'égard de la vie et de la sécurité d'autrui.Il aurait fallu, de la part de la compagnie, la création et l'acceptation consciente d'un risque.Même l'odeur d'oeufs pourris perçue par les ouvriers, sur place, ne porte pas tellement à conséquence, puisque ces derniers ont même fait des farces sur le sujet, et que.d'ailleurs, dans ce coin où les raffineries sont nombreuses, une telle odeur est commune.Le juge rappelle enfin qu'il est vrai que certaines mesures de sécurité n'étaient pas observées, sur le chantier, mais il soumet que, de toute évidence, la tragédie se serait quand même produite, si toutes les règles requises avaient été suivies.Il concède toutefois que.compte tenu de la nocivité du H 2S, il aurait été éminemment souhaitable que la compagnie ait mis à la disposition de ses employés des ventilateurs et des appareils appropriés pour mesurer ces gaz.Brisson, condamné pour avoir brûlé un robineuxf entendu en Cour suprême Robert Brisson, un épicier de Test de la ville qui purge présentement une peine de prison de 25 ans pour avoir brûlé un robineux inconnu afin de masquer sa fuite à l'étranger, alors qu'il était apparemment en proie à de fortes difficultés financières, pourra faire réviser son cas par la Cour suprême.C'est ce que les juges Lamer, Chouinard et Dickson, de ce tribunal ont décidé, hier, en faisant droit à la requête que leur avaient présentée, en ce sens, Mes Louis Cliche et Michel Denis.Il y a quelques semaines, on le sait, la Cour d'appel du Québec avait rejeté son pourvoi, contre cette condamnation, mais sur division.L'un des trois juges s'était dit d'avis que l'accusé devrait bénéficier d'un nouveau procès.Devant la Cour suprême, d'autre part, ses avocats ont souligné que la défense de.légitime défense présentée par le prévenu, lors de son procès, n'avait pas été adéquatement expliquée par le premier juge, au jury.Ils ont également soumis que non seulement on n'avait jamais identifié la victime, en raison de l'état de carbonisation dans lequel elle se trouvait lors de sa découverte, mais que la cause de sa mort n'avait pas été établie de façon plus exacte.Un expert était même venu déclarer qu'en raison de la forte présence d'alcool relevée dans le sang de la victime, au moment de l'autopsie, il se pouvait fort bien que cet inconnu soit mort de son alcoolisme.Quant à Brisson, on le sait, il était revenu dans la métropole quelques semaines après sa fugue, portant barbe, mais une de ses jeunes parentes l'avait reconnu, rue Sherbrooke, et, peu après, d'autres membres de sa parenté l'avaient amené à se livrer aux autorités policières.Lors de son départ, par ailleurs, il avait mis en place tout un dispositif pour laisser croire que le corps carbonisé dans l'auto était le sien, et qu'il avait pu être la victime de bandits qui en auraient voulu aux recettes de son établissement.Un prof de conduite arrêté pour.un délit de fuite Un professeur d'une école de conduite bien connue à Montréal s'est retrouvé, hier, devant le coroner Roch Héroux, à titre de témoin important relativement à un.délit de fuite qui a causé la mort de deux piétons, il y a cinq ans.L'accident s'est produit à l'intersection des rues Beaubien et Christophe-Colomb, à 2h 27, la nuit du 28 juillet 1975.Les deux victimes, Raymond Pharand et Marie-Renée White-Charbon-neau, âgées de 31 ans, traversaient la chaussée lorsqu'ils ont été happés mortellement par un automobiliste qui a poursuivi sa route.Depuis, la police de la CUM avait institué une enquête pour retracer le chauffard, mais sans résultat.A un certain moment, le dossier avait même été remisé sur une tablette avec la mention «à compléter», aucun enquê- teur ne s'y intéressant particulièrement, faute d'indice pouvant les mener sur une piste vraiment sérieuse.Or, l'information que les policiers de la section des délits de fuite de la police de la CUM n'espéraient même plus leur est parvenue il y a six mois environ, avec le résultat qu'ils appréhendaient mercredi matin, à son domicile de Laval, un père de trois enfants, M.Gilles D., âgé de 10 ans.Traduit devant le coroner Héroux, hier matin, l'automobiliste a été libéré sur parole en attendant la tenue d'une enquête publique, fixée au 27 janvier prochain.C'est juste avant de quitter le bureau que le prévenu, répondant â une question du coroner, a révélé qu'il était moniteur de conduite automobile de son état, au grand étonnement de tous les gens présents.\u2014Û- L'usine Stablex à Blainville ou Mascouche population consultée Les résidants de Blainville et Mascouche seront consultés relativement â l'implantation, dan> l'une ou l'autre de ces deux municipalités, de l'usine de traitement de déchets industriels de la compagnie Stablex.LISA BBNSSE JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le ministre de l'Environnement Marcel Léger a annoncé en effet hier, lors d'une conférence de presse, qu'il avait chargé le Bureau des audiences publiques sur l'environnement d'effectuer une enquête et de tenir des consultations publiques dans ces deux villes.Les audiences pourraient débuter dès décembre, et si tout va bien, elles dureront de deux à trois mois en tout.Pour l'instant, la décision des édiles municipaux de Blainville de persuader Stablex de s'établir sur ce territoire ne fait pas l'unanimité parmi la population: un vaste mouvement d'opposi tion à ce projet, dont l'une des tètes dirigeantes est |L> comédien Marcel Giguère, vient d'entreprendre une guerre à l'administration municipale à ce sujet.« Mascouche.par contre, le gérant municipal.M.André de Marbre, a fait savoir que personne ne s'était prononcé contre l'aménagement de cette usine: «La ligue des propriétaires a laissé entendre qu'elle ne s'oppo- sait pas a la venue de Stablex», a-t-ildit.M.de Marbre a fait remarquer que l'installation de l'usine de Stablex à Mascouche assurerait à celle-ci d'importantes retombées économiques il s'agirait en effet d'un investissement initial de $60 millions, qui ^'accompagne rait de la creation immédiate de 35 emplois spécia- Lors de sa conférence fie près se.M Léger i souligné qu'advenant une entente en vue de l'implantation d'une telle usine au Quebec, la compagnie Stablex lui avait confirmé son intention de reiocaliser son siege social (présentement en Ontario) au Québec et d'j aménager le centre de recherche ci de dc\\ eloppe ment quelle se propose d'établir au Canada.«Le Québec est actuellement aux prises avec un problème de déchets industriels», a déclaré le ministre, «et notre politique relative aux emplacements sanitaires protege l'environnement ma:s ne règle pas pour autant la question de la gestion de ces déchets.La mise sur pied d'un centre de traitement réglerait cette question, tout en permettant de jeter les bas< s d'une politique de recyclage des résidus industriels.» Rappelons que la compagnie Stablex a obtenu la semaine dernière l'autorisation des autorités américaines de construire une usine d'élimination des déchets industriels it,i Michigan Cotisation 79: cède devant les contestataires Le conseil d'administration de la Ligue nouvelle des propriétaires de taxis de Montréal (Ligue A-Il) a décidé de plier l'échine devant un groupe de ses membres qui contestaient la légitimité de la cotisation de Tannée 1979.fixée a .S(>0.MICHEL GIRARD_ Dans un règlement hors-cour, les administrateurs de la Ligue A-ll ont acquiesce aux revendications de ces membres contestataires en acceptant de couper le montant de $15 que la Ligue avait imposé dans le but de créer un fonds spécial pour son projet de la «Maison du taxi».Par conséquent,'ils ont accepté de réduire la cotisation '79 à seulement $45.En outre, les dirigeants de la Ligue ont également accepté de renoncer à toutes les poursuites qu'ils avaient intentées contre cette cinquantaine de membres récalcitrants afin de faire annuler ou réviser leurs permis d'exploitation de taxis.Le conseil d'administration a d'autre part consenti a payer entièrement les frais encourus ($5,000) par ce groupe de propriétaires de taxis dans ce litige lequel perdurait depuis déjà plus d'une année.Soulignons que c'est en se ba->ant sur une lettre de l'ancien ministre des Transports, Lucien Lessard (adressée le 5 juin 1979 à l'intention îles administrateurs de la Ligue A-ll), que ces membres récalcitrants avaient décidé de contester la cotisation de $60.Le ministre avait ordonné au conseil d'administration de la Ligue de «spécifier clairement la différence entre la cotisation régulière et la cotisation spéciale» (le $15 pour la Maison du1 taxi).Le défaut de payer la cotisation régulière pouvait entraîner le retrait du permis tandis que le défaut de payer la cotisation spécial ene l'entraînait pas, de l'avis du ministre Lessard.Les administrateurs de |j Ligue Ai : ont fait fi de cette directive du ministre Lessard en entamant des poursuites contre leurs membres qui refusaient de payer la cotisation spéciale.Non seulement les avait-on menacés de se faire retirer leur permis mais en plus ces membres récalcitrants ont perdu du jour au lendemain leur statut de membre en règle de la Ligue A-11.L'administration de la Ligue, de plus, les a empêchés d'assister aux assemblées générales et de participer aux décisions de la Ligue et ce, en dépit du fait que tous ces membres contestataires avaient payé leur cotisation ri gulière en la déposant en fidéico-mis entre les mains du ministre des Finances du Québec.Cotisation 80 Même si le litige portant sur les cotisation* est maintenant chose classée, celui qui met aux prise- les deux même- group* -en ce qui concerne la cotisation 'nu n'est cependant pas réglé encore.La cause est présentement devant la Cour supérieure: les contestataires ne veulent payer que le montant de la cotisation fixé par le ministre des Transports ($35) alors que le conseil d'administration de la Ligue tient à recevoir une cotisation de $75.vous pensez i Le Canada n est plus une colonie.Nous tous, en tant que Canadiens fiers de l'indépendance de notre pays, devons faire savoir au Parlement britannique, par l'intermédiaire du Premier ministre de Grande-Bretagne, Madame Margaret Thatcher, que nous voulons vraiment que la Constitution du Canada soit rapatriée, mais telle quelle, sans changements ni additions, à l'exception d'une formule provisoire d'amendement qui nous permettra de la modifier à notre convenance L'actuel projet de résolution du gouvernement fédéral demande au Parlement britannique, \u2014 comme en 1867 quand le Canada était une colonie \u2014, de déterminer les lois qui nous gouverneront.En tant que citoyens