La presse, 4 décembre 1981, Cahier A
[" REVERS DE 4-3 À DETROIT LE CANADIEN LAISSE FILER LA VICTOIRE pages 2, 3 et 4 CARTES DE CREDIT: ESSO EXIGERA DES INTERETS DE 27% page C 1 25 cents MONTRÉAL, VENDREDI 4 DÉCEMBRE 1981, 97e ANNÉE, no 287, 68 PAGES, 4 CAHIERS vous en avez pour votre argenL.et plus à l ï : mm » -.***.\u2022 *'\u2022 \u2022 ¦ ~ \u2022 .s-**.«m» >\u2022 .t.I .¦¦\u2022-X BP Photothèque LA PRESSE zffîqt&rap terser \\ \u2014\\ m terne®?* Devant le catastrophique surpeuplement des pénitenciers fédéraux du Québec, les autorités ont décidé d'exercer des pressions auprès de la Commission des libérations conditionnelles pour qu'un plus grand nombre de détenus bénéficient des programmes de réhabilitation externes.page a 3 .L photo PC, Lazer y s-, v ¦ v' \u2022 \\y iiiiiiilwr ¦ \u2022 /.v.v.*.;.< DiUNIERE Annonces classées: C 8 à C 14 Arts et spectacles: \u2014 Informations: B 11 à B 16 Carrières et professions: C 7 Décès, naissances, etc.: C 15 Économie: C 1 à C 7 Éditorial: A 6 Etes-vous observateur?: C 12 FEUILLETON: C 9 Horoscope: C 10 Le monde: B 6 Météo: A 2 Mots croisés: C 11 Mot mystère: C 11 Quoi faire aujourd'hui: B 10 Télé-câble: B 1 1 Télévision: B 11, B lô \u2014 Horaires: B 10 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1 à B 5 TABTiOJD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 GUERRE AU PQ WALDHEIM SE RETIRE SCRUTIN ¦ Le secrétaire de l'ONU veut ainsi aider à briser l'impasse sur sa réélection due au veto chinois.Mais il n'est pas écarté pour autant.Le Conseil de sécurité étudie diverses options.page B 6 5P * > ¦ ¦ \u2022 .< ¦\"«¦ JJMS Wit ¦ -a- * page A 8 .v._ PROJET DE LOI EN FEVRIER BISAILLON PROPOSERA LE SERVICE OBLIGATOIRE POUR LES JEUNES SANS EMPLOI page A 4 Photothèque LA PRESSE ÉDÎTO UN ÉVÉNEMENT HISTORIQUE MAIS PEU EXALTANT PAR MARCEL ADAM page A 6 Les certificats de dépôt garanti du Trust Général: un mode d'épargne supérieur où chacun trouve son avantage.Intérêts veraés annuellement.Période de 1 an.Dépôt minimum 500$.D'autres ccrtlticots à dos taux différents sont 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négocier des emprunts en périodes de grande inflation.Le président des Proprios unis, M.Germain Geffard, signale dans sa requête que cette mesure est urgente puisque, selon lui, plusieurs petits propriétaires \u2014 et des plus gros \u2014 risquent la faillite à court terme en raison de la flambée récente des taux d'intérêt hypothécaires.Ceux qui ont dû emprunter au cours des derniers mois sont maintenant aux prises avec des taux qui varient entre 17 et 22%, et cette situation durera des années.Les Proprios Unis, en assemblée générale, ont également adopté une résolution demandant que les formulaires TP6 de l'impôt soient supprimés.Il serait beaucoup plus facile, selon les proprios, de demander aux contribuables d'inscrire dans leur déclaration au fisc le prix du loyer.Seule une minorité de citoyens, notamment les assistés sociaux et les personnes âgées ont droit à des allégements à ce chapitre, d'où la futilité, selon les proprios, d'une formule TP6 universelle qui entraîne un coût administratif mensuel d'environ $2 pour chaque logement.Les Proprios Unis de Montréal tiendront une assemblée spéciale de leurs membres, le 9 decern bre prochain, à 20 heures, au 100 est de la rue Sauvé.Ils y invitent tous les propriétaires, qu'ils soient membres ou non de leur groupement.MÊME SI LE CAUTIONNEMENT A ÉTÉ FIXÉ À $13,000 Les profs d'université tiendront leurs propres «Etats généraux» Les professeurs d'universités québécoises tiendront leur propre consultation sur l'avenir de ces institutions, télescopant les ateliers que dirige présentement le ministre Camille Laurin sur le sujet.Ils en boycotteront aujourd'hui la troisième édition, parce que les dés en sont pipés selon eux.ftJABÊo FONTA8WE \"~ «Nous en sommes venus à la conclusion que le ministre ne nous entend pas.II n'entend pas nos questions.En tout ca, il refuse d'y répondre», de déclarer hier Marie-André Bertrand, présidente de la FAPUQ (Fédération des associations de professeurs des universités du Québec).Aussi trois associations d'universitaires \u2014 la FAPUQ, la FNEQ (CSN) et la FEQ (CEQ) \u2014 ont-elles unies leurs forces pour organiser, fin janvier début février, un grand colloque, une sorte de sommet de l'université québécoise.Le but: dégager des consensus sur ses grands objectifs et dessiner une politique des universités.«Nous pensons que ces «Etats généraux» permettront d'engager un véritable débat dans les universités.Ce que prétendait faire le ministre dans ses ateliers, nous comptons le réaliser et y arriver dans cette rencontre organisée conjointement par tous les professeurs d'université du Québec», croit Mme Bertrand.Ceux-ci comptent y inviter les étudiants et n'excluent pas non plus la présence des administrateurs d'universités et même de représentants du gouvernement.Des ateliers très semblables à ceux auxquels ils refusent aujourd'hui de participer en somme, sauf qu'ils ne seront pas fondés sur la duperie, de prétendre un porte-parole syndical.Les professeurs ne se présenteront donc pas à la réunion que préside aujourd'hui le ministre de l'Education, même si elle porte sur la vie professorale dans les universités.Ils se contenteront de rédiger un mémoire là-dessus au cours des prochains jours.Leur absence enlève beaucoup de leur pertinence aux travaux d'aujourd'hui, surtout que les étudiants pourraient lever le camp à leur tour, laissant M.Laurin et les recteurs seuls à seuls.Selon le président de la FNEQ, les rencontres du ministre relèvent de la fumisterie.