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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1980-03-24, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS DAMERIQUE MONTRÉAL, LUNDI 24 MARS 1980, ?6e ANNÉE, no 71, 52 PAGES, 4 CAHIERS 25 CENTS abonnement.lundi au sw.edi m 75 METEO Nuageux en fin de journée Minimum: \u20141 Maximum: 8 Demain: plutôt nuageux Détails à la page A 2 transfert chah bloque C'est le chah lui-même qui a choisi l'Egypte d'après AFP, UPI et AP L'ex-chah d'Iran a quitté hier le Panama pour l'Egypte, 24 heures avant la présentation par Téhéran d'une demande officielle d'extradition de l'ancien souverain aux autorités panaméennes.L'Iran a aussitôt fait savoir que ce départ avait compromis un plan pour le transfert des otages américains dès ce soir à la garde du gouvernement, mais que ce plan pourrait encore être appliqué si l'ex-chah était arrêté avant son arrivée au Caire.L'avion transportant le souverain déchu et l'ex-chahbano fait escale depuis tôt ce matin au milieu d'importantes mesures de sécurité à la base militaire américano-portugaise de Lajes, aux Açores.Le Panama publiait entretemps un communiqué annonçant que l'ex-chah, exilé sur l'île de Contadora depuis le 15 dé- cembre dernier, ne s'y trouvait pas en qualité d'exilé politique car «il n'avait jamais déposé de demande en ce sens».Selon ce communiqué, l'ancien souverain iranien a quitté Panama et se dirige vers l'Egypte «malgré les avertissements concernant les risques médicaux que présente ce long voyage et les complications que ce départ pourrait entraîner pour la sécurité des otages américains à Téhéran, la situation intérieure de l'Egypte et l'équilibre fragile au Moyen-Orient».Zbigniew Brzezinski, conseil- \u2014 Voir CHAH, page A 6 Un Québec souverain amenderait la loi 101 Les deux principaux chefs de parti au Québec se sont engagés hier, devant des auditoires distincts, à modifier substantiellement la loi 101 sur la langue mais pour des raisons différentes.Devant la communauté anglophone, le premier ministre Lévesque s'est engagé à «édenter» cette loi dans l'hypothèse d'un Québec souverain, une loi qui, selon lui, n'aurait alors plus à être aussi eoerciti-ve.M.Claude Ryan, lui, a repris devant la minorité italienne son engagement de permettre l'école anglaise à tous ceux dont la langue maternelle est Tan- 8lais- \u2014 page A 2 DROP-OUTS L'école ne peut pas convenir à tous.Bien sûr, les jeunes sont convaincus de l'importance de terminer leurs études pour obtenir un diplôme, celui-ci devant leur rendre la vie plus facile dans le monde du travail.Toutefois, on ne peut que constater, révèle Anne RICHER à laide de statistiques du ministère de l'Education, que le taux d'abandon se situe à environ i).5 p.cent.\u2014 page B 1 le monde \u2022 Suède: «oui» au nucléaire Appelés à se prononcer par référendum, 75 p.cent des six millions d'électeurs suédois ont dit «oui» à 58.1 p.cent hier à l'énergie nucléaire et 38.6 p.cent ont dit «non»: mais les centrales devront quand même être démantelées d'ici 25 ans.\u2022 Begin: le défi Israël a lancé hier un nouveau défi aux Etats-Unis et à l'Egypte en décidant de créer deux écoles juives à Hebron.\u2022 Tchad: la confusion Les combats entre les forces de Hissène Habre et Goukouni Weddeye se poursuivent à N'Djamena malgré un accord de cessez-le-feu conclu par les deux chefs.Paris s'apprête à évacuer les Européens.\u2014 pages B 10, B 11 édito La Banque du Canada dit-elle la vérité?par Ivan GUAY 5T page A 4 Du travail pour 30 ambulanciers Six voitures accidentées, une vingtaines de blessés, une foule de 1 50 à 200 curieux.La scène se déroulait samedi matin coin Jarry et 2e Avenue à Saint-Michel, mais il n'y avait rien de tragique à l'événement, car il s'agissait d'une répétition générale pour la trentaine d'ambulanciers de la compagnie Royale.Les «blessés» ont même été conduits aux urgences des hôpitaux Saint-Luc et Bellechasse, où la direction, mais non le personnel, avait été avertie de la manoeuvre, photo Pierre coté, la presse \u2014 page A 3 Les cols bleus L'Assemblée nationale votera aujourd'hui une loi spéciale forçant le retour au travail des 5,600 cols bleus de Montréal.C'est le premier ministre René Lévesque qui a convoqué la session d'urgence pour 3h, aujourd'hui.Il n'a pas fait mention d'une loi spéciale, mais le bureau du ministre du Travail Pierre-Marc Johnson Ta confirmé à LA PRESSE hier soir.Les négociations ont été rompues en milieu d'après-midi hier entre la ville et ses employés manuels, membres du Syndicat canadien de la fonction publique.Ces négociations «intensives» avaient été souhaitées par le gouvernement du Québec, lors de la commission parlementaire de vendredi dernier.Le ministre Johnson avait toutefois prévenu les parties que le gouvernement pourrait intervenir si elles ne réussissaient pas à s'entendre.Selon la partie syndicale, au cours des rencontres du week- end, aucun progrès n'a été réalisé sur les points en suspens, qui sont: l'indexation du fonds de pension, l'assurance groupe, la rétrogradation médicale, les sous-contrats, la répartition de la masse salariale et l'indexation des salaires.Les parties n'auraient également pu s'entendre sur un protocole de retour au travail que le syndicat avait soumis la semaine dernière.Le président du syndicat des cols bleus.Réjean Gauthier, a accusé hier la ville de continuer à se cacher derrière le gouvernement du Québec «comme elle l'a fait avec le médiateur lors de la commission parlementaire.En aucun moment, la ville de Montréal n'a pris ses responsabilités envers la population et les cols bleus, préférant laisser le gouvernement intervenir.» Selon le syndicat, une loi spéciale servirait les intérêts de la ville de Montréal et brimerait les travailleurs, «qui exercent un droit légal et légitime».Pierre SAINT-GERMAIN L'insurrection semble de plus en plus proche Dans le deuxième de sa série d'articles sur le Salvador, Pierre SAINT-GERMAIN nous raconte son entrevue avec le secrétaire du Bloc populaire révolutionnaire, Julio Flores, qui lui a confié que l'heure de l'insurrection n'est pas arrivée, mais qu'il y a dans le peuple certaines indications permettant de penser qu'elle approche.Un signe avant-coureur pourrait bien être le regroupement des organisations marxistes, qui divulguait il y a quelques semaines un programme conjoint de gouvernement démocratique et révolutionnaire.Les organisations de masse salvadoriennes compteraient au moins 15,000 combattants.Ce sont, à part le BPR, le Front d'action populaire unifié et l'Armée révolutionnaire du peuple._page A 9 Sans les dangers des rayons X Ultrasons pour voir le foetus \u2022 La technologie des ultrasons, qui permet de «voir» l'intérieur de l'utérus d'une femme enceinte sans douleur et sans les dangers de la radiographie, a permis une plus grande sécurité pour la mère et le foetus, déclare le Dr Sheila Kumari, la directrice de l'unité des ultrasons, à l'hôpital Jewish-Hillside, à Long Island.Grâce à cette photo aux ultrasons, prise peu de temps avant la naissance, et publiée dans «Parents Magazine», on peut voir les bras et les mains de l'enfant avec une grande précision.sommaire Arts et spectacles \u2014 Informations: A 1 2 à A 1 5 \u2014 Horaires: A 1 5 Bandes dessinées: A 10 Cours: \u2014 Psychologie: A 8 Décès, naissances, etc.: B 9 Économie: B 6, B 7 Etes-vous observateur?: C 5 Feuilleton Holocauste: C 3 Jardins et maisons: C 10 Le monde: B 10, B 1 1 Mon oeil sur Montréal: A 1 5 Mot mystère: A 10 Mots croisés: A 10 Page des lecteurs: A 5 Petites annonces: C 2 à C 10 Pleins feux: A 9 Sports: D 1 à D 1 2 Vivre aujourd'hui: B 1, B 2 y i 7 A 2 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 24 MARS 1 980 La vice-présidente démissionne L'exécutif de l'aile québécoise du PC pour le «non» par Jacques BOUCHARD envoyé spécial do LA PRESSE THETFORD MINES \u2014 La vice-présidente de l'exécutif de l'Association du Parti progressiste-conservateur, section Québec, \\I:r.e Suzanne Duplessis, a l'intention de remettre sa démission d'ei à Quelques jours.C'est ce qu'elle a indiqué samedi, pendant que le président du Parti, Me Marcel Danis, en conférence de presse, expliquait que son parti allait appuyer le «non» au cours de la campagne référendaire.Il a précisé que cette déci-jsipn ne signifiait pas que les conservateurs adoptent la thèse constitutionnelle du Parti libéral contenue dans le Livre beige du Parti Jibéral.