La presse, 5 mai 1980, Cahier A
[" EN PROVINCE Gaspé ¦ De passage à Gaspé, Pierre Gravel a constaté que les troupes du «non» peuvent compter sur l'appui des quelque 20 p.100 d'anglophones que compte la région.Un d'entre eux lui a livré le fond de sa pensée, ce qu'il n'aurait pas fait devant des interlocuteurs francophones du coln- page A 14 Drummond ville Pas de budget de l'An pour Raynauld La fameuse guerre de chiffres référendaire que les tenants du «non» voulaient lancer risque de ne pas avoir lieu, faute de combattants.André Raynauld, le critique financier de l'opposition officielle, a en effet affirmé à LA PRESSE: «Je ne prépare pas de budget de l'An I et je n'en ai pas préparé, car c'est à M.Parizeau de faire cet exercice».ALAIN DUBue M.Raynauld entre ainsi en contradiction avec d'autres dirigeants du comité du «non», dont son chef M.Claude Ryan, qui ont affirmé à LA PRESSE qu'un tel document était en préparation, pour.être rençiu public vers lafin de cette semaine.' .% V '* .C'est ainsi que M.Yyan Allaire, responsable de la planification au comité du «non» a déclaré jeudi à LA PRESSE que M.Ryan.avait domréiort.accord à cette t.stratégie et que c'était M.Raynauld,.député d'Outre.-' mont, qui était charge du projet, secondé par un grou- \u2022 pe d'économistes dont fait partie M.François Lacas^ se .\u2014 voir RAYNAULD en page A 4 Informations référendaires en pages A 12 à A 15 Samson fait rire et fait tomber l'émotivité page A 1 5 RÉPLIQUE À TRUDEAU ¦ A Pierre Trudeau, qui tentait de s'en faire des «alliés» Ses «chefs historiques» du mouvement indépendantiste réoondent aue le référen- \u2022 dum ne constitue qu'une étape devant permettre aux Québécois de dire ce qu'ils veulent.page A 1 2 m fr un oui mené le Québec à l'humiliation page A 15 MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1980, 96e ANNÉE, no 106, 60 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS ABONNEMENT.LUNDI AU SAMEDI M .75 m C'est après une longue agonie que le maréchal Tito est décédé hier, trois jours avant son 88e anniversaire.Il était le dernier des grands leaders de la Deuxième Guerre mondiale et le fondateur de la Yougoslavie moderne.Tito était déjà mort depuis une heure et demie lorsque le communiqué officiel a été rendu public.Les Belgradois ont appris la nouvelle dans le calme à la fin d'un long week-end printanier.Les funérailles auront lieu jeudi et le mécanisme de succession prévu par Tito lui-même a commencé à fonctionner sans incident.M.Lazar Kolisevski est le nouveau président de la république.Le dernier des grands s'éteint Les messages de sympathie affluent de toutes les parties du monde tandis qu'à Washington, le président Carter semble redouter de se retrouver face à face avec Brejnev aux funérailles de Belgrade.Reste à savoir si Brejnev ira vraiment dans le pays qui a toujours tenu tête à l'URSS.Quoi qu'il en soit, le président Hua Guofeng, de la République populaire de Chine, n'a pas attendu pour annoncer officiellement qu'il serait à Belgrade jeudi.Une façon de plus d'appuyer la Yougoslavie dans sa lutte pour maintenir son indépendance face à l'URSS.pages A 10 et A 11 REFUGIES- ; Épreuve de force entre Cuba et les et Etats-Unis Les Etats-Unis ferment aujourd'hui leur bureau diplomatique à La Havane et retirent leur personnel parce que le gouvernement de Fidel Castro n'assure pas la protection des Cubains qui s'y rendent.Conséquences: plus de visa, ni programme d'immigration et d'accueil des réfugiés dans la capitale cubaine.pQge c 8 ÉHÈT0 ; APRÈS LA MORT DU MARÉCHAL TITO 1 1.5 MILLION DE FIDELES Neuf morts, 72 blessés Une bousculade a fait neuf morts et 72 blessés hier matin à Kinshasa, au moment où on a ouvert le parc dans lequel le pape Jean Paul II a célébré une messe en plein air devant une foule évaluée à 1.5 million de fidèles.Dès que les grilles ont été ouvertes à 6h00, les gens massés à l'entrée se sont précipités dans le parc, marchant sur ceux qui tombaient.Il semble que le pape n'ait pas été informé de la bousculade à son arrivée, car il n'a fait aucune allusion à l'incident pendant toute la durée de la messe.A la fin de la messe, le souverain pontife a donné l'accolade à l'archevêque de Kinshasa, le cardinal Malula.page A 7 4 i l » > par Guy CORMIER page A 6 SOMMAIRE Annonces classées: D 4 a D 1 1 Arts et spectacles \u2014 Informations: C 1 3 à C 1 5 \u2014 Horaires: C 15 Bandes dessinées: C 1 2 Carrières et professions: D 3 Cours: psychologie: C 10 Décès, naissances, etc.: D 1 3 Economie: D 1 à D 4 Êtes-vous observateur?: D 9 FEUILLETON: Holocauste: D 5 Horoscope: C 1 2 Jardins et maisons: D 1 1 Le monde: C 8, C 9 Météo: A 2 Mot mystère: C 12 Mots croisés: C 1 2 Pleins Feux: A 10 Quoi faire aujourd'hui: C 15 Radio et télévision: C 14 Référendum: A 1 2 à A 15 Sports: B 1 à B 1 2 Tribune libre: A 8, A 9 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 MIRABEL Bail de 99 ans Après avoir proposé un bail de 25 ans aux expropriés de Mirabel, les autorités fédérales ont finalement consenti hier à leur accorder un bail emphytéotique de 99 ans, conformément à la volonté des gens de cette région qui ont d'ailleurs préparé un plan de relance pour endiguer l'exode et pour faire revivre la vie agricole.Il en est mieux ainsi puisque samedi, des centaines d'expropriés s'étaient réunis à la ferme de la famille Graton pour projeter une vaste offensive contre le gouvernement d'Ottawa, en marge de la campagne référendaire, pour qu'on leur accorde ce bail emphytéotique.Cette lutte est maintenant devenue inutile, page A 4 Pas de grève avant vendredi ¦ Pas de grève ce matin à la CECM.jLes quelque 100,000 élèves et leurs 6,500 professeurs sont rentrés en classe comme si de rien n'était, l'Alliance ayant retiré son avis de grève en début de soirée, hier.Les enseignants attendront le dépôt du rapport du conciliateur Denis Tremblay, demain soir, avant d'aviser.Ce rapport doit contenir une hypothèse de règlement.Une assemblée générale aura donc lieu jeudi et si les professeurs rejettent le rapport de conciliation, la grève pourrait être déclenchée vendredi.Jusqu'à nouvel ordre, il s'agit donc d'une grève reportée, de faire remarquer un leader syndical.page A 5 pontiaC IU ll( h m Le saion au et de l'économie à deux pas du stade olympique EXPOS.4 SAN FRANCISCO: 8 EXPOS: AN FRANCISCO: v A 2 7 Le premier ministre japonais Masayoshi Ohira, à son arrivée hier téléphoto CP dans la capitale fédérale.Arrivée du premier ministre japonais Ohira Le premier ministre japonais, M.Masayoshi Ohira, est arrivé \\ hier après-midi à Ottawa, première étape de sa visite officiel-\\ le de trois jours au Canada.Le t chef du gouvernement nippon > prononcera lundi un discours de vingt minutes, devant une ses-t sion conjointe du Sénat et des -Communes.Il s'entretiendra également avec MM.Pierre %j*padeau.son homologue cana-^ÊKéTi, M.Joe Clark, chef de iop-^Tiysition; ainsi qu'avec des ^hommes d'affaires canadiens.sAvant d'arriver au Canada, M.|Ohira avait effectué une visite ^officielle à Washington et à Me- >xico.i Schreyer de nouveau hospitalisé M.Ed Schreyer a été admis, \\hier après-midi, au Centre médi- \u2022 cal de la défense nationale afin J-d'y subir une intervention chi-vrurgicale.Un aide du gouverneur général devait assurer que ^l'opération aura lieu dans le couvrant de la semaine.Il n'a toute- \u2022 fois fourni aucun autre détail.Le ^ 19 février dernier, M.Schreyer ^s'était fait enlever un morceau ^d'Intestin «enflammé» par des ^ulcères.C'est le colonel B.W.>Grace, qui avait effectué cette ^opération.Protection des «informations confidentielles Le ministre fédéral des Com-^munications, Francis Fox, envisage de soumettre un projet de Moi pour empêcher que les infor-ïmations confidentielles détenues £paT un ministère sur des individus soient transmises à d'autres ^ministères.Selon M.Fox, il est ^parfois important pour la Gendarmerie Royale et le ministère KfleS Finances de pouvoir obtenir Ï3È55 renseignements sur les per-^éjHines, mais cela devrait être réglementé.Le ministre a ajouté que l'un des objectifs de son mi- La Quotidienne Tirage de samedi 1\u20143 \u2014 2 TUILE DE TOIT IMBRIQUEE __protetîion contre SOLEIL ïUMfiÉBR VENT FsSSsSKl GLACE ««S§1R (FEU Km^m Remplace gravier » ^BK^^^^^É mnlproprr IMBRITEC LTÉE 460-3856 1436.rue Girouard.Maneville.Quebec.nistère était de présenter un projet de loi sur la liberté de l'information.MacDonell blanchit les fonctionnaires Le vérificateur général, James MacDonell, dans une interview présentée à la télévision hier, a déclaré qu'il nlavait jamais voulu critiquer les fonctionnaires eux-mêmes lorsqu'ils avait dénoncé la piètre productivité dans la fonction publique fédérale.Son rapport disait que la fonction publique fonctionnait à 60 pour cent de son rendement possible.Il a déclaré que les fonctionnaires canadiens sont-parmi les meilleurs au monde et que c'est le système administratif qui laisse à désirer.Son rapport, publié le mpis dernier, allait dans le sens des conclusions d'une commission royale d'enquête et d'un comité parlementaire.Coopération nucléaire Chine-Canada La Chine souhaite renforcer sa coopération nucléaire avec le Canada.C'est ce qu'a déclaré le vice-premier ministre chinois, M.Yu Qiuli, au cours de l'entretien qu'il a eu samedi à Pékin avec une délégation de la société Atomic Energy of Canada Ltd, a rapporté hier l'agence Chine nouvelle.Selon Chine nouvelle captée à Hong Kong, le vice-premier ministre chinois a exposé à ses invités, arrivés à Pékin le 26 avril, la politique énergétique de la Chine, ainsi que la structure de ses sources d'énergie.La conversation a également porté sur la continuation de la coopération économique entre les deux pays.D'abord les droits des minorités Les démarches en vue d'une réforme constitutionnelle ne connaîtront pas beaucoup de progrès tant que les provinces ne prendront pas sérieusement en considération la question des droits des minorités et de l'enseignement d'une langue seconde.C'est l'avertissement que le ministre fédéral des Communications, Francis Fox, a lancé aux provinces, samedi à Ottawa.M.Fox a demandé, aux premiers ministres provinciaux d'appuyer les minorités linguistiques dans ieur province et de construire les écoles nécessaires.Mais ce que le ministre réclame avant tout des gouvernements fédéral et proinciaux, c'est leur engagement que le pays va faire quelque chose dans ces domaines.LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1980 LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: Maximum: 15 Ensoleillé, pass, nuageux au Québec DEMAIN Nuageux, poss.averses RÉGIONS Abi'ibi Outaouais Laurantides Canton, de l'Est ; M au rie ie S Québec g Lac-Saint-Jean S Rimoutki N Gaspésie V Boia-Comoau ; Sept-Ues : *c* AUJOURD'HUI 12 Nuageux, poss.averse* 15 Nuageux, poss.averses 15 Ensoleillé, pass, nuageux 12 Nébulosité variable 12 Nébulosité variable 12 Nébulosité variable 10 Nuageux, éclaircies 7 Nuageux avec éclaircies 7 Nuageux avec éclaircies 7 Nuageux, poss.averses 7 Nuageux, averses DEMAIN Nuageux, averses Nuageux, avervss Nuageux, poss.averses Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement Peu de changement L'AVENIR DE FABIEN ROY DEMEURE INCERTAIN Le Crédit social se donne une dernière chance de survie QUEBEC \u2014 Le Crédit social tentera de remonter la pente, mais on ne saura pas avant dix jours si Fabien Roy demeurera à sa tète.Quelque 125 militants de la section du Québec en sont venus GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec à la conclusion, au cours d'une assemblée générale tenue pendant le week-end dans la Vieille Capitale, que la formation devait survivre, mais ce n'est que plus tard que le nouvel exécutif décidera si le part; est en mesure de verser à son chef un salaire qui lui permettrait de poursuivre son action.M.Roy a expliqué hier que le défi de rebâtir le parti exigeait un chef à plein temps et qu'il ne pourrait, à cause de ses obligations familiales, s'y consacrer si on ne lui assurait pas un revenu, devant alors consacrer toutes ses énergies à une nouvelle carrière.Il est prêt à poursuivre si cette question monétaire est réglée.Selon M.Roy, le parti a des dettes de $25,000 à court terme et de $40,000 à moyen terme.Tout en estimant que ce fardeau n'est pas très lourd, il veut que cette question des dettes soit réglée en priorité.Le parti veut se restructurer sur le plan financement en trouvant des membres «spéciaux» qui accepteront de verser au moins $10 par mois, l'objectif étant de 10,000 personnes.On étudiera également la possibilité de greffer une assurance-vie à la carte de membre comme le font les Chevaliers de Colomb et d'autres associations.L'ex-député de Bellechasse, Adrien Lambert, défait le iS février dernier, a été élu hier à la présidence de la section du Que-bec du parti.M.Roy avait demandé aux militants, à l'ouverture de l'assemblée, samedi, de décider s'ils voulaient que le parti continue son activité, la suspende indéfi- niment ou se transforme en un mouvement d'éducation politique et économique, les incitant en même temps à poursuivre la bataille comme parti.Il leur a également demandé s'ils voulaient que la direction du parti soit changée.Les discussions ont eut lieu à huis clos et, selon M.Roy, une seule personne a demandé que le parti cesse ses activités.Le conseil national du parti se réunira à Calgary, du 7 au 10 novembre prochains.On y soulignera notamment l'élection des premiers députés créditistes à Ottawa \u2014 tous de l'Ouest\u2014, il y a 45 ans.De 1968 au 18 février 1980, il n'y eut aux Communes que des députés du Québec.Wini Ewing vient au Québec raconter l'échec du référendum écossais «Notre sympathie va tout naturellement vers le petit qui se défend contre un adversaire plus gros même si nous avons de la difficulté à comprendre pourquoi on voudrait défaire ce beau, ce grand et ce riche pays qu'est le Canada.» La jolie femme aux cheveux LAVAL LE BORGNE gris qui parle ainsi c'est «Wini» pour ses compatriotes devenus Canadiens, c'est Mme Winifred Ewing, vice-présidente du Scottish National Party (le Parti québécois des Ecossais), et c'est enfin l'Honorable Winifred Ewing, député écossais du comté des Highlands and Islands (la région des plateaux et des îles) au Parlement européen.