«Le véritable objectif du ministre est de contester les conventions collectives signées qu'il voudrait bien réouvrir pour y insérer le couteau des coupures budgétaires.Il ne saurait être question de nous prêter à une telle mascarade», affirme M.Claude Gauthier.Les professeurs reconnaissent que des économies pourraient se faire çà et là dans les universités, au niveau des administrateurs notamment, mais contestent l'ampleur et la rapidité des coupures budgétaires que le gouvernement entend y réaliser.Ils appréhendent que Québec se serve d'eux comme cobayes, qu'il tente de mettre les universités au pas pour mieux mater ses propres employés lorsque viendra la négociation des secteurs public et parapublic.Selon le ministère de l'Education, un professeur d'université gagne $47,000 en moyenne cette année, soit un traitement supérieur à celui d'un professeur d'Ontario, toujours en moyenne, la charge de cours se situe à 6,6 heures par semaine au Québec, 25 p.cent de moins que dans ie reste du Canada.D'où de nombreuses et récentes attaques de membres du cabinet contre les hauts salaires et le manque de productivité des professeurs québécois par rapport à leur vis-à-vis du Canada anglais et des Etats-Unis.Durant toute la journée d'hier et d'aujourd'hui, des enseignants et des étudiants de l'Université de Montréal ont modifié leurs contenus de cours pour étudier l'effet des restrictions budgétaires sur eux et sur les façons de les contrer.Le syndicat des professeurs n'a toutefois pas voulu dévoiler de chiffres précis quant au succès de ces «journées d'étude».AUJOURD'HUI: Min.: -4 Max.: -1 À MONTRÉAL: Nuageux avec possibilité de neige tondante ou pluie DEMAIN: Peu de changement: La Quotidienne Tirage d'hier 852 Québec Min.Max Abctibi -5 2 Outooooii \u20144 - ï Lnuronhdes \u20144 \u2014 1 Contoni 6* l'Est -1 0 Maurkx; \u20145 \u20141 Québec -4 0 Loc-Soint-Jeon -5 \u2014 I RimousW -1 0 Gospésie -1 0 Baie-Comeou \u2014I 0 Sapt-lfes -1 0 Canada États-Unis Aujourd'hui Nuogeux, foible neige Nuageux, poil, n*ge Nuogeux, aver, neige Nuage, pluie ou neige Nuogeux, netge Nuageux, neige Nuogeux, neige Neige fondante, ventt Boston Buffalo Chicago Miami New York 3 2 -8 21 7 Max.8 6 1 30 12 Min.Max.Nlle-Orléons 6 18 Pittsburgh 0 13 Son Francisco 8 13 Washington 8 13 les capitales \tMm\tMax\tAujourd'hui Victoria\t9\t5\tAver vos Edmonton\t-6\t1\tNuageux Kagina\t14\t-3\tPart, nuageux Winnipeg\t-14\t\u20226\tEnsoleillé Toronto\t-1\t1\tNuageux Frtderfcton\t3\t4\tAverses Halifax\t7\t8\tAverses Chailotretown\t5\t6\tAverses Saint-Joan\t3\t6\tBruine \tMM.\tMax.\t\t\tMax.Amsterdam\t1\t7\tMadrid\t1\t15 Athènes\t10\t18\tMoscou\ti\t2 Acapulco\t23\t33\tMexico\t10\t22 Berlin\t-1\t3\tOslo\t4\t7 Bruxelles\t0\t9\tParis\t5\tà Buenos Aires\t10\t22\tRome\t4\t11 Copenhague\t0\t2\tSéoul\t2\t11 Genève\t1\t5\tStockholm\t-2\t2 Hong Kong\t11\t16\tTokyo\t2\t10 Le Caire\t10\t21\tTrinidod\t26\t37 Lisbonne\t10\t18\tVienne\t-1\t7 Londres\t6\t11\t\t\t\\ \u2022 Les uébécoises n'ont pas encore été GUATEMALA \u2014 Le montant total du cautionnement imposé aux quatre Québécoises pour qu'elles retrouvent leur liberté provisoire d'ici à ce que le juge ait rendu son verdict sur leur culpabilité ou non, a été fixé à $13,000.Mmes Monique Maçown, Lise Francoeur, Simone Bédard doivent respectivement débourser (Envoyé spécial de LA PRESSE) $3,000, tandis que Mme Diana Werminlinger doit payer une somme de $4,000 en raison d'un chef d'accusation plus important dans son cas.À cause du système judiciaire en vigueur au Guatemala où toute demande de libération sous cautionnement dans une cause de nature criminelle doit obligatoirement franchir trois niveaux (cour pénale, cour d'appel et cour suprême) avant d'être acceptée, il se peut que les quatre femmes ne puissent être libérées que lundi prochain au lieu de ce matin.Chose certaine, selon les deux avocats guatémaltèques chargés de les défendre, il ne fait aucun doute que leur libération sous cautionnement sera accepté.Ce n'est qu'une question de temps.Faute d'avoir pu obtenir les explications requises sur le genre de système judiciaire en vigueur au Guatemala, îes médias canadiens se sont perdus dans la confusion la plus totale lorsqu'il s'a- gissait de rapporter la nature exacte de cette affaire judiciaire.Cette confusion est due au fait que le Canada fonctionne selon le système pénal britannique, c'est-à-dire que dans une cause judiciaire donnée, une personne est présumément innocente jusqu'au moment où on prouve qu'elle est coupable.Le Guatemala, pour sa part, a un système judiciaire basé sur le code Napoléon, c'est-à-dire qu'une personne dans une cause donnée est présumément coupable jusqu'au moment où elle prouve son innocence.Donc les quatre femmes, en vertu du système judiciaire du Guatemala, ont été déclarées présumément coupables des charges bérées qui pèsent contre elles et cela va perdurer tant et aussi longtemps