La presse, 18 juillet 1981, B. Le monde
[" «Si le message n'a pas été reçu Khader avait nous en enverrons un autre» \u2014Israël vu juste D'après Reuter, AFP, UPI, AP Les raids israéliens les plus importants depuis 1978 au Liban ont fait, selon des sources palestiniennes, près de 150 morts et près de (>00 blessés hier et ce n'est \u2014 en dépit de nombreuses protestations internationales, américaines y compris \u2014 probablement qu'un début: le premier ministre Begin annonce en effet, pour la première fois officiellement, que les zones de population civile du Liban ne seront plus épargnées durant les operations militaires israéliennes contre des objectifs palestiniens.Israel continue à parler d'opérations «défensives» pour décrire les bombardements du type de ceux qui ont frappé hier plusieurs points du Liban, principalement le quartier très densé-ment peuplé de F'akhani, dans la partie sud de Beyrouth, où Israel visait diverses bases opérationnelles de mouvements palestiniens ou arabes.Effectivement, trois postes de commandement pro-palestiniens ont été touchés dans Fakhani, mais c'est dans les populations civiles, tant libanaises que palestiniennes, que les coups paraissent les plus durement ressentis.Selon des témoins, au moins cinq ilôts d'habitations se sont écroulés dans la partie touchée de Beyrouth sous le poids des bombes israéliennes.Complètement désarçonné par les raids successifs, le président du Liban.M.Elias Sarkis.a demandé officiellement en cours de journée une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies «pour examiner la situation qui va en s'aggravant au Sud-Liban et les attaques perpétrées par Israël d'objectifs civils dans la ville de Beyrouth».Des correspondants signalent qu'une panique générale a frappé plusieurs quartiers de la ville hier contraignant des centaines de personnes à prendre la fuite vers le nord du pays, plus paisible.Quant à la grande région comprise entre Beyrouth et la frontière israélo-libanaise, elle est «à feu et à sang» selon un témoin, qui note que la destruction de neuf ponts ces dernières heures par l'aviation israélienne isole complètement une région qui représente, tant en surface qu'en population, le quart du Liban.Même la télévision d'Etat israélienne reconnaît le fait: «Une guerre désormais totale, même si le prix doit en être lourd».La même télévision souligne qu'«Israèl a franchi une ligne en frappant au coeur même d'une population civile, dans le secteur musulman de Beyrouth».L'ex-ministre de la Défense Moshe Dayan s'émeut: il demande à Washington d'intervenir pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu aux termes duquel les Palestiniens cesseraient leurs bombardements et Israël mettrait un terme à ses raids aériens au Liban.L'Opposition travailliste est, elle aussi, inquiète: «Le problème israélien ne sera pas résolu par la force», estime le député Mordekhai Gour, ex-chef d'état-major, qui ajoute: «S'il y a beaucoup de morts, il y aura des complications politiques sérieuses.Mais ceux du pouvoir ne semblent pas vouloir broncher: «i le message n'a pas été reçu, nous en enverrons un autre», a déclaré, froidement, le numéro deux \u2014 après le premier ministre Begin \u2014 de la lutte contre les organisations palestiniennes, le ministre de la défense, M.Mor-dekhi i Zippori.L'opération, a-t-il précisé, a été décidée parce que les Palestiniens n'ont pas pris note des avertissements précédents des Israéliens.Et M.Zippori d'ajouter: «Mous avons décidé d'attaquer le problème en attaquant la tête, qti est située à Beyrouth.Aussi nous avons attaqué les centres de commandement de deux organisations bien connues de meurtriers.» «Meurtriers», «fascistes», sont des termes qui reviennent d'ailleurs dans la bouche de divers porte-parole pro-palestiniens pour qualifier les raids israéliens.L'u.i d'eux ajoute: «Nous tenons à souligner la responsabilité de l'Amérique et de son président qui ont approuvé l'agression perfide qui a causé de lour des pertes parmi les femmes, les enfants et h s vieillards libanais et palestiniens.» Un porte-parole militaire palestinien a indiqué pour sa part des fedayine poursuivront le bombardement des localités israéliennes de Galilée aussi longtemps qu'Israël «persévérera dans son action de génocide contre les peuples palestinien et libanais.Nous avons été contraints de bombarder ces régions afin de faire taire les sources de feu israéliennes qui dévastent les villes et villages du Sud-Liban».Un peu