La presse, 23 février 1980, B. Informations générales
[" MONTRÉAL, SAMEDI 23 FÉVRIER 1980 INFORMATIONS Le nombre de chômeurs instruits augmente QUEBEC (PC) \u2014 il a été beaucoup plus difficile pour les diplômés universitaires de dénicher un emploi dans les années '70 au Québec el en 1978, par exemple, on dénombrait 11,000 nouveaux diplômes en chômage comparativement à 7,000 en 1975, soit une augmentation de 57 pour cent.Si 1,5 pour cent de la masse des dippômés connaissaient de telles difficultés, il n'en reste pas moins que les diplômés des universités jouissaient encore d'une situation fort privilégiée par rapport à d'autres jeunes qui n'avaient pas atteint un niveau de scolarité aussi élevé au cours de la dernière décennie.On serait porté à croire que la hausse importante dans la formation des nouveaux diplômés (22,410 en 1977 contre 9,240 en 1962) aurait causé cet état de chose mais la situation procède plutôt de deux Licteurs principaux : A) L'insuffisance généralisée d'emplois pour tous les niveaux de scolarité (hausse générale du taux de chômage) ; B) La difficulté qu'a connue I'é-i onomic d'intégrer les jeunes arrivants sur le marche du travail.Il existe toutefois des perspectives beaucoup plus intéressantes dans un avenir plus ou moins rapproché pour ceux qui seront appelés à remplir des postes requérant une formation universitaire.En effet, compte tenu d'une hausse de la population totale au Québec et dans l'hypothèse que pour administrer et offrir un certain nombre de services à une société moderne, il soit nécessaire que la main-d'oeuvre hautement qualifiée s'accroisse au moins au même rythme que clui de la population dans son ensemble, on peut prévoir dès lors qu'à un taux de fréquentation scolaire constant, il se produise une pénurie de main-d'oeuvre hautement qualifiée.Ces considérations sont tirées de la publication par le Conseil des universités d'une étude sur « Le marché du travail des diplô mes universitaires au Québec» sous la direction de M.Jean-Michel Cousineau.I ¦ it M W .m \u2022si * .¦ tin M -r , , - \u2022 m mm * »*».A : \u2022 SSR Le conseil des ministres du cabinet Lévesque siégeait depuis deux jours à Sainte-Marguerite.Si l'on en juge par cette photo prise hier, cet exer- photo Robert Nodon, LA PRESSE cice à l'extérieur de la capitale provinciale n'a pas été une partie de plaisir.Lévesque a hâte au 24 juin par Pierre VINCENT De notre bureau de Québec SAINTE-MARGUERITE STATION \u2014 «J'ai bien hâte au 21 juin, je sens que je vais avoir besoin de vacances», a laissé tomber un ministre à l'issue de la séance spéciale du conseil des ministres, qui s'est tenue jeudi et hier dans un hôtel des Laurentides.Les quatre prochains mois laisseront peu de répit aux ministres péquistes: en mars, ce sera le houleux débat de 35 heures sur la question; en avril, l'étude du budget; en mai, la campagne référendaire suivie, au tout début de juin, de la consultation populaire.Et, à travers tout ça, un peu de législation, un brin de négociations avec Ottawa, ainsi que la mise en vigueur de lois déjà passées comme la loi sur la santé et la sécurité au travail, la politique du livre.l'augmentation des allocations aux parents d'handicapés.«C'est une sorte de casse-tête chinois qu'il nous fallait résoudre, a expliqué le premier ministre hier en fin de journée.Il fallait trouver comment concilier notre rôle de gouvernement à celui de parti qui espère bien gagner le référendum.» Les derniers sondages-maison du PQ donnent de 50 à 55 pour cent de oui.62 pour cent chez les francophones.«Nous nous sentons en meilleure situation maintenant qu'en novembre ou décembre dernier quand nous étions au creu de la vague.Notre remontée n'est d'ailleurs pas imméritée: on a travaillé comme des chiens pour mener à bien les négociations dans les secteurs public et para-public.Nous en sommes arrivés à des règlements avec 280,000 des quelque 300,000 employés, sans trop de dégâts en comparaison aux rondes précédentes.» Le programme des prochaines semaines: \u2022 des négociations avec Ottawa: «Pas question d'aller discuter d'affaires constitutionnelles, précise René Lévesque, mais quand nous connaîtrons les nouveaux ministresfedéraux, nous tâcherons de faire le point sur les négociations qui traînent