La presse, 8 août 1981, Encart publicitaire. En voyage Air canada
[" « s 4 a perte de vue Un hommage à la mer.Si la Nouvelle-Ecosse est en tête, c'est parce que cette année, plus que jamais, la mer est en fête! Nous lui rendons hommage dans toute sa magnificence et ce, par le biais de festivités qui feront honneur à tous les bateaux qui y naviguent et à tous les bienfaits qu'elle prodigue.Planifiez donc, dès maintenant, votre séjour en Nouvelle-Ecosse .une promesse de plaisir et de bon temps.Pour plus de renseignements au sujet de 0 \"La Nouvelle-Ecosse en tête .la mer en fete!\" composez sans frais le ONTARIO 1-800-565-7140 REGION DE L'OUEST 1-800-565-^166 REGION 1)1.LIST 1-800-565-^105 QUÉBEC 1-800-565-* 180 SEMAINE DE LOISIRS/Action week.( i_8 aout) SYDNE LE JOUR DES PIONNIERS DE DARTMOUTH/Danmouth natal day.(3 août) DARTMOl! FESTIVAL DE PALOURDES/Clam festival.(7.9 août) ECONOMY/COLCH ESTER COUNT LES JOURS DES PETONCLES DE DIGBY/Digby scallop days.(7.9 août) DIGB RALLYE DARTISANS ET D'AMATEURS DE PIERRES/Rockhound round-up.(7-9 août) PARRSBOl JOURS MARINS/Seaside Festival.(7.15 aoul) SHEET HARBOUR AND DISTRN REGATES DE CANSO/Canso Regatta.(12-16 août) GUYSBOROUGH COUNT CARNAVAL DE LA MER/Scafest .(15-22 août) YARMOU1 EXPOSITION DES PÊCHERIES/Nova Scotia Fisheries Exhibition.(7.17 septembre) LUNENBUF FESTIVAL DE JOSEPH HOWE/Joseph Howe Festival.; !( 19-26 septembre)^ ALIFAX.DARTMOl La photo en page couverture nous fait redécouvrir la beauté, la paix et la couleur de nos automnes canadiens.Une belle saison pour voyager.RÉDACTION Textes: Guy Deshaies Louis Martin-Tard Collaborateurs: Léïa Lecorps Louis Rocque PHOTOS Nous remercions l'Office de Tourisme du Canada de nous avoir permis d'utiliser les photos qui illustrent ce numéro.En Voyage est publié cinq fois l'an par Les Editions Giguère Inc., 674 Place Publique, Ste-Dorothée (Laval) P.Q.H7X 1G1.Tel: (514) 689-0288 - 689-2543 Gérard Giguère, président Thérèse Giguère, trésorière Claudette Mercier, vice-présidente Montage: Typographie 3744 Inc.Films: Tri-Graphiques Inc., Les articles publiés dans En Voyage sont la responsabilité exclusive des auteurs.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec NDLR Dans l'édition du mois de juin un concours permettait à un lecteur d'En Voyage y ayant participé par l'envoi d'un coupon, de gagner un voyage pour deux personnes à Vancouver.Les billets étaient offerts par Air Canada et de plus En Voyage offrait au gagnant la somme de $1,000.L'heureux gagnant est: M.Marcel Tremblay de Barraute en Abitibi Canada )aiunbeau pays Vous devriez venir à l'automne Les Canadiens, lorsqu'ils parlent de leur pays à des étrangers, disent souvent : «Vous devriez venir à l'automne».Ils savent l'unique attrait des beautés du pays lorsqu'il prend ses couleurs automnales.Mais les Canadiens ne songent pas tellement à visiter, justement, le Canada à l'automne.Outre sa nature riche dont notre numéro d'avril avait vanté les mérites, en plus de ses couleurs exceptionnelles qu'on n'hésite pas à faire valoir aux étrangers, il convient de dire du Canada que les mois de septembre et d'octobre en général sont, quoique légèrement moins chauds, les plus beaux mois de l'année au chapitre du climat.Ensoleillement, ciels bleus et clairs, air sec.nuits étoilées.Mais il y a plus.Au Canada la pleine saison touristique dans l'ensemble prend fin à la fête du Travail, c'est-à-dire le premier lundi de septembre ; par la suite les prix pour l'hébergement et les attractions baissent considérablement, ce qui n'est certes pas un mince avantage de nos jours.Au surplus le voyageur trouvera, comme nous le montrent Louis Martin-Tard et Guy Deshaies dans quelques brèves descriptions de toutes les régions canadiennes y compris les Territoires du Nord-Ouest, que les gens, une fois passée la saison touristique dans leurs milieux de vie respectifs, reprennent une authenticité qui leur est propre, découvrent avec plaisir qu'on peut les visiter en d'autres temps que l'été et nous convient à des manifestations «en famille», à des tables qui font suite aux récoltes, à un pays, en somme, qui reprend son rythme.Les routes ne sont plus encombrées, l'hébergement ne pose plus de problèmes, les musées, les parcs, les lieux d'intérêt sont tout entiers au visiteur d'automne qui, malgré la splendeur du décor partout et l'hospitalité retrouvée avec plus d'ardeur, n'est plus vraiment un touriste mais un invité dans cet immense Canada qui entend bien dire chaque année son dernier mot avant d'hiverner.L'éditeur Gérard Giguère Vous désirez plus d'informations pour vos vacances au Canada?Écrivez à l'un des bureaux de tourisme mentionnés plus bas.Ministère du Tourisme de Terre-Neuve CP.2016 Saint-Jean.Terre-Neuve A1C5R8 Ministère du Tourisme de la Nouvelle-Ecosse CP.456 Halifax.Nouvelle-Ecosse B3J 2R5 Centre de Renseignements Touristiques CP.940 Charlottetown.lle-du-Prince-Édouard C1A7M5 Office du Tourisme du Nouveau-Brunswick CP.12345 Frédéricton.Nouveau-Brunswick E3B 5C3 Tourisme Québec CP.20 000 Québec.Québec G1K 7X2 Ministère du Tourisme de l'Ontario Queen's Park Toronto.Ontario M7A 2E5 Office du Tourisme du Manitoba Dept.1048 Winnipeg.Manitoba R3C 0V8 SaskTravel 3211.rue Albert Régina.Saskatchewan S4S 5W6 Travel Alberta 12e étage.Square Capitol 10065.av.Jasper Edmonton.Alberta T5J0H4 Tourisme Colombie Britannique 1117 Wharf.Victoria Colombie Britannique V8W2Z2 Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest.Yellowknife Territoires du Nord-Ouest X1A2L9 Office du Tourisme du Yukon CP.2703.Dept.C.G.Whitehorse.Yukon Y1A2C6 AOÛT 1981 La Presse Vacances d'automne Nouveau visage des Maritimes par Guy Deshaies De toutes les provinces du Canada, les provinces atlantiques, à l'exception peut-être de Terre-Neuve, sont les mieux connues des touristes québécois.Leurs plages de sable, leur climat relativement doux, leur charme paisible, leur proximité en font des destinations très courues des vacanciers.Mais ces derniers ne pensent même pas à visiter les Maritimes l'automne où, encore là, les prix sont tombés, les routes sont vides et les gens, se retrouvant entre eux après l'invasion passagère de l'été, préparent leurs expositions agricoles de septembre, engraissent leurs dindes pour l'Action de grâces, ne regardent même plus la