partout dans le monde, les réactions frisent la consternation.Le secrétaire général des Nations unies, M.Kurt Wald-heim, s'est déclaré «atterre et choqué» devant «l'intense escalade de la violence au Liban».Dans un communiqué, M.Wald-heim condamne en outre «le bombardement de centres civils à population dense, bombardement causant des centaines de pertes civiles».En Egypte, seul pays du monde arabe à avoir signé la paix avec Israël les raids d'hier ne sont pas passés inaperçus.Le ministre des Affaires étrangères a fait savoir que «cette agression israélienne au Liban constituait une escalade de la situation dans cette région et un obstacle sur la route de la paix».Coïncidence ou non, dans le même temps, l'Egy-pe et Israël paraphaient a l .on-dres l'accord sur l'établissement d'une force multinationale avec-participation américaine dans le Sinaï.LIMASSOL (Chypre) \u2014 C'était en septembre dernier.Dans un petit café en marge de l'Université Libre de Bruxelles, Nairn Khader, le plus chevronné des représentants palestiniens en Europe et l'un de ceux à qui l'on attribue la fameuse initiative du dialogue euro-arabe, me décrivait un sombre avenir pour l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et le monde arabe en général.Reagan ajourne la livraison des F-16 d'après AFP,UPI,Reuter Tout en déplorant, dans une déclaration officielle du Département d'Etat, «l'escalade progressive de la violence» et en soulignant l'impérieuse nécessité qu'un «cessez-le-feu soit établi dans cette région volatile», le gouvernement américain a ajourné, hier, sa décision sur la levée éventuelle de la suspension des livraisons de chasseurs F-16 à Israël.Le ministre israélien des Affaires étrangères a qualifié immédiatement cette décision «d'injuste».«Le gouvernement israélien, a déclare M.Yitzhak Shamir, exprime sa réprobation.Si c'est le prix qu'il faut payer pour la défense et ia sécurité de notre pays, nous ne le regrettons pas.Mais c'est une décision injuste.De toute façon, a-t-il conclu, nous continuerons à assurer la défense d'Israël.» Avant l'annonce de Washington, M.Shamir avait laissé entendre que des avions de fabrication américaine avaient été utilisés lors des raids sur le Sud-Liban en estimant que «ce n'était pas la première fois, ce que tout: le monde sait bien».M.Shamir avait ajouté qu'Israël continue- rait à bombarder les positions palestiniennes au Liban «jusqu'à ce qu'ils (les Palestiniens) cessent d'exister en tant qu'organisations armées».Le bombardement de Beyrouth par Paviation israélienne a de l'embargo sur la livraison de 1 avions F-16 à .sraol.«Il ne s'agit pas d'une simple coïncidence.Les Israéliens essayent de nous brouiller avec les Arabes» déclarait un haut-fonc-tionnaire américain.En décidant d'attendre jusqu'à mardi pour se prononcer sur le maintien ou la levée tie l'embargo, le gouvernement américain a manifestement cherché à gagner du temps.«L'examen de la question (des quatre avions) est toujours en provoqué une crise dans les relations entre Israël et les Etats-Unis déjà fortement mises à Té-preuve depuis le raid du 7 juin sur la centrale irakienne de Tammouz.Le gouvernement américain n'est pas loin de penser qu'il s'agit d'une véritable provocation de la part de Tel-Aviv sur la capitale libanaise le jour où Washington s'apprêtait à annoncer officiellement la levée cours» a dit M.Dean Fi;>her, porte-parole du Département d'État.«Aucune décision n a encore été prise.Nous prévoyons que l'examen sera terminé avant une nécessaire décision sur des livraisons ultérieures.» La conférence de presse quotidienne du Département d'Etat au cours de laquelle de vait être annoncée la décision sur les F-16 avait été retardée d'une heure par une série de consultations intensives provoquées au sein du gouvernement américain par les violents bombardements effectués hier malin par l'aviation israélienne sur Beyrouth.