La presse, 14 août 1981, Cahier A
[" photo Pierre McCann, LA PRESSE crt je\\_kc i'm RIAT DE LA RELIGION AU LIEU DE L'ANGLAIS À LA CS DE CHAMBLY page A 4 \u2022 H CiPÀLE LA NOUVELLE LOI PÉNALISE PLUSIEURS ASSISTÉS SOCIAUX photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE tTISANS DE L'ÎLE : V * > f - f i' page A 10 SECURITE DES POMPIERS MOINEAU FUSTIGE L'ENQUÊTEUR DE LA CSST D'ORLEANS page C 1 ^^^^^^^ - ¦-¦*-H-J*sK«., s .,v OTTAWA VEUT RETIRER LE DROIT DE GRÈVE AUX CONTRÔLEURS page B 10 É8ÏT0 L'IMPACT DE LA BOMBE NEUTRONIQUE SUR L'OPINION < PAR MARCEL ADAM page A 6 : -7* page A 4 SOMMAIRE Annonces classées: C 3 à C 10 Arts et spectacles: B 7 à B Y1 Décès, naissances, etc.: C 11 Économie: B 1 à B 6 Etes-vous observateur?: C 7 FEUILLETON: C 5 Horoscope: C 4 Jardinage: C 9 Le monde: A 9 Météo: A 2 Mots croisés: C 6 Mot mystère: C 6 Pleins Feux: A 8 Télé-câble: B 10 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TABLOÏD SPOTTS Arts et spectacles \u2014 Horaires: 14,15 \u2014 Télévision: 15 Bandes dessinées: 16 Mots croisés: 16 Quoi faire aujourd'hui: 14 LE MONDE REAGAN PROPOSE À BREJNEV C SOMMET SUR LA PAIX VENTES DE TABLETTES DE CHOCOLAT f A.page A 9 y I PROTÈGE LES ENFANTS page A 3 Un mode d'épargne supérieur Les certificats de dépôt garanti intérêts versés annuellement Période de 1 an.Dépôt minimum $500 Autres certificats à autres taux pour des périodes allant de 30 jours a 5 ans Taux sujet à changement.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Institution inscrite a la Regio de i assurance-depots du Quebec Membre de la Société d assurance-dépôts du Canada Demandez le poste Montréal 866-9641 Septiles 968-1830 Chicoutimi 549-6490 Aima 668-3391 Rimouski 724-4106 Rivièredu-Loup 862-7206 2000 Outremont 739-3265 Quebec 668-0630 Levis 833-4450 Trois-Rivières 379-7230 Hull 771-3227 Ottawa 238-4900 f Filiale a Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75.Wellington nord 563-4011 Place Belvedere 563.\\aai Carrefour de lEstrie 563 3331 ' A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 AOÛT 1981 SITUATION ÉCONOMIQUE Les premiers minisires pressent Ottawa de tenir sa conférence fédérale - provinciale VICTORIA \u2014 Les premiers ministres provinciaux ont invité hier le gouvernement fédéral à «collaborer avec les provinces» en vue d'élaborer, dans le cadre d'une conférence fédérale-provinciale, une stratégie GILLES GAUTHIER (Envoyé spéciol de LA PRESSE) économique canadienne visant à régler la crise de confiance actuelle et, plus particulièrement, un accord immédiat sur la question énergétique.Réunis à Victoria en Colombie-Britannique pour leur conférence annuelle, ils ont également demandé la mise en oeuvre immédiate par les deux niveaux de gouvernement d'un plan de redressement de l'économie dont l'élément principal serait la conclusion d'un accord «juste et équitable» sur le plan énergétique.On sait que le premier ministre fédéral Pierre Trudeau a déjà manifesté son intention de convoquer une conférence fédérale-provinciale sur l'économie à l'automne.Hier les leaders provinciaux ont demandé que la conférence se tienne immédiatement après une rencontre préparatoire des ministres des finances et ils ont demandé à leur hôte, William Bennett, de communiquer avec M.Trudeau afin de définir avec lui les étapes qui permettront à la conférence fédérale-provinciale d'être fructueuse.Lévesque Le premier ministre Lévesque a déclaré à sa sortie de la rencontre hier que les provinces étaient unanimes dans leur dé-1 nonciation de l'attitude adoptée par le fédéral dans ses relations avec elles.t rtlîfTÉÉ'i'ifr îrn'ri r irr'i r .-.4 « 4 « 4 I k : 15 »: si m * * i < « < 4 « i i » 4 m g m I * a?«Cour arrière sur la rue Drolet.Montréal» par J TREMBLAY LA PLUS ÉNORME SÉLECTION DE PEINTURES A L'HUILE AU CANADA DOIT ÊTRE SACRIFIÉE À DES PRIX RIDICULES.VOICI QUELQUES EXEMPLES: $150\t$3T5\t$550\t$700\t$900 $75 '\t$170\t$275\t$350\t$595 Parmi les oeuvres exposées figurent des paysages canadiens et européens, des scènes de fermes québécoises, des marines, des vues de Montréal et Québec, des floraux, des portraits, des nus, des scènes d'hiver et d'automne dans les Laurentides et quoi encore?Il y a de tout! NE NÉGLIGEZ PAS CE SOLD SOLDES Ouvert tous les jours Lundi au vendredi.9h à 6h Samedi.9h a 5h Dimanche.1 h à 5h CHÀRGEX VISA AMERICAN] EXPRESS A LA GALERIE ROYALE 1420 ouest, rue Sherbrooke (angle Bishop) Tél.8454383 «Toutes, sans exception, a-t-il dit, ont fait lors de la rencontre une analyse à partir d'expériences vécues, qui sont de plus en plus négatives.» Il en découle, a-t-il poursuivi, qu'il y a cett^ espèce de rupture des négociations, de manque de dialogue et d'absurdité totale, qui font penser qu'à Ottawa, le mot d'ordre c'est: «Après moi le déluge».Interrogé sur les retombées à court terme du programme mis de l'avant par les provinces M.Lévesque a déclaré que s'il y avait un accord équitable, impliquant avant tout le fédéral et l'Alberta, sur l'énergie, cela aurait des effets extraordinai-rement positifs sur l'allure générale de l'économie.Il s'est par ailleurs dit d'avis que les premiers ministres provinciaux sont «tous assez satisfaits» des résultats atteints, ce qui se traduit notamment selon lui par les consensus sur la situation économique et sur la dénonciation de l'attitude fédérale.La feuille de route Outre la question énergétique, les autres éléments de solution mis de l'avant par les provinces sont une approche réaliste et typiquement canadienne sur la question de l'exportation du gaz naturel et du charbon; l'amélioration de la compétitivité et de la productivité de l'industrie can-dienne; la consolidation du système de transport; le rôle fondamental des investissements dans tout plan de reprise.On demande également que le fédéral limite ses déficits découlant de ses dépenses imputables aux comptes courants et que le rythme et l'ampleur des efforts accomplis en vue de hausser le niveau de la propriété canadienne ne nuisent pas aux autres mesures prises pour inspirer confiance aux investisseurs.«Il s'agit là, a dit M.Lévesque, d'une feuille de route possible pour des gens qui voudraient, au niveau fédéral, revenir au bon sens.» Les premiers ministres sont d'avis qu'un accord sur l'énergie contribuerait notamment au raffermissement du dollar et à la baisse des taux d'intérêt.Les observateurs se sont immédiatement demandé ce que voulait dire, aux yeux de l'Alberta et de l'Ontario par exemple, un accord «juste el équitable» sur le prix du pétrole.Les provinces dénoncent l'Agence de surveillance des investissements étrangers VICTORIA (PC) \u2014A l'exception du premier ministre de la Saskatchewan, les premiers ministres provinciaux réunis en conférence à Victoria ont tous dénoncé l'Agence de surveillance des investissements étrangers.Selon eux, l'ASÏE chasse les investisseurs possibles qui pourraient contribuer à l'essor de l'économie canadienne, en fixant des règles pour les investissements étrangers et les mainmises.Le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.John Bu- chanan, a dit par exemple espérer la disparition de l'ASIE, parce que sa province et toute la région de l'Atlantique ont terriblement besoin de capitaux étrangers.Son opinion est partagée par le premier ministre de Terre-Neuve, M.Brian Peckford.Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, croit, de son côté, qu'il est temps que l'ASIE et le gouvernement fédéral commencent à traiter les investisseurs étrangers avec justice.«L'investissement étranger responsable est le bienvenu en Ontario, a dit M.Davis, et les Date NUMERO GAGNANT Ventes ¦ ¦ mf Ma m 4M i I L.k^B 'I ' ' ¦ m** Y rr l'r J OOOO Mises de SOC Lot par mise gagnantes de 50C dans I ordre dans rV importe quel ordre 8033,30$ 669,40$ ROSIERS EN POTS ET EN FLORAISON SPÉCIAL Vl PRIX SUPERBES WEIGEUAS 6 fleurs rouges 3 pieds de haut, très buissonneux.Prix cour.GRATUITEMENT avec tout achat de $25 ou plus d'escompte sur arbustes, arbres décoratifs et arbres à petits fruits.OFFRE EXTRA-SPECIALE gros POMMIERS QUI DONNERONT DES FRUITS BIENTÔT Auparavant jusqu'à $19.95 (en pot) Seulement PftlX SPECIAL Nous avons aussi des poiriers cerisiers, pruniers, etc à prix raisonnables TOUT EST 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JUSQU'À 8 h P.M.investisseurs étrangers ne seront pas traités de façon injuste.» Pour M.Davis, «la restauration de la confiance étrangère CONSTITUTION dans l'économie canadienne aiderait grandement à redonner de la vigueur au dollar el permettrait d'adoucir la politique sur les taux d'intérêt».Le voyage à Londres est toujours envisagé VICTORIA (PC)\u2014 Le premier ministre de Terre-Neuve a confirmé, hier, que les huit premiers ministres provinciaux opposés au rapatriement unilatéral de la constitution envisagent la possibilité de se rendre à Londres, si la Cour suprême du Canada rend un jugement favorable à Ottawa.Participant à la conférence des 10 premiers ministres provinciaux du pays.M.Brian Peckford a précisé qu'il ne s'a-git-là que de l'une de trois solutions possibles.Quant aux deux autres, qu'il a refusé de dévoiler, elles «pourraient faire (hanger d'idée à plusieurs personnes en Angleterre, même si une décision de la Cour suprême allait a rencontre des provinces».Les trois solutions seront d'ailleurs examinées à nouveau, demain à Vancouver, à l'occasion d'une réunion des premiers .m i n i s t r es r éc a 1 c i t r a n t s.Le premier ministre du Nou-veau-Brunswick.qui appuie Ottawa sur cette question avec l'Ontario, a répète, pour sa part, que le refus du Parlement britannique d'accepter la résolution constitutionnelle canadienne constituerait de l'ingérence dans les affaires intérieures du pays.