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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-12-12, Collections de BAnQ.

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[" LA MENACE DE DÉMISSION DE LÉVESQUE DU DUPLESSISME POUR GENS INSTRUITS, LANCE LOUIS O'NEILL ¦ Pour Louis O'Neill, ancien ministre du cabinet Lévesque, la menace de démission du premier ministre est une opération de dramatisation pour faire courber l'échiné au PQ qui rappelle page a îo étrangement l'époque de Duplessis.photothèque LA PRESSE photo LA PRESSE 1$ MONTREAL, SAMEDI 12 DECEMBRE 1981, {-] 97e ANNEE, no 294, 244 PAGES, COl H nTTTj 1 3 CAHIERS LTÛCS ^Montréal Trust PROCLAMATION DE LA CONSTITUTION V iM > : w * Mb ¦ - ANNONCE LE BUREAU DE TRUDEAU photo AP page A 10 ****** JANE FONDA À LA PRESSE LES GROS STUDIOS: DES DINOSAURES QUI VONT DISPARAÎTRE pages C 1 et D 1 ohoto J -Y.Letourneau hm mmm wmmmmmEmmmmmm* .* mm nil mm LA TRAGEDIE CHEZ MOI SE LE GARDIEN DE > L'ENFANT COMPARAÎT page A 2 LEMON] CUELLAR REMPLACE WALDHEIM À L'ONU Le Conseil de sécurité met fin à une impasse de six semaines en élisant un diplomate péruvien, M.Perez de Cuellar, secrétaire général.page F 10 SOMMAIRE Annonces classées: E 2 à E 19, F 1 à F 3 Arts et lettres: C 1 à C 1 2, D 1 à D 20 Bandes dessinées: Z 15 Bricolage: E 4 Carrières et professions: Z 1 à Z 14 Décès, naissances, etc.: H 22 Échecs: Y 14 Economie: A 1 1 à A 1 7 FEUILLETON: E 13 _ # Horoscope: Z 15 Jardinage: E 7 Le monde: F 10 Loisirs et récréation: Y 1 3 Quoi faire en fin de semaine: H 20 Restaurants: D 20 à D 24 Sciences: Z 16 Sports: H 1 à H 10 Télévision: H 16 Télé-câble: H 21 Timbres: Y 14 Vacances-voyages: Y 1 à Y 16 Vivre aujourd'hui: G 1 à G 12 APRÈS LA MORT DE DENNY HART A PAYÉ PRIX AVANT RETROUVER UN PEU PAIX photo UPC page H 3 L'AFFAIRE DU GUATEMALA LE HOLD-UP DE LA BN: < 5 ARRESTATIONS Tau Anka Croxen, témoin important dans le meurtre de la caissière Rachelle Pratte, cherche à se mettre à l'abri des photogra- I Bureau j du Corone?\\ et LES QUÉBÉCOISES SONT EXONÉRÉES DE TOUT BLÂME page A4 ÉDTT0 SUR KADHAFI, ON EN DIT TROP OU PAS ASSEZ par GUY CORMIER page A 6 4 ET SI VOUS DEVENIEZ MILLIONNAIRE?COMMENT RE ACIRIEZ-VOUS ?_ e ON» jfnuNxt i CHAQUE MOIS \u2022 des gros lots de 1 million \u2022 des lots de 100 000$ \u2022 des numéros mobiles \u2022 des lots instantanés jusqu'à 10 000S la seule loterie qui fait des millionnaires uper Lot dimanche LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 DÉCEMBRE 1981 EXEMPLES STIMULANTS Claire Dutrisac nous parle des organismes qui ont gagné' le prix d'excellence Persilliers-Lachapelle.C'est l'activité de leurs comités de bénéficiaires qui Ta frappée.page G 1 LE «BIG BANG» D'où vient l'univers que nous connaissons?Cette question reste sans réponse, mais on commence à beaucoup mieux comprendre ce qui s'est passé immédiatement après le début du «big bang».» page Z 16 LA MISÈRE À NOËL, VERSION 81 L'histoire de Nicole et de Gilles, si elle ne fait pas pleurer, donne à penser.page G 2 m m >\u2022\u2022 i ¦Ai Le chalet de la secte de «Moïse» est gardé jour et nuit par des adeptes pendant l'absence du leader.Les visiteurs doivent s'arrêter à une barrière munie d'un gong d'appel.photo Jean-Yves létourneau, LA PRESSE PLEINS FEUX ¦ Lily Tasso: L'Année des handicapés tire à sa fin, qu'en sera-t-il de nos regards et de nos gestes?¦ Marie-Josee Drouin: Peut-on améliorer le processus budgétaire?¦ Pierre Saint-Germain: Le pire n'est pas inévitable en Amérique centrale.¦ Louis-Bernard Robitaille: Une recette difficile à trouver: donner à la télévision française une raisonnable autonomie.¦ Robert Pouliot: Malgré leur richesse, les émirats de la Fédération arabe dépendent de la présence étrangère.SB Louis Falardeau: Plusieurs partagent la responsabilité \\ du gâchis qui découle de l'affaire des films pornographi- \u2022 ques.Lire également l'historique de cette affaire en page ; A 10.¦ Marc Laurendeau: Rene Levesque devra aussi rééva- * luer ses recours face au projet Trudeau._ % _ : r 1 pages A 7 a A 9 CHRONIQUES Louise Cousineau: Le show de Noël de Perry Como au Québec page H 16 ¦ Yves Leclerc: 80 ans après Marconi, où en sont les «transmetteurs» en communications?pQge A 7 Lysiane Gagnon: Où mène ce psychodrame?page A 9 Pierre Foglia: C'est un retour à Drummondville.page A 4 / LA COTE D'AZUR EN HIVER i Sur la Côte d'Azur, en hiver, c'est la période idéale de ; l'année pour vraiment prendre le temps de rencontrer les gens et pour visiter les musées sans être bousculé par ! la cohue touristique.On voit ici le quartier piétonnier de Nice, la capitale de la Riviera.ge y y LE MYSTERE DU MONT DE L'ÉTERNEL Guy Vire aurait été expulsé de la secte de Moïse peu après la mort du petit Samuel S V NEW CARLISLE \u2014 «Il y a beaucoup de maisons par Ici! Oh que c'est le fun de se promener en «machine»! Je me demande jusqu'où nous irons avant de revenir à la montagne.ANDRÉ PEPIN envoyé spécial de LA PRESSE Un enfant de la secte de Roch Thériault, alias «Moïse», tenait ces propos à un policier cette semaine, quelques minutes après avoir été pris en charge par le responsable de la protection de la jeunesse à Bonaventure, en Gaspésie.La police et les travailleurs sociaux sont intervenus mercredi matin au chalet de la montagne après avoir été informés qu'un enfant de deux ans, Samuel Giguère, serait mort et enterré sur le Mont de l'Eternel après avoir subi des sévices au début de la présente année.«Je n'oublierai jamais le teint jaunâtre de cet enfant qui découvrait tout un univers.Un enfant épouvanté, angoissé, insécurisé comme lui vous donne la chair de poule», expliquait hier ce policier qui a été chargé de transporter les enfants à l'hôpital de Maria mercredi.Deux des sept enfants qui vivaient dans cette cabane en bois rond au Mont de l'Eternel, près de Saint-Jogues, sont d'ailleurs toujours hospitalisés.Ils souffrent de malnutrition, a-t-on confirmé à LA PRESSE hier.Les cinq autres sont placés dans des familles d'accueil de la région, et les autorités du ministère des Affaires sociales à Bonaventure laissent entendre qu'il en sera ainsi tout au long de l'enquête.Le quatrième témoin Hier matin, à New Carlisle, un quatrième témoin dans cette affaire a comparu devant le coroner.Il s'agit de Guy Vire, dont le coroner n'a pu obtenir l'âge.Selon les témoignages recueillis jusqu'à maintenant par la police, il serait le témoin principal relativement à la mort de l'enfant.Durant un séjour qu'il a effectué à la secte de «Moïse», il aurait été chargé pendant quelques heures de la garde du bambin.Cette semaine, des ossements calcinés ont été retrouvés près de la cabane de Moïse.Ces restes humains sont actuellement analysés à l'Institut de médecine légale de Montréal, mais il appert que ce sont bel et bien ceux de l'enfant décédé.La mort de Samuel n'avait pas été signalée aux autorités compétentes à l'époque.Guy Vire a par la suite quitté la secte, mais la rumeur qu'un enfant était mort sur la montagne s'est propagée dans la péninsule gaspésienne.Puis des visiteurs, des membres des différentes familles, se sont présentés au chalet de la commune pour se voir expulser de force.Les policiers ont donc profité des plaintes de plusieurs citoyens pour arrêter cette semaine Roch Thériault, alias «Moïse»,.Maryse Grenier, alias «Rebecca», et Alain Giguère, alias «Nathan», soit le leader du groupe et les parents de l'enfant.Selon les informations obtenues auprès de la Sûreté du Québec de New Carlisle, l'interrogatoire des prévenus a permis de procéder à l'arrestation de Vire.L'enquête policière tend effectivement à démontrer que Vire est un être violent que «Moïse» devait enfermer à l'occasion, surtout durant la nuit.Des témoignages livrés à la police voudraient que la secte ait puni ce quatrième témoin en procédant à l'ablation de ses testicules avant de l'expulser du groupe.Au moment de son arrestation cette semaine, dans la région de Québec, Vire a catégoriquement refusé de se soumettre à un examen médical à ce sujet.Le coroner Gilles Gaules a toutefois or- Big Ben se tait LONDRES (AFP) \u2014 «Big Ben» s'est arrêtée hier à 12h27 locales.La célèbre horloge du parlement de Westminster a sans doute été victime des intempéries, vent et neige, que subit actuellement Londres.Des experts étaient sur place pour examiner le mécanisme de Big Ben qui, habituellement, sonne tous les quarts d'heure et dont le carillon, véritable institution nationale, ponctue également les bulletins d'information de la radio BBC.LOTO 6/36 Ut fix numéfOt gagnants sont: 3 9 16\u201425 34 36 complémentaire: 33 MINI-LOTO Lt billet numéro 229088 rapporte $50,000 PROVINCIAL i U numéro gagnant du grot lot dt $500,000 tit 8797704 INTER-LOTO i A.Numéros mobiles : 1er numéro 67378 donne $2,500 2e numéro 2849 donne $250 3e numéro 448 donne $50 B.Lot trois numéros suivants (non .décomposablos) donnent $25,000 chacun: 113138 391917 005180* C.Pour It gros lot de $250,000, lo; numéro (décomposabit) est: 915584 donné sa detention jusqu'à la tenue de l'enquête publique qui débutera vendredi prochain au palais de justice de New Carlisle.Les quatre suspects seront d'ici là gardés à la prison provinciale, soit le temps nécessaire pour que les enquêteurs de la SQ terminent leurs recherches.Entre-temps, un homme et six femmes demeurent sur la montagne, mais ils doivent être assignés à l'enquête vendredi prochain, a-ton appris hier.D'ailleurs, plusieurs familles des disciples de «Moïse» tentent de venir en aide aux leurs; des parents sont attendus dans la région durant le présent week-end.Le coroner Gaules a pour sa part expliqué hier à LA PRESSE que son enquête publique visera exclusivement à éclaircir les circonstances qui ont entouré la mort de Samuel Giguère.«Si d'autres accusations doivent être portées, elles le seront par d'autres instances judiciaires», a-t-il souligné en faisant ainsi allusion à l'acte de barbarie, soit l'émascu- lation du témoin Vire, ex-membre de la secte.- Sur la montagne Pendant que les policiers et tr;i-.va U leurs sociaux s'occupent des prévenus et des enfants, sept\" membres du groupe demeurent donc toujours sur la montagne \u2014 deux mères ont suivi les enfants \u2014 pour faire le guet.Ils empêchent les reporters d'accéder au camp.Une barrière, faite d'un minci» tronc d'arbre sansécorce ferme l'entrée.Une inscription oblige d'ailleurs les visiteurs à faire sonner un gong suspendu à leur arrivée sur les lieux.Lors de notre visite, deux membres de la secte, un homme et une femme, ont emprunté un petit sentier pour venir nous questionner.«Sans une permission écrite de notre chef «Moïse», personne ne peut pénétrer sur les lieux», a expliqué une femme qui disait s'appeler «Sarah».Ils sont donc les maîtres absolus au Mont de l'Eternel, en l'absence de «Moïse», leur chef, qui est sous verrous à New Carlisle au moins huit jours.