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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1980-01-26, Collections de BAnQ.

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[" 4»= ft tL'i 1 .'Ui Ivy i r imp\t\t\t\t\t \t\t\u2022 » \u2022 \u2022\t\t\u2022\t||| \t\t\t\t\t \t\t\t\t\t LE RETOUR DES GRANDS ALA PETITE PAGE 12 l'atelier continu inc I \t\t\t* ¦ 4\t\t \t\t\t\t\t 1 is* DANS LA NOUVELLE VAGUE DES ANNÉES 20: PAR D.JOHN TURNER Parmi les pionniers flu cinéma québécois, nul n'est plus connu qu'Ernest Ouimet.et sans doute avec raison.Ouimet a construit, à Montréal en 1907.le premier de tous les «palaces»: une salle de 1 2(X) places, son fameux Ouimetoscope.A la même époque, il achetait des films aux Etats-Unis pour les présenter dans son cinéma et pour les vendre aux autres propriétaires de salles Et il allait bientôt entreprendre de les leur louer, pratique maintenant courante dans le monde entier.Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'en 1922 il se rendit à Hollywood pour tourner un film, Why Get Married?, qui fut présenté à Montréal en 1924 Ce que l'on a tout à fait oublié, par contre, c'est que durant ce temps un autre Montréalais tourne deux longs métrages au Québec, les présente au théâtre Saint-Denis, salle de 3 000 sièges et la deuxième en importance à Montréal à l'époque : il s'agit de |.-Arthur Homier.L'édition de 1927 de Biographie* canadiennes-trancaisos nous apprend qu'il était né à Montréal en 1875.Fils d'un marchand de fourrures réputé, il s'était joint à l'entreprise de son père une lois ses études terminées.Mais, fasciné par l'art du célèbre prestidigitateur Alexandre Hermann, il s'adonna à cet art et devint l'élève dudit Hermann.Il fit alors de grandes tournées dans tout le Canada et les Etats-Unis.Plus tard, il abandonna ce métier pour ouvrir un studio de photographie, rue Sainte-Catherine à Montréal.Dès 1906, sa compétence en éclairage de studio était renommée à travers le Canada et, vers 1914, il devint le partenaire du photographe bien connu à l'époque.Iules Lavergne.La maison Homier et Lavergne était située rue Saint-Denis à l'angle de la rue Ontario.Pendant trois ans il tut président de l'Association des photographes professionnels de la province de Québec et deuxième vice-président de l'Association des photographes professionnels du Canada.Il était, de plus, homme de lettres et écrivit plusieurs pièces de théâtre telles que le Retour, le L\\> brisé, le Portrait, le Beau Soir.Reste et tais-toi, Deux Ames, et Son fils; il fut également l'un des cotondateurs de la Revue de Manon.Homier semble s'être intéressé au cinéma dès 1921, peut-être même plus tôt, puisqu'il est censé a\\oir filmé le prince de Galles à Montréal et â Québec au cours d'une visite of- telle Bélanger, dans une scène de Madeleine de fgjfji Verchères, que I.-Arthur ™ Homier (ci-contre) a tourné en 1922.m ¦ 4 te .v ficielle et avoir envoyé une copie du film au château de Windsor.Il fit un premier court métrage.Oh! Oh! lean, à l'été de 1921 en collaboration avec une troupe de théâtre venue de France et dirigée par Maurice Castel Le tournage eut lieu au parc Lafon-taine, â Outremont sur la propriété de M.Arthur Tourville, et à Valois.Parmi les acteurs se trouvait luliette Béliveau, qui par la suite |oua dans tous les films de Homier.C'était une courte comédie d'environ 40 minutes et le film tint l'affiche au Saint-Denis, en juin 1922, pendant quatre jours comme élément d'un programme qui comprenait également la pièce de Homier Deux Ames, un sketch joué par Castel et sa troupe, et un long métrage hollywoodien.Apparemment encouragés par la représentation de leur oeuvre.Ho- mier et Castel partirent le mois suivant pour la région du Saguenay avec l'intention de produire une autre comédie.La Patrie du 8 juillet, sous le titre Ahuntsic, le Los Angeles de l'avenir annonce: « Homier el Castel veulent y fonder le premiei studio canadien.Ils sont partis hier en croisière au Saguenay sur le navire Eternité de la C.S.L.(Canada Steamship Lines) pour y tourner Mr.Flirt, leur deuxième film comique!» On n'en sait pas davantage sur I expédition et ses résultats, quoiqu'au moment de la sortie du troisième film de Homier les journaux aient donné comme titres des deux premiers Oh! Oh! lean et Doctor Cupid.Doctor Cupid pourrait bien être un nouveau titre pour Mr.Flirt ou cela pourrait aussi être un tout autre film, Mr.Flirt ayant été abandonné en cours de route pour quelque raison demeurée inconnue.Au cours de cette même année» 1922, Homier allait réaliser le premier de ses deux longs métrages.Une compagnie fut fondée, composée de cinq partenaires: Edouard Gariépy, président.Homier, Samuel Grenier, Arthur Larente, tous de Montréal et Henri Grisé, de Saint-Césaire ; on l'appela sans timidité le Bon Cinéma Compagnie Limitée.La compagnie fut peu après rebaptisée le Cinéma Canadien Limitée et quelques mois plus tard fut consacrée bilingue sous le vocable plus ou moins incongru le Cinéma Canadien Limitée \u2014 The Canadian Cinema Limited.Pour leur premier effort, les promoteurs du Bon Cinéma choisirent un sujet historique, l'aventure héroïque de Madeleine de Verchères.Basé sur le livre que l'abbé F.-A.Baillargé, curé de verchères, avait publié à ses frais en 1913 sous le titre Marie-Madeleine de Verchères et le* siens, le scénario avait été préparé par Emma Gendron.Quoiqu'elle n'ait eu, a-t-on dit, que dix-huit ans à l'époque, Mlle Gendron avait déjà écrit plusieurs courtes nouvelles et une pièce de théâtre, Namaunah.qui lui avait valu un prix dans un concours organise par l'université McGill.Le tournage de Madeleine de Verchères commença à l'automne de 1922, probablement en septembre ou octobre, sur la réserve de Caugh-nawaga où l'on construisit une réplique du fort en bois que la jeune héroïne avait si courageusement défendu 226 ans plus tôt.Le caméra- 2- 26 janvier 1980 Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Format King Size: \"goudron\" 16 mg.nicotine 1.1 mg.Format régulier: \"goudron\" 14 mg.nicotine 0.9 mg. PSjTT! ANATOMIE D'UN ARTISTE Le Rêve du poète ( détail), allégorie peinte en 1898 par Charles GUI (11 pi sur 7 pi 2 po ).\u2014 Charles Gill, qui étes-vous?\u2014 On me dit peintre et sculpteur; professeur de dessin el journaliste.Comme tout le monde, ne suis-je pas également ce que turent mes ancêtres?Après tout, sans eux, je ne serais pas ici.Même s'ils étaient d'ailleurs.\u2014 ?ta* \u2014 Mais oui, )ohn Gill épousa au Massachusetts, en 1645, Phobe Buswell.Il en eut six fils, dont Samuel, qui épousa Sarah Worth en 1678.\u2014 Cela ne m'explique toujours pas comment un Puritain de Nouvelle-Angleterre devint Canadien! \u2014 Comment les Canadiens venaient-ils au monde à cette époque?répliqua l'artiste.\u2014 Quand un «petit dernier» arrivait, lui répondis-je, on disait que «les sauvages sont passés»! \u2014 C'est précisément ce qui arriva pour mon ancêtre Samuel, quatrième fils de Samuel Gill et de Rarah Worth.En 1695, un groupe de guerriers abénaquis enleva l'enfant et l'emmena à Saint-François-du-Lac, près de Sorcl! A en juger par la suite de cette histoire, où la réalité se confond aux péripéties d'un conte de fées, tous les captifs ne semblaient pas se plaindre à cette époque.Selon Louis Le Jeune, on assure que le père de l'enfant fit des démarches pour le racheter; mais celui-ci s'attacha aux Abénaquis.En 1717, M.Gill épousa Mlle lames, elle aussi enlevée par les Abénaquis à Kénébec, dans le Maine actuel.