La presse, 12 février 1980, B. Économie et finances
[" ¦ - la presse MONTRÉAL, MARDI 1 2 FÉVRIER 1 980 NOUS AVONS L'ESPACE BUREAUX \u2014 COMMERCIAL \u2014 INDUSTRIEL Qu'il vous faut! 875-5053 T FINANCES i Hausse des ventes au défait Les ventes au détail en décembre ont augmenté de 2.3 pour cent (chiffres corrigés des variations saisonnières) sur le mois précédent et atteignaient $6.65 milliards.Selon Statistique Canada, les ventes étaient en hausse dans 22 des 28 catégories de commerce, la plus forte hausse ayant été constatée dans les magasins de chaussures (34.9 p.cent), les magasins de pièces d'automobile et d'accessoires (13 p.cent) et les librairies (13 p.cent).Les plus fortes baisses ont été enregistrées dans les garages: 6.1 p.cent.Cinq provinces ont signalé des hausses de vente, allant de 3.8 p.cent en Ontario à 0.1 p.cent en Nouvelle-Ecosse.Les baisses allaient de 2.1 p.cent dans Plle-du-Prince-Edouard à 0.1 p.cent au Manitoba.L'industrie du vêtement mise sur la productivité L'Institut des manufacturiers de vêtement du Québec a déposé hier devant la Commission fédérale d'enquête du textile et du vêtement.Ce groupe de 2,000 entreprises compte particulièrement au cours des prochaines années sur un programme de productiviter que doit approuver bientôt le Conseil du Trésor du Québec.Cette industrie pourrait ainsi profiter d'une somme d'environ $10 millions durant quatre ans, permettant entre autres d'embaucher dix universitaires dans un programme de marketing.Contrat de $8 millions à Miron La Société d'énergie de la Baie James a adjugé à la compagnie Miron, de Montréal, un marché de fournitures de $8 millions relatif à 100,000 tonnes métriques de ciment.L'appel d'offres de la SEBJ avait été lancé en septembre dernier.Gaz: Forage dans VI le- du- Prince-du- Edouard Le forage d'un puits d'essai de gaz naturel commencera en juin à East Point, dans l'Ile -du-Prin-ce-Edouard.Le ministre de l'Energie, Barry Clark, a dit dans une interview que Hudsons Bay Oil and Gas exécutera les travaux au coût de $7.5 millions.Le puits descendra jusqu'à 2,591 mètres.Stabilité sur les marchés de l'or L'or a clôturé, sur le marché de Londres hier, à $712,50 américains en hausse de $15 sur la clôture de vendredi, après avoir évolué en cours de journée entre $707,50 et $720,50.Actif à l'ouverture, le marché a été calme par la suite.A New York, le métal précieux approchait $715 à la fermeture.Au marché des changes, le dollar américain s'est effrité avec une ferme départ pour se redresser légèrement en cours d'après-midi, à la suite des déclarations au journal parisien «Le Monde» du président iranien Àboîhassan Banisadr, dont il ressort que la libération des otages américains n'est plus liée à l'extradition du chah.Pour un rôle plus actif du FMI Les pays ayant un fort excédent en liquidités, c'est-à-dire essentiellement les pays producteurs de pétrole, devraient pouvoir détenir «une partie de leurs surplus dans une monnaie internationalement gérée par le FMI, fortement gardée, et peut-être sur l'or du Fonds», a déclaré hier Jacques de Larosière, directeur général du FMI, au micro de la chaîne de radio nationale française France Inter.M.de Larosière s'est prononcé pour un rôle «très actif» du FMI, notamment par la création d'un compte de substitution.CANADIEN ' -Vso 86,28 Dome acquiert les actifs pétroliers de Kaiser au Canada: $700 millions La société Dome Petroleum, de Calgary, paiera $700 millions pour la plupart des actifs canadiens dans le pétrole et le gaz de Kaiser Resources, de Vancouver.Le président du conseil et chef de la direction Edgar F.Kaiser a annoncé hier que le conseil d'administration a accepté l'offre de Dome qui, lorsque la vente sera complétée, sans doute le 14 février, permettra à Kaiser de réaliser des gains nets après impôts de $230 millions.Kaiser avait en effet mis la main sur ces actifs, de même que sur une usine d'asphalte vendue récemment $70 millions avec quelques autres intérêts dans les matériaux, lors de l'acquisition d'Ashland Oil Canada à la fin de 1978 au prix d'environ $485 millions.La compagnie de Vancouver poursuivra cependant ses activités danc le pétrole et le gaz.Elle conserve en effet ses intérêts dans la mer du Nord, ses opérations en croissance aux Etats-Unis et ses participations au large de l'île au Sable et dans les projets de la mer de Beaufort.