La presse, 19 décembre 1981, E. Cinéma Restaurants
[" RESTAURANTS E CAHIER LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 DÉCEMBRE 1981 L'ÉDITION CINEMATOGRAPHIQUE EN 1981 On dit que le cinéma se porte mal, qu'il vivote selon certains, qu'il agonise selon d'autres.En feuilletant les ouvrages sur le cinéma qui me sont parvenus au cours de l'année, certains superbes, la plupart utiles, quelques-uns indispensables, j'en arrive à croire qu'il doit se porter mieux que jamais.Il faut que le 7e Art soit bien vivant pour faire couler autant d'encre.Du côté de l'édition française en particulier, on assiste à une véritable avalanche.De cette masse d'ouvrages, curieusement, peu ou pas de cris d'alarme ou de chants du cygne.Ecrire sur le cinéma est loin d'être une sinécure.Cela suppose souvent des années de recherches et une érudition dignes du bénédictin.D'où mon admiration devant la qualité générale et l'intérêt du nouveau cru.Entre l'étude appliquée de tel cinéma national et la monographie de tel réalisateur connu coule un même postulat implicite, celui que le cinéma continue à alimenter les rêves de nos contemporains et qu'il enrichit par ses visions notre perception du monde.Publiée à la fin de l'année dernière, la nouvelle édition de L'Encyclopédie du cinéma de Roger Boussinot s'avère l'instrument in- dispensable auquel rêve tout cinéphile qui se respecte.Ouvrage de référence, l'encyclopédie de Boussinot (à laquelle ont contribué 43 collaborateurs) a été entièrement remise à jour depuis la première édition qui date de 1967.Publiée en deux lourds volumes totalisant 1536 pages, abondamment et superbement illustrée, elle renferme une mine d'informations S* LUC à PERREAULT utiles portant à la fois sur des réalisateurs, des acteurs ou des personnalités diverses du cinéma de même que sur les films majeurs qui ont marqué l'histoire du cinéma.On regrettera pourtant qu'à l'occasion de cette remise à jour, certains oublis ou erreurs de jugement n'aient pas été réparés.Le ton parfois polémique de Boussinot (la façon avec laquelle, par exemple, il expédie Jean Renoir) ajoute du piquant à cet ouvrage monumental mais en souligne en même temps les faiblesses et les limites.L'ouvrage par ailleurs n'est pas à la portée de toutes les bourses (150 $) mais il mérite de figurer parmi les priorités de quiconque désire se monter une bibliothèque sur le cinéma.Faisant oeuvre d'historien sérieux et érudit, Jean Mi try s'attache dans le tome 5 de son His-foîre du cinéma à décrire l'évolution du 7e Art au cours des années 10.Mitry analyse cette période pays par pays en fonction des genres cinématographiques traditionnels (du film de guerre à l'animation en passant par le néoréalisme et la comédie).Pour le lecteur pressé de satisfaire sa curiosité, sa démarche pourra paraître désuète et assez austère car Mitry ne fait aucun compromis, autant dans sa forme que dans son approche appliquée.Après avoir disposé du cinéma muet, l'auteur Les principaux titres ARCHITECTURES DE CINÉMAS, pur Francis Lacloche, Editions du Moniteur, collection «Architecture: les bâtiments», 19K0, 238 pages.BOURVIL, par Jacques Lorcey, Éditions Pac, collection «Têtes d'affiche», Paris.1981, 287 pages.CATHERINE DE-NEUVE, par Françoise Gerber, Editions Pac, collection «Têtes d'affiche-, Paris.1981, 131 pages.LE CINÉMA AU QUÉBEC, essai de statistique historique (1896 à nos jours), par Yvan La-monde et Pierre-François Hébert, Éditions de l'Institut québécois de recherche sur la culture, collection «Instruments de travail», Québec, 1981, 478 pages.CINÉMA ET NOUVELLE NAISSANCE, par Henri Agel, Éditions Albin Michel, collection «Bibliothèque de l'Hermétisme», Paris, 1981, 295 pages.LE CINÉMA POLICIER FRANÇAIS, par François Guérif, Éditions Henri Veyrier, Paris, 1981.224 pages.LES CINÉMAS DE L'AMÉRIQUE LATINE, collectif établi sous la direction de Guy Henné-belle et Alfonso Gumu-cio-Dagron, Éditions Lhermlnier, collection «Le Cinéma et son Histoire», Paris, 1981, 543 pages.CINÉ-MODÊLES, CINÉMA D'ELLES, par Françoise Aude, Editions L'Age d'Homme, collection «Cinéma vivant», Lausanne, 1981, 236 pages.LA COMÉDIE MUSICALE, par Alain Mas-son, Éditions Stock, collection «Cinéma».Paris, 1981,418 pages.LES DERNIÈRES PAROLES D'UN IMPIE, entretiens de Pier Paolo Pasollnl avec Jean Du-flot, Éditions Pierre Bel-fond, Paris, 1981, 286 pages.ÉCRIRE LE CINÉMA, par Josette Sultan, Éditions Bordas, Paris, 1981,160 pages.ENCYCLOPÉDIE DU CINÉMA, par Roger Boussinot, deux tomes, Éditions Bordas, Paris 1980, 1332 pages.LES ENFANTS D'AL CAPONK ET DE ROSSELLINI, par Daniel Toscan du Plantier.Éditions Mazarine, Paris, 1981.141 pages.FEUILLETS AU VENT, par Alberto Lattuada, Éditions J.C.Lattes, collection «Cinéma et Littérature», Paris.1981.218 pages.LES FIANCÉS DE L'EMPIRE, par Jacques Doniol-Valcroze, Editions J.C.Lattes, collection «Cinéma et Littérature», Paris, 1981.LA FRANCE DE PÉ-TAIN ET SON CINÉMA, par Jacques Siclier.Éditions Henri Veyrier.collection «L'Histoire en question».Paris, 1981, 460 pages.GLORIA SWANSON, par elle-même.Éditions Stock, Paris, 1981.494 pages.LA GRANDE PARADE, par King Vidor.Éditions J.C.Lattes, collection «Cinéma et Littérature», Paris, 1981, 286 pages HISTOIRE DU CINÉMA, tome 5, les années 40.par Jean Mitry.Éditions Jean-Pierre De-large, Paris, 1980.654 pages.IMAGES DU CINÉMA JAPONAIS, par Max Tessier, Éditions Henri Veyrier, collection «Cinéma», Paris, 1981.288 pages.INITIATION AU SUPER 8, par Claude Dele-val, Éditions Hachette, collection «Pratiques Hachette», Paris.1980.126 pages.JAMES DEAN, par Ronald Martinetti, Editions Presses de la Cité, Montréal, 1981,178 pages.JAMES CAGNEY, Librairie des Champs-Ély-sée, Paris, 1980, 160 pages.JEAN RENOIR, L'INSURGÉ, par Daniel Ser-ceau, Éditions Le Sycomore, collection «Grands cinéastes», Paris, 1981, 270 pages.KATHARINE HEPBURN, Librairie des Champs-Élysée, Paris, 1980,159 pages.KUBRICK, par Michel Ciment, Éditions Cal-mann-Lévy, Paris, 1980, 239 pages.LE MONDE A ENCORE UN VISAGE, par François Relchenbach, Éditions Stock, Paris, 1981, 262 pages.NOSFERATU.par M.Bouvier et J.-L.Leutrat, Éditions Gallimard, collection «Cahiers du Cinéma», Paris.1981, 452 pages.NUITS BLANCHES, par Jérôme Prieur, Éditions Gallimard, collection \u2022 Le Chemin», Paris, 1980, 392 pages.OEUVRES CINÉMATOGRAPHIQUES I, 1938-1959, par Jean Giono, Éditions Gallimard, collection «Cahiers du Cinéma», Paris, 1980, 314 pages.OTTO PREMINGER, par lui-même, Éditions J.C.Lattes, collection «Cinéma et Littérature», Paris, 1981, 222 pages.PASOLINI, séminaire dirigé par Maria Anto-nietta Maeciocchi, Éditions Grasset, collection «Figures».Paris, 1980, 350 pages.PATRICK DEVVAERE, par Alain Penso, Éditions Pac, Paris, 1981.236 pages.PIERRE FRESNAY, par Charles Ford, Éditions France-Empire, Paris, 1981,208 pages.SACHA GUITRY, par Henry Dauberville, Editions Acropole, Paris, 1981, 221 pages.SCÉNARIOS, par Werner Herzog, Editions Hachette P.O.L, collection \u2022 Bibliothèque allemande», Paris, 1981, 234 pages.SIR LAURENCE OLIVIER, par Raymond Le-fèvre, Editions Pac, collection «Têtes d'affiche», Paris, 1980,294 pages.SOUVENIRS ÉCRAN, par Claude oilier.