depuis trop longtemps sur des dossiers comme l'usine d'eau lourde de Lapra de, le sel des Iles-de-la-Madelei-ne.On pense aussi avoir droit à des sommes d'argent pour le Centre des congrès à Montréal.Toronto a déjà eu droit à $30 millions, et il n'est même pas en marche comme le nôtre.» \u2022 un peu de législation: «Il s'agit de choses déjà inscrites au feuilleton: création du fond forestier, uniformisation des tarifs d'électricité et perception des pensions alimentaires.» \u2022 mais bien sûr le gros des travaux de la chambre portera es- sentiellement sur le débat sur la question.En fait, il y aura surtout des travaux en commissions parlementaires, notamment pour l'étude des crédits découlant du budget que M.Parizeau déposera fin mars.Parallèlement à tout cela, les ministres intensifieront leur action référendaire dans les régions.M.Lévesque ne paraît pas inquiété outre mesure par le retour de M.Trudeau, et le rôle prépondérant que ce dernier jouera certainement pendant la campagne référendaire.«Il aura tellement à faire: un cabinet à bâtir, des solutions à trouver aux problèmes d'énergie, un budget.» De l'après-référendum, il ne fut nullement question à ce conseil des ministres, a soutenu M.Lévesque, mais il n'a pas nié catégoriquement que des élections générales pourraient se tenir fin 80.Afghanistan Towe se rend chez Vance WASHINGTON (UPI) \u2014 L'ambassadeur canadien à Washington, M.Peter Towe, a été reçu hier par le secrétaire d'Etat Cyrus Vance pour discuter de la* riposte occidentale à l'intervention soviétique en Afghanistan.L'entrevue s'est déroulée quelques heures seulement après le retour de M.Vance d'une tournée en Europe ou il a cherché à coordonner la réponse de l'Occident à Moscou.Le secrétaire d'Etat américain a renoncé à se rendre à Ottawa en raison du changement de gouvernement résultant des élections de cette semaine.Il a jugé plus approprié, dans les circonstances, de recevoir l'ambassadeur canadien.70 p.cent de OUI chez les étudiants Ce n'est qu'un tout petit indice de ce que pourrait être le vote étudiant francophone lors de la campagne référendaire, mais hier LA PRESSE a appris que plus de 10,000 étudiants, groupés dans cinq maisons d'enseignement, et qui ont participé au cours des quatre derniers mois à un vote référendaire sur le mandat de négocier la souveraineté-association, se sont prononcés dans une proportion de 70% pour un OUI au référendum.A l'école Polytechnique de Montréal (3,000 étudiants), 69% des votants ont dit OUI; au Cégep de Ste-Foy (4,100), le résultat donne 65%; au cégep de Saint-Hyacinthe (1,700), 72%; au cégep de Hauterive (900), 75%, au cégep de Rimouski (3,\"700), 72M.Essaierait-on d'empêcher Margaret d'aller à Tokyo?TOKYO (UPI) \u2014 Les promoteurs qui ont demandé à Margaret Trudeau d'assister à l'inauguration d'une discothèque huppée de Tokyo ont prétendu hier qu'ils subissaient des pressions de la part de fonctionnaires canadiens pour qu'ils annulent leur invitation.Margaret Trudeau doit recevoir $20,000 seulement pour être présente, le 3 mars prochain, à l'ouverture de la discothèque «Night Story» située dans le quartier à la mode à Tokyo.Selon le propriétaire de la boîte, M.Sasaki, ce sont des fonctionnaires de l'ambassade du Canada à Tokyo qui ont tenté de le dissuader d'inviter Mme Trudeau.Un porte-parole de l'ambassade du Canada à Tokyo nie toutefois que des membres du personnel aient rendu visite au propriétaire du «Night Story».Selon M.Sasaki, la discothèque a conclu une entente avec Margaret Trudeau, par l'intermédiaire de son avocat canadien, vers le milieu de février.«Elle sera notre principale attraction», a-t-il dit.Nous avons dépensé $138,000 uniquement pour la visite de Mme Trudeau, y compris le $20,000 qui lui sera remis.Nous avons pris un risque calculé, a-t-il ajouté, nous savions que M.Trudeau avait énormément de chances de l'emporter.» Pas question de décret Impasse avec les employés de soutien des cégeps QUEBEC (PC) \u2014 C'est l'impasse dans les négociations avec les 2,300 employés de soutien des cégeps mais le gouvernement n'a pas l'intention de recourir à un décret pour mettre un terme à ce conflit qui paralyse 21 institutions collégiales.Selon le principal négociateur patronal, M.Lucien Bouchard, il est toujours possible d'en venir à une entente négociée avec ces syndiqués en grève depuis un mois maintenant.Ces dernier ont pourtant rejeté vendredi la proposition globale de règlement de leur employeur et les négociations ont été suspendues pour la fin de semaine.M.Bouchard a indiqué de plus qu'il ne serait pas encore nécessaire de faire de la récupération, c'est-à-dire de prolonger la session, si le conflit prenait fin au cours des prochains jours.