La presse, 4 avril 1981, Cahier A
[" ( y EN EXCLUSIVITÉ DANS LA PRESSE ¦ Dans LA PRESSE, lundi prochain \u2014 et du lundi au samedi inclusivement \u2014 le demi-million d'abonnés de la câblodiffusion (Cablespec) trouvera enfin un télé-horaire spécialisé dans leur journal quotidien \u2014 en plus, bien sûr de l'horaire des chaînes actuelles.Seule en effet LA PRESSE publiera l'horaire quotidien des émissions d'actualité, de sport, de loisirs, éducatives, sans compter les programmes s'adressant aux enfants et aux jeunes que le câble propose.Un service essentiel, lundi, dans LA PRESSE.Les programmes pages d'information Voir, juger, agir Madeleine Ryan y v \\ Un rôle plus voyant Corinne Côté-Lévesque NOS INFORMATIONS: PAGES A 8 À A 14 i ( 4 ontreal Trust RECOMMANDE LE PROCUREUR DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE D'après la Commission Beaudry, les seuls véritables responsables de la catastrophe minière de Belmoral sont les dirigeants de la ItlIlICe page B 1 LES PLOUFFE Ce sera le classique du cinéma canadien, prédisent les experts page C 1 ÉCX2NQMÎE CROQUE-BEC Le concept a été repris par l'épouse du fonctionnaire chargé du Mgr VACHON PRIMAT L'ÉGLISE CANADIENNE projet page A 15 PREMIERE PHOTO ¦ La première photo du président Reagan autorisée par la Maison-Blanche depuis l'attentat le montre souriant, mais les traits tirés, en compagnie de sa femme Nancy dans un couloir de l'hôpital.Le président continue de récupérer malgré une poussée de fièvre hier.Il pourrait rentrer à la Maison-Blanche en début de semaine.page B 2 SOMMAIRE Annonces classées: D 1 à D 25 F 1 3 à F 24 Arts et spectacles: C 1 à C 28 Bandes dessinées: Z 22 Bricolage: D 4 Carrières et professions: ZI à Z 24 Décès, naissances, etc.: F 25 Décoration: D 8 Économie: A 1 5 à A 22 FEUILLETON Shogun: F 13 Horoscope: Z 22 Jardinage: D 6 Le bridge: Y 1 9 Le monde: B 2, B 3, B 5 Météo: A 2 Mots croisés: Z 22 Mot mystère: Z 22 Pleins Feux: A 7 Quoi faire aujourd'hui: E 7 Sciences: Z 23 Télévision: B 6 Vivre aujourd huit E 1 à E 7 Il succède au cardinal Roy qui a remis sa démission < M i Mgr Roy page F 12 Mgr Vachon SPORES 6-1 CONTRE LES WHALERS LE CANADIEN CONSERVE LA TROISIÈME PLACE pages F 1 à F 3 ÉDÎTO L'AMBIVALENCE DU SURPLUS DE MONTRÉAL PAR IVAN GUAY page A 6 AELE VIGNY fives, page 8 1 f ¦ y FX.W » 4.UN SIMPLE NUMÉRO DE -! CHIFFRES POUR GAGNER VOTRE MILLION La fine Mute (les loteries P.4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 AVRIL 1981 AVEC UNE CONTRE-PROPOSITION D'AMENDEMENT ET DE RAPATRIEMENT WINNIPEG (PC) \u2014 Les premiers ministres de huit provinces se reuniront le 16 avril pour mettre la dernière main à une contre-proposition d'amendement et de rapatriement de la constitution.La nouvelle a été annoncée hier par le premier ministre du Manitoba, M.Sterling Lyon, lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte.Il a confirme les nouvelles publiées cette semaine, selon lesquelles les huit provinces en seraient venues à une entente sur une contre-proposition comprenant une formule d'amende ment au projet constitutionnel federal.M.Lyon a dit qu'il avait de mande au premier ministre Trudeau de rencontrer ses homologue^ des provinces tout de suite après leurs entretiens.Les huit premiers ministres seront prêts à faire connaître les détails de leur entente «dès que le gouvernement du Québec aura eu l'occasion de prendre position finale après les élections actuelles», dit-il.M.Lyon a rendu publique la copie d'un message expédie au premier ministre du Canada au nom des huit provinces dissidentes, c'est-à-dire toutes les provinces à l'exception de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick.Le message exhorte le premier ministre «à suspendre la discussion parlementai!! de la resolution et à se joindre aux premiers ministres des provinces pour atteindre l'objectif d'une constitution faite au Canada».Il rappelle que les huit provinces sont fondamentalement opposées au projet fédéral, que la Cour d'appel de Terre-Neuve l'a jugé illégal, qu'il «cause un tort irréparable aux relations fédérales-provinciales et divise profonde ment le pays».M.Lyon s'est dit sur que M.Trudeau se rendrait à l'invitation de ses homologues et a ajouté que les premiers ministres n'avaient pas rédigé de contre-proposition de rechange au cas où M.l.evesque perdrait les élections du Québec.Il a reconnu que M.Trudeau avait quelque peu modifie sa position cette semaine et a dit qu'il lui donnait le benefice du doute, même si ses actions passées ne l'y incitent pas tellement.Levesque Interroge par les journalist* s hier à Saint-Bruno, ou il poursuivit sa campagne électorale, le premier ministre Lévesque a precise que la reunion envisagée à Ottawa se déroulerait trois jours après les élections québécoises, et qu'il serait donc absurde pour le Québec de s'associer à toute contre-proposition des provinces avant que le résultat du scrutin soit connu.M.Levesque n'a pas voulu préciser le genre de proposition auquel songeaient les premiers ministres, mais il a laissé entendre que M.Lyon donnerait probablement quelques details à ce sujet peu avant la réunion.Quant a lui, la campagne électorale ne lui a pas laisse le temps d'examiner de près ce projet, «et, jusqu'à ce que nous ayons determine qui formera le prochain gouvernement du Quebec.Le premier ministre Sterling Lyon, du Manitoba.nous ne pourrons nous engager à ce sujet».Il a ajoute, toutefois, que si la proposition en question s'inscrit dans le cadre de l'accord que les premiers ministres ont élabore lors de leur conférence téléphonique de lundi, il l'approuverait M.Levesque a nie, enfin, qu'une reunion a ce sujet soit prévue pour la semaine prochaine à Montréal.Blakeney Pour sa part, le premier ministre Allan Blakeney de la Sas katchewan a qualifie -5 ri r \u2014 'S Serv.ce de '«*°nt ftrtfi au vend** 525 rue President-Kennedy.4e étage.Montreal.Quebec iter cço ¦V m Centre Universel de Relations Humaines SOLANGE HARVEY SO ouest, boui Cremaxie Suit* 715 Montreal H2P 2T4 Le choix des gens sérieux SERVICE DE CONSULTATIONS \u2014W» plus que si vous achetiez les bouteilles séparément, sans don le pour payer le coût du Carton de qualité plus qu'ordinaire (la SAQ ne raie jamais une occasion de faire une piastre! ).Le premier ensemble corn prend deux bouteilles de Cuvée des patriotes (rougeet blanc) et deux bouteilles de Réserve du Cellier (rouge et blanc également), et se vend $13.85, alors que les quatre bouteilles valent $13.40.Le deuxième ensemble comprend un Maçon, une Nuit de la Saint-Jean, et deux Bordeaux (rouge et blanc).Achetées séparément, ces bouteilles coûte raient $21.05 mais vous les paierez $21.50.Il est étonnant que la SAQ n'ait pas décidé de faire de même avec son Valpoiicella, qui dort sur les tablettes, mêui2 à $2.75 la bouteille.Et dire qu'on a accepte ce vin, et qu'on a refuse des vins italiens de bien meilleure qualité.Des cours du soir très particuliers PASSAU (RFA) (AFP) \u2014 Trois jeunes lycéens, âgés de 15 et Hi ans, n'ont pas hésité à payer $12,000 une série de cours du soir de pratiques sexuelles dans une maison close à Nassau, en Basse Bavière.Les trois adolescents ont ainsi écoulé le butin de différents vols \u2014 commis notamment dans une sex shop \u2014 avec sept pensionnaires de la maison close.Les jeunes gens ont rencontré leurs préceptrices régulièrement après la classe pendant deux semaines, selon l'enquête de la police rendue publique hier.Craignant de se voir refuser l'entrée de la «maison», les trois lycéens avaient pris soin de s'annoncer par téléphone avant d'ar river en taxi pour leur première leçon.À la vue des portefeuilles bien garnis, les «dames» ont accueilli leurs jeunes clients à bras ouverts.De la viande .humaine?La police de Port Angeles, Washington, doute de la véracité des déclarations d'un membre du club de motards «Ghost Riders» qui prétend avoir tué une femme et deux hommes et s'être débarrassé de leurs cadavres en les faisant passer dans une machine à empaqueter la viande à Lethbridge (Alberta).Bien que les policiers n'aient pas encore retrouvé les corps des victimes, ils ont trouvé deux autres cadavres d'anciens membres des «Ghost Riders» apparemment victimes d'une guerre de gangs.Une enquête faite auprès d'une entreprise d'empaquetage de viande à Lethbridge n'a mené nulle part.Tout semble indiquer que les journalistes du quotidien Le Devoir déclencheront effectivement la grève lundi et déjà hier, on aménageait le local de grève .sur la rue Saint-François-Xavier à Montréal, à deux pas PIERRE BELLEMARE de l'immeuble du journal, rue Saint-Sacrement.Une longue séance de conciliation s'est tenue toute la journée hier aux bureaux du ministère du Travail et il en ressort que les efforts déployés par le conciliateur Robert Chagnon en présence des deux parties n'ont pas porté fruit.On discutait hier soir de la possibilité d'une autre séance qui pourrait être convoquée pour demain, dans un ultime essai d'éviter la grève prévue pour le lendemain.Le fond du litige est clair: les journalistes sont sans contrat de travail depuis décem- bre dernier et ils ne veulent pas que les négociations traînent durant 18 mois, comme ce fut le cas pour le dernier renouvellement de la convention collective.A la fin de la séance hier, en début de soirée, LA PRESSE n'a pu rejoindre aucun représentant patronal, pas même le nouveau directeur, M.Jean-Louis Roy.Du côté syndical, le président, le journaliste Gilles Provost, a d'abord déclaré au cours d'une conversation téléphonique qu'il n'avait absolument pas le temps de faire quelque commentaire que ce soit.Quelques instants plus tard.Gilles Provost a rappelé a LA PRFSSF pour indiquer qu'il était ««très embêté pour l'aire une déclaration».Il a ajouté: «Pour l'instant, il n'y a aucune entente, pas même sur la tenue d'une autre séance de conciliation dimanche».Y aura-t-il donc grève lundi?Gilles Provost de répondre laconiquement: «Il reste encore deux jours».Cependant, un mémo signé par Gilles Provost le 31 mars à l'intention des syndiqués du quotidien commençait ainsi: «Nous avons appris que c'est l'éternel avocat patronal.Me André Lo-ranger, qui a convaincu Jean-Louis Roy de demander la conciliation et de refuser toute négociation, aussi longtemps que le conciliateur ne serait pas nommé», ce qui a été fait d'ailleurs cette semaine.Une première séance avait d'abord lieu jeudi, mais elle n'a pas été plus fructueuse que celle d'hier.Pour leur part, les syndiqués, qui reprochent à l'employeur dene pas encore avoir soumis de contre-propositions à leur cahier de demandes, se sont organises cette semaine en fonction d'un arrêt de travail.L'équipement téléphonique doit être installé lundi au local de grève.photothèque LA PRESSE Le directeur Jean-Louis Roy.A 140 km à l'heure sur la voie du Seigneur PARIS (AFP) \u2014 Croyant emprunter .«La voie du Seigneur\", un automobiliste, qui a parcouru dans la nuit de jeudi à vendredi 75 km d'autoroute à contre-sens, a bien failli trouver le chemin de l'éternité.L'homme, un malade mental de 34 ans, fonçant a HO km a l'heure a contre-sens, a provoqué plusieurs accidents qui ont fait deux blessés légers, et de-foncé plusieurs barrières de sécurité avant de cesser brutalement sa course folle en percutant un barrage de voitures ins lallé à la hâte.La police de l'autoroute, après avoir vainement tenté de faire stopper le chauffard en établis sant des barrages légers, a du prendre des moyens extrêmes pour l'arrêter à un kilometre a peine de l'entrée de Paris: elle a demande aux automobilistes sortant de la canimle H'ah.indon- ner leurs véhicules ju milieu de la chaussée La voiture folle a percute cette ultime barrière à près de 130 km a l'heure Le chauffard, légèrement blesse dans l'accidenl s'esl laissé conduire sans resistance à un hôpital tout proche, ou il a été confié à des psychiatres, après avoir affirme «Si i ai roule sur la voie du Seigneur, c'est Dieu qui l'a voulu».Un incendie chasse 200 personnes à la Place Bonaventure Un léger incendie qui s'est déclaré dans les bureaux d'une firme de consiruaut Un «h ien policier avait me in»' été utilise pour fouiller durant cinq heures le dédale de corridors du complexe de 13.5 ac res Le patient, qui avait effectué trois séjours a cet hôpital en rti mois, avait l'habitude de se promener au hasard dans l'i m meuble, mais il était toujour-rapidement localise et ramené .i sa chambre.gtatuit! 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VINCELEÎÏE\toutrei C SUCSAN\t P TRUDEAU\t JOHN LITTLE, R.C.A.Huile sur toile, 24\" x 36\" SEANCE DU MERCREDI - OEUVRES D'ART COMPRENANT PEINTURES ET DESSINS D'ARTISTES CANADIENS CONNUS.john little, rca rene richard rw.pi'ot rca marie Claire a.sherriff scott, rca gordon pf5iffer f brandtner MA.de FOY SUZ0RC0TE, RCA M a.FORAIN, rca allen sapp rca p a.CARON, ARCA l h bouchard.rca F.IaCURTO.RCa anna NOEH a.rousseau denis bourgeois h.d!0N b galbraith-cornell lAWREN harres Articles divers: Mobilier de selle 6 monger 10 pieces, style anglais, chêne et noyer, nombreuses pieces victoriennes en chêne s-.ulpte, comprenant bahuts, vitrine d angle, secretaire à |uxtaposer, etc., bureau en noyer, tables a dessus inclinable, tables d'appoint en acaiou, noyer, etc.; horloge grand-pere en chone, mobilier de chambre comprenant commode pour dames à dessus en marbre, tables et chaises africaines exclusives, sculptées, vitrine orientale, vaisseliers, armoire en érable américain, coffres de cèdre, bibliothèques par section, étui a violon en ocapu Chippendale, jolies chaises d'appoint, armoire Louis XV de collection secretaire victorien en bois d'arbre fruitier, tables à dessus en marbre et de nombreuses outres pieces superbe Superbe collection de bijoux de famille et de biioux contemporains, en or et en argent, plusieurs avec diamants, y compris de nombreuses pieces exclusives et pièces de creation réputée.Très vaste choix de tapis persans, chinois e.orientaux, âges et récents, de première qualité, y compris soie et tissus antiques.Fines porcelaines européennes et orientales, y compris des figurines Meissen, Dresden, Royal Doulton, MoorcroH, Stasuma antique, Hummel, Imari et bien d autres encore.Très vaste choix de lampe*- de collection signées, y compris Tiffany, Bradley et Hubbard, Daum Nancy, Miller, etc.Pieces en argent choisies, sterling et continental, y compris coutellerie, services o the et à cafe, collections de lingots d'or et nombreuses pièces de collection exclusives, en plus de centaines d'autres ob|ets du culte et pièces de collection Les articles vendus à cet encan sont assujettis à une prime de 10% payable par l'acheteur et faisant partie du prix d'achat Dans notre Salon d'encan 5500, ru* Paré 737-5343 737-8653 t A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 AVRIL 1981 r PAUL DES MARAIS président du conseil d administration la presse ROGER LE M EU N président et éditeur ROGER I) LANDRY vice-president exècutil cl directeur général JEAN 9ISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l information MARCEL ADAM éditorialiste en chef L'ambivalence du surplus de Montréa I « : « Ifll : .t ii T l t » r Les administrations publiques qui ont des surplus au lieu de deficits doivent en principe réjouir tout le monde Car en principe elles constituent des cooperativeset.commecelles-ci.leurs surplus ne sont que des «trop-perçus» qui doivent être remboursés a leurs membres, en l'occurrence les contribuables Malheureusement il n en est pas ainsi pour les gouvernements et les grandes municipalités, en