À TROIS JOURS DE L'ELECTION Taux d'intérêt: Denis promet d'intervenir (PC) \u2014 M.Michel Denis, candidat libéral à l'élection partielle du 17 août dans le comté de Joliette, a réitéré hier sa position sur la question des taux d'intérêt.Il a précisé qu'après en avoir longuement discuté avec de nombreux électeurs du comté, il en était venu à la conclusion que ce problème était, sans conteste, le plus aigu.Dans un télégramme adressé à M.Allan MacEachen.ministre fédéral des Finances, il a tenu à souligner qu'une solution devait être trouvée dans les plus brefs délais, afin que les propriétaires de maisons unifamiliales.aux prises avec le problème du renouvellement de leurs hypothèques, reçoivent une aide concrète.M.Denis a promis qu'au lendemain de son élection il entamerait une campagne de pression sur les instances gouvernementales.Plus tôt dans la soirée de jeudi, M.Denis avait déclaré sur les ondes de Radio-Canada, que le gouvernement fédéral devait annoncer, «d'un jour à l'autre» un projet d'aide aux propriétaires de maisons unifamiliales astreints à payer un taux d'intérêt hypothécaire supérieur à 14 p.c.Selon le candidat liberal.Ottawa défraiera la différence du coût du loyer de l'argent au-dessus de 11 p.c.Toujours de l'avis de M.Denis, le gouvernement récupérera l'argent avancé «par une taxe spéciale ou un impôt spécial aux institutions financières, que ce soit caisse populaire, banque à charte, peu importe».On apprend par ailleurs que près de 400 électeurs de moins qu'en février 1980 ont voté par anticipation en vue des élections complémentaires de lundi dans le comté de Joliette.Une fonctionnaire responsable du scrutin, Mme Nicole Bouras-sa, a précisé que 1,227 personnes s'étaient présentées aux onze bureaux de scrutin anticipé les 8.lOet 11 août, alors qu'aux élections générales de février 1980, 1,610 citoyens s'étaient prévalus de ce droit.4 ' LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 15 Maximum: 26 PInsoleillé puis ennuagement graduel au Québec La Quotidienne Tirage d'hier 1-8-5 DEMAIN Nuageux avec éclaircies quelques averses RÉGIONS\tMw Mox.\tAUJOURD'HUI\tDEMAIN Abitibi\t24\tNébulosité croissante\tAverses ou orages Outaouais\t26\tKn solo il lé\tNuageux avec éclaircies Laurentides\t26\tKnnungement graduel\tNuageux avec éclaircies Cantons de l'Est\t24\tKiisol.pass, nuageux\tNuageux avec éclaircies Mauricie\t\u2022VI même\tESnfiol.pass, nuageux\tNuageux avec averses Québec\t22\tBnsol.pass, nuageux\tNuageux avec averses Lac-Saint-Jean\t\ttënsol.pass, nuageux\tNuageux avec averses Rimouski\t22\tGén.ensoleillé\tEnnuagement Gaspésie\t22\tGén.ensoleillé\tEnnuagement Baie-Comeau\t).»\tKnsol.pass, nuageux\tEnnuagement Scpt-llcs\t'2'2\tKn.sol.pass, nuageux\tKnnuagcment au Canada Colombie-Britannique Alberta Aujourd'hui Ensoleillé Knsoleillé CopriaJti Victoria Edmonton Min.15 là Max.23 28 \tAujourd'hui\tCopitdei\tMin.\tMax Saskatchewan\tEnsoleillé\tUegina\t14\t29 Manitoba\tNuageux\tWinnipeg\t3\t18 Ontario\tAv erses\tToronto\t20\t2* Nouveau-Brun s wick\tEnsoleillé\tPredericton\t12\t27 Nouvelle-Ecosse\tEnsoleillé\tHalifax\t13\t24 Il c-du-Prince-Edouard\tEnsoleillé\tCharlottetown\t18\t25 Terre-Neuve\tPass, nuageux\tSaint-.Jean\t8\t20 si vous partez aux États-Unis \tMin.\tMax.\t\tMin.\tMox.\t\tMin.\tMoi Boston\t21\t29\tMiami\t26\t32\tPittsburgh\t16\t27 Buffalo\t19\t26\tNew York\t23\t25\tSan Francisco\t13\t22 Chicago\t20\t29\tNlle-Orléans\t23\t34\tWashington\t20\t29 vers les\tcapitale\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\tn\t24\tHong Kong\t28\t32\tOslo\t17\t26 Athènes\t25\t36\tLe Caire\t\u2014\t\u2014\tParis\t16\t26 Berlin\t13\t26\tLisbonne\t14\t29\tRome\t19\t28 Bruxelles\t13\t25\tLondres\t16\t27\tSéoul\t20\t30 Buenos Aires\t6\t13\tMaririd\t19\t34\tStockholm\t16\t24 Copenhague\t18\t22\tMoscou\t12\t21\tTokyo\t24\t29 Genève\t15\t27\tMexico *\t12\t24\tVienne\t18\t22 vers les\tplag\tes\t\t\t\t\t\t Acapulco\t27\t13\tBermudes\t27\t31\tSan Juan\t23\t32 Barbarie\t24\t29\tNassau\t28\t32\tTrinidad\t24\t31 la presse LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE.7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1 400 ».Port de retour garanti.* TARIFS D'ABONNEMENTS ÉDITION NATIONALE LIVRAISON À DOMICILE: Lmâoutomtéi $2.10 Lundi ou vtndrtdi $1.50 Somedi seulement 0.85 * TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON À DOMOi: Lundi ou samedi $1.75 Lundi w vendredi $1.25 Samedi seulement 0.75 * TornS différents pour U« routa motorisées TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) CANADA 13 26 52 Lundi ou samedi $37.00 $74.00 $148.00 Lundi ou vendredi $24.00 $48.00 $96.00 Samedi seulement $13.00 $26.00 $52.00 ÉTATS-UNIS H PAYS ÉTRANGERS 13 26 52 $72.10 $145.60 $291.20 $52.00 $104.00 $20800 $20.10 $41.60 $83.20 Lundi ou samedi Luné ou vendredi Samedi seulement \u2022 Y r INFORMATION GENERALE 285-7272 REDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 RELATIONS DE TRAVAIL 285-7383 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 Pour changer 285-7205 GRANDES ANNONCES DotaiUanti 285-7202 National, Tde-Presw 285-7306 Vocances, voyages * 285-7265 Carrières et profession s, rrominations 285-7320 COMPTABILITÉ Grondai annonces 285-6892 Annonces classées 785-6901 Pout vous abonner, not bureaux sont ouverte de 7h à 18h (samedi : 7h à 15h) 285-0911 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 AOÛT 1981 VENTES ITINÉRANTES DE TABLETTES DE CHOCOLAT La tolérance des autorités et la confusion des lois ne protègent en rien les enfants La vente itinérante de tablettes de chocolat à travers la province de Québec par des enfants ou des adolescents est soumise à la plus grande tolérance de la par! des autorités et du public en général même si dans la plupart des cas, il est impossible de savoir si les sommes ainsi sollicitées servent vraiment à des fins non lucratives.PIERRE GINGRAS A l'Office de protection du consommateur, on admet que la loi ne touche pas ce secteur d'activité, bien qu'une réglementation en ce sens soit en préparation.Un porte-parole de l'organisme, M.Jean-Louis Renaud, a admis que l'Office a reçu parfois quelques plaintes à l'effet que ces ventes de tablettes de choco- Villesaint: «Je faisais ça pour les jeunes» Assis autour de la table de cuisine d'un petit logement sympathique de la rue Casgrain dans le nord de la ville, Wilfrid Villesaint, un haïtien de 27 ans, semble dépasse par les événements.Kntouré par une vingtaine d'amis et de voisins dont plusieurs enfants qui sont là pour l'encourager, Wilfrid Villesaint ne veut surtout pas être considéré comme un bandit.Aussi rcfu-se-t-il catégoriquement de se faire photographier.«Je ne suis pas un bandit.Je voulais tout simplement donner un coup de main à des jeunes qui voulaient travailler.Èh bien maintenant, c'est fini.On a dit à la radio que j'exploitais les jeunes.C'est faux et ça n'a pas de bon sens» dit-il.Marié et pere d'un enfant, il occupe un emploi à temps plein comme coupeur.«J'ai commencé à vendre du chocolat depuis le début d'avril et ne faisais ça qu'à temps partiel.Je partais avec les jeunes en fin d'après-midi, vers cinq heures et on revenait vers huit heures.On vendait aussi durant la journée de samedi mais jamais le dimanche.Je conduisais habituellement le camion et il y avait rarement plus de huit ou neuf jeunes avec moi.Nous allions un peu partout à Montréal et un peu en dehors de la ville mais jamais très loin.L'essence coûte trop cher.Tous les jeunes avaient demandé la permission à leurs parents», confie-t-il à LA PRESSE.Et le nombre excessif de passagers dans la camionnette?Villesaint affirme alors que ce soir-là, il y avait plus d'enfants qu'à l'habitude qui s'étaient présentés au rendez-vous.Quand on lui demande où allaient les fonds destinés aux étudiants tel que mentionné sur l'emballage des tablettes de chocolat, il explique: «Chaque vendeur qui est en fait un étudiant, reçoit 45e, 30e vont au gérant, 58e servent à l'achat du chocolat.Cela signifie une dépense de $1.33 et chaque tablette est vendue $2.11 faut alors que je paie la camionnette SI 10 par semaine et l'essence.Vous voyez, je ne peux pas faire une fortune.Je fais donc cela strictement pour aider les jeunes.» lat étaient faites par de jeunes enfants.Nous n'avons jamais reçu de plaintes formelles, a-t-il précisé.Même son de cloche au Service des fraudes de la police de Montréal où aucune enquête n'est en marche à ce sujet, et aucune plainte n'a été signalée à la police jusqu'ici.Au ministère de la Justice de Québec, le chef de cabinet du ministre Bédard, M.Jean-Robert Nadeau, a affirmé que les municipalités possédaient tous les instruments requis pour réglementer ce type de vente notamment en exigeant un permis de vente.Toutefois si les grandes villes possèdent une réglementation à ce sujet, de nombreuses petites municipalités n'ont jamais légiféré dans ce domaine.Par contre, à Montréal, les enfants et les adolescents qui vendent des tablettes de chocolat à des fins non lucratives dans les rues ou autres endroits publics de la ville sont dans l'illégalité.Toute personne qui veut solliciter le public montréalais dans le but de ramasser des fonds pour une oeuvre ou une activité quelconque mais sans but lucratif doit obtenir un permis à cette fin.Or la ville n'a émis aucun permis aux nombreux petits vendeurs de tablettes de chocolat qui circulent dans les rues de la métropole depuis le début des vacances estivales.C'est ce qu'a affirmé à LA PRESSE M.Guy Delorme.le coordonnateur du Service des Affaires sociales à la ville de Montréal.Selon M.Delorme.la ville émet parfois des permis afin de permettre à un organisme comme une école par exemple d'amasser des fonds pour une classe-neige.Toutefois cette situation se produit rarement et dans chaque cas, il s'agit de permis d'une durée très brève.M.Delorme a cependant admis que la vente de tablettes de chocolat était tolérée: «Peut-on poursuivre ces enfants?dit-il.Le mieux est de conseiller au public de se méfier et de ne se montrer généreux qu'envers les organismes reconnus.Dans ce type de sollicitation, il y a toujours quelqu'un qui empoche.» Pour sa part, le responsable du Centre de services et d'aide de la communauté haïtienne, M.Paul Dejean, a confié à LA PRESSE que de jeunes Haïtiens avaient été impliqués en mai dernier dans la vente de chocolat à St-Lambert.