«On nous force la main avec la loi 92 et les comités parapluie», a souligné Me Danis.La résolution adoptée en fin de semaine ne lie pas les membres et ils auront le droit de s'exprimer pour qui ils veulent, j Par solidarité avec la vice-présidente, le président de la région çie Québec, un vieux routier de i'tjnion nationale, M.Alphonse Blouin.a claqué les portes et a préféré s'abstenir.Mme Duplessis a done décidé de s'engager très activement dans la campagne du «oui», a-t-elle souligné, car c'est une chose essentiellement québécoise.Par ailleurs, c'est l'ex-premier ministre Joe Clark qui a désigné les trois représentants du Parti sous le comité parapluie dirigé par M.Ryan.Il s'agit du sénateur Arthur Tremblay, Claude Dupras el Peter Rlaikie.Interrogé à savoir pourquoi M.Clark ne Pavait pas nommé sur ce comité, puisqu'il avait déjà eu des rencontres avec M.Ryan, le président de l'Association a dit ignorer les intentions et le pourquoi de la décision de son chef.Il a Le président du PC-Québec, Marcel Danis.indiqué qu'il aurait accepté volontiers de faire partie de ce comité.La réunion de samedi a été assez orageuse, a reconnu M.Danis; il a regroupé 14 des 22 membres du conseil national.Une autre résolution a été adoptée enjoignant les hautes instances du Parti, à Ottawa, à tenir un congrès général à l'automne.Normalement, lors de ce genre de manifestation, un vote de confiance est pris à l'endroit du chef.Entre-temps, l'aile québécoise tiendra elle aussi un congrès d'orientation qui portera essentiellement sur la position constitutionnelle.M.Roch LaSalle, le seul député conservateur élu au Québec le 18 février dernier et qui a assisté à la fin de la réunion, a souligné qu'il ne pouvait pas pour sa part défendre le «oui» avec la position qu'il occupait présentement dans le Parti conservateur.LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: \u20141 Maximum: 8 Nuageux en fin de journée DEMAIN Plutôt nuageux au Québec REGIONS Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Lac-Saint-Jean Rimouski Gaspesie Baie-Comeau Sept-lies Mit Ma.AUJOURD'HUI \u20142 Un peu de neii^e H Ciel variable 6 Périodes nuageuses 6 Ciel variable B Ciel variable \u2022 i i îiel variable 3 Ciel variable 2 Nuageux 2 Nuageux 2 Nuageux 2 Nuageux DEMAIN Peu de changement Nuageux Ciel variable Nuageux Nuageux Nuageux Peu de changement Ciel variable Ciel variable Ciel variable Ciel variable au Canada Colombie-Britannique Alberta Saskatchewan Manitoba Ontario Nouveau-Brunswick Nouvelle-Ecosse lle-du-Prince-Edouard Terre-Neuve Aujourd'hui Ensoleillé Nuageux Ensoleillé Kn:H>leillé Knsoleillc Nuageux Nuageux Nuageux Neige Capitoln Victoria Edmonton Kegina Winnipeg Toronto Fredericton Halifax Charlottetown Saint-Jean 2 -8 \u20147 \u20148 0 \u20141 -1 0 -1 Moi.10 2 \u20141 \u20141 2 5 2 2 1 si vous partez.aux États-Unis New York Washington Huston Min.4 1 2 Max.1 1 Hi 9 Min.Max.Chicago \u20141 9 San Francisco (i 20 N Ile-Orléans Miami Min.10 26 Max.23 28 vers les capitales Ani>'cnlam Athènes Berlin tjfruxelles Geneve JÉmg Kong \u2014 \u2014 Londres 18 \u2014 Le Caire \u2014 \u2014 Lisbonne u \u2014 Madrid \u2014 \u2014 Moscou Paris Home 9 \u2014 11 \u2014 19 \u2014 8 \u2014 16 \u2014 Stockholm Sydney Tokyo Tunis Vienne Varsovie 7 4 vers les plages Capulco ico 24 12 il 2U Bermudes Harhade 18 21 24 28 Nassau Rio de Janeiro 18 26 la presse & - 4.A PRESSE est publie* per LA PRESSE LTEE.7.rue Selnt-Jecquee.Montréel H2Y 1K9.Seule le Preeee Canadienne est autorisée e diffuser les informations de \u2022 LA PRESSE \u2022 et celles des services de le Presse «Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des Informetions particulières a LA PRESSE sont ¦lament reserves, -retour garanti -Courrier de le deuxième clesse \u2014 Enregistrement numéro 1400 \u2022.Port de TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE : lund- ou somed.Lundi ou vendredi Sorrtdi segment ¦ ABONNEMENTS PAYÉS D'AVANCE $1.75 $1.25 0.75 per copier; Concdo 13 Lundi ou somwi $37.00 Lundi ou vendredi $24 00 Soneci seulement $ 13 00 26 52 $74.00 $14100 $4800 $96.00 $26 00 $52.00 ETATS-UNIS \u2014 PAYS ÉTRANGERS PO/ COUR I ' lune* ci» tomeoi ujndi ou *%tà'?S 13 26 52 $55.2$ SI 10 50 $22100 $3445 $61.90 $13780 $20 80 $4160 $83 20 INFORMATION GENERALE 215-7272 REDACTION 215-7070 PROMOTION 215-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7313 ANNONCES CLASSÉES Commondei 285-7111 d« lurid ou »rvj*d.y>o I7K Pourchonger 285-7205 du W.ou o 16*30 GRANDES ANNONCES Detoilionti 285-7202 Notwol, Telé-Preue 285-7306 Voconctt, voyogei 285-7265 Corrièrw et processions, rwninotior.s 285-7320 COMPTABILITÉ Grondes onnonces* 285-6892 Annonces clossées 285-^*01 Pour bus mm d'oeewwmswh, net bureeex *en» evverti et |h a 1% (Somedi | Se è I6h) 285-6911 Lévesque aux anglophones: La loi 101 serait assouplie dans un Québec souverain par Pierre BELLEMARE «Un gouvernement du Parti québécois dans un Québec souverain amputerait de ses éléments coercitifs la loi 101 sur la langue, loi qui ne serait peut-être même plus nécessaire».C'est par cet engagement que le premier ministre Lévesque mettait un terme hier à Montréal au colloque d'une journée organisé par le comité anglophone pour la souveraineté-association (CASA) et auquel plus de 500 participants ont payé des frais d'inscription de $5 par personne.En fait, M.Lévesque a prononcé une espèce de «discours à la nation» retransmis en direct par des media anglophones, d'ailleurs fort attentifs à toutes les discussions et destiné à rejoindre dans leurs foyers le million d'anglophones québécois.Un discours qui se voulait rassurant, clair en tâchant de mesurer l'impact d'un oui au référendum sur la minorité anglophone du Québec.Un discours aussi qui a reçu un accueil poli, parfois même sympathique, comme d'ailleurs l'ensemble des déclarations de la demi-douzaine de ministres pé-quistes, les uns parlant d'économie, les autres de questions sociales et linguistiques.Dans la salle, on comptait environ 75 membres du CASA et bon nombre d'anglophones favorables au «oui», dont l'ex-ministre Kevin Drummond, une des recrues du camp des «oui».Mais bon nombre aussi d'anglophones indécis ou penchant plutôt vers le «non».Le seul incident mineur, si incident il y a, a été provoqué par une respectable dame aux cheveux gris qui, du fond de son âme, a lancé un vigoureux appel à l'unité canadienne au nom de la foi chrétienne.Tout au long de cette journée, du reste particulièrement radieuse, on a échangé des propos d'un niveau élevé entre la brochette de ministres et la salle composée d'étudiants et de l'élite anglophone du Québec.Solidarité «québécoise» À plusieurs reprises, M.Lévesque a mis l'auditoire en garde contre le danger d'éroder «nos sentiments d'amitié» au lendemain du référendum.««Nous demeurerons voisins et partenaires dans un même Québec et le référendum constitue une occasion unique de dire comment on veut continuer à l'être».Le chef du gouvernement a dit comprendre la réticence des an- photo Pierre Côté.LA PRESSE Les figures de proue péquistes ont dialogué toute la journée hier avec la communauté anglophone lors d'un colloque organisé par le Comité anglophone pour la souveraineté-association, dont le nouveau slogan est «Oui love Québec».Sur la photo, les ministres Pierre-Marc Johnson (Travail) et Guy Joron (Consommateurs) ainsi que Robert Dean (directeur de la Fédération des travailleurs unis de l'automobile, section Québec).glophones à dire «oui», se sentant plus liés à la majorité anglophone du Canada qu'à la majorité francophone du Québec.D'ailleurs, M.Camille Laurin, ministre d'Etat au développement culturel, a expliqué que la minorité anglophone dans un Québec souverain restera «considérable, solide, libre de maintenir ses liens actuels avec le continent nord-américain».«Voter «oui», de votre part, serait une façon spectaculaire de démontrer que l'on vit tous sous un même toit au Québec (common home)», a cependant déclaré M.Lévesque, que l'on a applaudi deux fois debout.Le premier ministre a ajouté à la toute fin de son allocution d'environ 45 minutes: «On peut dire oui au Québec sans dire non au Canada».De la matinée jusqu'à la fin de l'après-midi, les mêmes «vieilles» inquiétudes ont été soulevées à l'égard de la souveraineté-association: le coût de l'énergie, le poids du Québec souverain dans les structures communes avec Ottawa, dont la Banque du Canada, l'intégration des fonctionnaires fédéraux québécois à la fonc- tion publique du Québec souverain.Les ministres Joron (Consommateurs), Johnson (Travail), Landry (Développement économique), Lazure (Affaires sociales), Laurin (Développement culturel) et Marois (Développement social) ont repris les arguments développés durant le débat sur la question référendaire à l'Assemblée nationale.En somme, ce blitz péquiste sur un «terrain aussi peu fertile» a constitué un bon exercice de réchauffement pour le sprint final de la campagne référendaire.Ryan réitère son engagement de modifier la loi 101 par Pierre BELLEMARE Le leader libéral Claude Ryan a repris hier son engagement de modifier la loi 101 devant la communauté italienne, sur leur propre terrain à Saint-Léonard.Une modification qui viserait principalement à permettre l'école anglaise à tous ceux dont la langue maternelle est l'anglais.Et de façon rétroactive.Mais certains Italo-Québécois, qui étaient environ 1,000 à entendre M.Ryan au Buffet Rizzo, visité un mois plus tôt par M.Lévesque, craignent que le critère de la langue maternelle institue deux classes de citoyens québécois.«Les libéraux vont faire des Italiens des citoyens de deuxième zone parce que, contrairement aux compatriotes anglophones, ils ne pourront pas envoyer leurs enfants à l'école de leur choix», a déclaré un intervenant lors d'une période de questions, qui suivait le discours du chef libéral.Mais prudemment, M.Ryan s'en est tenu au contenu du programme du parti là-dessus, refusant poliment de revenir au libre choix de la langue d'enseignement et expliquant les motifs qui amenaient les gouvernements québécois depuis 15 ans à légiférer dans ce domaine.Comme un messie Outre cette légère divergence de vue avec son auditoire, le chef de l'Opposition officielle a pratiquement été accueilli comme un messie, avec des salves d'applaudissement, avec des cris de joie qui ne laissaient supposer aucun doute sur les préférences dans la salle.Un contraste évident avec le passage, il y a environ un mois, du premier ministre Lévesque qui «attaquait» alors son auditoire dès le début: «La loi 101 est là pour y rester».et plus tard: «Bill 63 is dead».Flanqué des députés Ciaccia, Springate et Marx, ainsi que du ministre fédéral Monique Bégin, le leader libéral a soulevé l'enthousiasme de la salle, tantôt en dénonçant le parti au pouvoir, tantôt en vantant les mérites du Canada, «ce beau, grand et riche pays».Un intervenant a toutefois exprimé publiquement son étonne-ment de voir le Parti libéral perdre des points durant le débat référendaire à l'Assemblée nationale.