La presse, 8 septembre 1980, Cahier A
[" * 1 « McEnroe prend sa revanche sur Borg page D 4 LE RAPPORT HARVEY RÉGULARISER LA SITUATION DE 2000 HAÏTIENS ¦ Le Jésuite Julien Harvey estime dans le rapport qu'il vient de remettre au ministre de l'Immigration qu'il faudrait recourir aux dispositions: législatives spéciales, de façon à régulariser collectivement la situation des quelque 2,000 Haïtiens entrés clandestinement au Canada, à la suite du tamisage effectué par un «organisme neutre et confidentiel» qu'on mettrait sur pied particulièrement pour en finir avec cette situation.page A 12 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 MONTRÉAL, LUNDI 8 SEPTEMBRE 1980, 96e ANNÉE, no 211, 42 PAGES, 4 CAHIERS f Profitez des srô^mtfonflgowwmemehtoiëf 4 Depuis 1.9 ans Laine soufflée \u2014 Urefhane Estimation gratuite 661-6080\u2014322-8883 Mousse Rapco WHIlMll OTIDIEN FRAN LA CONSTITUTION OTTAWA \u2014 Quand on parle de constitution, on parle inévitablement de choses qui regardent le «peuple», si bien que les distinctions que tente d'imposer le premier ministre Trudeau sont tout à fait artificielles.Paul LONGPRE de notre bureau d'Ottawa C'est en ces termes que le coprésident du comité interministériel qui a débattu tout au long de l'été de la réforme constitutionnelle, M.Roy Romanow, de la Saskatchewan, a commenté hier la volonté du premier ministre Trudeau de donner préséance à un certain nombre de sujets à la conférence des premiers ministres qui s'ouvrait ce matin à Ottawa.Distinguant entre les sujets qui sont d'intérêt pour «le peuple» (préambule de la nouvelle constitution, principe de la péréquation, charte des droits de l'homme incluant les droits linguistiques, rapatriement et formule d'amendement) et ceux qui intéressent les gouvernements, M.Romanow a dé- claré que tous ces droits intéressent le peuple.Cette distinction lui apparaît «tout à fait artificielle».À la veille de cette conférence, qui pourrait marquer un point tournant dans l'histoire politique canadienne, la capitale était en effervercence, contrairement à ce qui s'y passe au cours des week-ends.Les premiers ministres, ceux de l'Ouest en tout cas, ont commencé à arriver dès samedi.Le premier ministre Lévesque n'entend pas céder un pouce de terrain et Lougheed se fera discret page A 2 ontarien Bill Davis a donné hier une conférence de presse pour réaffirmer qu'il défendrait à la table du Centre des conférences la nécessité d'un gouvernement central suffisamment fort pour diriger l'économie du pays.Le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peckford soutient qu'un rapatriement unilatéral d'Ottawa est tout à fait inacceptable, tandis que le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.William Bennett, soutient qu'une telle action de la part d'Ottawa serait un facteur de division et de confrontation, au moment où le pays a besoin \u2014 Voir ESSAI, en page A 4 Les Expos conservent le rang de commande photo Jean Goupil page D 3 Dtrco L'ÉPARGNE RÉVÈLE LA MENTALITÉ DU QUÉBEC PAR IVAN GUAY page A 6 Un silence de frc ans.NORFOLK, Virginie (AP) \u2014 Charles Szychowskiaa a fait de l'auto-stop à travers les Etats-Unis pour ne rien dire.M.Szychowskiaa, 28 ans, n'a pas parlé depuis trois ans et demi.Il peut parler, mais ne veut pas le faire avant d'avoir pu mettre les choses en place dans sa tête.Son prochain objectif est de parvenir à faire la traversée de l'Atlantique sur un bateau, pour ne rien dire.En Europe, il espère quand même apprendre une autre langue, le français ou l'allemand.La Société des amis des marins de Norfolk, Virginie, a nourri M.Szychowskiaa et l'a laissé dormir sur un banc devant son siège après qu'il lui eut rendu visite.sans rien dire.Cet homme élancé, aux cheveux châtains coupés courts, est arrivé il y a quelques jours avec une taie d'oreiller contenant ses possessions et 15 dollars.__ Si le Britannique David Cannon a éclipsé tous ses rivaux de l'élite samedi, le Québécois Bernard Voyer, qu'on voit ici, s'est imposé comme le chef de file des 9,000 coureurs hier dans l'épreuve populaire du Marathon de Montréal.Des milliers de personnes ont acclamé les coureurs tout au long du parcours.«Dix fois j'ai voulu abandonner mais il y avait toujours quelqu'un pour m'encourager», a confié un monsieur d'une quarantaine d'années à Robert DUGUAY.pages D 1, D 2 - -., - Quinze montgolfières se sont lancées à l'assaut de la Vallée du Richelieu, ce week-end.À bord de deux d'entre elles avaient pris place un journaliste et un photographe de LA PRESSE, qui nous racontent leur «odyssée».page A 3 photo Robert Nadon 2 LES GRANDS BRULES IL FAUDRAIT MILLIONS Chaque année au Québec, plus de 500 victimes d'accidents sont de «grands brûlés».Très peu survivent à leurs brûlures, faute de centres hospitaliers vraiment spécialisés et équipés pour les accueillir.Il faudrait $2 millions pour combler cette lacune.Denis Pélissier qu'on voit ici et Marjolaine T.sont deux «grands brûlés».Ils nous révèlent combien leur expérience fut douloureuse et exceptionnelle.page B 1 SOMMAIRE Annonces classées: C 1 à C 8 Arts et spectacles \u2014Informations: B ô à B 8 \u2014Horaires: B 8 Bandes dessinées: D 10 Carrières et professions: A 10 Décès, naissances, etc.: D 1 2 Économie: A 9, A 10 Etos-vous observateur?: C 3 FEUILLETON: \u2014L'alternative du diable: C 2 Horoscope: D 10 Jardins et maisons: C 7 Le monde: D 13 Météo: A 2 Mot mystère: D 10 Mots croisés: D 10 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 8 Sports: D 1 à D 10 Ron LeFlore: D 6 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1, B 2 I \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 % \u2022 .- \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 4 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 8 SEPTEMBRE 1980 CONFÉRENCE CONSTITUTIONNELLE D'OTTAWA S MËGANTIC \u2014 A la toute veille de l'ouverture de la conférence fédérale - provinciale qui débute aujourd'hui à Ottawa, ie premier ministre René Lévesque a lancé hier un sévère avertissement à ses collègues des autres provinces, et plus particulièrement au chef du gouvernement fédéral Pierre Trudeau.PIERRE GRAVEL envoyé spécial de LA PRESSE «Il n'est pas question de laisser tomber les pouvoirs que détiennent actuellement les provinces, ni les aspirations formulées par les gouvernements successifs du Québec depuis 30 ou 40 ans.» M.Lévesque a tenu ces propos lors de l'assemblée d'investiture du parti Québécois dans le comté de Mégantic-Compton, où se déroulera à coup sûr une élection cet automne.Partielle ou générale, puisque le siège est vacairt depuis la démission de l'ex-unioniste Fernand Grenier qui a en vain tenté sa chance sur la scène fédérale l'hiver dernier.C'est au terme d'un long et vigoureux discours à saveur nettement électorale, au cours duquel il a passé en revue les réalisations de son gouvernement et s'en est pris durement au parti Libéral, que M.Lévesque a abordé la question cruciale des négociations constitutionnelles qui entrent aujourd'hui dans une nouvelle ronde.«Demain, à Ottawa, a-t-il déclaré, je vais dire quelles sont ces aspirations profondes du Québec que le Canada anglais s'est déjà engagé à respecter dans la réforme du fédéralisme canadien.» M.Lévesque a cité en guise de preuve de cet engagement les appels solennels du premier ministre Trudeau ail Canada anglais pendant la campagne référendaire l'enjoignant, en cas de victoire du «Non», à tenir compte des besoins particuliers du Québec dans le processus de révision de la constitution.Il aégalement fait état de la déclaration de la conférence des premiers ministres, à Winnipeg, il y a quelques semaines, où, là aussi, on a clairement indiqué, selon lui, l'intention du Canada anglais de tenir compte de la spécificité québécoise.Essentiellement, M.Lévesque a l'intention, à Ottawa aujourd'hui, de défendre les droits acquis du Québec, spécialement dans le domaine de la langue et celui de l'éducation, ou de continuer à réclamer les nouveaux pouvoirs dont le Québec a besoin pour adapter à la réalité moderne le fédéralisme canadien qui, selon lui, est le résultat historique d'un compromis entre les parties constituantes.Il lui paraît essentiel, comme à ses prédécesseurs, de réclamer des pouvoirs accrus, sinon exclusifs, dans le domaine des communications, du développement économique et des politiques sociales.M.Lévesque a répété qu'à la suite des incidents des dernières semaines, surtout depuis le mémo du greffier du Conseil privé, Michael Pittfield, et les déclarations de M.Trudeau au Lac-Louise sur un éventuel rapatriement unilatéral de la constitution, il n'est pas très certain de la bonne foi de M.Trudeau mais que, de toute façon, il ne cédera PROCHAINE AU CENTRE COMMERCIAL PLACE DE LA MAIRIE DESSERVANT ST-HUBERT/LONGUEUIL CENTRE DE RACQUETBALL DE $1 MILLION VENEZ AU CENTRE DE RENSEIGNEMENTS 5900, BOUL.COUSINEAU OU COMPOSEZ 676-0462 MONTRÉAL \u2022 7025, Ch.Côto-St-Luc, C6îe St-Luc 482-7415 \u2022 Hôtel Bonctvenrvre 866-3992 \u2022 1278, boul.Labile, Chomedey 687-1916 \u2022 Plaxa Newman, 373, a v.Dollard, Ville LaSolle 366-8080 Place Bouraua, suite 80 6000, oit, boul.Henri-Bourana Montréal-Nord 326-8240 Centre commercial Place de la Mairie 5900, boul.Couiineau, St-Hubert 676-0462 2261, ch.R oc W land, Ville Mont-Royal 341-3810 \u2022 Centre commercial West Itland 683-2130 QUÉBEC \u2022 2965, Ire avenue, Limoilou 626-6216 \u2022 W axa Laval, Ste-Foy 659-1775 ne rien céder * HI 4 'V ¦ r 4 r i I pas d'un pouce sur les enjeux qui lui paraissent fondamentaux.Plus tôt, au cours de son exposé, le premier ministre québécois s'est employé à remonter le moral de ses troupes.Celui-ci avait subi un dur coup avec la publication du plus récent sondage montrant une nette avance du parti Libéral dans les intentions de vote des électeurs.Tout en précisant qu'il n'a pas encore eu l'occasion d'analyser toutes les données du document, il s'est dit frappé et fortement encouragé par le fait que tout indique que son parti dispose d'une bonne avance, fruit de l'électorat francophone.Il a expliqué aux 800 militants présents, qui l'ont accueilli avec enthousiasme, que l'électorat anglophone est victime des préjugés véhiculés par l'establishment des privilégiés, «ces manipulateurs de l'opinion publique» qui «ont toujours tendance à vouloir écraser tout mouvement qui s'amorce en faveur de la majorité du peuple québécois».Cette référence à une certaine Lougheed entend se montrer discret OTTAWA \u2014 Le premier ministre de l'Alberta, M.Peter Lougheed, entend jouer un rôle discret au cours des discussions constitutionnelles cette GILBERT LA VOIE (de notre bureau de d'Ottawa) semaine à Ottawa.«Ce qui est important pour nous, ce sont nos négociations à venir sur le pétrole, et il ne faut pas s'attendre à nous voir prendre la vedette au cours des discussions de premiers ministres», a déclaré M.Lougheed à LA PRESSE au cours de la fin de semaine.En réalité, il devient évident que le chef albertain évitera de donner une image trop rigide cette semaine afin de ne pas porter l'odieux d'un éventuel affrontement.Il préfère ménager son image publique en vue des négociations à venir avec Ottawa sur le prix du pétrole.M.Lougheed et sa délégation sont arrivés samedi dans la capitale fédérale, et ils ont rencontré les représentants de la presse dans la confortable résidence du délégué albertain, M.Jim Seymour, dans la Gatineau.Dans l'entourage du premier ministre, on expliquait sans gêne que ce serait le tour des autres premiers ministres des provinces à «porter le collier» contre Ottawa cette fois-ci.«Sterling Lyon, du Manitoba, a des vues bien précises sur la charte des droits, par exemple, et on le laissera parler pour nous», a expliqué un adjoint immédiat de M.Lougheed.De la même façon, il est probable que l'Alberta laissera Terre-Neuve parler en son nom sur la question des ressources naturelles.En attendant, la délégation albertaine semble soucieuse de polir son image dans l'Est.