«Dans ce genre d'activité, la sécurité des jeunes ne peut pas être assurée à cause de la nature même de l'activité.» la presse A 3 \u2022 ¦ Aucune accusation ne serait portée contre le conducteur de la fourgonnette Aucune accusation ne sera vraisemblablement portée par la Sûreté du Québec contre le conducteur de la fourgonette qui a fait une embardée à cause d'une crevaison, avant-hier sur la route 132 près de Contrecoeur, causant des blessures à la plupart de ses 27 passagers dont 24 enfants âgés de neuf à 12 ans.La Sûreté du Québec a été en mesure de constater que le véhicule en location était en excellent état de route et que les papiers du conducteur, Jean Roosevelt Fésolus, étaient en règle.Hier en fin d'après-midi.la plupart des enfants dont 22 d'origine haïtienne, avaient regagné leur foyer et seuls le chauffeur du véhicule et un jeune blessé reposaient encore à l'hôpital dans un état cependant jugé très satisfaisant.Rappelons que tous ces enfants, qui étaient accompagnés de trois adultes, avaient été recrutés à Montréal afin de vendre des tablettes de chocolat.L'emballage de ces tablettes portait l'inscription «Chocolat pour venir en aide aux étudiants».Le véhicule, de type «Ford Econoline» qui n'était pas doté de sièges à l'arrière avait été loué par Wilfrid Villesaint, de la rue Casgrain à Montréal.Ville-saint était le recruteur et l'organisateur de cette vente de chocolat et il amenait les enfants un peu partout dans la région de Montréal.On ne sait pour Tins tant si la Sûreté du Québec a l'intention d'enquêter à ce sujet.Beaucoup trop de passagers Fait curieux, la Sûreté du Québec n'a pas retenu d'accusations non plus malgré le fait que 27 passagers prenaient place dans le véhicule accidenté.Selon M.Ronald Brunet de la Sûreté du Québec, cette situation s'explique par le fait que l'actuel code de la route ne spécifiait pas le nombre de passagers qui peuvent prendre place dans un véhicule destiné à la livraison de marchandises.M.Brunet a expliqué que le nouveau code de la route qui devrait être adopté par Québec en janvier prochain stipule qu'un véhicule ne peut transporter plus de passagers que le nombre de sièges disponibles.Au ministère des Transports du Quebec on s'étonne de cet interprétation de la loi puisque la plaque d'immatriculation d'un véhicule indique en partie son utilisation.Selon M.Yvan Pa-quette, du service d'information de ce ministère, il ne fait pas de doute que la camionnette impliquée dans l'accident n'aurait pas dû transporter plus de sept passagers.«Tout véhicule de promenade ne peut transporter plus de sept passagers à la fois, a-t-il expliqué.Ceci s'applique même dans le cas où il s'agit d'un camion destiné au transport de marchandises.Un véhicule transportant plus de sept passagers est considéré comme un véhicule destiné au transport de passagers payants.Il doit donc être immat riculé et équipéen conséquence.» Les enfants qui voyageaient à bord de la camionnette étaient entasses sur deux vieux sofas parmi de grosses boites contenant le chocolat.Lors de l'embardée, ils ont été violemment projetés sur les parois du véhicule en se frappant les uns contre les autres.Renaissance encourageante du Vieux Port 4 Depuis la démolition des équipements portuaires du quai Jacques-Cartier et le déplacement vers Test de Montréal d'une bonne partie des activités du port, le vaste territoire ainsi dégagé donnait un aspect désolant à cette «fenêtre sur le fleuve» que nos urbanistes les mieux pensants rêvent de procurer aux Montréalais depuis environ 10 ans.Et ce n'est pas demain que se matérialisera l'un des quatre ou cinq projets (si on inclut le projet de Michel Lincourt déposé en 1975) de développement ébauchés pour redonner une âme à ces lieux.Il faudra d'abord prendre une décision finale sur le type de développement qu'on veut y construire, mais en autant qu'on aura écarté le projet de «cité de cinéma» qui éliminerait de nouveau l'ouverture sur le fleuve, et que le projet choisi satisfera une majorité de Montréalais (et pas nécessairement les politiciens), l'aménagement urbain du secteur sera accueilli avec enthousiasme.De toute manière, avant qu'on puisse s'attaquer résolument à la construction ellemême, il faudra attendre la démolition (prévue pour 1983 sinon l'an prochain) du silo à grain *3 et l'enfouissement des fils électriques.Mais rien n'empêchait qu'on procédât à des aménagements temporaires afin d'animer le secteur.L'Association Le Vieux-Port l'a compris et le résultat est intéressant.Bien sûr, vous direz que le territoire aménagé ne représente qu'une infime partie du secteur déjà dégagé, et vous aurez raison.Mais il y a un commencement à toute chose et l'initiative, aussi imparfaite et incomplète puisse-t-elle être, méritait d'être soulignée, en attendant le meilleur qui reste à venir.Le parc linéaire Dans l'immédiat, c'est le parc linéaire de 1,5 km (du pied de la rue McGill au pied de la rue Ber-ri) qui retient l'attention, puisqu'il sera disponible aux promeneurs et aux cyclistes au cours des prochaines semaines.L'architecte Michel Lincourt, directeur général de Coplanam Limitée (maître-d'oeuvre du projet), admet que les travaux du parc accusent actuellement un certain retard, attribué à toute une série d'incidents mineurs rencontrés lors des travaux d'infrastructure, et non pas à une absence de volonté politique de faire aboutir le dossier.Pour illustrer ce qu'il affirme, Lincourt mentionne que le contenu du sous-sol a posé plus d'un problème lors du forage des trous pour poser des poteaux.On savait déjà que le sous-sol incorporait des fils électriques et une conduite d'eau de 48 pouces de diamètre.Mais on ne s'attendait .pas à trouver des masses de béton de trois pieds d'épaisseur, et encore moins un pont en acier avec poutres de trois pieds sous six pouces de terrt recouverte d'une couche de bitume! Le parc linéaire verra donc le jour à très court terme, et Lincourt est d'avis que son ouverture devrait encourager les propriétaires des bâtiments en bordure de la rue de la Commune à procéder à la restauration de leur bâtiment.Au sujet du parc linéaire, Lincourt veut bien rassurer les contribuables; même si le plan directeur définitif des aménagements du Vieux Port de Montréal n'a pas encore été arrêté, le type de développement éventuellement choisi devra incorporer ce parc.«Ce sera une donnée fondamentale du problème d'aménagement», dit-il.En d'autres mots, il n'est pas question (mais pourrait-on en jurer, les politiciens étant ce qu'ils sont?) que le parc soit démoli dans huit ou dix ans parce qu'il s'imbrigue mal dans le type de développement privilégié.Lincourt se fait moins catégorique quant au développement de la partie située au sud de la voie ferrée (les deux voies devront demeurer, quel que soit le type de développement choisi) et du parc linéaire.Rien n'a encore été décidé pour le moment, et aucune décision ne semble poindre à l'horizon.Actuellement, le projet du Vieux Port sous responsabilité fédérale se limite au parc linéaire, à l'aménagement de la Pointe-à-Callières et à la restauration des bâtiments de propriété fédérale.Que nous réserve Quagt aux aménagements temporaires, ils semblent plaire au public si on en juge par l'achalandage, attribuable en partie à la présence à proximité de la Place Jacques-Cartier.Ces aménagements temporaires seront-ils de retour l'an prochain?Seront-ils encore plus importa nts?Procédera-t-on ailleurs sur la surface dégagée à des aménagements permanents ou temporaires?Voilà des questions auxquelles Lincourt ne peut répondre pour Je moment, tout en précisant qu'à son avis et sous toute réserve, on répétera vraisemblablement l'expérience, à moins, dit-il, qu'on opte pour des aménagements permanents qui forceraient la fermeture du parc pour quelques mois.Chose certaine, advenant une réponse affirmative du ministère fédéral des Travaux publics (propriétaire des lieux), Lincourt aimerait la connaître le plus tôt possible afin que la présentation soit encore plus soignée que cette année.VOL DE $1 MILLION À LIMOILOU La police détient un suspect: Réal Boyte QUEBEC (PC) \u2014 La police municipale de Québec détient un Montréalais de 16 ans relativement au vol de plus de $1 million commis le 28 juillet dernier dans une succursale de la Banque Nationale du Canada, dans le quartier Limoilou, à Quebec.Un porte-parole a déclaré que le suspect, identifié comme étant Réal Boyte, avait été appréhendé à son domicile, mercredi soir, par des enquêteurs de la police municipale de Québec, accompagnés de policiers de la CUM et de la Sûreté du Québec.Il a été ramené à Québec et a VENTE D'UNE TERRE EXPROPRIEE A LA GREAT LAKES CARBON La SIC dit n'avoir agi que pour accroître la prospérité de la région 111 poursuit Bell comparu en cour des sessions de la paix.hier, sous une accusation de complot pour commettre un vol qualifié.Le porte-parole de la police a indiqué que d'autres arrestations pourraient être effectuées au cours des prochains jours.L'enquête se poursuit principalement à Montréal, où la police de Québec a dépéché deux équipes d'enquêteurs.Le vol a été commis par au moins quatre individus qui ont pris plusieurs personnes en otages, dont un gardien de sécurité, son épouse et leur fils qui ont été séquestrés dans un motel pendant une dizaine d'heures.SA FEMME MORTE ÉTRANGLÉE La Société immobilière du Canada affirme que l'implantation d'une usine de la Great Lakes Carbon sur une des terres expropriées pour la cons- j truction de l'aéroport de Mira-bel, mais située dans le territoi-re de Lachute, accroîtra la vita-1 lité et la prospérité de la région,, tant par l'investissement de $62, millions que par la création de 150 emplois.