Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1980-05-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ¦ ¦ ¦ Lévesque rappelle à Trudeau ses promesses oubliées photo Robert Nadon BEAUPORT \u2014 Le premier ministre Pierre Trudeau avait raison de dire en novembre dernier qu'il n'était «plus l'hom- YVES LECLERC envoyé spécial de LA PRESSE me de la situation» pour régler' les problèmes du pays, et il l'a prouvé mercredi, a affirmé le chef du «oui», M.René Lévesque.Dans une riposte cinglante au discours prononcé par son vis-à- vis fédéral au Centre Paul-Sau-vé, M.Lévesque s'est attaché à démolir pièce par pièce l'engagement de M.Trudeau.D'abord, il a rappelé un certain nombre d'autres «engagements solennels» pris soit par M.Trudeau lui-même, soit par les libéraux fédéraux dans le passé, engagements qui, dit-il, n'ont pas été respectés: \u2014 Ernest Lapointe s'était engagé à démissionner si la conscription passait, au début des années 1940: «On l'a élu, et la conscription on l'a eue quand même», a noté M.Lévesque.\u2014 En 1974, M.Trudeau s'était moqué de la proposition de Robert Stanfield d'établir le contrôle des prix et salaires.Après avoir promis de ne pas imposer ces contrôles, il a été élu.et, quelques mois plus tard, il imposait les contrôles.\u2014 Pendant la dernière campagne fédérale, les libéraux s'en sont pris à la hausse du coût du pétrole proposée par le Voir TRUDEAU, page A4 Dernier sondage: NON 49%, OUI 37% page A 9 \u2014 -\u2014-^ 101 f000 élèves en congé forcé Les enseignants des écoles françaises de la CECM ayant décidé de recourir à la grève pour obtenir le règlement de leur convention collective locale, 101,000 élèves se trouvent aujourd'hui en congé forcé.L'Alliance des professeurs de Montréal accuse la CECM de ne pas avoir respecté les termes du mandat de médiation, et de chercher à faire modifier les principes du premier rapport des conciliateurs plutôt que d'en clarifier les modalités d'application.De son côté, la CECM affirme ne s'être jamais engagée à approuver certains principes, notamment celui de la «Capacité»* page A 3 MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980, 96e ANNÉE, no 116, 56 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 - 1 11 1 Www ¦jC* $3 MILLIARDS POUR L'ENERGIE Le ministre fédéral de l'Energie Marc Lalonde a annoncé hier à Montréal des investissements de Tordre de $3 milliards dans le secteur éner- JEAN-OUY PUOUAY gétique de l'Est du Canada au cours des prochaines années.Le ministre a confirmé dans un premier temps que le gouvernement avait donné à la Trans Canada Pipe Lines le feu vert pour entreprendre dans les plus brefs délais la construction du tronçon Montréal-Québec du gazoduc, un projet de Tordre de un milliard de dollars.Il a aussi annonncé que la raffinerie Ultramar de St-Romuald près de Québec s'était engagée à commencer presque immédiatement la construction d'une unité de craquage catalytique dont la première phase seulement nécessitera des investissements de plus de $150 millions.Le ministre a aussi fait état d'une étude qu'entreprendra Petro-Canada visant à construire, conjointement avec les raffi-neurs privés, une installation centrale d'amélioration du pétrole de $1.5 milliard à Montréal-Est.Ces projets s'inscrivent dans le cadre d'un programme massif de substitution énergétique qui permettra aux consommateurs du Québec et des provinces maritimes de passer du pétrole à des sources «relativement» moins coûteuses d'énergie.Le prolongement du gazoduc, dont l'aboutissement devait être à l'origine la ville d'Halifax, ira jusqu'à Québec seulement.Le ministre a expliqué que «la Q and M Pipe Lines, le promoteur du projet à Test de Québec n'a pas effectué les études sur Ten-vironnement à la satisfaction de l'Office national de l'Energie».Ce temps d'arrêt permettra, selon le ministre, d'analyser en profondeur le potentiel gazier de l'Ile au Sable, au large de la Voir ÉNERGIE, page A4 photo Pierre McCann.LA PRESSE a l * me Mi eue m Wm vim tu .4» : Ji.1 8 DE LA TERRE DE FEU JUSQU'À YELLOWKNIFE EN CITROËN L'Argentin José Azzalini aura parcouru plus de 60,000 km au terme de son expédition à travers les Amériques.Environ six mois de voyage difficile mais passionnant pour illustrer la fraternité humaine et réaliser un vieux rêve, celui de relier la capitale la plus méridionale à la capitale la plus septentrionale.page A 3 ¦MB x i Jiû@> -4 il ai «MME - se m Il Annonces classées: C 6 à C 14 Arts et spectacles \u2014 Informations: D 6 a D 9 \u2014 Horaires: D 10 Bandes dessinées: C 4 Carrières et professions; D 1 1 Décès, naissances, etc.: C 15 Économie: D 1 à D 5 Etes-vous observateur?: C 9 FEUILLETON Holocauste: C 7 Horoscope: C 4 Jardins et maisons: C 13 La mode du jour: C 1 2 Le monde: B 10 Météo: A 2 Mot mystère: C 4 Mots croisés: C 4 Quoi faire aujourd'hui: D 10 Radio et télévision: D 10 Sports: B 1 à B 8 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 f ¦ 1 /à x m.y- ¦ t< A* m ¦4 m m PAS DE DÉBAT AVANT LES GRANDES PRIMAIRES DU 3 JUIN page B 10 ÉEtro JE DIRAI NON AU PROJET ET AU PROCÉDÉ par Marcel ADAM page A 6 Pour un meilleur financement hypothécaire TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Téléphonez-nous et demandez le poste 3000 Montréal 866-9641 Outremont 739-3265 Sept-îles 968-1830 Québec 668-0630 Chicoutimi 5494M90 Lèvis 833-4450 Alma 668-3391 Trois-Rivières 379-7230 Rimouski 724-4106 Hull 771-3227 Riviôre-du-Loup 862-7286 Ottawa 238-4900 Filiale à Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75 Wellington nord 563-4011 Place Belvédère 563-3447 Carrefour de I Estrie 563-3331 563-; A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 BAUX EMPHYTEOTIQUES À MIRABEL Garon ne veut pas jouer les boucs émissaires QUEBEC (PC) \u2014 «Rien n'empêche le gouvernement fédéral de signer des baux emphytéotiques à Mirabel» et le gouvernement du Québec n'accepte pas de jouer les boucs émissaires dans ce dossier, a déclaré hier le ministre québécois de l'Agriculture, et de l'Alimentation, M.Jean Garon.PIERRE TOURANGEAU \" Celui-ci a ajouté qu'Ottawa cherchait à attribuer au Québec le refus de consentir des baux emphytéotiques aux quelque 250 producteurs agricoles de Mirabel.Le ministre a tenu ces propos en rendant publique une lettre qu'il adressait au ministre fédéral des Travaux publics, M.Paul Cosgrove, chargé du dossier de Mirabel.Il prétend qu'on ne peut accuser Québec d'être «responsable du cul-de-sac dans lequel s'enfonce le gouvernement fédéral depuis 11 ans en tentant de remettre en valeur les 76,000 acres de terre expropriées en trop» à Mirabel.( Le ministre Garon est responsable pour le Québec des négociations avec le fédéral relativement au transfert de juridiction du territoire de Mirabel.Il réagissait ainsi à une lettre que lui avait adressée le ministre fédéral Cosgrove qui laissait croire que Québec était responsable d'une situation juridique empêchant Ottawa d'inclure dans les baux, des contraintes reliées à la navigation aérienne.Le ministre Cosgrove disait en substance «qu'étant donné les contraintes aéroportuaires auxquelles les baux doivent être soumis, il serait nécessaire d'amender les dispositions sur Pem-phytéose (location à très long terme), soit en amendant le code civil soit en légiférant spécialement pour Mirabel.» Mémoire à l'appui Dans sa lettre d'hier au ministre canadien, M.Garon rappelle à M.Cosgrove «que la décision d'exproprier ce territoire démesurément vaste relève uniquement» d'Ottawa et qu'elle fut prise «sans tenir compte des représentations du Québec.» Il souligne ensuite que contrairement à ce que M.Cosgrove lui écrivait, les conversations qu'il avait eues avec le précédent gouvernement conservateur ne portaient pas uniquement sur la possibilité de consentir des baux emphytéotiques aux producteurs agricoles reconnues.«Comme en fait foi le mémoire au cabinet fédéral signé par trois ministres du gouvernement Clark, MM.Nielson, Mazankow-ski et Jarvis, écrit M.Garon, je vous rappelle que les discussions ont porté sur les deux propositions contenues dans la lettre que j'adressais à votre prédécesseur le 1er août 1979.» Ces propositions concernaient le transfert des terres agricoles non requises pour les fins de l'aéroport au gouvernement du Québec en faveur d'une banque de terre.Elles faisaient aussi état de la possibilité d'accorder des baux emphytéotiques aux producteurs intéressés et de céder de la même façon à leurs occupants les terrains actuellement affectés à des fonctions résidentielles «alors que les bâtiments pourraient leur être cédés par vente ordinaire».M.Garon souligne au ministre Cosgrove que le mémoire soumis à son prédécesseur conservateur et qui fut l'objet d'une décision favorable le 11 janvier mentionne que la proposition québécoise est conforme à la plupart des objectifs du gouvernement fédéral tels que décrits dans ledit mémoire.Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation du Québec conclut en confirmant sa totale disponibilité et sa volonté d'en arriver à une entente le plus rapidement possible.Hypothèses de règlement Le ministre Garon indique par ailleurs au ministre fédéral des Travaux publics quelques hypothèses qu'ils pourraient tous ¦F Jean Garon deux examiner lors d'une éventuelle rencontre qui se tiendrait «dans les prochains jours».Ainsi, M.Garon suggère au gouvernement fédéral «d'exercer intégralement tous les pouvoirs prévus à la Loi sur l'aéronautique pour les fins des contraintes aéronautiques en appliquant ou en modifiant à cet effet l'actuel règlement fédéral de zonage de l'aéroport de Mirabel.» «S'il juge ces pouvoirs insuffisants pour solutionner ces contraintes», écrit-il, le gouvernement fédéral pourrait faire adopter par le Parlement les amendements requis.Enfin, ajoute le ministre Garon, «si aucune des deux hypothèses n'est jugée adéquate, nous pourrions alors analyser finalement la possibilité de saisir l'Assemblée nationale d'un projet de loi visant à aplanir les difficultés soulevées.» Elle n'a pas aimé que Trudeau la compare à Lévesque OTTAWA (PC) \u2014 Un député conservateur de la Colombie-Britannique a trouvé «inacceptable», hier, de se faire comparer à M.René Lévesque par le premier ministre Pierre Trudeau.Et c'est pour cette raison que Mme Pat Carney a demandé à la présidente des Communes, Mme Jeanne Sauvé, de prier M.Trudeau de retirer la remarque qu'il a faite à son endroit.Mme Sauvé a mis sa décision en délibéré.M.Trudeau a dit: «Elle parle exactement comme Lévesque, elle se fait toujours avoir par Ottawa».ARRÊT DU GAZODUC A QUEBEC Lalonde dépasse les limites \".:ÎX-N- Le premier ministre a plus tard expliqué qu'il a fait sa remarque en croyant avoir entendu Mme Carney prétendre que le gouvernement fédéral ne dépensait pas d'argent à l'ouest de la frontière Ontario-Manitoba.HALIFAX (PC) \u2014 Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.John Buchanan, a déclaré, hier, que la décision du ministre de l'Energie du Canada, M.Marc Lalonde, de ne pas prolonger le gazoduc jusque dans les Maritimes dépassait les limites.«Les gens de ma province sont pacifiques et ils aiment négocier.dans une atmosphère amicale», a dit M.Buchanan, visiblement irrité de la décision du fédéral de ne pas prolonger le gazoduc jusque dans les Maritimes.«Mais je dois vous prévenir, il arrive un moment où il faut en venir aux poings.» John Buchanan Le premier ministre a rappelé la querelle qui persiste avec le gouvernement fédéral sur la propriété des richesses naturelles au large des côtes et la récente décision de la Commission canadienne des transports d'accorder à CP Air le droit de desservir Halifax, alors que le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse avait officiellement appuyé la demande d'Eastern Provincial Airways, une compagnie d'aviation des Maritimes.M.Buchanan sera à Ottawa la semaine prochaine et il espère convaincre le cabinet fédéral de prendre une décision politique et de renverser la recommandation de la Commission nationale de l'énergie.> I Trudeau veut le Jour du Canada Entente entre Québec et ses professionnels OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre, M.Trudeau, a déclaré hier qu'il aimerait que les Communes votent des motions pour faire du 1er juillet le Jour du Canada au lieu du «Dominion Day», et d'«0 Canada» l'hymne national.M.Trudeau a voulu présenter une motion à cet effet aux applaudissements des libéraux, mais le président des Communes, Mme Jeanne Sauvé, a déclaré qu'il était trop tard, le temps pour présenter de pareilles motions étant écoulé.M.Clark, chef du Parti conservateur, a dit dans une interview que les conservateurs appuyaient d'autant plus la motion que plusieurs députés de son parti avaient essayé de faire la même chose au moyen de projets de loi privés et de résolutions.Le chef du NPD, M.Broad-bent, s'est dit désappointé de ce que la motion n'ait pu être présentée.C'était la deuxième fois cette semaine que la question de l'hymne national était soulevée aux Communes.Le député conservateur de Simcoe-Sud, M.Ronald Stewart, avait réclamé lundi l'appui de tous les partis en présentant un projet de loi pour faire d'«0 Canada» l'hymne national.Depuis des années et des années, des projets de loi privés et publics à cet effet sont rejetés ou «meurent» tout simplement au feuilleton.QUEBEC (PC) \u2014 Une entente de principe est intervenue à la table de négociations du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).La nouvelle a été confirmée par l'un des principaux porte-parole du gouvernement dans cette négociation, M.Lucien Bouchard.M.Bouchard, qui a piloté les négociations entre le gouvernement et le Front Commun, a été appelé il y a quelques jours à se pencher sur ce dossier.Ce conflit traînait en longueur et les 8,000 professionnels du gouver- nement ont déclenché depuis le 23 avril une série de débrayages sporadiques.Il a été impossible de rejoindre le président du SPQG, M.Marcel Théberge, mais on a confirmé du côté syndical que le conseil du SPGQ étudiait hier soir cette entente de principe avant de la soumettre à ses membres.Entretemps, le SPGQ a contre-mandé son ordre de grève générale.La Quotidienne Tirage d'hier 8-0-0 TUILE DE TOIT IMBRIQUEE protection contre SOLEIL GLACE mk |î Remplace gravier JrS.H^B»^^^^5a^l rnalproprc IMBRITEC LTEE 460-3856 1436.rue Girouord Marieville.Quebec L'AFRIQUE DU SUD AUX FLORALIES Morin renvoie la balle à Ottawa QUEBEC \u2014 A la suite des protestations contre la participation de l'Afrique du Sud aux Floralies de la part de divers mouvements, qui accusaient tous les paliers de gouvernement d'être complices de la participation de ce pays, le ministre des Affaires intergouvernementales, Claude Morin, a protesté de l'innocence du Québec en renvoyant toutes les balles dans le camp du fédéral.GILLES GAUTHIER (de notre bureau de Québec) Dans une lettre qu'il adressait mardi au ministre canadien des Affaires étrangères, Mark MacGuigan, et rendait publique hier, M.Morin rappelle que le Québec réprouve la politique d'apartheid de l'Afrique du Sud et qu'il n'est pas intervenu dans le choix des pays participants, qui a été fait par Ottawa conformément aux règlements et traditions du Bureau international des expositions.«Je vous saurais gré, poursuit le ministre, de bien vouloir me faire connaître, aussitôt que possible, la suite que le gouvernement canadien entend donner aux représentations des associations et mouvements».Lundi dernier, une coalition de 25 groupes, dont la Ligue des droits et libertés, Amnistie internationale, la Ligue des femmes du Québec, la CSN et la CEQ, avaient dénoncé la participation de l'Afrique du Sud, laquelle «constituerait un scandale qui prouverait entre autres choses que les grandes déclarations de principe de nos gouvernements sur le régime de l'apartheid relèvent de la farce et de la frime».Le regroupement avait également fait valoir que tous les paliers de gouvernement seraient complices: le Canada en transmettant les invitations et en autorisant l'entrée de visiteurs, Montréal en déclinant toute responsabilité, et Québec en ne s'opposant pas à la venue de l'Afrique du Sud aux Floralies, dont il défraie une bonne partie des coûts.M.Morin écrit que son gouvernement maintient les positions qu'il a adoptées à quelques reprises contre l'apartheid et rappelle qu'il a en particulier fait sienne une motion en ce sens adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale en mars 1978.Présentée par le député de Papineau, Jean Alfred, cette motion disait que l'Assemblée était vivement préoccupée par les flagrantes et constantes violations des droits de la personne en Afrique du Sud et exprimait le voeu que le gouvernement de ce pays abroge toute législation répressive ou discriminatoire à l'endroit de la majorité noire.Un porte-parole du ministre MacGuigan a déclaré hier que ce dernier était rentré le matin même de la réunion de l'OTAN à Bruxelles et n'avait pas eu le temps de préparer une réponse à la lettre de M.Morin.Elle a par ailleurs dit que le gouvernement canadien avait jugé en transmettant une invitation à l'Afrique du Sud que, con-œsÊËm % Claude Morin sidérant la nature de l'événement que constituent les Floralies, cela n'allait pas à rencontre de sa condamnation de la politique de ce pays, qui s'est manifestée par des sanctions, surtout à caractère commercial, conformément au voeu de l'ONU, et n'amenuisait pas la portée de sa désapprobation.On rappelle qu'il en fût autrement à l'occasion des Jeux du Commonwealth en 1978, alors qu'on refusa de remettre des visas d'entrée aux athlètes et officiels de ce pays.Conformément à la pratique du Bureau international des expositions, une invitation à participer aux Floralies a été envoyée à tous les pays avec lesquels le Canada a des relations diplomatiques.Chaque client recevra 10 BULBES DE GLADIOLUS GRATUITEMENT qui donneront un superbe lit de fleurs ^ou 1 GERANIUM EN FLEURS.$099 m?as s* ou 1 PLANTE D'INTERIEUR, en pot DIM VALEWK Des centaines de merveilleuses épinettes bleues sont arrivées TOUT EST EN POT PLANTEZ LE TOUT QU'IMPORTE LE TEMPS a l'achat de 50 Ib de fertilisant de toutes sortes ou d'un gros ballot de mousse de tourbe (6 pi eu) ou avec tout achat de $25 ou plus.Vous voulez des frurh cet été?Montez mamtenont un pommier en \u2022Pot» 6' à 8' de hout tt bien fourni.Noos n'avons pas seulement les Mdntoih mois aussi les fameuses Melba | Rouges, Its Cortland d'été tt plusieurs sortes.Ou plantez l'arbre «Mirocle» une comb«noison de 5 sortes de pommes.Nous avons en pot les poiriers Bcrttett, pruniers, cerisiers.PROFITEZ DE NOTRE OFFRE SPÉCIALE PLANTES POUR ROC AILLES ET BELLES PLANTES VIYACES Pour avoir des fleurs, année après année, choix de 300 variétés.Belles plantes résistantes.Non pas $1.75 à $1.95 MAIS POUR U PLUPART D'ENTRE [LUS il.25 seulement Plantez nos conifères en pot dès maintenant TERRE À JARDIN EN SAC ET AU CAMION.MOUSSE DE TOURBE DANS TOUS LES FORMATS.SABLE EN SAC.PÉPINIÈRE CHARGEX VISA 9519 ouest, bout.Gouin PIERREFONDS 684-3049 .Direction, de la route Transcanadienne, est ou ouest prenez la sortie 60.do Laval, prenez la sortie no 8.nous sommes juste à l'ouest du pont de i autoroute Mirabel., OUVERT 7 JOURS PAR SEMAINE JUSQU'À LA NOIRCEUR LA METEO à Montréal Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brun» wick Nouvelle-Ecoi.se lle-du-Prince-Edouard Torre-Neuve AUJOURD'HUI Minimum: 5 Maximum: 18 Ensoleillé, passages nuageux DEMAIN Ensoleillé plus chaud aux États-Unis au Québec New York Washington Boston \u2022^AÉ»%« r^r\\o X 12 18 11 22 11 19 Aujourd'hui\tCapitol*\tMin.\tMax.Ensoleillé\tVictoria\t8\t18 Ensoleillé\tEdmonton\t6\t26 Ensoleillé\tRegina\t3\t19 Ensoleillé\tWinnipeg\t4\t20 Ensoleillé\tToronto\t4\t18 Nuageux\tFredericton\t4\t13 Nuageux\tHalifax\t5\t13 Nuageux\tCharlottetown\t3\t13 Ensoleillé\tSaint-Jean\t2\t10 \tMin.Max.\tMk\tMa.Chicago 8 \u2014 San Francisco 8 17 Nlle-Orléans Miami 23 24 30 30 ! RÉGIONS s Abitibi Outoouois Laurontïda» Contons do l'Est Maorkfe Oooboc Loc-Soint-Joan Rimoutki GotposW Baio-Comoau Sopt-llos 4 5 5 5 5 5 2 2 2 3 3 m«x AUJOURD'HUI 17 Gén.ensoleillé 18 Ensol.pass, nuageux 18 Ensol.pass, nuageux 18 Ensol.pass, nuageux 18 Ensol.pass, nuageux 18 Ensol.pass, nuageux 15 Ensoleillé 10 Quelques averses 10 Quelques averses 11 Quelques averses 11 Quelques averses DEMAIN Pas de changement Ensol.plus chaud Ensol.plus chaud Ensol.plus chaud Ensol.plus chaud Ensol.plus chaud Gén.ensoleillé Gén.ensoleillé Gén.ensoleillé Ciel variable Ciel variable vers les capitales Amsterdam Athènes Berlin Bruxelles Casablanca Genève Hong Kong 15 Londres 18 Le Caire 17 Lisbonne 16 Madrid Moscou Paris 25 Rome 18 19 5 18 14 Stockholm Sydney Tokyo Tunis Vienne Varsovie 22 12 vers les plages Acapulco Mexico 25 34 15 29 Bermudes Barbade 21 24 24 31 Nassau 25 Rio de Janeiro 24 30 32 la presse LA PRESSE ett publiée par LA PRESSE LTEE.7, rua Sa.nt-Jacques.Montréal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne «et autorité* A diffuser les Information» de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Prêt se Associe* at da Re u ter.Tout droita de reproduction des informations particulières A LA PRESSE sont «ça lament réservé» \u2022 Courrier da la d eu lié me classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port da retour garanti.TARIFS D'ABONNEMENTS UYlAISONÀOOMIOtE: Lundi au somttfi $1.75 lundi ou vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE Ncmbf* de itfiwnsi par courrier: Canada 13 26 52 Lundi ou somedi $37.00 $74.00 $141.00 Lundi ou vendredi $24.00 $41.00 $96.00 Somedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS \u2014 PATS ÉTRANGERS por courrier x Lundi ou samedi Lundi ou vendredi Somsdi seulement Noiséf» a» i 13 26 52 $55.25 $110.50 $221.00 $34.45 $61.90 $137.80 $20.10 $4160 $13.20 INFORMATION GENERALE 215-7272 REDACTION 215-7070 PROMOTION 215-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 215-7313 ANNONCES CLASSÉES Commandes 205-7111 du lundi ou vendredi °ti o 17n Pour changer 285-7205 du lueé ou vendredi 9h o I ôn 30 GRANDES ANNONCES DétoiHonts 285-7202 National, TéJé-Presse 215-7306 Voconces, voyages 215-7265 Carrières et professions, nominations 215-7320 COMPTABILITE Grondes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6901 Pour tou« paneei d^obonoaaianti, not bveeoui .orrtowvemdeSholfc.fSomed.8h o Î6>) 215-6911 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 \u2022 A3 Le transport en fête! La semaine nationale des transports sera célébrée de façon spectaculaire au Québec pour la deuxième année consécutive, alors que les résidants du Grand Montréal seront invités à participer à pas moins de cinq manifestations publiques, entre le 25 mai et le 1er juin.Et si Ton fait exception du «marcheton» sur parcours de trois milles présenté dans les rues du centre-ville, avec départ et arrivée au pied de la rue McGill, le 26 mai, les activités proposées à la population auront un caractère éducatif et familial, en misant sur l'irrésistible spectaculaire de manière à arracher les Montréalais à leur écran de télévision.Le Port de Montréal, qui célèbre cette année le 150e anniversaire de son incorporation, et l'aéroport international de Mirabel seront évidemment les deux principaux pôles d'attraction, chacun d'eux jouissant d'ailleurs de son week-end.Exposition du port et «Roadao» Les activités démarreront le dimanche 25 par un «programme double», soit l'Exposition du port de Montréal et le plus grand «Rodao» organisé au Canada.Les activités dans le port seront concentrées entre la rue McGill et la place Jacques-Cartier.La Gare maritime Iberville proposera une trentaine de kiosques présentés par le Port de Montréal, les entreprises portuaires et différents organismes gouvernementaux.Parmi les exposants, on peut mentionner les Douanes et accises, l'Immigration, Transports-Canada, Agriculture-Canada, l'Association internationale des débardeurs, la GRC, CP Rail, CN Rail et les proposeurs du projet du Vieux-Port, et un bon nombre des entreprises, comme Cast et Logistec, installées dans le port.A l'extérieur, les visiteurs pourront examiner à loisir un éventail complet de camions et de pièces d'équipement utilisés pour le chargement et la manutention des marchandises, dont un camion gigantesque de 80 roues.Des wagons de chemin de fer utilisés plus particulièrement dans le port, et possiblement le nouveau train LRC de Bonbar-dier (si la compagnie veut bien le sortir de sa cachette) compléteront la présentation.Dans l'eau, les marins d'eau douce pourront voir un remorqueur-pompe qu'on utilisera pour une présentation de jets d'eau, une grue flottante Hercule