mer qui peut enfin venir se jeter sur des sables vierges.A Terre-Neuve, qui est en somme une immense forêt bordée de fjords spectaculaires, la mer se jette sur les rochers aux pieds d'un pays maintenant flamboyant de toutes les couleurs de l'automne.Toutes les provinces maritimes ont alors un visage qu'on ne leur connaît pas.La saison du homard est terminée mais le petit Parlement pittoresque de la Nouvelle-Ecosse à Halifax entame sa session d'automne tandis que les écoliers ont remplacé les touristes sur le chemin de l'école au bord des baies.Il n'est pas nécessaire de « faire » toutes les Maritimes d'un seul coup mais l'automne commence d'abord à TerTe-Neuve de sorte que, pour un voyage original à cette époque de l'année le touriste pourrait fort bien descendre d'abord à Saint-Jean puis faire route soit directement d'est en ouest vers Port-aux-Basques en passant par le parc national Terra Nova ou, simplement, descendre au sud le long des fjords dans un décor rendu encore plus féerique par l'automne afin d'aller prendre le traversier du CN à Argentia pour North Sydney en Nouvelle-Ecosse.Ce dernier s'arrête fin septembre tandis que celui de Port-aux-Basques fonctionne toute l'année.Quoiqu'il en soit, il y a là, à Terre-Neuve, une découverte peu commune non seulement d'un automne complètement libéré dans la nature intacte, d'une mer sauvage qui se brise sur les côtes abruptes mais celle des gens, y compris les pêcheurs habitant ces villages uniques de fonds d'anses, qui se remettent à des activités terrestres.C'est la reprise, en quelque sorte, d'une vie plusieurs fois centenaire sur cette terre la plus proche d'Europe au Canada qui se fait pour le plus grand plaisir du visiteur.La magnifique Nouvelle-Ecosse, province royale, que ce soit de la vallée d'Annapolis ou du Cap Breton à Halifax, sera un enchantement l'automne avec des journées de septembre encore chaudes comme au Québec, un ciel clair et des soirées plus fraîches.Beaucoup d'artistes auront quitté les rochers de Peggy's Cove, quelques établissements saisonniers auront fermé leurs portes mais l'exposition des pêcheries à Lunenburg où fut construit le Blue Nose sera tout à vous avec ses compétitions et ses réjouissances entre gens du pays contents de vous accueillir.A Halifax tout de suite après, du 19 au 26 septembre, se déroulera le Festival Joseph Howe, la fête internationale des Celtes avec concours de harponnage de baleines, courses de voiliers et petits déjeuners gratuits aux crêpes.Vous aurez les Maritimes à vous, y compris l'incomparable^ Nouveau-Brunswick en couleurs et l'île-du-Prince-Edouard vide de touristes.C'est partout l'époque des huîtres fraîches, des soupes de poissons à la pomme de terre, des gros gâteaux aux pommes, des pâtés de petits gibiers.Ce sont les Maritimes gouailleuses, gaillardes, au lendemain des récoltes des champs, des grandes pêches, du tourisme et qui se préparent à l'hiver dans l'air pur.sous un soleil exclusif à elles.On connaît assez bien les Maritimes L'automne est la saison par excellence pour connaître cette fois ses extraordinaires habitants.Acadiens ou autres, dont vous serez les invités à part entière.En Nouvelle-Ecosse des gens du pays contents de vous accueillir.Un ami des marins, le phare de l'île du Grand Manan, N.B.Les fruits de mer sont à leur meilleur en automne.4 EN VOYA< au Canada Un Nouveau-Brunswick somptueux par Louis Martin-Tard Dans un casier encore ruisselant d'eau de mer grouillent une vingtaine de robustes homards.Ils vont vite perdre leur livrée bleue foncée.Tout à l'heure l'hôtelier va les rapporter cramoisis, de cette même teinte qu'arborent les érables dans le soleil couchant d'une belle soirée d'arrière-saison.C'est un souvenir d'automne en Acadie, un souper au bord de la mer sur cette côte atlantique où.affirme-t-on là-bas.les eaux sont les plus chaudes au nord de la Virginie.Il y avait, il faut le dire, peu de baigneurs dans les vagues crêtées d'écume ; on ne va pas fin septembre sur le littoral du Nouveau-Brunswick pour les plaisirs balnéaires ; mais plutôt pour les fruits de mer.C'est le meilleur temps: moins d'estivants, donc des prix plus bas en ce début des mois en «r» où les crustacés sont les plus délectables.A Maisonnette, près de Caraquet, on attend même le 5 octobre pour convier les visiteurs au festival annuel des huîtres.A Caraquet, la saison de la pêche au thon débute en août et va jusqu'au 15 septembre et, de la marina, on peut embarquer avec un maître-pêcheur pour lancer sa ligne dans les riches eaux de la baie des Chaleurs et espérer une prise qui dépasse 1 000 livres.En dehors de l'excursion de pêche là et à Dalhousie.on peut faire de belles croisières d'une journée.Autre plaisir automnal l'île du Grand Manan dans la baie de Fundy est, de la mi-août à la mi-octobre, un centre d'observation des baleines.A bord d'un bateau de pêche de 42 pieds, on peut sous la direction d'experts, voir de près les gigantesques mammifères marins : baleines blanches, baleines à bosse, et la très rare baleine noire.Pour ceux qui aiment la mer, une surprise : à Shippagan va s'ouvrir à la fin de cet été un nouveau musée, le centre marin.Dans ses salles toute l'histoire de la pêche en Acadie et toutes les techniques utilisées par les marins pour capturer les trésors de la mer.Dans l'aquarium toutes les sortes de créatures qui vivent dans les eaux de la péninsule.Tout près de Caraquet, on connaît déjà le passionnant village acadien.