À preuve, cette rencontre avec les media dès samedi dans la Gati- La Quotidienne Tirage de samedi 3-9-4 Cours de base de Fine Cuisine Familiale par Henri Bernard En 10 semaines, 1 fois par semaine INSCRIPTION aprèi la premieie locon de démonstration avec rtpai, qui se répète à litre d'essai du 8 au 18 septembre.Renseignements: 843*648 1 Mut Permis d'enseutnemenl J de i utlurc perv .i.nille j£7 201S de i.i Montante 3.1X2 Suite 010, Mil.H JG 1Z9 neau, où M.Lougheed en personne accueillait les journalistes.Et comme pour donner raison au vieux dicton qui dit qu'on attrape toujours son homme par l'estomac, on a servi du roast-beef commandé spécialement de l'Alberta à la presse de la colline parlementaire.Et, pour combler le tout, le vin était français.classe favorisée est revenue pendant la plus grande partie dû discours du premier ministre qui s'est employé à démontrer que, ' devant la plupart des mesures adoptées par son gouvernement pour venir en aide aux moins favorisés, le parti Libéral et son chef Claude Ryan se sont portés à la défense des mieux nantis.Ce fut plus particulièrement évident, explique-t-il, dans la réforme de la fiscalité, de l'assainissement des caisses électorales, de l'assurance - automobile, de la nationalisation de l'amiante et de la loi 101.Au passage, M.Lévesque s'est moqué des déclarations de M.Ryan qui affirme avoir transformé complètement son parti depuis son arrivée à sa direction en qualifiant l'adhésion récente de Camil Samson de manifestation d'un «renouveau du maudit».Les péquistes de Mégantic-Compton ont conclu cette réunion en choisissant un candidat pour la prochaine élection, un homme d'affaires de Sherbrooke, M.Richard «Dick» Labelle, qu'ils ont préféré à un autre homme d'affaires du comté, M.Réal Sévigny.INSTRUCTION INDIVIDUELLE EN PETITS GROUPES OÙ EN PRIVÉ À TOUS LES NIVEAUX ANGLAIS/FRANÇAIS ESPAGNOL, ALLEMAND, ITALIEN, ETC.SUR DEMANDE \u2022 4 SEMAINES INTENSIF: 4h par jour Coût: $215 Début le 6 octobre 10ÇFÀAÀINFÇ 2 fois par semaine 7 T chojx de l'h\u2022ur\u2022et du 'our Coût: $ 1 65 Début chaque semaine Inscription: $20 - Cours déductibles de l'impôt GALOIS® ECOLE DE LANGUES Depuis 1 965 1410, rue Stanley Suite 606 (Métro Peel) 844-5060 Ouvert dt 11 h a 20h Culture ptrsonntlli, permis no 749755 iron Songez dès l'automne au printemps de votre pelouse! Hibernal CIL 6-12-24 p».' '\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022\u2022\u2022\u2022.» Tiens, c'est une question que; nous avons oublié de poser.Dans^ le fond, est-ce si important?- 'ik Jh * en' ¦¦-.¦ft-:*:-.'.' > La course avait lieu dans le cadre du troisième Festival de montgolfières du Québec qui a pris fin hier à Saint-Bruno.son.Les quinze montgolfières (sept du Québec, six de l'Ontario, une des Etats-Unis et une autre de Grande-Bretagne) dévalent maintenant la campagne.La course est engagée.Il s'agit de voler au moins 59 minutes, parcourir au moins cinq milles et revenir le plus vite possible au point de départ, un terrain en bordure des «Promenades Saint-Bruno».Quinze véhicules de poursuite battent la campagne, c'est à qui se portera le plus vite à la rescousse de son équipage.La course se déroule à deux niveaux.A plusieurs niveaux en fait.Parce que tous les ballons ne volent pas à la même altitude.Certains rasent le sol des grands bouts de temps, remontent, frôlent la cime des arbres, redescendant.Le «Peacock» s'est même payé une saucette dans la rivière Richelieu; Trottier et Bloc notes: La course question avait lieu samedi dans* le cadre du troisième Festival de'\u201e montgolfières du Québec qui a h pris fin hier, à Saint-Bruno.Une' montgolfière coûte entre $12,000' et $15,000.Elle peut grimper à> raison de 500 pieds minute à des* altitudes de 40,000 pieds; mais^ les aérostiers préfèrent habituel-; lement se contenter d'éviter les' vaches.Les bonbonnes du ballon à bord duquel nous sommes montés contenaient 77,000 pieds cubes de gaz que l'on brûlait au rythme de $6 l'heure.La première montgolfière a volé en 1783.C'était celle des frères.Mont-golfier.Un oeil et un rein pour un appartement MANTOUE (AP) \u2014Après avoir vainement cherché pendant des mois un nouvel appartement, un homme de 56 ans a décidé d'offrir un oeil et, au besoin, un rein en échange d'un logement décent pour les six membres de sa famille.Dans une lettre adressée au journal La Gazzetta, de Mant-oue, M.Luigi Mistro Rigo, qui est employé dans un hôpital, explique qu'il va devoir quitter à la fin du mois de septembre l'appartement qu'il occupe depuis 21 ans avec sa femme, leurs deux enfants, sa belle-mère et la soeur aînée de son épouse, parce que son propriétaire veut s'y installer.«Je donnerai volontiers un oeil ou un rein, ou bien même un oeil et un rein à quiconque m'aidera à trouver un appartement à louer à un prix raisonnable dans cette ville», écrit-il.Les appartements à louer sont de plus en plus rares en Italie depuis la législation sur les loyers adoptée il y a près de deux ans.Plutôt que de voir leurs loyers bloqués, la plupart des propriétaires préfèrent vendre.«SP0KEN ENGLISH» L'ANGLAIS PARLÉ SESSION DE CONVERSATION ANGLAISE VRAIMENT SIGNIFICATIVE POUR CEUX QUI DESIRENT: \u2022 Apprendre l'anglais de tous les jours \u2022 Perfectionner leurs connaissances de l'anglais parlé \u2022 Le parler plus couramment et avec plus de souplesse \u2022 Se sentir plus à l'aise en le parlant PETITS GROUPES 5 à 7 participants par niveau \u2014 MAXIMUM à tous les niveaux.Conversation dirigée par des moniteurs qualifiés d'expression anglaise.SANS GRAMMAIRE \u2022 Accent mis sur la conversation courante \u2022 Adaptée selon les besoins de chaque niveau \u2022 Corrections nécessaires appliquées selon le contexte des phrases utilisées MÉTHODE (CONVERSATION PRATIQUE) Axée sur la conversation pratique de tous les jours.Comprenant conversation à sujets libres ainsi qu'une série de douze sujets sélectionnés pour l'aspect pratique qu'ils représentent dans la conversation de tous les jours tant en affaires qu'en société.Depuis déjà 10 ans, plusieurs milliers d'anglophones ont participés aux sessions «Le Français Parle» (Spoken French) diffusées par notre Centre a Montréal et dans le secteur ouest del Ile de Montréal (Lakeshore-West Island).Matin lOh00-12h30 CHOIX D'HORAIRES Après-midi 13h 15 - 1 5h 45 Soir 1 8h 1 5 - 20h 45 > Prescriptions \u2022 Prescriptions d'ophtalmologiste doptometnste \u2022 Yeux artificiels \u2022 lentilles comeennes \u2022 lentilles progressives souples ou rigides Visite à domicile sur demande j}.ai.J^acette Jnc.Opticien d'ordonnances 6528.rue SAINT DENIS.MONTREAL QUE H2S 2R9 Succursale: LAVAL OUEST 4183, Boul.Sre-Rose (coin Boul.Sauvé) 627-2648 274-5623 BUREAU FERME TOUS LES LUNDIS 2 fois par semaine lundi et mercredi ou mardi et jeudi DUREE: 6 semaines (12 séances de 2h 30 chacune).FRAIS DE LA SESSION: $150.FRAIS D'INSCRIPTION: $ 15.DÉBUT DE LA SESSION: Lundi 22 septembre ou le mardi 23 septembre.Entrevue do classement: SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT.Inscriptions: Du 8 ou 17 septembre.Pour autre% renseignements, composez: 844-9396 CCFA LE CENTRE DE CONVERSATION FRANÇAISE ET ANGLAISE CCFA INC.Fondé en 1969 (Situé en face de l'université McGill) rue Sherbrooke ouest Reconnu par le ministère de l'Éducation 628 250 000* 2500» 250* Gros lots de 25 OOO* 299944 348408 749363 Numéros non décomposables NUMÉROS MOBILES GAGNANTS N\":r(4xsxox8x.3 7 FAÇONS Dl GAGNIR 2 500* 4\t5\tO\t8\t3\tX X\t4\t5\t0\t8\t3 Numéro tiré SXZXSX& 3 FAÇONS DE GAGNCR 2509 Le* billets gagnants de 250 $ et 50 $ sont encaissables à toute succursale de la Sanque Nsts.sr.sle 9\t7\t8\t0\tX\tX X\t9\t7\t8\t0\tX xl\tx\t9\t7 _ j\t8\t0 \"ST (6*6^5 4 FAÇONS Df GAGNER 50* 6\t6\t5\t\t\ts X\t6\t6\t\tS\t X\tX\t6\t6\t5\tX X\tX\tX\t6\t6\t5 A 4 INMMATÎONS NAnflNMiES.LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 8 SEPTEMBRE 1980 Les nouveaux Pères de la confédération Les dix premiers ministres provinciaux ont posé hier en compagnie du premier ministre Pierre Trudeau et du gouverneur général Ed Schreyer avant de s'attaquer à la tâche de réécrire une nouvelle constitution pour le Canada.Assis, dans l'ordre habituel, MM.John Buchanan, de la Nouvelle-Ecosse, William Davis, de l'Ontario, le premier ministre Trudeau, le gouverneur géné- téléphoto UPC ra! Ed Schreyer, René Lévesque, du Québec, Richard Hatfield, du Nouveau-Brunswick, et Bill Bennett, de la Colombie-Britannique; debout, à l'arrière plan, MM.Peter Lougheed, de l'Alber-ta, Angus MacLean, de l'Ile du Prince-Edouard, Sterling Lyon, du Manitoba, Allan Blakeney, de la Saskatchewan, et Brian Peckford, de Terre-Neuve.ESSAI SUITE DE LA PAGE A 1 de trouver des terrains die compromis pour bâtir un nouveau Canada, comme on l'a promis aux Québécois au cours de la campagne référendaire qui a mené le printemps dernier au rejet de la souveraineté-association.Selon le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.John Buchanan, les menaces d'action unilatérale de la part d'Ottawa ne peuvent que saper les chances de succès de la conférence qui s'ouvre aujourd'hui à Ottawa.Le premier ministre du Manitoba, M.Sterling Lyon, a reçu hier à sa chambre d'hôtel sept de ses collègues, dans le but de créer un front commun des provinces face à la politique d'Ottawa.Les premiers ministres René Lévesque, Angus MacLean (île du Prince-Edouard), et Richard Hatfield (Nouveau-Brunswick) étaient absents.Tous se sont retrouvés cependant en soirée à un dîner donné par le gouverneur général Edward Schreyer à l'édifice Lester B.Pearson du ministère des Affaires extérieures.L'ordre du jour Jusqu'au dernier moment, il semble que Tordre du jour de la conférence ait donné lieu à des discussions serrées entre Ottawa et les provinces.Comment vou- lez-vous, a déclaré M.Jean Chrétien, que onze premiers ministres s'entendent facilement, même sur un ordre du jour?Après les discussions de la soirée, hier, il semble que la conférence ne retiendra pas l'ordre du jour proposé par M.Trudeau (préséance au «droits du peuple») et se déroulera pendant trois jours sous les regards de la caméra pour épelucher les 12 points soumis aux premiers ministres.Depuis 1927, c'est le treizième essai de renouvellement de la constitution que tente Ottawa.Il y a moins de deux semaines, à leur réunion de Winnipeg, les premiers ministres provinciaux ont clairement indiqué que le partage des pouvoirs entre Ottawa et les provinces était la pierre angulaire de toute négociation constitutionnelle.Faisant la sourde oreille, le premier ministre Trudeau déclarait la semaine dernière au Lac Louise, après une session de son cabinet principal, que cette question (il faudrait plutôt dire ces questions) pourrait attendre une décennie s'il le fallait.C'est ce qui faisait dire hier au ministre Claude Morin, à son arrivée dans la capitale, qu'il n'y avait aucun problème dans l'élaboration de Tordre du jour de la conférence.«Aucun problème, pourvu que nous fassions ce qui nous est proposé(par Ottawa).» SONDAGE SORECOM Le PQ perdrait du terrain lors d'un nouveau référendum Les rues de PSBGM: entente de principe Si le référendum s'était tenu à la fin du mois d'août, 43 p.c.des Québécois auraient voté «non» et 35 p.c.«oui».Par ailleurs, s'il s'était agi d'une élection provinciale, 42 p.c.auraient voté en faveur du parti Libéral et 37 p.c.en faveur du PQ.C'est ce qui ressort d'une enquête d'opinion menée par la société SORECOM pour le compte des quotidiens «Le Soleil» de Québec et «The Gazette» de Montréal.Selon Maurice Pinard, sociologue de l'université McGill, que SORECOM a consulté pour faire le sondage, Tincidence des résultats du référendum sur l'élection est plus grande qu'on ne l'avait prévu.Cela expliquerait selon lui pourquoi les personnes interrogées voteraient en faveur de M.Ryan malgré leur grande satisfaction à l'endroit de M.Lévesque.Toutefois, parmi les Québécois francophones interrogés, 42 p.c.auraient voté «oui» et 36 p.c.«non», si le référendum s'était déroulé au mois d'août.Chez les anglophones, ces pourcentages sont respectivement de 3 p.c.et de 71 p.c.On a aussi demandé aux gens quel parti défendrait le mieux les intérêts des Québécois dans les négociations constitutionnelles fédérales provinciales.Sur ce point, les libéraux et les péquistes se trouvent nez à nez.Le PQ a la faveur des francophones dans une proportion de 49 p.c.contre 31 p.c.qui optent pour les libéraux, tandis que la grande majorité des anglophones, 90 p.c, ont choisi le parti de M.Ryan.Selon M.Soucy Gagné, de SORECOM, cela signifie que les Québécois francophones préfèrent un bon gouvernement, même indépendantiste, à la table des négociations.La majorité des personnes interrogées se sont dites «satisfaites» (43 p.c) ou «très satisfaites» (9 p.c) de l'attitude du gouvernement de M.Lévesque dans les négociations en cours.Seulement 21 p.c se sont déclarées «insatisfaites» et 7 p.c.