dun pays puissant et indépendant, nous ne devrions pas éprouver le besoin de demander à la Grande-Bretagne de modifier notre constitution.Canada West Foundation est en faveur dune constitution faite au Canada.Une constitution pour nous tous.Pour ie peuple.Pour les provinces.Pour le pays tout entier.C est ensemble que nous devons façonner notre avenir.L'égalité en matière de droits constitutionnels et sa confirmation dans une charte exigent que s exprime la voix de tous les Canadiens qui s'en préoccupent d'un océan à l'autre.Et c'est maintenant qu'ils doivent le faire.Vous êtes d'accord?Le bulletin ci-dessous vous offre l'occasion de communiquer votre volonté au Premier rrwnistre Thatcher.Remplissez-le, découpez-le et retournez-le-nous dès aujourd'hui.Nous lui ferons parvenir l'ensemble des bulletins que nous aurons reçus.Une initiative de CANADA WEST FOUNDATION LA FONDATION DE L'OUEST DU CANADA est une organisation canadienne non partisane de recherche visant à promouvoir le développement régional de l'ouest du pays dans un Canada Uni.Faites-vous entendre! Expédier à: Canada West Foundation CP.80000 Succursale A Montréal, Québec Madame !e Premier ministre, Je désire que la Constitution canadienne soit rapatriée telle quelle, sauf pour ce qui est d une formule provisoire d'amendement qui permettra aux Canadiens de la modifier à leur convenance.Nom Ville ou localité Province - A 6# LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1980 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMELIN président et éditeur JEAN 818TO éditeur adiomt YVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en cnet Le droit de grève dans le secteur public Au moment où le droit de grève dans les services publics est remis en question dans la société québécoise, un spécialiste en relations de travail, I abbé Gerard Dion, abordait ces jours-ci ce problème névralgique au cours dune allocution prononcée à l'Université Concordia (et dont nous reproduisons le texte en rez-de-chaussée).L ex-directeur du département des Relations industrielles de lUniversite Laval, qui est tout le contraire dun antisyndicai.comme le prouvent ses états ae service, fait une distinction fondamentale entre l'exercice du droit de grève dans les secteurs (ordinairement publics) où le travail s'effectue auprès des personnes, et celui exercé dans les secteurs (généralement privés) où le travail touche des choses matérielles.Dans le premier cas l'arrêt de travail a un caractère odieux car il consiste à faire subir à des tiers innocents des privations de biens essentiels.Alors que dans le second cas il s'agit d'un rapport de force au cours duquel les travailleurs exercent une pression économique sur I employeur en sïmpo-sant eux-mêmes des restrictions économiques.L'abbé Dion rappelle que lorsqu'on a accordé le droit de grève dans les affaires sociales et renseignement, la négociation faisant alors au niveau de aque établissement, I exercice de ce droit ne pouvait affec-ter comme aujourd'hui toute la société.C'est vrai.Mais le centralisme administratif, dans ces secteurs, a engendré la négociation sectorielle et finalement la grève générale.C est ainsi, ironiquement, que l'Etat-providence, qui a voulu universaliser les bienfaits sociaux, a universalisé aussi les méfaits sociaux dus aux arrêts de travail, en donnant le pouvoir à des groupes de travailleurs de tenir en otage toute une population.M.Dion souligne avec raison que le gouvernement et les intellectuels de l'époque ont manifesté un excès d'optimisme et une certaine naïveté en croyant que les syndicats et l'administration publique utiliseraient de façon responsable ce droit comme recours ultime et exceptionnel, et que l'opinion publique jouerait à cet égard un rôle déterminant.Ce qui montre encore une fois que les bonnes intentions et l'optimisme ne peuvent seuls justifier les changements sociaux.Il faut aussi du réalisme et un certain pessimisme à l'égard de la nature humaine.C'est mal connaître les hommes que de croire que lorsque leurs intérêts sont en cause ils utiliseront avec mesure et responsabilité un moyen de pression illimité qui s'apparente à une arme de guerre \u2014 en l'occurrence dirigée non pas contre l'ennemi affiché mais contre des innocents.Autrement dit.c'est se leurrer que de compter sur le sens de la responsabilité de gens à qui on a donné le droit de faire souffrir des innocents \u2014 fût-ce par petits groupes \u2014 pour avoir gain de cause.Ce n'est pas le nombre des otages qui rend le kidnapping inhumain mais le procédé en soi.En justifiant le droit de grève, il y a quinze ans, sous prétexte que son exercice n'affecterait que des établissements particuliers plutôt que des secteurs complets comme aujourd'hui, on faisait preuve d'inconscience puisqu'on faisait une équation entre la moralité de la grève et le nombre de personnes affectées par elle.D'autres spécialistes sont d'avis que le droit de grève dans les secteurs publics a été accordé parce qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement: les grèves illégales commençaient à sévir et menaçaient de se multiplier.La force des choses obligeait les autorités à réglementer une pratique anarchique pour la contrôler et en limiter le plus possible les inconvénients.La reconnaissance du droit de grève était donc un pis-aller dicté par le réalisme politique.À l'époque la situation était-elle grave au point d'acculer les autorités politiques à cette solution?Peut-être pas, mais elle se serait éventuellement imposée.Cependant, dans l'effervescence de la révolution tranquille, où l'idéalisme avait plus de part que le réalisme, c'est sans doute les raisons évoquées par M.Dion qui ont d'abord prévalu.Ce qui importe aujourd'hui c'est que nous sommes devant une situation de fait qui pose des problèmes considérables à la société québécoise.L évolution des valeurs sociales, le radicalisme idéologique, la force et l'audace des syndicats, face à des gouvernements velléitaires qui préfèrent acheter la paix plutôt que de faire respecter les lois, tout cela rend problématique la solution de ce problème majeur.Plusieurs prônent l'abolition du droit de grève dans les secteurs publics.Cette solution n'est pas réaliste.Quand il n'y a plus de consensus social, la légalité n'est plus la norme de conduite déterminante des groupes sociaux qui contestent l'ordre établi.Si les policiers et les pompiers, qui n'ont jamais eu le droit de grève, la font, comment croire qu'on pourra retirer ce droit là où il est déjà acquis et empêcher les grèves?La révolte de l'opinion publique et la prise de conscience qui en est résulté tant dans les syndicats qu'au niveau du gouvernement permettent toutefois d'espérer que le bon sens pourrait éventuellement prévaloir.MARCEL ADAM Une réalisation qui honore le président Carter En qualifiant d'historique et irréversible le mouvement en faveur du respect des droits de l'homme, le président Carter établit un fait que confirment les circonstances.C'est un fait que la question des droits de l'homme a préséance à i'ordre du jour de la troisième Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) actuellement en session à Madrid.Or.voici que la même question apparaît en bonne place à l'ordre du jour de la dixième assemblée de l'Organisation des Etats américains (OEA) qui vient de s'ouvrir à Washington.Selon M.Carter, il n'est plus possible à un gouvernement de notre hémisphère de porter sérieusement atteinte aux libertés et aux droits de ses administrés sans automatiquement encourir la réprobation de ses voisins.C'est là une constatation que commencent à corroborer certains faits.Certes, l'hémisphère auquel il est fait allusion ici, n'a pas toujours manifesté un respect rigoureux des droits de la personne et de la liberté des peuples de disposer d'eux-mêmes.Pendant trop longtemps \u2014 et le président Carter en fait honnêtement l'aveu \u2014 les États-Unis ont observé, dans leurs relations internationales, un statu quo qui se traduisait en pauvreté, injustice sociale et répression politique dans les pays avec lesquels ils entretenaient des relations.Cet aveu du président pourrait venir de plusieurs autres leaders occidentaux.Mais quand le chef de la Maison-Blanche ajoute quelasituationachangé.ilne parle que pour son pays, et encore, faut-il préciser que le changement ne remonte pas à très loin.H reste qu effectivement, il y eut changement.Les Américains ont visiblement pris le bon parti de ne plus se prendre pour les gendarmes du monde.Ils ont résisté à la tentation d intervenir en Angola, en Ethiopie et en Iran.Le président Carter a eu le courage de braver une opposition survoltée en signant des traités concernant la cession éventuelle du canal de Panama.De plus, il a observé une politique de non-ingérence au Nicaragua et contribué à résoudre le différend frontalier entre le Salvador et le Honduras.Même si certains peuvent encore en douter, il semble exact de dire que la lutte en faveur du respect des droits de l'homme jouit, en Occident, d'une erre d'aller qui ne semble pas prête de se perdre.Ce phénomène est dû à plusieurs facteurs, notamment à la tenue en éveil de l'opinion qu'assurent les grandes entreprises d'information, ainsi qu à la vigilance dont fait preuve une nouvelle génération mieux informée et plus engagée \u2014 génération fortement marquée par la lutte des Noirs aux États-Unis et par la guerre au Vietnam.L'opinion est pleinement en éveil en Occident.On ne peut plus lui cacher grand-chose, et c'est probablement ce qui assure aux droits de l'homme la plus efficace des sauvegardes.C'est là le résultat d'une mutation profonde: mutation à laquelle le président Carter a généreusement oeuvré.Un changement s'est donc opéré en Ouest.On n'en peut dire autant des pays de l'Est ou les droits de l'homme sont d'autant plus foulés aux pieds que la libre circulation de l'information est systématiquement bloquée.C'est quasi par accident qu'on peut savoir exactement ce qui se passe de l'autre côté du rideau de fer.Reste à savoir comment l'opinion parviendra à provoquer un changement de ce côté-là.JEAN PELLERIN T/2ès coe/Jotil Droits réservés Le droit de grève dans les hôpitaux et les écoles Ce qui suit es/ le texte quasi intégral de Vallocution qu'a prononcée dimanche dernier l'abbé (ierard Dion, ancien directeur du Département des relations industrielles de l'université Laval, alors qu'il recevait un doctorat honorifique de Vuniver-site Concordia._ GÉRARD DSON Le syndicalisme est une institution normale e1 indispensable dans une société