\u2014 « Nous le tiendrons ouvert cette année jusqu'au 27 septembre m'a dit Antonio Landry, un de ses dirigeants.Aux 50 bâtiments existants: fermes, chapelle, école, boutiques, ateliers d'artisans où l'on vit comme il y a 100 ans.s'ajoutent désormais une imprimerie et tannerie-cordonnerie ».A l'imprimerie, les visiteurs poun-ont s'initier à l'art de la typographie d'autrefois et voir imprimer des éditions du « Moniteur acadien».qui fut le premier hebdomadaire francophone des Maritimes.Dans l'autre nouvelle bâtisse, on pourra voir comment les peaux des boeufs du village deviennent cuir, puis souliers et harnais pour les attelages.A Kings Landing dans la vallée du fleuve Saint-Jean, autre établissement historique centré celui-là sur le passé des Loyalistes, des guides en costumes d'époque recréent les temps d'autrefois ; on reçoit les visiteurs jusqu'à la fête du Travail.Au Nouveau-Brunswick.l'automne est doux et somptueux, une grande partie du décor végétal est composé d'arbres feuillus qui se colorent vivement dans des teintes plutôt dorées que pourpres et que les verts sombres variés des résineux, pins, sapins, épinettes.font paraître encore plus éclatantes.Au bord de la mer.le soleil des belles fins d'après-midi exalte la blancheur des dunes ; il fait bon se promener sur les plages désertées, à humer le vent iodé, à écouter le cri des goélands.L'équinoxe d'automne donne plus de force aux célèbres marées de la baie de Fundy ; on leur doit le célèbre mascaret qui.deux fois par 24 heures, remonte la rivière Petitcodiac.A Moncton.dans le parc, là où l'on voit mieux le phénomène, des projecteurs après la tombée de la nuit éclairent la longue vague déferlante.Ce sont aussi ces extraordinaires t.r L'automne venu la nature embellit le décor.Le parc national de Gros Morne sur la côte ouest de Terreneuve.Vous en ferez des trouvailles en furetant dans les boutiques d'antiquités.mouvements d'eau qui créent le phénomène unique des chutes réversibles à Saint-Jean et qui ont taillé au Cap Hopewell des étonnants «pots-de-fleurs», énormes sculptures naturelles.Lorsque le parc qui les entoure est habillé aux couleurs de l'automne, elles sont encore plus saisissantes.Les parcs gouvernementaux du Nouveau-Brunswick gagnent à être vus à la fin de l'été ; on y est mieux à l'aise pour observer les animaux qui vivent en liberté.C'est l'époque où arrivent sur le chemin de leurs migrations, oies et canards sauvages, que les ours et les marmottes font leurs dernières promenades, se gavent de baies, avant le temps de leur sommeil hivernal.Au sud de la Gaspésie.l'Acadie est toute proche, on y retrouve aussi ces francophones tenaces qui ont tant d'histoires à conter. Le Québec En suivant le guide des couleurs et des fumets par Guy Deshaies Les enfants sont retournés à l'école, les estivants ont réintégré leur domicile, les oies blanches se préparent à entreprendre leur voyage vers le Sud.les épis de maïs sont gonflés, les pommes sont mûres et la Belle Province s'apprête à se refaire un maquillage tout écarlate.C'est le moment de la visiter.Les résidants de chacune des régions reprennent en mains leur pays pour ainsi dire après laffluence de l'été ; les aubergistes reprennent leur souffle mais leurs fours sont encore chauds pour la préparation encore plus lente et plus soignée des fruits des dernières récoltes ou de ceux des premières chasses Bref le Québec, comme le reste du pays, redevient lui-même mais son automne est d'un tel ravissement que ce soit en Abitibi.au lac Saint-Jean, en Gaspésie.dans les Laurentides.en Estrie.à Montréal.Québec ou ailleurs que personne ne peut vraiment prétendre bien connaître le Québec s'il ne s'est jamais répandu dans son exceptionnelle saison qui fait le pont entre un été instable et un hiver cruel.Dans un guide récemment publié en France sur le Québec et destiné aux Européens francophones c'est-à-dire les Français, les Belges et les Suisses, l'auteur, à la classique question « Quand visiter le Québec?», n'hésite pas un instant: « De la fin du mois d'août au début de l'automne.» Il faut lui donner raison.Le hasard devait m'amener il y a quelques années à refaire le tour de la Gaspésie à la fin de septembre.11 fut inoubliable.Belles journées ensoleillées, feuillées rouges d'automne précoce, mer d'argent, routes dégagées, toutes portes ouvertes et accueillantes, prix réduits, bonne table en compagnie des gens du pays redevenus eux-mêmes, pour eux-mêmes dans un quotidien qui leur est propre Or cela est vrai pour tout le Québec qui refait le plein d'air pur.de ciel clair, de coutumes ancestrales et surtout, surtout, de couleurs flamboyantes.La Place Jacques-Cartier, à Montréal, ne connaît pas de moments plus agréables que ces belles journées de septembre où le soleil autorise toujours les promenades dans les rues adjacentes et l'arrêt aux terrasses des cafés Même chose, rue du Trésor à Québec ou sur les Plaines d'Abraham, même enchantement dans l'incomparable région des Cantons de l'Est où les pommes sont proposées aux passants le long des routes et où les bonnes tables du pays, après la cohue de l'été, reprennent leur rythme normal c'est-à-dire celui de l'excellence.Car s'il est vrai que le Québec n'est pas un lieu tropical, fait de plages et de palmiers pas plus en été qu'en aucune autre saison mais qu'il est en revanche un paradis gastronomique en Amérique du Nord, il n'existe pas de meilleure période que l'automne pour vérifier la beauté de cette nature sauvage sous un soleil encore très généreux qui peut donner des températures de plus de 20 degrés, fin octobre, à l'été des Indiens et pour goûter à sa gastronomie.6 EN VOYAGi On peut pratiquement suivre l'automne, c'est-à-dire se laisser guider par le rougeoiement des feuilles depuis le Nord-Ouest québécois jusqu'à la vallée du Richelieu et Montréal en passant par les Appalaches.la Beauce et les Lauren-tides.On peut se faire des itinéraires variés au gré des couleurs et des fumets ; c'est un Québec qui ne laisse jamais soupçonner la venue de l'hiver même en octobre ; il est à ses récoltes, il fait bouillir le maïs en épi le long de ses routes, il fabrique du cidre avec ses pommes, il fait des provisions comme l'écureuil, il est à ses fourneaux pour lui d'abord et pour les rares et chanceux touristes de ce moment privilégié qui pourront acheter des confitures-maison sur le bord de la route à l'île d'Orléans, par exemple, des tartes aux pommes à Rougemont.du vin de bleuets à Chicoutimi avant de choisir leur établissement pour le dîner.Le Québec, en septembre et en octobre, se remet des innombrables festivals et carnavals, qui ont bouleversé sa vie durant l'été.Cela ne veut pas dire qu'il se prive de manifestations comme les classiques: Festival western de Saint-Tite.Classique internationale de canots à La Tuque.Grand Prix automobile de Trois-Rivières.Grand Prix de Montréal et Tour cycliste de l'Abitibi.Mais il y a en outre quelques manifestations authentiques qui font gloire à la tradition gastronomique du Québec : le Festival d'automne de Rimouski donne lieu à des festivités nombreuses et à des parties de chasse organisées qui trouvent leur dénouement à des tables plus fines que jamais ; le Festival bourgeois du faisan à Saint-Stanislas au lac Saint-Jean amène peut-être les chefs du Guéridon à Chicoutimi, ou même du Manoir du Sa-guenay à Arvida.