La presse, 6 octobre 1980, B. Économie et finances
[" ET FINANCES LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 OCTOBRE 1980 CAH1 B Baisse des ventes de maisons Le climat économique morose que connaît le Québec a des effets négatifs sur le marché immobilier de la région de Montréal, où le nombre de ventes de maisons a chuté depuis le début de Tannée.Selon la compilation la plus récente effectuée par la Chambre d'immeuble de Montréal, le nombre de ventes de maisons a diminué de 3.2 pour cent entre janvier et juin, par rapport à la même période Tannée dernière.Les transactions ont totalisé 8,910 depuis janvier.L'offre (nombre de maisons mises en vente) a également baissé de deux pour cent depuis le début de Tannée, 19,165 maisons ayant été mises sur le marché.Il s'agit des données du MLS («multiple listing service» \u2014 service d'inscription multiple) auquel adhèrent les plus importants courtiers en immeuble.Dans le reste du Québec, la situation n'est guère meilleure, selon l'Association de l'immeuble du Québec, qui regroupe l'ensemble des chambres d'immeuble à travers la province.Par exemple, dans la région de la Mauricie (seule région, à part Montréal, pour laquelle on possède des données comparatives complètes), le nombre de transactions a diminué de 8.5 pour cent depuis janvier.Les inscriptions y ont baissé de 1.6 pour cent.Moins de prêts hypothécaires Dans les institutions financières, on indique que le nombre de demandes pour des prêts hypothécaires a décliné.A la Banque Nationale et au Trust Royal, on parle d'une baisse» de la demande de prêts sans donner de précisions.A la Banque d'Epargne de la cité et du district de Montréal, le directeur général adjoint, René Delisle.dit que la chute de la demande est «dramatique».A la Banque d'Epargne, qui accapare environ 15 pour cent du \u2022\u2022: ¦< 'f photothèque LA PRESSE René Delisle, de la Banque d'Epargne: «La chute de la demande de prêts hypothécaires est dramatique et la concurrence se fait forte entre les institutions prêteuses.» marché des hypothèques résidentielles à Montréal, la demande a baissé de 50 pour cent au cours du mois d'août (par rapport à août 1979).indique M.Delisle.Les prêteurs s'accordent pour dire que la flambée des taux d'intérêt, le printemps dernier, a «refroidi» la clientèle éventuelle des courtiers immobiliers, repoussant à plus tard la décision d'acheter.D'autre part, il semble que les gens pouvant se permettre l'achat d'une maison, cette année, possèdent plus de capital que l'année dernière: le prêt hypothécaire moyen consenti par la Banque d'Epargne se chiffre à $12,800, cette année, comparativement à $15.500 Tannée précédente.Ainsi, la décision de ne pas acheter ou de repousser l'échéance d'un achat de maison n'a pas été le fait des gens possé- dant un peu de capital (ces acheteurs semblent avoit fait fi des taux d'intérêt élevés).Remontée?La plupart des courtiers font état d'une augmentation des ventes depuis juillet, mais il s'agit d'une augmentation en termes de dollars, non pas en nombre de transactions.Au Trust Royal, le plus gros courtier, le directeur pour la région de Montréal, Jean-Paul Valley, parle d'une légère augmentation de la valeur totale des ventes depuis juillet.Kn nombre de transactions, il est probable que les activités immobilières ont continué a être faibles depuis juillet (les courtiers n'ont pas dévoilé leurs chiffres).Certains courtiers parlent d'un niveau équivalant à celui de 1979.Au chapitre des prix, les statistiques de la Chambre d'immeuble montrent que le prix d'achat moyen d'un immeuble résidentiel, vendu par l'intermédiaire du système MLS.a augmenté de G.1 pour cent en 1980.atteignant S 19,803 (le prix moyen de la maison neuve a augmenté de 17.1 pour cent, atteignant $44,743).C'est dans la partie ouest de l'Ile de Montréal que le prix moyen a augmenté le plus: 20.S pour cent ($102,190).Viennent ensuite la partie est de Tile: 20.3 pour cent ($51,937); le Lakesho-re: 16 pour cent ($60,156); la Rive sud: 8.5 pour cent ($15.828); la ville» de Montréal avec une hausse de 8.1 pour cent ($52,813) ; la Rive nord de la rivière des Mille lies: 6.3 pour cent ($43,060) ; et enfin Laval avec une petite augmentation de 3.8 pour cent ($15.112); dans la valeur moyenne des propriétés vendues par MLS.La faible augmentation de la valeur des propriétés pour l'ensemble de la région (nettement sous le taux d'inflation), ternit quelque peu la réputation de placement «anti-inflation» qu'on a fait à la maison.Quoiqu'il reste sûr.l'investissement immobilier ne représente plus le moyen le plus efficace de se protéger contre l'inflation, du moins pour le moment.«La situation économique actuelle influence la valeur des propriétés à tel point que les gens peuvent perdre intérêt à acquérir un immeuble», dit Pierre Fortin, économiste de l'Association provincale des constructeurs d'habitations du Québec.**.'\u2022'< ¦/ m.\u2022 \u2022 TV photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Une maison d'Outremont est mise en vente par.trois courtiers à la fois (on ne voit que deux des pancartes sur la photo).Signe des temps?Le prix des maisons neuves augmente de 17.1% Les prix des maisons neuves ont augmenté de 17.1 pour cent, en moyenne, cette année, dans la région de Montréal, selon la Société canadienne d'hv-potheques et de logement (SCHL).Il s'agit des maisons unifamiliales construites en vertu de la Loi nationale de l'habitation, loi qui «couvre» le tiers de FRANÇOIS BERGER la construction de maisons dans la région montréalaise.Cette augmentation des prix, qui porte le bungalow neuf à $44,743 en moyenne (selon «Tintention de prix» déclarée par les constructeurs au premier trimestre), est exceptionnelle, de dire Ann Trinh, économiste de la SCHL.La forte hausse est due à une conjoncture particulière du marché dans laquelle les gens s'intéressent à la propriété au moment où la construction domiciliaire est à son plus bas niveau depuis longtemps.L'augmentation des loyers dans le marché résidentiel locatif, où le taux de vacance est très bas à moins de trois pour cent, incite de plus en plus les ménages à acquérir (ou vouloir le faire) leur logement, ce qui crée une pression sur les prix en raison d'une offre faible, selon M.Trinh.Les prix des maisons montent maintenant plus vite à Montréal qu'à Toronto, Calgary et Edmonton, dit-il.Taux d'intérêt et acheteurs Selon Jacques Déry.spécialiste du marché immobilier à Mont- réal, la flambée des prix des maisons est aussi atlribuable aux facteurs suivants: \u2022 les taux d'intérêts élevés influence à la hausse les coûts assumés par les constructeurs et retardent l'achat d'une maison chez bon nombre de ménages; \u2022 l'isolation des maisons coule plus cher; \u2022 et.dernier facteur d'importance, les acheteurs de maisons neuves, depuis le début de Tannée, sont en grande partie des gens qui ont revendu une maison qu'ils habitaient afin de libérer le capital nécessaire à l'acquisition d'une maison neuve, plus grande (et plus chère).Les taux d'intérêts élevés ne semblent pas avoir retardé la décision d'acheter chez les gens qui possèdent un peu de capital.