avancée et démocratique.L'action syndicale est une action collective et collectivement les individus se comportent d'une façon différente de celle que lorsqu'ils agissent isolément.La négociation collective, a l'intérieur de la législation et lorsqu'elle est possible, si elle n'est pas la voie unique, esl cependant la voie normale de l'aménagement des rapports du travail.Mais elle ne peut en aucune façon fonctionner ni subsister sans l'existence du com promis et une dose de bonne foi.Le recours à la gre\\ c lait en générai partie ciu processus de négociation.Il est le moyen ultime pour les travailleurs d'exercer une pression économique sur l'employeur en s'imposanl eux-mêmes des restrictions économiques.Il est inadmissible de faire subir à des tiers innocents des privations de biens essentiels et encore moins d'utiliser ce genre de pression pour atteindre ses fins.Il existe une hiérarchie entre divers droits.Le droit à la négociation collective et le droitide grève ne sont pas des absolus.En aucun cas.ils ont la préséan- e sur des droits comme ceux à la vie, aux services médicaux et à l'éducation.Et s'il n'y a vraiment pas possibilité de les concilier, il ne faut pas hésiter à en limiter ou voire même à en suspendre l'exercice.Des progrès énormes ont été accomplis chez nous depuis quinze ans en ce qui regarde l'amélioration des conditions de travail, la croissance et l'influence du syndicalisme ainsi que l'expansion de la négociation collective.Cependant, les malaises dans le champ des relations du travail n'ont jamais été aussi généralisés, particulièrement dans les secteurs des affaires sociales et de l'enseignement.Une chose apparaît certaine, c est que malgré les gouvernements qui se sont succédés et les diverses approches qu'ils ont tentées allant parfois même jusqu'à la servilité, on est obligé de constater que les espérances que» Ton avait mises lors de rétablissement de la négociation collée live dans ces secteurs se soldent par un échec qui est en train de perturber l'ensemble de notre régime des relations du travail.Lorsque le droit de grève a été accorde dans les secteurs de l'enseignement et des affaires sociales, on s'était basé sur une situation qui n'existe plus et sur des postulats qui, à l'expérience, se sont avérés erronés.La négociation collective se faisait alors au niveau de chaque établissement tandis qu'elle est passée à l'échelle provinciale avec comme conséquence flue les conflits qui y surgissent n'ont plus la même ampleur ni la même gravité.D'un autre côté, le syndicalisme dans ces secteurs, a évolué en se radicali-sant et en adoptant des visées de caractère idéologique dépassant les objectifs des rapports du travail.On avait pris pour acquis un profond sens de responsabilité chez les dirigeants syndicaux de même que dans l'administration publique.La grève ne devait être qu'un recours ultime et très exceptionnel.Les malades et les étudiants ne devaient en aucune manière en subir des effets dommageables, carcelle ci avait pour unique objet de créer des embarras à l'administration et de sensibiliser l'opinion publique.C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les services essentiels devaient être assurés.On croyait aussi que l'opinion publique jouerait un rôle prépondérant pour amener un prompt règlement aux conflits et inciter à la responsabilité en pensant que tant les syndicats que le gouvernement ne pouvaient se passer de son support.Dès les premieres rondes de négociation est apparue la fragilité de ces suppositions; mais on mettait cela au compte de l'inexpérience.Maintenant, après c inq rondes de négociation auxquelles ont participé trois gouvernements distincts, il n'y a plus de doute possible.Il faut admettre que l'on avait versé dans un excès d'optimisme et peut-être aussi dans une certaine naïveté.La grève y est devenue l'outil privilégié auquel on recourt lé-galementou illégalement pour imposer ses vues et la mobilisation pour la grève se fait souvent avant même que les négociations aient été entreprises.Dans les hôpitaux et les écoles où le travail s'effectue auprès des personnes humaines et non sur des choses matérielles, la mobilisation pour une grève, même si elle n'est pas déclenchée, et, à plus forte raison lorsqu'elle l'est, affecte la qualité des rapports entre travailleurs et patients, enseignants et étudiants.Comme les individus se comportent différemment lorsqu'ils agissent en groupe, ils posent des gestes qu'ils n'oseraient jamais poser isolément.Ce qui amène dans le comportement des travailleurs, lors d'un conflit, une dichotomie entre leur manière de penser, les valeurs auxquelles ils adhèrent et leur conduite.C'est ainsi qu'au cours d'une grève dans les hôpitaux on peut voir des travailleurs pourtant très humains et très sensibles par ailleurs se livrer sans scrupule à des actes qui frisent la barbarie avec la plus grande tranquillité d'esprit.Loin d'être sensibles aux réactions de l'opinion publique, les syndicats prennent souvent un malin plaisir à la provoquer au cours des conflits en minimisant les conséquences désastreuses qu'ils entraînent et en niant des évidences.De leur côté, les gouvernements, quels qu'ils aient été, se font leur complice pour camoufler ces effets jusqu'à ce que la situation soit intenable dans l'espoir d'amener un règle- ment et pour ne pas se mettre à dos les syndicats.L'opinion publique est ainsi contenue et paralysée et ne joue aucunement le rôle que l'on en attendait.La négociation dans le secteur public, en raison de la puissance que détiennent les syndicats avec les malades ou les étudiants qui leur servent d'otages, est utilisée par eux comme une locomotive devant entraîner tout le secteur privé.Elle est devenue un champ de bataille privilégiée dans une lutte de pouvoir.Comment notre société peut-elle tolérer plus longtemps une situation semblable qui permet à tous les trois ans de se servir des plus démunis pour obtenir du mieux-être et établir un pouvoir si peu responsable?La qualité d'une civilisation se mesure à l'attention et au respect que l'on apporte aux faibles, aux défavorisés et aux minorités.Si tel est le cas, en regard du traitement dontsont l'objet les malades et les enfants au cours des grèves dans le réseau des affaires sociales et de l'enseignement depuis quinze ans, nous n'avons pas raison d'être fier de notre piètre performance.Tous les premiers ministres qui au cours de leur mandat ont eu à subir le feu des négociations ontproclaméqu'il était urgent de civiliser les rapports du travail dans les affaires sociales et l'éducation.Aucun, jusqu'ici, n'y a réussi.Comment expliquer ce phénomène?Est-ce connivences de politiciens, faiblesse devant le pouvoir syndical, crainte de perdre des élections?Il y a peut-être de tout cela.( i Car.au Québec, le lobbying syndical, quoi qu'on en dise, esl beaucoup plus puissant que celui des multinationales et il est extrêmement difficile de mobiliser efficacement l'opinion publique dont on connaît pourtant les sentiments.On a déjà noté que l'Assemblée nationale a été amenée à passer plus de soixante-dix lois venant modifier le Code du travail depuis quinze ans et que toutes les rondes de négociation dans les secteurs public et para-public ont donné lieu à des lois d'exception.On sait, par ailleurs, que pour des raisons de petite politique, dans la plupart des cas.les gouvernants ont terme les yeux et se sont abstenus de prendre des sanctions contre ceux qui ostensiblement et délibérément se sont permis de violer les lois.On réclame encore de nouvelles lois.Il serait peut-être bon que l'on commence par appliquer et faire appliquer celles qui existent.Avant de s'engager dans de nouvelles recettes législatives \u2014 qui auront probablement le même sort que les autres \u2014 ou toutau moins en même temps, des \"efforts considérables devraient être déployés afin de développer dans tous les milieux, et particulièrement chez les responsables dans le monde du travail, une conscience plus aiguë d'une échelle de valeurs et de promouvoir des comportements respectueux des droits les plus fondamentaux des personnes et faisant passer ceux-ci avant les institutions. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1980 A 7 LIBRE Deux durs coups à la crédibilité des syndicats «Cela ne peut durer.Nous sommes tous coupables» J'ai lu avec beaucoup de tristesse la nouvelle concernant une centaine de réfugiés de la mer venant de mon pays, Haïti, bloqués sur un îlot désertique faisant partie de l'archipel des Bahamas: Cayo Lobos, situé à quarante kilomètres au nord-est de Cuba, et ce depuis un mois.Cinq de ces «boat people» sont morts de faim.Dans ce groupe d'infortunés fuyant la misère se trouvent des femmes.La nouvelle informait le lecteur que les gardes-côtes américains ont alerté le 9 octobre le gouvernement des Bahamas et qu'un bateau de secours avait été dépêché pour venir en aide à ces malheureux.On se croirait au temps des esclaves fuyant la tyrannie de la colonie française de Saint-Domingue au XVIIe siècle.Dieu, une telle situation est-elle possible au vingtième siècle?Quand va-t-elle cesser?Il faudrait un nouveau Spartacus pour venger les descendants de Toussaint L'Ouverture?Où est-il?J'ai mal en dedans de moi-même.Je lance un appel à tous les Haïtiens du Québec.Il faut que cette horreur cesse.Nous sommes tous coupables.Il faut trouver une solution.Nous ne pouvons laisser nos frères mourir de faim et être traités comme du bétail humain comme aux temps de l'ignoble traite des Noirs.Je le répète, il faut faire quelque chose.Une action pacifique concertée avec l'aide des gouvernements québécois et canadien.Je n'ignore pas l'action du père Dejean et de nombreux Haïtiens, à Montréal, mais nous, les Haïtiens de Québec, nous devons faire quelque chose.Cela ne peut plus durer.Je suis ouvert personnellement à toute idée humanitaire pour la mise sur pied d'un organisme en vue de porter secours à tous nos frères en détresse.Suis-je utopiste?On peut prendre contact avec moi, à mon domicile.J'ai exécuté le dessin ci-joint en guise de protestation contre l'inhumanité de la situation de mes frères haïtiens.J'ai voulu non seulement souligner l'horreur de ce qui arrive mais aussi stigmatiser notre indifférence et l'implacable action des médias qui ne font que leur boulot.Toutes ces iniquités par l'image vivante qui broie le coeur et gifle notre bonne conscience de citoyens gavés auront-elles une influence quelconque sur nous et nous faire réaliser que nous sommes tous solidaires les uns des autres?Et dire que Haïti vainquit les armées de Napoléon en 1803 pour prendre son indépendance! V.