La presse, 19 janvier 1980, Cahier A
[" 4 Perspectives économiques L'économie, ça peut être compliqué.Des indicateurs mystérieux avec lesquels jonglent des analystes.Mais c'est aussi une réalité bien terre à terre pour le consommateur de l'année '80 dont les revenus nets s'amenuisent alors que se poursuit la spirale inflationniste.Dans son cahier spécial PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 80, en 52 pages, voilà ce que l'équipe «économie et finances» de LA PRESSE nous livre aujourd'hui.i Le Québec tremble LA PRESSE publie à compter d'aujourd'hui une série de quatre articles sur les tremblements de terre au Québec: leur fréquence, ce qu'il faut faire lorsqu'ils surviennent et leurs causes.\u2014 page A 30 ¦ I EDITION GLDDDDSDDDaS LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1980, 96e ANNÉE, no 16, 304 PAGES, 12 CAHIERS 75 CENTS ABONNEMENT LUNDI AU SAMt Ol -M 7{y- photo J.-Y.létourneou.LA PRESSE Oublions le ski! Patinons! page D 1 Quatre soirs de suite, du 16 au 19 avril 1978.les rues de New York furent vides tout comme celles de Chicago, de Los Angeles et de Saint-Louis.Ces soirs-la.120 millions d Américains regardaient HOLOCAUSTE a la télévision.Voici le roman qui a inspiré cette série et que nous vous présentons en feuilleton, a compter d au-jourd hui SOMMAIRE\t krtt tt LtttrtK B1 % B21\tLe monde: A 20 \u2014ItrairtKlU\tLo.tin et rtcrtition: \u2022 15 Èmàtl dt* tin m i: \u2022 \u2022 24\tMelee: A 2 Brktla (\u2022: A 22\tM ou croisés: \"24 BrMf K ?14\tNos amiss let bâtas: C 29 Carrières*\tPet rte t annonças: pr oft t tiont: \u2022 \u2022 1 i \u2022 \u2022 22\tCil à CM, Détès, m i stance t.etc.: 017\tD6 a D 17 Ea*t*ce>14\tQuoi faire la timwli: A10 à A14\tterne me prochain* 0 5 Êtts-ftus\tRadio «t televition: 0 5 tb ten, at eur ?: C 27\tRehfion: A 21 FEUILLETON\tRt jteuraMi B 22 a B 24 -Holocautte.C 23\tSciences: \u2022\u202223 Oaitrtneatlt: 123\tS»crts:C1 aC9 Crillt det mordus: C 15\t\u2014 Canne et fut*\": C 5 Hcretcofo: \u2022\u2022 24\t-T«it:C7 Informe tiont\tTimbcet: \u2022 14 netionelet: A 18\tVecencetvoya|et:*1 a \u2022 16 Jtrdintfe: A 23\tVitre aofourdTHii: 01 a D5 Sur la normalisation de leurs relations Rupture des négociations Pékin-Moscou PEKIN, li) janvier (AFP) \u2014 Les négociations sino-soviétiques de normalisation des relations d'Etat entre les deux pays ont été suspendues, à la suite de l'intervention soviétique en Afghanistan, a-t-on annoncé officiellement, tôt ce matin, à Pékin.Un communiqué du département de l'Information du ministère chinois des Affaires étrangères déclare: «L'invasion par l'Union Soviétique de l'Afghanistan menace la paix mondiale et la sécurité de la Chine, créant de nouveaux obstacles pour la normalisation des relations entre les deux pays.Dans de telles circonstances, il va sans dire qu'il est inapproprié de tenir des négociations sino-soviétiques».Le communiqué chinois ne spécifie pas explicitement les circonstances dans lesquelles les négociations sino- soviétiques ont été suspendues, mais il fait peu de doute qu'il s'agit là d'une décision chinoise, estiment les observateurs.La première série de pourparlers sino-soviétiques s'était tenue du 17 octobre au 30 novembre derniers à Moscou, et avait consisté en six séances de négociations entre les vice-ministres des Affaires étrangères, MM.Leonid Illiy-chev et Wang Yuping.Les deux pays s'étaient, en effet, mis d'accord, à l'ouverture des négociations, pour que celles-ci se tiennent alternativement dans les deux capitales.La rupture survient alors que des informations en provenance de New Delhi et d'Islamabad et rapportées aujourd'hui par la presse britannique font état de troupes chinoises massées à la frontière de l'Afghanistan.Des troupes chinoises auraient commencé à envahir l'Afghanistan \u2014 page A 20 Quand Brewer se raconte.u caprice 1m ¦111*13 page A 5 1 photo Rene Picard, LA PRESSE «Toujours le petit gars du Gardens!» «Tu sais, je n'ai jamais grandi.Je suis demeuré le petit gars qui traînait autour du Gardens.Je n'ai jamais compris certaines choses.Pourquoi les Français et les Anglais ne s'entendent pas.Pourquoi se séparer pour une question de langue?en Finlande, je ne parlais pas la langue du pays, pourtant j'étais entraîneur de l'équipe nationale.» Carl Brewer, de retour dans l'uniforme des Maple Leafs de Toronto à 41 ans, se raconte à notre reporter Jean Beaunoyer.\u2014 page C 1 ÉCONOMIE L'or: $850 l'once! Le désordre s'est installé sur la plupart des marchés de l'or, où les cours, sensibles aux rumeurs contradictoires sur la situation politique internationale, ont oscillé entre $805 et $850 américains l'once.A la fermeture des marchés, l'once d'or valait $835 à Londres, mais s'est quelque peu repliée à $81 2 à New York.\u2014 page A 10 LE MONDE Le caucus de Plowa Lundi prochain, le caucus de l'Iowa sera l'événement politique de l'année aux Etats-Unis.Démocrates et républicains de cet Etat agricole décideront, au sein de leur caucus respectif, de l'avenir politique de Jimmy Carter, Ted Kennedy, Ronald Reagan, John Connolly, Howard Baker et de nombreux autres.Pour nous aider à mieux suivre cet événement qui pourrait entraîner la chute de Kennedy et marquer la fin de Jerry Brown ou de Connolly, Jean PELLETIER, correspondant de LA PRESSE à Washington, nous explique ce qu'est un caucus et pourquoi il a tant d'importance aux Etats-Unis.\u2014 page A 20 La belle époque des nuits de Montréal Il fut un temps où Montréal comptait tellement de cabarets qu'un artiste pouvait travailler de 40 à 45 semaines par année.Et il y avait spectacle chaque soir et chaque soir, les salles étaient combles.Tous les grands noms du showbiz venaient régulièrement faire leur tour, aussi bien Mickey Rooney et Louis Armstrong que Trenet et Piaf.C'était la belle époque des cabarets, une époque que ressuscite pour nous Pierre BEAU-LIEU.\u2014)oage B 1 ï oa Nos informations en pages A 6, A 7 et A 8 Quatre chefs quatre images M.Joe Clark A trente jours du scrutin, lesquatre chefs politiques qui avaient courtisé l'é-lectorat canadien le printemps dernier se retrouvent sur le sentier de la guerre, mais dans l'ensemble, leurs performances suscitent peu d'intérêt.M.Pierre Trudeau Pour Gilles PAQUIN, il appert que le premier ministre Clark arrive difficilement à troquer son personnage d'accusateur pour celui d'accusé; Pierre Trudeau, note Gilbert LAVOIE, se voit manipulé délicatement; le chef NPD Ed M.Ed Broadbent Broadbent apparaît à Yves LECLERC comme égal à lui-même, d'une sincérité désarmante, tandis que Pierre-Paul GAGNE constate que le créditiste Fabien Roy s'adapte difficilement à ses nouvelles fonctions.M.Fabien Roy i A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1980 Pipe-Une de VAlaska Clark souhaite des malheurs à Northern Tier % « .»\u2022.par Mario FONTAINE notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Le premier ministre canadien, M.Joe Clark, s'est déclaré déçu, hier, de la décision de Washington d'opter pour un trac'é intégralement américain afin d'acheminer le pétrole de l'Alaska vers le Mid-West des Etats-Unis.Et il n'espère maintenant qu'une chose: que le pro-! ^verbe «le malheur des uns fait le bonheur des autres» se vérifie une fois de plus.M.Clark souhaite en effet aux promoteurs du projet Northern fier, qui a obtenu l'aval de la Maison-Blanche, d'être incapables de rassembler les $1,23 milliard nécessaires à sa réalisa-tipn.De sorte que les Etats-Unis devraient alors s'en remettre au projet canadien, celui de la compagnie Trans-Mountain, pour se ravitailler en brut de l'Arctique.Le Canada s'est toujours prononcé en faveur de la construction d'un oléoduc traversant une partie du Yukon, de la Colombie-Britannique et de PA1-berta, alors que le plan retenu jeudi par Jimmy Carter prévoit au contraire que le pétrole de l'Alaska sera expédié par pétroliers de Valdez (Alaska) jusqu'à la ville portuaire de Port Angeles, située dans l'Etat de Washington, donc tout à fait en de- hors de la juridiction canadienne.M.Clark a eu une conversation téléphonique avec le président Carter mardi, mais a été incapable de le convaincre de la pertinence des arguments canadiens.Même si, pour Ottawa, l'ensemble de l'opération revêt une importance primordiale tant au niveau économique qu'écologique.Question gros sous, la décision américaine prive en effet les travailleurs canadiens de plusieurs milliers d'emplois, tant pour la construction de l'oléoduc comme telle que dans les aciéries où on rêvait déjà de le doter de tuyaux de type canadien.Le choix de la Maison-Blanche n'est guère plus réjouissant, du point de vue canadien, en ce qui concerne la protection de l'environnement.Si les promoteurs de la Northern Tier réussissent à a m asserlescapitaux nécessaires, leurs pétroliers sillonneraient en effet constamment les côtes de la Colombie-Britannique dont ils menaceront l'équilibre écologique en cas de catastrophe maritime.Initialement, le Canada favorisait un troisième projet, celui de la Foothills, qui aurait acheminé le brut par pipe-line uniquement, diminuant ainsi les risques de pollution.Rejeté par \u2022r :: LA QUOTIDIENNE tirage d'hier 1-5-8 \\ Les 2- V LOTO 6/36 six numéros gagnants sont: -6 \u2014 9\u201411 \u2014 13 \u2014 30 complémentaire: 4 MINI-LOTO Le billet numéroté 544430 donne $50,1 \u2022 \u2022I le carnet américain JEAN PELLETIER dv fintrv bureau Mf>ESSlONS DANS EMPIRE INDUSTRIES INC.ANNONCE SON PREMIER ENCAN PUBLIC D'UNE JOURNÉE EN 1980\u2014NI RÉSERVE NI MISE À PRIX Le dimanche 20 janvier, à compter de 11 h Très grand choix d'oeuvres dort canadiennes, européennes et américaines, peintures à l'huile, aquarelles, croquis et dessins de certains des artistes les plus connus, qu'il serait trop long d énumérer.Meubles antiques et contemporains, vaisseliers, tables, chaises et tapis de toutes sortes et de toutes dimensions.Superbe assortiment de pièces en argent sterling, coutellerie, services a thé, pots, chandeliers, plateaux et assiettes.Bijouterie de toutes sortes, comprenant de tout: bagues, bracelets, montres, colliers, broches, épingles, breloques et de nombreux lots intéressant les marchands ou les investisseurs.Pièces de monnaie de toutes sortes, en argent ou en or pour tous les goûts, certoines pièces en grande quantité.Magnifiques pièces de porcelaine, rarement exposées, comprenant un mognifique vase Meissen, ca.1 850, Royal Doulton, Cool-port, cristal Waterford signé.Royal Worchester, Hummels, Lalique et Galle.Une collection de codrans de voyage jamais mis à l'encan, y compris alarmes françaises.Repeaters, Tiffany, Birks, Homman et Koch, etc.Collections de monnaie Franklin comprenant des centaines d'onces d'argent sterling.Montres de poche de tous genres, appareils d'éclairage comprenant une mognifique lampe antique de style Tiffany, absolument saisissante.Cet encan débute la saison et nous avons l'intention d'obtenir un succès monstre.Venez très tôt à la visite préliminaire, le samedi 19 janvier, à compter de 10h.Admirez de superbes pièces, de tout pour tous: d un John Little a un Marie Claire, des superbes tapis orientaux aux luxueux manteaux de fourrure, des diamants aux bijoux de tous genres.Tout ce que vous pouvez imaginer, nous lovons et vous n'avez qu'à miser.Venez, entamons cette nouvelle décennie ensemble.Entree et stationnement gratuits.Amenez vos amis, ils vous seront reconnaissants.Faites vite, nous n avons que 300 chaises et quelques places debout NOTRE ADRESSE t 5500, RUE PARE, JUSTE À L'OUEST DE DÉCARIE.Tél.: 737-5343 \u2014 482-3801 ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC ENCAN PUBLIC r 4 ?¦ MONTREAL, SAMEDI 19 JANVIER 1980 page A3 i La prison à vie pour un faux chèque .de $100 PIERRE, Dakota-Sud (UPI) \u2014 La Cour suprême de Dakota-Sud a maintenu hier la sentence d'emprisonnement à vie rendue dans le cas d'un homme qui avait fait un faux chèque de $100.Par un vote de trois voix contre deux, la Cour a décidé que la sentence n'était ni cruelle, ni inhabituelle puisque le coupable, Jerry Helm, de Sioux Falls, était un criminel invétéré.«Même si la sentence est sévère, elle ne choque pas la conscience des juges», a déclaré un membre de la Cour.Soulignant que c'était le septième crime commis par Helm et que ce dernier avait passé la plus grande partie de sa vie adulte en prison, la Cour a déclaré que l'individu était un criminel invétéré et qu'ii était préférable de le garder en prison.La loi permet de donner des sentences d'emprisonnement à vie à des personnes qui ont déjà été reconnues coupables de trois offenses.Vendre or et argent: c'est payant mais attenti par Lisa BINSSE Est-ce estampillé sterling à l'endos de votre argenterie de famille?Y a-t-il le nom du fabricant ou un numéro indiquant le contenu d'argent?Si oui, conservez votre argenterie à la maison.Pour vos héritiers.N'essayez pas de la vendre pour profiter de la hausse de valeur de l'once d'argent.Vous n'obtiendrez que la moitié et parfois seulement le tiers de sa juste valeur et vous aurez perdu un beau souvenir de famille.Pourquoi?Trop d'intermédiaires qui doivent se protéger.Ils prennent un pourcentage pour couvrir leur propre commission et prévoient la fluctuation du marché et un deuxième pourcentage pour les frais de raffinage.Le pourcentage varie d'une place à l'autre mais ça peut représenter la moitié ou moins de la valeur de l'once sur le marché.En plus il y a les dé- Jusquà$5,000 de réduction sur 6 modèles Intérêt à partir de 1 0% Inf.: 472-0464 691-3280 ST-EUSTACHE TAXES a partir de %800 INTÉRÊT à partir de 1 0% PRIX à partir de*33,590 Pour occupation immediate 1er paiement 1er juin 80 Ville de St-Constant 632-6240 Ville Mercier 691-7711 Nous vous invitons à vérifier par vous-mêmes les pouvoirs qui sont en vous.SOIRÉE D'INFORMATION GRATUITE À PARTIR DU LUNDI 7 JANVIER ET TOUS LES LUNDI À 20H 00 À : L'ATELIER DE CONTRÔLE MENTAL INC.MEDICAL TOWER 3465, chemin de la Cote-des-Neiges.Suite 71 00 ^_ _ _ Station metro Guy permj, m.E.749-725 931 -0680 lais de raffinage pour ce genre de pièces (un mois et demi à six mois tout dépendant de votre interlocuteur).Et, il n'est pas dit que lorsque le raffinage sera terminé, le prix de l'once de l'argent n'aura pas «droppé».Pour ce qui est des pièces de monnaies en argent, Benoit Carbonneau, qui achète et vend de l'or et de l'argent, vous conseille de patienter, d'attendre deux à trois semaines.Les acheteurs auront alors plus de liquidité et pourront payer davantage.«C'est la folie, en ce moment, dit-il.Les gens devraient recevoir 26 fois la valeur faciale de leur pièce de monnaie ($26 pour $1 ) mais on ne leur donne que du 18 pour un.Et, ça c'est le maximum.C'est plutôt du 17-15 et même 12 pour un qu'ils vont recevoir».Dick Robinson, un numismate depuis plus de 30 ans, parle aussi de folie, «d'une folie incroyable qui s'est emparée du monde!».Que dire?Que dire à tous ces gens qui veulent vendre ou acheter de l'or ou de l'argent?Profiter de la hausse de valeur phénoménale que connaissent ces deux métaux depuis quatre mois?Dick Robinson, de la Maison d'Argent, sait ce qu'il aimerait leur dire.mais il ne peut pas.Il en va de son commerce.Déjà, à midi hier, il répondait à ceux qui l'appelaient d'attendre à la semaine prochaine «parce qu'on a presque plus de liquidité pour vous payer! ».VENTE DE JANVIER s lesage lamothe cossette OPTICIENS D'ORDONNANCES LUNDI, MAR., MER.: 9 h a.m.