«très insatisfaites».Même chez les anglophones, la proportion de gens satisfaits est importante, soit 38 p.c.Toutefois, seulement 1 p.c.se sont dits «très satisfaits».Cinquante-sept pour cent des francophones ont répondu qu'ils étaient «satisfaits» ou «très satisfaits» de l'attitude de M.Lévesque.Les résultats de l'enquête indiquent également que les Québécois, du moins les Québécois francophones, sont en faveur d'un rôle fort des provinces dans la réforme constitutionnelle.On a présenté sept questions faisant actuellement l'objet des négociations constitutionnelles aux personnes visées par l'enquête, et on leur a demandé si elles appuyaient la position du Québec ou celle du fédéral se rapportant à chacune de ces questions.Les francophones appuient la position adoptée par la province sur cinq des sept questions.Les deux questions pour lesquelles c'est la position fédérale qui l'emporte sont le rapatriement de la constitution et les droits miniers au large des côtes.Pour tous les autres points, c'est-à-dire les communications, l'économie, la propriété et le contrôle des ressources naturelles et la lutte aux disparités régionales, les francophones appuient la position de M.Lévesque.Quant aux anglophones, ils appuient en grande majorité la position fédérale pour les sept questions.Montréal LESSEPS.place de (1958) Cette place a été ainsi nommée en l'honneur de Jacques de Lesseps 0887-1927), aviateur qui pilota le premier avion à Montréal le 2 juillet 1910.Il périt dans le golfe du Saint-Laurent au cours d'une envolée.Il était le fils de Ferdinand de Lesseps, qui fit percer le canal de Suez et commença celui de Panama.Axe est ouest-nord de Pierre-de-Coubertin, ouest de Langelier.Le Protestant School Board of Greater Montreal et l'Association des enseignants de Montréal sont parvenus à un accord de principe au cours de la nuit dernière après une fin de semaine d'intenses négociations.Un communiqué émis conjointement par les deux parties lais- se entendre que les écoles protestantes de la métropole pourraient rouvrir dès mercredi pour autant que le PSBGM et le syndicat des enseignants ratifient de part et d'autre l'entente intervenue.Quelque 35,000 élèves des écoles élémentaires et secondaires risquaient d'être affectés par le conflit.fBR] Accord Canada-Chine ¦ Le ministre canadien de l'Agriculture, M.Eugène Whelan, et son homologue chinois, M.Huo Shilian, doivent signer aujourd'hui, à Pékin un accord de coopérationagricole.indique-t-on à l'ambassade du Canada.L'accord de coopération agricole porte essentiellement sur les échanges de produits agricoles et la coopération scientifique en matière agricole entre les deux pays.M.Whelan, qui séjourne en Chine depuis le 30 août, est revenu à Pékin hier soir après **^flWH DE m.flPIA RABAIS AT.'A partout où nous allons! Réservez dès maintenant, les places sont limitées! Du 15 septembre au 15 décembre 1980 EASTERN PROVINCIAL Le Pont aérien vers l'Atlantique Appelez votre agent de voyages ou Eastern Provincial à 631 -9431 \u2022 Obtenez une réservation au moin» 7 jours avant votre départ \u2022 Acheté* votre b*im dans les 7 jours gui suivent votre rcservsbon et pat pin fard que 7 jours avant votre départ \u2022 Séjour minimum de 3 jours maximum de 30 (ou retour Je premier dimanche aprM vo^e départ) \u2022 Pénalité de $10 au cas où vous nutilisez pas votre reservation \u2022 Le nombre des places est limité, certains vois peuvent être to vu vendus \u2022 Les tarifs réduits doivent recevoir I approbation du ministère des Transports, taxe de transport «ericn en sus \u2022 Tous les voyages du Grand Solde doivent être term.nés le 15 décembre I960 un bref séjour dans le nord est de la Chine, à Harbin et Changchun notamment.La délégation qu'il dirige compte 14 personnes, notamment le ministre de l'Agriculture de la Colombie-Britannique, M.James Hewitt.Le gouvernement Davis menacé?¦ Un sondage réalisé pour le compte du Parti libéral d'Ontario indiquerait que le Parti conservateur actuellement au pouvoir dans cette province aurait peu de chances d'être réélu si des élections avaient lieu maintenant.C'est du moins ce qu'a affirmé le chef libéral Stuart Smith.Refusant de révéler les données exactes du sondage, ce dernier a toutefois déclaré qu'elles étaient approximativement de 40 pour cent pour les Libéraux, 40 pour cent pour les Conservateurs et 20 pour cent pour les Néo-Démocrates.Commission algéro-canadienne ¦ La Commission mixte algéro-canadienne de coopération, créée en mai 1979, se réunira pour la première fois à l'automne, annonce-t-on dimanche à Alger.Les deux pays examineront à cette occasion le bilan de leurs échanges commerciaux et industriels.L'Algérie est actuellement le premier partenaire économique du Canada en Afrique.ROUEN, rue de (1922) , Jadis connue sous les noms d'Amity, Forsythe et Ernest, cette voie tient son nom de la ville de France qui fut le théâtre du procès et du supplice de Jeanne d'Arc, en 1431.Axe est-ouest-est de DeLorimier ave.JEANNE-D'ARC, place (1934) et avenue (?) En souvenir de Jeanne d'Arc (1412-32), «pucelle d'Orléans», héroïne de France, canonisée en 1920.La place Jeanne-d'Arc a déjà porté les noms de rue Bas-tien et ruelle Tousignant.Vous trouverez une statue de Jeanne-d'Arc en bordure de l'avenue Viger.Axe est-ouest-sud de la rue Adam et à l'est de Rourbon-nière.JEAN-MILOT, rue (1967) En hommage à Jean Milot, un des premiers taillandiers et le premier cabaretier (en 1657) de Montréal.Axe sud-nord-est de Langelier \u2014 sud de Bélanger \u2014-Anjou.JEAN-LECOMPTE, rue ( 1957) En souvenir de Jean Lecompte (1634-60), un des compagnons d'Adam Dollard, sieur des Ormeaux, au Long-Sault.Axe ouest-est-nord-ouest de l'hôpital St-Jean de Dieu.SAINT-LÉONARD, allée (1971) Nom choisi parce que cette allée se termine à quelques pieds des limites de Saint Léonard, dans le quartier Saint-Michel-Nord.Axe est ouest à mi-chemin entre Robert et Jean-Rivard. têléphoto PC Le jeune Terry Fox a regardé rémission de télévision de son lit d'hôpital.SPECTACLE EN HOMMAGE À TERRY FOX Un règlement municipal a empêché les organisateurs de solliciter les Montréalais à donner de l'argent D'après CP \u2014 Un règlement municipal fort peu connu interdisait aux responsables du spectacle télédiffusé hier soir par le réseau CTV, en hommage au jeune unijambiste Terry Fox, de solliciter directement des fonds des Montréalais pour la recherche contre le cancer.Ne disposant pas d'un permis de la Ville, le réseau n'était pas autorisé à diffuser les adresses ni les numéros de téléphone des endroits où l'on pouvait faire parvenir les dons.Toutefois, toux ceux qui téléphonaient au réseau se faisaient dire de communiquer avec la Société canadienne du cancer qui fournirait tous les renseignements nécessaires.OnsaitquelejeuneFox, amputé d'une jambe à la suite d'un cancer, a dû mettre un terme à son projet de traverser le Canada à pied dans le but de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer, alors qu'il avait la moitié du chemin de fait.La semaine dernière, en effet, il était hospitalisé en Colombie-Britannique atteint cette fois d'un cancer aux poumons.L'exploit réalisé par le courageux jeune homme a suscitél'admi-ration de ses concitoyens et plusieurs personnes se sont offertes pour prendre la relève.En vertu du règlement municipal 1447, les organismes de cha- rité ne peuvent faire qu'une seule campagne par année pour solliciter des fonds de la population montréalaise.Or, la Société canadienne du cancer a fait sa campagne annuelle en avril dernier.La Ville autorisait cependant la campagne d'hier à la condition que la Société renonce à sa campagne de l'an prochain, ce que cette dernière a refusé de faire.La Société du cancer, section du Québec, n'avait pas non plus appuyé le geste de Fox quand ce dernier était passé par le Québec cet été.Au cours de rémission télévisée, le ministre ontarien de la Santé, M.Dennis Timbrell, a annoncé que son gouvernement avait décidé de consacrer Si million à la recherche sur le cancer.Pour sa part, le gouvernement de la Colombie-Britannique a fait savoir samedi qu'il donnait $1 million à la Société du cancer pour qu'elle fasse de la recherche sur le cancer dans cette province.Par ailleurs, les prisonniers du pénitencier à sécurité moyenne de Matsqui à l'est de Vancouver qui avaient fait connaître leur intention de faire une collecte de fonds en guise de participation à la campagne d'hier soir, ont dû abandonner leur projet, le prisonnier en charge de le réaliser s'étant échappé de la prison.Treize morts au cours du week end |p Selon un relevé de la Sûreté ™ du Québec, treize personnes ont perdu la vie de façon accidentelle au Québec au cours du week-end.Neuf personnes sont mortes dans des accidents de la route, trois autres se sont noyées et un jeune homme est mort des suites d'un accident de parachute.Le premier accident est survenu samedi matin, vers lh30, quand Christian Huet, âgé de 17 ans, de Cloridorme, a perdu la vie sur la route 132 à Anse-à-Fugère, en Gaspésie, après avoir perdu le contrôle de son véhicule.Vers 2h50, le même jour, M.Rosaire Fleury âgé de 61 ans, du Lac Etchemin, a succombé à ses blessures, après avoir été frappé par une auto sur la route 277, à Lac Etchemin.Vers lOhOO, à Gros-Morne, en Gaspésie, deux hommes ont été projetés dans le fleuve lors d'une explosion à bord de leur bateau de pêche.Il s'agit de Leopold Beaudin, 54 ans, de Percé, et Maurice Beaudin, 41 ans, de Mont St-Pierre.Vers 12hl5, G-l- ies Carrière, âgé de 27 ans, s'est tué lors d'un saut raté en parachute à l'aéroport Ste-Marie à Bellefeuille, comté de Terre-bonne.Le jeune homme demeurait sur la rue Labelle à St-Jérôme.Vers 12h30, à St-Isidore, un accident impliquant une auto et deux motos a fait deux victimes.Il s'agit d'Albany Nadeau, 34 ans, de Sherbrooke, et de Michel Nadeau, de St-Hyacinthe.Vers 17h30, Marcel Fournier, 45 ans, de la 3e rue, à Québec, a péri par la noyade au quai de Pointe-au-Pic, à Charlevoix.Vers 18h45, face au rang 2, à St-Antonin, comté de Rivière-du-Loup, un autre accident impliquant une moto et une auto a coûté la vie à Denis Gagnon, âgé de 34 ans, de St-Antonin.Samedi toujours, vers 20h20, Jean Lussier Jr., de la rue St-Donat à Anjou, a perdu la vie quand sa voiture a capoté sur la route 321, à Canton Manchand, près de L'Annonciation.Vers ÛOhlO, hier matin, deux piétons ont été heurtés mortellement sur la route 122 à Notre-Dame - du - bon - Conseil, suite à un accident mineur entre deux véhicules.Il s'agit de Jacqueline Gagné âgée de 18 ans et domiciliée sur le rang Mitchel, à Notre -Dame - du - Bon - Conseil et de Pierre Morrissette, âgé de 19 ans, et domicilié au même endroit.Finalement, vers 2hl5, sur la Montée de l'Eglise, à St-Colom-ban, Alain Bisson âgé de 19 ans.de la rue Principale, à Lesage a péri lorsque son auto a frappé un arbre à la suite d'un dérapage. < A 6 + LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 8 SEPTEMBRE 1980 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN président et éditeur FERNAND ROY vice-président exécutif JEAN 8ISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef L'épargne révèle la mentalité du Québec Le gouvernement du Parti québécois avait commandé, en 1977.une étude sur les ressources financières des Québécois.Le groupe chargé de cette étude vient de déposer un volumineux rapport et de nombreuses recommandations.Tous les gouvernements font faire dos études sur les sujets les plus divers et en particulier sur les questions embarrassantes dont ils veulent reporter la solution, parce qu'ils jugent que cette solution ne serait pas acceptée par une partie de leurs électeurs.Si bien des études servent aussi à justifier l'immobilisme des gouvernements, il faut reconnaître cependant que plusieurs d'entre elles sont nécessaires à la préparation de législations sur des sujets complexes.Les ressources financières du Québec tombent dans cette catégorie.L'étude qui vient de paraître révèle avec précision ce que la plupart des citoyens savaient déjà confusément, c'est-à-dire que la richesse des Québécois est beaucoup inférieure à la moyenne canadienne.Les révélations de ce document sont par contre assez paradoxales, car elles démontrent que les actifs des Québécois sont moindres beaucoup plus à cause du comportement des citoyens qu'à cause d'une exploitation extérieure, comme le prétendent les nationalistes.C'est ainsi que l'épargne des ménages s'est accrue beaucoup moins vite que dans le reste du Canada, principalement parce que les Québécois comptent moins de propriétaires et font