«C'est que le PQ n'a pas respecté la décision du président de s'en tenir au débat sur la question proprement dite», de répliquer M.Ryan.Une dame, pour le moins enflammée, a lancé: «On est prêt à détruire René Lévesque comme on a chassé «peppinello» Joe Clark.» Sauf qu'un autre Italo-Québécois a vite refroidi la salle en disant au micro: «M.Ryan, vous êtes un traitre!» Il a d'ailleurs été incapable de formuler sa question, puisqu'il a été chassé du plancher.Le leader libéral Claude Ryan photo Pierre Côté.IA PRESSE La Quotidienne Tirage de samedi 8-3-6 t HORIZON 5 PORTES 1980 Equipement régulier incluent freins à disque, dég>r#ur électrique, tlèaes baquets, radio AM, pneu» rodiaux à Bancs blancs.'5,895 i é t* \u2014 i MONTREAL, LUNDI 24 MARS 1980 page A3 Fusillade dans un logis: un mort et deux blessés Un homme est mort et deux autres ont été blessés dans une fusillade qui a éclaté dans un logement de la rue Saint-Denis, en début de soirée hier.Selon la police de la C.U.M., quatre individus se sont présentés au 7759, rue Saint-Denis, vers 17h30, pour prendre à parti un des locataires du logement, occupé par M.Pierre Gaudry, sa femme, ses trois filles, ses deux garçons et un pensionnaire.Les individus ont défoncé la porte mais quelqu'un de Tinté-rieur, riposta avec une carabine de calibre .22.Le premier des assaillants s'écroula mortellement atteint, et deux autres furent blessés gravement et conduits à Phôpital Jean-Talon.Il semblerait que l'agression faisait suite à une bagarre survenue la veille dans un bar.Le locataire qui a tiré sur les assail- M.Pierre Bessette, le voisin du bas.lants a été mis aux arrêts et est détenu au quartier général de la police.Au moment de mettre sous presse, son identité et celle de ses assaillants n'avaient encore été révélées.«J'étais en train d'écouter le golf à la télévision quand j'ai entendu un maudit bruit, de raconter à LA PRESSE M.Pierre Bessette, qui habite le 7761 Saint-Denis, juste en bas du logement où a eu lieu le drame.» Il dit ne pas avoir été surpris outre mesure sur le coup «parce qu'il y a souvent de la bagarre en haut.Il y a trois semaines, on s'est encore fait réveiller dans le milieu de la nuit, la bataille était prise.» Mais hier, c'était plus sérieux.Sortant sur sa galerie, après avoir cru entendre des coups de feu, M.Bessette a aperçu un homme vêtu d'un coupe-vent brun foncé qui venait de descendre et qui s'enfuyait à toute vitesse.Puis un autre, qui suivait en avançant difficilement, penché et se tenant un bras, et qui criait au premier: «Aie là, Aie là! » M.Bessette est retourné en dedans un instant.«Il y avait tout un bardas, ça revolait de tous bords, tous côtés.Je suis resorti dehors et près du trottoir, de l'autre côté de la rue, j'ai vu un homme à terre et un autre qui essayait de le soutenir.«La police est arrivée peu de temps après et a embarqué les deux hommes.» Quelques minutes plus tard, d'autres policiers sont arrivés et ont descendu deux personnes sur des civières, le mort et un blessé.A un moment, M.Gaudry (père) serait apparu sur son balcon, et à M.Bessette qui demandait ce qui s'était passé, il se serait contenter de répondre: «Quand quelqu'un se fait tuer, il saigne! » I I ; l ¦ : s ; ; il 111 ¦¦>¦¦¦ : - photo Pierre Côté.LA PRESSE Un des locataires du 7759.rue Saint-Denis, rentre chez lui après la fusillade d'hier soir.Les quatre individus qui s'étaient présentés à la porte, quelques minutes plus tôt, l'avaient défoncée avant de se faire accueillir par des coups de carabine .22.Simulation d'accident pour les ambulanciers de la Royale Plusieurs curieux y ont cru dur comme fer jusqu 'à la fin Sabotage d!yiLRy!êoe Trio accusé de complot et méfait Le trio qui est accusé d'avoir déboulonné un pylône d'Hydro-Québec le mois dernier, près du boulevard Henri-Bourassa et de la Montée Pascal-Gagnon, devait répondre ce matin au Palais de Justice à des accusations de complot et de méfait.MM.Robert Plouffe, 35 ans, de Joliette, Marc-André Laval-lée, 36 ans, de Pointe-aux-Trem-bles, et Bertrand Paradis, 31 ans, de McMasterville, ont d'ailleurs comparu samedi matin devant le juge Beauchemin de la Cour des Sessions de la Paix.L'accusation indique que le pylône déboulonné a entraîné dans sa chute, le 17 février, l'écrasement au sol de quelques autres pylônes, causant ainsi des dommages évalués à $500,000.En outre, Robert Plouffe est accusé d'avoir fait entreprendre une fausse enquête policière relativement à un présumé vol d'auto et Marc-André Lavallée, quant à lui, a été accusé du recel de 75 morceaux de viande d'une valeur de $3,500.On lui recoud le cuir chevelu NEW YORK (AP) \u2014 Le cuir chevelu d'une jeune femme qui avait été scalpée par une machine d'imprimerie a été remis en place vendredi au cours d'une opération de micro-chirurgie qui a duré 23 heures à l'hôpital de Montefiore de New York.Donna Civitello, 23 ans, travaillait à l'imprimerie de Dan-bury, Connecticut, lorsqu'elle se prit les cheveux dans une machine, jeudi vers 19h.La machine lui avait arraché le cuir chevelu «à partir de juste en-dessous des sourcils et jusqu'au cou», a précisé un porte-parole de l'hôpital.Ses compagnons de travail mirent le scalp arraché dans la glace pour le conserver et conduisirent Mme Civitello, qui restait consciente, à l'hôpital de Danbury afin d'arrêter d'urgence une importante hémorragie.Une heure plus tard, elle était transférée à l'hôpital de Montefiore, spécialisé dans la microchirurgie et dans la chirurgie esthétique.Commencée à 20h30 jeudi, l'opération a été achevée vendredi à 19H30.Il avait fallu reconnecter les vaisseaux sangins et les ramifications nerveuses.Il faudra plusieurs jours pour apprécier le degré de réussite de cette intervention.L'Etoile de l'Inde à Mère Teresa LA NOUVELLE-DELHI (AP) \u2014 L'Inde a honoré samedi mère Teresa en lui conférant la plus haute distinction civile du pays, le «Bharat Ratna» \u2014 l'Etoile de l'Inde.Après avoir reçu la décoration des mains du président indien, M.Neelam Sanjiva Reddy au ¦cours d'une cérémonie au palais \u2022présidentiel, mère Teresa, 69 ans, a déclaré: «C'est un don de Dieu et je l'ai accepté au nom de tous les religieux, de tous ceux qui servent Dieu, les missionnaires».Mère Teresa s'est vu décerner le prix Nobel de la paix 1979 pour une vie consacrée aux déshérités de Calcutta.Le gouvernement indien Ta exemptée d'impôts sur ce prix d'un montant de $192,000.i par Paul ROY Samedi avant-midi, coin Jarry et 2e Avenue, à Saint-Michel.Six voitures accidentées; une vingtaine de blessés dont certains encore prisonniers de véhicules qui ont capoté; une foule de 150 à 200 curieux.Les ambulances commencent à arriver, une, deux, trois.il y en aura sept en tout; une vingtaine d'ambulanciers entreprennent d'immobiliser des membres fracturés, de panser des plaies, de forcer des portières d'autos qui ne s'ouvrent plus, de démonter un pare-brise pour faciliter la sortie d'un blessé.Puis, débute le transport vers les hôpitaux Bellechasse et Saint-Luc.La police, pendant tout ce temps, se contente de détourner la circulation.«C'est-tu pour vrai, se demande-t-on dans la foule?» On aperçoit des photographes et des cameramen de la télévision: «Ça doit être un film! » D'autres y croiront dur comme fer'jusqu'à la fin.Ce que c'était?Une répétition générale pour la trentaine d'ambulanciers de la compagnie Royale, de la rue Marquette, «un peu comme les manoeuvres de l'armée», d'expliquer l'ambulancier Serge Roy, un ex-militaire.C'est d'ailleurs Roy et son collègue Daniel Kempt qui ont conçu et réalisé le scénario, fait disposer autos et blessés selon un plan précis, inventé les pièges (une porte qui ne s'ouvre plus, un ambulancier qui tombe dans les pommes.) Le but de l'exercice?«Vérifier notre capacité de réagir efficacement face à une situation de ce genre, éprouver nos techniciens, sensibiliser la population au travail des ambulanciers», de répon dre Lise Ménard, présidente de la Royale.L'occasion leur a également permis de mettre à l'épreuve les services d'urgence des hôpitaux Bellechasse et Saint-Luc.Les directions des deux hôpitaux avaient été prévenues, mais pas le personnel.Si bien que plusieurs «blessés» se sont retrouvés tout nus avant d'oser avouer que c'était pour rire.L'histoire ne dit pas si infirmières et médecins l'ont trouvé aussi drôle.Le coût de l'opération?«Rien du tout, de répondre Lise Ménard.Tout le monde était bénévole, autos et remorqueuses nous ont été prêtées, on n'a eu qu'a payer le lunch.» Plus moyen de s'amuser gratuitement, disiez-vous?