$322.5 millions remboursées Les fruits de cette transaction avec Dome permettront à Kaiser de rembourser $322.5 millions de dettes et de présenter une offre à ses actionnaires de rachat au prorata de neuf millions des quelque 27 millions d'actions en circulation au prix de $43 l'unité.Le Canada entre dans une récession, mais l'avenir à long terme est bon par Jean POULAIN Selon une étude conjoncturelle réalisée par une importante firme américaine de recherche économique, le Canada est en train d'entrer dans une récession dont l'ampleur \u2014 entre le creux et le sommet du cycle \u2014 sera de même ordre que la précédente en 1974-75.L'une des deux signataires de l'étude sur l'économie canadienne portant sur dix années, Kristin Lindow, de Chase Econometrics, de Bala Cynwyd, Pennsylvanie, a précisé à LA PRESSE que le premier trimestre 1980 verra une croissance négative de 2.6 pour cent sur base annuelle, suivant un quatrième trimestre 1979 dont les activités sont restées pratiquement inchangées par rapport au troisième trimestre (croissance de 0.1 pour cent).(Techniquement, pour les économistes, il ne s'agit pas, à proprement parler, d'une «récession» qui exige deux trimestres consécutifs de performance négative).Selon l'économiste de la filiale de la Chase Manhattan Bank de New York, l'économie canadienne va tomber d'une croissance de 3 pour cent en 1979 à une croissance de 0.3 pour cent en 1980, soit la même chute que celle qui caractérisa l'année 1975.La cause première du recul de croissance du Canada est la récession attendue aux Etats-Unis, pays qui absorbe les deux tiers de nos exportations.Il en résulte, notent les auteurs de l'étude, que l'un des principaux stimulants à la croissance économique du Canada aura été supprimé.Une reprise dynamique Par contre, la situation qui suivra, sera bien meilleure qu'elle le fut après 1975 puisque la croissance réelle du Canada de 1981 à 1984 atteindra en moyenne 3.5 pour cent par an, à comparer à 2.9 pour cent pour les quatre dernières années.Pour justifier cette amélioration un peu inattendue de la performance comparative, Kristin Lindow explique que dans la période de référence qui connut une baisse d'activité, le Canada appliqua une politique fiscale et monétaire expansionniste qui créa des tensions sur l'économie et sur l'offre de main-d'oeuvre.Ceci fut le point de départ d'une poussée d'inflation qui s'accéléra dès que le haut du cycle économique mondial fut atteint et qu'en même temps l'OPEP quadruplait ses prix.Cette fois-ci, la situation se présente tout à fait différemment, remarque l'étude.Le Canada, certes, se retrouve à nouveau luttant contre une forte inflation, mais qui émane du fait qu'il s'agit d'une économie très ouverte, très engagée dans les échanges internationaux: il s'agit donc des tendances inflationist's du marché mondial.Les autorités fiscales et monétaires du Canada ont appris la leçon, note le rapport, et leur attitude restrictive actuelle empêchera cette fois une rapide montée des prix.Quant aux revenus du travail au Canada ils devraient en valeur nominale monter en moyenne de 11 pour cent par an de 1979 à 1984, au lieu de 15 pour cent en 1975-76, explique Kristin Lindow.En conséquence, ajoute l'économiste, si l'économie canadienne sera embrunie par la récession cette année, l'avenir à long terme est bon: en fait «le seul frein possible à la croissance à long terme serait la faible progression de