| «L'impact positif de cet inves-tissement pour le Québec et pour 1 la région en particulier a donc | été le principal motif ayant guidé la société dans sa décision à l'égard de cette transaction», 1 peut-on lire dans un communi- j que de la SIC émis pour faire «la t lumière sur ce dossier».Il est aussi mentionné «bien que le terrain convoité par la compagnie se situait à l'extérieur de la zone actuelle du parc industriel et commercial aéroportuaire de Mirabel (PICA), la SIC a su démontrer une certaine flexibilité en rendant une décision positive quant à la localisation de Lachute, étant donné que les terrains disponibles dans le PICA ne répondaient pas aux critères techniques essentiels à la construction de ce genre d'usine et, par le fait même, exigés par la compagnie GLC.«Il est aussi bon de souligner que la société a naturellement pris en considération le fait que la vocation du terrain choisi par la GLC à Lachute en est une in- dustrielle plutôt qu'agricole, tel que trouvé et accepté par les parties en cause, soit la municipalité, le gouvernement provincial, la Commission sur la protection du territoire agricole.» La décision de vendre cette terre, affirme la SIC, ne modifie en rien «son intention d'engager un processus de consultation dès le début de l'automne en ce qui a trait à l'avenir du territoire de Mirabel, ceci conformément à ce qu'elle a annoncé à toutes les parties concernées, dès sa création».Réunis en assemblée, mercredi soir, les agriculteurs ont par ailleurs affirmé qu'ils n'avaient plus aucune confiance en la SIC parce qu'ils avaient été trompés.Ils sont en furie parce que la terre de 84,4 acres a été vendue à la GLC sans qu'ils soient consultés.Ils estiment que la SIC n'a été fondée que «pour leur jouer dans le dos».Les producteurs agricoles sont décidés à aller jusqu'au bout pour avoir gain de cause dans cette affaire qui traine, selon eux, depuis 1969.Le président de l'Union des producteurs agricoles du Québec, Pierre Gaudet, a déclaré que «la partie de balles était terminée et que la patience des agriculteurs et de l'UPA avait des limites.Soyez assurés que nous allons remporter la victoire», a-t-il conclu.Canada et Northern Telecom pour $ 100,000 QUEBEC (PC) \u2014 Un citoyen de Charlesbourg, en banlieue de Québec, vient d'intenter en Cour supérieure une poursuite au montant de $100,000 contre les compagnies Bell Canada et Northern Telecom, à la suite de la mort de son épouse survenue le 20 décembre 1979.La requête signée au soutien de l'action mentionne que la victime faisait usage de son téléphone mural, de type Contcm-pra, lorsqu'elle perdit conscience et s'écroula sur le plancher de la cuisine.s Dans la chute, allègue le texte déposé au dossier, le cordon du téléphone s'enroula autour du cou de l'épouse, qui mourut par strangulation, pendue à quelques pouces duplancher.Le mari prétend que Bell Canada et Northern Telecom ont commis une faute en ne prévoyant pas un mécanisme qui permettrait au cordon reliant le combiné et l'appareil de se défaire «dans une position verticale» sous l'effet d'une légère pression.\u2022 A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 AOÛT 1981 L'ancien terrain de la Space Research pourrait servir à lancer des satellites (d'après CP) \u2014 L'industriel arabe Saad Gabr.qui s'est porté récemment acquéreur du terrain de 4,200 acres occupé précédemment par la Space Research Corporation, songe à l'utiliser en vue du lancement de satellites.La Space Research a fait fail lite Pan dernier, et ses deux directeurs, Gerald Bull et Rogers Gregory, ont été condamnes a six mois de prison aux Etats-Unis et à une amende totale de $100.000 au Canada et aux Etats-Unis, pour avoir exporte illégale ment des armes en Afrique du Sud.Karl Wallick, directeur géné ral de la Space Technologies, a precise, au cours d'une interview téléphonique, que la fabri cation de satellites était l'une des options qu'envisageaient actuellement les hommes de science au service de cette entreprise, qui appartient ù M.Gabr et qui s'est établie à North Hat-ley, à quelque 150 km à l'est de Montreal.M Wallick a confirmé que M.Gabr avait versé approximativement $1.5 million pour l'achat des installations et du terrain, qui chevauche la frontière du Québec et du Vermont.Un canon de 16mm et de 172 pieds se trouve toujours du côté canadien et pourrait, selon M.Wallick, servir au lancement expérimental de satellites.Interrogé sur cette question, le ministre de la Defense.Gilles La montagne, a déclaré: «Nous surveillons la situation avec intérêt, surtout à la lumière des activités passées de Space Research-.Retraités du Canadien Pacifique En raison des perturbations dans le service postal, les retraités du Canadien Pacifique Limitée, de CP Rail (à l'exception de ceux des Ateliers Angus), de CP Télécommunications et de CP Hôtels qui résident dans la région du grand Montréai (île de Montréal, Laval et Rive Sud) pourront, à partir du 13 août, aller chercher leur chèque à un comptoir spécial dans le hall de la gare Windsor, entre 9h et 16h.Quant aux retraités des Ateliers Angus, ils pourront passer prendre leur chèque au service des dossiers des Ateliers Angus entre 8h30 et 15h30, à partir du 13 août.La C.A.M.La carte autobus-metro de la CTCUM vous permet de voyager de façon illimitée et a prix économique pendant tout un mois sur tout le reseau de ia CTCUM Le tarif régulier est de 17$ tandis que pour ies écoliers et les gens du 3* âge.le tarif est de 7 $ A 'achat du premier coupon, vous recevez gratuitement ta piece d'identité permanente et l'étui; quant au coupon mensuel qui vous sert de titre de transport, il est mis en vente des le 20 du mes précèdent le mois de validité C'est simple et tellement plus économique1 Le numéro A.UT.O.B.U.S.En composant sur votre cadran téléphonique le mot A U T O B US .vous obtenez le service de renseignements de la CTCUM.Il y a là.a votre service, une dizaine de préposes qui vous aideront a simplifier vos déplacements en vous désignant quel autobus ou quelle ligne ae metro emprunter N'hésitez pas a utiliser ce service, ça vous sera tellement utile Les objets perdus ou trouvés Vous avez oublie votre porte documents, votre parapluie ou vos gants dans un véhicule de la CTCUM?Ne craignez rien; tous 'es objets perdus sont soigneusement gardes jusqu'à ce que leurs propriétaire* les réclament En composant le numéro AUTOBUS nous vous dirons a quel endroit vous rendre pour les reclamer Par contre, si vous trouvez un objet dans un autobus, remettez-le au chauffeur pour un objet trouve dans une voiture de metro, contiez-le a un changeur.Un service de location La CTCUM offre un service de location d'autobus a tout groupe qui en fait la demande Les tarifs sont horaires et peuvent inclure les services d'un chauffeur gjide En composant le numéro AUTOBUS nous vous donnerons tous les details POUR LES ELEVES EN COMMERCE ET EN SECRETARIAT La religion et l'éducation physique remplaceront l'anglais à la CS de Chambly Les élèves inscrits en secrétariat et en commerce à la régionale de Chambly auront une surprise de taille à la rentrée: les cours d'anglais auront en effet fondu dans leur horaire, pour faire place à la religion et à l'éducation ph\\ tique.MARIO FONTAINE La commission scolaire» a en effet décidé de diminuer de deux périodes le temps alloué à l'anglais et destiné aux élèves du cours professionnel.On prétend ainsi se conformer au nouveau régime pédagogique du ministère de l'Education, lequel exige la présence aussi bien de la religion que de l'éducation physique dans les grilles horaires.Comme il fallait bien couper quelque part, c'est l'anglais qu'on a choisi plutôt que d'autres matières professionnelles.