\u2022 Prescriptions d'ophtalmologiste \u2022 Yeux artificiels \u2022 Lentilles progressives Six morts au cours du week-end Six personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route au Québec au cours du week-end.Mme Georgette Cuillerier, 55 ans, de St-Télesphore, est morte après qu'un autobus soit entré en collision avec l'automobile dans laquelle elle voyageait.L'accident est survenu à l'intersection de la route 338 et du Chemin St-Emmanuel dans la municipalité de Côteau-du-Lac.Mme Louise Labelle, 31 ans, de Maniwaki a été victime d'une collision frontale entre deux voitures survenue sur la route 105 à Egan Sud.Mme Jeanne Trépanier, 57 ans, a été frappée par une automobile sur la route 361 à Saint-Narcisse.Un autre piéton a été tué par une voiture sur la rue Saint-Denis à Montréal.Il s'agit de Paul-Henri Labrie, 30 ans, de la rue Monty à Montréal-Nord.Claude Bouchard, 19 ans, de Longueuil, a perdu la vie lorsque sa voiture a dérapé sur la route 15 Sud du Boulevard Salaberry à Laprairie tandis que Guy Pearson, 19 ans, de Notre-Dame de la Paix a perdu le contrôle de sa voiture, laquelle a capoté.Battu à mort dans sa cellule Un détenu de l'Institut Leclerc à Saint-François de Laval a été battu à mort dans sa cellule.Le corps a été découvert vers minuit samedi.La victime est Richard Tremblay, un jeune homme de 22 ans, originaire du Lac Saint-Jean, qui purgeait une peine de deux ans d'emprisonnement pour vol et tentative d'extorsion.Il avait été condamné le 28 mars 1979 et aurait pu être libéré au cours de l'année 1980 La Sûreté du Québec mène une enquête sur cette affaire.Moins de suicides à Montréal (PC) \u2014 Le suicide est en régression à Montréal.Les statistiques du bureau du médecin légiste indiquent qu'il y a eu 280 suicides en 1979, soit 37 de moins qu'en 1978.Il s'agit du plus petit nombre depuis quatre ans.En outre, il y a eu 40 pour cent moins de suicides commis à Montréal à l'aide d'armes à feu qu'en 1978.Douze désespérés se sont jetés devant une rame de métro mais les chiffres démontrent que c'est là le plus petit nombre de cas depuis six ans.\u2022 Prescriptions tfoptome triste \u2022 lentilles coréennes souples ou rigides photo Pierre Côté.LA PRESSE 6/36 GROS LOT $718,000 APPROXIMATIF VENDREDI -1\u2014 NUMÉROS\tGAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE\t\t\t\t\tX  TIRAGE 9.50 ^ Y VENDREDI 21 MARS 1980 10 | 15 | 19 | 23 | 24 | 33 |\t\t\t\t\u2014T1^ 1\t\tSSlBlLtTE DE 6 SUR 6\tDE GAGNANTS O\tPRIX 531,451.00\tNO COMPLEMENTAIRE S APPLIQUANT SEULEMENT AU S SUR 6 ?\tNUMERO COMPLET\t815772\t3 >AGNAN1 $50,000« \t\t\t\tS CHIFFRES\t15772\t27 GAGNANTS DE $5.000- 5 SUR 6\t128\t1,400.30\t( 2 )\t4 CHIFFRES\t5772\t279 GAGNANT! $250.4 SUR 6\t5,761\t86.40\tVENUS TOTALES $2,074,602\t3 \"5 CHIFFRES\tI 772\t2781 .AGNANTS $50.5 SUR 6f\t5\t23,899.40\t\t2 CHIFFRES\t72\t2781 0 GAGNANTS DE $5. M LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 MARS 1 980 éditorial PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LE ME LIN président et éditeur FERNAND ROY vice-président exécutif JEAN 8I8TO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de i information MARCEL ADAM éditorialiste en chef La Banque du Canada dit-elle la vérité?Le mystère est un facteur important de la respectabilité des institutions comme des individus.La Banque du Canada, par le mystère qui entoure non seulement ses activités mais aussi ses dirigeants, a été jusqu'ici aux yeux des citoyens une institution respectable et respectée.Mais depuis deux ans la Banque centrale, par ses interventions nombreuses et visibles pour soutenir la valeur du dollar et réduire l'inflation, a forcément aminci le voile de mystère qui l'entourait.Ce voile a été à peu près déchiré mercredi dernier quand cette respectable institution, pour la première fois depuis sa fondation en 1935, a laissé pénétrer les journalistes à l'intérieur de son édifice pour leur présenter et leur expliquer le rapport annuel de son gouverneur, M.Gerald Bouey.Bien sûr, ce rapport, habituellement déposé aux Communes, a été d'abord présenté à la presse parce que le Parlement ne siégeait pas encore.Cependant ce qui contribue le plus à désacraliser cette respectable institution et en démystifier les oracles est d'analyser le rapport annuel et les déclarations du gouverneur Bouey.Les citoyens sont à peu près unanimes à reconnaître que l'inflation est actuellement le plus grand problème économique au Canada comme aux États-Unis.Ils sont alors étonnés de constater qu'au cours des 24 derniers mois et demi la Banque du Canada a haussé 13 fois son taux d'escompte (de 7.5 à 14.79 pour cent).Cet étonnement est d'autant plus grand que d'une part le gouverneur Bouey reconnaît que la lutte à l'inflation est sa priorité et que d'autre part la hausse des taux d'intérêt est un facteur important d'inflation.La Banque du Canada, institution sérieuse, devait alors justifier son comportement.Un nouveau bouc émissaire, si l'on peut dire, est donc né.La Banque centrale soutient que l'inflation vient largement de la capacité insuffisante d'industries canadiennes qui, en rendant l'offre inférieure à la demande, a provoqué la hausse des prix.Cependant on ne dit pas pourquoi ces industries n'ont pas augmenté leur capacité de production.Les secteurs industriels incriminés sont, selon la Banque centrale, l'alimentation, les textiles, les papiers, les métaux et quelques autres.Or la plupart de ces industries ou bien ont une marge de profit relativement étroite (textile, alimentation) qui est très sensible aux fluctuations du marché; ou bien ces industries sont largement tributaires du marché américain (papiers, métaux) qui est incertain et menacé de récession.Les coûts d'expansion élevés et imprévisibles, par suite des hausses incessantes des taux d'intérêt, ne justifiaient pas pour la plupart de ces industries un accroissement de capacité.En réalité c'est beaucoup plus l'inflation qui a empêché l'accroissement de la capacité industrielle que l'insuffisance de celle-ci qui a accru l'inflation.Cette explication de l'inflation par la Banque du Canada est une pétition de principe pour une large part.D'autant plus qu'elle ne saurait expliquer l'ampleur de l'inflation actuelle.Mais le rapport Bouey n'en reste pas là.Même s'il reconnaît que les mesures anti-inflation restreignent plus la production que les prix, il soutient qu'il faut continuer de réduire la masse monétaire par des taux d'intérêt élevés.Selon M.Bouey cette mesure a pour but de réduire la consommation et d'accroître ainsi l'épargne qui pourra être disponible pour les investissements.Cela ressemble davantage au scénario d'un manuel scolaire qu'à la réalité.Il est, en effet, étrange dans une société de consommation de vouloir réduire la consommation pour stimuler l'économie.Sans compter qu'avec des taux d'intérêt exceptionnellement élevés une baisse de la consommation n'est pas un stimulant pour accroître l'équipement et l'outillage de production.Surtout quand il y a une perspective de récession.Les citoyens sont donc en droit de se demander si la Banque du Canada leur dit la vérité ou si elle tente de justifier une politique monétaire contredite par les faits depuis plusieurs années.Il ne faut pas oublier qu'en dépit du contrôle des prix et salaires prolongé jusqu'à la fin de 1978 et onze hausses du taux d'escompte en 1978 et 1979, l'inflation est tout de même passée de 8.9 à 9.5 pour cent de 1978 à 1979.Il est vrai que M.Bouey peut soutenir que sans cette politique monétaire l'inflation serait plus élevée.Le malheur c'est qu'il ne peut pas le prouver.Si l'économie était une affaire d'appréciation subjective comme la littérature, M.Bouey pourrait dire comme Pirandello: Chacun sa vérité.Quoi qu'il en soit la politique de la Banque du Canada est la responsabilité du ministre des Finances.Taux flottant ou non le gouvernement est en bonne partie responsable de l'inflation, directement par la hausse des taux d'escompte et indirectement par des déficits budgétaires troo élevés.Ivan GUAY 't.-\" Droits reserve?bloc-notes La Chine reprend goût à la religion ¦v, - La violente sortie que deux journaux de Pékin viennent de faire contre le christianisme en Chine a quelque chose d'à la fois révélateur et étonnant.En effet, en attaquant la religion avec autant de virulence, les deux journaux en question se trouvent à nous révéler que le mouvement de retour aux préoccupations spirituelles a pris une ampleur extraordinaire en Chine.Le Jiefang Ribao, organe de l'armée, élève la voix pour proclamer que le christianisme est un résidu «décadent» de l'Occident, et que la religion n'est rien d'autre qu'un atavisme dont il faut se débarrasser.De son côté, Jeunesse chinoise, organe des jeunes militants marxistes, dénonce ^fortement «ceux qui se laissent séduire par les voix mélodieuses des choeurs religieux et les pratiques frivoles du bouddhisme».Les deux journaux font chorus pour s'indigner de voir que la politique d'ouverture du gouvernement de Pékin concernant la liberté religieuse «a été interprétée à tort par certains jeunes qui y ont vu une incitation à pratiquer une religion».Certains de ces jeunes semblent avoir «pour idéal politique la fausse démocratie et les soi-disant droits de l'homme».D'autres vont même jusqu'à s'engager «dans l'anarchisme et I'ultra-individualisme, allant jusqu'à croire au Christ pour se renforcer l'exprit».À noter tout d'abord que la dénonciation vient des militaires et des jeunes militants, et non des autorités en place.Cette dénonciation équivaut, en quelque sor- te, à une remise en question de la politique officielle de la «nouvelle Chine» \u2014 i.e.: celle d'après Mao \u2014 politique qui entend restituer à l'Église catholique chinoise (2,5 millions de fidèles) son indépendance et ses droits.