et deux navires de la Garde côtière dont l'hydroglisseur, du moins l'espère-t-on.Deux entrées donneront accès au port, soit au pied de la rue McGill et de la place Jacques-Cartier, de 10 à 17 h.Des tables de pique-nique et des casse-croûte permettront aux familles de prendre le lunch sur les lieux.Pour ceux qui sont plutôt attirés par les routiers, le comité organisateur présentera le même jour, aux Galeries d'Anjou un «Roadao» pour camionneurs, accompagné d'une véritable kermesse, entre 11 h 30 et 17 h.Les chauffeurs de cinq catégories de véhicules utilitaires se disputeront 15 trophées, soit le camion de ville, le tracteur simple essieu et remorque double essieu, le tracteur double essieu et remorque double essieu, le tandem-tandem (camion à ciment) et l'autobus scolaire, une première au Canada.Là comme dans le port, des clowns animeront les activités tout en offrant des souvenirs aux enfants.Marcheton et parade Les journées du lundi 27 et du vendredi 30 seront marquées par un marcheton et un défilé qui emprunteront le même parcours: départ au pied de la rue McGill,rueMcGilljusqu'àDor-chester, vers l'ouest jusqu'à Guy, vers le nord jusqu'à Sainte-Catherine, vers l'est jusqu'à Bleury, et fin au pied de la rue Saint-Pierre, soit une distance de 3 4 milles (ou 5.5 km).Pour le marcheton du lundi, avec signal du départ à 8h, le public est invité à se joindre à différentes personnalités du monde des affaires, du spectacle et du sport.Le défilé comprendra plus de 125 unités, présentées par les organismes ou les entreprises du transport routier.Certains «chars allégoriques )sejoindront à une gamme de camions choisis parmi les plus modernes.Le défilés se mettra en marche à llh30.Expo-Air à Mirabel La semaine du transport se terminera par un week-end à Mirabel, soit par la présentation d'Expo-Air, de 13h à 18h à l'aéroport international.Expo-Air offrira plusieurs centres d'intérêt: visite d'un L-1011 d'Air Canada, exposition d'avions (dont possiblement un Challenger) et d'hélicoptères, visite du centre de fret d'Air Canada, visite de deux avions tout cargo dont le Pélican d'Air France, et de nombreux kiosques sur la mezzanine de l'aérogare, qui permettront aux concessionnaires, aux transporteurs et aux services publics d'expliquer aux visiteurs l'essentiel de leurs activités aéroportuaires.De nombreux prix de présence seront tirés au sort parmi les visiteurs à la fin de la deuxième journée, soit le 1er juin, et la CTCUM marquera l'occasion en offrant un demi-tarif à ceux qui préféreront l'autobus à l'automobile.Toutes ces manifestations sont défrayées par les différentes entreprises impliquées, puisque le budget (provenant de dons en très grosse majorité) n'est que de $20,000 selon le président, M.Pierre Gravel.A l'exception du relationniste, tous les participants sont bénévoles.On ne peut que manifester un regret: l'absence quasi totale des sociétés ferroviaires.Une exposition à la Gare centrale ou à la Gare Windsor aurait été de mise.Il est à espérer que l'an prochain, Via Rail, CN Rail et CP Rail trouveront le moyen de participer plus activement à la semaine nationale des transports.I» presse Les 101,000 élèves de CECM en congé forcé Les 101,000 élèves des écoles françaises de la CECM sont aujourd'hui en congé forcé, leurs enseignants ayant décidé de recourir à la grève pour obtenir le règlement de leur convention collective locale.MARIANE FAVUEAU L'Alliance des professeurs de Montréal avait remis, à deux reprises, cette grève.La première fois, il y a 10 jours, pour permettre à la conciliation de jouer-son rôle; la deuxième fo»s, lundi dernier, pour se soumettre à la médiation spéciale du sous-ministre du Travail, M.Jacques-YvanBlain.Aujourd'hui l'Alliance accuse la CECM de ne pas avoir respecté les termes du mandat de médiation et, plutôt que de clarifier des modalités d'application, de chercher à faire modifier des principes du premier rapport des conciliateurs.De son côté, la CECM assure ne s'être jamais engagée à endosser certains principes notamment celui de la «capacité» élargie telle que défini dans le rapport des conciliateurs.Il y a donc quelque part un défaut de communication.Après avoir été en relation directe tant avec le président de la CECM, M.Luc Larivée, qu'avec le président de l'Alliance, M.Rodrigue Dubé, le ministre du Travail précisait bien, dans un télégramme dimanche, que la CECM ne voulait revoir que les modalités d'application et non les principes du rapport.C'est d'ailleurs là-dessus que porte le mandat du médiateur spécial.D'autre part, l'Alliance avait déjà demandé au ministre du Travail de décréter que le rapport des conciliateurs devienne convention collective par force de loi si la CECM continuait de s'y opposer.On ignore pour le moment si elle maintiendra cette demande.Hier après-midi, l'Alliance était toujours en présence du médiateur, au ministère du Travail, tandis que du côté de la CECM, on avait l'impression que le travail du médiateur était terminé et qu'il s'apprêtait à rédiger son rapport.Le noeud du problème est le fameux critère «capacité».Le conciliateur définit la capacité des enseignants comme suit: \u2022les enseignants qui occupent un poste analogue sont réputés avoir les capacités pour un tel poste aux fins d'affectation et de mutation; \u2022les enseignants qui détiennent un brevet ou permis qui accorde la capacité légale pour occuper un tel poste ou qui ont déjà occupé un poste analogue sont réputés avoir les capacités d'occuper un tel poste pour les fins de réaffectation ou de changement de poste.Au moment, où plusieurs centaines de professeurs sont déclarés en surplus (même avec 10 ans d'ancienneté), la CECM a le choix.Elle voudrait ajouter à la définition du conciliateur des «compétences particulières», notamment en ortopédagogie, signale-t-elle, en musique ou en éducation physique, et dans certaines sous-spécialités.L'Alliance a organisé une manifestation devant la CECM dès ce matin.Ce syndicat compte 6,500 enseignants et leur grève affecte tant les écoles primaires que secondaires.Six mois pour reconquérir l'Amérique m m m i < f t r \u2022 1 t i r t f ?! » PAUL DESMAKAIS présider)! du conseil d'administration ROGER LEMELIN président et éditeur : i 9 i i t 4 f J < { i i i I ; / i / i t t s < FERNAND ROY vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef ' Je dirai non au projet et au procédé Au terme de la campagne référendaire il convient que je dise quelle réponse je donnerai à la question posée.La formule fédérale me parait la plus avantageuse pour le Québec.Pour s'en convaincre on n'a qu à apprécier son degré de développement, ses réussites innombrables dans divers domaines, la vitalité de sa culture et de la langue françaises, la fierté et le dynamisme de sa population qui a toutes les ambitions et ne craint aucun défi.Voyant cela, j en déduis que la fédération canadienne n'a pas empêché le Québec de devenir une société française moderne, bien engagée sur la voie de la prospérité et de l'épa-nouissement culturel.Politiquement indépendant, le Québec aurait-il fait mieux?Ferait-il mieux dans l'avenir?J'en doute.Étant minoritaires dans le Canada, les Québécois ont dù faire appel à ce qu'il y a de meilleur en eux.Ce qui leur a permis non seulement de survi- vre mais d'ambitionner aujourd'hui de réussir dans tous les domaines où se présente un défi à relever.C'est parce qu'ils ont dû se mesurer à plus puissants qu'eux qu'ils ont développé des talents politiques qu'incarnent ces années-ci des hommes publics qui comptent parmi les plus remarquables que le Canada a produits.On doit à cette concurrence le fait que nos hommes d'affaires, administrateurs, entrepreneurs ont commencé il y a une dizaine d'années à prendre en main la vie économique du Québec pour lui donner un élan inespéré.Sans oublier le bouillonnement de notre vie culturelle et l'excellence de nos artistes de toutes disciplines, qui font l'honneur de tout le Canada.Je craindrais qu'un Québec politiquement refermé sur lui-même se relâche dans un sentiment de fausse sécurité qui atténuerait cette vitalité nécessaire à sa survie en Amérique.Au surplus je préfère le régi- me fédéral à T État-nation parce que je suis convaincu qu'un peuple a plus à gagner de la division du pouvoir que de sa concentration dans un seul gouvernement.L*État-nation c'est l'étatisation de la langue, de la culture, des individus, en vertu d'un projet national élaboré par certains à l'avantage d'un groupe particulier.Alors que îe fédéralisme c'est l'union des diversités dans l'égalité, le respect des libertés et des réalités socioculturelles.«Ce qui s'oppose coopère, et de la lutte des contraires procède la plus belle harmonie», a dit Heraclite.On ne saurait mieux définir l'idéal fédéraliste.Le fédéralisme n'est pas toujours satisfaisant dans ses applications pratiques.Mais parce qu'il est souple et privilégie l'égalité et le respect des différences, il est de par sa nature capable d'épouser toutes les réalités sociales et culturelles.Le fédéralisme canadien n'est pas parfait, mais le simple fait qu'il n'empêche pas une province de se détacher me convainc qu'il peut se renouveler à la satisfaction du Québec.S'il permet le pire, son démembrement, pourquoi ne permettrait-il pas sa réforme?Les adversaires du fédéralisme invoquent souvent sa complexité coûteuse et lassante pour les responsables de la chose publique.«Le but de la société, a dit Mirabeau, n'est pas que l'administration soit facile, mais qu'elle soit juste et éclairée.» Ce sont les politiciens et les bureaucrates qui recherchent la facilité administrative, le peuple, lui, veut être bien servi.On a peu parlé durant le débat de ces aspects importants de l'enjeu référendaire.Le camp du oui a parlé de la fierté, de la maturité d'un peuple capable de négocier son avenir d'égal à égal, mais pratiquement pas de son projet de souveraineté-association.Le débat détaillé, a répété M.Lévesque, est reporté au second référendum, après qu'on aura fait rapport sur la négociation.Même le libellé de la question a été laissé dans I ombre.Pourtant c'est à partir du contenu de celle-ci que le gouvernement Lévesque entend négocier la souveraineté-association s'il gagne le référendum.À ce projet je dirai non pour les raisons énumérées plus haut.Mais je dirai non aussi à la démarche choisie par k gouvernement péquiste pour entraîner le Québec vers le but qu'il lui a fixé.Cet étapisme velouté cache les dures réalités qui entourent la réalisation d'un tel dessein.Ce qui trahit un manque de confiance dans le peuple québécois, dans sa capacité d'entendre et de comprendre les choses telles qu'elles sont et de faire un choix lucide.Je n'accepte pas qu'on traite les Québécois en mineurs en leur disant que le lendemain du référendum rien ne sera changé mais qu'en même temps tout sera changé puisqu'ils auront donné un mandat qui permetrra un nouvel arrangement «constitutionnel», comme dit M.Lévesque.Laissant ainsi entendre que ce pourrait bien être un fédéralisme renouvelé, alors que le Livre blanc précise qu'avec la souveraineté-association il n'y aura plus de constitution mais un traité.Je refuse qu'on entraîne les Québécois dans une voie que la majorité rejette parce qu'on n'a pas réussi à la convaincre de s'y engager résolument.On laisse entendre qu'on réclame le maximum pour obtenir le plus possible de ce que chaque Québécois souhaite, on se fait tout à tous, alors que la question, le Livre blanc, le programme du Parti québécois ne réclament rien de moins que la souveraineté-association.Si la population du Québec a la maturité politique qui lui permet de se constituer en État-nation, n'a-t-elle pas droit qu'on la traite comme un peuple responsable et capable de choisir son destin en adulte éclairé?C'est par fierté que je dirai non à ce procédé.MARCEL ADAM Le pari dv premier ministre Trudeau L'engagement pris avant-hier soir par le premier ministre Trudeau de mener rondement à bien la révision de la constitution canadienne dans l'éventualité d'une victoire du «non» au référendum du 20, est un pari de taille mais, en même temps, la preuve éloquente que le chef du gouvernement canadien est plus conscient que jamais de la gravité de Sa situation.Il est certain, en effet, que si rien ne bouge rapidement à la suite d'une victoire du non, les tenants de la thèse de la souveraineté-association auront beau jeu pour reprendre leur bataille avec des chances considérables, cette fois, de la gagner.Comme l'a dit M.René Lévesque, il y a une limite à tourner en rond à des conférences fédérales-provinciales.La patience des Québécois ne tardera pas à s'épuiser.C'est un pari de taille, car il n'est pas dit que les représentants du Québec, quels qu'ils soient, pourront en arriver en quelques semaines ou quelques mois à un consensus sur le genre d'entente qu ils désirent.Toujours dans l'hypothèse d'un triomphe du non, M.René Lévesque demeurera premier ministre de sa province au moins jusqu'aux prochaines élections.Même s'il veut bien se conformer au verdict du référendum, il sera nécessairement tenté de mettre de l'avant des proposi- tions qui s'inspirent au moins partiellement de sa propre option.Et, même si les prochaines élections devaient conduire M.Claude Ryan à la tête du gouvernement provincial, le Livre beige devrait faire l'objet d'une vaste consultation dans tous les milieux avant que les discussions ne s'engagent sur cette base.Le nouveau premier ministre québécois voudra nécessairement être très prudent pour ne pas heurter de front le sentiment ultra-nationaliste qui persistera nécessairement chez nous.Mais, il y a surtout la réaction du reste du pays.On sait que, en ces derniers temps, plusieurs hommes politiques du Canada anglais ont dit clairement, eux aussi, qu'ils désiraient une réforme de la constitution.Tout indique qu'ils auraient une conscience plus aiguë que par les années passées de l'urgence de trouver une solution au problème québécois qui est, avant tout, un problème canadien.Toujours dans son discours d'avant-hier, M.Trudeau a fait appel à cette conscience quand il a supplié tous les Canadiens hors Québec de ne pas interpréter une victoire du non comme la sanction du statu quo.Cela également fait partie de son pari.Mais, quoi qu'il arrive, l'homme s'est maintenant trop compromis pour pouvoir reculer.VINCENT PRINCE Quand on est né pour un petit nain La nouvelle choque mais ne surprend pas: «les consommateurs qui ont le plus à se plaindre ne savent pas comment le faire».C'est-à-dire que les plus souffrants sont les plus démunis.Ou, comme disait Yvon Deschamps (à la suite de Fernand Raynaud, d'ailleurs): «Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade.» L'étude qu'a parrainée l'Office de la protection du consommateur prouve bien que ceux dont on abuse le plus sont justement ceux qui n'ont pas les moyens clt ie défendre.Il leur manque l'argent, il leur manque surtout une certaine science (un certain degré de scolarisation) pour affronter ceux qui leur vendent des produits ou leur louent des services en abusant d'eux.Bien sûr.les plus démunis sont les victimes les plus faciles: non seulement ils apprécient mal ce qu'on leur offre mais, en plus, ils sont incapables de se défendre, après coup, contre ceux qui les ont trompés.Il semble que tout cela va de soi.Peut-être.Mais cela ne signifie pas qu'il faille accepter le malheur comme une fatalité.Si ces gens sont si vulnérables, c'est à cause d'un manque de moyens auxquels la société pourrait suppléer.De deux façons: par une aide gouvernementale accrue et par des regroupements organisés de consommateurs.1 Selon l'enquête Lelley-Hamel- Masse, on pourrait compter un total de 5,400,000 «problèmes», c'est-à-dire motifs de plainte, pour l'ensemble du Québec, si l'on extrapole certains chiffres.Le chiffre est effarant.Il signifie que la loi est trop lâche, que les systèmes de contrôle sont trop faibles, que la fraude fait partie intégrante de notre société.De cela, le gouvernement est partiellement responsable.Il suffit d'un tout petit souci de justice pour vouloir protéger l'exploité contre i'exploiteur.Mais l'État ne peut tout faire: les citoyens sont également responsables de la société où ils vivent.Ils doivent voir à so doter de structures complémentaires et adaptées aux diverses situations.Ils doivent se regrouper pour se protéger.C'est ainsi que sont nés les syndicats, les associations professionnelles et tous les groupes de pression.Malheureusement, seulement 2 pour cent des répondants à l'enquête faisaient partie d'associations de consommateurs.C'esî-à-dire que ces gens ne se rendaient pas compte que seul un regroupement d'intérêt et d'action peu! les aider à combattre plus forts qu'eux.Pourtant, à chaque grève du secteur public, on parle de l'isolement du pauvre consommateur.On a la logique bien spora-dique.JIAN-OUY DUBUC .v.v.v.v.-.V VA','.::*:ïï-ï:-x>\\::*v:x:: :.: x'SYx La hausse des crimes et ses responsables Droits réservés La police de la Communauté urbaine de Montréal a bien du mal à baisser son taux de crimes résolus: même quand ce taux demeure relativement stable, comme cette année, il ne répond pas à l'attente de la population ni même à celle de son directeur.Il serait trop facile de condamner les policiers pour cette situation.Ils ont sûrement une part de responsabilité et ils en sont pleinement conscients.Mais d'autres personnes ont des responsabilités dont elles demeurent inconscientes, d'une part.Et, d'autre part, les structures judiciaires actuelles, qui tentent de répondre aux besoins d'une population précise, même si elles sont nouvelles, ont probablement besoin d'être étudiées de plus près.Les responsables inconscients, ce sont ces gens dont l'insouciance et la négligence sont causes des crimes.Et ces causes seraient à l'origine de 75 pour cent des cambriolages dans les commerces et les maisons privées et même des vols de voitures.Ces gens sont complices de leur malheur.Et ils coûtent cher à la société.Mais la société compte sur le système judiciaire pour la protéger contre les malfaiteurs.Or, selon le directeur Henri-Paul Vignola, l'application de la loi 24 sur la protection de la jeunesse n'a pas produit les effets escomptés: la déjudiciarisation des crimes commis par les jeunes lui apparaîtrait même comme une cause de la hausse générale des crimes sur le territoire de la CUM.Difficile à juger après si peu de temps d'application.Mais les exemples qu'a apportés le directeur confirment ceux que des observateurs de la scène judiciaire m'ont donnés: les délinquants de 16 ans se moquent de la loi et l'utilisent comme ils le veulent.Il importe donc que le dialogue se fasse de façon encore plus structurée entre la police et les responsables de la protection de la jeunesse.S'il faut refaire la loi, aussi bien ne pas attendre trop longtemps.De leur côté, les policiers ont manifesté leur désir de collaboration cette semaine en remettant un camion à la Société pour les enfants infirmes.et en signant leur convention collective.JIAN-OUY DUBUC J'ai récemment accepté d'agir comme observateur aux prochaines élections de la Ligue nouvelle des propriétaires de taxis de Montréal.L'annonce d'une enquête commandée par le ministre des Transports m'oblige à me retirer maintenant du dossier J.-G.D.Le Président Carter ferme le robinet La manière dont les choses sont dites n'est pas toujours la manière dont les choses se passent.Le Président Carter offre à Castro un «pont» pour transporter les réfugiés cubains.En réalité, il ferme provisoirement le robinet.La proposition de M.Carter ne peut avoir de suite que si Cuba donne son accord à une collaboration qui devrait aller, en ce qui concerne La Havane, jusqu'à admettre des agents du gouvernement américain sur son sol, pour régulariser les départs.Or, l'humeur belliqueuse qui prévaut en ce moment rend invraisemblable cette hypothèse.Les États-Unis ne viennent-ils pas de rappeler une partie du personnel attaché aux bureaux cubains du gouvernement américain?De plus, dans la région, se déploie une activité navale et aéronavale que personne ne prend pour de pacifiques croisières touristiques.Si M.Fidel Castro souhaite améliorer ses rapports avec Washington, il va se montrer accommodant et accepter l'offre du Président Carter.Mais rien n'indique pour l'heure qu'on en soit là.Car, si cette migration massive tourne au cauchemar pour les États-Unis elle est, en revanche, une fête pour le régime de M.Castro.Fidel a profité de l'exode des éléments désireux de tourne^ le dos au «paradis» communiste pour se débarrasser d'indésirables et de ce que le jargon marxiste appelle les «improductifs».Sur 41,000 Cubains échoués sur les côtes de la Floride s'est glissé un certain nombre de suspects qu'aucun pays au monde ne souhaiterait accueillir.Ce n'est pas tant le nombre des indésirables qui impressionne que leur variété.Le «cocktail» est composé de prostituées (elles se sont remises au boulot dès leur arrivée), de prisonniers politiques, d'assassins, de voleurs, de fous, d'irrécupérables de toutes sortes, le tout saupoudré gentiment par Castro de^ quelques agents du régime.C'est précisément ce qui a amené le Président Carter à déclarer que «nous ne tolérerons pas que notre pays serve de dépotoir à des criminels qui constituent un danger pour notre société et nous allons prendre des mesures d'expulsion contre ces individus immédiatement».ii suffit de quelques éléments douteux pour ternir la réputation du grand nombre et c'est précisément ce que Castro souhaitait.En fermant provisoirement le robinet, M.Carter prend acte, en saison électorale, du ressentiment qu'éprouvent les électeurs de la Floride devant un débarquement de plus en plus perçu comme une menace.GUY CORMIER LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 TRIBUNE A 7 LIBRE t Appel en faveur de l'unité canadienne m Selon les principes de ses statuts, le Congrès canadien-polonais est une association nationale qui oriente ses activités dans l'intérêt du Canada et du peuple canadien.C'est pourquoi toutes les associations-membres du C.C.P.à travers le pays ainsi que tous les membres desdites associations attendent avec inquiétude le 20 mai, jour du référendum de la province de Québec.Par ce scrutin référendaire, le gouvernement de la province demande aux citoyens de lui accorder un mandat de négocier avec le reste du Canada un nouveau statut constitutionnel de «souveraineté-association».Indépendamment des termes ambigus de la question référendaire, un OUI majoritaire consacrera effectivement le démem- brement du Canada.Cent treize ans de communauté canadienne, cent treize ans d'unité et de collaboration de tous les Canadiens, ont démontré l'efficacité irréfutable de notre système fédéral dont l'avenir plein de promesses ne se discute même pas.Comme toute autre institution humaine, la Confédération canadienne, elle aussi, nécessite des améliorations, des réformes, des corrections et des adaptations aux besoins du jour.Tous les Canadiens, cependant, attachés à leur pays, à l'histoire et à la culture de son peuple, conscients de l'importance et du rôle du Canada dans le concert des nations, devraient chercher les moyens propres à la réalisation des réformes requises sans pour autant détruire la Confédération.L'histoire d'un siècle d'existence de la Confédération, c'est l'histoire de nombreux succès.La réussite du fédéralisme canadien est ancrée dans les coeurs et dans les esprits de tous les citoyens qui croient fermement que par l'unité et la collaboration ils sont capables de se frayer un avenir meilleur et jouer un rôle plus important encore dans le monde entier.En prenant en considération ces réflexions et s'opposant fermement à la division du pays, le Congrès canadien-polonais croit, qu'au jour du référendum, > a la population du Québec se prononcera pour le maintien de l'unité canadienne.La province de Québec est habitée par un nombre considérable de Canadiens d'origine polonaise.C'est à eux que le Comité exécutif du C.C.P.s'adresse particulièrement pour qu'ils répondent à la question référendaire par un NON énergique et prouvant encore une fois que l'existence d'un Canada uni et indivisible est indispensable pour notre survie.Grâce à notre système fédéral et conformément à la constitution canadienne, aujourd'hui toutes les provinces ont tous les droits de conserver et de développer leurs patrimoines cultu- rels ce qui n'empêche pas et n'exclut pas une étroite collaboration entre toutes les provinces du Canada.C'est d'ailleurs grâce à cette collaboration, que chaque province peut s'assurer de plus en plus grands avantages à l'avenir.Corrigeons les lacunes administratives de notre système, mais conservons le pays intact.Unis, nous survivrons \u2014 divisés, nous périrons: Pour le Comité exécutif du Congrès canadien-polonais.JanTRZCINSKI, prés, national W.GERTLER/ président T.BARANKIEWICZ, secrétaire tfVBAC Le président de la F.T.Q., M.Louis Laberge, s'est prononcé pour le* «oui».Lui et ses acolytes ont une grande dette de reconnaissance envers le gouvernement Lévesque.C'est la façon de la payer.Contrairement au gouvernement de M.Robert Bourassa, qui a eu le courage d'envoyer trois syndicalistes en prison pour une période d'un an, M.Lévesque a laissé poursuivre des grèves au-delà d'une durée raisonnable et au détriment de l'intérêt public.Quand M.Lévesque a fait voter une loi spéciale pour contraindre les cols bleus de Montréal, il y avait déjà des semaines que le gouvernement aurait dû intervenir.Mais M.Lévesque voulait ménager les chefs syndicalistes pour avoir leur concours au référendum.M.Louis Laberge, même s'il dit le contraire, est un chaud partisan du Parti québécois parce qu'il sait qu'avec ce gouvernement on pourra en faire des grèves dans la belle province de Québec.Ce n'est pas surprenant qu'il y ait dix pour cent de chômeurs au Québec, soit trois points de plus que la moyenne nationale et que 50 pour cent des faillites au Canada, l'année dernière, se sont produites au Québec.En votant «non» au référendum, ce sera un vote contre la séparation du Québec et un vote contre les chefs syndicalistes qui veulent continuer à détruire l'économie du Québec.Louise B.HÉBERT Duvernay, Laval Ce conflit entre le oui et le non va aller graduellement au-delà du point de non-retour.