Éditions Gallimard, collection «Cahiers du Cinéma», Paris, 1981, 307 pages.TOUS EN SCÈNE, par Vinccnte Minelli, Editions J.C.Lattes, collection «Cinéma et Littérature», Paris, 1981, 411 pages.UN CINÉMA ORPHELIN, structures mentales et sociales du cinéma québécois (1942-1953).par Chris-liane Tremblay-Da-viault, Éditions Québec-Amérique, Québec, 1981, 355 pages.entend bien poursuivre à son propre rythme cette étude momu-mentale du parlant qui devrait le mener au seuil des années 70.L'Amérique latine L'édition française est en grande partie redevable à Pierre Lherminier du niveau d'excellence qui caractérise depuis quelques années le secteur très spécialisé du cinéma.En créant sa propre maison (après avoir longuement oeuvré chez Se-ghers), Lherminier a suscité une émulation parmi ses confrères dont on est en mesure d'évaluer les résultats cette année.En réaction à un rythme de publication effréné en 1980.Lherminier a peu publié cette année.Mais n'y aurait-il par année qu'un seul ouvrage de l'envergure de Les Cinémas de l'Amérique latine, ce serait déjà remarquable.Une pléiade de spécialistes sous la direction de Guy Hennebelle et d'Alfonso Gumucio-Dagron retracent, comme l'indique le sous-titre de cette brique de plus de 500 pages, «pays par pays, l'histoire, l'économie, les structures, les auteurs et les oeuvres» de ce cinéma méconnu.Comme à l'accoutumée chez Lherminier les illustrations abondantes accompagnent le texte et l'explicitent «Que ce livre existe, comme l'écrit avec justesse Louis Marco-relies dans un avant-propos, que vous lecteur, lectrice, puissiez le consulter à votre aise, voire le posséder, constitue déjà un petit miracle.» La qualité de l'iconographie qui orne l'ouvrage très attendu de Max Tessier, (mages du ciné-ma japonais, suscitera sans doute chez tout lecteur cinéphile le goût de mieux connaître cette production.Ce n'est pas seulement pour son exotisme qu'on peut prendre plaisir à parcourir cet ouvrage.J'y ai pour ma part senti d'une façon presque palpable ce côté violent et exacerbé qui caractérise le cinéma japonais.En spécialiste de ce cinéma, Tessier s'attaque pour ainsi dire à toutes les facettes du cinéma nippon, des cinéastes les plus classiques (Ozu ou Mizoguchi) aux plus modernes (Oshima ou Terayama), du film de samouraïs aux monstres de la Toho (Godzilla et compagnie), du film de guerre au cinéma erotique.Du côté québécois Le cinéma québécois fait lui aussi l'objet d'études.Yvan La-monde et Pierre-François Hébert ont voulu écrire en quelque sorte les prolégomènes à toute histoire future du cinéma québécois en offrant aux chercheurs sur un plateau d'argent (en l'occurrence un gros bouquin de près de 500 pages bourré de chiffres) une compilation de tout ce qu'ils ont pu trouver en fait de statistiques sur notre cinéma (en particulier sur le secteur de la consommation) depuis 1896 à nos jours.Ils démentent ainsi l'opinion généralement admise selon laquelle notre cinéma ne disposerait pas de statistiques adéquates.En dépit de son caractère aride et peu propice aux envolées lyriques, cet essai pourrait s'avérer fort utile.Christiane Tremblay-Daviault a cherché à déceler dans les longs métrages québécois des années 40-50 les signes d'une société en plein bouleversement, passant d'un système de valeurs hérité d'une civilisation rurale à un nouveau modèle axé sur les Yvan Lamonde et Pierre-François Hébert LE CINÉMA AU QUÉBEC essai n 5 00 \u2022 7 00 \u2022 9 00 PLAZA ALEXIS tllHOtl-3 ¦ BOHAUEMTURE 2 BROSSARD 2 LUCKY LORE ALTITUDE 3 931-3313 PLACE BONAVENTURE 861-2726 MAIL CHAMPLAIN 465-5906 - \u2014,\u2014_ -\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014.-, A //A JOHN BELUSHI DAN AYKROYD h* m Cette institution est ] leur maison.Ils sont prêts à TOUT ¦ ¦- pour la garder.TAPS ¦MM »wf mti| îm PI ci * cl Aid* Nihon 01 Sum rl Dim 1 00 \u2022 3 00 5 00 \u2022 7 00 \u2022 9 00 lun o Ven 5 30 - 7 30 \u2022 9 30 PLAZA ALEXIS NIHON * 1 I SQUARE DE CAR IE 1 NIVEAU DU METRO ATWATER 935-4246 De cone Square * 1 Sam et Dim 1 30 - 3 30 5 30 \u2022 7 30 \u2022 9 30 lun o Ven : DKARIE SUD DE JEANTAtON 34.-3190 5 30 .7 30 - 9 30 Il GEORGE C.SCOTT TiMOTHY HUTTON Plata Alms Nihon °2 Sam.et Dim.12 00 - 2 20 MA 40 - 7 10 - 9 45 PLAZA ALEXIS NINON \u2022 2 COTE DESftE IGES 2 Cote-dei-Nciget - r Som et Dim 12 10 - 2 30 4 45 - 7 00 - 9 15 fi Dès MERCREDI, le 23 Décembre ! Ion.o Ven.: 4:40 - 7:10 \u2022 9:45 NIVEAU OU MfltO ATWAItl 935-4344 PUZA CÔTI-D&NBGB 735-5537 l«n o Ven 4 45 - 7\"oo 9 15 \"PROBABLEMENT\" il-; y- :\\v; LE MEILLEUR FILM DE L'ANNEE -FRED VAGER.ASSOCIATED PRESS P( n y un s $\\ 1 - t GHOST STORY NEWMAN FIELD 4 * FRED MELVYN DOUGLAS JOHN HOUSEMAN ABSENCE OF MALICE s * Inn BOHAUEflïURE 1 ¦ COTE DES MEIGES 1 PUCE B0NAVENTUIE 861-2726 PLAZA CÔTE-DÎS-NBGES 735-5527 iW Place du Canada Sam et Dim 12 00 \u2022 740 5 00 - 7:20 9:40 Ion.a Ven.5 00 \u2022 7 20 - 9 40 DecarM* Square «2 Sam el Dim 12 45 \u2022 2.50 \u201e\u201e,., .______________________________ 4 50 7 00 - 9 10 VIA CHAT rlAU CHAMPLAIN 1-61 - 4595 DECARIE, SUD DE JEANTAION 341-3190 lun a Vet.5 00 - 7 00 - 9 05» PLACE DU CANADA I SQUARE DECARIE 2 E 4 .cinema LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 DÉCEMBRE 1981 REDS, TAPS ET NEIGHBORS » t t l t \\ t 4 r » t t I 9 * t I I I » r t t ¦ 9 f t a i I » h f Dès onze heures, l'autre dimanche matin, les gens faisaient la queue sur la troisième avenue, à New York, pour voir Reds.Le froid pourtant était vif et la salle n'ouvrait qu'à midi.Pourquoi cet engouement?Le sujet de Reds est provoquant: parler des rouges, des communistes, et en faire les héros d'un film très hollywoodien \u2014 budget de $33 millions, vedettes, tournage en Californie, en Angleterre, en Espagne et en Finlande \u2014 demande un certain culot.Si on court voir Reds, c'est aussi pour Diane Keaton et Warren Beatty qui incarnent les rouges les plus sympathiques que le cinéma américain nous ait montrés.John Reed, surnommé Jack, journaliste américain très à gauche, a eu son heure de célébrité il y a soixante ans.Son corps repose aujourd'hui au Kremelin, à côté des grands de la révolution soviétique.C'est lui que Warren Beatty a choisi comme héros de son deuxième long métrage en tant que réalisateur.En 1915, les rouges n'étaient qu'une poignée d'intellectuels américains épris de justice et résolument opposés a l'entrée en guerre des Etats-Unis.Deux ans plus tard, la révolution russe les enflamme.Ce qui se passait là-bas leur semblait prodigieux.John Reed (Warren Beatty) court en Russie et raconte à chaud dans un petit livre qui deviendra un best seller mondial, /es Dix jours qui ont ébranlé le monde, 1rs événements dont il était le témoin passionné.Warren Beatty a.parait-il, potassé son sujet pendant une quinzaine d'années.Sérieusement documenté, il n'a pourtant pas voulu tourner un film historique.Il a romancé l'histoire et fait de Reds un Jove story facilement comestible.Le personnage de Diane Keaton.Louise Bryant, est intéressant.Louise Bryant se voulait l'égale des hommes, réclamait une liberté sexuelle égale a la leur et entendait faire carrière comme eux.Cette femme déterminée avait des aspirations littéraires.Elle fut journaliste.Sa liaison avec John Reed.son mariage avec lui, son aventure avec Eugene O'Neill, ont fait commérer les salons de l'époque.Les vieux en parlent encore.Beatty en a filmé une trentaine; leurs témoignages annoncent en quelque sorte les chapitres de ce très long film, et.nous sortant un moment de l'intrigue romanesque, empêchent que Reds ne sombre dans le mélodrame.Leurs confidences ressemblent à du poti-nage.Henry Miller.Will Durant, Rebecca West, et d'autres, évoquent leurs souvenirs.La mémoire souvent incertaine de ces témoins très âgés démêle mal les faits des on-dit.Ils ne sont pas tous de bonne foi.Henry Miller a le sarcasme facile.Mais leur de-mande-t-on