à délaisser momentanément le saumon à l'oseille dans le cas du premier et le bifteck flambé à la vodka dans le cas du second pour se consacrer, comme les femmes de Saint-Stanislas, à la confection de quelque pâté de faisan né en droite ligne d'un régime français qui ne meuM pas.A Montmagny, il est évident qu'en octobre, à ses fourneaux du Manoir des Erables, l'original Renaud Cyr ne laisse pas passer le Festival de l'oie blanche sans consacrer son savoir et son art à ces oies qui le survolent par milliers quitte à retirer du menu ses cailles à la roumaine ou son poulet au chambertin.Où que vous alliez, des couleurs flamboyantes.Ce ne sont là que quelques exemples des solides activités automnales du Québec.Mais si ces fêtes se font plus entre gens du pays une fois passée la caravane touristique, il faut savoir que vous y êtes conviés toujours avec plaisir et chaleur.AOUT 1981 V Que dire du comté de Charlevoix l'automne ou de l'Estrie.truffés de petites auberges et où.encore, on peut vivre la saison par l'oeil à cause des couleurs mais tout autant par le nez à cause des fumets qui se mêlent aux odeurs des feux de feuilles mais ne trompent pas sur ce qui attend les dîneurs de l'endroit.Les boutiques d'artisanat ou d'antiquaires sont toujours là ; les petits animaux apeurés par la foule remettent le nez dehors le long des routes et dans les parcs provinciaux et fédéraux qui se refont une dernière beauté.Les traversiez qui sillonnent le fleuve Saint-Laurent à divers endroits ne se font plus attendre par d'interminables filées de voitures mais retrouvent leur clientèle habituelle.Il fait généralement très beau bien que les soirées deviennent plus fraîches.Mais il convient aussi de dire que dans ce Québec où la beauté de la nature est à son comble, où une certaine authenticité refait surface partout, où il se mijotte dans les cuisines les meilleurs plats de l'année et où le touriste a vraiment, en dehors des grandes villes, l'impression d'avoir le pays « à lui tout seul ».les prix sont réduits parfois dès la fête du Travail et de façon fort appréciable par rapport à l'été.Vous visitez le Québec dans sa plus belle saison mais on vous dit que vous n'êtes pas « en saison ».Tant mieux puisque c'est meilleur et moins cher et que l'on vous reçoit à bras ouverts comme un sympathique retardataire, ou carrément quelqu'un de la famille prêt à participer aux festivités du moment.Existe-t-il une région plus invitante qu'une autre au Québec l'automne?Pas vraiment.Partout c'est un retour au quotidien, une reprise des activités propres à la région, le temps des confitures, de la chasse, du départ des oiseaux migrateurs, d'un soleil encore chaud, d'un ciel bleu et d'une forêt qui s'habille de jaune, d'orange, d'écarlate, de rouille et de miel avant novembre.Mais dans chacune des régions l'automne n'arrive pas exactement à la même heure avec ses bagages de couleurs.Il faut le suivre dans ses meilleurs moments si possible, en goûter pleinement le parfum et donner à son itinéraire un côté gastronomique qui ne saurait être aussi comblé à un autre moment de l'année surtout en dehors des villes où les bonnes adresses sont fermées l'hiver et prises d'assaut l'été.\tH ¦ i\t\t \t\t¦Ht i\t \t\t\t \t\t\t ne manque que vous dans ce paysage des Laurentides Une visite à Québec sans la foule de touristes \u2014 merveilleux.Visite aux boutiques de la Place Bonaventure.Pour les villes comme Montréal et Québec c'est aussi une reprise.Les élégantes boutiques de mode se sont refait un visage automnal.le stade olympique accueille les amateurs de base-bail et de football, le Mont-Royal à Montréal et les plaines ou le jardin de Charlesbourg à Québec sont un ravissement ; un air pur.si l'on peut dire, s'est infiltré dans les rues après l'été humide, chacun se sent revivifié et la saison artistique reprend ses droits sur les théâtres d'été.Il est aussi vain de vanter les mérites de l'automne aux chasseurs que ceux de l'hiver aux skieurs ou motoneigistes mais pour le Québécois de province qui songe à un séjour à Montréal ou Québec et pour le citadin de ces villes qui aimerait se répandre à la campagne, on ne dira jamais assez que les mois de septembre et octobre sont bénis.A Montréal, voir un bon spectacle en dégustant un fin met.EN VOYAGE 9 à .1 \u2022 t I des vacances comme vous les voulez Le Canada vous promet des vacances exactement comme vous les voulez.Vous pouvez choisir le moment et le moyen.À l'aide des guides-vacances, votre agent de voyage peut vous conseiller judicieusement.Il peut également vous aider à louer une auto ou une camionnette de camping; à réserver l'avion, le train, l'hôtel ou les circuits organisés en autobus; à dresser un itinéraire.Découvrez les charmes de tous les coins du pays comme vous le voulez! des tarifs comme vous les aimez Après la saison touristique de l'été, les tarifs sont très avantageux.Profitez-en! De plus, au Canada, vous pouvez compter sur la pleine valeur de votre monnaie.Vous êtes bien reçu partout, par des gens de chez vous.I jeu Office de tourisme Canadian Government du Canada Office of Tourism Surprises en Ontario par Louis Martin-Tard Septembre : les raisins sont mûrs sur les 23 000 acres de vignes autour de St.Catharines (Ontario).Avez-vous déjà assisté à des vendanges en teire canadienne?Les grappes vont être cueillies, rassemblées, transportées aux « vineries », foulées, pressées, leur jus mis en cuves.Une année de vin nouveau commence ; on le fête par un festival très coloré dans la cité vinicole ontarienne.couronné par d'énormes dégustations de vins et fromages (à Hamilton et à Niagara Falls également il est possible de visiter une vinerie où Ton vous offre de goûter gracieusement les crus).Si le vin est à la base des réjouissances à St.Catharines, c'est la bière que l'on célèbre à Kitchener-Waterloo qui prend l'allure d'une ville germanique lors de son «Oktoberfest».Au son des «oum-pah-pah » dans l'odeur de la choucroute et des « appelstrudels ».se lèvent les chopes pleines de la boisson