particulier Montréal.Le pipe-line financier est à sens | unique et charrie les dollars des contribuables à l'hôtel de ville mais ïamais dans I autre sens.La ville de Montreal, qui a rendu public mardi dernier son rapport financier pour 1980.a j enregistré un surplus budgétaire J de S29 millions.M Yvon Lamarre, president du Comité executif, avait donc raison d être fier de I.cette performance, si l'on consi- dère que le gouvernement provincial, avec ses deficits énormes et successifs, est loin de donner l'exemple d'une gestion rigoureuse On compreno la satisfaction de M.Lamarre comme administrateur mais on ne peut partager qu à moitié comme contribuable son euphorie de gestionnaire, pour plusieurs raisons.Comme l'indique le rapport du directeur des Finances, ce surplus de S29 millions a deux sources majeures la hausse imprévue de certains revenus et la reduction de certaines dépenses Mais quelles sont les sources de la hausse des revenus?D abord I augmentation de I é-valuation foncière décrétée par le Service d évaluation de la CUM En d autres termes, plus il y a d inflation, plus on hausse revaluation foncière, sous prétexte qu'il en coûterait plus cher maintenant pour construire la mpme maison et que son propriétaire en tirerait un montant plus eleve que le prix d'achat s'il la vendait maintenant.C'est le sophisme habituel des administrateurs municipaux qui leur permet d accroître sensiblement leurs revenus 88118 subir I o-dieux de hausser le taux de I impôt foncier.On laisse croire ainsi que la plupart des propriétaires n ont pas acheté une maison pour se loger mais pour spéculer.Ce sophisme a rapporté 52.8 millions de plus que prévus.Comment peut-on croire alors que les gouvernants soient vraiment interesses à réduire I inflation?Cette hausse d évaluation foncière a forcément eu comme conséquence une hausse de I evaluation locative sur laquelle est basée la taxe d'eau, par exemple.Cette hausse a rap- porte S9.9 millions de plus que prévus.En outre, le stationnement, par la multiplication des parcomètres.a rapporté S3 millions de plus que prévus.Bref les revenus de Montreal ont dépassé les previsions de $41.4 millions.Par contre, les subventions du gouvernement ont diminué ainsi que certains autres revenus pour un total de S8.5 millions.Si l'on ajoute à ce manque à gagner une hausse des dépenses administratives de S4.8 millions, il reste un surplus de $28.1 millions Voila pour la hausse «imprévue» des revenus dont ladministration Lamarre n'a pas raison de tirer gloriole.Quant à l'autre source majeure du surplus, soit la reduction de certaines dépenses.I administration Lamarre peut s'en targuer.Mais encore là seulement en partie.Le déneigement, par exemple, a coûté $7.7 millions de moins que prévus pour des raisons climatologiques évidentes qui ont fort peu a voir avec la bonne gestion financière.Il n'en reste pas moins que I administration Lamarre a réalisé des économies dans divers secteurs qui lui ont permis d'augmenter les budgets d'autres secteurs, en particulier celui de la renovation urbaine qui a reçu une aide supplémentaire de $10 millions.Il est finalement resté de ces économies non redistribuées quelque $900.000 qui.ajoutés aux $28.1 millions des hausses de revenus ont créé le surplus global de S29 millions.Que va-t-on en faire?On va I utiliser à un remboursement plus rapide, si I on peut dire, de la dette énorme de Montréal (S 1 1 72 millions) et à certains investissements (patinoires, bi- bliothèques, etc.).Les contribuables ne recevront pas de ristourne sous forme de crédit d'impôt foncier, par exemple, pour l'année fiscale en cours.Bien sûr.la fonction des contribuables est de fournir des contributions et non d en recevoir Et la fonction des administrateurs est de les dépenser et non de les retourner aux contribuables.En d'autres termes, les surplus budgétaires pour toutes fins utiles ne servent qu à réaménager les dépenses et non à soulager le fardeau fiscal des contribuables.Car il y a toujours mille et une justifications pour accroître les dépenses et les budgets.Celui de Montréal est aussi élevé que celui de la province il y a vingt ans.Mais tant que les citoyens sont consentants, il n'y a pas de limite.Vive l'euphorie! A plus tard les choses sérieuses! IVAN GUAY i i ?« ¦ * 9 I I f * ê è r * t 1 I L'étrange odyssée de Monique Gauthier Pour les services officiels elle s'appelle Monique Huguette Gauthier, mais, pour sa famille, c'est Monique.Elle était au Salvador depuis un certain nombre d'années Elle rentre au Days dans des conditions peu claires, s'il est vrai qu'elle doit être relâchée dans quelques jours par ceux-là mêmes qui l'avaient arrêtée, c est-a-dire les agents du gouvernement pour lequel elle travaille Il appert que ce n est pas la premiere fois qu elle est arrêtée, mais la seconde.Monique Gauthier s était si bien incrustée au Salvador qu'elle avait acquis une maison à La Libertad.dans laquelle habitaient aussi ses parents.Pourquoi revient-telle au Canada?Parce qu elle est expulsée?Ou revient-elle de son plein gre.parce qu elle a convenu, de concert avec les autorités, que le moment est arrivé de prendre un long congé?Qui paie son salaire et aux frais de qui va s'effectuer le transport au Canada de Monique Gauthier et de ses parents?Le Canada n'a pas d'ambassade a San Salvador.C est l'ambassade canadienne a ^.nsta-Rica qui veille sur les intérêts du Canada au Salvador Dans la pratique, c est tantôt l ambassade de Grande-Bretagne, tantôt I ambassade des Etats-Unis qui prend en charge, quand besoin est.les rares Canadiens qui restent encore dans ce pays déchiré par une guerre civile.Pourquoi Monique Gauthier a-t-elle ete arrêtée deux fois?Ce n'est nullement pour ses idées radicales ou révolutionnaires, ou parce qu'elle aurait donné tous les signes d une sympathie active pour les adversaires du gouvernement.Bien au contraire.D'après des membres de sa famille qui sont restés a Montréal, non seulement Monique n'était nullement acquise aux vues du Front pour la Libération du Salvador mais partageait les appréhensions du gouvernement quant a une mainmise sur le pays par des éléments «communistes».Voilà qui aurait dû mettre la Canadienne à l'abri de tout soupçon Mais il faut savoir que Mme Gauthier, qui est une spécialiste de la pêche, a voulu créer une cooperative chez les pécheurs.Chez nous, la coopérative et la coopération c'est souvent le salut La-bas, c est de la subversion.Au Salvador, le salaire de la subversion, c est la torture et la mort.Monique Gauthier peut re-miercier le Ciel d être encore en vie.GUY CORMIER Droits reserves Réaction ambiguë des Québécois sur la langue d'enseignement l \u2022 » \u2022 Les données des sondages ne sont pas toujours faciles à interpréter.Il arrive, en effet, que'les personnes interviewées donnent, a des questions qui se recoupent, des réponses difficilement concihables les unes les autres.Le dernier son-CROP du 28 mars sur la [*J3opu ante des équipes Ryan et JBv'esque nous en fournit un ^jjxemple assez frappant Les sondeurs ont voulu savoir otamment ou se situaient les uébécois sur la délicate ques-n de la langue d enseigne-jnënt Heureux ceux qui peuvent Tlffèr, a partir des réponses recueillies, qu ils sont mieux éclairés maintenant sur ce sujet Dans un premier temps, une solide majorité de soixante pour cent se dit satisfaite de I action c}u.gouvernement dans ce domaine.Et une pluralité d entre eux, de façon plus spécifique, exprime son accord avec la loi 101 ou Charte de la langue française.'tt j i\\ \u2022 .La Loi 101, comme on le sait, ! reserve i accès à I école anglai-îÊÇ.-aux seuls enfants dont au \u2022moins un des parents a fait ses ¦etudes primaires en anglais au Québec.On appelle cela la «clause Québec», par opposition à d'autres propositions qui ont été faites et voulant droit soit étendu aux enfants dont les parents ont étudié en anglais dans n importe quelle autre province («clause Canada») ou même a ceux dont les parents ont étudié en anglais n importe ou dans le monde («clause universelle») Or.sans broncher, ces mêmes gens, dans une proportion de 74 pour cent, se déclarent en faveur du libre choix de la langue d enseignement pour tous au Québec.Il y a là au moins une apparente contradiction.Au surplus, un bon soixante-dix pour cent accepterait que s'applique la clause Canada, et la clause universelle ne le cede que par un point de pourcentage quand on I oppose a la clause Québec.Une interprétation possible pourrait être que les Québécois, en principe, souhaiteraient que le libre choix puisse s appliquer.En proclamant ce principe, ils voudraient faire comprendre indirectement qu'il leur répugne qu'on soit obligé, à ce chapitre, d imposer des contraintes.Ils accepteraient toutefois ces dernières en pratique et reconnaîtraient, en consequence, que le Parti québécois avait raison d'agir en ce sens.Par contre, ils préféreraient probablement qu on se montre que ce plus généreux et qu'on aban- donne la clause Québec au profit de la clause Canada.Ils sont d a:!leurs presque aussi nombreux a vouloir substituer la clause universelle à la clause Québec.Mais qui peut dire que cette interpretation est valable et que d'autres qu on pourrait proposer n apparaîtraient pas plus vraisemblables ?Cela fait penser à des sondages qu'on conduisait avant ou durant la campagne référendaire.On faisait dire oui à une majorité de Québécois a des questions se rapportant aux compétences que le Québec devrait obtenir à l'occasion de la réforme constitutionnelle.Si on additionnait toutes ces compétences, on avait I equivalent des pouvoirs dont dispose un État souverain.Pourtant, quand on demandait expressément si le Québec devait exiger de se constituer en État politiquement souverain, la réponse de la majorité devenait néqative.Évidemment, tout cela ne prouve pas que les sondages ne font qu embrouiller les choses.Cela prouve toutefois qu ils ne peuvent apporter toujours toute la lumière désirée et qu'il faut conséquemment les interpréter avec la plus grande prudence.VINCENT PRINCE Le Liban est la cible d'une nouvelle et féroce tuerie Les raids massifs et aveugles qui.aux dernières nouvelles, auraient fait quelque cent morts et 340 blessés à Beyrouth et à Zahlé.ont fait revivre au Liban les heures les plus sombres que connut ce pays a I été 1978.alors que la guerre civile battait son plein.On a I impression d assister a une explosion de rage subite et irrationnelle: l'éclatement d'un abcès dont on ne connaît pas au juste la cause mais qui était latent depuis plus de trois mois.La raison de cette tuerie?Tout ce qu'on sait pour le moment se résume à ceci: c'est la FAD (Force arabe de dissuasion) avec le concours des Palestiniens membres de la Saika (d obédience syrienne) qui a ouvert le feu, et c'est le secteur chrétien de la capitale, ainsi que la ville frontalière de Zahlé \u2014 100,000 habitants à majorité chrétienne \u2014 qui servirent de cible à la pluie de bombes qui a semé le feu et la mort sur le pays.Dans un communique, la FAD (i.e.: l'armée syrienne) explique qu'elle a bombardé Zahlé parce que «des éléments armés des milices (chrétiennes) se livraient à la construction de routes dans les Jurds (hautes montagnes) ce qu'elles (les forces de la FAD) ont considéré comme une tenta- tive d encerclement des positions qu'elles occupent» L explication parait plutôt mmce.Était-il nécessaire de tuer tant de civils citadins pour faire arrêter des travaux de construction effectues par des miliciens dans des gorges de montagnes?Pourquoi donc la FAD se trouve-t-elle au Liban: pour harceler des populations civiles ou pour «dissuader» les factions armées de s'entretuer?Face aux operations meurtrières qu'elle vient de mener à Beyrouth et a Zahlé.la FAD démontre qu'elle n'est plus «une force de dissuasion» au Liban, mais bien plutôt une force d occupation qui.bien loin de pacifier le pays, y attise les rivalités et les rancoeurs.Le Liban est peut-être de nos jours le pays le plus éprouvé de la terre.Ne disposant pourtant que d'un minuscule territoire, il se trouve à la merci, non pas dune, ni de deux, mais de trois occupations, à savoir: celle d'une armée syrienne dont la présence est devenue une provocation, celle d'une milice palestinienne qui forme, depuis plus de dix ans.un pouvoir parallèle dans le pays, et celle enfin de la FINUL, ce contingent de «casques bleus» dont l'influence pacificatrice ne se fait guère sentir. ces occupations encombrantes et combien paralysantes, s ajoutent les handicaps que constituent les rivalités entre les milices chrétiennes, lim-potence de l'armée libanaise, la trop étroite marge de manoeuvre dont dispose le gouvernement Sarkis, et enfin.I initiative inlassable des terroristes palestiniens dont les raids intermittents en territoire israélien provoquent les représailles de l'aviation de l'État juif au Sud-Liban.Carrefour des civilisations au fond de la Méditerranée, le Liban a longtemps joué le rôle de p'aque tournante au Levant Or, il arrive que de nos jours, ce pays semble ne plus avoir d'amis.Il oscille au bord de I abîme, et un mauvais sort semble vouloir que l'attention de I Occident soit constamment retenue ailleurs.On se préoccupe d Israel, de I Egypte, de l'Arabie Saoudite; on s'inquiète du Cambodge, du Salvador, de l'Afghanistan, mais qui se soucie vraiment de ce qui se passe au Liban'?Pour son plus grand malheur, voici un pays qui reste a la merci d organismes comme la FAD.la FINUL, la Ligue arabe: organismes qui, loin de pouvoir améliorer les choses, ne réussissent qu à les aggraver.JEAN PELLERIN A SUR L'ACTUALITÉ t s A 7 n LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 4 AVRIL 1 981 LA TENTATIVE D'ASSASSINAT DE REAGAN les illuminés contrôler tous Unis 1 I Il faut moins d'une seconde et demi pour décharger six balles de revolver.Il faut moins d'un dixième de seconde pour abattre un président et pendant des heures cette semaine les Américains ont vu Ronald Reagan s'assombrir au ralenti puis disparaître dans une limousine.JEAN PELLETIER (de notre bureau de Washington) Tout s'est passe si vite qu'au début le chef d'Etat américain était indemmc.lui-même le pensait.Lundi soir il était hors de danger et mercredi on échalïau-dait déjà les premieres hypothèses d'un cover up savemment orchestré par la Maison-Blanche.Le président était passé à deux cheveux de la mort et l'hy pothèse d'un mensonge s'avérait à mesure que la Maison-Blanche s'obstinait à ne pas publier la moindre photo du président dans sa chambre d'hôpital.Pourquoi diable ne nous le montre-ton pas s'il est en si bonne santé?Nous sommes devenus si habitués à voir nos chefs d'Etat mourir en direct à l'écran que l'on souhaiterait les voir récupérer dans leur lit d'hôpital de la môme façon.Carter et son attaque d'hermorroïdes Il y u à peine trois ans la Maison-Blanche voulut expliquer l'absence du president Carter qui inopinément annulla son horaire sans prévenir personne.Les conseillers de Jimmv Carter révélèrent donc très candide ment que leur chef souffrait d'une attaque d'hémorroïdes, une affliction douloureuse s'il en est certes, mais qui ne compromettait nullement les facultés intellectuelles du chef de l'Etat.M.Carter n'avait besoin que de repos, il appartenait donc à ses adjoints de défendre ses arriéres.Ah a quel barrage ils ont eu droit.Plusieurs journaux publièrent des photos de Jimmy Carter montrant ce dernier vieillissant a vue d'oeil.Parce que le president se coiffait différemment, encore là sans prévenir, on conclut aussi à un nouveau