que le juge saisi de leur affaire ne les aura pas déclarées innocentes à la fin du procès.Et c'est la situation à l'heure actuelle: le juge n'a pas encore rendu son verdict dans cette affaire.Dans cette affaire judiciaire, seules certaines procédures légales effectuées par l'avocat-notaire guatémaltèque sont présumément non conformes aux exigences des lois du Guatemala dans le cas d'une adoption internationale.La cour pénale du Guatemala n'a rien eu à reprocher aux procédures légales qui ont été prépa rées par l'avocat montréalais Jean Francoeur.Une boîte à surprise photo Jean Goupil, LA PRESSE Une catastrophe a été évitée de justesse hier soir dans ie tunnel Ville-Marie, lorsqu'une automobile qui, à la surprise des pompiers, transportait deux bonbonnes de gaz acétylène, a pris feu.Les pompiers ont déclaré qu'ils aimaient mieux ne pas songer à ce qui serait arrivé si les bonbonnes avaient explosé.Les policiers recherchent le chauffeur de l'automobile qui a pris la fuite.ontréal: une ons Pour le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) le budget 1982 de la Ville de Montréal présenté ia semaine dernière par l'administration Drapeau-Lamarre n'est rien de moins qu'une opération de relations publiques.\u2022 YVON LABERGE 5; Selon le conseiller Michael Fainstat (seul représentant du RCM à l'Hôtel de ville), le tandem Drapeau-Lamarre n'a pas pu traduire en gestes budgétaires concrets sa priorité de faire de 1982 l'année du développement industriel à Montréal.Le RCM appuie cet avancé en relevant que, du budget, de $1,1 milliard, l'équipe Drapeau-Lamarre ne consacre que $6,372 à ia promotion générale du développement économique de Montréal en 1982.«Comment pouvons-nous prendre au sérieux tous les discours, tous les scénarios et toutes les stratégies quand nous mettons le doigt sur la faramineuse somme de $1,6 million au chapitre du développement économique comme tel?», se demande le conseiller Fainstat qui voit l'accroissement de l'appareil bureaucratique au détriment des services d'exécution comme «le seul véritable développement que l'on puisse identifier dans le budget 1982».Et cet appareil bureaucratique, estime le RCM à partir des chiffres fournis dans les précédents budgets de l'administration Drapeau-Lamarre, s'est accru de 3 pour cent depuis 1978 alors que les effectifs des services d'exécution ont diminué de 17 pour cent de 1978 à ce jour: les services d'administration comptaient en effet 2,696 employés en 1978 contre 2,780 en 1982 cependant qu'en 1978 les services d'exécution employaient 12,515 personnes contre 10,381 en 1982.Par ailleurs, le RCM estime encore que la priorité que s'était donné l'administration Drapeau-Lamarre depuis 1978 d'alléger le fardeau fiscal des contribuables se traduit plutôt par une augmentation de ce même fardeau.«Chaque année l'administration nous dit qu'il y a allégement du fardeau fiscal et chaque année les petits propriétaires doivent aug menter considérablement leur contribution à la Ville.Cette année encore, la fiction est de mise», affirme M.Fainstat, faisant allusion à la diminution du taux d'imposition générale contrée par les hausses de la valeur au rôle des propriétés.Quant au chapitre du budget traitant du développement et du rajeunissement du stock immobilier, le RCM se demande à qui peut bien profiter cette priorité de l'administration Drapeau-Lamarre puisque, notamment, l'Opération 10,000 logements s'adresse aux personnes dont le revenu est supérieur à $50,000 et qu'en même temps l'administration diminue ie nombre d'unités de logement qui seront construits pour les personnes à faibie revenu.«Et quand on regarde de près l'argent consacré à ce poste budgétaire qu'est le développement et la rajeunissement du stock immobilier, il y soit une diminution des montants, soit une augmentation à ce point minime qu'elle devient ridicule lorsque mise en rapport avec les taux d'inflation», affirme encore, le conseiller du RCM.Traitant de la qualité de la vie des Montréalais, M.Fainstat voit dans ce thème un exercice de «pétage» de bretelles.«Les responsables de la rédaction du chapitre consacré à ce thème dans le cahier dit d'information qui accompagne le budget sont bien inspirés.Tout comme eux nous croyon qu'il fait bon vivre à Montréal malgré l'administration Drapeau-Lamarre.» Et le RCM de citer en exemples les fermetures de 63 locaux d&loi- sirs depuis 1978.140 patinoires extérieures depuis la même année et la diminution des effectifs dans les secteurs des sports-loisirs et de la culture, cependant qu'en 1981 l'administration consacrait $5,3 millions pour l'entretien et la rénovation des espaces verts contre $4,9 millions dans le budget 1982.Au chapitre de la sécurité publique, estime le conseiller Fainstat, c'est encore pire: 254 policiers de moins en 1981 et le budget du Conseil de sécurité publique de la CUM, dirigé par Y von Lamarre, président du Comité exécutif de la Ville de Montréal, prévoit une autre réduction de 212 policiers en 1982.