«On voudrait bien donner l'anglais, mais on n'a pas le choix», d'expliquer hier un porte-parole de la régionale, précisant que les élèves auront déjà étudié cette langue au primaire et dans les trois premieres années du secondaire.Cette décision a soulevé la colère des professeurs de ce secteur, qui ont alerté les parents d'élèves: nous ne pourrons assu- rer un enseignement de qualité et aboutir au marché du travail si la situation demeure inchangée, affirment-ils dans une circulaire.Les enseignants constatent que les employeurs exigent une connaissance des deux langues, que le facteur bilinguisme est de plus en plus important et que l'anglais devrait demeurer prioritaire au professionnel long.Bref on n'a rien contre les finissants pieux, mais on les veut aussi capables de s'exprimer dans les deux langues.«Il n'y a jamais eu de test de religion et d'endurance physique lors de ces entrevues», déclarent les professeurs en faisant référence aux rencontres entre les diplômés et leur employeur éventuel.Surtout pour ceux issus de ia régionale de Chambly, puisqu'un bon nombre d'entre eux seront appelés a travailler dans la métropole La commission scolaire ne nie pas l'importance de l'anglais mais souligne qu'en rendant religion et éducation physique obligatoires, le ministère de l'Education les force à sabrer dans l'horaire.Toutes ses écoles n'offraient d'ailleurs pas l'anglais aux élevés de commerce - secrétariat l'an dernier, et appliquaient de facto le nouveau régime.En établissant une grille uniforme pour Kl-82, et en décidant d'appliquer les règlements du ministère à la lettre, la régionale ne fait qu'étendre une politique déjà en cours ailleurs.Si d'autres commissions scolaires passent outre au règlement, qu'elles en portent seules la responsabilité, souligne son porte-parole.A noter qu'il y a quelques semaines, la commission scolaire régionale de Chambly demandait un statut catholique temporaire pour deux de ses écoles, bien que cette requête ne venait ni du milieu ni des parents.Pour le directeur régional des services éducatifs du MEQ, M.Vvon Théroux, l'application du règlement du ministère relève davantage de la gymnastique que de la réglementation, il s'agit ainsi de réajuster le nombre de minutes disponibles aux cours qu'on souhaite conserver tout en se conformant aux exigences minimales.«Les chiffres du ministère de l'Education sont toujours indicatifs», assure M.Théroux.Celui-ci croit que davantage d'élèves recevront une formation en anglais sous le nouveau régime, mais qu'il est possible que cer t aines categories \u2014 le commerce - secrétariat par exemple \u2014 en aient moins que par le passé.photo Robert Maillcux, LA PRESSE Les directeurs des services municipaux les plus controversés ces derniers temps, MM.Henri-Paul Vignola et Jean-Paul Moineau qui participaient, hier, à la simulation d'un incendie, ont tenté en vain d'éviter les questions des journalistes.MÊME S'IL N'ACCEPTE TOUJOURS PAS LEURS CONCLUSIONS Moineau se dit prêt à rencontrer les auteurs du rapport de la CSST Le directeur du service des incendies de Montréal, M.Jean-Paul Moineau, en a gros sur le coeur.Il n'accepte pas que des fonctionnaires qui n'ont peut-être jamais vu un feu de toute leur vie, s'érigent en juges MARTKA GÀGNON et critiquent les méthodes de travail des pompiers qui existent depuis 18 ans.M.Moineau qui assistait en compagnie du directeur du service de police, M.Henri-Paul Vignola, à un simulacre de combat d'incendie, au centre de formation des pompiers, hier avant-midi, n a pu s'empêcher de parler du fameux rapport d'enquête de la Commission de la santé et de la sécurité du travail sur l'incendie du H» mai dernier au cours duquel trois pompiers sont décédés.Ce rapport qui qualifie les techniques du service d'inadéquates et d'insuffisantes a fait bondir le directeur.«Les enquêtes sont essentielles et bénéfiques en autant que l'on reconnaît une certaine compétence aux gens qui les font», a-t-il déclaré à LA PRESSE.Et, il a ajouté: «Comment voulez-vous que des fonctionnaires qui ignorent tout dans ce domaine puissent juger nos méthodes de travail.Comment peuvent-ils oser venir nous dire que nos techniques ne sont pas bonnes alors que nous les utilisons avec succès depuis tant d'années».Tout en regardant la simulation d'incendie qui se déroulait devant lui.le directeur Moineau qui.au début, s'était montre reticent ù parler aux journalistes, a expliqué: «Ça fait 30 ans que je travaille dans cette sphere.Je connais mon affaire.J'ai commencé en allant moi aussi éteindre les feux.Je n'accepte pas les reproches de n'importe qui.Chaque année, nous effectuons 10,000 interventions et personne n'en parle.Ce qui s'est produit le 10 mai dernier est une malchan-i e.Il faut comprendre qu'il y aura toujours des risques dans ce métier et que d'autres hommes peuvent mourir».Le directeur du service d'incendie est prêt à rencontrer les auteurs du rapport de la CSST.«Bien sûr, nous allons nous asseoir à une table pour discuter.Mais, il n'est pas question de changer nos méthodes de combat d'incendie.Nos pompiers suivent constamment des cours de formation et s'adaptent ù toutes les nouvelles situations.Notre service fait un excellent travail».Debout aux côtés de M.Moineau, l'assistant-direcieur, M.L.O.Séguin acquiesce avec un grand signe de la tête.Le simulacre de combat d'incendie a obligé, hier, les directeurs des services municipaux les plus controversés ces temps-ci, à faire une apparition publique.M.Henri-Paul Vignola aurait bien aimé que les pompiers éteignent non seulement le feu mais aussi les questions embarrassantes des journalistes.Le directeur de la police s'est fait beaucoup plus discret que le directeur du service des incendies.Il a admis avec un sourire timide que tout n'allait pas comme dans le meilleur des mondes mais que les policiers étaient habitués à cire sur la sellette.Il a refusé de répondre aux questions des journalistes.L'exercice auquel se sont adonnés les pompiers et policiers de Montréal, hier, s'inscrivait dans le cadre du programme de formation qui vise à mieux coordonner les efforts de tous et chacun lors d'un incendie.Dans la situation actuelle, après la publication du rapport de la CSST, cette simulation avait un caractère particulier et servait aussi à redorer le blason du service en plus de stimuler l'enthousiasme de ses membres.L'exercice a été enregistré sur vidéo-cassettes et tous les pompiers et policiers pourront le visionner. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 AOÛT 1981 LES MEURTRES À VANCOUVER Un individu a été arrêté VANCOUVER (UPC) \u2014 Un individu a été arrêté relativement à la mort de Judy Kozma, âtfée de 14 ans, l'un des trois adolescents trouvés sans vie le mois dernier à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vancouver.Cinq autres enfants manquent toujours à l'appel, et Ton craint qu'ils n'aient été assassinés eux aussi.La police s'est contentée de dire que le suspect, qui a été appréhendé mercredi soir, était âgé de plus de 30 ans.Bruce Northrop, surintendant de la GRC, a demandé aux amis de Mlle Kozma d'entrer en contact avec la division des crimes graves de la Gendarmerie, sans vouloir en fournir toutefois la raison.Il s'est de plus refusé à donner des précisions sur le suspect ou à révéler l'endroit où il avait été arrêté.«Nous poursuivons notre enquête», a-t-il dit, en ajoutant que la police n'avait jamais écarté la possibilité que plus d'une personne soit responsable de ces meurtres.Aucune accusation n'a encore été portée contre le suspect, a tenu à souligner le surintendant.En Colombie-Britannique, la police est en droit de détenir une personne pendant 48 heures sans l'accuser formellement.A 5 ATLANTA Le preuve réunie contre Williams semble solide ATLANTA (UPI) \u2014 Des experts qui s'étaient rendus secrètement à Atlanta pour analyser des fibres trouvées dans la demeure de VVavne Williams et sur les deux jeunes Noirs qu'il est accusé d'avoir tués, ont affirmé que la preuve réunie contre Williams leur paraissait solide.Un article paru dans le dernier numéro de la revue «Science 81» précise que le groupe, constitué d'experts américains et canadiens, s'était réuni secrète- ment à Atlanta le 12 juin, c'est-à-dire neuf jours avant que Williams ne soit arrêté sous l'accusation d'avoir tué Nathaniel Cater, âgé de 27 ans.Un microanalyste des laboratoires criminels de Géorgie, Larry Peterson, a déjà fait savoir que les poils de chien et les fibres de tapis trouvés dans la demeure et dans la voiture de Williams ne montraient, au microscope, aucune différence significative avec ceux qui avaient été relevés sur le corps de Cater.On commence à respirer à Saint-Damien A Saint-Damien-de-Brandon, les résidents du chemin Beaulieu qui ont été victimes d'inondations la semaine dernière, commencent à respirer depuis que la température est un peu plus clémente.La situation est au beau fixe.Il n'y a pas eu d'autres glissements et les mesures préventives ont été prises pour sécuriser les propriétaires dont les maisons sont situées tout près des immenses crevasses.Des remblais ont été érigés pour empêcher un nouveau désastre.Le maire de la municipalité, M.Guy Baril, commence toutefois à s'impatienter devant la lenteur du ministère des Transports à débuter les travaux de réfection du chemin Beaulieu.Dans un télégramme qu'il a envoyé au premier ministre René Lévesque et au ministre des Transports, Michel Clair, il demande une intervention rapide pour redonner aux 70 familles leur route d'accès.Le chemin Beaulieu est comme on le sait impraticable.Pour l'instant, les citoyens doivent emprunter une ancienne route de la Consolidated Bathurst, ce qui les oblige à faire un détour d'environ 45 milles.De l'avis de plusieurs, le pire est