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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Économie et finances
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-09-30, Collections de BAnQ.

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[" TOURCfelABOQRSE \u2022 Place Victoria ESPACE À BUREAUX 875-5170 ET FINANCES LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 SEPTEMBRE 1980 CA] \\\\\\A\\ G VENTE D'ÉLECTRICITÉ AUX É.-U.sur le cmter le Se libérant de la tutelle québécoise, la province de Terre-Neuve est sur le point de conclure un important accord de vente d'électricité avec l'état de New-York.Ces deux principaux partenaires du Québec dans le domaine de l'électricité sont en effet en négociation depuis cinq mois sur ALAIN PUBUC_ la vente de l'hydroélectricité qui serait produite par le projet de Gull Island au Labrador.C'est ce que LA PRESSE a appris auprès des deux parties impliquées, le Newfoundland and Labrador Hvdro et Le Power Authoritv of the State of New York, ou Pasny.L'élément le plus curieux de cette négociation est que cette énergie pourrait être livrée à New York non pas par la route la plus simple, c'est-à-dire à travers le territoire québécois, mais bien par un chemin plus \u2022coûteux et plus complexe où l'électricité traverserait deux fois Peau pour passer par Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse pour ensuite cheminer à travers les provinces maritimes et la Nouvelle-Angleterre.Si ce contrat est signé rapidement, Terre-Neuve se doterait également d'atouts importants dans la course de la vente d'hydroélectricité à la Nouvelle-Angleterre à un moment où THydro-Québec, qui attend toujours une commission parlementaire sur ses projets d'avenir, a jusqu'à un certain point les mains liées.L'électricité qui serait vendue aux Américains proviendrait des projets du Bas-Labrador.Deux phases pourraient produire 2,318 mégawatts pour un coût de $7.7 milliards, dont la plus importante, celle de Gull Island, pas loin de Churchill Falls, pourrait fournir 1,700 mégawatts pour $1.4 milliards.Ce projet, qui revêt une importance cruciale pour Terre-Neuve et qui est là-bas objet de débats depuis 1971 connaîtra son avenir bientôt, puisque le gouvernement Peckford a promis une décision d'ici la fin de l'année.Une des inconnues était justement de trouver un acheteur, puisque de ces 1,700 mégawatts, la province n'a besoin que de 700 et doit pouvoir vendre les 1,000 restants.Fait à noter, en 1971, le coût de Gull Island n'était que de un milliard.C'est ce que Victor Young, pdg du Newfoundland and Labrador Hydro a confirmé à LA PRESSE.«11 y a eu des discussions et des négociations avec Pasny depuis cinq ou six mois», a-t-il noté.«Pasny a indiqué son intérêt à acheter de l'électricité du Bas-Labrador pour un minimum de 1,000 mégawatts, a-t-il révélé, et ils sont prêts à financer le gros des coûts de transmissions».Du côté de Pasny, un porte-parole de la société, Stephen Schoenicholv, tout en refusant d'aller dans les détails a souligné que «nous avons dit très clairement que nous serions un acheteur très intéressé dans l'énergie de Terre-Neuve si le prix est acceptable».Il n'a cependant voulu fournir aucun détail parce que la chose faisait l'objet de négociations.L'aspect étonnant de ces discussions est l'épineux problème du transport de cette électricité entre la lointaine Terre-Neuve et New York.Deux routes sont en effet possibles.La plus simple part du Labrador et traverse le réseau M.Victor Young, pdg du Newfoundland and labrador Hydro.d'Hydro-Québee qui est déjà interconnecté à celui de New-York.L'autre passe par les Maritimes et la Nouvelle-Angleterre.A Terre-Neuve, on appelle ces chemins «frog route» et anglo-saxon route».Du côté de Terre-Neuve, on envisage ce second trajet même si, selon M.Young son coût augmenterait le coût du projet de 15 à 20 pour cent, soit au bas Québec refuserait de laisser cette énergie passer sur son sol.«Ce n'est pas notre route préférée, note M.Young.Mais selon lui, cette question du passage de l'électricité est liée au vaste contentieux qui sépare Terre-Neuve et Québec notamment sur le contrat de Churchill Falls.Ce contrat prévoit la vente au Québec de l'électricité de Churchill Falls, terre-neuvienne, pour un prix ridicule et ce, pour soixante ans et Terre-Neuve veut rouvrir ce contrat.Terre-Neuve, explique M.Young, défend le principe du libre passage de l'électricité à travers le Canada et donc de celui de pouvoir passer par le réseau québécois, moyennant rémunération.Mais à défaut d'entente, Terre-Neuve s'est donc dotée d'une alternative qui pourrait constituer un atout dans ses négociations avec le Québec.Il faut rappeler que la colère des Terre-Neuviens provient du fait que l'électricité de Churchill Falls est vendue au Québec pour 3.5 mills le kwh, soit comme le dit M.Young l'équivalent de $1.80 le baril de pétrole (au lieu d'un prix mondial de $32).Celle qu'ils vendraient à New-York pourrait rapporter 130 mills, soit quarante fois plus! Du côté du ministère de l'Energie on ne fait pas de commentaires tandis qu'à Hydro, on rappelle que le Québec est prêt à discuter de cette question, mais que Terre-Neuve refuse de la traiter séparément du contentieux de Churchill Falls.Des spécialistes du domaine de transport de l'électricité no- La route de l'électricité entre le Labrador et l'état de New York existe comme le montre cette carte datant de 1967 depuis plus d'une décennie.Ce chemin, qui traverse le Québec, on l'appelle «frog route» à Terre-Neuve.Et si le Québec empêche les Terre-Neuviens de faire passer sur son territoire l'électricité de Gull Island (à côté de Churchill Falls), ceux-ci sont prêts à construire un autre réseau, «l'anglo-saxon route», qui traversera deux fois l'eau pour passer par les Maritimes et la Nouvelle Angleterre.tent toutefois que cette «route anglo-saxonne» est loin d'être idéale.Outre les coûts accrus, et les problèmes technologiques que provoquent le transport d'électricité par cables sous-marins, les problèmes sociaux et politiques que soulève la construction à travers des zones peuplées de lignes à haute tension seront démultipliés sur le passage de plusieurs états et provinces.On note également que cette négociation peut servir à faire pression sur le Québec.D'une part un refus du Québec qui pousserait Terre-Neuve à con- struire des cables sous-marins, donnerait à cette province un accès direct utile pour plus tard dans d'autres négociations avec les USA, ce qui ôterait au Québec son rôle de pivot dans le domaine du transport de l'électricité.Terre-Neuve se trouverait également à prendre les devants dans une course de vente d'électricité au marché américain de plus en plus cruciale avec hausse des prix du pétrole à un moment où Hydro-Québec, en attente d'une commission parlementaire dispose d'aucune marge de manoeuvre pour réagir.PAPETERIE DE LA MATAPÉDIA Décision à la fin 37% de l'année ¦v Xi MALAISE AUX POSTES Les messageries en profiteront La menace persistante d'un arrêt de travail aux Postes canadiennes inquiète les compagnies dont les affaires dépendent largement du service postal (paiement de factures, publicité, et