«Congrès de la crise» pour les sidérurgistes de 42 pays À SURVEILLER Massey-Ferguson: un sauvetage qui se fera.in extremis MADRID (AFP) \u2014 Plus de 300 sidérurgistes, représentant 12 pays qui produisent près, de 98 pour cent de l'achat du monde non communiste, se réunissent aujourd'hui à Madrid au plus fort de la crise.Venus participer à la lie conférence annuelle de l'Institut international du fer et de l'acier, dont les travaux se veulent plus techniques que politiques, les responsables des grands groupes sidérurgiques devront aussi tirer les enseignements de l'effondré-ment du marché de Tacier.Comme en 1975, le secteur subit le contre-coup du renchérissement du prix du pétrole, avec-la stagnation économique, voire la récession, comme aux Etats-Unis, le ralentissement du bâtiment et, maintenant, la crise de l'automobile.Le président Jimmy Carter a annoncé le 30 septembre un plan de soutien à la sidérurgie américaine qui utilise à 73 pour cent seulement sa capacité productive (contre 91 pour cent il y a un an) et qui licencie massivement: en juin, elle n'employait plus que 270,000 personnes (contre 315,000 en juin 1979), soit l'effectif le plus bas depuis 1933.Le plan Carter comporte des aides à la modernisation des aciéries et la restauration des «prix gâchettes» (trigger prices) à l'importation qui, en protégeant le marché américain, permettent de réduire notablement les achats de produits étrangers.k pi Les premiers visés au marché américain ne fera qu'accroître la crise ouverte au sein de la CEE, où plusieurs pays réclament un plan d'urgence Actuellement, la sidérurgie européenne ne travaille qu'à 60 pour cent de ses capacités et les groupes se livrent à une véritable guerre des prix pour maintenir leurs ventes, alors que le marché ne cesse de se rétracter.Les nouveaux licenciements annoncés ces dernières semaines vont s'ajouter aux 150,000 suppressions d'emplois de la sidérurgie des «Neuf», recensées au cours des dix dernières années.Le vicomte Etienne Davignon, Commissaire européen chargé de l'industrie, multiple les réunions entre les sidérurgistes.La proposition de réduire de 13 pour cent et de façon uniforme la production d'acier dans la CEE au cours du quatrième trimestre 1980 (par rapport à la même période de 1979), n'a pu faire l'unanimité.Ce sont donc les ministres des affaires étrangères qui se saisiront du dossier le 7 octobre à Luxembourg et le recours â un contingentement autoritaire de la production d'acier des Neuf paraît de plus en plus probable.Il est autorisé par Particle 58 du traité de la CECA (Communauté économique du charbon et de Pacier).La plupart des pays européens, dont la France, demandent son application.L'Italie l'accepterait, à condition de voir son quota de production relevé.Seule la RFA y est opposée fermement.Le sauvetage de Massey-Ferguson semble acquis en principe.Mais comme tout bon sauvetage, il se fera in extremis.Ce n'est pas en quelques jours qu'on peut trouver environ $600 millions à investir dans une entreprise qui bat de l'aile.La chose se complique quand deux gouvernements \u2014 celui du Canada et celui de l'Ontario \u2014 doivent participer aux côtés d'institutions financières privées.Chacun voudra obtenir les plus grands avantages au prix le plus bas.M.David Schulman, analyste chez Geoff non, Leclerc Inc., rapporte qu'une analyse du ministère ontarion du Trésor et de l'Économie conclut que Massey-Ferguson serait viable après un allégement du fardeau de la dette ou par une réduction de la pression des intérêts par des garanties.Cet allégement pourrait se faire par la conversion de la dette en capital-risque ou par l'injection de nouveau capital risque.Il est clair que ie gouvernement ontarien qui doit se présenter aux électeurs dans les mois qui viennent ne peut pas laisser tomber une compagnie qui compte 6,500 employés dans la province et dont les sous-traitants employent à peu près le même nombre.Par ailleurs, le principe de l'aide gouvernementale aux entreprises en difficulté est maintenant accepté.On n'a qu'à voir l'empressement avec lequel les entreprises acceptent cette aide.Mais David Schulman estime que Massey-Ferguson n'est pas un autre Chrysler.Le problème de Masse) Ferguson est sa dette excessive qui a été accumulée dans les années 1970-1977.Depuis 1978, des mesures draconiennes ont résolu une grande partie des problèmes, mais la dette est demeurée.Enfin, une grande portion de la dette de Massey-Ferguson est détenue par des étrangers.Tout remboursement force pourrait entrainer une ruée sur les réserves canadiennes.Du côte des banques et des autres institutions financières, l'intérêt à contribuer au sauve tage de Massey-Ferguson est moins précis.Schulman pense que certains détenteurs d'obligations sont peu enclins à voir ces obligations converties en capital-risque.Il y en a aussi qui pourraient profiter d'un démembrement de Massey-Ferguson.Mais, à date, on a entendu aucune voix responsable dans le secteur privé dire son opposition à un sauvetage.Pendant des semaines, la présence d'Argus Corp.comme actionnaire principal de Massey-Ferguson avait été un obstacle.Tant les gouvernements que les créanciers voulaient faire porter le chapeau à Argus et injecte d'importants fonds.Mais Argus ne voulait pas puiser démesurément dans ses propres reserves, ni encore dans celles de Dominion Stores ou de Standard Broadcasting, pour sortir Mas sey-Ferguson du trou.Le président d'Argus.M.Conrad Black, s'en est tiré de façon très élégante en donnant ses actions, soit 10.1 pour cent du capital de Massey-Ferguson, à la caisse de retraite des employés ci e M a s sey - Fe rgu s on.Argus pourrait tenir sa promesse de fournir une partie de l'aide financière à Massey-Ferguson.mais elle serait dans une position de pouvoir refuser son aide si elle estime que le programme n'est pas viable.Un des dangers pour Massey-Ferguson est que les créanciers demandent un prix trop élevé pour leur participation en voulant sauver une partie de leurs investissements.Ce prix pour- rait aller jusqu'à une réorganisation de l'entreprise qui friserait le démembrement.La logique semble dicter une profonde réorganisation de la dette de Massey-Ferguson pour lui permettre ses operations.Mais certains analystes ne sont pas encore prêts a affirmer qu'elle se fera.John lng de Pit-field.MacKay, Ross, par exemple rappelle la présence de deux gouvernements dans ces négociations.«Spéculer sur les activités d'un gouvernement ressemble trop à un jeu de fléchettes», dit-il en refusant de donner une opinion sur le sort de Massey-Ferguson.CETTE SEMAINE DEMAIN OTTAWA \u2014 Les représentants de la Chambre de commerce du Canada rencontrent le ministre d'Etat aux Finances, Pierre Buissières.pour lui faire des representations avant la presentation du prochain budget fédéral.Visite du président de la Roumanie.Il sera question de l'achat de réacteurs Candu.MONTRÉAL \u2014 Conférence de presse du ministre des Approvisionnements et services, Jean-Jacques Riais.MERCREDI MONTRÉAL \u2014 Colloque sur «l'industrie et les économies d'énergie» organisé par l'UQAM et Hydro-Québec.JEUDI QUÉBEC \u2014 Conférence du prési- dent du Conseil du Trésor, Donald Johnson, à l'occasion du Congrès de l'Association québécoise de planification fiscale et successorale.Le président du Conseil du patronat du Québec, Pierre Côté, doit parler des «Perspectives économiques des années 1980».TORONTO \u2014 Le Conference Board au Canada tient un colloque sur les perspectives qui s'offrent au monde des affaires en 1981.MONTRÉAL \u2014 L'Association canadienne des annonceurs tient une journée d'étude sur Tavenir du monde des affaires au Canada.VENDREDI MONTREAL \u2014 Une troisième table de concertation sur l'avenir économique de Montréal se tiendra dans le cadre de la série de conférences socio-économiques organisées par le gouvernement du Québec.