(Décidément nos ancêtres et leurs alliés indiens n'y allaient pas de main morte dans leurs expéditions punitives!) Mais on n'a sûrement plus les captifs qu'on avait quand on considère les nombreux enfants de ce couple alliés aux Hertel, aux Bazin, aux McPherson.La mère du peintre, fille du financier Louis-Adélard Sénécal et de Delphine Dansereau, mit au monde le 21 octobre 1871 celui qui devint l'artiste que l'on sait.(La petite interview du début est évidemment fictive puisque Charles Gill succomba à une épidémie de grippe espagnole le 16 octobre 1918.) Ses oeuvres demeurent bien vivantes.En dépit de l'incendie qui détruisit l'an dernier ses fresques de la chapelle du Sacré-Coeur, attenante à l'église Notre-Dame de Montréal.En revanche, le grenier d'un oncle à héritage recèle parfois la plus agréable des surprises.C'est ainsi que M.Walter Trudeau, de Saint-Lambert, a reçu en partage, enroulé comme un tapis, un singulier canevas.\u2014 Une fois celui-ci déroulé, je suis sûr, monsieur Trudeau, que vous n'avez pas marché dessus.\u2014 Oh non! Pensez donc: une toile signée «Charles Gill, d'après Gérôme, 1898»! \u2014 «Le Rêve du poète» s'est drôlement concrétisé pour vous! \u2014 Mon seul ennui: les dimensions généreuses du tableau, qui n'ont aucune mesure avec ce qu'on peut suspendre aux murs d'une demeure particulière.\u2014 C'est que Charles Gill, en bon romantique, rêvait pour la multitude! Ce tableau découvert récemment représente en arrière-plan des nymphes s'ébrouant devant le poète contemplatif.On aperçoit celui-ci sur la rive, à demi couché sur le dos en compagnie de sa muse, debout derrière lui.En moyen-plan, sur un rocher, resplendit Vénus.(On sait qu'en amour Charles Gill fut ce qu'on appelle un tempérament.En fait foi sa correspondance avec le poète Louis-joseph Doucet.) En même temps que d'un tableau, M.Trudeau a donc hérité de la préoccupation de rendre cette oeuvre d'art récupérable pour le patrimoine québécois.Cela nous amène à poser une question cruciale.Pourquoi cacher notre patrimoine artistique comme s'il s'agissait d'une plaie honteuse?Le temps n'est-il pas venu de sortir de nos greniers, des caves et entrepôts gouvernementaux nos oeuvres d'art pour les montrer au public?Dans nos musées! Edouard Doucet J.ARTHUR HOMIER Sujet brûlant d'actualité en 1923: la drogue.Arthur Homier en a tiré un film dont voici l'affiche eî une scène.Photo d'Emma Gendron, scénariste du film.DENIS \u2022 IMAINI COMMENÇANT DIMANCHE * JAWTÎX* J.Arthur Homier Présente Drogue Fatale Èlm can«4l««.\u2022» rwla« Scénario ».ndMui (surprit*** MM.*»¦! LW»*c«u.Omm *t-G\u2014t Jetai do ft< ScM« wmém i m tri\u2014 4% Bordti», à te prUcu ém tmmmm, à m rmOGftAMMK DQUBLE.COMEDIE ET AUTRES PRIX POPULAIRES Cour m.\" ' 1 man était |.-Armand Homier, fils du réalisateur, et les acteurs étaient un mélange d'amateurs et de professionnels encadrés d'Indiens authentiques choisis dans la réserve Le personnage de Madeleine était joué pai Estelle Bélanger, jeune fille de M< nil-real âgée d'environ l(i ans, avec des yeux gris, le physique de Mary Pick-lord, et absolument aucune expérience de comédienne.Tourner ¦ « Caughnawaga n'alla pas sans pro blêmes.Pour ajouter aux difficultés normalement créées par un butlgel modeste (dans une entrevue qu'il accorda peu de temps avant sa mort, survenue en 197 i, Arthur Larente le situa juste au-dessus de $4 (XK)), la compagnie dut affronter le mauvais temps.Non seulement les décors furent rasés au sol par de grands vents, mais il neigea.Les Indiens s(> mirent eux aussi de la partie.Mais le film fui éventuellement achevé et Madeleine de Verchères eut sa première le dimanche 10 décembre 1922 au théâtre Saint-Denis Au même» programme, un film du congrès eucharistique de Lourdes et deux courtes comédies.Comme» attraction sup plémentaire commençant le jeudi, Mlle Bélanger, la jeune vedette, pa raissait sur scène à 9 heures chaque soir.L'engagement d'une semaine fut prolongé d'un jour pour se tel miner le dimanche suivant Pai après, le film fut présenté quatn jours de suite à la salle Loyola Québec et dans quelques autres < 1 némas de la region de Montréal.Il n'y avait eu qu'un petit nombre de films de long métrage faits au ( ,1 nada jusqu'en 1921: une quinzain environ depuis Evangeline, le pre mier, tourné en 1913 en Acadie.In toutefois, il y eut une courti période d'intense activité au Can.: anglais où huit longs métrages lu rent réalisés, quatre d'entre eux pi duits par un seul homme, Ernest shipman.Par une coïncidence ass< remarquable le film de Shipman // Man From Glengarry eut sa pre mière mondiale au théâtre Capitol de Montréal le même jour que Ma deleinede Verchères avait la sienne au Saint-Denis.En l(»I8, Crnest Ouimet avait déjà produit un long métrage de fiction Le feu qui brûle, mais c'était un film de commandite destiné à la f&U annuelle de l'Association de biehfai sance des pompiers de Montréal Madeleine de Verchères peut donc être considéré comme le premii long métrage québécois fail à lin tention des salles de cinéma 4- 26 janvier 1980 La réaction de la critique témoigna d'un enthousiasme prudent le film fut loué pour son souci d'authenticité malgré une intrigue sentimentale de second plan ajoutée à l'histoire vécue, et on le» décrivit comme un excellent moyen de familiariser les enfants avec l'histoire de leur province.Le nature»! de Mlle Bélanger, tout autant que sa fraîche beauté, valurent des compliments au film et l'on prédit à la jeune fille une intéressante carrière au cinéma.Elle-même déclara qu'elle entendait continuer à jouer devant les caméras, mais indiqua qu'elle préférerait le faire dans des films canadiens.Chose importante que les critiqués se hâtèrent de souligner, on avait là la preuve que, malgré des moyens limités, il n'était pas toujours nécessaire de laisser la production de films aux étrangers.On pouvait en faire sur place avec les gens du pays.Forts de ces résultats, Homier et Emma Gendron se préparèrent à lancer un projet plus ambitieux.Après le Bon Cinéma, le Cinéma canadien! Cette fois le thème était d'actualité: la drogue.Si la drogue est depuis une dizaine d'années environ un sujet d'inquiétude toujours grandissant, le problème n'est pourtant pas nouveau.Dans les années trente Hollywood produisait des films tels que Reefer Madness, plaidoyer à la fois naïf et racoleur contre les méfaits de la marijuana, devenu depuis un favori des spectateurs de minuit dans les cinémas de répertoire «i travers MB le < ontinenl ES MÉFAITS DE LA DROGUE Mais au début des années vingt le public était encore plus préoccupé par le problème qu'il ne l'est aujourd'hui.Chaque jour ou presque les journaux abordaient le sujet, que ce soient les efforts des policiers pour arrêter le trafic des stupéfiants ou les méfaits des narcomanes eux-mêmes.En même temps, les gens ordinaires commençaient à en avoir assez d'Hollywood, aussi bien en raison du contenu des films qu'à cause du comportement outrancier des stars.Tracassées par une longue suite de scandales, recloutant une révolte du public, les grosses compagnies hollywoodiennes se mirent ensemble et formèrent la Motion Picture Producers and Distributers of America pour veiller à la moralité des productions et revaloriser l'image de l'industrie.Will Hays, haut fonctionnaire éminemment respectable du gouvernement Harding, fut choisi comme président de l'association, vite connue sous le nom « The Hays Office».Hays établit éventuellement le fameux «Production Code » mais un des effets immédiats de la création de l'organisme fut la production de toute une série de films traitant de la drogue.Puis en janvier 1923 survint la mort de Wallace Reid, causée par sa dépendance à la morphine.Le public américain fut profondément choqué.Reid était l'un des jeunes premiers les plus populaires du temps: le prototype cJu jeune Américain bien propre et bien honnête Sa femme, l'actrice Dorothy Davenport, entreprit une tournée de conférences aux Etats-Unis (se faisant connaître partout comme Mme Wallace Reid) au cours desquelles par le fils de Homier.Les lieux choisis pour tourner cette histoire de trafiquants qui font chanter le chef de la police étaient la prison de Bordeaux, la prison des femmes à Montréal, la cour du recorder et les rues de la ville.En outre.Homier équipa pour ses besoins un studio rue La-belle, à l'angle de Dorchester, où 21 décors différents furent mis en place.Les acteurs comprenaient des professionnels du théâtre à Montréal et de nombreux amateurs, tes rôles principaux étaient interprétés « De Montreal jusqu'à la jungle amazonienne, ma laveuse Maytag a toujours tenu le coup, de nous écrire Mme Thériault.