vente par catalogues, etc.).Le syndicat des postiers a promis FRANÇOIS BERGER de respecter les lignes de piquetage des commis fédéraux en grève, si la demande leur en est faite.Plusieurs clients des entreprises spécialisées dans les envois postaux (activité mieux connue sous son appellation anglaise «mailing») ont annulé des contrats ou ont remis plusieurs projets à plus tard.En conséquence, les entreprises de «mailing» ont dû faire des mises-à-pied, depuis une semaine.Dans la région de Montréal, où une vingtaine d'entreprises se partagent le marché du «mailing», les licenciements sont de l'ordre de 50 pour cent des effectifs.Chez Paul Joncas Inc., une des plus grosses compagnies de ce secteur à Montréal, 13 des 18 employés ont été mis à pied temporairement, a indiqué le vice-président, Alain Assouline.Normalement, les mois de septembre, octobre et novembre constituent la meilleure période pour les entreprises de «mailing».souligne M.Assouline.Les pertes risquent donc d'être importantes.Chez Automatic Mailing & Printing Inc., un arrêt d'un seul jour aux Postes signifie la fermeture de l'entreprise au bout d'une semaine, dit le directeur général, Dean Watson.Des clients importants, comme Reader's Digest, ont remis à plus tard l'exécution de contrats, a-t-il précisé.La Compagnie s'apprête à remercier la moitié de son personnel (soit 17 personnes).Chez Promotions JRL Inc., on parle d'une baisse du volume d'affaires de 30 pour cent.«Nous appelons nos clients pour qu'ils viennent ou envoient chercher les paiements de factures», a dit un porte-parole de la firme.A travers le Canada, les mises-à-pied dans le secteur du «mailing» sont estimées à 10,000 par la Canadian Direct Mail Marketing Association.Un arrêt total des services postaux canadiens signifierait des pertes de $3 millions par jour dans l'industrie, selon la même association.Rongées par l'incertitude aux Postes, les compagnies doivent s'arranger autrement pour percevoir leurs comptes.Plusieurs entreprises, dont Bell Canada, ont inclu dans leurs dernières livraisons de factures un avis rappelant aux consommateurs qu'ils peuvent acquitter leurs comptes auprès des institutions financières.Dans le cas des gros clients, les transactions se font de plus en plus par transferts de fonds d'un compte de banque à l'autre.Si des perturbations majeures surviennent aux Postes, les messageries vont voir leurs activités augmenter tout de suite de 30 à 40 pour cent, de dire Richard Pilon, propriétaire de «Courrier Champion», qui exploite une flotte de quarante voitures à Montréal et s'apprête à augmenter son personnel.Les entreprises «ne prennent pas de chance» et s'adressent déjà de plus en plus aux services de messagerie, indique M.Pilon.Le nombre de demandes de livraison de courrier, de la part de certaines compagnies, a déjà triplé, ajoute-t-il.Chez Purolator, de loin la plus grosse messagerie avec 250 voitures à Montréal et dans l'ouest du Québec, on indique que les activités ont augmenté de 17 pour cent, cette année, mais qu'il n'est pas question de prendre beaucoup de nouveaux clients advenant un arrêt du service postal canadien.«Nous voulons accorder priorité à nos clients réguliers, qui souffriraient d'une augmentation subite de la clientèle», explique le directeur de Purolator à Montréal, Paul Blouin.Toute la demande supplémentaire susceptible d'être suscitée par des perturbations aux Postes ne peut être comblée, les messageries se retrouvant débordées, dit Richard Pilon.La ruée anticipée sur les services privés de messagerie démontre l'importance de la communication écrite pour les milieux d'affaires; et les prix n'ont pas d'importance: entre $2.40 et $2.60, plus 50 à 60 cents par kilomètre, pour la livraison d'une enveloppe pesant moins d'une livre.Bien décidé à ce que la nouvelle usine de papier journal de l'Est du Québec, un projet évalué à $220 millions, soit installée dans la vallée de la Matapédia, le ministre responsable de l'Expansion économique régionale (MEER), M.Pierre De Bané, est d'avis toutefois MAURICE JANNARP que son ministère ne pourra donner son accord quant aux subventions demandées avant la fin de l'année.«Tel que présenté par le gouvernement québécois le projet actuel est impensable et il faudra beaucoup de temps à mes fonctionnaires pour ré-évaluer le dossier», a déclaré hier M.De Bané dans une entrevue à LA PRESSE lors de l'annonce par la compagnie Welfab de Pointeaux-Trembles de la construction d'une nouvelle usine.«Mais une chose est certaine, a poursuivi le ministre, la papeterie appartient aux gens de la vallée et si le premier projet n'est pas rentable on en forgera un second, car il faut que la prochaine usine de papier journal soit dans la Matapédia».Les investisseurs privés du projet sont la compagnie américaine Bato vis sa filiale F.F.Soucy de Rivière-du-Loup ainsi que la société gouvernementale Rexfor.Les deux partenaires se disent prêts à investir $77 millions chacun dans le projet.Des études techniques réalisées pour le compte des promoteurs indiquent que le choix de Matane serait plus économique pour la nouvelle usine.Dans ce cas, les industriels demandent CANADIEN 15/100 .8528 $61 millions de subventions dont $36 millions au fédéral.Une localisation dans la vallée serait plus dispendieuse.Le ministre québécois des Ressources et de l'Energie, M.Yves Bérubé, se dit d'accord pour la Matapédia mais en autant que le MEER comble la différence.Et, c'est ici que M.De Bané ne marche plus.«Si je devais répondre aux requêtes actuelles de M.Bérubé et des promoteurs pour installer l'usine dans la Matapédia le MEER devrait fournir $111 millions en subventions, ce qui est inimaginable», de dire M.De Bané.Selon le ministre fédéral, aux $36 millions du début, le MEER devra ajouter $17 millions pour la différence de site et un autre $58 millions, cette dernière somme étant le montant estimé par les promoteurs pour combler les coûts d'opération plus élevés.Sur une base annuelle le déficit d'opération est de $2.5 millions.Idéalement, selon le ministre, Québec et Ottawa devraient fournir leur part pour combler la différence de coûts pour le site.«Si Québec ne veut pas, souligne M.De Bané, je fournirai seul, mais il ne faudrait pas exagérer quant au montant».Celui qui représente le comté de Matane au Parlement estime également que les promoteurs de la papeterie, Bato et Rexfor, exigent un taux de rendement trop élevé pour la nouvelle usine, «un taux supérieur, dit-il, â ce que la nouvelle usine d'Amos obtiendra».Une autre difficulté pour le MEER à donner une aide dans ce cas-ci tient au fait que des subventions sont demandées au chapitre des coûts d'opérations «ce qui, souligne le ministre, est interdit dans la loi de mon ministère».«Si je le fais une fois, poursuit-il, je vais recevoir des milliers de demandes pour ça».Face à tous ces problèmes M.De Bané a donc décidé de créer un comité spécial pour évaluer le dossier et c'est ainsi qu'il évoque la possibilité de soumettre un deuxième projet pour l'usine de papier journal.