plus de placements que d'investissements productifs.Alors que les Canadiens français, au siècle dernier, étaient pour la plupart ruraux et propriétaires, ils sont devenus urbains et locataires.Dans les principales agglomérations tel- les que Montréal et Québec, par exemple, les locataires sont respectivement 80% et 75% de la population, alors que c'est le contraire dans la plupart des autres provinces.Comme la propriété immobilière est l'actif des ménages quiprendleplus de valeur au cours des années, il est normal que les Canadiens français s'enrichissent plus lentement que les autres citoyens.Ce comportement tient à la mentalité des Québécois, puisque les immigrants qui arrivent ici, souvent avec un simple baluchon, sont propriétaires d'une maison après quelques années.Cette mentalité repose sur la crainte du risque, puisque l'épargne des Québécois francophones est surtout placée dans des obligations, dans l'assu-rance-vie, etc., au lieu d'être investie dans des actions de sociétés industrielles ou commerciales qui rapportent davantage mais comportent plus de risques.L'esprit de bas de laine est ainsi plus répandu que l'esprit d'entreprise.Et cela n'a rien à voir avec l'exploitation des Québécois par les capitaux anglophones.L'étude sur les ressources financières du Québec fait des recommandations intéressantes telles que la modification de la législation pour permettre aux sociétés de fiducie, caisses populaires, compagnies d'assurances, etc, de concurrencer les banques à charte dans les prêts aux entreprises.Il est en effet important d'accroître la concurrence aux cartels des banques et aux grands syndicats financiers, afin de permettre aux petites et moyennes entreprises d'avoir plus facilement accès à des capitaux locaux qui leur feront confiance à meilleur compte pour des investissements de risque.La tâche la plus importante et la plus difficile du gouvernement est un travail de longue haleine puisqu'il s'agit de changer une mentalité.L'avenir économique 4 du Québec repose en effet sur l'esprit d'entreprise, et l'État ne peut se substituer aux individus à ce sujet.C'est pourquoi le gouvernement ne peut assurer le progrès économique en créant des entreprises avec l'épargne des citoyens.Ce sont au contraire les citoyens, avec Les Québécois aiment bien le PQ mais préfèrent le Parti libéral Un sondage effectué le mois dernier, au Québec, par la firme Sorecom et sous les auspices des quotidiens Le Soleil et The Gazette, révèle que si les élections avaient eu lieu au même moment,42 pour cent des électeurs auraient voté pour le Parti libéral et 37 pour cent pour le Parti québécois.Le PLQ aurait donc été porté au pouvoir avec quelque 75 sièges contre une quarantaine pour le PQ, afors que l'indice de popularité de M.Lévesque et de satisfaction à l'égard de son gouvernement demeurent très élevés.Le sociologue' Maurice Pinard, dans son analyse de ce sondage, en déduit que même si les Québécois aiment le gouvernement péquiste, ils préfèrent cependant le Parti libéral parce qu'ils s'identifient à son option constitutionnelle et le croient plus capable de contribuer à renouveler le fédéralisme; mais aussi parce qu'ils ont plus confiance en lui pour administrer la province et résoudre les problèmes concrets et immédiats qui les préoccupent.Le professeur Pinard, toutefois, prend la précaution de souligner que l'état de l'opinion québécoise pourrait varier considérablement entre ce sondage et un scrutin tenu cet automne, compte tenu de certaines inconnues telles que le résultat des négociations constitutionnelles de cette semaine, la qualité du chef que pourrait se donner l'Union nationale (dont la renaissance est jugée importante par la population) et la nature du programme électoral que se donnera le Parti québécois.Il apparaît que le gouvernement Lévesque compte pardessus tout sur M.Trudeau pour lui fournir un cheval de bataille susceptible de lui faire conserver le pouvoir.Si, au cours de la conférence, M.Trudeau refusait de faire droit aux revendications qui font consensus dans la classe politique et l'intelligentsia québécoises, le gouvernement péquiste aurait beau jeu pour exploiter électoralement une situation qui prendrait de court l'adversaire libéral.Même dans cette hypothèse il n'est pas certain que le PQ y trouverait un viatique.D'abord parce que le problème constitutionnel n'a pas la priorité dans l'ordre des préoccupations des Québécois qui, selon le sondage, le situent au troisième rang, après l'économie et le chômage.Or cette consultation montre que les gens font plus confiance aux libéraux qu'aux péquistes pour s'attaquer à ces questions.Quant au problème constitutionnel, la crédibilité du gouvernement péquiste paraît sérieusement hypothéquée, malgré les constantes professions de bonne foi du gouvernement péquiste auxquelles on doit à ce jour accorder le bénéfice du doute.Dans leur bon sens les Québécois savent bien que ce gouvernement ne peut négocier efficacement une option en laquelle il ne croit pas.Ce qui n'arrange pas la crédibilité du PQ c'est le fait que M.Lévesque persiste à proclamer que la souveraineté-association demeure l'idéal que caresse toujours son gouvernement, même s'il a renoncé à le proposer aux électeurs à la prochaine élection.Or un parti gouvernemental qui demeure convaincu que la sécession politique est une meilleure solution au problème québécois que le fédéralisme, peut difficilement convaincre une population qu'il peut mieux qu'un parti fédéraliste négocier une nouvelle constitution fédérale.Dans une telle opération, ce , Aloes, t?V/MD it Pip leurs propres épargnes, qui doivent apprendre à créer des entreprises et à les faire prospérer.C'est malheureusement la tendance contraire que développe un gouvernement social-démocrate.C'est d'autant plus néfaste au Québec que la population d'origine rurale, pour l'immense majorité, entretient l'illusion que l'épargne est la véritable richesse.La conclusion globale qui se dégage de cette étude est que les Canadiens français, qui forment les 82% de la population du Québec, sont les principaux artisans de leur retard économique.Les milliards de dollars d'épargne qu'ils ont accumulés, de génération en génération, ou bien se sont dévalués par l'inflation, ou bien ont servi en grande partie à accroître la richesse des autres.IVAN GUAY il PëvPûSé DB VWi^e&lEt/eWC OU n'est pas tout que de protéger passivement les droits acquis du Québec, il faut en plus contribuer activement, positivement, avec zèle et imagination, à réformer la fédération dans un juste équilibre entre les intérêts du Québec et ceux de l'ensemble du pays.Il semble que les Québécois ont compris qu'on ne peut forcer la nature et qu'un gouvernement, fût-il de bonne foi, ne peut décemment être chargé d'une mission en laquelle il ne croit pas.MARCEL ADAM Droits réservés LA PRESSE ANGLOPHONE\" De l'équilibre fort précaire des dominos soviétiques Si les stratèges du Kremlin s'étaient imaginé que l'intervention de leurs unités en Afghanistan rétablirait l'ordre et la discipline en quelques semaines, leurs calculs ont été singulièrement déjoués.Les voilà dans d'affreux dilemmes.Qu'à cela ne tienne, les dirigeants font preuve d'une assurance toute olympienne.Le Président Brejnev ne cesse d'affirmer que c'est à la demande du régime en place à Kaboul que l'URSS est intervenue, et, encore au début de la semaine, il réaffirmait sa détermination «de s'acquitter jusqu'au bout de son devoir».Explication controuvée, bien sûr.Le chef du Kremlin est trop fin politicien pour croire que l'Ouest l'acceptera sans sourire.Il n'est nullement besoin d être observateur de grande force pour constater que les Afghans plutôt falots qui auraient fait appel à l'URSS pour qu'elle vienne défendre la légitimité d'un régime aussi evanescent que celui de Kaboul sont infiniment moins nombreux que la masse impressionnante des «rebelles» qui, sans vouloir de mal à lidéologie socialiste, s oppose, et avec une ténacité éton- nante, à toute ingérence étrangère dans ses affaires.Après huit mois d'occupation et d'affrontements meurtriers, les Soviétiques en sont réduits à constater que l'armée du régime Karmal a fondu à vue d'oeil.Les militaires passent du côté des «rebelles», de sorte que, pour remplacer les «déserteurs», il faut désormais faire appel à des mercenaires et les payer dix fois plus que les soldats de l'armée régulière.On imagine sans peine à quel rythme les désertions vont se poursuivre dans cette dernière.L'erreur de l'URSS aura probablement été de profiter de la crise iranienne pour intervenir dans un pays islamique tenu pour imprévisible.Compte tenu des sentiments anti-islamiques qu'avaient nourris les déclarations incendiaires de l'ayatollah Khomeiny, les Soviétiques auront cru que leur intervention serait tacitement tenue pour providentielle par l'Ouest.Mais la réaction de l'Occident fut forte et émotive, d'où la situation embarrassante où se trouve désormais l'URSS.Cette dernière ne peut plus se permettre d'échouer en Afghanistan.Son intervention est deve- H nue symboliquement importante, mais à condition que le reste de la famille socialiste se tienne tranquille.Or, la Pologne s'agite d'une façon préoccupante, et la Pologne, c'est encore plus important que I Afghanistan.Que faire?On peut imaginer quelques-uns des dilemmes où se trouvent les stratèges soviétiques.Se retirer de l'Afghanistan serait, pour eux, avouer un échec.Une victoire de la guérilla afghane sur l'armée d'occupation aurait probablement le même effet qu'avait eu la victoire des Japonais sur les Russes en 1905.Cette victoire avait démontré à l'Asiatique que l'Occident pouvait aussi être vaincu.Un sentiment analogue s'emparerait de tout le Moyen-Orient à l'endroit du système socialiste.Autre dilemme: intervenir en Pologne accroîtrait une hostilité antisoviétique déjà bien grande dans les pays satellites.Ne pas intervenir mettrait ces derniers dons la tentation de revendiquer, à leur tour, ce qu'on a concédé en Pologne.La théorie dite des dominos vaut autant pour l'Union soviétique que pour les États-Unis d'Amérique.JEAN PELLERIN M.Chrétien s'y prend mal La manière dont M.Jean Chrétien exprime ses idées, avec une candeur et une simplicité qui semblent être chez lui une seconde nature, possède un charme attachant qui a probablement fait de M.Chrétien le plus populaire des membres québécois du cabinet Trudeau.Mais son discours, qui lui a servi dans le passé à s'acquitter de certains de ses devoirs de ministre, est devenu inefficace dans le défi le plus important de sa carrière, alors qu'il représente le point de vue fédéral dans la négociation d'un accord sur une nouvelle constitution.M.Chrétien a bien raison de rappeler constamment aux premiers ministres provinciaux et aux Canadiens en général l'importance qu'il y a à conclure un accord en septembre.Il a raison d'essayer de maintenir une impression d'urgence, afin que soit saisie cette occasion unique dans l'histoire canadienne.Il a raison d'exhorter les provinces à faire usage de compromis.M.Chrétien, cependant, n'a .pas raison de proférer des menaces, ni même de feindre l'intimidation.Il n'a pas raison de dire aux provinces, par le truchement d'un bulletin de nouvelles, à la veille même de la cruciale dernière série de rencontres entre lui-même et les ministres provinciaux, que le gouvernement s'adressera directement à Londres pour effectuer des réformes constitutionnelles, si une entente est conclue sur six des 12 questions qui ont été débattues pendant tout l'été.L'idée d'appliquer une formule mathématique brutale au processus constitutionnel est à la fois déplaisante et inefficace.Déplaisante, parce qu'elle laisse supposer que les chiffres sont plus importants que les principes; inefficace, parce que tout ce que les provinces ont à faire si elles veulent retarder le pèlerinage à Londres, c'est de refuser leur assentiment à plus de cinq articles de l'ordre du jour constitutionnel.M.Chrétien croit-il vraiment que les 12 articles ont une égale importance?Veut-il dire qu'une entente sur six articles, sans distinction, est plus importante qu'un accord sur.par exemple, trois ou quatre principes essentiels?.Même si M.Chrétien prétend nier qu'il existe une hiérarchie quelconque dans les articles à l'ordre du jour constitutionnel, et même s'il soutient que chacun des 12 articles est prioritaire et urgent au même titre, la tactique qui consiste à menacer les provinces est précisément la plus mauvaise façon d'en venir à une e.ntente.Le 27 août.