son principal client au cours de la décennie qui commence, les Etats-Unis».Coseka: douche d'eau froide par Jean-Guy DUGUAY Le président de la société pétrolière Coseka Resources Limited de Calgary a jeté une douche d'eau froide sur les espoirs suscités parmi les investisseurs en fin de semaine dernière lors de Tan-nonce erronée d'une découverte de quelque 3 milliards de barils de pétrole à quelque 50 milles au sud de Calgary.Selon les déclarations du président de la société, Peter R.Kut-ney, à LA PRESSE, les géologues et experts de Coseka ont bien établi, à l'aide d'extrapolations faites à partir de l'étude de plus de 3,000 forages dans cette région, Texis-tance d'un réservoir possible de Tordre de 3 milliards de barils, mais la technologie existante ne permet absolument pas de vérifier la théorie à partir de laquelle l'estimation a été faite et encore moins d'extraire le pétrole que ces sédiments contiendraient.«Au contraire, a-t-il tenu à spécifier, Coseka ne peut absolument pas vérifier la théorie de Tinter-connection sousterraine des nappes de pétroles connues dans cette région de TAlberta».Coseka a cependant, et en dépit des embûches technologiques, entrepris une série de forages visant à prouver la justesse de ses extrapolations.Des vingt puits forés ces dernières années un seul s'est avéré potentiellement productif; trois ont permis de découvrir des nappes de gaz naturel.Les autres n'ont rien donné de concret.M.Kutney ne désespère cependant pas.«Il est fort possible que nous puissions établir avec certitude le potentiel de cette région de 7,500 milles carrés».«Mais il faudra investir des millions de dollars dans une série de forages et encore plus à développer la technologie nécessaire à la récupération de ce potentiel».Kaiser Steel, qui détient 32 pour cent de la capitalisation, se propose d'accepter l'offre de Kaiser Resources.Cette dernière toutefois croit que ses actionnaires japonais préféreront conserver leurs 27 pour cent.Les actionnaires canadiens qui accepteront l'offre pourront généralement éviter l'impôt puisque le gouvernement fédéral, selon Kaiser, considérera $42 des $43 comme un dividende, mais certains actionnaires américains pourraient être assujettis à la taxe sur les gains de capital.M.Kaiser a déclaré que l'offre permet aux actionnaires de vendre une partie de leurs actions à un prix plus élevé que celui du marché tout en gardant une participation dans la croissance future de la compagnie.«Kaiser demeurera une compagnie énergétique dynamique.» La compagnie projette en outre de développer une nouvelle mine de charbon au sud-est de la Colombie-Britannique et d'augmenter la capacité du port en eau profonde Roberts Bank.Le président du conseil de Kaiser a ajouté que les perspectives s'annoncent intéressantes tant dans la mer du Nord, aux Etats-Unis, au large de l'île au Sable, dans la mer de Beaufort que dans la merde Chine.Le programme de rachat d'actions, de son côté,sera lancé au cours du deuxième trimestre.La compagnie pourra acheter des actions durant n'importe quel trimestre pour une somme totale équivalent jusqu'à 10 pour cent des revenus nets des trois mois précédents.Prise de contrôle Certaines déclarations ont laissé croire en début de journée hier que Dome voulait prendre le contrôle de Kaiser Resources mais le tout fut bientôt nié et l'achat de $700 millions annoncé.Kaiser a réalisé Tan dernier un chiffre d'affaires dépassant les $600 millions.Quant aux actifs, ils atteignaient $397 millions à la fin de 1978.L'achat permettra à Dome d'augmenter encore ses actifs qui déjà à la fin de 1978 atteignaient $1.7 milliard.Les ventes de Dome qui compte quelque 1,600 employés ont sans doute dépassé $800 millions Tan dernier.2» Photo Jean Goupil.LA PRESSE Les normes attribuées par une agence du gouvernement à la compagnie Noranda pour son usine de Rouyn, en Abitibi, concernant la protection de