symptôme grave.Que la Maison-Blanche révèle enfin qu'il ne souffrait que d'une simple attaque d'hémorroïdes et d'aucuns y virent les signes d'un cancer incurable et les jours de Jimmy Carter étaient presque comptes.Le lendemain le président va- quait à ses occupations fut oubliée.l'affaire Toujours ce même profond désarroi.Parce que le president des Etats-Unis symbolise a la fois l'unité nationale et qu'il exerce le pouvoir il va de soi qu'un attentat provoque un profond désarroi et que la Maison-Blanche fasse alors l'impossible pour colmater l'érosion.Lvndon \u2022 Johnson prêta le serment d'office le T2 novembre Idans une cabine d'avion et il en aurait été de même sans doute de (tcorge Bush si le president Reagan avait été mortellement atteint.Dans la confusion qui régnait lundi après-midi ce n'était pas tant au sein de la Maison-Blanche l'état de santé du president qui comptait mais bien d'abord la survie de la République.Or personne ne doute aujourd'hui que les États Unis aient été menaces ou que la pas sation des pouvoirs eusse pu fournir aux Russes l'occasion inespérée d'envahir la Pologne ou l'Iran.Apres coup on trouve même CCS hypothèses absurdes.Pourtant lundi dernier on les analysait sérieusement.Elles méritaient toutes que le cabinet les examine a fond La société américaine a beau en être une violente, elle est remarquablement immunisée contre les coups d'Etat ou les assassinats politiques.Certes depuis Kennedy et Luther King tout cela est remis en question mais i! ne lait aujourd'hui l'ombre d'aucun doute que John Warnock Hinkley était un fou capable de mettre a execution se- lubies les plus excessives gract a l'absence d'un contrôle des armes aux Etats-Unis.Mais pas vraiment étonnés Les Américains n'étaient pas vraiment étonnes lundi dernier d'apprendre que leur president avait été attaqué.Ils se sont depuis longtemps résignés a cette éventualité.Le syndrome de Dallas sans doute Et puis une famille sur trois en Amérique est victime d'un crime violent.Un jeune noir risque plus de mourir d'une balle de pistolet que d'un accident de voi turc, du i ancer ou d'une crise cardiaque Et combien d'Américains ont dit cette semaine: «Dieu merci, l'assassin n'était pas un noir», traduisant ainsi la Certitude que dans une telle hv pothèse on aurait cru au complot politique.Pour exorciser la catastrophe, certains ont choisi de blâmer les services secrets, d'autres le FBI.mais tout ce monde «se leurre» de dire Jody Powell, I'cv secretaire de presse du president.La vérité c'est qu'en 19S1 malgré tous les systèmes de sécurité imaginables un fou peut s'embusquer a portée de révolter d'un president.Hinklev après tout avait deja été arrêté, ses trois revolvers lui furent confisqués et trois mois plus tard il s'en procurait de nouveaux en toute légalité.Faut-il conclure à la négligence?Non.Vouloir contrôler tous les illuminés armés de ce pays, c'est vouloir résoudre une impossibilité mathématique Tout est en place, ce sera le drame dans quelques secondes i 4 4 C I \u2022 j i I I | » I ¦ I \u2022 I I \u2022 I confirmé plus craintif rien million A 14h25, lundi dernier John Warnock Hinckley Jr tentait d'assassiner le Président des Etats-Unis Ronald Reagan devant l'hôtel Hilton, à Washington.Quelques minutes plus tard, on acheminait le Président à un hôpital avoisinant où il devait subiruneinterventionchirurgi- cale pour déloger une balle qui avait pénétré son poumon gauche.Moins d'une heure plus tard,soitàl5hl8,onannonçaitla fermeture précipitée de la Bourse de New York et de la Bourse américaine.La plupart des marchés boursiers en Amérique du Nord faisaient de même.Devant ce soudain accès de violence, les dirigeants des marchés boursiers voulaient éviter une panique excessive qui aurait pu pousser de nombreux investisseurs à liquider une partie de leurs avoirs et par conséquent à faire chuter considérablement le cours de la Bourse.C'était la seule fols depuis l'assassinat du Président Kennedy le 22 novembre 1963, que la Bourse fermait avant l'heure habituelle de fermeture.Pourquoi cette reaction si forte et émotive de la part des marchés financiers à l'annonce de cette tentative d'assassinat du Président?On comprend facilement l'horreur et la détresse que puisse provoquer un tel geste chez tous les individus de par le monde entier.Mais comment expliquer la volatilité des marchés boursiers devant un tel événement?D'abord et avant tout, on doit admettre qu'en dehors du monde communiste, le President des Etats-Unis, à la fois chef de gouvernement et chef d'Etat, reste l'homme politique le plus puissant du monde de par le rôle central que joue ce pays sur les plans économique, politique et militaire.La croissance économique a permis à plusieurs pays industrialisés d'accroître leur pouvoir économique et politique.Par exemple, on parle du Japon et de la République fédérale allemande comme de nouveaux ou d'éventuels «supcr-Ëtats».Mais malgré tout, sur le plan stratégique bien qu'il existe plusieurs «super-Etats-, il n'existe en réalité que deux «super-puissances».lesE ta ts-UnisetP Un ionso vie tique.Donctoutchangementdans l'orientation politique des Etats-Unis et, évidemment, toutes les influences et les méfaits que peut subir le Président revêtent une importance primordiale pour la stabilité politique internationale.On en a eu une indication lundi et mardi lorsque le vice-président des Etats-Unis (ieorge Bush a de façon insistante rassuré les membres du Congres, les Ameri-cainsetlesdirigeantsdu monde entier que la gestion des affaires de l'Etat avait continue, à tout moment, de se poursuivre normalement.Il ne faut pas se surprendre que les marchés financiers reflètent ces craintes quant à la stabilité politique internationale.Cer tains s'inquietant de la situation polonaise s'interrogeaient sur la réaction américaine dans l'éventualité où l'URSS aurait profite de cette confusion pour intervenir en Pologne.Le dossier El Salvador reste aussi sensible et on pouvait craindre une escalade dans cette région.Pour éviter une reaction démesurée des marchés devant ces incertitudes politiques on a préfère arrêter les transactions boursières.En fait, cet aspect psychologique et émotif des marches financiers n'a rien de bien nouveau.Les défaillances cardiaques du Président Eisenhower a me naient toujours des chutes des cours en Bourse L'économiste John Maynard Keynes avait qualifié d«*instinct animal», les décisions sous-jacentes à plusieurs placements.C'est pourquoi, la stabilité et le climat poli tiques sont si importants pour l'activité économique.Dans le cas du Président Reagan, les hommes d'affaires avaient aussi réagi assez favorablement à son programme économique.La disparition du Président en aurait peut-être rendu la m iseen application plus difficile.A tout le moins le programme aurait pu subir des changements profonds La confiance dont semble jouir le President Reagan dans le milieu des affaires a fait place à l'incertitude et à la peur.Il fallait e\\ iter la panique a cause de l'effet d'entraînement qu'une telle tendance peut avoir sur les marches boursiers et financiers ailleurs dans le monde.Mis à part le monde communiste, la production industrielle américaine représente 36.9°0 de la production industrielle mon diale.A titre de comparaison, la production industrielle japonaise représente !>.L>U\u201e de la production industrielle mondiale alors que pour la Republique fédérale allemande ce chiffre est de 8.8% Pour le Canada, le rapport n'est! que 3.1%.11 ne fait aucun doute que notre voisin américain, malgré les difficultés économiques qu'il encourt, reste le leader économique du monde.Tout remou, tout changement dans la politique économique américaine se repercute inévitablement sur l'économie internationale.Sans toutefois comprendre le detail de ces interdépendances, les investisseurs tentent toujours de se protéger contre des inconnus politiques et économiques qui risquent de troubler les marches Immédiatement après l'annonce de la tentative d'assassi- nat du President Reagan, la va^ leur du dollar américain a ploni ge alors qu'on s'est tourné veri l'or en guise de protection.Tout aussi psychologiquement où émotivement.on a racheté des dollars le lendemain, ayant apj pris que le President était hors de danger grave.Ainsi, l'indie oeufs dans le même panier, ils ont toujours rte réticents a voter «rouge à Québec et rouge a Ottawa», ils veulent rester dans le Canada mais que le Quebec soit très fort et le plus autonome pos sible (Kxacternent le theme sur lequel le PQ joue, avec une sensibilité bien accordée a la mentalité populaire).Devant M Ryan qui leur dit livre beige en mains pensons à l'intérêt des autres provinces et du fédéral: refaisons le Canada comme ceci et comme cela: il est égoïste de ne penser qu'aux intérêts du Québec, etc, etc, bien des Québécois se sentent peut être comme un groupe de syndiqués à qui leur chef viendrait dire à la veille d'une négocia tion: «Comprenons le point de vue du patron, pensons d'abord au bien de l'entreprise, etc, etc» .Le syndique ne veut pas faire de grève, il ne veut pas non plus, surtout pas, que l'entreprise ferme.Il ne déteste pas absolument son patron qui a des bons côtés.mais il veut que son chef syndical lui dise qu'il se vouera exclusivement à la défense de ses intérêts.C'est ce que dit Lévesque.(Dans son for intérieur, le syndiqué moyen, comme le Qué-.bécois moyen, sait bien qu'il y aura toujours moyen de négocier et de s'arranger pour ne pas casser la baraque.Ce sont des choses qu'on fait mais qu'on ne clame pas sur les toits.La mesquinerie Etrange comportement que celui de M.Ryan.Il lance au micro des remarques qu'un homme politique ne se permet normalement qu'en petit groupe privé \u2014 ainsi ces commentaires brutaux sur la demission de Lise Payette, l'incompétence de Loui se Cuerrier, la «sous-information» de l'orgueilleuse region du Saguenay.Autant de gaffes qui n'ont fait que confirmer cette image de mesquinerie qu'il s'est lui même bâtie depuis son entrée en politique, notamment par la façon inqualifiable dont il a traite son rival detail à la course au leadership et ses adversaires vaincus le soir du referendum Si M Ryan perd ses elections, c'est cela précisément qui l'aura perdu: la mesquinerie qu'il projette devant de- électeurs qui aiment au contraire les politiciens chaleureux, débonnaires et généreux, ou alors \u2014 comme pour Trudeau \u2014 ceux dont le panache exceptionnel les comble d'orgueil.Les proches du chef libéral \u2014 et en particulier sa femme Madeleine et Mme Solange Chaput-Rolland \u2014 s'évertuent a repeter que M.Ryan est en realite plus humain, plus détendu, moins autoritaire que son image.ce qui est sans doute très vrai.Mais comme l'écrivait lan Ma (Donald dans «The Gazette»: «On ne peut demander au public de juger l'homme sous un angle qu'il ignore.En campagne électorale, tout ce qui compte, c'est ce qui parait.- Bizarre campagne.Bizarre campagne, déréglée, chaotique, toute en volte-face, le chef liberal perdant s mois pour permettre aux professionnels étrangers d'apprendre le français, le droit pour la communauté anglophone de faire fonctionner ses services éducatifs, hospitaliers et culturels en anglais, de même qu'un assouplissement pour répondre aux voeux des milieux d'affaires.Culture C'est au niveau des principes que se dessine une profonde dif férence entre la conception de la culture des deux principaux partis.Les libéraux, fidèles à leur philosophie qui privilégie l'individu, préconisent un «retour aux sources», soit la reconnaissance que «l'oeuvre d'art est avant tout le fruit d'un individu».Ce prere-quis les amené à conclure que le rôle de l'Etat n'est pas de créer une culture, mais de susciter un climat favorable a son éclosion et a s,i motivation.Il va sans dire (pic cette < on- ception de Part se veut une réponse à la conception péquiste de la culture plus populaire.moins traditionnelleet plus volon ta liste I)e façon concrète, Ces principes libéraux se manifesteraient pa r la créât ion d'un Conseil des arts du Québec, qui collaborerait avecceluiduCana da.etdont les décisions, indépendantes du pouvoir d'Etat, seraient moins partisanes.Les groupes ethniques Indépendcmrnent des chicanes partisanes, il faut reconnaître que les politiques des deux partis pour les groupes ethniques sont fort proches lune de l'autre.Du côte péquiste, le ministre Laurin apubliéun Palnd'actionet con sacré bien des énergies aupres des groupes ethniques, peut être pour se faire pardonner la Loi 101: on desire favoriser l'intégration des membres des communautés ethniques tout en respectant leur appartenance et l'épa- nouissement de leur culture.Sbifl exactement ce que proposent les libéraux \u2022 LES GROUPES DE LA SOCIÉTÉ pieux aux promesses Lorsqu'il aborde la question des divers groupes sociaux, il faut se méfier du programme d'un parti politique et il est plus sage de regarder ses promesses.Que ce soit pour la famille, dont on souhaite bien sur l'épanouissement, les personnes àgecs.dont on promet d'améliorer le sort, des lemmes.que l'on veut égales, ou du revenu minimum, que l'on veut décent, les programmes du PQ ou du PLQ se ressemblent étrangement, puisqu'il s'agit généralement de l'énoncé de grands principes ou de voeux pieux.C'est dans les faits, souvent hélas par le biais je promesses électorales, que l'on verra le rythme et l'ampleur avec laquelle ces principes deviendront réalité.L'aide sociale S'ils veulent mettre la pédale douce à l'extension des réseaux de la santé et de l'éducation, les principaux partis politiques ne proposent pas de limiter l'aide sociale, au contraire.C'est le Parti libéral qui exprime le mieux ce choix, en s'enga-geant a freiner l'établissement de nouveaux programmes universels et gratuits (comme l'as siirance-maladie) pour concentrer ses efforts pour venir en aide aux plus démunis, vieux, handicapes, bénéficiaires de l'aide sociale Soutien du revenu On reirouvera ainsi dans les deux programmes une politique de revenu minimum garanti, «minimum vital décent» pour le PQ et «politique de soutien de revenu appropriée» pour le PLQ.Pour les éventuels bénéficiaires, c'est bien sur la r.ipidite avec laquelle le gouvernement atteindra cet objectif louable qui importe Tandis que le gouverne menl péquiste a déjà instauré une politique de complément du revenu, les libéraux ont promis en campagne de relever certains barèmes d'aide sociale, pour les rapprocher du seuil de la pau vreté.Les vieux La brochette des solutions préconisées par les deux partis pour améliorer les conditions de vie des vieux est a peu près la même chez libéraux et péquis tes.Plus concrètement, seul le Parti libéral a consacré une promesse aux vieux, celle dune reforme des regimes de retraite privés, qui hélas servira plus aux vieux de demain qu'à ceux d'aujourd'hui La famille Aussi curieux qse cela puisse paraître, la politique familiale est presque exclusivement une préoccupation péquiste Le pro gramme officiel du PQ accordait déjà une large place à la politique familiale, et c'esl devenu une de ses trois priorités pour un prochain mandat.Du côté libérai, ce n est que dans la version finale du programme que l'on a ajoute un amendement sur la famille.Le programme péquiste parle de compensation financière des Charges familiales, d'un reseau Complet de services de garde, de politiques pour favoriser l'inser tion du conjoint au foyer.Les promesses électorales sont bien sûr plus prosaïques et se concen trent sur l'aspect financier, par une reduction du fardeau fiscal de la famille, un programme d'accès a la propriété pour les parents de jeunes enfants Ce silence liberal s'explique en partie par le fait que nombre de préoccupations familiales sont abordées dans ses engagements consacres aux femmes L'objectif d'égalité et d'émancipation des femmes se concrétise chez les libéraux par l'éducation, une défense des droits et libertés fondamentales, une preoccupation pour les problèmes de santé spécifiques aux femmes, un développement d'un service de garderies et enfin, une lutte contre la violence dans les médias.Les pequistes insistent sur les conditions de travail, notamment pour les femmes qui ont des enfants, et insistent sur la question du viol, uue les libéraux n'abordent pas.Il faut noter que sur l'avortement, on reste coil et l'on souhaite le statu quo de-deux côtés.En campagne, les deux partis proposent une modeste extension des services de garde, dis mesures d'aide financière à la formation professionnelle pour la femme à la maison, des pro grammes de travail à temps partiel.Le.PQ ajoute à cela des mesures de sécurité d'emploi pour la femme qui interrompt son travail pour élever ses en-tan is tandis que les libéraux promettent des allocations la-miales pour les fœtUS.Jeunes Si les deux partis veulent semble! il modifier la Loi de protec tion de la jeunesse, leurs preoccupations électorales sont plus concretes.Les libéraux, qui consacrent un chapitre de leur programme à la condition étudiante, promettent la protection de* droits des e Indian t s ci la nom i nation dun ombudsman pour les élèves du secondaire En campa gne ils annoncent l'amélioration du système des prêts bourses, tout (oinme le PQ d'ailleurs Le Parti québécois s'engage en outre à réduire de moi lie le chômage chez les jeunes par un programme de certificat d'emploi.Consommateurs Le theme de la protection des consommateurs ne figure pas dans le programme libéral II est très développé dans celui du PQ et a donné lieu, sous la ternie de Mme Lise Pa\\ elle, a la Loi sur la protection du consommateur.Ce n'est pas un thème de la pre sente campagne # i i « ê t » ?r t t t » ?