«Mais nous approchons du point limite», a-t-il dit.M.Bouchard a reproché à la CSN de tenter d'obtenir un règlement par une loi spéciale.«Un décret n'est pas une façon de tirer un syndicat d'un mauvais pas.C'est indécent de nous demander presque un décret».Quant aux points toujours en litige, il s'agit principalement des horaires de travail (le travail le soir), du temps supplémentaire effectué par les employés temporaires et de l'abolition de postes.A ce chapitre, le gouvernement refuse d'accorder le droit à l'arbitrage lorsqu'un poste est aboli.M.Bouchard a fait remarquer qu'il s'agissait d'une revendication des employés de soutien des commissions scolaires (FTQ-CSN) et que le gouvernement n'a pas cédé.De plus, le gouvernement souhaite modifier une clause de la convention collective qui le contraint à répondre à un grief dans un délai de cinq jours, sous peine de le perdre.Rupture complète entre FT et CSN QUEBEC (PC) \u2014 Le conflit scolaire aura consommé la rupture entre la FTQ et la CSN.Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec, M.Fernand Daoust, a affirmé hier que l'attitude hargneuse de la CSN conduisait à une rupture complète entre les deux centrales syndicales et laissait peu de chances de survie à un nouveau front commun dans le secteur public.M.Daoust répliquait ainsi au président de la Confédération des Syndicats nationaux (CSN), M.Norbert Rodrigue, qui a accuse la FTQ de s'être fait le complice du gouvernement dans les négociations avec les employés de soutien des commissions scolaires.Les 5,500 employes de soutien de la FTQ ont accepté les offres du gouvernement il y a déjà quelque temps mais les 10.000 affiliés à la CSN ont fait la grève pendant ;m mois et n'ont repris le travail que cette semaine.Ils soutiennent cependant avoir obtenu de meilleures conditions de travail que leurs confrères.M.Daoust n'a pas mâché ses mots pour décrire l'attitude de la CSN: «La CSN fait du marketing syndical, ce sont des faiseurs d'images qui tentent de faire croire que leur entente est supérieure à la nôtre, en vue de conditionner les syndiqués à une campagne de maraudage.Ils veulent faire avaler une couleuvre de taille à leurs membres.Quand on se fait rabaisser au niveau d'un syndicat de boutique, on se dit qu'est-ce qu'on fait là-dedans; on ne laissera pas cette dernière s'essu) er les pieds sur nous comme sur un tapis; y'a des limites à se faire d\" crire comme des suppôts de Satan.c'est la dernière fois qu'on se fait enfirouaper dans un front commun pour une centrale qui veut se faire passer pour la plus forte, jusqu'au boutisme».Il a ajouté que ces attaques publiques ne sont que la pointe de l'iceberg puisque, au niveau des officiers de syndicats, la CSN se livre à une «agression psychologique» que la FTQ ne peut plus tolérer.En ce qui concerne le front commun comme tel, M.Daoust a rappelé que le dernier en liste a connu des soubresauts à cause de l'attitude de la CSN précisant «qu'on peut pas dire ce qui va arriver la prochaine fois mais nous serons extraordinairement réticents, on peut môme parler de rupture complète».Par contre, a-t-il laissé entendre, la FTQ continuera de favoriser le travail en cartels sectoriels, c'est-à dire des revendications communes dans certains secteurs (affaires sociales, enseignement.).M.Daoust a également fourni une autre explication au comportement de la CSN: la FTQ gagne en popularité auprès de la clientèle non-syndiquée et la CSN veut freiner ce mouvement.Il devait reconnaître cependant que son organisation syndicale a perdu des adhérents au profit de l'autre au cours des derniers mois.Des cosmétiques Par ailleurs, le secrétaire général a soutenu que le soutien-CSN n'a pas fait de gains importants au terme de sa grève.