«The Ottawa Journal* N.D.L.R.\u2014 Cet éditorial est le dernier qu'a publié ce journal avant sa fermeture le 28 août.La censtitutien et les municipalités Les municipalités sont les créatures des provinces auxquelles elles appartiennent.Cela ne décrit peut-être pas exactement la vraie nature et la fonction des administrations locales, mais cela contient, en fait, l'argument essentiel contre l'idée de leur réserver une place à la table constitutionnelle.Le ministre des Affaires intergouvernementales de l'Ontario, M.Thomas Wells, avait raison de faire remarquer aux délégués, à la conférence annuelle de l'association des municipalités de l'Ontario, que les pourparlers constitutionnels avaient pour objet la division des responsabilités entre les gouvernements fédéral et provinciaux, et qu'il ne voyait pas comment les muni- cipalités pouvaient y avoir leur place.Nous comprenons très bien que les maires, les échevins et les commissaires soient dans le vague quant à leur identité, alors qu'ils tentent de s'adapter aux conditions en voie de changement et de traiter avec les autres niveaux de gouvernement, mais ce n'est pas à la table de conférence qu'ils pourront de manière utile entreprendre leurs recherches; cette table de conférence, de toute façon, ne semble pas offrir tellement de promesse de succès, même pour les participants légitimes.Le fait d'être exclu des pourparlers constitutionnels peut, à juste titre, irriter les gouvernements des territoires du Nord, mais ne devrait pas être considéré par les leaders municipaux comme un signe de mépris pour leur importance.Ils ont, particulièrement dans les centres urbains, un assortiment imposant de responsabilités, et il est parfois difficile d'imaginer comment ils sont censés y faire face, avec les ressources limitées dont ils disposent.Cependant la nature et l'étendue de ces ressources doivent être débattues avec les gouvernements provinciaux, plutôt que d'être insérées dans un paragraphe du nouvel Acte de l'Amérique du Nord britannique.Le 25 août.«The Toronto Globe and Mail* TRIBUNE LIBRE A 7 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 8 SEPTEMBRE 1980 Jacques Couture Un geste courageux LA PRESSE du 3 septembre nous rapportait une nouvelle importante: la démission du ministre Jacques Couture et celle du ministre Joron.A mon avis, M.Jacques Couture mérite des félicitations pour le geste courageux et très important qu'il accomplit.Il n'est pas facile, en effet, de prendre une telle décision, qui implique le sens de toute une vie et se répercute dans le monde! Chapeau.Monsieur Couture! Par cette décision, vous rendez service à vos frères plus que vous ne l'avez fait dans votre vie.Et je dirais même que vous posez un geste prophétique, avec l'aide du Seigneur.En effet, plusieurs religieux, religieuses et prêtres de notre milieu ont cru, dans la sincérité de leur coeur, mieux servir nos frères et mieux vivre l'Evangile en délaissant les tâches proprement «apostoliques» pour aller vers la politique, les revendications sociales et parfois même, dans certains cas.vers une idéologie qui n'a rien à voir avec le christianisme.Tout homme et toute femme sincère ne tarde pas à réaliser les limites de ces moyens humains de servir la société, et alors, en constatant que seules les valeurs spirituelles peuvent rendre service à l'humanité jusqu'au fond du coeur de l'homme, il faut y revenir.C'est là que s'impose un acte d'humilité, de courage, de sincérité comme celui que vient de poser le ministre Couture.Voilà Vatican II bien compris: aux laïcs \u2014 et ils sont assez nombreux pour assumer la tâche\u2014, revient l'obligation de s'occuper des valeurs sociales et d'y semer l'esprit chrétien, tandis qu'aux religieux et aux prêtres revient celle de «rendre visibles, d'être eux-mêmes le signe visible des réalités invisibles qui font la différence entre une civilisation chrétienne et une autre».Félicitations au ministre Couture.Et bon succès dans sa nouvelle orientation.Marie-Thérèse CHEVALIER Montréal Ecoutez vos experts! M.Pierre Elliott Trudeau Premier Ministre du Canada Monsieur, A titre de simple citoyen, je me permets de répondre à votre invitation à participer à la rédaction de la déclaration de principes.J'aimerais vous faire part de «façon créatrice» de mes vues sur ce pays qui est le vôtre.Je n'ai pu traverser ce pays de part en part, je n'ai pu rencontrer des gens de toutes les provinces, je n'ai pu les écouter tous exprimer leur conscience de ce pays, je n'ai pu parcourir tout le Québec et sentir le pouls constitutionnel particulier de cette province.* Mais je vous lance un cri de «façon créatrice» afin qu'au minimum vous réalisiez attentivement les énoncés étonnants de clarté des Laurendeau-Dunton et des Pépin-Robarts qui, eux, ont parcouru le pays et l'ont mieux senti que nous.Votre déclaration de principes néglige totalement certaines vérités élémentaires et votre invitation à participer à sa définition me fait sourire.Comment puis-je croire à votre sincérité quand vous avez écrit «Le temps d'agir», une réforme constitutionnelle du pays, où vous avez quasi oublié de parler du Québec?Comment puis-je croire à votre sincérité quand vous ignorez si facilement les conclusions de la commission Pépin-Robarts que vous aviez créée vous-même?Je n'ai pas lu tous ces gros rapports mais j'en ai au moins compris la partie essentielle et je la sens dans ma chair: je suis Pierre Elliott Trudeau d'un peuple francophone qui vit au Québec avec d'autres Québécois.Ce peuple ne peut disparaître parce que vous êtes l'ennemi des politiciens actuels qu'il s'est démocratiquement donnés.Libre à vous de critiquer ceux-ci mais pas au prix de nier l'existence de ce peuple francophone.Votre jeu politique d'inviter les citoyens à participer alors que vous n'écoutez pas vos pro-pes experts pour les vérités de base, alors que vous n'avez pas l'intention d'écouter ces citoyens puisque vous les méprisez au point de leur nier l'existence comme peuple, est la plus grande hypocrisie politique actuelle.A moins que votre invitation ne soit adressée à ceux qui ont les courbettes courtisanes faciles.J.-G.PLANTE Dollard-des-Ormeaux La loi 101 conduirait au génocide des anglophones du Québec?Pure foutaise! M.A.Sheppard, avocat connu de Montréal, prédisait que la loi 101 pourrait conduire «au génocide des anglophones du Québec».Monsieur, est-il normal que depuis trois cents ans la minorité anglophone du Québec domine la majorité?Est-il normal que, même après l'adoption de la loi 101, dans les restaurants de Montréal on se fait dire: «Dont be smart!» ou «Shut up!» quand on parle notre langue.Monsieur Pierre Trépanier qui venait de l'Acadie nous l'a relaté dans une lettre ouverte dans les journaux.Est-ce que ces humiliations pourraient vous inspirer de défendre des Québécois à Montréal?Monsieur Sheppard, la majorité française d'Amérique vit sur un territoire qui lui appartient; elle a des droits légitimes que la minorité anglophone n'a jamais voulu reconnaître.C'est de bonne guerre de parler «des injustices encore cruelles et centenaires subies par les francophones hors Québec quant à leurs droits scolaires», mais cela n'a plus de conséquence, ni aucune force face aux anglopho- EN VRAC nés du Québec.D'ailleurs, après la pendaison de Riel par le gouvernement fédéral, le Canada n'est plus notre pays.Vous nous accusez de «racisme» et d'avoir des «tendances totalitaires».Ces tendances nous les avons apprises du groupe anglais qui ne pense qu'à lui.Est-ce du racisme que de vouloir survivre d'abord alors que nous sommes une nation francophone en majorité dans notre Québec.Nous n'avons jamais été racistes ni totalitaires, l'histoire est là pour le prouver.En 1832, les Français d'Amérique reconnaissaient plein droit de citoyenneté aux Juifs du Québec, ce que l'Angleterre n'avait pas encore reconnu; en plus, dans le monde entier, le Québec est le seul Etat avec Israël qui subventionne des écoles juives sur son territoire.0 masochisme! nous avons subventionné trois universités anglophones, des écoles du primaire à l'université pour 20% d'anglophones.0 masochisme encore! le colonisateur a eu le droit de vote lors du référendum quand on savait d'avance qu'il votait contre La politique et les intellectuels Monsieur Adam a le verbe «léger», et il le montre bien dans son article du 26 août quand il écrit: «M.Lévesque peut bien faire appel à la solidarité de tous les Québécois pour contrer la manoeuvre de M.Trudeau.Il aura probablement l'appui des partis politiques, des INTELLECTUELS, et de la classe nationaliste.» Monsieur Adam, ne vous rendez-vous pas compte du cynisme, du «racisme» de tels propos?Depuis quand se permet-on d'identifier les intellectuels à des partis politiques, à une classe dite nationaliste?Qui entretient de tels préjugés chez nous?Est-ce que réfléchir (tout haut), penser, chercher la vérité est devenu pour nous une tâche uniquement politique ou nationaliste?Est-ce M.Trudeau qui vous aurait fait peur quand il a menacé, dernièrement, les intellectuels du Québec?Bien plus, cher Monsieur, je note dans ce propos ou une contradiction ou une certaine suffisance.C'est pas bien beau ça! Contradiction en ce sens que vous vous reniez, étant vous-même, à ce que je sache,un intellectuel.Une certaine suffisance en ce sens que vous vous permettez de vous démarquer, vous-même, en tant qu'intellectuel, par rapport aux autres «intellectuels».Comme je vous sais intelligent, j'imagine donc, pour conclure, que vos propos sont le fait, en partie, de la peur, en partie de la contradiction, et en partie d'une certaine suffisance.Un tiers plus un tiers plus un tiers égalent trois tiers.C'est pourquoi je vous excuse pour les deux premiers tiers, et vous pardonne pour le troisième.Simon TREMBLAY Blainville, Que.Politique no! Télé-Médic si! Je gagerais ma chemise que M.Lazure «jouit» déjà à la pensée de pouvoir s'approprier Télé-Médic quand ce service public aura fait faillite en octobre prochain, service que des gens avaient mis cinq ans à monter de toutes pièces de leurs mains par un travail acharné de tous les jours; et sans avoir a aller parasiter sur le gouvernement.Mais il paraît que ces messieurs du gouvernement, qui ont toujours des visions «globales» des choses, n'aiment pas du tout que des «choses» échappent à leur emprise; comme ce service essentiel qui deviendra sans doute de plus en plus nécessaire, ce qui remettrait en question beaucoup d'autres de «leurs» choses.Avec le résultat que les citoyens se retrouveront Gros-Jean-Comme-Devant, comme d'habitude; soit dit en passant, les Montréalais semblent être en voie de devenir les champions en ce qui a trait à l'art de se faire passer des «choses» par les politiciens.Au diable la politique, et sauvez Télé-Médic.Yves ROY Montréal Denis Lazure La constitution : conceptions douteuses Dans LA PRESSE du 21 août, Marcel Adam a soutenu certaines conceptions douteuses sur le rapatriement de la constitution.Tout d'abord, quand le ministre Morin dit que le fédéral veut faire croire à la population que le rapatriement constitue en lui-même un changement fournissant un prétexte au ralentissement des négociations ultérieures, M.Adam retorque que l'argument est défectueux du fait que les apparences de changement ne peuvent résorber une crise réelle.A cela, j'oppose que ce n'est pas parce que cette solution est irréaliste que le fédéral ne l'adopterait pas: bien que le fédérai ne puisse plus nier comme par le passé qu'il y a une crise constitutionnelle, il peut situer cette cripe non pas dans les faits, mais dans un mécontentement populaire passager, une sorte de «mode antifédéraliste», qu'il faut donc endiguer non pas en réglant l'impasse, mais simplement à coups de publicité pro- fédéraliste ($6 millions, paraît-il) et de pseudo-victoires.Ainsi, l'objectif immédiat du fédéral serait de faire croire qu'il s'attaque à la crise, alors qu'en réalité il vise à altérer l'opinion publique dans le but de retarder le plus possible la décentralisation des pouvoirs qui, seule, peut régler le problème.Deux faits nous portent à le croire: tout d'abord, l'histoire de la fédération canadienne nous fournit une base statistique contraire aux promesses décentralisatrices préréférendaires.Ensuite, il est tellement paradoxal pour le fédéral de devoir faire miroiter un gouvernement central fort aux Ontariens pour se faire élire, et de devoir quelques