«Le gouvernement américain déplore l'intensification de la violence et regrette profondément les perles subies par la population civile» a dit M.Fisher sans condamner Israel.Il a simplement constaté que «au cours des semaines passées.la violence s'est étendue à des zones plus larges des deux côtés de la frontière entre Israel et le Liban».L'impression prévaut à Washington que M.Begin a voulu «tester» le gouvernement Reagan sur le terrain explosif du Proche-Orient où le président Reagan veut préserver le peu de crédibilité qui lui reste dans cette région où la «collusion» entre les Etats-Unis et Israel est périodiquement dénoncée dans certaines capitales arabes.Le président Reagan a demandé à M.Philip Habib de se rendre immédiatement en Israel afin de faciliter l'organisation de ce cessez-le-feu mais les observateurs politiques sont assez sceptiques sur les chances de M.Habib.Finalement, le porte-parole a refusé de dire si l'incapacité de l'administration à terminer son enquête sur Tammouz était liée aux nouvelles attaques d'Israël.D'après Nairn, très proche des plus importantes personnalité^ de la Communauté Economique Européenne (de Claude Chcys-son, entre autres, qui est devenu depuis ministre français des Relations Extérieures), l'émergence d'un surplus mondial de pétroie affaiblirait considérablement l'OPEP, l'écroulement de la revolution iranienne consacrerait l'effritement du Front du Refus arabe constitue de la Syrie (qui était alors en pleine ebullition contre le régime du président Hafez Al-Asssd), de l'OLP, du Sud-Yémen, de la Libye et de l'algérie et le nouveau cercle d'alliés arabes tissé par la nouvelle politique américaine de confrontation contre l'URSS diviserait davantage encore la région.Bref, autant de facteurs nuisibles à la cause palestinienne.Claude Cheysson n'avait-il pas confié, lors d'une rencontre privée aux Nations Unies, qu'il suffirait d'attendre encore quelques années d'ici 1985 pour profiter de la faiblesse accrue de l'OPEP et arracher ainsi des concessions finales au monde arabe?Ces commentaires m'étaient venus d'un diplomate nord-americain et Nairn était sidéré de voir son scénario ainsi confirmé par un homme aussi prestigieux que Cheysson.Khader lui-même craignait l'élection de Mitterrand car il appréhendait justement la reprise de rapports étroits entre socialistes français et israéliens.Presque un an plus tard, Nairn n'est déjà plus, assassiné qu'il fut en pleine rue de Bruxelles peu après la victoire éclatante de Mitterrand.L'OPEP traverse aujourd'hui la plus grave crise de son histoire.Aidée activement par l'indus- trie pétrolière britannique et américaine qui a réduit substantiellement ses prix de l'or noir.L'Arabie Séoudite risque le tout pour le tout pour mettre au pas ROBERT POULIOT collaborateur spécial une organisation dont le contrôle lui échappe depuis l'explosion iranienne de 1978-79.Aucune hausse pondérée des prix n'est à prévoir du côté de l'OPEP evant 1983.Cette année seulement, la perte d'au moins 2.5 millions de barils par jour d'exportations depuis janvier par une majorité d'Etats-membres de l'OPEP par suite de la surproduction séou-dienne devrait coûter quelque 35 milliards de dollars en revenus non-empochés.Les pays les plus affectés sont comme par hasard l'Algérie, la Libye et le Koweït, trois pays très proches de l'OLP même si le dernier se veut plus modéré et ne fait pas partie du camp du refus.Et hier, le scénario de Khader atteignait presque son climax.Au terme de cinq bombardements militaires en une semaine contre les positions palestiniennes au Liban.Israël assénait son coup le plus meurtrier et spectaculaire en plein centre de Beyrouth contre les quartiers généraux de l'OLP, sans que la Syrie n'ait eu le moindre recours à ses batteries de mmissiles SAM-G.Depuis 1948, cette attaque contre un centre arabe aussi populeux est sans précédent.Il faut désormais se demander comment et combien de temps encore Anouar Al-Sadate.le président égyptien, pourra respecter les termes de son traité de paix avec l'Etat hébreu sans broncher et sans être encore plus gravement mis au banc de la nation arabe.Certes, Nasser, son predéees->eur.n'avait guère bouge au cours de Septembre noir 1970 lorsque les troupes jordaniennes avaient décidé d'écraser dans l'oeuf l'émergence du pouvoir parallèle palestinien sur ia rive orientale du Jourdain.L'été suivant, lorsque la deuxième ronde avait repris au plus fort à Amman, Sadate n'avait pas réagi.La terre de feu libanaise, qui s'est à nouveau embrasée hier comme jamais auparavant, a été marquee d'une nouvelle escalade menant tout droit à la guerre totale, selon le communiqué officiel émis par les autorités israéliennes.Selon Khader, si un Etat palestinien n'était pas créé d'ici 1985, c'en serait fait de ce vieux rêve visant à rebâtir un pays sur les lambeaux de la Palestine arabe d'avant 1948.Au cours d'un second entretien en février, Khader me reconfirmait le tout avec encore plus d'assurance.Comme quoi, il faudra surveiller de plus près la réplique totale qu'opposera l'OLP au cours des prochains mois à l'offensive totale israélienne, une réaction qui promet cette fois de déborder les frontières libanaises pour s'étendre jusqu'au golfe car l'éclatement des rangs arabes s'accélérera. B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 JUILLET 1981 LES RUES DE MONTRÉAL THERIEN, rue (?) A la mémoire de J.