«J'ai deux passeports, et c'est de mon passeport européen dont je suis la plus fière.Voyez-vous, dit-elle en montrant la page à son auditoire, sous l'entête «Nationalité».c'est écrit: «Ecossaise»; mon passeport anglais, lui, dit que je suis de nationalité britannique», a-t-elle dit à son auditoire clairsemé.Mme Ewing était l'orateur-ve-dette invité au 5e congrès du Scottish National Party Association in Canada et, soit que son parti ne recueille que peu d'appuis chez les Ecossais canadiens soit que le soleil et le temps chaud de samedi ont décimé les rangs des indépendantistes, peut-être les deux à la fois, il reste qu'il ne se trouvait pas tout à fait cinquante fidèles pour l'écouter, de même qu'un autre orateur invité, le ministre du Travail Pierre-Marc Johnson.Triste défaite Mme Ewing a rappelé la défaite du référendum de mars 1979.«C'était un référendum dont les dés étaient pipés.Il nous fallait 40 pour cent des électeurs in- ¦ scrits (qu'ils votent oui ou non) pour gagner.Nous n'avons eu que 37 pour cent des électeurs inscrits, mais nous avons obtenu une majorité de 54 pour cent de ceux qui sont allés voter», dit-elle.«Du côté du non, il y avait tous les gros hommes d'affaires, comme ici; bien plus, exceptionnellement dans ce cas-là, il n'y avait aucun contrôle sur les dépenses.Ils ont donc dépensé des millions», rappelle-t-elle avec un sourire.Forces armées: un retour aux trois uniformes?OTTAWA (d'après UPC et CP) \u2014 Le ministre de la Défense, M.Gilles Lamontagne, a déclaré qu'un comité ministériel sera chargé d'évaluer une recommandation selon laquelle les diverses divisions de l'armée canadienne devraient retourner au port d'uniformes différents.D'après le rapport du groupe d'étude sur l'unification des Forces armées canadiennes remis vendredi, l'armée devrait conserver l'uniforme vert, tandis que la marine devrait retourner à l'uniforme bleu foncé et l'armée de l'air, à l'uniforme bleu clair.M.Lamontagne n'a pas voulu faire de commentaires sur les recommandations du rapport final, se contentant de dire qu'il soumettra le rapport à un comité d'évaluation.«Je cherche à être juste», a-t-il dit en quittant les Communes.«La meilleure façon d'y arriver est de former un comité composé de trois fonctionnaires du ministère et de lui confier la tâche d'évaluer les recommandations, notamment le coût des changements proposés, le système d'organisation des Forces armées et les conséquences des recommandations.» D'après les auteurs du rapport rendu public par le ministre, l'uniforme vert porté par tous les membres des Forces armées canadiennes ne répond pas aux besoins d'identification des troupes.«Si les différentes divisions en avaient le choix, est-il écrit dans le rapport, elles inciteraient pour porter des uniformes différents et pour bien se distinguer les unes des autres.En outre, au sein de chaque division, il y a un besoin de se distinguer comme unité, comme escadrille ou comme appartenant à un navire ou à un autre, et de distinguer les métiers les uns des autres.Selon le groupe d'étude, certains problèmes survenus à la suite de l'unification des Forces armées devraient être étudiés à la lumière des recommandations du rapport.Le groupe d'étude, avait été formé par l'ancien ministre de la Défense, Allan McKinnon, un fervent promoteur du retour aux uniformes disticts pour les différentes divisions de l'armée.M.McKinnon a tenu à féliciter les auteurs pour la qualité de leur raport.Le groupe d'étude a entendu le témoignage de 1,110 personnes, notamment celui de 900 membres des Forces armées et des représentants d'associations de membres des Forces.au Canada \tAujourd'hui\tCapitolei\tMin.\tMax.Colombie-Britannique\tAverses\tVictoria\t8\t16 Alberta\tEnsoleillé\tEdmonton\t3\t22 Saskatchewan\tEnsoleillé\tHegina\t4\t23 Manitoba\tEnsoleillé\tWinnipeg\t4\t21 Ontario\tNuageux\tToronto\t9\t25 Nouveau-Bruns wick\tNuageux\tFredericton\t\u20142\t11 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t0\t.10 Ile-du-Prince-Edoùard\tNuageux\tCharlottetown\t\u20141\t6 Terre-Neuve\tBruine\tSaint-Jean\t.1\t3 si vous partez aux Etats- eee \tMin.\tMax.\tMis.\tMa.\t\tMin.\tMax.New York\t16\t23 Chicago\t9\t30\tNlle-Orléans\t18\t28 Washington\t16\t28 San Francisco\t10\t17\tMiami\t22\t28 Boston\t13\t20\t\t\t\t\t vers les\tcapitales\t\t\t\t\t\u2022\t Amsterdam\t4\t11 I/mdres\t5\t15\t\u2022 Stockholm\t5\t10 Athènes\t14\t22 Le Caire\t17\t27\tSydney\t14\t27 Berlin\t3\t8 Lisbonne\t10\t19\tTokyo\t17\t27 Bruxelles\t6\t15 Madrid\t10\t17\tTunis\t\u2014\t\u2014 Casablanca\t\u2014\t\u2014 Moscou\t3\t6\tVienne\t8\t13 Genève\t9\t14 Paris\t7\t16\tVarsovie\t\u2014.\twmm Hong Kong\t21\t24 Rome\t7\t24\t\u2022\t\t vers les\tplag\tes\t\t\t\t\t Acapulco\t\u2014\t\u2014 Bermudes\t\u2014\t\u2014\tNassau\t20\t24 Mexico\t13\t26 Barbade\t\u2014\t\u2014\tKio de Janeiro\t20\t28 Ce qui l'attriste le plus, toutefois, ce n'est pas le référendum perdu, «qui n'offrait à notre peuple qu'un mini-gouvernement régional», mais la défaite de neuf des 11 députés de son parti, dont elle-même, lors des dernières élections générales en Grande-Bretagne.On sait qu'en Grande-Bretagne, il n'y a pas de gouvernements provinciaux comme ici; il n'y a qu'un seul parlement où les Ecossais comptent 71 sièges*.Elle est convaincue, cependant, que d'ici dix ans tout au plus l'Ecosse sera un pays indépendant.Comment allez-vous procéder?lui a-t-on demandé.«En théorie, dès que nous aurons élu 36 députés au parlement.nous allons demander aux Nations - Unies de nous reconnaître; mais cela ne se passera fort probablement pas dans la pratique: les «Brits» vont nous offrir quelque chose, probablement une indépendance assortie d'une association, dès que nous aurons réussi à faire élire une vingtaine de députés, ce qui ne saurait tarder», a répondu la vice-présidente du SNP.Et de revenir au présent en soulignant qu'actuellement, le SNP est divisé en deux tendances: ceux qui veulent l'association avec la Grande-Bretagne, et ceux qui veulent l'association avec l'Europe.5%b 91b 251b 351b 501b $10°° $15°° $43°° $56°° 57500 \\ le V lin EXIGEZ l£ CONTENANT H.T.H.OLIN ^CENTRES^ PISCINES FAUCHER POUR MIEUX VOUS SERVIR LES PISCINES FAUCHER LTÉE LAVAL - PONT-VIAU 48 bout, de» luur«ntid«t 3*4.7340 REPENTIGN Y 622.ru» Notr«-Dorn« 501-A943 BROSSARD SU 1 bout.1 Tauhirtou 656-1051 la presse LA PRESSE o«t publié* par LA PRESSE LTEE.7.ru« Saint-JacouM MnnirMi u« ura c n \u2014 Conad.enne Mt autorité* » diffuser I., information, d, î LA PRESSE.1clîï.ni- 2?°4 Sa\"?K î'\"\" AMOCJ.1 d.R.utor.Tou.oro.t.d.r.produCon d.^ZtlnV^Vut.Vu PRKSE ÏrtéS TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: Lundi ou somed.$175 Lundi ou vendredi $1.25 Scmedi seulement 0.75 ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE Nomkrt de Mmomti por courrier: Conodo 13 26 52 Lundi ou fomedi $37.00 $74.00 $148.00 Lundi ou vendredi $24.00 $48 00 $96.00 Samedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS - PAYS ÉTRANGERS par courrier : Lundi ou scmedi Lundi ou vendredi Samedi seulement 13 26 52 $55.25 $110.50 $221.00 $3445 $68.90 $137.80 $20.80 $4160 $83.20 INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7313 ANNONCES CLASSÉES Commondes 285-7111 du hjnd ou mét& %q\\D\\ Pour changer 285-7205 dv twryf ou rtndred.% 0 l&hlO GRANDES ANNONCES Détoillonts 285-7202 Notional, Tde-Presse 285-7306 Voconces, voyages 285-7265 Comètes et professions nominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes onnonces 285-o892 Annonces classées 285-6901 Peur tout genres d obontcmtnts.rte* bureau» »ont ouverts de 8)10 \\% (Samedi: 8h à 16h) 285-6911 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1980 a 3 : 9 Un drame de la vie de tous les jours Mercredi dernier.Sous un ciel orageux, Yvonne Beau-séjour déambulait tranquillement, sac à la main, dans une rue de PEst montréalais.A 80 ans, Pagileté a cédé le pas à la démarche lente, mais sûre.Une journée qui commençait comme une autre pour Mme Beauséjour, mais qui devait se terminer sur un lit d'hôpital.Deux chenapans, deux jeunes peut-être dans la .vingtaine, allaient changer complètement le cours de la vie de Mme Beauséjour.Evidemment sous le prétexte de lui ravir son sac pour le vider de son maigre contenu, ils s'approchent d'elle, la bousculent, la frappent, pour la laisser sur le trottoir, les os brisés.Imaginez, pour quinze dollars! Un fait divers comme on en voit quotidiennement dans un journal comme LA PRESSE.Mais à l'intérieur de la boîte, celui-ci prend une dimension bien différente.Mme Beauséjour est la belle-mère de Pierre Vennat, journaliste, et Raymond Bazinet, gérant de district, tous deux de LA PRESSE.Et André Bonin, son troisième gendre, est le fils dun ex-confrère au journal, aujourd'hui décédé.A l'hôpital Santa Cabrini les médecins ont pu constater que les deux chenapans n'ont malheureusement pas raté leur coup: fémur déplacé, côtes fracturées, bassin fracturé, et paralysie des membres du côté droit.Vendredi, elle passait sous le bistouri, mais l'intervention chirurgicale était compliquée par un problème de haute pression.Espérons qu'elle s'en sortira.L'ironie du sort veut que le couple Vennat se dévoue, dans ses moments de loisirs, pour la cause de détenus en congé, qu'ils accueillent à bras ouverts à la maison ou au chalet, et de prisonniers qu'ils visitent au pénitencier.Le sort aura voulu qu'un des parents soit la victime d'individus comme ceux qu'ils essaient de remettre sur le droit chemin Quel gâchis.pour $15! Si encore les chenapans s'étaient attaqués à une personne pétante de santé.Dans leur lâcheté, ils ont choisi une personne âgée, «et encore ils m'ont attaquée par derrière», disait-elle à ses filles la veille de l'intervention chirurgicale.Ce fait divers porte à la réflexion.Dans quelle société vivons-nous pour que des jeunes s'attaquent à des vieillards pour les détrousser d'une poignée de dollars?Si jamais les policiers arrêtent les chenapans, ils seront mncVS ART TRSASURCS* 146 Bates Road, suite 303.Ville Mont-Royal Tél.: 731-4312 SERA MISE À L'ENCAN LE MERCREDI 7 MAI 1980 EXHIBITIONS PRÉLIMINAIRES DU 2 MAI AU 5 MAI 1980 MARC-AURÈLE DE FOY SUZOR CÔTÉ \u2014 ARTHABASCA (1904) HUILE SUR TOILE 34 x 47 POURQUOI PAYER PLUS CHER?DU MANUFACTURIER AU CONSOMMATEUR re vêremen t$ de maison à la boîte blanc 9.2 m Contre-fenêtre wrmewes lutqv'oôOpo $40\" *65 du carré Produits de bâtiment Alcon PORTE PATIO\" 4 panneaux ou thermos à partir lus au fédéralisme et qui n'envisagent pas l'avenir du Québec -autrement que comme pays souverain, associé si possible £,iyec ce qui resterait du Canada.On l'imagine plus facilement Continuant de saboter le régime j>our l'empêcher de fonctionner prouver sa thèse, comme il le fait systématiquement depuis Ç^frj'il est au pouvoir, au dire ; ; même du ministre Parizeau, lors l du débat sur la question à l'Assemblée nationale.