(.) Il y a deux groupes avec une idée fixe qui les empêche de voir la situation intégralement.Il y a les séparatistes et les statu quo, et tous les deux comportent un petit pourcentage de la population.A cause de la composition de la question référendaire, les indécis psychologiquement ont tendance à voter oui.Quel dommage! Par exemple, les séparatistes, les fanatiques de nationalisme ont influencé des fédéralistes canadiens-français, qui naturellement sont fiers d'être Français.De plus, ceux qui ne voient que le statu quo ont influencé des fédéralistes, sympathiques aux plaintes des Québécois francophones.C'est dommage parce que les indécis représentent un bon pourcentage de l'électorat.(.) Français, Anglais et autres du Québec doivent respecter les droits, la liberté, la sécurité et le haut niveau de vie que le Canada nous a donné.Alors, il nous faut voter non pour conserver ce que nous avons, et pour garantir une nouvelle entente qui donnera plus d'individualisme à toutes les provinces.W.J.COZENS Montréal (.) En voyant des pneus d'automobiles crevés et des parebri-ses fracassés parce qu'il y avait le drapeau du Canada collé, en voyant des policiers arrêter des étudiants du «Cénon» parce qu'ils collaient des «non merci» pendant que d'autres étudiants collaient juste à côté, des «oui» sans pourtant que ces mêmes policiers ne bronchent, en voyant des personnes au Stade olympique recevoir des hot-dogs parce qu'ils brandissaient des pancartes du «non», j'ai compris (.) comment certains péquis-tes pouvaient raisonner.M.Lévesque, vous avez voulu le bien du peuple québécois avec «votre» référendum, mais tout ce que j'espère maintenant c'est que vous êtes conscient de la déchirure et de ia haine que vous avez créées entre Québécois, qui, il n'y a pas si longtemps, s'aimaient et se respectaient.Je ne peux me dire, à vous voir agir, que vous laissez parler votre «coeur», ce qui est bien, mais vous laissez de côté la «raison» qui est pourtant primordiale et signe d'intelligence.Pierre MONETTE Laval Depuis le début de la campagne, on a entendu, à maintes reprises, de la bouche du premier ministre et des membres de son gouvernement, que le référendum serait un moment historique dans la vie collective des Québécois.Enfin, nous avions la possibilité, pour la première fois.de nous prononcer ouvertement et officiellement sur notre avenir collectif.(.) Je me rends compte que j'ai été naïf en croyant que les Québécois vivraient réellement un tel moment historique.La preuve réside dans la formulation même de la question.Tous.savent.que le gouvernement ne sollicite qu'un mandat de la souveraineté - association.A une telle question, plusieurs Québécois ont affirmé qu'on ne pouvait que répondre oui, car cela n'engageait pas vraiment le Québec et qu'il ne perdrait rien des prérogatives dont il jouit présentement.Devant une telle réflexion qui est partagée par nombre de Québécois, quelle peut être la valeur du référendum?Mais, il y a plus étonnant que cela; ces mêmes Québécois affirment sans équivoque qu'ils diront non lors du second référendum portant probablement sur la réalisation de la souveraineté-association.Par conséquent, on peut se demander.quelle crédibilité accorder à la consultation populaire du 20 mai prochain et quelle sera la proportion véritable des authentiques oui souverainistes par rapport à ceux qui diront oui dans la seule perspective d'obtenir pour le Québec des pouvoirs accrus d'Ottawa tout en continuant à faire partie du Canada (.) Jean G.LEGAULT Pierrefonds Réponse à Mme Hélène Geor-dani «Des nonistes agressifs», paru le 28 avril Que vous soyez pour le oui ou pour le non et même le peut-être, le climat d'agressivité se répartit également dans les trois camps.J'ai moi-même quelquefois dû renoncer à afficher mon écusson non merci en public.Beaucoup de gens, jouant sur les sentiments, nous traitent de lâche et de traître envers notre pays.Votez pour qui vous voulez mais ne perdez pas le sens du respect envers vous-mêmes et vos voisins.N'essayez pas de convaincre le monde entier que vous avez raison et que les autres ont tort.L'esprit est comme un parachute; pour qu'il fonctionne, il faut qu'il soit ouvert.Marie-Claire POLIQUIN Saint-Bruno Réplique à M.Nïuhoney C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu le compte rendu de M.Roger Leroux dans LA PRESSE du 29 avril alors qu'il interviewait lé «furieux» président de la Société Iron Ore, M.Brian Mulroney.Je trouvais malheureuse l'approche nerveuse et tordue du président de 1*1-ron Ore.Je trouve peu acceptables ses attaques personnelles contre le président de la Fédération des travailleurs du Québec.Pas content d'avoir déterré la hache de guerre, M.Mulroney décide de s'en servir en faisant publier une lettre aux colonnes de «Tribune libre» de LA PRESSE du 5 mai en s'attaquant cette fois avec haine et méchanceté au président de la FTQ.Puisque M.Mulroney se pose la question, je vais lui répondre immédiatement que les Métallos du Québec et de la Côte-Nord appuient massivement le rapport moral du président de la FTQ, M.Louis Laberge, et que eux aussi sont d'accord pour classer dans la catégorie du «club des exploiteurs» la Société Iron Ore comme l'a fait le président de la FTQ.M.Mulroney n'a pas le droit de se prêter, il me semble, la compétence de grand juge des Québécois et de leur option.Le dénigrement, la haine et le salis-sage n'ont jamais été de bons substituts au dialogue, à la franchise et à la sérénité.M.Mulroney est pourtant bien placé pour savoir que M.Laberge a toujours eu et aura toujours l'appui des Métallos du Québec et tout particulièrement de ceux de la Côte-Nord et ils ne laisseront personne «mal-runner» leur président qu'ils ont élu démocratiquement.Ceux qui ont élu le président de la FTQ, ce sont des travailleurs du Québec et aussi des travailleurs, employés de Tlron Ore.Si le président de l'Iron Ore n'aime pas le rapport moral du président de la FTQ, ça c'est son affaire et son droit.Cependant si M.Mulroney nourrit que haine envers le président de la FTQ, il est en face d'un gros problème car les travailleurs du Québec ne laisseront salir indûment leur président.Il me semble qu'au moment où le Québec est à se définir comme société et comme peuple, qu'au moment où le débat est d'une extrême importance, on est en droit de s'attendre de la part de présidents de grandes sociétés, comme l'Iron Ore par exemple, à un peu plus de sérénité et de calme.Je trouve épouvantable de voir M.Mulroney déclarer: «N'empêche qu'on va leur don-; ner une volée.» Personnellement, je crois que les Métallos de la Côte-Nord qui vont opter pour le oui n'ont pas prisé une telle agressivité et s'attendaient à plus de compréhension.En tout cas, le oui étant majoritaire le 20 mai au soir, les travailleurs du fer ne se vanteront pas d'avoir donné la volée à qui que ce soit, mais seront fiers 1 de s'être affirmés comme Québécois.Si à la fin du débat le patronat du Québec décidait d'accorder des médailles à ceux qui auront ' le mieux sali les porte-parole des { travailleurs qui supportent le oui, je gage qu'on décernerait au président de l'Iron Ore la mé- : dailled'or.Clement GOD BOUT Montréal .Protection de la jeunesse: difficile réforme De nombreuses critiques ont été formulées à l'endroit de la nouvelle loi sur la protection de la jeunesse.S'il faut en croire certaines de ces critiques, cette loi, longuement préparée, qui semblait rallier les professionnels de l'intervention sociale et ceux de l'intervention judiciaire en vue d'une réforme attendue depuis longtemps et qui a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale, serait «inefficace et même nocive».Que faut-il penser d'un tel constat?Et s'il est vrai, quels correctifs y a-t-il lieu d'y apporter?Le Comité de la protection de la jeunesse tentera dans un avenir prochain de répondre à ces questions, en rendant publiques une analyse de la situation ainsi que ses recommandations.Pour le moment, alors que se manifeste une inquiétude grandissante au sujet des jeunes en centre d'accueil ou ayant besoin de mesures sécuritaires, je crois opportune de souligner quelques constatations et interrogations qui me paraissent fondamentales.La plupart des critiques qui concernent la réforme amorcée par la nouvelle loi visent presque exclusivement son application aux situations de délinquance.Il serait juste de considérer également son application aux situations de protection.La loi est-elle efficace pour les enfants maltraités, abandonnés ou exploités?Il ne fait aucun doute que la nouvelle loi a permis d'identifier et de protéger un nombre considérable d'enfants qui, autrement, seraient demeurés ignorés.La surcharge des signalements qu'ont connue les directeurs de la protection de la jeunesse dans toutes les régions témoigne abondamment de la nécessité d'une telle réforme dans le domaine de la protection.Il faut également noter qu'à l'occasion de la nouvelle loi, on a procédé dans tout le Québec à une révision des situations d'enfants placés hors de leur foyer.On amorçait ainsi une nouvelle politique inspirée par la loi et qui tend à maintenir le plus possible l'enfant dans son milieu naturel.Une telle orientation ne devrait pas laisser indifférente une société qui a déjà détenu le record du nombre d'enfants placés hors de leur foyer.Depuis le commencement de la réforme, on enregistre des efforts importants pour diminuer les «placements» hors du milieu familial et créer de nouveaux services d'aide à la famille.Si l'on considère que parmi les quelque 50,000 situations signalées aux directeurs de la protection de la jeunesse durant la première année d'application de la loi, près de 30,000 concernaient des situations d'enfants en besoin de protection, on conviendra, même si l'on est conscient de la limite des services rendus, que la réforme avait sa raison d'être au moins pour ces enfants.Pour un observateur attentif, les manifestations actuelles de la délinquance chez les jeunes sont inquiétantes.La violence n'est pas un phénomène uniquement québécois mais elle tend à se généraliser chez nous et les jeunes y jouent un rôle évident.Il serait tentant de faire de la nouvelle loi le bouc émissaire de cette situation mais on risquerait alors de ne plus rechercher d'autres causes, peut-être plus profondément déterminantes, d'un phénomène qui dépasse largement le Québec.Il faut reconnaître cependant que les difficultés d'application que rencontre la loi ne contribuent guère à corriger la situation.Pour surmonter ces difficultés, certains proposent des amendements à la loi.Il est sûr qu'à la lumière d'une expérience de plus d'un an, certaines dispositions de la loi gagneraient à être précisées ou même modifiées et que, sans en changer l'orientation fondamentale à la- quelle la plupart souscrivent, des amendements pourraient rendre la loi plus efficace.Mais on devrait surtout s'interroger sur les perceptions qu'on a de la réforme proposée par la loi et sur ses façons de l'appliquer.L'intention de la réforme quant à la non-judiciarisation n'est pas toujours perçue clairement.La réforme n'a pas comme objectif d'éviter le plus possible le recours au Tribunal mais bien plutôt de permettre le choix parmi différents types d'intervention de celui qui est le plus approprié au jeune dont on s'occupe.Aucune indication dans la loi ne permet de penser qu'on doive d'abord tenter d'intervenir sur une base volontaire et ne recourir à la procédure judiciaire qu'après l'échec des mesures volontaires.Au contraire, il est bien précisé que ceux qui ont à décider de l'orientation d'un jeune peuvent s'adresser au Tribunal dès qu'ils le croient opportun, i.e.au moment de la première intervention s'ils le jugent à propos.On est étonné qu'une compréhension différente de la loi semble encore avoir cours sinon dans la population du moins chez des personnes qui ont à intervenir régulièrement en vertu de la loi.On reconnaît aujourd'hui comme une erreur commune le fait d'avoir présenté la loi en faisant la promotion des droits des jeunes tout en laissant dans l'ombre leurs responsabilités.La perception étriquée qui se dégage d'une telle présentation risque de faire de cette loi presque uniquement un outil de revendication, alors que la réforme fait appel tout autant à l'exercice de la responsabilité du jeune qu'au respect de ses droits.En effet si la présentation à un jeune d'une «mesure volontaire» exprime la reconnaissance de son droit à être un interlocuteur valable, l'acceptation par lui de cette mesure ne constitue-t-eile pas un test de sa responsabilité?Malheureusement dans la compréhension actueiie de la loi, la responsabilité du jeune est trop souvent mise en veilleuse au profit d'un droit sans responsabilité.Une telle compréhension engendre le climat que connaissent certains centres d'accueil où le jeune refuse d'entrer activement dans un processus de rééducation et «fait son temps» en attendant de pouvoir exercer son droit à faire réviser sa situation.On connaît les conséquences d'une telle attitude: effet d'entraînement chez les autres jeunes, abus des procédures de révision, délais interminables et stériles, démobilisation des éducateurs et, finalement, inefficacité du séjour en centre d'accueil.Et pourtant personne ne contestera que le jeune, malgré ses limites pour les exercer, possède des droits: non seulement le droit à recevoir des services mais également le droit à ce que ces services, dès qu'ils ont le caractère d'une «cure fermée» même s'ils sont assurés par les professionnels les plus compétents, soient soumis à un contrôle externe qui ne peut être que judiciaire, i.e.comportant un débat contradictoire.Comment corriger chez le jeune sa compréhension incomplète de la loi?Comment respecter ses droits tout en faisant appel à sa responsabilité?Comment faire accepter par les professionnels de la rééducation la nécessité d'un contrôle extérieur qui, dépassant la relation particulière avec un juge, scit véritablement judiciaire?Comment réaliser au Tribunal un débat contradictoire qui tienne compte de l'âge et de la situation de l'enfant, qui respecte toutes les parties concernées et qui soit en même temps une interpellation efficace, alors que la matière est délicate, que les professionnels des sciences du comportement sont peu habi- tués à de tels débats et que les avocats ont à inventer une éthique particulière adaptée à leur rôle de représentants d'enfants ou déjeunes?Les réponses à ces questions ne sont pas dans la loi et l'on peut se demander si une législation, si parfaite soit-elle, pourrait les exprimer avec la souplesse qu'exigent des situations humaines vivantes.N'est-ce pas aux adultes à qui la société a confié la responsabilité d'intervenir auprès de ses jeunes en difficulté qu'il appartient de trouver ces réponses?Et comment pourraient-ils y arriver sans sortir de leur isolement professionnel, accepter la fin de certains monopoles, partager leurs compétences respectives ainsi que les valeurs qu'elles représentent et, dans leur diversité et leur complémentarité, rechercher ensemble une façon d'exercer leur responsabilité sociale.Lors des discussions qui ont précédé l'acceptation de la loi et lors de sa présentation, on s'est félicité du consensus qui semblait s'être établi entre le réseau des Affaires sociales et celui de la Justice.Aujourd'hui la question est de savoir s'il a vraiment existé une volonté commune de réussir la mise en place de cette réforme.La loi a contribué à mettre en évidence les problèmes traditionnels à l'intérieur des ministères, des établissements et des organismes.Ainsi, dans l'application d'une loi qui oblige au dialogue et à la concertation, on assiste régulièrement à des débats d'écoles ou d'idéologies, à des luttes d'établissements ou d'organismes, en somme à des chicanes d'adultes menées souvent au détriment sinon au scandale des enfants.Par ailleurs il serait injuste de ne pas reconnaître la persévérance presque héroïque d'un grand nombre d'intervenants à appliquer la réforme et les efforts de concertation entrepris et poursuivis aussi bien au plan régional que provincial.Une table centrale de consultation et de concertation a été formée et se réunit régulièrement depuis le mois d'octobre 1979.Cette table a pris la relève de la Mission québécoise chargée d'implanter la loi et regroupe des représentants de tous les intervenants afin de maintenir l'orientation fondamentale de la réforme et de trouver les modalités d'application qui puissent l'assurer.Ces efforts de concertation ont donné naissance à un important document qui vient d'être rendu public: «Les jeunes contrevenants, évaluation et orientation».Véritable guide à l'usage des personnes qui ont à décider de l'orientation d'un jeune, ce document est le résultat d'une réflexion commune basée sur une année d'expérience qui a comporté des essais et des erreurs.Comme ce guide ne peut être efficace sans qu'on ait précisé et ajusté les rôles complémentaires de chacun de ceux qui ont à assurer le fonctionnement du mécanisme d'orientation, la table de concertation a aussi préparé à cette fin un document complémentaire qui fera également l'objet d'un consensus.La réforme proposée par la nouvelle loi oblige à une profonde remise en question et convie chacun à une prise de conscience renouvelée de sa responsabilité sociale à l'égard des jeunes en difficulté.Les problèmes vécus actuellement renforceront-iis certaines résistances, entraîneront-ils certaines démobilisations ou provoqueront-ils au contraire un nouvel effort commun menant à la réalisation progressive d'une réforme fondamentale avec laquelle on se dit généralement d'accord?La réponse à cette question appartient à toutes les personnes qui, à quelques niveaux, ont une responsabilité à l'égard des jeunes au Québec.Me Jacques TELLIER Président Comité de la protection de la jeunesse A 8 Une lettre de Me Lussier ment à être débouté, lorsque je vous ai posé cette question.Je vous concède cependant que le qualificatif «débouté» est celui que j'ai moi utilisé et que vous vous êtes contenté d'acquiescer.Autre point d'information que j'aimerais vous souligner.Dans mes recherches sur l'issue possible ou probable des travaux du Conseil du référendum, j'ai tenté, comme je l'ai fait avec vous, Me Jean-Pierre Lussier, l'avocat du directeur général du financement des partis politiques, nous a fait tenir copie de cette lettre adressée aux membres du Conseil du référendum et qui met en cause un article publié dans LA PRESSE d'hier.Nous publions la lettre de Me Lussier et la réponse de notre journaliste, Huguette Lapri-se.M.le Juge en chef Alan B.Gold, M.le Juge Georges Chassé, M.le Juge Gaston Rondeau, Cour provinciale du Québec, Palais de Justice, Montréal, Que.Messieurs les Juges, Je viens de prendre connaissance du contenu d'un art/cie dans le journal «La Presse* du 15 mai 1980, à la page A-12 dont vous trouverez ci-inclus une photocopie.Dans la deuxième colonne, il est écrit la phrase suivante: *On s'attend, et cela de l'avis même du procureur de Me Bou-; cher.Me Jean-Pierre Lussier, à ce que le Conseil du référendum formé de trois juges dont le président, le juge Alan B.Gold, statue qu'il n'a pas juridiction dans cette affaire.» Cette information est tout à fait dénuée de fondement.Il est vrai que j'ai indiqué à cette journaliste que le jugement que rendra le Conseil du référendum dépend préalablement de votre décision sur la question de juridiction.J'ai en effet spécifié qu'advenant le cas où le Conseil du référendum statuerait qu'il n'a pas juridiction pour décider du litige, aucun jugement ne serait rendu sur la nature juridique des dépenses encourues parle Gouvernement du Canada à l'occasion de la période référendaire.Je n'ai cependant jamais donné d'opinion quant à la direction du jugement que rendra le Conseil du référendum dans cette affaire.Veuillez agréer, Messieurs les Juges, l'expression de mes sentiments distingués.Jean-Pierre Lussier, Me Lussier Avocat de Me Pierre-Olivier Boucher Entre la citation que j'ai faite de vos propos et ceux que vous rapportez dans votre lettre aux trois juges du Conseil du référendum, il n'y a qu'une nuance de la langue française: l'emploi du conditionnel.Pourtant dans votre conversation, vous vous étiez abstenu d'utiliser cette forme de temps, et c'est bien au temps présent que vous parliez.Peut-être, aurais-je dû ajouter que vous vous attendiez égale- mais plus tôt, exactement pendant la brève période d'ajournement de 15 minutes dans l'après-midi, d'obtenir les commentaires de deux de vos collègues qui siègent cependant dans le banc opposé, Mes Michel Robert et Réjean Paul.Mais j'en fus pour ma peine, car ni l'un ni l'autre n'a voulu se permettre des hypothèses sur les conclusions du Conseil du référendum.Huguette LAPRISE JUS BÉFÉBENDDU.LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 SONDAGE EN ONTARIO Si OUI, on négocie; si NON, pas de changement TORONTO \u2014 Il existe maintenant une majorité d'Ontariens (62 pour cent) qui croient que Ton devrait négocier la souveraineté-association avec le Québec advenant un «oui» à l'occasion du référendum.Advenant par contre, un «non» lors du 20 mai, G7.5 pour cent des Ontariens estiment qu'il ne devrait y avoir aucun changement dans le statut politique et économique du Québec à l'intérieur du Canada.gJI Ml II M IIM I.HHIBilWMW h ne AL BERGER de notre bureau de Toronto Tels sont les principaux résultats d'un sondage réalisé par la société National Polling Trends, pour le compte de TV7 Ontario, l'équivalent de Radio-Québec.Ces données viennent corroborer un premier sondage effectué à la fin de mars dernier.Il s'agit là d'un important revirement de situation à l'approche du référendum.En 1979, un sondage réalisé par la firme Gold-fard, pour le compe du gouvernement ontarien, révélait que 49 pour cent des Ontariens étaient favorables à une éventuelle négociation avec le Québec.Alors que maintenant, la majorité est acquise.Pour ce dernier sondage, 700 personnes ont été interrogées par téléphone les 4, 5 et 6 mai derniers selon un échantillonna- ge que la maison de sondages estime représentatif de la population ontarienne.Dans le cas d'un «oui» majoritaire, 47.4 pour cent des Ontariens seraient d'accord pour négocier la souveraineté-association avec le Québec, 29.1 pour cent opteraient pour que le résultat du vote soit ignoré et 23.4 pour cent des interviewés sont indécis.