-E.Roberto WILSON Sainte-Foy, Québec .B.Bataille perdue \u2022 Priorité est accordée dans cette page aux Joftres d'intérêt général se rapportant à des articles parus dont LA PRESSE.La concision est recommandée.\u2022 tes corretpondanti doivent inscrite lisiblement leurs nom, adreise et numéro de téléphone.\u2022 LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retour» ner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.\u2022 L'auteur assume l'entière responsabilité de tes opinions.\u2022 Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.\u2022 Si possible écrire à la machine, à double interligne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme suit: «Iribvne libre», LA PRESSE, C.P.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H?Y 3M h Malgré l'opposition de l'opinion publique, le boisé des Sulpi-ciens est détruit pour permettre la construction de 270 condominiums.Selon M.Lamarre, pour attirer des citoyens à Montréal tous les moyens sont bons, y compris la construction de cet édifice, même si ça nous coûte un précieux espace vert et même si le site est difficilement accessible.En plus de la question du patrimoine, il faut en effet considérer que cette construction alourdira encore la densité du secteur et provoquera un accroissement de circulation dans une zone déjà achalandée.Le problème du stationnement s'en trouvera accru d'autant.Toutes les démarches de divers groupes de citoyens ont été vaines.Au même moment, les citoyens de Laval parlent et bloquent ainsi un projet de construction d'usine de traitement des déchets, avec la bénédiction de leur maire.Devant ces deux exemples simultanés, comment l'administration municipale persuadera-t-elle quiconque de venir habiter Montréal, où l'on fait tomber les arbres, où l'on détruit les espaces verts, malgré l'opinion des citoyens, alors qu'une puissante ville voisine offre de tout autres perspectives?Pierre F.PARENT Montréal Au cours des dernières semaines, deux événements de nature syndicale sont venus ébranler la confiance qu'on peut accorder aux syndicats du secteur public.Premièrement, les récentes déclarations de Norbert Rodrigue et de la CSN au sujet de Claude Brunet du Comité provincial des malades sont pour le moins déconcertantes, voire même inquiétantes.En effet, Claude Brunet serait selon leurs dires une marionnette aux mains des capitalistes, de même qu'il serait contre les malades, les handicapés, les travailleurs, etc.Ces accusations sans fondement s'inscrivent de toute évidence dans le débat houleux du droit à ia grève dans le secteur public, particulièrement dans les hôpitaux.Or, il est temps que les syndicats et le gouvernement s'aperçoivent que l'application des règles de négociation collective du secteur privé au secteur public engendre de sérieuses injustices.Comment, par exemple, peut-on concevoir dans une société supposément évoluée que le droit de grève (même illégale) soit supérieur au droit de recevoir des soins appropriés?Serait-ce que la fin justifie les moyens?Ainsi, on a érigé le droit de grève en dogme absolu, sans faire aucune distinction.Depuis 1964, les syndicats du secteur public ont remporté plusieurs victoires, ce qui nous réjouit à première vue.Cependant, qui a été le perdant dans ce combat perpétuel?Ce ne sont sûrement pas les gouvernements mais bien la population en général, et encore plus ceux qui dépendent des services de ces travailleurs pour survivre dignement.Comment se fait-il que les syndicalistes ne comprennent pas (ou ne veulent pas comprendre) que l'intérêt de celui qui est alité dans un hôpital pour malades chroniques est différent, parfois opposé, à l'intérêt du préposé ou de l'infirmier qui lui procure des soins vitaux?Pourtant, on pourrait croire que le mouvement syndical est là justement pour protéger les plus fai-blers, les plus défavorisés contre les exploiteurs.Mais à bien y penser, qui exploite qui dans tout ça?Il ne fait nul doute que les syndicats oeuvrant dans le secteur hospitalier ont manqué à leur devoir envers les plus démunis, ont été incapables d'autocritique et d'autodiscipline pour que leurs intérêts particuliers puissent concorder avec celui des malades.Le caractère monopolistique du secteur public et hospitalier donne à ses travailleurs une force dévastatrice; comme on le dit en langage figuré, ils ont le «gros bout du bâton».Mais est-ce une raison pour frapper sans discernement tout ce qui bouge?Face à cet abandon des syndicats, il n'y avait pas d'autres solutions que de se prendre en main, que de se défendre soi-même afin d'être respecté; et c'est pourquoi le Comité provincial des malades a été créé, et que certains moyens ont été adoptés pour protéger les usagers des abus.Aujourd'hui, nous en sommes rendus à un affrontement ouvert; il est donc temps que les malades, les bénéficiaires des services du secteur des affaires sociales et la population soient représentés aux tables de négociation pour qu'on tienne compte de l'intérêt de tout le monde.Deuxièmement, la dernière grève illégale des chauffeurs et opérateurs de la CTCUM a occasionné d'innombrables difficultés à des centaines de milliers de personnes.Ici encore, se sont les plus défavorisés, les plus pauvres qui ont goûté amèrement à cette médecine.De plus, depuis le 1er mai 1980, la CTCUM s'occupe du transport adapté pour les personnes handicapées.En effet, grâce à la loi 9 assurant l'exercice des droits des personnes handicapées, toutes les commissions de transport des villes du Québec auront un transport adapté.Ces mesures ont été prises pour rendre possible l'intégration des personnes handicapées.Celles-ci sont donc dépendantes de ce transport pour se rendre au travail, à l'école, à l'hôpital ou pour toute autre sortie.Donc, la grève qui frappe le transport adapté s'avère catastrophique pour les personnes handicapées.Même la grève dans le secteur régulier occasionne beaucoup de difficultés pour les handicapés visuels.Les personnes ayant toute leur capacité physique peuvent malgré tout se dépanner soit en marchant, en faisant de l'auto-stop, en prenant le taxi ou en voyageant avec des amis.Ces diverses solutions sont bien souvent inapplicables dans le cas des personnes handicapées.Par exemple, pour une personne qui se déplace en chaise roulante motorisée, il lui faut absolument un minibus adapté à ses besoins.Il est donc urgent que les syndicats de ce secteur, les commissions de transport et le gouvernement prennent des mesures pour au moins conserver le transport adapté lors de ces grèves.Lorsqu'on pense à la fréquence des débrayages, et que quelques-uns ont duré plusieurs mois (Jonquière, Québec, Rive sud) on ne peut qu'être affreusement inquiet si on est handicapé.Serait-ce trop demander au syndicat, car il perdrait évidemment un bon moyen de pression.Nous sommes rendus au Québec à un moment où il faut redéfinir le droit de grève et son application dans le secteur public.Malheureusement, la population est inorganisée et en plus trahie par ses élites intellectuelles et les gens qu'on dit progressistes.Ceux-ci cautionnent par leur silence l'exploitation des gens les plus faibles de la société au nom d'un principe: le droit à la grève.Vraiment trop de victimes innocentes ont été sacrifiées ou immolées sur le bûcher de la grève.Comme quelqu'un l'a déjà dit, bien des gens ont un discours de gauche mais une pratique de droite.St- Jean BOLDUC Etudiant en droit, responsable du Comité des étudiants handicapés de l'Université de Montréal Vive inquiétude chez les handicapés A l'approche de l'hiver, les personnes handicapées qui utilisent le transport adapté ont de nombreuses raisons de s'inquiéter.1.Retards chroniques dans le transport des clients réguliers Sept mois après la prise en charge du transport adapté par la CTCUM, les clients réguliers, qu'ils soient travailleurs, étudiants ou utilisateurs de services de santé subissent encore des retards jour après jour, retards pouvant aller jusqu'à lh30.2.Sérieuse baisse de service de 14h30 à 18h \u2014 Comme solution temporaire aux retards dans le transport des clients réguliers, la direction du service a décidé de réduire pratiquement à rien le transport des clients non réguliers dans l'après-midi.Dans l'attente de nouveaux véhicules et de nouveaux chauffeurs, le Comité des usagers estime que les coupures de service sont indûment prolongées, privant la majorité de la clientèle handicapée de transport l'après-midi.3.Engorgement des lignes téléphoniques \u2014 Le Comité des usagers estime nettement insuffisant qu'une seule téléphoniste soit préposée aux quatre lignes permettant aux 1500 usagers de rejoindre le service.Il peut être très pénible et embarrassant pour une personne handicapée d'avoir à signaler jusqu'à 50 fois dans une situation d'urgence.4.Véhicules inadéquats \u2014 Plusieurs chauffeurs du service ont émis des protestations quant à l'utilisation de quelques véhi- cules loués Econocar pour le transport des personnes handicapées.Le Comité des usagers trouve aussi que ces véhicules ne possèdent ni le type de pneus, ni le type de suspension, ni le type de système d'attache qui convient au transport de personnes dont l'état est plutôt fragile.5.Renouvellement imminent de l'équipe de chauffeurs \u2014 Avec le passage des chauffeurs aux «listes générales» d'automne, l'équipe de chauffeurs se trouvera selon des critères d'ancienneté modifiée pour plus de la moitié.Certains chauffeurs viennent «essayer» le transport adapté! Le Comité des usagers estime que les conditions déjà rudes de l'exercice de ce type de transport seront décuplées avec l'arrivée du froid et de la neige, qu'il est par conséquent regrettable que 1e service ait précisément à cette époque à subir un bouleversement au niveau de l'équipe des chauffeurs.6.Entrainement insuffisant des nouveaux chauffeurs \u2014 Le Comité des usagers estime qu'une semaine d'entraînement, pour des chauffeurs sans expérience préalable de travail similaire, est nettement insuffisante.Le reste de l'entrainement risque d'être fait sur le dos des clients dont les déplacements seraient alors fort perturbés.Comité des usagers du transport adapté de la CUM Michel FORTIN Pierre-Yves LÉVESQUE Marie-Blanche REMILLARD Marcel THEORET Diane MAPP Les personnes âgées face au fatras administratif Mme Claire Dutrisac LA PRESSE Montréal Madame, Bravo d'avoir expliqué aux personnes âgées en besoin de placement à quel nouveau système elles devront faire face.Merci d'être la première à oser