«L'important.affirme-t-il, c'est qu'il y ait une usine de papier journal rentable dans la Matapédia».C'est pourquoi, de dire M.De Bané, il n'y aura pas de décision avant la fin de cette année.Québec doit se brancher L'autre dossier majeur abordé par LA PRESSE lors de l'entrevue avec M.De Bané a porté sur le budget qu'Ottawa et Québec alloueront à l'industrie des pâtes et papiers.La semaine dernière Ion apprenait que le MEER M.Pierre De Bané donnait son accord pour dépenser $210 millions en subventions.Hier, un membre du cabinet du ministre Bérubé déclarait à LA PRESSE que Québec était satisfait de la somme mais refusait les conditions posées par le fédéral, dont la plus importante porte sur l'universalité du programme.Québec veut fournir une aide indépendamment des revenus d'une compagnie, le fédéral préférant donner plus à celles qui en ont le plus besoin.«Comment justifier, a dit M.De Bané, de donner une subvention importante à une multinationale comme CIP quand une compagnie québécoise comme Tembec devrait être plus aidée».a CERTIFICAT DE PLACEMENT GARANTI l E TRUST OF LA BANQUE D ÉPARGNE termes de 3 ans termes de 5 ans annuellement annuellement Institution inscrite à II Refit d Assurance dépôt du Qiétec D auUes option» sont offertes a ta»n d intérêt élevé I RenseiQn.i-yous aup'és des f jduj^jftg I MONTREAL: McC.n 1253.av.McGIII College.876 3351 AUCUNS FRAIS \u2014 MINIMUM $500 % * votre vie * Taut sujets a crianperrient amis ff*1 *°n* ja^o \u2022¦ attVctct tes co.Micats I ungeiier.M33 «st.rua Sherbrooke.253 1720 \u2022 ROSEMÈRE : Place Roaemére.401.boul.Labelle.621-0710 C 2 ¦ i I l I » i ; i ï i a ÉCONOMIE ET FINANCES.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 SEPTEMBRE 1 980 LE SECTEUR DES PÂTES ET PAPIERS AU SOMMET Les grèves et les lock-out ont touché 15,000 salariés ê i t I I * 14,867 salariés québécois ont connu la grève ou le lock-out en août alors que 80 arrêts de travail dont 5 lock-out de 76 grèves (une entreprise a été l'objet à la fois d'une grève et d'un lockout: ce fut la Place des Arts) ont fait perdre un total de 265,397 jours/homme, soit une moyenne de 17.85 jours ouvrables par salarié.JEAN POULAIN_ C'est dans le secteur des pâtes et papiers que les arrêts de travail ont été les plus sévères au cours du mois, touchant 4,607 salariés pour un total de 89,692 ' jours^iomme chômés.Il s'agit des sociétés Abitibi Price, Consolidated-Bathurst et Eagle Lumber, dont les grèves avaient commencé en juin et juillet.Un secteur connexe à celui des pâtes et papiers, l'activité forestière, qui se place au troisième rang, avec un total de 30,334 jours/homme perdus est imputable surtout à la grève des 1,200 travailleurs forestiers de la Compagnie Internationale de Papier du Canada.Vient ensuite l'industrie de première transformation des métaux, avec en tête la Société d'Aluminium Reynolds du Canada (823 travailleurs en grève pour un total de 17,283 jours/ homme perdus), secteur responsable de 32,508 jours/homme chômés impliquant un total de 1,548 employés.Le tableau ci-joint indique ensuite, au quatrième rang, les services personnels avec 1,112 travailleurs et 16,752 jours/ homme perdus; il s'agit en fait pour la quasi-totalité de la grève des cuisiniers de la Baie-James, à l'emploi de Crawley McCrac-ken et J.A.Hubert, dont les 1,100 salariés ont accumulé 16,500 jours/homme chômés, soit un arrêt de travail de 15 jours ouvrables.Dans les aliments et boissons les deux grands arrêts de travail du mois d'août concernent les sociétés General Food (365 employés et 7,665 jours/homme perdus, objets d'un lock-out), de même que les 235 employés de H.St-Jean de St-Hyacinthe également en lock-out, avec 4,935 jours/homme perdus.Certains des salariés en grève ou lock-out sont dans cette situation depuis de nombreux mois.Une grève d'un an C'est le cas des 68 employés de la Banque Royale à Chicoutimi, en grève depuis exactement un an soit depuis le 29 septembre 1979.De même, les 150 travailleurs forestiers de Howard Bienvenu Inc.de LaSarre, ont quitté le travail depuis le 20 novembre 1979.Chez Reynolds au Cap-de-la-Madeleine, les 823 salariés sont en lock-out depuis le 3 mars dernier, ainsi que les 160 autres de leur usine de Ste-Thérèse (en grève, eux, depuis le 28 mars).Quant à la Place des Arts dont les employés dépendent à la fois d'une grève et d'un lock-out, l'arrêt de travail a son origine le 1er décembre 1979.Les grèves et lock-out au Québec (Secteurs d'activité les plus touchés) Secteur\tNombre de salariés\tJours-homme \timpliqués\tperdus Pâtes et papiers\t4,607\t89,692 Forêt\t1,654\t30,334 Métal primaire\t1,548\t32,508 * Services personnels\t1,112\t16,752 Aliments et boissons\t1,027\t19,627 Bois (scieries, placage)\t782\t13,815 Textile\t736\t5,234 Divers secteurs\t3,401\t57,435 TOTAL\t14,867\t265,397 Le temps partiel encouragé Au Canada, un travailleur sur sept est employé à temps partiel, soit un effectif de plus de un million et demi de personnes, nombre qui augmente au taux de 12.5 pour cent par année (soit trois ou quatre fois plus que celui de l'ensemble des emplois créés).JEAN POULAIN Dans de telles conditions l'on peut se demander pourquoi les syndicats, les employeurs et le gouvernement fédéral traitent les travailleurs à temps partiel comme des citoyens de second ordre?C'est la question que s'est posée le Conseil canadien de Développement social, dans un mémoire de 24 pages rédigé par Harry MacKay, directeur de programme au CCDS, qu'il a soumis hier au Conseil consultatif de l'emploi et de l'immigration.Selon cette étude, le groupe le plus nombreux de travailleurs à temps partiel se compose de femmes mariées âgées.L'autre catégorie est surtout composée d'hommes jeunes et non mariés.Le CCDS, qui est un organisme national non gouvernemental à but non lucratif, réalise des recherches dans le domaine de la politique sociale et avance une politique fondée sur le principe de justice sociale.Il décrit l'attitude des syndicats face aux travailleurs à temps partiel comme très réticente, quand ils ne s'y opposent pas ouvertement.Les travailleurs à temps partiel seraient considérés par eux comme formant une main-d'oeuvre subalterne qui entre en concurrence avec les travailleurs à plein temps et menace de les déloger, plutôt que d'être un facteur de complémentarité.Les employeurs De même que les syndicats, poursuit le mémoire, les employeurs redoutent que de nombreux travailleurs ne sollicitent le travail à temps partiel, bien qu'en Europe, lorsque les syndicats, les employeurs et les gouvernements ont encouragé le travail à temps partiel, on n'aurait en aucun cas constaté un déplacement de la main-d'oeuvre à temps complet vers le temps partiel.Pour le CCDS, «il faut cesser de percevoir le travail à temps partiel comme un travail qui est secondaire au travail à temps plein.On ne devrait pas fonder la valeur d'un travail sur le nombre d'heures travaillées, mais plutôt prendre en considération l'effort qui a été déployé et la qualité du travail qui a été exécuté.» Il qualifie aussi de «pas vers la bonne voie» la baisse récente du minimum d'heures de travail par semaine \u2014- de vingt à quinze \u2014 pour être admissible aux prestations d'assurance-chômage, même si cette exigence reste un obstacle, comme c'est le cas soulevé des