[LA MÉTÉO\" AUJOURD'HUI: Min.: -7 Max.: -3 Dégagement graduel DEMAIN: Ennuagement.La Quotidienne Tirage d'hier 7-2-3 Québec Min.Abitibi -13 Outaouais \u20147 lourenf ides \u2014 10 Cantom de l'Est \u20149 Mauricie \u2014 12 Québec -8 lac-Somî - Je an \u2014 12 Ri mou ski \u20148 Gospcsie \u20146 Boie-Comeou \u20148 SepMles -8 Canada Min.Victoria 0 Edmonton \u201420 Regina \u2014 18 Winnipeg \u201419 Toronto \u20146 Fredericton \u20148 Halifax -5 Charlottetown \u20143 Saint-Jean \u20142 États-Unis Max.Aujourd'hui \u20146 Ensof, pass, rvvogeu» \u2014 3 Dégagement grodutl \u2014 5 Dégagement, en soldi* \u20144 NwogeuK, êcloircies -6 EasoI , po»j.nvogeu* \u20144 Dégagement partiel \u20146 EmoLj pas», nyogeux \u2014 4 NuogewK et flocons \u2014 3 Nuogeu» et flocons \u2014 ?Envol., pass, nuogeui \u2014 I Envol., pass nuogeiu Mon.Aujourd'hui 7 Pari, nuageux \u2014 14 Port, nuageux \u2014 7 Part, nuageux -6 Ensoleillé 0 Part, nuageux 1 Neige légère \u2014 2 Neige légère 0 Neige légère 1 Nuageux Min Mob.Min Mob.Boston 1 1 Nile Or leans 7 18 Buffalo -5 -5 Pittsburgh -5 -2 Chicago \u20147 \u20141 San Francisco 8 13 Miami 4 17 Washington 1 5 Now York -2 1 les capitales \tMin\tMai\t\tMin\tMon.Amsterdam\t-2\t3\tMadrid\t9\t15 Athènes\t12\t20\tMoscou\t-5\t-3 Acapulco\t22\t33\tMexico\t8\t17 Berlin\t-6\t1\tOslo\t-9\t-8 Bruxelles\t1\t4\tParis\t4\t6 Buenos Aires\t15\t30\tRome\t11\t16 Copenhague\t-5\t-2\tSéoul\t-3\t7 Genève\t5\t7\tStockholm\t-9\t-6 Hong Kong\t14\t21\tTokyo\t2\t7 Le Caire\t10\t22\tTrinidad\t21\t33 Lisbonne\t14\t18\tVienne\t-2\t4 Londres\t-2\t1\t\t\t la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue SamtJocques, Montrcol H2Y 1K9.Seule lo Presse Canadienne est autorisée o diffuser les informations de « LA PRESSE \u2022\u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves ¦ Courrier de la deuxième classe _ Enregistrement numéro 1400 \u2022\u2022 Port de retour garonti.ABONNEMENT\t2854911\tANNONCES CLASSÉES\t l« lorvKt doi abonntmtnti «il ouvert\t\tCommandes\t285-7111 d» 7h a 1 8h (tamtdi\t7h a 15h)\tdu lundi au vendredi 9h a 17h\t REDICTION\t285-7070\tPour changer du lundi ou vendredi 9h o Î6K30\t285-7205 PROMOTION\t1 285-7100\tGRANDES ANNONCES\t COMPTABILITE\ti * »\tDétaillants National, Tele-Preiie\t285-7202 285-7306 Gronde f annonces |\t285-6892\tVacances, voyages\t285-7265 Annonces clotMtt\t285-6901\tCarrière s tt professions nominations\t285-7320 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 DÉCEMBRE 1981 \u2022 A3 la presse UNE COMPAGNE DE RACHELLE PRATTE SE VIDE LE COEUR «Qu'on nous protège.Je tiens à ma peau» «J'ai pris mon courage a deux mains pour vous téléphoner.Je n'aime pas la publicité et encore moins les journalistes.Mais.Rachellc est morte à côté de moi.C'est plus qu'un fait divers.Cette caissière (le 28 ans qui gagnait un maigre salaire ne méritait pas un tel sort.La Banque nationale, le gouvernement, la police, tout le monde doit faire quelque chose.Qu'on nous protège, qu'on nous sécurise.Je liens à ma peau».MARTHA GAGNON La jeune femme qui est assise devant moi dans son salon, a passé une bien mauvaise nuit et elle montre encore des signes de nervosité.«J'ai le courage de vous parler mais je n'ai pas celui de vous laisser publier mon nom et ma photo.J'ai une job a garder, vous comprenez.Les employés de banque n'ont pas l'habitude de faire des déclarations.Mais cette lois l'événement est exceptionnel.Je veux que les cens pleurent la mort d> \u2014¦\u2014 photo PC Témoins connus des milieux policiers Jean Poirier, 21 ans, Daniel Rivard, 22 ans, Sylvie Bertrand, Pierre Bertrand, 29 ans et Anka Croxen, 21 ans, ont été détenus hier sur l'ordre du coroner Maurice Laniel suite à la mort violente de la jeune caissière Rachelle Pratte.que qu'il ne pouvait pas procéder immédiatement, en raison de la non-disponibilité des procureurs de la Couronne jusqu'à vendredi prochain.D'une voix basse, les témoins importants dans cette affaire, qui semblent passablement connus dans les milieux policiers, ont laconiquement répondu «Présent» a l'appel de leur nom.Ceux-ci les ont enfin rapidement conduits dans leur cellule, dès après la comparution qui a dure quelques minutes à peine.La jeune femme et un des suspects ont tenté de se couvrir la tète avec leur veston au moment où une batterie de caméras étaient pointes vers le groupe au sortir de la salle de comparution.- y Un dossier X f> délicat: la recuperation ^ des bouteilles de vin Si d'aventure le gouvernement du Québec décidait, dans le cadre de sa politique d'amélioration de la qualité de la vie, d'exiger de la Société des alcools du Québec qu'elle se lance dans la récupération des bouteilles de vin dans le but de les réutiliser, il ne prendrait pas la société d'État au dépourvu.En effet, selon Claude Marier, porte-parole de la SAQ, le plan d'action de la société a déjà été proposé au gouvernement, mais il n'a jamais été divulgué au public.Aussi se sent-il mal à Taise d'en parler, d'autant plus qu'il juge le problème très délicat puisqu'une telle décision, dit-il.ne saurait être que politique, donc ne pourrait être prise que par le gouvernement.Sur le plan purement économique, une telle politique serait difficilement défendable, si l'on se fie aux quelques bribes d'informations que Marier a laissé transpirer.En premier lieu, il faudrait procéder à une standardisation des contenants, laquelle ne plairait guère aux producteurs vini-coles, surtout à ceux qui commercialisent leurs produits dans des bouteilles personnalisées.En deuxième lieu, l'industrie du verre risquerait elle aussi de ruer dans les brancards.Car s'il est vrai qu'elle pourrait y gagner en produisant trois ou quatre types de bouteilles en plus grand volume, en revanche elle y perdrait en ne fabricant plus les bouteilles personnalisées.Elle se retrouverait donc avec un stock de moules qui ne seraient plus utilisables.Une bouteille 3 trois fois et demie plus cher En troisième lieu, pour qu'une bouteille soit réutilisable, il faudrait qu'elle soit de meilleure qualité que les bputeilles présentement sur le marché.Or, qui dit meilleure qualité, dit coût de fabrication plus élevé.En fait.Marier estime que le prix unitaire de la bouteille passerait de 8 à 27 cents, de sorte que le fabricant devrait l'utiliser quatre fois pour couvrir les frais de fabrication.Comme Je prix de consignation de la bouteille pourrait varier entre 30 et 40 cents selon le scénario de la SAQ, il est loin d'être prouvé qu'elle pourrait être réutilisée ai; moins trois fois.Et l'unité de conesssage dont devrait se doter la SAQ ne sau rait être rentable Marier estime que le verre concassé pro venant d'une bouteille payee 27 cents à l'achat ne rapporterait qu'un cent et quart tout au plus.Un monopole élargi Mais la conséquence la plus inquiétante pour l'industrie serait la suivante: la SAQ aurait l'occasion d'étendre encore plus loin les tentacules de son monopole.En effet, l'unité de lavage des bouteilles, l'unité de concassage et le système de récupération des bouteilles seraient forcément I apanage exclusif de la SAQ.Et on ne saurait pour une fois la blâmer de jouer ce rôle car aucune des entreprises privées ne pourrait le faire à sa place.De fait, ce sont les points de vente de la SAQ (succursales et épiceries autorisées à vendre du vin) qui hériteraient du pire aspect de tout ce problème puisqu'ils devraient entreposer les bouteilles vides jusqu'à la cueillette.Enf»n, tout en reconnaissant que le principe fonctionne très bien dans certains pays (notamment la Suisse et la Suède).Marier se demande à juste titre si les Québécois seraient prêts à jouer le jeu.Seuls les brasseries et les embouteilleurs d'eaux gazeuses pourraient nous indiquer, statistiques en mains, si les bouteilles en consigne peuvent être réutilisées assez souvent pour amortir les coûts de production.Postes Canada à son mieux! L'incident est presque invraisemblable.Pourtant il est véri-dique et celui qui me l'a communique m'affirme avoir en mains toutes les pièces justificatives.Récemment, le siege social du Trust Royal, sur ie boulevard Dorchester, recevait un colis en piètre état, accompagné dune lettre du Service à la clientele de Postes Canada et d'un coupon de rapport de dommages.Succinctement, la lettre invitait ie Trust Royal à communiquer avec son expéditeur afin de s'assurer que rien ne manquait au colis (et.le cas échéant, de soumettre un rapport à Postes Canada) et d'en profiter pour aviser son expéditeur d'emballer correctement ses colis.Jusqu'ici, dire vous, la démarche s'inscrit dans le cadre d'une entreprise qui se soucie de sa clientèle.Mais voyez le reste avant de supposer que le remplacement du ministère des Postes par une société de la Couronne (avec la hausse prochaine de la tarification y afférente de 76 pour cent) s'est traduit instantanément par une amélioration du service.L'expéditeur, c'était .Postes Canada.En effet, le colis contenait 200 dépliants publicitaires relatifs à rémission spéciale de timbres pour Noel.Quant au coupon de rapport (on ne fait rien à moitié à Postes Canada, même dans les bourdes), i! faisait mention d'un colis contenant 100 exemplaires de deux volumes: Petite patrie et Bonheur d'occasion! Et pour couronner le tout, toujours selon mon interlocuteur au Trust Royal, le deuxième emballage était pire que le premier et retenu par une corde.La prochaine fois que le ministre responsable, André Ouellet.parlera de l'efficacité des postes canadiennes, s'il vous plait, essayez de vous retenir pour ne pas rire.La mort de la caissière à la BN «vaut» 10 jours de répit au meurtrier de Zummel Moins de 21 heures après le meurtre crapuleux de la jeune caissière Rachelle Pratte.de la BN, à la succursale Sherbrookc-Stanlcy.un jeune bandit de 24 ans.Sylvain Pichet-te.était amené devant le juge en chef James K.Hugessen.pour y recevoir sa sentence pour un autre assassinat tout aussi révoltant.LEOPOLD LIZOTTE Soit celui, commis le 10 juillet dernier, du gardien de sécurité Moe Zummel, un pauvre sexagénaire qui avait eu tout simplement le tort d'être à son poste, aux portes de la banque que Pi-chette, son frère et deux jeunes amies avaient décidé de dévaliser, et qu'ils dévalisèrent effectivement après avoir laissé le garde mortellement atteint dans le portique.Alors que toute la métropole avait en mémoire, évidemment, la tragédie toute fraîche de jeudi, le procureur de la Couronne.Me André Vincent, tout comme celui du prévenu.Me Michel Massicot te, devaient l'évoquer pour des raisons toutefois différentes .Le premier pour soutenir que la violence, et surtout la vio- lence mortelle semblait entrer dans le vécu de tous les jours, ou presque, depuis quelques mois.Et qu'il fallait évidemment faire ce que doit pour arrêter ce «carnage».Le second pour demander au juge de ne pas faire «payer» son client pour les événements des dernières heures.Finalement, après un débat de plusieursheures sur le sort du prévenu, qui.après son aveu à une accusation de meurtre au second degré, doit être obligatoirement condamné au pénitencier à vie -\u2014 sauf que le juge a le loisir de déterminer quand, après une incarcération qui peut varier de dix à vingt-cinq ans.il pourra être admissible à la libération conditionnelle \u2014 le juge Hugessen a convenu que ce n'était pas le bon moment pour se prononcer en toute équité.Car il y a, dit-il, tout ce qui a fait la «une* de tous les journaux de Montréal aujourd'hui.Il s'est donc accordé dix jours de réflexion pour décider de la sentence de l'accuse, qui.par la même occasion, profitera donc de dix jours de répit avant de connaître définitivement son sort.La décision du tribunal avait déjà été ajournée à plusieurs réprises, notamment pour tenter d'obtenir du College des Médecins le résultat d'une enquête menée par son syndic sur le genre de soins que M.Zummel avait reçus après son arrivée à l'hôpital Jean-Talon.Tout ce dont le juge a pu prendre connaissance, finalement, c'est du dossier médical du défunt dans celte institution, ou Ton constate qu'en raison de l'absence d'un spécialiste de la cage thoracique dans cette institution, il y avait eu un délai d'environ une heure avant qu'un tel spécialiste arrive.Et pour constater des le début de l'intervention chirurgicale, que plus de la moitié du sang contenu dans le corps de la victime s'était déjà épanché dans le poumon droit.La seule conclusion que l'on peut tirer, dans les circonstances, c'est que si on avait eu un chirurgien compétent sur place, M.Zummel aurait pu survivre plus longtemps.Mais on ne peut définitivement pas dire pendant combien de temps.Tout le reste des deux séances de la cour a par ailleurs été consacre à rappeler les circonstances de l'assassinat et de la capture du prévenu et de ses compagnons, pour démontrer que l'accusé avait des propensions à presser sur la gâchette rapide-mont, sans aucun égard pour la vie des gens, et plus spécialement pour tout ce qui surgissait devant lui en uniforme.Rue Jarry.il avait non seulement abattu le gardien de sécurité dans le portique, pour se diriger ensuite vers les caisse-.mais, en ressortant, il avait tiré d'autres coups de feu dans la direction générale de la voiture de deux policiers qui avaient et»' alertes par un chauffeur de taxi.Quatorze jours plus tard, lorsque deux policiers s'étaient présentes accidentellement chez lui.si l'on peut dire, lui et son frère avaient été les plus rapides a dégainer et.