étaler publiquement le casse-tête administratif dont il manque certainement plusieurs morceaux.D'ailleurs, nous avons été témoins de la guerre entre le CRSSS et le CSS pour éviter l'un et l'autre de prendre sur lui l'odieux de publiciser un tel système.Pourquoi éviter d'en parler puisqu'il améliorera tant les choses?Peut-être a-t-on mis la charrue devant les boeufs en mettant en marche un tel système qui était loin d'avoir l'adhésion de tous ses partenaires?Peut-être n'est-ce pas une amélioration tellement évidente de ce qui existait auparavant?Peut-être voulait-on simplement alléger les hôpitaux de cas encombrants et coûteux?Peut-être a-t-on fait l'autruche par rapport aux centaines de personnes âgées à domicile nécessitant un placement et qui ont épuisé toutes les ressources de maintien à domicile (relativement limitées)?Peut-être?Nous sommes praticiennes au service Troisième Age.La procédure de référence pour placement est en vigueur depuis le début d'octobre.Endatedu21-10-80, 47 demandes urgentes avaient été adressées à différents hôpitaux et, de ce nombre, 45 étaient demeurées sans réponse.Nous n'avons aucun contrôle sur ces demandes, aucun recours sinon de porter plainte au CRSSS.A cet endroit, on nous dit de référer les cas aux CLSC et services de maintien à domicile ou aux urgences des hôpitaux.N'est-il pas aberrant d'inclure dans la procédure une forme de «dumping» que tous dénoncent et qui est une des causes de la sur-occupation des lits dans les hôpitaux par des personnes âgées?Suroccupation qui a d'ailleurs conduit le CRSSS à mettre sur pied cette nouvelle procédure.Ne fait-on pas tourner en rond la personne âgée dans le besoin?Ne se moque-t-on pas d'elle?Ce n'est pas tout! la situation est plus compliquée encore ! 1) A l'heure actuelle, les mécanismes d'application du nouveau système ne sont pas en place.Pis encore, libre cours semble laissé à chaque hôpital, chaque comité (quand il est formé!) et n'ime à l'humeur de certains directeurs de services profes- sionnels d'appliquer le système comme bon lui semble.Comme les gens ne sont pas libres du choix de leur hôpital (le CRSSS a sectorisé tous les hôpitaux concernés), un cas quasi identique ne sera pas du tout étudié de la même façon et recevra une qualité de service bien différente selon l'adresse de sa résidence.Dans les circonstances, ne devient-il pas tentant pour l'intervenant social de fausser l'adresse d'un client sachant qu'il recevra de meilleurs services d'un hôpital plutôt que d'un autre?Il ne faut pas se cacher que certains hôpitaux sont depuis longtemps sur une liste noire pour leur façon plutôt cavalière de recevoir (retourner devrait-on dire! ) les personnes âgées.2) Le CRSSS a sorti une savante formule pour calculer le pourcentage d'occupation de lits par des personnes âgées dans chaque hôpital et ainsi déterminer dans quel ordre les hôpitaux auront accès aux ressources d'hébergement.Chaque hôpital aura deux types de cas en attente de placement: des personnes âgées hospitalisées et d'autres à domicile.Un document du CRSSS affirme que l'hôpital devra, quand une ressource lui , sera disponible, donner priorité ?à la personne à domicile mais, dans les faits, il devient de plus en plus évident que les directions d'hôpitaux privilégieront les patients hospitalisés.Quel sera le contrôle du CRSSS ou du CSS là-dessus?D'ailleurs, puisque la priorité d'un hôpital est calculée selon son taux d'occupation de lits par des personnes âgées, certains hôpitaux n'hospitaliseront-ils pas des personnes âgées dont le maintien à domicile serait encore possible pout quelques jours, dans l'unique but de hausser leur rang de priorité?Et ce, indépendamment du traumatisme vécu par la personne âgée qui doit vivre deux changements de milieu plutôt qu'un ! * 3) Finalement, les cas évalués à domicile, réévalués à l'hôpital et acceptés comme nécessitant un placement d'urgence devront, comme antérieurement, être soumis au comité d'admission du centre d'accueil ou du CHSP et répondre aux critères d'admission de ce centre.Il semblerait que le CRSSS veuille alourdir les clientèles de certains centres mais il ne semble pas qu'on leur ait accordé les ressources humaines et matérielles à cet effet.En conclusion, c'est un euphémisme de dire que la situation est plus dramatique que jamais et qu'un placement devient de plus en plus le fruit du hasard.Pour Monsieur X, qui nécessite un placement d'urgence (selon certains professionnels, l'urgence est fondée quand le client se dit prêt à quitter son logis dans les deux heures qui suivent la demande de placement), la réponse qu'il recevra est fonction de son adresse, du premier service auquel ni s'adresse, de l'hôpital de son secteur, de la philosophie des professionnels du comité, du rang de priorité de cet hôpital, du CA ou CHSP oû une place est disponible quand ledit hôpital obtient droit de parole, des critères d'admission de ce CA ou CHSP, etc.Après avoir franchi tous ces hasards, comment Monsieur X osera-t-il refuser la ressource offerte sous le banal prétexte que le CA ou CHSP est situé loin de son quartier d'appartenance et loin des siens?«Comment peut-on oser se prétendre en situation d'urgence et être si exigeant, si peu reconnaissant pour tout le travail réalisé par tant de professionnels?» Dans les circonstances, comment peut-on parler de qualité et d'humanisation des services quand on met sur pied ou endosse une telle procédure en connaissant à 'avance les nombreuses failles.Nous osons au moins espérer que la direction du CSSMM sera un peu mal à l'aise que le thème de son assemblée générale annuelle porte justement sur le troisième âge.«Mourir au grand jour», aurait peut-être été un thème plus réaliste dans la conjoncture actuelle.Certains diront, tel qu'entendu lors de la récente consultation du MAS, que seuls les professionnels se plaignent des conditions de vie des personnes âgées.Mais qui parlera au nom des 6% de personnes âgées en besoin urgent de service, souvent démunies, incapables même de se déplacer et plus incapables encore d'élever la voix et revendiquer des droits élémentaires?On finit d'ailleurs par se demander si la véritable préoccupation qui se cache derrière tant d'acrobaties administratives n'est pas d'en arriver à étouffer les cris d'alarme d'une population qui réclame légitimement les services auxquels elle a droit?Ça dérange peut-être bien des consciences.Nous osons croire que les médias d'information, tout comme vous, madame Dutrisac, dénonceront haut de telles procédures.Liliane GAUL 1 FrancincLUSSrER Montréal A 8 PRESQUE LA GUIGNE DIPLOMATIQUE INFORMfflKMS NATIONALES.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1 980 mm W ; I ¦¦¦¦¦ .v./ .'.¦>¦ 'ï :v.1 SANAA \u2014 Presque amarres à la salle d'hôtes de l'aéroport de la capitale nord-yéméni-te.deux appareils de «VIP», le premier un Mystère 20 français aux couleurs des Emirats arabes unis qui vient juste d'atterrir, le ROBERT POULIOT collaboration spéciale deuxième un petit Jetstar vieux de vingt ans.portant l'emblème du drapeau canadien et qui.a quelques pieds seulement, se prépare à décoller.Abou Ammar.ou mieux connu en Occident comme Yasser Arafat, leader de l'Organisation de libération de la Palestine que ne reconnaît pas Ottawa, complete une tournée de la péninsule en prévision du sommet des chefs d'Etats arabes mardi prochain en Jordanie.Les pilotes du Mystère sont deux Américains.Mais pour le premier ministre Trudeau qui termine dans quelques instants sa visite semi-officielle en République arabe du Yémen, c'est presque la guigne diplomatique.Déjà, affirment certaines sources, des diplomates israéliens se sont émus à Ottawa dimanche parce que Arafat arrivait à Ryad en visite officielle.Et pour la deuxième fois, les deux hommes se sont croisés à nouveau hier à quel-ques minutes d'intervalle sans toutefois qu'il n'y ait eu le moindre échange, affirment les conseillers du premier minisire.Cet incident est peut-être l'aspect le plus coloré du séjour éclair de vingt-huit heures de M.Trudeau au Nord-Yémen, là où le Canada n'a ni ambassade (la chancellerie de Jeddah en Arabie saoudite y délègue un représentant quatre fois par année).ni investissements, ni exportations à l'exception de quatre DASH-7 et quelques produits de consommation.Certes, jadis, le Yémen était une terre fertile en vente de blé au point où les habitants réclamaient même «du Canada» chez leur marchand.Mais le «Canada» vient maintenant d'Australie et personne ne s'en rend vraiment compte! L'aide institutionnalisée Comme l'Afghanistan et la Somalie, ce qu'on désigne aujourd'hui comme un Nord-Yémen par rapport à la République populaire et démocratique du Yémen au sud.fait partie de cet enfer où des peuples entiers sont en voie de sous-développement.D'année en année, la situation économique se détériore.Pour chaque dollar de produit (café Moka, coton, peaux d'animaux) exporte en 1977, le Nord-Yemen en importail pour $40.Cette année, pour chaque dollar de vente à l'étranger, les achats atteindront $212.Bref, un peuple entier de plus de ô millions d'habitants vit sur l'aide institutionnalisée jusqu'à la plus petite échelle.Et Moscou qui compte 250 conseillers militaires pour entraîner les pilotes sur ses chasseurs Migs et les avions Sukhor.sans compter le programme d'aide civile.De Washington qui a aussi ses conseillers militaires pour les appareils F-5 E et ses chars M-60 et qui procurent environ $20 millions par année sous forme d'aide.De Pékin dont l'armée de techniciens a bâti la route vers le port d'Hodeidah et dont les diplomates ne cessent de mettre le gouvernement local en garde contre la présence soviétique.De Ryad qui surveille de près ses intérêts politiques qui verse l'équivalent de $3 millions par jour pour «faire tourner la roue».De Bagdad qui s'est engagé a verser .