«Quel sera alors l'effet de ces coupures sur la qualité de vie des Montréalais lorsqu'on sait qu'il y a augmentation de la criminalité à Montréal», interroge M.Fainstat.Même réaction du RCM devant les copupures d'effectif au Service d'incendie de Montréal qui comptait en 1978 2,466 pompiers contre 2,238 en 1982, ce qui fait dire au conseiller du RCM que les Montréalais doivent prendre au sérieux les plaintes du syndicat des pompiers quand il affirme qu'il y a pénurie de pompiers Michael Fainstat lorsqu'un incendie majeur se déclare.Finalement, le service de la dette de la Ville de Montréal, avec ses $216 millions en 1982, est plus élevé que les sommes allouées à la protection policière ($132,9 millions) et la sécurité contre l'incendie ($83,2 millions).Quant à la taxe olympique, soutient le RCM, elle atteint un sommet jamais égalé depuis 1977 puisque les Montréalais devront débourser $40,4 millions pour «les folies de 1976».Ce qui revient à dire, prétend le RCM, que les Montréalais auront payé plus de $600 millions en capital et intérêts pour leur tranche du déficit olympique estimé en 1976 à $216 millions.Enfin, rappelons que c'est ce soir à 20h00 que le conseil municipal entreprendra l'étude du budget déposé la semaine dernière par le président du Comité exécutif.Accident aux écluses de Beauharnois (PC) \u2014 Les écluses de Beauharnois ont été lourdement endommagées hier par le cargo Irenes Diamond qui a brisé ses câbles d'amarrage en faisant son entrée.Il n'y a pas eu de blessés.Selon un porte-parole des services de la voie maritime, M.Marcel Chevalier, le navire et un pont ferroviaire rarement utilisé ont également subi des dégâts.Le trafic fluvial a été retardé pendant quatre heures le temps de remorquer le cargo, qui n'avait pas de cargaison, et qui doit par la suite se rendre à Contrecoeur.Malgré les dégâts, les écluses fonctionnent a conclu M.Chevalier.Beauharnois est située à quelque 45 kilomètres au sud-ouest de Montréal.-,-1 LA KKfcbbt, MON I KtAL, VENDREDI 4 DECtMBRE 1981 la presse \u2022A 3 Davantage de libérations conditionnelles pour faire place aux nouveaux condamnés Les unités pénitentiaires fédérales du Québec sont remplies à craquer.Les autorités ne savent plus où loger les gens qui leur arrivent chaque semaine.Des anglophones et allophones, deux cents environ, seront transférés au cours des prochains mois en Ontario et dans les Maritimes.Les autorités du Québec font pour leur part des pressions auprès de la Commission des liberations conditionnelles pour que de plus en plus de détenus jouissent des programmes de réhabilitation à l'extérieur des pénitenciers.ANDRÉ PEPIN_ On compte environ 2,825 places dans l'ensemble des centres de détention au Québec.L'an dernier, lorsque 1,000 détenus quittaient les lieux.1.200 autres attendaient leur place.M.Jean-Paul Dugas.le directeur régional des pénitenciers pour le Québec, responsable de l'administration de toutes les unités de détention qui reçoivent des gens devant purger plus de deux ans de bagne, a demandé aux commissaires des liberations conditionnelles d'accorder davantage de libérations aux détenus en voie de réhabilitation «Les commissaires tentent, par tous les moyens, de nous aider à solutionner le problème, mais il faut des mois pour appliquer les programmes de libération.Entre-temps, il nous faut respecter la directive fédérale qui nous demande de transférer les détenus anglophones dans d'autres centres, ailleurs au pays,» a expliqué à LA PRESSE hier un porte-parole des pénitenciers, M.Patrick Altimas.Nombreuses sentences Le problème auquel sont confrontées les autorités pénitentiaires est le suivant: chaque semaine, entre 40 et KO detenus leur sont référés, mais il n'y a pas de place dans les cellules pour autant de gens.Il faut que des prisonniers partent ou soient libérés d'une façon quelconque.Des données disponibles nous donnent un exemple: d'octobre 1980 à mai 1981, 978 détenus ont quitté les centres de détention, alors que 1,205 nouveaux étaient admis Ce «déficit» de plus de 200 personnes ne fait que s'accroître chaque semaine, d'où la décision du Solliciteur général d'ordonner le transfert de certains détenus dans d'autres centres de détention en Ontario et dans les Maritimes qui, eux, peuvent recevoir actuellement un surplus de clientèle.Les autorités pénitentiaires ont pensé transférer les anglophones et allophones pour leur permettre de se retrouver avec des gens avec qui ils pourront au moins échanger: «Il ne s'agit pas de punir des gens.Nous tentons de trouver une solution temporaire qui puisse s'appliquer avec le moins de problèmes possible.Les détenus qui partiront pourront revenir, à leur demande, si nous pouvons éventuellement les accueil lir», a expliqué M.Altimas.Les choisis Ce ne sont pas tous les anglophones qui se trouvent actuellement en prison au Québec qui iront purger la fin de leur sentence dans d'autres provinces.Seulement ceux qui viennent de recevoir leur sentence ou qui attendent d'être logés quelque part seront touchés.La direction régionale promet par ailleurs d'étudier les cas particuliers pour éviter que des détenus anglophones du Québec soient séparés de leur famille.Toutefois, si la situation l'exige, ils devront purger leur sentence ailleurs puisque la directive est là.