mois après décentraliser les pouvoirs sans trop hypothéquer sa réélection, que le fédéral doit jouer double jeu jusqu'au bout, ne serait-ce que pour conserver, face aux deux parties ayant des intérêts opposés, une image de cohérence.Face à l'échec inévitable, on pourra toujours dire aux Québécois que le gouvernement du Québec ne négociait pas de bonne foi, quitte au contraire à s'approprier le mérite du statu quo ainsi obtenu face aux Ontariens, le rapatriement de la constitution étant présenté aux deux parties comme la solution que le fédéral se devait d'adopter, unilatéralement ou non, quitte à faire croire aux populations, qu'en soi, cela constitue le remède à la crise constitutionnelle et qu'il n'y a donc pas lieu de décentraliser le pouvoir du fédéral.Ce scénario qu'évoque M.Morin est très plausible, en autant qu'il soit plausible qu'un gouvernement vise par-dessus tout à demeurer au pouvoir, et il mérite d'autant plus notre attention qu'il s'accorde avec l'observation des faits.Plus loin, M.Adam dit qu'on «doit briser le cercle vicieux de l'unanimité des voix».Au contraire, j'affirme que le gouvernement du Québec qui oserait abandonner le droit de s'oppose: au nom de son peuple aux projets d'une majorité de provinces canadiennes constituant une intrusion dans la juridiction du Québec sur son avenir politique, ferait face à une furie populaire croissante.Enfin, le seul défaut qu'on peut trouver selon lui à un référendum canadien est que c'est «antifédéraliste»: quelle salade! Le fait est, M.Adam, que le Québec est une nation, et que même si P.E.Trudeau a tenté de nous présenter comme irréfutable sa conception d'un seul peuple canadien, essayant par là de nous faire accepter la validité d'un tel référendum, l'avenir du peuple québécois ne peut juridiquement pas disparaître sous la volonté de statu quo qui anime la majorité des citoyens des autres provinces canadiennes.J'ajoute que c'est là un argument plus plausible que le vôtre, sur l'irréalisme d'un tel référendum.Michel JUNEAU Montréal nous.Nous menons une lutte héroïque que vous ne vous êtes jamais soucié de défendre.Vous avez peur de «génocide»?Vous me faites rire.C'est vrai que pour les anglophones (je vous inclus dans ce groupe car Me Armand Sheppard vous avez le même esprit et la même culture) vous pouvez dire sans hésiter: «Les Etats-Unis mon pays et le Canada, ma patrie» parce que la technologie américaine protège votre culture et le contenu des media est suffisant pour la conserver.Tandis que pour nous, par ces média et cette technologie, nous sommes subtilement menacés dans notre culture.Ne pensez-vous pas qu'il serait urgent que vous éleviez la voix en notre faveur?Monsieur Sheppard.il était grand temps qu'une loi nous protège et il ne serait que justice que cette loi vive en permanence.Nous vivons dans un monde légalisé où tous réclament leurs droits, mais la pire menace est bien la société techno-fasciste et ce n'est pas les Français d'Amérique qui vont l'imposer.Quand vous parlez de pays totalitaires où les droits de la minorité sont menacés, on ne parle pas le la même minorité; comparons l'est et l'ouest de Montréal et constatons.Jacqueline DUGAS Montréal .B.Priorité est accordée dans cette page aux lettres brèves, d'intérêt général, se rapportant à des articles parus dans LA PRESSE.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes te> lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiés.L'auteur assume rentière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: « Tribune libre*», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes.Montreal, H2Y 3M1.La publicité constitutionnelle Pendant qu'Ottawa continue de refuser de reconnaître que les Québécois constituent une nation ayant droit à l'autodétermination; pendant que les négociations constitutionnelles mènent à une impasse à cause des attitudes et exigences intransigeantes et inacceptables du fédéral; pendant que le fédéral essaie de vendre à qui mieux mieux une certaine fierté canadienne par une publicité écrasante au coût de six millions de dollars puisés à même les fonds publics et prépare ainsi en douce son référendum panca-nadien; pendant que le gouvernement fédéral est loin de mettre en veilleuse son projet de rapatriement unilatéral de la constitution, que fait le Québec?Les ministres et députés du Québec se préparent pour des élections provinciales anticipées à l'automne.Le premier ministre René Lévesque parle de souveraineté - association modifiée et M.Jacques Parizeau parle de mettre la souveraineté - association en veilleuse.En réponse aux deux millions de dollars (sur les six millions) dépensés en publicité par le gouvernement fédéral au Québec, le gouvernement du Québec tente timidement avec ses six cent mille dollars une sortie afin de promouvoir sa position dans les négociations constitutionnelles.La contre-publicité du Québec, désapprouvée par M.Claude Ryan, n'a cependant que le quart du poids de celle du fédéral.Le gouvernement du Québec a-t-il le choix de se taire à ce moment critique de son histoire?Ce qui vaut pour le gouvernement d'Ottawa vaut-il pour le gouvernement du Québec?Faudrait-il que le Québec alloue deux millions de dollars de dépenses en publicité?Daniel GAUTHIER Magog Deux poids, deux mesures Les journaux de ces derniers jours nous annonçaient que le Parti libéral du Canada a décidé de dépenser six millions de dollars en publicité pour la réforme de la constitution canadienne, en se servant des impôts des Canadiens.De son côté, le gouvernement péquiste répond par une contre-publicité en se proposant de dépenser $60,000 pris sur les impôts des Québécois.M.Claude Ryan critique la conduite de M.Lévesque en disant qu'il n'a pas le droit de se servir de nos impôts pour lutter contre la publicité canadienne en faveur de la réforme constitutionnelle.Pourquoi M.Ryan ne blâme-t-il pas son «grand-maître» d'Ottawa, alors qu'il s'oppose à ce que le Québec fasse la même chose et de la même façon?Deux poids, deux mesures?L'ancien directeur du DEVOIR ne nous avait pas habitues à de tels gestes! Serait-ce qu'il a mis de côté sa belle neutralité d'autrefois?Il est vrai qu'il est là pour s'opposer envers et contre tout, même aux dépens de la logique! Henri GUERTIN Oka, Que.VENTE 20% DE RABAIS w ?w OFFRE VAIABLE JUSQU'AU 30 SERT 1980 COMMANDEZ 0ES MAINTENANT ET OBTENEZ JUSQU'A 1500 0E REMISE DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL POUR ISOLATION à Tachât de nos produits EN ALUMINIUM ROBUSTE, AVEC CONTRE-FENETRE ET MOUSTIQUAIRE PORTES FENÊTRES \u2022 Fabrication sur mesure \u2022 Installation professionnelle \u2022 Garantie écrite de 5 ans \u2022 Choix de couleurs I I ACHETEZ MAINTENANT PAYEZ EN JANVIER PAS D'INTERET COMPAREZ AVANT D'ACHETER! 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allocation des «enveloppes» budgétaires correspondant aux di- verses missions du gouvernement; stratégie en vue de dénouer l'impasse budgétaire créée par la querelle Ottawa-Edmonton sur le prix du pétrole.Mercredi, à 14h, les dés étaient jetés.Qu'il s'agisse cependant du P & P ou du cabinet plénier, la décision finale reste celle du premier ministre, le «patron», comme on dit.Mais il est bien difficile pour le patron d'aller à l'encontre d'un consensus établi au sein de ses ministres sans encourir des problèmes politiques sérieux.La solidarité ministérielle a ses limites.Il arrive qu'un ministre dissident sur une question qu'il estime primordiale démissionne, puis parle.Le premier ministre préside aux séances du P & P, et à celles du comité du cabinet sur les relations fédérales-provinciales.Ce sont les seuls comités qu'il préside lui-même.Les membres des deux comités sont d'ailleurs les mêmes et ils se réunissent souvent pour discuter de l'un ou l'autre dossier.Les discussions se déroulent selon un ordre du jour très strict.Le ministre responsable d'un dossier fait le point, indique les options possibles qui s'offrent au gouvernement et fait ses propres recommandations.Après un laps de temps consacré aux échanges et aux explications, le premier ministre tente de dégager un consensus et tire les conclusions.En raison du contexte politique et de leurs responsabilités, quatre super-ministres ont joué un rôle majeur à la réunion du Lac Louise: Allen MacEachen (vice-premier ministre et minis- tre des Finances), Jean Chrétien (ministre de la Justice, ministre d'Etat au Développement social et ministre responsable du dossier constitutionnel), H.A.(Bud) Olson (ministre d'Etat au Développement économique) et Donald Johnston (président du Conseil du trésor).Marc Lalon-de (ministre de l'Energie) a pu avoir un poids important, même si le dossier le plus cher au premier ministre, celui de la constitution, lui a été retiré pour être confié à Jean Chrétien.Rien ne filtre évidemment du P & P, à part les déclarations que le premier ministre ou l'un Liste des membres du comité P & P Pierre TRUDEAU/ premier ministre.Allan MacEACHEN/ vice-premier ministre et ministre des Finances.Jean CHRÉTIEN/ ministre de la Justice/ procureur général du Canada/ ministre d'Etat au Développement social.H.A.(Bud) OLSON/ ministre d'État au Développement économique.Herb GRAY/ ministre de l'Industrie et du Commerce.Marc LALONDE/ ministre de l'Énergie/ des Mines et des Ressources.Roméo LEBLANC/ ministre des Pêches et Océans.Mark MacGUIGAN/ secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures.James S.FLEMING, ministre d'Etat au Multiculturalisme.Yvon PINARD, président du Conseil privé et leader du gouvernement en Chambre.Donald JOHNSTON/ président du Conseil du trésor.Lloyd AXWORTHY, ministre de l'Emploi et de l'Immigration.m mm à m téléphoto PC M.Trudeau et ses onze ministres «seniors» ont étudié tous les dossiers majeurs.ou l'autre de ses ministres consentent à livrer en pâture aqc$ médias d'information.Lorsqu'elles ont lieu à Ottawa, les séances ne sont pas «couvertes», comme on dit dans le métier.1 On peut se demander alors à quoi rime cette réunion spéciale du Comité des priorités tenue dans les Rocheuses albertaines suivie par une nuée de reporters de la presse nationale.A moins de frais, le P & P aurait pu se réunir quelque part dans les collines de la Gatineau.Rien de comparable, bien sûr, avec le site fastueux du Lac Louise, bijou d'émeraude encerclé de montagnes vertigineuses aux neiges éternelles.Mais comme cette session intensive laissait\" aux ministres bien peu de loisirs pour profiter du paysage, les^ résultats auraient été les mêmes.De toute évidence, c'est une question d'image.Le Lac Louise offre une très belle toile de fond à la télé.Dans le château-fort de , Peter Lougheed, le «gouvernement de tous les Canadiens», seul arbitre des égoïsmes régionaux, travaille à la construction d'un Canada.Encore plus fort, comme image, que les canards des annonces fédérales.' Le symbole est plutôt dispendieux en ces temps d'austérité administrative.On a une idée de ce que peut coûter le transport et l'hébergement d'une quarantai-» ne de personnes, ministres et hauts fonctionnaires, au Château Lac Louise.Tout compte fait, peut-être;' bien que ces images auront plus de poids qu'on ne le pense dans le sentiment d'appartenance des Canadiens, au lendemain de la Conférence constitutionnelle d'Ottawa.inn i Pas satisfait dies efforts du gouvernement Georges Forest entend continuer ie combat WINNIPEG \u2014 Neuf mois après qu'ait été rendu le jugement de la Cour suprême du Canada corrigeant un hiatus de 90 ans et faisant du français une langue officielle dans la législature et devant les tribunaux au Manitoba, l'instigateur de cette bataille, Georges Forest, n'est toujours pas très heureux des efforts réalisés par le gouvernement de Sterling Lyon et entend bien continuer le combat.Il n'a toujours pas payé la contravention pour stationnement illégal au montant de $5 à la Ville de Winnipeg (avec l'amende, la somme a grimpé à $14.90): il attend que les autorités gouvernementales montrent une volonté réelle de vouloir se plier à ce jugement qui a déclaré anticonstitutionnelle la loi (23) adoptée en 1890 par la législature du Manitoba faisant de l'anglais la seule langue officielle au Parlement et devant les tribunaux de la province.Cette loi, a-t-on jugé, adoptée vingt ans après l'entrée du Manitoba au sein de la Confédération, contrevenait à l'article 133 de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique et liait le Manitoba.Agé de 56 ans, M.Forest, un courtier d'assurance de Saint-Boniface, qui avait refusé de payer cette contravention écrite uniquement dans la langue de Shakespeare, a perdu $3,000 dans cet affrontement juridique qui a débuté ie 27 juillet 1976.Il y a aussi consacré au moins trois heures de travail par jour.Il s'est mis à dos l'association des Franco-Manitobains qui trouvait et trouve encore qu'il va trop loin dans ses démarches.Et surtout, il a dû subir une baisse de sa clientèle (2,000), ce qui lui a occasionné des pertes de revenus qu'il évalue à $30,000 par année.Une certaine gloriole nationale Inversement, ses démêlés avec les différentes cours du pays, surtout le jugement favorable de la Cour suprême, lui ont apporté une certaine gloriole nationale (ce qui le flatte), qui l'amène aujourd'hui à parcourir différents coins du pays pour y donner des conférences.Il s'enorgueillit du fait que le maire de Winnipeg, William Norrie, l'a appelé expressément pour lui mentionner que la Ville avait commencé l'impression des contraventions dans les deux langues et que celles-ci devraient faire leur apparition sur les pare-brise des voitures au début de 1981.Ce Franco-Manitobain «à la tête dure», comme il l'a dit lui-même au cours d'une entrevue à LA PRESSE, persiste dans sa croisade.