à tirer.Puis, lors que l'escouade tactique avait investi la place, un agent qui était en première ligne avait entendu le prévenu crier: «Les chiens sont dans l'escalier, sors ie douze».Et, effectivement, quelques secondes plus tard, ce policier voyait le canon de cette arme dirigée vers lui.Une première décharge lui enlevait tout simplement l'index de la main droite, et quasi paralysé de ce membre, il n'a pu reprendre son poste depuis.Mais, au deuxième coup, il a tout simplement failli > laisser sa peau.L'homme embusqué derrière un mur l'a visé en pleine poitrine.Mais il donne l'expli cation du fait qu'il se retrouve là pour témoigner en déposant devant la cour la veste anti-balle que.fori heureusement, il portait a ce moment-là.Pour le prévenu, son avocat ne fera pas entendre de témoins.Il dira simplement qu'issu d'une t amille modeste, i! n'a pas de-passé la cinquième année avant de faire un stage au Mont-Saint»; Antoine 11 ne pourra pas plus conserver les minables emplois qu'il décrochera par la suite.Le procureur de la défense insiste alors (tue la cour ne doit pas se faire l'écho de la rancoeur populaire, en condamnant le prévenu plus qu'il ne faut.Il rappelle qu'il \\ a quelques semaines, un autre jeune voyou qui avait lui aussi lue un gardien de sécurité, et ce une semaine seulement avant l'assassinat de M.Zummel, nu» Jarry s'en est tire avec la liberation possible au bout de quatorze ans.C'est à ce moment que le juge Hugessen ajourne sa decision finale au 18., à cause, entre autres, de ce qui s'était passé la veille.4 \u2022 « i A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 DÉCEMBRE 1981 «Sortie 109» Voilà longtemps qu'on s'est parlé de D ru m m on d ville.Je trainc pourtant dans mon sac.depuis plusieurs mois, un album de photos intitulé: «Transcanadienne, sortie 109» (l), dont j'aimerais vous glisser deux mois.Le problème c'est que chaque lois que j'ouvre ce livre d'images terribles c'est comme si la misère me sautait à la gorge pour m'étouffer, et je reste sans voix, sans mots.C'est bien de la misère qu'il s'agit, en noir et blanc comme il se doit.J'ai longtemps prétendu quand on me demandait: .«Mais qu'est-ce que vous ave/ contre Drummondville?» .que le gag était de la plus absolue gratuité, que j'aurais pu tout aussi bien niaiscr sur Saint-Jrôme.On m'a alors souligné que justement Saint-Jérôme était justement la ville la plus pauvre de la province après Drummondville.La suite allait de soi: «Serie/.-voiis porté par hasard à rire de la misère; en fouie gratuité bien sûr?» La question ne m'a pas empêché de dormir, je ne suis pas le fils d'une femme de ménage pour rien, j'ai trop vu les patronnes et les patrons de ma mere pleurer sur la misère en lui refilant leurs restants de tables et leur vieux linge pour croire à la vertu des larmes.Quant a po^er sur la misère le regard impitoyable de Lau-/on ei Kajotte.les deux photographes de «'Sortie 109», ça non plus je ne serais pas capable.On parlera de la tendresse qui se dégage de certaines images déniants, il reste que l'ensemble du portrait est d'une impudeur, même involontaire, qui indispose.Ces! entendu les pauvres sont laids, eras, quétaines.presque tout le temps saouls, leurs femme s ont des ^ros ne/, et leurs enfants puent, mais justement, ce n'es! pas une raison pour les photographier.Ce qui indispose c'est ce regard qui \\ ient de l'étage juste au dessus où les petits bourgeois bien propres ont les moyens «le jouer avec des kodaks japonais ou allemands.Ont les moj en d'avoir du style, et même parfois de l'imagination.«Sortie m*»'.«'est un beau livre d'images terribles.Mais ça m'a dérangé qu'ils .tient photographié ma mere avec autant de metier, de technique, d'habileté.Quelque chose me dit qu'entre le photographe et m \u2022 mère la complicité est impossible.Il y en a forcément un qui fourre l'autre.Et comme ma mère n'a jamais fourré personne.Finalement j'aime mieux rire de Drummondville sans jamais y aller Rire de la misère snns plus jamais la voir.Avec les pauvres, je trouve plus décent cie prendre tous les torts de mon côté avant même de commencer à rire.La fête à Gustave La mise en scene du spectacle n'était pas de Gustave Bis-sonnette, ni de (Justave Mont te.les paroles n'étaient pas de Gustave Plamondon, on n'en a pas moins fêté joyeusement la Saint Gustave mercredi cl jeudi soir au Casino gaspésien, ou Gustave Plume et trois musiciens donnaient un show.Ce que j'appelle un show: des chansons, de la musique, un Père Noël nègre, une Fée des étoiles de 325 livres, Nathalie Simard, Pernand Gignac, Ginette Reno, et en rappel Jerry Boulet d'Of-fenbach.Quand il y a tout < a dans un show et (pie vous y êtes, ça ne prou\\ e pas nécessairement que vous allez passer un Noe! moins débile que celui de l'année dernière, mais au moins cette année vous saurez pourquoi.Il y avait aussi de la bière et des femmes.Moins de bière qu'avant, plus de femmes.Plume commence a avoir I\" public qu'il mérite.Il reste bien ici e! la quelques nostalgiques, il > avait eut re aui res derrière moi un Gustav e de basse ext raction (pli lançai» de temps en temps le cri de ralliement des mongols: «Plume ferme la yeule, une ««Molle- tabarnàk!» mais la race est en voie d'extinction.El à voir le fun de Plume pendant le show, je n'ai pas eu l'impression qu'il regrettait les temps héroïques des bouteilles gaTrochées sur la scene, et des en^ueulades avec les attardés de service.Ce n'est pas qu'il ait changé Plume, c'est toujours le même grand romantique.Cynique, vulgaire et violent, bien sur.mais a ce que je sache il n'est pas d'autres manières d'être romantique avec dignité.Je disais donc que ce fut une belle Saint-Gustave.Merci Plume.i l ) ¦Tnin.scanadU nn«- sortie 109», Jvhu *v>riiunu K.ijutli- P.cliti « Ko Vieux port: Ottawa crée une société de la couronne (PC) \u2014 Une société fédérale de la couronne a etc créée pour développer la région du vieux port de Montréal et donner aux habitants du quartier Mine le nôtre sur le fleuve», a annoncé hier le ministre fédéral des Travaux publics, M Paul Cosgrove.Celle société, dit-il.sera chargée d'aménager une superficie de 1 in hectares le long du fleuve en parcs et autres édifices publics qui vont s'insérer dans divers projets de développement résidentiel, ( ommercial et récréatif.INSCRIPTION 1982-1983 ®0u Collège (Tlont-Roua 2165, rue Baldwin, Montréal College d'enseignement secondaire privé reconnu d'intérêt public par le ministère de l'Education INSTITUTION PRIVEE MIXTE Sec.I, II, III, IV, V Examen d'admission 1982-1983 Le samedi 9 janvier à 9h00 POUR SECONDAIRE I ET II Se présenter dans les jours qui précèdent ou le jour de l'examen et remplir une demande d'admission.POUR SECONDAIRE III, IV, V Inscription après étude du dossier Pour renseignements: 351-7851 Guatemala: les quatre Québécoises innocentées p 1\\ Les quatre mères de familles québécoises, qui avaient été incarcérées durant quatorze jours par la police du Guatemala, ont été disculpées hier relativement à la mystérieuse affaire de l'adoption de cinq petits orphelins guatémaltèques.MICHEL GIRARD_ En plus de les avoir déclarées innocentes, le tribunal guatémaltèque a accepté de rembourser le cautionnement total de SU.000 US que Mmes Monique Ma gown, Diana Werminlinger, Lise Fran-coeur et Simone Bédard avaient dû verser pour recouvrer lundi dernier leur liberté provisoire.En raison de certaines procédures devant être obligatoirement complétées avant leur départ, les quatre Québécoises devront cependant rester encore au moins une semaine au Guatemala avant de pouvoir revenir dans leurs foyers au Québec.Ces procédures concernent entre autres la requête visant le remboursement du cautionnement que leurs avocats guatémaltèques doivent présenter lundi prochain au tribunal du Guatemala.De plus elles sont tenues durant quelques jours de demeurer à la disposition de la cour au cas où leur présence serait requise pour signer certains documents légaux ou pour témoigner dans la cause de l'avocat notaire guatémaltèque Edmond Mulet-Lesieur qui se poursuivra la semaine prochaine.Ce dernier doit répondre du chef d'accusation suivant: avoir com- mis un présumé acte illégal dans la préparation des procédures légales requises dans son pays pour faire adopter les cinq enfants guatémaltèques qui devaient venir au Québec avec les quatre Québécoises.Celles-ci ont été innocentées de chefs d'accusation portant sur leur présumée complicité dans cette affaire.En revenant au Québec, les Québécoises ne pourront vraisemblablement pas ramener avec elles les petits orphelins guatémaltèques.Cela est uniquement dû au fait que la majorité des bureaux gouvernementaux du Guatemala fermeront temporairement leur porte vendredi prochain, et ce en raison de la période (un mois) de vacances des Fêtes.Par conséquent, il est pratiquement impossible à leurs avocats guatémaltè- ques de finaliser les procédures requises pour la sortie de ces en fants du Guatemala.Les parents adoptifs devront attendre à la fin du mois de janvier avant de pouvoir aller chercher les enfants.Cependant, dans l'hypothèse oti l'avocat notaire Mulet-Lesieur serait déclaré la semaine prochaine lui aussi innocent, il est presque certain à ce moment-là que les Québécoises pourront revenir avec les enfants.L'innocence de Me Mulet-Lesieur prouverait que les procédures légales qu'il avait effectuées pour l'adoption de ces enfants étaient conformes aux lois du pays.Par voie de consé* quence, cela signifierait aussi que les documents légaux mis à la disposition des quatre Québécoises suffiraient pour amener im« médiatement les cinq enfants ait Québec.; Montréal fera dresser la liste des bâtiments isolés à la mousse d'urée La ville de Montreal reconnaît les problèmes causés par la mousse d'urée form aidé-hude et pour en évaluer l'ampleur, elle demande la collaboration des citoyens afin de dresser la liste dos bâtiments isolés à la mousse.YVON LABERGE Dans une communication qu'il faisait hier soir au conseil muni cipal, le président du comité exécutif M.Y.von Lamarre a déclaré que son administration est très sensible aux problèmes que vivent actuellement de nombreux citoyens et que la liste qui sera ainsi dressée permettra d'analyser le problème dans son ensemble et éventuellement avec les au;res paliers de gouverne* ment.La ville invite les propriétaires concernés à écrire au service des permis et inspections.810 rue Saint-Antoine est.Montréal H2Y lAti.La ville désire connaître l'adresse des bâtiments isolés à la mousse, le type de bâtiment, le nombre cie logements ainsi que le nombre de personne qui y vivent.Le genre de revêtement extérieur et la composition de la charpente et Page du bâtiment.Finalement, les citoyens concernés sont invités à fournir la date des travaux d'isolation.Maison Dandurand Par ailleurs les derniers espoirs de sauver la maison Bell-Dandurand du pic des démolisseurs sont presque anéantis.En effet, le président de l'exe- cutif a précisé, en réponse à une intervention du conseiller Michael Fainstat du HCM, que le directeur du service des permis et inspection consulte