mousseuse.Défilés, danses bavaroises, concours d'archers animent une semaine de gaieté carnavalesque en plein «été des Indiens».En dehors de ce temps fort, les villes jumelles du centre ontarien ont beaucoup à offrir.La fin de l'été est marquée par la récolte des fruits et légumes de saison produits dans cette région plantureuse.C'est alors que les traditionnels marchés des fermiers sont le plus beau, débordant de produits comme une gigantesque corne d'abondance Des Canadiens d'origine menno-nite.reconnaissables par leurs costumes Kitchener-Waterloo a des allures germaniques pendant son \"OKTOBERFEST\" et leurs façons d'être, sont d'habiles horticulteurs et producteurs fruitiers.Ils portent aussi au marché des charcuteries, des conserves et du pain fabriqués dans leurs fermes selon des recettes centenaires.Le village des pionniers de Doon (ouvert jusqu'au 31 octobre) permet de mieux comprendre le passé de cette région colonisée principalement par des agriculteurs venus d'Allemagne, via la Pennsylvanie.Tout comme ce village historique, bien d'autres lieux touristiques de l'Ontario ne ferment leurs portes qu'à la veille du 1er novembre et parfois restent ouverts jusqu'à la fête de l'Action de grâces, au moment où les routes sont moins encombrées, les tarifs des hôtels plus bas.les avions et trains moins surchargés, et les moustiques partis.Ainsi Upper Canada Village, à 40 km à l'est de Cornwall où a été reconstituée une agglomération des Canadiens du début du 18*' siècle, où vivent et travaillent des figurants costumés - l'hôtel sert des mets d'un autre siècle - est fermé après le milieu d'octobre (mais ne reçoit plus de visiteurs après 17h).Dans cette même région, à ne pas manquer : une balade dans la région des Mille Iles ; les croisières en bateau se terminent vers le milieu de septembre, mais passée cette date on peut louer des barques.A voir aussi le vieux Fort Henry; jusqu'au 15 septembre les étudiants reconstituent les spectaculaires cérémonies militaires d'autrefois alors que tonne le canon et retentissent les notes graves des trompettes.Le fort et son parc demeurent accessibles jusqu'au 15 octobre.Les abords du lac Simcoe.la région des Highlands autour de Haliburton sont les plus charmants endroits de villégiature de l'Ontario.De bonnes auberges en automne offrent des prix « hors-saison ».A la baie Géorgienne aussi la saison écarlate est surprenante.Au départ de Midland jusqu'au 30 septembre, des bateaux d'excursion conduisent dans les eaux qui comptent la plus grande concentration d'îles au monde.Ce n'est pas pour rien que l'on appelle cette région du lac Huron les «30 000 îles».À Midland, à voir aussi le village et le musée hurons.AOÛT 1981 le sanctuaire des jésuites martyrs, la communauté reconstituée de Sainte-Marie-des-Hurons.Autre centre de loisirs de la baie : Collingwood au pied des montagnes Bleues (elles sont pourpres à l'automne).Les remontées mécaniques qui servent l'hiver aux skieurs permettent le reste de l'année de voir de haut le lac et le littoral de Wasaga, 14 km de sable blanc, le record mondial des plages d'eau douce.Plus au nord, autour du Sault-Sainte-Marie d'autres mini-paquebots assurent des croisières lacustres jusqu'à la mi-octobre.Autre attraction inoubliable au temps de la chute des feuilles, le train Algoma Central qui conduit les touristes à travers le canyon Agawa ; une halte est prévue pour le pique-nique.Et plus loin encore, l'île Manitoulin, terre du Grand Manitou pour les Amérindiens, mais pour les pêcheurs blancs promesse de pêches dans le calme de septembre et octobre.De Cochrane à la baie James, le fameux train Polar Bear Express cesse ses montées vers le nord à partir du début septembre; mais passé cette date, on peut atteindre Moosonee par avion, voir la baie James au moment où s'y arrêtent les voiliers d'oies sauvages dont le cri est le seul bruit que l'on entend sur l'immense région déserte au bord du lac remué par des marées arctiques.A Niagara les cataractes continuent à mugir, mais les foules vacancières ne sont plus là pour les admirer.Les parcs qui bordent les chutes sont dans leur rousseur automnale.Le courageux petit navire « Maid of Mist » ; jusqu'au 10 octobre conduit les touristes vêtus d'imperméables et coiffés de suroîts, là où l'eau bouillonne.Les musées et attractions de ce lieu touristique pour la plupart restent ouverts à longueur d'année, et le soir les chutes sont illuminées.Amateurs de théâtre, ne craignez rien ; à Stratford c'est à la fin de l'été et jusqu'en novembre que le festival Shakespeare bat son plein.Il en est de même à Niagara-on-the-Lake où l'on donne des pièces de G.Bernard Shaw ; villes de spectacles, mais aussi villes sur les eaux qui sont autant de miroirs pour les frondaisons carminées.La saison théâtrale, c'est aussi Toronto où 18 salles affichent des pièces (dont une en français au théâtre du P'tit Bonheur) des comédies musicales, des opéras, des concerts, des spectacles de ballet.Il y a bien d'autres choses à faire et à voir dans la Ville Reine, du temple des célébrités du Hockey au Musée royal de l'Ontario (il vient d'être rénové).De cet étrange château 1900 qu'est la Casa Loma à la tour du CN.de son restaurant pivotant à 1 150 pieds, on voit au loin d'un côté la ville, de l'autre le lac et son archipel ; on s'y rend grâce à un traversier interdit aux autos.Sur les îles reliées par des ponts on ne se promène qu'à pied ou à bicyclette.Autre domaine des piétons, les zones d'achats qui se sont multipliées, telle Yorkville.Dans un autre genre les deux marchés.St.Lawrence et Kensingtion.Ce dernier très cosmopolite où l'on prend conscience du caractère multi-ethnique de Toronto, phénomène de plus en plus ac- .des concerts, des spectacles el aussi des musées d'art à Toronto.centué qui se manifeste par le nombre impressionnant de petits restaurants où l'on sert des cuisines du monde entier.International aussi.Wonderland, le parc d'attractions récemment ouvert au nord-est de la ville ; on y trouve à l'ombre d'une montagne artificielle d'où coulent des cascades, des « rues » et des pavillons de la Méditerranée, de l'Amérique latine, de la Scandinavie et des Alpes.Et en plus, une foire médiévale, une exposition de 1890.un théâtre et des zones réservées aux jeunes où les attendent leurs amis Yogi l'ours, les Pierrafeu et autres héros.Wonderland sera ouvert jusqu'au 27 septembre.Le clou de la saison automnale, c'est la C.N.E.du 19 août au 7 septembre, alors que se tient l'exposition canadienne nationale et tous les spectacles qui lui font cortège.Il est préférable donc de retenir ses chambres dans les hôtels de la ville.