«Si l'on tient compte des répondants qui se sont fait une opinion, précise un communiqué de TV Ontario, la majorité (62 pour cent) des Ontariens seraient prêts à négocier la souveraineté-association avec le Québec.» On sait que, lors d'une entrevue à LA PRESSE, il y a deux semaines, le premier ministre de la province ontarienne, M.William Davis, a déclaré qu'il ne négocierait pas la souveraineté-association, quels que soient les résultats des sondages.Pourtant selon ce dernier sondage, 70.3 pour cent des Ontariens préfèrent qu'il n'y ait aucun changement au statut politique ou économique du Québec à l'intérieur du Canada; 8.3 pour cent veulent un statut particulier pour le Québec à l'intérieur de la Confédération; 4.3 pour cent désirent l'indépendance politique du Québec mais avec des liens économiques avec le reste du Canada et seulement 6 pour cent optent pour la séparation d'un Québec complètement indépendant du Canada.La majorité des répondants (70.4 pour cent) sont d'avis que le Québec, ou toute autre province, n'a légalement pas le droit de se séparer du Canada.Toujours selon ce sondage, 38.9 pour cent des personnes interrogées entendaient par souveraineté-association «un Québec politiquement indépendant mais avec des liens économiques avec le reste du Canada»; pour 31.9 pour cent cela signifiait un Québec complètement indépendant du Canada; 9.3 pour cent pendaient qu'il s'agisait d'un statut particulier pour le Québec à l'intérieur de la Confédération et 20 pour cent ignoraient ce que voulait dire souveraineté-association.Quant à la question des droits de la minorité franco-ontarien-ne, si le Québec devenait un pays politiquement indépendant, 56.7 pour cent des Ontariens interrogés estiment que le gouvernement devrait continuer à promouvoir les services en langue française dans la province, tandis que 37.6 pour cent de l'échantillonnage sont d'avis que l'Ontario ne devrait pas poursuivre la promotion de tels services.Compte^ tenu de l'échantillonnage de ce sondage, la marge d'erreur est de 3.8 pour cent, 19 fois sur vingt.L'Allier à les croisée # des chemins LACHUTE \u2014 Les ténors référendaires font la «une» des journaux tous les jours, même s'ils répètent mot à mot ce qu'ils ont dit la veille.Equité oblige.Mais il y a «en province», les obscurs, les sans-grade, qui mènent au quotidien et à travers le Québec la bataille du «oui» ou du «non»._ PAUL LONGPRE_ Jean-Paul L'Allier, ex-député de Deux-Montagnes, ex-ministre du cabinet Bourassa, «non pé-quiste et prosouverainiste» est de ceux-là.Et le rôle lui va comme un gant.C'est à la fois la griserie de la politique active pour une «bête politique» qui se tient en réserve.Et c'est l'indépendance d'esprit de pouvoir s'exprimer au-dessus des lignes partisanes.Situation ambiguë faite pour convenir à un personnage énigmatique.Venir dans Argenteuil, comté de C-.aude Ryan, dont le Livre beige a consommé pour Jean-Paul L'Allier les liens ténus qui le rattachaient encore au Parti libéral, c'est une douce vengeance et une rampe d'essai.Et sur les deux plans, c'est plutôt réussi- On est mardi dernier, à 9h30.L'équipe du «oui» du comté d'Ar-genteuil, un peu délaissée par les vedettes du PQ, en raison de son potentiel de «oui» plutôt limité, accueille Jean-Paul L Allier pour une tournée qui se terminera en soirée par une grande assemblée publique, pendant que les «Yvette» se manifesteront pour le «non» avec le tandem bien connu Chaput-Rolland-Mi-chèle Tisseyre.En fait, dans ce château fort libéral, un L'Allier a peut-être plus de poids qu'un néquiste authentique.D'autant plus qu'il est escorté dans sa tournée classique par un autre libéral notoire en rupture de ban, le Dr Lavigne, une sorte de Dr Schweitzer de Lachute.L'homme n'a pas physiquement changé depuis la crise de mai 72, alors que le premier ministre Bourassa lui enlevait cavalièrement le portefeuille de la Fonction publique et décidait d'intenter des procédures menant à l'internement des trois présidents des grandes centrales ouvrières du Québec.Il s'est un peu empâté, l'âge aidant, tout en conservant un sourire angélique et un regard bleu perçant.Il a perdu un certain nombre d'illusions et il a acquis un certain nombre de certitudes qui en font plus que jamais le plus souverainiste des libéraux.Mais comme les politiciens savent tout concilier, partant du principe bien connu que la politique est l'art du compromis, il se trouve aujourd'hui tout à fait à l'aise pour défendre le «oui» sans opter pour l'indépendance du Québec.I Devant le personnel du Centre hospitalier d'Argenteuil, dont le directeur est le Dr Lavigne, M.L'Allier pose ce qui lui apparaît comme la question de fond du présent référendum: faut-il bâtir le Canada sur l'égaiité des individus, comme le veulent Pierre Elliott Trudeau et Claude Ryan, ou sur l'égalité des peuples?Le système fédéral, soutient-il, passe par l'intégration du Québec au grand tout canadien.Et il répond par une question: «Ceux-là mêmes qui ont refusé des changements mineurs depuis tant d'années, changements réclamés de toute urgence par les Lesage, Johnson, Bertrand et Bourassa, vont-ils céder à un «non» du Québec?» Dans une région où le nationalisme est plutôt mal porté, en raison d'une longue tradition de bon-ententisme culturel avec une minorité de quelque 20 p.cent d'anglophones, M.L'Allier réfléchit tout haut sur le nationalisme québécois devant les employés du Pavillon d'Argenteuil.centre pour malades chroniques et âgés où le Dr Lavigne a interdit aux deux clans référendaires de rencontrer les patients.«Quand on est gros, le nationalisme est une vertu.Il faut voir les Américains se draper dans leur drapeau.Le nationalisme des petites nations apparaît toujours comme quêta inc.Quant au nationalisme «canadien», il se trouve à mi-chemin entre la vertu et la prétention.» «En fait, précise M.L'Allier, le nationalisme du style Saint-Jean-Baptiste contre lequel se bat encore M.Trudeau n'a pratiquement plus de poids au Québec.Le néo-nationalisme québécois n'est pas basé sur la langue ni la race, mais prétend que le Québec ne peut se développer (dans ou hors du Canada) que comme une collectivité majoritaire.» Ici, dans Argenteuil, la campagne du «non» se fait sur le choix entre les «sentiments nationalistes» et la «sécurité économique».L'ex-ministre libéral répond: «L'économie nous attire vers l'extérieur et la culture nous attire vers l'intérieur.En somme, il nous faut dire «oui» avec une bonne mémoire du passé et en pensant à l'avenir.» Mouvement irréversible Dans le cadre d'une entrevue à LA PRESSE, Jean-Paul L'Allier a fait le bilan de ce retour à la politique active que constitue pour lui la campagne référendaire.Il s'en dégage une conclu-sion.Cet ancien ministre libéral va se battre dorénavant pour «la souveraineté du Québec comme entité politique».«Au cours de cette campagne, confesse-t-il, j'ai acquis une certitude qui était auparavant une Caouette aurait voté NON Réal Caouette, l'ancien chef du Crédit social, aurait voté «non» au référendum de mardi prochain sur la souveraineté-association, s'il avait vécu.C'est ce qu'affirme son ancien bras droit, Mme Judith Richard, en précisant qu'elle s'était sentie obligée de dissiper les allégations voulant que M.Caouette se fut prononcé pour le «oui» au référendum.«Il faut comprendre que M.Caouette n'aurait jamais approuvé le démantèlement du Canada», a souligné Mme Richard, en ajoutant qu'il se serait aussi opposé à cette idée pour la raison que le Parti québécois préconise un Québec souverain mais que le Québec et le Canada traitent avec une même banque centrale, qui n'accorderait jamais au Québec le pouvoir d'établir unilatéralement ses taux de prêt.Des personnes âgées dénoncent le fédéral C'est avec indignation que ™ des personnes âgées de Montréal se sent insurgées contre les agissements du gouvernement fédéral dans la présente campagne référendaire qui «visent à faire peur à une certaine catégorie de citoyens défavorisés».sa JACQUES BOUCHARD Un porte-parole des personnes âgées, Mme Marie-Anne Laval-lée, a dénoncé le fait que les chèques des pensions de vieillesse ont été remis aux citoyens âgés du Québec le 13 mai.Normalement, ces allocations sont distribuées vers la fin de chaque mois, soit vers le 28.Ces chèques portaient notamment la mention de «négociable» en mai 1980, a dit Mme Lavallée; ce qui a causé certaines difficultés à des personnes alors que des établissements bancaires ont manifesté des réticences à les encaisser.De plus, devant une trentaine de personnes réunies dans le sous-sol du presbytère des St-Mprtyrs Canadiens, Mme Lavallée a fustigé aussi la publicité du gouvernement fédéral qui était contenue dans l'enveloppe adressée aux personnes âgées.On retrouvait en effet à l'intérieur un dépliant qui avait peur but de décourager la consommation de boissons alcooliques et dont le slogan principal est «Non merci, ça se dit bien».LA FTQ ACCUSE photo Armand Trottier, LA PRESSE L'Allier: au cours de cette campagne, j'ai acquis une certitude qui était auparavant une intuition, le mouvement qui conduit à l'égalité politique du Québec est irréversible.Ainsi, a expliqué Mme Lavallée, «nous sommes choqués parce que cette publicité, à quelques jours du référendum, prend nettement position en faveur d'une des deux options.Or, l'émission des chèques de pensions de vieillesse est un service du gouvernement fédéral et, à ce titre, nul n'a le droit de l'utiliser à ses fins et encore moins dans le cadre d'un débat aussi important que celui que nous vivons actuellement au Québec».D'un autre côté, le président du comité du troisième âge de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, M.Oscar Rhéaume, a aussi dénoncé les agissements d'Ottawa.Il s'en est pris particulièrement à un envoi récent, aux frais des contribuables canadiens, d'un message à l'intention des «membres du P,arti libéral du Canada, section Québec».Dans cet envoi expédié avec l'affranchissement des postes canadiennes, l'on retrouvait un autocollant du drapeau canadien.«A la demande du directeur général de votre parti, il me fait plaisir de vous faire remettre sous pli deux drapeaux canadiens autocollants.En espérant que vous trouverez à les mettre en évidence, veuillez agréer l'expression de nos meilleurs sentiments», disait le libellé de la lettre signée par le fonctionnaire Terry Keleher.intuition: le mouvement qui conduit à l'égalité politique du Québec est irréversible.» A son avis, le débat référendaire et ce qui s'ensuivra constituent une phase extrêmement délicate.On peut, dit-il, prévoir deux choses.L'accélération de la réforme constitutionnelle se fera dans le sens du «Temps d'agir» de Trudeau ou du Livre beige de Ryan, deux tendances qui ne répondent pas aux aspirations profondes des Québécois.En réaction, et en prolongement du mouvement nationaliste, on verra à l'oeuvre une radicalisa-tion des positions souverainistes, ce qui entraînera inévitablement des tensions dont nul ne peut prévoir les conséquences.Cette thèse se rapproche sensiblement de celle que défend ces temps-ci le politicologue Léon Dion.Chez les fédéralistes, précise M.L'Allier, un «non» sera interprété comme un sauf-conduit vers le «Assez, c'est assez et il faut régler ça une fois pour toutes».Or, dit-il, aucune des réformes proposées par les fédéralistes ne vont dans le sens du mouvement que n'importe qui peut observer au Québec.Ex-libéral, non péquiste et souverainiste, M.L'Allier se défend de jouer l'opportunisme.«Mon appui au «oui», dit-il, n'est pas un repli stratégique pour le fédéralisme renouvelé.Le fédéralisme ne peut aller que dans le sens du «Temps d'agir» (dernière version de la réforme constitutionnelle de Pierre Trudeau).La solution passe par Une forme quelconque de souveraineté-association qui reste à déterminer.» Est-il tenté par un vrai retour sur la scène politique?M.L'Allier répond que non.Usera intéressé à revenir dans la politique quand le réalignement des forces politiques québécoises se sera fait.Ce qui l'intéresse dorénavant, ce n'est plus de discuter interminablement du cadre politique, mais bien d'élaborer des projets de société.Ce qui le frappe par-dessus tout, pour l'instant, c'est que le Parti libéral de la Révolution tranquille est en voie de devenir, sous la tutelle de Claude Ryan, le véritable regroupement de forces de droite du Québec, tandis que le Parti québécois regroupe les forces vives de la nation.Ottawa a retardé la grève des postes pour écouler sa «propagande» La FTQ a formellement accusé les autorités fédérales d'avoir retardé la publication du rapport de conciliation sur les négociations avec les postiers jusqu'à aujourd'hui, afin d'empêcher toute grève jusqu'après le référendum et profiter de la trêve pour distribuer sa propagande et particulièrement le fascicule controversé «Non merci.ça se dit bien», officiellement consacré à la lutte à l'alcool mais arrivant, comme par hasard, en plein contexte référendaire.PIERRE VENMAT_ Le secrétaire général de la FTQ, Fernand Daoust, qui reprenait cette accusation hier, accusation déjà portée par le président montréalais des postiers, Marcel Perreault, n'y est pas allé avec le dos de la cuiller.«La FTQ, dit-il, a la preuve qu'Ottawa a manipulé la Commission des relations de travail de la fonction publique à des fins référendaires».On sait qu'en vertu de la loi fédérale, la grève n'est légale qu'une semaine après le dépôt du rapport des conciliateurs, donc le 23.Au sujet de ce rapport, on affirme qu'il est prêt depuis le 7 mai, qu'il est «minoritaire» (le commissaire Jacques Desmarais, nommé par les postiers se dissocie des recommandations des deux autres membres de la commission de conciliation présidée par M.Germain Jutras) et que les postiers entendent le rejeter.Mais même si les négociateurs des postiers, a admis le vice-président montréalais Robert Forget, en ont pris connaissance, on se refuse à le rendre public avant Ottawa.Donc il y aura grève des postes, mais le 23, ou plus tard, et non le 14.Et c'est ce qui fait affirmer à M.Daoust qu'il s'agit d'une manoeuvre de manipulation référendaire inacceptable.Pour le reste, la TFQ appuie les postiers contre le gouvernement fédéral, comme d'ailleurs, officiellement du moins, l'ensemble du mouvement syndical canadien.K. LA PRESSE, MON i*EAL, VENDREDI IôMa 49% NON 37% OUI Selon un sondage effectué pour le compte des quotidiens Le Devoir, Le Soleil et Toronto Staret publié dans l'édition d'aujourd'hui de ces trois journaux, 49 pour cent des Québécois se seraient prononcés pour le «non» et 37 pour cent pour le «oui» au référendum sur la souveraineté-association, si celui-ci avait été tenu la semaine dernière.La proportion des «discrets» (sans opinion \u2014 refus de se prononcer), dont fait état le sondage effectué par téléphone entre le 4 et le 9 mai, atteint 14 pour cent.Le sondage a été réalisé par MM.Maurice Pinard et Richard Hamilton, sociologues de l'Université McGill; la cueillette des données a été confiée à l'Institut de cueillette de l'information (INCI) de Montréal.Selon le sondage Pinard-Ha-milton, 45 pour cent des Québécois francophones ont dit favoriser le «oui», alors que 40 pour cent répondaient «non» et 16 pour cent tombaient dans la catégorie des refus de se prononcer ou des sans opinion.Dans sa dernière édition, l'hebdomadaire Dimanche-Matin, publiait un sondage de l'I-QOP selon lequel 40 pour cent des Québécois voteraient NON, et 37 pour cent OUI.La proportion des «discrets» atteignait 24 pour cent.Pas d'embargo à la radio et la télé Il n'y aura pas d'embargo sur les nouvelles référendaires la veille et le jour du référendum dans les média électroniques, mais ces nouvelles ne devront pas avoir de contenu partisan.La veille et le jour du référendum, la publicité et les «périodes gratuites» sont toutefois interdites, à la radio et à la télévision.Selon l'article 28 de la Loi sur la radiodiffusion, les bulletins de nouvelles à contenu partisan sont interdits et peuvent être punis d'amende.Mais qu'est-ce au juste du contenu partisan?Me Donald Rhéaume, du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui se trouvait hier à Montréal pour les audiences sur la vente de Câblevision à Vidéotron, a expliqué à LA PRESSE qu'un contenu partisan c'était par exemple de montrer à la télévision des tenants d'une option brandir leurs pancartes.C'est défendu, même si le bulletin de nouvelles suivant montre des partisans de l'autre option brandissant leurs pancartes.La description d'une réalité peut aussi être partisane, selon Me Rhéaume: si un reporter affirme que M.Untel s'est adressé à 10,000 personnes ENTHOUSIASTES, c'est de la partisane-rie.Même si les 10,000 personnes pétaient d'enthousiasme.Si vous voulez savoir comment nos diffuseurs se débrouillent pour vous informer adéquatement malgré ces paramètres, vous n'aurez qu'à écouter la radio et à regarder les nouvelles à la télévision lundi prochain.4,362,588 électeurs ¦ Selon les chiffres publiés hier par le directeur général des élections, 4,362,588 Québécois sont habilités à voter au référendum sur la souveraineté-association.Les 110 circonscriptions provinciales comptent en tout 22,026 bureaux de vote dont 805 seront ouverts aujourd'hui et demain en vue du scrutin anticipé: celui-ci est accessible aux travailleurs électoraux qui seront occupés le 20 mai, aux handicapés et aux personnes devant s'absenter ce jour-là pour une raison légitime.Ces 805 bureaux seront ouverts de 11 h * 22h., tandis que le 20, les heures d'ouverture seront de 9h à 19h.La circonscription comptant le plus grand nombre d'électeurs \u2014 75,850 \u2014 est Taillon, représentée à l'Assemblée nationale par le premier ministre Lévesque, tandis que la plus petite \u2014 8,955 électeurs \u2014 est celle des Iles-de-la-Madeleine.Ryan demande à Boucher d'enquêter auprès des centrales syndicales SAINT-FELICIEN \u2014 Le président du camp du «non», M.Claude Ryan, a demandé hier au directeur général du financement des partis politiques, M.Pierre-Olivier Boucher, de faire enquête auprès des centrales syndicales afin de savoir si les salaires des permanents affectés à plein temps à la campagne référendaire du «oui» avaient été comptabilisés dans les dépenses permises de ce camp.CLAUDE-V.MARSOLAIS envoyé spécial de LA PRESSE C'est au moment où un membre du local 144 des plombiers, M.Jean-Yves Filion, lui demandait ce qu'il pensait de Tarissement des centrales syndicales au cours de la présente cam pagne référendaire que M.Ryan a fait ces commentaires.Au cours d'une conférence de presse, M.Ryan s'en est pris notamment au secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, pour avoir envoyé une lettre à tous les syndicats affiliés à cette centrale leur demandant d'inciter les membres à voter «oui» au référendum.«C'est aux travailleurs seuls de décider comment ils vont voter.M.Daoust leur demande en définitive de dévoiler le secret du vote», a-t-il dit.Un ami d'enfance «M.Ryan, cela me fait mal au coeur de vous entendre parler comme vous le faites ces derniers temps.Lorsque vous étiez éditorialiste au Devoir, j'avais confiance en vous mais depuis que vous connaissez le contenu de la question, vous l'avez défaite tout de suite», a déclaré un auditeur de CHVD de Dolbeau qui s'est présenté comme un ami d'enfance du chef du camp du «non» à l'époque où celui-ci demeurait dans cette petite ville.L'auditeur qui ne s'est pas nommé a relaté que les Québécois s'étaient fait avoir pendant la Seconde Guerre mondiale alors que les Canadiens leur ont imposé la conscription et ces dernières années, avec la construction de l'usine d'eau lourde de Gentilly et le contentieux sur la taxe de vente.Faisant état de sa propre expérience dans les milieux de travail de l'Ouest du pays, il a signalé qu'il avait été reçu «à coups de pied dans les fesses».«Avez-vous reçu la mission de détruire le nationalisme?Je vous trouve malhonnête depuis que vous avez quitté Le Devoir.Vous êtes tout viré de bord.» M.Ryan qui semblait mal à l'aise devant cette intervention, a tout de suite demandé aux auditeurs de ne pas se laisser «emplir par l'intervenant», ajoutant que depuis 1964 il avait toujours défendu le système fédéral à titre d'éditorialiste et de direc teur du Devoir.Cette répartie devait donner le ton de la tournée du chef du «non» dans la région du Lac-Saint-Jean hier, qui avait débuté par une conférence de presse à Saint-Félicien, suivie d'une émission de ligne ouverte à Dolbeau pour se terminer par la visite de deux locaux du «non» à Mistassini et à Aima.À l'émission de ligne ouverte de Dolbeau, une jeune dame lui a demandé pourquoi la plupart des jeunes penchaient du côté du «oui».Il a répondu que c'était parce que les jeunes étaient portés naturellement à l'aventure.M.Ryan a eu aussi à défendre la crédibilité du premier ministre Trudeau quant à ses engagements à réformer la constitution.Des journalistes et des au- diteurs lui ont rappelé que M.* Trudeau en tant que politicien ne respectait pas nécessairement ses engagements.L'un d'eux lui a rappelé notamment qu'en 1974, il avait été élu en promettant de ne pas contrôler les salaires et pourtant il s'était engagé ensuite dans cette voie.0 Par ailleurs, le chef du «non» a eu à défendre sa position relativement à la loi des mesures de guerre de 1970.Selon lui, il n'a jamais approuvé l'utilisation d'une telle loi bien qu'il ait été d'accord pour que l'armée vienne prêter main-forte aux forces de police épuisées.«Personnellement, je n'ai jamais été inquiété par cette loi alors que j'étais au Devoir et les 400 personnes arrêtées pendant cette période ne l'ont été que pour peu de temps.D'ailleurs, ils ont tous été compensés moné-tairement par la suite.» Ottawa a dépensé $5 millions en publicité illégale, dit Lévesque QUEBEC \u2014 Entre 5,000 et 6,000 personnes ont assisté, hier soir, au troisième et dernier grand ralliement de la campagne référendaire dans la Vieille Capitale.Cette troisième assemblée d'envergure en l'espace d'une semaine constituait en quelque sorte une synthèse de la campagne du «oui» qui, toujours, s'est efforcée de mettre en relief le regroupement des différences.YVES LECLERC PîeRke Vî ri Ce NT Une campagne qui, toujours, a accordé aussi la vedette à René Lévesque: hier soir, il fut ovationné pendant près de dix minutes par une foule qui avait écouté pendant près de deux heures toute une brochette d'orateurs.M.Lévesque a, pour l'essentiel, repris son discours des derniers jours.Mais à ses accusations contre la publicité fédérale il a ajouté une importante précision: Ottawa, selon lui, aurait dépensé jusqu'à $5 millions en «publicité illégale».C'est six fois plus que le budget du comité du «non» à ce chapitre.Les nombreux orateurs qui ont précédé M.Lévesque venaient de tous les milieux: un allopho-ne, une «vraie» créditiste, un homme d'affaires, un agronome de 81 ans qui a prononcé un acte de foi non pas dans la souveraineté-association mais dans l'indépendance, et deux jeunes venus réclamer un «oui» pour leur avenir.Et des hommes politiques: Claude Morin, Jean-François Bertrand et d'autres.Rodrigue Biron, dans l'enthousiasme du moment peut-être, s'est aventuré au-delà de son objectif premier d'appuyer le simple mandat de négocier.Il a plongé allègrement dans un plaidoyer en faveur de la souveraineté pure.«Ce terrain, qu'on s'est fait gruger en 113 ans pied par pied, on veut le rapatrier.C'est pas 10 pour cent des revenus qu'on veut, c'est notre terrain.Nous voulons la terre Québec.» Jean-Paui L'Allier, lui, a rajouté: «M.Trudeau a commencé par dire qu'il mettait sa tête en jeu au début de son exposé, puis, trouvant le risque trop grand, il a décidé de mettre plutôt son siège en jeu.» M.L'Allier s'est dit étonné que M.Trudeau ait caché le seul ministre qui aurait pu apporter des éléments nouveaux dans la Me Les partisans du «oui» ont jugé à propos d'offrir hier au premier ministre Lévesque un chapeau de «chef», à l'occasion d'un ralliement qui se déroulait à Beauport, en banlieue de Québec.campagne référendaire et partant, le débat constitutionnel, en l'oecurence «le Jean-Luc (Pépin) à Solange et à Robarts».Sur un rythme accéléré, le premier ministre avait continué toute la journée à lancer un claironnant appel «aux indécis et aux partisans sincères et honorables du non» dont il doit se gagner l'appui pour remporter le référendum du 20 mai.C'est dans la région de la capitale provinciale (qui selon les sondages récents est celle où l'on trouve le plus d'indécis) qu'il a concentré ses efforts: après avoir enregistré une émission de radio à Québec même, il a arpenté Charlesbourg, Beauport et Sainte-Foy avant le grand rassemblement du Pavillon de la Jeunesse.Son plaidoyer, s'articule en trois éléments majeurs.D'abord, il s'efforce de rassurer ses auditeurs en leur assurant que la décision finale et déchirante sur la souveraineté, et les dangers qu'elle peut comporter, ne doit pas être prise à ce moment-ci, mais lors du second référendum.Celui-ci se tiendra à l'issue de négociations dont il affirme qu'elles auront lieu quoi qu'en disent M.Trudeau et les premiers ministres des autres provinces.Dans un deuxième temps, M.Lévesque joue la carte des « risques du non » selon laquelle un blocage constitutionnel dans le statut quo «fermerait les horizons» sociaux et économiques et provoquerait encore plus de chômage et d'insatisfaction chez les jeunes « qu'on s'est arraché le coeur pour instruire et rendre compétents».Il lance en particulier un appel aux parents, à qui il demande de penser à l'avenir de leurs enfants avant de voter.Enfin, visant surtout ceux qu'il appelle les «non» honorables, il joue le grand jeu de l'indignation contre «la campagne déshonorante, immorale des forces du «non» qui tentent de fausser le sens de la consultation du peuple du Québec par des orgies d'argent».