* I \u2022 i i i * i » s i i ê » t 4 t 9 » Au Parti libéral, c'est la Commission politique, présidée par Yvan Allaire, qui a ete chargée de rédiger le programme.SANTE ET EDUCATION contenir monstres L'heure des grandes réformes est terminée.Lors qu'ils se penchent sur les deux grands reseaux de la santé et des affaires sociales, les deux grands partis politiques ne parlent plus que de consolidation, de compression.A un tel point que, même dans le feu de la campagne électorale, ils se gardent bien de lancer la moindre promesse d'envergure.Le débat sur la santé et l'éducation est donc devenu celui des technocrates et des administrateurs qui, faute d'argent, se demandent comment ils pourront contenir ces monstres sans trop couper de services; sur des questions pourtant spécialisées comme renseignement professionnel ou les soins de courte durée, un ministre des Finances semble avoir maintenant plus de poids que celui de l'Education ou des Affaires sociales! Education: après la quantité, la qualité Apres la réforme des années soixante, les deux partis proposent maintenant une pause.Presque dans les mêmes termes: «Consolidation et recherche de l'excellence» pour les libéraux; «Renouveau pédagogi- que base sur la qualité et l'excellence», pour les pequistes.En somme, après vingt ans de quantité, on se lance dans la qualité, dans un processus de réforme à deux volets.D'une part, les reformes pédagogiques et des programmes, et d'autre part, une restructuration de l'appareil administratif du réseau de l'éducation.Les deux partis prônent la décentralisation, mais la façon dont elle s'effectuera remettra en cause le statut des com missions scolaires: une question AMÉNAGEMENT emotive et souvent partisane qui sépare les deux partis.Commissions scolaires Les libéraux, qui accusent le PQ de vouloir mettre les commissions scolaires en tutelle.veulent par la décentralisation redonner sa place au milieu, humaniser le système, et revaloriser les commissions, notamment en redéfinissant leurs rap ports avec le ministère, en élargissant leur pouvoir de taxation.La decentralisation péquiste.qui veut favoriser un système pluraliste et la vie communau taire, ferait que les commissions scolaires administreraient des écoles largement autonomes.Le Parti libéral inclut en outre dans son programme une priorité, soit l'accessibilité à l'éducation de nombreux groupes négli ges par l'appareil scolaire: femmes, immigrants, socio-éco-nomiquement faibles Le PLQ veut également encourager davantage l'école privée Services de santé Tout comme le ministre Pari- zeau, c'est par le biais budgétaire que les libéraux abordent la question de la santé et des services sociaux Ils mettent la pédale douce sur tout nouveau programme universel et gratuit: promettent une lutte sans merci à la bureaucratisation et ft la deshumanisation.Ce theme «d'humanisation» est repris par le PQ qui en fait l'un de ses importants engagements électoraux.C'est toutefois un domaine ou.même si l'on admet de part et discute les lois du Dans le domaine de l'aménagement du territoire, le Parti québécois ne propose qu'il ne consolidation des grandes réformes qu'il a lancées pendant ses quatre ans de pouvoir, tandis que les libéraux remettent en question la plupart de ces programmes.Le Parti liberal veut ainsi réévaluer les conséquences de la complexe réforme de la fiscalité municipale qui.en principe, devait conférer aux municipalités plus de pouvoirs de taxation.Le PLQ veut également revoir les effets du zonage agricole sur les municipalités rurales, limiter la portée de la Loi sur l'aménagement du territoire, et revoir les structures de la Communauté urbaine de Montreal, où le poids de Montréal est trop écrasant.Le PLQ, qui accuse le PQ dm curie dans le domaine de l'environnement promet d'être dyna- mique et desire qu'il y ait partage des responsabilités entre les agents économiques.Le Parti québécois entend de son cote poursuivre son programme depurations des eaux usees, et promet un programme de re clage des déchets, un système d'aide aux agriculteurs pour la protection de l'environnement.Habitation Dans son programme, le Parti libéral préconise diverses mesu- res pour relancer l'industrie de la construction qui.très souvent, sont des projets de dereglcmen tation; du code de la cons traction pour ne pas entraver l'e lan de l'industrie, du décret de la construction, pour aider la rénovation, de la Régie des Lov ers.pour favoriser les propriétaires Les deux partis ont également promis en campagne de coûteux programmes d'aide a l'habitation d'autre qu'il y a beaucoup a tat-re, l'on promet peu.Le program me liberal, qui deplore des lacunes dans les soins à domicile, les urgences à Montreal, les ( entre-d'accueil et les centres de jour pour personnes âgées, veut en priorité régler ces problèmes mais propose peu de solutions précises.Du cote péquiste.même si le programme enumere une série de secteurs ou l'on pourrait étendre le regime d assurance-maladie, gratuite des medicaments, prevention .on ne promet rien.Dans les faits les energies m Concentrent sur les compressions budgétaires Le seul domaine où l'on proposa des solutions plus précises est celui îles urgences a Montreal.Les deputes pequNtes de l'Ile de Montreal ont propose un plan de $00 millions, tandis que les hbe raux plus fidèles à leur philosophie, étudieront la (nies!ion.tout en songeant a recourir à l'entre prist privée On retrouve en effet des nuances dans les programmes qui reflètent bien la philosophie d'ensemble Les libéraux, par exemple, défendent avec force la notion de libre choix du (lient, encouragent le bénévolat et ne préconisent pas le salariat des médecin^ 4V ¦ - L'Union nationale n'a pas encore publié son programme, mais dispose d'un document de travail très fouille intitulé «Orientations 81,» dans lequel son chef Hoch LaSalle puise les promesses et les grandes politiques qu'il énonce depuis le début de la campagne.De la môme façon que les programmes pequistes et libéraux comportent nombre de points communs, le document unioniste ne fait pas exception, et le gros des engagements qu'il contient sont ceux que Ton retrouve ailleurs.Il se distingue cependant par un certain nombre d'idées mai-tresses s'inspirant de courants politiques conservateurs, qui semblent se surajouter à la trame du document.En économie, la priorité absolue de TUN, qui y consacre près de la moitié de son document, Tidée maitresse est bien sûr la primauté indéfectible de l'entreprise privée, assortie d'un désir d'assainir les dépenses publiques qui va jusqu'à permettre éventuellement un budget équilibré.La stratégie de restructuration industrielle préconisée par l'Union nationale vise a mettre l'accent sur des secteurs a forte croissance, non spécifiés, qui se caractériseraient par leur capa- cité concurrentielle, les avantages de main d'oeuvre et de transport et par l'utilisation de l'électricité.De façon générale, la politique économique unioniste sera fortement régionalisée et proche des petites et moyennes entreprises, pour lesquelles on tentera d'harmoniser les programmes d'aide.Relations de travail Dans le secteur public.l'UN se distingue par son intention d'interdire le droit de grève dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de la sécurité publique police, pompiers) et d'HydroQuébec, qui sera remplace par «une solution de rechange», acceptable par les syndicats et la partie patronale, mais dont on ne précise pas pour l'instant la nature.Ce désir de restreindre la marge de manoeuvre syndicale se retrouve dans le secteur privé, où, en plus de proposer une refonte du code du travail.Il N s'engage à ce que les syndicat^ publient leurs états financiers et que les votes de grève nécessitent l'appui de la majorité des membres.Affaires sociales Pans le secteur des affaires sociales et de l'éducation, on propose un gel des dépenses.«En ce qui nous concerne, lit on dans le document, le temps des vaches grasses est révolu \u2014 la priorité gouvernementale allant carrément à l'économie et aux mesures créatrices d'emplois».Tout en «poursuivant avec acharnement la lutte pour l'amélioration des conditions de tra- \\ ail et des conditions de vie des femmes sur le marche du tra-\\ ail».l'Union nationale est le seul parti à affirmer que la femme au foyer joue un rôle qui mérite d'être rémunéré.«L'Union nationale s'engage à franchir un pas décisif dans cet te direction», affirme-t-on, promettant le salaire à la ménagère.Il est a noter que l'UN est également le seul parti à vouloir restreindre la pratique de l'avor tement.en limitant les avorte merits thérapeutiques aux hôpitaux accrédités.Pour réduire le gaspillage.l'UN prévoit également d'intro duire des «frais minimes de consultation» dans l'assurance maladie.i A 12 ÉLECTIONS LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 4 AVRIL l 981 créditistes Claude Morin Jean-François Bertrand Clement Richard Pauline Marois ¦ Denis De Belleval QUEBEC - Le Parti québécois peut-il répéter son exploit de 7*>.alors qu'il l'avait emporte dans huit des neuf circonscriptions de la région urbaine de Québec?A dix jours du scrutin, aux trois quarts d'une campagne électorale peu spectaculaire, il faudrait être partisan ou téméraire4 pour oser une prediction dans un sens ou dans l'autre.Pourtant, de nombreux indices, notamment le résultat du référendum et les derniers sondages, indiquent que le Py a fait de reels progrès depuis quatre ans et demi.Mais cela ne suffit pas pour lui garantir un nouveau balayage, parce que l'Union nationale et le Parti créditiste, qui avaient amassé plus de 45.000 voix en 76.ne joueront qu'un rôle marginal cette fois-ci.le premier de ces partis étant en sérieuse perte de vitesse alors que l'autre est complètement disparu.Des huit péquistes élus, seuls Claude Morin et Clement Richard avaient obtenu une majorité absolue, les autres bénéficiant de la présence des tiers partis.Un autre facteur important est le retiecoupage de la carte électorale qui.en plus d'ajouter une circonscription, a pour effet de consolider la position des partis dans leurs châteaux-forts respectifs.Ainsi.Chauveau est forme des parties les plus libérales de l'ancien Chauveau et de Charlesbourg.ce qui rend beaucoup plus péquistes les autres circonscriptions et notamment la nouvelle.La Peltrie.De la même façon, la péquiste Louis-Ueberl et la libérale .Jean-Talon s'échangent, si on peut s'exprimer ainsi, leurs plus mauvais électeurs ! De plus, même si les libéraux ne présentent pas une équipe de candidats t-.'s impressionnante, certains d'entre eux le sont ou mènent une campagne très agressive.Cela aussi peut mêler les cartes, particulièrement la ou l'équipe péquiste est la plus faible.Voyons d'abord les circonscriptions qu'on peut considérer comme à peu près sûres, pour une formation ou pour l'autre.Louis-Hébert Claude Morin a facilement éliminé l'adversaire redoutable que semblait être Jean Marchand en 7(i.Il ne devrait pa^ avoir beaucoup de mal a faire subir le même sort a la candidate libérale peu impressionnante qu'est Michèle Rousseau-Methot.L'unioniste Wilfrid Du-fresne, un revenant de l'époque duplessiste est peut-être bon orateur, mais il n'a pas de foules à haranguer.Tout favorise Morin.La victoi- re nette du «oui» au referendum, les nouvelles limites de la circonscription et le fait que les étudiants de Laval, très nombreux à habiter le comte, ne l'auront pas encore quitté pour leur travail d'été.Et le ministre dc^ Affaires intergouvernementales, ne laissant rien au hasard, mène une campagne très active.Jean-Talon Le libéral Jean-Claude Rivest, élu a l'élection partielle de 79, parait aussi bien en selle.Populaire et compétent, il affronte en Monique Cloutier une candidate péquiste qui serait la réplique parfaite de sa victime des partielles, Louise Beaudoin.s'il n'y LOUIS FALÂRDEAU (de notre bureau de Québec) avait cet accent qui trahit son origine française récente.Circonscription la plus bourgeoise de Quebec, Jean-Talon a aussi voté «non» au referendum.Mais les sondages montrant une forte avance du PQ dans la région ont quand même amené Rivest, qui se permettait de fréquentes excursions hors de son fiel pour aider ses collègues, a y passer plus de temps.Vanier et Montmorency Tous les observateurs s*accordent aussi pour dire qu'il faudrait une immense vague libérale, tout a fait imperceptible ici.pour que les très populaires députés péquistes Jean-Franeois Bertrand (Vanier) et Clement Richard ( Montmorency ) soient emportes La difficulté qu'a eue le PLQ à leur trouver des adversaires, el le fait qu'il a du se contenter des inconnus que sont Vvan Latour et .Jacques Lan- glois.en sont de bons indices.Compte tenu que le «oui» a fait près de 50 p.cent au référendum, il suffirait que l'UN prenne un peu plus de ses voix chez les libéraux que chez les péquistes.pour que leur victoire soit assurée.Mais ce n'est même pas nécessaire, car bien des partisans du «non» voteront Bertrand ou Richard, maigre l'option de leur parti.Le jeune depute de Vanier est l'exemple même de ces députés qui sont de toutes les funérailles comme de toutes les noces d'or.Même s'il devait souffrir la concurrence de quatre ministres.Bertrand a aussi réussi à être presque quotidiennement présent dans les médias locaux.Lévis Deux raisons nous empêchent de mettre Jean Garon au nombre des reélus certains: sa propre nervosité