infirmières en Ontario qui ne travaillent pas toutes les semaines quinze ou vingt heures mais à qui l'on peut demander d'être disponibles pour travailler dix mois par année ou deux jours par semaine.EN BREF HAUSSE DE .3 P.C.DU PIB CANADIEN OTTAWA (PC) \u2014 Le produit intérieur brut réel du Canada, l'indice de la production industrielle, s'est accru de 0,3 pour cent en juillet pour atteindre 137,5 par rapport à juin, le premier gain mensuel depuis mars, vient d'annoncer Statistique Canada.L'indice a comme base 100, en 1971.Les industries productrices de biens et services ont connu une croissance, en juillet.Les augmentations les plus importantes ont toutefois été enregistrées dans le secteur des services avec une croissance substantielle dans les transports, les communications et le commerce.Les gains réalisés dans le secteur des biens l'ont été dans les domaines de la forêt, des services d'utilités, la construction et les mines.L'industrie de la construction a connu son premier mois de croissance depuis juillet 1979.Cette croissance est avant tout due à l'activité dans la construction non domiciliaire.LA CHUTE DU COURS DE L'OR À LONDRES jgj LONDRES (AFP) \u2014 La ™ chute de l'or a atteint $20 dollars par once en cours d'après-midi rien que par rapport à la fin de la semaine dernière.Il a clôturé à $681 (E.-U.) Les courtiers déclarent n'avoir décelé aucune trace de ventes de lingots que, selon certaines rumeurs, l'Iran aurait effectuée en vue de se procurer des armes.L'un d'eux a estimé «hautement improbable» de telles ventes.20 ENTREPRISES COMMERCIALES AUX HEC Vingt grandes entreprises canadiennes vont exposer leurs structures, leur fonctionnement et les types de carrière qui s'y développent, mercredi et jeudi, à l'école des Hautes études commerciales (HEC).Il s'agit d'un colloque, intitulé «journées-carrières», organisé par l'Association internationale \\ i s f : f t « ¦ % ft « ; 4 \u2022 Une constitu Une bonne constitution est le reflet fidèle d'une nation.Elle exprime la volonté d'un peuple, son authenticité.C'est un pacte qui gouverne chaque citoyen, qui exprime clairement les droits et obligations qu'ils ont acceptés.C'est l'autorité suprême sur toute loi et sur tout gouvernement.Une bonne constitution, c'est dans son essence, un instrument d'unification, parce qu'elle établit des règles pour chaque citoyen, sans exception.Elle ne cède pas le pas devant les partis, les personnes ou les régions, si ce n'est que pour donner justice à leurs différences.C'est là un point crucial .Une nouvelle constitution canadienne ne doit pas enchâsser nos différences.Il ne doit pas y avoir de Canadiens qui jouissent d'un statut privilégié, de différences de degré dans la nationalité canadienne.Le niveau de la citoyenneté canadienne doit être le même pour tous, sans privilèges indus.Notre nouvelle constitution doit être un document vivant, capable de s'adapter aux changements véritables du peuple canadien.Elle ne doit pas nous immobiliser dans notre histoire, pas plus qu'hypothéquer irrémédiablement notre avenir collectif.Elle doit être simple et affirmer des principes que chaque Canadien peut comprendre et accepter.La constitution est l'instrument de contrôle, que possède un peuple, sur les lois et sur les gouvernements.Un tel pouvoir doit être bien compris par le peuple qui l'accorde.De leur seul chef, les gouvernements du Canada ne peuvent pas créer une nouvelle constitution canadienne.Pour la simple et bonne raison qu'ils seront régis par elle.Moïse n'a pas écrit lui-même les Dix Commandements.Les 11 hommes qui tissent notre nouvelle constitution ont tous été élus démocratiquement et possèdent la confiance de leurs électeurs.Il ne peuvent pourtant pas établir, eux-mêmes, les règles qu'ils auront à respecter par suite.Ils doivent consulter tous les Canadiens Ils doivent se tourner vers la base.Une fois qu'ils se seront entendus entre eux sur la valeur et l'à-propos de leur document pour la nation canadienne, ils devront alors proposer leur constitution à tout le peuple de ce pays.Comment peuvent-ils aller plus loin?Personne d'autre ne peut approuver ou ratifier une constitution canadienne.Personne d'autre n'en a le pouvoir.Parce que nous avons des clients, des fournisseurs, des employés, des bureaux et des usines à travers le Canada, nous, du Groupe Haughton, avons une bonne perception des différences et des liens qui existent entre tous les Canadiens.Cette perception nous dit que ce pays immense, jeune et merveilleux, va sortir des présentes négociations, pleinement uni et avec un idéal commun plus fort que jamais.Notre foi dans le prolongement de l'unité canadienne est plus forte qu'un simple sentiment.C'est une prévision solidement fondée sur laquelle nous misons des millions pour la croissance et le progrès technologique.pourqui ABF, Formules d'Affaires Limitée St-Hyacinthe, Montréal, Ottawa et Québec, Que Membre du Groupe Haughton ¦ ^J.\\ Droits de reproduction accordés librement.ente et Service de Balances Industrielles et Commerciales Distributeur des Balances Cardinal \u2014 Une gomme complete de balances électroniques et mécaniques \u2014 Systèmes de pesée et contrôle pour mélange, pesage en vrac, etc.\u2014 Indicateur digital pour remplacer fléaux et cadrans existants Service d'entretien sur tous genres et marques de balances incluant Toledo, F.M., Howe \u2014 Inspection régulière \u2014 Entretien préventif \u2014 Appel de service \u2014\u2014 Installation et modification \u2014 Renovation complète \u2014 Camion d'épreuves avec 10,000 kg \u2014 Entente de service avec tarifs préférentiels \u2014 Tarifs très compétitifs \u2014 Spécialistes de conversion métrique Maîtres Balancier St-Laurent Inc.2825 Sabourin, St-Làurent, P.Q.H4S 1M9 Pour information et service S.V.P.Appeler (514) 337-2024 des étudiants en sciences économiques et commerciales.Ce colloque s'était tenu à l'université McGill Tannée dernière.Les kiosques des compagnies seront installés au Salon des étudiants des M EC, au 5252 De-: celles.Le colloque sera ponctué d'une allocution de Jean-Marc Chaput.conseiller en management reconnu pour l'excellence de ses conférences (il fera sa présenta-, tion à compter de midi 30, mercredi).I HYDRO-QUÉBEC EMPRUNTE $190 \\ MSLLIONS M Hydro-Québec a annoncé ™ hier qu'elle vient de conclu re sur le marché international un placement privé auprès d'une banque européenne pour une somme de $100 millions canadiens.La nouvelle émission, série «EB».$100 millions canadiens, comportera un coupon d'intérêt de 13% avec échéance finale le 29 septembre 1987.Le produit de cet emprunt sera ajouté aux fonds généraux d'Ky-dro-Québec et servira a defrayer le coût de son programme de construction.Cet emprunt porte à SI.6 milliard les sommes empruntées par Hydro-Québec depuis le début de 1980.PRÊT ET REVENU DOUBLE PRESQUE SES PROFITS Fiducie Prêt et Revenu a presque doublé ses profits d'exploitation au cours des six mois terminés le 30 juin malgré la «période mouvementée connue dans le monde économique), et en particulier dans l'assurance.Le président Jean-Paul Tardif précise clans son rapport semi-annuel que son bénéfice net d'exploitation est passé de $135,841 à $219.272.