% i« B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 OCTOBRE 1980 \u2022y» IA REVANCHE DES «NEWFIES» 1 ¦4 i I \"W'y téléphoto, PC Les Terre-Neuviens n'en ont plus pour longtemps à être citoyens les plus pauvres du Canada, car le pétrole dans quelques années leur rapportera des milliards de dollars.Une nouvelle mentalité, vigoureuse s'installe dans la province, comme en témoigne la fillette sur la photo.Les Terre-Neuviens partaient plusieurs choses avec les Québécois: une frontière commune, celle du Labrador, des rivieres et de l'électricité, sur laquelle ils se querellent, le goût de la musique, de la fête et des Expos, puis les farces sur les «New fi es ».MAURICE JANNARD envoyé spécial de LA PRESSE Mais dans ce dernier cas, ils ont un avantage puisque ce sont eux qui ont inventé ces farces.Et cela ne remonte pas à hier.Toutes les librairies et tabagies de St.John's, la capitale de la province, comptent par dizaines des livres différents de «Newfie Jokes ».les premiers ayant été publiés en 1972.Les ^ens de Terre-Neuve ont développé un sens remarquable de l'humour malgré leur situation de défavorisés par rapport aux autres Canadiens.Ils ont le championnat du chômage avec un taux de 15 pour cent.ôO même dans certaines communautés de l'île; le revenu gagné par personne est de 54 pour cent du niveau canadien et compte tenu de la population la dette provinciale est la plus élevée du pays.Si les Québécois se plaignent du fisc c'est à Terre-Neuve que l'impôt personnel est le plus élevé tandis que la taxe de vente y est de 11 pour cent.«Avec un tel palmarès, on ne peut faire autrement que de rire de soi-même», affirme un vieux fonctionnaire durant un séjour d'une semaine du représentant de LA PRESSE à Terre-Neuve.Aimables causeurs, ils discuteront vite baseball quand ils sauront que vous êtes du Québec.Comme sur le quai de Petty Harbour, petit village de pêcheurs au sud de la capitale, où le père avec ses trois fils nettoient les poissons pris dans la journée.«Etes-vous de Terre-Neuve?», demande le plus jeune.«Non, de Montréal».Aussitôt le plus vieux des garçons: «Comment vont les Expos?J'espère qu'ils vont finir premiers! » Ou encore ce serveur dans un restaurant: «Les Expos, c'est notre club ici.Mais on les voit une fois par quinze jours seulement, une semaine sur deux, le mercredi, on montre Toronto.» De ce temps-ci, les « Newfoundlanders » (nom par lequel ils se désignent) affichent une satisfaction plus grande encore.Grâce aux découvertes de pétrole et de gaz faites dans la mer au large des côtes, la province sera l'une des plus riches du pays dans quelques années.De 1985 à 2005, le gouvernement évalue à $00 milliards les revenus des hydrocarbures.Sans compter, les retombées qui proviendront du développement des ressources hydro-électriques du Labrador, une fois réglé le contentieux avec Québec: des investissements de l'ordre de $7 milliards.«Nous croyons en Terre-Neuve», un slogan lancé par une station de radio est vite devenu à la mode: on le retrouve partout dans les vitrines et sur les autos.«Nous avons toujours été riches en ressources naturelles et avec la crise de l'énergie nous allons en profiter», déclare pour sa part M.Neil Windsor, le ministre au Développement industriel.Les Terre-Neuviens ont suivi avec intérêt les débats d'Ottawa et les prises de bec entre MM.Trudeau et Peckford les ont rendus plus fiers encore de leur premier ministre.«Peckford, dit un chauffeur de taxi, c'est le premier de nos premiers ministres qui parle 100 pour cent pour nous autres», en ajoutant que M.Smallwood, à la fin de son mandat, (il lut 20 ans à la tête de la province), était «loin de son monde».« Et je suis d'accord aussi, continue le chauffeur, quand Peckford dit aux Canadiens que Terre-Neuve veut remettre ce qu'elle a reçu depuis son entrée dans la Confédération.» La moitié des revenus du gouvernement provient du fédéral, soit $650 millions sur $1.3 mil- liard dans le dernier budget.L'économie repose en bonne partie sur une industrie saisonnière, les pêcheries, qui fait vivre :10 pour cent de la population.Par contre, quatre pour cent seulement des 35,000 travailleurs de ce secteur ont un emploi à plein temps durant toute Tannée.Peu peuplée, la province avec le Labrador compte 550,000 habitants sur un territoire couvrant le quart du Québec.Deux Terre-Neuviens sur cinq habitent dans des villages ayant moins de 1,000 personnes, qui au dire même du ministre Windsor «ne sont pas encore adéquatement reliés par un système de transport ».En majorité d'ascendance irlandaise et attachés à leur mode de vie ces insulaires en ont gardé le côté grégaire et une passion pour la musique.St.John's, qur est aussi la principale ville (pop.150,000) ne manque pas d'en-, droits pour se divertir, où le vîsi-î leur peut se plonger dans le folklore traditionnel et le country' and western.Mais l'activité dans le port de! St.John's rappelle aux Terre-* Neuviens que le pétrole leur*' donnera une richesse encore; jamais vue et fait comprendre J l'attitude revendicatrice de ses* dirigeants politiques face à Otta-j \\va pour le contrôle des ressour-j ces.«Malgré le différend au sujet de l'électricité, Québec et Terre-= Neuve, affirme Ida Bridger,* haut fonctionnaire au ministère j des Mines et de l'Energie, ont beaucoup d'affinités, ne serait-ce que leur frustration par rapport au gouvernement fédéral.» j arasa ¦i «Nous sommes riches en ressources naturelles et avec la crise de l'énergie nous allons en profiter», a déclaré à LA PRESSE M.Neil Windsor, le ministre au Développement industriel de Terre-Neuve.Du pétrole près de la route des icebergs D'ici à la fin de l'année, les compagnies impliquées dans l'exploration du pétrole au large de Terre-Neuve prendront une décision quant à la mise en production des gisements découverts.MAURICE JANNARP Le premier baril de pétrole ne pourra sortir avant 1986 mais pour la province la plus pauvre du pays il signifiera l'entrée de milliards de dollars.Depuis dix ans.les grandes multinationales de l'or noir ont entrepris d'explorer le sous-sol marin atlantique, près de la région qu'il est convenu d'appeler «la route des icebergs», la ou 'en 1912 le «Titanic» 'coula.En pleine mer.au large du Labrador, on fouille surtout poulie gaz tandis que plus au sud.à l'est de Pile de Terre-Neuve, c'est le pétrole.Il faut attendre jusqu'en 1979 avant qu'un groupe de compagnies dirigées par Mobil Oil ne fasse une première découverte importante, à moins de deux cents milles des côtes, au puits de forage P-15 d'une zone nommée Hiber-nia.Hibernia a été qualifié par les experts du gouvernement fédéral de «plus grande découverte dans l'histoire canadienne de l'exploration en haute mer».Du côté de l'industrie, on parle de «retombées économiques aussi grandes que la découverte en 1917 du gisement de pétrole Leduc en Alberta».Cette première découverte et celle qui suivit un peu plus tard au gisement voisin de Ben Davis n'est qu'une partie du potentiel que recèlent les côtes de Terre-Neuve.Dans un document sur la politique pétrolière, le ministère provincial des Mines et de l'Energie évalue, selon une projection modérée, les réserves de pétrole à 3.5 milliards de barils et celles de gaz à 10 trillions de pieds cubes.«Nos experts estiment que nous avons 80 pour cent des chances que le gisement Hibernia entre en production commerciale», affirme à LA PRKSSE M.Neil Windsor le ministre au Développement industriel.Au gouvernement, on évalue les réserves d'Hibernia entre 100 millions et 1.5 milliard de barils de pétrole.La compagnie fait valoir qu'il faut au moins 500 millions de barils pour une production commerciale.Les investissements requis sont de l'ordre de $ 1 milliards.Lors d'une entrevue à LA SRESSE dans les bureaux de Mobil Oil à St.John's, le responsable des activités de forage, M.Martin Graham, affirme sans vouloir présager de la décision de la compagnie: «Toutes les études jusqu'à maintenant montrent qu'il y a une possibilité commerciale.» Mais il ajoute: «Il faudra d'autres études encore et l'on doit trouver une technologie appropriée pour exploiter ce pétrole.» Les conditions climatiques dans l'Atlanti-que-Nord sont des plus difficiles, pires que celles d ela mer du Nord qui a permis à la Grande-Bretagne d'entrer dans le club des producteurs d'or noir: vents violents, froid intense, hautes vagues et les icebergs qui descendent de l'Arctique.La présence des mastodontes de glace rend presque improbable la construction de pipe-lines pour acheminer le pétrole vers les côtes.Actuellement, le transport par bateaux-citernes est préféré.Le prix d'un baril de pétrole demeure aussi un problème majeur, selon M.Graham.