l'environnement n'ont pas été définitivement acceptées par le ministre responsable.Suite aux normes fixées par le Bureau d'étude des substances toxiques, la compagnie Noranda déclarait la semaine dernière qu'elle ne pouvait les accepter et quelle serait obligée de fermer la fonderie de Rouyn si elle devait s'y conformer.Cette déclaration de la compagnie, selon un porte-parole du ministre Marcel Léger, en est une de négociation.Ce n'est pas avant quelques mois que le gouvernement édictera les nouveaux critères de protection de l'environnement.La population et les groupes locaux sont appelés à donner leur point de vue sur les recommandations du Bureau d'étude des substances toxiques.Selon les premières recommandations, Noranda et Falconbridge Copper, qui possède une mine dans la région, devraient centraliser la cueillette de leurs déchets solides.De même, Noranda devrait construire une usine pour récupérer certains gaz.Le gouvernement ne prendra pas de décision avant d'avoir entendu tous les groupes intéressés.Les Québécois auront leur première mine d'or par Maurice JANNARD Par Tintermédaire d'une entreprise gouvernementale, la Société québécoise d'exploration minière (Soquem), les six millions de Québécois seront très bientôt propriétaires de leur première mine d'or.Un dirigeant de Soquem a en effet affirmé hier à LA PRESSE que la mine Doyon (anciennement connue sous le nom de Silverstack) située près do Cadillac, en Abitibi.entrera en production au début du mois de mars, dès que les contrats pour Tusinage du minerai auront été conclus.Une fois en exploitation, la nouvelle mine emploiera près de 90 personnes.En décembre dernier, la société d'Etat et son partenaire torontois approuvaient des dépenses de plus de $2 millions pour l'achat d'équipement et de construction sur le site.La mine Doyon (nom du prospecteur qui a trouvé le gisement) appartient pour 50 pour cent à Soquem.Tautre moitié des intérêts allant à Silverstack, une compagnie contrôlée par le groupe Little Long Lac, de Toronto, qui possède plusieurs mines dans TAbitibi.Près de 1.500 tonnes de mine- rai seront livrées chaque jour à deux usines différentes de la région pour y être traitées.Un premier mille tonnes ira au moulin de la compagnie Noranda à Rouyn et 450 tonnes seront expédiées au concentrateur de la mine Est-Malartic, à Malartic, appartenant à Little Long Lac.Soquem est à finaliser les contrats avec Noranda et Est-Malartic.Selon le dirigeant de la société d'Etat, Soquem commercialisera elle-même le métal précieux qu'elle produira.Les réserves de la mine Dovon sont évaluées présentement à 4 millions de tonnes (les deux tiers seront extraits à ciel ouvert) avec une teneur de 0.20 once d'or par tonne.En d'autres mots, cinq tonnes de minerai produiront une once d'or.Les revenus annuels du gisement sont évalués à près de $12 millions par année, selon le prix actuel du métal précieux sur les marchés internationaux.D'autre part, Soquem (une entreprise gouvernementale créée en 1965) détient à part égale avec Museocho un autre gise ment aurifère à Mautoban 1rs Mines, au sud de Québec.Des travaux de $1.5 million ont été approuvés par les deux partenaires pour mettre en valeur le site dont la production commerciale serait acheminée à l'usine de Louvem (propriété de Soquem) en Abitibi.Mine de sel Le dernier rapport trimestriel de la société d'Etat indique que les travaux à la mine de sel aux Iles-de-la-Madeleine sont déjà en marche et ont été confiés à la firme des Conseillers Canadiens MET-CHEM.Le projet évalué à $51 millions, et Ton compte débuter la production en 1982.Les deux niveaux de gouvernement (federal et provincial) doivent fournir $17 millions en subventions pour cette mine de sel.Le gouvernement du Québec a donné son accord tandis que 1»' fédéral ne s'est pas encore officiellement prononcé, bien que ses fonctionnaires aient approuve le projet.La part du ministère de l'Expansion économique régionale est de Tordre de $10 millions.Le premier ministre Léves-que a.toutefois, déjà indiqué qu'advenant une réponse negative d'Ottawa, le Québec financr rait seul le projet.Suite à des pratiques comptables plus réalistes le deficit de Soquem atteignait $1 million à la fin de Tannée dernière.