le service du contentieux de la ville pour savoir s'il peut émettre le permis de démolition.M.Lamarre a précise que contrairement aux propos tenus jeudi soir par le conseiller Fainstat, aucune proposition de dernière minute (c'eut été la troisième) n'a été faite à la firme First Québec Corporation en vue d'en assurer la conservation.La First Québec Corporation projette de construire un complexe bureaux-habitations en place et lieu de la maison Rell-Dandurand, située I740 ouest, boulevard Dorchester.La droite internationale lance , une campagne publicitaire mondiale contre le gouvernement Mitterrand LA PRESSE imprime dans son edition d'aujourd'hui (Bl à B5 et B8) un publi-roporiage: «Le socialisme autogestionnaire par rapport au communisme: obstacle ou tête de pont.» Ce reportage signé par Plionio Corrca de OU voira, president du Conseil national de la société brésilienne de la défense de la Tradition.Famille et Propriété (TFP) est publié simultanément dans les plus grands quotidiens du monde dont le New York Times, le Washington Post, le Los Angeles Times et d'autres quotidiens de France.d'Allemagne, de grande-Bretagne d'Italie et d'Espagne.Ce document publicise au Cana- FAITES VOTRE VIN VOUS-MÊMES c'est facile \u2014 c'est économique Equipement et fournitures \u2022 CONSEILS GRATUITS \u2022 Paul Bourget Inc.1265.rue O'Brien Saint-Laurent - 747-3533 da par l'Association des jeunes Canadiens pour une civilisation chrétienne tend à mettre à jour la doctrine et la stratégie du projet de socialisme du gouvernement français de Francois Mitterrand.Le publi-reportage insiste sur «la portée réelle de la montée du socialisme en France et sur le facteur d'abstention qui a causé la del aile du centre et de la droite en France».Ce commentaire de Pliniô Cor-rea de Olivoira a «pour but de fa-vorisr un choix de stratégie devant le résultat de ces élections car il ne faut pas ignorer la portée du projet socialiste français et son inévitable répercussion dans la vie politique et culturelle des différents peuples de l'Occident.» En publiant cette allocution, les TPF et ses entités soeurs au Cana cla (l'Association des jeunes Canadiens pour une civilisation chrétienne) en Argentine, Bolivie, EU.Equateur, Espagne.Portugal.Uruguay.Venezuela, Brésil et France estiment exercer «un droit de légitime défense».Au Canada, avec son président québécois Michel Renaud, l'AJCCC s'est surtout fait connaître pour sa pétition de 20,000 noms afin d'interdire les représentations de la mémorable pièce de Denise Boucher «Les Fées ont soif».À l'époque, Michel Renaud disait employer les armes pacifiques de la persuasion idéologique pour dénoncer «les manoeuvres sournoises de la révolution et pour affirmer les principes immuables de la civilisation chrétienne.» À Toronto, hier, Luc Lacelle, de l'AJCCC, s'est dit incapable de préciser la provenance des fonds qui ont payé cette publicité qui sera imprimée aujourd'hui et dans les prochains jours un peu partout à travers le monde, non plus que le nombre de membres qui soutiennent les TFP.\"LES RUES- DE MONTRÉAL EMILE-LEGRAND, rue (1978) En souvenir d'Emile Legrand (1898-1949), médecin neurologue et psychiatre natif de Saint-Phi-lippe-de-Laprairie.II fut médecin-psychiatre et chef de service à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu (aujourd'hui hôpital Louis-Hip-polyte-LaFontaine) de 1926 à 1947.Il fut considéré comme l'un des pionniers de la psychiatrie moderne.ri- * * EUDORE-DUBEAU, avenue (1980) En hommage au chirurgien québécois Eudore Dubeau (1873-1953).Il fut fondateur et premier doyen de la Faculté de chirurgie dentaire de l'Université de Montréal.Dans un autre ordre d'idées, il fut président de la Commission de la bibliothèque de la Ville de Montréal.* ir r aVerego 5-;^gSg 625.rue Président-Kennedy, 4e étage.Montréal.Québec VU CHEZ HUGO \u2022: tir SSê ¦::\t\t\u2022 * » i * en doute \u2014 toute cette histoire de ! tournage de films pornographi-; ques à l'Assemblée nationale est ; une invention pure et simple.(de notre bureau de Québec) Pourtant le mal est fait, et quel mal! La réputation de l'Assemblée nationale, du gouvernement iLévesque cl particulièrement celle du ministre Claude Charron, ont été entachées gravement et d'une façon qui ne pourra jamais être totalement réparée.Parce que tout le monde croit qu'il n'y a jamais de fumée sans feu, parce que l'aphorisme disant «mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose» demeure une triste vérité, parce que les entreprises de presse accordent toujours beaucoup plus d'importance à la découverte d'une scandale (fut-il faux) qu'à la révélation de sa fausseté, et parce que les Libéraux, ne voulant pas perdre la face, font tout pour maintenir le doute, il est certain qu'au moins une partie de la population du Québec continuera de croire qu'il y avait quelque chose là.Qui est responsable d'un tel gâchis?D'abord, la ou les personnes qui ont été à l'origine des enquêtes-maison entreprises par le président de l'Assemblée nationale et le whip du Parti libéral.Le ministre de la Justice n'a pas dit si ces informateurs étaient ou non de bonne foi, mais il est certain qu'ils ont été au moins imprudents en rapportant comme des certitudes des choses dont ils n'avaient pas été témoins.Il semble qu'ils ne seront pas poursuivis, malgré les conséquences désastreuses de leurs gestes.On peut souhaiter que le ministre explique les raisons de sa décision.Mais il reste que leur responsabilité est certes moindre que celle des personnes qui ont fait de leurs «révélations» le scandale public que l'on sait.De la légèreté La responsabilité du président de l'Assemblée nationale et de certaines des personnes qui l'entourent est beaucoup plus grave.\\ Pendant que M.René Lévesque reçoit l'appui de son conseil des ministres et du caucus des députés, le Parti québécois s'efforce de retrouver sa cohésion.L'ironie du sort veut que ce soit précisément au cours de cette déchirante remise en question, que le gouvernement Trudeau entame à Londres les formalités propres à faire approuver son projet de rapatriement.Les libéraux provinciaux sont divisés par une course aurteadership qui se trame sourdement en coulisse.Le Parti québécois est encore très ébranlé à la suite de son congrès de fin de semaine.Bref le projet de rapatriement, mis en oeuvre par le gouvernement Trudeau, qui fut certes élu par une majorité de sièges mais n'a pas emporté la majorité absolue des voix, change fondamentalement la Constitution et ne rencontre pas au Québec les résistances démocratiquement souhaitables.Qiverses stratégies restent encore possibles.M.René Lévesque, en proie à la déception et la lassitude, avait d'abord annoncé l'absence systématique des conférences constitutionnelles.Cette semaine le Québec ne s'est pas présenté à une conférence fédérale-provinciale des ministres de la Justice.11 fera de même pour eellç sur le tourisme.Cette stratégie n'est pas nécessairement la meilleure.Non seulement le Québec perd-il l'avantage'd'être partie à des discussions et à des ententes qui le concernent mais son abspnce, si elle devait se prolonger, équivaudrait à une forme de séparatisme de fait avant la lettre.Il n'est pas impossible que cette attitude du gouvernement Claude Charron Claude Vaillancourt Marc-André Bédard On peut d'abord mettre en doute la qualité de l'enquètc-maison faite par Claude Vaillancouri, qui lui a permis d'acquérir la conviction qu'il «y avait quelque chose là», pour reprendre ses propres termes, et qui l'a amené à demander au Procureur général de faire une enquête en bonne et due forme.Mais on doit surtout lui reprocher la légèreté avec laquelle il a accepté de commenter les rumeurs devant les journalistes, légèreté qu'imiteront certains de ses collaborateurs.M.Vaillancourt a beaucoup fait, en disant que «généralement quand il y a de la fumée, il peut y avoir un feu» et en expliquant qu'un avocat aussi expérimenté que lui ne demandait pas d'enquête sans motifs sérieux, pour convaincre les journalistes Michel Page qu'il s'était effectivement passé quelque chose de très grave à l'Assemblée nationale.M.Vaillancourt aurait eu intérêt à imiter la très grande prudence du ministre de la Justice.Marc-André Bédard, qui a traité ce dossier avec son doigté habituel et qui a attendu que l'enquête soil terminée pour parler de l'affaire.Les Libéraux Les Libéraux portent également une lourde part de la responsabilité.Michel Page d'abord, parce qu'il s'est dépêché de rendre le «scandale» public quand il a craint d'être pris de vitesse pas des journalistes, alors que lui non plus n'avait pas fait une enquête bien sérieuse.Pour les seuls motifs d'embêter des adversaires politiques et de se faire un nom, il a donné tout son retentissement à l'affaire.Et lui aussi, comme d'autres dans son parti, n'a rien ménagé pour accréditer les rumeurs auprès des journalistes.La responsabilité de Page est d'autant plus grave que jeudi, tout juste après la mise au point du ministre Bédard, il s'est employé avec une mauvaise foi étonnante, nourrie de multiples demi-vérités, à maintenir le doute sans pour autant révéler le moindre fait nouveau.Est-il besoin de rappeler que c'est le même Michel Page qui avait affirmé à l'Assemblée nationale, fort de la protection de l'immunité parlementaire et avec la même légèreté, qu'il était victime d'écoute électronique?Ses collègues de l'opposition, et particulièrement son chef, partagent sa responsabilité en le laissant agir comme il le fait alors qu'il a démontré qu'il était un bien piètre ^policier».Faut-il croire que, même avec Claude Ryan, tous les moyens sont bons en politique?Les journalistes Il faut reconnaître, enfin, que les entreprises de presse» et les journalistes ont aussi fait preuve de beaucoup de légèreté en publiant avec éclat, et sans les vérifier, les informations venant du bureau du président ou de celui du whip libéral.Le réseau TVA et le journaliste Bernard Chabot se sont particulièrement distingués en reliant le ministre Claude Charron à l'affaire.Tout indique que ce dernier tentera de leur faire payer le prix de leur erreur Charron se dit d'ailleurs convaincu qu'il ne s'agit pas seulement d'une faute professionnelle, mais d'un des éléments d'un complot visant à le détruire politiquement.Il faut souhaiter que toute ia lumière soit faite sur cette grave accusation.Mais espérer aussi que l'affaire ne connaisse pas qu'un dénouement judiciaire.Tous les responsables auraient intérêt à réfléchir sur leurs erreurs et à modifier leur comportement en conséquence.Sinon, d'autres «affaires» semblables surgiront, avec toutes les conséqences désa^lieuses pour la qualité de la vie démocratique que pareils gâchis entraînent.PROJET TRUDEAU Lévesque devra aussi réévaluer ses recours Lévesque soit l'un des facteurs qui ont incité les radicaux du Parti québécois à tenter de mettre au rancart l'association avec le reste du Canada.Malgré une répugnance bien compréhensible.M.Lévesque aurait intérêt à prendre part aux réunions fédérales-provinciales, afin d'en tirer le meilleur profit possible.D'autant plus que les Québécois, suivant de récents sondages (Multi-Réso et Crop), réprouvent majoritairement l'Accord des Dix, mais continuent paradoxalement à garder une préférence pour la voie de la négociation.La stratégie du recours aux tribunaux Le recours aux tribunaux est une stratégie déjà mise en application depuis cette semaine.Pourtant, au cours du congrès du Parti québécois, Mme Louise Beaudoin a déclaré que ce moyen était «au mieux futile» et «au pire dangereux».Futile, selon elle, parce qu'il est possible que la Cour d'appel n'aie pas le temps de prendre connaissance du recours avant que Londres ait adopté la résolution Trudeau; les juges pourraient déclarer le litige sans objet