«Au niveau actuel, tel que fixé par Ottawa, dit-il, il est impensable d'aller chercher le pétrole au large de Terre-Neuve.» Alors que le prix mondial est de le baril, au Canada il est de $16.75 le baril.Pour M.Ida Bridger, du Petroleum Directorate, l'organisme provincial chargé d'appliquer la politique énergétique, «une production rentable exige que le prix canadien soit fixé à 90 pour cent du niveau mondial».Mais avant que la province n'accède au rang des producteurs, Terre-Neuve et Ottawa devront régler Guy Carpenter & Company (Canada) Limited VERS LES FJORDS, KLM.Car c'est le moyen pratique de s'y rendre.De Montréal.I) est tellement facile de se rendre en Scandinavie et en Finlande par KLM et ses correspondances bien planifiées à Schlphol.Amsterdam, l'aéroport le mieux conçu du monde pour les gens d'affaires.KLM vous mène à six destinations d'Europe du Nord:Copenhague.Stockholm.|# ¦ mm mm KL.IVI GOteborg.Oslo.Stavanger et Helsinki.Et en choisissant la Classe affaires de KLM.vous serez servi à souhait: comptoir d'enregistrement particulier, places de choix et services spéciaux à bord KLM.Pour aller rapidement de Montréal à la Scandinavie.leur querelle eoncer-nant le partage de ces richesses.Encore ici.c'est une question de gros sous.Pour les 25 prochaines années le gouvernement provincial évalue à $(>! milliards les recettes provenant de l'exploitation du gaz et du pétrole.Selon la proposition ter-reneuvienne.le partage s'établirait ainsi: $35 milliards pour la province, $18 milliards aux compagnies et $11 milliards au fédéral.Selon la formule du fédéral, la redistribution s'établirait comme suit: $10 milliards à la province, $22 milliards pour les compagnies et $32 milliards à Ottawa.S'il n'y a pas d'entente au niveau politique, la Cour suprême du Canada devra décider qui a juridiction sur les richesses sous-marines.Mais pour s'assurer que la population terreneuvien-ne bénéficiera de ces ressources le gouvernement a créé en juin dernier une société d'Etat, le Newfoundland and Labrador Petroleum Board.Deux ans et demie après qu'un gisement ait été mis en production, la société gouvernementale détiendra 40 pour cent des intérêts.Pour M.Bridger, la raison en est bien simple: «Les Terre-Neuviens ont du pétrole et ils seraient fous de rester pauvres.» Pour combler décadrés.f de plus en plus, les entreprises reconnaissent l'efficacité de la rubrique Carrières et Professions dans La Presse.Pour placer une annonce encadrée sous la rubrique M.Kenneth J.Mead M.Clinton H.Croswell La ligne aérienne hollandaise digne de votre confiance t M.Edward G.Maher, président et directeur général de Guy Carpenter & Company (Canada) Limited, a le plaisir d'annoncer la nomination de M.Kenneth J.Mead au poste de vice-président exécutif et administrateur en chef, et de M.Clinton H.Croswell au poste de premier vice-président.MM.Mead et Croswell sont également membres du Conseil.Guy Carpenter & Company (Canada) Limited a son siège social à Toronto et des succursales à Montréal et Vancouver.Depuis presque 30 ans, la société offre des services de réassurance et services connexes au secteur de l'assurance au Canada.-!-¦-[- EXPOSITION D'INVENTIONS LIEU: Plaza Alexis Nihon INVENTION QUEBEC INC.INVITE.FABRICANTS, PROMOTEURS, DISTRIBUTEURS AINSI QUE LE GRAND PUillC À VISITER CETTE EXPOSITION CARRIERES ET PROFESSIONS - dans la presse composer 285-7380 CP-201 » LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 OCTOBRE 1980 LA REVANCHE DES «NEWFIES»- UNE SITUATION «IMMORALE» Terre-Neuve réclame $500 millions du Québec B 3 Dimanche le 14 septembre une panne d'électricité frappe Montréal et une bonne partie du Québec.Raison de l'interruption: bris sur les lignes de transmission venant de Churchill Falls.MAURICE JANNARP La plus puissante centrale en Amérique du Nord, située au Labrador en territoire terre-neuvien, fournit le tiers de l'électricité consommée au Québec.Par un contrat signé en 19(>9 et devant prendre fin en 2041 Hydro-Québec achète l'électricité de Churchill Falls.Conclue avant le début de la crise de l'énergie, les Terre-Neuviens voudraient bien changer les termes de l'entente car ils ont l'impression de s'être fait avoir.Ils ne manquent pas de mots pour décrire ce qu'ils appellent une situation immorale.«Lorsque vous songez qu'en 2011 le Québec recevra de l'électricité à un coût équivalent à $1.50 le baril de pétrole (le prix mondial est de $:J2 actuellement).Churchill Falls est une véritable tragédie pour nous», déclare à LA PRESSE M.Victor Young, le président de la Newfoundland and Labrador Power Corporation, l'Hydro-Québec de cette province.L'entreprise du gouvernement québécois paiera le même prix pour l'électricité achetée de Terre-Neuve durant 10 ans.après quoi le prix baissera pour les 25 années suivantes.L'an passé, HydroQuébec a déboursé un peu plus de $100 millions pour l'énergie fournie par le Haut Churchill.Mais la province voisine réclame bien davantage.«Compte tenu du prix de l'énergie actuellement nous devrions obtenir $500 millions de plus par année et davantage quand le prix du pétrole augmentera», affirme M.Young.Mais d'ajouter tout de suite: «Nous ne sommes pas inflexibles sur ce montant et il devrait y avoir moyen de s'entendre».Terre-Neuve veut aussi résilier une clause qui l'empêche de prendre une plus grande partie de l'électricité produite par La centrale de Churchill Falls au Labrador fournit de l'électricité à la métropole du Québec.Une partie de l'énergie est aussi vendue aux États-Unis par Hydro-Québec.Churchill.Québec de son côté fait valoir que sans le contrat à long terme signé en 1969, qui assurait un débouché à la production, le projet n'aurait jamais été matérialisé.De plus, «un contrat est un contrat».Dans une entrevue à LA PRESSE M.Neil Windsor, le ministre au Développement économique, explique la frustration de sa province.«Si nous avions ce $500 millions, le fédéral n'aurait pas besoin de nous verser des paiements de péréquation».Et de poursuivre: «Une autre façon de voir les choses est que si nous avions un meilleur contrat, plus réaliste dans le contexte actuel de l'énergie, nous ne serions pas obligés d'emprunter $250 millions pour financer notre déficit budgétaire».Le petro'c.un moyen Malgré les milliards de dollars que rapportera l'exploitation du pétrole et du gaz, la province tient davantage à l'électricité et à ses autres ressources.«Nous avons du pétrole pour 20 ans, précise M.Windsor, tandis que l'électricité est une ressource renouvelable qui durera aussi longtemps qu'il y aura de l'eau dans les rivières».Le ministre invoque le même argument pour les pêcheries et les forêts: «Ça fait 100 ans, dit-il, que Ton prend du poisson au large de nos côtes et les arbres, ça repousse».Dans son esprit et c'est pourquoi son ministère vient tout juste d'être créé, les revenus du pétrole seront la bougie d'allumage du développement industriel.