«Nous tenterons, dans les circonstances, d'être humains, mais nous devons prendre les mesures qui s'imposeront,» a précisé le porte-parole des pénitenciers, qui faisait ainsi allusion au détenu touché par cette mesure et dont LA PRESSE faisait état hier.Un anglophone de l'ouest de Montréal est en effet menacé d'être séparé de sa famille par cette mesure.La façon de procéder pour choisir ceux qui devront partir est la suivante: chaque semaine, des individus sont jugés par les tribunaux; ils reçoivent leur sentence qui les amène au Centre de réception, à Sainte-Anne - des - Plaines.A cet endroit, 119 cellules sont habituellement disponibles.Toutefois, près de deux cents détenus en attente doivent être placés quelque part.Ce sera donc parmi eux, et parmi eux seulement, que seront choisis ceux qui devront partir au cours des prochains mois.Les libérations conditionnelles Pour remédier à la situation dans un avenir rapproché, les autorités pénitentaires réclament de la Commission des libérations que plus de détenus puissent être libérés sur parole.Actuellement, les centres reçoivent 976 personnes dans les unités à sécurité maximum, 1,456 à sécurité médium, 255 à sécurité minimum et 138 vivent dans des maisons de transition.Ce sera dans ces deux catégories de centre que la commission, si elle le juge à propos, pourra libérer plus de détenus au cours des prochains mois pour faire de la place au quelque 60 nouveaux sentenciés qui arrivent chaque semaine.18 ans de travail en fumée avec l'incendie d'Elite Frames LE PROPRIÉTAIRE SOUPÇONNE UN INCENDIAT «On n'a pas le choix, on doit l'accepter, mais c'est dur de voir qu'on a travaillé 18 ans à monter une entreprise et qu'en l'espace de trois heures elle s'en va en fumée.Je ne peux vraiment pas comprendre cet incendie, car on faisait toujours très attention.Personnellement, j'y veillais avant de quitter l'usine chaque jour.» GEORGES LAMON_ Encore tout retourné par l'incendie de son usine, Elite Picture Frames, une manufacture de cadres située rue Saint-Louis, à Terrebonne, M.Gustave Gyarma-ti regardait hier midi, en compagnie de sa femme, son usine se consumer dans les flammes-, les dommages sont évalués à un demi-million de dollars.Pendant ce temps, 32 employés venaient de perdre leur emploi.M.Gyarmati s'interrogeait d'ailleurs sur la cause véritable de cet incendie, allant même jusqu'à penser que le feu n'avait pu se déclarer tout seul.Il ne comprend vraiment pas ce qui a pu se produire, précisant qu'à son dé-\" part (mercredi), vers 21 heures, ; tout semblait parfaitement normal.«Nous sommes, insiste-t-il, pourtant très stricts sur la question de la sécurité au travail.» Rappelons que l'incendie a commencé hier matin à deux heures, dans le centre de l'usine, nécessitant l'intervention de 25 pompiers de Terrebonne qui répondaient à trois alertes.En dépit de leurs efforts, les pompiers, dirigés par le capitaine Guy Forget, n'ont toutefois pu épargner l'usine.Le vernis et le décapant entreposés dans l'usine provoquant des explosions devaient rapidement se propager à l'entrepôt de bois situé à l'arrière.A un moment donné, les pompiers ont craint que les flammes ne se communiquent à deux blocs HLM de 24 logements, chacun sis juste à l'arrière de l'usine; après un arrosage en règle des murs de cèdre, on procéda à l'évacuation des locataires par mesure de précaution.«C'est dur à prendre» «C'est vraiment dur à prendre quand on voit que partout des entreprises font faillite et qu'on s'en sortait, précise encore Mme Gyarmati, les larmes aux yeux.On avait même agrandi pour accroître notre production.C'est la pire malchance qu'on ait eut je ne peux pas encore y croire.» Depuis six ans, Elite Picture Frames s'était installée dans les locaux de l'ancienne manufacture de tabacs et bonbons Terrebonne.Elle comptait aussi six magasins de détail dans la région de Montréal.Graduellement, on avait agrandi l'usine en fonction des besoins de la production.Depuis deux semaines, on avait effectivement entrepris l'agrandissement d'un entrepôt destiné à recevoir la production avant son expédition.Seul ce pan de mur tenait encore debout parmi les décombres, à proximité d'échafaudages érigés *pour les ouvrieè's.C'était, affir- L'incendie a détruit de fond en combles l'usine, jetant 32 travailleurs à la rue et causant des évalués à un demi-million de dollars.I m 4: i 31 «h M.Gustave Gyarmati, propriétaire de l'usine, ne sait pas encore s'il va reconstruire.me-t-on dans le coin, une entreprise qui marchait bien et dont la moitié de la production était destinée au marché extérieur du Québec.«Nous étions dans nos trois meilleures semaines de production, fait encore remarquer Mme Gyarmati.Nous travaillions de 7h30 à 19 heures pour sortir environ **000 cadres par jour de di- mensions différentes.Toute notre production s'est envolée en fumée.» Une affaire de famille Chez les 32 employés qui comptent de cinq à 15 ans d'ancienneté et formaient une g.ande famille à l'usine, c'était le désespoir hier nratin en arrivant sur les lieux.Et photos René Picard, LA PRESSE en cette période-ci de l'année, cela n'avait rien de rassurant.Il y a bien sûr l'assurance-chômage.