et être heureux de se récuser devant un problème politique.Dangereux, soulignait Mme Beaudoin, parce qu'à partir du moment où l'on fait appel à un arbitre, on ne peut ensuite le répudier à la légère.Le Québec, au dire de cette militante de premier plan et ancien chef de cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales, serait privé de ses actions pour contester.Au lieu de mendier nos droits auprès d'un tribunal qui reste, selon elle, une créature fédérale, «il est souverainement temps d'arrêter de quêter nos droits mais bien de les affirmer» disait-elle.Cette position nette et franche surprend par son audace.Mme Louise Beaudoin, qui est maintenant haut fonctionnaire au ministère des Affaires intergouvernementales, conserve le droit indéniable de faire de l'action politique entre les élections.On s'étonne cependant de la voir s'opposer à une politique gouvernementale dont la mise en oeuvre était déjà amorcée.La résolution qu'appuyait Mme Beaudoin a cependant été défaite.Un intervenant, en particulier, semble avoir trouvé des arguments convainquants.Si la Cour, disait-il, juge que le Québec n'a jamais eu de droit de veto, cela fera taire ceux qui crient que le gouvernement du Québec a abandonné ce droit.Si le Québec n'a pas de droit de veto, disait ce délégué, cela pourrait démontrer, à l'avantage de la thèse indépendantiste, qu'il n'y a aucune façon, à l'intérieur de la Fédération, de protéger les droits du Québec.Si le tribunal reconnaît, au contraire, que le Québec a un droit de veto, cela crée envers Ottawa l'o- René Lévesque bligation morale de tenir compte de l'avis du Québec en rédigeant la Constitution, concluait-il en substance.Faire clarifier un point vital Sur cette question du recours aux tribunaux, M.René Lévesque ne saurait se plaindre du congrès.Les deux points de vue ont été valablement exprimés.En définitive, l'avantage principal de la stratégie gouvernementale sera de faire clarifier un point vital.Le pouvoir judiciaire devra préciser si le Québec, en tant que l'une des quatre provinces qui ont formé initialement la fédération, et surtout comme point d'appui des deux peuples fondateurs, possède un droit de veto à l'égard du changement fondamental.On saura si l'accord du Quebec reste, suivant les conventions, «constitutionnellemcnt nécessaire».A partir de là.les indépendantistes comme les tenants du fédéralisme renouvelé tireront leurs conclusions et adopteront leur ligne de conduite suivant des bases bien définies.Reste la stratégie ayant trait à une mobilisation générale des Québécois (Mme Beaudoin y pensait sans doute).À cet égard, le président de l'ancien regroupement Solidarité-Québec, M.Maurice Champagne-Gilbert, propose un thème de campagne très approprié: «Ce n'est pas notre constitution».Dans le Devoir d'hier, M.Champagne-Gilbert suggérait d'insister sur l'illégitimité de cette constitution et offrait un plan de résistance à ce projet qui n'a jamais été soumis au peuple québécois.Le droit de veto, selon lui, pourrait être exercé par la voie d'un référendum sur le projet Trudeau.L'idée est extrêmement intéressante.Devant la perspec- Ou mené ce psychodrame?Où mène le psychodrame engagé depuis une semaine entre le premier ministre Lévesque et son parti?Chose certaine en tout cas, le Parti québécois s'est trouvé enfermé dans une impasse: quoi qu'il fasse, il était perdant.En refusant de reconsidérer les votes «litigieux» du weekend dernier, les péquistes risquaient de provoquer une crise politique très sérieuse, et la démission d'un premier ministre qui est l'homme le plus populaire au Québec.La population ne le leur aurait jamais pardonné.Mais en pliant devant les admonestations de leur chef, les péquistes se trouvent à rejeter toute la procédure, pourtant fondamentalement démocratique, qui sert d'armature à leur parti depuis sa fondation, et leur crédibilité dans l'opinion publique risque de s'en trouver irrémédiablement atteinte.Leur image est maintenant celle d'une bande d'enfants dé cole sans souci pour la démocratie, qui se battent la coulpe depuis que leur papa les a ramenés à la raison.Quand un jeune député en arrive à dire, au bord des larmes, qu'il veut l'indépendance «mais seulement avec M.Lévesque», quand le ministre Charron en est rendu à affirmer que «la base du PQ c'est René Lévesque», quand le ministre Marois pousse l'hystérie jusqu'à enjoindre les militants qui divergent d'opinion avec M.Lévesque de quitter le parti, quand tout un chacun dans l'appareil gouvernemental se sent obligé de protester de son allégeance au président-premier ministre, force est de constater que le culte du chef a atteint des proportions presque dangereuses, indépendamment de la valeur exceptionnelle de René Lévesque.Ce qui faisait la force de ce parti, c'était son caractère démocratique, et le fait que sa base c'étaient ses membres, ses militants.Aujourd'hui, bien des gens se demanderont si Ja disparition de René Lévesque ne signifierait pas l'écrasement pur et simple du PQ .perspective qui n'a rien de rassurant pour qui estime que la démocratie ne tient pas qu'à un seul homme.Même si ce «showdown» a objectivement pour résultat de renforcer le pouvoir personnel du premier ministre à la fois sur le parti et sur l'appareil gouvernemental, il semble assez évident que tel n'était pas l'objectif de M.Lévesque, qui semble plutôt avoir agi sous le coup de l'impulsion.Pour cet homme abattu par trop de coups récents \u2014 la catastrophe budgétaire, l'échec constitutionnel, les rumeurs de scandales, etc \u2014 et qui au surplus a toujours été en relation d'amour-méfiance avec son parti, le congrès aurait apparement été la goutte d'eau qui fait déborder le vase.Mais est-il rassurant, pour une population déjà en proie à l'insécurité économique et sociale, que son premier ministre fasse ses crises de dépression sur la scène publique?Car le pire, dans toute cette histoire, c'est que le psychodrame aurait pu être évité.S'ils n'avaient pas été à ce point mis en relief et dramatisés !>ar la violente réaction de M.Lévesque, les deux fameux votes du congrès n'auraient rien, en eux-mêmes, de si catastrophique: premièrement, la notion d'une association économique avec le Canada, bien qu'extrêmement édulcorée reste présente à deux endroits dans le programme et rien n'aurait interdit aux porte-parole du parti d'en faire largement état dans une campagne électorale.Deuxièmement, le nouvel article qui permet théoriquement qu'une simple majorité de sièges permette au gouvernement de proclamer l'indépendance est si irréaliste à sa face même qu'il aurait été facilement amendé à la première occasion.(On comprend mal, d'ailleurs, l'énerve-ment de M.Lévesque à ce sujet, quand on sait qu'avant l!)74, le programme de son parti disait implicitement la même chose, en rendant l'accession à l'indépendance conditionnelle à une simple victoire électorale.A la même époque, MM.Lévesque et Morin parlaient toujours de faire suivre cette élection par un référendum sur la constitution du Québec souverain, ce qui correspond à ce que les délégués ont voté le weekend dernier.Que cette démarche soit éminemment contestable, d'accord .mais le fait est qu'en votant dans ce sens, les délégués du PQ n'avaient pas de raison de s'attendre à une telle réaction de la part de leur chef.) Evidemment, il y a eu au congrès du PQ ce qu'on pourrait appeler «un excès de démocratie»: les délégués ont été submergés par un flot aberrant de résolutions venant des comtés, la procédure rigoureusement égalitaire fait du premier ministre un délégué comme les autres, il y a trop de questions complexes réglées en vitesse, et tout l'exercice a quelque chose d irréel, mais les péquistes ne méritent pas d'être fustigés à ce point pour avoir poussé jusqu'à la manie le souci de la démocratie formelle .dont l'application, au dernier congrès, n'a guère différé de la procédure des autres congrès péquistes, lesquels avaient reçu la bénédiction de M.Lévesque.Rien, en outre, n'était susceptible de prendre les autorités par surprise: toutes ces résolutions étaient connues d'avance, et même l'apparition de Jacques Rose pouvait être prévue .et évitée, puisqu'il avait fait l'objet d'ovations similaires lors de congrès régionaux du parti.Peut-être dans l'espoir de sauver la réputation de son parti (qu'il a lui-même irrémédiablement minée) en cherchant des boucs émissaires, M.Lévesque a parlé d'«agents provocateurs» infiltrés au congrès.C'est ajouter encore à l'aberration.Ceux qui ont mené la contestation, en plénière, sont de vieux membres du parti qui ont peut-être tort sur tel ou tel point, mais qui ne méritent pas d'être désignés à la fureur publique comme des agents au service d'on ne sait quoi.La seule et unique «provocation» venant de l'extérieur du PQ est peut-être la fuite qui a permis ia publication, deux jours avant le congrès, d'un sondage d'origine fédérale stipulant que 55 p.cent des électeurs étaient en faveur de la souveraineté-association.Cette donnée, qui ne tient pas debout, a pu porter un certain nombre de délégués à survaloriser la popularité de leur option .mais il faut être un peu paranoïaque pour aller plus loin dans la théorie du complot.tive d'un référendum, les sondages restent contradictoires.Selon celui de Crop-La Gazette, publié le 14 novembre, 17% des Québécois seulement souhaitent un référendum sur cette question alors que 44% désirent une reprise des négociations.Suivant le sondage Multi-Réso, diffusé par Radio-Québec le 10 novembre, 46% des Québécois favoriseraient la tenue d'un référendum sur le contenu de l'Accord des Dix.Au-delà des perceptions populaires actuelles, on peut affirmer qu'un référendum aurait le précieux avantage de reformer certaines solidarités et d'exprimer clairement à la face du monde la volonté du Québec.PS \u2014 Dans ma dernière chroni- que, j'affirmais que dans les comtés orphelins (sans député élu au nom du PQ) les militants actifs sont moins nombreux et que l'on doit se contenter de délégués dont la loyauté et la cohérence ne sont pas solidement démontrées.On a cru que j'imputais ces propos à Mme Louise Harel mais ce tétait pas le cas puisque j'avais fait précéder cette observation de l'expression «Notons toutefois que».Je maintiens néanmoins le contenu de cette remarque, basée sur des informations fournies par des délégués bien renseignés.Bien sûr, selon le contexte de l'article qui parlait d'éléments «marginaux», cele ne visait qu'un certain nombre restreint de comtés orphelins et non la totalité d'entre eux.i A 10 INFORMATIONS NATIONALES.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 DÉCEMBRE 1981 G Neill dénonce l'«opération de dramatisation» de Lévesque QUEBEC \u2014René Lévesque est en train de faire du «duplessisme pour gens instruits»! Cette accusation contre le chef du PQ a été laite, hier, au cours dune entrevue avec LA PRESSE, par Louis O'Neill, qui esl un ancien ministre du cabinet Lévesque, niais qui fut aussi, dans les années .il), l'un des plus redouta- PIERRE VINCENT de notre bureau de Quebec bles dénonciateurs du régime du-plessiste.La lutte des abbes O'Neill et Dion contre Duplessis figure d'ailleurs en bonne place dans notre petite histoire politique.Louis O'Neill se dit absolument scandalise et inquiet par la psychose qui s'est emparée des militants pequistes depuis que le che! a brandi sa menace de démission, depuis qu'il a «inventé\" une cri m' pour faire triompher ses idées et pour forcer le parti à plier d'échi- ne.Pour lui, l'avalanche de déclarations publiques et de messages d'appui à René Lévesque constitue une attente grave à la démocratie.