la vérité?Il suffit d'entendre ces voix cassées, par-foischargéesd'émotion.pourcom-prendre que Reds qui ne prétend pas être autre chose qu'un film de fiction, n'est pas né uniquement de l'imagination de Beatty et Tre- vor Griffiths, les deux scénaristes du film.Producteur depuis Bonnie and Clyde, metteur en scène depuis Heaven Can Wait, Warren Beatty s'en est mis plein les bras avec Reds.Son projet était ambitieux.Il promène sa caméra de Portland à New York, de Paris à Pétro-grad.en passant par les neiges de la Finlande et les sables du Proche Orient.Les grandes scènes historiques ne sont qu'esquissées.On reconnaît au passage Lénine et Trotsky.La fièvre révolutionnaire, à Pétrograd.nous vaut quelques beaux plans de foule.Et la première partie du film se termine aux accents de l'Internationale.11 y a mille sujets de film dans ce film.C'est encore beau qu'ils se tiennent tous.Mais quelques-uns.forcément, sont un peu minces.D'autres m'ont paru inutiles.Beattv a le sens de la nar-rition.Il aime conter une histoire, c'est evident.Il le fait à la manière des conteurs qui ornent leur récit, l'enjolivent si bien qu'on ne distingue plus la realité de la fiction.Je me demandais quelle tournure prendrait le film.Il n'allait tout de même pas faire l'apologie du communisme! Ses rouges étaient bien sympathiques.Trop pour aujourd'hui.Quelle jambette leur préparait-il?Celle, toute trouvée, de la révolution trahie par les révolutionnaires.Et des braves Américains, idéalistes et purs, dont la sincérité a été dupée par les machiavéliques moscovites.REDS, de Warren Beatty.aux Claremont, Loew's 1 et Dorval 1.Je n'étais pas allé à New York pour voir Reds mais pour rencontrer George C.Scott, l'une des vedettes de Taps un film de Harold Becker.La centaine de journalistes invités par la Twentieth Century Fox sont restés sur leur appétit: Scott n'y était pas.Son travail, parait-il, le retenait quelque part en Europe.Dans Taps, il incarne un général américain qui dirige une école où.depuis 141 ans.on accueille les garçons à l'âge où autrefois chez nous ils entraient au juvénat des Frères maristes.Us sont à peine adolescents.Pour ces enfants, le général Harlan Bâche (Scott) est plus qu'un héros, il est l'incarnation même des plus hautes vertus militaires.Courage, honneur, patrie.Ils se feraient couper en petits morceaux pour lui.Dans cet univers clos, tombe une nouvelle qui a l'effet d'une bombe: les civils ont décidé de fermer l'école.Désarroi du géné- ral et des élèves.Us résisteront jusqu'au bout.L'école devient un camp retranché.Armés jusqu'aux dents, les jeunes attendent les civils de pied ferme.Mais ce sont les tanks de l'armée qui se présentent.Le jeu a assez duré.Bas les armes, galopins! Les garçons ne démordent pas: l'honneur commande de tenir jusqu'au dernier homme.Un coup de feu est tiré accidentellement.Un enfant tombe.Ce n'est plus une partie de plaisir, ni même un jeu sérieux.C'est une tragédie.A la fin du film, quand ils capituleront, les enfants auront l'air hagard de ces adolescents qui.avec les vieillards, furent les derniers défenseurs de Berlin et du bunker d'Hitler en 1915.Tops, à ce moment-ci.dénonce le militarisme fanatique.Le rap prochement entre Hitler et le général Bâche, entre l'école militaire assiégée et la capitale du Reich, montre où en sont les Etats-Unis.Mais le réalisateur a voulu nuancer.Il a voulu ménager la chèvre et le chou.Les soldats de la garde nationale venus «libérer* l'école ressemblent aux bons soldats américains qui ont débarrasse l'Europe du tyran nazi.Les militaires, en fin de compte, ne seront pas mécontents du film.En conference de presse, après la projection, le réalisateur a déclare que le colonel commandant les soldats de la garde nationale chargée de faire plier l'échiné aux enfants représentait le bon sens et la raison (-.probably the cleanest voice of reason in the film.») Il ajoutait \u2014 comme si on ne s'en doutait pas \u2014 qu'il ne croyait pas trahir les militaires avec son film.Il a raison.Avec plus de courage.Taps aurait été bien meilleur.TAPS, de Harold Becker, aux Plaza Alexis-Nihon 2 et Côte des Neiges 2.Puisque nous étions à New York, la Columbia Pictures en a profité pour nous montrer Neighbors une comédie réalisée par John G.Avildsen et mettant en vedette John Belushi et Cathy Mo-riarty.Quelle déception! Pas un comédien qui joue bien dans ce film dont la mise en scène est pitoyable! Belushi habite en banlieue.Seul avec sa femme, il s'ennuie.Arrivent de nouveaux voisins qui vont bouleverser sa vie.La femme (Cathy Moriarty, qui a fait des débuts remarqués dans Raging Bull) lui saute dessus, le mari (Dan Aykroyd, que l'on a vu dans Love at First Sight et The Blues Brothers) tourne autour de la femme de Belushi et s'installe dans ses pantoufles.Le gros comique ne me déplaît pas.Mais il est ici d'une telle énor-mité qu'il se détruit lui-même.Ce qui devrait être drôle devient navrant.NEIGHBORS, de John G.Avildsen.au Plaza Alexis-Nihon 1 et Décarie 1.ABSENCE OF MALICE Du bon journalisme « » \u2022 r i » r ft » f t, r ¦ f ¦ i ¦ t t fe | t \u2022 t t \u2022 I l I t ¦ ¦ i » » f I * Le cinéma américain rendait il y a quelques années un hommage non équivoque à la presse de ce pays avec Ail The Presidents Men, un film qui vantait le courage et la ténacité de ces deux journalistes qui renversèrent avec leurs articles le président Nixon.Avec Absence of Malice, le réalisateur Sidney Pollack fait entendre un son de cloche très différent: il montre que le journalisme, s'il mène à tout, emprunte parfois des voies bien peu orthodoxes.LUC PERREAULT__ L'action se passe dans la salle de rédaction du Miami Standard.Magan Carter (Sally Field), reporter à ce journal, publie un article qui fait la manchette de son journal.On y révèle que le gouver nement mène une enquête sur un importateur d'alcool (fils de bootlegger), Michael Gallagher (Paul Newman) qui serait soupçonné d'avoir trempé dans l'assassinat d'un leader syndical.L'article du reporter, qui fera la manchette du journal, provoquera la colère de l'homme d'affaires: pourquoi enquète-t-on sur lui?Tous les faits rapportés dans l'article sont exacts, sauf l'essentiel: il n'est pas impliqué dans l'affaire dont on le soupçonne.Mais allez donc prouver votre innocence quand un article de journal vous a déjà condamné sans appel.Que l'on soit journaliste ou simple lecteur - mais avec un intérêt bien différent selon le point de vue \u2022 Absence of Malice suscitera des interrogations fécondes.En ce Paul Newman et Salley Field sens, c'est du bon journalisme.Le scénario a d'ailleurs été écrit par un journaliste de métier, Kurt Luedtke du Detroit Free Pree.s.Il parle en connaissance de cause: il fut au début de sa carrière reporter au Miami Herald et l'un de ses articles lui a valu le genre d'ennuis que connaît Sally Field dans le film.La question qui tracasse Luedtke et que pose Pollack, c'est celle que se posent quotidiennement les journalistes dans l'exercice de leur profession: où commence et où s'arrête leur responsabilité?Le public lecteur a-t-il le droit de connaître toute la vérité, surtout si cette vérité, une fois dans le journal, risque d'entraîner des conséquences graves dans la vie de certains individus?Malgré tout, la faiblesse du reporter d'Absence of Malice se répercute sur le film lui-même.En voulant montrer d'une façon explicite les conflits qui s'agitent dans la tête de Magan Carter, Pollack en a fait un être superficiel, incapable de jugement, dominé par l'idée