$200 millions d'aide: le Koweit par son fonds milliardaire d'aide économique et sociale et jusqu'au programme des Nations unies pour l'aide au déve-loppement qui est l'un des plus importants à travers le monde au Yémen.C'est un pays qui quémande, où la mortalité infantile atteint 10 pour cent, où l'analphabétisme dépasse les 70 pour cent et où la moitié de la main-d'oeuvre active, soit un million de travailleurs, a dû s'expatrier pour faire vivre le reste de la population à même ses remises de salaire de $1.5 milliards par année.Des cacahuètes Et «by the way», le premier ministre Trudeau est venu offrir au premier ministre Al-Iryani et au président Ali Abdullah Saleh la perspective de créer un programme d'aide de $100.000! «Des cacahuètes» comme le lançait un diplomate canadien à Jeddah.Sauf qu'on ne vit pas sur des «peanuts» au Nord-Yémen.Dans ce pays de feu où le revenu annuel per capita est à peine de 500$ par année, les habitants dépensent en moyenne 20 pour cent de leur revenu disponible pour mâcher Qat.une drogue douce qui stimule comme une amphétamine.Et il n'est pas rare que des Yéménites dépensent de 22$ à 15$ par jour pour ces feuilles que l'on enroule dans la bouche d'un côté ou de l'autre de la mâchoire pendant des heures et des heures.Cela permet de survivre juste un peu mieux! Le marche est si attra\\ ant que le Qat en est à déclasser la culture Si- ¦ telephoto CP Dans le désert arabe, le premier ministre Trudeau et son fils Sacha portaient la coiffure nationale.du café, comme à Hajja, juste au nord-est de Sanaa, où s'est rendu M.Trudeau en hélicoptère mercredi pour apprendre que 80 pour cent de l'agriculture y est consacrée à ce «rongeur d'esprit».Pour le chef du gouvernement canadien, il n'y aurait pu y avoir meilleure illustration de ce fossé entre pays du nord et du sud, lui qui se prépare à entreprendre une tournée africaine dès janvier prochain.Pierre d'Arabie OTTAWA (PC) \u2014 Exhibant aux Communes, hier, la photo deM.Trudeauexécutantla danse du sabre en cafetan, dans le désert d'Arabie Saoudite, le député néo-démocrate Ray Skel-ly a déclaré qu'elle constituait «la preuve vivante du niveau de préoccupation que se fait le premier ministre des problèmes urgents de ce pays aujourd'hui».Pour M.Skelly, M.Trudeau aurait d'autres choses à faire, sachant «qu'un million de Canadiens sont en chômage, que le taux d'inflation atteint deux chiffres, que la croissance éco-< nomique est négative, qu'il y a une crise de l'énergie et que des problèmes constitutionnels se posent dans les principales provinces».Le député conservateur Lome Greenaway a invité M.Trudeau, de son côté, à visiter sa circonscription de Cariboo-Chilcotin, en Colombie-Britannique.«Puisqu'il aime porter des costumes étrangers, a-t-il dit, nous serions désireux de lui offrir un costume de plumes retenues par du goudron.» Faisant allusion au film «Laurence d'Arabie», M.Greenaway a parlé de «Pierre d'Arabie», qui «passe le sable au tamis» au lieu de donner l'impulsion nécessaire à la prospection et à l'exploration du pétrole canadien.Le député conservateur Geoff Scott a pressé M.Trudeau, à son tour, de revenir au pays, puisque le seul Allah avec qui il devrait faire des affaires est «l'Allah-berta».Un autre député conservateur, M.Gordon Taylor, a par ailleurs déplore le ralentissement de la croissance des affaires, le départ des sociétés de forage de pétrole du Canada à cause du budget fédéral, les pertes d'emplois et la frustration qui existe au pays.Il a demandé à M.Trudeau de revenir de toute urgence pour conclure une entente avec l'AI-berta, ce qui mettrait fin à tous ces problèmes.Ottawa veut réduire la présence internationale du Québec Claude Morin QUEBEC \u2014 Le ministre Claude Morin estime que non seulement Ottawa, par son coup de force constitutionnel, veut-il diminuer les pouvoirs du C.V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec Québec à l'intérieur du Canada, mais il mené en outre une grande offensive pour réduire la présence internationale du Québec, seul Etat majoritairement francophone en Amérique du Nord.«Partout, à l'intérieur comme à l'extérieur.Ottawa veut bloquer l'horizon du Québec».Tels sont les commentaires qu'a faits hier le ministre des Affaires intergouvernementales à la suite du relus federal d'accepter la présence d'un ministre québécois à la rencontre de niveau ministériel prévue à Dakar, Sénégal, pour le début de décembre, dans le but de poser les jalons d'un futur organisme international groupant les représentants d'Etats et de gouvernements francophones M.Morin a rappelé que le Québec s'est toujours montré intéressé à la formation de cet organisme axé sur la francophonie et qu'il a toujours insisté auprès d'Ottawa pour en arriver à une entente qui permettrait au Québec de fournir son apport à la mise en place de cet organis-me.dans le respect des compétences de chacun des niveaux de gouvernement.Selon le ministre, la réunion préparatoire de Dakar fournit une occasion, autant à Québec qu'à Ottawa, de collaborer à cette entreprise sans porter atteinte à la responsabilité du gouvernement central dans les affaires internationales.C'est la raison pour laquelle il souhaitait qu'un ministre québécois, accompagné d'un ou deux conseillers, se joigne à la représentation canadienne au lieu d'un seul fonctionnaire comme le proposait le ministre des Affaires extérieures.M.Mark MacGuigan.Le gouvernement du Québec voulait ainsi que l'un de ses représentants puisse s'exprimer sur les questions mettant en cause les compétences constitutionnelles du Québec.Il était d'ailleurs prêt à éviter toute querelle protocolaire et à convenir que toute intervention du ministre québécois soit coordonnée et harmonisée avec celles du ministre fédéral.Profitant de ce contentieux pour rendre public un échange de lettres avec son homologue fédéral, M.Claude Morin soutient qu'Ottawa invoque aujourd'hui les mêmes raisons mises de l'avant autour de 1970 pour éviter que le Québec ne soit présent au sein de l'Agence de coopération technique et culturelle.«Elles n'ont pas plus de fondement actuellement qu'elles n'en avaient alors, comme Ta démontré l'expérience ultérieure», a conclu le ministre.Les libéraux refusent de prolonger le mandat du comité constitutionnel OTTAWA \u2014 La majorité libérale au comité mixte sur la constitution a rejeté hier par un vote de M à 10 une motion de l'Opposition réclamant que le mandat du groupe de travail soit prolongé jusqu'au 10 février.C'est après s'être échangés des injures pendant deux heures que les députés ont pris le vote GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa sur la motion, dont le rejet par les libéraux a amené les néodémocrates à menacer une fois de plus de retirer leur appui au gouvernement.L'un des porte-parole du NPD, M.Svend Robin-son a mis les libéraux en garde et annoncé que son parti retirerait son appui au projet de résolution si le gouvernement persiste à vouloir le faire adopter sous pression.«Les libéraux ne doivent pas prendre notre appui pour acquis.nous ne sommes pas de simples estampilles», a déclaré par la suite son collègue, M.Lorne Nystrom.en déclarant que le support néo-démocrate serait remis en question à la fin des travaux du comité.La chicane des libéraux et de l'Opposition s'est déroulée sous le regard indigné des représentants du Comité national d'ac- tion sur le statut de la femme, qui devaient témoigner à compter de 10h30.Après une heure et demie d'attente, la présidente de l'organisme.Mme Lyne Macdo-nald a fait parvenir une note au coprésident du comité, M.Serge .loyal.lui faisant part de son impatience de témoigner et réclamant des députés et sénateurs qu'ils lui fassent savoir à quelle heure elle serait entendue.Finalement, les débats se sont poursuivis jusqu'à midi trente, et le témoignage de l'organisme a été reporté à 15h30.Les échanges des représentants des trois partis hier matin ont été les plus hostiles jamais entendus à cette tribune.«Cette perte de temps constitue une véritable insulte aux femmes dont les porte-parole devaient témoigner aujourd'hui», a déclaré le sénateur libéral Florence Bird, sur un ton scandalisé.«Le comité devrait leur présenter des excuses».Les conservateurs et néodémocrates ont déploré eux aussi cette perte de temps.Mais ils ont fait valoir qu'il leur incombait de défendre les droits de tous les témoins qui n'auront pas le privilège d'être entendus.L'initiative de l'Opposition a d'ailleurs coïncidé avec la publication d'un communiqué publié par «La liaison canadienne», nouveau groupe de pression dirigé par le maire d'Ottawa, Mme Marion De war, demandant de prolonger la date limite pour l'audition des témoins sur la constitution.Les libéraux, qui sentaient le coup venir, ont tout de suite fait remarquer dans les coulisses que l'ancien ministre conservateur M.David Macdo-nald fait partie de ce groupe, laissant entendre que le tout est une machination de l'Opposition.Quoi qu'il en soit, les représentants néo-démocrates et tories n'ont pas manqué d'arguments tout au long du débat.«Nous avons passé des mois à étudier la nouvelle loi bancaire qui sera en vigueur pendant 10 ans, je ne comprends pas que le gouvernement nous refuse un délai supplémentaire pour étudier une constitution qui sera là pour la vie», a déclaré le représentant du NPD, M.Svend Robinson.Les conservateurs ont fait valoir que plusieurs organismes nationaux, qui ont témoigné devant le comité, ont admis ne pas avoir eu le temps de préparer des mémoires détaillés, en raison de la date limite du 9 décembre imposée par le gouvernement.\u2022 Plus tôt en matinée, le président de la Fédération canadienne des municipalités, le maire Dennis Flynn.d'Etobicoke.avait d'ailleurs demandé une prolongation du mandat du comité, pour donner le temps nécessaire à la fédération d'étudier la proposition gouvernementale.M.Flynn.qui a finalement été le seul témoin de la matinée, a demandé au fédérai de reprendre les négociations avec les provinces et de permettre aux représentants du pouvoir municipal d'y participer.«Après le rapport du comité mixte, une convention sur la constitution comprenant des représentants des deux communautés linguistiques, des trois niveaux de gouvernement, des Amérindiens et de chacune des cinq régions du Canada devrait être convoquée», a-t-il déclaré.Ottawa a déjà rejeté une telle requête présentée par les conservateurs, sous la formulation «d'assemblée constituante».La Fédération a par ailleurs demandé que la nouvelle constitution reconnaisse les municipalités comme étant un troisième niveau de gouvernement, et leur accorde les fonctions qui ont été les mieux remplies à ce niveau du pouvoir dans le passé.Enfin, l'organisme a demandé que la constitution garantisse des services bilingues partout au pays dans les domaines de l'éducation, des tribunaux, de la radio et télédiffusion et dans les législatures.Ryan s'en prend au projet Trudeau QUEBEC \u2014 Le chef du Parti libéral, Claude Ryan, a déploré hier que le Québec soit traite comme un partenaire GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec mineur par le projet Trudeau de réforme constitutionnelle et que soit de ce fait nié le rôle essentiel qu'il doit jouer dans la fédération.