\" 1 1 M.«I Mme Marc Thériault: Alain.Chantai.Jasmin*.*En 11 ans d'usage très fréquent, elle n*a été réparée que peu de fois!» «Mon mari est ingénieur électricien et en 1968, auand nous sommes allés au Brezil, notre laveuse Maytag faisait partie du déménagement», écrit Mme Liliane Thériault de Montréal.«Là-bas dans la brousse, les familles amérindiennes se servaient de notre Maytag tous les jours, sans compter que je lavais toujours pour une famille.Pendant trois ans, ma Maytag a lavé environ 15 ou 16 brassées par semaine.» « En 1971, à notre retour à Montréal, nous l'avons rapportée.Nous l'utilisons toujours.Ma laveuse Maytag ail ans et, en dépit de tout le chemin qu'elle a parcouru et de l'usage qu'elle a enduré, elle n'a été réparée que peu de fois.» Nous ne pouvons affirmer que toutes les laveuses Maytag égaliseront ce record.Cependant chaque laveuse et chaque sécheuse que nous fabriquons est un appareil de qualité digne de porter la marque de fiabilité Maytag.E MAYTAG Wl P«LA COMPAGNIE FIABLE TMt MATTAC COH»A*r, 1TB , »IID»LI ONTARIO elle fulminait contre les méfaits de la drogue et taisait en même temps la publicité de son prochain film.Maman Wreckage, basé sur le sujet.Sorti dans les salles sur tout le continent dès le mois de juillet, il ne fut que l'un d'une douzaine de films produits par Hollywood à traiter de la question cette année-là Le titre choisi pour le nouveau film de Homier était assez explicite: la Drogue fatale.Cette fois encore» le scénario élait l'oeuvre d'Emma Gendron et la caméra était maniée» par Paul Lefrançois et Orner Saint-Georges (tous deux du théâtre Chanteclerc), Raoul Léry (du Théâtre canadien-français), connu comme le Harold Lloyd français, Juliette Piché.Lucienne Plante, Claudia Delys et Alberte Lecompte.enfant de sept ans inscrite au Conservatoire Las-salle.Le tournage eut lieu à l'été de 1923 (le 26 mai, Homier plaça une annonce dans la Presse demandant des «jeunes filles et jeunes hommes, distingués, pour interpréter divers rôles dans un grand film qu'il doit tourner prochainement) et le film était prêt pour sa sortie dés la fin de l'année Les intertitres (quatre ans encore restaient à passer avant que le « parlant » ne relègue les films muets aux oubliettes de l'histoire) étaient en anglais et en français, pratique introduite au Québec par le réseau Famous Players depuis septembre 1921 seulement.La première eut lieu au Saint-Denis le dimanche 20 janvier 1924, exactement trois semaines avant que le film de Ouimet Why Get Married f ne sorte au Loew's, rue Sainte-Catherine.Comme pour Madeleine de Verché-res, les représentations durèrent huit jours.Oh f Oh ! lean complétait le programme en même temps qu'un long métrage américain.Les critiques décrivirent la Drogue fatale comme une amélioration considérable sur Madeleine de Ver-chères.Le film joua de nouveau en juin pendant trois jours au Passe-Temps et la semaine de la Saint-Jean-Baptiste cette année-là fut un véritable festival Homier.La Drogue fatale fut présentée au Théâtre canadien-français alors que sa pièce Son ri/s était jouée au Théâtre national par Raoul Léry.Rose Rey-Du-zil et Eva Prégent dans les rôles principaux.En mars de 1924, Homier se rendit à New York dans le but d'intéresser des investisseurs à l'établissement d'un studio de cinéma à Montréal, mais, comme pour tant de ces premières tentatives, rien ne naquit de l'entreprise.Homier renonça alors au cinéma et vendit ses parts dans la maison Homier et Lavergne.Ln septembre, il ne faisait déjà plus partie du conseil d'administration du Cinéma canadien la compagnie se maintint environ un an encore, produisant au moins deux films, l'un tourné en Acadie, l'autre un documentaire sur le défilé de la Saint-|ean-Baptiste de 1924.avant de s'effacer doucement dans l'oubli Homier, après avoir lancé une imprimerie avec ses deux fils semble avoir plus ou moins pris sa retraite, probablement pour des raisons de santé, limitant ses activités à écrire ses Mémoires qu'il fit paraître dans la revue Manon sous le titre» Montréal il y a quarante ans.Malheureusement, il n'y parlait pas de ses propres activités, cinématographiques ou autres Il mourut d'un cancer en 1934 un mois avant la date de son cinquante-neuvième anniversaire.Son fils Armand est mort en 1966, âgé de f>5 ans.Rien ne reste aujourd'hui de tout cela.Les papiers personnels de Homier disparurent il y a quelques années quand sa maison de Laval fut inondée par les crues du printemps.Les films que son fils avait conservés furent détruits sur l'ordre du Service des incendies à cause de la nature hautement inflammable de l'ancienne pellicule au nitrate.Et nous ne savons pas ce qu'il est advenu d'Emma Gendron ou d'Estelle Bélanger, l'héroïne de Madeleine de Verchères.p 26 janvier 1980 -5 ANTONINE MAILLET ATO3BEUX O) lu D LE SPECTRE DE LA PEINE DE MORT RESSURGIT PAR GLORIA ESCOMEL La conséquence la plus immédiate de la suppression de la peine de mort a été le problème posé dans les pénitenciers par un plus grand nombre de détenus condamnés à de longues peines d'emprisonnement.«Qu'il s'agisse de 25 ans ou d'une détention à perpétuité, commente Denis Szabo, directeur du département de criminologie de l'université de Montréal, les criminologues sont d'accord pour dire que ce sont des périodes tellement longues qu'elles vont au-delà de ce que l'individu peut imaginer de sa vie.D'autant plus que, d'après les nouvelles dispositions, il n y a pour eux aucun espoir de changer leur situation par une libération conditionnelle.Et un individu sans espoir est un individu qui n'a plus de raison d'être.plus rien à perdre, non plus ! » Plus rien à perdre, donc prêt à toutes les violences.C'est aussi ce qu'exprime M.Paul Caouette, de l'Union des employés de pénitenciers du Canada: «Cela crée un climat de tensions intolérable dans les milieux carcéraux, ressenti comme une agression par les employés de prison et les autres détenus.» C'est une des principales raisons invoquées pour demander le rétablissement de la peine de mort pour les coupables de meurtre; elle s'accompagne de l'argument économique du coût de l'emprisonnement.