«Que les Trudeau, Chrétien et compagnie viennent au Québec nous parler, qu'ils tentent de faire jouer leur prestige et leur influence, c'est normal, ils en ont parfaitement le droit, ils sont Québécois comme nous, a-t-il dit entre autres hier.Mais en tant que Québécois, ils devraient s'abstenir de déchirer, de fouler aux pieds une loi qui n'a pour but que d'assurer un minimum de dignité à la consultation! » De plus en plus, c'est cette dernière partie de son discours qui recueille des applaudissements et des bravos.photo Yves Beauchamp, LA PRESSE Quelque 800 partisanes du «non» s'étaient rendues hier soir dans une cabane à sucre rencontrer Madeleine Ryan.Madeleine Rya notre candidat, c'est ie Canada Quelque 800 femmes, francophones et anglophones, provenant de 14 municipalités du comté de Deux-Montagnes, se sont réunies, à l'heure du repas hier soir, à la sucrerie Saint-Eustache pour entendre Madeleine Ryan leur dire qu'elle espérait ne pas les voir retomber dans leurs vieilles ornières, dans les campagnes futures.7ean-paul charbonnËau «La chose que nous avons à faire actuellement est beaucoup différente d'une élection ordinaire.Peu importe notre parti, nous travaillons ensemble.Dans le référendum, nous avons un candidat, c'est le Canada», a mentionné Mme Ryan qui après s'être adressée à ces femmes est allée discuter avec près de 300 membres du club de l'Age d'or de Saint-Eustache.Mme Ryan, qui affirme être très fîère d'avoir été couronnée «Yvette première», à Sept-Iles, a déclaré que si le Québec devenait souverain, il faudrait laisser à eux-mêmes les francophones qui ont été s'établir ailleurs au pays.«A Granby, j'ai rencontré une femme qui a eu cinq enfants au Manitoba, deux autres en Ontario et cinq au Québec, et elle m'a dit: mes enfants regroupés sur une photographie, ce sont 10 beaux petits Canadiens.» Une seule fois, au cours de la campagne, a-t-elie expliqué, elle s'est vue dans une fosse aux lionnes.«Après avoir fini de parler et de répondre aux questions, la responsable du groupe m'a mentionné que je m'en étais bien sortie Une fois chez moi.je me suis dit: j'aurais dû demander mon certificat.» Outre Mme Ryan, Michelle Tyssère et le sénateur Yvette Rousseau se sont adressées aux 800 convives.«Ce n'est pas d'hier que je demande aux femmes de s'impliquer dans la politique.Il ne faut pas oublier que le pourcentage des femmes qui voteront atteindra 52 pour cent*, a lancé Mme Rousseau qui a déjà été présidente de la Fédération des femmes québécoises.Monnaie: Raynauld dénonce le mutisme du OUI Le critique du Parti libéral en matière économique, André Raynauld, a démontré hier -la stratégie de camouflage» des tenants du «oui» à l'occasion d'une allocution devant quelques centaines de comptables agréés pour le «non» de Montréal.BOOM LEROUX Reprenant les reproches dont il a été l'objet «de faire peur au monde», M.Raynauld a bien indiqué son intention de continuer.en parlant de la monnaie.«Voilà un autre sujet dont vous n'avez pas encore entendu parler de leur côté, alors qu'elle se trouve aussi dans la question: maintenir avec le Canada une association économique comportant l'utilisation de la même monnaie.» Le député d'Outremont s'est adressé directement au ministre des Finances, Jacques Parizeau, pour lui demander «où il en était dans les fluctuations cycliques de sa pensée sur l'union monétaire».Il a référé aux prises de positions antérieures du ministre.qui a déjà songé sérieusement à doter le Québec de sa propre monnaie, pour soulever deux questions qu'il a qualifiées de fondamentales: \u2022 «Combien de temps le Parti québécois va conserver la position qu'il propose sur le bulletin de vote quand on sait que le principal responsable, le ministre des Finances, n'y croit pas?\u2022 «À supposer que le reste du Canada n'accepte pas plus une union monétaire que toute autre association puisque l'un et l'autre supposent la souveraineté, le Québec se verra obligé de suivre M.Parizeau et d'adopter une monnaie distincte.» Selon le député d'Outremont, cette position de repli ne sera jamais autre chose qu'une solution de désespoir.L'adoption d'une monnaie québécoise serait un désastre pour de nombreuses années.En plus de coûts additionnels que l'adoption d'une monnaie distincte comporterait au niveau de la conversion des monnaies, de la spéculation, du commerce extérieur, M.Raynauld a soute nu que cette monnaie n'est susceptible d'apporter aucune liberté de manoeuvre pour favioriser l'emploi ou la stabilisation de l'économie québécoise.«Comme un Québec souverain devrait payer 80 pour cent de sa consommation d'énergie or* devises devenues étrangères et qu'il perdrait d'énormes transferts fiscaux, il ne pourrait maintenir la parité de sa monnaie qu'au prix de sévères restrictions au commerce, au tourisme et à l'exportation des capitaux.» A 10 LE RÉFÉRENDUM LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1900 EN CAS D'ÉCHEC DE LA RÉFORME CONSTITUTIONNELLE t.embête le caucus québécois impossible de modifier la constitution sous M.Trudeau, qui en est à son dernier mandat en politique.«Moi en tout cas, je n'attendrai pas 10 ans, cela doit se faire sous Trudeau», a-t-il conclu.Le ministre Jean Chrétien, qui n'aime pas, c'est bien connu, «s'accrocher les pieds dans les fleurs du tapis», a simplement expliqué que quant au discours de Montréal de M.Trudeau «ça veut dire qu'on aura une nouvelle constitution».Le ministre Marc Lalonde a conseillé de son côté d'aller poser la question à M.Trudeau en personne.Chez les députés d'arrière-banc, le président du caucus québécois, M.Maurice Dupras, a déclaré sans hésiter que «M.Trudeau voulait mettre un peu plus d'éloquence dans son message à l'effet qu'un «non* au référendum serait interprété comme un mandat plus fort pour poursuivre les efforts en vue de la réforme constitutionnelle».M.Dupras a dit ne pas savoir s'il démissionnerait advenant un échec sous M.Trudeau; il a préféré réaffirmer son optimisme à ce chapitre.Payette: 10 ans Le député de Mercier, Mme Céline Hervieux-Payette, a répondu de son côté qu'elle se donnait une dizaine d'années avant de porter un jugement définitif sur le succès ou l'échec de la réforme constitutionnelle.«Si jamais dans les dix prochaines années je vois que cela est impossible, je ne pourrai plus justifier ma raison d'être venue ici.Mais M.Trudeau est à la fin de sa carrière, moi je suis au début et je vais donner la chance au reste du Canada de manifester sa volonté de changement.Dix ans, ce n'est pas long dans l'histoire d'un pays.Mais une chose est certaine, personne n'acceptera de venir jouer au jeu canadien si c'est pour maintenir le statu quo», a-t-il expliqué.Le député de Louis-Hébert, M.Dennis Dawson, a déclaré qu'il «ne pourrait pas accepter, après avoir convaincu les Québécois de voter «non», de voir le Canada anglais oublier l'urgence de la réforme constitutionnelle, et le caucus libéral se donner d'autres priorités».Mais M.Dawson a ajouté qu'un éventuel constat d'échec de la part de M.Trudeau n'en serait pas nécessairement un de la part des députés.«Nos objectifs ne sont pas nécessairement les mêmes; lui est venu ici pour faire progresser le fait français, moi je suis arrivé ici en 1977.L'important à mon niveau est de voir le processus de réforme constitutionnelle bel et bien engagé.» Le député de Laprairie, M.Pierre Deniger, a répondu que la déclaration de M.Trudeau prouve qu'on est sérieux et qu'il n'y aura pas de demi-mesure.«Mais la réforme pourrait commencer sous M.Trudeau et si elle n'est pas terminée à son départ, elle se poursuivra sous le futur chef libéral.» M.Deniger a ajouté qu'advenant un échec, ce sera h la population de juger ses députés.; Un peu comme le député de Chambly, M.Raymond Dupont, dit être «d'accord avec la déclaration de M.Trudeau» mais évite de parler de la possibilité d'im échec, comme d'ailleurs la plupart des députés.; Photo Denis Courville Des personnes non identifiées ont modifié i'éclairage de la croix du Mont-Royal pour qu'elle exprime un «oui» lumineux.La police de la CUM rapporte avoir reçu de nombreux appels de gens qui se disaient insultés et révoltés.X'ACTUALITE REFERENDAIRE Abstention maintenue ¦ En dépit du revirement des Inuit, les chefs indiens continuent de recommander à leurs peuples de s'abstenir de voter au référendum de mardi prochain.Le chef Andrew Delisle, président de la Confédération des Indiens du Québec et chef des Mohawks de la réserve de Caughnawaga, précise que les Indiens ne se considèrent pas comme des citoyens du Québec, et que la plupart d'entre eux n'ont jamais pris part à des élections, provinciales ou fédérales.Les Inuit du nord du Québec avait laissé entendre qu'ils s'abstiendraient eux aussi, mais, à la suite de la publication de sondages d'opinion indiquant que les électeurs du sud étaient divisés sur la question, ils ont réalisé l'influence qu'ils pourraient exercer sur le résultat du scrutin, et ont décidé d'appuyer la cause fédéraliste.Policiers ¦ Une bonne moitié des 109 policiers municipaux de Hull ont annoncé hier leur allégeance aux forces du «oui» en vue du référendum.Insistant pour garder l'anonymat, «afin de ne pas porter préjudice à leurs fonctions», les 55 agents ont émis, par l'intermédiaire d'un avocat, une déclaration en ce sens lors d'une conférence de presse à laquelle assistaient les ministres Jocely-ne Ouellette et Bernard Landry.Pas une chanson du NON ¦ Mercredi, au local du «non» de Jonquière, des jeunes partisans du «non» ont encouru la colère d'un organisateur en chantant: «M.Ryan, c'est à votre tour de vous laisser parler d'amour».L'organisateur s'est écrié devant les.journalistes: «Qu'est-ce qui les prend eux autres?C'est pas une chanson du «non», ça».Vérification faite dans l'entourage du chef, or.a appris qu'il était vrai que M.Ryan n'appréciait guère cette chanson populaire.Travailleurs des ondes ¦ «Les travailleurs des ondes ont vraiment pris le risque de signer cette pétition pour le «oui» Ils sont 2,000 qui se tiennent debout et il faut respecter ce courage.» M.Jean-Paul L'Allier, ancien ministre libéral sous le gouvernement Bourassa, a fait cette déclaration hier devant les travailleurs des ondes adhérant au regroupement national pour le oui, réunis pour remettre leur pétition.M.L'Allier a fait appel à la solidarité du monde des communications: «Je sais que M.Trudeau n'acceptera jamais de négocier sérieusement une entente avec le Québec, mon expérience politique me l'a prouvé», a-t-il déclaré.Le NON du droit B Le quotidien Le Droit, d'Ottawa, dont 60 pour cent des lecteurs résident du côté québécois de l'Outaouais, opte d'emblée pour le fédéralisme, donc favorise le «non» au référendum, parce qu'il estime que le régime aciuel est celui qui peut le mieux permettre aux Québécois d'atteindre leurs deux principaux objectifs: «un Etat qui correspond à j leur spécificité culturelle» et «vivre en harmonie avec leurs voisins» Dans un éditorial intitulé «Le référendum: une option pour le fédéralisme», l'éditorialiste en chef Pierre Tremblay affirme que sa confiance dans le fédéralisme vient d'une nouvelle perception, dans les autres provinces, du nationalisme québécois.Selon lui, le fédéralisme devrait assurer «la nécessaire égalité entre les peuples» et le Québec devrait contrôler «les instruments législatifs et fiscaux essentiels au soutien d'un Etat français fort».Celui de les Tribune P Dans un éditorial publié hier, le quotidien sherbrookois La Tribune» se prononce pour le «non» au référendum.Sous la signature du rédacteur en chef Jean Vigneault.le quotidien affirme prendre cette position «puisque la formulation de la question ne laisse pas de place entre le «oui» et le «non».La Tribune a un tirage de 41,900 exemplaires.«C'est NON, écrit M.Vigneault, parce que la question porte sur le mandat de négocier sur la base de la souveraineté-association, une souveraineté politique qui serait totale et une association dont les modalités sont encore inconnues.C'est NON parce que M.Lévesque a toujours refusé publiquement de décrire quelle forme revêtirait l'association avec le reste du Canada.Protestants S Le Centre protestant de documentation et d'information a publié hier une déclaration émanant d'une cinquantaine de protestants en majorité francophones, qui tiennent à faire savoir qu'ils voteront «oui» au référendum.Le communiqué souligne que pour beaucoup de Québécois, le terme «protestant» est associé aux anglophones, que l'on associe facilement à l'option du «non».Le groupe précise que ses membres ne représentent qu'eux-mêmes et qu'ils ne prétendent se faire les porte-parole ni de leurEglise, ni des protestants en général.Le «douanier» en a ras le bol.Comédien en faveur du «oui», J.Jacques Blanchet a bien hâte que la campagne référendaire soit terminée.Il a surtout hâte de ne plus voir à la télévision le sympathique et joyeux douanier qui, subtilement, transmet le message fédé- MARTHA GAGNON raliste en disant: «Grâce à moi, le Canada et les Canadiens peuvent se sentir en sécurité».Le douanier en question, c'est lui.Lorsqu'il a tourné ce commercial il y a près d'un an déjà, il était loin de se douter que cette publicité servirait les intérêts du gouvernement fédéral dans une campagne référendaire.Jacques Blanchet est aujourd'hui très ennuyé.Ses amis lui ont même dit: «Tu fais maintenant de la publicité pour le regroupement du «non» ».Le sympathique douanier qui, en juillet dernier, lui avait plu s'est transformé au cours des dernières semaines en un personnage qui lui est antipathique.«Je préfère ne pas regarder la télévision», explique-t-il au cours d'un entretien.Visiblement mal à l'aise d'avoir à se défendre d'être un «messager du non», Jacques Blanchet précise: «Le comédien est souvent à la merci de ceux qui l'engagent.C'est ainsi.Habituellement, je fais ce qu'on me demande de faire et je n'ai rien à redire.Mais, cette fois, je suis conscient d'être devenu un objet politique.Pour mes amis, pour les gens qui me conaissent, j'ai le devoir de dire publiquement mon mécontentement».Assis à une table du Café Saint-Mathieu à Beloeil.M.Blanchet raconte qu'il vient tout juste de terminer un nouveau commercial pour le gouvernement du Québec sur les normes de sécurité au travail.Il est fier d'avoir participé à cette publicité.Il espère de c?tte façon oublier le douanier.«J'étais heureux le jour où l'on m'a offert de jouer le rôle d'un douanier.Le personnage m'attirait.Mais voilà, je ne savais pas qu'il s'agissait d'un douanier pour le «non».Dans l'esprit des gens, c'est ce que le message veut dire».Jacques Blanchet cherche les mots et les arguments pour montrer sa déception.«Ce n'est pas comme Jean Duceppe, Emile Genest ou d'autres comédiens qui ont accepté de faire de la publicité pour un groupe en particulier.Moi, je n'ai jamais su que mon douanier prendrait la parole dans le débat référendaire.L'automne dernier, on m'a même laissé entendre que le commercial était sur les tablettes».Jacques Blanchet n'a rien contre le fait de vanter les beautés du Canada mais, il n'est pas d'accord pour faire de la politique.Congédié pour activités politiques?Appuyé par le syndicat, Pierre Gilbert, un jeune travailleur qui prétend avoir été congédié pour ses activités politiques durant la campagne référendaire vient de déposer une plainte à la Ligue des droits et libertés et à la Commission des MARTHA GAGNON droits de la personne contre la compagnie R.J.Stamping de Montréal.Au cours d'une conférence de presse hier à laquelle le député péquiste Gilbert Paquette et le représentant syndical des travailleurs unis de l'automobile, M.Roland Francis ont participé, M.Gilbert a déclaré qu'il croyait fermement que le motif de son récent congédiement est le fait qu'il ait exprimé clairement son option politique.Selon lui, la raison donnée par la compagnie à savoir «travail insuffisant», n'est qu'un «prétexte officiel».Il dit avoir toujours fourni le meilleur rendement à son travail.À la demande de l'employeur, il a régulièrement effectué du temps supplémentaire.Son dossier, d'après le syndicat qui a fait son enquête, est blanc comme neige.Durant sa dernière semaine de travail, Pierre Gilbert a fait cir-culerune pétition pour le «oui» durant les pauses-café et l'heure du dîner.Il avait obtenu l'adhésion de 17 confrères de travail.C'est, dit-il, après s'être adonné à cette activité qu'il a été congédié.«Jamais auparavant, l'employeur ne m'a servi d'avertissement, jamais il n'a critiqué mon travail.Pour cette pétition, j'avais pris le soin de demander la permission.Elle m'avait été accordée» précise-t-il.Il était à l'emploi de cette compagnie depuis le 26 février 1980.Joint au téléphone, le directeur des ressources humaines de le compagnie R.J.Stamping, M.Richard Drouin.a d'abord répondu qu'il n'était pas au courant de cette histoire.Il a demandé un peu de temps pour se renseigner.Quelques minutes plus tard, il téléphonait à LA PRESSE pour faire le commentaire suivant: «Notre entreprise qui fabrique des pièces automobiles est une entreprise familiale québécoise qui n'a aucune raison de congédier des employés pour des raisons politiques.Nous n'avons jamais empêché les travailleurs de s'exprimer pour un groupe ou un autre.Nous leur laissons porter des macarons.Quant à Pierre Gilbert, il n'était pas syndiqué et n'a tout simplement pas réussi sa période de probation.Voilà la raison de son congédiement».Si l'on se fie aux renseignements fournis par la Ligue des droits et libertés, la Commission des droits de la personne procédera à une enquête pour savoir si la plainte est fondée ou non.Pierre Gilbert se plaint présentement de ne pouvoir obtenir de l'employeur ses feuilles de rendement qui, d'après lui, attestent de son bon travail.Le représentant de la Ligue a laissé entendre hier, qu'il était possible que d'autres travailleurs de Valleyfield soulèvent à leur tour certains problèmes reliés à la campagne référendaire.Jacques Blanchet: j'ai le devoir de dire publiquement mon mé-* contentement.Georges Forest: Sa FFHQ est à la solde du PQ QUEBEC \u2014 Selon M.Georges Forest, ce Franco-Ma-nitobain dont la bataille juridique a permis l'invalidation par la Cour suprême de la loi de 1890 faisant de l'anglais la seule langue officielle, l'appui au «oui» de la Fédération des francophones GILLES GAUTHIER (de notre bureau de Québec) hors Québec (FFHQ) s'explique par le fait que cet organisme n'est ni représentatif ni démocratique, n'a pas compris le sens de la question et est ni plus ni moins à la solde du Parti québécois.M.Forest, qui donnait hier une conférence de presse au comité des Québécois pour le «non» à Québec, a affirmé que la FFHQ était tombée dans le piège de la question et que son appui équivalait à se dire prête à commettre un suicide culturel.Il a par ailleurs affirmé que la FFHQ joue le rôle d'une cinquième colonne en permettant «l'infiltration péquiste et le noyautage des associations de francophones dans les provinces.De plus, elle fonctionnerait «comme le PQ, en contrôlant la population par petits groupes».Par ailleurs, la Société franco-manitobaine, «noyautée» par la FFHQ, n'est également pas démocratique et «a sans doute appuyé le «oui» à cause des $20,000 qu'elle reçoit du gouvernement du Québec».M.Forest trouve bien étrange qu'elle ait fait connaître sa position sur le référendum à peine 48 heures après que l'assemblée générale des membres lui eut demandé de faire enquête auprès de ceux qu'elle représente.Selon lui, l'exécutif a pris cette décision seul et plus de 5,000 Franco-Manitobains ont manifesté leur désaccord au cours des semaines qui ont suivi.Il a sur un autre plan affirmé que la séparation du Québec minerait tellement la constitution que les francophones du Canada seraient balayés.«Quels droits aurions-nous, a-t-il ajouté, si nous n'étions que 700,000, soit le même nombre que les Allemands, dans une mer de 16 millions de personnes?» M.Forest affirme que l'indépendance du Québec serait un geste d'abandon, d'égoïsme et de facilite, comme celui d'un enfant qui demande tous ses jouets et va jouer dans son coin.Parlant de la situation des francophones au Manitoba, ii a dit que l'assimilation était très rapide, mais que la situation allait s'améliorer à la suite du jugement de la Cour suprême et grâce à la popularité du français au Canada anglais.Il a déclaré que le gouvernement provincial met du temps à réagir et, «en refusant de donner aux francophones leurs droits et libertés», il montre qu'il n'a pas compris le message de la Cour suprême, qui lui a demandé «de laisser aller les 60,000 otages qu'il détient».M.Forest a comparé cette situation à ce qui se produit «dans un certain pavs d'Asie».J I t « a s » a A à a s * ¦ I j t % LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 AAA! 1980 ANJOU, BOURGET ET LAFONTAINE LE BÉFÉKEHÏÏOM A 11 Trois forteresses péquistes fortement libérales à Ottawa Anjou, Bourget et Lafontai-ne: trois comtés qui ont beaucoup de choses en commun.Outre le fait qu'il s'agisse de trois comtés limitrophes de l'est de Montréal regroupant une majorité d'ouvriers francophones, chacune de ces circonscriptions est représentée par un ministre du gouvernement péquis-te, soit respectivement MM.Pierre-Marc Johnson, Camille Laurin et Marcel Léger.FLORIAN BERNARD Il s'agit aussi de trois comtés de taille à peu près égale, soit 42,000 électeurs dans Lafontai-ne, 34,000 dans Bourget et 42,000 dans Anjou.Qualifiés de véritables forteresses péquistes, ces trois comtés ont pourtant accordé des majorités écrasantes aux députés libéraux d'Ottawa lors des dernières élections, notamment en faveur de Céline Her-vieux-Payette.La campagne référendaire dans ces trois comtés s'est principalement déroulée au niveau des petites assemblées de cuisine et d'un porte-à-porte qui a mobilisé des centai- nes de volontaires dans les deux camps.Prosper vs Roméo Soucy Dans Lafontaine les tenants du «non» ont fait appel à un vieux routier de la politique, Prosper Boulanger, pour affronter la machine mise en place par le député-ministre Marcel Léger.Les équipes de «Prosper» ont visité tous les foyers des 188 bureaux de scrutin, se faisant souvent accompagner par des personnalités.Le comité du «non» a également dirigé un blitz sur Boscoville en compagnie du solliciteur général, Robert Kaplan.Une roulotte «Canada» a attiré de nombreux visiteurs tout au long de la campagne, tant dans les rues de Pointe-aux-Trembles que dans les centres commerciaux.Le député Jean-Noël La-voie a prêté main forte à son ami Prosper Boulanger au cours de diverses manifestations locales.Quant aux forces du «oui», elles ont pu compter sur divers appuis, dont celui du maire de Pointe-aux-Trembles, Maurice Vanier, et de quatre des six conseillers municipaux.D'UN COMTÉ À L'AUTRE C'est un «apolitique», Roméo Soucy, qui a dirigé le camp du «oui», faisant appel lui aussi à plusieurs têtes d'affiche, notamment Guy Chevrette et Pierre Bourgault.Le comté de Lafontaine compte environ 3,000 italo-phones, demeurant surtout dans le quartier Rivière-des-Prairies.Le fief de Camille Laurin Le comté de Bourget est typique de l'est de Montréal, s'éten-dant du fleuve jusqu'au boulevard Rosemont et, d'est en ouest, de Dixon à Saint-Donat.Le député-ministre Camille Laurin y a mené une lutte de tous les instants, rehaussantdesa présence plusieurs petites assemblées dans les quartiers.Le travail s'est fait auprès de chacun des foyers.Dans le camp du «non», présidé par M.André Gratton, on a fait appel à quelques ténors dont Claude Forget (qui a visité les clubs de l'âge d'or) et Arthur Portelance, député fédéral du comté.C'est le président national du «non», Claude Ryan, qui avait lancé la campagne lors d'un grand rassemblement à Place Versailles.Il y a eu, enfin, Marcel Masse et Lucien Caron qui sont venus appuyer le comité du «non» dans Bourget.Anjou, un comté quadrillé Même si le député-ministre d'Anjou, Pierre-Marc Johnson, était le principal coordonateur des comités du «oui» dans l'Es-trie, il a fait de nombreuses apparitions tout au long de la campagne dans sa propre circonscription montréalaise.C'est également lui qui a lancé la campagne en présence du président du comité du «oui», le Dr Jean-Pierre Tousignant, un autre «apolitique».Les organisateurs du comté du «oui» avouent Maurice Vanier qu'ils ont délibérément choisi une campagne de quadrillage et de porte-à-porte, s'attardant surtout à convaincre les 15% d'anglophones et d'talophones du comté.Ce fut une campagne sans coups d'éclat ni grosses assemblées publiques.Le comtié du «non» était présidé par un conseiller municipal de Montréal, Michel Morin.Ce dernier, contrairement aux organisateurs du «oui», a fait appel à des personnalités, notamment Solange Chaput-Roland (qui a ouvert la campagne) et Claude Ryan qui a rencontré des groupes de travailleurs.Prosper Boulanger Dans un camp comme dans l'autre on aurait bien souhaité que le maire d'Anjou \u2014 principale ville du comté \u2014 s'engage publiquement, d'autant plus qu'il aurait entraîné à sa suite plusieurs conseillers municipaux aux allégeances politiques diverses.Mais ce dernier, en qualité de président de la Conférence des maires, avait informé les deux camps qu'il se tiendrait à l'écart de la campagne.Il avait également recommandé à tous les maires d'adopter une semblable attitude, mais cette consigne n'a été respectée que par une minorité.I photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE A LaSalle, M.Reisler a organisé une vente à moitié prix et prépare sa «Victory Unity Sale» pour le lendemain du référendum! MARGUERITE-BOURGEOIS ET JACQUES-CARTIER Entre i'égaiifé et i'incerti I : Marguerite-Bourgeois et Jacques-Cartier sont de ces comtés frères où les libéraux sont solidement implantés depuis longtemps.Le premier recouvre complètement Ville La Salie tandis que le second englobe Lachine et uve partie de Dor-val.Et là, on ne se bat pas àuc le MARIANE FAVREAU même terrain référendaire.Tandis que les uns disent «oui» à la négociation, et généralement en français, les autres disent «non» à l'indépendance, et plutôt en anglais.Le «oui à l'égalité» des premiers reçoit en écho le «non à l'incertitude» des autres.Dans ces fiefs de grosses industries (Dominion Bridge, Nor them Telecom, Canadien Pacifique, etc.), on vit généralement de façon confortable.Ce n'est pas encore le West Island mais c'est déjà un symbole de promotion sociale.Le PQ y avait toutefois remporté 30 pour cent du suffrage en 1976.Au «Café des Berges», face au grand fleuve dans le vieux La-, chine, on affiche ses couleurs pour le oui, on discute de référendum avec les clients qui sont invités à inscrire leurs prédictions sur une liste déjà longue.Cet ilôt du «oui» fait tache dans le comté des «non» tranquilles, celui de Jacques-Cartier, où la campagne référendaire paraît publiquement très discrète.