face au résultat et le fait qu'il doive affronter un bon candidat libérai, l'actuaire et ex-sous-ministre Claude Garcia.Ce dernier s'esl acheté une maison dans la circonscription, ou il est ne.et il lait campagne depuis six mois.Mais le défi qu'il affronte est de taille.Le «oui» a été battu de justesse au référendum et Jean Garon est un ministre de l'Agriculture très aime (facteur non négligeable même si la circonscription très urbaine de Lévis ne compte qu'une centaine d'agriculteurs), mais surtout un députe qui a beaucoup fait peur que la Rive sud ne soit plus la parente pauvre de la Rive nord.Chauveau Rene Dussault est peut-être le plus solide de tous les candidats vedettes recrutes par Claude Ryan.Professeur de droit, auteur d'un traité qui fait autorité au Canada, premier president de l'office des professions et ex- sous-ministre de la Justice, le candidat liberal dans Chauveau est a 11 ans a l'aube d une carrière prometteuse Son choix, quasi imposé par Claude Ryan, a d'abord divise les libéraux, mais il en reste peu de traces.Et il s'est révélé un remarquable -campaigner*.Son adversaire péquiste.Raymond Brouillet, professeur de philosophie a Laval et solide orateur, a surpris tout le monde en enlevant la convention au favori, le maire de Loretteville.Jean-Marie Beaulieu, ce quia laissé quelque rancoeur.De plus.Chauveau a voté «non» au referendum et est la seule circonscription qui compte une minorité anglophone d'importance, quelque 10 p.cent dans la région.Tous ces facteurs nous amènent à penser que Dussault est largement en avance La Peltrie et Charlesbourg Voila deux circonscriptions typiquement péquistes: elles regroupent des villes de banlieue plutôt bourgeoises ou habitent nombreux hauts fonctionnaires, professionnels et enseignants La premiere a vote «oui»» au référendum, l'autre presque.Dans La Peltrie, la candidate péquiste Pauline Marois affronte un solide adversaire en Jean-Guy Carignan.Les deux font une campagne aussi discrète qu'acti-\\ e.Si les sondages disent vrai.Mme Marois devrait quand même être en avance.Et si elle perdait, on peut penser que» le PLQ serait appelé à former le prochain gouvernement.Denis de Belleval est un ministre peu populaire et un députe à qui on reproche d'être hautain.Il a la chance d'avoir en Véronique Guimont-Barry une adversaire relativement peu redoutable.Active dans la circonscription, elle a preside le ca mp du «non» au referendum.Mais elle ne semble pas ministrable.L'unioniste Jacques Morin fait peu campagne, mais les centaines de voix conservatrices qu'il ira chercher pourraient aider de Belleval.Taschereau Les libéraux pensent gagner Taschereau.Parce que le député péquiste Richard Guay a eu moins de 1,500 voix de majorité en 70 et qu'il manque de charisme, parce que le «non» a fait près de 53 p.cent des voix au référendum et parce que Florence levers, leur candidate, est jeune, jolie, compétente, dyna mique et probablement ministrable Guay pense aussi gagner.Son pourcentage au referendum est en hausse sur son score de 7G.Et la convention a divisé les libéraux, suscitant quelques défections en sa faveur et la Candida turc d'un indépendant.Le candidat unioniste.Lucien «Minou» Gauthier, est a peu près le seul de son parti à faire acti\\ ement campagne.Tous ces facteurs, même si chacun semble peu important, pourraient faire la différence dans une election que tous pre voient serrée.Et puis Guay s'est consolé de sa déception de ne pas être ministre en s'occupant beaucoup de son comté.Limoilou Raymond Gravel est le moins connu des députés péquistes de la region.Simple backbencher, cet ouvrier a été très malade et longtemps absent de l'Assemblée nationale.Mais on aime bien «Raymond» dans la circonscription, qui a d'ailleurs ete rendue un peu plus péquiste par l'addition d'un secteur de Montmorency.Son adversaire liberal est un redoutable jeune communica-teur, Vvan Turcotte, qui ne manque pas d'ambition et mène une époustouflante campagne.Il ne lésine pas sur les moyens, et c'est ainsi qu'il a été pris en flagrant délit de faire faire un sondage «IQOP» par ses travailleurs d'élection.La grande inconnue: ou iront les 6.379 voix créditistes et unionistes de 70.qui semblent la clé du résultat de cette élection.Raymond Gravel Jean-Claude Rivest t^- Claude Garcia m Rene Dussault i Florence levers NOTES POLITIQUES Saint-Hyacinthe: l'eau potable passe avant tout le reste SAINT-HYACINTHE - Le problème de l'approvisionnement en eau potable et la guerre de i'affichage des posters sur les poteaux d'Hydro-Quebe< sont au coeur de la campagne dans le comté de Saint Hyacinthe.Ces deux questions viennent bien avant le dossier constitutionnel dans la preoccupation des politiciens et des électeurs Deux problèmes auxquels le député unioniste sortant.Fabien Cordeau, qui avait obtenu 50 voix de majorité en 1970, accorde la plus grande importance.Les deux autres candidats en lice, soit Roger Duceppe pour les libéraux et le péquiste Maurice Dupré doivent aussi accorder une grande importance au dossier de l'eau potable qui soulève un tollé de protestations dans la population.En ce qui concerne la pose des photos des candidats sur les poteaux d'Hydro-Quebec, il suffit de jeter un coup d'oeil pour s'a percevoir que libéraux et péquh tes n'ont pas tenu compte de la requête de la société d'Etat qui demandait aux candidats de mettre fin «à une pratique tradi- tionnelle en période électorale» et ce.pour faciliter le travail des employés.La pollution de la Yamaska La pollution de la riviere Yamaska.source principale d'approvisionnement en eau potable, a ete causée par la decision du gouvernement d'accorder un trop grand nombre de permis pour l'élevage de porc, ce qui a évidemment provoqué le problème de l'élimination du purin, affirme le depute unioniste sortant Fabien Cordeau.Evidemment, a l'occasion de la campagne électorale, les discussions ont largement débordé le cadre de débats de l'hôtel de ville de Saint-Hyacinthe où siège également ce dernier à titre de conseiller municipal.Les étudiants du cégep de l'endroit, afin de sensibiliser encore davantage la population ont occupé des locaux de l'institution afin d'inc i ter les politiciens à trouver une véritable solution.Le candidat péquiste dans Saint-Hyacinthe, Maurice Dupré.commence à trouver que le problème de l'eau potable consti tue un lourd fardeau financier pour tous les électeurs, lui j compris.«C'a n'a pas aucun sens, on en est réduit a ne boire que de l'eau en bouteilles depuis trois ans.Au prix ou ça coûte, ça revient plus cher que le pétrole.» Presse d'expliquer pourquoi le Parti québécois au pouvoir depuis plus de quatre ans n'a pas solutionné ce problème, M.Dupré retorque que les études techniques sont longues et complexes avant de pouvoir combattre le mal à sa source et que déjà le gouvernement s'est engagé à dépenserplusde$100millionspour dépolluer la rivière Yamaska en signant de nombreux protocoles d'entente avec les municipalités riveraines, ce qui a permis au ministre Marcel Léger de tenir un nombre impressionnant de conférences de presse.Qui est l'adversaire du PQ?Le Parti québécois de Saint-Hyacinthe, à une semaine de l'élection, se demande encore qui est son adversaire principal.C'est du moins ce qui ressort des propos du candidat officiel, Maurice Dupré, à qui LA PRESSE a posé hier la question.«C'est difficile à dire, répond-t-II, Je pense avoir une certaine avance sur les deux autres candidats mais je les surveille du coin de l'oeil, tous les deux, parce qu'on ne sait jamais ce qu'ils peuvent nous sortir».Une lutte à deux Pour sa part, le libéral Roger Duceppe estime que la lutte se livre maintenant entre les libéraux et le Parti québécois, l'Union nationale n'ayant selon lui cessé de perdre des plumes depuis le début de la présente campagne.Au cours d'un entretien avec LA PRESSE, il a souligné qu'il était évident que la population se devait de voter afin de choisir ses représentants dans le cadre du débat constitutionnel.Pour ce faire, ils doivent évidemment éliminer de facto l'UN et s'en tertir au vote référendaire qui avait donné 60 p.cent au groupe du «non», «car il faut véritablement faire le choix entre l'option séparatiste ou fédéraliste» estime-t-il, à l'occa sion de la présente élection.Cordeau a le poids de l'UN Comme plusieurs autres de ses collègues unionistes, le député Fabien Cordeau a un u\u201eulet à son pied: celui d'être le candidat de l'Union nationale, expriment les observateurs de la scene politique locale.Il jouit cependant d'une très grande popularité personnelle et on pense généralement qu'il récoltera en grande partie le vote rural de cette circonscription qui représente 30 p.cent de la population électorale.Pas assez de patronage C'est le monde à l'envers: le Parti québécois risque d'être victime de son angelisme qui l'a empêché de faire du «bon patronage» depuis son arrivée au pouvoir.Du moins dans Saint-Hyacinthe, selon le candidat péquiste local, Maurice Dupré.«C'est invraisemblable: depuis le début de la campagne, seulement un notaire de la place m'a donné officiellement son appui.Les autres professionnels de la ville ne sentent même pas le besoin d'appuyer le parti au pouvoir parce que, disent-ils, ils ont plus de chance d'obtenir des contrats du gouvernement s'ils sont identifiés comme des adversaires politiques».M.Dupré se défend bien de prôner un retour au favoritisme qui a marqué les années du régime Duplessis mais trouve néanmoins qu'il y a un certain risque politique à vouloir systématiquement être plus catholique que le pape.Les vedettes à l'oeuvre Cette semaine, le candidat libéral, Roger Duceppe, vice-président et directeur de la station radiophonique locale, recevra la visite, lundi, de l'ex-pre- mier ministre Robert Bouras-sa.Au cours de la semaine, il compte aussi sur la présence de l'ex-ministre Fernand Lalonde et sur celle de Mme Madeleine Ryan qui est également attendue dans le comté.Pour sa part, le Parti québécois sera en force dans le comté avec les visites des ministres Marcel Léger\\ Pierre Marois et Jean Garon respectivement responsable des dossiers de l'Environnement, du Travail et de l'Agriculture.Aujourd'hui M.René Lévesque fait campagne dans la région de l'Estrie et des Hois-Francs.Il rencontre les citoyens à midi à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, en compagnie du candidat du PQ dans Drummond; il fait de même l'après-midi à Victoriaville, dans le comté d'Arthabaska.Il participe à une ligne ouverte à Sherbrooke, puis en soirée, à une assemblée publique dans la même ville.M.Claude Ryan visite des centres commerciaux à Montréal.En soirée, il participe à une assemblée publique dans la circonscription de Dorion (Montréal).M.Roch LaSalle passe la journée dans la circonscription de Berthier ou il est candidat.Dimanche M.Lévesque est en tournée dans le Bas-Saint-Laurent.M.Ryan est à Québec.L'horaire de M.LaSalle n'est pas connu. i INS 81 A 13 Mme Madeleine Ryan, qui a eu cinq enfants en sept ans et demi, ne manque pas de faire la Josette avec les enfants qu'elle rencontre au hasard de ses déplacements.photo Rene PICARD Madeleine Ryan: voir, juger agir «On va prier pour vous autres» chuchote une religicu se retraitée à l'oreille de Madeleine Ryan, l'épouse du chef de l'opposition.Celle-ci la remercie des yeux, continue de serrer des mains jusqu'à ce que la responsable de la tournée l'arrache à -on public.Car il \\ a d' autres couvents à visiter, d'autres hôpitaux, d'autres foyers pour per -ormes âgées.Très droite, le sourire discipline.Mme Ryan rencontre ainsi jusqu'à dix, douze groupes différents chaque jour depuis le de but de la campagne électorale.L'impression de timidité qu'elle dégage au debut de ses interventions s'évanouit bien vite pour céder la place à une assurant e froide et sans bavure.A ses auditoires \u2014 sensiblement les mêmes qu'au cours de la campagne référendaire \u2014 la petite fille du marchand général de Saint-Isidore-de-Dorchester parle du Parti québécois qui veut briser le Canada, du déficit budgétaire, de la publicité gouvernementale.Jamais le moindre écart par rapport a la ligne officii*Ile du parti de Claude Ryan.Ses interlocuteurs l'écoutenl attentivement mais gardent leurs emotions pour eux même-On applaudit avec une politesse de circonstance, alors que les vrais sentiments se manifestent après le discours, au moment de quitter la salle.C'est là que Madeleine Ryan se montre à son meilleur.Un mot gentil pour chacun, parfois même la découverte de connaissances communes, de souvenirs passes.Elle parle volontiers de ses quatre soeurs et de ses cinq frères, sans jamais cependant livrer l'ombre d'une confidence.Peut-être cela tient-il au fait qu'elle s'adresse surtout à des salles assez âgées, mais c'est de son père qu'elle parle le plus volontiers Organisateur unioniste sous Duplessis, celui-ci ne lui a pas encore dit pour qui il voterait le 13 avril.Mais Madeleine Guay, de son nom de jeune fille, a con- fiance qu'il appuiera «le seul parti fédéraliste d'envergure qui nous reste» «Si j'étais convaincue que l'Union nationale avait plus de chances de prendre le pouvoir et de garder le Canada uni.je vous dirais de voter pour M LaSalle», déclare-t elle peut-être à son in: tention.MARIO FONTAINE Habillée d'une robe \\ iolette très simple, souliers noirs et un minimum de bijoux.Mme Ryan circule avec davantage d aisance dans les cafeterias d'hôpitaux cl les couloirs de maisons de re traite, ou le contai! personne! s'établit plus facilement.Aux religieuses, elle rappelle son enfance chez les Soeurs du Bon Pasteur, puis ses années de couventine.Aux retraites elle parle de son père, qui a franchi le cap îles 90 ans.Aux malades elle souhaite prompt rétablissement, alors que les organisateurs du parti s'inquiètent de savoir s'ils seront sur pied le jour du vote.Ce qu'elle trouve le plus difficile: les assemblées de cuisine, où il faut parler longtemps et répondre a des questions.Kn revanche, ses incursions dans les centres commerciaux se de roulent mieux que prévu.Les seules manifestations d'hostilité qu'elle a dû essuyer jusqu'à pre sent se limitent à des gens qui refusent de lui serrer la main.Mais cela n'est pas très fréquent, même chez les militants qui portent le macaron d'un parti opposé.Jusqu'à présent, Mme Ryan suit un itinéraire tre^ different de celui de son mari.Ils se rencontrent pour les grandes manifestations, ou durant les week-ends.Cette femme de 55 ans ne manifeste pourtant aucun signe de fatigue, ni à cause des programmes très chargés ni a cause du contact perpétuel avec le public.Il faut dire qu'elle en a l'habitude.Quatorze personnes habitaient sous le toit paternel, elle-même a eu cinq entants en sept ans et demi, et son duplex du boulev ard Saint-Joseph ( les Ryan n'occupent que le bas.le haut est loué) bourdonne d'activités depuis que le directeur du \u2022 Devoir»» a troque son bonnet de journaliste» pour celui de politicien.