* I \u2022 Empêché par son option, ses convictions et sa clientèle de changer sa nature pour jouer de bonne foi et efficacement le jeu fédéraliste, ce gouvernement est condamné, dans léventuali-té de la défaite du oui, ou de démissionner ou de déclencher des élections dans les plus brefs délais.Mais s'il était réélu ça ne réglerait rien pour le Québec.Ce gouvernement ne serait pas plus capable de faire après ce qu'il se sentait incapable de faire avant.Sa présence empêcherait tout déblocage constitutionnel et la crise se perpétuerait au moins jusqu'à sa défaite à l'élection suivante ou à l'autre.Peut-être entre-temps aurions-nous droit à un autre référendum qui accentuerait davantage la division de la population, pour essayer de capitaliser en faveur du oui l'écoeurement croissant qui résulterait du pourrissement accru de la crise.Pendant ce temps l'incertitude aurait continué de ravager l'économie canadienne et tous les efforts accaparés par cet interminable débat n'auraient pu être déployés dans tous ces domaines qui appellent des réformes urgentes pour l'avenir du Québec.Au cours de sa conférence de presse.M.Lévesque a souligné que M.Trudeau, dans son discours, n'avait pas dit que la souveraineté-association signifiait la brisure du pays.Il voulait ainsi mettre M.Trudeau en contradiction avec M.Ryan qui fait, lui, cette équation.M.Ryan ne soutient pas.Que je sache, qu'accorder à M.Lévesque le mandat qu'il réclame signifierait immédiatement le démembrement du Canada.Mais ce serait mettre en marche un engrenage dont l'aboutissement est la souveraineté du Québec.M.Trudeau, pour sa part, pense la même chose quand il dit qu'il refusera de négocier la souveraineté-association parce qu'on «ne brise pas un pays sur une ambiguïté, avec un mandat ambigu».Par ailleurs, M.Lévesque a eu raison de se montrer vexé que M.Trudeau choisisse comme exemples Cuba et Haïti, deux pays sous-développés aux régimes totalitaires, pour prendre en défaut la démarche du gouvernement québécois.Il y avait dans ce parallèle boiteux une insinuation malveillante non seulement pour le gouvernement péquiste mais aussi pour !a population québécoise.Cet argument spécieux détonnait dans cet exposé par ailleurs remarquable.MARCEL ADAM Droits réserves Fidel tourne l'exode son avantage L'exode de milliers de _ Cubains prêts à tout pour ^(burner irrévocablement le dos à >feur patrie donne la mesure de Iha tiédeur des convictions chez Cune partie de la population.Mais Sfe là à penser que cette fuite \\ désespérée annonce ou trahit -un profond mouvement d'oppo-I>$ition au dictateur Fidel Castro, nÇomme certains commentateurs >ont imprudemment dit.il y a Lane marge au moins aussi grande que la distance qui sépare Cuba des côtes de la Floride.Il est vrai que Castro a fait une bêtise quand, pour embarrasser le Pérou, réputé trop complaisant vis-à-vis des ennemis de son régime, il a laissé s entasser 10,000 de ses administrés, candidats à l'exode, sur la propriété de l'ambassade.Manipulateur de foules, propagandiste expert, l'homme de La Havane s'est repris depuis.Spontanément (défense ici de rire) le peuple fidèle à Fidel s'est levé comme un seul homme pour s'emparer de la rue, crier le dédain que lui inspiraient les fuyards et renouveler sa profession de foi dans le socialisme marxiste et son prophète en Amérique.Dans des conditions impossibles, au milieu des périls, plusieurs milliers de réfugiés ont réussi à atteindre la Floride.D'autres attendent au Costa Rica un passage vers les États-Unis ou le Canada.Pour faire bonne mesure, l'astucieux Premier ministre a ouvert les portes des prisons et mêlé à la cargaison humaine des prisonniers de droit commun, assassins, grands voleurs, petits voleurs, trafiquants de drogues et peut-être quelques prisonniers politiques, vu que Cuba ne fait pas de distinction entre prisonniers de droit commun et prisonniers politiques.Le procédé est connu et l'effet irrésistible.Les nazis jetaient dans le même trou un assassin et un évêque récalcitrant.L'effet est irrésistible, car le pays d'accueil, si disposé soit-il à la miséricorde, ne veut pas ouvrir sa porte à des déchets Les services américains ont réussi à filtrer les indésirables, mais la rumeur fait si bien son chemin que la population de Miami se braque contre les réfugiés.Le Canada va accepter jusqu'à 300 immigrés.Notre pays a affiché une certaine complaisance pour la révolution de l'honorable Fidel Castro.Il est normal que nous recueillions au-jourd'hui notre part des retombées d'une décolonisation accueillie ici, dans les années 60, avec des sourires entendus.Un agent du ministère de l'Immigration (Ottawa) est au Costa Rica pour effectuer le tri.GUY CORMIER La visite du premier ministre japonais Le Premier ministre du Japon.M.Masayochi Ohi-ra, est arrivé hier au Canada pour une visite de trois jours où il doit rencontrer le Premier ministre Trudeau.M.Ohira vient du Mexique où il a séjourné également trois jours après avoir rendu une brève visite au Président des États-Unis.Ces visites que se rendent mutuellement les chefs de gouvernement sont, bien sûr, des actes de courtoisie mais elles ont surtout pour but soit de ratifier solennellement des accords politiques ou économiques, soit d'amorcer de tels accords par des entretiens directs et personnels.En l'occurrence, les problèmes économiques et politiques créés par les événements de l'Iran et de l'Afghanistan tiendront une place majeure dans les entretiens du Premier ministre Ohira.Le Japon, comme l'on sait, est totalement dépendant de lé-tranger pour son approvisionnement en pétrole.En pays avisé il a diversifié ses sources de ravitaillement Mais l'Iran lui fournit quand même un peu plus de 10 pour cent de sa consommation, soit 530,000 barils par jour.Or Ie21 avril la société d État qui contrôle la production et la vente du pétrole iranien a cessé d'accepter les commandes des importateurs japonais parce que ceux-ci refusaient de payer la nouvelle hausse de prix.Il faut savoir qu'au début de cette année les douze principaux importateurs japonais ont signé une entente avec l'Iran qui fixait le prix du baril à $28.50 plus une prime de $3 sur la moitié des importations.Mais, comme l'Iran a le gros bout du bâton, cette entente lui permet de hausser les prix unilatéralement.L'Iran haussa donc son prix de $1 le baril en février et de $2.50 en avril, pour en arriver à un prix global de $35.Le ministère du Commerce international du Japon conseilla aux importateurs de ne pas accepter ce prix très inflationniste parce qu'il attirerait sur le Japon les critiques des autres pays.Un approvisionnement sûr en pétrole à des prix stables est essentiel à un pays aussi industrialisé que le Japon.Il n'est donc pas étonnant qu'il cherche à accroître ses approvisionnements en provenance des pays stables, tels que le Mexique et le Canada Celui-ci lui vend déjà du charbon et pourrait, par une exploitation conjointe des sables bitumineux, lui fournir du pétrole.Lors dune interview à Tokyo le 16 avril M.Ohira a répondu, à une question que je lui posais sur les sables bitumineux, que la collaboration entre le Canada et le Japon était un aspect important de la politique énergétique de son pays et qu'on devrait rapidement en venir à une coopération systématique et organisée.Si l'on décode cette phraséologie diplomatique, cela signifie que le Japon est intéressé à exploiter conjointement les sables bitumineux.Comme cette exploitation est fort coûteuse le Canada aurait intérêt à accepter la coopération du Japon pour mettre au point au plus tôt la technologie d'extraction de ce pétrole lourd.D'autant plus que le Canada y gagnerait à développer ses relations commerciales avec un pays qui constitue un marché de 115 millions d'habitants.Le Canada malheureusement n'a qu'une population de 24 millions.C'est un marché fort restreint pour de gros investissements japonais.D'autant plus que ce marché est déjà largement occupé par les Américains et qu'en plus les Japonais se méfient des tracasseries bureaucratiques et des lenteurs administratives de l'Agence de tamisage des investissements étrangers (FIRA) dont les orientations changent avec chaque gouvernement et même avec chaque ministre titulaire.Si le Canada veut attirer les capitaux japonais il devra améliorer cette situation.La mévente du réacteur CAN-DU est un autre aspect du manque de dynamisme de la politique économique canadienne.Le Canada n'a pu vendre son réacteur au Japon qui était pourtant intéressé à ses qualités techni- ques.Mais c'est le réacteur américain à uranium enrichi qui a gagné le marché.Un porte-parole du Bureau de l'énergie atomique du Japon m'a déclaré le 17 avril que l'adoption du CANDU ne serait plus rentable maintenant car le Japon a déjà investi trop d'argent pour corriger et améliorer le réacteur américain et pour entraîner des techniciens à ce type de réacteur.En outre, un porte-parole de la Division de la science et de la technologie a précisé que le Japon était à développer son propre type de réacteur qui avait certaines caractéristiques du CANDU.Par contre, un porte-parole de la Division politique a laissé entendre que le Japon finirait par adopter le CANDU mais qu'en attendait la mise à la retraite de ceux qui avaient décidé d'adopter définitivement le réacteur américain.Bien sûr, cette dernière explication est plus diplomatique que réaliste.Quoi qu'il en soit, tout ce que le Canada exporte actuellement au Japon de son industrie atomique c'est l'uranium.Et encore ce n'est qu'indirectement puisque l'uranium est exporté aux USA où il est enrichi puis vendu au Japon.Les entretiens de MM.Trudeau et Ohira pourraient être l'occasion d'améliorer la part du Canada dans les approvisionnements énergétiques du Japon.IVAN GUAY LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1980 \u2022 A 7 MESSE EN PLEIN AIR À KINSHASA Sept femmes et deux enfants piétines à mort avant l'arrivée du pape KINSHASA (AFP) \u2014 La troisième journée de la tournée africaine de Jean-Paul II a été endeuillée par la mort d'au moins neuf personnes, sept femmes et deux enfants hier à Kinshasa, victimes d'une bousculade qui s'est produite au moment de l'ouverture des grilles donnant accès au parc où s'est déroulée la messe pontificale.Le nombre des blessés s'élève à soixante-cinq personnes.En apprenant la nouvelle de ce tragique accident, le souverain pontife a annulé la soirée culturelle prévue dans son programme.Ce n'est que vers 18 h GMT, alors qu'il recevait la colonie polonaise de Kinshasa, que Jean-Paul II a appris cette nouvelle, soigneusement cachée par les autorités civiles pendant toute la journée.Selon le porte-parole du Vativan, le pape «très affecté» a décidé de rendre visite aux familles des victimes.À l'issue de la messe où devait être consacré un évêque et ordonné huit prêtres, le pape s'est adressé aux universitaires, puis au clergé zaïrois.Jean-Paul II a mis en garde les intellectuels contre «le matérialisme sous toutes ses formes» qui, selon lui, «doit être rejeté car il est toujours source d'asservissement».Les prêtres zairois ont été mis en garde contre le «grand nombre d'idéologies et de pseudo-valeurs qui, à travers un langage fallacieux, réussissent souvent à séduire et à tromper nombre de nos contemporains».Vierge noire Dans la soirée, Jean-Paul II a consacré «l'Eglise en Afri- Selon les autorités du Zaïre, plus d'un million de personnes ont assisté à la messe en plein air.téléphoto UPI Location de terrains de villégiature résidentielle sur les terres publiques au Québec Réservoir Taureau, Pointe Fine, bloc 1, canton Masson, Saint-Michel-des-Saints Bassin Ouareau, canton Lussier, Saint-Donat Lac de la Décharge, canton Clyde, La Conception \u2022 Dans le cadre de sa politique d'accessibilité aux terres publiques, le ministère de l'Énergie et des Ressources offre à la population du Québec la possibilité, par voie de tirage électronique de louer des terrains à des fins de villégiature résidentielle.Ces terrains boisés et sans service public ont une superficie moyenne de 0,3 hectare (3,000 m2).Les cent quarante-cinq (145) terrains offerts sont situés en retrait de la rive, à une distance minimale de vingt (20) mètres du plan d'eau.PRINCIPALES CONDITIONS: \u2022 Bail d'une durée de trente (30) ans, renouvelable; \u2022 loyer annuel de 130$ avec révision tous les cinq (5) ans; \u2022 obligation durant les deux premières années: a) améliorer le terrain pour un montant minimal de 500$; b) construire un chalet d'une valeur minimale de 6 000$; \u2022 le locataire devra débourser les frais d'arpentage (330$) du terrain ainsi que les trais de réception et d'enregistrement de bail (25$); \u2022 la préférence sera accordée aux personnes résidant au Québec; \u2022 le locataire sera soumis aux lois et règlements fédéraux, provinciaux et municipaux, et ce.dans tous les domaines MODE D'ATTRIBUTION: \u2022 Il suffit de compléter le formulaire d'inscription qui se trouve au bas de cette annonce et de le faire parvenir â l'adresse indiquée ci-dessous: Bureau regional Ministère de l'Énergie et des Ressources 1255.Carré Phillips, suite 505 Montréal, Quebec H3B 3G1 Tél.: (514) 873-3864 \u2022 des formulaires d'inscription sont disponibles sur demande aux bureaux locaux du ministère de l'Énergie et des Ressources situés a St-Jovite.St-Donat, St-Côme, St-Michel-des-Saints.Cowansviile.Berthierville et Montreal.\u2022 les formulaires d'inscription devront parvenir au bureau régional au plus tard le 16 mai 1980 \u2022 le tirage électronique sera effectué le 23 mai 1980.4 ï Parmi les inscriptions reçues et valides, on détermine par voie de tirage électronique les noms des gagnants et des substituts par ordre prioritaire et ce pour chacun des développements.Toute formule incomplète ou mal complétée est rejetée sans avis.> FORMULAIRE D'INSCRIPTION \u2022 Écrire en lettres moulées \u2022 Pour s'inscrire, toute personne doit être âgée de 18 ans et plus.N.B.Les dames doivent s'inscrire en utilisant leurs NOM et PRÊNOM(S) à la naissance, tel qu'indiqués sur leur carte d'assurance-maladie Gouvernement du Québec Ministère de l'Énergie et des Ressources N d assurance-maladie (lettres) Nom.prenom(s)\t\t N Rue\t\tApp Municipalité\tCode postal I\t (chiffres) Cochez une case seulement (V) Réservoir Taureau [\"\"\"] Bassin Ouareau Q Lac de la Décharge F] Signature du participant\tTéléphone res-dence\tTéléphone bureau\tDate \tInd régional I\tInd.regional I\t que, son présent et son avenir» à la Vierge noire vénérée dans le sanctuaire de Jas-na Gora (Pologne), avant de rencontrer à la nonciature la communauté polonaise du Zaire.\u2022 Un sanctuaire dédié à Notre Dame de Czestochoha sera édifié à Kinshasa, à l'initiative des missionnaires polonais.