«Ce matin, je vous dis que c'était pas le fun, on était tous ici, explique Denis Hébert, à la fois cammionneur et expéditeur depuis les débuts de l'entreprise à Terrebonne.Mon camion était prêt, rempli de commandes à livrer ce matin, je n'ai même pas pu le sortir du stationnement, les clefs et mon carnet de livraison ont brûlé dans le feu.» M.Hébert, dont la femme, la soeur et le beau-frère travaillaient à l'usine de cadres, insiste pour dire que la direction attachait une grande importance à la sécurité.Ainsi, elle interdisait de fumer en dehors de la cafétéria.Quant au jeune couple Pierre (26 ans) et Carole (21 ans) Bour-deau, c'est aussi en arrivant ce matin au travail qu'il a constaté avec stupéfaction toute l'étendue du désastre.«Ça décrisse un moral quand on arrive le matin et qu'on voit que l'usine est par terre, commente Carole, employée depuis plus d'un an à la manufacture, où elle faisait un peu de tout.Ici, c'était le fun, on formait une grande famille.Il me semble que c'est un rêve, j'ai eu encore l'estomac serré.» Quant à son mari, employé à l'usine depuis sept ans, il admet que cet incendie met plusieurs ménages dans le besoin, la majorité des employés y travaillaient à deux.«On est condamné au chômage, et vraiment je n'aime pas ça, aller chercherdu travailleurs ailleurs.J'espère que le patron rouvrira son usine.Il devrait décidé lundi, semble-t-il.» C'était d'ailleurs le voeu qu'exprimaient les employés sur les Mol.Unanimité dans l'industrie des boissons alcoolisées Lorsqu'un soldat est le seul à avoir le pas dans un régiment, il est temps qu'il commence à se poser des questions.Et cette analogie pourrait s'appliquer à la Société des alcools du Québec, qui se retrouve isolée à la suite de la décision de tous les intervenants de l'entreprise privée, plus tôt cette semaine, de porter le débat sur la place publique.On sait que ces intervenants sont regroupés sous un parapluie qui porte le nom d'Association de l'industrie manufacturière de boissons alcooliques du Québec, ou AIMBAQ.Cette organisation n'est pas récente, puisque l'association de tous les producteurs et importateurs québécois remonte à 1980, alors qu'ils décidaient de ne plus courber automatiquement l'échiné dès que la SAQ levait le petit doigt.Il n'y a donc pas matière à s'étonner du fait que l'AIMBAQ commence à poser des gestes concrets pour sensibiliser le public aux problèmes qui la confrontent dans ses relations avec la SAQ.Mais qu'elle soit parvenue en revanche à associer à sa démarche les principaux organismes (ils sont 13 en sus des 22 entreprises de l'AIMBAQ) d'importance dans le domaine de l'hôtellerie, de la restauration, de la vente et des chambres de commerce, il y a là matière à surprise.En fait, on ne note qu'une seule absence de marque dans cette brochette, celle du Conseil du patronat du Québec.Et le CPQ brille par son absence non pas parce qu'il n'appuie pas la démarche de l'AIMBAQ, mais plutôt parce qu'il trouve, comble de l'ironie, que l'association ne va pas assez loin.Car voyez-vous, le CPQ demande le démantèlement du monopole, rien de moins, ce que l'AIMBAQ n'exige pas pour le moment.Les exigences de l'AIMBAQ Et quelles sont les demandes de l'AIMBAQ?Rappelons-les succinctement.D'abord, l'adoption par la SAQ d'une politique de concurrence loyale, car dans le contexte actuel, tous les avantages, dit-elle, sont en faveur de la SAQ.Pour y parvenir, et c'est là sa deuxième demande, l'AIMBAQ souhaiterait que la SAQ cesse la mise en bouteille de produits-maison.Au chapitre des vins par exemple, l'association rappelle que dans son plan quinquennal, la SAQ prévoyait, pour la période allant de 1981 à 1985, des augmentations de 27.3 pour cent pour les produits locaux, de 25.8 pour cent pour les produits importés en bouteilles, et de 70.8 pour cent pour les produits embouteillés par la SAQ.Et le dépliant ne fait pas état du fait que les produits-maison de la SAQ jouissent d'un système de distribution 10 fois plus élaboré à cause de la vente dans les épiceries.En troisième lieu, l'AIMBAQ demande que le laboratoire d'analyse de la société devienne une entité indépendante de la SAQ, de manière à dissiper tous les soupçons de favoritisme à l'endroit des produits-maison.Enfin, l'AIMBAQ souhaiterait le remplacement de la majoration commerciale par un système de taxation qui assurerait autant de revenus au ministre des Finances, tout en permettant aux consommateurs de savoir exactement ce qu'ils paient en taxes sur chaque catégorie de produits.Si tu veux la paix, prépare la guerre! En décidant de publier le dépliant «La Société des alcools du Québec, quel en est le coût réel?», l'AIMBAQ lance donc la première flèche dans un débat qu'elle entend poursuivre lors d'un mini-sommet au cours de l'hiver prochain, alors qu'elle déposera un dossier économique très étoffé sur le commerce des boissons alcoolisés au Québec, dossier qui, croit l'AIMBAQ, permettra aux politiciens de constater à quel point la SAQ peut être cnvahisssante, et pas nécessairement à l'avantage des contribuables et des consommateurs québécois.Le dépliant ne représente donc qu'un avant-goût de son éventuelle démarche au mini-sommet.Et incidemment, dans l'esprit de l'AIMBAQ, il ne saurait être question d'autre chose que d'un mini-sommet car, dit-elle, une table de concertation ne permettrait pas de faire toute la lumière sur le commerce des boissons alcoolisées au Québec.Elle craint en effet qu'à l'occasion d'une table de concertation, la SAQ parvienne à éviter qu'on aille vraiment en profondeur