«Cette fois-ci, souligne M.Windsor, on ne manquera pas notre coup et quand il n'y aura plus de pétrole Terre-Neuve n'aura pas besoin de demander de l'argent aux autres provinces».Comme la mise en exploitation du pétrole dépendra des compagnies étrangères, Terre-Neuve s'est fixée comme priorité le développement des ressources hydroélectriques du Labrador.Deux projets importants pourront être réalisés dans le bas Churchill.Celui de Gull Island, d'une puissance de 1,700 mégawatts, est évalué à $4.5 milliard.s Il nécessite cependant une entente avec le Québec car Terre-Neuve n'a pas besoin de toute cette énergie et elle devra la vendre ici ou la transporter dans les Maritimes ou les Etats-Unis via le Québec.Le second,plus petit, Muskrat Falls coûterait $3.2 milliards et produirait 600 mégawatts.Malgré son coût plus élevé pour un mégawatt il est favorisé actuellement par les autorités de la province car il peut être une réalisation exclusivement terre-neuvienne.«Au bout de la quatrième année nous serons en mesure de consommer totalement cette énergie», dit le président de Newfoundland Power.Muskrat Falls présente une difficulté technologique: transporter l'électricité par câble sous-marin d'une longueur de 12 milles entre le Labrador et l'île de Terre-Neuve.Ce à quoi M.Young répond: «Nous pouvons le faire».Selon ce dernier, une décision sur le projet de Muskrat Falls sera prise à l'automne.Les autogestionnaires en ont assez de sombrer dans la marginalité au Québec.Ils tiennent à sortir des ténèbres et, dans un premier temps, un comité ad hoc a été investi ce week-end de la responsabilité de dresser l'inventaire des membres de ce nouveau club des gestionnaires.PIERRE BELLEMARE Une fois la liste complétée, on la fera parvenir aux principaux intéressés, qu'on conviera d'ailleurs à une rencontre éventuelle, à laquelle participeront également des «gens de l'extérieur», des personnes qui ont une expérience de la formule de l'autogestion.C'est finalement ce qu'on doit retenir à l'issue du colloque qui prenait fin samedi à, l'Université de Montréal, colloque rassemblant les «pionniers» de l'autogestion, des hommes et des femmes qui veulent pousser plus loin l'expérience de Trico-fil.Comme l'a souligné un des quelque cent participants présents à la dernière réunion samedi, «il faut cesser d'avoir une mentalité de perdant.Tantquei'Rtat ne fera VERS UNE COHÉSION D'ACTION Les autogestionnaires veulent sortir de l'ombre pas de distinction entre l'autogestion et le capitalisme à l'état pur, nous devrons suivre les mêmes règles du jeu, en y allant de fortes campagnes de lobbying auprès des ministres à Québec».On a ainsi décidé de former un comité issu des organismes suivants: la revue Synthèse, le théâtre Parminou, la Balance et la revue la Balance.A ce comité pourront aussi s'ajouter des volontaires, émanant particulièrement des milieux coopératifs, de façon à mettre en branle un réseau visant à coordonner et à soutenir les forces a u toges t i on n a i res du Québec, conformément à la résolution adoptée il y a deux jours par l'assemblée plénière à l'U.de M.Plusieurs témoignages ont également été apportés par divers intervenants qui, généralement, constatent que l'idée d'autogestion est inconnue du public.D'où la nécessité d'inventorier les milieux autogestionnaires, de les mettre en contact les uns avec les autres pour ultimement développer une cohésion d'ac- tion, notamment avec les mouvenemts syndicaux.On refusera decor* mais de se replier sut soi-même.Au contrai; re.on tâchera de s'ouvrir aux groupes qui portent un certain intérêt pour l'autogestion, en vue de faire de ce mouvement embrvonnaire un ou-til structuré au sein de la collectivité québécoise.DECISION SAOUDIENNE D'AUGMENTER SA PRODUCTION Les Etats pétroliers du Golfe retiennent leurs commentaires MANAMA, (AFP) \u2014 Les responsables des Etats pétroliers du Golfe refusent, pour l'instant, de commenter la décision de l'Arabie Saoudite d'augmenter sa production de brut, pour palier au manque provoqué sur le marché pétrolier international par le conflit irako-ira-nien.Le ministre saoudien du Pétrole, Cheikh Ahmed Zaki Yamani.a entrepris samedi une tournée à Koweit, dans les Emirats arabes unis, Qatar et Bahrein, porteur d'un message du roi Khaled d'Arabie Saoudite, relatif, croit-on savoir de bonne source, à la décision saoudienne.Au Koweit, comme à Abou Dhabi et Qatar, on refuse, pour l'instant, de se prononcer publi- quement sur la possibilité d'une decision similaire, au cas ou l'arrêt de la production pétrolière de l'Iran et de l'Irak perturberait le marché international.Toutefois, M.Maneh Said El Oteiba, ministre du Pétrole des Eau, \u2014 qui ont diminué leur production de 800.000 barils jour le 1er août\u2014, a indiqué, à plusieurs reprises, que son pays était prêt à augmenter sa production, si «un ' manque véritable était constate sur le marché*, international».L'Arabie Saoudite n'a pas précisé le montant de l'augmentation de sa production, qui.croit-on savoir de bonne source, serait proportionnelle aux manques réels provoqués sur le marché par le conflit ira ko-ira ni en.Churchill Falls au Labrador fournit près du tiers de l'électricité consommée au Québec puisque l'Hydro-Québèc achète l'énergie produite en vertu d'un contrat signé en 1969.Terre-Neuve crie «au scandale» et veut renégocier l'entente.Nous vous aidons à régler vos problèmes «d'argent ou de gestion.Ou les deux.L argent.La Banque Fédérale de Développement n'est pas une banque ordinaire.En effet, nous avons pour seul rôle de favoriser rétablissement ou le développement de votre entreprise.C'est pourquoi nous possédons plus de 100 succursales au Canada, dont 20 au Québec, qui sont prêtes à vous financer des montants allant de quelques milliers à quelques centaines de milliers de dollars ou plus, et cela en un temps record! Ce financement se fait à des taux d'intérêt fixes ou flottants et se présente sous forme de prêt, de cautionnement, de participation au capital-action ou toute combinaison qui vous conviendrait mieux.S'il vous vient une bonne idée qui paraît risquée aux autres, dites-vous bien que c'est là que vous commencez â nous intéresser Venez nous voir.Nous vous aiderons à percer.La gestion.Pourtant, l'argent ne fait pas toujours le bonheur.Malgré de saines finances, votre entreprise pourrait avoir de sérieux problèmes de gestion de stocks, de promotion ou de comptabilité Quel que soit le problème.La Banque Fédérale de Développement peut vous aider à le résoudre En effet, nous mettons à votre disposition plus de 2 000 conseillers, gens d affaires avertis à la retraite.Pour un coût minime.I un deux vous aidera à identifier vos problèmes et à y apporter des solutions.D autre part, pour vous aider a développer vos compétences en gestion, notre centre de formation vous offre cours et conférences, tandis que chacune de nos succursales met à votre service une bibliothèque chargée de renseignements.Ces services vous sont offerts que vous soyez emprunteur ou non.Alors, argent ou gestion, servez-vous en! LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT Pour obtenir plus de renseignements, adressez-vous au: Bureau régional.800.Square Victoria.Bureau 4600.Montréal H4Z 1C8 (514) 283-3657 ou à I une de nos succursales.J7 B 4 Avion adaptable Sky Sports, Inc., d'Ellington, au Connecticut, vient de mettre Mir le marché un nouvel avion de loisir qui l'ait beaucoup plus que \u2022 voler.Cet appareil ultra-léger baptisé le «Humbug» (voir photo) peut être équipé de roues, de skis el de flotteurs et ainsi être transforme en un «dune buggy», ôii un engin pouvant aller sur la glace ou sur l'eau, mû par une hélice.Comme avion, le Bum bug a des ailes manoeuvrables et une queue en V, ainsi que deux