«Devenir femme de pn mier ministre ne modifiera pas ma vie.croit-elle Je vais apprendre mon role sur le tas.mais je ne pense pas que cela soit si diffé rent de ce que je fais maintenant».A ses yeux, la césure s'est faite lorsque Claude R> an a pris les rênes du Parti liberal.Il lui a alors fallu s'impliquer directe ment dans la carrière rie son mari et abandonner ses propres sphères d'activités: mouve ments d'action catholique.Ion-seil supérieur de l'éducation Commission pontificale Justice et Paix etc.Aujourd'hui ses enfants ont grandi.Elle a plus de temps pour appliquer en politique la trilogie «Voir, Juger, Agir» qu'on lui a inculquée dans sa jeunesse Madeleine Ryan disserte d'abon dance dans la voiture qui lame ne au pays de son enfance, sous l'oreille discrete d'un garde du corps «\u2022! d'un chauffeur musclé.A chaque coin de la lunette arriè re de la voiture: deux drapeaux du Québec.Ce n'est sûrement pas Mme Ryan qui les a colles, dit en riant une organisatrice libérale de sa suite.Car.même si elle aime faire état de la profondeur de sa souche familiale ici.Mme Ryan parle toujours de «province»» de Quebec et ne manque pas une occasion d'évoquer le lien féde rai.Elle se lance toutefois rare ment dans des charges politiques passionnées, invitant même ^cs auditeurs à s'informer au maximum.Elle-même \\ oyage a\\ ec le livre beige et le livre rouge du Parti liberal dans ses \\ alises, et pas une seconde en trahira-t-elle l'orthodoxie.LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 4 AVRIL 1 98 1 CORINNE CÔTE-LEVESQUE: Comme beaucoup de femmes.me suis réveillée lentement «Si tout était a recommencer et que j'avais a choisir, je v oudrais être i e que je suis aujourd'hui, mais de favori améliorée.» L'épouse du premier ministre tente alors de répondre à cette question: «Ëtes-vous devenue la femme que vous rêviez d'être?» \u2014A partir du moment ou tu t'a villes.Avant de devenir la pre mière dame du Quebec, elle a occupé différentes fonctions au sein du PQ Mme Côté-Lévesque est aussi une féministe.bans ce m-iin que je reclame l'égalité pour la femme en insistant sur le fait que celle-ci est différente de l'homme.) e \\ oudrais que la liberation de la femme ne sac compagne pas d'une négation de sa spécificité», précise-t-elle Et si Rene Lévesque devait perdre ses elections, le 13 avril, l'inviteriez-vous a abandonner la politique'.' \u2014Je n'ai pa^ encore envisagé cela.Il a toujours fait ce qu'il a eu le goût de faire.Je le lai^s,-rais libre.Je suis tout à fait souple là-dessus.Je suis prête à changer de statut, de maison, de ville.Je m'adapte facilement a toutes les situations.Je le ver rais très bien journaliste dans quelque chose comme \u2022Point de Mire» à l'époque.J'aimerais qu'il écrive un livre sur autre chose que la politique québécoise.UN ÉLECTEUR SUR TROIS CONTRE LUI AU DEPART Godin doit trimer dur dans Mercier De tous les ministres du Parti québécois de la région métropolitaine, Gérald Godin est celui qui aura le plus de difficultés à conserver son comté le 13 avril.Sa valeur personnelle n'est pas en cause.Avant même d'ouvrir la bouche, il avait un électeur sur trois contre lui.Par un concours de circonstances que ses adversaires libéraux ont peine à s'expliquer, mais dont ils se réjouissent, Mercier a été gonflé de 6.000 électeurs, dont 1,000 d'origine grecque, autrefois versés à Outremont.A 77 p.cent francophone jusqu'en 1980, cette circonscription ne [\u2022est plus qu'à 65 p.cent, Avenue du Pare, près de Laurier ou de Bernard, une curieuse guerre des affiches a eu lieu après que le PQ eût convaincu une quinzaine de commerçants d'an- noncer ses couleurs: en quelques jours, les affiches avaient près que toutes été enlevées, de gré ou de force.«Ma caissière était bien déçue de voir des Grecs appuyer le PQ», commente le propriétaire d'un magasin de chaussures, pour qui la loi 101 et l'obligation «d'apprendre le français» jetteront encore plus cette importante communauté dans les bras des libéraux avec l'espoir de voir revivre les belles heures du libre choix.II existe des exceptions, bien sûr.Un restaurateur, pour ne plus fâcher ses compatriotes, a bien consenti a retirer de sa vitrine la photo de René Lévesque.Il a toutefois tenu â garder celle de Gérald Godin dans sa porte.Le ministre de l'Immigration a aidé sa famille et il ne l'oublie pas.Au comité du candidat libéral, on a fixé au mur une carte du comte La partie est, majoritairement canadien ne-française, CLAUDE GRAVÉL_ ressemble à un damier avec ses carrés verts ou bleus.La partie ouest, qui va du boulevard Saint-Laurent à la rue Hutchison et où se concentrent les ethnies grecques, portugaises, italiennes et chinoises, a ete colorée en rouge.Sous la carte, une légende: vert: neutre; bleu: perdu; rougç: gagne.«On ne prend personne pour acquis», déclare maigre tout le candidat Yves Bériault.37 ans, avocat, membre de la commis- sion constitutionnelle de son par ti et coauteur du livre beige des libéraux avant le référendum.C'est un candidat brillant, qui a des choses à dire et qui sait comment les dire.Il n'hésite pas a rappeler à ses électeurs que le PQ est un parti indépendantiste qui, maigre ses promesses actuelles, pourrait bien un jour ou l'autre revenir à son option fondamentale.«Si la construction est aussi basse et le chômage aussi haut dans Mercier, les gens savent que c'est en partie dû à cette indécision constitutionnelle.» Dans une circonscription à forte densité de population, ou les personnes âgées comptent pour une fraction Importante (le l'électoral, M.Bériault touche une corde sensible en parlant de «l'individualisation et de l'huma- nisation» des services sociaux financés par l'Etat.«Il faut que les services soient plus près de Mercier, moins a Québec.» Si ce langage trouve preneurs, il n'effraie pas Oerald Godin.Ses proches collaborateurs admettent que la campagne est «très difficile».Lui a préféré ne pas connaître les résultats du «pointage» et reprendre une technique qui lui avait permis, en 1976, de déloger Robert Bou-rassa avec 3,736 voix de majorité: le porte à porte.«Je ne parle pas de politique à mes électeurs.Je parle de la temperature, de leur santé, de leurs problèmes.Je ne leur demande même pas pour qui ils vont voter.Je sais que leur choix est fait depuis plusieurs mois», déclare-t-il, tout en serrant des mains, rue Laurier, près de Pa- pineau, ou quelques commerçants le reçoivent avec chaleur, Il ne parle pas de politique.mais il laisse un cloquent feuille! avec, d'un côté, la liste de ses engagements de l!>7(i.maintenant réalisés, et, de l'autre, ses engagements de 1981: la cons miction de cinq HLM, louver ture dune Maison des Jeunes, la reduction de la pollution causée par l'incinérateur des Carrières, «Ici, les gens ne parlent pas de la loi 101.de la crainte de l'inde pendance ou de la clause Canada», affirme M.Godin.Et de sortir de sa poche un calepin noir dans lequel il note avec minutie les requêtes de ses commettants.Elles vont de l'éclairage de la cour de l'école Saint Pierre -Gaver à l'obtention d'un permis municipal pour l'ouverture d'un atelier mécanique.\u2022I A 14 ÉLECTÎONS MAISONNEUVE Georges Lalande: Monsieur le député Louise Harel: le chaînon manquant Elu député libéral de Mai sonneuve aux partielles de novembre ii)7î).Georges Lalande s'est installé dans le bureau du comte* de Robert Burns, rue Sainte-Catherine, près du boulevard Pie IV CLAUDE GRAVEL «Les gens du comté avaient l'habitude de venir à ce bureau et les choses devaient continuer comme avant»», déclare celui qui avait alors déjoué les savants calculs des spécialistes en politique en enlevant, aver une majorité de 1,000 voix, ce «château-fort» au PQ.«Non seulement ai je garde le bureau de Robert, mais je n'ai même pas enlevé le drapeau du Québec», ajoute en souriant cet avocat de 11 ans qui.après une carrière dans les services judiciaires, semble très à l'aise dans sa nouvelle peau de depute.Même s'il ne l'avoue pas bêtement, on sent chez lui le désir d'etre apprécié de la population non pas tellement parce qu'il détend les idées du Parti libéral \u2014 qu'il ne renie pas.tout de même \u2014 mais parce qu'il prone celles de Georges Lalande.«Si je n'avais pas eu des positions nationalistes, j'aurais été battu en 1979», declare-t-il au cours d'une entrevue.Quelques minutes plus tard, de son chef, il dira: «Claude Ryan, dans Mai- sonneuve, C'est secondaire.C'est quelque» chose qui ne dérange pas Ici.c'est Georges Lalande.» Dans le comte le plus francophone de l'île de Montreal (92 p.cent), où le \u2022'oui** a recueilli 51 p.cent des voix en mai 1980, Georges Lalande sait très bien ce qu'il doit taire oublier, ou mettre en évidence, s'il veut y taire son nid.Il y a quelques semaines, il a surpris un peu tout le monde en amenant le PLQ, contre la volonté du chef, à opter pour la «clause Canada»» dans l'enseignement.«Il y aurait tout de même des limites à ouvrir les écoles anglaises à tous les immigrants pendant qu'on les interdirait aux Canadiens français!» Pour lui.ii serait impensable que son parti revienne sur cette question s'il est porte au pouvoir.«.Je vous assure qu'il y aurait du brasse camarade si ça devait être ie cas.»» Pendant sa campagne, il se concentre toutefois sur des preoccupations plus locales: l'autoroute est ouest (il veut en faire une voie rapide, sans feux de circulation, et laisser l'entre prise privée construire des maisons et des commerces sur les terrains laisses vacants); le mal du stade (il serait parachevé «dans les plus brefs délais», pas nécessairement selon les plans de l'architecte Taillibert): l'habitation (il veut rénover les vieil- m 43; TV AM*- Georges Lalande les maisons et construire des «entres d'accueil et des HLM pour les handicapes et les per sonnes âgées).«J'ai 3,500 chômeurs et ça créerait de l'emploi pour les gens de !a construction», affir-me-t-il en poussant le phénomène d'identification jusqu'à parler des problèmes de Maison neuve a la première personne du singulier.Oui, le 11 avril, (îoorgos Lalande aimerait qu'on l'appelle encore \" Monsieur le député».«En novembre l!»7î).le comité de Maisonneuve a eu une poussée de fièvre, et celte fièvre lui a donne des boutons.Allons, maintenant, c'est fini.Le malade peut reprendre sa vie normale.» Avec la voix du psychiatre qui veut rassurer un patient.Camille Laurin diagnostiquait, il y a une dizaine de jours, devant km) personnes, les causes de l'humiliante défaite de son parti dans cette circonscription de l'est de Montreal.Poussée de fièvre?.Dans la salle, un pequiste glisse à son voisin: -Ouais, il peut bien parler, le Doc.On s'est roulé nous mêmes.»» Il y a un an et demi, en effet, c'est divisée en deux clans que la famille pequiste de Maisonneu- me a affronté l'électoral.Les partisans de Michel Bourdon.( andidat défait a l'assemblée de nomination, avaient préfère couler le navire plutôt que de le voir piloté par le vainqueur.Jacques Desma rais.En 1981, c'est a Louise Harel.épouse de Michel Bourdon, que les péquistes ont confie la tâche de reconquérir le comté ou.pendant neuf ans, Robert Burns a obtenu des niait» ri tes a faire rêver: 1,600 voix en 1970; 2,300 en 1973, en pleine debacle du PQ; 9,000en 1976.Son adversaire Georges Lalande s'amuse de ses petits talons T m Louise Harel hauts et quelques supporters libéraux, moins gentils, colportent qu'elle est une socialiste.«El elle est d'Outremont», ajoute t ils tous.Pourtant.< nnseillère au C'en tre des services sociaux du Montréal métropolitain (elle est avocate), à l'angle des rues Maison-neuve et Amherst.Louise Harel connaît fort bien les problèmes concrets de l'est de Montreal.Sa premiere préoccupation a été de ramener l'unité chez les péquistes de Maisonneuve.C'est désormais une chose faite, dé- clare-t-elle.Dans son porte-a-porte, elle prend bonne note des préoccupations des gens: veuves qui ne peuvent toucher au fonds de pension de leur conjoint; travailleurs qui, mis à pied dans la cinquantaine, doivent gagner les économies de toute une vie avant d'avoir droit a l'aide sociale; accidentés du travail; jeunes chômeurs.Mal à l'aise devant une foule, elle excelle dans les contacts personnels (elle se rapproche de son interlocuteur, comme si elle voulait le séduire) ou dans les rencontres avec les groupes (on dénombre pas moins de 200 organismes communautaires dans Maisonneuve).Tout au long de la campagne électorale, elle compte sur l'aide de Claude Charron (Saint-Jacques), Guy Bisaillon (Sainte-Marie) et Camille Laurin (Bourget) qui espèrent ainsi res souder la chaîne «des comtés du bas de la ville».Ses engagements touchent à la vie du quartier, aménagement des parcs industriels Morcau et l'Assomption: construction de logements le long du futur boule vard Notre-Dame (elle rejette la solution d'une voie rapide), amélioration des activités du port, qui devrait passer sous le contrôle de Montreal.éT*9 ¦i Guy Tardif SAINTE-ANNE Une campagne rurale en ville Gilles Perron Inflation verbale dans Crémazie Crémazie vit une campagne d'inflation verbale.Le | clan du député pequiste et ministre Guy Tard il accuse les libéraux de «malhonnêteté intellectuelle h bassement électoralis-te*.La troupe du candidal libéral Gilles Perron accuse les péquistes de faire «du lavage de cerveau et des rêves de Don Quichotte».A cause des humeurs impre- v isibles et de la configuration insolite de Sainte-Anne, les principaux candidats en lice y mènent une campagne comme dans un comte rural en v illeî Même retaille, le comte de Sainte-Anne demeure une mo saïque de villages que le réseau routier et ferroviaire quadrille en îlots: la Petite Bourgogne, la Pointe Saint-Charles, le vieux Verdun et l'Ile des Soeurs.Un sentiment d'appartenance ires vif soude les électeurs a leur communauté respective.Cette mentalité villageoise force les organisations politiques a se subdiviser pour respecter la manière de vivre et de voir de leurs travailleurs d'élections, lin peu de mots, a chaque clan \u2014 ou presque \u2014- ses paroisses et un comité local d'organisation.Au surplus.Sainte-Anne n'a pas de tradition partisane et son monde se plaît a repeter «Ici on v ote pour l'homme.» De I'M* a l!»7i).le comte ouvrier a en effet élu l'indépendant Frank Hanley pour ensuite jeter son dévolu sui une figure sportive très populaire, l'ancien bot-teur des Alouettes et liberal.George Springate.Les querelles de clochers qui ont entoure son départ de Sainte-Anne ont alors permis au pequiste Jean-Marc Lacoste de remporter le scrutin de 1!)7(> avec une mince majorité de 680 voix.Cette année, pour comble, la nomination du candidat Maximi-lien Polak par le PLQ et le de coupage de la carte électorale ont froisse bien des susceptibilités dans les villages de Sainte-Anne.Le candidat unioniste.Pernand Brais, qui avait drainé NICOLE BEAUCHAMP 16 pour cent du vote en 1976, rumine encore sa rancoeur.In lerpelle par les libéraux du coin cet ete et fortement tente de passer aux rouges parce que l'UN se mourait, il fut éconduit comme les autres aspirants candidats par la direction du PLQ.Il redéplie donc ses bannières «avec Brais.c'est vrai», parce que ne à Pointe Saint Charles ou s'agglomère près du tiers des électeurs.Il a apprête la revanche d'amour propre de Rock LaSalle à la sauce locale, via le canal i) qui reserve du temps d'antenne aux candidats du sud ouest de Montreal.