À noter également que ces virulentes critiques surviennent précisément au moment où deux cardinaux (un Français et un Autrichien) viennent d'avoir des entretiens apparemment conciliants avec les plus hautes autorités chinoises.Ce serait bien mal connaître la Chine que de croire qu'un demi-siècle de ferveur matérialiste aurait suffi à détourner à jamais lame chinoise de toute préoccupation spirituelle et religieuse.Il ne faut pas oublier que les Confu-cius et les Lao-tseu formulaient 9* 'Italie se cherche un gouvernement t m h.«* fr» h' X Avec la Mafia pour mère et le communisme pour père, ce pays, décidément, est sur la mauvaise pente.Telle est la conclusion d'un long article du journaliste italien Ferdinando Scianna, dans un numéro récent du «Monde diplomatique».S'agit-il d'une vue caricaturale de l'Italie?«Nous sommes en guerre, écrivent les journaux, et beaucoup réclament un gouvernement d'unité nationale; nous sommes en guerre, répètent les responsables politiques; certains d'entre eux réclament l'état d'urgence, presque tous souhaitent des lois spéciales.» Pour l'heure, l'Italie «en guerre», à la recherche de son «unité nationale», est sans gouvernement.La coalition dirigée par M.F.rancesco Cossiga s'est effondrée.Et il n'apparaît pas invraisemblable que M.Cossiga soit appelé à se succéder en quelque sorte à lui-même.H est possible que la crise s'éternise.La dernière crise, qui remonte à l'été dernier, avait duré 128 jours.M.Cossiga était ministre de l'Intérieur quand Aldo Moro fut enlevé et assassiné au printemps de 1978.Il démissionna, parce qu'il jugeait inutiles et dangereuses les lois spéciales passées pour endiguer le terrorisme.Il appert que son opposition aux mesures exceptionnelles s'est beaucoup attiédie depuis.Car le terrorisme n'a pas reculé, comme le démontre à l'évidence la succession d'attentats perpétrés contre des magistrats.La violence politique a ceci d'abominable que non seulement elle attente aux droits sacrés de quelques individus (le droit à la vie étant le plus précieux de tous) mais qu'elle entraîne fatalement le rétrécissement des droits de tous.Il est dans la nature de la répression policière, du maintien fébrile de l'ordre, de frapper aveuglément.v F.Scianna rapporte cette déclaration du directeur d'un quotidien de droite, «Il Qiornale»,: «Il n'y a pas de temps à perdre.Les terroristes ne disent-ils pas eux-mêmes que c'est la guerre?Bien! Va pour la guerre! Et que ce soit une guerre comme ils la conçoivent et la pratiquent, impitoyable .«En premier lieu, il faut confier à la police l'interrogatoire des terroristes pris en flagrant délit, sans l'intermédiaire déviant de l'avocat de la défense, sans les rites et les formalismes qui paralysent le magistrat.Cette procédure viole les droits de l'homme?Nous ne certaines préoccupations fondamentales à l'époque où les prophètes d Israël formulaient les leurs sur les rives des fleuves de Babylone.En Chine donc, comme en Occident, des jeunes commencent à se rendre compte que l'homme ne vit pas seulement de slogans et de statistiques.Il lui arrive de poser aussi des questions auxquelles ni la science ni les partis ne peuvent apporter de réponses.Pour les gardiens de l'orthodoxie marxiste et les préfets de discipline politique, ce retour aux préoccupations spirituelles a quelque chose d'aberrant et de tout à fait condamnable, mais pour ceux qui considèrent que l'homme est plus qu'un consommateur, .il s'agit là d'un phénomène chronique et normal.Jean PELLERIN voyons pas pourquoi nous devrions reconnaître ces droits à des bêtes sauvages qui les bafouent quotidiennement.» Qui recrute ces «bêtes sauvages», qui ravagent l'Italie, et au profit de qui?Toutes les suppositions ont cours.On parle d'un mélange de Mafia et de terrorisme politique, de complot de l'URSS, voire de complot américain.Dans un pays sans gouvernement, qui connaît un taux d'inflation de l'ordre de 20 p.cent, l'Italien survit, s'habitue même aux récits sanglants.C'est Georges Bernanos qui disait que lorsqu'on intoxique les démocraties elles finissent par se jeter dans les bras d'un dictateur en s'écriant: «Prends-moi, je n'en peux plus!» Guy CORMIER Dans la presse anglophone ces à long terme encore plu graves.Mis à part leur injustice fondamentale, des programmes de ce genre sont difficiles à abandonner, même lorsque les conditions économiques qui les ont fait naître sont corrigées.Il n'y a pas de solution facile.\u2014 Le 10 mars.«The London Free Press» La baisse du dollar Après des améliorations encourageantes, récemment, le dollar canadien recommence à perdre de la valeur.C'est entendu, le déclin est minime \u2014 d'un peu au-dessus de 87 cents US à un peu moins de 87 cents US \u2014 mais sur le marché international des devises, même une détério ration minime peut être dommageable.Il est impossible de dire avec certitude ce qui cause les fluctuations quotidiennes dans la valeur du dollar, bien que l'amélioration récente ait été attribuée en partie à la restauration d'un gouvernement majoritaire à Ottawa, au taux moins élevé d'inflation au Canada, et à la promesse de gisements de pétrole sur la côte atlantique.Cette amélioration n'était pas due à une diminution quelconque du déficit international canadien.Quoi qu'il en soit, le dollar baisse, et si cette baisse continue, elle pourrait déclencher une autre hausse dans le taux bancaire, lequel à son tour provoquerait des augmentations additionnelles dans les taux sur les prêts hypothécaires et commerciaux qui déjà atteignent un niveau sans précédent.Les intérêts hypothécaires montent d'ailleurs depuis quelque temps dans le secteur privé, et les banques canadiennes à charte suivent l'exemple des Etats-Unis.Devant l'inquiétude croissante causée par les taux hypothécaires de plus en plus élevés, devant le nombre croissant de défauts et de forclusions, et devant les difficultés infligées aux propriétaires de maisons qui arrivent à peine à faire face à leurs versements mensuels, les implications politiques d'une nouvelle hausse des taux bancaires sont certainement sérieuses.Mais le fait d'appliquer encore une fois des mesures intérimaires pour protéger les Canadiens contre l'impact des taux hypothécaires de plus en plus élevés \u2014 par des subsides ou des crédits fiscaux \u2014 pourrait avoir des conséquen- L'unité reste la priorité \u2022 Au cours de la campagne électorale, les libéraux n'ont pas fait mention de l'unité nationale, et pourtant l'unité nationale sera la grande préoccupation du gouvernement, dans les mois à venir.La lutte sera schizophrénique: contre l'Alberta (de même que la Saskatchevvan et la Colombie-Britannique) sur les prix de l'énergie, contre Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse au sujet de la juridiction sur l'énergie sous-marine et, bien sûr.contre le gouvernement du Québec sur le référendum sur la souveraineté-association.Le débat autour de l'énergie a un scénario à long et à court terme.A court terme, il s'agit d'en venir à une entente sur les prix, avec l'Alberta.À long terme, il faut établir une politique d'autosuffisance.Mais le débat sur le référendum est immédiat.I! est déjà commencé à l'Assemblée nationale du Québec, et le jour du vote n'est peut-être éloigné que de deux mois.Que les libéraux aient voulu délibérément ou non minimiser la question du Québec pendant la campagne électorale, ils doivent maintenant appliquer la stratégie qui en influencera le résultat, tout en n'ayant pas l'air d'intervenir.Les libéraux fédéraux, à partir de M.Trudeau en descendant, ont admis que la campagne contre le référendum sera faite par M.Claude Ryan, le leader libéral du Québec.Cette circonstance ne peut qu'être irritante pour la plupart des membres du cabinet Trudeau, puisque les propositions de réforme constitutionnelle de M.Ryan mèneraient à une fédération plus faible, et non plus forte.La meilleure stratégie que puissent adopter les libéraux fédéraux, c'est de mener une campagne parallèle d'unité en dehors du Québec, en laissant exclusivement à M.Ryan le champ de bataille provincial.Le 6 mars.«The Ottawa Citizen» (Traduit par la Presse Canadienne) lettres DES LECTEURS MONTREAL, LUNDI 24 MARS 1980 A 5 5 r Nos élus projettent une piètre image ¦ Je n'ai jamais eu une admiration aveugle pour nos politiciens, mais depuis que l'accès aux .D.L.R.r éfant donné l'abondance du courrier, la concision est fortement recommandée.Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de telephone.LA PRESSE ne s'engage pas a publier toutes les lettres reçues, ni a retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publies.L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.Tout en respectant la pensée de l'auteur.LA PRESSE se reserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible Si possible écrire a la machine, a double interligne.Prière d'adresser vos lettres comme suit: u Lettres des lecteurs », LA PRESSE, C.P.4200, suce.Place d'Armes.Montreal.H2Y 3MI débats de la Chambre m'est acquise par le truchement de la télévision, j'ai perdu lcrpeu de foi que j'avais en nos élus.J'ose espérer que notre jeunesse ne s'arrête pas à regarder ces bouffons qui, de chaque côté de la Chambre, ne peuvent arriver à discuter sérieusement des problèmes des citoyens du Québec, surtout dans un moment aussi crucial que celui que nous traversons.Je reconnais que notre jeunesse devrait suivre ces débats, mais je crains que l'image que donnent nos élus ne la désillusionne à tout jamais.Comment voulez-vous que nous demandions à la nouvelle génération d'avoir du respect pour nos dirigeants quand ils se comportent d'une façon aussi peu respectable.Qu'avons-nous appris depuis le début des débats sur la question référendaire, si ce n'est que de l'un ou l'autre bord de la Chambre on ne s'efforce point de nous renseigner et de nous informer sur ce qui nous attend dans les années à venir.Je suis tanné de me faire casser les oreilles sur tout ce qui s'est passé depuis la découverte du Canada.Je voudrais que nos élus me parlent de l'avenir.Ce n'est pas en étant négatif continuellement, et en voulant démontrer régulièrement que l'autre en face n'est pas bon que l'on va régler les problèmes qui peuvent exister.Les députés, en grande majorité, ne disent pas ce qu'ils pensent, mais lisent plutôt des interventions préparées d'avance par d'autres.On rit à propos de tout et de rien, on applaudit même si l'on n'a pas écouté.Vous me faites pitié, par votre manque de sérieux, si vous êtes incapables de changer, de grâce cessez de nous Tantôt le bâton, tantôt la carotte Certains prétendent qu'il est inutile de dire oui au référendum puisque le reste du Canada annonce qu'il ne négociera pas; d'autres, qu'il est inutile de dire oui puisque le reste du Canada commence à comprendre les aspirations québécoises et est prêt à accepter certains compromis.Il est d'abord assez intéressant de voir la contradiction dans laquelle s'enferment les tenants du non, utilisant tantôt le bâton, tantôt la carotte pour faire tenir les Québécois tranquilles.Mais il est encore plus fructueux d'examiner les bases de ces deux arguments et d'en tirer quelques leçons.N'avons-nous pas été surpris \u2014 et flattés \u2014 en 1968 de voir comment un francophone alors peu connu, Pierre Trudeau, est devenu en quelques mois ministre de la Justice, chef du Parti libéral, puis premier ministre?N'avons-nous pas été heureux d'apprendre l'ouverture d'un poste de radio ou de télévision en Colombie-Britannique, la promesse d'aide gouvernementale à quelques écoles françaises en Ontario?N'avons-nous pas été soulagés au lancement de la campagne de bilinguisation de la fonction publique fédérale?Allions-nous pouvoir réaliser le vieux rêve et nous sentir chez nous \u2014 ou presque \u2014 d'une mer à l'autre?Mais quels sont les événements qui ont précédé cette ascension fulgurante de Trudeau et ces beaux gestes?C'est l'affirmation politique des Québécois, «tranquilles» avec Lesage, plus fermes avec Johnson, appuyée \u2014 de façon fort gênante mais assez retentissante \u2014 par le FLQ puis par le «cri» du général de Gaulle.L'«establishment» sentit alors qu'il était nécessaire de lâcher du lest et alla chercher ce francophone aux opinions très sécuritaires, puis accepta relativement bien quelques concessions.Malgré les déceptions qu'ont apportées chacun de ces pro- «Gang de pisseux?» Monsieur Emile Genest, Je cherche à comprendre le pourquoi de votre adhésion au camp négatif.Je vous ai entendu dire, à Los Angeles en 1965, que les Canadiens français (ça MB s'appelait comme ça dans ce temps-là) étaient une gang de pisseux, imbéciles, incapables de faire du monde avec eux autres et qui vous écoeuraient au point où vous juriez ne jamais remettre les pieds au Canada.La perte de vos deux bienfaiteurs est venue modifier vos prophéties l'année suivante.Si le peuple, qui vous chérit et vous paye, croit que vous avez été un ambassadeur du Québec là-bas, il se trompe.Comment osez-vous, après avoir tenu de tels propos, chercher à influencer les Québécois à demeurer dans un système qui a forcé plus de gens qu'il n'en reste à s'exiler pour se développer?En ce sens, vous êtes conforme à votre esprit de pensée de 1965 en nous incitant à nous y maintenir.Nous étions «une gang de pisseux qui vous écoeuraient», l'heure a sonné pour vous rendre la pareille.Richard DEMERS Montréal Insulte à l'intelligence Il est écoeurant de voir comment nos politiciens et les media insultent notre intelligence.On ne cesse de répéter que nous, les pauvres citoyens, ne pouvons comprendre l'importance ou la portée d'une question.C'est comme si ceux que l'on voit à la télé chaque soir avaient un monopole sur l'intelligence.Que Dieu nous en protège.C'est une tradition de ce pays que les choses ne se règlent jamais en noir ou en blanc.Donc la réalité éventuelle est que les OUI nous proposent une solution entre le papier BEIGE et (mais n'incluant pas) l'indépendance et les NON entre le statu quo et le papier BEIGE.Les autres provinces ont clairement indiqué qu'elles considèrent le papier BEIGE, sur un bord de la table de négociation.Donc, si M.Ryan veut le réaliser il me semble évident qu'il doit voter OUI, et cesser d'essayer de nous mettre les larmes aux yeux avec ses arguments sentimentaux.Wilfrid COMEAU Brossard.Si ça ne change rien Le référendum n'est pas important et ne changera rien, nous dit M.Claude Ryan.Donc, il n'y a pas de danger à répondre OUI au référendum puisque ça ne changera rien.Je suis d'accord que le référendum par lui-même ne changera rien.Le OUI au référendum, c'est un appui à notre gouvernement pour négocier une nouvelle entente d'égal à égal.C'est avec l'appui majoritaire obtenu du peuple québécois que notre gouvernement pourra ensuite négocier et tenter de changer quelque chose.C'est comme les membres t.d'un syndicat qui accordent à leurs officiers un mandat pour négocier une nouvelle convention collective.Le mandat syndical par lui-même ne change rien.Mais, forts de l'appui de leurs membres, suite au mandat, les officiers syndicaux peuvent négocier et changer quelque chose.Québécois et Québécoises, M.Ryan nous le dit, nous n'avons donc rien à craindre et tout à gagner en appuyant notre gouvernement par un OUI massif et majoritaire au référendum.Paul-Henri BERTRAND Montréal _l_ grammes, ils sont signes d'assouplissement, c'est-à-dire de négociation.Le Canada anglais ne peut nous faire croire qu'il refusera de négocier: il a déjà commencé à négocier.depuis que les Québécois s'affirment politiquement.Certes, ces gestes n'emportent pas l'adhésion de la masse de la population anglophone (cha-hutage du O Canada en Français, réticence à la bilinguisation fédérale.); certes, ces gestes ne sont que parade et paravent de la part des gouvernements (l'école française de penetanguishene a bien des problèmes, et bien d'autres aussi.), mais non constatons ainsi que ces «débuts de négociation» furent faits par pragmatisme devant une affirmation des Québécois.Et maintenant regardons comme nous sommes forts: il a suffi qu'on entrevoie la possibilité que le Québec dise oui au référendum pour: renverser Clark (il risquait de prouver trop bien qu'on peut gouverner le Canada sans le Québec), repêcher Trudeau, malgré la rancoeur que lui voue l'Ouest, avoir un cabinet où les francophones sont très nombreux, faire que le premier ministre de 1'Alberta, et celui de l'Ontario, nous déclarent leur amour (dernières conversations avec Ryan) et nous annoncent leur visite! Sans violence, juste en parlant de s'affirmer, les Québécois réussissent à faire changer certains aspects politiques \u2014 en superficie pour l'instant, car les anglophones ne sont pas tout à fait sûrs que les Québécois vont maintenir leur affirmation.Comme nous serons forts \u2014 sans avoir besoin de violence \u2014 quand nous aurons dit oui: les anglophones sont pragmatiques, ils l'ont prouvé par le «début des négociations»; ils sauront l'être encore, c'est une de leurs caractéristiques historiques.Chantai MALLEN Saint-Laurent Implications inquiétantes Les Québécois anglophones s'habituent à entendre le premier ministre du Québec les avertir des conséquences graves qui pourraient se produire s'ils' étaient assez imprudents de voter «non» au référendum.Il insinue que si c'est à cause de leur «non» que les aspirations légitimes d'une majorité de francophones sont frustrées, ils peuvent s'attendre à des retombées qu'ils ne précisent pas mais qui, sans doute, ne seraient pas agréables pour eux.Selon Monsieur Lévesque, une telle réaction serait «compréhensible», et il donne à entendre qu'il n'aurait pas le pouvoir ou peut être la volonté de la contenir.La logique de Monsieur Lévesque entraine des implications assez inquiétantes.D'abord, si les anglophones ne sont pas assez Québécois pour avoir le droit de voter «non» au référendum, il s'ensuit qu'ils ne sont pas aptes à voter «oui» non plus.Donc, ils doivent s'abstenir.Mais, s'il arrive quand même que les «non» soient majoritaires, comment est-ce que les têtes chaudes, partisans de la souverainté-associa-tion, vont savoir que les anglophones n'en partagent aucune responsabilité?Et s'ils ne le savent pas, comment Monsieur Lévesque pense-t-il pouvoir garantir le bien-être de la communauté anglophone?Bien sûr, dans le but d'assurer que les partisans de la souveraineté-association ne seront pas frustrés, les anglophones pourraient eux-mêmes voter «oui».Quoiqu'il ne les accepte pas comme de véritables Québécois, Monsieur Lévesque serait peut être assez complaisant pour se servir de leur appui, s'il en a besoin pour gagner le référendum.Monsieur Lévesque nous assure qu'il est pour la démocratie.Et pourtant, il donne parfois l'impression que pour lui, les gens ne comptent comme de vrais citoyens que s'ils votent comme le désire le gouvernement.