À la communauté polonaise du Zaire, il a remis une copie de l'icône de la Vierge de Czestochoha et à exhorté ses concitoyens travaillant en Afrique à se dévouer chacun dans son domaine au développement du continent africain.Jean-Paul II quitte le Zaire aujourd'hui pour une visite à la République populaire du Congo.AVEC LES PETITES ANNONCES 285-7111 Regardez autour de vous les espaces verts.L'environnement c'est vous.Bien sûr, c'est aussi l'eau, la terre, l'air.Mais c'est avant tout ce que vous en faites autour de vous.Par exemple, les espaces verts que l'on retrouve dans toutes les municipalités.Ils embellissent les villes mais ils font encore plus pour vous.Saviez-vous que: les plantes vertes (particulièrement les arbres) absorbent le monoxyde de carbone et purulent l'air par l'oxygène qu'elles libèrent; un acre de Jeune forêt bien aménagé dégage suffisamment d'oxygène pour subvenir aux besoins de 18 personnes; les arbres diminuent les bruits et éliminent une partie des polluants solides en suspension dans l'air.Plantez donc des arbres sur votre terrain.Exigez du gazon et des arbres dans les lieux publics, les cours d'école, les terrains de stationnement.C'est vous qui profitez de vos espaces verts.L'environnement dépend de vous.Environnement Québec c'est le mois de rEnvironnement Une voiture sans complexe! Une nouvelle façon de s'offrir à la fois le confort, la sécurité et la robustesse sans pour autant sacrifier l'aménagement, le plaisir de conduire et l'économie d'essence.Cette réussite, il revenait à Peugeot de la créer.Tradition oblige.Parfaitement adaptée au contexte nord-américain, la 505, c'est l'harmonie que Ion recherche tous en automobile.La Peugeot 505, une voiture racée, musclée, sans maquillage qui servira désormais de point de comparaison.Venez l'essayer.Vous ferez une découverte.- : Tharmonieuse synthèse de la sécurité, de la robustesse, du confort.Roger Automobile» Ltée 4269 ouest, Ste-Catherine (514) 932-2925 Biarritz Automobiles Liée 10625.boni.R «cet te Montréal-Nord (514) 323-1900 Auto Grand Tourisme Inc.1740 bout.Labelle (514)331-6554 Garage ternaire Enr.147 Ma> rand (514) 346-4796 Longueuil Autos Importées lté* 465 ouest.Curé-Poirier (514)677-6361 Valois & Frères Auto Inc.Lucien Crevier & Fils 125 boul.Lemire ouest 458 Notre-Dame, CP 27 (819) 478-6148 (514) 568-2130 Boul.Laurier Automobile Ltée 4285 boul.Laurier (514)774-1345 Garage Marcel Cloutier 135 boul.Morin (819) 326-3151 \u2022 A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1 980 TRIBUNE LIBRE r V Le oui, rempart contre l'anglicisation .D.L.R.Etant donne l'abondance du courrier, h concision ett fortement recommandé*.Lot correspondants doivent inscrire lisiblement lourt nom, adroite et numéro do telephone.LA PRESSE no s'engage pat à publier toutes lot lettres reçues, ni à retourner lot lettres, manuscrits OU autres documents non publies.L'autour assume l'entière responsabilité do tôt opiniont.Tout en respectant la pontée do l'auteur, LA PRESSE te reserve le droit d'abréger lot lettres selon l'ot-poce disponible Si possible écrire à la machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: m Tribune libre», LA PRESSE, C.P.4200, tucc.Place d'Armes, Montreal.H2Y3M1.Cessons de charrier! Dans un article en date du 17 avril annonçant un meeting du comité pour célébrer le 40e anniversaire de l'attribution du droit de vote aux femmes du Québec, on peut lire ce premier paragraphe, sans doute tiré d'un communiqué des organisatrices: «Ça va faire exactement 40 ans la semaine prochaine que ies femmes du Québec sont redevenues des «personnes» et se sont vu redonner par la même occasion le droit de vote dont on les avait privées pendant près de 100 ans.Et 40 ans de «personnalité féminine québécoise», ça se fête! » Ce paragraphe contient des erreurs que je me sens tenue de rectifier.Toutes les femmes du Canada ont été reconnues comme des personnes au sens juridique, non pas il y a 40 ans mais ii y a eu 50 ans le 18 octobre 1979, et ce en vertu d'une décision du Conseil privé de Londres qui renversait un jugement de la Cour suprême du Canada quant à l'interprétation du mot personne contenu dans l'Acte de l'Amérique britannique du Nord.Cet anniversaire a été célébré à Ottawa et dans plusieurs villes du Canada l'automne dernier.Les femmes du Québec ont été les dernières à obtenir le droit de vote au Canada par la seule faute de leurs dirigeants, politiques et religieux.Il y a une limite À triturer l'histoire pour servir une cause.Renaude LAPOINTE Ottawa M.Yalden déplore que onze ans après l'adoption de la Loi sur les langues officielles, la situation du français à la Chambre des communes ne soit pas à la hauteur du fait français au Canada.Pour sa part, M.Fox, ministre fédéral des Communications, fait l'éloge des efforts du fédéral pour la diffusion et la qualité du français à travers le pays.Un ami ontarien, francophone, vient d'une famille de onze enfants.Aucun de ses frères et aucune de ses soeurs n'a épousé un(e) francophone.De ses vingt neveux et nièces, trois seule ment comprennent le français.Cet ami est curé d'une paroisse francophone au Sault-Ste-Marie.Des quatorze mariages célébrés dans sa paroisse l'an dernier, douze étaient entre francophones et anglophones.Né au New Hampshire, aux Etats-Unis, j'y ai passé mon enfance et mon adolescence.Ma famille s'y trouve encore.Bien que mes trois frères aient épousé des francophones, aucun de mes dix neveux et nièces ne parle ni ne comprend le français.Et ce, malgré les écoles bilingues, le français à la maison, les églises paroissiales et les journaux francophones dans notre génération.Tant en Nouvelle-Angleterre qu'en Ontario et ailleurs au Canada, on blâme la TV anglaise et les mariages interculturels où, étant donné le contexte nord-américain, la langue anglaise finit par l'emporter.On blâme l'exode vers la banlieue où se produit invariablement l'assimilation â la langue et à la culture anglaises ou américaines.Non négligeable non plus le complexe de supériorité anglais venu chez ce peuple au siècle du British Empire, et dont une collectivité ne se démet pas facilement.Nous en avons une longue expérience au Québec.La France ne nous a pas mieux servis; ses courbettes sont récentes.Face aux immigrants autres qu'anglophones, les Etats-Unis auraient pu opter pour une politique favorisant Péclosion de leur langue et de leur culture.Cette politique aurait enrichi le pays culturellement.Nos voisins du sud ont préféré l'assimilation.L'uniformisation fait passer tout le monde par le même moule.C'est plus facile, plus pratique.Elle est un réflexe de puissance colonisatrice.Durant les années 50 plusieurs pays du tiers monde acquirent leur souveraineté.La pauvreté linguistique américaine devint plus apparente, plus gênante aussi pour ce pays dans ses relations internationales.Le président Eisenhower avait tenté d'y remédier.Les mesures arrivaient beaucoup trop tard.Etant donné la prédominance anglo-saxonne en Amérique du Nord et ses tendances uniformi- santes, la loi fédérale sur les langues officielles ne pourra pas enrayer le courant d'anglicisa-tion faisant dorénavant partie des moeurs canadiennes.Avons-nous tort de craindre que le phénomène s'amplifie au Québec?N'est-il pas temps plus que jamais de doter ce pays d'une autonomie politique en mesure de bien camper le fait français en Amérique du Nord?De nos jours cette autonomie s'appelle souveraineté.Elle ne sera pas un repliement sur soi.Et pas seulement parce qu'elle sera en même temps une association avec le reste du Canada.Ne se sentant plus menacé, le Québécois ordinaire comprendra plus facilement l'utilité de savoir la langue de ses voisins.Il se réjouira aussi que les communautés anglophones et ethniques québécoises continuent d'évoluer selon leur génie propre.Lucien COUTU Montréal Lettre posthume KVRAC Non à un autre Cuba M.René Lévesque Premier ministre du Québec Vous ne ferez pas du Québec un autre Cuba.Les Québécois ne vous laisseront pas le loisir.Depuis que votre gouvernement est au pouvoir, les citoyens perdent leurs droits de façon subtile et substantielle.Ils sont de plus en plus brimés, lésés, l'initiative individuelle étant entravée par l'Etat tout-puissant.Vous passez les lois à toute vapeur.Vous ostracisez les groupes qui ne partagent pas votre point de vue.Vous récompensez l'incompétence administrative «des déficits» à même l'argent des taxes.Vous tolérez de graves abus de pouvoir de la part de vos fonctionnaires.Vous persécutez les entreprises sous le prétexte que vous avez «un préjugé favorable» envers ceux qui ne créent pas d'emploi.Vous permettez que certains ministres ridiculisent leurs électeurs.Vous le faites vous-même.Vous vous permettez d'avoir une piètre opinion de vos concitoyens en allant jusqu'à dire que «ceux qui sont intelligents comprendront» qu'il faut partager votre opinion.Vous n'êtes pas suffisamment puuuere en vous laissant aller à exprimer des opinions spontanées comme «être tenté de tirer au fusil dans les panneaux de ¦ Pro-Canada».Pas surprenant qu'ils sautent «patriotiquement».Lorsque Fidel Castro chassa les U.S.A.de Cuba, à qui fit-il appel pour l'aider?Les Cubains se font dominer par les communistes de Russie au lieu des Américains depuis leur «libération».Et 20 ans plus tard, est-ce mieux à Cuba?(.) Depuis quelques semaines, des milliers de Cubains libérés veulent fuir leur pays (.).Le gouvernement péquiste tue toute initiative privée depuis quatre ans avec une malhonnêteté intellectuelle telle que ça ne peut plus durer.Il y aura réaction.Votre gouvernement n'est pas un exemple de démocratie, loin de là.Il accorde des droits à certains et attribue des obligations à d'autres.Et vous nous parlez de traiter d'égal à égal alors que vous nous avez habitués à des distinctions d'inégalités sociales devant la loi (.).Beaucoup de citoyens voteront non parce que c'est vous qui posez la question.Vos abus me poussent à renoncer à mon patriotisme québécois pour me ranger du côté du non, et je vous en voudrai comme chef d'Etat de m'avoir obligée à dire non le 20 mai.Mme Jeanne ETHIE R Tracy Dire non à la question référendaire, ce serait s'unir à ceux qui se disent «non-Québécois, incapables de s'intégrer à notre milieu, et à ces déracinés issus de notre groupe ethnique qui désirent ensemble que nous demeurions d'éternels esclaves minoritaires aux points de vue linguistique, économique et politique au Québec comme dans les autres provinces.Je dirai donc oui, fidèle à cet ancêtre venu en terre québécoise en 1660.Je dirai oui à la suite de cet autre qui, parti de Port-Royal avec sa famille pour éviter la déportation, a dû traverser à pied le Nouveau-Brunswick et passer l'hiver sur l'îlet face à Carleton dans la Baie des Chaleurs.Je dirai encore oui, pour être loyal à celui des miens qui combattit l'invasion américaine à Châteauguay en 1813.Je dirai enfin oui à ce dernier qui, délaissant le poste de sénateur à Ottawa en 1916, se porta à la défense des Franco-Ontariens alors brimés \u2014 et ils le sont toujours \u2014 par les conséquences de la loi XVII de l'Ontario.Oui à nos ancêtres! Oui à la survie de nos concitoyens hors Québec! Oui à nos gens de l'air! Oui à nos politiciens du oui! Oui à nos gens d'ici! Texte rédigé le 27 mors 1970 par le Docteur Antoine La Rue, pédiatre, décédé subitement le 29 mars 1980.peux m'empêcher d'admirer, d'une certaine manière, le jeune homme que vous fûtes et dont, à n'en pas douter, vous ne vous êtes pas entièrement détaché.Je ne peux m'empêcher d'admirer ceux qui furent sensibles au destin du Québec à une époque où cela ne pouvait qu'être une tâche ingrate.Mais, aussi, je ne peux m'empêcher de croire que ceux et celles de votre trempe sauront dire oui à un projet collectif et positif qui est devenu, au fil des ans, l'écho de leur premier pas sur la scène politique du Québec.Robert STAFFORD étudiant Un interne en Ontario Terrorisme psychologique (.) Il est assez frustrant de voir les péquistes se scandaliser de ce que les libéraux mènent une campagne basée sur la peur (ce qui est vrai), alors qu'eux-mêmes ont basé la peur sur un terrorisme psychologique sans précédent et combien plus adroit, j'en conviens.En effet, on invoque le patriotisme, l'honneur, on nous invite à nous tenir debout, à ne pas «trahir» notre race et j'en passe.Mais dites-moi, est-ce bien une option qui nous est proposée?Je m'oppose à ce que l'on relègue d'office les tenants du non au camp de la trahison et de la mièvrerie.J'ai fait le choix du Québec dans le Canada, et cette option n'est pas, par essence divine ou quelque décret que ce soit, la seule qui puisse se défendre.Et je réclame le droit au choix pour tous.C'est sous forme d'un appel à la tolérance que doit être comprise cette lettre.Sylvie GIRARD Etudiante médecine 4e année Sherbrooke Au Dr Augustin Roy Président de la CPMQ J'ai lu vos propos dans LA PRESSE du 18 avril selon lesquels le nombre d'internes au Québec aurait été réduit depuis l'élection du Parti québécois.Vous oubliez de mentionner que ce phénomène n'est pas exclusif au Québec car d'autres provinces réduisent leur effectif d'internes depuis quelques années.