\\ F B 2 économie et finances LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 1 2 FEVRIER 1 980 Meuble: Rogex entend regrouper 50 fabricants, dès cette année oar François BERGER Presque un fabricant le meubles sur dix, au Québec, va effectuer ses achats de matières premières par l'inter-nediaire d'ur groupement d'achats, en 1980.La Corporation Ro-H*x Inc.mise sur pied en 1971.a pris son envol il y a deux ans.Le groupement d'achats, iinique en son genre .elon le ministère québécois de l'Industrie et du Commerce qui Ta subventionné, compte actuellement 36 fabricants (45 usines) et il eri regroupera 50 cette année (65 usines), indique son directeur général, Raymond Couét.En nombre d'entreprises, ce groupe représente huit pour cent dè, toute l'industrie manufacturière du meuble (600 fabricants au Québec), le quart dés emplois (4,200 sur quelque Ki.OOO).le tiers des ventes totales et des achats totaux de l'industrie.Sur les $80 millions que les 30 membres du groupement vont consacrer à leurs achats totaux, en 1980, $30 millions seront effectues par l'intermédiaire de iWgex.qui paie les fournisseurs (une quarantaine) et refacture les membres du groupe, explique M.Couét.Apres quelques années de piétinement (le groupe ne comprenait que huit fabricants et sept fournisseurs à ses débuts), Rogex a progressé rapidement grâce à l'application d'Une formule de regroupement qui, si elle est unique dans les PME manufacturières, a fait ses preuves dans le commerce.M.Couet, qui a été le maitre-d'oeuvre d'autres groupements d'achats dans le meuble (les magasins Prestige), dans la bijouterie et dans les articles de sport (Sport-Experts), estime qu'au rythme actuel de croissance de l'entreprise, Rogex va atteindre des achats de $100 millions en 1984 et comptera une centaine de membres au Québec et en Ontario.Outre les achats, le groupement possède un plan commun d'assurance générales et est sur le point d'avoir son plan d'assurance-groupe (des employés).ÉCONOMIES Le groupement des achats par l'intermédiaire de Rogex, dont le budget d'opération est constitué d'un prélèvement d'un pour cent sur les achats et d'une cotisation annuelle de $1,200, fait économiser entre 5 et 10 pour cent, par le jeu des escomptes, aux fabricants, affirme M.Couét.Dans l'assurance générale, les économies, sur les primes, vont jusqu'à 30 pour cent, dit-il.«Nous sommes en train de préparer un projet pour favoriser l'exportation de nos meubles aux Etats-Unis», indique le directeur général.Il s'agira d'un consortium d'exportation qui aura plus d'impact sur le marché que les entreprises peuvent en avoir isolément, explique-t-il.D'autres projets, étudiés par des comités, sont envisagés.Certains projets semblent audacieux: l'opération, par Rogex, d'usines fabriquant certaines des matières premières actuellement achetées des fournisseurs, par exemple.Selon M.Couét, qui a été directeur de la Corporation des marchands de meubles du Québec, un groupement d'achats chez les manufacturiers était devenu nécessaire devant la montée des importations (20 pour cent des ventes au Québec) et le fait que 600 marchands de meubles font partie de cinq groupements d'achats, il fallait absolument réduire les coûts d'achat des matières premières dans l'industrie du meuble.La santé de ce secteur «mou» de l'économie québé- coise ne peut qu'en être meilleur: c'est dans cette optique que Québec a accordé une subvention de $30,000 à Rogex, en 1978, dans le cadre des incitations à la formule du «groupement d'intérêt économiques», formule mise au point lors des