à 6 h p.m.JEUDI, VENDREDI: 9 h a.m.à 9 h p.m.PRESCRIPTIONS DE LUNETTES LENTILLES CORNEENNES SOUPLES OU 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depuis trois ans seulement et «soyez assuré qu'on va continuer d'en faire collection».Chez la Maison d'Argent, ça ne dérougit pas.Depuis deux semaines, on y reçoit entre 200 à 300 personnes par jour.Les affaires ont grimpé de 100 pour cent depuis quatre mois et Dick Robinson est plus que conscient qu'il y a une fin à toute chose.«La valeur de ces métaux doit descendre, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne remontera pas.Personnellement, je crois que c'est plus rentable d'acheter de l'argent que d'en vendre.Mais les gens vendent de toute façon».Pour lui c'est un cas de conscience et aussi de beaucoup de bon sens lorsqu'il suggère aux gens de faire attention et de ne surtout «pas mettre tous leurs oeufs dans le même panier! ».photo P H Talbot.LA PRESSE C'est la folie.Tout le monde veut vendre or et argent à cause du prix élevé de ces métaux.Et si leur valeur était plus forte en ne les vendant pas?ILE DES SOEURS TOUTES LES MERVEILLES DE LA VIE DES CONDOMINIUM Pyramide 77 associe une 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LA BELLE VIEÏ ri MA domaîne de l'IU Paton 7647 1 1 11 Le choix de Carter relance le débat De Calgary, capitale canadienne du pétrole, émane sur les ondes de la radio un commentaire aigre-doux, à la suite de la décision du Président Carter de choisir le tracé américain de la compagnie «Northern Tier Pipeline» pour l'acheminement du pétrole de l'Alaska vers le Midwest américain.Dans certains milieux, en effet, la décision présidentielle est prise pour une «claque» au Canada.Cette décision survient, disent les commentateurs vexés, au moment où le Canada, plus qu'aucun autre allié (saut peut-être la Grande-Bretagne), a su multiplier les témoignages de sympathie agissante à l'endroit d'une grande puissance amie, singulièrement éprouvée par les événements d'Iran d'abord, par la crise afghane ensuite.Les États-Unis ne savent même plus reconnaître leurs vrais amis, constate tristement notre commentateur.Il est bien certain que de tous les tracés envisagés, celui de «Northern Tier» est celui qui agrée le moins au Canada.Trois projets avaient été à l'étude.C'est celui de «Foothills Pipe Lines Limited» de Calgary qui intéressait le plus le gouvernement d'Ottawa.L'intention de Foothills était d'acheminer le pétrole par voie terrestre.Devant les coûts jugés excessifs que cette réalisation sup- posait, le gouvernement avait jeté son dévolu sur le projet d'une troisième compagnie, Trans-mountain, qui aurait acheminé le pétrole par eau, pour une partie du trajet, par terre pour le reste du voyage.Edmonton, dans ce projet, devenait une plaque tournante importante.La décision américaine oblige à renoncer à la création de milliers d'emplois.C'est aux États-Unis que la réalisation du projet de «Northern» vaudra la création de 5,500 emplois nouveaux.On ne saurait oublier que le président américain aussi a un électorat à soigner en 1980.D'une certaine façon, les vues du gouvernement canadien ont été sabotées, sans que la faute n'en revienne à l'administration américaine, par la crise en Iran.Et, indirectement, c'est M.Joe Clark lui-même qui devient une victime de la crise iranienne.On se rappellera, en effet, qu'au moment où survenait la prise d'otages américains à Téhéran, il était prévu que M.Carter viendrait à Ottawa.Cela se passait en novembre.Devant l'aggravation de la crise, le président américain a dû remettre ce déplacement à plus tard.Si le voyage s'était fait, M.Clark aurait pu défendre énergiquement devant M.Carter et ses conseillers le projet canadien, auquel était déjà acquis l'assentiment du Parti libéral.S'il n'était pas parvenu à convaincre son interlocuteur, personne ne supposerait aujourd'hui que son gouvernement n'a pas tout tenté.Le gouvernement Clark a joué de malchance.Mais il n'en reste pas moins qu'il est extrêmement vulnérable pour tout ce qui touche la politique du pétrole.L'important est qu'un pays se donne une politique du pétrole (on devrait dire: une politique de l'énergie).La variété de formes que prend Petro-Canada dans la pensée des conservateurs depuis un an est moins déroutante que leur incapacité à formuler une politique globale du pétrole.Nous n'avons aucun moyen de savoir de science certaine si M.Carter aurait pris une décision différente, pour le cas où son interlocuteur aurait été un libéral plutôt qu'un conservateur.On est réduit aux hypothèses.Or, toutes les hypothèses sont possibles.Par hypothèse, le prochain gouvernement pourrait être formé par le NPD.Or, le NPD de M.Broadbent est systématiquement hostile aux multinationales et aux magnats du pétrole.Ceux-ci sont représentés dans les milieux proches de la présidence et proches du Congrès.Dirons-nous, dès lors, que l'administration américaine n'a pas moins peur des Broadbent que des ayatollahs, et que, dans la pensée d'assurer la sécurité des approvisionnements, la décision a été prise, entre Américains, de construire le pipe-line en territoire exclusivement américain, pour Américains?On peut toujours le dire.Ce serait une supposition à laquelle manquent les preuves.jj ¦ Quoi qu'il en soit, c'est sur les épaules de; l'adversaire conservateur que les libéraux font porter la responsabilité de ce qui apparaît comme un échec.M.Trudeau accuse M.Clark d'indolence dans cette affaire.4 Le chef conservateur ira en quelque sorte en «appel».Il fera observer que tout n'est pas] joué, malgré les apparences; que «Northern», l'élue des Américains, éprouvera le plus grand mal à recueillir les capitaux nécessaires ($1 mil-* liard à trouver d'ici à un an dans le secteur pri-* vé); que la peur qu'inspire aux amis de l'envi-' ronnement la pensée de bateaux chargés de pétrole va soulever un tollé: si bien que le pro-}] jet canadien de «Transmountain» va reprendre1 d'ici peu un éclat irrésistible.I i i Pour peu que cette polémique dure, elle va, relancer un thème peu exploité au cours de la.campagne du printemps dernier, celui de l'énergie., Guy CORMIER \u2022 ¦ ê bloc-notes Le climat de guerre s'appesantit fi Alors qu'il apparait que les choses se gâtent pour les Soviétiques en Afghanistan, voici qu'on signale une vaste activité de caractère militaire dans l'océan Indien, dans le golfe Persique, aux frontières pakistano-chinoises et même du côté des Balkans.On a l'impression qu'une envie de se battre s'empare tour à tour de Mpscou, de Washington, de Pékin et de Londres.Les affrontements ont débuté entre ce qu'on peut bien appeler les nationalistes afghans et les envahisseurs soviétiques puisque c'£st exactement ce qui se produit.Le jargon des agences de presse désigne comme «rebelles» les nationalistes afghans qui se dressent contre le régime de Kaboul et les forces soviétiques, alors que tout indique que ces éléments ne peuvent être qualifiés de «rebelles» puisqu'ils n'ont jamais reconnu la lé-gilimité du groupe d'intellectuels qui s'est emparé du pouvoir en 1978.Des reportages plus sensation-nâlistes que soucieux d'exactitu-dç décrivent ces «rebelles» comme des nomades indisciplines du genre de ceux qui ont tenu tête à Alexandre le Grand, à Gen-gi's Khan et à Tamerlan.C'est la schématiser singulièrement la réalité.Ce qui se passe vraiment c'est que le régime communiste en place, non seulement a échoué dans sa tentative d'assurer la stabilité politique et la modernisation du pays, mais il n'a jamais bénéficié vraiment de I ap- pui de la population.Cette dernière se révèle de plus en plus «rebelle» à un régime qui s'est imposé à elle.C'est ce qui explique l'incohérence d'une situation où des éléments supposément sans armes, non seulement bravent les prétendus gardiens de l'ordre et défenseurs du régime, mais réussissent à convertir à leur cause maints militaires afghans.Pour comble, on signale que même des soldats soviétiques de foi islamique commencent à se rallier à la cause des «rebelles».Dans un pareil contexte, il y a peu de chances que les Soviétiques puissent régler le cas de l'Afghanistan aussi rapidement qu'ils avaient réussi à le faire dans le cas de la Tchécoslova-quieilya12ans.En plus d'être engagés dans une sale aventure, ils doivent se rendre à l'évidence qu'ils ont fait se dresser pas mal de monde contre eux en s'y engageant.Ils ont mis en branle une escalade dans laquelle ils se trouvent entraînés eux-mêmes.Le Pentagone indiquait, hier, que Moscou avait accru sa présence navale dans la mer d'Oman où, face aux 25 navires de la marine américaine qui s'y trouvent déjà, mouillent maintenant 24 de ses propres navires de guerre.De plus, cinq autres de ses unités navales seraient en route pour l'océan Indien où déjà trois porte-avions américains, dont le Nimitz (94,000 tonnes), montent la garde et tiennent lieu d'aéroports flottants pour les 200 avions de combat qu'ils portent.Voilà assurément une armada aérienne qu'il vaudra mieux ne pas trop provoquer.La Grande-Bretagne, de son côté, a décidé de faire de nouveau sentir sa présence militaire «à l'est de Suez», soit plus précisément dans le sultanat d'Oman, pays dont la frontière nord borde le golfe d'Oman, lequel donne accès au fameux détroit d'Ormuz, justement surnommé «le cordon ombilical énergétique de l'Occident».De plus, il appert que Londres se fait l'apôtre discret mais fort ardent de la solidarité absolue de l'OTAN en vue de faire payer cher à l'URSS son «invasion» de l'Afghanistan.La Chine a également un comportement fébrile.L'agence indienne PTI signale que Pékin achemine présentement des troupes et du matériel militaire en grande quantité vers le Pakistan, empruntant la route de Karako-ram qui relie Islamabad à la ville chinoise d'Urumchi.Enfin, même la Roumanie s'émeut et consolide sa défense en prévision d'éventuelles complications dans les Balkans advenant la mort du maréchal Tito.Le Président Ceausescu se dit d'avis qu'un «danger de grands affrontements militaires pèse sur la scène mondiale».Venant d'un tel personnage, l'avis a valeur d'avertissement.Décidément, le début des années 80 baigne dans un climat terriblement belliqueux.Jean pellerin G par Marie-Josée DROUIN EN 1970, une once d'or coûtait $42.00.Hier, à Londres, ! cette même once d'or valait, à la ;fermeture du marché, $835 en devises américaines.Cette «réplique barbare», selon l'expression de l'économiste John Maynard Keynes, est con-.voitée par des investisseurs de tous genres, à partir des petits épargnants jusqu'aux financiers les plus sophistiqués, incluant îinême certaines banques centra->¦ les importantes.Phénomène paradoxal, cette jruée vers For coïncide avec les 'efforts entrepris par les autorités monétaires de divers pays industriels en vue de «démonétarisor» l'or, c'est-à-dire de réduire son importance Idans le système monétaire international.On se rappelle qu'au ?début des années 70, les Etats Unis annonçaient l'abandon du système étalon-or.tentant de Et la folie de l'or continue, continue réduire les liens entre le dollar américain et le métal jaune.De plus, depuis quelques années déjà, le Fonds monétaire international organise régulièrement des encans d'or.D'ailleurs, le budget du ministre des Finances John Crosbie prévoyait la vente de plus d'un million d'onces d'or par le gouvernement canadien.La ruée vers l'or va-t-elle se poursuivre, malgré tous les efforts que l'on tente pour l'arrêter?Peut-on «démonétarisor» un métal auquel on attribue des qualités presque mythiques?Le prix de l'or peut apparaître à plusieurs comme très volatile.Par contre, une relation intéressante existait jusqu'à il y a plusieurs mois entre le prix de l'or et celui du baril de pétrole, à sa voir que depuis plus de vingt ans le prix d'une once d'or équivaut approximativement à dix-sept ou dix-neuf fois le prix d'un baril de pétrole.En 1970.alors que l'once d'or ne coûtait que $42 (can), le baril de pétrole lui aussi coûtait très peu cher.En 1980.tandis que le prix du baril de pétrole se situe à environ $30, le prix de l'once d'or dépasse les $800 US.En fait, il ne faudrait pas voir ] dans cette coïncidence entre les prix de l'or et du pétrole un indicateur infaillible.Toutefois, cette relation s'est maintenue pendant bon nombre d'années.Ce n'est que depuis deux ou trois mois que l'écart entre ces deux prix s'est agrandi.En outre, pendant ces derniers mois la stabilité politique mondiale a été fortement bouleversée.La révolution iranienne, des troubles en Arabie Saoudite, la présence des Soviétiques en Afghanistan, le durcissement des positions de l'URSS et des Etats-Unis ont créé un climat d'anxiété et de crainte.De telle sorte que dans son message du Nouvel An, le président français Valéry Giscard d'Estaing soulevait la possibilité de guerre.A tout le moins plusieurs analystes politiques prévoient-ils une reprise de la guerre froide.Dans ce contexte, par rapport surtout au dollar américain, l'or semble être une valeur plus sûre.Par ailleurs, le prix de l'or a eu tendance à s'accroître en même temps que l'inflation.De crainte de se retrouver en possession de devises qui se déprécient, les investisseurs .e lancent encore une fois sur ce i étal qui, selon eux, transcende soc- vent les courants économiques et politiques.Etant donné que les perspectives concernant l'inflation sont assez pessimistes pour la prochaine année, il n'est pas surprenant de voir grimper le prix de l'or.Quelle frustration pour ces pays qui souhaitent «démonétariser» l'or ou en réduire l'importance! D'abord, cette flambée des prix de l'or élargit l'écart entre le montant des réserves détenues par les pays industrialisés et les pays du Tiers -monde.85% des réserves mondiales d'or appartiennent aux pays industrialisés.Donc, en 1979, la valeur au marché de ces réserves s'est accrue par plus de $250 milliards.Bien sûr, ces réserves ne sont pas parfaitement liquides puisque des ventes massives feront chuter le prix de l'or.Toutefois, ces «gains» réalisés par les pays industriels correspondent à des besoins toujours plus pressants de réserves dans les pays en voie de développement pour payer du pétrole toujours plus coûteux et rembourses des dettes qui se multiplient rapidement.On ne peut que s'inquiéter devant l'instabilité gran- dissante du système monétaire international.A la dernière réunion du Fonds monétaire international, tenue à Belgrade, en octobre dernier, les Etats-Unis ont invité les autres pays industriels à intervenir pour modérer l'augmentation des prix de l'or.Aucune réponse à l'invitation.Au contraire, les représentants des autres pays y voyaient une manoeuvre futile.Depuis cette réunion, le prix de l'or a grimpé de plus de $250.Et les Etats-Unis, à la grande surprise de tous les observateurs, affirmaient, en décembre, que l'or resterait un élément important des réserves des banques centrales.Nous sommes évidemment ù un point tournant dans l'évolution du système monétaire.En plus d'un système basé sur l'or, deux principales options sont à l'étude.D'une part les réserves pourraient se composer de devises multiples, réduisant ainsi le rôle central que joue le dollar américain.Déjà une telle tendance se dessine alors que plusieurs pays diversifient leurs réserves.Par contre, le mark allemand, le yen japonais et le franc suisse seraient appelés à jouer un rôle plus important.Jusqu'à ce jour les banques centrales de ces pays ont été réticentes à assumer ces nouvelles responsabilités.De plus, étant donné le volume de leurs échanges, ces pays ne pourraient pas réellement déplacer la devise américaine.De plus, un tel système n'assure en rien la stabilité.La concurrence entre les devises pourrait, en fait, s'accroître.La deuxième option propose que les droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international deviennent l'unité de réserve, la valeur de ces droits étant fixée à partir d'une moyenne des taux de change des principales devises.Cette proposition sera étudiée à la réunion d'avril du Fonds monétaire international.Elle ne saurait être acceptée ou mise à exécution rapidement à cause de sa complexité.Quoi qu'il en soit, les pays industrialisés dont les coffres regorgent d'or auront d'énormes difficultés à convaincre les pays arabes et les investisseurs privés que l'or perd son éclat.A court terme, étant donné les perspectives d'inflation et les tensions politiques, la vague de spéculation risque de se poursuivre. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 9 JANVIER 1 980 A 5 Au caprice du temps Les chemins de l'Académie Goneourt f' \u2022\" ' fi \".À Hervé Bazin S'ATTAQUER à la page blanche comme si c'était la première fois.Voilà l'état de grâce que je me souhaite au moment où je recommence la rédaction de ces souvenirs en forme de contes, surgis pêle-mêle d'hier, de jadis, et qui aspirent au présent grâce à l'alchimie littéraire.Oui, alchimie littéraire qui réinvente le vrai selon les règles propres à l'auteur, dans sa patiente recherche de la pierre philosophale, qui consiste à essayer de faire partager aux autres son propre univers à lui.Voilà quelques rêveries qui me berçaient, au salon des Goneourt, chez Drouant, à Paris, quelques minutes après que le Concourt eût été accordé à Antonine Maillet.«Es-tu content, Roger?», me lança Bazin, son oeil pétillant et fraternel posé sur moi.Il ne m'était pas nécessaire de répon- dre.J'observais fixement ce Bazin au masque d'empereur romain, levies minces, mâchoires parfaitement dessinées et cheveux noirs malgré ses 68 ans.La table était couverte de nourritures exquises, de vins rares; j'étais entouré d'écrivains célèbres, dont le moindre n'était pas* Valentin Kataev.le dramaturge soviétique, auteur de la Quadrature du cercle, ami de Pasternak, et qui, à 83 ans, le soir même, allait me faire faire dans Paris une promenade fabuleuse, où il ressuscita pour moi les années 1920, alors qu'il faisait partie de la bande à Picasso, Modigliani, Cocteau, Aragon.Méritais-je tout cela?Comme j'étais gâté! Et, continuant d'observer Bazin, je démontais l'horloge du temps, jusqu'au printemps 1918, alors que Flammarion publiait à Paris mon premier roman, Au pied de la penle douce.Un midi, je réussis à me soustraire à l'un des rendez-vous organisés par le directeur de Flammarion, pour marcher au hasard et me créer une image de Paris selon mon coeur de gamin de Québec, pour qui les coteries du monde littéraire parisien respiraient l'amertume et l'esprit revanchard d'après-guerre.Mes pas de badaud émerveillé me conduisirent à Pigalle où j'observai le style, les méthodes des filles en maraude, où j'écoutais le boniment d'un Tarzan de foire.J'avais le temps devant moi, je flânais sans comptes à rendre, j'étais inconnu, il faisait soleil et les marronniers en fleurs embaumaient ma jeunesse, mon bonheur et ma liberté.Mais je commençais à avoir faim.Près de la rue Rochechouart, d'un jardin clos par une haie de roses montaient des parfums de friture qui me bouleversèrent, et des voix rieuses qui discutaient de sujets enchantés.On parlait de livres.Une dizaine de jeunes gens devisaient avec passion autour d'une table ronde, où les bouteilles de beaujolais montaient garde rouge sur la nappe immaculée.Je m'approche: «Je suis Canadien français, ce dont vous parlez m'intéresse beaucoup, je suis écrivain, j'3i faim et j'aimerais m'asseoir avec vous.» On me fait une place, on m'oublie et les répliques recommencent à fuser de plus belle.Il y avait là Georges Arnaud, l'auteur du Salaire de la peur, Jean- Hervé Bazin Paul Kléber.le merveilleux chroniqueur de Paris insolite, le critique Jean Cathelin.Le long de la haie de roses, des peintures toutes fraîches et gaies étaient appuyées.LVdbergiste qui nous servait suivit mon regard vers les peintures, signées Jean Marino.«Elles sont Ide moi, dit-il, vous aimez?» Mon regard se promenait entre les toiles et le visage rubicond de l'aubergiste, pendant que de ma mémoire montait la forte voix de maman qui, dans les années trente, chantait avec un petit ténor caché dans notre radio Fada.«Etes-vous Jean Marino, le chanteur de «Prenez mes roses, prenez mes fleurs»?L'aubergiste ouvrit de grands yeux éberlués, son visage devint cramoisi.Il en laissait presque échapper son plateau quand, se retournant vers ses convives, il s'écria: «Hé! ce Canadien est le seul à savoir que j'ai été le ténor réputé Jean Marino, connu par toute l'Amérique! Vous ne pouvez en dire autant de vous, messieurs! » Et il offrit une tournée en mon honneur à tous les convives.J'avais le pied à Pettier.On se mit à me questionner.Mon accent les amusait beaucoup.Mon voisin de droite, cependant, demeurait taciturne et ne m'adressait pas la parole.Le vin commençait de me rendre très bavard, sinon audacieux.Je me tourne vers lui, qui ne riait jamais.«Pourquoi ne ris-tu pas?» «Je sors de l'hôpital.» «Ah! Comment tu t'appelles?» «Hervé Bazin.» «Oui?Parent avec René Bazin, l'auteur de La terre qui meurt?» «C'est mon grand-oncle.» «T'as écrit quoi?» Il fouille dans sa poche, en sort quelques feuilles.«J'ai écrit des poèmes.» Je lis, je lis, mais ce midi-là je n'avais pas le coeur à la poésie.Il plante en moi un regard en vrille, «Tu ne trouves pas ça bon?» «Bien.c'est pas l'endroit.» «T'as raison, ça pourrait être meilleur.Valéry me l'a laissé entendre.Mais.» Mors, il me saisit le bras et, tout bas, afin que personne n'entende, il me confie de sa voix admirable: «Je prépare un livre du tonnerre.Mon premier roman.Le père Grasset en est fou.Ça s'appelle Vipère au poing.» Il dit cela avec une telle fureur enthousiaste que j'en eus l'appétit coupé.Je partis avec lui.Pendant deux heures, il me confessa son livre.Bouleversé, je lui dis au bout de la route: «T'es meilleur que ton grand-oncle.Tu vas révolutionner le roman français.» Alors, il s'arrête net: «Marche encore longtemps avec moi, veux-tu?» Depuis ce temps, je marche avec Bazin, depuis Vipère au poing, de la Tète contre les murs, jusque Au nom du //7s.le Matrimoine, Au Cri de la chouette.J'ai connu Madame Mere, celle maîtresse femme en qui je n'ai pas reconnu Folcoche, j'ai estimé les familles d'Hervé, j'ai appris à admirer ce grand solitaire qui inventerait la loyauté si elle n'existait pas.a la fois vulnérable comme un enfant chétif et puissant à la Richelieu, grand politique avec ses personnages, ses amis et l'Académie, mais toujours torturé par le désir d'écrire un chef-d'oeuvre.C'est par les chemins de l'amitié et d'une mystérieuse complicité dans le paradis de la création littéraire, que Hervé Bazin m'a entraîné à l'Académie Goneourt.Roger LEMELIN (Tous droits réservés) Samedi prochain: Chacun son mur pleins feux ¦ SUR L ACTUALITE Ryan affrontera des chefs provinciaux partagés et un nouveau premier ministre canadien LAURENDEAU (collaboration spéciale) UN PEU PLUS d'une semaine après la divulgation, par M.Claude Ryan, du document constitutionnel du Parti libéral du Québec, on peut esquisser un portrait de l'accueil que reçoivent ces propositions au Canada anglais.Le tableau n'est pas complet, puisque certains premiers ministres provinciaux sont en vacances et que cela peut prendre un certain temps pour évaluer la portée d'un document aussi technique.Mais l'on sait déjà que les réactions des interlocuteurs provinciaux varient de l'assentiment total à la désapprobation sur des points majeurs.Par ailleurs, le sort des propositions Ryan n'est pas totalement dégagé de l'issue des élections fédérales et du premier ministre qui en surgira.Car M.Pierre Elliott Trudeau et M.Joe Clark n'ont pas la même conception du fédéralisme et pourraient faire un sort très différent aux propositions de M.Claude Ryan.Vives réticences de V Alberta Les réticences les plus vives sont venues d'Alberta.Pourtant, cette province avait été consultée avant les huit autres, préalablement à la sortie du document.Le député Claude Forget avait rencontré, pendant une douzaine d'heures, le ministre albertain des Affaires gouvernementales, M.Dick Johnston.En dépit de ces précautions, la réaction du gouvernement albertain fail ressortir un désaccord sur des points fondamentaux.L'Alberta appuie certes la demande de pouvoirs accrus pour les provinces mais éprouve beaucoup de mal à accepter l'Idée du Conseil fédéral.« Les conférences fédérales-provinciales remplissent bien leur rôle», affirme le ministre Dick Johnston.On sait que M.Peter Lou-gheed, à la tête d'une province dont les ressources pétrolières sont particulièrement convoitées, préfère négocier directement avec le premier ministre canadien.Pour dialoguer avec ses homologues provinciaux, le forum des conférences fédérales-provinciales lui parait cer- tainement plus avantageux qu'un Conseil fédéral où le Québec et l'Ontario seraient prédominants.Or, le Conseil fédéral, de l'aveu même de M.Ryan, est la clef de voûte de son projet de renouvellement.De plus, le gouvernement albertain n'accepte pas d'emblée la notion de dualisme.Le ministre Dick Johnston déclare qu'il y a en Alberta d'autres groupes minoritaires que celui des francophones et que l'on doit en tenir compte.Pour ce porte-parole autorisé du gouvernement albertain, les propositions de M.Claude Ryan pourraient exprimer l'opinion d'une province mais ne forment pas, à elles seules, un renouveau constitutionnel appuyé par un consensus national Plus de succès dans les Maritimes Dans les Maritimes, le document Ryan a connu plus de succès.A la suite d'une tournée effectuée par le chef de cabine! de M.Ryan.M.Pierre Pettigrew, dans les provinces atlantiques, certains premiers ministres provinciaux ont exprimé des réactions enthousiastes.Ainsi le premier ministre terreneuvien.M.Brian Peckford, a rapidement déclaré que le projet Ryan correspondait à sa Peter Lougheed, de 1\" Alberta propre opinion sur l'évolution politique du pays et que les suggestions du document sont «extrêmement encourageantes».Le premier ministre Richard Hatfield, du Nouveau-Brunswick, qui avait férocement attaqué le rapport Pépin-Ro-barts, est resté silencieux cette fois-ci.Par ailleurs, sur ITle-du-Prince-Ëdouard, le chef de gouvernement de la minuscule province a laisse entendre que le type de réforme envisagé lui pa raissait « suffisamment fondamental pour aboutir à un nouveau genre de fédéralisme pour le Canada».Fait à souligner en plus, la Fraternité nationale des Indiens (représentant 300,000 membres) se dit fort satisfaite de la place accordée aux Amérindiens dans le document Ryan.On constate donc que les réactions sont partagées.L'allure que prendra le gouvernement fédéral après le 18 février pourra également déterminer l'avenir des propositions Ryan.L'actuel premier ministre, M.Joe Clark, s'est souvent dit favorable à une décentralisation du fédéralisme; il est même passé aux actes en concédant l'administration des droits sur les ressources sous-marines aux provinces.Selon certaines sources, le document Ryan, dans ses versions préliminaires, contenait des passages très flatteurs pour M.Clark et que Ton a jugé plus prudent de supprimer par la suite.De son côté, M.Joe Clark se serait même apprêté à donner un appui formel et public au document Ryan mais il se serait ravisé en constatant qu'une bonne partie de la presse anglophone estimait que les propositions émasculaient le pouvoir central.Si le ministre québécois de l'Education, M.Jacques-Yvan Morin, a été correctement cité par le quotidien français Le Monde, le 10 janvier dernier, il aurait affirmé que l'élection de Pierre Elliott Trudeau aurait l'avantage de faire ressortir les contradictions entre libéraux provinciaux et fédéraux, de souligner des positions outaouaises très tranchées qui démontreraient l'immobilisme du régime fédéral.A l'opposé, M.Clark, selon le ministre péquiste, a une «politique qui consiste à effacer ses traces derrière soi ».La réalité n'est pas si simple.Sans nier la véracité de ces considéra lions, il faut sans doute ajouter que la réalite n'est pas aussi simple.MM.Trudeau et Ryan sont tous deux d'accord pour que la nouvelle constitution com Claude Ryan prenne une Charte des droits individuels.Les deux ont soutenu, à diverses époques, qu'il fallait appliquer l'article 133 de la Constitution.Et cela, même s'il a pour effet de faire du Québec une province bilingue dans un Canada bilingue (parmi quatre provinces bilingues, dans le projet Ryan).De même, les deux hommes s'entendent pour laisser à Ottawa la direction de l'économie, de la politique monétaire et de la redistribution des richesses.Au nombre des points communs plus accessoires dans la négociation, il faut souligner que les deux sont d'accord pour introduire la representation proportionnelle dans le processus électoral qui choisit les députés aux Communes.Brian Peckford, do Terre-Neuve Pendant la période où il assumait son rôle de chef de l'Opposition en s'expri mantsurun ton philosophique et détaché des servitudes du pouvoir, M.Trudeau disait favoriser une telle innovation.Le document réclame bien davantage Des différences majeures sont cependant perceptibles.Lors des conférences fédérales-provinciales, M.Trudeau a toujours résisté à l'idée de transférer d'importants pouvoirs aux provinces.Il n'a cédé que sur des points de détail alors que le document Ryan réclame bien davantage.Par surcroit, même si les deux hommes sont d'accord pour donner aux provinces un nouvel instrument de représentation, ils ne lui donnent pas le même degré de vigueur.M.Trudeau, dans son projet C-60, peuplait sa Chambre de la Fédération à moitié de représentants d'Ottawa; M.Ryan, dans son document, propose un Conseil fédéral surtout composé de délégations des provinces et au sein duquel les représentants d'Ottawa, en plus d'être moins nombreux, n'auraient pas droit de vote.L'ex-ministre des Finances, récemment candidat pressenti à la direction du PLC, M.Donald Macdonald ne se gène pas pour critiquer la formule de Conseil fédéral préconisée par M.Claude Ryan.11 déclare que celle ci favoriserait la paralysie du gouvernement central et que l'on devrait trouver une meilleure manière d'exprimer la diversité régionale à Ottawa L'actuel chef du PLC, M Pierre Elliott Trudeau, n'a pas commente en détail la composition et les mécanismes de ratification du Conseil fédéral Mais on retient tout de même que MM.Ryan et Trudeau ont deux conceptions du fédéralisme qui coïncident souvent mais qui se heurtent radicalement à certains endroits.Cela pourrait expliquer, pour une partie, les exigences de M.Trudeau quant à la formule du débat télévisé.Il n'aimerait sans doute pas qu'on lui pose des questions trop précises sur le document. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1 980 elections Convaincre l'électeur qu'il confiance Photo Armand Trottler \u2014 LA PRESSE Une équipe qui ne doit rien oublier PENDANT la campagne.Joe Clark est entouré par un cortège de stratèges, d'adjoints et d'organisateurs qui préparent ses moindres gestes, la plupart des déclarations et l'ensemble de ses journées; c'est la partie volante de la machine conservatrice, De ville en ville cette équipe se déplace avec le chef à bord du DC-9 nolisé par le parti pour ia campagne électorale veillant à parer les coups, a répliquer ou attaquer les adversaires mais aussi à ce que le chef ne manque de rien.Cela peut aller de la préparation de notes qu'il utilise pour écrire» ses discours jusqu'à l'assiette de crudités qui l'attend sur sa table de travail à chaque fois qu'il remonte dans l'avion Ils ne doivent rien oublier sans quoi la machine s'enraie et la campagne risque d'être sérieusement perturbée.La semaine dernière par exemple M.Clark s'est vu obligé de passer des heures à réparer des ratées de l'organisation de la campagne alors qu'il s'affairait à sa tournée si importante dans le sud de l'Ontario et la Saskatchewan.La déclaration intempestive de son ministre des Finances John Crosbie, plus tard démentie d'ailleurs, sur le prix du pétrole, OU celle d'un employe du parti sur les changements des politiques gouvernementales ont rendu M.Clark furieux.Plutôt que de faire passer son propre message il devait rectifier les declarations de ses partisans, auprès des électeurs et des journalistes.Presque la même équipe qu'en 7U L'équipe vol mte de M '.'lark est sen siblemeni la même que lors de la der nière élection, sans doute au nom du principe qu'on ne change pas une combi naison gagnante, elle v compose dune section politique et d'une autre qui s \"occupe strictement d'organisation technique.Lorsque M.Clark s'adresse à un auditoire il y a un personnage rondouillel portant des lunettes de hibou qui écoule au fond de la salle et se frotte parfois les mains de satisfaction, c'est Bill Neville son chef de cabinet.C'est le partisan à outrance qui l'ait parfois dire des énormités à son chef comme par exemple mercredi en Saskatchewan, terre natale du NPD, «c'est la faute du NPD si le Canada est sans parlement alors que l'URSS marche sur l'Afghanistan».Avec l'ex-députe et économiste James Gillies de Toronto, l'ex-bureaucrate du parti ïan Green, l'ancien journaliste Donald Doyle et quelques autres, il forment le groupe politique de M.Clark en tournée.Gentils organisateurs Cet avion qui traverse le pays deux ou trois fois par semaine est cependant rempli aux deux tiers par des journalistes, photographes et cinéastes qui paient $-1,000 chacun le «plaisir» de voyager avec le chef conservateur partout au pays.En autobus, en avion et a pied ils le suivent pas à pas pendant i2 ou 11 heures par jour notant ses moindres variations pendant l'énoncé des positions de son parti.Pour voir à ce que la presse n'accable pas son chef comme cela s'était produit lorsqu'il avait effectué une tour née mondiale à titre de chef de l'opposition, deux hommes scrutent l'organisation à la loupe pour relever la moindre faille et assurer de bonnes relations entre les deux parties de l'avion.Art Lyon et Bradley Chapman son» deux avocats qui effectuent ce travail depuis plu \u2022tirs élections pour le parti, certains les affublent flu titre de «gentils organisateurs» puisque leurs méthodes ressemblent à celles des animateurs de colonies de acances du Club Méditerranée.«L'important, projeter une bonne impression » Dans un mémoire qu'il adressait au parti au lendemain de la dernière campagne M.Chapman décrivait ainsi ses fonctions: «l'important c'est de projeter une bonne impression de notre tourner, que totlt donne une allure d'efficacité au parti et que nous n'ayons pas l'air inquiets».«Chaque déplacement doit être minuté avec precision et se dérouler avec exactitude» poursuivait il.Selon lui les journalistes ne peuvent qu'être plus sympathiques lorsque tout va bien.Il est important qu'ils puissent avoir le temps de travailler (d'écrire) et d'expédier leurs dépêches, dit-il.Rien n'est plus frustrant pour eux que de ne pas communiquer ce qu'ils ont fait à leur journal.En pratique cela se traduit par des arrêts assez long-, pour acheminer les informations, l'assurance qu'il y a toujours des téléphones à la portée de la main.On ne néglige pas l'aspect relations publiques non plus, les gentils organisateurs pensent à tout, portent le sourire du matin au soir et connaissent de bons restaurants dans toutes (OU presque) les v illes BU Canada.A titre d'exemple de leur efficacité ils ont réussi, en deux heures, a trouva r des autobus qui attendaient les :oya-gcurs à l'aéroport el «i loger loul le monde au milieu de la nuit alors que l*a vion de M.Clark a été détourné de R< ; I na à Winnipeg cette semaine.Il reste à voir si ia machine tournera aussi rondement qu'au mois de mai dernier et surtout si elle produira les mêmes résultats.Gilles PAQUIN de not re bureau d'Ottawa WINNIPEG \u2014 A entendre certains discours électoraux des dernières semaines on a parfois l'impression que la campagne électorale de 1979 n'a pas vraiment cessé et que les acteurs n'ont fait qu'une pose de 17 jours au parlement pour repartir de plus belle.Pourtant il y a un homme qui sent très bien que les choses ont changé puisque d'accusateur il est devenu accusé.Il y a huit mois Joe Clark parcourait le Canada en dénonçant le régime libéral à bout de souffle après 16 ans de pouvoir.Depuis le lendemain de sa défaite en Chambre des communes il refait les mêmes courses folles pour tenter de convaincreles électeurs qu'il mérite encore leur confiance.Comme un boulet cependant, la promesse de déménager l'embassade canadienne de Tel-Aviv à Jérusalem le suit partout où il va.Que ce soit les étudiants dans les écoles qu'il visite, les auditeurs des stations de radio qui l'interpellent lors des émissions de lignes ouvertes ou encore les chahuteurs dans les assemblées publiques, chaque jour l'affaire de Jérusalem revient sur le tapis.Les promesses électorales pas tenues Certains utilisent cet exemple pour démontrer qu'il ne tient pas ses promesses électorales, mais la plupart en font plutôt une preuve incontestable de son incompétence à la direction des affaires de l'Etat.Patiemment, avec un air de candeur et de contrition, Joe Clark explique encore et encore que la décision a été prise de bonne foi.On croyait aider ainsi à résoudre le conflit qui s'éternise dans cette région troublée du globe dit-il, on a ensuite constaté qu'il n'en était rien grâce à l'étude de M.Stanfield, la décision a donc été renversée.«La différence entre moi et d'autres premiers ministres c'est que je reconnais mes erreurs», dit-il en laissant entendre que cette franchise compense pour certaines lacunes.De fait M.Clark n'avait guère le choix, face à la levée de boucliers, soulevée par cette question, au Canada comme à l'étranger, il devait céder.Maintenant il ne peut qu'avouer et espérer que les gens qui lui en parlent admireront sa droiture pour ensuite changer de sujet au plus vite.Comme si cela n'était pas suffisant toutefois, les conservateurs s'étaient également engagés à vendre Petro-Canada.Au cours de la dernière campagne Joe Clark clamait à la ronde, «cette société n'a jamais trouvé une goutte de pétrole».Selon lui, elle n'était qu'un gouffre sans fond dans lequel les libéraux coulaient des milliards sans que les contribuables y trouvent leur compte.Là encore son gouvernement a été forcé de changer de cap devant le tollé soulevé par le spectre de la liquidation de cette société d'Etat au moment même ou le Canada connaît des difficultés à obtenir les approvisionnements pétroliers nécessaires.Dans ce dossier M.Clark n'est pas tenu de se frapper la poitrine comme dans celui de Jerusalem cependant, il peut s'en tirer en affirmant que la remise d'une partie des actions de Petro-Canada aux citoyens aura comme résultat bénéfique d'apporter de nouveaux capitaux à l'entreprise.En éliminant les bureaucrates qui sont à sa direction pour les remplacer par des gestionnaires qui connaissent bien ce secteur nous contribuerons à son développement dit-il.d'administration hésitante Même s'il parvient à s'en tirer avec moins de meurtrissures que s'il . 1rs regions ou existent des minorités franco phones: trois phrases à Winnipeg, au moins une à Sydney, Nouvelle-Ecosse Pourquoi?Parce qu'il s'est mis dans la téte qu'un chef de parti «national» doit parler les deux langues.Et qu'une fois qu'il s'est mis quelque chose dans la tète, il n'en démord plus.De la même façon, il refuse carrément de «mettre la pédale douce» aux accointances syndicales du NPD pour ne pas effaroucher la classe moyenne, comme le lui suggèrent la plupart de ses analystes et certains de ses conseillers.Des choses à expliquer à la classe moyenne «Tous les partis sociaux-démocrates, m'affirme-t-il, s'appuient sur les syndi-cats.Si les Canadiens ont peu de sympathie pour les syndicats, c'est qu'ils ne comprennent pas bien leur rôle, et c'est à nous de le leur expliquer.Le citoyen moyen n'entend parler que des grèves, pas des 85 p.100 de contrats qui se signent sans conflit.Il n'entend parler que des avantages consentis aux syndiqués, jamais des luttes du mouvement ouvrier pour des avantages qui profitent à tout le monde: assurance-chômage, assurance-santé, caisse gouvernementale de ret rai le, etc.» Dès qu'il aborde un sujet qui le passionne, comme celui-là.sa tète (qui tend à faire penser au Kermit the Frog des Moppets) s'anime, ses yeux ronds et noirs pétillent.C'est sans doute cette évidente sincérité, cette passion pour les causes qu'il défend, qui a impressionné beaucoup d'électeurs à la dernière élection: un sondage Gallup en juillet dernier montre que 35 p.100 des gens considèrent que c'est Broadbent qui a mené la meilleure campagne, suivi de Trudeau (28 p.100) et de Clark (17 p.100).Mais c'est peut-être la même sincérité, devenue intransigeance et obstination, qui fait qu'à peine la moitié de ces 35 p.100 ont vote pour son parti.et que i elusive percée dont le NPD rêve depuis 20 ans pour le sortir du rôle éternel de troisième violon ne semble pas être pour cette fois-ci.encore.Contrairement à mai dernier.Ed Broadbent ne prétend plus contre vents et marées qu'il s'attend à prendre le pouvoir le 18 février: «Beaucoup de gens n'osent pas voter pour nous parce qu'ils pensent que nous ne pouvons pas gagner*, admet-il.Et il poursuit: «C'est pourquoi c'est pour moi très important d'obtenir cinquante ou soixante députés.» En disant ça, il a l'air presque heureux, de pouvoir s'en tenir à un objectif plus réaliste, au lieu de débiter un slogan dans lequel il ne croit visiblement pas.Pas vraiment un politicien Ce qui me rappelle une réflexion qui avait échappé la veille au soir à mon confrère Bill Fox: «Ed, je l'aime bien, mais ce qui me fatigue, c'est que c'est pas vraiment un politicien! » Pas vraiment un politicien quand il discute avec un journaliste, d'égal à égal, du fonctionnement de sa campagne, et que par grands moments, il oublie de «vendre sa salade» jusqu'à ce que son attaché de presse le lui rappelle discrètement.Pas vraiment un politicien quand il participe à un «hot line» à Toronto et qu'il s'engage, en bon professeur d'université qu'il est toujours, dans une longue et abstraite discussion avec une auditrice conservatrice.Pas vraiment un politicien quand il refuse d'adopter une position parce qu'elle est populaire, ou d'en changer une parce qu'elle ne l'est pas.C'est pourquoi il est honnêtement horrifié des «flip-flops» de Joe Clark et du virage à droite de Pierre Trudeau au cours des années.Bien sûr, il se permet des petits mensonges de politicien, mais qui ne portent jamais sur des questions de fond, et qui sont difficiles à croire parce que quand il les raconte, il a l'air d'un gamin pris en faute: quand par exemple il prétend que ses foules de cet hiver sont «le double de celles du printemps dernier», ou qu'il croit avoir senti un courant pro-NPD chez les ouvriers des chantiers de Lau-zon.Du politicien, il a également une bonne oreille pour les slogans, les expressions qui portent: «Joe Trudeau et Pierre Clark», «le millionnaire en mouk-louks» pour le ministre des Finances John Crosbie, etc.Un homme de foule vraiment chaleureux Il a aussi un talent remarquable, unique (assez pour que ses ennemis jurés du Toronto Sun eux-mêmes l'admettent) pour se mêler aux foules, s'y sentir à l'aise, y échanger avec elles des remarques du tac au tac.Cela vient sans doute que c'est un homme véritablement chaleureux, sociable, non pas un uistocrate hautain à la Trudeau, ou un homme de coulisse et de petit comité à la Joe Clark.¦ss: it- I fy-t A ce talent s'ajoute une capacité et une volonté de travail qui facilite de beaucoup la tâche de son entourage: «Facile de travailler avec lui, note son directeur de tournée Cliff Scotton.Il sait toujours où il en est, il est toujours disponible pourvu qu'on le prévienne à l'avance, et il ne fait pas de caprices.» Dans l'avion de la campagne, un DC-9 à classe unique (Joe Clark, lui, a un avion divisé première-deuxième classe), il est installé sur le premier siège en avant, une pile de journaux et un café sur la tablette du centre, et celui de ses collaborateurs qui travaille actuellement avec lui dans le fauteuil au bord de l'allée.Jamais d'éclats de voix, presque jamais de mauvaise humeur dans les Photo UPC quatre jours ou je l'ai surveillé.Au con traire, une sorte de politesse familière avec les membres de son équipe, et une camaraderie parfois ironique avec les journalistes, dont certains sont d'ailleurs pour lui des amis (c'est avec Jeff Simpson, chef du bureau du Globe & Mail qu'il est allé voir le film «Apocalypse Now»).Il n'est ni agacé, ni flatté de la pompe qui entoure son rôle de chef de parti: l'escorte de la GRC, les limousines, les assistants, les passe-droits.Ce qui lui plaît visiblement, par contre, c'est que cette fois les gens (et pas seulement ses partisans) le reconnaissent au passage, à peu près partout.Mais de là à ce qu'ils lui confient le pouvoir._ ' _ L'image des chefs: Fabien Roy - v.