«Le gouvernement conservateur est coupable du matin jusqu'au soir.A ceci s'ajoute le fait qu'il n'existe pas suffisamment de gens qui insistent pour faire respecter leurs droits et demander plus de services au gouvernement dans leur propre langue.Quand on obtient la reconnaissance officielle de notre langue dans la législature et devant les tribunaux, tout le reste en découle et il s'agit de se battre pour faire accélérer le processus.» Pour sa part, il compte bien attendre un autre jugement de la cour avant de payer sa contravention et l'amende.Auparavant, il pose des conditions au gouvernement: la traduction de quatre lois et des règlements.Il s'agit de l'Acte de la Ville de Winnipeg, l'Acte des convictions sommaires, l'Acte créant les cours de comtés et celui créant la cour du Banc de la Reine.«Pour moi, c'est une question de principe.Et l'expérience a montré jusqu'à quel point je tiens à mes principes.» Et encore là, il existe d'autres lois prioritaires à traduire «mais personne ne crie, sauf moi».La bonne volonté du gouvernement manitobain serait démontrée aussi, selon lui, en réalisant dès l'ouverture de la prochaine session la traduction simultanée (ce qui ne sera pas le cas) tandis que le hansard et la Gazette officielle devraient être disponibles en même temps dans les deux langues.M.Forest a été aidé dans ses démarches récemment lorsqu'un autre Franco-Manitobain, étudiant en droit à Moncton, a contesté en Cour provinciale la validité d'une contravention pour excès de vitesse qui lui a été rédigée en anglais seulement.Roger Bilodeau a invoqué sensiblement la même argumentation que M.Forest: il a plaidé que la loi qui régit le code de la route n'était pas traduite dans la langue de Molière, donc inexistante légalement.Le juge provincial en a décidé autrement et jugé qu'une loi écrite uniquement dans la langue de Shakespeare n'invalidait pas pour autant la loi.M.Bilodeau en a appelé de la sentence et il s'agit là d'un autre dossier à suivre car il se rendra certainement jusqu'en Cour suprême.Entre-temps, le Manitoba a commencé à traduire en français toutes les lois et leurs amendements adoptés à l'assemblée législative depuis son entrée photo Jean Goupil, LA PRESSE M.Georges Forest n'a toujours pas payé la contravention pour stationnement illégal.dans la Confédération.L'on compte quelque 10,400 pages de lois et près de 8,000 pages de règlements.Pour se conformer à la décision de la Cour suprême, le gouvernement a voté en mars dernier une loi abrogeant celle de 1890, à l'origine de la controverse.C'est à l'unanimité que les parlementaires Vont adoptée.Le député néo-démocrate de St-Boniface, Laurent Desjardins, a mené une bataille à l'Assemblée législative, réclamant que la loi reconnaisse non pas seulement le français comme langue officielle &:**ant la législature et les tribunaux mais jouisse des mêmes statuts que la langue anglaise.Notons que sur une population de 1,027,000 Manitobains, l'on compte 62,000 citoyens de langue française.De nombreux problèmes Le directeur du service de traduction, responsable de donner suite au jugement de la Cour suprême, André Martin, ne cache pas les nombreux problèmes que sa situation nouvelle engendre et défend le gouvernement dans cette affaire.A la fin du présent mois, 500 pages (11 lois) auront été traduites de l'anglais au français.Le Québec, à la demande du gouvernement manitobain, a dépêché trois de ses traducteurs à Winnipeg durant trois mois, tandis que le gougernement fédéral, lui, prêtait pour un an l'un de ses meilleurs spécialistes._ / Ml » M.Martin prévoit que le travail sera complété d'ici à cinq cinq ans et qu'il en coûtera $1.million additionnel au gouverne-,,,: ment du Manitoba.Son service compte maintenant sept traducteurs, nombre qui pourrait augmenter substantiellement s'il n'existait pas une pénurie de ces travailleurs spécialisés.«Nous avons reçu 35 offres d'emploi à l'échelle du pays.Quinze se sont présentés au concours »oui eicellents, salaire selon experience Faire parvenir « curriculum vifae » à : LA PRESSE, RÉF.: 10258 C.P.6041, Suce.«A» Montréal H3C 3E3 i I g CARRIÈRES ET PROFESSIONS COMPOSF7 285-7320 : LA COMMISSION SCOLAIRE DE L'ARGILE BLEUE DEMANDE *» Il \u2022 i \u2022 \u2022 » UN PRINCIPAL A L'ECOLE JOLIVENT ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE (Deuxième concours) Attributions caractéristiques: 1.Sous l'autorité du directeur général, le directeur de l*é-cole assume l'entière responsabilité de l'école institutionnelle qu'il dirige.2.Il organise l'école qu'il dirige du point de vue adminis-' trotif, pédagogique, financier et materiel et assume lo gestion du personnel des divers champs d'activités de l'école, conformément aux politiques et aux règlements de la Commission.3.Il doit assurer des communications régulières et suivies a l'intérieur de l'école, avec la Commission et avec le milieu desservi par l'école.Critères d'admissibilité : \u2014 Autorisation personnelle permanente d'enseigner, décernée par le Ministre.\u2014 Une formation exigeant au moins 1 6 années de scolarité.\u2014 Une experience démontrant une habileté a résoudre, des problèmes d'ordres technique et administratif.\u2014 Une expérience de 5 ans comme enseignant ou professionnel, dont au moins 3 ans comme enseignant.Conditions de travail: Selon la politique administrative et salariale du Ministère.Début d'emploi: le 30 septembre 1980.Joute penonnt intémstt a poser so candidature devra se procvrtr It formulait d'ofht.de services a la Commission scolaire de l'Arajk Blevt et h rttovr-ner avant le 15 septembre 1980, à 16 heures, à l'adresse suivante: Service du personnel Commission scolaire de l'Argile Bleue 480, boul.Laurier Mont-ST-Hilaire (Québec) J3H 4R9 Tél.: 467-9323 LES MAGASINS GREENBERG (Ltée) Nous avons 2 postes immédiats d'acheteurs seniors pour les sections suivantes: VÊTEMENTS POUR ENFANTS VÊTEMENTS SPORT POUR DAMES Si vous avez fait vos preuves durant les dernières années dans un de ces départements et si vous êtes maintenant prêt à vous servir de votre experience pour relever de nouveaux défis, nous sommes intéressés à vous rencontrer.Nous offrons un programme complet 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moyenne.Commission éventuelle.Allocation pour automobile.Allocation de dépenses.Faire parvenir curriculum vifoe le plus tôt possible et dans les plus brefs délais: a/s de M.Pierre Robillard 1322 boul.Masson Québec G1P 1J7 i ! M l i i I INGÉNIEUR CIVIL DIPLÔMÉ Le candidat choisi doit avoir un minimum de 5 ans d'expérience dans la conception en béton armé et dans la charpente d'acier.0 Veuillez faire parvenir votre icurricvlum vilae» à: ', La Presse, Réf.10259 CP.6041, Suce.«A» Montréal H3C 3E3 VENTE ET MARKETING 1 S : 1 Recherchons personne dune valeur exceptionnelle \u2022>: désirant accéder à des fonctions de gestion au sein -ï: d'une compagnie en pleine expansion et classée ' i$ parmi les premières dans son secteur d'activités.Pour renseignements confidentiels contactor: Claude Dicalre 739-0472 $ 4 Lundi de 9h a 6h» i s f LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 8 SEPTEMBRE 1980 A 11 NOTES POLiTIQUES O'Neil propose l'indépendance Le député de Chauveau et ex-ministre des Communications dans le gouvernement péquiste, Louis O'Neill, a laissé entendre en fin de semaine qu'il 'reconnaissait que l'orientation constitutionnelle de son parti était très ambiguë et encore un peu plus étapiste après la prise de position du comité des neuf, dévoilée vendredi à Montréal.Ce comité, dont il était membre, était chargé de proposer les grandes lignes d'une plate-forme électorale aux membres du Conseil national élargi qui doit se réunir au début d'octobre.Il recommande en effet au parti de continuer à promouver la thèse de la souveraineté-association au cours de la prochaine campagne électorale tout en s'enga-geant à ne pas la réaliser au cours de son second mandat s'il est reporté au pouvoir.Selon M.O'Neill, le parti «devrait réviser l'article de son programme» qui porte sur ce sujet pour dire clairement à la population que c'est «l'indépendance» pure et simple qui est la meilleure option politique pour le Québec.Le député était alors interrogé sur les ondes du réseau radiophonique Télémédia.Cette prise de position du comité des neuf soulève déjà au sein du parti des vagues qui ne manqueront pas d'écumer les discussions du Conseil national élargi.Louise Harel, vice-présidente du parti et porte-parole du comité des neuf, avait déclaré vendredi que les membres du comité avaient adopté cette prise de position à l'unanimité.La récente déclaration du député O'Neill, deux jours à peine après la conférence de presse, ne démontre peut-être pas de façon éloquente l'affirmation soutenue par Mme Harel.Le PQ victime d'une machination?L'Association péquiste du comté de Mégantic-Compton était dans tous ses émois, hier, lors de la réunion de mise en candidature en vue de désigner le porte-étendard du parti, en vue des élections partielles ou générales dans ce comté, devenu vacant à l'Assemblée nationale à la suite de la démission du député unioniste Fernand Grenier.Les dirigeants péquistes avaient en effet retenu le temps pour diffuser 10 messages commerciaux à la station radiophonique locale pour annoncer à la population cette réunion d'investiture et inviter les gens à venir entendre le premier ministre René Léves-que.Mais aucun des messages, payés à $17 chacun n'a été diffusé au cours de la matinée sur les ondes radiophoniques.L'annonceur en devoir, interrogé sur cette anomalie, n'a pu répondre que ces commerciaux» n'étaient tout simplement pas inscrits sur sa «feuille de route».Après «cet acte de sabotage», les péquistes du bout entendent bien demande! des comptes à qui de droit, et possiblement porter cette affaire à l'intention du CRTC.Bourassa n'est pas encore le bienvenu Apri.s avoir accueilli à bras ouvert le transfuge créditiste Camil Samson dans les rangs du Parti libéral, le chef Claude Ryan n'y est pas allé avec le dos de la cuillère en fin de semaine dans ses déclarations.Ainsi, il se demande si l'ex-premier ministre Robert Bourassa ne devrait pas attendre à plus tard pour effectuer un retour à la politique active.En rappelant que M.Bourassa a subi une importante défaite lors de l'élection de 1976 alors qu'il était le chef du PLQ, l'ex-directeur du Devoir estime que ce dernier devrait «permettre» à l'équipe du «renouveau.» qu'il représente de faire «ses preuves».Ainsi, M.Ryan se demande si un retour de M.Bourassa à l'occasion de l'élection générale prévue pour l'automne serait sage.De son nouveau poulain Camil Samson, M.Ryan affirme qu'il a découvert «qu'il était intelligent et capable d'être sérieux», ce qui en fait un excellent parlementaire.Puis, ne doutant de rien, M.Ryan a aussi affirmé que la venue de Jean Drapeau à la direction de l'Union nationale n'avait pas «sa raison d'être».M.Ryan soutient que le maire de Montréal doit compléter son mandat municipal et il serait «préférable» pour lui de «rester à son poste».Pour sa part, M.Samson a tenu en grande partie le Parti québécois responsable de sa conversion à la cause libérale.Il y a d'abord eu l'évolution de la situation dans le temps et la campagne