«Qu'est-ce que ça donne de garder à vie un individu dangereux en prison, au prix de $20000 ou $22000 par an ?» me demande M.Laurin, de l'Association canadienne des chefs de police.En principe, le système pénal a un double but: mettre hors du circuit les individus menaçant la sécurité des citoyens, afin de les réhabiliter et de les rendre plus aptes à s'adapter à la vie sociale.Il est évident que, dans lecas des détenus à perpétuité, ce retour n'aura jamais lieu, et que, dans celui des condamnés à 25 ans de prison, cette réinsertion semble trop lointaine pour qu'une réelle motivation puisse stimuler les personnes impliquées dans les programmes éducationnels, qu'il s'a- §isse des détenus ou des employés es milieux correctionnels.La peine de mort rétablie, le problème serait résolu de manière radicale.Pendu haut et court, le criminel le plus violent s'assagit défititive-ment et les frais qu'il représente se réduisent à ceux de ses funérailles.Second de deux articles ___ ¦ 9> * : ' J peu fastueuses comme on le suppose bien.Les policiers et les gardiens de prison se sentiraient plus protégés, car comme l'indique M.Caouette: « On espère qu'avec cette menace rattachée au meurtre d'un policier ou d'un gardien, ils y réfléchiront à deux fois avant de risquer leur vie.» On espère.on n'est pas sûr.Et on ne peut pas l'être, car aucune étude n'a pu démontrer de manière probante que la peine de mort a quelque valeur dissuasive que ce soit ni que l'on puisse établir aucune corrélation entre l'augmentation ou la diminution du taux d'homicides et la peine de mort.Cependant, pour avoir mené une campagne aussi virulente au moment des élections de 1979, l'Association des policiers du Canada et l'Union des employés des pénitentiers doivent se sentir particulièrement menacés.Les «risques du métier» se sont-ils accrus?Le nombre de leurs victimes serait-il à la hausse ?Non, et les chiffres donnés par Statistique Canada et confirmés par ces associations respectives le démontrent aisément.De 1961 à 1967: 23 policiers, deux gardiens; de 1968 à 1974: 30 policiers, deux gardiens; de 1975 à 1979: 13 policiers, quatre gardiens.«Par rapport aux augmentations observées dans les autres genres de meurtres, cette augmentation est démesurément faible.Le nombre total d'incidents au cours desquels des policiers ou des gardiens de prison ont été tués représente 1.6 p.c.de l'ensemble des meurtres commis au cours de la période 1961-1967 et 1 p.c.au cours de la période 1968-1974.» Ne disposant pas de l'évaluation pour la période 1975-79, j'ai demandé à M.Paul Caouette et à M.Laurin de nie préciser si leurs corpo- rations professionnelles considèrent que le nombre de victimes dans ce secteur représente une forte augmentation : « Non, la situation reste stable», me fut-il répondu des deux côtés.La plupart des meurtres, on le sait se commettent dans les milieux familiaux (39,3 p.c.) ; les relations d'affaires ou sociales (30,1 p.c.) ou à l'occasion de la perpétration d'un autre acte criminel (10,7 p.c).Viennent en dernier lieu les meurtres inexplicables (aucune relation connue entre la victime et le coupable (7,1 p.c.) et ceux qui sont commis sur les agents de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions (1,4 p.c).(Les homicides non résolus figurent pour 12,7 p.c.du total pour la période examinée\u2014 1961-1974.) Le nombre d'homicides dont les auteurs ont été reconnus coupables entre 1976 et 1978 passe de 614 à 634 en 1977 et â 616 en 1978.Le taux (nombre de cas pour 100000 habitants) est passé de 2,72 p.c.en 1977 à 2,62 en 1978.Il y a donc eu diminution.Comme les chiffres ne sont pas encore disponibles pour 1979, nous ne pouvons les fournir, mais il ne semblerait pas qu'il y ait une augmentation notoire qui justifie l'exigence d'une plus grande sévérité dans les peines, et encore moins le rétablissement de la peine de mort.Mais quels sont tés problèmes posés par les longues peines d'emprisonnement qui la « remplacent »?Se référant au Séminaire international sur cette question qui s'est tenu à Montréal en 1977, Denis Szabo me répond qu'ils sont fort divers et d'autant plus complexes que les solutions suggérées demandent des remaniements profonds du système pénitentiaire: « Les effets sur la condition physique et mentale des détenus sont à l'origine de tous les autres: L'emprisonnement détériore considérablement la personnalité et développe, d'après certains, un mode de pensée paranoïde générateur de violence.Cela entraîne des désordres collectifs à l'intérieur des prisons.On se plaint aussi de la cohabitation de détenus condamnés à de longues peines avec des pri o-niers destinés à une libération plus rapide: les genres de vie qui devraient être organisés pour les uns et les autres semblent incompatibles, et les conflits qui naissent entre les détenus, ainsi qu'entre détenus et gardiens seraient certainement atténués ou réduits si l'on pouvait les sé- lllustration Luc Normandin 26 janvier 1980 - 7 \u2022 parer dans des centres de détention différents.» C'est ce que l'Union des employés des pénitentiers a proposé également voici un an, mais, faute de moyens financiers, il n'a pas été possible de donner suite à cette demande, dont personne ne semble pas d'ailleurs réfuter les principes.La même raison freine les réformes architecturales qui ont été souvent proposées par de:» criminologues afin de permettre aux détenus plus d'intimité et moins de monotonie dans le cadre qui sera le leur pour le reste de leur vie, et dont l'influence dépressive est des plus déplorables.Et le public les perçoit comme des palaces! Le plus urgent, semble-t-il, serait d'élaborer de véritables programmes éducationnels et de reconsidérer la question des 25 ans minimum d'emprisonnement sans libération conditionnelle.\u20ac Effectivement, me dit Denis Szabo, de nombreux criminologues soulignent que si les plus longues peines d'emprisonnement sont infligées aux coupables de meurtre ou d'homicide, ce ne sont pas eux qui accusent le plus fort taux de récidive.Sauf pour de rares cas pathologiques, les gens ne tuent qu'une seule fois, et, après quelques années d'incarcération, ils ne recommencent pas.Le problème vient encore des médias qui accordent à ces rares cas une place démesurée, et de la confusion qui est entretenue dans l'esprit du public entre criminalité et homicide OÊREVENTION Sont donc gardés à vie des gens qui ne récidiveront pas en matière d'homicide, sous prétexte que le meurtrier représente un plus grand danger pour la société.Pourtant, déjà d'après un tableau synoptique de l'homicide au Canada qui fait une synthèse de la question jusqu'aux années 1974, on savait que sur les 1956 coupables d'homicide de la période 1961-1974,12 seulement s'étaient rendus coupables d'un nouveau crime de cet ordre, soit en milieu carcéral, soit en cours d'une évasion.La liberté conditionnelle, qui n'est plus en cours depuis 1976, avait pourtant donné de bons résultats en ce qui concerne les homicides, puisque de 1920 à 1975, sur les 232 détenus mis en liberté conditionnelle, un seul avait commis un nouveau meurtre (il a été exécuté en 1944) et 10 ont été accusés d'un autre délit contre la personne (non suivi d'homicide), sur un total de 42 personnes réincarcérées pour avoir commis d'autres délits mineurs (consommation d'alcool ou abandon de la zone d'habitation, sans permission du tribunal).Le grand argument de fond, en ce qui concerne la récidive de meurtre, tombe, sous l'insignifiance de ces chiffres.Il semblerait qu'en matière de «châtiment» du crime les passions s'excitent d'autant plus facilement que l'information apparaît tronquée ou enflée.Sans doute l'instinct de vengeance est-il le plus fort, même lorsqu'il se dissimule sous des proverbes issus de « la sagesse des nations»: la crainte est le commencement de la sagesse, dit-on.Est-ce bien vrai ?Bien que je n'aie pas goûté au milieu carcéral (rassurez-vous, je n'ai même pas de casier judiciaire !), la crainte m'a plutôt inspiré la ruse que la sagesse.Blague à part, posons la question en termes graves: la crainte d'une plus grande sévérité dans la punition conduit-elle à un plus grand respect des lois, surtout en matière d'homicide ?