du scoop à tout prix et qui, de surcroît, se laisse manipuler par un enquêteur ambitieux.Mais certaines séquences son! très réussies.S'il existe des cours de déontologie pour les journalistes, il faudrait y projeter, notamment, certaines scènes où le reporter discute avec le conseiller juridique.La confrontation finale entre le juge, le district attorney, l'enquêteur, le reporter et la victime constitue par ailleurs une pièce d'anthologie: on croirait assister à un dénouement à la Agatha Christie.Le dialogue y atteint des sommets de précision et d'efficacité.ABSENCE OF MALICE, de Sidney Pollack, Place du Canada et Décarie Square.John Reed (Warren Beatty) et Louise Bryant (Diane Keaton) se retrouvent après une longue et douloureuse séparation, dans «Reds».Len primeur ABSENCE OF MALICE Film américain (1981) do Sidney Pollack.Scénario: Kurl Luedtke.Images: Owen Rolz-man Montaqo: Sheldon Kahn Musique Dave Grusin.Avec Paul Newman.Sally Field.Bob Balaban.Melinda Dillon.Luther Adlcr.Oarry Pnmus 116 mm Decarie 2 Ht Place du Canada (Pour tous).Un chef syndical ayant été assassine, les soupçons se portenf sur un cerfain Michael Gallagher (Paul Newman), un honnête homme don! le seul tort était d'avoir eu pour pere un des caïds de la pègre de Miami.Une journaliste dévorée d'ambition (Sally Field) suit l'affaire de près, incrimine Gallagher dons son journal, provoque le suicide d'une innocente |cune femme et, voyant qu'elle s'est fourvoyée, donne à Gallagher les ormes lui permettant de se venger.UN AMOUR INFINI (Endless Love) Film américain (1901) de Franco Zeffirelli Scénnno Judith Rascoe.d après un roman de Scott Spencer.Images Davici Watkm Montage: Michael J Sheridan Musique: Jonathan Tunick Avec Brooke Shields.Martin Hewitt.Shirley Knight.Don Murray.Richard Kile/.Beatrice Straight 110 mm Born 1, Mercier, Odeon-Laval 2, Odeon-Brossard 3.Cremazie et Verdun (14 ans) Brooke Shields et Martin Hewitt sont, en quelque sorte, des Roméo et Juliette à la sauce moderne.Il est si amoureux qu'il ne supporte cas de vivre sans elle.Elle est plus philosophe.Les parents de la \\cune fille ayant interdit à cet amoureux transi de mettre les pieds chez eux, le garçon, fou de rage, mot le feu à la maison.Et cette belle histoire d'omour vire au drame psychologique.L'ANNÉE PROCHAINE SI TOUT VA BIEN Film Irançais (1981) do Jean-Loup Hubert Scénario Hubert, josiane Balasko et Gérard Zmgg.Images* Robert Ala/raki Montage Hélène Viard Musique Vladimir Cosma Avec Isabelle Adjani.Thierry Lhormitte.Marie-Anne Chazel.Michel Dussarat.Bernard Crommbe.95 mm Palace 6 et Lovai 4 (Pour tous).Une comédie dons laquelle Isabelle Ad'\\ani incarne une jeune femme qui gagne la vie du ménage pendant que son copain ronge son frein en attendant de connaître la gloire avec ses bandes dessinées.Elle veut un enfant.Il n'en veut pas.Us se séparent, se retrouvent, se marient.Le succès vient ou jeune époux.Le voilà transformé, et tout disposé à être père.Ainsi va la vie.C'EST SURTOUT PAS L'AMOUR (Not A Love Story: A Film About Pornography) Film canadien (1981) de Bonnie Sherr Klein Images: Pierre letorte Montage Anne Han-derson.Avec Linda Lee Traccy.Kate Millett.Kathleen Barry.Susan G'itfin.Robin Morgan.Margaret Alwodd.Mark Rosen.70 mm.Clno-plex 1 (18 ans) Un documentaire sur fa pornographie et les femmes, produit par l'Office national du film et réalise par Bonnie Shcrr Klein.Une ancienne strip-feaseuse nous sert de guide auprès des gens du métier.Quelques féministes célèbres donnent leur avis sur la pornographie.Et des images (photos, films ou spectacles) montrent de quoi il est question.COUP DE TORCHON Film français (1981) de Bortrand lavornier.Scénario Tavernier et Jean Aurencho, d'après le roman «Pop 1280* de Jim Thompson.Imagos: Pierre William Glonn Montage: Ar-mand Psenny Musique* Philippe Sarde Avec Philippe Noiret.Isabelle Huppen.Jean-Pierre Mariello.Stépnano Audran.Eddy Mitchell, Quy Marchand.Irèno Skoblino.128 min Place Ville-Mario 1 (Pour tous).Pour son huitième long métrage, Bertrand Tavernier %'est Inspiré d'un roman noir américain.L'action, dons le film, se sitve en 1938 en Afrique.Philippe Noiret incarne un chef de police, dans un petit bled, qui règle sos comptes à coups de carabine.Il a une femme acariâtre (Sfc-phone Audran) et une maîtresse agui-chante (Isabelle Hupperl) dont il zigouillera le mari.Jean-Pierre Mortelle tient dons ce film le rôle d'un homme assassiné et celui de son jumoau venu enquêter sur la mort de son frère.LA GRANDE ZORRO (Zorro, the Gay Blado) Film américain (1081) de Petor Modak.Scéna- rlo: Hal Dresner.Greg Alt.Don Mcnarty et Bob Randall, d acres un personnage ere*1 uar Johnston M McCulley.Images John A Alonzo Montage Pembroke J Herring et Hillary Jane Kranze.Musique Ian Fraser Avec George Hamilton.Lauren Hutton.Bronda Vaccaro.Ron Leibman.Donovan Scott.James Booth.Helen Burns 90 rr MLXTOU Mu«kJ» dp KOLAS SAMUEL el Thr^ie ooa» rVu*c oy Cut hjm^Cos^oacJ by A*«oc Crto Product* DANNY DANIELS MARVIN HAMIISCH and BILLY MAY BOB MACKIE KEN ADAM Editoatv O'ectcvof P^crfogr3Dr>/ RICHARD MARKS GORDON WILLIS DENNtS POTTER RICHARD MCCALLUM NORA KAYE & HERBERT ROSS HERBERT ROSS ORIGINAL SOUNDTPACK ALBUM ON WAPNEP BPOS RECORDS AND TAPES METPOCOlG \u2022 * MGM MGM 0 ¦\u2022^\u2022jv IT* United Artists United Aftitti ax PALACE 2 n©l LaCité 1 LOEWS: 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30.Somedi, dernier spectacle à ll.30.SNOWDON: Samedi, dimanche: 12.30,2.15,4.00,5.45,7.35,9.20.Lundi à mercredi: 7.35,9.20.DOR VAL: Somedi, dimonche: 1.00,3.00,5.00,7.00,9.00.Lundi à mercredi: 7.00,9.00.ncç ai i toiipn'f-ff if EMdliM^l _ PALACE: 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00, sam.dernier spectacle 11.00.LA CITÉ: SAM.DIM., 1.10, 3.15, 5.20, 7.25, 9.30, LUN., À MER., 7.25, 9.30.Bi4 2829 LOEWS 2 I® 954 STf-CATHfMNE 0, MI-74J7 PEEL SNOWDON 5225 DE CARIE 412-1322 D0RVAL 3 260 AVE D0RVAL 6311516 & PALACE 2 DW 698 STE-CATHESME 0.866-6991 McflLL LaCité 1 3575.AV DU PARC 844 2829 Of LE MEURTRE DU SIÈCLE.LE SCANDALE DU SIÈCLE.L'IDYLLE DU SIÈCLE.ET ON N'ÉTAIT QU'AU DÉBUT DU SIÈCLE RAG1IUE with MUES CAGNEY Musicby RAHOYNEWUAN byHOOCIOftOW f UNS PRESENIS AVIL (iimih mm KEiWEiH m» uuies on mmwm m i rouies uarysteenburgen farine Producers MICHAEL M and BERNARD WIUUMS Screenplay by MICHAEL WEUER Erom the Ko^el Ragtime Directed by MHOS fORWAN Read Ibe Bantam Book Soundtrack Album on [lektra Records and Tapes] Copyf.gM CMCMLXXXlby Pâ-*mounl Pidu^lCo't.O'âlO\" All fl.gr.ts RftCI »tO « DAD A UAI1PU J pi' [|'*| Samedi et dimanche: 12.30,3.20,6.10,9.00.Lundi à mercredi: 6.10,9.00.LE CINEMA WESTM0UMT SQUARE 911 2477 r 18ans Adultes O \"5 ¦ \\ \u2022\u2022\u2022\u2022 .v ¦ \u2022 ¦ \u2022 \u2022 r> .v ¦7> .i, wm m- ¦ M 1 1 v Burt est Sharky.Personne n'affronte «Sharky's Machine».(3URJ REYNOLDS SHARKY^ MACHINE BURT REYNOLDS - -.-^'SHARKVS MACHINE' su.* VITT0RI0 GASSMAN \u2022 BRIAil KEITH-CHARLES OURNING EARL HOLLIMAN \u2022 BERNIE CASEY\u2022 HENRY SILVA-DARRYl HICKMAN -RICHARD UBERT1NI «.iRACHE).WARD,.tomiw SNUfT GARRETT WILLIAM A FRAKER.A.S.C GERALD Dl PEGO BmI ut>i» e» rwe t»WILLIAM OIEHL iNon.-aib.HANK MOONJLAN o^-w^BURT REYNOLDS \u2022m- Q .« .PALACE: 1.00, 3.10, 5.20, 7.30, 9.40.Samedi, dernier spectacle à 11.50.KENT: Samedi, dimanche:'! 