«Des petits dépassements, des cosmétiques» au point, de dire M.Daoust, que la FTQ n'a pas l'intention de demander à ce que ces avantages négociés soient octroyés à ses membres.«Notre entente se compare avantageusement à la leur».En ce qui concerne» ce conflit.M.Daoust a mentionne avoir refusé l'offre d'un cartel en février parce qu'une entente était survenue avec le gouvernement et avait été ratifiée par les assemblées générales Il a reproché aussi à ces derniers d'avoir déclenché la grève une journée avant les enseignants, ce que n'aurait pas prisé laCEQ.Somme toute, selon lui, la CSN a cherché continuellement à voler la vedette à ses partenaires du front commun et maintenant, elle a de la difficulté à justifier sa grève de prestige et cherche des boucs-émissaires.Une paix fragile Par ailleurs, des porte-parole ont indiqué hier que des moyens de pression pourraient être pris si on ne réussit pas à s'entendre dans le secteur des affaires sociales.On éprouve des difficultés à traduire l'entente de principe dans des textes de convention collective La fin de semaine devrait être decisive, affirmait-on.Faute de pouvoir s'entendre, ces employes pourraient débrayer à «nouveau.M Fernand Daoust J B 2 le monde ¦m A ! L'archevêque de San Salvador accuse la droite de provoquer une guerre civile « \u2022 Pierre SAINT-GERMAIN Envoyé spécial de LA PRESSE San SALV ADOR \u2014 Le spectre d'uni' guerre civile hante de plus envplus le Salvador et la rumeur d'un prochain coup d'Etat, cette fo|s par les elements les plus conservateurs des Forces armées, se répand dans { urtains milieux M.Francisco Ricardo Lima.ex-vice-president du pays, a déclaré à LA PRESSE qu'il n'écarte pas l'éventualité d'une guerre civile à brève échéance par suite, notamment, d'un «mouvement désespéra de l'extrême gauche».Par contre, l'archevêque de San Salvador, Mgr Oscar Romero, a accusé la droite d'essayer de provoquer eetteguerrecivile.«La droite veut faire en sorte que les couches populaires se lancent dans une insurrection afin de pouvoir mieux les écraser avec toute la force qu'elle possède», a-t-il affirmé en indiquant que l'Eglise catholique serait du côté des organisations populaires dans l'éventualité d'une insurrection qu'elle jugerait legitime.Marasme et subversion Agé de 63 ans, ex-ambassadeur du Salvador au Canada, présentement avocat d'une société exportatrice de café, principale source de devises du pays, M.Lima a souligné qu'une autre raison lui lait craindre la guerre civile: «Si la situation économique ne s'amé- liore pas d'ici à deux mois, la faim sévira dans tout le pays et il y aura un soulèvement populaire.Ce sera très dangereux.L'armée peut lutter contre la subversion, mais elle ne peut pas lutter contre un peuple.La seule manière d'éviter la guerre civile, à mon avis, c'est d'adopter immédiatement un programme économique et un programme politique de nature à donner suffisamment confiance au secteur privé pour qu'il engage des investissements créateurs d'emploi.» M.Lima, qui se déplace en voiture blindée et dispose de gorilles armés de mitrailleuses, estime que le gouvernement doit accorder la priorité à l'élimination de la subversion.«Les rançons obtenues par les groupes subversifs pour la libération d'otages s'élèvent à quelque $70 millions et servent à l'achat d'armes», a-t-il soutenu.Se prononçant en faveur de réformes non radicales, il a accusé les démocrates chrétiens \u2014 membres de la junte militaro-ci-vile \u2014 de vouloir aider la gauche pour être bien vus du peuple auprès duquel ils n'ont pas d'assises.«L'armée, que je crois divisée, est dégoûtée de sa collaboration avec les démocrates chrétiens.Ce sont les protégés du gouvernement américain, qui a dit clairement aux militaires qu'il ne reconnaîtrait pas un gouvernement ne comprenant pas de civils.Que reste-t-il alors à faire?Le gouvernement pourrait faire appel à des technocrates.» M.Lima, qui s'exprime aisément et correctement en français, a accusé Mgr Romero d'être «l'un des grands coupables» de l'agitation.«L'archevêque incite les groupes subversifs à continuer leur lutte, mais il ne parle pas des moyens de résoudre le problème.Pour moi, c'est un hypocrite.Ses vues sont d'ailleurs loin d'être partagées par d'autres dignitaires de l'Eglise.» La position de l'Eglise Mgr Romero nie catégoriquement les accusations de la droite selon lesquelles il se fait le promoteur d'une insurrection populaire.