«J'avais dit au cours de la campagne référendaire, a déclaré M.Ryan devant la Chambre de commerce de Québec, que le téléphoto PC Québec devait rester dans la .M.Ryan, hier, devant la ' \u2022 Confédération parce qu'il était Chambre de commerce.un partenaire majeur qui a un très grand rôle à jouer, et il est maintenant traité comme un partenaire mineur, ce qui est déplorable».Il a poursuivi en disant que le projet Trudeau mettait en danger des prérogatives propres du Québec dans des domaines vitaux et que la province devrait pouvoir consentir à ce qu'on ne l'en départisse.Redisant son opposition au projet dans sa forme actuelle, le chef libéral a déclaré qu'il devrait y avoir moyen de le tempérer dans le respect mutuel.Tout en comprenant la grande impatience de M.Trudeau, M.Ryan estime que si une attitude semblable à celle du premier ministre fédéral se retrouvait dans les relations entre un patron et un syndicat, «ce serait la grève».Il a dit de l'hypothèse que le fédéral puisse en vertu du projet faire éventuellement un référendum sur une question de son choix, qu'il s'agit d'un mécanisme «mauvais et inacceptable» et que le système parlementaire britannique en a développé d'autres qui ont fait leur preuve et que.sur un autre plan, une modification à l'équilibre des pouvoirs sans l'accord des deux ordres de gouvernement romprait avec l'équilibre historique qui s'est établi.M.Ryan a par ailleurs redit son accord avec le rapatriement proprement dit et la protection des droits fondamentaux et de certains droits linguistiques.Parlant du projet de programme électoral de son parti, qui sera rendu public en janvier, M.Ryan a déclaré que le volet économique viserait six grands objectifs.On voudra d'abord promouvoir le devenir économique du Québec dans le contexte fédéral canadien, entre autres dans les secteurs de l'énergie et de l'agriculture.Le chef du PLQ a sur le tout dernier point dénoncé l'objectif d'autosuffisance du gouvernement actuel, par exemple dans des secteurs comme la culture du blé et l'élevage des bo.: vins, dans lesquels l'Ouest a urri avance au départ.Il serait selon lui préférable de promouvoir la croissance des secteurs qui sont forts au Québec et mettre au point des mécanismes nationaux d'échanges et de compensation.Le PLQentend par ailleurs mettre l'accent sur la croissance économique et la création d'emplois, favoriser en priorité le dynamisme de l'entreprise privée, établir les limites du secteur public et le contrôler, alléger la fiscalité des cadres et procéder à un développement équilibré des régions.Le parti entend sur un autre-plan chercher de nouveaux moyens de partage de la richesse, tout en tenant compte de la capacité réelle du Québec, et du pouvoir. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2] NOVEMBRE 1 980 ABTS ET SPECTACLES A 9 L'OBJECTIF DE GUY FOURNIER Rassurer les investisseurs sans conter d'histoires Luc Perreautt Le président de l'Institut québécois du cinéma s'inquiète de la situation de plus en plus précaire dans laquelle se trouve plongée l'industrie du long métrage au Québec.Pour sauver cette industrie du désastre, il songe à mettre sur pied une société mixte, rattachée à l'Institut, qui servirait d'intermédiaire entre les milieux financiers et cinématographiques et dont l'objectif à court terme serait d'assurer la production de quatre à cinq longs métrages québécois par année.Pour Guy Fournier, il ne fait pas de doute que l'Etat québécois (par ses politiques) et l'Institut qu'il représente (par ses programmes) constituent à l'heure actuelle le seul espoir du cinéma francophone au Canada.Le gouvernement fédéral, via la SDICC, aurait failli à sa tâche en ce domaine en encourageant depuis quelques années un cinéma calqué sur celui de nos voisins du Sud.Quant au projet de \"l'ONF de coproduction de films francophones avec le secteur privé (dont TIQC), Guy Fournier oppose un refus catégorique: «L'ONF, a-t-il déclaré hier au cours d'un déjeuner de presse, cherche dans le privé de l'argent, mais veut garder à toutes fins utiles le contrôle de la création et de la production.C'est exactement l'inverse de ce que nous cherchons! » Attitude irresponsable Commentant les récentes déclarations de son homologue de la SDICC, Michel Vennat, sur les succès des films canadiens tant au pays qu'à l'étranger, le président de l'IQC a qualifié d'irresponsable l'attitude de la SDICC qui consiste à rassurer les investisseurs privés pendant que la situation réelle du cinéma au Canada ne cesse de se détériorer.«Nos films se sont peut-être vendus dans 200 pays depuis un an, a reconnu Guy Fournier, mais à quels prix?» Ceux qui publient des statistiques relatives aux ventes des films canadiens devraient tenir compte, selon lui, de la part sans cesse décroissante qui.depuis teurs (et par la même occasion teurs et par la même occasion aux investisseurs).La part producteur serait passée, d'ajouter Guy Fournier, de 25 à 30 p.cent qu'elle était à 10 ou 15 p.cent.Le risque «Je pense d'autre part que les sociétés d'Ëtat ont très mal évalué l'impact qu'auraient leurs Guy Fournier; président de l'Institut québécois du cinéma.décisions auprès des investisseurs qui restent, qu'on le veuille ou non, des profanes dans le domaine du cinéma.Les courtiers ont sûrement eux aussi mal joué leur rôle de chiens de garde auprès de leurs clients en empochant des commissions dépassant 10 p.cent, un taux plus élevé que la moyenne.Au fond, le vrai chien de garde a été jusqu'ici la Commission des valeurs mobilières.Les sociétés d'Etat comme les courtiers n'ont pas suffisamment rappelé aux investisseurs que le cinéma restait un investissement de très grand risque.» C'est donc pour assainir cette situation qu'il proppse d'étudier sérieusement le projet d'une société mixte qui servirait à la fois de caution auprès des investisseurs et d'entité juridique travaillant en étroite collaboration avec la Commission des valeurs mobilières.Cette société mixte, par ailleurs, laisserait toutes les questions autres que financières entre les mains des producteurs et des réalisateurs.L'objectif visé, a-t-il admis, est de remplir le mandat que la loi de 1975 confiait à l'Institut, celui de promouvoir et de soutenir financièrement l'industrie cinématographique.En pratique, l'Institut veut assurer chaque année une production minimum de quatre ou cinq ou jusqu'à six ou sept longs métrages francophones.Une telle mesure aurait alors des effets d'entraînement.«Si nous parvenions à assurer ce minimum, conclut Fournier, nous aurions atteint notre objectif, qui est de créer une infrastructure permanente.» En bref L'interprétation du rôle de Michelle dans le film Jes Bons débarras, le long métrage de Francis Mankiewicz, a valu vendredi dernier à Marie Tifo le Hugo d'argent au HJème Festival international de Chicago.Le public comme la critique ont réservé un accueil chaleureux au film de Mankiewicz, qui doit entreprendre en décembre une carrière en salle commerciale à New York.À cet effet, le responsable de la distribution à l'Institut québécois du cinéma, Armand Cournoyer, a déclaré hier que ce film a obtenu un budget deux fois et demi plus élevé qu'en temps normal pour assurer son lancement dans la métropole américaine.\u2022 Jean-Luc Godard sera à Montréal le 8 décembre pour participer à un débat faisant suite à la projection de son dernier film, Sauve qui peuMa vie.La rencontre se déroulera à l'ONF.Elle est organisée en collaboration avec le Conservatoire d'art cinématographique.THEATRE «LOIN D'HAGONDANGE» I Meubler les interstices du langage quotidien MARTIAL DASSYLVA Loin d'Hagondange de Jean-Paul Wen/cl.Mise scène de Françoise KourtlsKv.Decor de Simeon Posen.Eclairages de Jean Crèpeau.Musique de Stephen Lockwood.Avec Gisèle Schmldl (Muni-).Marc Legault (Georges) et Hélène Mercier (Françoise).A l'affiche au Théâtre de quai' Sous jusqu'au 21 décembre.Le théâtre est un médium curieux et dangereux.Vous y multipliez les fleurs de rhétorique, le beau langage, la littérature quoi, et cela devient un exercice un peu futile, sans gra-nd intérêt, un moyen de communication susceptible de n'intéresser qu'une poignée d'af-ficionados.Par contre, vous vous en tenez au langage quotidien, aux longs silences qui ponctuent souvent les conversations entre les gens et aux bouts de phrases laissées en suspens, et il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.C'est, me semble-t-il, ce dernier phénomène qui se produit à propos de Loin d'Hagondange, une oeuvre simple, sans artifices ni bavardages inutiles qui porte sur la retraite chez les personnes âgées et dont la problématique est valable des deux côtés de la grande mare.Lui, Georges, a trimé toute sa vie à un laminoir.Avec sa femme Marie, il a émigré à la campagne où il s'est acheté une petite propriété: sans doute la réalisation d'un vieux rêve pour des gens qui ont vécu pendant une cinquantaine d'années à Hagon-dange, une ville industrielle de la Lorraine.Mais pour les deux époux, la retraite n'est pas ce paradis inespéré, cette oasis miraculeuse qu'on fait trop souvent miroiter aux yeux des gens qui ont atteint ou sont sur le point d'atteindre la soixantaine.L'inaction pèse douloureusement sur les épaules de Georges et sur son moral.Dans les relations du couple, l'ennui s-infiltre partout et ces deux êtres qui ont vécu ensemble et côte à côte pendant Marc Legault et Gisèle Schmidt, Georges et de Marie dans «Loin de Quat-Sous.quarante-sept ans »ont acculés l'un et l'autre à une profonde solitude.Pour sa part.Georges cherche refuge dans son atelier sous prétexte qu'il a des travaux à terminer, ce qui n'est pas vrai.Marie, elle, n'a pour s'occuper l'esprit que les menues besognes quotidiennes, du tricot, du reprisage, etc.Graduellement, le ciel se bouche, l'atmosphère devient irrespirable: un beau jour, après avoir bordé Georges qui a eu une crise de nerfs et n'est pas bien.Marie se suicide.Clamement, posément, comme si ce geste était le seul qui s'imposât dans les circonstances.Exemple de ce nouveau théâtre du quotidien qu'une génération récente d'auteurs dramatiques a mis à la mode en France, Loin d'Hagondange apparaît comme une réaction au théâtre bavard, baroque ou absurde dont la France a été affligée au cours des dernières années.Cependant, comme il arrive générale- photo Aloin Cornu les interprètes des rôles de d'Hagondange» au Théâtre ment quand on réagit contre un courant donné, on se déporte à j l'autre extrême.Dans le cas de Loin d'Hagondange, on a exagéré à ce point les silences, les soupirs et les trous dans la con! versation que la moindre toux et le moindre frémissement dans la ; salle vous font perdre le fil.A y regarder de plus près d'ail- .1 leurs, on en arrive facilement à la conclusion que le texte de Wenzel constituerait un excellent scénario de dramatique té-lévisée, la caméra pouvant assez \u2022 facilement meubler les intersti- ,| ces du langage parlé.Ceci dit, il faut convenir que le travail de mise en scène de Françoise Kourilsky est très propre, que l'environnement créé par Simeon Posen est intéressant, que la musique de Stephen Lockwood est appropriée, et que Gisèle Schmidt et Marc Legault proposent des interprétations plausibles et contrôlées des personnages de Marie et de Georges.STANLEY COSGROVE CLAUDE PÉLOQU1N Un nouvel album: Huit gravures (46 cm x 57 cm ou 18 x 22) signées par STANLEY COSGROVE qui illustrent une suite erotique de CLAUDE PÉLOQUIN.Le tout dans un boîtier signé La Tranchefile.Tirage: 100 exemplaires LES ÉDITIONS ÉTERNITÉ Prix de parution: S2.500 Case postale 1451 Place Bonaventure S00* * ^ Réservez dès maintenant Montréal ou 844-3951 / le groupe ^ \u2022 _ ^ la iaurcntienne présente Ce soir jusqu'au 28 nov ILE DE CHYPRE Fabuleuse terre de léoen^çs Ce soir et chaque mercredi, CONCOURS DE DANSE Dansez la nouvelle sensation rr ,aise ^ SMé$>4 \" rythmes latino-espagnols en compagnie de l'orchestre ccTABASCO» au rue Peel ouvert 7 soirs par semaine C ESPAGNOL C R.tél.:861-7254 POUR LA PREMIERE FOIS REUNIS SUR LA MÊME SCÈNE - DANS UN ONE MAN l^lto SHOW _l W\\\\ LE CAPITAINE BONHOMME (pour adultes) \u2022 ' ¦ ¦ ¦ ' \u2022 ; 4,./î; «.y,.?