«J'y ai dit que le parachutage de M Polak est à l'ima ge de M.Ryan.Celui ci nous snobe II n'y a personne d'assez bien dans le comte pour devenir depute libéral.»' L'organisation libérale s'est empressée de panser les plaies en convoquant une sorted'assem-blée de ralliement.Mais l'aspi rant candidat Raymond Allaire de l'Ile des Soeurs \u2014 surnom niée «le rideau d'argent» \u2014 a boudé la séance photographique de poignées de main entre ses rivaux verdunois pareillement evinces et Maximilion Polak.Celui-ci sprinte pour vendre sa bonhommie: «Il me faut montrer mon visage le plus possible, aux coles de ma famille, car les gens raffollent de ces contacts personnels.» Porte à-porte, pied de grue aux stations de metro le matin, etc.une de ses blagues fait mouche: «Je suis le futur Claude Charron du PLQ!» Cet avocat bilingue de 50 ans, v enant de Côte Saint-Luc, promet «d'être disponible, présent et toujours à l'écoute des problè- mes du comte».Le depute sortant Jean-Marc Lacoste capitalise sur ce parachuta ge d a n s sa publicité: «un gars de chez nous», «dans Saint Anne le depute c'est un gars du comte et on veut le garder».A vrai dire, il bat campagne depuis cet automne.D'abord pour apprivoiser les nou\\ eaux élec leurs que le recoupage de Sainte-Anne a ravis a Verdun en prolongeant le comté vers le centre de cette municipalité.Le rattache ment à un «pauvre» en a mécontente plusieurs.Puis de janvier a la mi-mars, le jeune député a propagé le slogan «toujours plus» parce que dans une large mssurc le vote exprimera le degré de satisfaction de la population a l'endroit des gestes accomplis pour régler ses problèmes.Ceux-ci se concentrent autour du chômage et de l'habitation, si l'on excepte la classe aisée de l'Ile des Soeurs.MM.Polak et Lacoste y vont des engagements et des options de leur parti en passant par la restauration urbaine, fer de lance pour stopper l'exode des jeunes qui entraîne à son tour des fermetures d'écoles.MICHEL GIRARD Pendant que Guy Tardif se vante d'etre «l'actif de Crémazie» en rappelant ses nombreu :ses réalisations locales.Gilles Perron, ave.l'aide du députe fédéral Thérèse Killens, tente de démontrer (pic le depute pequiste inclut dans rson actif personnel» tous les projets réalises dans le comte avec des fonds du gouvernement Fédéral.Le v rai progrès avec les libéraux, selon Guy Tardif, c'est «avancer en arrière» Et rester forts au Québec pour les péquis tes.selon Gilles Perron, c'est \u2022«grimper vers le bas avec l'indé Ipendance».Bref, les deux principaux candidats s'amusent depuis le début de la présente < am pagne électorale à se donner mutuellement des «taloches» verbales qui n'auront vraisemblablement pas tellement d'influence sur le résul tat du vote le 13 avril si l'on se fie aux réactions de plusieurs électeurs rencontres par LA PRESSÉ.Une chose est certaine- ! % « 11 Dans ce qui a toutes les apparences d'une capitula tion devant le groupe Noranda la société BC Resources a annon cé hier qu'elle ne modifierait pas son offre initiale d'achat de ' MacMillan Bloedel.La BC Resources, société d'investissement contrôlée par le gouvernement de la Colombie-Britannique, a tente de prendre le contrôle de l'importante socié té forestière en offrant $46 l'action pour chacune des 6 '2 millions d'actions de MacMillan (Bloedel.Dans un geste surprise, le groupe Noranda, de Toronto ?annonçait fin mars qu'il était lui »aussi intéresse a acquérir Mac-; Blo, et qu'il offrait $5(i l'ai tion Mercredi dernier, BC Resources «répliquait en offrant également S\")»i Avant-hier, enfin.Noranda contre -attaquait à son tour avec une offre de $62 L'offre de $56 de la BC Resources, toutefois, n'a pas encore été ^officiellement transmise à la Bourse de Toronto, de sorte que, techniquement, c'est toujours l'offre originale de .s i qui doit et re « ompa réc à celle de $62 de Noranda Dans les circonstances, la BC Resources n'est plus dans la lutte, D'autre part, en annonçant jeudi soir qu'il n'avait plus l'intention de s'interposer entre Noranda et MacBlo, le gom erne ment de la Colombie-Britannique donnait pratiquement le feu vert a Noranda dans cette affaire.Le premier minis! re de la province.Bill Bennett, n'avait pas caché ses réticences, il y a deux ans, lorsque Domtar «*t les «Investissements Canadien Paci-¦ fique .i\\ aient tente de prendre le contrôle de MacBlo.Domtar investira $210 millions en 1981 Le groupe Domtar entend consacrer $210 millions en immobilisations au cours de 1981.Ce chiffre ne comprend pas les investissements relies à l'ac (juisition éventuelle d'autres entreprises.En 1980, les dépenses eapital de l'entreprise ont atteint $117 millions.c « Environ la moitié des (210 millions sera consacrée au maintien de la capacité actuelle de production, tandis que le reste servira a améliorer les produits, à augmenter la capacité de production, et à implanter des programmes de réduction des coûts, indique le rapport annuel de la Compagnie, publié hier à Montréal, à Le document indique par ailleurs que les ventes de Domtar frisent $1.7 milliard en 1980, contre $1.5 milliard en 1979.L'actif lotal a par ailleurs franchi le cap du milliard de dollars au cours de l'année, pour s'établir en fin d'exercice à $1.2 milliard, contre $î)77 millions un an plus tôt.Par contre, on note un léger recul des benefices nets, qui passent de $97.il millions en 1979 à $94.6 millions en 1980.Les dirigeants de la compagnie attribuent cette diminution ii deux cléments: d'abord, une perte nette extraordinaire de $2 millions, découlant du coût de la fermeture de l'usine de papiers fins au Royaume-Uni; ensuite, une perte de bénéfice évaluée à $12 millions (avant impôts) at-tribuablc à trois arrêts de travail en Ontario, et deux dans des scieries québécoises.La société estime que sans ces deux pertes, le bénéfice net aurait atteint (103 millions, soit S pour cent de plus qu'en 1979.» I La majorité des revenus de JDomtar proviennent des papiers Vins (26.4 pour cent des ventes [totales), suivis des cartonnages ;ondules et cartons pour boites [(13.2 pour cent), du papier journal et du papier impression (Il '.pour cent).ET FINANCES A 15 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 4 AVRIL l 98 i Croque-Bec, restaurant pilote à Terre des Hommes.CROQUE-BEC photo Pierre McCann, LA PRESSE Concept repris par l'épouse du fonctionnaire chargé du projet Le projet de fast food que becois Croque-Bec piétine depuis près de deux ans, même s'il doit maintenant voir le jour bientôt Pourtant le concept n'avait p.is sombre dons l'oubli Comme on pouvait le penser-lin janvier 1980 était incorporée a Ottawa une société Kapi Bec qui créait une filiale Tourne bee qui ouvrait à son tour un MI1CHEL ROESLER_ comptoir aux Terrasses, rue sic Catherine a Montréal.L'apparition de ce petit restaurant qui sert du fast food québécois, en soi pourtant assez banale, devait provoquer une agita tion dans le monde de la restauration qui n'est pas prête d'être calmée.Il se trouve que Tournebec.\\ la Rapi Bec, appartient a Mme Yvonne Samuel, associée à Me Michel Fontaine.Or Mme Sa muel n'est autre que l'épouse de M.Antoine Samueli.directeur de l'Institut de Tourisme et d'Hôtellerie du Québec.Me Michel Fontaine fait, par ailleurs, partie de plusieurs autres affaires dans lesquelles la famille de M.Samueli est impliquée M Antoine Samueli es! un haut fonctionnaire du ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme.Après le mini sommet sur le tourisme, à Sherbrooke à l'automne 1978, il recul pour mission de développer des recettes de fast food québécois C'est ainsi que naissait à l'été li)7î).le projet pilote Croque -Bec à Terre des Hommes.Son succès fut remarquable et le gouvernement du Québec confia à l'Association des restaurateurs le pro jet de création d'une chaîne de néo restauration québécoise qui porterait le nom de Croque-Bec.L'apparition du comptoir Tournebec.établie selon des critères analogues au moins dans la conception, souleva beaucoup d'émotion, dans le monde de la restauration, au point que M.Michel Moreau, responsable du projet a l'ARQ, alerta le 18 jan-vierdernier le ministre Duhaime Celui-ci rejoint hier par LA PRESSE, confirma cette démarche et ajouta qu'a l'examen de la plainte il confia aiiNsitot le dossier au ministère de la Justice pour qu'une enquête soit Immédiatement ouverte.Cette enquête doit montrer s'il v a ou non conflit d'intérêt dans cette affaire, de verifier, en t;ut.s'il v a un rapport quelconque entre la direction de PITHQ et Tournebec M.Michel Moreau pose la question: «Y a t-il un rapport entre certaines lenteurs administratives et l'ITHQ?» «Les résultats de l'enquête en cours vont nous le dire.» Interrogé par LA PRESSE, M.Antoine Samueli rejette ces aile gâtions.Selon lu», il ne se trouve absolument pas en conflit d'intérêt Tournebec ne lui appartient pas.Seule sa femme possède de** intérêts dans t ette affaire.Ce qui n'a rien d'illégal compte tenu de s,i position de fonctionnaire du ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme De plus, précise-t-il, Toura< bec ne fait qu'exploiter un eon-eept et non des recettes spécifiques.Faire des plats québécois, a la façon fast food, c'est la même chose, dit-il, que pour MacDo-nald de vendre des hamburgers que détaille aussi Harveys ou d'autres chaînes.«Le produit offert par Tournebec n'est aucunement identique a celui de Croque-Bec», dit-il.Cela même si la présentation offre d'étonnantes similitudes Pour les restaurateurs, il ne fait aucun doute que Tournebec est un plagiat de Croque-Bec qui menace l'existence même du projet.A cela M Samueli repond qu'au contraire l'existence de Tournebec ne fail qu'aider a la promotion du fast food québé cois et que le succès de Tournebec rejaiilera naturellement sur Croque-Bec.Croque-Bec verra le jour l.e projet Croque-Bec verra l«- jour, c'esl officiel, a la fiii de l'été.La société esl formée et elle recevra ses lettres paternes ce lundi, (\"est ce qu'a declare a LA ournebec photo Real Saint-Jean, LA PRESSE Tournebec, à droite, aux Terrasses.Un petit air de famille.PRESSE, M Michel Moreau qui travaille sur ce projet pour le compte de l'Association des res taurateurs du Québec.Par ailleurs le protocole d'entente entre cette nouvelle société et le ministère de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme est prêt et n'attend plus que la si-gnature du ministre Duhaime.Ce dernier a d'ailleurs confirmé a I.A PRESSE qu'il allai» le faire dès que le document lui sera remis.Ce protocole prévoit la passa-tion des recettes et de la marqi \u2022 de commerce Croque-Be< M Y\\ es Duhaime a d'autre part precise que ce projet et ail admissible, dans le cadre de la Loi M.à laide au développement touristique.M Michel Moreau, de son Côté, a declare que Hi.*> membres (ie l'Association de^ restaura leurs du Québec ont manifesté de façon officielle leur désir d'investir $700,000 dans le projet Croque-Bec et (pie d'autres sont très intéressés Selon toute \\ raisemblam u l'affaire commencera par Ton \\ erture de deux restaurants pdo tes Tun a Montreal l'autre a Québec et se poursuivra, selon leur succès, par la distribution de franchises a tra\\er^ toute la pro\\ince.NOS PAGES GM hausse ses prix GM du Canada augmentera de 3,4 pour cent le prix de ses voitures moyennement équipées, et ce, à compter du I 3 avril prochain.Page A 16.Bientôt une Maison «légère» Apres Labatt et O'Keefe, !a brasserie Molson s'apprête à lancer une bière légère sur le marche québécois.Page A 16.Nourrir le Québec Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Quebec, Jean Garon, a dévoilé le document «Nourrir le Guebec», qui precise les objectifs de son gouvernement en auto-approvisionnement.Page A 17.La France: un modèle La France, entre 1 952 et 1 974, a multiplié par deux fois et demie le pouvoir d'achat du salaire horaire moyen de ses travailleurs.Page A 22.À éviter en avion léger Au cours de 1 980, pas moins de 78 accidents d avions sont survenus à cause du mauvais temps.Page A 22.Les chantiers maritimes Plus de la moitié des chantiers maritimes du Canada manqueront de contrats avant la fin de l'année I 98 1.Page A 22.Impact sur Hydro-Québec Cinq decisions du gouvernement Levesque risquent d'avoir un impact assez grand sur Hydro Quebec pour qu elle ait a reviser son plan d investissement de $55 milliards et à redéfinir sa place dons l'échiquier économique québécois.Page A 17.St.Joe Minerais Les administrateurs de St.Joe Minerais ont approuve hier une entente prévoyant la fusion avec Fluor Corp.Page A 16.Indices NEW YORK: 1007.11 TORONTO: 2374.23 MONTREAL: 399.53 -1.90 -0.98 +0.44 CANADIEN -8/100 84,43 SELON LE PRÉSIDENT D'EUROCANADIAN SHIPHOLDINGS Le temps est venu de rapatrier la flotte secrète de haute mer canadienne «L'idée d'une marine marchande canadienne de haute mer est comme un superbe sé- FRÉDÉRIC WAGNIERE rie B, on est un peu amusé la premiere lois, mais on n'a pas envie de le revoir pour la qua trième fois ù la télévision.» a déclaré M.James A Powell, chef de la distribution de Crown Zellerbaeh Canada à la conférence sur les transports du FJ nunvinl Post.Ii estime que dans les circonstances actuelles, le Canada serait mal servi par sa propre flotte qui risquerait fort d'entrainer des coûts supplé- mentaires pour l'économie canadienne.M.Powell répondail ainsi a M.Frank Narby.président de Kuro-canadian Shipholdings, qui estime que le temps est venu de rapatrier la flotte de haute mer canadienne \u2014 la ISe au monde avec un tonnage de huit millions de tonnes \u2014 et qu'elle batte pavillon canadien.M.Narb) estime que cette flotte fait fausse route.Ce n'est pas seulement qu'elle ne bat pas pavillon canadien, ni qu'elle n'emploie pas des marins canadiens, ni encore que ses ports d'attaches -ont mal Mtuev C'est le fait qu'elle est une flotte secrète qui fausse le problème Depuis trente ans.la politique canadienne est contre la creation d'une marine de haute mer.sous prétexte qu'elle ne serait pas rentable Cela n'a pas empé che les Canadiens d'investir dans une flotte de haute mer qui bat des pavillons de complaisance et qui emploie des marins étrangers.M.Narb\\ estime que cette flotte doit maintenant être re connuc com me canadienne Pour réaliser cela, il faudrait réduire les impôts sur les navires de haute mer a zéro\u2014 c \"est bien ce qu'ils payent maintenant \u2014 et arriver à un accord avec les syndicats pour que les salaires des marins soient comparables avec ceux des autres Hottes marchandes au monde Cela ne coûterait rien au Canada et les bénéfices sciaient d'à voir une flotte qui est au service des besoins canadiens comme la Hotte japonaise est au service des industries sidérurgiques et automobile au Japon.M.Powell a répondu a M Narby qu'il ne pense pas que les arguments de nature économique soient en faveur d'une flotte canadienne de haute mer et qu'il craint qu'une flotte nationale amène tôt OU tard a un système de préférence en laveur des navires canadiens qui nuirait aux industries exportatrices.Il tient axant tout a a\\ oir la liberté de choisir les navires qui conviennent le mieux ses expeditions et il pense qu'une politique nationale qui n'est liée à de saines notions de rentabilité ne petit pas résoudre le problème et que la creation d'une flotte nationale risque de créer quelques milliers d'emplois en mettant en peril les centaines de milliers d'emplois qui dépendent d'une politique libérale des transports. A 16 ÉCONOMIE ET LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI A AVRIL 1 981 Coalitions: plus lourdes réclamées OTTAWA (PC) Le tfou-vernement Fédéral devrait imposer des amendes plus lourdes j ceux qui contreviennent à la Loi relative aux enquêtes sur les coalitions.C'est la du moins la principale n commandation d'un rapport intitule «l'efficacité de la politique de concurrence au Canada de I960 a 1975» qui a ete rendu publie hier par le ministre de Consommation et Corporations \u2022 anada, M André l luellet.Selon l'auteur de l'étude, M Paul Gorecki, la politique de concurrence du gouvernement y anadien est loin d'avoir atteint son potentiel et elle serait de plus à revoir dans plusieurs secteurs.Outre une augmentation des amendes, M.Gorecki recommande que l'on réaménage le partage actuel des responsabili tes en ce qui touche l'application de la Loi.Si elles étaient appliquées, de telles reeornmanda- tions auraient pour effet se stimuler la concurrence entre les entreprises canadiennes, ajoute t-il.Selon l'étude, des quatres »»r ganismes chargés de l'application de la Loi sur les ( oalitions ont des façons différentes de calculer l'efficacité de la législa tion sur ces pratiques commerciales illicites Aussi il demeure extrêmement difficile de fournir un tableau d'ensemble de lappli i ation de la loi souligne !