À Ottawa, le spectacle de la relève de la garde se termine le lundi de la fête tu Travail, mais la Ferme expérimentale est ouverte toute l'année (cependant les tournées en chariots se terminent fin septembre).Ouverts à longueur d'année (excepté le jour de fermeture hebdomadaire) les passionnants musées de la capitale et le complexe parlementaire ; et bien sûr les parcs ne ferment pas ; autour des pièces d'eau, les fleurs d'automne et les frondaisons versicolores sont des invités aux promenades romantiques.On peut faire jusqu'au 12 octobre des excursions sur les navires qui croisent sur l'Outaouais et le canal Rideau.Aimeriez-vous des vacances sur l'eau?bateau-maison à 4 lits totalement équipé qui se loue au plus fort de la saison aux environs de $700 par semaine est disponible à $400 entre le 20 septembre et le 21 octobre.C'est l'aubaine de l'année pour musarder en Ontario sur les chemins d'eau si nombreux.Ils vont jusqu'au moyen-nord et en prime, certains soirs vous est offert l'exaltant spectacle des aurores boréales.Si vous préférez vivre à l'hôte! il y a toujours le Quatre Saisons à Ottawa.14 EN VOYAGE De Winnipeg à Calgary Une conquête de l'Ouest sans rodéos ni danses de folklore par Guy Deshaies Règle générale, les provinces de l'Ouest entament leurs automnes avec une certaine timidité.Elles ne s'annoncent plus, elles ne font plus parler d'elles, elles se taisent parce que les rodéos et les stampedes sont terminés, parce que le blé coupé doit être ensilé, parce que les bêtes sont rassemblées autour des fermes et que les touristes sont partis.Mais le soleil brille plus que jamais même s'il fait carrément plus frais; les biftecks sont plus épais et juteux, le lac Winnipeg, une mer intérieure de 250 milles de long, retrouve son ambiance.Les costumes folkloriques ukrainiens, polonais, hongrois, indiens et autres ont été remisés dans les coffres une fois passés les festivals d'été et les ethnies reprennent leurs droits dans les plats qui se mijotent dans les cuisines depuis les frontières ouest de l'Ontario jusqu'au versant est des Rocheuses où les pourtours du lac Louise commencent à se colorer d'automne dans un silence plus vrai que jamais.C'est là du reste qu'on pourrait terminer un itinéraire des Prairies dans ce décor qui a le plus servi à illustrer et à vendre l'image du Canada à l'étranger.Un itinéraire de Winnipeg à Calgary en passant par Regina, Saskatoon.Edmonton.Jasper et Banff.Trois provinces avec leur capitale, pleins d'arrêts sur les lieux historiques de la conquête de l'Ouest, un contact constant avec des Canadiens de toutes origines dans le grenier du Canada mais aussi dans le sillage de Louis Riel et le dernier arrêt dans les Rocheuses et à Calgary, capitale de la ruée moderne vers l'or noir, explosion de richesses, point de mire de tout le pays.C'est donc à l'aéroport de Winnipeg, par une belle journée de septembre, que le voyageur de cet itinéraire hypothétique prendra livraison de sa voiture de location pour plonger directement dans le coeur de cette ville sans colline, au point de jonction des rivières Rouge et Assini-boine.Ce couple aime bien jouer au tennis à l'extérieur en automne.Ils sont de Falcon Lake, Manitoba.Il entrera dans la ville par la transcanadienne qui se nomme avenue Portage, il tournera à droite sur la rue Notre-Dame puis traversera le pont de la rivière Rouge pour se retrouver boulevard Provencher.en face de la basilique Saint-Boniface où est enterré Louis Riel, dans le cimetière de la plus vieille cathédrale de l'Ouest canadien.Tout près, au 494 rue Taché, il y a le Musée de Saint-Boniface ouvert toute l'année avec entrée gratuite.C'est une prise de contact comme une autre, pas trop dépaysante.Winnipeg, ce peut aussi être le point de départ pour une excursion d'une journée au lac Winnipeg, au parc Belair, à Victoria Beach 11 s'agit d'un voyage de 150 milles aller-retour environ, le long de la rivière Rouge.Mais celui qui veut se consacrer plutôt à Winnipeg avant de se lancer à la conquête véritable de l'Ouest devrait aller se prélasser, surtout l'automne, dans Osborne Street Village.Toutes sortes d'artisans y confectionnent des bijoux, des objets en cuivre, des articles parfois bizarres.11 y a là de très belles boutiques de mode, des gens venus d'on ne sait trop où qui sculptent des jeux d'échecs dans l'onyx, qui vendent des toiles ou des animaux exotiques.A l'automne, ils se retrouvent aussi entre eux ces commerçants d'Osborne Street Village et il n'est pas rare qu'ils offrent un café au touriste attardé en ces lieux, devenu lui aussi, comme par enchantement, un objet de curiosité.Il y a là aussi de quoi se sustenter dans l'un ou l'autre des petits restaurants parfois pleins de charme de ce marché où.comme partout à Winnipeg, silo du Canada, l'odeur de blé envahit l'atmosphère.Et puis, juste de l'autre côté de la rivière, se dresse l'un des édifices néoclassiques les mieux réussis d'Amérique du Nord, le Parlement du Manitoba qui vaut une visite.Mais il faut partir.A nous les prairies de Winnipeg à Regina (571 km) via Portage-la-Prairie où l'on peut s'arrêter à Fort-la-Reine, dans le sillage constant de La 15 » Vérendrye qui a ouvert, pour ainsi dire, le chemin au voyageur moderne.C'est entre les petits villages de Kirkella au Manitoba et Flemming en Saskatchewan qu'on traverse, sans trop s'en rendre compte dans l'immensité de la plaine, la frontière qui sépare les deux provinces.On dit souvent, dans l'un des mythes sur les Prairies canadiennes, que le Manitoba et la Saskatchewan sont deux grands champs de blé.plats, ennuyeux comme la pluie et qu'il convient de fuir, en avion de préférence, pour le Pacifique ou l'Est du pays.Ce sont effectivement des prairies mais accidentées, truffées de lacs splendides, parsemées de forêts où ces provinces, qui publient d'ailleurs des guides fort bien faits pour les touristes, ont aménagé des parcs paysages d'une rare beauté.A 60 km de Regina