«Ce n'est pas de la discrétion, assure le maire Guy Décarie, c'est un comté facile à gagner Dar les libéraux.» Il faut du courage Assez peu d'affiches ou de pla- cards mais presque toutes en faveur du oui.«Il faut avoir du courage pour le faire», signale Réal Richard, président du «oui».Mercredi matin, une dame de la 51e rue faisait réparer ses vitres, pour la deuxième fois en quelques jours: son «oui» offensait quelqu'un.On a également «sucré» son réservoir d'essence.Au comité du «non», rue Provost, la confiance règne.L'organisateur, M.Roméo Brault, se montre généreux en concédant au «oui» une voix contre trois au «non», dans ce comté libéral de Rod Blaker, au fédéral, et de Noël Saint-Germain, élu depuis 1966 au provincial.On y compte quelque 35,000 électeurs dont la moitié serait anglophone.D'ailleurs, au comité du «non», la langue de travail est plus volontiers l'anglais et il y règne beaucoup d'animation.Quelques jeunes y travaillent, mais surtout des gens d'âge mûr: aux dernières statistiques, 60 pour cent des résidants avaient plus de 45 ans.Au comité du «oui», rue Notre-Dame, pas de pi.otocopieuse ou de téléphone à boutons: Un travail de patience auprès des francophones du vieux Lachine.Mais le Casa (Comité anglophone pour la souveraineté-association) est entré dans le jeu.Son président, M.Henry Milner, assure qu'il ne faut pas prendre pour acquis que tous les anglophones et groupes ethniques sont de l'autre côté.Il rappelle également la «pression sociale très forte» qui pèse sur la communauté anglophone.«Parce qu'on est de ceux qui pourrait faire «flopper» le référendum.» Situation inconfor- table pour ces missionnaires de la Casa.Clivage linguistique Le même clivage linguistique est patent à Ville Lasalle où le comité du «oui» compte avant tout sur la solidarité des francophones pour recueillir le tiers ou un peu plus des voix.Même si le député Fernand Lalonde n'a été élu, en 1976, qu'avec une «mince majorité» de 800 voix (contre 13,700 en 1973) il ne faut pas sous-estimer la force fédéraliste du comté de Marguerite-Bourgeois, avertit-on.Les 10,500 voix unionistes d'alors D'UN COMTE À L'AUTRE protestaient plutôt contre la loi 22 dont M.Lalonde était responsable.Ce comté de quelque 54,000 électeurs compte une bonne proportion de groupes ethniques, dont une forte communauté italienne.Le choc de communautés se traduit souvent par des batailles de jeunes et du vandalisme, notamment contre les autobus de la CTCUM.Le comité du «oui», rue Dol-lard, s'est également fait briser ses vitrines, deux jours consécutifs, cette semaine; ses affiches, d'ailleurs relativement peu nombreuses, sont également l'objet de vandalisme.Le président du «oui» local, M.Claude Delorimier-Miiette, explique que, comme dans le comté voisin de Jacques-Cartier, on concentre ses efforts auprès des francophones.«On a à peine le temps de toucher tout notre monde.Si on prenait le temps d'enlever la croûte de préjugés des autres, le référendum serait passé.» Même si la campagne est assez peu visible, sauf dans le journal local, le Messager, on travaille fort dans les deux comités, tous deux bien organisés: pointage, visite d'indécis, distribution de tracts, etc.L'organisateur du «non», M.Claude d'Andrieu est d'un optimisme assuré et prévoit raffler 80 pour cent des voix pour son camp, dans le comté.C'est aussi l'avis de M.Irving Reisler, propriétaire d'une boutique au centre commercial Le Cavelier.Dès le début de la campagne, il a lancé sa «vente de l'unité» en tapissant littéralement son local de posteurs et macarons du «non» et en marquant sa marchandise à moitié prix.Il prépare déjà sa «Victory Unity Sale» pour le lendemain du référendum! Dans un tel climat de certitude tranquille, on comprend les tenants du «oui» qui, simples citoyens, avouent «qu'entre nous, on n'en parle pas trop».Dans certaines entreprises, c'est dans les toilettes qu'on a signé des pétitions pour le «oui».M.Daniel Zizian, organisateur du «oui», et un groupe de bénévoles, commentant le climat insidieux d'intimidation dans Marguerite-Bourgeois, craignent des problèmes si le résultat provincial n'était pas assez patent pour démontrer clairement la volonté des Québécois.Et quant à eux, il ne fait pas de doute que le oui passera, non pas chez eux, mais dans le Québec.MAISONNEUVE ET ROSEMONT « Du bien drôle de monde » Des affiches du «oui» pendent au balcon du premier et du troisième étage d'un édifice à logements rue William-David dans le comté Maisonneuve.Au deuxième étage, il n'y a rien.La dame qui habite ce logement est une indécise.MARTHA GAGNON Mardi, elle n'avait toujours pas fait son choix : « C'est difficile dédire «non» à une question qui parle de négocier.Mais je crains qu'un «oui» soit un pas vers l'indépendance.Je ne sais plus quoi penser.J'aime René Lévesque et je n'ai pas confiance en Claude Ryan.Je suis vraiment indécise.» 20 p.cent d'indécis Pour le dernier tour de piste, durant toute la semaine, les camps du « oui » et du « non » des comtés Maisonneuve et Rose-mont ont multiplié les visites auprès de ces personnes hésitantes.À la veille du scrutin, les interprétations varient dans ces deux comtés où le taux des indécis est évalué à 20 p.cent sur chaque territoire.Les tenants du «oui» comme M.Raymond Faucher, organisateur dans Maisonneuve, croient que les indécis sont des gens qui ont envie de dire «oui».Ce à quoi M.Pierre Riel qui dirige l'organisation libérale dans le même comté répond: «C'est vrai mais les gens vont voter pour la sécurité.Ils ont peur vous savez».Dans ces deux comtés de l'est, les jeux sont serrés.Le regroupement du « non » mise beaucoup sur le vote des personnes âgées.Dans Rosemont, elles forment plus de 33 p.cent des 31,375 électeurs.Dans Maisonneuve, elles représentent plus de 36 p.cent des 20,066 électeurs.Le député péquiste Gilbert Paquette admet lui-même que le «oui» n'accom-pliera pas de miracles dans les foyers pour personnes âgées.Thème de la peur «La campagne de mes adversaires, dit-il, a été centrée sur le thème de la peur.Les personnes âgées craignent de perdre leur pension.» Le député de Rose-mont ne se fait pas d'illusion non plus du côté des groupes ethniques.Le comté qui est francophone à 79 p.cent et anglophone à 8.5 p.cent a aussi une petite communauté ukrainienne, polonaise et italienne.Le comité du «oui» s'est contenté de la distribution d'un journal anglais et d'une rencontre avec 125 Ukrainiens et 200 Haïtiens pour diffuser son message.Dans ce comté, les efforts du «oui» ont surtout porté sur les indécis.«C'est là qu'il faut faire pencher la balance», explique M.Paquette.Les 2,500 étudiants du collège de Rosemont ont aussi été fortement sollicités.Les meilleurs appuis pour le « oui » sont venus des usines Angus (1,150 travailleurs), du bureau de transport métropolitain, du Village olympique (plus de 500) \u2014a- un commerçant et du restaurateur Giuseppe Corneli.Campagne calme La campagne référendaire dans Rosemont s'est déroulée calmement, presque en douceur.Les députés fédéraux Serge Joy al et Jean-claude Malépart ainsi que Claude-André Lachan-ce ont fait leur tour, surtout dans les résidences pour personnes âgées.C'est un homme d'affaires qui est président du club optimiste, M.Robert Maher qui est à la tête du comité du «non».Le comté Rosemont est passé aux mains du Parti québécois en 1976.M.Paquette obtenait alors une majorité absolue de 51 p.cent.Maisonneuve Dans Maisonneuve où le Parti québécois a dû se relever énergi-quement de sa défaite aux élections de novembre, on se demande comment réagira la population cette fois-ci.Un commerçant de la rue Ontario explique: «C'est du bien drôle de monde que ceux de Maisonneuve.On ne sait jamais à quoi s'attendre.Ils ont déjà voté pour l'Union nationale alors que tout le monde était libéral dans la province.» Maisonneuve est un comté francophone à 90 p.cent.C'est un vieux comté où la population diminue graduellement: 32,600 électeurs en 1973 et 29,000 cette année.Les jeunes s'en vont.D'UN COMTÉ À L'AUTRE Les tenants du «non» qui ont pour leader le Dr Luc Larivée, conseiller municipal et président de la CECM se sont appuyés sur une machine libérale locale bien huilée.Il faut souligner que le Dr Larivée s'est retrouvé avec des préoccupations patronales importantes dans le domaine de l'éducation, ce qui l'a forcé à s'éloigner du Comité du « non » de la rue Ontario pour s'occuper de l'Alliance des enseignants de Montréal.Du côté du « oui », les organisateurs espèrent que contrairement à novembre dernier la population qui vit une période moins agitée saura faire la différence avec une simple élection.«Le climat social est bon.Les gens peuvent voyager en autobus et ils n'ont pas de problèmes majeurs», déclare Raymond Faucher.Là comme ailleurs, la campagne a été axée sur les petits regroupements: les pompiers, les chauffeurs de taxi, les employés du marché Béland, etc.Dans Rosemont et Maisonneuve, les assemblées importantes ont déjà eu lieu au centre Paul-Sauve.La campagne se termine donc sans tambour ni trompette.Les comités veulent laisser les citoyens digérer lentement et calmement toute l'information qui a été transmise au cours des derniers jours. V A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 r UN PRODUCTEUR LAITIER ANGLOPHONE: «Le gouvernement est bon, mais son option l'est moins» g Producteur laitier de la ré-™ gion d'Ormstown, près de la frontière américaine, Harold Merson est le président-fondateur d'un des trois syndicats de producteurs agricoles du Québec.Propriétaire d'une centaine de têtes de bétail dans une région tranquille où les boîtes aux lettres portent les noms de Bryson, Jones, Williams ou Griggs, Harold Merson dira «non» au référendum.Issu d'une famille originaire de l'Ecosse, il croit que le débat PIERRE GINGRAS référendaire est uniquement sentimental.«Le Parti québécois veut nous vendre un rêve qui est irréalisable», dit-il.Il dit comprendre un peu les aspirations de plusieurs Québécois.«C'est probablement le même rêve que celui d'un fils d'agriculteur voulant posséder sa propre ferme, monter sa propre entreprise.Mais il devra travailler d'arrache-pied pour réussir.Et je ne sais pas si les gens d'ici sont prêts à ça.» Quant à lui, à l'âge de 45 ans.il considère que la question référendaire masque le vrai but du gouvernement: l'indépendance.De plus, à titre de producteur laitier, il estime la situation économique très préoccupante.«Les autres provinces ne seront pas intéressées à acheter nos surplus de lait.L'Ouest pourra produire son propre lait et l'Ontario absorbera facilement les quotas accordés au Québec par le gouvernement fédéral», dit M.Merson.Parlant calmement, toujours après un moment de réflexion, il poursuit: «Québec nous dit que nous pourrions produire notre propre boeuf de boucherie.Il oublie évidemment qu'une vache à lait rapporte environ $1,200 par année et qu'il faut au moins trois vaches produisant du veau de boucherie pour atteindre le même revenu.» 1 Et la prise de position de Kevin Drummond?«Je doute que sa décision puisse affecter les véritables producteurs agricoles.Il a été un ministre de l'Agriculture ordinaire et il est devenu un «gentleman farmer», sans plus».Et puis, il y a la loi 101.Si les 2,000 agriculteurs anglophones vivent en harmonie avec leurs voisins francophones, ils admettent souvent avo*r plus d'affinités avec les producteurs onta-riens et américains avec lesquels ils ont beaucoup de contacts.Bilingues dans une proportion ne dépassant pas 50 p.cent, ils reprochent au gouvernement québécois, depuis l'adoption de la loi 101, de ne pas leur faire parvenir de la documentation technique en langue anglaise qui soit d'actualité.» Si le journal «La Terre de Chez Nous» fait quelques efforts pour s'adresser à nous en anglais, il demeure qu'une foule de renseignements essentiels sont diffusés uniquement en français et cela nous cause de gros problèmes».Harold Merson confie cependant qu'il faut faire la différence entre le débat référendaire et l'administration gouvernementale du Parti québécois.De Jean Garon, il dit qu'il est un des meilleurs ministres de l'Agriculture du Québec jusqu'à maintenant.«Il faut rester objectif.Je n'ai jamais vu un gars se dépenser comme lui pour faire son travail.Il ne donne pas des réponses de politicien.Il est efficace.Il a eu beaucoup de courage pour faire adopter sa loi sur le zonage agricole, une loi qui n'est cependant pas parfaite».Et, une fois de plus, après une longue pose, il ajoute: «Le gouvernement Lévesque est un bon gouvernement.Son option l'est moins.» GOUIN ET MERCIER L'appui des agriculteurs est conditionnel à la rentabilité économique La politique agricole du Québec, depuis qu'elle existe, est un long et vain effort pour obtenir une mesure d'autonomie dans le domaine de la production des victuailles et si les cultivateurs ont appuyé leurs ministres d?l'agriculture, dans ces démarches, c'est qu'ils y ont vu leur intérêt économique à court terme.M.Robert Migner, l'historien de la vie rurale, affirme par ail- JEAN-PIERRE BONHOMME leurs que plusieurs agriculteurs refusent actuellement d'appuyer le projet gouvernemental de souveraineté-association c'est qu'ils ont peur de perdre les avantages pécuniaires qu'ils reçoivent du gouvernement fédéral et qu'ils ne perçoivent que très mal les avantages à plus long terme d'une politique mieux adaptée aux conditions du territoire québécois.C'est de cette manière pragmatique que l'historien de la vie rurale, M.Robert Migner, a dit percevoir hier la problématique agricole en cette période référendaire.Le professeur, qui détient un doctorat de l'Université de Montréal et qui a publié un ouvrage sur le sous-ministre de l'Agriculture de la fin du dernier siècle, le fameux curé Antoine Labelle, a expliqué comment l'appui du monde campagnard est lié à la question de la rentabilité économique.Il a fortement souligné, à cet égard, que le succès du premier ministre Maurice Duplessis tient au fait que l'habille politicien a toujours fait valoir que ses politiques nationalistes «rapporteraient aux agriculteurs dix fois plus d'argent que celles de l'autorité fédérale» .Il a précisé que c'est justement Maurice Duplessis qui, après sa prise du pouvoir, en 1936, a établi un système de crédit agricole québécois pour compenser le programme fédéral dont les caractéristiques étaient faites sur mesure pour favoriser les grands fermiers de l'Ouest.Depuis l'Acte fédéral de 1867, a poursuivi M.Migner, les politiques agricoles ont toujours été imposées aux Québécois.Le développement de l'industrie laitière, par exemple, \u2014 c'est le plus gros de la production actuelle \u2014 a été favorisé pour alimenter les îles britanniques en fromage et en beurre.Les politiques visant à accorder aux Québécois une mesure d'autosuffi- sance, elles, commencent à peine à être mises sur pied.C'est justement à cause de sa «vision nationale», dit l'historien que l'actuel ministre de l'agriculture, M.Jean Garon, tente, malgré la résistance du gouvernement fédéral, de créer un Office québécois des grains de provende.La mise en application de cette politique actuellement en gestation, a-t-il expliqué, libérera les agriculteurs de leur dépendance à l'égard des approvisionnements des Prairies et leur ouvrira directement les marchés internationaux.Par ailleurs, si l'on scrute le passé, poursuit-il, on ne trouve qu'une seule autre tentative de favoriser l'autosuffisancè et c'est l'établissement d'un programme, en 1929, dont les effets ont été annulés par le déclenchement de la crime économique.Plus loin encore on ne remarque que les efforts du sous-ministre Labelle, en 1888, sous le régime nationaliste d'Honoré Mercier, pour subventionner une première fois, les producteurs, pour leur ouvrir des chemins et pour installer des producteurs français et belges spécialisés.Et puis il y a eu certains efforts du ministre Joseph-Edouard Caron, dans les années vingt, ce «dictateur-modemisateur», qui finança les tracteurs au prix coûtant et qui forma, pour la première fois, des agronomes d'Ftat.I M.Migner signale que les actuels efforts du ministère québécois de l'Agriculture pour diversifier les productions et les industrialiser selon ses propres besoins sont louables mais qu'ils sont contrecarrés par certains handicaps de fond.Même si le Québec possède d'intéressants instituts de technologie agricole et de médecine vétérinaire, celui, de Saint-Hyacinthe, notamment, dit-il, la centralisation à Québec de l'enseignement universitaire agricole français n'est pas avantageux puisqu'il uniformise l'enseignement et le détache de la réalité des sols agricoles qui se trouvent en majeure partie dans la plaine de Montréal.Les professeurs de l'Université Laval, dit-il, ont principalement été formés à l'université américaine Cornell et c'est à l'enseignement de cette université qu'ils continuent de se référer.Hormis leur découverte d'un blé nouveau adapté au Québec, le Laval 19, leur action n'a que peu d'impact sur les cultures.L® OUI \u20acosïsp§0 sut yn sursaut de solidarité; chez le NON Quelques heures avant l'ouverture des bureaux de scrutin, les militants du «oui» dans les comtés de Gouin et Mercier fondent tous leurs espoirs dans un ultime sursaut de solidarité francophone qu'ils auront travaillé très fort à susciter.Du côté du «non», la campagne est pratiquement terminée depuis une semaine et l'on prie pour qu'il fasse beau mardi afin que sorte le vote des personnes âgées.HUGUETTE ROBERGE Deux comtés voisins, plein centre.Pour chacun, une liste de 30,000 électeurs.Deux comtés balayés par le vent péquiste en novembre 1976, et où l'organisation marraine des forces du «oui» démontre un dynamisme à l'épreuve de tous sondages.Deux comtés différents, toutefois.Gouin La population de Gouin compte 90% de francophones.Des ouvriers, des travailleurs au salaire minimum, beaucoup de personnes âgées, pas mal d'assistés sociaux.Les derniers sondages ont fouetté l'ardeur des militants souverainistes, nombreux et résolus à travailler jusqu'à la dernière minute pour obtenir dans ce mot traditionnellement nationaliste une victoire assez forte pour compenser sur les défaites prévues dans d'autres comtés.L'organisation du «oui» compte surtout sur l'influence exercée tout au long de la campagne par des citoyens respectés et appréciés pour leur action dans le milieu et qui ont donné leur adhésion formelle au «oui».Dans ce comté où la vie communautaire est intense, le r?vonnement de ces agents locaux (curés, vicaires,marguilliers,adinistrateurs de loisirs, gérants de caisses Pop, élus des comités d'école.) est, au dire des organisateurs, plus efficace que la «grosse visite».Un comté orphelin de son député.La défection de Rodrigue Tremblay ne semble pourtant avoir eu aucun effet démobi- Gouin: ia défection de Rodrigue Tremblay n'a pas démobilisé les troupes.lisateur sur ses troupes de 76.La machine tourne rond et personne ne semble regretter l'absence du «vire-capot» qui, dès le lendemain de son élection, était de toute façon devenu «l'homme invisible» dans son comté.Le directeur de l'organisation du «oui», Jacques Rochefort, est confiant de voir l'option souverainiste gagner la course dans Gouin.Son défi, c'est une majorité forte.Le président du comité du «non» dans le même comté, le Dr D'UN COMTÉ À L'AUTRE Henri Brouillette, lui, ne doute de rien.La soixantaine marquée par l'expérience et l'assurance catégorique, il affirme que le «non» va l'emporter à 70 contre 30.Il en a décidé ainsi.Le Dr Brouillette, qui a fait carrière dans l'armée canadienne (il est dentiste), se souvient.) L'organisateur général du «non», Gilles Boucher, sourit de l'optimisme tout militaire de son président.Adjoint spécial du ministre fédéral André Ouellet, le jeune organisateur de 25 ans avoue pour sa part qu'il n'ose croire le pointage de son camp qui assurerait Mercier: La présence de raid Godin se heurte à celle de Jean-Claude Malépart.une victoire du «non» par 19% des voix.«Ce serait trop beau! » dit-il.Le local du «non» de Gouin, rue Papineau, est verrouillé.Il faut sonner et s'identifier pour y accéder.On y reçoit volontiers ceux qui portent sur leur visage l'expression sincère de l'indécision, on tente de les convaincre en leur vantant la beauté du Canada et l'importance des libertés individuelles.Le bilan de la campagne satisfait MM.Brouillette et Boucher.Une seule visite de porte à porte («On n'a pas achalé les gens, nous!»).La dernière offensive, au cours de cette fin de semaine: distribution d'une carte d'électeur indiquant à chacun où il devra mardi aller inscrire son «non».Mercier La lutte semble plus serrée dans le comté de Mercier où le député péquiste Gérald Godin assure une présence agissante, contrée par celle, tout aussi agissante, du député fédéra] Jean-Claude Malépart.Ici, le camp du «oui» se reconnaît désavantagé par la composition démographique du comté.Les communautés ethniques constituent 25% de la population (Grecs, Portugais, Italiens, surtout).