«Ceux qui veulent cette insurrection, ce sont les gens de droite, a-t-il assuré dans un entretien avec quelques journalistes étrangers.La gauche ne recherche pas un affrontement, parce qu'elle ne se sent pas assez forte face à la droite.» A la question de savoir si l'Eglise catholique salvadorienne serait du côté des organisations populaires dans l'éventualité d'une guerre civile, l'archevêque a répondu: «L'Eglise a une morale très traditionnelle en ce qui concerne les traditions d'une insurrection populaire.En cas d'insurrection, la première chose que ferait l'Eglise serait de juger si les conditions existantes la rendent légitime.Dans l'affirmative, l'Eglise accompagnerait l'insurrection populaire.» Mgr Romero a toutefois précisé que «les méthodes de l'Eglise ne sont pas celles des organisations de gauche, même si nos revendications convergent avec lesleurs».Il a reproché aux organisations populaires de ne pas présenter de «projet contenant des solutions pratiques aux problèmes qui se posent».D'autre part, a-t-il ajouté, la droite recherche une paix qui ne dérange pas les injustices sur lesquelles repose la société salvadorienne.«La paix que l'Eglise propose doit être fondée sur la justice», a-t-il affirmé.L'archevêque \u2014 homme trapu, aux cheveux grisonnants, âge de 62 ans, dont la candidature a été présentée au prix Nobel de la paix en 1979 \u2014 a écrit au président Carter pour lui faire part de son opposition ferme à toute aide militaire américaine au gouverne- Les Canadiens sains et saufs de notre envoyé spécial SAN SALVADOR \u2014 Les ressortissants canadiens résidant au Salvador sont sains et saufs, signale-t-on.Le Canada n'a pas d'ambassade dans ce pays, mais son ambassadeur à San José (Costa Rica), M.Robert Douglas Firrs, est également chargé de la représentation diplomatique canadienne à San Salvador.«Aux dernières nouvelles, a-t-il dit au cours d'une conversation téléphonique entre la capitale salvadorienne et San josé, il n'y avait au Salvador que 16 ressortissants canadiens connus et inscrits dans notre registre.» M.Firrs a par ailleurs indiqué que le gouvernement canadien avait pris des mesures en vue de pouvoir évacuer tous les Canadiens du Salvador en cas d'urgence.Un certain nombre d'autres ressortissants canadiens ont jugé bon de quitter ce pays, au cours de la dernière période, en raison des troubles qui s'y déroulent.ment salvadorien.«L'aide étrangère, d'où qu'elle vienne, est bien venue dans la mesure où elle peut être utile au peuple.Mais une nouvelle aide militaire américaine au Salvador rie ferait que renforcer encore la répression qu'exerce le gouvernement salvadorien», a-t-il précisé dans son entretien avec les journalistes étrangers.À plus forte raison, l'Eglise catholique ne manquerait pas de s'opposer à une éventuelle intervention des «Marines» au Salvador.«La Conférence des évêques latino-américains, à Puebla, a condamné ce genre d'intervention et aussi tout ce qui va au détriment de la liberté des peuples», a-t-il rappelé.Réformes nécessaires Pour ce qui est du rôle que joue actuellement la démocratie chrétienne au Salvador, il a dit: «C'est un rôle de bonne volonté, mais la ligne répressive qui existe au sein de la junte laisse sans effet tout ce que la bonne volonté peut faire.Le peuple n'accorde aucun crédit au gouvernement, qui est appuyé par des forces répressives.On ne pourra gagner la confiance du peuple que par l'abandon de la répression et la réalisation de réformes concrètes dans l'intérêt populaire».Selon la Commission salvadorienne des droits de l'homme, «le nombre de personnes assassinées, disparues ou détenues, depuis le coup d'Etat mystère du 15 octobre dernier, est plus élevé qu'il ne l'était pendant les derniers mois de la dictature du général Humberto Carlos Romero.La Commission estime à plus de 500 le nombre de prisonniers politiques actuellement détenus dans des cachots officiels ou clandestins.La commission de /'ONU entreprend aujourd'hui sa mission à Téhéran par Robert POULIOT elaboration spéciale CHYPRE \u2014 L'opération internationale visant à libérer les 50 otages américains détenus en Iran s'est remise en branle aujourd'hui avec le