passé.Il faudrait des pluies torrentielles pour provoquer un glissement important.Il semble que tout le monde puisse maintenant dormir sur ses deux oreilles.RUES- MONTRÉAL BONNEAU, rue (1922) Jadis nommée de la Friponne, cette voie honore Soeur Bonneau (1859-1934), qui eut soin des pauvres et des misérables pendant 20 ans à l'hospice Saint-Antoine, d'ailleurs situé en bordure de cette voie.Axe nord-sud à partir de Saint-Paul, à l'ouest de Bonsecours.0 0 0 BOCAGE, rue du (1895) Voie ouverte à travers un bocage par son propriétaire Edouard Gohier, qui lui donna ce prolongement vers l'ouest s'est appelé rue Joannette et rue Saint-Léon.Axe ouest-est à partir de Lachapelle.au nord de Gouin.0 0 0 BENNY, avenue (?) et parc ( 1965) BENNY CRESCENT (1959) En hommage aux frères James et Robert Benny, propriétaires de fermes à Notre-Dame-de-Grâce.L'avenue Benny s'étend vers le sud à partir de Terrebonne, à Test de Cavendish.La voie Benny Crescent forme trois côtés d'un rectangle à partir de l'avenue Benny, au nord du boulevard de Maisonneuve.Quant au parc, il portait officieusement le nom de parc Benny depuis son aménagement parce qu'il était situé au milieu de l'ancienne ferme Benny.Ce parc-école (adjacent à l'école Monkland) de 11.06 acres est situé en bordure nord de Monkland, entre Cavendish et Benny.Vous l'emporterez avec vous.ou nous nous chargeons de la livraison dans un délai de 48 heures, moyennant un léger supplément.BERCEUSE BENTWOOD Solide construction en bois fini noyer, siège et dossier cannés.ÉCONOMISEZ *209** RAVISSANT ENSEMBLE PAR ÉLÉMENTS Transformez votre vivoir avec cet ensemble à l'allure contemporaine.Extérieur en coton brun chocolat imprimé modèle pour angle.ACHAT D'UN PLEIN CHARGEMENT DE CONGÉLATEURS 8,2 pi.eu.287 Ib 1 2,3 pi.eu.430 Ib 1 6,2 pi.eu.560 Ib S 26682 s299 64 1 9,2 pi.eu.655 Ib 23,2 pi.eu.905 Ib l35657 «38897 $328ra GARANTIE INCLUSE ECONOMISEZ *16691 CANAPÉ ET CAUSEUSE Mais peut-être préférerez-vous l'allure classique du canapé avec causeuse assortie, bras peu encombrants de ligne exclusive.Siège de mousse, centre de 4 pouces avec extérieur de 1 !4% de mousse pour ajouter au confort.Coussins additionnels pour les deux modèles.Tant qu'il en restera./ ÉCONOMISEZ * 103\" FOUR MICRO-ONDES TOSHIBA AVEC PLATEAU TOURNANT AMOVIBLE.600 watts, dégivreur variable, minuterie, four .73 pi.eu.en acier inoxydable, choix de 9 degrés de chauffage, ventilation et éclairage, sonnette d'avertissement 30 mois de service à domicile sur pièces et travail MOBILIER DE DINETTE 5 pièces à dossier métallique Table hexagonale 36 x 48\", qui s'ouvre jusqu'à 60\".Dessus en arborite genre pacanier.4 fauteuils droits avec base genre traîneau, recouverts de vinyle pacanier et noyer, sur rembourrage de mousse épaisse.Tant qu'il en restera.VOYEZ NOTRE MAGNIFIQUE EXPOSITION D'ÉLECTROMÉNAGERS OFFERTS A PRIX RÉDUIT '288 Boul.Saint-Martin ouest, Laval sortie 9 de l'Autoroute des Laurentides HEURES D'OUVERTURE: Lundi, mercredi, 9h - 18h.Jeudi, vendredi jusqu'à 21 h, Samedi, 9h- 17h.LIGNE DE LAVAL: 688-3851 LIGNE DE MONTRÉAL: 336-7741 PLAN BUDGÉTAIRE PAR LA BANQUE DE COMMERCE LA VOITURE SANS PRIX SANS PAREIL ratra \u2022liIATl«l(î-I-î«ÎM«>Tiï»[il«T \u2022A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 14 AOÛT 1 981 PAUL DESM All AÏS président du conseil d'administration ROGER LEMELIN éditeur ROGER-D.LANDRY président-directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de I information MARCEL ADAM éditorialiste on chet L'impact de la bombe neutronique sur l'opinion La décision de l'administration Reagan de mettre en production la bombe à neutrons suscite depuis une semaine une vivo controverse dans les populations des pays occidentaux.La bombe à neutrons s'attaque directement a la vie sous toutes ses formes, épargnant davantage les ouvrages matériels que les autres bombes nucléaires Il s'agit en fait dune arme dite a effets de radiations renforcés, dont le but principal est de contrer des avances de blindés, sans trop endommager le réseau industriel et les grandes concentrations résidentielles du pays qui fait l'objet d'une agression.C'est une bombe à portée et aux effets destructeurs réduits par rapport aux autres bombes nucléaires qui anéantissent tout, les êtres et les choses, sur de très grandes étendues, et qui appellent de ce fait une ri- poste de grande envergure conduisant éventuellement à une dévastation planétaire.Ramener les choses dans de plus justes proportions ne rend pas pour autant réjouissante la perspective d'un accroissement et d'un perfectionnement de l'arsenal nucléaire, et de la multiplication des risques d'un holocauste.Les réactions des chancelleries et des grands organes d'information ont été dans l'ensemble plus mesurées que celles des neutralistes ou des pacifistes, leurs critiques portant surtout sur la gaucherie diplomatique des Américains qui, en négligeant de consulter leurs alliés européens, qui sont les premiers concernés, ont porté un dur coup à l'Alliance atlantique, cependant que beaucoup admettaient que la décision, sur le plan militaire, est défendable.Les États-Unis soutiennent que la bombe à neutrons aura un effet de dissuasion.Sans doute.Aussi longtemps que les Soviétiques en seront eux-mêmes privés.Mais ils ne tarderont pas à rattraper le retard, ce qui ramènera les alliés au déséquilibre des forces conventionnelles qui hante aujourd'hui les États-Unis.Le plus inquiétant c'est que cette arme, parce qu'elle est de portée réduite, abaissera le seuil de déclenchement d'une guerre nucléaire totale.Cela étant dit, il faut reconnaître que c'est la grande supériorité des forces militaires conventionnelles de l'URSS sur celles de l'Alliance atlantique qui a déterminé les États-Unis à se doter d'une arme nucléaire de dissuasion susceptible de compenser cette infériorité et de parer à une éventuelle invasion soviétique en Europe de l'Ouest.Il faut également souligner que l'Union soviétique a la première installé un puissant arsenal de missiles nucléaires pointés sur tous les points stratégiques de l'Europe de l'Ouest.Les alliés n'équilibreront cette force qu'en 1 983.Si, bien sûr, la gaffe diplomatique de M.Reagan n'a pas pour conséquence de compromettre ce projet.Par sa décision unilatérale l'administration Reagan a fourni des arguments au mouvement neutraliste, qui a pris une force considérable depuis quelques années, en le confirmant dans son idée que les États-Unis ne sont pas vraiment intéressés à négocier le désarmement.La vogue du neutralisme en Europe occidentale prend racine dans une histoire marquée par des guerres dont le souvenir rend intolérable l'idée que l'Eu- rope pourrait devenir le champ de bataille des deux blocs et faire la première les frais d'une guerre nucléaire.L'idée neutraliste peut paraître irréaliste, voire ridicule, à ceux qui ne sont pas immédiatement concernés ou qui sont convaincus que l'Europe de l'Ouest ne pourra jamais être considérée comme un territoire neutre ou inoffensif aussi bien par l'URSS que par les États-Unis, mais pour beaucoup d'Européens elle est la voie du salut.Ce neutralisme, mais surtout l'esprit de détente qui prévaut naturellement dans les démocraties capitalistes, a pe mis à l'Union soviétique de prendre une avance militaire alors que les populations se laissaient aller au désarmement, moral aussi bien que militaire.C'est ce climat général qui a conduit au déséquilibre des forces conventionnelles en Europe.Et c'est parce qu'il empêche les Européens de rattraper un retard perçu aujourd'hui comme nécessaire par les Américains que ceux-ci ont pris la décision de rétablir autrement I équilibre.Tout ce qui concerne l'arme atomique suscite l'horreur et rend difficile un débat rationnel.La première réaction des idéalistes, qui ignorent les dures réalités de ce monde, c'est de se borner à réclamer la mise au ban de ces armes terribles.Leurs appels, s'ils étaient entendus dans les pays libres où ils sont lancés, conduiraient à un désarmement unilatéral.] Cette politique de l'apaisement on sait ce qu'elle a donné à Munich en 1 938, alors que le détestable équilibre des forces nucléaires a fait que depuis trente-six ans le monde n'a pas connu de guerre mondiale.MARCEL ADAM Que le ministre de la Justice se préoccupe de sa police On sait les faiblesses du Service de police de Montréal: le rapport du Conseil de sécurité, rendu public cette semaine, a démontré que même le Conseil accorde peu de confiance à son service.Mais pour se consoler ou se désoler davantage, il faut savoir qu'il n y a pas que la Communauté urbaine de Montréal qui souffre du mal de la mauvaise protection.Ailleurs, au Québec, le problème est semblable.Et les vices du Service de la CUM se retrouvent également au sein de la Sûreté du Québec.Récemment, deux agents de la SQ, en costume civil et sans aucune identification policière, ont appréhendé un automobiliste, l'ont battu au point de lui fracturer le nez, l'ont conduit au poste et l'ont remis en liberté sans lui offrir de secours hospitalier.Quand le citoyen innocent leur a demandé de s'identifier, ils ont refusé.Mais pour prouver qu'ils avaient I autorité des policiers, ils ont sorti la matraque.Et sachez que vous pouvez avoir droit au même traitement.En effet, la Commission de police a recommandé que ces deux policiers soient suspendus pour une période de 1 5 jours ouvrables.Histoire de leur signi- fier que leur geste n'était pas élégant.Ils reprendraient donc leur service bientôt.Mais chacun sait que la Commission de police n'a aucune autorité et que celle que la population peut lui reconnaître est bafouée par les services policiers.