sommets économiques sur les secteurs dits «mous».Le gouvernement considère que le groupement dans le meuble peut servir de modèle aux autres PME manufacturières 'iu Québec.L'industrie manufacturière québécoise paie moins bien que les autres secteurs 4 < i t ptioto J.Y Lètourneau.LA PRESSE Raymond Couët, vétéran des regroupements d'achats: objectif de $100 millions pour 1984.Les contrats de rente à versements invariables Imasco Limitée par Jean POULAIN Même si le Québec ne le cède qu'à l'Ontario pour l'importance de son industrie manufacturière, les salaires qu'elle offre y sont inférieurs.Et ils sont inférieurs doublement.D'une part, cette industrie paie mieux partout ailleurs au Canada à l'exception habituelle des provinces de l'Atlantique, mais, au Québec même, la production de biens est moins rémunératrice que les autres activités.Si l'on compare d'abord le salaire hebdomadaire moyen (travailleurs payés à l'heure), la rémunération moyenne au Québec, soit $277.14 est près de dix pour cent inférieure à celle de l'Ontario ($303.36), sans compter les $373.97 de la Colombie-Britannique ni même les $294.41 des Prairies.Par ailleurs, le tableau ci-joint montre que dans toutes les régions du pays, sauf les Prairies, l'industrie manufacturière offre de meilleures rémunérations que ne le font les autres genres d'activité.C'est ainsi, par exemple, qu'en Ontario, où le salaire moyen général pour toutes les activités est pratiquement le même qu'au Québec ($291.37 à comparer à $290.02), la production industrielle offre un salaire supérieur de $12 par rapport aux autres secteurs, alors qu'au Québec la différence est de même ordre ($13), mais dans l'autre sens.Ceci permet de tirer deux conclusions: d'une part, et le fait est connu, l'industrie manufacturière paie mieux en Ontario qu'au Québec; d'autre part, si le salaire moyen est à peu près le même toutes activités réunies, c'est qu'il est plus élevé au Québec, industrie manufacturière déduite.PIRELLI CANADA LTD.Nomination régions\tindustrie manufacturière\t\t\ttoutes] activités \tGain horaire\tNombre d'heures\tGain hebdom.\tGains hebdom.Atlantique Québec Ontario Prairies Col.-Brit.\t$6.85 7.07 7.68 7.83 10.19\t37.7 39.2 39.5 37.6 36.7\t$258.25 277.14 303.36 291.11 373.97\t$259.27 2W.02 291.37 298.10 339.80 CANADA\t7.69\t38.9\t299.14\t295.34 Remarque: Les gains dans l'industrie manufacturière ne concernent que les employés payés à l'heure.Source: Statistique Canada, pour le mois de novembre 1979.\t\t\t\t Un petit calcul rjmple, sachant que l'industrie manufacturière offre environ le quart des emplois globaux dans chacune des deux provinces, montre que le salaire hebdomadaire moyen de toutes les activités regroupées dans les trois quarts restant de la main-d'oeuvre active, est plus élevé au Québec qu'en Ontario.Un quart des salaires à $277, et $290 pour l'ensemble, donne une moyenne de $294 pour les trois quarts restants.Un calcul identique pour l'Ontario donne une rémunération moyenne de $287 (à comparer à $294 au Québec) pour l'ensemble des activités, industrie manufacturière déduite.Une anomalie Cette conclusion accentue encore le caractère d'anomalie de la rémunération attachée à la production de biens industriels au Québec ($277 au lieu de $294 pour le reste) alors qu'en Ontario les deux données respectives sont de $303 et $287: d'une part $17 de moins, de l'autre $16 de plus.La Colombie- Britannique donne un exemple encore plus significatif de la «prime» qu'offre la fabrication par rapport aux autres secteurs \u2014 surtout les services \u2014 traditionnellement moins bien rémunérés.D'après les spécialistes de Statistique Canada qui ont élaboré l'enquête mensuelle d'où les présentes données sont tirées, la faible rémunération au Québec vient du fait qu'il s'agit avant tout de la production de biens non durables, comme le vêtement, le cuir, le textile, la chaussure et l'industrie des aliments, où la proportion des emplois rémunérés au salaire minimum est plus élevée encore que dans les autres secteurs.