(.) Au début de mon internat(1978-1979) à Ottawa, mon directeur me confia que j'étais le premier médecin diplômé d'une université de langue française du Québec à venir effectuer un internat à cet hôpital «bilingue» et, croyez-moi, j'espère bien être le dernier à le faire car, en plus de ma semaine de 80 heures de travail, je devais également tradui- re mon travail écrit afin de satisfaire des médecins anglophones soi-disant bilingues.Le coup de grâce me fut donné lorsqu'un «patron» unilingue anglophone me demanda de répondre en anglais à un examen du Conseil médical du Canada, examen que j'avais déjà réussi en français en 1978, sinon j'éco-pais d'une mauvaise évaluation.Je portai ceprotolème à la connaissance de mon directeur d'internat qui, à mon étonnement, fut d'accord avec cet ultimatum et ce, malgré le fait que j'avais toujours été bien évaluée antérieurement.Aussi, après neuf mois de travail intense, j'ai dû abandonner, à regret, mon internat, et je suis revenue vivre au Québec.Dr Odette LEMERISE Laval ce Maladie infectieuse» Le Jean Drapeau de 1949 Monsieur Jean Drapeau, maire de Montréal J'ai récemment appris, de la bouche de Gérard Pelletier, à l'émission «Propos et confidences», qu'en 1949, un jeune avocat nommé Jean Drapeau quittait Montréal pour Thetford dans le but de défendre la cause des mineurs de l'amiante.J'ai appris, aussi, ,ue le même homme avait milité au sein du Bloc populaire, aux côtés de Michel Chartrand et André Laurendeau.A l'époque du du-plessisme triomphant, fallait le faire! Fallait surtout avoir le courage de ses opinions.J'avoue être en profond désaccord avec certaines de vos réalisations mais, d'autre part, je ne (.) M.René Lévesque s'est couvert de ridicule en acceptant de nos chers cousins les Français des médailles et des honneurs, au lieu de demander des investissements pour le Québec.Les appuis sentimentaux pour les Québécois et les appuis financiers pour les Anglais et Américains.Nous sommes joués par nos chers cousins français encore une fois.On a beau dire, le ridicule ne tue pas.mais l'orgueil rend l'homme si bête!.Rien ne nous sera épargné durant cette «référendite», car le Québec souffre d'une grave inflammation et infection et si nous ne faisons pas attention, nous serons tous contaminés et les plaies seront difficiles à guérir.Nous avons déjà au Québec français des frères contre des frères, des gens extrémistes qui en sont aux gros mots et à bien d'autres choses.Le respect, le tact, la tolérance sont choses du passé pour plusieurs.C'est triste à dire, mais nous vivons la pire maladie infectieuse et inflammatoire de l'histoire du Québec.Attention, la référendite fait lentement son sinistre et dangereux chemin.Yolande GAGNON Grand-Mère Brian Mulroney donne la réplique à Louis Laberge J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le discours de monsieur Louis Laberge, président de la FTQ, prononcé à Québec le 19 avril dernier.Le discours intitulé «Question nationale, réponse syndicale» fut un appel aux délégués de la FTQ, les incitant à voter OUI au référendum.Faut-il être surpris?L'appel de monsieur Laberge fut écouté.jMonsieur Laberge n'aime pas les politiciens (sauf ceux qui sont au pouvoir, bien sûr): mais il aime bien faire de la politique.Dans son discours, monsieur Laberge a dit ceci: «Il est significatif de retrouver côte à côte le Parti libéral du Québec, le Parti libéral du Canada, le Parti conservateur, le Conseil du patronat du Québec, les principaux porte-parole des milieux financiers, les représentants de Power Corporation, de Bell Canada, de ITT, de l'AIcan, de PIron Ore.Il est évident que le principal intérêt de ces forces réactionnaires est de maintenir le Québec dans un état de dépendance qui leur a largement profité et d'étouffer tout mouvement vers un changement quel qu'il soit.Il aurait été pour le moins indécent pour le mouvement syndical de penser s'aligner avec ce club des exploiteurs.» Une opinion en vaut bien une autre, à condition que Ton examine la source.Car il y a exactement cinq ans (c'était un 1er mai), la Commis- sion Cliche déposait son rapport au gouvernement du Québec.La commission fut formée à la suite du saccage du chantier de la Baie James \u2014 saccage qui a coûté des millions de dollars aux contribuables québécois.Les trois membres de cette commission étaient feu l'honorable juge Robert Cliche, grand homme, grand humanitaire, grand démocrate; monsieur Guy Chevrette, syndicaliste dévoué, digne et honnête, maintenant whip en chef du gouvernement du Québec; et le soussigné.La commission, après une enquête approfondie et parfois difficile, a été unanime dans ses 132 recommandations qui visaient Penrayement du banditisme dans l'industrie de la construction québécoise, ainsi que la protection et l'amélioration du sort du simple travailleur.Des centaines de témoignages ont permis à la commission de tirer des conclusions irréfutables: notamment en page 74 du rapport: «La déposition de René Man-tha (agent de la FTQ) indique jusqu'où peut aller André Desjardins (directeur, FTQ).La violence lui est si naturelle qu'il lui doit en grande partie l'empire qu'il a édifié.» En page 79: «La vérité est qu'André Desjardins n'est pas un chef syndical.Il a contaminé toute sa structure syndicale en plaçant aux postes de commandes des Brian Mulroney hommes corrompus, brutaux, dénués de véritables sentiments humanitaires pour les travailleurs.» En page 86: «André Desjardins, fort des abdications qu'il a successivement provoquées en différents milieux, était devenu un danger pour l'Etat et une nuisance pour notre société aussi bien que pour le syndicalisme.Il a miné l'autorité de l'Etat, bafoué la loi et éclaboussé la FTQ par sa conduite.Un tel homme ne doit plus jamais exercer de fonction syndicale.» Face à ce drame sans précédent dans l'histoire syndicale au Québec, la Commission Cliche a examiné le comportement de certains hauts placés.Les mots Louis Laberge de Robert Cliche resteront toujours: En page 86: «On peut également s'interroger sur la tolérance que certains hauts personnages de la FTQ, surtout le président Louis Laberge, ont manifestée à l'endroit du directeur du Conseil provincial des métiers.Monsieur Laberge savait ou ne savait pas.Dans le premier cas, s'il ne détenait pas le pouvoir direct de destituer André Desjardins et ses affidés, n'avait-il pas le devoir de dénoncer leurs comportements indignes?Nul doute que tous les syndiqués honnêtes de la FTQ, qu'ils soient de la construction ou de secteurs différents, lui en auraient été reconnaissants.«Dans le deuxième cas, il faut s'inquiéter d'un tel aveuglement et d'une telle méconnaissance des hommes.D'une façon ou d'une autre, le silence de la FTQ s'est interprété comme une caution.De la part de la plus grande centrale ouvrière du Québec, cela ne pouvait qu'accroître le pouvoir de Desjardins.«Monsieur Laberge avait pourtant retrouvé la voix, au lendemain du vandalisme sauvage de Yvon Duhamel à LG-2.«Loin de blâmer les représentants du local 791, il les disculpe en niant la véracité des «accusations» et de «tous les péchés d'Israël qui leur sont imputés», ajoutant même: «Je mettais (sic) ma tête au jeu qu'ils sont loin d'être aussi coupables qu'on le présumait.» «Après les révélations de notre enquête, il faut bien conclure que M.Laberge a perdu son pari.Il ne lui reste plus qu'à espérer que les travailleurs ne lui demanderont pas d'acquitter la gageure.» Et pourtant, monsieur Laberge affirme à Québec, sans sourire: «Il aurait été pour le moins indécent, pour le mouvement syndical de penser s'aligner avec ce «club des exploiteur».» Encore une fois, monsieur Laberge a raté une belle occasion de se taire.Messieurs Jean de Grandpré, Paul Desmarais, Pierre Nadeau, Daniel Johnson et autres du Comité du Non n'ont guère besoin de moi pour les défendre contre les attaques de monsieur Laberge.Leurs contributions multiples à leur province et leur pays témoignent éloquemment de leur dévouement et générosité.Les attaques contre ceux qui bâtissent et contribuent à la société ne sont pas nouvelles au Québec.Compte tenu du dossier de l'agresseur, cependant, la simple prudence exige qu'on examine attentivement les créances de ce dernier.Quant à moi, comme Québécois, je continuerai à respecter autant les honnêtes gens qui voteront Oui que ceux et celles qui voteront Non.Le sens de la démocratie n'en exige pas moins.Comme président de PIron Ore, je suggère fortement à monsieur Laberge d'aller demander à ses membres de la Côte Nord, et plus spécifiquement à ses collègues métallos, si eux nous rangent vraiment dans le «club des exploiteurs».Je doute fortement qu'il veuille rendre publique la réponse que ces derniers feront.Car un référendum est une chose trop sérieuse pour qu'on en profite pour mêler allègrement les pommes et les oranges.L'heure n'est pas à l'opportunisme et aux règlements de compte: le 21 mai, nous devrons continuer à vivre ensemble et à bâtir notre vie collective.Brian MULRONEY Président Iron Ore Company of Canada Lundi, 5 mai 1930 TRIBUNE LIBRE A 9 I Notre avenir est-il entre les mains d'opportunistes et bluffeurs?(.) Ce ne sont ni les souverainistes convaincus et sincères, ni les fédéralistes tout aussi convaincus et sincères, mais les «autres» qui vont décider du résultat final du référendum (.).J'entends par les «autres»: les souverainistesconditionnels (.); les fédéralistes qui veulent utiliser le oui pour accélérer le renouvellement de la fédération; les «bluffeurs» (on n'a rien à perdre, on va voter oui pour voir ce qui va se passer!); les «risqueux sur le dos des autres» (ceux qui voteront oui.tout en se promettant bien de partir pour la Californie ou la Côte d'Azur «si ça coûte trop cher ou si ça ne marche pas à mon goût» .tout en laissant à leur sort évidemment les Québécois qui n'auront pas le choix et devront rester au Québec coûte que coûte, que se soit pour des raisons familiales, d'unilinguisme, de manque de ressources financières, etc.) En somme, les «autres», ce sont tous ceux qui voteront ou pensent à voter oui, sans être en faveur de la souveraineté politique véritable et totale.Ce sont ces gens, ni fédéralistes, ni souverainistes, (et qui selon moi comptent pour le moins 30% de l'électorat) qui se feraient avoir en votant oui.Pourquoi?Parce que leur vote servirait alors à mettre en branle un lent mais inévitable processus vers la séparation politique du Québec.Et cela tout simplement parce que l'étapisme aurait franchi sa troisième étape absolument nécessaire à son succès final (les deux premières étapes ayant été de faire accepter le principe du référendum et de l'étapisme même par le PQ en 1974, et la deuxième, évidemment, étant l'élection de novembre 1976).On peut, dès maintenant, entrevoir ce que serait le scénario des trois ou quatre prochaines années suivant un vote oui majoritaire en mai prochain: début très prudent d'une tentative de négociation avec Ottawa et les autres provinces canadiennes; refus (probablement malhabile et émotif) des autres gouvernements canadiens; fine et habile utilisation de la victoire et de cette situation par le PQ lors de l'étape suivante, soit la prochaine campagne électorale; (.) victoire électorale du PQ vers la fin de '80 ou le début de '81 ; insuccès répétés par la suite du Québec de négocier sur la base du projet souveraineté-association (de 1981 à 1983 ou 1984); mise en place ou arrivée «naturelle» de conditions et d'un climat propres à un vote final en faveur de la souveraineté pure et simple (sans association); exode de votants fédéralistes du Québec (surtout, mais non seulement, anglophones); exode de quelques autres sièges sociaux et entreprises du Québec; climat de frustation et d'épuisement moral de la population québécoise («il faut en finir»); niveau d'émotivité et d'impatience à la hausse au Canada anglais; publicité et communication du gouvernement du Québec axées sur les thèmes suivants: «Nous autres on veut négocier, c'est eux autres qui ne veulent pas.Les anglophones ne veulent pas nous traiter d'égal à égal.» Etc.Vers la fin de 1982, après de longues et savantes études et réflexions, M.Parizeau trouvera le moyen de dire qu'il n'a jamais vraiment cru à une monnaie commune.et proposera un dollar québécois-(non un franc français, ça ferait trop peur! ).En 1984, alors que les non-francophones ne compteront plus que pour moins de 10% de la population, et que le vote fédéraliste convaincu ne se situera plus qu'à environ 40%, le référendum II l'emportera avec au moins 55% des votes.Les thèmes de fond de la campagne référendaire du PQ (version 1984): «On ne peut plus reculer devant la mauvaise volonté et le mépris du Canada; Mettons fin une fois pour toute à notre statut de minorité méprisée et dominée; Le monde entier, et le Canada anglais surtout, se moqueront de nous et nous mépriseront si l'on refuse d'assumer notre destin historique; Il faut leur montrer qu'on est capable d'être solidaires devant leur provocation.» Ceux qui sont pour l'indépendance politique du Québec (sans association économique avec le Canada) se doivent de voter oui.Ceux qui sont contre (et il existe plusieurs bonnes raisons d'être contre! ) se doivent de voter non.Les autres qui ne pourront se brancher carrément pour ou contre la souveraineté totale (sans association) d'ici le 20 mai devraient s'abstenir.ou voter non.Les Québécois qui sont pour un fédéraliste renouvelé doivent bien comprendre qu'ils contrôleront de moins en moins la situation s'ils votent oui à un mandat de négocier la souveraineté-association et devront un jour accepter de vivre dans un Québec séparé ou quitter leur patrie québécoise.Le PQ veut la souveraineté (essentielle) avec une association économique avec le Canada (souhaitable, mais non essentielle et non garantie à long terme de toute façon).Ceux qui veulent confier un mandat de négociation au PQ doivent bien réaliser ce sur quoi le PQ veut négocier et quel est son objectif ultime.Les Québécois en