départ pour Téhéran des cinq membres de la commission Waldheim et de l'avocat panaméen chargé de l'extradition du chah.Apres le règlement de «détails techniques» entre le secrétaire général de l'ONU, M.Kurt Waldheim.et les autorités iraniennes.MM.Louis-Edmond Pettiti, de France.Mohammed Bedjaoui, cPÀlgérie, Adib Daoudy.de Syrie.Andres Aguilar Mawdsley, du Venezuela, el Harry Jayewarde-ne.du Sri Lanka, ont reçu hier apres-midi à Genève le feu vert pçûr se rendre a Téhéran.Simultanément, M** Juan Materno Vas-qu» agissant pour le compte de ltlran dans les procédures d'extradition du chah à Panama, a qflitte Paris hier après-midi pour lacapitale Iranienne.En principe les membres de la commission Waldheim devraient sieger au moins 7 à 10 jours à Téhéran et, selon des sources proches de la commission, il n'est pas Un attentat revendiqué par l'ETA MADRID (AFP) \u2014 L'organisation autonomiste basque ETA-PM (politico-militaire) a revendiqué hier soir l'attentat perpétré jeudi soir contre le palais de la présidence du gouvernement à Madrid l ne grenade, lancée d'une certaine distance, a fait explosion sur l'héliport du palais de la Moncloa, résidence du premier ministre Adolfo Suare/ L'engin a creusé un trou, mais n'a pas fait de blessas Au cours d'une conférence de presse tenue dans un endroit secret du Pays basque, l'ETA a posé quatre conditions au gou-vernrmcnt pour mettre un terme à sa lutte armée, notamment le transfert immédiat au conseil général basque (gouvernement autonome provisoire) de toutes les -ompétences du statut d'au-ibnomie approuvé par référendum le 25 octobre dernier.Il réclame aussi le retour de tous les prisonniers basques en Euskadi tt Pii'iN' Vt'iii \u2022 BP congédie trois militants Lit FTQ a entrepris la difficile tâche de syndiquer une à une les stations de service (baptisées «libre-service» par les multinationales du pétrole el «zéro-service» par Ralph Nader) en commençant par cinq postes de Montreal appartenant à la puissante British Petroleum (appelée BP).Les 15 caissières, caissiers et préposés aux lave-auto ont demande au ministère du Travail d'être représentes par la Fraternité internationale des ouvriers en électricité (section locale 2271, FTQ); déjà trois militants.Jacques SI Ongc, John Crawford et Michel Bédard ont été congédiés.Leur syndicat a porté plainte et soutient qu'ils l'ont été en guise de représailles pour avoir participé à la fondation du syndicat.M.Louis Laberge, le président de la FTQ, accuse BP de recourir «au harcèlement et à l'intimidation systématiques».Gaz métropolitain: dani l'entonnoir! Des négociations intensives se poursuivent entre la compagnie et le syndical CSN qui représente quelque 600 ouvriers de Gaz métropolitain.Bien qu'aucun détail n'ait filtré de ces négociations, on apprend que les parties en presence sont «dans l'entonnoir».Cette expression du milieu indique qu'un règlement prochain pourrait possiblement intervenir, mais qu'il est encore trop tôt pour le dire.parce que le patron et le syndicat ne sont pas encore «dans le goulot» de l'entonnoir en (pies tion! McGill, mauvais patron?McGill voudrait embaucher du personnel temporaire à des conditions inférieures à celles consenties aux employés réguliers.L'université veut du «cheap labor*.C'est entre autres ce que soutient la section locale 298 de l'Union des employés de services (FTQ).qui représente les employés de services et de l'informatique, en ^rève depuis quatre jours.McGill a de plus obtenu une injonction limitant à cinq le nombre de piqueteurs et limitant la ligne de piquetage à la seule entree de la rue Sherbrooke.On sait que l'université compte une bonne douzaine d \"a titres entrée?Placement différent En pleine négociation, el en pleine scission au sein de la FTQ-Construction, le ministre duTrav .ni Pierre-Marc Johnson a annoncé clçux modifica lions aux règlements touchant l'épineux problème du placement dans la construction.D'abord, il abolit les certificats «A» el «B» < i remplai e par un certificat unique, créant oinsi un seul «I m de main-d'oeuvre Et, en deuxième lieu, par concordance, dit-il, il modifie le règlement de façon a respecter «la priorité régionale de la mené qu'auparavant, en tenant compte "]
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