>i ET \u2022t à la MICHEL NOEL cfe«z Archambauh Mutlqi avant la raprétantatflon.UN SERVICE DE L'UNIVERSITE POPULAIRE THÉÂTRE AMHMIIN >tv 1004, Ste-Cathcrine est ^Jy Métro Berri de Montigny Guichets (288.2943): Tous les jours dé midi à 9h Commandes téléphoniques (288-4261): Tous les jours de midi à 6h Lundi au mercredi: 8h30 Jeudi au samedi: 7h et 9h30 Dimanche: 1h30.4h et 8h30 du18au22NOVEMBRE 20h30 SALLE ALFRED LALIBERTÉ centre socio culturel UQ/1M coin Sl-Oems et De Matsonneuve renseignements reservations 524-6805 1455 Samt-Oenis Montreal 282-3575 LE PLUS CELEBREClUB DE MONTREAL AVEC 50 ANS D'EXISTENCE 2 SUPER STARS Internationales CE SOIR jusqu'à dimanche Le retour de l'incomparable reine NINA SIMONE cHantouM pianitfç :t du 25 au 30 novembre EARTHA KITT d*»ftvtt avec JEAN BESR tfc taise Muette.Sjflm létal ttètrt Pipette.Ntmpe «etcire.Giy Pîtiest.tliuketk OwiJifcé.Fui Su lit.WriH tac*.n_»»r4«.t n*_iu !ic b b ¦ m b b b b £c cfté)Aûntrcaf CE SOIR DOUT AND SLUGS 318 ouest, rue Ste-Ca*henne 866-8057 Baron Restaurant-bar 6020 est, rue Jean-Talon Cuisine italienne ef frorrçafse Musique de danse Stationnement intérieur gratuit Ré».: 254-3509 1252 ouest, rue Saint-Antoine 861-0657 875-6777 875-6732 de Montréal Place Bonaventure Les Entreprises Gesser !nc présentent .1 CE SOIR 4 r\" Ai / I V B> .i ï du 85 au PII CBOI !.: m \u2022 \u2022 \u2022 - \" * Thé6iiederb':v?'rr.!- 20, 21 j 22 novembre - 20hOO Billets.$15 (2 ô b Halifax, centre-ville r- L : ¦ .*v LTtftel a été agrandi, mais { offre toufows te rnèrne service irnpeccâule à prix a van- .tageux.ft est situé prés du Scotia Square et du Metro-Centre.Chambres spacieuses et confortables, télé-touttuf avec câble, service aux chambres.Vaste terrain de stationne fnent Service 'd'autobus jusqu'à l'aéroport.Si vous venez i Halifax, venez chez nous, au Citadel Irin, fartes vos réservations par l'entremise de votre agent de voyage ou d'Air Canada.m '4 A v\\l I f G7T3) wukkm'mumI^ \u2022H : : - -v 1*80 Brunswick Street, -fcMta, (R S.) B3J 2G7-, -(U94&1S1.gl: TKw: 01*21808 ¦ \u2022 i A 10 Pi SALLE C/TDWILFRII WILFRID-PELLETIER l'I AU UtS \\KÎV IE CONCERT DU SIÈCLE! HMMnoQt à Qnrit* Porta avec LE ROI DU BE-BOP! Roué Doudou Boicel Productions inc.m DIZZY GILLESPIE $150, $10.50, $1150 Ur*/ W \u2022 él-Oô37 MHtiicksan.Hank Jones.pwno Ptiilly Joe J«nes.botttnc Ray Brown.t*»» SinnyStitt, mioi*o.wi * i Le plein épanouissement dans une splendeur sans complexes.Débordant de tout! Superbe! -Hustler De grande classe à voir par tous les amateurs! \u2014 A/ Goldstein's Magazine \"The PUDDING OF \"BRIE\" Starring HILLARY SUMMERS \u2022 JENNIFER JORDAN LAURItN DOMINIQl I \u2022 Directed by HENRI PAL HARD AUSSI DEUXIEME GRAND FILM DANS CHAQUE CINEMA 6 5117 PARK 844 1932 ¦ .¦ V\u20ac«8HOO*t A 4Hf, 7f>\" St-i,i on a nr., ?4«0 iaco*: Aim 3j7-5001 18 AN S Viultes CONSEQUENCE (VF.DE DIE KONSEQUENZ) Un film d'une sensibilité rare \u2014 et un des meilleurs films à l'écran cette année\" \u2014 George Anthony.Toronto Sun \"Superbement joué du début à la fin\" \u2014 Clyde Gilmour, Toronto Star \"Prochnow et Hannawald sont bons sans restriction.et le second, mémorable\"- Jay Scott.The Globe and Mail 'Kl Un film d« Wolfgang Peterson avec Jurgen Prochnow et Ernst Hannawald Sortis\u20149M5 Dim.: ïhl5 \u2014 3hl5\u20145h15 \u2014 7hl5 \u2014 9hl5 Adm $3.50 ûuimetoscope 2 ® 204 es» rue Somie-Cother.nc- ' ¦ ?e« 52S-860G AETS ET SPECTACLES.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 NOVEMBRE 1 980 Le film ce Heaven's Gâte», un four de $40 milSions 2 GRANDS 18 ANS SUCCES REUNIS GRAND PRU AU PREMItH FESTIVAL Uil;U.DO HIM (long» DEPUIS y/'fautlavoir, \\ pour h I v crotrof \\ \\ f|pl|| LOS ANGELES (AFP) \u2014 Les critiques New-Yorkais ont signé hier l'arrêt de mort, au moins dans sa version actuelle, de «Heaven's Gâte» (littéralement «La porte du paradis»), le dernier film de Michael Cimino, réalisateur de «The Deer Hunter* («Voyage au bout de Tenter» dans sa version française): le cinéaste a été en effet contraint de le retirer de l'affiche après une seule journée de diffusion.Avec Kris Kristopherson, «Heaven's Gâte», l'histoire de la «Guerre» entre des emigrants d'Europe centrale et des éleveurs dans le Wyoming de la fin du siècle dernier, était déjà l'un des films les plus coûteux de l'histoire, et il pourrait bien devenir un désastre financier pour United Artist.Un re-montage complet, comme Ta laissé entendre M.Cimino, pourrait en effet lui faire atteindre les 70 millions de dollars.Mercredi soir, à leur sortie de la première, tous les critiques New-Yorkais avouaient que les quatre heures de «Heaven's Gâte» étaient parmi les plus longues de l'histoire du cinéma.«Si le film avait été tourné en russe et nous avait été présenté sans sous-titres, devait déclarer Kathleen Carroll du Daily News, nous aurions sans doute mieux compris ce dont il s'agissait».Un autre critique déclarait: «C'est exactement comme si Michael Cimino, dans la hâte de terminer son film, avait laissé les morceaux principaux sur le plancher de la salle de montage» «Heaven's Gâte» pourrait bien maintenant aller rejoindre «Cléopâtre» et «Star Trek» sur la liste des plus durs échecs financiers du 7ème Art.Le film, dont le coût de base avait été fixé à 12 millions de dollars, est en fait revenu, en comptant les frais de distribution, à plus de $57 millions.Le retrait de l'affiche à New York, l'annulation de la première à Hollywood et de la présentation à Toronto vont encore coûter quelque 3 à 4 millions de dollars à United Artist, auxquels vont s'ajouter $10 millions de frais de re-montage.Tout ceci sans savoir quelle sera l'accueil du public après les commentaires acerbes, repris dans tout le pays, des critiques New Yorkais Téléthon organisé par le TNM La Fondation du Théâtre du Nouveau Monde est en train d'organiser pour le M mars li)8I un téléthon dont l'objectif sera de $500,000.Le communiqué officiel de l'organisme précise que ce téléthon est organise «pour combler le manque à gagner au; niveau des subventions et pour commencer la rénovation de son.vieil édifice.» D'une durée de vingt-quatre heures, le téléthon se déroulera au canal \u2014 (Cablevision Nationale).fHAROLD MAUDE im film «\u2022 hal ashbv RUTH GORDON BUDCORT -V 9&mstm Gold.e Mown Chevy Chas* H Ai OLD.Sw 9hM.iom.; JM5.9k», rf^ 2SO0 \u2022 5Mb \u2022 9H30.EMMOWUE.W AJO, S«n:7U0.dn:3M3'7HJ0 3180 rué BELANGER DUCE PPE Une simple histoire d'amour «TOLLEY'S F0LLY» de LANF0R0 WILSON De Lanford Wilson Traduction de François Tassé Mise en scène: Daniel Roussel Avec Hélène Loiselle / cf Luc Durand Costumes Francois Barbeau Oeccrs Marcel Dauphinais Éclairages Michel Beaulieu jusqu'au 6 décembre THÉÂTRE PORT-ROYAL AjRS! S£S PI ATI-Ol S ARis \" - *rr L \u2022\u2022'\u2022.«V; \u2022 .-t Atfc.n ÇÇS\\AlS Il 40.7 SO.**.6*.C JÉBN 66HIR'I KY M.ul.AINl \" BIENVENUE MISTER CHANCE ?Plus parfait, plus raffiné, plus audacieux que - \"!Mwr le plus beau cadeau qu'une jeune fille puisse offrir.18.ANS Adultes CAROLE LEWIS SERGE LAURE EUREY REGG1AM 'IbicfàcdçJ'Attkw, une çynivhonk.*dc « î vient* (tcfiiininsotis- GILLES CARLE Toute !a sem.: 1:00, 3:00, 5 00, 7:00, 9.00.Caff^Jeoen» de yoaarrr* «xi Bern Lcc1 tCotttcîwi PorTKiiiitft» BERRI 1 Berri: lh, 3h, 5h,7h,9h ST OtWS ST£ CMHtRIHl 288 2U5 2 RUES i L l'1 3e M II 725 7000 Lovai 7h30, 9h30 ODE OH 2-LAUAL Centre 2000 81 st martin 68- 5?0 7 un film de DAVID HAMILTON .Mi MAUD ADAMS.DAWN DUNLAR JAMES MITCHELL mu*** PATRICK JUVET voyez l'exposition complète des p.x>ros de DAVID HAMILTON TE GRENIER D'ART\" Place Bonaventure.niveau du métro A TRAVERS LEUR POURSUITE ECMEVELEE ILS NE RESPECTERONT AUCUNE REGLE.ROGER MOORE TELL1*' 3AVALAS _r\\t.BONS CLAUDIA CARDINALE escape 10 i 2e me FILM ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ La terreur commence quand l'inconnu appelle.awaz/.PRlXSPHCIALRJliRY /8° PRIX LTE LACR1TIQUE I CHûrtiPLAin 2 STE CATHEftiME PAPtMEâU ' escape to athena « L'aime au poing» EMMANUELLE [^j est de retour dans une nouvelle aventure remplie d'inattendus et | de surprises.LAURA GEMSER V film à chaque ciné N1ERCIER BR0SS0RD2 ÎTf CATRtRlM * ! \u2022 .'55.\".\"* MAIL CNIUfLAIN 46S SS06 mh.V1N simon productions prt^nttnt I iiriir.nlii.linn H A MU Y kllDU \u2022.i ii y.mm.vin simon productions prt^nun» Unrproduc-Uon barry kkosi charlks durning carol kank coi;lkfn dkwhurst TERREUR SUR LA LIGNE 's^.s^n.ws av,.< tony bkcklky itAcliaiiiiR^'» hon o*n*ai l'u.du.ifur\\ cxi't utif^Ml i vin simon et ii a k r y kkosi MusMjur d.- dana kAPKl >h f .r.l par s 11 vi fi Kl , ! ^Kr d wai ion PriNluil iur ih )IU.( 1ÏAPIN rl s ii vi i i Kl RcuIim par i Kl d wai ion AUSSI: 2e FILM A CHAQUE CIME UILLERAV CHûmPLûlfl t STE CATHERINE PAPiNEAU 524-1685 STOENIS JARRT 388 5577 BROSSÛRD 3 SI M ûfl Paris MAIL CHAMPLAIN 465 5906 STJEROmE Si vous n'êtes pas de retour avant minuit.Vous risquez votre vie! a sivccv =>*oduct.c\\ LESHNJ&SÉN»jam\u20acL6E Z.''l ¦.3\">GMNiGHT-::-.?f-.- 4.5./;ujam 3\"a-;.~09c,^GuZA ^O3uCrDI
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