2.30, 2.40, 4.50, 7.10, 9.30.Lundi à mercredi: 7.10, 9.30.DORVAL: Samedi, dimanche 12.15, 2.30, 4.45, 7.05, 9.25.Lundi à mercredi: 7.05, 9.25.h PALACE 1 Dl® 691 STE-CATXWNE 0.NHN1 KENT 1 6100 SHERBROOKE 0 489 9703 DORVAL 2 260 AVE OORVAL 631 ISIS \u2022 E 10 aurs councils à clous f m Qinémas tynis POUR TOUS \u2022 v y * _ ¦ v TECHNICOLOR United Artists MEK\\I STREEP JEREMY IRONS » KAREL REISZ nu THE FRENCH UELTÏMNTS WOMAN* LEOMcKERN HAROLD PINTER JOHNFOHIES CARL DAVIS LEON CLORE KAREL REISZ t SAM.DIM.12.10, 2.20,4.30,7.00,9.15, lUN.o MER.7.00,9.15 AVENUE 1224 AVE GREENE 937 2747 R« f*Wa«ni bv Paramount Pâture OMCMXLIX Walt Ditrwy Production» VAN HORNE: SAM.DIM: 12.30,2.10,3.55,5.40,7.20,9.05, IUN.à MER.7.20,9.05, FAIRVIEW: SAM.DIM.12.45,2.30,4.10,6.00,7.40,9.15, LUN.a MER.6.00,7.40,9.15 VAN HORNE FAIRVIEW 2 6150 COTE DES NEIGES 731 8243 TRANS CAN S S?697-8095 Depuis «Autant en emporte le vent», il n'y a pas eu d'épopée romantique comme POUR TOUS WARREN BEATTY DIANE KEATON K «a ¦ REDS \u2022 WARREN BEATTY- DIANE KEATON \u2022 EDWARD HERRMANN -JERZY KOSINSKI JACK NICHOLSON \u2022 PAUL SORVINO \u2022 MAUREEN STAPLETON \u2022 PHOTOGRAPHY BY VITTORIO STORARO EDITED BY DEDE ALLEN \u2022 ORIGINAL MVSIC BY STEPHEN SONDHEIM - ADDITIONAL MUSIC BY DAVE GRUSIN PRODUCTION DESIGN BY RICHARD SYLBERT \u2022 COSTUME DESIGN BY SHIRLEY RUSSELL - WRITTEN BY WARREN BEATTY AND TREVOR GRIFFITHS \u2022 PRODUCED AND DIRECTED BY WARREN BEATTY ^u^semmuxonco^u^utcoBKMiDiAta.\u2022\u2022 » ^ LOEWS 1 © 954$Tï-CAT>«BNIO.Ml7437 PEEL CLAREMONT 5038 SHERBROOKE 0 48S-7395 OORVAL 1 260 AVE DORVAL 63( 8586 ?REPRÉSENTATION RÉSERVÉE - BILLETS $5.00 ?Fauteuil garanti mais non réservé LES BILLETS SONT EN VENTE DÈS MAINTENANT AUX GUICHETS OU PAR TÉLÉPHONE HORAIRE LOEWS: TOUS LES JOURS À 14h.ET 20h.(25 décembre à 15h.et 20h.) CLAREMONT ET DORVAL: DU LUNDI AU VENDREDI à 20h.SAM.etpiM.à 14h.et 20h.(25 décembre à 15h.et 20h.) DU 28 DÉCEMBRE AU 1er J AN VIE R à 14h.et 20h.24 DÉCEMBRE - PAS DE REPRÉSENTATION AU CLAREMONT ET DORVAL Laissez-passer et cartes de l'Âge d'Or non acceptés LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 DÉCEMBRE 1981 9cinémas 2001 UNIVERSITÉ COIN de MAISONNEUVE 849-4518 ANGL.12:10, 2:05, 4:00 5:55, 7:50, 9:45 REPRESENTATION SUPP.SAMEDI À 11:35 AU-DELÀ DE LA SCIENCE-FICTION 12:30, 2:15,4:00, 5:45,7:30,9:15 REPRÉSENTATION SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI A 11:00 OSCAR DU MEILLEUR HLM ÉTRANGER 1981 \u2014 EN RUSSE, SOUS-TITRES ANGLAIS 12:35, 3:20,6:00, 8:45 Sot BtUEYE TEARS l'( X V HUN 3e 6:25 8:10 9:55 «BRILLANT.CE HLM EST UNE PERLE D'HUMOUR» DAVID ANSEN, NEWSWEEK REPRÉSENTATION SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI À 11:40 Walt Disney Productions' DEUX AMIS QUI DEVRAIENT SE DÉTESTER 12:30, 215, 4:00, 5:45,7:30,9:15 SUPPLEMENTAIRE SAMEDI À 11:00 «The and the Il * V ii a n ANGL.S.TA.«UNE CRUAUTÉ SEREINE ET CONSTERNANTE» Serge Dussoult, LA PRESSE 12:20, 2:40, 5:00, 7:30, 9:40 SUPPLÉMENTAIRE Tmk f SAMEDI À l^nfl As ' 11:50 [IB\\V / MvfSHOAfiO \\ ( S^CiA* l|$trvAl ret/f 1 flfi /lute à six l'CX'K [( H s \u2014 EN FRANÇAIS \u2014 EN MATINÉE SEULEMENT «DEBORDANT D'ÉNERGIE.BABYLON VIBRE AU RYTHME ENTRAiNANT DU REGGAE.» Jim Monte FESTIVAL OF FESTIVALS 12:50, 2:40, 4:30, 6:20, 8:10.10:00 REPRÉSENTATION SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI À 11:45 ANS J î55 L Office national du film du Canada présente ta version française de NOTA LOVE STORY C'EST SURTOUT PAS OE L'AMOUR REPRESENTATION SUPPLÉMENTAIRE SAMEDI À 11:55 un film sur la PORNOGRAPHIE National Office Film Board national du film of Canada du Canada /4U.DELK DU REEL KEN RUSSELL i wiiiiiiiiy ' 1 ^^^^^ E^flflHS IW^BWSbC l'enfant lumière le paradis 2 14AIMS S ^ mmn mim mmrv UneEpée.l^ forgée par un Dieu ferment de F Avenu: force vive d'un Roi EXCALIBUR Les monstres sont toujours vivants Z' tncTemqie spéciale IBaims m Les petites chéries le paradis 3 l'Argent Jeunes Filles du Plaisir sans Voile WWW JERRY LEWIS le paradis 1 Burt Reynolds Roger Moore _________________\u201e\u201e.__.______ Farrah Fawcett 1215 ru* Hoc*»*»* 354-0110 Dom DeLulse Dean Martin Utt CANNONBALl RUN ornera 1 || CENDRILL0 SAM.à MERC: 12H30, 2H45,4H45, 7H.Jeu.et vend.24 et 25 dec.: FERMÉ \u2022 » JOYEUX NOËL TtL:?Mmta:;«» 1 U PRESSE' MONTRÉAL, SAMEDI 19 DÉCEMBRE 1981 L\u20ac5 CIMCPW5 Î^J FRrVICEFILn WM/S ATf/V C7?0//?£Z PAS VOS YEUX' Un Assassin GIGANTESQUE nST Un MONSTRE Marin.\" ^'^ratt ALICE COOPER ^ in .Welcome to my Nightmare* ROLLING STONES CINÉMA.E PWEZ-VPUS in (LADIES UNO GEMTLEMEM\" tout Ut toirt: 9hl5 Ttl 272-10EO les MACHOIRES de L'EPOUVANTE 1 L Une bete préhistorique revenue « I jqedel jtome Les Bolides S'envolent st-dénis 2 AUSSI* y 2e FILM EROTIQUE OANS CHAQUE CINEMA VIDEOCASSETTES' EW VENTE EN PRIMEUR changes rotëques 18 ANS 4519 PAP1NEAU com Mont ROYAL Dès 12h 527 863S 2FILMS EROTIQUES DANS CHAQUE SALLE Ép * ¦ JE NE SUIS PAS \"UN-M ANIMAL! «te ' K JE SUIS E UN ETRE 5117 PARK 844 1932 NOUVELLE ADRESSE pussycai '\u2022i MIRENT 845 S71S ¦ ¦ » ii » « 1 \u2022\u2022' 4 \u2022 CASSETTES VIDÉO À VENDRE M0H7EZ AU S£Pî/ÈM£Ci\u20acU VT [î PfCCADJ m I8ans HUMAIN! JE.SUIS.UN HOMME.\" L'Hûnnivii^ Paramount présente une Production avec Anthony Hopkins et John Hurt Anne Bancroft John Gielgud desjardins 1 avec CAROLE HAEE MARTHE FLYN CETTE MfiLiCiEUSE MARTINE COMMODORE 5780 0 BOUl G0UIN 334 8560 c- \\ 2 SUÉDOISES A PARIS ¦ Apocalypse Now (Falrvlew 1) - La guerre dans ce qu'elle a de démentiel, montrée par un cinéaste de génie, Francis Ford Coppola.Une allucLnante descente aux enfers.Avec des êtres déchirés, les nerfs à vif, qui cherchent on ne sait quelle Jouissance, on ne sait quelle exaltation, dans la cruauté la plus gratuite et la plus inhumaine.Martin Sheen est chargé d'exécuter un officier américain (Marlon Brando) dont la déchéance inquiétait l'état major: Brando s'était créé dans la jungle cambodgienne une petite armée d'indigènes qui l'idolâtraient et s'étaient fait connaître un peu partout par leur extrême cruauté.Un des grands films de notre époque.¦ Beau-père (Palace 5) - Après la mort de sa mère, une adolescente se retrouve seule avec son beau-père qui a le double de son âge.Elle en devient amoureuse, lui fait part de ses sentiments et de son désir de coucher avec lui.Le beau-père lève les bras au ciel.Mais ce n'est pas lui qui aura le dernier mot.Un regard lucide sur les êtres, un film intelligent, imprégné de cet humour caustique propre à Bertrand Blier.¦ The French Lieutenant's Woman (Avenue) - On tourne en Angleterre un film dont l'héroïne, Sarah, attendait un lieutenant français avec qui, prétendait-elle, elle s'était compromise.L'histoire se situe en 1867 et à cette époque une telle conduite ne se tolérait pas.Sarah passait pour une moins que rien.Mais un jeune savant devient éperdument amoureux d'elle.Réalisé par Karel Reisz, le film montre à la fois les péripéties /un tourauge et le film dans le film.Le scénario écrit par Harold Pinter esl tiré d'un bfsi seller de John Fowles qu'il n'était pas facile de porter à l'écran.Le pari n'est qu'à demi réussi.¦ Garde à vue (Berri 5) - Un soir de la Saint-Sylvestre, un inspecteur de police (Ventura) inter- 13:00, 15:35, 18:10, 20:45 BASILAIRE 1 788-3141 POUR TOUS UN FILM CHOC!.DES HOAiAIES LIVRES AUX MAINS DES MAiâUil CARLOS SAURA Noces desang pj Antonio Cadet .Federico Gètctê Lorca «RODAS (il SAN< îRl desjardins 4 8 ASILAIRE 1 288 3141 réjouissez -vous ! elles sont pleines de joie de vivre.Ritwtil Si DENIS et BELANGER 7113»25 Dèi lOh À L'AFFICHE 59ST CATHERINE E 288 5513 Si Laurent 18 ont odul tei T 1 CLAUDIO AVEC CLAUDIA REINER RITAFLEMMING BRFNDASMITH SHARON TRACY 1JOU 5030 RUE PAPINEAU 527 9131 desjardins 3 CERTIFICATS BASILAIRE 1 288 3141 ANGLAIS Rltmti 21 S« Of NISttBllANGf R!7?Jllf» 1775 BM Si lAUftfNTUi JISI Cadeaux Pour vos amis et employés disponibles en valeur de 10 et de 25 dollars roge un notaire (Ser-rault): u-t-il, oui ou non, tué et violé deux fillettes?A la manière de Simenon, Claude Miller utilise l'Intrigue policière pour explorer la psychologie de ses personnages.Il y réussit assez bien en dépit des pièges d'un scénario qui limite l'acUon à un huis-clos proche de la scène théâtrale.