-V.Thérien, curé ie la paroisse Saint-Zotique où C;tte voie est située, et dont \"un tronçon a été donné à la Ville en 1913 par la fabrique de la parois se.Axe nord-sud croisant No-Ltre-Dame à Test de 'Côte-Saint-Paul.:$QQQ fTILLY, rue de (1947) En souvenir de Tiily-la-Cam-pa;*ne, petit bourg situé sur la [route de Falaise, où les troupes 'canadiennes livrèrent des com-bats pendant la campagne de EËNormandie en 1944.Axe nord 5g5 ;sud à partir de Douglas, à Test 'de Canora.SQQQ i TRAFALGAR, avenue et gchemin (1923), place (?)RAFALGAR HEIGHTS (1953) UPPER TRAFALGAR PLACE (1966) En souvenir de la tour Trafalgar, qui surplombait les ac- tuelles avenues Trafalgar et Belvédère, près du chemin de la Côte-des-Neiges.Cette tour fut érigée entre 1805 et 1825 pour commémorer la victoire par l'amiral Nelson à Trafalgar, le 21 octobre 1805, aux dépens de la flotte franco-espagnole.Il est quand même étonnant que cinq lieux portent essentiellement le même nom, et surtout que deux d'entre eux soient venus s'ajouter depuis 1950.L'avenue Trafalgar s'étend d'est en ouest à partir de Côte-des-Neiges, au nord de Cedar.Le chemin Trafalgar s'étend vers le nord à partir de l'avenue Trafalgar, à l'ouest de Côte-des-Neiges.La place Trafalgar s'étend vers le nord-est à partir de Côte-des-Neiges, tout près de l'intersection de l'avenue Trafalgar.Trafalgar Heights s'étend vers Test à partir de Côte-des-Neiges, au nord de l'avenue Trafalgar.Enfin, Upper Trafalgar Heights est un cul-de-sac construit à flanc de montagne, à partir de la place Trafalgar, à l'est de Côte-des-Neiges.Pour la première fois, des originaux de Picasso, Braque, Dali, Moore, Chagall, Cocteau, vont sortir de France.L'occasion: la mise en vente à Montréal d'une bouteille de vin qui sera faite dans le cadre d'une exposition de peinture exceptionnelle.Tous ces noms célèbres font en effet partie du groupe de peintres de renommée internationale qui ont produit des toiles ayant servi ù l'illustration d'étiquettes du Château Mouton-Rothschild.FRANÇOISE KAYLER Pour nous, cette exposition aura une importance particulière: Jean-Paul Riopelle, qui a signé la dernière étiquette, celle du millésime 1978 de ce Pauillac, Premier Grand Cru Classé, sera présent lors du lancement à Montréal de cette bouteille de collection.Son nom s'ajoute à ceux qui, depuis 1945, ont habillé les bouteilles de ce Château bordelais.Les originaux, sortis pour la première fois des archives du ehâteau qui possède d'autre part un musée reconnu, seront exposés à Montréal.Tout se passe encore sous le couvert du demi-silence.La date ne semble pas encore précisée, mais tout devrait se dérouler entre le 20 et le 27 septembre.L'endroit semble encore imprécis mais tout laisse supposer que DES ETIQUETTES CELEBRES SUR UNE BOUTEILLE DE VIN Exposition à Montréal: de toiles de grands maîtres, sorties de France pour la première fois l'exposition aura lieu au Centre d'Art du Mont-Royal.Ce qu'il y a de certain, c'est que la maison Gravel Liquovin Ltée, importatrice de Mouton depuis 1968, a commandé 500 caisses, arrivées dans les entrepôts de la SAQ et qui attendent le feu vert de septembre pour entrer sur le marché.Le prix ne semble pas avoir encore été déterminé.On sait qu'à New York, la bouteille est vendue $45 (monnaie américaine).Jean-Paul Riopelle a confirme sa présence au lancement de ce vin attendu autant par les collectionneurs que par les amateurs.La baronne Philippinne de Roth- _A-.->3B I:,, m : JUSQU'À MOITIE TAPIS MÉTROPOLITAIN coupe ses prix de moitié sur des tapis et prélarts de toute première qualité.RÉDUCTION JUSQU'À 50%.y a que TAPIS Métropolitain pour en faire autant.DE RABAIS TOUT EST EN VENTE TAPIS SOUS-TAPIS PRÉLARTS COUPONS des tapis de marques réputées dans une gamme de coloris des plus à la mode.une grande variété de sous-tapis moelleux.des prélarts sans cirage de couleurs et de motifs variés.des coupons de tapis de qualité.ET TOUT EST GARANTI Garantie de marchandise de première qualité Garantie de 100 jours du plus bas prix Garanties vie sur l'installation 2& vwiiété ça let cowuzit eux auâAc?20 ENTREPOTS A TRAVERS LE CAM ADA Service
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