\u2022 \"y Une vraie leçon de ténacité Pierre-Paul GAGNE FABIEN ROY a compris la leçon du 22 mai dernier.Installé derrière son bureau de la permanence du parti, dans un modeste immeuble de la rue Chateaubriand, à Montréal, Fabien Roy tentait, un peu plus tôt cette semaine, de faire le point sur la situation du Credit social.Interrogé par LA PRESSE, il toussa nerveusement, comme c'est son habitude, et lança avec conviction: «Nous allons parler d'économie, d'équilibre budgétaire et de prit s h> pothécaires La situation actuelle est une véritable supercherie et on dirait que Trudeau et Clark se sont donné le mot pour cacher la vérité aux électeurs.» Devant l'insistance des questions, il devait aussitôt ajouter, presque à regret: «On va peu parler de la question constitutionnelle.Ce thème ne doit pas devenir l'enjeu de la campagne électorale.Il ne faut pas mélanger le référendum du gouvernement Lévesque et l'élection fédérale.» Quelques heures plus tard, devant les étudiants de sciences économiques de l'Université de Montréal, il devait répéter la même chose, refusant encore une fois de s'embarquer dans la «galère constitutionnelle» comme il l'avait fait le 22 mai dernier.Des choses qui ne se répéteront pas Oui, Fabien Roy a compris la leçon du 22 mai 1979.A l'intérieur du Crédit social où tout va de mal en pis, où l'argent manque encore une fois de façon dramatique, ou les défections importantes ont été nom breuses au cours des derniers mois et ou encore une fois, l'essentiel est de «sauver les meubles», Fabien Roy semble avoir enfin trouvé sa mesure.Fini le «flirt» péquiste et qui ne menait nulle part.Finie la manie des grandeurs qui poussait Fabien Roy.en mai dernier, à se préoccuper davantage de «passer» au télé-journal de Radio-Canada qu'à essayer de sauvegarder la douzaine de comtés «prenables» pour le Crédit social.A première vue, on pourrait penser que Fabien Roy n'a pas changé depuis la dernière campagne électorale: il est toujours aussi nationaliste, il rêve toujours de moderniser et de redonner une dimension nationale à son parti.Mais, les déboires aidant, il a fini par comprendre qu'il dirige un parti plutôt tiède sur la question nationale et profondément conservateur.Il a également compris qu'on ne modernise pas du jour au lendemain un parti qui allait sans cesse vieillissant au cours des dernières années.La campagne électorale créditiste, qui ne débutera véritablement que to MkUÎ Grovd, LA PKfcSSt demain à Victoriaville, permettra de se rendre compte des véritables changements chez Fabien Roy.Ces changements, ils ont surtout porté sur la façon de présenter les choses à un électoral et à une base militante qui ne veut aller ni trop vite, ni trop loin.Des indices qui ne trompent pas A ce sujet, voici des indices qui ne trompent pas: à peu près tout l'entourage de Fabien Roy a changé depuis la campagne électorale du printemps dernier.Presque tous ses jeunes conseillers davantage péquistes que créditistes sont partis et les nouveaux venus \u2014 c'est le cas pour plusieurs \u2014 se disent d'ardents fédéralistes.Arborant lui-même une feuille d'érable à la boutonnière, l'attaché de presse du chef créditiste, Luc Vaugeois, s'empresse d'installer des drapeaux unifo-liés un peu partout avant chaque réunion ou conférence de presse de Fabien Roy.Pourtant, le 22 mai dernier, il était considéré comme un affront d'arborer autre chose que le drapeau fleurdelisé dans l'entourage de celui qui était alors le nouveau chef créditiste.Un autre adjoint immédiat de Fabien Roy, Guy Pauzé, avoue presque à regret avoir longtemps milité à l'intérieur du Parti québécois, mais il soutient aujourd'hui avec énergie ne plus être d'accord avec la philosophie de cette formation politique.A un autre plan, Fabien Roy s'est empressé de faire la paix avec Camille Samson, ce fédéraliste inconditionnel avec lequel il était en chicane depuis plus de cinq ans.Ce geste également devrait permettre aux vieux créditistes de retrouver dans le député de Beauce un chef comme ils les aiment.A travers ces changements, tant dans le fond que dans la forme, Fabien Roy a conservé ses vieux complets bruns mal taillés qui le font paraître encore plus maigre qu'il ne l'est en réalité et sa voix devient toujours chevrotante dès qu'il s'emporte.Toute la semaine, il a travaillé d'arra-che-pied pour continuer à trouver des candidats et de l'argent et.à la permanence du parti, on se rendait rapide- ment compte, par le ton de sa voix, lors que quelqu'un venait de le contrarier.Il refuse d'admettre certaines réalités Même si la réalité semble assez évidente, Fabien Roy refuse d'admettre que les choses ne vont pas trop bien à l'intérieur du Crédit social et que l'élection du 18 février pourrait être fatale à son leadership et peut-être même ù son parti.Avec la foi du charbonnier, il se mettra doncen route, à partirdedemain, pour semer la bonne nouvelle créditiste aux quatre coins de la province et même à l'extérieur du Québec.A l'opposé du 22 mai, il se permettra cependant l'usage de l'avion (pour être plus efficace et pour éviter de rester pris dans les tempêtes de neige) et il consacrera le gros de ses energies sur une vingtaine de comtés «prenables-dans les régions de l'Estrie, des Bois-Francs, de la Beauce, du Saguenay Lac Saint-Jean et de l'Abitibi.Les vertus de la ténacité Répétant sans cesse le même message, il se promènera d'une salle paroissiale à l'autre en soutenant avec vigueur qu'il faut éviter que la «mer rouge» balaie encore une fois l'ensemble du Québec.A 51 ans, Fabien Roy a appris les vertus de la ténacité.Même s'il n'a jamais été battu dans son propre comté, l'élec-torat n'a jamais choyé les formations politiques pour lesquelles il militait.Au cours de la présente campagne électorale, Fabien Roy sera encore plus nerveux que de coutume.Pour lui, c'est un peu la dernière chance et II ne peut pas se permettre de faire pire que le 22 mai dernier.Dans son for intérieur, il serait probablement l'homme le plus heureux du monde s'il parvenait à faire élire de 10 à 12 députés.Un tel succès lui permettrait alors de repenser à son rêve de faire du Crédit social un parti moderne, réformiste et nationaliste, rêve qui était certainement prématuré le 22 mai et qui l'est probablement encore cette fois-ci. A 9 MONTREAL, SAMEDI 19 JANVIER 1 980 pleins feux ¦ SUR L'ACTUALITE coup soviétique sème le germe de la «déstabilisation» Robert POULIOT (collaboration spatiale) LIMASSOL (CHYPRE) \u2014 «Déstabilisation» est devenue le mot clef pour comprendre la tornade qui s'annonce au cours des prochaines années le long d'un art de crise qui s'étend du Pakistan jusqu'au Maroc, au lendemain de l'invasion soviétique de l'Afghanistan.Des jeux de puissance sans pareil entre l'Est et l'Ouest en vue de créer des chapelets d'alliances militaires risquent de faire basculer à gauche ou à droite toute une série de régimes, tels ceux d'Iran, d'Iraq, de la Syrie, du Soudan et même de la Libye et à stimuler le grondement intérieur chez plusieurs Emirats du golfe.Jusqu'ici, c'est l'URSS qui semble détenir les meilleures cartes dans ce conflit dont le seul enjeu \u2014 56% des réserves mondiales de pétrole emprisonnées autour du golfe \u2014 suscitera plus de répercussions internationales encore que la guerre de Corée en 1952 où le drame du sud-est asiatique dans les années 60 et 70.Non pas que l'axe pro-soviétique de l'Ethiopie, du Sud-Yémen et de l'Afghanistan soit particulièrement fort \u2014 aucun n'est producteur de pétrole et les trois restent extrêmement pauvres \u2014 mais l'occident fait présentement face à un véritable «désert diplomatique» au Moyen-Orient, une espèce de terre brûlée avec comme seuls oasis politiques l'Egypte, Israël et le sultanat d'Oman.Ce «désert diplomatique» est composé de trois blocs distincts, opposés les uns aux autres par de profondes différences d'intérêts et de stratégie nationale.Le bloc neutralisé Le Pakistan, l'Iran et la Turquie, tous trois alliés traditionnels de l'Ouest et liés étroitement jusqu'en avril dernier par le traité militaire de l'organisation centrale, sorte d'appendice à l'OTAN, sont virtuellement paralysés par leur chaos intérieur, une violence de plus en plus incontrôlable et une économie vacillante.Même si Washington et les membres de l'OTAN sont impatients d'injecter des crédits militaires massifs à la Turquie et au Pakistan pour raffermir leur système de défense, il est douteux que ces pays puissent accorder plus qu'un appui verbal au plus récent déploiement occidental contre Moscou.Quant à l'Iran, la course électorale à la présidence (25 janvier) et au parlement (15 février) ne fera qu'accentuer la lutte générale pour le pouvoir, tant au sein des cercles religieux les plus élevés que dans les périphéries où les communautés kurdes et turques battront la marche de l'autonomie pour l'ensemble des minorités ethniques du pays.La dispersion des centres de pouvoir et le rétrécissement de la base des «faghih» (théologiens) contribueront à renforcer la position du Parti communiste Tudeh (pro-soviétique), oeuvrant activement auprès du Parti islamique républicain de l'ayatollah Khomeiny, les fédayin Khalq (marxistes-léninistes indépendants), très engagés dans la rébellion kurde et le soulèvement des Turcs en faveur de l'ayatollah Chariat-Madari et les moudjaheddin Khaql, des marxistes-islamiques plongés dans l'organisation ouvrière.La plus grande crainte exprimée jusqu'ici par des diplomates français et ouest-allemands est que l'embargo économique américain contre l'Iran ne rapproche Téhéran de la tutelle soviétique et ne contribue à déséquilibrer davantage la situation.Le bloc de la peur Tous les Emirats du golfe en excluant l'Iraq et le sultanat d'Oman, ces pays, quoique impuissants militairement, pourraient néanmoins servir de tremplin militaire américain dans la region.Toutefois, un virage trop brusque en faveur de l'occident risque d'aliéner un bon nombre des 10 millions de shiites qui bordent la rive arabe du golfe et des 500,000 Palestiniens qui occupent des postes clefs dans la plupart des administrations.Car l'aile la plus militante de l'organisation de libération de la Palestine (OLP), notamment le Front populaire de libération du Dr George Habashe et le Front populaire et démocratique de Nayef Hawatmeh, fait indubitablement partie de l'axe pro-soviétique au point d'ailleurs où ces deux organisations se demandent présentement si elles ne devraient pas dépêcher des contingents symboliques pour lutter aux côtés des forces pro-gouvernementales en Afghanistan.Mais une autre source d'inquiétude, comme le révèle une réunion à huis clos tenue à Taif, la capitale d'été saoudienne, il y a trois mois entre tous les pays du golfe à l'exception de l'Iraq, provient des intentions de certains de profiter de l'état de crise pour élargir leur zone d'influence.L'Iraq, pour l'un, souhaite poster des unités à Bahrein et à Koweït, tandis que l'Arabie Saoudite défend son projet d'union avec Bahrein, Qatar et les Emirats arabes unis (EAU) depuis que le shah a commencé à délier en 1974 l'autorité de Kiadh sur la rive occidentale du golfe.Quant au sultan Qaboos.il n'a toujours pas abandonné ses revend! cations territoriales sur une partie des EAU pour agrandir son sultanat.Quoiqu'il arrive, le rôle de ce bloc demeurera passif.Le bloc des indécis L'Iraq, espérant prendre la relève du shah comme gendarme du golfe, la Syrie, tourmentée par l'agitation intérieure contre son leadership minoritaire shiite (secte des Alawites) et effrayée par les ambitions expansionistes de son voisin iraquien, la Jordanie, en plein processus de rapprochement avec l'OLP et l'Iraq, le Soudan, un otage financier aux mains des Saoudiens, qui préférerait emboîter le pas à l'Egypte mais dont la situation économique ténébreuse requiert toute l'aide disponible du golfe, le Nord-Yémen, profondément divisé par des factions favorisant ou s'opposant à une fusion avec le Sud-Yémen socialiste, le Maroc, gravement affaibli par sa guerre au Sahara occidental, et la Libye qui vient de rompre tous ses liens avec l'OLP et qui cherche de nouvelles ouvertures à l'Ouest.Le seul commun dénominateur de ces pays est leur opposition aux accords de camp David, un facteur bien insuffisant encore pour combler l'écart qui les sépare en ce qui a trait aux relations avec Moscou.Néanmoins, ce bloc plus ou moins lâche est le plus susceptible de faire basculer la balance pour ou contre l'occident.Le cas le plus typique est celui de l'Iraq qui, selon certaines sources, revoit de près ces jours-ci son traité d'amitié et de coopération signé avec Moscou en avril 1972 pour une durée de 15 ans.Un rapprochement avec l'URSS pourrait, par exemple, être une occasion rêvée pour Baghdad de réaliser son vieux rêve de reconquérir la riche province pétrolière iranienne du Khu/estan ou ce qu'on appelle PArabistan chez les nationalistes arabes.D'une pierre deux coups, l'Iraq musclerait ainsi sa population sunnite qui est minoritaire par rapport à sa communauté shiite et doublerait sa production d'or noir pour atteindre presque le niveau de l'Arabie Saoudite.Pareil jeu pourrait inciter la Syrie à se replier dans le camp américain et peut-être à accepter les accords de camp David.Mais pour Washington, le ralliement de Damas vaut-il si cher?Par contre, la rupture du traité soviéto-iraquien rapprocherait Baghdad de l'Arabie Saoudite et forcerait Damas à tanguer du côté soviétique.La gamme des nouvelles combinaisons politiques suscitée par l'entrée en scène de l'armée rouge à Kabul est de-\\ enue si vaste que le moindre changement pourrait créer une traînée de poudre à travers toute la région.Le plus grand dilemme auguel fait présentement face Washington en pleine année électorale est de décider s'il est propice de faire davantage pression sur le bloc des indécis en faveur des accords de camp David et en échange d'un appui militaire massif, dans le cadre d'un traite militaire du Moyen-Orient avec l'Egypte et Israël, ou s'i1 vaut mieux tout laisser tomber pour ne pas lézarder davantage un front arabe extrêmement fragile.Indira Gandhi ou les vertus d'un ««véritable» non-alignement t Charles DAVID AU-DELA du phénomène exception-.nel de réussite politique que constitue le retour au pouvoir, en Inde, d'In-dira Gandhi, l'importance majeure de cet événement se situe, d'abord, sur la scène internationale, par suite des bouleversements géo-politiques qui secouent dangereusement le sous-continent.Car, avec le coup de force soviétique en Afghanistan et ses multiples implications, Indira Gandhi se trouve, à l'aube d'un nouveau règne, acculée à prendre position sur ce problème brûlant dont les différentes composantes pourraient provoquer l'effondrement des principaux pans de sa politique extérieure.Et ce n'est pas, en effet, par hasard, que le nouveau premier ministre de l'Inde répète systématiquement à qui veut l'entendre qu'elle est «aussi pro-améri-caine que pro-soviétique.», en soulignant surtout que le Mouvement des Non-alignés est encore «valable», bien qu'il «ait été beaucoup affaibli».Dans cette optique, on peut se demander si Mme Gandhi, dans une véritable fuite en avant, n'est pas condamnée, pour la sauvegarde des intérêts profonds de l'Inde, à se réfugier dans un non-alignement réel et pratiquer, en fait, la ligne politique suivie par son prédécesseur.Le Pakistan en première ligne L'intervention soviétique, en effet, dans la mesure où elle a reculé le glacis de protection de l'URSS et satellisé l'Afghanistan, place le Pakistan dans la zone probable des tempêtes.De ce fait, Islamabad, en dépit des violations répétées des Droits de l'Homme et de sa volonté nucléaire, retrouve aujourd'hui les faveurs de Washington qui, de concert avec Pékin, entend réarmer fiévreusement le Pakistan promu première ligne de défense du monde libre.Or l'axe fondamental de la politique étrangère de la Nouvelle-Delhi, particulièrement sous la direction de Mme Indira Gandhi, a toujours gravité autour d'un affaiblissement des positions du Pakistan, voire de son isolement.Le rapprochement avec l'URSS, qui devait se concrétiser, le 9 août 1971, par le traité de vingt ans entre les deux pays, obéissait avant tout, pour l'Inde, à la nécessité de se prémunir des humeurs de la Chine.Cette garantie acquise.Mme Indira Gandhi devait liquider, moins de trois mois plus tard, la présence pakistanaise dans son flanc oriental et briser définitivement cette tenaille permanente issue de la partition, en 1947, de l'Union Indienne.Il aura fallu tout le poids des avertissements sérieux de MM.Nixon et ç*oH> AFP «Une Inde forte indépendante aussi bien de Washington que de Moscou».Kissinger pour dissuader la fille du pacifiste Nehru de ses velléités de promenade militaire du côté du Cachemire et de vassalisation du frère séparé.Frustration qui devait la conduire à resserrer ses liens avec Moscou tout en se réservant une marge de manoeuvre.Elle devait le prouver en refusant avec fermeté le projet de Brejnev d'un pacte de solidarité des pays d'Asie visiblement dirigé contre la Chine.Le rapprochement Islamabad/Nouvelle-Delhi Pourtant, paradoxalement, au moment où la visite du ministre des Affaires étrangères de la Chine, M.Huang Hua, à Islamabad, matérialise l'appui décisif de Pékin et le renforcement du potentiel militaire pakistanais, l'alliance sino-américaine au bénéfice du Pakistan, décriée par l'Inde car considérée comme «dangereuse pour l'Inde et toute la région», risque d'accélérer l'amélioration des relations entre l'Inde et le Pakistan.Car, prise entre le marteau sino-amé-ricano-pakistanais, l'Inde, pour survivre dans une région qu'elle a toujours dominée, devrait opter définitivement pour le camp soviétique et se ranger sous l'aile protectrice de Moscou, se transformant ainsi d'alliée en satellite.En plus d'y perdre son indépendance et de voir son économie s'enliser davantage, Mme Gandhi n'aurait pas assez de ses qualités manoeuvrieres pour calmer la colère de sa minorité musulmane de 80 millions qui digère déjà difficilement le comportement des Soviétiques en Afghanistan.Sans compter que le pétrole arabe peut facilement se tarir et, par les temps qui courent, les ayatollahs ont la «Guerre Sainte» facile.On comprend ainsi l'approche diplomatique de la Nouvelle-Delhi qui, tout en s'abstenant lors du vote de l'ONU ayant condamne l'intervention soviétique, n'a pas cessé de souligner la volonté de l'Inde de décourager toute ingérence étrangère dans le sous-continent.Il semble donc que Mme Gandhi soit décidée à payer le prix de la non-présence des super-puissances dans son voisinage immédiat, et, par corollaire, une trop grande aide militaire des Etats-Unis au Pakistan, en tentant de normaliser ses relations avec le Pakistan et de lancer quelques passerelles en direction de Washington.Par contre, l'affaiblissement des positions de Moscou dans le Mouvement des non-alignés et dans le Tiers-monde en général devrait permettre à Mme Gandhi de bénéficier d'une place privilégiée près de l'URSS, dans la mesure où elle serait la mieux apte à raccommoder la trame déchirée dans la froidure de Kaboul.A la vérité.Indira Gandhi ne ferait que redécouvrir les vertus d'un «véritable» non-alignement naguère prône par son pere et surtout reconnaître, une fois de plus, que les Etats n'ont ni amis, ni ennemis.mais, bel et bien, des intérêts.France: le PC retourne à la guerre froide Louis-Bernard ROBIT AILLE (collaboration spéciale) PARIS \u2014Le Parti communiste français approuve l'intervention soviétique en Afghanistan, la cause la plus indéfendable de l'heure.A première vue il n'y a rien à y comprendre.D'autant plus que, d'un même souffle, le secrétaire général, Georges Marchais, réaffirme sa foi dans la démocratie, l'eurocommunisme, l'Union de la gauche etc Ce qui équivaut à proner en même temps une guerre «ultra-froide» et la détente totale, à revenir au «soviétisme» des années 50 tout en reaf firmant son attachement à un «modèle français du socialisme».Cela faisait plus de cinq ans que M.Marchais ne s'était pas rendu à Moscou, alors qu'auparavant, lui et ses prédécesseurs y allaient à chaque année, et que même les Italiens et les Espagnols \u2014 en froid avec le Kremlin \u2014 continuent d'y aller régulièrement.Malgré les hauts et les bas de l'Union de la gauche à Paris, le PCF faisait preuve depuis 1973 d'une indépendance réelle vis-à-vis de Moscou.Même après la rupture de septembre 77 avec les socialistes, et un retour certain au «stalinisme», les liens ne s'étaient pas resserrés avec l'URSS.Que voit-on dans la deuxième semaine de janvier?Une visite de M.Marchais tout à fait officielle, entourée d'une large publicité, dans la capitale soviétique, au moment même où les divisions blindées russes se déploient en Afghanistan Après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, les dirigeants communistes s'étaient rendus à Moscou, mais c'était pour protester, et de façon presque officielle, contre cette intervention.Cette fois, loin d'annuler cette réconciliation éclatante, on en profite pour signer un chèque en blanc à l'équipe dirigeante soviétique.M.Marchais n'a pas tenté de faire croire qu'il ignorait tout de l'intervention soviétique en Afghanistan, mais au contraire multiplié les interventions et interviews à ce sujet: «Complète identité de vues avec l'URSS», a-t-il dit.Retour intégral aux positions pro-so-viétiques de la guerre froide?Pas exactement.Sans crainte du paradoxe, M.Marchais avait tenu à préciser à Moscou, et avec la plus grande insistance, que son parti continuait à réprouver l'intervention de 1968 à Prague, tout autant que les procès actuels de dissidents dans les pays de l'Est.Pour le ieader communiste, les dirigeants tchèques avaient, en 1968, l'intention de donner «une orientation nouvelle à la société socialiste », et le parti avait la situation parfaitement en main.En Afghanistan, au contraire, c'est «une révolution» qui est menacée (par une «intervention extérieure).Une façon de dire: chaque fois qu'une pareille «révolution» (même sans aucun soutien populaire) sera menacée (par des éléments «impérialistes», il va sans dire), «le camp socialiste» aura le droit d'intervenir, et le PCF sera là pour l'approuver.On peut se demander pourquoi les communistes, qui ont déjà passable ment de difficultés à expliquer à leurs militants et à l'opinion pourquoi ils ont saboté l'Union de la gauche en France depuis deux ans, s'engagent aujourd'hui dans une cause manifestement indéfendable.Pur masochisme?L'or de Moscou?Evidemment pas.L'explication se trouve en politique intérieure.L'élection présidentielle française est maintenant à moins de 17 mois.Autant dire que la campagne est commencée.L'objectif des communistes: faire passer le candidat Marchais devant le socialiste (ce qui est très improbable), ou en tout cas talonner ce dernier.Ils semblent avoir découvert la recette: se distinguer à tout prix d'un parti socialiste, dont le programme économique et social est désespérément semblable au leur.Que leur reste-t-il sinon la politique étrangère?Il n'y a plus alors qu'à recréer la dichotomie qui existait dans les années 30 ou 50.Un camp «socialiste» et un camp «impérialiste».Même si la réalité actuelle n'a plus rien à voir avec les définitions qui avaient cours au moment de la guerre froide, on peut faire comme si.Faire comme si Cuba ne devait ses difficultés qu'au «blocus américain» (ce qui est moins vrai qu'en 1962).Comme si le Vietnam était sans reproches dans ses relations avec le Laos et le Cambodge.Comme si l'Afghanistan était une bonne vieille «démocratie populaire» menacée par de puissants voisins, etc.Les communistes italiens et espagnols ont beau adopter une position contraire, les Portugais se taire, et la Chine se ranger dans l'autre camp, les communistes français ont repris le flambeau de la guerre froide et de la «lutte des classes à l'échelle internationale». A 10 économie ET FINANCES MONTREAL, SAMEDI 19 JANVIER 1980 FP: Webster et Sifton se font tirer l'oreille La vente des huit journaux de la chaîne FP Publications ne pourra être finalisée avant la 28 janvier dans le meilleur des cas parce que deux actionnaires ne veulent pas se départir de leurs actions.Les journaux Thomson ont acquis le contrôle de la chaîne, le 11 janvier dernier avec une offre d'achat de $164.7 millions à l'issue d'une bataille rangée avec le financier montréalais R.Howard Webster et un groupe dirigé par le financier de Toronto, Conrad Black.M.Webster, qui avait la possibilité de réaliser un gain de $31 millions en acceptant l'offre d'achat de Thomson pour ses 23 pour cent d'actions donnant droit de vote et ses 20.6 pour cent de participation à l'équité a toutefois décidé de conserver ses intérêts dans la chaîne.D'autre part, à Winnipeg, June Sifton, autre actionnaire de poids, s'est adressée aux tribunaux pour bloquer la mainmise du groupe Thomson sur le bloc d'actions de la famille Sifton.Les fiduciaires du holding familial ont décidé dans cette affaire de passer par-dessus la tête de Mme Sifton pour vendre le bloc de 23.5 pour cent d'actions votantes et de 32 pour cent de participation à l'équité; ce bloc est présentement en fi-déi-commis au nom de l'héritier de la famille Sifton.Victor, âgé de 15 ans.KIRKHAM PASSE À LA BANQUE DE MONTRÉAL Le chef statisticien du Canada, Peter Kirkham, a décidé de démissionner de son poste pour accepter celui d'économiste en chef de la Banque de Montréal.M.Kirkham occupera ses fonctions à compter du 1er avril.Le poste qu'il occupera était auparavant détenu par Grant Reu-ber, qui a quitté la banque l'automne dernier pour devenir sous-ministre fédéral des Finances.HYDRO LANCE UN EMPRUNT DE $300 MILLIONS AUX ÉTATS-UNIS Hydro-Québec a déposé auprès de la Securities and Exchange Commission, à Washington, le prospectus relatif à un emprunt de $300 millions qui sera lancé sur le marché américain.Les nouvelles obligations porteront la date du 1er février 1980 et comporteront une tranche de $100 millions venant à échéance le 1er février 1987, de même qu'une tranche de $200 millions venant à échéance le 1er février 2010.Les conditions de l'émission projetée seront négociées à une date ultérieure et seront alors annoncées par Hydro-Québec.Le syndicat chargé de l'émission est dirigé par les maisons First Boston Corporation; Merrill Lynch, Pierce, Fenner & Smith, Salomon Brothers; Kidder.Peabody et A.E.Ames.EMPRUNT FÉDÉRAL DE $1.6 MILLIARD Le gouvernement fédéral va lancer le 1er février $1.6 milliard d'obligations d'Etat non remboursables avant l'échéance.La banque centrale s'est engagée à acquérir au moins $650 millions de titres nouveaux.Le produit de la vente servira aux dépenses générales de l'Etat et au rem-boursament des $911 millions d'obligations qui viennent à échéance le 1er février.MISSION COMMERCIALE DU QUÉBEC A CUBA Le ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, Yves Duhaime dirigera une mission commerciale québécoise à Cuba, à compter de demain et jusqu'à dimanche prochain.Cette mission organisée en collaboration avec la Chambre de commerce et le ministère du Commerce extérieur cubains d'une part, et le consulat de Cuba à Montréal d'autre part, vise essentiellement à accélérer la coopération économique entre les deux partenaires.Elle s'inscrit dans un ensemble de visites et d'échanges qui permettent au Québec d'offrir à ses hôtes l'accès à l'expertise acquise dans le domaine de l'énergie, de la production agro-alimentaire, des transports, du tourisme et de la recherche industrielle, et d'augmenter le volume et la diversité des échanges commerciaux.Cuba entretient d'excellentes relations avec le Canada et le Québec.Les exportations québécoises vers Cuba ont atteint une moyenne annuelle de $50 millions au cours des cinq dernières années, ce qui place Cuba au dixième rang parmi les partenaires commerciaux du Québec dans le monde.A titre d'exemple, le Québec exporte autant de produits finis à Cuba qu'en France, les produits non comestibles (équipements électriques, emballages et contenants, matériel de transport, plomberie, machinerie industrielle et produits pharmaceutiques) et les produits alimentaires (bovins, poudre de lait, céréales moulues, porc et poulet) constituant d'importantes sources de revenus pour le Québec.Cuba vend essentiellement au Québec du sucre, des crustacés et du tabac.Les importations québécoises inventoriées au port de débarquement totalisaient $40 millions de dollars en 1978.L'ÉCONOMIE AMÉRICAINE SE COMPORTE MIEUX QUE PRÉVU L'économie américaine est en meilleur état que certaines prévisions ne l'avaient laissé entendre, a estimé hier Jody Powell, porte-parole de la Maison-Blanche hier.M.Powell a précisé que l'augmentation de 1.4 pour cent du produit national brut pour le dernier trimestre de 1979, annoncée hier matin, était plus importante qu'espérée.Mis à part le secteur de l'automobile, a-t-il dit, l'équilibre des échanges est satisfaisant.Le PNB des Etats-Unis a augmenté de 2.3 pour cent pour l'ensemble de l'année 1979.Le porte-parole a cependant ajouté que le déclin de l'épargne était plus inquiétant.Le fait que les Américains épargnent moins est signe qu'ils s'attendent à une poursuite de l'inflation, a-t-il dit, et le gouvernement doit s'opposer à cette tendance.M.Powell a souhaité un vote rapide par le Congrès du «super-impôt» sur les profits pétroliers (Windfall Profit Tax).UNE FILIALE DE DOMTAR ACHÈTE LE M/V BOCKENHEIM Domtar annonce l'acquisition par une de ses filiales américaines, San Marcos Carrier, d'un vaisseau, le M.V.Bockenheim, et précise son intention de le transformer ultérieurement cette année en un bâtiment auto-déchargeur.Capable de transporter environ 29,000 tonnes de minerai de gypse, ce vaisseau naviguera entre l'île de San Marcos, au Mexique, et les ports de la côte ouest, y compris Long Beach, San Francisco, Seattle et Vancouver.En plus d'alimenter les usines de panneaux muraux de gypse de Domtar Gypsum America dans les régions de Los Angeles et de San Francisco, ce navire de transport en vrac desservira d'autres fabricants de gypse et de ciment de la côte du Pacifique.L'acquisition et la transformation de ce bâtiment constitue l'élément final d'un programme canadien d'investissements en capital, de l'ordre de $50 millions, qui doublera les placements de Domtar dans l'industrie du gypse au Canada de l'ouest des Etats-Unis.CANADIEN - 3/25 86,09 Désordre complet sur les marchés de v i or i Après une journée de désordre indescriptible sur les marchés européens, l'or a effectué un certain repli sur le marché de New York où il a clôturé hier à $812 américains l'once, ($943 canadiens) l'once, soit «seulement» $10 de plus que la veille.Plus tôt, il s'était inscrit à la clôture en Europe, à $840 ($976 canadien) l'once à Zurich un nouveau record et à $835 à Londres! Le marché newyorkais a connu lui aussi une séance folle, avec des cours évoluant entre $850 et $805 l'once.Cette évolution erratique a été le fait de rumeurs contradictoires concernant la situation internationale, de prises de bénéfices et d'achats spéculatifs.A la fermeture, cependant, le cours du métal précieux descendait à $812.Comme les jours précédents, l'évolution des marchés de l'or n'a pas affecté celle des marchés des changes où le dollar a eu tendance à se raffermir.En clôture à New York, la devise américaine était cotée hier à 1,7270 mark contre 1,7210 la veille, à 1,5985 franc suisse contre 1,5880 et à 4,0385 francs français contre 4,0325.En Europe, le marché de l'or a connu une journée hystérique, avec des cours records de $835 l'once à Londres, et des hausses qui atteignent près de $100 à Francfort.Les spécialistes n'ont plus d'adjectifs pour qualifier cet emballement, qu'ils expliquent essentiellement par les incertitudes politiques et économiques internationales.Personne ne se hasarde à prévoir l'avenir, chacun «perdant son latin» devant un marché de plus en plus désordonné.Une nouvelle fois, Londres a «donné le La» dès jeudi soir en regagnant les pertes subies en cours de journée.Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la clôture du marché de l'or a été avancée d'une heure «à cause de la grande fièvre qui y régnait».L'once cotait au second fixing $835 dollars, $760 jeudi en clôture.A Francfort, la parité s'est établie au cours record de $830.21 contre $735.64 la veille.On déclarait sur le marché de Hong Kong dans la matinée avoir enregistré ces derniers mois un nombre croissant d'ordres d'achat d'or du Proche-Orient, tout en ajoutant qu'il n'y avait pas encore lieu de penser que les pays exportateurs de pétrole abandonnent le dollar américain pour le métal jaune.Sur les marchés européens, on disait dans l'après-midi que la plupart des derniers ordres d'achat provenaient des Etats-Unis.Jusqu'à récemment la fixation du prix de l'or à Londres se déroulait selon un rituel établi dans une des salles de la banque d'Angleterre.Les représentants des cinq principaux négociants en or du Royaume-Uni s'y réunissaient et dès qu'ils convenaient d'un prix se faisaient signe l'un l'autre en agitant de petits «Union Jack» (drapeau britannique).Photo LA PRESSE.UPl Premier sommet sur la coopération par Pierre BELLEMARE Un autre précédent au Québec: le sommet sur la coopération du 4 au 7 février prochain au complexe Desjardins à Montréal.Un précédent dû au fait que c'est la première fois qu'on réunira tous les agents du monde coopératif.Quatre jours consécutifs.Un précédent aussi, parce que cette fois-ci, les délibérations seront pragmatiques et aboutiront presque à coup sûr sur des mesures concrètes qui seront rapidement appliquées au lendemain de ce sommet.C'est du moins le pressentiment du ministre d'Etat au développement économique, Bernard Landry, qui tenait une séance d'information là-dessus hier à Montréal, en compagnie L'angoisse se lit sur les visages acheteurs d'or du marché de Chicago, hier.Le métal précieux a connu une autre journée folle en Europe, mais s'est comporté plus sagement aux États-Unis.Les experts entrevoient déjà le jour où l'once d'or sera cotée à $1,000 américains.La réunion ne durait guère plus que quelques minutes.Mais depuis la hausse spectaculaire du prix de l'or ces derniers mois $560 au Nouvel An, $700 mardi dernier \u2014 elles se sont allongées.Celle d'hier a duré une heure.Auparavant, on pouvait tenir pour acquis que le prix fixé l'après-midi se maintiendrait jusqu'au lendemain.Maintenant, les transactions se poursuivent, même après la réunion à la Banque d'Angleterre, et en prévision de l'ouverture du marché new-yorkais quelques heures plus tard.«Mais quand cela finira-t-il?», déclarait un négociant londonien.Nombre d'experts voient sous peu l'or à $1,000 américains l'once.Dans la foulée, l'once d'argent a atteint $49.50 sur le marché londonien, en hausse de $6.10 sur la veille.Le marché parisien fait figure de cavalier seul, la parité ne cotant que $731,57 contre $696,74 la veille.Le lingot n'a progressé que de 5 pour cent à 95,000 FF (contre 90.500), et le Napoléon a augmenté de 2.80 FF à 801 (loin de son record du 3 janvier: 1,130 FF).Les spécialistes expliquent sans grande conviction cette différence par la spécificité du marché français, qui est clos et sur lequel ne s'expriment que des demandes et des offres nationales (l'exportation et l'importation de métal fin est interdite)., *¦& ; ¦ , .'.V I L'Alcan en colère contre Québecair par Pierre BELLEMARE Les dirigeants de l'Alcan à Chi-coutimi sont tellement en colère contre Québecair qu'ils ont décidé lundi dernier de bouder cette compagnie aérienne et de louer leur propre appareil pour effectuer la navette entre le Saguenay et Montréal.Cette mesure de représailles du géant de l'aluminium a été appliquée à la suite d'un changement d'horaire décrété par Québecair le 3 décembre dernier, changement qui oblige maintenant les passagers de Chicoutimi de tran-sister à Québec avant de descendre à Montréal.La raison invoquée par Québecair: on a remplacé les Bach-III (79 sièges) par des Boeing 737 (119 sièges) et, de ce fait, on tient à rentabiliser au maximum les nouveaux appareils.Impératifs administratifs Sauf que cette décision, bien sûr dictée par des impératifs administratifs de la part de Québecair, a chamboulé les plans de l'Alcan, une entreprise cliente depuis longtemps de Québecair.Dans le sens que les cadres de l'Alcan devraient, en vertu du nouvel horaire, quitter Chicoutimi la veille et coucher à Montréal pour pouvoir assister aux réunions matinales, puisque l'escale à Québec provoque un retard à l'arrivée à Montréal.Le géant de l'aluminium s'est d'ailleurs plaint auprès de la Commission fédérale des transports relativement à la nouvelle politique de Québecair.Mais au lieu d'attendre le rétablissement de la situation, l'Alcan a décidé cette semaine de louer un DH-125 de la compagnie «Execair Aviation», un appareil de sept places qui fait la navette deux fois par jour, aller-retour, entre Montréal et Bagotville.$100,000 Comme un aller simple par Québecair est établi à $56 par personne et comme les dirigeants de l'Alcan ont à voyager cinq jours par semaine, on peut ainsi en conclure que Québecair perd près de $100,000, sur une base annuelle, en n'ayant plus la clientèle de l'Alcan.Pour l'instant toutefois, l'Alcan n'en est qu'à une phase expérimentale, au moins pour un mois, et l'on verra par la suite ce qui est le plus avantageux pour la compagnie.Une compagnie privée particulière ou la liaison régulière de Québecair, via Québec.Cependant, un porte-parole de Québecair a déclaré à LA PRESSE que «l'on ne peut pas adapter la navette Bagotville-Montréal exclusivement en fonction des besoins de l'Alcan.» m Bernard Landry: des délibérations pragmatiques.de son collègue Guy Joron aux Consommateurs et de Roland Pigeon, président du Conseil de la coopération du Québec.Dès mercredi prochain, le conseil des ministres adoptera dans sa version finale le canevas qui sera soumis à la quarantaine de participants des milieux coopératifs, socio-économique et gouvernemental, participants qui échangeront leurs points de vue sous le regard de près de 300 conseillers et observateurs invités à ce moment.M.Joron a d'ailleurs tenu à préciser que cet événement est \\ d'abord une initiative de son j prédécesseur, Lise Payette, j maintenant ministre d'Etat à la condition féminine et que rare- : ment une telle rencontre aura profité de préparatifs aussi soi-.gnés.La première séance d'ouverture se fera sous forme d'un tour .de table traditionnel et, par la suite, la deuxième séance sera l'occasion pour les divers intervenants de faire le point sur l'é-, tat de la situation du mouvement coopératif au Québec.Cinq thèmes Définis par le gouvernement,* les cinq grands thèmes abordés-seront: la production de biens et services, les ressources financiè-, res, les ressources humaines, la, législation et la réglementation et, enfin, les liaisons entre les.partenaires.Ces discussions seront aussi supportées par un document de référence faisant état, d'une part, des «attentes et recommandations du mouvement coopéra-., tif» et, d'autre part, des «engagements demandes et intentions du gouvernement».Comme l'ont souligné les ministres Landry et Joron, le mouvement coopératif a quand même réussi à émerger dans' certains secteurs, bien que le cadre législatif québécois ait toujours été conçu en fonction de l'entreprise privée conventionnelle.C'est donc cette lacune qu'on veut corriger, de façon à «rafraîchir» les lois et réglementations pour vraiment relancer le mouvement coopératif sur une voie plus «carrossable» légalement.M.Joron compte particulièrement sur le mouvement coopératif pour développer l'économie!, québécoise, trop longtemps lais-; sée entre les mains de^ «l'entreprise étrangère».% «On souhaite que le mouve-î ment coopératif consolide &ef\\ positions dans ses secteurs forts, j comme les domaines financier et agro-alimentaire, et qu'il per-*, ce dans des milieux comme la consommation, les ressources?naturelles et surtout l'habitation», a noté M.Joron.Pour sa part, M.Pigeon aimerait bien que les ressources forestières notamment soient développées par le mouvement coopératif, bien qu'il soit con-\" scient que cet objectif soit coû-teux à réaliser.Le sommet, en fait, constituera un «tremplin psychologique» ou encore un «stimulant» à l'intention des coopérateurs et l'Etat, quant à lui, entend toujours jouer le rôle de second violon.\u2022 t LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 JANVIER 1980 économie et finances A 11 Québec étudiera le problème des propriétaires de stations de ski Le ministre d'Etat au Développement économique Bernard Landry a indiqué, hier, qu'il «étudiera très sérieusement» les doléances des propriétaires de stations de ski, présentement dans la dé-che à la suite de la pénurie de neige, et qui comptent cette semaine demander une aide gouvernementale.Le ministre a, bien sûr, précisé qu'il était un peu tôt pour analy-.ser la forme que pourrait «prendre cette aide à l'industrie», la plus importante du tourisme d'hiver au Québec.Au Centre d'études du Tourisme, un permanent a confirmé qu'il n'existe à Québec aucun programme de secours direct ou indirect pour de tels cas, mais qu'il y a tout lieu de croire que la présente situation forcera le gouvernement à envisager des solutions de rechange.Si la demande de l'Association des propriétaires de pentes de ski était reconnue, il ne faudrait pas s'étonner que toute l'industrie touristique du Québec fasse pression pour la création d'une régie d'Etat, d'une «assurance touristique».On peut comprendre facilement que deux mois de pluie ou de froid en Gaspésie hypothéqueraient sérieusement hôteliers, restaurateurs, propriétaires de terrains de camping.Rappelons que l'as-surance-récolte, longtemps demandée par les agriculteurs, a maintes fois dépanné les travailleurs de la terre qui se voyaient ainsi rembourser les coûts inhérents à la production.Les derniers exemples en date sont les maraîchers de Laval (grêle) et les producteurs de tabac de Jo-liette qui, eux, ont réussi à récupérer $1 million grâce à cette assurance du ministère de l'Agriculture.Les propriétaires de stations de ski ont laissé entendre que l'aide gouvernementale pourrait se traduire en exemptions fiscales, en garanties de prêts ou en soutien technique.Turbo à la Bourse de Montréal La société Turbo Resources, dont le siège social est à Calgary et dont les activités couvrent à la fois Pexplora-{tion, le forage et la production pétrolière et gazière tout en étant active dans la vente au détail d'essence et la commercialisation de produits pour l'automobile, vient d'inscrire ses titres à la Bourse de Montréal (actions classe B et droits d'achat d'actions), ainsi que sa récente émission d'actions privilégiées de second rang, convertibles et rachetables, série 1979.Les revenus bruts de l'entreprise pour 1978 totalisaient $146 millions pour un bénéfice net de $5.3 millions, à comparer à $88 millions et $2.6 millions en 1977.Pour les six premiers mois de 1979 les ventes s'établissent à $103 millions et le bénéfice net à $2.8 millions.L'actif total de la compagnie est de $129 millions (au 30 juin 1979) et elle emploie 1,500 personnes.Les actions de l'entreprise sont déjà inscrites aux Bourses de Toronto etd'Alberta.Par sa filiale.Challenger International Services Limited (anciennement Upper Canada Resources Limited), dont elle détient 92 pour cent du capital-actions, Turbo est active dans le domaine du forage de puits de pétrole et de gaz, ainsi qu'une participation de 50 pour cent dans une société de forages miniers exploratoires en Amérique du Sud.Elle est également active dans le forage pétrolier au Moyen-Orient.Quant à la vente d'essence au détail Turbo, elle est réalisée grâce à 219 postes de vente dont 64 lui appartiennent.L'URSS, premier producteur de diamants à lire A E.AMES (Montréal) \u2022 Public Storage Canadian Properties, janvier 1980 GREENSHIELDS (Montréal) \u2022 La revue du marche rnone-taire canadien, janvier I960 BUNTING (Montréal) \u2022 Revue de la situation du marché des actions et de la situation politique, janvier 1980 McLEOD, YOUNG, WEIR (Montréal) \u2022 Le marché monétaire et celui des obligations, 4 et 10 janvier 1980 MAISON PLACEMENTS CANADA INC.(Montréal) \u2022 MacMillan Bloedel Limited, 11 janvier 1980 MEAD & CO.