hélices actionnées par un moteur montées sur chaque ente d'un cockpit ouvert.Le constructeur affirme que le Humbug peut être facilement lancé et peut atterrir comme un planeur: les mues peuvent être utilisées pour les décollages et les atterrissages sur une piste à environ 17 milles a l'heure.Dans les airs, l'appareil a une vitesse maximum de 55 m h et peut atteindre une altitude de io.ooo pieds.Les tubulures d'aluminium, des cables en acier inoxydable et les ailes recouvertes de tissu font que le poids total de Humbug n'est que de 120 livres.Le Humbug peut être partiellement démonté, ce qui permet sou transport facile sur le toit d'une automobile u son entreposage a l'intérieur.Son prix est d'env iron S 1.000.Aliments surgelés tendres par Rich Products Corp, de Buffalo, N.V.le procède Free/.e-Flo n'utilise aucun produit chimique ni additifs artificiels.Il s'agit essentiellement d'une technique de mélange d'aliments qui produit un lien entre l'eau et certains autres ingrédients dans les aliments eux-mêmes, soit le sucre, les protéines, le sel ou les graisses non saturées.Une rois que l'eau est liée à l'un des ingrédients naturels de l'aliment, les molécules d'eau ne peinent plus se cristalliser et former de la glace comme elles le feraient normalement dans un milieu froid.Les aliments traites par le procède Freeze-Flo conserveront la même consistance dans le congélateur qu'ils sont à la température de la piece.D'ailleurs, les liquides traites au Freeze-Flo resteront même liquides.Le procédé Freeze-Flo ne peut pas être applique aux viandes, au poisson ou aux légumes frais.Mais parce que les aliments traites par le procédé Freeze-Flo ne se gâtent pas aussi rapidement qu'ordinairement, quelle que soit la température d'entreposage\u2014.le procédé pourrait potentiellement prolonger la durée des pains, des gâteaux, des tartes et des autres aliments non surgelés.General Foods Corp.de White Plains.\\ .Y., a obtenu récemment une licence de Rich Products Corp.pour utiliser la technologie Freeze-Flo dans les boissons de rafraîchissement vendus en Amérique du Nord.D'autres acheteurs éventuels d'une licence évaluent actuellement les qualités du procède pour l'utiliser avec d'autres aliments dans d'autres pays.Une entreprise américaine de traitement des aliments a mis au point une méthode révolutionnaire de préparation d'aliments surgelés qui fait que ceux-ci ne durcissent jamais, et peuvent ainsi être servis des qu'on les sort du congélateur sans avoir à les faire dégeler.Mis au point Piles solaires économiques Les piles photovollaïques qui transforment la lumière solaire TAFFIN, LAMY & Associés AUDIOPROTHÉSISTES CP 354.Tour 0« lo Sourie 800, PJoct V pays et il parle quatre langues.Il est habillé «in» cuir italien, bijou signé et tout le tralala.Il est soigne et bronzé.Il ne boit pas trop.Ses orgies sont privées.Les scandales, c'est pour les autres (ou pour les chroniqueurs).Il est mince, li méprise les canapés.le seul mot «canapé» le fait engraisser.La photo Armand Troîtier, LA PRESSE où il va, i! arrive ie plus lard possible et il part tôt., pour aller ailleurs.Il lit.en anglais «Town and Country», «The Village Voice», le «soho New s» le «Vogue» et le \"Women's VVea r Daily» et en français, bien sur.le «Roch and Folk».Et il se promené, pour ne-pas mourir d'ennui, entre deux cures dans un «health Farm», la ou existe ia fête et la ou il peut l'organiser.DEMAIN: LA FÊTE mam m» L«s golfeurs Jack Nicklaus et Lee Trevino étaient tout près dejl'arène lors du combat Duron-Leonard.photo LA PRESSE photo LA PRESSE Douglas Leopold, animateur, dise jockey, grand voyageur et connaisseur des nuits montréalaise*. B 6 If LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 OCTOBRE 1980 Un retour aux sources du système scolaire québécois 1/iVBE ADJOURD CECM: un réseau de garderies A roccasion de son dixième a ii n i v e r s aire.Education Québec, publié par le ministère de l'Education, propose à ses lecteurs un numéro consacre à l'histoire de l'éducation au Québec.Apres dix années d'information en éducation.Education 'Québec, créé en 1970, remonte \u2022 ;hix sources de notre système scolaire et tente de retracer les grands courants de l'éducation \u2022 Chez nous jusqu'à la creation du ministère de l'Education en 1964, L'introduction precise le contenu de ce numéro: «Dans cette presentation simplifiée de l'histoire de l'éducation, on verra que l'enseignement primaire prend presque toute la.place: c'était le plus important, tout le monde en conviendra, et il nous fallait choisir.» Pour réaliser ce numéro {historique», Education Québec a obtenu la collaboration de deux journalistes, Claude M arc il et Andre Lemelin.et deux ethnologues Jacques Horion et Yves Lafra m boise.Appuyée sur une solide documentation, dont l'oeuvre de Louis-Phi lippe Audet demeure la plus importante, l'équipe a t'ait appel à l'autorité de l'historien Claude Galarneau.qui a accepté de lire le texte pour en verifier l'exactitude.Ce survol historique de l'éducation au Québec fait ressortir plusieurs moments importants qui en ont marqué son evolution.Ainsi, on note que la premiere «Commission d'enquête»» sur l'éducation remonte à 17N7 et le premier projet d'établir un système régi par le gouvernement, à 1789.L'année 1801 marque également une date dans l'histoire de l'éducation au Québec puisque, pour la premiere fois, une loi y établit un véritable reseau scolaire, les écoles de l'Institution royale.En 182!).l'Acte pour en- Une histoire de i education au Québec >,.'.M qui s'installe discrètement coura^er l'école élémentaire représentera, pour plusieurs, la fin d'une période noire au Québec.Si.en 1871.l'Etat dépensait pour l'éducation l'équivalent des 5 « du budget du Quebec, il y avait encore du chemin à l'aire avant de parler du «meilleur système» comme on le fit à l'occasion.On verra aussi que les problèmes de confessionnalité ne sont pas plus brûlants maintenant qu'ils ne Tétaient naguère.Mentionnons que Education Quebec est l'une des plus anciennes revues dans les annales du gouvernement du Québec.Publie huit fois par année, de septembre à juin.Education Québec comprend habituelle- ment un article-dossier d'une dizaine de pages, des reportages et des nouvelles en provenance des régions, un ou deux articles d'intérêt général, des entrevues et des nouvelles.La clientèle actuelle d'Education Québec se recrute surtout parmi les enseignants, les administrateurs, les parents d'élevés et les étudiants.Le magazine est distribué gratuitement à tous ceux qui en font la demande.On peut se procurer gratuitement la revue Education Québec en écrivant à lune des directions régionales du ministère de l'Education.(On trouve l'adresse dans le bottin téléphonique sous la rubrique gouvernement du Québec \u2014 Education.) Peu à peu.et discrètement, la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), est en train de poser les jalons d'un réseau de garderies sur son territoire.MADELEINE BERTH AULT D'après un dossier présenté la semaine dernière aux commissaires, et accepté par eux, le calendrier d'implantation des divers services de garde à l'enfance est le suivant: 1) la garde en milieu scolaire: (pour les jeunes de la maternelle et de l'élémentaire) on renouvelle immédiatement les projets existants (une dizaine), et on accepte des nouveaux projets dès ce mois-ci: 2) services de garde en garderie: l'implantation aura lieu après consultation auprès de l'Association des directeurs d'écoles élémentaires, mais on prévoit y recevoir les enfants de 1 et 5 ans à la demi-journée et les enfants de 3 et 4 ans à la journée; 3) quant à l'agence de services de garde en milieu familial, on avance la date de septembre li)82 comme début de l'opération.