dans l'ensemble du dossier.Et, ajoutet-elle avec justesse, le ministre (Rodrigue Biron, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme) n'a aucune raison valable de refuser un mini-sommet, surtout après avoir accepté d'en organiser un récemment, à trois jours d'avis, pour l'industrie de la chaussure.En guise de conclusion, on peut dire que si l'AIMBAQ a décidé d'élargir le débat, elle ne le fait qu'avec sa proverbiale timidité.Et on comprend fort bien que le CPQ l'ait constaté, refusant d'épauler sa démarche tant qu'elle ne demandera pas le démantèlement de la SAQ.N'importe quel négociateur vous dira qu'on demande toujours plus pour obtenir moins.Le coroner conclut que Mario Vachon s'est pendu de façon accidentelle Pensionnaire au centre de réadaptation «La Calèche», de Sainte-Agathe, Mario Vachon, 12 ans, a commis une imprudence qui lui a coûté la vie le jour où il a «joué au pendu» pour faire une bonne blague à ses camarades.MARTHA GAGNON Devant des parents qui ne parvenaient pas à cacher leur peine, le coroner Maurice Laniel, a conclu hier, que Mario était mort pendu à des draps à la suite d'un «pur accident».Se fiant au dossier d'évaluation des éducateurs du centre qui affirmaient que Mario allait parfaitement bien et qu'il accomplissait des progrès, le coroner a écarté la possibilité d'un suicide.Il s'agit donc d'une mort violente, sans responsabilité criminelle.Il n'y a eu aucune négligence de la part de la direction et des éducateurs du centre, qui ne pouvaient se douter qu'un tel drame se produirait, le 6 septembre dernier, dans l'une des chambres de l'établissement.L'avocat de la famille, Me Gary Martin, admettait lui aussi, après avoir entendu les trois derniers témoins, hier, qu'il fallait conclure à un triste accident.Quant aux enfants du centre «La Calèche» qui étaient venus témoigner, ils répétaient tous la même phrase: «Mario voulait nous jouer un tour».Les éducateurs du centre ont sans doute eu un soupir de soulagement à la fin de cette enquête qui dissipait tous les soupçons qui posaient sur leur institution.Ils trouvaient pénible d'avoir à faire témoigner plusieurs de leurs pensionnaires qui n'avaient jamais eu de contact avec le système judiciaire.Le 6 septembre dernier, Mario était donc seul dans la chambre de l'un de ses copains qui avait laissé là ses draps tressés comme la corde d'un pendu.Peu de temps auparavant, Mario avait vu ce camarade s'amuser à nouer ce lien autour de son cou, puis à l'attacher à la tringle à rideaux pour faire semblant d'être pendu.Ce jeu avait captivé Mario qui avait demandé au même copain un peu plus tard: «Viens, on va aller se pendre».Ce dernier avait refusé.Trois personnes qui étaient dans la cour extérieure, deux pensionnaires et un visiteur, devaient ensuite apercevoir Mario à la fenêtre de la chambre qui avait le drap autour du cou.Son corps bougeait.Il n'est pas impossible qu'il ait, sans le vouloir, fait tourner la «corde» et que, pris de panique, il ait resserré le lien autour de son cou.Il pouvait aussi être assis sur le rebord de la fenêtre et avoir glissé.Lorsque ces événements se sont produits, la porte de la chambre était fermée.Depuis ce fameux 6 septembre, la direction du centre de réadaptation qui reçoit des jeunes qui ont des problèmes de comportement, a émis une nouvelle directive à l'effet que toutes les portes des chambres doivent rester ouvertes.Les éducateurs ignoraient que certains garçons se servajpnt de leurs draps pour «jouer au pendu» 1 A 4* Jean-Paul L'Allier et Roger-D.Landry sont nommés conseillers d'élite à l'Université Concordia LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 4 DÉCEMBRE 1981 Nominations de délégués: ça ne tourne pas rond aux Affaires intergouvernementales « i i i 1 i \\ \\ : 4 * t » i » \\ ! T (PC) \u2014 L'ancien ministre libéral québécois des Communications, M.Jean-Paul L'Allier, ainsi que le président de LA PRESSE, M.Roger D.Landry, sont au nombre de dix-sept conseillers d'élite récemment nommés au comité consultatif pour les affaires publiques créé par l'Université Concordia.Ce comité, qui s'est déjà réuni une première fois le 5 novembre à Montréal, doit conseiller le recteur, M.John O'Brien sur la planification stratégique à moyen et à long terme.Trois autres francophones sont également membres de ce comité, soit Mme Rita Dionne-Marsolais, vice-président.Développement de l'entreprise, à la Société générale de financement du Québec: Mlle Madeline Joubert, directeur général adjoint aux études Etudes et communications à la Confédération des Caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec, ainsi que M.Jacques-A.Lefebvre, directeur-Québec de la Compagnie pétrolière Impériale limitée.Les autres conseillers d'élite sont le nouveau président de la Banque de Montréal, M.William E.Bradford, un ancien de Concordia; l'ancien ministre fédéral J.