« Beaucoup d'études portent sur le sujet, qui ne réfutent nullement la nécessité de «punir» le crime, comme vous dites.Mais là où il y & désaccord entre criminologues, c'est sur les modalités d'application des peines.Une chose est sûre: la certitude de la répression est un facteur de dissuasion efficace pour la criminalité en général.La difficulté rencontrée avant de commettre le crime en est un autre, parce qu'elle augmente les risques de se faire arrêter.L'accentuation de la sévérité des peines appliquées est d'avantage mise en cloute aujourd'hui.Trop de brutalité, de brimades, de frustrations répétées en milieu carcéral ne font qu'aggraver le cas, sans être plus efficaces en matière de réhabilitation.Au contraire, elles révoltent, inspirent le besoin de se venger, créent un climat de violence intolérable dont le détenu ne se libère que par des réactions primaires de violence et d'agression», explique Denis Szabo.Quant à la peine de longue durée: «Pour qu'une peine puisse avoir un effet de prévention générale, il faut au moins qu'on puisse en percevoir la véritable portée.Or 25 années vont même plus loin que l'i- magination, d'où l'érosion de tout pouvoir intimidant d'une telle sanction», a soutenu Mme Anttila au cours du Séminaire international sur les longues peines d'emprisonnement.Finalement, cette méthode de remplacement de la peine de mort est coûteuse, inutile et dégradante.Mais la solution préconisée par les criminologues n'est certes pas le rétablissement de la peine de mort, pour expéditive au'elle soit et pour satisfaisante qu'elle semble au grand public: n'y verrait-il pas un moyen indirect (par justice interposée) d'assouvir ses propres instincts de violence ?On sait que les exécutions publiques ont été interdites dans la plupart des pays où prévaut encore la peine capitale, parce que l'on s'est rendu compte qu'elles excitaient le sadisme morbide des gens.Le spectacle de la violence génère la violence, et bien qu'au Canada il n'y ait plus eu d'exécutions depuis 1962, l'instinct meurtrier du public n'est-il pas entretenu par des moyens divers, qui vont du film aux journaux spécialisés dans les affaires policières en passant par les romans d'espionnage, ou autres ?Ce ne sont certes pas eux qui stimuleront l'analyse objective du phénomène de la criminalité, mais qui, au contraire, agiront au niveau des instincts, l'agressivité étant le plus ambigu d'entre eux.Et l'opinion publique est actuellement bien importante, puisqu'elle est à l'arrière des pressions que pourraient exercer députés, organismes divers ou, encore.référendum sur la question! Encore faudrait-il qu'elle ait en main, pour juger de solutions aussi irrémédiables que celle-ci, des éléments plus rationnels que passionnels.Alors que des spécialistes en la question criminelle ne s'expriment qu'avec la plus grande prudence (pour a.oir vu trop d'études qui présentent des résultats contradictoires, et pour savoir qu'on sait encore peu de choses en matière de comportement criminel), l'homme de la rue saute hâtivement aux conclusions e\\ pense immédiatement aux peines les plus cruelles.Quel respect de la vie peut-on avoir dans une société où le crime est légalisé par la peine de mort?Quel respect pour la liberté et le sens de la responsabilité peut-on trouver dans un isolement improductif et inhumain, sans espoir de changements, alors qu'il n'y a pratiquement pas de chances de récidive?Les deux questions sont liées, mais ne devraient pas l'être si on mettait de l'avant le seul principe à la fois humain et intelligent: celui du respect de la personne libre ou emprisonnée, qui passe, dans les conditions actuelles, par un change-ient du système de pénalisation du crime.Cela demande à tout le monde un effort d'imagination et de volonté, mais, à la longue, ce sont les solutions les plus ' q ] rentables pour la société.i , Tout un goût! CRAVEN \"A CRAVEN \"A'; la première famille de cigarettes douces Aws: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage-éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette- 8-26 janvier 1980 ill TEXTE ET PHOTOS JEAN-FRANÇOIS PANIER Si la plupart des amateurs de sport ne le connaissent pas et ne l'ont jamais vu, rares par contre sont ceux qui n'ont jamais regardé ses séquences filmées.Cérald Maillefer est le caméraman attitré du service français des sports de Radio-Canada, le seul à temps plein.La grande majorité des bouts de film que l'on voit aux bulletins de nouvelles et entre les périodes de hocktey, par exemple, sont de lui ainsi que les images servant aux différents reportages.Métier intéressant qui permet, entre autres, de nombreux voyages, c'est aussi un métier souvent exigeant, voire môme dangereux.«A Rouyn-Noranda, avant les |eux d'été, explique Cérald Maillefer, j'ai dû faire un reportage d'ensemble sur \"a région.On m'a attaché solidement les pieds dans l'avion et j'avais le corps à l'extérieur pour filmer.)'ai déjà dû faire des acrobaties aériennes aussi.«Mais comme je fais beaucoup de sport moi-même, ça m'aide beaucoup, car je dois filmer dans toutes les positions, même dans l'eau.» D'origine suisse, il est né en Egypte, a été élevé en France et est devenu par erreur.ou presque, citoyen canadien.Il voulait aller en Australie, même s'il ne parlait pas l'anglais, mais ce droit lui fut refusé parce qu'il avait plus de 30 ans et pas d'enfant.Il choisit donc le Canada où il réside depuis une vingtaine d'années.Orfèvre de métier, il a exploité ses talents avec la compagnie Birks où il a martelé patiemment le fameux trophée Schenley.Puis il est devenu caméraman.Il était tout naturel qu'il se dirigeât vers le sport puisqu'il a été lui-même toute sa vie un ardent pratiquant de nombreuses disciplines.Il est également ceinture noire au judo, ce qui Ta mis en contact avec le réalisateur-judoka Louis Arpin, à l'époque au service des sports, qui a ouvert les portes de Radio-Canada à Maillefer! Mordu de la plongée sous-marine, fervent du jogging, il aime bien relever les défis.Il a découvert une nouvelle marotte: la planche à voi|e et le cyclisme au Vélodrome.La planche sur l'eau ne lui suffisant pas, il a inventé le même sport sur route, ajoutant des roues à sa planche.L'une de ses dernières passions Ta conduit à être choisi président honoraire des championnats nationaux de cyclisme qui eurent lieu cet été à Montréal.Le comité directeur a en effet voulu souligner le travail des gens 3ui oeuvrent dans l'ombre.Le nom u caméraman sportif de Radio-Canada se retrouva naturellement en tête de liste.Il accepta, mais fit remarquer avec humour qu'il était plus à l'aise derrière sa caméra que devant.GERALD MÀILLEf ËR,SPORTIF ÉT CAMERAMAN £5£^gj^D'ÉMISSIONS DE SPORTS DU CONNAISSEUR PEtE-MÊLE 1 jHenriette Major UN FUTUR MUSÉE Un nouveau musée serait bientôt installé dans le Vieux-Montréal, dans le cadre de la revivification de ce quartier amorcée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement.Il s'agit du Musée Marc-Aurèle-For-tin.Le bâtiment destiné à abriter les oeuvres du peintre est localise aux 32 I et 323 rue de la Commune, en face du vieux port.L'intérêt particulier accordé au port de Montréal par le peintre, la contribution éminente de l'artiste au patrimoine culturel québécois et la disponibilité dun fonds d oeuvres suffisamment riche en provenance de collectionneurs privés, tels sont quelques-unes des facteurs qui ont milité en faveur de la corn ersion du bâtiment en question.Les origines de l'immeuble remontent à 1855 II aurait été construit par lohn Fry sur une parcelle de terrain cédée en location par les Soeurs Grises en 1798 sous bail emphytéotique de 99 ans.Depuis, le bâtiment n'a cesse d'être utilisé comme entrepôt.L'édifice possède une valeur architecturale et historique certaine.A part quelques modifications mineures à la porte cochère ainsi qu'à une fenêtre de façade, le bâtiment a conservé son état architectural d'origine.La structure du bâtiment, typique de l'époque et du secteur, est constituée d'un S) -téme de solives et de