«Cette hausse est due principalement à l'augmentation de notre revenu de placement net»».Les actifs ont de leur côté augmenté de près de 15 pour cent au cours de la dernière année pour toucher $127 millions.«Le deuxième semestre reflétera des résultats aussi positifs que le premier».AIRBUS SOVIÉTIQUE EN SERVICE D'ICI PEU (AFP) \u2014 L'Iliouchine S:-.¦ .V-.¦ '\u2022:;':V:: V':-.> ¦ André Brouillette: en dix ans, multiplier le chiffre d'affaires d'une entreprise par 150.ANDRÉ BROUILLETTE, UN PATRON PEU ORDINAIRE De $100,000 à $15 millions Ceux qui dénoncent l'exploitation des travailleurs par les gros patrons capitalistes n'ont probablement jamais entendu parler d'André Brouillette, président d'Aeme Signalisation.Ses quelque 50 employés ne sont pas syndiqués, mais ont droit à cinq semaines de vacances payées après un an de service; ceux qui le désirent peuvent prendre seulement trois semaines, et travailler les deux autres, avec paie en surtemps.Cette générosité s'applique à tous, «du balayeur en montant».Les salaires sont de 15 à 20 pour cent plus élevés que chez les entreprises concurrentes, et les employés sont protégés par un programme de prévoyance collective avantageusement comparable à ceux que l'on retrouve dans les meilleures conventions de travail.M.Brouillette était sur le marché du travail depuis une quinzaine d'années lorsqu'il dé- cida, en 1971, de faire le saut dans le monde des affaires.Le scénario est assez caractéristique: représentant en pneus, il suit des cours du soir pour obtenir une maîtrise en administration des affaires, et surveille, autour de lui, les bonnes occasions.«J'aurais aussi bien pu me lancer dans la soupe aux pois que dans l'électronique», racon-te-t-il.Le hasard a voulu que ce soit dans la signalisation routière.En 1971, M.Brouillette entend parler d'une petite entreprise es panneaux québécois en Tanzanie, en Algérie, au Congo (trois employés, chiffre d'affaires annuel de $100,000), Acme Advertising Service, dont la principale raison d'être est de fournir à la ville de Montréal, depuis 30 ans, les enseignes portant les noms des rues.Un chiffres d'affaires annuel de $100,000! «Aujourd'hui, je fais cela en trois jours», affirme M.Brouillette.Les ventes de l'entreprise atteignent en effet $15 millions.Elles ont été multipliées par 150 en dix ans.«Je ne crois pas au lutteur de rues, en affaires.Il faut procéder avec intelligence.Quand je me suis lancé dansla fabrication de panneaux de signalisation, il y a dix ans, c'était le vrai chaos au Québec, avec des dizaines de petites «bineries» (dont Acme), chacune avec ses panneaux de couleurs, de dimensions, de formes, de prix différents.J'ai tout de suite vu l'avantage qu'il y avait à mettre un peu d'ordre dans ce fouillis.» M.Brouillette sera, pendant des années, le champion de la standardisation en matière de signalisation routière.Si, aujourd'hui, un panneau indicateur coûte le même prix à Gaspé qu'à Rouyn, c'est en grande partie grâce à ses efforts.Parallèlement à sa campagne pour la standardisation, qui met sa compagnie en évidence.M.Brouillette diversifie sa production, achète des concurrents, ommenl recycler la Cadillac du lieutenant -gouverneur développe les activités de recherche, pratique une politique de soumissions intelligente: «L'important n'est pas d'évaluer* le prix, mais le coût.Par exemple, lorsque le budget d'une municipalité prévoit $300,000 pour tel contrat, la compagnie qui soumissionne, disons, à $275,000 fait une erreur si elle est capable de livrer la marchandise pour $200,000; dans un tel cas, elle doit soumissionner avec une marge de profit raisonnable, à $220.000.» Le service de recherche d'Acmé (de loin, la plus importante entreprise du genre au Canada) a même inventé une machine, unique en Amérique du Nord, capable de produire 55,000 plaques d'immatriculation par jour.M.Brouillette en vend au gouvernement provincial, évidemment, mais aussi à l'extérieur: il fournit une partie du marché ontarien, la totalité de celui de la Colombrie-Britanni-que.Les enseignes de rues de Toronto et de plusieurs autres grandes villes ontariennes sont faites par cette entreprise québécoise.Si vous roulez en Tanzanie, en Algérie, au Congo, il y a des chances pour que ce soit un panneau fait au Québec par M.Brouillette qui vous ordonne de stopper.C'est en innovant constamment que l'homme a réussi sa percée.Il y a dix ans, un panneau d'arrêt coûtait SU.80; aujourd'hui, dix ans plus tard, alors que l'inflation a plus que doublé les prix, le même panneau se vend $15.50.«Nous avons développé des méthodes de production plus rationnelles», expli que le président d'Acme.La Cadillac du lieutenant-gouverneur Une anecdote permettra de mieux mesurer le sens des relations humaines de ce patron peu ordinaire.Il y a quelques années, le gouvernement québécois a mis aux enchères l'ancienne voiture du lieutenant- gouverneur, une superbe Cadillac que M.Brouillette, par curiosité, est allé voir.Lorsqu'il apprend que l'offre la plus élevée est de .ST.500.il saule sur l'occasion pour offrir $7,600.et remporter ainsi cette pièce de collection.Savez-vous, aujourd'hui, à quoi sert, entre autres, l'ex-limousine du représentant de la reine d'Angleterre à Québec?À amener les vendeurs d'Acme Signalisation, avec leur patron, à un voyage annuel de pêche.M.Brouillette.14 ans, a commencé à faire de la moto il y a quelques mois.Mais son passe-temps favori demeure la collection de vieux moteurs; il en a quinze, dont la plus belle pièce remonte à 1908.DEMAIN: Qui s'instruit ne s'enrichit pas nécessairement ft C 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 SEPTEMBRE 1980 ÉCONOMIE Eï Transport en commun, porte de salut de Bombardier La diversification dans le transport en commun du plus important fabricant de motoneiges remet Bombardier Inc.sur la voie de profits substantiels.L'analyste Brian R.Chesnut de la maison de courtage Richardson Securities, de Winnipeg, estime dans une étude sur le potentiel de croissance de Bombardier que la compagnie québécoise ne produira au total cette année, complétée le 31 janvier 1981, que des profits de $1.80 par action, par rapport à $3.01 l'an dernier, mais pourrait réaliser plus que le niveau de $4.00 l'an prochain.LAURIER CLOUTIER Les surplus de motoneiges.toujours en stocks après le drôle de dernier hiver sans neige, expliquent la chute de 10 pour cent des bénéfices.Mais la croissance substantielle des revenus dans la Division du transport en commun et la reprise du groupe des produits récréatifs ramèneront les profits en 1981.Dans le but de faciliter les financements futurs qu'exigeront la croissance prévue, la compagnie québécoise vient d'ailleurs d'annoncer qu'elle convoquera dans les prochaines semaines les actionnaires à une assemblée extraordinafire dans le but de leur soumettre un plan de subdivision et de reclassification d'actions approuvé au cours de la dernière rencontre du conseil d'administration.Le projet prévoit que chaque action ordinaire soit fractionnée en une action classe «A», accordant 10 droits de vote, et en une action classe «B», avec un autre droit de vote.Les «B» pourraient être converties en «A» lors d'une offre d'acquisition.Par la suite.Bombardier devrait lancer une émission d'actions privilégiées convertibles en «B».Le fabricant de motoneiges de Valcourt s'est transformé radicalement au cours des dernières années.Grâce à l'acquisition de MLW-VVorthington, de Montréal, Bombardier s'est taillée une place importante sur le marché du transport en commun avec ses locomotives, sa gamme de wagons et ses voitures autopropulsées.La compagnie a aussi développé en association le train LRC qui soulève beaucoup d'intérêts tant aux Etats-Unis qu'au Canada.Du côté des produits récréatifs, on a ajouté aux motoneiges les motocyclettes et enfin les huit divisions du Groupe des produits industriels complètent la gamme de Bombardier.Malgré la longue grève de six mois de Tan dernier, le transport en commun a fourni 29 pour cent des ventes dans le dernier bilan financier.Mais dans des conditions normales, les véhicules de loisirs et de transport en commun devraient se partager le chiffre d'affaires dans des proportions à peu près égales, a Vers les États-Unis La compagnie québécoise Bombardier Inc.est à la veille de compléter l'acquisition d'une usine américaine d'assemblage dans le but de se conformer aux exigences éventuelles de clients des Etats-Unis en vertu du «Buy America Aet».Un porte-parole a déclaré hier au cours d'une entrevue que «la décision est presque prise» mais que la compagnie ne la fera connaître qu'un peu plus tard.L'affaire se révèle en effet quelque peu délicate.«Les Etats de la Nouvelle-Angleterre de même que ceux de New York et du New Jersey ont pratiquement tous fait des représentations», a révélé le porte-parole de Bombardier.Le choix devient alors plus délicat et la décision doit notamment être expliquée aux intéressés avant d'être annoncée.Optera-t-on pour «le Vermont, pour New York.La décision doit être annoncée dans quelques semaines».confirmé un porte-parole de Bombardier.Le carnet de commandes de locomotives s'élève actuellement à $200 millions.Des facteurs comme les coûts de l'énergie et la nécessité de renouvellement de la flotte devraient multiplier les commandes à moyen terme.On prévoit un marché annuel de $1 milliard au cours des prochaines années.Le secteur du transport en commun va grandir plus vite que les autres et «occuper plus de place dans les ventes et les profits», a déclaré un porte-parole de la compagnie qui s'apprête à livrer «au début de 1981» le premier des 10 trains LRC commandés par Via Rail, après le couple loué, avec option d'achat, par la société américaine Amtrak.On prévoit par ailleurs une certaine reprise dans la motonei-ge l'an prochain mais le marché de la motocyclette hors-route pourrait bien encoere montrer ses limites ù Bombardier en raison du leadership des fabricants japonais.Le porte-parole de la compagnie québécoise a toutefois enchaîné que le marché des motos militaires prend graduellement de l'importance dans les pays membres de l'OTAN.Bombardier a jusqu'ici livré 2,250 motos d'armée à la Grande-Bretagne, suite à deux commandes, et est en train de compléter la production de quelque 2,000 autres pour la Belgique.Le fabricant pour- suit en outre son travail de recherche et de développement pour la mise au point d'une moto de route.Space Research et Polaris Bombardier vient d'acheter pour $1.9 million certains actifs de Space Research, de la machinerie lui permettant d'augmenter rapidement sa capacité de production, et poursuit les négociations avec Textron en vue de l'acquisition de sa division Polaris.L'achat n'est pas toutefois pour demain car des concurrents ont protesté et Washington veut étudier l'affaire avant de l'autoriser.«La première décision de Washington pourrait être communiquée avant la fin de l'année» et l'on pourra évaluer alors les chances de succès de la transaction.Enfin, Bombardier mise suide nombreuses soumissions en Alberta et auprès de plusieurs grandes villes américaines, en particulier pour les tramways modernes SLR.À LA BOURSE Prix hier: $18.62 Haut et Bas '80: $19 et $10 Profits par action: \u20141979: $3.01 \u20141980 (P): $1.80 \u20141981 (P): $1.00 Dividende: \u2014 'Prévisions de Richardson Securities LES COMBAOTES Royal Trustee demande de bloquer la vente à Campeau .\u2022 » \u2022 i \u2022 i i \u2022 i t i i \u2022 \u2022 i i ¦ i \u2022 [ i TORONTO (CP) \u2014 Les conseillers juridiques de la Royal Trustco Ltd.ont demandé à la Cour d'appel de l'Ontario d'appliquer la loi dans toute son intégrité en bloquant l'acquisition de cette compagnie par la société Campeau Ltée.R.N.Robertson a déclaré à la session d'ouverture de l'audience devant trois juges que le juge R.S.Montgomery de la Cour suprême de l'Ontario avait commis une erreur le 16 septembre dernier en déclarant que l'offre de Campeau semblait juridiquement acceptable.La société immobilière Campeau dont le siège social est à Ottawa est contrôlée par son président.M.Robert Campeau.La société a offert, le 29 août dernier, d'acheter Royal Trustco.la société de portefeuille pour le groupe le plus important de compagnies de fiducie au Canada, dont le >iege social est égale-\"ment a Ottawa.Campeau offrait $21 chaque action ordinaire et $29.23 pour chaque action préférentielle, à la condition de recevoir au total 50.\") p.cent des actions ordinaires et la même proportion des actions préférentielles.Bien que la première tentative juridique des directeurs de Royal Trustco pour bloquer l'of- fre de Campeau ait failli, Campeau n'a pas obtenu les 50.5 p.cent des actions en-deça du délai établi pour le 19 septembre.L'of-.fre a donc été étendue jusqu'au 2 octobre, soit jeudi prochain, et s'élève maintenant à $23 l'action ordinaire et $32.78 l'action préférentielle.La nouvelle offre d'achat équivaut donc à $453 millions.La Royal Trustco avait allégué en cour devant le juge Montgomery que l'offre de Campeau violait certaines dispositions de Loi sur les corporations canadiennes et de la Loi ontarienne sur les valeurs mobilières.Le juge avait rétorqué que les actionnaires avaient suffisamment de données en main pour prendre leur décision.WELFAB CONSTRUIT UNE NOUVELLE USINE La direction de Welfab a annoncé hier la construction d'une nouvelle usine au coût de $3.5 millions à proximité du siège social de la compagnie dans le parc industriel de Pointe-aux-Trembles.Welfab est cette compagnie fondée il y a dix ans par six associés qui décidaient alors de par- tir leur propre entreprise dans le secteur de l'acier avec une mise de fonds individuelle de $3,000.Aujourd'hui, le groupe compte six filiales et 350 employés avec Photo: Jean Goupil, LA PRESSE Le président de Welfab, M.Yves Doucet.un chiffre d'affaires annuel de $26 millions.La cérémonie de pelletée de terre avait lieu en présence des ministres Pierre De Bané du fédéral et Marcel Léger du Québec, alors que Welfab fêtait également son dixième anniversaire.GM vend TEREX (Reuter) \u2014 General Motors Corp.et IBH Holding AG de Main/, en Allemagne de l'Ouest en sont venus à un accord sur l'acquisition par la société allemande de la division Terex de GM.Le montant de la transactions de Terex aux Etats-Unis, te sera