(.) Mrs.Anne SMITH Montréal présenter vos bouffonneries à la télé.Quand l'on ne vous voit pas on peut au moins espérer que vous êtes sérieux.Votre image est très pâle même si vous êtes en couleur.J'ai suivi péniblement le débat sur la question référendaire pendant des heures mais je ne suis pas plus renseigné que je Tétais avant vos brillantes interventions.J'aurais aimé connaître les avantages ou les désavantages de chacune de vos options.Vous avez préféré perdre voire temps et le temps de la population en vous engueulant continuellement d'un côté à l'autre de la Chambre.J'aurai aussi aimé savoir ce que demain sera pour moi.les miens et toute la population de Québec.Vous direz que Ton a les politiciens que l'on mérite, je ne suis pas d'accord car plus Ion vous change plus vous êtes pareils.Vous auriez peut-être avantage à prendre au sein de vos partis des gens du peuple ordinaire, plutôt que de vous en tenir à des profes sionnels ou des intellectuels qui se regardent le nombril et laissent aller au diable les Québécois.J'aimerais vous entendre par 1er de chômage et des solutions a y apporter, car je viens {l'apprendre que nous avons rejoint le taux de chômage du Nouveau-Brunswick et que nous détenons le championnat des faillites au Canada.Je crois que vous devriez,; par tous les moyens, tenter de motiver les Québécois, a être fiers et productifs, plutôt que de tenter de créer du racisme.Quand j'étais jeune, je devais aimer mon prochain à condition qu'il ne soit pas juif ou protestant.Aujourd'hui, je devrais être raciste.Maurice BLAIS Montréal-Nord La question, une duperie Avant le début du débat référendaire, M.René Lévesque a demandé à ses militants d'oublier qu'Us sont péquistes pour toute la durée du débat et de la campagne référendaire sous prétexte, dit-il, qu'il faut faire abstraction de toute partisane-rie politique durant un débat aussi historique et capital pour le Québec.Pourtant, la question qui sera soumise sous peu à la population, est l'oeuvre du seul Parti québécois, sans aucune forme valable de consultation auprès des députés de l'opposition qui représentent pourtant 60% de la population.De plus, tous ces membres de l'opposition, sauf le transfuge Biron, ont bel et bien démontré qu'ils ne s'associent aucunement à cette option qui est évidemment celle du Parti québécois.Il est vrai que ce parti n'en;est pas à sa première duperie àur- tout depuis son accessfonf au pouvoir.(.) André MOTARD Laval Mon «non» est anglophone Le dernier sondage CROP a révélé récemment que 80% des anglophones du Québec s'apprêtaient à répondre NON au référendum, alors qu'une majorité de francophones appuieraient le OUI.Voilà une donnée extrêmement significative dont il faut dès maintenant prendre conscience.Déjà, les francophones font savoir qu'ils répondront OUI au référendum.Les anglophones eux, répondront NON («No, Thanks! »).Y avons-nous songé?Avons-nous songé qu'une minorité d'anglophones pourraient faire balancer le Québec du côté du NON, contre la volonté majoritaire des francophones?C'est bien ce qui risque de se produire si les francophones n'appuient pas massivement le OUI.Deux constatations majeures se dégagent donc du sondjge CROP, du début de mars: ; l\u2014Mon «NON» est anglophone.2\u2014Une minorité d'anglophones peuvent décider du sort d^ine majorité de I.uncophonés Puisse une telle aberration ne pas se produire! Pour cela, il faut que les francophones soient aussi solidaires dans le OUI que les anglophones sont solidaires dans le NON.C'est une qug&tion de logique, d'amour de~riôus-mèmes.d'élémentaire fierté.Raymond GUAY, Lac St-Jean) Ryan, un dictateur?A la lumière de ce qui vient de se passer dans le comté de Ro-berval, où l'on a vu un militant libéral.M.Wilfrid Noel, se faire expulser de son parti parce qu'il avait «osé» déclarer publiquement qu'il voterait «OUI» au référendum, même s'il demeurait attaché à son parti, on est en droit de se demander où est la liberté à l'intérieur de ce parti.Depuis l'arrivée de M.Ryan, il semble bien qu'il soit seul à détenir la vérité, à avoir le droit de penser et d'émettre des idées.les membres du parti doivent se ranger à ses opinions et se soumettre.Un autre exemple de ceci a été fourni lors du dernier congrès du Parti libérai.fin de semaine du 1er mars.alors que plusieurs militants se proposaient de suggérer divers amendements ] au Livre beige.Qu'ont-ils fait exactement?Ils ont plié devant M.Ryan, et des amendements en profondeur il n'y en a pas eu! Le caractère intransigeant de M.Ryan ne permet à personne de le contester et je vous donne comme preuve sa réaction envers le politicologue renommé qu'est M.Léon Dion ou encore les changements remarqués apportés au comité Pro-Canada dès son arrivée à cet organisme.Avec M.Ryan, les libéraux ne se souviennent plus de la signification du mot «LIBERTE-.A.BÉDARD Montréal.La 30\\6 de VWR\u20acau Soleil PROFITEZ DES MAINTENANT DE LA NOUVELLE du gouvernement provincial pour itolatton |utqu'o sur l'achat de nos FENETRES e, PORTES EN ALUMINIUM HIVER-ÉTÉ AVEC MOUSTIQUAIRES i 19' A 35' ROULOTTES DE VOYAGE \\ OU MODÈLES DE PARC Ox^vouspartout dauphînë MOTORISES 21' ET 23' SUPER-LUXE CHOIX DE 3 INTÉRIEURS G M CARAVAN OUVERT le dimanche 1 h à 5h d'exposition GEANT 288 boul.Labelle, Fabreville, Laval (5 milles au nord du pont de Cartierville) £14) 622-4630 COMMANDEZ DES MAINTENANT ïtTCONOMISEZ La porte «DELUXE» avec double coupe-froid Faite sur mesure \u2022 Premiere qualité \u2022 MAIN-D'OEUVRE et 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sont égales aux mmes devant Dieu mais pas devant leur Eglise.'\u2022'Cette reunion, qui a attire une centaine de personnes, avait été (Jrgamsee par le groupe Chrétiens >ur une Eglise populaire.est ressorti du colloque un presque général: que les fouines puissent avoir accès au sa&rdoce.-Non pas le sacerdoce tel qu'il se gffiSctuellement, mais un sacer-ÎÔ'ee renouvelé par des apports féminin- «L'Eglise, a dit une participante, devrait revendiquer que les feîhtnes s'épanouissent comme femmes dans l'Eglise.Elle a be-fjS8n.de nous.» .«Le problème, d'identifier une autre intervenante, c'est que les trois réalités suivantes: sexualité, désir et plaisir, ont été associées au péché et à la femme.Le corps féminin est vu comme une provocation, la femme est présentée comme une voleuse de vocations.Pourtant, la femme est du côté de la vie.» 11 faudrait donc, constatait-on, que les femmes puissent participer au «discours» de l'Eglise; ce discours serait alors différent de celui d'individus masculins et célibataires.Le colloque a permis de constater un fait: les femmes sont de plus en plus nombreuses dans les activités paroissiales, mais elles ne sont pas dans les organismes où se prennent les décisions.Et quant aux religieuses, a-t-on mentionné, la place qu'elles occupent dans l'Eglise est conditionnée par ce qu'elles ont dans la société.Pouvoir Les ateliers sur la femme et le pouvoir dans l'Eglise ont permis de constater des changements, en même temps qu'une évolution, mais plus lente que dans la société civile.Devrait-il y avoir un contre- pouvoir féminin dans l'Eglise?Une participante est d'avis que cela serait un moyen d'expression, non pour démolir l'Eglise, mais pour dire que les femmes pensent autrement.Portrait Le portrait de la femme chrétienne québécoise, tel que tracé samedi par Monique Dumais, professeur de théologie à l'Université du Québec à Rimouski, présente des éléments à la fois positifs et négatifs.Religieuse de la communauté des Ursulines et fondatrice du groupe féministe «l'Autre parole», elle s'adressait au colloque sur la place de la femme dans l'Eglise.Du côté positif: la chrétienne québécoise est attirée énormément par le spirituel, est très active dans l'Eglise; elle est compétente, que ce soit en pastorale paroissiale ou en catéchèse scolaire son travail est efficace; elle est intéressée par la vie de l'Eglise, le grand nombre de religieuses au Québec en témoigne, elles sont plus de 26,000.Mais ce portrait comporte des ombres: cette chrétienne de TE- es groupes ethniques en fête photo Armand Trottier.LA PRESSE :~Mi cours du week-end.51 groupes ethniques du Québec avaient convié tous les Québécois à fêter avec eux au ,Complexe Desjard ns.M.Mounir Rafla, président du Conseil consultatif de l'immigration du Québec et organisateur de Ha manifestation.a>/ait souligné à l'ouverture, samedi après-midi, limportance de consolider les liens entre Québécois Tjtfe toutes les origines.Plusieurs centaines de Québécois qui avaient répondu à l'invitation ont eu la chance d'assister à \"dés spectacles et de visiter plusieurs kiosques mis sur pied par les divers groupes participants.entreurs de coffres arrêtés JLes policiers de la CUM section Intervention, ont procédé vendredi à l'arrestation de \"> individus relativement à deux vols de 'îoffres-forts commis au cours des derniers jours.C'est à la suite de quatre de-entes simultanées que les poli-irrs dirigés par les sergents-dé-tfetives Verreault et Labrosse ont appréhendés quatre hommes et ufle femme Le premier coffre-fort fut retrouvé à l'arrière du 12545, 57e Avenue à Rivière-des-Prairies.Il avait été volé mercredi dernier sur le boul.Gouin à Montréal.Les voleurs avaient utilisé le chariot élévateur et le camion de la compagnie pour transporter le coffre.Après avoir éventré et vidé celui-ci de quelques milliers de dollars, il avait retourné le camion sur les lieux du vol.Le deuxième coffre a été retrouvé dans un champ près de la 68e Avenue à Rivière-des-Prairies.Les circonstances de ce vol sont nébuleuses pour le moment car le propriétaire du coffre n'avait toujours pas, au moment d'écrire ces lignes, rapporté le vol aux policiers-enquêteurs.Les cinq individus devraient comparaître en début de semaine en Cour criminelle sous plusieurs chefs d'accusation.CHAH SUITE DE LA PAGE A 1 1er présidentiel américain, ne pense pas que ce voyage, le septième déplacement du souverain déchu en un an.