¦ Hair (V.fr.: Berri 4 et Place Longueuii 2) - Porter à l'écran la célèbre comédie musicale qui représentait l'esprit de contestation des années soixante semblait impossible.Milos Forman a réussi le tour de force il y a deux ans.Et sans .'\u2022v,SA- CHEZ LA MÈRE TUCKER 1175.CARRÉ DU BEAVER MAU 866-5525 trahir l'esprit de la pièce.Il faut espérer que la version française ne lui soit pas préjudiciable.¦ Heavy Metal (Cine-plex 6) - Un long métrage d'animation réalisé au Canada par Gerald Potterton, qu'est-ce que ça donne?Un film plus proche de Ralph Bakshi que de Walt Disney.Une boule verte aux effets maléfiques sert de lien entre une demi-douzaine d'histoires plus ou moins sombres qui ont, à vrai dire, peu de choses en commun.Le film est de qualité inégale.Il a tout de même quelques bons moments.¦ L'Homme éléphant (V.fr.: Desjardins 1) - A Londres, sous le règne de Victoria, un être monstrueux, dont on n'était pas sûr qu'il fut humain, était exhibé dans un cirque.Le beau monde s'intéresse au phénomène.Un médecin se passionne pour le cas.Du cinéma fantastique, en noir et blanc, tourné avec beaucoup du pudeur par David Lynch.L'histoire, soit dit en passant, est authentique.¦ Moscow Does Not Believe In Tears (V.o.j avec s.t.angl.: Clneplex 2) - Trois filles arrivent I Moscou et rêvent chacune d'une vie différente^ On les retrouve vingt ans plus tard.L'une occupe un poste Important dans l'industrie, l'autre a fait un mariage malheureux: et la troisième mène une vie popote.Une comédie qui se veut une étude de moeurs sur le Moscou contemporain.Amusant.en E 13 SEULEMENT LES DAMES» INVITENT À DANSER Sur présentation de cette annonce par les dames, carte féminine gratuite du feudi au dimanche indu si voment 9h30 p.m.à 2h30 a.m.pat de jeans le veston peut être exige 1125 ouest, rot ShtnVookt (anae Peel) LE VÉNUS f WV-Dw CLUB RAPtt*AU2 Des 12h Dès lh omega SEULES LES DAMES INVITENT A DANSER \u2022'Defense formelle oui hommes d'ifSVitei a don%or» 9h30 p m o ?h30 a m Su» prcM'ntation de cette annonn- par les dame\\f torteieminme gratuite J & G DISCO CLUB du M'udi nu vandi (f»t les dimonchcv dv lonq conqi- 50 1 8A, boul.Decarie (ongle Ooee>n Mory LE C-PLUS DISCO CLUB \\e\\ wf ndr+d'* et vam«*di\\ * 6532, rue Popineau (ongle Beaubienf Pianissimo.toute l'histoire (J.P.B.) \u2014 Ceux qui auront déjà vu ce jeu auront fait ou renoué connaissance avec un vieux jeu; celui du piano.J'ai vu ce jeu pour la première fois de ma vie au début novembre 1981, c'était à l'hôpital où je travaille.Il s'agissait d'un jeu fabriqué par le grand-père d'une infirmière.Je l'ai trouvé très beau et je me suis dis que si j'en fabriquais avec un couvercle, il serait beaucoup plus pratique.Aussi, j'ai voulu le présenter en trois essences de bois: le pin pour le boîtier, le chêne et le merisier pour les pièces.De plus, il fallait renouer avec notre vieille tradition de conteur d'histoires.J'ai donc essayé pour «le fun» de raconter une histoire de déménagement de piano particulièrement ardue tout en manipulant les pièces.Il ne faut sortir aucun meuble de la pièce et de plus, trouver, au milieu du déménagement, le moyen de remettre le banc du piano devant le clavier pour permettre aux enfants de pratiquer leur heure journalière pendant que nos deux déménageurs vont manger.En position finale, soit, la position de sortie du fameux piano de la pièce, j'ai ajouté sur les pièces, différentes cartes géographiques.Cela peut être fait par «collage» de cartes, photos ou dessins d'animaux sur les pièces à n'importe quel stade du jeu.Cela vous le faites vous-même avec vos enfants.Ce jeu prend alors une dimension beaucoup plus vaste qu'une simple performance rapide.Vous faites cela bien sûr, mais en plus, vous démontrez vos talents de conteur d'histoires et vous ou vos enfants apprenez ou réapprenez la géographie d'une façon très amusante.Alors voilà ce que je propose.Un jeu pianissimo de «ma» fabrication avec un cahier de documentation.L'historique du jeu, l'histoire du déménagement avec un tableau en vingt-cinq positions pour synchroniser l'histoire avec la manipulation et d'autres idées pour le compliquer à l'infini.Mon objectif est de 10,000 jeux à $10.00 pour établir une production rentable.Mon nom d'artisan est Roof Bélisle.Ce sont les noms de famille de ma mère et de mon père.Je ne les appose pas sur n'importe quoi, et je ne crois pas vous offrir n'importe quoi.Pour vous procurer un jeu pianissimo, vous n'avez qu'à envoyer un chèque de $10.00 au nom de ROOF BÉLISLE 1457A, rue Plessis, Montréal,Que.H2L2X2 525-1123 Vous recevrez le tout après les Fêtes JOYEUSES FÊTES Jean-Paul Bélisle Montréal e e' *4 - i \u2022 ' r } M \u2022 \u2022 \u20221 S J.m \u20221 1 -fi s> I E 12 ARTS LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 19 DÉCEMBRE 1981 L'AUTRE AVENTURE DE MOLINARI Dessinateur, calligraphe et quand même peintre Sortir d'uni» exposition de Guido Molinari, c'est avoir l'impression de sortir d'un monde, d'uni» totalité organisée se suffisant à elle-même, d'une expérience artistique dont les composantes ne cèdent en rien à la flatterie des foules et au conservatisme L'exposition de ses dessins presentee au Musée des beaux-arts de Montreal possède dans son ensemble cette finesse, cette exigence de rigueur qui porte l'interrogation plastique dans le champ des quoi ions et des problématiques essentielles de l'art contemporain.Avec le langage dépouillé mais jamais austere qu'on lui connaît, avec cette économie de moyens et ce vocabulaire fondamental de l'expérience plastique qui a toujours été sa marque de commerce, les oeuvres sur papier de Molinari nous confirment, après la rétrospective de 1976 réalisée par la Galerie nationale, le role d'avant-courrier qu'a toujours joue ce peintre chez nous.Organisée par le Agnes Etheri-ngton \\rt Centre de l'université Queen a Kingston, l'exposition circule depuis une année dans divers centres d'exposition du pays.Cette tournée se termine ici même à Montreal, là ou toutes ces oeuvres ont vu le jour.Singulière aventure que ces travaux sur papier, à la fois parallèle et concomitante des travaux de peinture.Les premieres oeuvres, celles qu'il a réalisées de 1953 à i959, débroussaillent les grandes idées plastiques qui ont mené Molinari du climat de l'époque automatiste à la mise en forme d'une nouvelle spatialite.Ces premieres oeuvres dessinée- mènent tout droit a la peinture.Plus tard, c'est-à-dire en 1966, 1968.1969 et 1975, seules années ou le peintre revient aux travaux sur papier, les grandes directions de l'oeuvre - tant affirmées, l'artiste dessine en pleine possession de ses moyens.Le caractère expérimenta! des premiere- oeuvres fait plaie au plaisir de l'invention, de la fantaisie dans certains cas (no M), sans pour autant dévier des exigences de la reflexion qu'il s'est toujours imposée.La présence du geste m Ce qui frappe dans cette SUC* cession apparemment logique d'oeuvres, c'est la présence du geste chez un artiste que l'on a L'un des dessins de 1980 que Molinari exposait tout récemment à la galerie