«J'ai 56 ans, j'ai donc l'âge pour me souvenir de certaines choses,et toute cette opération de dramatisation me rappelle étrangement l'époque de Duplessis: je suis sidéré de voir qu'on se retrouve, en 1981, dans une situation semblable à celle de 1956, quand on pouvait au moins expliquer la force de Duplessis pa r le fait que les gens étaient peu instruits», s'étonne-t-il.Ce qui se passe maintenant dans le Parti québécois est «triste», remarque Louis O'Neill.Ft l'ancien abbé s'élève contre René Lévesque, qui.par son coup de théâtre de dimanche dernier, a amené, tout au long de la semaine, les militants à «faire des OTTAWA ENQUÊTE Québec tenterait de mettre la main sur des documents fédéraux secrets OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral fait actuellement enquête sur des tentatives du gouvernement québécois d'obtenir des renseignements juges secrets de fonctionnaires fédéraux travaillant au Québec.Le solliciteur général.M.Robert Kaplan, a ion firme durant la semaine que des ministres québécois avaient tenté de soudoyer des fonctionnaires fédéraux travaillant au Québec afin qu'ils leur transmettent des renseignements confidentiels.Pour sa part, le premier ministre Trudeau a déclaré hier aux Communes que ni le gouvernement ni ia Gendarmerie canadienne ne toléreront que des personnes ou une province tentent par des moyens détournes d'obtenir des documents confidentiels du gouvernement du Canada.Or, c'est à un néant total que Ton se bute, lorsqu'on tente d'obtenir plus de précision.On ne sait s'il s'agit de nouveaux soupçons d'espionnage politique ou de la reprise d'une vieille dispute, après que le premier ministre René Lévesque eut déclaré que des «agents provocateurs» avaient manipulé le congres du Parti québécois, la semaine dernière.Méfaits admis?Il semble que M.Kaplan eut voulu donner la réplique en déclarant que le gouvernement québécois avait approché des hauts fonctionnaires du gouvernement et payé des agents pour essayer de convaincre et d'exploiter et d'encourager la déloyauté au sein de la fonction publique fédérale dans le but d'obtenir des documents secrets et absolument secrets appartenant au Canada.C'est d'ailleurs ce que des ministres du cabinet québécois ont déjà admis, a ajoute le solliciteur général.M.Trudeau n'a pu dire rien de plus hier, quand M.Allan Lawrence, ancien solliciteur général conservateur, a insisté pour obtenir plus de détails sur les dé- lu co co lu a: 1 a \u2022o o o 4 Robert Kaplan clarations de M.Kaplan.Le premier ministre a repondu qu'il ignorait ce à quoi M.Kaplan voulait faire allusion.Il se pourrait, a-t-il expliqué, qu'il s'agisse de déclarations faites il y a plusieurs années par le ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau.Un mandat automatique M.Trudeau a dit qu'il se souvenait très bien que M.Parizeau avait déclaré, le sourire aux lèvres, qu'il essayait par l'intermédiaire de différents collaborateurs de mettre la main sur des renseignements secrets du gouvernement du Canada.Il a été impossible de joindre M.Kaplan hier.Mais plus tôt dans la semaine, il a affirmé que la GRC faisait enquête sur des infiltrations du Québec dans la fonction publique fédérale.«Il s'agit là d'un but automatique de leur mandat», a-t-il déclaré.«Oui.ils cherchent à savoir et ils chercheront continuellement à savoir.et à considérer comme des cibles à espionner quiconque au pays se livre à des activités qui, dans le cadre de leur mandat, sont à surveiller.» aveux de péchés, à dresser un bouquet spirituel, à rendre hommage au père et à prononcer des voeux d'obéissance.En somme, (in se reconfessionnali.se par la voie politique».Et, faisant allusion à la résolution d'appui («d'écrasement», ra-t-il) de l'ensemble du caucus des députés pequistes.Louis O'Neill se déclare estomaqué par le «climat de peur de parler», qui s'est instaure dans le parti.Du même souffle, il dénonce le culte à la personnalité de René Lévesque, «un homme qui ne semble pas avoir évolue depuis qu'il est dans le parti et qui ne semble pas savoir ou il va.surtout si on songe à la manière dont il a négocié avec les autres premiers ministres à Vancouver et à Ottawa, ces derniers mois».M.O'Neill, qui est aujourd'hui redevenu professeur à l'Université Laval, qui avoue être de moins en moins certain que le gouverne- ment actuel soit le bon véhicule pour l'indépendance et qui se dit «militant indépendantiste, mais non lévéquiste», considère que le culte à la personnalité du chef est maintenant rendu trop loin.«S'il tombe malade ou si Dieu le rappelle à lui, est-ce que nous allons tous tomber?Bien sûr que non, voyons! Alors, il est temps que nous coupions le cordon ombilical.Vous savez.les papes ineurent et on les remplace, je n'ai jamais entendu dire qu'un pape ait été irremplaçable! » «M.Lévesque a de belles qualités, je le reconnais, mais il n'est pas au pouvoir pour lui-même, il est au pouvoir pour servir la cause de l'indépendance.Il est loin d'être évident qu'en imposant ses idées, comme il le fait maintenant, il aide la cause du Québec, et il est loin d'être évident qu'il soit un bon exemple de démocratie», fait enfin observer Louis O'Neill.Louis O'Neill Photothèque LA PRESSE La reine à Ottawa: 'annonce de Buckingham ne devrait pas tarder OTTAWA (CP) \u2014 La Reine est prête à venir au Canada proclamer la nouvelle constitution, si le projet constitutionnel est approuvé par le Parlement britannique, a déclaré hier un porte parole du premier ministre Trudeau.D'après le secrétaire de presse de M.Trudeau, Patrick Gossage, le premier ministre a appris que la Reine avait accepté de participer à la cérémonie de proclamation de la nouvelle constitution.Ce qu'on ne sait pas encore, c'est si cette acceptation a été faite officielle m en t.M.Gossage a souligné que selon le protocole., la visite royale doit être annoncée officiellement par le palais de Buckingham, ce qui ne devrait pas tarder à se faire, ont appris les fonctionnaires fédéraux.Le gouvernement canadien espère toujours que le projet constitutionnel sera approuvé par les Communes britanniques et la Chambre des lords, puis qu'il recevra l'asentiment de la Reine, d'ici février.Selon M.Gossage, la résolution constitutionnelle contient une clause selon laquelle la nouvelle constitution doit être proclamée par la Reine, à titre de Reine du Canada, ou par le gouverneur général Ed Schreyer.Par ailleurs, le gouvernement britannique a clairement indique hier que la demande du Canada de «rapatrier» la constitution était bien fondée malgré l'opposition du Québec et de groupements d'autochtones.C'est ce qu'a déclaré M.Jean Chrétien après avoir déjeuné avec-lord Carrington, ministre des Affaires étrangères.Le ministre de la Justice a dit qu'il basai! ses certitudes sur ses discussions avec lord Carrington et d'autres, et sur un document déposé aux Communes.L'exposé de politique est l'oeuvre de lord Carrington et il a été dépose après les trois jours de discussion de ML Chrétien, à Londres, avec des dirigeants politiques.Le document ne mentionne pas en particulier l'opposition du Québec non plus que son appel aux tribunaux.Toutefois, le document dit que l'approbation de neuf provinces net fin aux inquiétudes exprimées plus tôt cette année par un comité parlementaire britannique et par la Cour supreme du Canada qui trouvaient que plus de deux provinces devaient appuyer le projet pour respecter la convention.Durant plus d'une année, seuls le Nouveau-Brunswick et l'Ontario ont appuyé ce projet.Kl maintenant, â la suite d'un compromis intervenu à la conférencel'édéra-le-provinciale du 5 novembre, seul le Québec s'j oppose.Plusieurs groupements d'autochtones s'y opposent aussi et l'exposé de lord Carrington dit que le gouvernement britannique ne doit pas se mêler de cette question.Le gouvernement croit que tout amendement aux dispositions relatives aux droits des autochtones, à moins qu'il ne soit reclamé par le gouvernement du Canada ou qu'il y a consente \u2014 ou tout autre amendement \u2014 constitue- rait une ingérence dans les affaires intérieures du Canada», dit le document.L'exposé est une réponse ait rapport publié le 30 janvier par une commission d'enquête parlementaire sur les affaires étrange res présidée par sir Anthony Kershaw.Cette commission recommandait que Westminster rejetât les propositions constitutionnelles parce que seulement deux provinces les appuyaient.Mais, tout comme l'énoncé de politique de lord Carrington, le rapport Kershaw disait que les droits des autochtones ne sauraient être sujet de discussion au Parlement britannique.L'énoncé de lord Carrington ne parle pas des recours des autochtones aux tribunaux britanniques.Il signale que le Royaume-Uni n'est pas juridiquement obligé dé voter toute mesure émanant du; Canada, bien que, dans le passe, Westminster l'ait toujours fait.«On ne saurait ne pas tenir compî te de cette pratique constante»;! dit-il.| Clair accuse Air concurrence déloyale uébecair i QUEBEC (PC) \u2014 Les difficultés financières de Québé-cair tiennent à une mauvaise politique fédérale en matière de transport aérien et à une concurrence déloyale d'Air Canada.C'est ce qu'a soutenu hier le ministre québécois des Transports, Michel Clair, en réponse au député liberal de Laporte, M.André Bourbeau qui lui demandait si le gouvernement ne sera pas bientôt amené à réinvestir dans cette société aérienne, un peu comme il l'a fait à plusieurs reprises dans Tricofil.Le gouvernement québécois a investi $15 millions dans Québé-cair, l'été dernier, pour consolider la situation financière de l'entreprise et pour faire échec, comme l'a dit M.Clair, à une évidente transaction visant â faire passer Québécair sous le contrôle d'Air Canada ou de Nordair.Le ministre des Transports a déclaré que Québécair fait face à de sérieuses difficultés financières, au même titre que d'autres sociétés aériennes, sont la puissante compagnie PANAM.M.Clair s'en est pris particuliè- rement à la stratégie mise de l'avant par Air Canada pour enlever à Québécair le marché des vols nolisés de Québec et de Montréal vers la Floride, «pour concurrencer Québécair, pour essayer même de la tuer», a-t-il dit.Selon lui, les tarifs d'Air Canada à $115 ne correspondent même pas a ce qu'il en coûte pour offrir ce service.M.Clair ajoute qu'Air Canada continue de maintenir par ailleurs un service régulier vers Sept-Ilcs.qui lui vaut une perte d'au moins $500,000 par année, dans le seul but de tuer Québécair.M.Bourbeau s'est inquété d'au-; tre part de l'utilisation qui est fai-I te des $15 millions investis Tele! dernier par le gouvernement.j Il affirme qu'une partie de cet! argent, soit $4.5 millions, va se4, retrouver dans les poches des ac-j tionnairès et non pas dans le fonds! de roulement de la compagnie.