À preuve: les commentaires du président du Conseil de sécurité et du Service de police de la CUM à son endroit il y a quelques jours seulement.C'est-à-dire que les recommandations de la Commission peuvent être tout simplement ignorées par la direction de la SQ, surtout si elle entretient les mêmes sentiments que la police de la CUM.On fera une petite enquête maison, pour sauver le principe, et on ne dira jamais rien de la sanction que recevront ces brutes en autorité.Cela, si la SQ se moque de la Commission, comme il est fort possible, savons-nous maintenant.Mais si la direction de la SQ décide de mettre en application la recommandation de la Commission, aura-t-on pour autant rétabli l'équilibre?Le pauvre citoyen battu aura mal au nez bien plus longtemps que 1 5 jours.En plus, il a été humilié publiquement.Les policiers se sont comportés comme des abrutis; dans deux semaines, ils seront aussi abrutis et ils seront armés; ils feront semblant de veiller à la protection de la population.La preuve qu'ils ne méritent aucune confiance, c'est qu'ils ont menti à la Commission, donc, qu'ils se sont parjurés.Et n'eût été de la présence de témoins objectifs, ils auraient pu faire triompher leur mensonge.Toute cette histoire illustre la façon dont le Québec est présentement protégé par sa police.Non seulement les citoyens ne peuvent plus compter sur les policiers mais ils doivent se défendre parfois contre la complicité des chefs et l'impuissance des structures de justice.Il va donc falloir que le ministre de la Justice intervienne pour redonner aux citoyens un minimum de confiance dans les services normaux de protection.On ne peut sûrement pas continuer à subir des injustices et à voir flétrir la justice par ceux qui ont comme première obligation de la faire respecter.Quand les policiers se donnent tous les droits, ils créent l'État policier; et quand ils ne respectent plus rien, ils créent l'anarchie.Parfois, on se sent entre deux créations.JEAN-GUY DUBUC ^5 7\u2014 / Droits réservés Dans la presse anglophone du Canada .\u2022 Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits parla Presse Canadienne.Le droit d'être entendu Les conservateurs vont essayer de remplir une fonction dont le gouvernement fédéral aurait dû s'acquitter.Ils organisent à travers le pays une série d'audiences où pourront se faire entendre les Canadiens qui souffriront des coupures de services ferroviaires-voyageurs annoncées par le gouvernement.Avant d'annoncer ces coupures le ministre des Transports,, M.Jean-Luc Pépin, a attendu que le gouvernement renvoie les députés chez eux par la clôture du Parlement.Les coupures ont été imposées par un arrêté ministériel du cabinet.Elles ne seront pas jugées par la Commission canadienne des transports qui a examiné d'autres coupures pour voir si les services étaient nécessaires au bien-être des communautés.Les coupures sont draconiennes: on met fin à un service de passagers transcontinental, plusieurs autres sont tout à fait éliminés, certains sont réduits et M.Pépin a laissé entendre qu'on pouvait s'attendre à d'autres coupures.Beaucoup de localités seront dangereusement lésées.Les conservateurs essaieront de donner au peuple l'occa- sion de s'exprimer par une série d'audiences.Les audiences seront dirigées par M.Donald Mazankow-ski, critique conservateur du transport et ministre des Transports dans l'éphémère gouvernement conservateur.M.Mazankowski fut le meilleur ministre des Transports du Canada depuis longtemps.Il s'est attaqué à l'essentiel.C'est lui qui ordonna l'enquête sur la sécurité aérienne dirigée par M.le juge Charles Dubin et qui révéla par un froid exposé de faits terrifiants avec quelle négligence on avait traité la sécurité aérienne au Canada.C'est lui qui proposa un assouplissement progressif de la réglementation pour modérer les restrictions sur l'octroi de permis de routes aériennes, donner aux charters intérieurs plus libre accès à la circulation aérienne, encourager les lignes aériennes à tenir compte davantage des forces du marché en fixant leurs tarifs \u2014 au lieu de simplement demander le plus possible.Il est l'homme tout désigné pour ce travail qui ne serait pas accompli s'il n'en tenait qu'à M.Pépin.\u2014Le 5 août.(\u2022The Globe and Mail») Se moquer de la loi Quand plusieurs douzaines de policiers conspirent pour entraver une enquête judiciaire, il est -r évident que quelque chose va dangereusement mal.C'est ce qu'ont fait des membres de l'escouade antiémeute de Montréal, selon les conclusions de la Commission de police du Québec (CPQ).Ils ont recouru à ce qu'il faut bien appeler une conspiration du silence \u2014- de la dissimulation \u2014 à l'enquête de la CPQ sur les événements du soir du référendum, quand des membres de l'escouade ont agi d'une façon qui équivaut à une petite autoémeute en distribuant des coups de trique à des spectateurs et à des représentants de la presse.Et le plus consternant est que la police se tire de cette dissimulation.La CPQ a demandé que l'on confie d'autres tâches aux policiers en cause mais le Conseil de sécurité de la CUM et le directeur de la police, M.Henri-Paul Vignola, ont refusé.Ils déplorent les événements survenus le soir du référendum mais ils ne semblent pas du tout dérangés par la dissimulation des faits.Or, c'est bien cette dissimulation et non les rossées (administrées seulement par quelques agents présents sur les lieux) qui jette le doute sur l'intégrité de toute l'escouade antiémeute et de toute la police.Pas un seul des nombreux agents appelés à témoigner à l'enquête de la Commission n'a voulu admettre qu'il avait vu quelque chose d'insolite ce soir-là, pas même quand on les a con- frontés à des témoins indépendants et qu'on leur a montré des photographies des raclées.Il est facile de comprendre que quelques policiers épuisés perdent patience tard la nuit dans la confusion d'une manifestation.Ce qu'il n'est pas facile de comprendre, c'est comment ces policiers et leurs collègues puissent froidement convenir de cacher la vérité sur ce qui est arrivé.Cela, bien plus que quelques moments de violence, en dit long sur leur mépris de la loi qu'ils ont juré de faire respecter.Si on les laisse s'en tirer, on les encouragera à persister dans ces sentiments.Or ils s'en tirent grâce à la pusillanimité de M.Vignola et du Conseil de sécurité publique.\u2014 Le 5 août.(«The Montreal Gazette») La loi c'est la loi Le président des Etats-Unis, M.Ronald Reagan, est obligé de sévir contre la grève illégale des contrôleurs de l'air.La loi américaine interdit toute grève de fonctionnaires fédéraux.Que cette loi soit sage ou non, on s'attend à ce qu'elle soit respectée.La loi est la loi.Et la politique est de la politique.L'autorité môme de l'administration Reagan est en cause.Si les inconvénients de congédiements en masse sont graves, cette grève illégale est un défi à tout ce que Ronald Reagan -4\u2014 incarnait quand il était candidat et qu'il a obtenu le plus fort mandat populaire de l'histoire récente des Etats-Unis.Du point de vue de M.Reagan, «les valeurs qui ont fait la grandeur de l'Amérique» ne comprennent pas la violation d'un serment de fonctionnaire.Et les exigences salariales du syndicat ne répondent pas à son appel à la réduction des dépenses gouvernementales.Dans cet affrontement, c'est le syndicat ou le président, une bataille que le syndicat ne gagnera probablement pas.Comparons l'attitude de M.Reagan à celle du premier ministre du Canada qui déclarait le mois dernier que le Parlement ne pouvait ramener au travail les postiers par une loi «parce qu'ils ont dit qu'ils n'y retourneraient pas».Bien sûr M.Trudeau plaisantait \u2014 sur quelque chose que personne ne doit prendre à la légère, moins que quiconque un chef de gouvernement: la suprématie de la loi.\u2022 Mais il est vrai que la crédibilité du gouvernement Trudeau n'est pas en cause.Il l'a perdue depuis longtemps pour un grand nombre de Canadiens.Pour beaucoup d'Américains, elle vient de renaître.\u2014 Le 5 août.(«The Edmonton Journal») Ce qu'ils méritent Il est difficile de savoir si l'on doit être en colère contre les -ï- électeurs canadiens ou malheu^ reux pour eux.Quand le gouvernement Trudeau, à la dérive, sans gouvernail à presque tout' propos, l'emporte encore dans les sondages, on se dit que les gens ont ce qu'ils méritent.De nouveau Gallup démontre que les libéraux sont forts au Québec et qu'aussi longtemps que les Canadiens français porteront des oeillères, les gens de Trudeau pourront se prétendre populaires.L'Ouest, évidemment, reste fortement conservateur.Mais le sondage ne fait que souligner la plus grave faiblesse de ce pays.Les divisions politiques sont devenues si enracinées que les partis ou bien n'essaient plus ou semblent incapables de les comprendre.Les libéraux peuvent formuler, et de fait formulent, de prétendues politiques nationales selon ce qui leur vaudra le plus de suffrages dans l'est du Canada, particulièrement au Québec.Les conservateurs se voient de plus en plus obligés de se retrancher dans leur forteresse de l'Ouest.Le Canada est mal servi par ses chefs et partis politiques.Et les gens interrogés dans ces son-sages devraient manifester leur dégoût en refusant d'en appuyer un seul.Tant qu'ils ne le feront pas, les politiciens s'en ficheront comme de l'an quarante.