«complique la situation à Téhéran».VlJEtterrogé hier devant la Mai-\";-Blanche, Brzezinski a décla-«Nous avons discuté avec lui fcs/options ouvertes, dont celle revenir aux Etats-Unis pour d'âtîtres traitements médicaux et c'est le chah lui-même qui a éhôtsl d'accepter l'invitation de '-Egypte.- 'fiés samedi, le ministre des jires étrangères Sadegh ÎJJfaotb/afleh avait accusé l'an-çtensecrétaire d'Etat américain ffetfify Kissinger et le président Be \"la Chase Manhattan Bank, Dbvld Rockefeller, de chercher kjélre partir l'ex-chah de Panama avant lundi.Tpavait souligné que ce départ porterait préjudice au processus en vue de résoudre le problème d\u20ac5 otage s, qui dure depuis le 4 novembre dernier, soit deux Semaines après l'arrivée de l-'ex-Chah aux Etats-Unis pour des raisons médicales.«Ce départ hechange rien» Le Conseil de la Révolution iranienne a réaffirmé hier que le m&rt de l'ex-chah du Panama était lié au problème des otages *rfes étudiants islamiques, in- terrogés par téléphone, ont déclaré que pour eux, «ce départ ne change rien».«Nous sommes en lutte contre les Etats-Unis et c'est à eux que nous continuerons de nous adresser pour obtenir l'extradition de l'ex-chah», a afffirmé un de leurs porte-parole.La radio iranienne a fait état hier soir du départ de l'ex-chah pour les Bahamas, citant les premières informations de source américaine.L'ex-chah, a précisé la radio, se rendrait ultérieurement en Egypte.Hemmat Mustafa, porte-parole rie la présidence égyptienne, avait d'abord catégoriquement démenti la nouvelle mais l'ambassadeur d'Egypte à Washington, Ashraf Ghorbal, confirmait peu après qu'il avait personnellement renouvelé à l'ex-chah l'invitation du Caire.C'est aujourd'hui la date limite fixée par le Panama pour le dépôt de la demande d'extradition iranienne et une délégation officielle de Téhéran est déjà arrivée à Panama.Celui-ci a demandé que Téhéran renonce à la peine de mort pour l'ex-chah et Téhéran n'a pas encore réagi.Les otages Mais de source bien informée à Téhéran, on apprend qu'en signe de bonne volonté, le président Bani-Sadr et le ministre Ghotbzadeh ont obtenu hier de, l'iman Khomeiny que les otages seraient pris en charge dès ce soir par les autorités gouvernementales iraniennes.Ce transfert était lié à la bonne application et au respect de la loi par chacune des parties (Panama et Iran).Les étudiants islamiques avaient accepté ce transfert, ajoute-t-on de même source.Les autorités panaméennes en ont été informées par le président Bani-Sadr qui a téléphoné personnellement à deux reprises hier au général Omar Torrijos, homme fort du Panama.Selon l'agence AP, l'ex-chah voyage en compagnie de son épouse, l'ex-impératrice Farah.Un avion charter en provenance de Panama était attendu la nuit dernière à la base militaire américaine aux Açores: il s'agirait de celui transportant l'ex-chah vers l'Egypte.La famille impériale déchue avait quitté l'Iran le 16 janvier 1979 pour une première escale en Egypte, jusqu'au 22 janvier, ensuite une deuxième au Maroc qui dura jusqu'au 29 mars.Après deux mois passés aux Bahamas, l'ex-chah s'installe le 1er juin à Cuemavaca, au Mexique, avant d'aller à New York le 22 octobre.Le 2 décembre, il est transféré au Texas et le 15 décembre, il arrive au Panama, le Mexique ayant refusé de l'accueillir à nouveau.^ -v glise québécoise est une femme effacée, humble, de seconde zone et occupant des fonctions non officielles; sa participation aux décisions, même au niveau paroissial, est restreinte.Plus on monte dans la structure de l'Eglise, moins il y a de femmes, constate l'universitaire, qui a mis en évidence l'alliance existante entre sexualité, sacramen-talité et pouvoir dans l'Eglise, alliance qui joue en faveur de l'homme et au détriment de la femme.Marie-Andrée Roy, de l'Université du Québec à Montréal, a donné le mot de la fin, exposant que: les femmes ont maintenant rompu le silence et pris conscience de leur situation dans l'Eglise, mais qu'il reste des étapes à franchir, incluant l'analyse de la position de subordonnées et l'acceptation du conflit et de la tension, pour, se regroupant, prendre des moyens concrets de libération.Le New York Times par satellite NEW YORK (PA) \u2014 Invoquant des coûts énergétiques élevés et des horaires d'avion incertains, le New York Times vient d'annoncer qu'il transmettra son édition destinée au Midwest par satellite à une imprimerie de Chicago dès la fin de l'été.Les pages seront montées à New York et transmises par satellite à Chicago, où camions et avions pourront livrer le journal dans neuf Etats de la région avant 6h30 le matin.L'éditeur, Ochs Sulzberger, a expliqué que les changements d'horaires constants des compagnies aériennes rendaient très difficile la livraison à bonne heure du Times dans plusieurs grandes villes américaines.Selon lui, la nouvelle technologie permettra d'assurer une distribution fiable avant le petit déjeuner.«Nous utiliserons une sorte de transmission par satellite environ quatre fois plus rapide que celle de tout autre journal», a déclaré M.Sulzberger.Allan Sieg-al, le directeur de l'information du Times, deviendra directeur à plein temps de l'édition du Midwest.La livraison du Midwest comprendra deux sections principales, la première incluant la plupart des articles publiés dans le Times de New York, tandis que la deuxième section comprendra tous les articles du cahier économique du Times.La livraison du dimanche sera identique à celle de New York et les sections préparées d'avance, comme le Sunday magazine et la revue littéraire, seront imprimées à New York et expédiées à Chicago.\\ Les annonceurs pourront choisir de publier leurs annonces dans l'une ou l'autre des éditions ou les deux.i Le Times vend 12,000 copies par jour et 50,000 autres le dimanche dans le Midwest actuellement, tandis que dans l'ensemble des Etats-Unis son tirage est de 900,000 copies par jour la semaine et de 1,500,000 copies le dimanche.LOUEZ UNE RENADLT5 $159 PAR MOIS SEULEMENT LARE AU C'EST RENAULT CENTRE- VILLE 1824 OUEST, STE-CATHERINE 937-9551 .i ï * A; \\ Y \\J I.\\ l II v 1A V m ¦A \\ -set En raison de l'affluence des derniers jours dans les succursales du Bureau des véhicules automobiles pour le renouvellement de l'immatriculation, les heures d'ouverture de ces succursales seront prolongées du 24 au 31 mars.\\ Heures d'ouverture Lundi.24 mars Mardi, 25 mars Mercredi.26 mars Jeudi, 27 mars Vendredi, 28 mars Samedi, 29 mars 9h a 16h 8H30 à 18h 8h30 à18h Sh30 à 18h 8h30 à 20h 8h30 à 20h \\ DATE LIMITE Lundi, 31 mars 8h30 à 20h À compter du 1\" avril, les heures d'ouverture redeviendront à la normale, soit de 8h3() à !6h30 V 1 > LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 MARS 1 980 m W f MimuLiiiiMJIlUJI \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022Éfc Éfe A w v \u2022>\u2022\u2022:¦> .>\u2022.\u2022\u2022\u2022'.; « .fvy.vv\".F k \u2014 \u2014 \u2014 V .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022SI 0 0 km y.-v:->,:-.\u2022\u2022\u2022 ### \u2022Y x: k.V\".\u2022\u2022 \".Y.-yY g§A§A AAAA - ^Y.:\" .: x-.>:v».-* \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ' \u2022.'¦V.\" .v ' - .*\u2022 >.a * -¦* M îf f \u2022\u2022\u2022\u2022 I A ::fl \u2022 \u2022\u2022\u2022 01 ^^^^^^^^ 9 r \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 -x->\u2022:\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022 .\u2022:\u2022 :vv-::v:\"Y.:>iv :-VY-.- .'.X'v> v.\u2022\u2022 \u2022¦ .^^^^^^^^ ^^^^^^^^^^^^w Ouvrez un compte ^edargne à întéret OUOridiEN avec chèques UN SEUL œiMPTE, SIX AVANTAGES ! Tous ces avantages vous seront dévoilés très bientôt.Le 7 avril.une date importante dans le domaine bancaire.^^^J-UNE INITIATIVE ^IHH EFFICACE DE LA BANQUE DE MONTRÉAL A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 24 MARS 1 980 Cours de YCHOLOGIE eveloppement dm e la personne I ^.\u2022^\u2022:-.mV.:: \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 Pour mieux se souvenir No(is proposons la demarche suivante qui consiste a 1 Répondre au test precede du titre « Le saviez -vous 7 » avant de lire îe texte 2 Lire attentivement le texte de la leçon 3 faire les exercices qui apparaissent à la tin sans vous référer au texte déjà lu 4 Noter les points obtenus sur la fiche personnelle destinée à cet effet et presentee sous la rubrique n Monl ROYAL 1*1 527 HftJ*.I Les Grandes Enigmes Réincarnation tint presentation de Top International Shows en collaboration avec le restaurant llliéàtre B*™ MERCREDI 26 ET VENDREDI 28 MARS a 20h30 tllets: S6.$8.$10et $12 En vente maintenant ET pEÎNTRtS MÉdkjMS avec JEAN-LOUIS VICTOR P«ui St-Jean et jacquv* Cotfcfl \u2022 Lê v.e ppr^s i« vie Mytre ou RéaMO^ \u2022 Du |«ou» au lendemain a#»s pef»onn»f« rea'
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