Yajima.trop souvent voulu confiner malgré lui dans les territoires de l'abstraction géométrique.La pensée du peintre est beaucoup trop généreuse et magnanime pour se cantonner dans le sectarisme des écoles et des genres Ces dessins, dés le début avec les armes mêmes de ce surréalisme et de cet automatisme que le peintre rejette, s'élancent sur la corde raide d'une extrarodinaire réflexion sur le sentiment du tragique.De quoi d'autre s'agit-il ici sinon de jauger jusqu'où le peintre peut aller dans son geste et sa subjectivité sans pour autant évacuer le parti-pris conceptuel de l'oeuvre! Jusqu'où cette dernière peut-elle donner dans r expressionnisme saris pour autant se perdre dans un pathos débridé?Les avenues explorées par Molinari sont fascinantes et variées.Qu'il dessine en 1953 et 1951 des figures ou des images au caractère végétai, qu'il se risque même a peindre les yeux bandés (no 2) ou qu'il mêle en 1955 l'encre à son propre sang (no 30).il ne perd jamais de vue que ce qu'il tente d'appréhender c'est avant tout son rapport ob* jectif au monde et non l'image illusionniste du réel.Ainsi lorsqu'il trace une ligne, il est clair que selon les oeuvres et les époques celle-ci revêt des caractères différents.Parfois elle ne cerne rien: elle est autoréférentielle; elle ne dessine aucun objet sinon son propre tracé.Ailleurs elle trace de-contours et suggère une image référentielle comme dans l'autoportrait de 1956 (no 37).David Burnett signale avec justesse, dans le remarquable texte qu'il a rédigé dans le catalogue, que Molinari s'élève contre l'espace pictural surréaliste orienté vers l'objet, qu'il évite les constructions intellectuelles des perspectives linéaires et atmosphéri- ques.Dans beaucoup d'oeuvres, qu'il s'agisse des splendides -calligraphies» de 1957 à 1959, des encres de 1955 ou des crayons conté de 1975, l'importance de l'espace blanc entre les traits ou les taches est désormais indéniable.Molinari ne se contente plus de disposer des formes abstraites sur le papier.Il vise a construire un espace relativement unitaire et énergétique.Il se détache en d'autres termes du monde des apparences pour constituer un objet artistique qui ne soit plus un intermédiaire entre les objets du monde et nous mais bel et bien un objet en soi comme tous les objets du monde.L'organisation spatiale dérivée du cubisme, comme le signale encore Burnett, est bel et bien dépassée.Dessin et couieur Le visiteur remarquera d'ailleurs que ce qui caractérise cet ensemble d'oeuvres sur papier, c'est ausi une grande structuration spatiale Déjà, dans beaucoup d'oeuvres des années cinquante, il y a des schemes organisationnels qui annoncent en sourdine les tableaux a bandes verticales et les tableaux obliques.La couleur fait également le partage dans bien des cas entre les dessins et l'oeuvre picturale.Les gouaches de 1957 et 1958, entre autres, abandonnent la ligne au profit du trait large.Molinari ne dessine plus, il crée un espace global.Le blanc de la feuille, dans ce contexte, est de plus en plus perçu comme élément dynamique de l'œuvre et de moins en moins comme fond sur lequel un drame personnel (tragique) se joue.Reste que la trace du geste demeure.Mais cette dernière n'est pas laissée à son seul caractère existentiel.Elle est insérée dans un projet spatial qui traduit une volonté de soulever les masques de nos rapports à l'art et au monde.Molinari n'est pas un artiste qui s'est laissé emporter par les courants artistiques de son temps.La singularité de ses dessins nous le prouve une fois de plus.Si on examine attentivement les dates des oeuvres exposées au musée, on se rend vite compte que beaucoup d'entre elles ont déjà un quart de siècle et qu'elles interrogeaient et contestaient l'automatisme à une époque ou cela était impensable.Ailleurs, d'autres oeuvres plus récentes proposent des vues tout à fait originales sur la modernité.L'oeuvre dessiné tout comme l'oeuvre peint ne se sont ainsi jamais laissé emporter par la vague.Molinari a sans cesse analysé et scruté celle-ci pour souvent lui imposer son propre remou.GILLES MIHALCEAN Enrichir Ice sculpture «Lorsque l'on raconte avec du volumineux, tout se passe en quelques instants: juste le temps de voir.En une fraction de seconde le récit est la, permanent, et selon notre disponibilité il prendra de l'épaisseur, de la lourdeur.» Gilles Mihalcean n'est pas seulement un bon sculpteur, il écrit aussi fort bien.Ce petit extrait d'un texte qui sert de presentation à l'exposition qu'il tient présentement à la galerie France Vlorin résume brièvement la façon dont le sculpteur entrevoit la narration en sculpture.Lui qui ne s'était pas manifesté depuis cinq années, voilà qu'il nous revient avec quatre oeuvres absolument hors du commun, d'une fraîcheur d'invention surprenante et d'une richesse indéniable.Ces sculptures de plâtre coloré parfois en jaune, rose ou vert ont des allures de petits sites architecturaux miniatures ou se côtoient non seulement divers matériaux tels le bois, la pierre et la fonte mais aussi des moulages qui représentent des éléments aussi dis parâtes que des legumes, une bûche enflammée, des insectes, d'autres végétaux, une bougie d'allumage, une lampe et une patte géante d'oiseau.Ces constructions sont assemblées par l'imbrication soignée des éléments les uns dans les autres.Dans le cas de «Fin août» de 1981 le feu de cheminée moulé sur un bloc rose laisse échapper une fumée de plâtre blanc du plus haut burlesque.Jamais Mihalcean s'arrange pour nous duper.Il ne fait nullement usage de procédés illusionnistes et préfère à tout instant que le spectateur soit parfaitement conscient des composantes structurales et matérielles de ses oeuvres.Lui-même parle «d'une conscience civilisée de l'illusion et du mensonge».Évidemment il est difficile de passer à côté des multiples thèmes et connotations des oeuvres.Les colonnes, par exemple, dans «La Balade» de 1960 et dans «Québec, rue Laporte et les autres» de la même année renvoient à l'origine gréco-romaine de l'histoire de l'architecture occidentale.Les couleurs du pastel sont également pour, quelque chose dans ce jeu de références.Les suggestions organiques, le bestaire, la table avec sa lune et son étoile dans «Si-Placide la nuit» sont autant d'éléments représentatifs aussi évocateurs et poétiques les uns que les autres.Dans cette imagerie sculpturale haute en couleurs, les sources d'inspiration du sculpteur sont incroyablement personnelles, secretes et diverses Sur ce terrain ou la sculpture salue au passage l'architecture, où elle salue même un certain kitsch de plus en plus à la mode, nous voilà en présence du dernier cri de l'éclectisme sculptural.À l'ère de la sculpture post-moderniste, dans le courant des métamorphoses d'un art porté aux nues pendant toute une génération, les récents travaux de Gilles Mihalcean ne m'apparaissent nullement comme étant un état de récession de la sculpture moderniste.Ils sont au contraire un effort considérable d'enrichissement de cette dernière.GILLES MIHALCEAN, sculptures récentes, à la galerie France Morin (42 ouest, avenue des Pins), jusqu'au 22 décembre 1981.Il y a quelques jours la galerie Yajima présentait quelques dessins de Molinari et certains tableaux sombres datés 1981.Les dessins, qui étaient loin d'être un retour à l'automatisme malgré ce que certains commentateurs ont dit.signifiaient jusqu'à quel degré de raffinement Molinari pouvait pousser une réflexion plastique.Plus élégants en un sens que ses travaux antérieurs, ils n'en demeuraient pas moins la démonstration d'une force de renouvellement indéniable chez un artiste qui peint depuis plus de trente ans et qui n'a pas encore cinquante ans.Quant aux derniers tableaux, ils constituent tout un autre chapitre d'une même prodigieuse histoire sur laquelle il faudrait revenir plus longuement.OEUVRES SUR PAPIER DE MOLINARI, au Musée des beaux-arts de Montréal, jusqu'au 10 janvier 1982.Un dessin de 1953, de Guido Molinari.Guido Molinari.Oeuvre sur papier de 1958.INIQUE DES ARTS.De Luther à Ici collection Costakis La Galerie nationale du Canada à Ottawa vient d'annoncer sa programmation pour la première moitiée de 1982.Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'agit là d'une programmation des plus aguichantes.Le public pourra se familiariser avec divers aspects de l'art canadien, de l'art de la Renaissance en Europe septentrionale et de l'art moderne de la Russie sans compter une exposition de photographie de premier ordre.Présentement, et jusqu'au 31 janvier 1982, une très belle collection d'estampes, de dessins et de livres peints à la main du XVIe siècle venue tout droit du musée d'art de Cobourg en Allemagne est présentée sous le titre tonitruant de «C'est un rempart que notre Dieu: estampes, dessins et livres du temps de Luther».Les chefs-d'oeuvre de cette exposition n'ont jamais été vus en Amérique du Nord.L'exposition comprend le plus important groupe de dessins d'Al-brecht Durer existant actuellement en dehors de la ville de Vienne, des dessins uni ques du grand Hans Hladung Grien et un groue d'esquisses du Maître des médaillons de Cobourg, peintre anonyme» de la région du Rhin, ainsi appelé en raison des dessins qu'il exécuta à Cobourg.De plus le 30 janvier prochain un symposium spécial aura lieu a la Galerie nationale sur les courants historiques, reli Hans Baldung, dit Grien.Portrait de Luther avec un nimbe et une colombe.1521.gieux et artistiques de l'époque de Luther.Mais l'événement majeur de ces prochains six mois sera certes la présentation du 25 juin au (> septembre 1982 de la fabuleuse collection d'art russe des années 1910 à 1930 de George Costakis.On sait que cette exposition de 275 oeuvres vient de faire un bruit énorme à New York ou elle fut présentée au musée (Juggenheim.L'époque dont témoignera cette colossale présentation est l'une des plus importantes de l'art de notre siècle.Par ailleurs, du 12 février au 4 avril 1982 une rétrospective de 175 oeuvres du peintre canadien Varley sera mise sur pied.Du 16 avril au 13 juin prochain une autre exposition sera consacrée à l'art québécois.Il s'agit de «Esthétiques modernes au Québec de 1916 ù 1946».Enfin, du 1er mai au 27 juin 1982 quatre-vingts oeuvres illustrant les quarante-cinq années de la carrière du célèbre photographe britannique Bill Brandt feront l'objet d'une présentation.Largillierre dans Le Monde L'exposition Largillierre qui s'est terminée tout récemment au Musée des beaux-arts de Montréal vient de recevoir l'approbation du journal Le Monde dans un long article que lui consacrait le critique d'art André Formi-gier dans l'édition du 3 décembre dernier.Monsieur Fermigier y souligne notamment que l'exposition fait au musée montréalais «le plus grand honneur».L'article intitulé «Les pantoufles de M.Le Brun* souligne que «l'un des mérites de cette très belle et savante exposition» fut «de nous montrer que le protégé de Charle Le Brun, l'ami d'Hyacinthe Ri-gaud, avait été aussi le contemporain de Marivaux».C'est pour le Musée des beaux-arts de Montréal le début d'une consécration internationale bien méritée.Sculpture de Gilles Mihalcean.photo Michel Gravel, LA PR£SS£ ; U «ES».MONTREAL, SAMEDI DECEMBRE .Ml \u2022vousvu?~~\u2014 m E 13 Suite deE 11 Et étonnant de trouver que là-bas, finalement, ressemble à ici.¦ Noces de sang (Desjardins 4) - Un film de Carlos Saura qui est une véritable leçon de cinéma! Il se présente comme la répétition d'un ballet d'après une pièce de Federico Garcia Lorca.Les acteurs sont dans leurs loges.Ils se préparent.La caméra les suit.Le drame se joue.Les mots sont inutiles.Un véritable plaisir pour l'oeil et l'intelligence.¦ Not a Love Story: a Film About Pornography (Cineplex 3.V.fr.: Cineplex 1) - Un documentaire, sur la pornographie et les femmes, produit par l'Office National du Film et réalisé par Bonnie Klein qui s'est personnellement impliquée dans le film.Il est construit comme une enquête: l'ancienne strip-teaseuse Linda Lee Tracey interroge les gens du métier.A cela s'ajoutent des interview» de féministes célèbres.Et des Images (photos, films ou spectacles) montrant de quoi il est question.Pas tant un point de vue féministe qu'un point de vue de femme.¦ Pixote (Cineplex 8) -Pixotc est un gamin d'une dizaine d'années qui traîne les rues de Sao Paolo, au Brésil, et se fait ramasser par la police.Puisqu'il est mineur, on l'envoie dans une école de redressement.La vie y est insupportable.Pixote s'évade avec des copains.Ils volent les passants, s'acoquinent avec une vieille prostituée dont ils dépouillent les clients.Pixote devient assassin.Mais reste d'une incroyable Innocence.Un film sensible et Intelligent, réalisé par Hector Babenco.¦ Prince of the City (Palace 3 ) - Membre d'une escouade d'élite, le policier new-yorkais Clello ne s'occupait que d'affaires importantes, dont le trafic de stupéfiants.Il n'avait, pour ainsi dire, de comptes à rendre à personne.Son palmarès étant impressionnant, il attire l'attention des commissaires chargés d'enquêter sur la corruption policière.Le film est réalisé par un vieux routier, Sidney Lumet, à qui l'on doit déjà sur le sujet un film appelé «Serpico».¦ Raiders of the Lost Ark (V.o.:York.V.fr.: Imperial) \u2022 Un pastiche des «sériais», ces films à épisodes qui, relançant leur héros dans de nouvelle aventures, enchantaient les cinéphiles des années trente et quarante.L'invincible héros du film de Steven Spielberg est un archéologue chargé de retrouver l'Arche d'Alliance enfouie depuis des siècles quelque part en Egypte.Il doit faire vite: les Allemands sont à ses trousses.L'histoire se passe en 1936.Hitler brûle d'avoir l'Arche qui, se- lon la légende, donne à son possesseur des pouvoirs extraordinaires.¦ Salo, ou les 120 tournées de Sodome (V.fr.: Elysée 2) - Le marquis de Sade adapté par Pier Paolo Pasolini qui a expliqué sa démarche de la façon suivante: «Tout le film, avec ses atrocités inouïes, presque irracon-tables, se présente comme une énorme métaphore sadique de ce qu'a été la dissociation nazi-fasciste avec ses crimes contre l'humanité.GALERIES D'ART.: .MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL Château Dufrosno, angle Pio-IX et Sherbrooke Métro Pie-IX \u2014 Tél.: 259-2575 Du jeudi au dimanche, de 1 2h à 17h EXPOSITIONS *La panoplie du fumeur» jusqu'au 31 janvier 1982 Objets d'art reliés à l'habitude de fumer, chiquer ou priser le Résidence bourgeoise du début du siècle.Pièces meublées, décoration d'origine.Objets d'art traditionnels du Québec.Arbres de Noél décorés selon la tradition de différents pà Visites guidées sur demande Café tabac*.vs.\u2022 Carcan 9 Coignard \u2022 Friedlaender 1024 ouest, avenue Laurier Outremont 279-2188 Expositions Images de Charlevoix 1784-1950 Jusqu'au 3 janvier 1982 Projet de la Baie James Jusqu'au 3 janvier 1982 Guido Molinari : oeuvres sur papier Jusqu'au 10 janvier 1982 Toiles des Indes Jusqu'au 17 janvier 1982 Ateliers
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