faveur du fédéraliste renouvelé devraient se rappeler qu'on n'accorde pas un mandat à quelqu'un sans d'abord s'assurer qu'il va négocier ce qu'on veut qu'il négocie.Je voterai NON parce que je crois que la qualité de vie des Québécois (socio-culturelle, politique, économique) sera plus élevée et mieux assurée dans un fédéralisme canadien renouvelé.et pour ce qui est de ceux qui refusent de voir que le fédéralisme canadien a beaucoup évolué depuis 1867 et ne croient pas qu'il pourra être renouvelé à l'avenir, il faudrait s'en reparler après le référendum qui porte d'abord et avant tout (et c'est le PQ qui l'a voulu) sur le projet péquiste.Jacques LARIVIERE Saint-Bruno-de-Montarville «Deux : peuples.donc deux pays» (.) Un pays est son peuple et au Canada vivent deux peuples.Il est donc deux pays: le Canada anglais et le Québec.On ne peut le nier.Et le Québec, il y a 3Vi ans, a élu un parti qui avait pour raison d'être et de,se battre d'écrire son pays.Et depuis bientôt trois ans et demi que ce parti se dépense sans compter pour qu'il fasse toujours meilleur y vivre.Son but ultime est de nous donner un pays souverain, mais son but de tous les jours est de nous servir avec loyauté au meilleur de nos intérêts; et grâce à sa persévérance et à sa combativité, les preuves de son honnêteté et de sa compétence ne sont plus à faire.De sorte qu'aujourd'hui nous savons comme deux et deux font quatre que le Parti québécois travaille dans l'intérêt unique et absolu du peuple qu'il représente.C'est sa vocation.Mais tout comme il peut constituer pour notre gouvernement le moyen de conduire notre pays à l'aube d'une ère nouvelle, où il pourra enfin voler de ses propres ailes et aller où bon lui semblera, le pouvoir est parallèlement la fin vers laquelle tendent tous les efforts des députés de l'Opposition, et qui semble pour eux justifier tous les moyens.Les Péquistes ont supplié l'Opposition d'élever le débat référendaire au-dessus des chicanes partisanes.Ce fut peine perdue.Pourquoi?Alors que les sondages montrent que le oui et le non se partagent presque également la faveur du public, toute l'Opposition s'est rangée en bloc du côté du NON.Par quel phénomène?Simplement parce qu'ils ont soif de pouvoir.Une victoire du OUI au référendum signifie un renouvellement automatique du mandat du Parti québécois.Ça,, l'Opposition y pense sans arrêt; elle ne voit que ça.Que le référendum soit, comme Claude Ryan l'écrivait lui-même il n'y a pas si longtemps, la chance à ne pas rater offerte au peuple québécois de réclamer et recevoir enfin son dû, l'Opposition s'en contre-fiche.Plusieurs d'entre-eux, s'ils n'étaient pas députés de l'Opposition, voteraient OUI « (.) Michel VIGNEAULT Saint-Léonard i f 1 i l > * Attitude fort insultante EN BREF II était une fois.Récemment s'est tenu un «rallye des communautés ethniques», organisé par le comité du non.À cette occasion, des représentants de diverses ethnies ont fustigé le projet de souveraineté-association et le Parti québécois, les associant «tantôt au racisme, aux nazis, tantôt aux régimes totalitaires, au communisme, aux dictatures d'extrême-droite, tantôt à la destruction, à la mystification et à la torture».Je considère une telle attitude extrêmement insultante pour les Québécois et les Québécoises.Plus de 41% de la population du Québec a voté pour le Parti québécois en 1976; est-ce à dire que tous ces hommes et ces femmes étaient des nazis, tortionnaires totalitaires.?Qui sont ces gens qui, reçus à bras ouverts nous envoient ensuite les pires insultes?J'aimerais rappeler à la représentante haïtienne que le député de Papineau, M.Jean Alfred, est d'origine haïtienne et qu'il est député du Parti québécois.Trouvez-moi un pays où un immigrant pe^Jt devenir député à l'AssembléAnationale après seulement sept ans de résidence.Il faut dire que les grands organisateurs de cette soirée étaient le Dr André Fortas, officier supérieur du Parti libéral du Québec ainsi que M.John Ciaccia, député de Mont-Royal.Des actes criminels Ce dernier est bien connu pour ses prises de position contre les lois 22 et surtout 101, lois qui faisaient du français la seule langue officielle du Québec.On a peine à retrouver dans ces meetings la rigueur intellectuelle quasiment cartésienne de M.Ryan.Alors que ce dernier se vante d'être sans peur et sans reproche, son entourage se comporte comme une bande de Bérets blancs hystériques.Espérons que toutes les paroles blessantes lancées au cours de ce rallye resteront sans réponse.L'insulte est l'arme du faible, de celui ou celle qui n'a plus d'autre argument pour se défendre.Prouvons aux nouveaux arrivants dans notre pays que notre but est d'en arriver à une nouvelle entente fondée sur l'égalité des peuples, dans un climat de fraternité et de coopération.S'ils ont été induits en erreur par certaines personnes, nous comprenons leurs craintes et leur pardonnons.Mais il faudrait quand même qu'ils se renseignent avant de poser des gestes et de lancer des paroles comme celles qui ont été dites le week-end dernier.Il faut dire oui au référendum.Richard ASSELIN Montréal-Nord Pour ne pas ternir leur image de pays pacifique devant le monde entier les gouvernants du Canada anglais devront s'asseoir devant une table de négociation avec le Québec.Déjà de nombreux peuples attendent que nous prenions nos affaires en mains afin de nous accorder clairement leur appui, ce qu'ils ne sauraient faire si nous nous disions non.Par un oui, sans briser quoi que ce soit et sans brusquer qui que ce soit, le Parti québécois proposant un remaniement de nos relations avec les Canadiens anglais, nous nous introduisons dans une solidarité universelle qui nous apporte une bénéfique ouverture tant au plan économique que culturel.(.) Honoré RIZZOLI Montréal Le bon sens à l'honneur (.) J'accepte qu'il y ait des gens qui veulent apporter des modifications à notre système fédératif.Ce que je n'arrive pas à digérer, c'est cette salade que tes partisans du oui essaient de nous faire avaler par la malhonnêteté et parfois même la violence.Des Québécois, Canadiens comme vous et moi, qui détruisent des affiches du Canada pour prouver leur appui à la proposition de M.Lévesque! Eh! bien moi, je vous dis que ce sont des gestes criminels qui commencent à se faire très fréquents chez-nous.Il a fallu seulement quelque temps pour que la pagaille s'installe dans le coeur des Québécois et que ceux-ci en arrivent à poser des gestes révolutionnaires.Ils ont tous les pouvoirs, tous les droits et ils refusent même d'argumenter raisonnablement avec des partisans du non.Les fédéralistes, eux, au moins n'essaient pas de se faire remarquer en faisant des gestes malhonnêtes et irréfléchis.De fait, ceux qui détiennent la meilleure proposition n'ont pas besoin ou ne trouvent pas nécessaire d'aller tirer des bombes dans le clan opposé, parce qu'ils savent qu'ils peuvent se faire comprendre par un dialogue franc et honnête.(.) Quand on sait que la question posée est aussi un jeu de mots qui cache bel et bien une indépendance camouflée, on peut se demander si les auteurs n'essaient pas de jouer notre propre avenir (.) Mlle Francine LANGEVIN Dolbeau Monsieur Marcel Adam Editorialiste en chef LA PRESSE Je tiens à venir vous féliciter pour votre éditorial du 19 avril.Certes, on peut dire que vous êtes habituellement égal à vous-même.Mais dans votre éditorial de samedi vous abordez le problème référendaire avec une hauteur de vue que beaucoup devraient vous envier.Un certain M.Dion en particulier.Auquel vous n'étiez pas sans penser, j'imagine, en écrivant cet article.Je ne me mettrai pas en frais de vous rappeler quelles phrases de votre écrit sont percutantes; elles se tiennent toutes et finalement c'est votre page entière qui pose avec beaucoup d'exactitude je problème tellement sérieux de la véritable démocratie.(.) J'en reviens à votre pensée centrale: on est en train, en effet, de démontrer que l'on a perdu le sens de la démocratie.Le gouvernement du Québec manigance les données du référendum à sa guise et selon les seules vues du Parti québécois et l'on n'entend guère que votre voix pour rappeler qu'il n'est pas sain, démocratiquement, de ne remuer que les passions lorsqu'il s'agit de débattre une question aussi grave.L'on ne cesse d'aiguiser l'émotivité autour de mots déjà puissamment chargés d'affectivité comme «nationalisme», «d'égal à égal», «souveraineté» et l'on force le débat à devenir une espèce de surenchère comme s'il s'agissait de mousser la vente de deux produits commerciaux en rivalité! C'est absolument aberrant.Je n'admets pas que des gens sérieux puissent reconnaître \u2022 comme suffisante une majorité ordinaire pour procéder au changement d'assiette politique d'un peuple.On semble admettre comme démocratique que 40 pour cent ou davantage des citoyens doivent accepter la décision simplement majoritaire des autres sur une question de statut politique! Quand il s'agit de changer un seul article de règlement régissant toute société démocratique, la loi exige 75 pour cent des votes.Pour fixer le destin d'un peuple, la moitié plus un suffit! Pourtant l'on veut un «oui» majoritaire; comment sera-t-il vraiment démocratique si personne n'a fixé la majorité nécessaire à démontrer que c'est véritablement la majorité qui désire le changement du statut actuel du Québec?(.) Vous n'avez pas besoin de mes encouragements sans doute pour continuer votre calme lutte en faveur du bon sens.Quand même, il doit faire bon de se sentir épaulé.Vous avez mon appui et celui d'une multitude d'autres.Je pense aux femmes dont l'intuition ne trompe pas: elles ont joué un si grand rôle dans le passé, encore qu'il était effacé.Aujourd'hui encore, j'ai confiance Jean HUBERDEAULT Montréal Il était une fois un petit «peuple» qui se croyait exploité par les méchants «capitalistes».Un mouvement se forma afin de les chasser et d'être «maîtres chez nous».Comme le leader de ce mouvement de «libération» était un orateur charismatique, non seulement il sut enjôler le petit peuple, mais aussi certains hommes d'affaires, la majorité des professeurs, les syndicats (évidemment); certains prêtres et même des évoques lui firent confiance.Puis vint au pouvoir, toutes les belles promesses de liberté, d'allégement d'impôts (après quelques années de pouvoir les coffres de l'Etat étaient vides: on accusait un déficit de deux milliards dont cinq cent millions étaient passés on ne savait pas où) toutes ces belles promesses, donc, furent reniées (.).Aux dernières nouvelles, on apprenait que 10.000 réfugiés étaient antassés à l'Ambassade du Canada et demandaient que différents pays consentent à les accueillir.On commençait à les évacuer par petits groupes.Quand les premiers contingents purent sortir du «pays», des milliers de leurs compatriotes, partisans du pouvoir, s'étaient massés le long de la route qui mène à l'aréoport et insultaient des réfugiés: les \\ uns criaient: «traîtres»; d'autres, «bon débarras pour nous», d'autres «nous vous tuerons», d'autres encore criaient «vermine»; mais la majorité vociférait et scandait: «René.René.René.» Simon BEAULI EU Sherbrooke La gauche rêve d'un oui (.) En votant oui, je voterais Parti québécois et aussi avec la gauche et l'extrême gauche; pour ces derniers c'est une occasion rêvée d'accélérer leur idéologie.Si c'est oui au référendum, l'affaire est dans le sac; pour certains syndicalistes anciens ou en place le Parti des travailleurs sera sur pied et, salut René, maintenant on va se débrouiller.Le même scénario se répétera ici comme dans les pays aujourd'hui socialistes gérés sous la botte communiste.A Cuba, on se plaignait qu'il y avait des riches et des pauvres, aujourd'hui ils sont tous pau- .vres.; Ça commence toujours ainsi: réchauffer à fond les sentiments nationalistes, abattre les capitalistes profiteurs, exterminer les éléments indésirables.Soyons indépendants et dirigeons nos propres affaires, etc.Indépendance pour qui (voir'4 paroles d'un film québécois)?~-Des intérêts étrangers qui inves- t tissent dans d'autres provinces mais pas au Québec, eux aussi ont le goût du Québec! Pour- qUOi?(\" > Jean PERREAULT Saint-Basile-le-Grand Il faut un oui massif Un manque d'honnêteté Une occasion unique Les Québécois ont intérêt à savoir qu'un non les rapetisse à la mesure de la basse «partisanerie» libérale et les accule sans merci à un isolement qui les maintient dans une dynamique négative de minoritaires, dans laquelle, face aux Canadiens anglais, ils ont toujours été les perdants (ex: 60,000 des nôtres à Montréal même vivent en anglais); ce qui a toujours constitué une perte de temps et d'énergies invraisemblable.