référendaire qu'il a fait aux côtés de M.Ryan.M.Samson s'est alors aperçut que «le language était différent, mais qu'il disait les mêmes choses que le chef du PLQ», du moins pour l'essentiel.Interrogé à ce sujet, hier, à Mégantic, le premier ministre René Lévesque s'est moqué du «renouveau du maudit» que constitue l'arrivée de Camil Samson dans les rangs libéraux de Claude Ryan.Des surprises La lecture, fastidieuse mais combien instructive, de la Gazette officielle du Québec réserve souvent des surprises.C'est ainsi que, dans sa livraison du 23 août, on apprend que, sans doute par souci de respecter l'esprit de la loi sur le français langue officielle, le ministre de la Justice a effectué le changement de nom d'une certaine Rose de Lima Jean Bon et de François Albert Magee pour ceux, à consonnance bien plus française de Emma Jawbone et de Francis Allan Albert Magee.Son collègue des Transports, lui, a autorisé des modifications de tarifs de location de toute une série de véhicules décrits comme des «pick up V2 ton, crew cab et step van».Mieux encore, dans la foulée de la francisation des entreprises, le ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières a approuvé les changements de raison sociale de plusieurs sociétés dont Les entreprises d'électricité Bourassa Inc.qui deviennent John H.Bourassa Inc.et Ideal Body Limited, qui se francise radicalement en devenant La compagnie Idéal Body Inc.Publicité constitutionnelle Tout comme le gouvernement fédéral et le Québec, c'est maintenant au tour du gouvernement de la Colombie-Britannique de faire sa «propre publicité» sur la réforme constitutionnelle.Chaque foyer va ainsi recevoir un numéro spécial du «B.C.Gover-nement News» (bulletin d'information) contenant un plaidoyer en faveur de la «juridiction provinciale» sur les richesses naturelles.Cette impression de 1.1 million d'exemplaires a coûté environ $100,000.Par ailleurs, le premier ministre de cette province, M.Bennett a retenu 30 minutes du meilleur temps d'antenne à la télévision, aujourd'hui, jour de l'ouverture de la «dernière» conférence des premiers ministres avant le rapatriement de la constitution canadienne.\u2022n -le m EN BU Un avenir bien structuré avec nos nouvelles rentes Vcus pouvez maintenant retirer des bénéfices beaucoup polices à tempérament ou en payer la prime tout d'un \"bloc' La New York Life est une société mutuelle Les Sus élevés des nouvelles rentes de la New Yck Life Nous avons rajusté le rapport de nos rentes en ce qu feuche les taux d'intérêt qu'il commande Ces nouvelles pçtices se traduisent pour vous par un revenu garanti beaucoup plus élevé, des participations Sensiblement plus intéressantes et une quote-part qui vous est versée dès la première année \u2022'\u2022 Vous pouvez souscrire à ces nouvelles détenteurs canadiens de nos polices participent à notre croissance depuis 122 ans C'est maintenant le temps de bâtir votre avenir avec une rente de la New York Life Demandez à un agent de la New York Life de vous fournir plus de détails sur le revenu garant» plus élevé et sur le rapport accru qu'il vous propose Au service des Canadiens depuis 1858 Assurances sur lê vie, dégroupe et ssnte, rentes et régimes de retraite (514)844-3373 à Montréal Bureau 500.2075, rue Université.H3A 2L1 Directeur: Donald H.Harvey, CLU Droits linguistiques ¦ Le Commissaire aux langues officielles, Max Yalden, soutient que les droits linguistiques ne peuvent pas être inscrits unilatéralement par Ottawa dans une nouvelle constitution.M.Yalden considère qu'étant donné que les provinces ont totale juridiction sur l'éducation, toute action unilatérale du fédéral serait vouée à l'échec.Le commissaire Yalden était interrogé samedi à l'émission Question Period du réseau CTU, qui sera diffusée aujourd'hui.Québec veut-il l'impasse?¦ Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, a déclaré hier que M.René Lévesque souhaitait une impasse dans les discussions constitutionnelles parce qu'il recherche toujours la séparation de sa province.Il dit s'inquiéter de ce que de jour en jour depuis le référendum du 20 mai, les Canadiens oublient davantage en quoi consistait la campagne «pro-séparatiste» du gouvernement du Québec.M.Davis parlait à un congrès des jeunes conservateurs de l'Ontario.Buchanan outré ¦ Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, John Buchanan, a ajouté sa voix à celle des autres premiers ministres qui s'opposent à la campagne publicitaire du gouvernement fédéral sur la révision constitutionnelle.M.Buchanan considère que le budget publicitaire de six millions de dollars dépensé par Ottawa à cette fin pourrait être utilisé à meilleur escient pour l'aciérie de Sydney, ou encore pour l'exploitation des mines de charbon de la Nouvelle-Ecosse.M.Buchanan voit tout spécialement d'un mauvais oeil la réclame qui montre une oie du Canada volant vers le sud, donc en direction des Etats-Unis.Nordair au Québec ¦ Le ministre de la Défense nationale, Gilles Lamontagne, croit que le siège social de la compagnie Nordair doit demeurer au Québec et que le groupe des intérêts québécois dirigé par Québecair et le mouvement Desjardins doit obtenir le plus gros bloc d'actions.Au cours d'une interview au quotidien Le Soleil le ministre s'est cependant dit favorable à une répartition des actions de Nordair entre tous les groupes intéressés, ceux de l'Ontario comme ceux qui représentent les employés de Nordair ou les Inuit.Il a toutefois tenu à préciser que ses propos ne devaient pas être interprétés comme un énoncé du cabinet fédéral, mais comme son opinion personnelle.Le NPD soutient le droit d'intervention de l'État fédéral OTTAWA (PC) \u2014 Le Nouveau Parti démocratique a exposé hier sa position constitutionnelle sur les pouvoirs en matière de gestion économique et la juridiction des ressources, qui, a-t-il soutenu, devraient être assumés par le gouvernement fédéral «lorsque les besoins canadiens vitaux l'exigent».Toutefois, les provinces, par la voie d'un Conseil de la fédération devant remplacer l'actuel Sénat, auraient la possibilité de se prononcer sur l'opportunité d'une intervention fédérale spéciale dans ces secteurs, dit le NPD.A la veille de l'ouverture du sommet des premiers ministres, aujourd'hui à Ottawa, le leader néo-démocrate, M.Edward Broadbent, a dévoilé à la presse les premiers jalons de la position constitutionnelle de son parti, après une séance extraordinaire du conseil fédéral du NPD.M.Broadbent a déclaré par ailleurs que le NPD estime qu'il faut reconnaître dans la constitution la «dualité historique» au Canada, et accepter le principe de l'enchâssement d'une charte des droits.Toutefois, le conseil fédéral du NPD n'a pu pour l'instant déterminer quels seraient les droits précis qu'une constitution revisée devrait garantir, a dit M.Broadbent.En ce qui concerne la question du rapatriement de la constitution, M.Broadbent a déclaré, sans toutefois prendre position de façon non équivoque, que tou-^ te menace d'action unilatérale*, de la part d'Ottawa ne sert pas; pour l'instant à faire avancer les choses de façon positive.«Nous espérons qu'une telle éventualité ne se produise pas, et nous prendrons position le moment venu», a dit M.Broadbent.Le NPD soutient qu'une nouvelle constitution définisse des domaines de compétence conjointe entre les deux ordres de gouvernement, qui, selon les cas, se verraient accorder la primauté législative.On donnerait toutefois au Parlement fédéral un droit de «primauté particulière» sur les ressources, notamment dans les questions touchant les taux d'imposition discriminatoires et de fixation discriminatoires du prix des ressources à l'intérieur du Canada, de fixation des prix au Canada ou l'approvisionnement au Canada.Le fédéral obtiendrait la compétence exclusive sur la politique monétaire, la monnaie, les tarifs et les politiques d'importation, la faillite et l'insolvabilité, la politique des brevets, les droits d'auteur et les poids et mesures.Une offre très attendue! 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a 19ti30 ou loi samedis rnotin 13 et 20 A, septembre a 9fi30.Couture est d'essayer d'obtenir d'Ottawa une enquête publique sur le fonctionnement de l'Agence canadienne de développement international en Haïti et sur l'usage qui est fail des fonds de cet organisme dans ce pays.Certains organismes consultés par le père Harvey vont même jusqu'à préconiser la cessation de toute aide canadienne à Haïti, «amenant fatalement la disparition du régime oppresseur et son remplacement par un régime plus sérieux».Enfin, quelques suggestions ont trait à améliorer les mesures d'adaptation au Québec au profit des nouveaux arrivants haïtiens.Au Québec, surtout, parce que c'est là qu'on y compte 97 pour cent des quelque 20,000 Canadiens d'origine haïtienne.Ceaucescu au Canada en octobre OTTAWA (AFP) \u2014 M.Nicolae Ceaucescu, président de la République roumaine, sera l'hôte du Canada du 6 au 11 octobre, a officiellement confirmé le gouvernement canadien.Sa visite est la première d'un chef d'Etat d'un pays de l'Est depuis celle de M.Alexei Kossyguine au début des années 1970.Au programme du séjour du président roumain, les questions internationales, la coopération nucléaire et industrielle, le commerce, les transferts de technologie et les investissements.A l'heure où la Roumanie a décidé d'accroître son programme nucléaire, le Canada pourrait être un fournisseur tout désigné pour équiper les seize futures centrales que Bucarest voudrait construire d'ici à la fin du siècle.Le gouvernement roumain a officiellement annoncé son intention d'acheter un second réacteur canadien.Reste à savoir le prix qu'il est prêt à payer.Confronté au déficit de son commerce extérieur, il est plus vraisemblable qu'il voudrait plutôt obtenir un droit d'accès à la technologie canadienne et construire sous licence des Candu \u2014 Centrales nucléaires canadiennes \u2014 roumaines.Tout, normalement, devrait le permettre, la Roumanie ayant accepté les règles de contrôle instaurées par Ottawa lorsqu'elle a acheté son premier réacteur canadien.Toutefois, Ottawa a indiqué officiellement et par deux fois dans la seule journée de vendredi que l'on ne préparait aucun accord particulier susceptible d'être signé lors de la visite de M.Ceaucescu, alors que des sources non officielles annonçaient qu'elle pourrait être l'occasion pour la Roumanie d'acheter seize réacteurs au Canada.TAFFIN, LAMY & Associés AUDIOPROTHÉSISTES C.P.354, Tour de la Bourse 800, Place Victoria Montréal, HIZ 1H9 Tél.866-7422 Du LUNDI au JEUDI: 9 heures à 17 heures 30 VENDREDI de 9 heures à 20 heures Fermé SAMEDI I ik .m ri'ur«iu|k-I n|iiul.ii ion de cur|*«i .in h h j r.uTu|Hiri tnicrnutiiiii.il riv Montreal Cargaison a destination de New > ork ( s \\ designét*.i « M hcmnu-i «l «injipi i conformément a I'emharuo présidentiel sur toutes les importations en pro*entitlev de l'Iran AVIS SOMMAIRE IVh.M AN PI BMC TAPIS DE PERSE l>E (.RANDE VALU R et superbes tapis Tails main d'autres contrées Cet arrivage, qui comprend de* lapis noues a la main d'origine iranienne, lui reltise p.n l'importateur américain, pour se conformer a l'embargo total prescrit sur toute marchandise en provenance de l'Iran à destination des L' s \\ Les ballots sont destines j être liquides piece par piece chc/ t.M.Palir> ltd.Courtiers en douanes et expéditeurs Edifice Cargo aérien ss| Route C Aéroport international de Montréal Dorsal.Québec ENCAN PUBLIC URGENT AUJOURD'HUI 8 SEPTEMBRE 1980 7h30 p.m.précises Examens à 6h p.m.Tous les paiements autorises des aquérieurs doivent élre tails a LA BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE Terminus du cargo Aéroport international de Montreal.Dorval A C 1)27671 I M Goldsmith & Co.Ltd.Liquidateurs F.ncanteurs f valuaicurs 130 est.rue de Liège.Monireal Cette semaine à rlace Bonaventure GALERIE DES BOUTIQUES « VIAOOC AU ITTHMÎ Of U MODf rw, , HALL 0'EXPOSITION CENTRE DE COMMERCE EN GROS *ml ^ w ,u *Pf- Commerçons leole- Comm-fçonfj seulement.O Place Bonavent ure LOUEZ UnE ©80 ET epARGnEZ 1980 crrwioH Coupé Hatchback sport.1980CUTUSS Modèles A portes mat.qoe, servo pneus rad«aux blanc ; de table 9°\"che' 61 roues de luxe.(par mois + taxes) (par mois + taxes) sa» «rx gratuits.S7> K PniKAvetwc^ «tinue GfA disponi-ble.\"H ««m» ***** Park Avenue ocation 5094 est, rue Jean-Talon, Montréal / 376-7312 Achetez-en deux et.épargnez 50% sur deuxième motoneige ! 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