poutres en gros bois d'oeuvre et de murs de pierre massifs.Un groupe de travail de la S.C.H.L.a reçu le mandat d'exécuter les études préliminaires de restauration et de recyclage de la propriété, afin d'y iris taller le Musée Marc-Aurèle-Fortin au rez-de-chaussée et au sous-sol.ainsi qu'un nombre optimum d'unités de logement locatif aux premiei et deuxième étages.Il reste à trouver l'argent pour financer cette entreprise.DES CORVÉES RÉUSSIES Autrefois, plusieurs voisins se réunissaient pour bâtir une grange, c était la «corvée».Un groupe du Club de l'âge d'or de Nominingue a fait revivre cette pratique des corvées: ayant obtenu une subvention du piogramme Nouveaux Horizons, une quinzaine de personnes âgées ont entrepris la rénovation de leur local de rencontres.Encouragée par ce succès, la môme équipe a aidé l'un de ses membres à terminer sa maison.Puis, on s'est attaqué à des réparations à l'église et au presbytère.Des travaux d'embellise-ment de l'hôtel de ville ont également été réalisés par ce groupe de citoyens.Cette équipe a été surnommée «L'équipe volante de l'âge d'or».Bravo! (source : Age d'or.Vie nouvelle).CES CHÈRES PETITES BÊTES Dernièrement, la Ville de Montréal adoptait un règlement limitant le nombre de chiens qu'un citoyen peut posséder.Mais la Société protectrice des animaux s'était déjà prononcée contre une telle mesure.Un mémoire de cet organisme signalait que les villes de Toronto et de Los Angeles ont renoncé à un tel projet de limitation, après mûre réflexion.Il est reconnu, en effet, que les déprédations commises par des animaux errants ne sont pas imputables aux propriétaires de plusieurs ani-naux, mais plutôt à des gens qui n'ont qu'un animal, mais le laissent grrer.Ceux qui ont plusieurs animaux aiment leurs compagnons et ne les laissent pas vagabonder et déranger les voisins.Au lieu de limiter le nombre d'animaux par foyer, la S.CP.A.suggère qu'on adopte un programme sérieux d'enregistrement obligatoire des chiens et d'émission de médailles d'identification.Elle demande aussi que les mesures sévères soient prises, non pas contre l'animal errant, mais contre le propriétaire négligent qui le laisse vagabonder.NOS FÊTES POPULAIRES La récente parution du Livre blanc sur le loisir au Québec insistait sur l'importance des fêtes populaires dans le secteur socio-culturel.Dans le cadre de son mandat global d'améliorer la qualité des fêtes populaires, la Société des festivals populaires du Québec s'est intéressée à la formation des organisateurs bénévoles.Trois documents de formation, une première au Québec dans le domaine, ont été dernièrement lancés: la Loi et la fête, l'Administration et la fête et l'Organisation et la fête.Pour plus de renseignements s'adresser à: Société des festivals populaires du Québec.1415 est, rue Jarry, Montréal (Québec) H2E 2Z7, CP.112.Tél.(514) 374-4700.poste 255 ou 258, 374-3524.La syndicalisation des travailleuses Les femmes forment la moitié de la population du Québec.Elles compteront prochainement pour 40 p.c.de la main-d'oeuvre.Cependant, à l'heure actuelle, seulement 20 p.c.des travailleurs syndiqués sont des femmes.L'écart entre les salaires des hommes et ceux des femmes s'élargit.70 p.c.des travailleurs rémunérés au salaire minimum sont des femmes.L'organisation des femmes sur les lieux de travail est donc essentielle.Il revient cependant aux femmes elles-mêmes de se joindre aux organismes syndicaux et aux syndicalistes de les encourager à le faire afin d'améliorer leurs conditions respectives de travail et de créer un esprit de solidarité pour l'avancement de tous.L'élection de femmes à l'exécutif des syndicats est également importante pour l'avancement de leurs droits spécifiques.(Source: dépliant de la Ligue des femmes du Québec) La Mal-bouffe Les experts du monde entier \u2014 médecins, biologistes, nutritionnistes, diététiciens \u2014 sont formels: il existe des relations irréfutables entre la plupart des grandes maladies du monde industriel et la surconsommation ou le déséquilibre alimentaire.Maladies cardiaques, hypertension, obésité, diabète, dégradation de la qualité de la vie du troisième âge, tel est le lourd tribut que nous devons payer pour trop aimer la viande, les graisses ou le sucre.Jour après jour, année après année, nous préparons le terrain aux maladies qui nous emporteront prématurément.C'est à partir de ces constatations que Stella et Joël de Rosnay ont écrit la Mal-bouffe, livre qui aura une grande portée dans un monde où les problèmes nutritionnels et ceux posés par la crise énergétique prennent de plus en plus d'importance.Editeur: DMR Inc., 317, Benjamin-Hu-don.Ville Saint-Laurent, P.Q.Québec-Californie Les universités québécoises et des universités californiennes sont convenues d'expérimenter, pour une seconde année, un programme d'échanges d'étudiants par lequel des étudiants d'une institution participante (université d'attache) peuvent satisfaire à une partie des pxigences de leur programme d'études en suivant des cours dans une autre institution participante (université d'accueil).Toutes les disciplines enseignées dans les universités californiennes participantes sont accessibles aux étudiants québécois, à l'exception de l'architecture, de la physiothérapie et des sciences infirmières.Il appartient au candidat et à son directeur de programme de consulter les annuaires des institutions participantes (qu'ils peuvent trouver au Service de référence de la bibliothèque générale) et de communiquer au besoin, avec le ou les chefs de département en Californie afin d'établir le programme d'étude à suivre en Californie.UNE TOUR A BÂTIR_ Dans un livre publié chez Héritage et intitulé Faites-leur bâtir une four ensemble, lacques Hébert raconte, avec sa verve et son enthousiasme habituels, l'aventure de la première année de Katimavik.Son récit est suivi d'interviews avec vingt-quatre jeunes participants.En moins de trois ans, Katimavik a permis à plus de 4000 jeunes Canadiens de tous les coins du pays et de toutes les couches sociales de vivre et de travailler en petits groupes comme volontaires dans près de 180 communautés du Canada.Organisme privé, financé par le gouvernement fédéral, « Katimavik, nous dit M.Roland Michener dans son introduction, est un projet ingénieux, propre à susciter l'intérêt et la participation de jeunes Canadiens qui.pour une raison quelconque, se retrouvent dans une période de flottement entre l'école secondaire et l'université ou le marché du travail» ( Editions Héritage ) W- 26 janvier W80 / ¦ Le seul mini-pouding fait avec du lait frais.Evidemment, cela demande plus de soins.Mais vous le méritez bien! C'est pourquoi nous employons du lait frais dans chacune des neuf différentes saveurs de nos délicieux mini-poudings.Ainsi, nos petits poudings font naître de grands sourires.Et tout cela en vaut bien la peine.Recherchez notre nouvel emballage de 4.