finalisée le 1er janvier 1981.L'accord affecte les opérations de Terex aux Ezats-Unis, au Brésil et en Grande-Bretagne.La division Terex de GM s'occupe, pour le premier constructeur d'automobile du monde, du secteur des diesels.La vente n'inclut les opérations de fabrication de GM à Peterhead, en Ecosse, ni les opérations de production de moteur diesel du Canada.Des contrats seront conclus pour assurer à IBH un accès continu à ces produits.Dans une transaction séparée, GM se portera acquéreur d'une partie du capital-actions de IBH.Il investira 40 millions de marks.GM détiendra 13,6 pour cent du groupe allemand.LITIGE ENTRE HUDSON BAY ET LA SASKATCHEWAN (DJ) \u2014 La Hudson Bay Mining and Smelting vient de présenter une requête à la Cour du banc de la Reine de la Saskatchewan visant à établir le montant de la compensation qui devrait être versé à sa filiale Churchill River Power Co.par suite de l'abrogation de son permis d'exploitation des chutes de Island Falls en Saskatchewan.Hudson Bay a dû recourir à la cour dans le but de fixer le montant de la compensation, les pourparlers entre la filiale et le gouvernement de la Saskatchewan n'ayant pu en venir à une entente satisfaisante aux deux parties.La filiale de Hudson Bay estime à $76 millions le montant que le gouvernement de la Saskatchewan devrait lui verser.CAST ACHÈTE EUROCANADIAN Un accord est intervenu entre Eurocanadian Ship-holdings Limited, des Bermudes et Seatrain Lines, de New York, par lequel la compagnie d'Eurocanadian, Cast Containers, acquiert vingt bureaux de Seatrain en Amérique du Nord et en Europe.En vertu de cet accord, Cast a offert des emplois à environ 200 membres de la direction et employés de Seatrain affectés par l'arrêt du service de conteneurs de Seatrain sur l'Atlantique nord.Eurocanadian versera à Seatrain $5 millions (US) pour cette acquisition qui comprendra 1,000 conteneurs de 40 pieds.PETRO-CANADA ACHÈTE UNE PLATE-FORME (Reuter) \u2014 Petro-Canada et Sedc Inc., ont signé une lettre d'entente en vue de la construction en association (joint venture) d'une plate-forme de forage destinée à l'exploration sur la côte Est.Les deux compagnies n'ont pas indiqué le montant de la transaction.La construction de la plate-forme sera probablement faite à l'extérieur du Canada.LES NOUVEAUX MODÈLES FORD SONT SORTIS (PC) \u2014 La filiale canadienne de Ford a lancé ses nouveaux modèles de voitures 1981, lundi.Kenneth Harrigan, directeur général des ventes, a expliqué en conférence de presse que l'industrie de l'automobile prévoit vendre 1,325 milion de voitures et camions au Canada durant les 12 prochains mois, soit cinq pour cent de plus qu'en 1980.Ford, pour sa part, compte augmenter ses ventes de 15 pour cent.A l'échelle mondiale, la société s'attend à vendre un million de voitures.Ford a présenté deux nouvelles petites traction avant \u2014 Escort et Lynx \u2014 pour concurrencer les marques étrangères ainsi que les nouveaux modèles de General Motors, Chrysler et American Motors.Selon M.Harrigan, les fabricants canadiens produiront pour plus de $100 millions de pièces pour les sous-compactes Ford dans le monde l'an prochain.USA: / Le coût du «vol de temps» atteindre! $100 milliards ORLANDO (AFP) \u2014 Le «vol de temps» coûtera cette année quelque $100 milliards à l'économie américaine, contre $40 milliards seulement pour les vols et escroqueries «classiques».C'est du moins ce qu'affirme dans un rapport publié par M.Robert Half, qui dirige une importante firme américaine d'embauché de personnel spécialisé dans la finance et l'informatique.Parmi les «voleurs de temps», M.Half cite en vrac les employés, qui arrivent en retard ou partent en avance, ceux qui parlent trop avec leurs collègues, ceux qui boivent trop de café ou qui restent trop longtemps à table à midi, ceux qui passent leur journée à téléphoner à leurs amis ou leurs familles, et ceux qui rêvassent.Le rapport, conclut-il, est basé sur des études réalisées auprès de plus de 100 chefs du personnel d'entreprises américaines.\"DEJEUNER D'AFEAIBES* LE MIDI QUE MANGER POUR *5?GURItf JOE'S VOUS OFFRE CE QUI SUIT du lundi ou dimanche de UM5ol6h mini-brochette DE filet $495 mignon T4t filet de doré (beurre $^95 ^e^villori de l'atlantique PARLEZ-EN CHEZ a Tail) Vj poulet barbecue $495 Chaque plat comprend Pain maison «t beurre Pomme do terre au four Frirof ou riz Comptoir dos talodot: a volonté BAR-SALON Y DICK' Chowders, soupes, étouffées de homards, et sandwiches.Bière, grogs et autres boissons.LA SALLE À MANGER SABRE ET ANCRE OFFRES SPÉCIALES DU MIDI Surlonge hachée Poulet frit, mode du Sud Filet de doré Côtelette Bar BQ Sandwich ou rôti de boeuf «IL N'Y A RIEN À AJOUTER AU REPAS, IL N'Y A DONC RIEN À AJOUTER AU PRIX» TABLE D'HÔTE (Soupe du tour ou tus de to motu, poT>Tïci de terre et legumes du tour, choix de »olo des et d oliments naturels, de* sert, the ou cafe comprit) Omelette ou fromoge MAINTENANT [N SA'SON DES HUÎTRES Gc.¥AIPÊQUE linguine cardinale Foie de veau grillé avec bacon 1453.RUE METCALFE Tel, 845-5226 Nous offrons un des plus gros choix de fruits de mer et poissons frais au Canada.Table d hôte complète lunch et diner Ouvert tout let jours o rmdi U dimanche a 1 Thret Montréal: 1454-A, rue Pt*l Tél.: (514) 285-1636 $595 $595 $595 $095 $Ç95 Comprend: comptoir des so Iodes : à volonté.Pain maison et beurre, pomme de terre au four, frites ou riz.1223 rue University 871-8197 Demi-poulet BBQ Bouts de cotes braisées Côtelettes $795 dechine et poulet I \\Ha DUigrttrr Owarie et Jean-Talon 731-7771 Invitez la famille au restaurant \u2022 de luxe aux prix abordables TOIT ROUGE 2593748 5440 ut.rue.Sherbrooke tn face du Village Olympique \u2014.SiAllonnement qratuit DINERS D'AFFAIRES ' Régie de lassurance-maladie du Quebec APPEL D'OFFRES La Régie de l assurance-maladie du Quebec recevra des otfres pour les projets ci-après décrits Projet ne 408-80 Impression de 20 000 exemplaires du repertoire des médecins, dentistes et établissements.5e edition, décembre 1980.816 pages.108 x 165 mm Reliure cousue et collée, ou select Projet no 409-80 Impression des listes de medicaments 18e édition, janvier 1981 1) 25 400 exemplaires.800 pages.108 x 171 mm Reliure cousue et collée ou select 2) 2 600 exemplaires.170 pages.215 x 280 mm.feuilles mobiles Les soumissionnaires pourront se procurer les formulaires nécessaires a la preparation de soumission en s adressant au siege social, au 1125 chemin Saint-Louis.7e étage.Sillery.telephone 418-643-8918 Clôture des soumissions Le 13 octobre 1980 a 1 5 h Seules les offres présentées sur le formulaire prepare par la Régie et retour nées dans les enveloppes fournies a cette fin seront prises en consideration La Regie de I assurance-maladie du Quebec ne s engage a accepter n» la plus basse, ni aucune des soumissions Le chef des Services auxiliaires Henri Roberge J PLACEMENTS EN OBLIGATIONS AVEC RENDEMENT DÉFIANT TOUTE CONCURRENCE % échéance : 4 ans ou 10 ans (AU CHOIX) .es mterets sont payables semi-annuellement.LÉVESQUE, BEAUBSEN INC.Pour plus d information^ veuille/ communiquer avec nous Montréal 879-2222 Ottawa\t232 9681\tSt Hyacinthe\t774-5354 Sherbrooke\t569 