-Hugh Faulkner, vice-président.Environnement, à la Société Al-can Aluminium Ltée; l'ancien ministre québécois, le Dr Victor C.Goldbloom, président du Conseil canadien des Chrétiens et des Juifs; M.John Gratwick, vice-président au CN-Canada; M.Patrick Kenniff, sous-ministre aux Affaires municipales à Québec et ancien de Concordia; M.Norman J.McDonald, président de la Société Relations publiques industrielles; M.I.Barry Scott, vice-président du Canadien Pacifique; M.Allan R.Taylor, vice-president de Bell Canada ainsi que M.Bernard Wood, directeur de l'Institut Nord-Sud et ancien de Concordia.Enfin fait également partie du groupe le président du Conseil d'administration de l'Université, M.Donald W.McNaughton, président de Schenley Canada Inc.Tant la nomination probable de lex-ministre libéral Jean-Paul L'Allier comme Délégué du Québec à Bruxelles, que le fait que le poste de délégué à New York, vacant depuis plus de six mois, n'ait toujours pas été comblé, mettent en lumière le malaise qui existe au sein du ministère québécois des Affaires intergouvemementales.Le poste de Bruxelles est lui aussi libre depuis plus de six mois, depuis que son titulaire, Jean-Marc Létfer, a été nommé sous-ministre de l'Éducation.Et les tentatives pour le combler ont été marquées de péripéties souvent rocambolesques.LA PRESSE a en effet appris de sources sûres que le premier ministre, qui se réserve ces nominations, a offert le poste au cours de l'été à Mme Louise Beaudoin, qui était alors chef de cabinet de Claude Morin, en soulignant avec satisfaction qu'elle serait la première femme à diriger une délégation du Québec à l'étranger.Mme Beaudoin a alors accepté, mais à la condition que son mari, François Dorlot, trouve également un emploi à Bruxelles.Mettant à profit ses nombreux contacts au sein du nouveau gouvernement socialiste français, et le fait que son mari, d'origine française, possède une double citoyenneté, elle réussit à lui trouver un emploi au cabinet d'Edgar Pisani, ancien ministre gaulliste rallié à Mitterrand, qui préside la Commission de l'aide au développement à la CEE.Que s'est-il produit pour qu'elle ne soit pas nommée?Là les versions ne concordent pas, certains disant que Mme Beaudoin elle-même aurait renoncé (pour devenir directrice des affaires françaises aux Aff.Inter.), d'autres racontant plutôt que c'est le premier ministre qui aurait tout annulé en apprenant la condition posée et surtout la façon dont elle avait été remplie.Il faut dire que certains trouvaient un peu bizarre, à Bruxelles, que femme et mari représentent deux gouvernements différents, et parlaient de situation de conflit d'intérêts.Quand la candidature de Mme Beaudoin fut écartée, les gens du ministère mirent de l'avant celle de deux personnes du cru: le chef du protocole, Jacques Joli-Coeur, et un haut-fonctionnaire de la délégation de Paris, Jean Tardif.Les deux étaient d'accord.Mais Claude Morin et René Lévesque ne l'entendaient pas ainsi, considérant semble-t-il qu'il fallait quelqu'un de plus prestigieux.C'est alors que Jean-Paul L'Allier fut approché.Son passé libéral ne posait plus de problème, puisqu'il avait fait partie de l'équipe du «oui» au référendum et qu'il avait même été conseiller du ministère en matière de négociations constitutionnelles au cours de l'été 80.Il semble toutefois que bien des péquistes ne le voient pas de la même façon et acceptent mal qu'on «récompense» ainsi un pé-quiste (?) de la dernière heure alors que nombre de vieux militants auraient pu faire l'affaire.Il se pourrait bien que la question soit posée au cours du congrès du PQ, ce week-end.Le candidat du ministère pour 1 important poste de New York était l'actuel président de l'Office de la langue française, Raymond Gosselin.(Après que d'autres candidatures, dont celle d'Yves Mi-chaud, délégué à Paris, eurent été écartées.) Mais le premier ministre aurait aussi son candidat, ce qui expliquerait le retard à faire la nomi nation.Il voudrait confier le poste à Jean-François Giroux, avocat pour la firme montréalaise \u2014 mais d'envergure internationale \u2014 d'ingénieurs-conseils Lavallin.Personne ne nie la compétence de Giroux ni son expérience internationale, mais la haute direction du ministère le trouve un peu jeune et fait valoir qu'il n'a pas l'expérience nécessaire pour occuper de si importantes fonctions.Louis FALARDtAU Polaroid à coeur joie.et moins cher ce Noël ! Économisez $ 5 sur un appareil photo.3 paquets de film, ou les deux.Choisissez OneStep, Time-Zero OneStep, Pronto Autofocus ou SX-70 Autofocus et/ou les films Time-Zero Supercolor ou 600 grande vitesse.Nom Adresse Ville_ Prov Code postal V Pour recevoir votre cheque de Polaroid observez les instructions suivantes I.Achetez un appareil photo et ou des films Polaroid entre ie i et le 1° dei embre 19.HI Les appareils mentionnes ci-dessus donnent droit à Toute combinaison de trois \u2022 31 paquets de film couleur ci dessus donne également droit à S S Participez aux deux offres et remportez S10 Offre nulle on cas d interdu t ion le i^ale ou d les organisions ne sont pas admissib' 2.Remplissez I original de ce coupon îles copies ne seront oa-5 acceptées» et er.\\ oyez-le a Iadresse indiquée accompagne de AI une copie de votre reçu d-.» vente portant Bl la carte d enregistrement remplie vie Lippjreil pour remboursement sur {appareil ou C» 'es panreauv d extrémité en couleurs des boltCS de film pour remboursement.sur les films et Dl les deux articles iBet C» si vous demande! un remboursement pour I appareil et les films [jSS a tachât dun appareil photo Pl$s
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