il convient d'ouvrir l'oeil et ne pas passer tout droit à Indian Head car c'est là qu'il faut prendre la route 56 pour un détour de 50 km environ qui nous mène aux lacs Pasqua et Echo au coeur de la vallée Qu'Appelle si bien chantée par la poétesse indienne Pauline Johnson.Il y a là encore un parc provincial et le Fort Qu'Appelle.Provinces fort bien équipées pour le camping, paradis des pêcheurs, photographes et amoureux de la nature, le Manitoba et la Saskatchewan ont une excellente infrastructure hôtelière de sorte que le voyageur, surtout dans les villes, a l'embarTas du choix au chapitre de l'hébergement.Une fois l'été passé, ici aussi, les prix reprennent leur cours « off season ».Et le touriste a l'impression d'avoir l'Ouest pour lui tout seul même si.dans cette partie du pays, la plupart des attractions saisonnières ferment le 15 septembre.Les bonnes adresses sont ouvertes et les musées comme le Plains Historical Museum de Regina qui retrace par tableaux chronologiques l'histoire de l'Ouest canadien ou le Musée d'histoire naturelle, parmi les mieux cotés d'Amérique, sont ouverts et gratuits.Pas plus de 275 km séparent Regina de Saskatoon par l'autoroute II.Comme pour le trajet de Saskatoon à Edmonton en Alberta ce sont de petits villages, des parcs gouvernementaux, des monuments aux pionniers, d'anciens postes de traite rénovés et réanimés Saskatoon c'est la capitale agricole du Canada, le haut lieu administratif de la région agricole la plus importante du pays.L'Université de Saskatoon, fondée en 1909.a d'ailleurs été un outil indispensable au développement scientifique de cette province et vaut une visite.Mais en route vers Ed- Les Prairies ce n'est pas que du blé et du pétrole, en Saskatchewan il y a aussi de vaste plans d'eau.monton.avant de franchir la frontière albertaine.on passe à North Battleford.où l'on peut voir, au «Western Development Muséum», un unique assortiment d'anciennes machines agricoles, témoignages de la vocation de cette partie du pays et de l'ingéniosité des pionniers.Après avoir visité le Musée Diefenbaker à l'Université de Saskatoon on peut aussi se rendre à Prince Albert, pour admirer un automne unique dans 1 500 milles carrés de forêts et de prairies en zone de transition géographique qui contient en même temps la forêt boréale et l'herbe des Prairies : c'est le parc national de Prince Albert aux multiples activités même en automne.A Edmonton, capitale de I'Alberta, ce n'est déjà plus les Prairies; c'est le pétrole.le début des Rocheuses tout près où le voyageur ira se reposer de sa chevauchée de l'Ouest, dans un décor qu'il ne sert à rien de décrire tant il est connu.Le parc national de Jasper, le lac Louise, Banff et puis les derniers moments à Calgary, ville champignon malgré son histoire.Les Prairies l'automne?Pourquoi pas.De la bonne route partout sans circulation, des reliefs doux avant les Rocheuses, des villes d'une étonnante vivacité, Si \"à Winnipeg les nuits sont longues\" à Edmonton en Alberta les nuits sont prometteuses.les meilleures grillades de boeuf au monde accompagnées de vieilles recettes déroutantes de l'Europe de l'Est; des parcs gouvernementaux tout le long de la route de cette conquête de l'Ouest qui, chose rare de nos jours, permet au voyageur moderne de faire encore des découvertes.16 EN VOYAGE Douceurs de la Colombie-Britannique par Louis Martin-Tard « Une rose d'automne est plus qu'une autre exquise», a dit le poète; on s'en aperçoit bien à Victoria (C.-B.) dans les fameux jardins Butchart ; extraordinaires aussi les dahlias ét chrysanthèmes qui arc-en-ciélisent les massifs; même de grands végétaux sont fleuris sur l'île de Vancouver (les cornouillers, c'est l'emblème de la province, ont deux floraisons par année).La ville est célèbre par ses 600 paniers à fleurs suspendus aux lampadaires ; jusqu'à la fin de septembre la ville les laisse en place bien garnis.Quand la foule des touristes du plein été s'évanouit, les charmes victoriens n'en sont que plus agréables, la capitale colombienne est faite pour la quiétude ; on peut jouir de ses parcs, visiter tranquillement ses musées, surtout l'admirable « Héritage Courts » qui raconte si bien l'histoire naturelle et humaine de la Colombie.On n'a pas besoin de faire la queue pour participer, à l'hôtel Empress, au rituel du thé de cinq heures accompagné de pâtisseries et de sandwiches au pain de mie.En sortant de là, une balade dans un « bus » à étage rouge vif complète l'illusion qu'à Victoria on vit encore sous le règne de la reine du même nom.Jusqu'à la fin d'octobre c'est le meilleur moment pour pêcher sur les côtes de l'île le saumon coho et le saumon chinook (certains peuvent peser plus de 15 livres).À Vancouver, de l'autre côté du détroit, l'automne pour aller faire du ski en montagne, c'est un temps de rêve.On monte par des routes surmontées de dais de feuillages fauves ; les pentes sont orangées, piquées du vert sombre des pins jusqu'au sommets où brillent les neiges éternelles.Au creux des monts étincellent des lacs couleurs de turquoise sur fond d'écarlate.Dans les vallées agricoles les champs de maïs ont des teintes couleur de miel ; ils alternent avec d'immenses plantations de citrouilles et vergers chargés de fruits.Dans la région de l'Okanagan, les récoltes de prunes et de poires Bartlett se terminent le 15 septembre ; en octobre ce sont les pommes que l'on cueille.Vous aimez les trains à vapeur?Le « Royal Hudson » jusqu'à la fin ser^tem- Cerlains se la coulent douce à la Marina Jéricho de Vancouver bre.part de Vancouver tous les jours pour Squamish et revient; c'est une excursion de six heures le long des fjords du détroit de Géorgie, entre les grands pins.Amateurs de croisières automobiles, le paquebot côtier « Queen of the North » qui jusqu'au 30 septembre va de Port Hardy à Prince-Rupert tous les jours, se rend à partir du 2 octobre, deux fois par semaine à Prince-Rupert au départ de Tsawwasen.Les avions d'Air Canada, du Canadien Pacifique et les trains de Via Rail se rendent à destination de la province la plus verte (cuivrée en automne) du Canada.Vancouver est la base idéale d'excursions.Septembre et octobre sont la bonne période pour les fruits de mer; on les déguste servis à l'orientale dans les restaurants chinois, autour