\\ A cela M.Clair répond qu'il n'a; pas à fournir de précisions sur la! somme investie, puisqu'il s'agit! d'une compagnie privée et non; pas d'une société d'Etat.! L'AFFAIRE DES FILMS PORNOS L'histoire d'un scandale qui n'a jamais eu lieu QUEBEC \u2014 Tout a commencé le 26 mai dernier lorsque le directeur du personnel de l'Assemblée nationale, Mario Trudel, a informé son patron.Claude Vaillancourt, des révélations fra- LOUIS FALARDEAU (de notre bureau de Québec) cassantes que vient de lui faire un de ses employés.Ce dernier demande une mutation et faitpart de ses motifs à M.Trudel: le climat est irrespirable à la télévision des débats, où il travaille, en raison notamment des choses scandaleuses qui s'y déroulent.Cela comprend le tournage de films pornographiques dans les locaux de l'Assemblée et avec son matériel.L'employé mécontent donne force détails tous plus scabreux les uns que les autres.Vaillancourt, comme Trudel avant lui est estomaqué et il entreprend une enquête-maison.Puis en septembre, le whip libéral Michel Page vient lui confier qu'il se passe, a-t-il appris de sources qu'on ne connaît pas, des choses pas catholiques au parlement.Le président lui révèle alors qu'il sait déjà tout.Les deux poursuivent alors leur enquête et s'informent de leurs découvertes.Le 2 novembre, Vaillancourt, inquiet de ce que des rumeurs ont v i commencé à circuler à l'Assemblée, et jugeant qu'il en sait assez, écrit au procureur général, Marc-André Bédard, pour lui demander de faire enquête.Le 12, apprenant qu'un journaliste de Radio-Canada s'apprête à rendre l'affaire publique, Michel Page décide de le prendre de vitesse et interroge le ministre Bédard à l'Assemblée nationale.Ce dernier confirme, avec sa prudence coutumière, l'existence de l'enquête.Claude Vaillancourt, moins prudent, accorde immédiatement une entrevue à la télévision d'Etat dans laquelle il accrédite les rumeurs en laissant entendre qu'il les croit fondées et en disant à peu près que tant de fumée cache sûrement un feu, petit ou grand.Les journalistes, qui veulent en savoir plus des «révélations» de M.Page, trouvent plus d'informateurs qu'ils en ont besoin, tant chez les libéraux qu'au bureau du président.Ils apprennent alors en détails les «faits» qui ont motivé l'enquête: disparition de 1,200 cassettes vidéo et de matériel valant plusieurs dizaines de milliers de dollars; tournage de films publicitaires et pornographiques dans les locaux de l'Assemblée, par des membres de son personnel et avec son matériel.Les détails ne manquent pas: oui, des employés actuels ou anciens de l'Assemblée nationale ont joué dans ces films; oui, oui, des employés ont été menacés, se sont fait crever les pneus de leur voiture.On raconte môme une incroyable histoire à propos du premier ministre français de l'époque, Raymond Barre, qui aurait pénétré sur le «plateau» en plein tour- nage, obligeant les «comédiens» à fuir derrières les tentures! Les journalistes (dont l'auteur de ces lignes) rapportent avec plus ou moins de prudence tout ou partie de ces bobards.Leurs interlocuteurs sont si sûrs d'eux! Et puis, comme le pouvoir et l'opposition racontent à peu près la même chose, pourquoi se méfierait-on?En fait, l'opposition en met un peu plus, et même les plus imprudents des journalistes n'oseront pas écrire certaines des révélations qui leur sont faites et qui tendent, bien sûr, à discréditer des adversaires.L'affaire atteint son apogée le 19 novembre quand le réseau TVA et son journaliste Bernard Chabot publient une information voulant qu'un employé du ministre Claude Charron ait joué dans un de ces films et participé au recrutement de jeunes acteurs mâles pour; jouer des scènes de relations homosexuelles.La boucle est alors bouclée.Non seulement la réputation de l'Assemblée nationale est entachée,, mais aussi celle d'un de ses membres les plus en vue.La juste et violente indignation de Claude Charron aura un effet de choc qui amène la population et les journalistes à réfléchir.Tous s'interrogent alors sur l'opportunité de relier le nom du ministre à une telle affaire (et répondent d'emblée qu'elle n'existait pas).Mais encore à ce moment-là, tous le font sans aucunement remettre en question l'existence même du «scandale des films pornos».Jusqu'à ce que le ministre Bédard affirme, à la suite d'une minutieuse enquête, que toute l'affaire repose sur du vent. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 DÉCEMBRE 1981 A 11 ET FINANCE i h Le gadget à la mode: les méga-projets Imaginez une usine géante de pâtes et papiers que Ton construit au Japon et que l'on remorque, d'une pièce, jusque dans le coeur de l'Amazonie; ou du pétrole visqueux que l'on fait sortir en mettant le feu au centre de la terre.Ce sont des «méga-projets».Pour bien des hommes d'affaires et des planificateurs gouvernementaux, c'est devenu la solution magique qui devrait régler nos maux économiques à coups de centaines de milliards de dollars.En effet dès que l'on parle de méga-projet, on accourt.Le gouvernement fédéral y a consacré un groupe d'études, les hommes d'affaires assiègent les colloques qui en parlent.Ces grands projets, au préfixe qui fait un peu songer au vocabulaire de bandes dessinées, sont-ils vraiment quelque chose de nouveau, ou bien un gadget à la mode, une façon de décrire avec un mot accrocheur une vieille réalité?De fait, ces investissements colossaux représenteront quelque chose de vraiment différent.C'est là que sont les dollars, les perspectives d'emploi, et la planche de salut pour la restructuration de l'économie canadienne.D'abord, la complexité Les plus connus de ces grands projets, dans le cadre canadien, sont bien sûr les chantiers hydroélectriques québécois, l'exploitation des sables umineux, les grands pipe-lines, l'exploitation et le transport du gaz de l'Arctique ou du pétrole offshore.Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, leur point commun n'est pas vraiment leur coût.En effet, à peu près n'importe quoi, y compris un simple stade, peut de nos jours coûter un milliard.Et l'on pourra même trouver des mégaprojets qui coûteront $100 millions.«Les grands projets, c'est tout d'abord, une question de complexité», explique France Dièvre, de la Chambre de commerce du district de Montréal, un organisme qui s'est sérieusement penché sur la question.Et elle provient essentiellement de la durée du projet, en général on parlera de plus de cinq ans, et de leur aspect multidisciplinaire.Un phénomène nouveau Cette complexité est par ailleurs un phénomène tout à fait nouveau que l'on ne retrouvait pas dans les projets, même grands, d'il y a dix ans ou plus.Cela s'explique d'abord par le fait que dans le secteur des ressources naturelles, et surtout de l'énergie, il faut aller chercher de plus en plus loin et rencontrer des conditions de plus en plus difficiles pour satisfaire des besoins.Par exemple, il est incroyablement plus complexe, du point de vue technologique, d'exploiter du gaz dans une pleine mer sillonnée par de dangeureux icebergs qu'à partir d'un petit puits dans un parc de Calgary.Le second facteur de complexité provient du laps de temps entre la mise en marche et la réalisation de ces projets.Dans un contexte social et économique mouvant, le facteur durée rend toute prévision de coût périlleuse, ne serait-ce qu'à cause de l'inflation et des contraintes environnementales.La pénurie des cervaux Pour profiter pleinement de ce pactole, le principal obstacle risque d'être les pénuries de main-d'oeuvre spécialisée, principalement dans la gestion.On aura besoin de milliers de gestionnaires, ingénieurs, et de spécialistes, comme en contrôle des coûts.Ces besoins proviennent surtout du gigantisme.Les vrais problèmes de ces chantiers proviendront souvent, non pas de questions scientifiques insolubles, mais de questions bien plus terre-à-terre et pas très romantiques comme on peut le voir à la Baie James: construire des campements de façon économique, s'assurer que l'équipement arrive à temps, que les échéanciers soient respectés, qu'on n'utilise pas trop de camions.Ce sont des milliers de détails, qui donneront la différence entre le succès et l'échec, dans un projet où un jour de retard coûte plusieurs millions.C'est dans ce sens qu'oeuvre la Chambre de Montréal pour sensibiler les milieux d'affaires afin qu'ils se préparent adéquatement, et préservent à la métropole une place qu'elle occupe déjà.Un second début Il y a par ailleurs beaucoup de dollars en jeu.Le fédéral, qui a formé un Groupe d'étude sur les grands projets répertorie $110 milliards de grands travaux d'ici la fin de la décennie dans le seul secteur des ressources naturelles.D'autres études parlent de $300 milliards en dix ans.Dans cette orgie de milliards, le Québec n'est pas laissé pour compte.D'ici l'an 2000, les grands projets déjà répertoriés y atteindront $74.4 milliards.Cela le met au second rang au Canada, après l'Alberta, mais avant l'Ontario.On devine que la majorité de ces capitaux iront vers l'hydroélectricité.En plus des salaires et des dépenses directes, l'importance des capitaux en jeu offriront à l'économie canadienne une occasion unique de faire un second début, de se restructurer, et de profiter de ces marchés pour investir dans des secteurs connexes de fourniture d'équipement et de transformation des ressources.C'est le secteur des retombées, dont le Québec pourrait récupérer une partie, par exemple, 13 pour cent des besoins en fournitures pour les projets albertains.Mais cela pourrait être considérablement plus, si l'industrie québécoise se recycle assez rapidement.CINQ PAYS DÉTERMINES A BAISSER LEURS PRIX i Les conférence de 0 se termine dans l'incertitude ABOU-DHABI \u2014 La conférence des treize pays exportateurs de pétrole a pris fin dans l'incertitude tard hier soir avec cinq pays déterminés à baisser leurs prix dès le 1er janvier et trois autres susceptibles d'emboîter le pas dans les mois qui suivent.Dans un premier temps le prix moyen de POPEP, en tenant compte de la production de chacun, baissera d'environ $0.15 le baril avec une tranche addition- ROBERT POULIOT (Collaboration spéciale) nelle de $0.05 d'ici le printemps.Le premier contingent comprend l'Arabie Saoudite, le Koweït.l'Iran, les Emirats arabes unis et Qatar dont les baisses varieront de 20 à 70 cents le baril.Dans ce cas.il s'agit surtout des pétroles lourds destinés aux huiles de chauffage et aux huiles industrielles.C'est ce que Sheik Zaki Yama-ni d'Arabie Saoudite a qualifié de cadeau de Noël.même si à court terme, l'effet sera microscopique pour les consommateurs.Viendrait ensuite le second train de rabais, provenant cette fois des pétroles plus légers comme ceux de l'Iraq, de la Libye et de l'Algérie, ou les baisses pourraient varier de 30 à 50 cents le baril.Mais l'appréhension continuait néanmoins à planer alors que les délégations se préparaient une à une à quitter la capitale des Emirats arabes unis.D'abord, le marché internatinal risque de hausser les épaules face à des ajustements jugés trop minuscules.Ensuite, l'escalade de plus en plus dangereuse entre la Libye et les Ktats-Unis pourrait créer des remous politiques importants dans la région.Le marché D'importantes sociétés japonaises, qui comptent parmi les principaux clients du Golfe, se sont montrées déçues des baisses de prix annoncées hiers Les Emirats arabes unis et le Qatar réduiront leurs prix de 20 cents le baril pour niions concurrencer Irpél role nigérian vendu à $36.50 US.Pour sa part, l'Arabie Saoudite rasera les prix de ses pétroles moyen et lourd respectivement de G0 et 50 cents le baril.Enfin, devant Insistance de l'Iran à vouloir subite- Sheik Zaki Yamani ment réduire ses prix jusqu'à $1 US pour attirer de nouveaux acheteurs, le Koweït a dû taire un compromis pour une baisse commune de 70 cents le baril sur le pétrole lourd et moyen.Dans le cas de l'Iran, cela équivaut a la moitié de sa production actuelle de 1.1 million de barils par jour.Par ailleurs.Sheik Yamani a laissé entendre que l'Iraq pourrait bientôt réviser ses prix à la baisse tandis que la Libye et l'Algérie ««auront de la difficulté a maintenir leur plancher de *:J7 US le baril» à cause de la coucourrence nigériane.Le ministre algérien, M.Belka ce m N a bi.a déc 1 a ré a u cours d'une entrevue exclusive avec LA PRESSE, que son prix de $37.50 US resterait tel quel.Dans le cas de la Libye, a-t-il ajouté, «ce n'est plus une question de prix ou de production mais une question politique».Au vrai, la Libye se prépare à multiplier les avantages financiers aux détenteurs de concessions.Des sources à Londres nous ont révélé que les autorités libyennes s'apprêtaient à transformer leurs concessions en régime de participation pour satisfaire les acheteurs a un coût de baril qui pourrait baisser jusqu'à $31 US.Les acheteurs japonais croient que ces ajustement reflètent à peine les prix disponibles sur les marchés libres internationaux, surtout en ce qui a trait au pétrole lourd.