> 'tir i de rabais sur n'importe quelle saveur de mini-pouding en emballage de 4.Au déroulant Nous vous rembourserons K) voleur nominoie de ce coupon plus les trais couronrs de monutenrton â condition que vous I aye* reçu d un client â i oenot du(des) produiî(s) iCenrrtiô(s) la Toute outre opplicotion continue une troude Sur demande vous devrez montrer des factures prouvant que dans les 90 jou's précédant i offre vous avez acheté id quantité de produits correspondant ou nombre de coupons remboursés Seront nuis et inecevoPies les coupons présentés par ilntermédidire d ogences d agents ou de toute personne autre que les détaillants de nos produrts â moins que nous n ayons expressément ouionsé ceux-ci ù présenter lesdrrs coupons pour remboursement voleur ou comptant l\"20C Pour remboursement postez ô Nestlé B P 3000.Somi-jeon (Nouveou-Brunswick) Cette offre est limitée a un coupon par acnat et eip«e le 31 moi 1980 UNE VIEILLE ECOLE REFAIT SES CLASSES PAR NORMAND DESJARDINS Après les folles années de dénatalité que vient de connaître le Québec, plus d'une vieille école de quartier ou de village s'est vu fermer ses portes.Un phénomène nouveau a surgi, celui du recyclage de ces dernières.C'est le retour des grands à la petite école.A cet effet, le cas de la Commission des écoles catholiques de Montréal (C.E.C.M.) est des plus révélateurs.Au cours des dernières années, plus de quatre-vingts écoles ont changé de statut et sont actuellement utilisées par des orsanismes à but non lucratif.Telle sera occupée par un centre d'éducation populaire, telle autre par une coopérative d'habitation.Il en est une toute particulière qui a décidé de réunir en son giron l'espoir présent et l'espoir à venir: théâtre et garderie populaires.Il s'agit de l'ancienne école Jacques-Marquette, sise en face du parc Laurier dans la rue du même nom.Installée précédemment rue Marie-^ nne, dans l'une de ces écoles que l'on disait occupées illégalement, la garderie Soleil de quartier existe maintenant depuis neuf ans et fut l'une des premières à servir de véhicule à cet essor récent qu'a connu le Québec dans le domaine des garderies populaires.Après ce grand voyage souvent fait de luttes farouches qui l'a amenée d'école en école, la garderie So- ià centaine d'enfants de la garderie Soleil du quartier partage un étage de l'ancienne école jacques-Marquette, à Montréal leil du quartier s'est arrêtée dans une oasis de paix et ce, pour les cinq prochaines années.Quelques transformations ont été nécessaires afin de rendre les belles grandes classes aux fenêtres majestueuses encore plus fonctionnelles.Il y a tout près de deux mois que le grand jour s'est présenté dans ses beaux habits tout neufs.Depuis ce temps, près d'une centaine d'enfants, âgés de trois à six ans, parta- §ent qui la pouponnière, qui la salle e dodo, qui les salles de jeu ou le grand corridor du deuxième étage.Celui-là même qu'occupe la garderie Soleil du quartier.L'expérience de l'Atelier continu, petit ou grand frère dans la même bâtisse, est à la fois similaire et différente.Depuis ses débuts à l'école Le Plateau Annexe en septembre 1977 jusqu'à son éviction en juillet 1978, ses rapports avec la C.E.C.M.n'ont pas toujours été faciles.Malgré ces quelques déboires, l'Atelier continu partage maintenant l'ex-école Marquette avec la garderie Soleil du quartier.L'Atelier continu, c'est deux étages, le premier et le troisième, débordant d'une activité fébrile et qu'ont envahi ses vingt membres ou organismes-membres.Leur but: avantager les nombreuses jeunes troupes de théâtre professionnel qui n'ont pas de local; privilégier une forme de théâtre populaire qui ne serait pas nécessairement «populiste».Bref, attirer les gens du quartier dans cet axe situé entre le Théâtre des variétés de la rue Papineau et le Théâtre des voyagements du boulevard Saint-Laurent.Les services offerts par l'Atelier continu couvrent les secteurs de la création et de la réalisation théâtrales: costumes, accessoires, décors, etc.Depuis le Nouveau Théâtre expérimental de Montréal jusqu'à la Ligue nationale d'improvisation (L.N.I.) qui y a joué les «matchs» de sa dernière saison, le théâtre a déjà été et sera à l'honneur, sous toutes ses facettes, dans l'ancien gymnase d'une capacité de 350 places.Mentionnons également le Théâtre de l'organisation O, le Théâtre de l'oeil (théâtre de marionnettes pour enfants), le groupe de musique contemporaine «Gropus?» et les Evénements du neuf.Qui plus est, l'Atelier se veut un centre de diffusion culturelle dont l'une des activités principales consiste en des ateliers d'expression et de création artistiques ouverts au public et reliés à divers secteurs: musique, arts plastiques, théâtre, photographie, etc.Pour ce faire, on aura précédemment favorisé une implication directe dans le milieu, par l'entremise entre autres des fêtes de la Saint-Jean au cours des quatre dernières années.L'Atelier continu inaugure officiellement ses locaux par une véritable fête populaire qui se poursuivra du 1er au 10 février et qu'amorce le clown Chocolat, qui a déjà installé son atelier dans les murs du troisième étage, avec ses accessoires tous plus hétéroclites et colorés les uns que les autres.A ses côtés, des peintres, sculpteurs, musiciens, comédiens, photographes et autres se sont installés dans les anciennes classes et les ont transformées en ateliers de tous genres.Voilà l'image de ce beau grand projet qui n'en est encore qu'à ses débuts mais qui, avec force et courage, pourra se targuer d'avoir démontré qu'il est possible d'aména-er et de reprendre en main des éco-ès qu'on disait insalubres.L'Atelier continu occupe deux autres étages de l'ancienne école.Ci-dessus, un atelier de peinture.Dans la grande photo, Bernard Denis ( à g.) et Bernard Lauzier dans leur atelier de sculpture.0> O > ta o 12-26 janvier 1980 t 1 1 il 5t\" - \"x n 7 '« Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec UNE RESSOURCE DE CHOIX Le rôti de porc accompagné de pommes de terre cuites dans le jus de la viande est un délice sans âge, presque une coutume, dont l'origine, pour nous, remonte à 1634 alors que débarquait à Québec le premier porc destiné à la reproduction.Avec le plaisir de se retrouver à table autour d'un plat, naissaient aussi d'autres traditions dont celle de la place des enfants à table.Philippe Aubert de Gaspé nous en parle dans les Anciens Canadiens: « Les enfants de cultivateurs ne mangeaient autrefois à la table de leurs père ABLE et mère qu'après leur première communion.Il y avait, dans les familles aisées, une petite table très basse pour leur usage; mais généralement les enfants prenaient leur repas sur le billot ; il y en avait toujours plusieurs dans la cuisine, qui était quelquefois la chambre unique des habitants.Ces billots suppléaient dans l'occasion à la rareté des chaises et servaient aussi à débiter et hacher la viande pour les tourtières et les pâtés des jours de fête.Il ne s'agissait que de retourner le billot, suivant le besoin.» Place à table ou non, le rôti de porc aux patates brunes est resté un festin pour petits et grands.ROTI DE PORC AUX PATATES BRUNES (NOTRE PHOTO) Préparation: 35 minutes Cuisson: 3 heures INGRÉDIENTS 12 PORTIONS 24 PORTIONS Longe de porc 3 kg 6 kg Gousses d'ail 3 6 Sel et poivre au goût au goût Romarin 5 ml 10 ml Persil haché 15 ml 30 ml Eau 500 ml 11 Pommes de terre 1,5 kg 3 kg MÉTHODE DÉBARRASSER DE SA COUENNE la longe de porc et la piquer de petits morceaux d'ail.COUVRIR le fond de la braisiére avec la couenne et y déposer la longe de porc assaisonnée de sel, de poivre et de fines herbes.AIOUTER L'EAU et faire cuire au four, à feu modéré, durant 2 heures.ARROSER fréquemment.AIOUTER LES POMMES DE TERRE épluchées, et laisser cuire pendant encore 1 heure.ALLONGER LA SAUCE si elle a réduit un peu trop durant la dernière heure de cuisson.GELÉE DE PORC FRAIS Le porc, cette fois, se présente enfoui sous une couche de brillante gelée, une enveloppe transparente, doucement teintée, chatoyante, aussi bonne que belle.De nos jours, alors que le porc se mange à longueur d'année, il n'est plus nécessaire d'attendre les boucheries de décembre pour se laisser réjouir par ce délice de fraîcheur.Au début du siècle, et avant, c'est en hiver que se préparaient les montagnes de nourritures: «Le salon, raconte Mgr Albert Tessier, se transformait en chambre froide.Tante Délia y accumulait des tourtières, des chaudié-rées de beignes dorés et croustillants, des bols de fromage de tête, de cretons et de graisse de rôti; sans oublier les gâteaux, les galettes à la mélasse, les tartes au suif ou au su- cre, etc.Il y en avait pour toute la durée de l'hiver, mais une bonne partie était consommée durant la quinzaine allant de Noël aux Rois.» Préparation: 5 minutes Cuisson: 2 heures 20 INGRÉDIENTS 6 PORTIONS 24 PORTIONS Epaule de porc 1 kg 4 kg Eau Gousses d'ail hdchées 1 4 Sel 10 ml 40 ml Poivre 3 ml 12 ml Feuilles de laurier 1 4 Gélatine 15 ml 40 g MÉTHODE METTRE L'ÉPAULE DE PORC dans une casserole (celle-ci doit couvrir le fond de la casserole).FAIRE DORER l'épaule de porc.COUVRIR D'EAU, assaisonner et laisser mijoter pendant au moins 2 heures (ou mettre au four à 180°C également pendant 2 heures).RETIRER LA PIÈCE DE VIANDE et la découper en tranches minces.DÉPOSER celles-ci dans un moule préalablement passé à l'eau froide.REMETTRE LES OS* dans le chaudron et faire bouillir encore 20 minutes.RECTIFIER l'assaisonnement.PASSER LE BOUILLON et le verser sur la viande.LAISSER REFROIDIR pendant quelque temps à la température de la pièce, puis mettre au réfrigérateur.