(.) Nous nous retrouvons par ce référendum dans une occasion unique où, en nous disant oui, nous chassons nos fantasmes et proclamons pacifiquement et démocratiquement en face du monde notre égalité avec les peuples de la terre.Nous portons ainsi notre cause devant l'opinion mondiale qui représentera une pression bienfaisante pour nous.En face de celle-ci un Canada qui a toujours vanté son sens de la démocratie et son grand respect des libertés ne pourrait nous refuser une saine et véritable négociation sans encourir une réprobation internationale qui lui coûterait cher.Il est triste de constater le peu d'honnêteté des tenants du non qui confondent association et séparation.Cela fait douze (12) ans que l'on parle d'association et les tenants du non font semblant de comprendre séparation.L'association, c'est pourtant le contraire de la séparation.On ne peut pas s'associer en se séparant.Ce n'est pas logique.Que M.Emile H.F.C.Genest ne comprenne pas cela ne surprendra personne(.).Mais qu'un homme qui se dit guidé' par la main de Dieu tienne des propos propres à induire le peuple québécois en erreur, cela a de quoi étonner.Le chef libéral a beaucoup changé (.).Négociation et non destruction, M.Ryan.On accuse les tenants du oui de vouloir briser, voire détruire le Canada.Comment voulez-vous que Ton détruise un pays en négociant avec lui?C'est absurde, c'est illogique.Le chef du non croit-il que M.Lévesque, en arrivant à Ottawa pour négocier la souveraineté-association, va exiger qu'un point de l'ordre du jour s'intitule: Destruction du Canada?Allez dire cela aux pompiers, M.Ryan et ils vont vous arroser.Il est triste de voir le chef libéral prendre ses distances avec la logique, la morale et l'honnêteté la plus élémentaire.Michel CHARETTE Montréal Le Canada est un territoire qu'on n'habite pas majoritairement et où on ne peut pas imposer sa langue, sa culture et où les leviers de décisions économiques, sociales et politiques ne nous appartiennent pas vraiment car nous ne formons que 26 pour cent de la population canadienne et où à Ottawa le nombre de députés du Québec diminue par rapport au nombre de députés hors Québec (en 1867 nous avions 65 députés à Ottawa, aujourd'hui nous avons 75 députés tandis que la deputation du Ca- nada anglophone passait de 116 en 1867 à 207 en 1980.Le cheminement qui nous est trop souvent imposé par la majorité anglophone d'Ottawa ne répond pas nécessairement à nos désirs et à nos besoins.(.) C'est v seulement au Québec que nous sommes maîtres chez nous considérant que nous y formons 80 à 84 pour cent de la population.(.) On doit se dire oui à nous- ' mêmes, un oui massif au référendum.Daniel GAUTHIER Magog .Quelle prospérité.?La plus belle farce référendaire du comité Pro-Canada aura sûrement été de poser une pancarte dans le village de Bic, quelques milles avant Rimouski.Celle-ci nous assène en plein visage une réalité inconnue de tous les habitants de cette région: «J'y suis j'y reste, pour ma prospérité».Ces messieurs et dames auraient dû faire des recherches un peu plus approfondies sur la «prospérité» de la région.17 pour cent de chômage, un très grand nombre d'assistés sociaux et près de 40 pour cent de la population vivant sous le seuil de la pauvreté.J'espère que les gens de ma région répondront à cet affront par un oui massif au référendum.Yvan TREMBLAY Rimouski A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1 980 Tito reste un de ces «géants de l'histoire» dont André Malraux a dit que ce qui les définissait, c'était leur faculté de dire «non», leur pouvoir de refus.Depuis le jour ou.enfant de choeur tfiflé par un cure nerveux, il décida de ne plus remettre les pieds à l'église, Josip Broz, 7e des 15 enfants d'un forgeron austro-hongrois, a toute sa vie plié le destin à sa volonté.par Serge ROMENSKY de l'Agence France-Presse Son «non» le plus célèbre a été celui de juin 1948, lorsque sommé par Staline de faire acte d'humble allégeance, il répondit en faisant charger ses canons aux frontières.Tito a dit plusieurs fois que son défi à Staline avait été la décision la plus pénible de sa vie.Et pourtant, il yen avait eu d'autres, à commencer par celle de prendre en 1937, au pire moment des purges staliniennes, la périlleuse direction d'un parti communiste yougoslave alors déchiré par les intrigues, les ambitions et les dénonciations.Socialisme du citoyen De la cantine du Komintern.à Moscou, où ses collègues dédaigneux refusaient de s'asseoir à sa table, au Tito en uniforme rutilant recevant sur son yacht les têtes couronnées, quel chemin parcouru.Un chemin qui est passé par la faim, le froid et les bombes, alors que Josip Broz, à la tête de ses partisans aux pieds nus dans la neige, attaquait les chars et les avions de l'occupant nazi.Devenu maître, en 1915, d'un pays déchiré par les haines intestines, sous-développé, diminué de plus d'un habitant sur dix par les massacres de la guerre.Tito commene par imposer d'une main de fer, après une «purge» impitoyable, l'ordre et l'unité communistes.Mais après 1948, confronté au stalinisme, il en prend vite le contre-pied: Sta- Sans abdiquer sa foi communiste, le maréchal Tito a toujours préconisé une voie indépendante pobr les Etats socialistes et a fondé sa politique extérieure sur le non-alignement.L'un des fondateurs du mouvement des non-alignés, il a su garder son pays à l'écart des blocs jusqu'à la fin de sa vie.On le voit ici avec les grands ténors du non-alignement lors d'une rencontre à New York en 1960.De gauche à droite: le premier ministre Nehru (Inde), le président Nkrumah (Ghana), le président Nasser (Egypte), le président Sukarno (Indonésie) et Tito.line, c'est le «socialisme d'Etat».Le socialisme selon Tito, ce sera, d'une façon toujours plus marquée au fil des années, un «socialisme du citoyen», où l'usine doit appartenir à l'ouvrier, et non à un anonyme bureaucrate de ministère.C'est ce que les Yougoslaves ont appelé l'autogestion, un concept dont ils admettent volontiers qu'il n'est pas parfait, mais qu'ils espèrent être la moins mauvaise façon d'organiser la société.\u2022 Le pouvoir de refus et l'anti-dogmatisme: c'est tout le caractère de Tito ramassé en quelques mots.Sur le plan mondial, cela s'est traduit par le non-alignement, l'opposition égale à tous les «blocs» et à toutes les inféo-dations, une politique qui a donné à la Yougoslavie un rayonnement international hors de me- sure avec les dimensions du pays.Force de caractère.Pour défier de la sorte à la fois le destin et les grands de ce monde, il fallait à Tito plus que de la force de caractère.Il a su être arrogant.Son physique massif, exsudant un débordement de vitalité jusqu'à un âge très avancé, sa démarche lourde, l'oeil impassible derrière la fumée des longs cigarillos qu'il affectionnait, ont plus d'une fois désarçonné des interlocuteurs très haut placés, qui s'attendaient à un petit chef d'Etat balkanique.Ecrasant d'autorité, abrupt, conscient de sa valeur et de son étoile, Tito savait pourtant aussi être un causeur souriant, un hôte courtois, un mari attentionné.Il a toujours gardé la fierté de ses origines ouvrières, sans refuser un instant le brillant et le luxe départis à ses fonctions: il affectionnait particulièrement sa villa de l'île de Brioni au parc orné de sculptures antiques et au large de laquelle un yacht peint en blanc attendait en permanence ses ordres.et souplesse Cette souplesse, cette faculté d'adaptation, l'ont souvent servi.On a pu voir Tito rire à gorge déployée, sous un chapeau de mascarade, à tel bal de nouvel an.Mais il aurait le lendemain, s'il l'avait fallu, pris un fusil à la tète de ses soldats.Un tel personnage serait probablement arrivé au faîte du pouvoir sous n'importe quelle latitude.Il a su faire d'un pays balkanique de vingt millions d'habitants une pièce respectée de l'échiquier mondial, et son pouvoir a duré plus longtemps que le royaume fondé en 1918.Né dans un très grand pays, Tito aurait peut-être fait trembler le globe.Tel qu'il était, avec les.moyens qu'il avait, son «titisme»» a complètement modifié les relations entre pays communistes, et, de ce fait, profondément marqué l'histoire contemporaine.- \u2022 I \u2022 I Devant Moscou, une indépendance jamais démentie MOSCOU (AFP) \u2014 Les relations entre l'URSS et la Yougoslavie socialiste ont été essentiellement et constamment conditionnées par le souci de Belgrade d'affirmer son indépendance et son autonomie d'action face aux pressions directes de Moscou puis à ses tentatives de «grignotage» de cette position.Avant même de devenir officiellement le chef reconnu de la Yougoslavie, Tito avait eu, dans l'hiver 1944, une rencontre orageuse avec Staline qui voulait lui donner des leçons sur la manière de faire accéder au pouvoir les communistes yougoslaves.Son «entêtement» ne sera pas oublié par Staline qui ne cessera, jusqu'à sa mort, de vouloir s'en débarrasser.Il fait «excommunier» en juin 1948 à Bucarest Tito et ses camarades qui seront, jusqu'à 1953, l'objet des plus violentes attaques.La «Pravda» le dénonce comme un assassin des «honnêtes communistes» yougoslaves.Le parti yougoslave est critiqué non seulement pour sa politique extérieure mais pour l'organisation économique du pays.Les Yougoslaves attaquent alors le comportement de l'URSS pendant la lutte des partisans yougoslaves contre le nazisme en dénonçant «la fable de l'aide soviétique à l'insurrection nationale yougoslave».Le dégel intervient en 1955 quand Khrouchtchev vient à Belgrade rétablir les relations.L'année suivante, Tito se rend à Moscou en visite officielle et, quelques jours après son départ, la célèbre résolution du PCUS, dénonçant le culte de la personnalité de Staline, mentionne expressément ses erreurs dans l'attitude à !'égard de la Yougoslavie.A partir de ce moment un modus vivendi s'établit entre la Yougoslavie rebelle et le Kremlin.Le non-alignement Les relations de la Yougoslavie avec le reste du monde, et en particulier le Tiers-monde, revêtent une grande importance, surtout depuis la fin des années 50, quand Tito fonde le mouvement des non-alignés.Moscou ne cessera de guetter les faux pas que pourrait faire Belgrade dans ce jeu compliqué où il faut tenir compte de la stratégie de l'URSS, des Etats-Unis et de la Chine.En 1956, les troupes soviétiques ont écrasé la révolution hongroise, et le vieux communiste Imre Nagy, l'ancien camarade de Tito à Moscou, devenu pour quelques temps le chef de la Hongrie, sera pendu un an et demi après.Tito condamnera vigoureusement l'occupation soviétique d'août comme il vient de condamner, à l'ONU, l'occupation de l'Afghanistan \u2014 un non-aligné \u2014 par les troupes soviétiques.Entre-temps, la Yougoslavie a exprimé son opposition à l'engagement de Moscou aux côtés de l'Ethiopie contre la Somalie puis avec le Vietnam contre les Cambodgiens pro-chinois tout en réprouvant l'intervention chinoise contre le Vietnam.Toutes ces divergences n'ont pas empêché le maréchal Tito de faire à Moscou, depuis 1956, vingt voyages ou il a, chaque fois, réaffirmé vigoureusement la position indépendante de son pays.La conférence des non-alignés à La Havane était pour Tito la dernière grande confrontation avec les successeurs de Staline.Il y était longuement ovationné, mais la «Pravda» ignorait le discours-testament où il réaffirmait les principes du «mouvement» tels qu'il les concevait.Fidel Castro en devenait le président et c'était déjà un symbole quand on sait que la dépendance de Cuba par rapport à l'URSS est totale.Mais il est symbolique également que le dernier grand voyage à l'étranger de Tito fut celui qui le mena à Pékin, via Moscou, en 1977.Et quand Tannée suivante.Hua Guofeng lui rendit la politesse à Belgrade, les Soviétiques ne manquèrent pas de faire savoir que cette attitude de la Yougoslavie indépendante ne les satisfaisait pas.En juin 1964, le maréchal Tito était reçu à Leningrad par son «ami» Khrouchtchev, consacrant la réconciliation du dissident yougoslave avec Moscou.Celui-ci rendait ainsi la politesse au Numéro Un soviétique qui avait visité Belgrade Tannée précédente.Un pays cimenté par un homme PARIS (AFP) \u2014 Sept voisins, six nations (plus 18 «nationalités»), trois langues officielles, trois religions, deux alphabets, un parti \u2014 et un homme qui incarne la force de cohésion et l'indépendance.La Yougoslavie de Tito, c'est cela, et c'est ce qui explique les appréhensions qu'a toujours suscitées la perspective d'une Yougoslavie sans Tito.par Claudine CANETTI Entourée par sept pays dont trois (Hongrie, Roumanie, Bulgarie) sont membres du Pacte de Varsovie, un (Italie) appartient à l'OTAN, le cinquième (Grèce) pourrait y entrer à nouveau, le sixième (Autriche) est neutre et le septième (Albanie) farouchement isolé dans son socialisme pur et dur, la République federative de Yougoslavie est formée de six républiques fédérées : Serbie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Slovénie, Macédoine et Monténégro.Au sein de la Serbie, deux régions, principalement peuplées d'Albanais (le Kossovo) et de Hongrois (la Voïvodine), jouissent d'un statut autonome.Les minorités Les trois langues officielles sont le serbo-croate, écrit en caractères cyrilliques ou latins et parlé par les Serbes, les Croates, les Monténégrins et les Musulmans, le macédonien (proche du bulgare, alphabet cyrillique) et le Slo- vène (alphabet latin).Trois religions sont pratiquées: l'orthodoxe (Serbie, Monténégro, Macédoine, Bosnie-Herzégovine), le catholicisme (Croatie, Slovénie) et l'islamisme (Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Kossovo).Parmi les 18 «nationalités» (terme préféré par la Yougoslavie titiste à celui de «minorité nationale»), les plus importantes sont les Albanais, les Hongrois, les Turcs, les Slovaques et les Tziganes.L'importance que Belgrade a toujours attachée au problème des minorités dans le monde s'explique non seulement par cette mosaïque interne, mais aussi par le fait que de nombreux représentants des nations qui forment la Yougoslavie sont éparpillés dans des pays voisins : Croates en Autriche, Hongrie et Roumanie, Slovènes en Autriche, Italie