«Ils nous sont acquis, assure Raymond Quintal, un commerçant de la rue Laurier qui assume l'organisation du «non».Mais qu'ils appuient la cause du «non» ne sert strictement à rien si leur vote ne sort pas.Aussi, nous y voyons.Durant la fin de semaine, nous lançons une grosse offensive téléphonique, le porte à porte se poursuit et, le jour du vote, les services de gardiennes et de chauffeurs sont disponibles.Le plus beau, c'est que nous avons des bénévoles appartenant à chacun de ces groupes.En milieu francophone, le recrutement est plus difficile, mais on s'arrange.C'est assez frustrant pour nous de rencontrer tant de gens qui partagent nos idées mais refusent de travailler activement pour le «non».» Malgré l'importance numérique des allophones, les travailleurs du «oui» sont confiants.Une centaine de regroupements ont été formés dans les divers milieux de vie.Et Mercier a fourni pas moins de 1,500 participants (sur environ 9,000) au grand rassemblement régional des tenants du «oui», mardi soir dernier, au Centre Paul-Sauvé.L'organisatrice de la campagne du «oui», Danielle Desmarais, mise sur le sprint de dernière heure pour sensibiliser et gagner les indécis.Les efforts seront concentrés dans l'ouest du comté, ce bloc formé par les rues Saint-Laurent, Esplanade, Mont-Royal et Van Home, où habitent les non-francophones.En fin de semaine, il y aura un important défilé d'autos et le message du «oui» sera lancé au micro en grec, en portugais, en italien, en anglais.«Les gens du «non», explique Danielle Desmarais, ont surtout investi des efforts auprès des allophones et des vieillards.Il s'agit pour nous de gruger leur avance certaine dans ces groupes pour ajouter à notre majorité en milieu francophone.Mais nous sommes conscients du fait que les non-francophones vivent dans une très grande insécurité.11 n'est pas facile de rassurer des travailleurs non syndiqués à qui leurs patrons ont laissé entendre que leurs emplois n'étaient pas garantis après le 20 mai.» VERCHERES ET CHAMBLY Les électeurs impatients de «soulager leur conscience» Le moins que l'on puisse dire de cette campagne référendaire dans les circonscriptions de Verchères et de Cham-bly, c'est que les quelque 100,000 électeurs courtisés sans relâche depuis plus d'un mois, soit par téléphone, de porte à porte, dans les assemblées politiques soit par les sondages, sont «vraiment écœurés».OlOROES LAMON_ Il suffit de s'aventurer dans cette région de la Rive sud et de parler avec certains électeurs pour constater à quel point cette saturation, cette impatience de «soulager sa conscience» en cette journée historique du 20 mai, est devenue le centre de leurs préoccupations.Pas étonnant alors si la forte proportion des indécis est, comme ailleurs, prise comme cible idéale des travailleurs des deux camps qui ne ménagent rien pour les enrôler, misant sur leur fierté.Des deux côtés, on s'accorde à dire que cette première campagne référendaire s'est déroulée «honnêtement et tranquillement».Tant et si bien qu'au comité du «non» on commente en souriant que Verchères est devenu «un comté ennuyeux, puisqu'il n'y a pas de chicanes».D'ailleurs, dès le départ, les deux camps s'étaient entendus pour faire «une campagne propre».Et jusqu'ici, on semble y avoir assez bien réussi.«Les gens se sont vite aperçus, a expliqué à LA PRESSE M.Marcel Lacoste, organisateur de la campagne du «non» dans Verchères, que ce n'était pas une guerre, même s'ils son divisés sur la question.» Du côté du «oui», Mme Andrée Garon, organisatrice responsable du comité, admet aussi qu'on semble avoir respecté la consigne.Cela n'a pourtant pas empêché, il y a deux semaines, un commerçant de Saint-Hilaire de payer $1 à chaque affiche du «oui» qu'arrachaient les gamins.On ne sait pas combien d'il de poche ils se sont faits.Dans Verchères, Jean-Pierre Charbonneau fait campagne sans relâche tandis que du côté du «non», le député Bernard Loiselle prononce surtout des conférences.La circonscription de Verchères très étendue avec ses 42,000 électeurs répartis dans les 21 municipalités est «vraiment mélangée».On y trouve en fait quatre genres de populations bien distinctes: agricole, ouvrière, urbaine et banlieusarde.Les agriculteurs habitent la région de la vallée du Richelieu à Saint-Denis, Saint-Charles, La Présentation et Sainte-Madeleine, les ouvriers gravitent autour de Contrecoeur, Varennes et Verchères, les urbains dans Beloeil même, et les banlieusards dans Otterbum Park, Saint-Hilaire et McMasterville.Il n'en demeure pas moins que Beloeil conserve la plus grande densité de population avec ses 12,000 électeurs.Un lieu de bataille pour les deux camps.Il reste aussi que cette circonscription séparée par la rivière Richelieu a donné une forte majorité au PQ en 1976 tout en accordant au cours des élections antérieures des majorités écrasantes au député fédéral libéral, M.Bernard Loiselle.C'est donc dire qu'il est difficile de prédire à ce moment-ci l'issue des résultats, même si d'un côté comme de l'autre on prétend à une majorité de 60 p.100.d'un côté comme de l'autre fait une campagne axée sur un travail d'équipe sans afficher de véritable leader, les tenants du «oui» y font une double campagne: par les militants sur le terrain et par le député Jean-Pierre Charbonneau.Ce dernier est partout à la fois, son horaire D'UN COMTÉ À L'AUTRE est extrêmement chargé, il arpente la région sans relâche, consultant jeunes , moins jeunes et personnes âgées, lançant son message et apaisant ceux qui craignent pour leur pension de vieillesse.Du côté du «non», le député fédéral Loiselle, sans être une tête d'affiche, y participe surtout comme conférencier auprès des sympathisants du «non» qui recueillent leur clientèle particu-lèrement dans Otterburn Park et Saint-Hilaire avec respectivement 45 et 10 p.100 d'anglophones.C'est là leur château fort.Une région où les femmes pourtant comptent pour 52 p.100 de l'électorat, des femmes «inquiètes et très indécises».Dans la circonscription voisine, celle de Chambly, qui regrou- pe 58,231 électeurs vivant dans neuf municipalités de la Rive sud, c'est bien sûr Boucherville avec le tiers de l'électorat qui représente le plus gros morceau et où le député ministre Denis Lazùre a décroché sa grosse majorité.Avec Saint-Basile et Sainte Julie (où le PQ est très fortement implanté), c'est aussi ici qu'on retrouve la clientèle la plus jeune.Chambly, avec une population plus âgée et plus stable et avec environ 10 p.100 d'anglophones, est certes le bastion des tenants du «non».Ici non plus le député fédéral Raymond Dupont ne semble pas vouloir imposer sa présence.Que ce soit dans un camp ou dans l'autre, on n'en mène pas moins une bataille de tous les instants grâce à l'armée de bénévoles qui s'acharne particulièrement le soir venu.Une campagne quand même «tranquille», mais ponctuée aussi d'une «guerre froide d'affiches».Il y a pourtant un aspect plus sérieux de cette campagne, selon Mme Elise Viens, une militante péquiste de longue date qui est chargée de la coordination chez les tenants du «oui».Cette «campagne énorme de peur» qu'on mène chez les personnes âgées qui comptent pour environ huit p.100 de l'électorat.Par ailleurs, des deux côtés on admet «ne pas entendre parler de l'adversaire».Si au comité du «oui» on soutient que l'adversai-' re fait son travail «en douce», on rétorque tout aussi bien au «non» que l'adversaire «ne semble pas être là».Ce qui inquiète surtout les tenants du «oui», c'est ce taux très grand d'indécis qui n'a rien de comparable à celui d'une élection ordinaire.Des indécis qui ne veulent surtout pas se faire ennuyer par les pointeurs.Mme Viens, qui avoue que les derniers jours seront difficiles demeure très optimiste malgré tout, prévoyant même une majorité pour le «oui» de 55 p.100. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 nnriitâEMTc Le référendum : avant et après MESSAGE DE MGR PAUL GRÉGOIRE AUX FIDÈLES DE L'ÉGLISE DE MONTRÉAL Ce texte est le message de Mgr Paul Grégoire aux fidèles de l'Eglise de Montréal.Il a été publié dans la revue l'Eglise de Montréal au début de mai.Le geste de voter le 20 mai prochain revêt une particulière densité.Chaque citoyen du Québec le sent bien et cherche à l'accomplir selon les dictées de sa conscience.Pour nous, chrétiens, qui considérons que notre foi n'est pas étrangère à notre participation à la vie de la cité, ce geste doit s'éclairer des lumières que l'Evangile projette sur tout l'agir humain.Ces lumières parient de vérité à respecter, d'engagement à assumer, de fraternité à vivre.C'est ce que les évèques du Québec ont développé dans leurs deux «Messages sur l'évolution politique de la société québécoise».C'est ce que'nous devons avoir à l'esprit au moment de dialoguer avec nos concitoyens en préparation de ce jour, comme au temps des lendemains référendaires.Respecter la vérité Le débat en cours porte essentiellement sur un aménagement politique nouveau pour notre peuple.Cette recherche se poursuit depuis de nombreuses années.Elle est capitale pour l'avenir de toute la collectivité québécoise.A ce seul titre, elle mérite d'être faite avec la plus parfaite honnêteté et objectivité.Mais il se glisse dans ce débat, en raison de l'arrière-pian historique et culturel qui le sous-tend, d'inévitables éléments d'émotion, de passion même, qui risquent de le déformer.Nous devons à ia fois chercher le vrai dans tout ce que nous entendons et disons, et nous garder des fausses colorations, des déviations, des erreurs même qu'imprime parfois aux faits une vision trop partisane ou passionnée.Chacun doit souhaiter que ie débat maintienne sa qualité initiale et qu'on résiste aux tentations de le dégrader, comme la chose a pu malheureusement arriver ces derniers temps.Le culte de la vérité, en une matière aussi importante, doit être notre souci constant.Vérité des faits.Vérité des paroles.Vérité des témoignages.Un chrétien doit se sentir particulièrement interpellé par la Parole de Dieu qui nous assure que c'est la vérité qui nous libère (Jn 8, 32) et nous invite à dire nettement et simplement ce gui est et ce qui n'est pas (Mt 5, 37).Il faudra d'autre part se garder de se croire détenteur de la vérité absolue et accepter les limites mêmes de son option, quelle qu'elle soit.Sans restreindre les convictions qui portent vers tel ou tel choix, il est bon de nous rappeler ici ce que les évèques du Québec écrivaient dans leur premier Message pastoral: «Aucune option politique ou constitutionnelle ne saurait être prise comme un absolu.Le croyant se meut nécessairement dans la contingence des options possibles avec toute leur complexité.Des choix différents et même des choix divergents peuvent aller chercher lumière et inspiration dans une même foi».(Premier message, 15 août 1979, no 4) 4 ' Assumer un engagement Quand il estime, après une analyse sincère et objective, pouvoir effectuer un choix entre les options qui lui sont offertes, un chrétien a le devoir de soutenir ce choix en témoignant des valeurs qu'il professe.S'il est vrai qu'il n'y a pas de place ici pour l'indifférence à cause de la dimension même de l'enjeu soulevé, il faut aller plus loin et dire que les chrétiens doivent jouer pleinement le jeu de la participation dans le débat en cours, (cf.Deuxième message, 9 janvier 1980, nos 5-11).Aucune des options ne s'impo-sant au nom de l'Evangile, les chrétiens restent libres de choisir.Ils se retrouveront donc dans l'une ou l'autre option.Mais il importe qu'à l'intérieur du parti qu'ils auront choisi de prendre, ils soient présents pour apporter le ferment de l'Evangile, pour promouvoir des valeurs sociales et culturelles qu'une longue et riche tradition chrétienne a développées au Québec.L'engagement social des chrétiens s'enracine dans leur foi même.Le progrès terrestre «a beaucoup d'importance pour le royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société humaine» (Gaudium et Spes, no 39).Travailler à la construction d'une société meilleure par la voie de l'une ou de l'autre formule proposée \u2014 souveraineté-association ou fédéralisme renouvelé \u2014, c'est donner une forme politique à cet engagement.Il y a là un service auquel ies chrétiens ne peuvent se soustraire.Il y a bien des façons de remplir cet engagement.Les dispo-nih.ités et les compétences sont variées, les responsabilités aussi.Mais en cette fin de période référendaire et surtout après celle-ci, un chrétien doit comprendre qu'en s'°ngageant pour telle ou telle option, il cherche à établir de meilleurs rapports entre les membres de la société et il obéit en cela «au grand commandement du Christ de se dépenser au service de ses frères» (Gaudium et Spes, no 57).Vivre la fraternité Une telle attitude devrait d'ailleurs inspirer tout notre comportement en cette période extrêmement importante de notre histoire commune.Ce que nous cherchons tous, c'est une meilleure façon de vivre ensemble, en effectuant une nécessaire révision du statut politique qui nous régit.Cette révision ne se tera pas facilement.Elle a suscité et suscitera encore des affrontements, des divisions.Le danger existe de brisures qui peuvent s'ensuivre entre groupes, familles, personnes.Notre devoir, comme chrétiens qui professons l'amour des autres au nom du Christ (Jn 15, 12), est d'autant plus impérieux de contribuer à donner au débat un ton et une allure où l'on sente vraiment une attention à l'autre, même différent de soi.Nous n'avons pas le droit d'injurier, de ridiculiser celui qui ne pense pas comme nous.Nous n'avons pas le droit de lui prêter des intentions fausses ou malhonnêtes, aussi longtemps qu'il poursuit un objectif de service désintéressé de la communauté.Nous avons au contraire le devoir de favoriser des échanges courtois et démocratiques entre membres d'une même collectivité, appelés à vivre ensemble demain.Nous avons le devoir de développer un mutuel respect, même dans la confrontation serrée de nos points de vue.Nous avons le devoir \u2014 et cela nous oblige sérieusement comme chrétiens \u2014 de ne jamais oublier les exigences de ia charité dont nous faisons la règle fondamentale de nos rapports sociaux.* * * Nous vivons au Québec une période politique que l'histoire inscrira, il faut l'espérer, comme un temps d'intense réflexion et de généreux engagement.Cette période a commencé il y a déjà plusieurs années.Elle ne prendra pas fin le 21 mai prochain.Elle se prolongera encore pour un temps qu'il est difficile de déterminer.Au-delà de l'enjeu immédiat du référendum, il y a un avenir à préparer, à bâtir ensemble.Un avenir que nous devons porter dans notre prière au Seigneur, rassembleur des hommes, comme une intention profonde des jours présents.Un avenir pour lequel il faut éveiller en nous toutes les ressources d'une fraternité que des siècles ou des décennies d'une vie commune, même difficile parfois, ont déjà développée entre nous.La fraternité entre les hommes est un mot de l'Evangile.Elle est aussi le mot des peuples en quête de justice, de paix et d'épanouissement.Montréal, 5 mai 1980 et la centralisation 1) Le peuple québécois et son avenir politique (15 août 1979); Construire ensemble une société meilleure (9 janvier 1980).Je fais partie du comité du oui.J'ai été mêlée d'une façon directe et immédiate aux premiers pas de cette longue évolution vers la souveraineté-association et vers la nécessité d'être en position de force pour négocier avec le fédéral.J'ai entendu plusieurs commentaires de la part des membres de l'Union nationale concernant la position idéologique du plus prestigieux d'entre eux au point de me demander si l'Union nationale existait encore.La position de Duplessis était ferme.Son opinion profonde manifestée dans le privé à une époque bien antérieure à la révolution tranquille était sans équivoque.A titre d'exemple cette lettre qu'il écrivait en 1954 à son ami Edouard Masson et dans laquelle il insiste sur ce qui lui paraît capital.D'abord l'existence même d'un gouvernement responsable La centralisation gouvernementale antidémocratique La situation du Québec qui nous impose un impérieux devoir d'être maître chez nous.Et de ne pas accepter de subordination même minoritaire.Il est de plus clair que Duplessis exige l'autonomie financière de la province.Tant qu'aux droits de douanes on constate la conscience que Duplessis avait d'une association entre les provinces.Jocelyne MASSON Voici maintenant le texte d'une lettre de M.Maurice Duplessis, datée du 4 octobre 1954.L'honorable Edouard Masson, C.R.,C.L.333 est, rue Craig Montréal Mon cher Edouard, J'ai pris connaissance des très intéressantes suggestions que m'apporte la lettre que tu m'as destinée en date du 30 septembre.A mon humble avis, une des questions fondamentales, que soulève le problème constitutionnel en jeu, est l'existence même du gouvernement responsable pour l'obtention duquel nos ancêtres et certains compatriotes de langue anglaise ont livré des luttes homériques.En outre, l'histoire nous enseigne, de façon positive et continue, que la centralisation gouvernementale conduit infailliblement à la bureaucratie, antithèse de la démocratie et ouvre grande la porte au despotisme, au socialisme et même au communisme.Inutile d'ajouter que les traditions religieuses et nationales de la province de Québec nous imposent l'impérieux devoir d'être maîtres chez nous et de n'être pas subordonnés au pouvoir central où nous sommes en minorité.De toute évidence, un gouvernement responsable exige l'autonomie financière dans tous les domaines constitutionnels qui appartiennent aux provinces.Quant aux droits d'accise et de douane, ils ont été formellement attribués au pouvoir central et remplacés par des subsides, et cela pour des raisons évidentes.Je suis porté à croire, pour de nombreux motifs qu'il me fera plaisir d'étudier avec toi à la première occasion favorable, qu'il est beaucoup préférable de réclamer le respect des droits essentiellement provinciaux.De plus, les droits d'accise et les taxes d'accise, que tu mentionnes dans ta lettre, sont loin d'être populaires et sont susceptibles de compliquer considérablement la situation, non seulement de la part des prohibition-nistes, mais d'une manière générale.Encore une fois, cordial merci pour ton amical intérêt que j'apprécie hautement et meilleures amitiés à tous.M.L.DUPLESSIS Le Québec a les éléments essentiels de la souveraineté Voici un extrait d'un texte que nous a (ait parvenir M.Raymond Barbeau, du Mouvement national des Québécois, fonda-teur de l'Alliance laurentienne, premier mouvement de la renaissance séparatiste au Québec.(.) Je veux vous présenter un argument fondamental en faveur de la souveraineté du Québec que je n'ai vu ni entendu nulle part mais que je propose depuis près d'un quart de siècle.Cet argument suprême réduit à rien les arguties de Trudeau et des autres colonisés.D'après le droit international, les marques de la souveraineté d'un Etat sont les suivantes: «Les parties composantes d'un Etat sont: UN TERRITOIRE, une population, une unité politique, un gouvernement».L'Etat du Québec répond adéquatement à ces exigences de la souveraineté nationale.En effet, l'article 109 de l'AABN réaffirme la possession du sol à l'Etat québécois, territoire octroyé par l'Acte de Québecen 1774 et par l'Acte Constitutionnel de 1791 qui divisa le Canada d'alors en deux territoires AUTONOMES.Le Québec est le seul propriétaire du territoire national sous sa juridiction constitutionnelle et politique.Ottawa ne possède pas le territoire québécois, ni son sol, ni son sous-sol, ni ses mines, ni ses montagnes, ni ses rivières, ni son fleuve Saint-Laurent, ni aucune de ses richesses naturelles.En droit constitutionnel, VE-minent Domain est le droit, inhérent à un Etat souverain, de prendre ou d'autoriser la possession de toute propriété pour l'usage public.L'Etat du Québec est le seul maître de tout son territoire national, son unique suzerain.LA TERRE DU QUEBEC EST LE PATRIMOINE EXCLUSIF DES QUEBECOIS.L'autorité du Gouvernement québécois origine et émane du titre de POSSESSEUR DE LA TERRE.Le droit au territoire relève exclusivement et intégralement de l'Etat du Québec.Or, c'est précisément sur ce droit absolu au territoire national que se fonde la souveraineté nationale d'un Etat autonome et indépendant quelle que soit sa forme d'organisation politique.Le propriétaire du sol est maître chez lui.La propriété du sol marche de pair avec la souveraineté.Le territoire est indissolublement lié à la notion de souveraineté.Le droit absolu au sol postule et appelle comme corollaire indispensable le droit souverain, constitutionnel, politique et national.Pas de souveraineté sans possession reconnue du territoire.Le territoire de la Nouvelle-France a été conquis par les armées britanniques et nous en avons été dépossédé de 1760 à 1774, mais l'Angleterre nous l'a rétrocédé 14 ans plus tard.Depuis Jacques Cartier qui prit possession de notre territoire au nom du roi de France François 1er, en 1534, cela fait 432 ans que les Québécois sont les uniques propriétaires du vaste territoire québécois de 595,000 milles carrés, le 18e plus grand pays au monde.Les Québécois sont enracinés dans une terre immense qui est leur véritable Patrie et leur unique Pays.La base matérielle d'un Etat, c'est sa possession du sol.La propriété du territoire est la condition suprême de l'existence de tout Etat.Tout Etat est fixé à une partie de ia surface terrestre.Notre si vaste territoire, aux ressources surabondantes, assurera la force incroyable et l'indépendance stable et permanente de notre nation.La souveraineté intégrale d'un Etat est inhérente et ne peut être dissociée de la propriété du territoire: cette vérité est axiomati-que en droit international aussi bien qu'en droit naturel, positif, ou en sciences politiques.C'est le fondement même de la souveraineté.Cette possession du sol, qui autorise et garantit la souveraineté, est indissoluble et indivisible, inaliénable et imprescriptible.Le gouvernement fédéral peut bien posséder une mince parcelle du sol québécois, comme les parcs nationaux, ou en défendre la périphérie sans pouvoir réclamer une partie de la souveraineté.Cette notion de souveraineté est caractérisée par l'unité infrangible.Un Etat possède ou ne possède pas la souveraineté.Et comme seul l'Etat du Québec possède les droits exclusifs, réels, fonciers, premiers, tangi- bles et intouchables au sol total du Québec, il est donc bien évident que seul l'Etat du Québec peut proclamer, agir et légiférer légalement et constitu-tionnellement quant à ses lois territoriales.Parce qu'il est propriétaire du territoire, l'Etat du Québec est souverain, en droit et en fait, et le parlement d'Ottawa ne peut y exercer que les pouvoirs que le Québec voudra bien lui DELEGUER, pour une période plus ou moins longue, selon ses besoins, ses désirs et sa volonté nationale.Personne ne peut contester LA SOUVERAINETE TERRITORIALE DU QUEBEC, fondée en droit, en justice et en histoire.Les autres aspects de l'exercice de la souveraineté découlent de ce droit prioritaire, antérieur, dominant et illimité.Le gouvernement fédéral doit son existence à la volonté du Québec de ie créer en association, à l'origine, avec l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse.L'Etat du Québec peut, légitimement et légalement, refuser désormais de DELEGUER des pouvoirs administratifs à Ottawa et déclarer qu'il assumera seul toute sa souveraineté sur son territoire national.Le gouvernement d'Ottawa est une superstructure politique, le produit d'un pacte interprovincial que le Québec peut dénoncer et annuler, les conditions de l'entente n'ayant pas été respectées, pourvu que la population québécoise \u2014 et elle seule \u2014 le désire majoritairement.Vox populi, vox Dei.Le droit international n'octroie pas la souveraineté à un Etat.Il regarde la souveraineté comme une question de fait, et il discute les conditions de reconnaissance d'une société qui a su s'organiser politiquement pour mériter cette consécration.LE QUEBEC POSSEDE DEJA LA SOUVERAINETE NATIONALE; IL DOIT MAINTENANT EN EXERCER TOUTES LES PREROGATIVES, DIMENSIONS, RESPONSABILITES ET AVANTAGES.N'attendons pas la permission d'Ottawa ou du Canada anglais pour nous déclarer nation souveraine.Aujourd'hui même, vivons et agissons comme si le Québec était déjà indépendant.En Histoire, seuls les faits comptent.Le Canada ne peut pas empêcher le Québec de devenir indépendant Bientôt, le Québec passera de la dépendance à l'indépendance puis à l'interdépendance.En 1945, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes a été reconnu par les articles 1 et 5 de la Charte des Nations-Unies.En 1970, la Déclaration solennelle de l'ONU précise: «En vertu du privilège de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, tous les peuples ont le droit de déterminer leur statut politique en toute liberté et sans ingérence extérieure, et de poursuivre leur développement économique, social et culturel, et tout Etat a le devoir de respecter ce droit conformément aux dispositions de la Charte des Nations-Unies».En plus, en 1975, la Conférence Internationale d'Helsinki a stipulé que ce droit de libre disposition des peuples doit s'exercer «de façon efficace».Par cette déclaration solennelle, les