«Nous sommes saturés d'huile à chauffage et industrielle.Ce qu'il nous faut c'est du pétrole létfer à meilleur prix.» Tant Sheik Yamani que le docteur Mana Said Al-Oteiba.le ministre du pétrole des Emirats arabes unis et nouveau président de POPEP, ou Belkacem Nabi prévoient une relance de la demande mondiale de pétrole des le deuxième trimestre de I982.Tous affirment que les pays industriels devront reconstituer leurs inventaires au printemps.Mais ;i cela les Japonais (qui consomment 35 pour cent de la production des Emirats arabes) rétorquent qu'au niveau actuel, leurs inventaires équivalent à 110 jours de consommation.La Libye La Libye a certes été le pays à subir les plus gros rovers cette semaine a Abou-Dhabi.D'abord, le secrétaire au pétrole.Abdussa-lem Zagaar, a échoue dans son projet de bloquer l'accession de la Tunisie à l'Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP).En effet, durant la reunion de hindi qui précédait celle de POPEP, le Koweït et l'Arabie ont opposé leur veto en forçant un ajournement indéfini des ira \\ aux.C'est dire qu'au moment ou le secretaire Zagaar présentait jeudi soir à POPEP le projet d'une déclaration d'appui de l'Organisation face aux Américains, les sympathies n'étaient pas nombreuses.Seuls l'Iran et l'Algérie étaient prêts à donner un «soutien moral» à leurs confreres d'Afrique du Nord.«Le texte original fut tant et si bien édulcoré que la Libye a préféré abandonner la \\ ersion finale».a confié une source ministérielle.(«>uoi qu'il arrive à la Libye, tout semble avoir déjà ele escompté par le ma relié international.Mais un point d'ûiterro.ualion subsiste.Quelle sera la réaction psychologique des pays importateurs?L'Algérie se dit en tous les eas prête à épauler le colonel Khada-fi.Mais jusqu'où le pourra-t-elle?Une suspension totale des exportations libyennes contribueraient à renforcer les prix chez les autres producteurs nord-africains, mais ce n'est pas 700.000 barils par jour qui déséquilibreront le marché mondial.Gel des actions de Tricofil (PC) \u2014 Si vous détonez des actions de la société Tricofil et que par hasard vous avez un acquéreur pour lesdites actions, il vous sera impossible de réaliser la transaction et d'empocher les dollars qu'elle vous procurerait.En effet, la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ).l'organisme chargé de voir à la bonne marche de ce secteur d'activités.a émis une ordonnance interdisant a toute personne de faire le commerce des valeurs mobilières de la Société populaire Tricofil Inc.«VU le défaut de celle-ci de se conformer aux dispositions de la Loi sur l'information publique».En fait, cette interdiction a été prononcée parce que Tricot il n'a pas produit dans les délais prescrits ses états financiers semestriels intérimaires pour la période se terminant le .'i 1 août 1981.Tricofil avait jusqu'au :>1 octobre pour ce faire.La CVMQ a avise Tricofil par lettre recommandée de la situa-lion délictuelle dans laquelle elle se trouve.La lettre a bien été reçue par la société populaire, puisqu'elle a si^né un reçu a cet effet.Retard habituel Mais tous les appels téléphoniques subséquents loues par le chargé du dossier à la CVMQ M.Bertrand Jobin, sont restes sans suite.Tricofil ne répondant pas à son téléphone, do sorte que l'organisme a décidé (le prendre la mesure citée M.Jobin devait d'ailleurs souligner que Tricofil a été en retard à chaque échéance dans la production de ses états financiers.Tricofil est tombe»' sous la juridiction de la CVMCJ en 1*)7:>.alors que le 20 mai de celle année-là.elle lançait dans le public, à l'aide d'un prospectus, 121)7 actions ordinaires et 1000 actions privilégiées d'une valeur nominale de $100.L'interdiction actuelle à rencontre des actions de Tricofil s'adresse également aux agents de transfert, qui ne pourraient pas enregistrer le nouveau titre de propriété dans le cas d'une transaction entre particuliers, celle-ci étant même interdite au sens le plus strict de l'ordonnance.% Rappelons que.l'été dernier.Tricofil fermait ses portes de façon temporaire, pour un an.disait-on.de façon a permettre une restructuration.Les maires de banlieue s'en prennent au Canadien Pacifique La Conférence des maires de la banlieue de Montréal a pris hier une position très ferme à l'égard du Canadien Pacifique qui veut retirer ses services voyageurs sur la ligne Montréal-Ri-gaud.MICHEL ROESLER_ Le président de cette organisation qui regroupe les maires des environs de Montréal, le COMPRESSIONS BUDGÉTAIRES FÉDÉRALES Répercussions sur les emplois d'été pour étudiants JBj Les compressions budgé-™ taires du gouvernement fédéral vont se répercuter, en 1982, sur |es étudiants en mal d'emploi pendant la période estivale.FRANÇOIS BlRoËiT*-\" ; Le secrétaire parlementaire du ministre canadien de l'Emploi et de rimmigration, Remi Bujold, a annoncé, hier ù Montréal, qu'une somme de $100 millions sera consacrée en 1982 à la recherche et à la création d'emplois pour les étudiants.: Or, cette enveloppe budgétaire est exactement la môme que celle de l'an dernier, ce qui représente une diminution, puisque le ministre des Finances prévoit un taux d'inflation de 11.7 pour cent en 81-82 (ainsi, $100 millions de 1981 ne vaudront plus que $89.5 millions en dollars de Tan prochain).M.Bujold a expliqué que la non indexation du budget destiné à l'emploi étudiant aura pour effet de réduire la durée du travail des étudiants qui bénéficieront du programme; par exemple, l'étudiant pourra travailler huit ou neuf semaines au lieu de dix l'an dernier.Des $100 millions, $75.6 millions seront consacrés à «Eté Canada», programme qui a pris la place de «Jeunesse Canada au Travail».«Eté Canada» comprend trois volets: création de 3,100 emplois dans des stages d'été organisés par les ministères et organismes fédraux, sous la supervision de la Commission de la fonction publique; création de 21,000 emplois d'étudiants dans des projets dits communautaires parrainés par des organisations locales dans chaque circonscription électorale; et des projets dits fédéraux qui permettront d'offrir 5,600 emplois dans des projets parrainés par des ministères ou organismes fédéraux.La répartition géographique des crédits d'aide à l'emploi étudiant sera faite selon le chômage estudiantin dans chaque région et comté.Le taux de chômage s'ap-pliquant à chaque région sera connu à la fin de l'année académique, soit vers le mois de mai.Habituellement, le Québec est très favorisé par ce programme, parce que le chômage des étudiants y est plus élevé qu'ailleurs au pays, a noté un fonctionnaire du ministère de l'Emploi et de l'Immigration.L'an dernier, le tiers des emplois créés au Canada dans le cadre d'«Eté Canada» l'ont été au Québec.maire Jean Corbeil, a déclaré que des mesures allaient être prises pour tenter de sortir le dossier du transport en commun de l'impasse.La Conférence des maires de la banlieue de Montréal s'est donné pour mission d'intégrer les trains de banlieue et elle considère que la décision unilatérale du CP retarde indéfiniment ce projet.Intransigeance Les maires accusent le CP d'être intransigeant et d'être à l'origine de l'échec des négociations avec la C.T.C.U.M.Pour eux les conséquences d'une telle décision sont très graves.En plus de diminuer la qualité de vie des habitants du couloir desservi par cette ligne, la réduction du service de transport par rail et peut-être sa suppression totale «risque de provoquer une réaction en chaîne dans maintes sphères de la vie économique reliées de près ou de loin aux facilités de transport des résidents.» L'activité économique, font-ils remarquer, est directement dépendante d'un bon système de transport en commun qui permet de conduire les gens sur leur lieu de travail.A l'opposé, un mauvais système de transport en commun entraîne l'affaiblissement surtout des PME et par voie de conséquences favorise le chômage.Exode D'autre part des zones mal desservies conduisent à l'exode des citovens.Dans le cas du Laskeshore, le remplacement du train par des autobus, un système inefficace aux heures de pointes, amènera les citoyens de ces banlieues à utiliser davantage leur voiture.On évalue à 86 pour cent la population de ces municipalités (Baie d'Urfé, Beaconsfield.Dor-val, Kirkland, Lachine, Montréal-Ouest, Pointe-Claire, Saint-Pierre, Sainte-Anne-de-Bellevue, Senne-ville et Westmount) qui travaille a Montréal.La suppression des trains de banlieues entraînera une surconsommation d'essence.Ce qui re- vient à aller contre les pro- \u2022 g r a m m e s d c c o n s e r v a 11 o n d'énergie et à provoquer des dépenses supplémentaires pour les usagers de ces trains.Les maires ont écrit au ministre * canadien des Transports, Jean Luc Pépin, pour lui demander de prendre des mesures immédiates de façon à contrer la decision du CP et pour prendre rendez-vous avec lui.Ils ont également envoyé un télégramme a \\V.Stinson, pdg do CP Rail, pour lui demander de re- ; venir sur sa décision, faute de \u2022 quoi ils seraient appelés à intervenir de façon plus ferme et plus virulente.En plus de cela, les maires de la banlieue de Montréal ont écrit aux principaux agents économiques de Montreal, c'est-à-dire à tous les présidents des grandes sociétés installées dans cette ville, pour leur demander d'intervenir auprès du CP.Baisse importante du dollar canadien Le dollar canadien a subi une baisse importante de 41 centième.Ce qui le ramène à des niveaux qu'il n'avait plus atteint depuis octobre dernier.Cette baisse est attribuable à un renforcement du dollar américain sur le marché interbancaire.Selon une étude de Wood-Gundy, cette baisse était prévisible.Il s'agit dune correction technique ù laquelle on pouvait s'attendre.La même étude, en date du 3 décembre, prévoit que le dollar canadien va reprendre son ascension, au cours des prochains jours.Indices Montréal: 336.35 (-1.74) Toronto: 1954.06 (-8.14) New York: 886.51 (-5.52) CANADIEN -41/100 83.89 i.?1 A 12 ÉCXINOMIE ET FINANCE- LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 12 DÉCEMBRE 1981 Un REEL qui vous permet de diversifier vos placements Quand vous adhérez à un régime enregistré d'épargne-logement (REEL) delà fiducie du Québec, vous demeure/ parfaitement libre ii effectuer vos placements en fonction de vos besoins et de les modifier selon la conjoncture économique.Le REEL de la Fiducie du Québec vous permet en effet d'investir à votre choix dans les Fonds Desjardins4 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Sherbrooke'819) 566 5667 1 300 567 69.?0 Place Jacques Cartier Fiducie du Québec v desjardins * Les f-onds Desidrdins ne se vendent nue pat r intermédiaire de prospect js À VOUS LE CHOIX PLACEMENTS À TERME GARANTI AUCUNS FRAIS \u2022 INTERETS PAYES ANNUELLEMENT \u2022 MIN.S500 Montreal.612.rue St-Jacques (514) 282-1880 Quecec 681-0277 \u2022 Onawa 238-6084 INSTITUTION INSCRITE Rc&lE DE L ASSURANCE-DEPOTS DU QUEBEC MEMBRE SOCIETE D ASSURANCE-DEPOTS DU CANADA Crédit roncier FIDUCIE CREDIT FONCIER Nous bâtissons ensemble depuis 1880 ^ordinateur apple SYSTÈME DE FAMILLE Apple II Plus 48K Lecteur de Disquettes Modulateur RF Contrôleurs de Jeux \"Apple Writer\" \"Personal Filing System*' \"Personal Finance Manager \"Typing Tutor\" \"Apple Adventure\" \"Olympic Decathlon\" \"Stellar Invaders\" SYSTÈME DE L'ANALYSTE Apple II Plus 48K Lecteur de Disquettes Moniteur Vert.Écran 9\" \"Visicalc\" SYSTÈME DE L'ÉTUDIANT Apple II Plus 48K Enregistreuse à Cassettes Modulateur RF Programmes sur Cassettes Contrôleurs de Jeux SPÉCIAL DE DÉCEMBRE 39.95 BOlTE DE 10 CENTRE DE MICRO-INFORMATIQUE 1010.RUE SHERBROOKE OUEST COIN METCALFE 287-9313 La politique aérienne fédérale est préjudiciable au Québec Québec accuse l
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