*Si vous achetez votre pièce de viande désossée, vous devez ajouter 15 ml de gélatine pour 6 portions, ou 40 g pour 24 portions, à la fin de la cuisson.GÂTEAU AUX MIETTES Nos ancêtres avaient, paraît-il, davantage le coeur à rire qu'à pleurer.Cet heureux caractère leur avait aussi permis de développer l'art de faire du neuf avec du vieux, et de cuisiner avec des restes.même en pâtisserie où miettes de gâteaux et de biscuits peuvent être savamment réutilisées.Un voyageur a dit de nous: «L'habitant a besoin d'être frugal car il dispose de ressources très limitées pour soutenir sa famille, et l'on sait que ce ne sont pas les enfants qui lui manquent.Mais la frugalité du Canadien français ne va point jusqu'à l'avarice; il peut être serré, il n'est pas parcimonieux.» Préparation: 25 minutes Cuisson: 45 minutes INGRÉDIENTS 6 PORTIONS 24 PORTIONS Graisse végctale 125 ml 350 g Cassonade 250 ml 870 g Essence de vanille 5 ml 20 ml launes d'oeufs 2 8 Chapelure 560 ml 1.15 kg Poudre ù pâte 15 ml 65 g Bicarbonate de soude 2 ml 8 ml Lait 165 ml 660 ml Blancs d'oeufs 2 8 Sucre 30 ml 100 g MÉTHODE BATTRE EN CRÈME la graisse vegetable et y incorporer la cassonade.AJOUTER LA VANILLE et mélanger.AJOUTER LES IAUNES D'OEUFS non battus et mélanger légèrement.AJOUTER LA CHAPELURE, la poudre à pâte et le bicarbonate de soude en alternant avec le lait.BATTRE LES BLANCS D'OEUFS en neige et y incorporer le sucre graduellement.INCORPORER les blancs d'oeufs au premier mélange.VERSER dans un moule beurré (25 x 15 x 5 cm).CUIRE AU FOUR à 180°C pendant 45 minutes.En arrière-plan, collection Hymne au travail.(Séminaire de Trois-Rivières.) Courtepointe: M-R.Thibault, Daveluyville; serviette de table: Du Terroir, Saint-Hyacinthe; assiettes: L.Doucet, Way's Mill; sucrier; E.Ciup, Montréal, salière et poivière: K.Scott, Montréal.Tables d'équivalences pages 11 et 15 14- 26 janvier 1980 NOUVEAU ET 1 LIXŒPTIONNEL! DES FLEURS, DES ARBRES HT DIS LEGUMES! GwFOURNIER LES MAINS DU PEUPLE \u2014 Veux-tu me dire ce que tu fais avec ton argent?Ce que je fais?Rien.Absolument rien.|e donne presque tout à ma femme et elle ose me demander comment je dispose de mon salaire.Comme si elle ne le savait pas.Poser la question un mois après Noël, c'était de la cruauté mentale (cause de divorce dans la majorité des pays occidentaux).Je fis mine de n'avoir rien entendu.\u2014 Je te parle, insista-t-elle, frappant de son poing dans un livre qu'elle brandissait de façon agressive.\u2014 Tu devrais le savoir! \u2014 Je m'interroge sérieusement quand je lis l'almanach.Sais-tu combien de temps il te faut travailler pour acheter un poulet?Je ne m'étais pas encore posé la question.C'est tout de même un peu stupide de manger du poulet chaque dimanche et de ne jamais s'arrêter à calculer ce qu'il en coûte de sueur et de travail.Chose sûre, la poule au pot, c'est du luxe! \u2014 Huit minutes, répondit-elle.Je n'en croyais pas mes oreilles: J'aurais plutôt avancé une demi-journée.Peut-être plus.Le coût de la vie n'est donc pas si élevé qu'on se plaît à le proclamer! Subitement, les propos de ma femme m'intéressaient.\u2014 Sais-tu ce que je peux acheter avec le fruit de 12 heures et 26 minutes de ton travail?\u2014 Pas grand-chose.\u2014 Eh bien, tu te trompes.Elle ouvrit l'almanach et m'apprit qu'une journée et demie de travail nous procure une livre de farine, de pain, de riz, de steak dans la ronde, de boeuf à bouillir, de steak haché, de côtelettes de porc, de bacon, de jambon, de filet d'aiglefin, de beurre, de margarine, de fromage, de pommes de terre, de sucre, de café; 48 sacs de thé; deux pintes de lait; une douzaine d'oranges et une douzaine d'oeufs; un drap; une verge carrée de tapis de Turquie, sans compter le gaz et l'électricité pour le mois.\u2014 Qu'en dis-tu?Rien.Sa litanie m'avait coupé le souffle.Jamais je n'aurais cru acheter autant avec mon salaire d'une journée et demie, surtout que je ne bois pas de thé, que je ne mange pas de thon et que je me passe bien des tapis de Turquie.\u2014 Ecoute-moi bien.Elle me révéla, toujours en lisant l'almanach, que je pouvais me payer un complet, une chemise, des pantalons de travail, des souliers, un pneu, un gallon d'essence, un ticket d'autobus, 12 comprimés de pénicilline, une journée d'hôpital dans une chambre semi-privée, une extraction de dent, une obturation, des lunettes et un examen de la vue, une once de pâte dentifrice, une coupe de cheveux, deux billets pour le cinéma, une bouteillede bière, un 26 onces de whisky, offrir à ma femme une jupe et un jupon, une paire de souliers, un indéfrisable, une lessiveuse automatique, un aspirateur, un téléviseur portatif à écran de 18 pouces et un transistor en 282 heures et 48 minutes de travail.\u2014 Est-ce assez fort?C'était renversant! \u2014 Sept semaines, un jour et six heures de travail pour tout ce que j'ai énuméré.Maintenant, tiens-toi bien! Combien de temps dois-tu travailler pour acheter une Chevrolet, une Plymouth ou une Ford à transmission automatique et moteur à huit cylindres?J'avais commencé de faire le calcul, mais elle répondit elle-même: \u2014 26 semaines et 25! J'étais abasourdi.Ma femme lança l'almanach sur la table et, cette fois haussant le ton, elle pointa un doigt accusateur: \u2014 Je soustrais quatre semaines pour les nécessités de la vie.Comme nous n'avons pas acheté d'auto l'an dernier, tu vas enfin m'expliquer ce que tu as fait avec l'argent gagné durant les 38 autres semaines, quatre jours et deux heures qui restent.Et n'essaye pas de jouer au plus fin, j'ai déduit nos deux semaines de vacances-Pourquoi laisse-t-on l'almanach entre les mains du peuple?TABLES D'ÉQUIVALENCES Ustensiles métriques 25 ml 150 ml 50 ml 175 ml 75 ml 200 ml 100 ml 225 ml 125 ml 250 ml 50 ml 125 ml 250 ml 1 ml 2 ml S ml 15 ml 25 ml Mesures de masse 28 q\t1 once 454 g\t1 livre Mesures de volume\t 5 ml\t1 c.à Ole 15 ml\t1 c.à soupe 28 ml\t1 once \tAbréviations 0\trjramme kg\tkilogramme 1\tlitre ml\tmillilitre Température du four\t CelsJvt ( C) Fahrenheit (F)\t 100\t200 120\t250 140\t275 150\t300 160\t325 180\t350 190\t375 200\t400 220\t425 230\t450 240\t475 260\t500 270\t525 GRATIS Le catalogue 1980 de notre ITRf SAISONS Vous voulez que cet été votre jardin «oit beau, splendide, luxuriant?Cest maintenant qu il faut le préparer.commandez AUJOURD'HUI MÊME! semences DE legumes.bulbes et materiel pour jardiner.plantes pour l interieur et LE jardin.arbres verts et arbres fruitiers.FLEURS.INSTRUCTIONS COMPLÈTES Vous serez épatés par la richesse et la variété de notre sélection! 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