À la suite de l'adoption de la loi 77 sur les services de garde à l'enfance, le ministère de l'Education publiait en juillet dernier un nouveau Guide d'organisation des serVices de garde en milieu scolaire.Dans le rapport qu'elle a présenté aux commissaires cette semaine, la directrice du service aux étudiants de la CECM, Mme France Vézina, souligne que la loi 77 permet à'la CECM de répondre à un besoin pressant de la population; d'offrir des services de garde à l'enfance, compte tenu qu'il y aura à prendre des risques calculés au plan administratif; et d'assurer l'inscription presque certaine de ces enfants dans les écoles.Sur ce dernier point on souligne qu'à l'élémentaire, la différence entre les secteurs public et privé ne repose pas tant sur la qualité de l'enseignement que sur la qualité et la nature des services offerts (dont les services parascolaires).Mme Vézina a obtenu des commissaires que le Service aux étudiants de la CECM puisse procéder aux consultations nécessaires pour mettre en place certains services de garde.'] De l'avis de personnes consultées, dont quelques commissaires, ce dossier avance «lentement mais sûrement et sur des bases solides».En effet, en plus de Mme Vézina.il y a Mme Nicole Marcotte du bureau de la nutrition à la CECM, qui est partenaire au dossier particulièrement parce que les services de garde parascolaire comprennent les heures de diner et les collations après l'école.LES ENTRETIENS DE BICHAT Des débats qui n'ont pas toujours été «à la hauteur» PARIS (AFP) \u2014 Pour la 34ème fois, des milliers de médecins se sont retrouvés aux entretiens de Bichat à Paris pour parfaire leurs connaissances.Et cette année ils ont tenté de répondre à des questions d'actualité qui inquiètent le public ou tout au moins font l'objet de polémiques passionnées.Au cours de plus de 30 tables rondes, on a par exemple abordé «ce que tout médecin doit savoir concernant les hormones et la production animale et leur re- percussion sur l'alimentation», «l'adolescence et la contraception», «ne pas vacciner, pourquoi», «le pouvoir médical: but ou nécessité».Et force est de remarquer que ces débats n'ont pas toujours été «à la hauteur».Il n'est que de citer la table ronde sur les veaux et les hormones, fort intéressante au demeurant, mais qui n'a pas donné lieu à un véritable débat contradictoire, ou bien celle sur le «pouvoir médical: but ou nécessité» et «quand hospitaliser un malade mental et que faire après sa sortie» où l'on a parlé de beaucoup de choses, excepté du sujet.Mais faut-il pour autant jeter la pierre aux entretiens de Bichat dont il devient parfois de bon ton de dire qu'ils ont vieilli.Certes, on a noté cette année, une fréquentation probablement inférieure à celle des années précédentes et surtout irrégulière.Certains amphithéâtres «affichaient complet» alors que d'autres se sont retrouvés quelque peu clairsemés.\u2022 », * *» \u2022 \u2022 *,.a.*\u2022 \u2022 \u2022 «, -\u2022\u2022\u2022 -.w.v.-^.v.v.¦\u2022¦¦¦^izy.z:?:::::.MO mmm .V.V.* \u2022 : -.y.POUR L'ENTRETIEN DE VOS VÊTEMENTS DE LAINE VOUS ÊTES CELIBATAIRE, DIVORCÉ(E) OU VEUF(VE) I Pourquoi ne fairtt-vous pot appel à notre institut?IRIS 2000 a mis au point une méthode efficace, utilisant des techniques avancées, telles que l'informatique.Nous ne présentons que des personnes compatibles et correspondant à votre goût.En adhérant à IRIS 2000, vous avez toutes les chances de rencontrer celle ou celui que vous cherchez, pour vivre pleinement et être heu- reux(se).M Notre service est sérieux, confidentiel et beaucoup moins cher que vous ne le pensez.IRIS 2000 INTERNATIONAL ENR.3703, avenue Dupuit, Montreal H3T 1E5 Tél.: 735-3986 d.»nd ou samedi indus de 11 h a 19h PURE LAINE VIERGE SEANCES DE RELAXATION et D'AMAIGRISSEMENT DE GROUPE a partir du 6 octobre Nous vous présentons les Prescrisoins de NETTOYEUR NORTHSIDE vont nt r§ communié p*rt*tpte* francs Udhun et les mitittures bwtkpet à MontréàL 301 est, bout* Henrl-Bourassa 388-3513 Service au comptoir seulement 2-2066 WEIGHT WATCHERS^ a la demande générale renouvelle son arret ci tue FAROUCHE II Comment est votre peau?Aujourd hui comme hier?Est-elle sujette aux variations de la température?Vous semble-t-elle différente de ce qu'elle était auparavant?Ces questions (et leurs réponses) font partie d'un programme appelé « Prescrisoins » présenté par « Charles of the Ritz » : une toute nouvelle façon de prendre soin de votre peau avec.les produits «préparation»: ils conditionnent votre peau, la rendant plus susceptible à l'efficacité des produits.les produits «action»: ils font toute la différence! Ils donnent à votre peau tous les ingrédients nécessaires pour Ihydrater et la maintenir en bonne santé.les produits «perfection»: vous aident à régler certains problèmes qui vous paraissaient sans solution.Par où devez-vous commencer?Venez voir notre spécialiste en beauté.Elle vous suggérera une prescription personnelle et vous remettra une brochure gratuite sur les « Prescrisoins ».BONI o I y' I > www.NOTRE OFFRE DE LANCEMENT: un ensemble de produits « Prescrisoins » format échantillon comprenant: démaquillant ultra-doux pour les yeux.30 ml.Tonique sans alcool.30 ml.Lotion hydratante pour le corps.30 ml Mini-savonnette « Ritz ».Eau de toilette « Charles of the Ritz ».3 ml.Vous recevrez cet ensemble sans frais supplémentaires avec tout achat de $10 ou plus de produits « Charles of the Ritz» (sauf s'il y a épuisement du stock).mm Rayon 204, au rez-de-chaussée, centre-ville.Aussi à Fairview.Anjou.Laval et St-Bruno.Venez, écrivez.ou composez 842-7221 jour et nuit .-J- Nouvelle ligne de la haute-coiffure Française.Coupe de précision avec permanente légère.Une coiffure d'entretien facile pour la femme active.\"Confiez votre tète à des artistes\" COMPLEXE ECNFlCf BCN CENTRE PROMENADES OESJAROINS PLACE 0 ARMES lAVAi MONTAflVILLE 288-4484 \u2022 842-6333 * 688-6711 \u2022 641-0030 offre spéciale\" CHANGEZ VOS LIVRES DE SURPLUS EN REMBOURSEMENT PLUS VOUS PERDEZ PLUS VOUS RECEVEZ Oui, voici le remboursement pour les livres en trop.Les membres Weight Watchers recevront $1 par livre perdue.Pour pouvoir bénéficier du remboursement «perte du poids» les .membres devront être «membres à vie* et ne pas dépasser le poids qu'ils se sont fixés à l'avance.Offre valable seulement pour les livres perdues dans la province de Québec.Combattez l'inflation, stimulez-vous et économisez en vous joignant à nous.Pour renseignements: MONTRÉAL 727-3788 Pour un tressage d encouragement 488-0561 \u2022 Aucun contrat \u2022 Fra,a d inscription $/ \u2022 Cfisse hebdomadaire $5 WEIGHT WATCHERS W*gM Woîch#f» du Qurfm U4t dort lu.og# .mghtré Tou» d> Mmt MAIYLYN REICH DIRECTRICE D£ REGION VoJUfc pour la provfact d.Québec »uJ«m«rrt .\u2022-\u2022.\\v.w.v .\u2022.\u2022.¦.¦».¦.¦ .C'est en Italie que nous avons acheté ces petits sacs du soir pour les grandes occasions.Avec leur motif en strass du Rhin étincelant et leur brillante chaîne argentée, c'est l'élégance de la vie nocturne européenne qui vous accompagnera à la disco, au restaurant ou ailleurs.Environ 9\" x 4\".Noir, brun, marine ou blanc.$19.95 chacun BIRKS JOAILLIERS ¦ c » I < 4 » * \u2022 t 1 * < r ?ê i t I LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 6 OCTOBRE 1 980 SSLARISEZ-VOUS! 