de Pender Street où vit, refermée sur soi mais bien Une bonne prise au Lac Vert près de Vernon, C.B.A, ouverte aux visiteurs, l'importante colonie asiatique.Autre quartier original de Vancouver : Gastown ; il n'y a pas si longtemps, c'était une zone déprimée de la ville.Un projet municipal de rénovation, avec le concours de l'initiative privée, a transformé le site près du port qui a retrouvé, avec les splendeurs de la ruée vers l'or, un modernisme extravagant: boutiques où l'on trouve des marchandises sélectionnées, restaurants amusants, pubs bizarres.L'horloge à vapeur qui déclenche tous les quarts d'heure son étrange carillon marque les heures d'un quartier sauvé du désespoir.Dans le centre-ville, autre secteur à parcourir: la «Robsonstrasse».Ce nom allemand rappelle que ce sont des Néocanadiens d'origine germanique, qui ont multiplié les boutiques et les cafés à la mode viennoise.Vancouver est une ville très cosmopolite en plein développement ; on s'en aperçoit le mieux en prenant le «seabus», un confortable traver-sier vitré qui, pour moins d'un dollar vous transporte sur la rive nord du détroit de Burrard.De là on voit le port rempli de cargos, les hydravions qui décollent et amérissent à un rythme stupéfiant, sur fond de gratte-ciel.Contrepoids d'une vie si mouvementée, l'immense parc Stanley, oasis de calme sur son île entre le port et la mer.Des sentiers romantiques, des totems indiens, des pistes pour cyclistes, des sentiers pour joggers et 100 000 arbres dont des séquoias millénaires.A la fin de l'été, l'environnement prend des teintes de roux, dans la douceur exceptionnelle.Fructidor et vendémiaire sont favorables à la Colombie-Britannique! 17 À la découverte des T.du N.-O.Des havres d'accueil au milieu de l'immensité par Guy Deshaies À Pangnirtung, sur l'île de Baffin, le sol est déjà gelé et les sommets qui surplombent le fjord Clearwater sont enneigés ; à Tuktoyaktuk.sur la mer de Beaufort, le terrain de golf en terre gelée est fermé mais le soleil ne se couche pas avant 21h, le 21 septembre; à Yellowknife les clientes des belles boutiques du Yellowknife Centre prennent encore le thé dans les arcades tandis qu'à Fort Smith, où le mercure peut encore grimper à 12 degrés, ce ne sont pas les outardes mais les pélicans qui se préparent à partir vers le Sud.Car lorsqu'on parle des Territoires du Nord-Ouest il convient de bien se situer.Il s'agit de 3.2 millions de kilomètres carTés entre les 60* et 80e parallèles.Cela veut dire 3.404 km du Nord au Sud et 3.283 km d'Est en Ouest.C'est le tiers de toute la superficie du Canada ; c'est plus grand que le Texas, la Californie.l'Alaska et le Nouveau-Mexique réunis, on pourrait y mettre 13 fois l'Allemagne de l'Ouest.Mais il n'y a pas plus de 1 500 km de routes non pavées et la population globale de ces territoires est de 45 000 habitants dont 15 000 Inuits et 8 500 Indiens.On peut se rendre à Inuvik par la route au départ du Yukon mais c'est autour du Grand lac des Esclaves au départ de Yellowknife.la capitale des Territoires, ou au départ du nord de 1'Alberta qu'on peut vraiment se faire un itinéraire routier qui comprendrait Fort Smith et ses pélicans, un trajet le long du Mackenzie et une visite à Indian Village, à la fin de la route.Mais peut-on parler d'automne dans les Territoires du Nord-Ouest?En réalité il y a deux saisons distinctes : l'hiver et l'été avec de courtes périodes de transition entre les deux.Dans les régions arctiques quasiment inaccessibles on peut parler d'hiver éternel compte tenu de nos critères saisonniers.Dans la région, plus grande, sub-arctique.incluant toute la vallée du Mackenzie, il y a l'été avec ses soleils de minuit mais où le mercure monte rarement plus haut que 10 degrés Celsius.Pour les Québécois la ville des Territoires la plus proche est Frobisher Bay d'où l'on peut se rendre sur l'île de Baffin.Mais comme première prise de contact, étant donné surtout que le tarif aérien de Montréal à Frobisher n'est pas moins cher ou presque que celui de Montréal à Yellowknife je conseillerais de se rendre directement dans la capitale en avion aux fins de rayonner autour de ce merveilleux lac des Esclaves, de prendre pleinement conscience de l'immensité de ce pays, de manger de l'omble de l'Arctique à la table du Yellowknife Inn.de visiter les mines d'or, d'acheter d'extraordinaires vêtements Inuit bon marché et de se rendre compte de l'hospitalité presque gênante des gens qui raffolent des trop rares touristes.En automne, mais tôt.vous serez pratiquement seuls en visite quel que soit l'endroit que vous choisissiez.Il y a d'innombrables forfaits aériens organisés dans les Territoires vers le Cercle polaire, par exemple, ou pour le soleil de minuit ou des pêches miraculeuses.Ceux qui recherchent le dépaysement sont comblés par le royaume des Esquimaux, l'artisanat, les services (de l'air on ne peut plus sain) les paysages d'un autre monde, une géographie vraiment délicate et déroutante.Étant donné les beautés exceptionnelles du Yukon, immédiatement à l'Ouest des T.du N.-O.on peut faire route depuis Dawson City jusqu'à Inuvik via les monts Richardson dont les couleurs automnales, aux frontières du 64*\" parallèle, feront partie sans aucun doute des souvenirs inoubliables que laissent ces régions dont on a vraiment l'impression d'être les premiers explorateurs.Seulement il faut se rappeler que sur les quelque 450 milles de route il n'y a que deux postes d'essence.Les Ten-itoires du Nord-Ouest, c'est le Grand Nord canadien au nord et un immense pays inexploré au sud qui vous est livré tel quel sans condition surtout à l'automne et dans lequel se trouve des îlots d'accueil comme Yellowknife.Frobisher.Fort Smith.Inuvik où toutes les portes vous sont ouvertes et où les silences profonds de l'immensité ne sont rompus que par les bonnes paroles de vos hôtes qui ne veulent plus vous voir repartir.C'est d'ailleurs toujours avec regret qu'on quittera cet ineffable tiers du pays avant qu'il ne s'enfonce dans sa nuit d'hiver.A Tuktoyaktuk un artisan local démontre sa technique.T.du N.-O.Sur la route du Klondike \u2014 Yukon 18 i f Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Format King Size: \"goudron\" 4 mg.nicotine .4 mg."]
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