5583\tVictoriaville\t758-3131 Trois-Rivières\t379 ÛOOO\tloliette\t759 0160 Moncton\t855 992b\tRivière du loup\t862-9341 Rouyn Noranda\t762 4347\tJean\t348-4720 Québec\t529 1 771\tValltylield\t371 0368 Chicoutinn\t549 8888\tGranby\t372-3177 Ste Adèle\t229-4000\tBedford\t248-2531 Drummondville\t477-5024\tVal d'Or\t824 3697 C 8 ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 SEPTEMBRE 1980 PATES ET PAPIERS Les compagnies canadiennes de pâtes et papiers semblent amorcer une période pendant laquelle les profits seront moins élevées, la première depuis 1975 pour cette industrie cyclique.La plus grande industrie du Canada fait face à deux malédictions: une chute de ia consommation de papier-journal aux LEONARD ANDERSON (Dow Jonas) Etats-Unis, son plus important marché, et une augmentation des capacités de production des usines de deux côtés de la frontière.Une croissance des coûts de main-d'oeuvre et l'appréciation du dollar canadien par rapport à la devise américaine constituant d'autres facteurs défavorables à IMndustrie.Un dollar faible se traduit par gains importants sur les taux de change.Les analystes diffèrent d'opinion quant à l'importance du déclin mais s'entendent pour dire que les profits de cette année et de l'année prochaine n'atteindront pas ceux de 1979.Pour Murray Savage, un consultant de Maison Placements Canada, «l'industrie est dans une période de disette et pourrait rencontrer de sérieuses difficultés pendant plusieurs années.» Le gros problème est celui du papier-journal, estime Murray.Il anticipe une baisse de trois pour cent de la consommation du papier-journal aux Etats-Unis, cette année.La consommation se situerait à 9,9 millions de tonnes métriques en 1980.Il n'y aurait pas beaucoup d'amélioration en 1981 mais une reprise graduelle en 1982 et 1983.En soi, la chute de la consommation ne représenterait pas une calamité pour les producteurs si les augmentations de capacité avaient été modifiées pour s'adapter aux conditions du marché.Mais, ajoute Murray, «une capacité additionnelle de quelque 2,2 millions de tonnes métriques doit s'ajouter au cours des trois prochaines années, en Amérique du Nord, ce qui ramènera le facteur d'utilisation des capacités de production des usines canadiennes à 85 pour cent en 1983.Actuellement, le taux d'utilisation est de 96 pour cent.» «Les usines ont entrepris une expansion massive de la capacité de production qui coïncide avec une récession cyclique classique.Le résultat est non seule- chute ment qu'on aggrave les effets de la récession mais on les prolonge.» L'analyste en arrive à la conclusion que les détenteurs d'actions de producteurs canadiens devraient se défaire de leurs titres jusqu'à ce que les perspectives s'améliorent.Parmi les principaux produc- teurs canadiens, Savage prévoit que les profits par action d'Abiti-bi-Price seront de $4,50, cette année et de $3,50 l'année prochaine à rapprocher de $5,67, en 1979.Pour Consolidated-Ba-thurst, les bénéfices nets seront de $4 et $3 contre $4,27, en 1979; pour Domtar, de $4,50 et $3,25 contre $5,50; Macmillan Bloedel, de $5,50 et S5 contre $7,03 et enfin pour BC Forest Products, de $2 et $1,75 versus $3,17.Abitibi-Price hausse ses prix TORONTO (CDJ) \u2014 Le plus grand producteur de papier-journal du monde, Abitibi-Price, vient d'annoncer qu'il augmentera le prix de son papier de $35 !a tonne à compter du 1er janvier prochain.Le prix chargé aux clients américains sera de $470 la tonne comparativement à $138 présentement alors que le prix canadien passera de $435 à $170 la tonne.Cette nouvelle hausse du prix du papier-journal survient deux semaines après l'annonce par Canadian International Papier d'une augmentation de prix de la même importance.Les nouveaux prix de CIP seront toutefois en vigueur deux mois plus tôt, soit le 1er novembre prochain.Abitibi fournit 25 pour cent de tout le papier-journal utilisé au Canada mais exporte 90 pour cent de sa production sur le marché américain.On s'attend à ce que les autres producteurs canadiens emboîtent le pas à Abitibi et CIP prochainement.Les transporteurs aériens en furie (PC) \u2014 La Pacific Western Airlines vient d'en appeler d'une décision de la Commission canadienne des transports de ne pas autoriser les transporteurs canadiens à hausser leurs tarifs de 10 pour cent la semaine dernière.La Commission avait en effet refusé la hausse demandée préférant plutôt autoriser les transporteurs à hausser leurs prix de trois pour cent à une journée d'avis.La Commission avait fait valoir en rendant cette décision que la hausse demandée n'était tout simplement pas nécessaire les augmentations accordées depuis le début de l'année étant amplement suffisantes pour couvrir les hausses des coûts d'opération.Les tarifs aériens domestiques ont en effet été haussés de 12 pour cent depuis le début de l'année.La hausse accordée par la CCT de trois pour cent a pour but de compenser l'augmentation de $2 par baril des prix du pétrole décrétée le 1er août dernier.M.Peter Lema, porte-parole de Pacific Western à Edmonton a expliqué que, selon sa compagnie, il faut une augmentation de l'ordre de sept pour cent des tarifs aériens pour couvrir les hausses des prix des produits pétroliers et des frais d'opération qu'ont dû subir les lignes aériennes depuis le début de l'année.M.Doug MeLeod, directeur des relations publiques d'Air Canada pour la région ouest, a pour sa part, déclaré que les administrateurs d'Air Canada étudiaient présentement les implications du refus de la CCT et des mesures à prendre.Ce dernier a toutefois commenté que le refus pourrait avoir des répercussions impor- tantes et qu'Air Canada étudiait certaines possibilités même celle de demander de nouveau une hausse.M.Reid Moir, de CP Air, a qualifié la situation de sérieuse et a admis que CP Air étudiait toute la situation avec attention.Le porte-parole de CP a expliqué que les transporteurs aériens avaient déjà assez de mal à faire des profits cette année et que ce refus ne ferait que compliquer une situation financière globale assez difficile.L'Association des Transporteurs aériens, organisme qui regroupe tous les transporteurs du Canada, a pour sa part, expliqué que cette décision pourrait remettre en jeu la rentabilité même de tout le système de transport aérien du pays.«La CCT a oublié nous semble-t-il, que les transporteurs doivent recevoir un juste rendement sur le capital investi», a expliqué un porte-parole de l'ATA.PRIX DU PÉTROLE La Syrie donne le coup d'envoi (AFP) \u2014 A la suite de l'arrêt des exportations iraniennes et irakiennes de pétrole, la Syrie a relevé lundi le prix de vente de son brut de $29.15 à $30.67 le baril, apprend-on dans les milieux pétroliers londoniens.C'est le premier pays à réviser son prix depuis le début de la crise actuelle.Mais dans ces milieux, on craint que d'autres producteurs ne profitent du renversement en leur faveur du marché mondial pour faire de même. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 SEPTEMBRE 1980 *4 * DES PROFESSIONNELS au service des INVESTISSEURS IMMOBILIERS S I g S h O c O \"5 2 M C > ^ Al X 00 o.
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