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*> Selon le pasteur Claude de Mestral.vice-président de l'Association québécoise pour la défense des personnes retraitées, il ne faut pas perdre de vue que la santé n'est qu'un des aspects de la vie.Si le domaine de la santé est misérable, dit-il, c'est peut-être qu'il est à l'image d'une société qui elle aussi est misérable.Pour sa part, l'ex-Frère Untel Jean- VOTRE DERNIER REFRIGERATEUR POURRAIT BIEN ETRE SIGNE FRIGIDAIRE.Il est difficile d'imaginer un appareil qui soit plus important pour votre?foyer que ne l'est un refri^erat»uir.Il est tout aussi difficile (it dissocier le réfrigérateur de la grande marqueFrigidain\u2022 En réalité, pour bien des ums de par le monde, notre nom à lui seul évoque l'excellence en matière de réfrigérateurs.Cela n'a pas de quoi surprendre.Nous en fabriquons depuis si longtemps.Et ils durent si longtemps! Si des réfrigérateurs Frigidaire de plus de 30 ans fonctionnent encore, c'est dire qu'on peut se fier à la marque Frigidaire.PLAIRE A L'OEIL NE SUFFIT PAS.Nombre de réfrigérateurs sont agréables a regarder.Mais la beauté d'un réfrigérateur Frigidaire ne s'étale pas qu'en surface.Elle est aussi toute profondeur, car chaque matériel, chaque composant d'un réfrigérateur Frigidaire doit être le meilleur, le plus résistant sur le marche.Exemple?Nos réfrigérateurs ont un revêtement intérieur d'acier et non de plastique.Notre isolation thermique de grande densité Frigi-foam* ne peut se fissurer, rétrécir ou retenir l'humidité.Et que dire des élégantes tablettes en verre trempe maniabilité.Vous comprendrez que si nous offrons peu de choses en option c'est bien parce qu'il en reste peu.NOUS NOUS FAISONS LA PREUVE.L'ELITE* FTE-190 ultra résistant qui font l'orgueil de la série Elite.Nous nv pou\\ iims tout de même pas mettre du verre ordinaire dans un réfrigérateur qui ne l'est pas! MECANIQUE PARFAITEMENT MAITRISEE.Au coeur de nos réfrigérateurs: l'exclusif compresseur Meter Miser.\" Le plus efficace de son genre sur le marche.Et grâce à une coque remarquablement soignée et au contrôle d'humidité Electri- saver.\" notre compresseur n'a pas a se faire mourir à la tâche.C'est sans doute ce qui assure sa longévité.A vrai dire, on retrouve partout dans les réfrigérateurs Frigidaire, une ingénierie de pointe.Les tablettes en porte-à-faux ajustables sont en équipement standard.Les panneaux de porte renforcés sont en équipement standard.Et il en est de même des roulettes à glissement doux dont on a agrandi le rayon pour une meilleure Avant qu'un appareil Frigidaire puisse répondre à vos besoins il doit répondre à nos exigences.Aussi le soumet-on à un programme rigoureux de \"mise à l essai\" qui nous assure qu'il est.en tout et en parties, aussi bien fabriqué qu'il peul l'être Certains échantillons subissent même \"l'essai au choc\" et d'autres voient leur porte se faire ouvrir et fermer 100.000 fois.Cela en dit long sur la qualité de notre fabrication.Et celle' de nos réfrigérateurs.PARFAITEMENT PRATIQUE.Compte tenu de la qualité de sa construction, votre réfrigérateur Frigidaire pourrait bien être le dernier dont vous aurez besoin.Ses nombreuses caractéristiques de commodité et d'économie sont tels que vous n'en voudrez jamais d'autre.Les qualités d'un réfrigérateur, vous les connaissez.Votre concessionnaire, lui, vous les montrera.Dans les réfrigérateurs Frigidaire.El Frigidaire IRREMPLAÇABLE.DISPONIBLES CHEZ CES CONCESSIONNAIRES DE CHOIX BERTHIER VILLE Mobilier Montcalm 565, rue de Montcalm Berthierville DRUMMOND VILLE S.Setlakwe Limitée 312, rue Lindsay Drummondville GREENFIELD PARK Ameublement Le Bon Gars 297, boul.Taschereau Greenfield Park HUNTINGDON Roch Dumouchel Enr.24, rue Mgr-David Huntingdon LACHINE Western Refrigeration 2875, boul.St-Joseph Lachine LACOLLE Lacolle Electronique 4, rue de l'Église Lacolle LONGUEUIL Pierre Duret Service 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ans.souligne-t-il.on note des progrès sur les plans scientifique mais un le plan et social, recul sur hum a in.«Collectivement, on est mieux équipes, mais on est également plus menacés qu'il y a 30 ans.dit-il.On a bafoue le caractère sacré du malade, détourné F hôpital.» M.Desbiens s'en est également pris à Ta- Ultime tentative de rapprochement aux Vieilles-Forges Le ministre Pierre-Marc Johnson a demandé hier à MM.Y van Blain.sous-ministre adjoint aux relations de travail, et Raymond Désilets.directeur général des relations de travail, de faire une ultime tentative de rapprochement entre la commission scolaire régionale Les Vieilles-Forges et ses 1,400 enseignants en grève depuis le debut de Tannée scolaire.Le titulaire du Travail a pris cette décision à la suite du document préliminaire que lui a remis M.Jean-Guy Duchaine, l'enquêteur nommé mercredi dernier par le conseil des ministres pour constater l'état de la situation dans ce conflit scolaire aux Trois-Rivières.«La négociation est dans une impasse, car les positions des parties sont très éloignées sur les objets de la négociation qui ne sont pas encore réglés.De plus, les parties ne s'entendent pas sur l'interprétation de certains textes importants de l'entente nationale fixant les conditions de travail des enseignants», indique M.Duchaine dans son rapport.M.Duchaine ajoute aussi qu'il est facile de voir qu'il y a beaucoup d'embûches dans le règlement de ce dossier.Il ne faudrait pas.dit-il plus loin, que la création d'une commission d'enquête empêche ou retarde toute» initiative permettant un ra p p roc h e m e nt ent re les positions des parties et un règlement du différend dans les meilleurs délais.MM.Blain et Désilets n'ont pas d'échéance précise dans leur ultime tentative, mais le ministre Johnson les a priés de faire le plus vite possible dans ce conflit qui met en péril l'année académique d'environ 20,000 étudiants de la région triflu-vienne.vortement, qui reflète selon lui «le caractère bestial d'une époque individualiste».Selon Jeannine Tel-lier-Cormier, présidente de l'Ordre des infirmières du Que-bec, le réseau hospita lier québécois est à Pimage de la société actuelle, «tiraillé el bouleversée, tant pour les personnes qui y séjournent que pour les personnes qui y travaillent».Ces tiraillements sont, selon elle, le résultat d'une evolution scientifique et technologique 1res rapide, de réforme importantes.«Comment nous sommes-nous ajustés à ces réalites?», déni a nde-t-elle.La déshumanisa-tion des soins de santé trouve1 selon elle son origine dans le système d'éducation, dans la réforme des professions, dans la laïcisation, dans la syndica-lisation.«C'est l'é- quilibre qui est dur à atteindre.» Si les propos des panellistes ont semblé faire la quasi-unanimité parmi les quelque 2 10 participants au congres, dont plusieurs religieux et religieuses, une voix discordante s'est fait entendre de la salle lors de la période des questions.Un jeune homme, employe d'un hôpital, a reproché aux participants de se tourner vers le passé et de refuser de regarder l'a\\ enir en face.«Les cas d'injustice contre les patients sont 1res rares, a-t-il fait remarquer, c'est le petit nombre qui donne mauvaise réputation aux autres.Arrête/, d'être fatalistes! » Les débats de samedi, ont été enregistrés et le Carrefour des chrétiens pour la santé s'en servira pour définir son orienta-lion.\t PASCAL\t A la quincaillerie Pascal.I ROULETTES Pour l'industrie, les meubles, à toutes nos succursales CHOIX COMPLET DE 120 NUMÉROS AU 301 OUEST, RUE ST-ANTOINE GRAND ASSORTIMENT TOUJOURS A VOTRE DISPOSITION Variété de styles à roues interchangeables.PRIX SPÉCIAUX POUR QUANTITÉ.S'IL S AGIT DE QUINCAILLERIE .VOUS LE TROUVEREZ CHE7 PASCAL m Votre police ne vous réserve aucune surprise désagréable.A la New York Life, nous voulons que tout soit clair et net C'est pourquoi toutes nos pokes son! tmp'imees en gros caractères iisibles Mais ce nest pas tout.Les mots ne sont pas seulement faciles a lire, 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