\u2014 Le 6 août.(«The Vancouver Provircc») LIBRE A 7 LA PRESSE.MONTREAL.VENDREDI M AOUT 1981 Contre le titre d'ingénieur pour les diplômés de l'E.T.S.Femmes disparues Docteur Camille Laurin Ministre de l'Education Québec Je compte trente-trois années de pratique de l'ingénierie et espère en vivre un bon nombre d'autres encore.Ma pratique m'a permis de communiquer avec plusieurs ingénieurs étrangers.J'ai servi sur la Commission ingénieurs-techniciens de l'Ordre des ingénieurs du Québec ( 1977-78) et je suis l'auteur de deux rapports commandités par l'O.I.Q.en 1978, soit: «Les statuts de divers groupes de professionnels du domaine de l'ingénierie à l'étranger» et «Les ingénieurs ci les techniciens au sein d'entreprises du Québec».Vous aurez compris des lors que mes propos toucheront votre décret recent visant à l'aire admettre les diplômés de l'Ecole de technologie supérieure de l'UQ a l'Ordre des ingénieurs du Québec.Vous connaissez la position olïiciellle de l'Ordre sur ce sujet et je la connais aussi, c'est pourquoi je vous prie de bien couloir considérer mes opinions tomme tout à .fait personnelles et n'engageant que moi-même.Vous serez d'accord avec moi qu'un titre professionnel réservé aux membres d'un ordre ou d'une corporation a pour but primordial la protection du public utilisateur des services de ce groupe.Ce titre est l'assurance d'un minimum de connaissances acquises par son détenteur, mais comme vous savez aussi n'est pas nécessairement un gage de sa competence.Cette compétence doit s'a ffirmer par les actes mêmes du professionnel en question.En second lieu, j'ai la convie-lion que toute législation gouvernementale ne doit être que la reconnaissance d'un étal de fait pour le bien commun et non la creation artificielle d'une situation.Au Québec, certaines professions traditionnelles, telle la médecine, peuvent paraître supporter leurs membres et leur assurer un statut privilégié quelle que soit leur compétence.Il ne m'est jamais apparu que tel était le cas pour l'ingénierie.Au contraire, j'ai la nette impression que comme nombre de mes collègues ingénieurs, j'ai dû et je dois encore contribuer on tant qu'individu à bâtir la profession plutôt qu'attendre qu'elle me \u2022 upporte.C'est dans cet esprit que j'aimerais vous rappeler le régime de monsieur Duplessis, durant les années 15 à (>(), alors que la Corporation des ingénieurs professionnels du Quebec éprouvait de grandes difficultés à faire reconnaître un statut légal raisonnable pour ses membres.C'est le rôle réel de l'ingénieur dans le développement du Québec qui a fait que le législateur a établi son statut au Québec, à un degré de respect qui fait l'envie de nos confrères étrangers, autant ceux des Etats américains que ceux des autres provinces canadiennes.En fait, au Québec, le titre d'ingénieur n'a plus maintenant à être suivi d'un qualificatif pour donner l'assurance d'une formation mondialement reconnue.(Ailleurs aux Etats-Unis et au Canada, on utilise encore le titre ingénieur professionnel.) Je réitère ici que, selon mes convictions personnelles, un titre ne confère pas nécessairement la compétence; mais alors que le Québec est à l'avant garde dans un domaine, je suis trouble de constater qu'on veuille le faire rétrograder dans ce même domaine, sous prétexte que d'autres le font.Dans vos fonctions en tant que ministre, vous vous devez d'entendre les arguments présentés par les divers lobbies d'intérêt, dont celui du directeur de l'E.T.S.Roland Dugré que j'estime beaucoup pour ses qualités personnelles et pour sa determination à faire accepter ses diplômés connues membres de 10.LQ.Quelqu'un a déjà dit: «A gagner l'on perd, à perdre l'on gagne»; personnellement je ne veux ni gagner ni perdre sur cette question.Je me sens toutefois une obligation morale de vous émettre mon opinion.Cette opinion est à l'effet que la formation revue par les diplômes de l'E.T.S.les prepare à exercer des fonctions très utiles dans notre société, lesquelles fonctions peuvent les conduire à des postes importants de direction dans le monde de l'industrie, de la construction, de l'entretien ou des services.Il est temps, je crois, que dans nos valeurs sociales québécoises.Ton accorde l'importance qui est due aux exécutifs du monde industriel et commercial tout comme on le fait pour les membres des professions traditionnelles.Les ingénieurs que je connais ont un grand respect pour ces diplômés de l'E.T.S.dans les fonctions qu'ils peuvent très bien remplir sans les barrières qu'impose une appartenance à un ordre professionnel.La collaboration des ingénieurs me parait donc acquise, aux techniciens, technologues et diplômés de l'E.T.S.Ici, je reviens à mon deuxième principe qu'une législation ne doit être que la reconnaissance d'un état de fait.Les faits sont que les diplômés de l'E.T.S., quelles que soient leurs années de scolarité, n'ont pas acquis le nombre ni le genre de crédits universitaires qui forment le bagage de connaissances requis pour porter le titre d'ingénieur ici au Québec.Je ne crois pas qu'un titre octroyé politiquement puisse changer l'échelle des valeurs sociales chez nous comme ailleurs.Plutôt que de créer de la confusion dans un ordre établi de peine et de misère, je dis ceci.Monsieur le Ministre: laissez à ces jeunes le plaisir et le défi de bâtir au Québec une profession bien à eux; ne leur enlevez pas le privilege que mes confreres et moi-même avons eu de construire une profession de par nos actes et qu'un arrêté en conseil a finalement reconnue.J'ai entendu dire qu'à Hydro-Québec un problème syndical se pose pour ces diplômés de l'E.T.S.qui ne s'intégreraient présentement ni au syndicat des techniciens, ni à celui des ingénieurs.N'est-ce pas là une situation enviable pour eux sous bien des rapports?Quoi qu'il en soit.Monsieur le Ministre, vous avez compris qu'avec ia majorité de mes confrères ingénieurs, je m'objecte a l'appartenance à l'Ordre des ingénieurs du Québec des diplômés de l'E.T.S.et ce: \u2014 dans l'intérêt du public \u2014 dans l'intérêt même des diplômes de l'E.T.S.\u2014 pour la sauvegarde d'un statut reconnu mondialement pour l'ingénieur du Québec.Vous pouvez croire que j'essaie de défendre un club exclusif; loin de moi cette intention.J'admets qu'après l'effort et le temps consacrés à devenir ingénieur, cette profession m'a bien servi et j'ai tenté de la servir au meilleur de moi-même: j'en suis toutefois arrivé à la conclusion que la plus belle valeur demeure la valeur de l'individu quel que soit le titre que la société lui a accolé pour se protéger elle-même, ou l'absence d'un tel titre.Dans l'esprit de cette conclusion, je souhaite aux diplômés de l'E.T.S.de devenir des surintendants de production, de^ gestionnaires de projets, des experts dans des milliers de domaines de la technique moderne, des vice-présidents ou présidents et ce, en étant toujours fiers de leurs propres accomplissements, a partir de la formation reçue, plutôt que de s'être complu dans un titre obtenu politiquement rie par la bonne intention et l'énergie du premier directeur de leur école, a qui j'offre mes hommages les pius amicaux.J.Urbain MOREAU citoyen et ing.Montréal Une mise au point de la Ligue des propriétaires Je lisais dans votre Tribune libre du .\"> août 1981.un article signé Germain Geffard.(.) Je peux comprendre le point de vue de M.Geffard, sa sensation d'être bafoué par les événements, sa sensation que va ne va pas assez vite, son impression que ce n'est bon que pour les avocats.Ceci ne devrait pas cependant lui permettre des affirmations non fondées, et je précise: \u2014 En Cour supérieure de Montréal, salle 2AH, le 21 juillet 1981, il y avait probablement entre \\:> et 60 avocats et quelques simples citoyens pour l'appel des rôles (de toutes les causes): il n'y avait cependant que l ou ô avocats dans la cause ici en discussion.\u2014 Que la cause ait été reportée par la Ligue des propriétaires de Montréal, c'est faux! C'est à la demande de l'avocat de la défense (gouvernement) et par la décision du juge que la cause a été reportée.\u2014 Que les estimes de coûts different n'a absolument rien a voir ici: il faudrait comparer ce qu'ils comprennent et les résultats envisagés.Je dois ajouter que la Ligue des propriétaires de Montréal vise à défendre une certaine justice sociale envers les propriétaires, elle le fait avec les fonds et les directives de ces mêmes propriétaires et.par sa large représentation chez les petits propriétaires, elle es! sûrement beaucoup plus représentative de l'ensemble des propriétaires que M.Geffard et ses quelques amis peuvent l'être, même avec un nom ronflant.Pierre AUBRY president Ligue des propriétaires de Montreal La beauté altiére et grave inscrite sur ia photo d'Alaida Kop-pa de Solorvano m'attriste et me hante.Intellectuelle féministe âgée de f>(> ans.née en Espagne de mere guatémaltèque et de père italo-argentin, Alaida Fop-pa est guatémaltèque de son mariage a Alfonso Solorvano et mexi< aine depuis 1954, date à laquelle elle dut s'exiler avec mari et enfants a la suite du renversement du gouvernement démocratique de Jacobo Arbenz, dont faisait partie son mari.Jusqu'à tout récemment.Alaida Foppa était professeur de lettres a l'Université de Mexico, rédactrice à l'émission radio-phonique
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