pays signataires «s'engagent à reconnaître à tous les peuples le droit de disposer d'eux-mêmes, c'est-à-dire de déterminer en toute liberté, lorsqu'ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel» (Le Journal de Montréal, 11 nov.1975).Cette déclaration a été signée par les Etats européens, les Etats-Unis et le Canada lui-même.L'inutilité du fédéralisme renouvelé Selon le projet du Parti libéral du Québec, le Québec est une province comme les autres, une division administrative régionale, et elle le demeurera à perpétuité.Avec M.Ryan, les Québécois redeviendraient d'uniformes Canadiens, mais de langue française.Il refuse même la souve-r aine té culturelle des Québécois, absolument nécessaire selon son collègue, Pex-premier ministre Robert Bourassa qui, lui.n'arrive pas à comprendre, dans toute sa nouvelle science, la nécessité de la cosouveraineté bancaire du Québec.Il me semble que fondamentalement chez plusieurs fédéralistes franco-québécois il y ait un profond mépris envers le peuple québécois, un grave manque de confiance envers les immenses possibilités, talents et richesses de notre nation.Nous ne sommes pas un peuple inférieur mais colonisé par un accident de l'Histoire.Trop des nôtres souffrent encore d'une sorte de névrose coloniale et des traumatismes de la peur imposés par les conquérants et leurs descendants actuels.Le fédéralisme canadien, sous toutes ses formes et déguisements, même dit renouvelé, constitue des variations de colonialisme.Au colonialisme renouvelé, nous disons: jamais plus, no more.Ces théories fumeuses de fédéralisme-bidon servent surtoufà endormir les Québécois et à les tenir sous la tutelle de l'impérialisme Canadian.Dans la Confédération, les Québécois ont deux gouvernements.Il y en a un de trop.Nous devons être maîtres chez nous Les Québécois peuvent se gouverner eux-mêmes.Nous n'avons jamais eu besoin de la Confédération, bien au contraire.Depuis 20 ans, plus de 70 pays colonisés sont devenus souverains, rejoignant les 80 qui l'étaient déjà.Le Québec est la dernière colonie du monde.Même le petit Jura suisse est devenu souverain avant nous! Les Québécois veulent pour le Québec ce que les Canadians ont déjà.Le Canada est un pays souverain, indépendant, je dirais séparé, membre .ie l'ONU.M.Trudeau, lui-même en personne, est un grand séparatiste, vis-à-vis des Etats-Unis; pourquoi ne propose-t-il pas les beautés du fédéralisme renouvelé aux Etats-Unis?Ce qui est bon pour les Canadians et tous les pays du monde devrait être bon pour les Québécois.Ce sont les armées britanniques, en 1760, qui nous ont séparés de notre mère-patrie, la France.En 1867, lors de la création de la Confédération, les Québécois et les Ontariens ont convenu de se séparer.En effet, l'Acte d'Union de 1840 avait unifié le Bas et le Haut-Canada.Après 27 ans de régime d'union, les séparatistes de l'Ontario ont exigé la séparation de l'Ontario du Québec.Et les députés québécois de l'époque ont accepté cette séparation séparatiste, si je puis dire.Par ailleurs, le Canada s'est séparé de l'Angleterre en 1931 par le Statut de Westminster.Et comme il reste dans lé Commonwealth, c'est une forme de souveraineté-association.Au fait, j'y pense: les Etats-Unis aussi se sont séparés de l'Angleterre.Lors de leur indépendance nationale, les Américains n'étaient que 3 millions de population, bien plus pauvres et mal organisés que les Québécois actuels, et sujets à tous les chantages économiques de la part de l'Angleterre.Les dépendantistes de l'époque prédisaient d'énormes catastrophes économiques: rien dé malheureux ne s'est produit, bien au contraire.La peur n'a pas empêché les Américains de prendre leurs affaires en mains, avec le succès que l'on sait.Il nous adviendra la même chose: après l'indépendance nous grandirons en force, en richesse, en puissance.En réalité, tous les citoyens des pays indépendants du monde ont été et restent des séparatistes.Il n'y a qu'au Québec que le mot et la chose font encore peur à certains timorés.Comme le disait l'ex-premier ministre du Québec, l'honorable Jean I.esage, le 18 août 1961 (Cf.Le Devoir): «Les Québécois veulent vivre en peuple adulte dans un univers de nations souveraines».Même les adversaires les plus acharnés de la souveraineté québécoise accepteront le verdict positif du prochain référendum.Par exemple, Pierre Elliott Trudeau affirmait le 27 décembre 1976: «Si le Québec vote massivement en faveur de l'indépendance lors d'une élection ou par n'importe quelle autre voie, j'aurai échoué et m'en irai silencieusement.» (Cf.Le Journal de Montréal).Ayons confiance au destin du Québec! 3 I è A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI l 6 MAI 1980 VOTE PAR ANTICIPATION Des bureaux spéciaux de scrutin seront ouverts les vendredi et samedi précédant le jour du scrutin référendaire, soit les 16 et 17 mai.Ces bureaux sont ouverts afin de permettre à certaines personnes qui ne pourront voter le jour du scrutin, d'exercer leur droit de vote.Les personnes admises à voter à ces bureaux, selon la Loi sur la consultation populaire, sont les suivantes: \u2022 un officier d'élection \u2022 une personne handicapée \u2022 une personne qui a des motifs de croire qu'elle sera absente de sa section de vote le jour du scrutin, ou \u2022 une personne qui a des motifs de croire qu'elle sera incapable de voter dans sa section de vote le jour du scrutin.Ces personnes devront se présenter au bureau spécial de scrutin établi dans le district électoral où elles ont leur domicile et auquel est rattachée leur section de vote.Toute personne qui se présente pour voter dans un bureau spécial de scrutin doit immédiatement signer une déclaration sous serment.Ces bureaux spéciaux de scrutin sont ouverts de 14 h à 22 h, les vendredi et samedi 16 et 17 mai.Rappelez-vous que vous ne pourrez voter qu'au bureau spécial auquel votre section de vote est rattachée.Pour plus de renseignements, composer sans frais: 1-800-463-4378.Tous les bureaux spéciaux de scrutin sont accessibles aux handicapés ABÎTI3Î-E5T\t SECTIONS\tChez M.Antonio Dube DEVOTE\t9.Place Vermeuil 64 à 79\tLebel-sur-Qu4 villon 205 à 223\tChez Denise Rossi 327 et 328\t7.rue des Rapides \tMatagami 314 à 322\tCentre communautaire 325 et 326\tLG-1 295 à 313\tCentre des Loisirs 323\tSalle d'haltérophilie 224 à 242\tLG-2 243 à 266\tCentre des Loisirs \tSalle de Réunion \tLG-3 267 à 279\tCentre Récréatif \tLG-4 280 à 294\tCentre des Loisirs 315\tCamp des Travailleurs \tCaniapiscau 111 a 152\tChez Françoise Doyon \t836.4e Avenue \tVal-dO 153 à 204\tChez Marie Bisson 324\t145, rue Bourret \tVal-dOr 80 à 110\tChez Mme France Mcintosh \t291.rue Principale \tSenneterre 1 à 44\tChez M.Grégoire Côté \t249, rue Gendron \tChibougamau 45 à 63\tChez M.Joseph Ailard \t6.1ère Avenue \tChapais \tABÏTÎ3I OUEST SECTIONS\tHôtel de ville Ul VU 1 L 156 à 175\t1ère Rue \tBarra ute 89 à 98\tSalle des chevaliers de Colomb 104 à 124\t171, rue Principale nord 126 à 155\tAmos 67 à 88\tSalle du College \tTaschereau 1 b 2\tCentre social 8à 11\t14.4e Avenue ouest 22 à 25\tLa Sarre 27 à 66\t 3à 7\tSalle du Pavillon des sports 12 à 21\tDupuis 26\t ANJOU SECTIONS DE VOTE ' 1 .1 50 51 à 100 101 .i 150 151 à 202\tCentre des loisirs St-Justin 8805, rue de Forbin Janson Montréal argente cul SECTIONS DE VOTE 1 à 42 120 à 123\tLe Pavillon d'Argenteui' 150, rue du Pavillon Lachute 43 à 73 et 118\tRésidence Manoir St-Philippe 98, rue du Manoir St-Philippe-d'Argenteuil 74 è 94\tChez M.Lionel Lemay R.R.# 1 Grenville 124 a 149 153 à 161\tLa Salle Municipale 277, rue Papineau Papineauville 150 à 152 162 à 188\tÉcole St-Paul Rue Hôtel de Ville Schéneville 95 à 117 et 119\tSalle Municipale Morin Heights arthabaska SECTIONS DE VOTE 112 à 154 169 a 172\tChez M.Robert Vigneault 1619.rue St-Édouard Plessisville 1 à 84 173 à 177\t315, rue Notre-TDame est Ancienne Bijouterie (local libre) Victoriaville 85 à 111 155 à 168\t551, boul.Boisfrancs sud Ancien bureau (local libre) Victoriaville beauharnois SECTIONS DE VOTE 1 à 130 178 à 190\tCathédrale de Valleyfield (Bureau en arrière) 66, rue du Marché Valleyfield 131 à 177\tSalle de la Fabrique Paroisse St-Clément 185, Chemin St-Louis Beauharnois \tberthier SECHONS DE VOTE 1 à 63\tSalle Paroissiale 731, rue Montcalm Berthierville 67 à 89 97 à 103\tPolyvalente l'Érablière 5211, rue Principale St-Félix-de-Valois 90 è 96 132 à 152 64 à 66 !04 à 131 SECTIONS DE VOTE 1 à 57 58 à 113 114 à 165 SECTIONS DE VOTE 1 à 168 SECTIONS DE VOTE 39 à 71 72 à 141 SECTIONS DEVOTE 1 à 40 crémazœ Ste-Émélie-de-l'Énergie Salle des Loisirs 450, rue du Collège 75 à 106 158 à 174 175 à 233 SECTIONS DEVOTE 1 à 55 56 à 113 St-Gabriel de Brandon Centre le Raccord 5091, Chemin du lac SECTIONS DE VOTE là 43 44 à 84 85 à 126 127 à 167 Collège André-Grasset (entrée gymnase côté ouest) 1001, boul.Crémazie est d'arcy McGEE BOURAS3A Sous-sol du Presbytère St-Antoine-Marie-Claret i 0630, rue Larose Montréal bourget 114 à 159 160 à 203 6191, rue de Marseille Montréal brôme-MJS3ISQUOI Hôtel de Ville 220, Place Municipale Cowansville Station de Pompiers 27, rue Mont-Écho Knowlton 1 à 38 Ancienne École Mgr Desranleau 14, rue Arena Bedford SECTIONS\t7005, Chemin Kildare DE VOTE\tSuite 7A 1 à 169 \u2022\tCôte St-Luc \tMontréal \tdeux-montagnes SECTIONS\tCentre Civic DE VOTE\t230, boul.Sauvé 90 à 116\tSt-Eustache 117 à 151\t 152 à 187\t 53 à 89\tChez Marie-Luce Vaillancourt \t4037, chemin Oka \tSt-Joseph-du-Lac 9 à 32\tChez Daniel St-Pierre 48 à 52\t9935.rue Belle Rivière \u2022\tSte-Schoiastique 33 à 47\tCentre communautaire 1 à 8\tVille Mirabel \t13908.Route 117 \tSt-Janvier, Mirabel \tdorion chambly M.Leopold Mclntire 932, rue Nicole-Lemaire Boucherville SECTIONS DEVOTE 1 à 166 École St-Arsène 6972, Christophe Colomb Montréal drummond 41 à 74\tHenri Farinas 262, rue de Brullon Boucherville\tSECTIONS DE VOTE 1 à 196\tAncien magasin Dion 555, St-Jean Drummondville 107 à 157\tCentre d'Accueil Montarville Inc.265.boul.Seigneuriale ouest St-Bruno-de-Montarville\t\tfabre Rosaire Duchesne 254, rue Lamoureux Ste-Julie SECTIONS DE VOTE 1 à 264 Claude Huot 2450, boul.Bourgogne Chambly chAteauguay École Léon Guilbault 133, boul.Cartier Laval des Rapides Fabre gatineau Caserne des Pompiers 55, boul.Maple Chàteauguay Salle Maurice Bourelle 6, rue St-Pierre St-Constant SECTIONS\tCentre d'Achats DEVOTE\t4, Plaza Belmont 1 è 62\tVille Aylmer 63 à 99\tCentre d'Achats \t372, rue Principale \tTouraine 100 à 117 Chez Mlle Dumond à Chelsea (Voisin de Épicerie Gameau) Hull-Ouest 120 à 176 SECTIONS DE VOTE 1 à 47 48 à 97 98 à 147 Centre Culturel 186, rue Principale Maniwaki gouin Église St-Ambroise 6520, de Normanviiie Montréal hull SECTIONS DEVOTE\tÉdifice CKCH 1 à 43\t74, rue Laval 44 à 86\tHull 87 à 129\t 130 à 172\t \thuntingdon SECTIONS\tSalle des Chevaliers de Colomb DEVOTE\t49, rue Dalhousie 1 à 35\tHuntingdon 36 à 69\tChez M.Jacques RémiHard 78 à 96\t28, rue Lambton \tOrnstown 70 à 77\tChez Mme Thérèse Montpetit 9^ à 133\t98, rue St-Louis ouest \tSt-Rémi \tiberville SECTIONS\tPavillon Ste-Croix DE VOTE\t1881, rue Edmond Guillet 1 à 40\tMarieville 41 à 110\tRésidence Champagna \t370, 5e Avenue \tIberville 111 à 146\tLes Foyers Farnham Inc.\t800, rue St-Paul nord \tFarnham 147 à 194\tPavillon Val-Joli \t1425, rue Notre-Dame \tSt-Césaire \tîles-de-la- \tmadeleine SECTIONS\tSalle municipale de Bassin DEVOTE\tHavre-Aube rt 2 à 9\tBassin \tÎles-de-la-Madeleine 38 à 41\tRésidence Jean-Luc Richard \tGrande-Entrée \tÎles-de-la-Madeleine 1\tSalle de la Chanterelle 10 à 37\tCap-aux-Meules \tÎles-de-la-Madeleine LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 16 MAI 1980 A 15 SECTIONS DE VOTE 1 à 39 40 à 79 80 à 117 118 à 152 153 à 154 SECTIONS DEVOTE 1 à 262 SECTIONS DE VOTE 1 à 18 31 et 32 SECTIONS DEVOTE 1 à 8 173 à 217 218 à 227 JACQUES-CARTIER Édifice Beauchamp 240, 10e Avenue Lachine JEANNE-MANCE 6731, rue Beaubien est Montréal JOHNSON Foyer de Valcourt 1150, rue Champlain Valcourt 19 à 25 33 à 62 80 à 89 91 à 93\tChez Roméo Delorme 1053, rue St-André Acton Vale 26 à 30 63 à 79\tSalle municipale d'CIpton (entrée Ste-Hélène) 114.rue St-Éphrem CJpton 90 à 94 à 102 135 à 160\tChez Fernand Gatineau 5, rue St-Georges Windsor 103 à 134\tChez Mme Jeannette Couture 73, rue St-Joseph Bromptonville JOUETTE-MONTCALM Salle de conférence de l'Hôtel de ville 446.rue Queen Rawdon Foyer St-Donat 430, rue Bellevue St-Donat MONT-ROYAL 202 à 210 233 à 253 272 à 285 9a 131\tGymnase \tÉcole Marie-Charlotte \t981.rue Notre-Dame \tJoliette 132 à 172\tCentre culturel \tNouvelle-Acadie \t16.rue Marécha! \tSt-Jacques \tL'ACADIE SECTIONS\tSous-sol de l'Église DE VOTE\tSt-Gaétan 1 a 40\t11455.rue Drouart 41 à H0\tMontréal 81 à 140\t 141 «i 183\t¦ \tLAFONTAINE SECTIONS\tC.LS.C.Pointe-aux-Trembles DE VOTE\t13926.Notre-Dame est 1 à 104\tMontréal 105 à 117\tÉglise St-Octave \tSous-sol \t1, Avenue Laurendeau 118 à 142\tÉglise St-Victor \tSous-sol \t9605, rue Hochelaga 143 a 186\tC.LS.C.Rivière-des-Prairies \t8290, boul.Gouin est \tCoin 28e Avenue \tLAPORTE SECTIONS\tÉglise St-Pierre-Apôtre DE VOTE\t(sous-sol) 1 à 203\t920.rue St-Jacques \tLongueuil \tLAPRAIRIE SECTIONS\tÉglise Anglicane DE VOTE\t725, boul.Provencher 1 à 250\tBrossard \tL'ASSOMPTION SECTIONS\tSalle Orbite DE VOTE\t251.boul.Brien 1 à 130 181 a 201\tRepentigny 211 à 232\t 265 à 271\t¦ 286 è 290\t Centre administratif communautaire 30, rue Wilfrid Locat St-Rock-de-l'Achigan LAURENTIDE8 LAB ELLE SECTIONS DEVOTE là 44 45 à 88 89 à 132 133 à 174 900, boul.Laird Ville Mont-Royal St-Peters Anglican Church NOTRE-DAME-DE-GRACE SECTIONS DEVOTE 1 è 73 et 80 C.LS.C.Mont-Laurier 532, rue de la Madone Mont-Laurier 74 à 7§ 81 à 107 î13 à 115 Centre communautaire 25, rue du Couvent La belle SECTIONS DEVOTE là 16 17 à 34 35 à 76 77 à 118 119 à 160 Montréal Association for The Blind 7000, rue Sherbrooke ouest Montréal 108 à 112 116 è 145 Centre d'accueil St-Jovite 925, rue Ouimet St-Jovite OUTREMONT 146 à 195 École secondaire de Ste-Agathe 125, boul.Morin Ste-Agathe-des-Monts LAURIER SECTIONS DEVOTE 1 à 142 Centre social de l'Université de Montréal 2332, rue Edouard Montpetit Montréal PAPINEAU SECTIONS DEVOTE 1 à 152 Gare Avenue du Parc Station Jean-Talon 7255, rue Hutchison Montréal SECTIONS DE VOTE 1 à 149 École Pie X 114, Elizabeth est Gatineau 150 à 200 LAVAL Polyvalente de Buckingham Boul.Cité des Jeunes Buckingham SECTIONS DEVOTE 1 è 46 47 à 89 90 à 133 134 à 179 180 à 229 École Secondaire St-Martin 4050.boul.St-Martin Chomedey, Laval POINTE-CLAIRE SECTIONS DE VOTE 1 à 186 LAVIOLETTE 480, avenue St-Louis Pointe-Claire, Que.(Arena de Pointe-Claire) PONTIAC-TÉMISCAMINGUE 131 a 180 254 *264 3015.rue de Repentigny Mascouche SECTIONS\t DE VOTE\t 1 à 18\tSalle des chevaliers de Colomb 71 à 108\t29, rue Becker 157 à 159\tLa Tuque 163\t 122 à 156\tCooke rie Western 160 à 162\t468.rue Notre-Dame \tSt-Tite 19 à 70\tÉcole Je*n Bosco 109 à 121\t1580, 10e Avenue 161\tGrand-Mère \tMAISONNEUVE SECTIONS\tY.M.C A Hochelaga Maisonneuvc DE VOTE\t4567.rue Hochelaga 1 à 125\tMontréal \u2022\tMARGUERITE \tBOURGEOIS SECTIONS\tPresbytère paroisse DE VOTE\tSt-Téiesphore 1 à 216\t(sous-sol) \t61, 66e Avenue \tLasalle \tMASKINONGÉ SECTIONS\tHôtel de ville de DE VOTE\tTrois-Rivières-Ouest 1 à 54\t500, Côte Richelieu \tTrois-Rivières-Ouest 55 à 82\tSous-sol du presbytère 91 à 99\t(entrée arrière) 105 et 106\t50, rue St-Laurent 114 à 116\tLouiseville 123 à 129\t 135 à 148\t 83 à 90\tSalle paroissiale 100 à 104\t2845, rue Laflèche 107 à 113\tSt-Paulin 117 à 122\t 130è 134\t 149 et 150\t \tMERCIER SECTIONS\t4816, rue Gamier DE VOTE\tSous-sol église 1 à 151\t \tMILLE-ÎLES SECTIONS\tÉcole Paul Sauvé DEVOTE\t3661, boul.de la Concorde là 47\tSt-Vincent-de-Paul 48 à 94\tVille de Laval 95 à 141\t 142 à 177\t 178 à 222\t 223 à 267\t SECTIONS\tÉdifice du Conseil du comté DEVOTE\tRoute 148 57 à 120\tCampbell's Bay 121 à 146\tSalle communautaire \tLuksville 48 à 56\tChez M.Gérald Lefebvre \t585, Kipawa Road \tTémiscamingue 1 à 47\tCentre d'Accueil Duhamel \t37, St-Jean-Baptiste sud \tVille-Marie \tPRÉVOST SECTIONS DE VOTE 41 è 58 59 à 93 94 à 131 134 à 142 Fabrique de la Paroisse Cathédrale de St-Jérôme 355, rue St-Georges St-Jérôme (salle Charron) 167 à 185 196 à 230 École St-Joseph Commission scolaire des Laurentides 491, chemin Sic-Marguerite Ste-Adèle 143 à 166 186 à 195 Municipalité de Prévost Salie Shawbridge 6, rue de la Station Shawbridge 1 à 40 Centre Jean-Guy Cardinal 157, rue des Cèdres Ste-Anne-des-Plaines RICHELIEU SECTIONS DE VOTE 1 à 159 Foyer Richelieu 40, rue Ramsay Sorel ROBERT BALDWIN \t\t\tSOULANGE8 27 è 58 59 è 110 111 h 137 138 à 147\tÉcole Paul VI 201, rue Dallaire Rouyn\t\t \t\tSECTIONS DEVOTE 130 à 186\tHôtel de Ville de Pincourt 919, boul.Duhamel Pincourt \tSAINTE-ANNE\t49 à 83\tFoyer de Rigaud 5, rue d'Amour Rigaud SECTIONS DE VOTE 1 à 174\tHabitation Montmorency 1105, Richmond\t11 à 48\tHôtel de Ville * 84, rue Élie-Auclair St-Porycarpe \tSAINT-HENRI\t1 à 10 84 à 129\tCentre d'Achat de Vaudreuil 2, rue Dutrisac (local ex-lasalle) Vaudreuil VERCHÈRE8 SECTIONS DEVOTE 1 à 161\tEcole Esther Blondin 80, Parc Georges-Etienne-Cartier Montréal\t\t \tSAINT-HYACINTHE\tSECTIONS DEVOTE 1 à 197\tChez Mme Pierrette Vézina 770, rue Dupré Beloeii SECTIONS DEVOTE 1 à 160\tPalais de Justice 1150, ave Ste-Anne\t\tVERDUN \tSt-Hyacinthe SAINT-JACQUES\tSECTIONS DE VOTE 1 à 160\tÉcole Marguerita 1050, rue Gordon Verdun SECTIONS DEVOTE\tCentre Sainte-Catherine 1700, rue Amherst\t\tVIAO là 45 46 à 91 92 à 139\tMontréal\tSECTIONS DEVOTE 1 à 172\tLes Immeubles Francana Limitée 7725, 17e Avenue Montréal SAINT-JEAN SECTIONS DEVOTE 1 à 56 57 à 116 117 à 150 Centre Notre-Dame Auxiliatrice 435, rue Laurier St-Jean-sur-Richelieu SECTIONS DE VOTE 1 à 167 151 à 186 Loisirs de Napierville Inc.Le Navigateur 316, St-Lôuis Napierville WE8TMOUNT Poste de pompiers Westmount Fire Station no.2 680, ave Victoria Westmount SAINT LAURENT SECTIONS DF.VOTE là 41 42 à 82 83 à 122 123 à 177 L'École Hébert 705, boul.Décarie Saint-Laurent SAINT-LOUIS là 169 Université Concordia Sir George William 1455, boul.Maisonneuve ouest SAINTE-MARIE SECTIONS DEVOTE là 42 43 à 84 85 à 125 1850, rue Bercy Place Frontenac SAUVÉ SECTIONS DEVOTE 1 à 204 Église St-Vincent-Marie Strombi 10815, rue Armand Lavergne Sous-sol, salle 2 Montréal-Nord TAILLON SECTIONS DEVOTE 1 à 309 Les Galeries Cousineau 5245, boul.Cousineau SECTIONS DEVOTE 1 è237 Église Anglicane St-Barnabas 12301, rue Colin Pierrefonds TERREBONNE SECTIONS DEVOTE 1 à 67 Ville Terrebonne Centre culturel 766.Lachapelle Terrebonne ROSEMONT 68 è 113 SECTIONS DEVOTE 1 à 166 Maison de retraite 5930, boul.Pie X Montréal Centre communautaire 339, Grande Côte Rosemère 114 è 172 ROUYN-NORANDA Édifice Grande Allée 940.Grande Allée, suite 220 Boisbriand SECTIONS DE VOTE 1 h 26 Centre Michel Brière 901, rue Royale Malartic 173 à 230 Caisse populaire du Plateau 26, 19e Avenue Blainville Le Directeur général des élections du Québec La grève à la CSN: lutte pour le pouvoir entre élus et permanents La grève des employés de la CSN porte essentiellement sur la définition du rôle des permanents syndicaux et la volonté des élus de la centrale et de ses fédérations affiliées de reprendre un meilleur contrôle sur leurs activités.PIERRE VENNAT__ Par ailleurs, les dirigeants de la centrale accusent les permanents, qui sont entrés en grève mardi matin, d'avoir refusé de fournir des services essentiels autres que de fournir deux employés pour l'impression des chèques de grève et deux autres employés pour dépouiller le courrier.Notons que les permanents n'ont pas, eux, droit au fonds de grève de la CSN.En un mot, on refuse de fournir les services de conseillers syndicaux pour les arbitrages, les griefs, la négociation, etc.Pourtant, d'écrire les dirigeants de la CSN dans une lettre adressée à tous les présidents de syndicats, après avoir souligné qu'ils ont demandé aux permanents de «maintenir les services dont la suppression causerait préjudice aux membres», «il nous semble important de réaffirmer que l'on ne peut pas soutenir contre la CSN les mêmes positions que l'on soutient devant n'importe quel employeur.Tous en conviennent, la CSN n'est pas un employeur ordinaire et le syndicat de ses salariés ne devrait pas se comporter comme un syndicat négociant contre un employeur ordinaire non plus.» Une lutte de pouvoir Dans un document intitulé «Résumé de certaines des demandes de ia CSN et des fédérations», et dédié aux présidents de chacun des milliers de syndicats affiliés à la centrale, la CSN explique par exemple que les permanents s'opposent à ce que des militants syndicaux ou des dirigeants élus puissent remplir des rôles ou fonctions qui leur seraient dévolus par les diverses instances syndicales si les permanents-salariés estiment que cela fait partie de leur travail régulier.Pour la CSN, il s'agit là d'une question de principe.Le syndicat des permanents s'oppose à ce paragraphe sur le pouvoir des instances tandis que la CSN et les fédérations y tiennent, au contraire, comme confirmation du pouvoir démocratique des travailleurs dans la centrale.Par ailleurs, actuellement, la convention collective régissant le travail des permanents présume sans distinction que tout conseiller syndical a la compétence nécessaire pour occuper n'importe quelle fonction dans tous les services de la CSN et les fédérations.Ces dispositions ont entraîné plusieurs difficultés.On peut imaginer par exemple qu'un conseiller de fédération n'est pas nécessairement un bon directeur de grève; qu'un conseiller au génie industriel n'est pas nécessairement un bon conseiller dans la construction, etc.La CSN et ses fédérations veulent donc insérer certaines balises dans les actuelles dipositions de la convention collective pour corriger la situation et les permanents s'y refuseraient.Enfin, la CSN et ses fédérations veulent mettre fin au droit de veto illimité du syndicat des permanents sur toutes mesures disciplinaires, dispositions qui, selon la centrale, ont donné lieu à des situations qui ne peuvent plus durer, comme près de $150,000 consacrés à l'achat de démissions de salariés au cours des dernières années, des «déchirements entre camarades de travail» et la «désillusion de militants».La CSN veut donc confier le règlement final des mesures disciplinaires à un tiers, à l'arbitrage.Par ailleurs, la CSN se plaint que les permaments semblent vouloir introduire le principe de la semaine de quatre jours pour les conseillers syndicaux.«Il faudrait pour ne pas réduire les services, que le mouvement embauche des conseillers temporaires ou permanents pour remplacer les conseillers en congé.Ce serait une dépense qui frôlerait annuellement les $800,000 et plus.» Le syndicat des permanents, lui, dans une courte lettrequ'il envoie lui aussi aux présidents de syndicats confirme que la lutte porte sur le statut de permanent et ajoute que l'on doit maintenir dans les faits «le caractère essentiellement différent des rapports qui doivent exister en- La grève semble inévitable aux Postes TORONTO (PC) \u2014 Selon le Globe and Mail, le rapport d'un comité de conciliation sur le conflit entre le gouvernement et les postiers, qui doit être publié demain, recommande que le salaire de base de ces travailleurs soit d'environ $9 de l'heure.Il recommanderait aussi que les postiers aient trente minutes payées pour manger au milieu de chaque période de travail.Le journal dit que cela seul ajouterait environ $24 par semaine à la paye de chaque postier en plus d'allocations selon la hausse du coût de la vie.Toujours selon le Globe and Mail, le président du comité de conciliation, M.Germain Jutras, recommande la hausse de primes pour le travail de fin de semaine, une plus grande sécurité pour les travailleurs et une limite plus étroite aux heures de travail supplémentaires \u2014 ce qui obligerait le ministère des Postes à augmenter le nombre de ses employés.Le Syndicat canadien des postiers, qui compte 23,000 membres, .*ra le droit de faire la grève le 22 mai.On n'a pas encore pris de vote de grève et l'usage veut que cela ne se fasse pas avant des négociations supplémentaires.tre les officiers que les membres ont élus pour les représenter et les militants embauchas pour aider ces mêmes membres à faire fructifier leurs luttes».La grève risque d'être longue et lundi soir prochain, au Centre St-Edouard, la CSN a convoqué les présidents ou représentants de tous ses syndicats pour discuter de la situation, la veille de son congrès qui a lieu le 25 mai.g|S u |pï ?5p gj Aujourd'hui, samedi, lundi, mardi, r "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.