(Montréal) \u2022 Imperial Oil Limited.18 décembre 1979 \u2022 Revue trimestrielle de l'économie canadienne, janvier 1980 NESBITT THOMSON (Montréal) \u2022 Les entreprises de commercialisation, 31 décembre 1979 NOTE: Ces études sont publiées en anglais, sauf indication contraire; elles sont gratuites pour les clients des maisons de courtage.La bourse des diamants d'Anvers est très préoccupée par la progression de la production diamantifère soviétique: TURSS \u2014 12 millions de carats de production en 1979\u2014, a en effet dépassé l'Afrique du Sud comme premier producteur mondial de diamants bruts, apprenait-on vendredi dans ces milieux.Les diamantaires anversois \u2014 chiffre d'affaires $3.5 milliards en 1979\u2014, en attendant une éventuelle coordination de la production par les deux principaux pro- ducteurs mondiaux (l'Afrique du Sud et rURSS), ont décidé de diversifier dès maintenant leurs sources d'approvisionnement.Ils prendront contact en priorité avec les gouvernements d'autres pays producteurs de diamants bruts tels le Botswana, le Lesotho, le Libéria et la Sierra Leone.On rappelle que le prix du diamant taillé de première qualité (un carat et plus) et sans défaut a atteint récemment les $40,000, soit plus de dix fois le prix d'il y a dix ans.Texaco Canada: les profits augmentent de 71 pour cent Les bénéfices nets consolidés de Texaco Canada pour l'année se terminant le M décembre 1979 se sont élevés a $261 millions, soit $8.04 par action ordinaire, $154 millions ou $4.40 par action, l'année précédente; il s'agit d'une hausse de 71 pour cent.Les bénéfices nets de 1978 ont été redressés pour traduire le changement des méthodes comptables dans les transactions de baux autres que ceux ayant trait aux droits d'exploration et d'exploitation des ressources naturelles.Le redressement a produit une augmentation de $6.2 millions des bénéfices nets rapportés antérieurement, pour l'année entière, soit 21 cents par action ordinaire, et une augmentation de $2 millions ou 7 cents par action, au cours du quatrième trimestre de 1978.Revenus bruts En 1979, les revenus bruts se sont élevés a $2.7 milliards contre SI.9 milliard en 1978.Au cours du quatrième trimestre de 1979, les bénéfices nets consolidés de Texaco Canada se sont élevés à $95.1 millions, soit $2.98 par action ordinaire, par rapport aux bénéfices redressés de $40.2 millions, du $1.16 par action, au cours de la même période en 1978.Les revenus bruts réalisés pendant le trimestre étaient de $801.6 millions, contre $531.8 millions l'année précédente.Selon R.W.Sparks, président et chef de l'administration, cette hausse des bénéfices est at-tribuable, entre autres à l'accroissement des quantités traitées au niveau des activités secondaires et au fait que Texaco Canada était en mesure, grâce a l'exploitation de la nouvelle raffinerie de Nanticoke pour la premiere année complète, de traiter dans ses propres installations presque tous les produits dont la compagnie avait besoin.En 1979, la compagnie a connu une augmentation de 37 pour cent de la production globale de pétrole brut et de con-densats, laquelle a atteint une moyenne quotidienne de 167,900 barils.Le cycle de production des raffineries a augmenté de 18 pour cent, se chiffrant à 193,500 barils par jour.Les ventes de produits pétroliers se sont élevées, d'environ S pour cent.Les ventes de gaz naturel ont augmenté de 10 pour cent et atteint en moyenne 78.millions de pieds cubes par jour.La demande de pétro le brut canadien était beaucoup plus élevée en 1979 qu'au cours de l'année précédente, étant donné que les approvisionnements en brut CAPITAL DE RISQUE La Banque Fédérale de Développement offrira quatre sessions d'information traitant du capital de risque et de ses activités dans ce domaine.Les rencontres auront lieu à l'Hôtel Bonaventure le 23 janvier 1980 en français (19:00 et 21:00 heures) et en anglais (18:00 et 20:00 heures).Il n'y a aucuns frais de participation mais les intéressés sont priés de contacter Mme F.Lefebvre à 283-2417 pour s'enregistrer.BANQUE FÉDÉRALE DE DÉVELOPPEMENT importé ne suffisaient pas à répondre aux besoins de l'est du Canada.Texaco Canada, qui dis pose de puits dans l'Ouest canadien, a été en mesure d'apporter une contribution pour repondre à ces besoins croissants.M.Sparks a insiste sur le fait que cette accélération de la production signifie que ces réserves de pétrole domestique devront être remplacées plus tôt que prévu et à un coût beau-rwnin nlus considérable que celui des réserves Utilisées actuellement.Par conséquent, a-t-il ajoute, des bénéfice^ élevés, comme ceux qu'aconnus la compagnie au cours de l'année pré cédente.sont \u2022essentiels à la création de capitaux de risque qu'il faudi\\.Investir dans la recherche et la mise en valeur de réserve^ de rechange, afin de réduire pour le Canada la dépendance croissante du pétrole importe.» Mises à pied à Hull Un porte-parole de l'Hôtel de la monnaie a fait savoir, hier, qu'on a dû effectuer 18 mises a pied, parce que l'augmentation du prix de l'argent a fait baisser les ventes aux numis mates.M.Gerry Beslisle, gérant du person nel et des relations industrielles, a précisé que les salariés mis à pied travaillaient à l'usine de Hull depuis environ deux ans.En novembre dernier, le prix du dollar en argent frappé par l'Hôtel de la monnaie a monté de .S'i.hô a $10.85 et le prix des pièces d'argent et de nickel de $1S à $25.L'Hôtel de la monnaie embauche (MO personnes à Ottawa.Hull et Winnipeg.Championnat de productivité ZURICH (AP) \u2014 D'un sondage effectué par l'association suisse de promotion du développement économique, il ressort que ce sont les vaches israéliennes et japonaises qui détiennent le ruban bleu de la productivité.La vache israélienne vient en tète avec une production moyenne annuelle de 6,500 kg de lait, devant la japonaise, 6,000 kg.POUR SOIGNER VOS AFFAIRES, ANNONCEZ-VOUS DANS LE BOT TIN VERT.y.¦ y m m Vente d'une usine pour la fabrication de tentes roulottes, roulottes de voyages et maisons mobiles, localisée au 2885 Boul.Smith nord, Thetford Mines, Québec.Terrain: 3,300,000 pieds carrés Bâtisse: 225,000 pieds carrés, incluant bureau et entrepôt.M & E: Tout l'équipement et la machinerie servant à la fabrication est en place et prêt à être utilisé.Pour plus d'informations et pour visiter l'usine, communiquez avec La Banque Fédérale de Développement: (Raymond Bernaquez, téléphone: 514-283-3438) Les intéressés ont jusqu'au 1er février 1980 pour soumettre leurs offres.VILLE MONT-ROYAI t M 1 BIBLIOTHÉCAIRE La Ville de Mont-Royal est à la recherche dune bibliothécaire qui sera responsable de la section française de la bibliothèque Reginald J.P.Dawson.Les candidats doivent avoir une maitrise en sciences bibliothécaires, de l'expérience dans ce domaine et être parfaitement bilingue.Les candidates doivent faire application, par écrit, au : Directeur du service du personnel Ville Mont-Royal 90, avenue Roosevelt Ville Mont-Royal, P.Q.H3R1Z5 \u2022 Tirage de plus de 1.500.000 exemplaires répartis en 47 secteurs.\u2022 Distribution postale: résidentielle, commerciale, industrielle.Très forte pénétration du marché.ATTENTION: Les mois de janvier, février et mars sont les mois idéals pour faire une étude sur vos projets de construction, car les travaux pourront , débuter dès avril.COMMUNIQUEZ AVEC ALLCO.ALLCO BUILDING BÂTIMENTS EN ACIER À TOIT PLAT COMMERCIAUX ET INDUSTRIELS HP ¦ » HP in «Mi *i**i!iiM#$«i*j m GHT*! > .\u2022St/w SEL, SPÉCIAL POUR LES MOIS DE JANVIER.FÉVRIER ET MARS 15,000 pi car.à $8.75 pi car.COMPRENANT STRUCTURE D'ACIER ERIGEE, MURS EXTÉRIEURS ET TOIT ISOLÉS.LARGEUR HAUTEUR EXTÉRIEUR POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS COMMUNIQUEZ ACIER ALLCO LTEE 8740 Place Ray Lawson Ville d'Anjou Tel (514) 354-1102 A DÉCOUPER Nom * \u2022 \u2022 \u2022 - ^ \u2022\u2022\u2022\u2022 r v» \u2022 \u2022 t \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 # - .\u2022 30\t40'\t50' 60'\t14'\t16\t18\t20\" 70'\t80\t90'\t14*\t16*\t18*\t20' 60'\t80'\t100\t14*\t16*\t18'\t20' 120\t140'\t160'\t14\t16\"\t18\t20' 90'\t120'\t150*\t14\t16*\t18*\t20' Adresse Ville Tel Gf»m«» de model** Largeur Code postal Longueur Hauteur Le Théâtre Arlequin présente dans le cadre de la nouvelle série L'ARGENT une série de conférences audio-visuelles pour comprendre les règles du jeu économique et faire fructifier ses économies.Comment offtonter LA CRISE MONÉTAIRE une conférence audio-visuelle de SERGE MARTIN 23-24-25-26-27 janvier à 20 h 30 \u2022 lo rronnoie de papier du 20e uècie nique de «>f*oo drec \u2022» de déclencher la veritable grande crltt \u2022 RLEQUIN 1u04 est, rue Sainte-Catherine Metro Berri ou Beoudry 288-2943 au 527-0766 Théâtre \u2022 Fréquence d'utilisation prouvée: 85°o des foyers le consultent régulièrement.\u2022 Format pratique, facile et rapide a consulter, pages mémo.\u2022 Numéros des services publics et d urgence.\u2022 C'est lorsque les gens ont besoin de vos services qu'ils consultent le Bottin Vert' Nous travaillons présentement dans la région du Grand Montréal Métropolitain.C'est plein BOTTIN VERT de bon monde! MOI, J'Y SUIS! -V5- INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT 254-5302*.> * A 14 économie ET FINANCES MONTREAL, SAMEDI 19 JANVIER 1980 » » Il fut un temps où les banques savaient rire 4i par Jean POULAIN Un cadre d'une grande banque à charte canadienne, ayant quelque quarante années d'expérience au Québec, a accepté de céder aux pressions de ses collègues et de ses amis, pour évoquer sa jeunesse, dans «Banking is serious business».L'auteur, selon les notes d'accompagnement, est gérant adjoint au marketing, à la Banque de Commerce.Le but du livre est sans prétention autre que d'amuser, même si l'on y trouve une satire comme celui de la capiteuse Valentine, l'opératrice du téléphone et autres beautés du moment et les déboires d'alcôve de gérants de banque sur le déclin, plus soucieux de vérifier leurs comptes après les heures de bureau, que d'en demander à leurs l'économie qui s'écrit des anecdotes souvent savoureuses, et pleines d'humour et d'écrire ce qu'était le petit monde d'une succursale bancaire d'une agglomeration de province.L'auteur affirme, dans la preface, que les personnages sont authentiques et que les événements ont réellement eu lieu: il s'agit de mésaventures drolatiques de jeunes employés débutants, face aux rigides gérants anglophones de succursales, de la vieille époque, tels qu'on les retrouvaient dans les petites villes du Québec.Le titre de l'ouvrage est donc un peu trompeur, surtout dans la présente chronique habituellement sérieuse: d'ensemble fort sérieuse des faiblesses parfois drôles et des principes qui régissaient les pratiques bancaires dans leur aspect quotidien, il y a quarante ans.La capiteuse Valentine.L'ouvrage, qui ne comporte que 55 pages est divisé en neuf chapitres, chacun relatant une anecdote, presque une fable parfois, où l'on trouve facilement matière à conclusion.Ce qui ne manque pas d'amuser non plus, est le fait que parmi ce monde de jeunes apprentis, ayant à peine dépassé le stade de l'adolescence qui se cherche un avenir, se mêle un présent bien plus pragmatique.moitiés souvent plus jeunes et délaissées.Ernest O.LaCroix natif de Windsor, Ontario nous conte aussi l'histoire de Michael Foam, qui avait été engagé comme spécialiste des recouvrements de prêts person nels en défaut de paiement, vague soudaine qui déferlait sur les banques à la suite de la tendance nouvelle à l'époque visant le marché du consommateur.Bref, Mike ne tarda pas à améliorer considérablement la situation des défauts de paiement auxquels devaient faire face nombre des quelque 200 succursales de la banque, au Québec.Comme tout ce travail se réalisait par télépho- ne Michael Foam \u2014 qui ressemblait en tous points à Mickey Rooney, dit l'auteur \u2014- décida, pour sa perte, qu'étant maintenant un cadre à part entière de la Banque de Commerce, il lui fallait faire connaissance de visu avec tous ses collègues des succursales.Tournoi de golf L'occasion qu'il saisit fut le tournoi annuel de golf tenu par la Division du Québec de la banque et qui se déroulait chaque année en septembre à Drummondville.Pour être sûr de pouvoir dire un bon mot à chacun Mike Foam était ainsi arrivé dès le matin, certains des participants de la région venant d'aussi loin que Chicoutimi, Val-d'Or ou Rimouski.Bref, à force de trinquer au bar avec les délégués de toutes ces régions qu'il ne connaissait encore que par leurs voix, Mike Foam, avait, comme l'on dit, son compte.Aussi l'épreuve fut-elle pénible lorsque son tour vint de s'aligner au PAR ACCOVAM les obligations Les renseignements tournis ont été obtenus de sources que nous considérons dignes de foi.Cependant.l'ACCOVAM ne saurait en garantir l'exactitude.GOUVERNEMENT DU CANADA \t\t\tOffre\tDem.9\t1 er fev\t1980\t98.75\t\u2014 \t1er fev\t1980\t9e 70\t9/.90 (C) 9\t1 er oct.\t1980\t97.70\t 7%\t1 er juin\t1980\t97 80\t\u2014 3'.\t1er juin\t1981\t95 20\t95.40 8',\t15 dec\t1981\t93.30\t93 50 11 \\\t15 dec\t1982\t99\t99 20 9J.\t1er fev\t1982\t95 30\t95 50 VU\t1 er avril\t1982\t91.10\t91.30 8\t15 oct\t1982\t90 10\t90.40 \t15 oeî\t1982\t96 90\t97 10 4%\t1 er sept\t1983\t80\t80% 10%\t1er oct\t1984\t95\t95% 10\t1er juin\t1984\t93%\t93% 9*.\t1 er fév\t1984\t92%\t93 10%\t1er oct.\t1989\t93%\t94 9%\t15 juin\t1994\t84%\t84% 10\t1er oct.\t1995\t87%\t87% 9'.\t15 mai\t1997\t81\t81% 9\t15 oct\t1999\t78%\t78% 9».\t15 déc.\t2000\t83%\t83% 9%\t1er oct\t2001\t81%\t81% 10\t1er mai\t2002\t85%\t85% 11V*\t15 dec\t2002\t95%\t95% 9%\t1er oct\t2003\t81%\t81% 10%\t1 er fev\t2004\t86%\t87 10%\t1er oct\t2004\t88%\t88% (c) Echangeable pour des obligations 9%% du 1er oct 1985 CONVERTIBLES \t\t\tOffre\tDem.Alta Gas 7%\t1 er fév.\t1990\t248\t253 Oom T 5%\t15 oct.\t1992\t122\t125 Hud Bay 6\t1 5 juil\t1993\t212\t\u2014\u2014 IAC 9%\t15juil.\t1994\t83\t\u2014 Moore Corp 6\t15 avril\t1994\t76\t\u2014 Labatt 9%\t1 er juin\t1995\t116\t118 T.Met 8%\t15 mars\t1994\t185\t\u2014 Westcoast 71,\t1 er avril\t1991\t170\t\u2014 \tPROVINCIALES\t\t\t \t\t\tOffre\tDem.BC Hydro 8%\t12 janv.\t1982\t93\t93% (a) BC Hydro 10\t15 oct\t2000\t93%\t93% Manitoba 9\t5 déc\t19ei\t93\t93% Manitoba 10\t5 déc\t1999\t84\t84% NBElec 9\t15 mai\t1981\t93%\t93% NBElec 9%\t1 7 iuiI\t1998\t83%\t83% NBElec 10%\t15 mai\t1995\t86%\t87 NFLD 10\t5 janv\t1999\t83%\t84% NS Power 9%\t22 fev\t2002\t77%\t78% NFLD Lab.10\t9 mai\t2002\t83%\t84 Ont Hyd 9%\t6 janv.\t2004\t78%\t78% Ont Hyd 9%\t25 janv\t2005\t79%\t79% Ont.Hyd 9%\t5 oct\t2003\t80%\t80% Ont Hydro 9%\t1 er mai\t2005\t82\t82% Ont Hydro 9%\t27 |uin\t2008\t81%\t82 Ont Hyd 10%\t30 oct\t1985\t92%\t92% Ont Hyd 10%\t29 janv\t2001\t85%\t86 Ont Hyd 10\t18 mai\t2001\t83%\t84 1 P E 9%\t4 juil\t2002\t78%\t79 Pr Que 9%\t22 mars\t1982\t93\t93% (c) Pr Que 9%\t10 nov\t2000\t93\t93% Pr Que 10%\t4 mai\t2001\t85%\t86 Pr Que 10%\t19 nov\t1995\t85%\t86% Pr Sask 9\t1 er fev\t2002\t76%\t77 Pr Sask 9\t2 dec\t1981\t93%\t93% (d) Pr Sask 9%\t3 nov\t2000\t93\t93% Pr Sask 10%\t1er avn\t2001\t86%\t87 (e) Pr Ont 9\t1er juil.\t1998\t91\t91 , Pr Ont 9%\t22 mars 1998\t\t92\t92% (f) Pr Ont 10%\t10 déc.\t1987\t93\t93% Que Hyd 10\t1 er juin\t1997\t84\t84 , Que Hyd 10\t21 oct\t2001\t83%\t84 Que Hydro 10\t5 juil\t2003\t83%\t84 Que Hyd 10%\t15 mai\t2003\t85%\t86 (a) Retractable en 1983 (c) Rétractable en 1983 (d) Retractable en 1983 (e) Échangeable pour des obligations de 9% du 1 er juillet 1983 (f) Échangeable pour des obligations de 9% v, du 10 décembre 2000 SERVICES PUBLICS Alta Gas 11% Bell 9% BC Tel '0% Mari Tel 11 North Cent 9% Tr Cn P 1 1 7, t r * Alcar 10% BdeMtl :0% (a) CIBC 9% Dot asco 10% Dofasco 10* Imp Oil 9% (b) B Royale 10 Steico 9*« (c) Steinberg 10* Seagrams 10%
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