et Hongrie, Serbes en Hongrie et Roumanie, Monténégrins en Albanie, Macédoniens en Albanie, en Bulgarie (qui conteste formellement ce «fait macédonien») et en Grèce.Le charisme de Tito Que ce fantastique creuset de races (une douzaine de minorités yougoslaves ne sont pas des Slaves), d'ethnies et de religions ait été littéralement cimenté par la poigne et le charisme de Tito ne fait de doute pour personne.Le problème, lorsqu'on évoquait l'éventuelle disparition de ce ras sembleur prestigieux, était de savoir si des fissures, issues de vieilles rancoeurs traditionnelles ou de disparités économiques (la différence est encore grande, par exemple, entre la Slovénie et le Kossovo, partie la moins développée de la Yougoslavie) ne vont pas apparaître et provoquer peut-être, dans un avenir plus ou moins lointain, l'éclatement de cette fédération.C'est de toute évidence ce que le maréchal Tito lui-même a toujours craint, et c'est pour préserver à tout prix l'unité et la cohésion du pays qu'il a instauré d'une part une stricte collégialité dans les organes dirigeants du pays (à commencer par la présidence, où sont représentées toutes les républiques et régions autonomes) et d'autre part, un système original d'autogestion économique.Rivalités séculaires 11 n'en reste pas moins que les rivalités séculaires ne sont pas mortes, notamment entre les Serbes et les Croates, dont le destin dans l'histoire fut fort différent.La Serbie, noyau fédérateur de la Yougoslavie moderne et souvent soupçonnée d'«hégémonisme», formait dès le 12e siècle un Etat indépendant, puis tomba deux siècles plus tard sous la domination ottomane avant de recouvrer au 19** siècle son indépendance et la certitude de sa mission de rassembleur des Slaves du Sud».La Croatie, conquise par les Hongrois au 12e siècle, passa également sous la domination ottomane mais fut pendant la plus grande partie de son histoire soumise aux influences occidentales.Inclus dans l'Empire austro-hongrois jusqu'en 1919, unis aux Serbes au sein du premier Etat yougoslave, les Croates eurent aussi, pendant la Seconde Guerre mondiale et avec l'appui de l'Allemagne nazie, un Etat indépendant créé par les Oustachis qui rêvent aujourd'hui de le restaurer.À plusieurs reprises ces dernières années, les nationalismes croate et serbe se sont réveillés, matés à chaque fois par le président Tito, de même que les velléités de réveil des «kominformistes».Pour d'autres républiques, c'est avec les pays voisins que des frictions surgissent: ainsi l'Albanie ne manque pas de relever les difficultés économiques des Albanais du Kossovo, et la Macédoine demeure un sujet de conflit permanent entre Belgrade, qui accuse la Bulgarie de ne pas reconnaître le « fait macédonien », et Sofia qui considère les Macédoniens de Bulgarie comme des Bulgares et ceux de Yougoslavie comme des «Yougoslaves de souche bulgare».Un casse-tête général qui ne manquera pas de peser lourd dans les destinées de la Yougoslavie d'après-Tito. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 MAI 1 980 JLB MONDE.A 11 51 H ii Tito meurt après une longue agonie D'après UPI, AP, AFP \u2014 Le président Josip Broz Tito, le dernier des grands leaders de la 2e Guerre mondiale et le fondateur de la Yougoslavie moderne est décédé hier, trois jours avant son 88e anniversaire.Le maréchal Tito était déjà mort depuis près d'une heure et demie quand le communiqué officiel des médecins qui le soignaient à Ljubljana a annoncé: «le système cardiovasculaire s'affaiblit.Le président est entré dans une nouvelle phase critique.» Cette annonce a été faite à 16 heures 27 locales.Mais à 18 heures 13 locales, le communiqué de la direction du pays annonçant le décès indiquait qu'il s'était produit à 15 heures 05 locales.Le communiqué officiel a été très court: «A la classe ouvrière, aux travailleurs et aux citoyens, aux peuples et nationalités de la République socialiste federative de Yougoslavie \u2014le camarade Tito est mort.» La mort du héros national a été annoncée sans troubler dans les premiers moments l'atmosphère calme d'un long week-end pri'Uanier.La nouvelle, d'abord annoncée par l'agence officielle Tanjug puis une dizaine de minutes plus tard à la télévision par un speaker en vêtements de deuil, n'a pas provoqué immédiatement de changements perceptibles dans le comportement des Belgradois nombreux comme à l'ordinaire à cette heure, surtout un dimanche, dans le centre.Sur Terazije, les Champs-Elysées de Belgrade, la foule assiégeait les autobus.Beaucoup de gens n'ont, il est vrai, appris la nouvelle qu'en rentrant à la maison.Contrairement à toute attente, en effet, rien n'a été fait pour créer une atmosphère très solennelle pour l'annonce du décès et la diffusion de la lecture du communiqué de la direction de la Ligue des communistes yougoslaves et la présidence collégiale qui assurent la succession du bâtisseur de la Yougoslavie socialiste.Le communiqué médical détaillant les causes ultimes de sa mort indiquent que «des infections graves plusieurs fois renouvelées et la forte température prolongée, doublées des insuffisances rénales, des lésions du foie, des faiblesses cardiaques et du système circulatoire ont entraîné l'épuisement progressif de toutes les forces et fonctions vitales du président (Tito) pour l'issue fatale».Le chef de l'Etat yougoslave Les messages de sympathie affluent Carter n'ira pas aux obsèques : ii : I : » .i -».: « -¦.i.¦ ; ¦ I l i ! i- I ¦ I d'après AFP, UPI, UPC Les messages de sympathie affluent de toutes les parties du monde vers la Yougoslavie tandis qu'à Washington, on estime que le président Carter ne se rendra certainement pas à Belgrade pour assister aux funérailles du maréchal Tito si le président Leonid Brejnev décide de s'y rendre.Le chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt et le secrétaire-général de l'ONU, M.Kurt Wakl-heim ont été les deux premiers à annoncer leur présence aux obsèques de jeudi.Le fossé entre les super-grands est trop considérable, fait-on remarquer de bonne source à la Maison-Blanche pour qu'il y ai» rencontre entre Carter et Brejnev à Belgrade.Selon certaines informations en provenance de Moscou, Brejnev pourrait, lui.assister aux funérailles.Il n'y a pas eu de rencontre entre des dirigeants des deux pays depuis le «coup de Kaboul».Une délégation de «haut niveau» est en formation pour représenter les Etats-Unis, mais il est encore impossible de savoir si le vice-président Walter Mon-dale ou le secrétaire d'Etat désigné Edward Muskie ira à Belgrade.Le président Carter a exprimé hier en son nom propre et au nom du peuple américain ses «sincères condoléances» et sa profonde sympathie au peuple yougoslave èn ce moment tragique».En Union soviétique, l'agence Tass a été la première à annoncer le décès et une longue biographie du défunt a été diffusée.L'annonce de la télévision a été courte et a été insérée à la fin du bulletin international.Aucune mention n'a été faite de la rupture Tito-Staline et de la longue campagne soviétique dirigée contre le «titisme».Dans la capitale ouest-allemande, on indique de bonne source que le chancelier Schmidt et le président de la République fédérale, M.Karl Carstens, se rendront à Belgrade.Le premier ministre canadien.Pierre Trudeau, a déclaré: «Je suis convaincu que la Yougoslavie saura poursuivre avec la force et l'indépendance qu'elle a su acquérir l'oeuvre en faveur de la paix et de la stabilité, à laquelle Tito a consacré toute sa vie».Dans les capitales européennes, la plupart des chefs de gouvernement ont rapidement transmis leurs voeux de sympathie.Mme Thatcher a rappelé qu'il a été l'allié de la Grande-Bretagne pendant la dernière guerre et à Rome, on a rappelé son rôle dans la construction du mouvement des non-alignés.s'est éteint après plus de deux mois et demi d'agonie.Hospitalisé le 12 janvier, il avait été amputé de la jambe gauche une semaine plus tard.Le nom de Jovanka, veuve du maréchal Tito, écartée depuis trois ans de toute activité publique, ne figure pas dans les télégrammes de condoléances adressées hier soir par la présidence de l'Etat et le comité central à la «famille» du disparu.De bonnes sources, on apprend que les auteurs de l'émission de télévision qui était consacré à une rétrospective de la vie de Tito ont reçu l'ordre de suppri-.mer toute séquence où l'épouse Jovanka apparaissait aux côtés de son mari.Le président Tito laisse deux enfants, Zarko, 56 ans, né de son premier mariage avec la Russe, Pélagie Belooussova, et Misa, 40 ans, fils de sa 2e épouse Vene.Sa 3e épouse, Jovanka, n'a jamais été admise au chevet de son mari, selon des sources concordantes.Le maréchal Tito téléphoto AP Deuil de 7 jours en Yougoslavie BELGRADE (AFP, AP) \u2014 Un deuil national de sept jours a été décrété pour la mort du maréchal Tito qui sera inhumé jeudi dans la capitale.Selon la constitution, M.Lazar Koli-sevski, le représentant de l'Etat de la Macédoine, est devenu le nouveau président de la République.La dépouille du maréchal Tito, annonce-ton officiellement, sera acheminée par train spécial de Ljubljana à Belgrade où elle arrivera ce matin.Parmi les personnalités qui accompagnent le corps de Tito, figurent l'Albanais Fadil Hodja, membre de la présidence de l'Etat, le Slovène Stane Dolanc, membre de la présidence du comité central du parti, le Bosniaque Todo Kurtovic, président de l'Alliance socialiste, le Croate Mika Spiljak, président des syndicats ainsi que des représentants des autres républiques.La dépouille sera exposée au parlement fédéral à partir d'aujourd'hui jusqu'à jeudi.Une séance commemorative au niveau fédéral aura lieu demain.Les délégations étrangères seront invitées à venir rendre un dernier hommage au disparu.Il sera inhumé jeudi dans l'après-midi au 15, rue Uzîcka à Dedin-je, dans le quartier cossu de Belgrage où se trouve sa résidence privée.Relativement à la succession, on pense que dans le courant du mois de mai, selon le système de rotation institué par Tito lui-même, M.Cvijetin Mijatovic, représentant de l'Aiat de Bosnie-Herzégovine, accédera à son tour à la présidence pour un an.Mijatovic a été élu hier soir vice-président de la république.Le nouveau numéro un du parti est M.Stevan Doronjski, 60 ans.le président en exercise de la Ligue des communistes de Yougoslavie.Il est Serbe et originaire de la province autonome de Voivodine.Il est secondé par M.Dusan Dragosavac, un Serbe de Croatie, âgé de 61 ans, qui occupe officiellement le poste de secrétaire du parti.t * Une projection tonpoyaîre moins C'est vrai Une assurance temporaire peut vous coûter mosns cher avec la New York Life Nous avons en effet réduit ies primes des polices importantes de 20 p 100 et plus, pour de nombreux gruupes d'âge et nous garantissons qu'elles demeureront à ce bas niveau pendant au moms trois ans.Si donc vous pensez à une assurance temporaire, regardez un peu autour Assurez-vous cependant d'obtenir, de la New York Life, un devis des nouvelles polices temporaires renouvelables chaque année et 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Angle Clément et Lafleur àLaSalle 364-1121 se fait chez.RALLYE A 12 « 4 4 « 4 « 4 4 4 « t 4 « 4 4 « LE RÉFÉRENDUM LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 5 MAI 1 980 ACTUALITÉ RÉFÉRÉ 4 I \u2022 4 ?\u2022 4 4 \\ 1 « Pas de débat Il semble bien qu'il n'y aura pas de débat télévisé Trudeau-Lévesque dans la campagne référendaire.Dans l'entourage du premier ministre fédéral, on considère absurde de croire que le chef de tout le pays rencontrerait en combat singulier un lea der provincial.On estime aussi .sans doute que ce serait là «passer par-dessus la tète» du chef officiel du «non», Claude Ryan, qui a déjà refusé un tel débat.Quant à M.Lévesque.il a tenu hier à préciser qu'il n'avait \"jamais voulu «lancer un défi» à .son vis-à-vis fédéral, mais qu'il avait simplement répondu à une .question d'un journaliste qui (voulait savoir s'il aurait des objections à un tel débat.Lévesque et la violence Le chef du camp du «oui» René Lévesque s'est demandé hier si ,ce n'est pas «le ton de la campagne du «non» ou leur mauvaise organisation» qui donne lieu à de la violence aux assemblées de M.Ryan.Il a noté que des partisans du «non» assistent souvent à ses propres assemblées, brandissant affiches et drapeaux, mais que ça n'a jamais résulté en des scènes de violence.De fait, cela s'est produit à au moins quatre reprises jusqu'ici, .et chaque fois, la façon de procéder du premier ministre a été la même.Aussitôt que le chahuta-ge débutait, il lançait un appel au calme, rappelait que «le lendemain du 20 mai, il va falloir encore tous vivre ensemble», et .s'engageait à donner la parole aux partisans du «non» et à discuter avec eux à la fin de son .discours.Dans un cas (au collège de Lévis).il en a même fait monter sur la scène avec lui.Hier à Saint-Hyacinthe, il a commenté «que des incidents de ce genre-là sont peut-être inévitables dans une campagne où les émotions sont aussi fortes que celle-ci».Puis, faisant allusion à ce qu'il a appelé «des attitudes provocatrices» de certains tenants du «non», il a ajouté: «Des fois, on a l'impression qu'ils s'arrangent pour avoir des problèmes.Je n'accuse personne, mais ça s'est déjà vu dans des élections d'organiser des incidents pour pouvoir ensuite jouer au martyr.» ¦ ¦ - I 4 il « : \u2022 I ¦
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