(En Ontario, au contraire, il s'agit surtout de biens durables).Une seconde raison qui justifie au Québec une plus forte rémunération dans la colonne «Toutes activités» du tableau ci-joint, est le fait qu'on y a regroupé toutes les catégories de salariés, du commis au président, alors que les données* reprises pour l'industrie; manufacturière ne conv prennent que les travailleurs payés à l'heure, ce qui élimine les cadres et nombre de situations intermédiaires.Il n'empêche que cette nuance n'est pas suffisante pour rétablir, dans les autres provinces, la différeneequi veut que l'on s'attende à ce que la production de biens paie mieux que les services, ne serait-ce qu'en raison de l'importance des firmes en cause et de la syndicalisation de leur personnel.re t»t°»° tiv, sat*** revenus la Great-West compagnie o assurance-vie BUREAUX A LOUER 90,000 pi.car d esDOces o bureau* modernes sur 1 2 étages, d'soonibles ou coeur de Montreal a 2 minutes du métro.Site prestigieux pour entreprises gouvernementales ou institutionnelles.Pour informations: Denis Bessette (514) 875-2152 y «ea< Contactez un conseiller en régimes d épargne-retraite du Trust Général avant le 29 février L'épargne-impôt d'abord Un contrat de rente à versements invariables du Trust Général vous permet d'étaler sur plusieurs années vos revenus extraordinaires tels que les gains en capital imposables, la récupération d'amortissements et les paiements reçus en vertu d'un régime de pension d'employés ou à titre de reconnaissance des années de service.Ainsi, l'impôt que vous auriez normalement payé est réparti sur plusieurs années d'imposition à un taux généralement moindre.Un rendement supérieur Grâce à son expérience et à la \u2022 compétence de notre service de placements, notre conseiller en services financiers et fiduciaires vous démontrera que vous pouvez facilement donner un rendement supérieur à votre investissement dans un contr.it de rente à versements invariables du Trust Général.Demandez une soumission Plusieurs types de revenus sont admissibles à des contrats de rente.Pour qu'ils soient déductibles de votre revenu imposable, vous devez cependant les acquérir avant l'échéance du 29 février.Demandez le poste 2000 Communiquez directement avec nous ou parlez-en à votre conseiller fiscal.Sur demande, nous vous ferons parvenir sans frais une soumission écrite.Nous acceptons les frais d'appel TRUST GENERAL DU CANADA Sept-îlev O6cVlS30-Chicoutimi, 549-6490-Rimomki.724-4106 -Québec, e*S-0630-Levis, 833-4450- Iroiv Rivière*, 379-7230 Montréal, 866-9641-Outremont, 739-3265-Hull, 771-3227-Ottawa, 238-4*00 William J.Harris % M.William J.Harris vient d'être nommé vice-président-administration d'imasco Limitée, annonce le président de la compagnie M.L.Edmond Ricard.Avant sa nomination, M.Harris avait occupé divers postes supérieurs dans la vente, la publicité et la commercialisation chez Imperial Tobacco Limitée, division d'Imasco, avant d'en devenir le secrétaire en 1977.M.Harris a ses bureaux au siège social d'Imasco, 4, square Westmount, Montréal.Marcello De Giorgis A une récente assemblée du conseil d'administration, M.Marcello De Giorgis a été nommé président de Pirelli Canada Ltd.et élu président du conseil d'administration de Pirelli Cables Limited.M.De Giorgis est aussi president et principal administrateur de Pirelli Cables Limited, compagnie canadienne possédant des usine! QU Québec, en Ontario et en Colombie Britannique et des débouchés commerciaux par tout le Canada.Docteur, on m'attend à Kinshasa.Les décalages horaires me tuent! 1 AIR PORTUGAL Cèst simple Je vous près cris un arrêt à Lisbonne.Votre prochain voyaoe d'affaires devrait inclure un arrêt à Lisbonne; c'est le même prix! 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