«\u2022 i ap port puisqu'à divers ni\\ eaux, il y a eu a la fois des progrès et des reculs.Rappelant que c'est du rote des amendes et dos recours possibles poiir le gouvernement que les lacunes de cette loi étaient le plus marquees M.Gorecki ne dev rail pas manquer de souligner que.sans les changements requis, i! était inutile que l'on s'acharne à trouver des infractions en plus grand nombre ou plus i apidement.Trudeau discutera du problème de fourniture d'uranium à la Suisse Molson s'apprête a lancer une «légère» BERNE (AFP) \u2014 Le problème des fournitures d'uranium canadien a la Suisse bloquées depuis iîi77.figurera en bonne place dans les entretiens qu'aura M.Pierre Aubert, chel de la diplomatie helvétique fin avril a Ottawa, avec le premier ministre canadien, Pierre Elliott Trudeau, bien qu'il ne soit pas question de signer l'accord préparé en 1979 en vue de lever l'embargo canadien, estiment la plupart des observateurs a Berne Le gouvernement Trudeau.traumatise par l'explosion atomique réalisée par l'Inde en 1971 grâce a la technologie canadienne mais a Pinsu d'Ottawa, avait exigé de la Suisse des garanties concernant la reexportation de matériaux nucléaires sensibles, qui allaient bien au-delà des règles du traite de non-proliferation nucléaire.SOUS la pression de l'opinion, qui S'insurgeait contre «le droit de Veto» canadien, les autorités fédérales ont pris finale nient le parti de laisser le dossier en sommeil.Rien n'est apparemment changé dans l'attitude du gouvernement suisse II lui parait urgent d'attendre depuis que d'autres pays \u2014 on cite l'Australie \u2014 sont disposes a livrer à la Suisse a des conditions plus libérales l'uranium dont elle a besoin, notamment pour le fonctionnement de ses centrales nucléaires Celles de Goesgen et Leibstadt seraient prêtes a se séparer des producteurs canadiens Les 853 tonnes d'uranium gelées par Ottawa leur étaient destinées D'autre part, les États-Unis qui.sons Carter, avaient manifesté leur contrariété devant les exportations suisses vers le Pakistan ou la vente d'une usine d'eau lourde a l'Argentine, pourraient se montrer plus souple sous l'administration Reagan.Selon les observateurs a Berne le Canada pourrait donc être incité lui-même a adoucir ses exigences M.Aubert visitera officiellement le Canada du 1'.*» au 30 avril.Apres ses deux grands concurrents, Labatt et O'Keefe, la brasserie Molson s'apprête a lancer a son tour une bière légère sur le marché québécois.Le produit a ete présente a un groupe de représentants de la compagnie, hier, a Montréal.Molson commercialise deja une «Molson légère» sur le marelle «anadien anglais.Le produit est plus faible en calories et en teneur d'alcool ( 1 au lieu de ô pour cent i que les bières ordinaires; a part certaines bières importées, le marché québécois n'offre qu'une seule bière titrant à plus de \u2022> pour cent la ¦ 1 fcrador» de Molson.La brasserie aurait pris la decision d'attaquer le marche des buv eurs de «légères» à la suite du succès de la «Labatt légère».Dans les semaines qui ont suivi son lancement < e produit est aile dénicher une tranche de 2 pour cent du marché, et réussit a s \\ maintenir solidement depuis, performance qui.compte tenu des critères reconnus sur le marche de la bière, constitue un suc ( es de marketing.A peine quelque- semaines plu- tard.( l'Keefe outrait c.son tour dan- la danse en produisant une «Carlsberg légère» Forte hausse des prix de gros aux USA Washington (d'après APj \u2014 Les prix de gros américains ont augmenté a un taux annuel de 16.2 pour cent au mois de mars c'est l'augmentation la plus forte depuis juillet dernier et reflète avant tout les hausses des prix des produits pétroliers et des aliments Les produit- énergétiques ont connu une hausse de prix de 6.1 pour cent en mars alors que les prix des fruits et des légumes ont augmenté de 19 pour cent Cet indii e donne une bonne idée de l'évolution des prix au niveau de la consommation dans les moi> a venir Peu de plaintes contre la concurrence japonaise GM et Ford: progression des ventes Les concessionnaires de General Motors Canada ont livre 53.090 voitures de tourisme et camions pendant le mois de mars, ce qui représente une forte augmentation de 13.3 pour cent par rapport aux ventes de février qui avaient été de 37.048 unités, a declare hier Richard M Colcomb, vice-president et directeur général des ventes de la société.Les livraisons d'automobiles de tourisme se sont chiffrées à 10,081 unités, soit 6.4 pour cent de moms que les niveaux atteints en mars 1980.qui étaient de I2.M'« Les livraisons de camions ont été de 13.009.soit 2,009 unites de moins qu'en mars 1980.Par ailleurs, les ventes de camions et d'automobiles de Ford du Canada pour le mois de mars ont totalise 2-1.1':** unites, en nette augmentation par rap- \u2022 rt aux ventes de février qui étaient de 17.452.et seulement intérieures de 9.8 pour cent par rapport aux 2.hH4 unites vendue- en mar- do l'année dernière.Les ventes d'automobiles pour le mois ont atteint 11.811 unite-, soit 13.8 pour cent de moins que les 17.1!»:J unites vendues en mars 1980.Les ventes de camions ont été de 9.427 unites, -oit 2.7 pour cent de moins que les 9.691 camions vendus en mars L980.GM hausse ses prix OSHAWA \u2014 Une augmenta tion du prix de .1 \\ pour cent sur les véhicules 1981.moyennement équipes, entrera en vigueur le 13 avril a annonce hier M J.R.Rinehart president de G M Canada.Ce prix ne comprend aucune taxe Le prix au detail suggéré pour les modèles Chevet te.Acadian et T1000 ne changera pas.Le programme de protection continue sera maintenu -ans trais supplé- mentaires pour lesdits modèles, et ce.jusqu'au 31 mai 1981.Toutes les commandes pour les autres modèles GM d automobiles de tourisme et de camions légers placées avant le Pi avril, sennit honorées au prix actuel.M Rinehart a dit que «malgré l'augmentation en Heche du prix de rev ient des matériaux et du i OÛt de la \\ ie qui dépassent maintenant dix pour cent, nos \\ a dix ans.en terme d'heures de travail nécessaires pour effectuer l'achat».«General Motors Canada, leurs concessionnaire- et leur filiale financière.General Motors Acceptance Corporation of Canada, continueront a oîîrir un taux special de financement de 14.2 pour cent aux clients, et ce.jusqu'au 30 a\\ ri 1 1981 Les administrateurs de St.Joe Minerais approuvent la fusion OTTAWA (d'après PC » \u2014 Le Canada, les Etats-Unis et les autres pays industrialises ne dev raient pas se cacher derrière des barrières protectionnistes érigées contre la concurrence japonaise.M Arthur Dunkel.directeur général du Cut t a exprime ces vues hier au nom des m» pav - qui font partie de l'orga- nisation et il préconise que .es pays oc< identaux émulent l'exemple japonais en essayant de t et ire mieux que la compétition dans les secteurs clé Les paj -industrialises sont inquiets de la concurrence japonaise, mais le nombre de plaintes formelles laite- auprès du Gatt n'est pa -très élevé, a dit M Dunkel Un financier arabe veut acquérir le groupe Hyatf NEW YORK (AP) \u2014 Les administrateurs de St.Joe Minerais Corp ont approuve hier une entente prévoyant de fusionner cette société et Fluor Corp.moyennant une transaction de Si.24 milliard comprenant un paiement en espèces et un échange d'actions.Cette fusion est destinée a empêcher ia compagnie montréalais»' Seagram de mettre la main sur St.Joe.Selon l'entente annoncée mardi dernier.Fluor, société Internationale de construction et d'études techniques, acquerrait 15 p.c des |6 millions d'actions or- Suipetro possède 92 p.c.des actions de Candel Oil CALGARY (PC) \u2014 Suipetro a terminé hier l'achat de H2 pour cent des actions ordinaires Candel Oil acquises de Si.Joe International Petroleum Corp pour S545.9 millions.La transaction comprend 12,254.200actions Candel au prix de S44.55 canadiens l'unité Kathie Kraux.directeur des relations publiques, a dit que suipetro se proposait d acquérir les huit pour cent restant d< -actions ordinaires Candel au même prix unitaire.Suipetro est une société pétrolière et gazière canadienne indépendante dont le siège est a Calgary.Elle fait des travaux d'exploration et de mise en valeur au Canada, aux Etats-Unis et dans le inonde dinaires en c irculation de St.Joe.au prix unitaire de $60 Cette transaction serait suit ie d'une operation de lu-ion non imposable par laquelle les actionnaires de St Joe recevraient 1.2 action ordinaire Fluorfcontre une action ordinaire Si Joe Le- administrateurs de Fluor devraient se rencontrer aujourd'hui en Californie pour examiner 1 entente de fusion.St.Joe e-t l'un des plus grands producteur- de plomb et de zinc aux Etats-Unis et a d'importants intérêts flans le charbon.Fluor détient aussi des intérêts dans le charbon et est engagée dans des travaux de forage pétrolier- et gaziers a contrat.Le mois dernier.Seagram a\\ «iir offert de racheter st Joe à S45 l'action, soit a un coût de sl'.U milliards.St.Joe avait aussitôt declare que la proposition était \u2022 nettement insuffisante».Le millionnaire arabe Gaith Pharaon a depose hier une offre d'achat visant a ai quérir toutes les action- ordinaire- di.groupe Hyatt International, une de- plus importante- eh aines hôtellières au monde La tran- - u tion proposée par M Pharaon lui donnerait le contrôle absolu.par l'intermédiaire d'une nouvelle société, sur Hyatt International Les actionnaires de la chaîne ci hotels ta l'exception d'Intere-dec USA.corporation contrôlée par M Pharaon et qui détient déjà un bloc de Pi pour c ont d ac- tion* » se v oient offrir $30 améri i ains l'action.L'offre de l'homme d'affaire arabe est évaluée a \u2022>.\")?> 6 millions: ce chiffre exclut évidemment le bloc d'actions d'Intere-dec Le prix offert par M Pharaon e-t nettement supérieur : une offre antérieure de $22, de-posée par le groupe Pritzker je 23 mar- aux actionnaire* minoritaires Le groupe Pritzker contrôle 7i pour cent de Hj att et deja fait savoir - au delà des questions d'argent.cette mesure pose» la question (Je l'autonomie de la sociétéd'E- tat.Le ministre Pari /eau i« en effet dévoilé l'intention de son gouvernement de faire augmenter les prix de l'électricité pour qu'ils suivent ceux des autres formes d'énergie pétrole et Les revenus que permettront des hausses accélérées seraient récupérés par l'Etat! Le conseil des minis! res, qui fixe les prix de l'électricité se placera donc en con flit d'intérêt: il sera mal place pour de terminer les prix serei nement en fonction do sa politique énergétique, quand planera au même moment la tentation de garnir les coffres de I Etat Il faut rappeler à ce sujet que .\"> 1 à 51 pour cent de 1965 à 1976.I $15 milliards pour se nourrir Tout en indiquant que le secteur de l'agriculture, des pêches et de l'alimentation repose sur un marché très important, ce document prévoit qu'en 1985 et 1990.les Québécois dépenseront pour se nourrir $10 et $15 milliards, alors qu'ils en avaient consacré $7 milliards en 1979.«Aussi, la valeur ajoutée par l'agriculture, la pêche et l'industrie de l'alimentation et de la boisson sera trois lois plus éle\\ ee en 1990 Elle atteindra alors les $ milliards Le maintient de la ferme familiale comme moteur de la production agricole québécoise apparaît au nombre des défis a relever qui sont défi nis dans le document «Nourrir le Québec Mais, cette ferme familiale, on la définit davantage méca nisée, mieux organ! sée tout en rappelant quelle fera appel à des connaissances plus spécialisées On prévoit également que les besoins en crédit s seront encore importants et que les prêteurs devront faire face a des défis nou\\ eaux com me le développement de nou\\ elles productions où le risque est plus élevé.Question de langue Plutôt que de multiplier les tracasseries et d'imposer aux petites et moyennes entreprises ( PME ) qui tentent de mettre sur le marche des produits alimentaires, le gouvernement de \\ rail créer un office de commercialisation pour aider les PME a conquérir une part enviable du marché.Ces tracasseries, elles ont été, a soutenu le vice-president du groupe Métro Richelieu.Gaétan Fri-gon, à l'origine des déboires d'une petite entreprise qui.il y a quelques années, a mis sur le marché des palourdes d'une qualité exceptionnelle mais qui a été incapable de les écouler pane que l'Office de la langue français.-, qui tolère que des palourdes mises sur le marché par des firmes japonaises soient vendues SOUS ce nom.l'a forcée a les vendre sous le nom de «chair de mye».«Pendant que l'on s'arrac he les palourdes japonaises, des palourdes québécoises s'entassent dans l'entrepôt de cette société qui, comble de l'ironie, n'aurait sans doute jamais vu le jour si une aide financière substantielle ne lui avait pas été octroyée par le gouvernement québécois d'affirmer M.Prigon qui a déclare que les normes tatillonnes auxquelles doivent se plier les firmes québécoises étaient par licitement responsables de la mainmise des firmes étrangères sur le marché québécois de l'alimentation.Cette mainmise tient aussi, a soutenu M.Prigon, à l'insouciance des producteurs québécois qui.a son avis, ne connaissent guère les besoins du marche, disposent de ressources financières insuffisantes et ne sont pas familiers avec la mise en marche de leurs produits.«Le détaillant est soumis aux caprices d'une ( lientèle exigeante à qui il doit offrir des produits de bonne qualité.Si la qualité des produits offerts est douteuse.la clientèle s'éloigne et les producteurs y perdent, comme le détaillant.Il ne suffit, pour s'en convaincre, que de se rappeler les déboires des producteurs de cidre Les premieres bouteilles mises en vente dart s les marches d alirnen tation ont été si rapi dement enlevées que les producteurs ont cru qu'ils pourraient facilement écouler du Cidre d'une qualité inférieure.La cliente le n'a pas été dupe et le volume des ventes a chuté du jour au lendemain.» L'UPA D'autre part.Mario Dumais.directeur du Sen ice des etudes et de la recherche de l'Union des produc leurs agricoles, a souligné l'importance de la qualité des produits mis sur le marche, affirmant que celte lacune devait être corrigée sans retani car il y va de l'intérêt du producteur, du détaillant et du consommateur «Une autre latune doit aussi être corrigée.Cette lacune, c'est la disproportion de l'offre et de la demande: la production doit obéir aux besoins de la consom ma lion.Les éleveurs de porcs québécois ont perdu, l'année dernière, plus de .S70 millions pour avoir oublié cette vérité élémentaire»», de rap peler M.Dumais qui a été l'un des plus ardents partisans de la mise sur pied d'un plan conjoint de mise en marché de la viande de porc.«Un plan conjoint est.a peu de choses pres.identique a un contrat de travail car.s'il oblige les producteurs a se conformer à de- normes très sévères, il leur assure, en rc\\anche, un prix equitable pour leurs produits»», a soutenu M.Dumais qui voit dans ces ententes la planche de salut de l'agriculture québécoise.Le festival annuel de jazz NEW ORLEANS, LOUISIANA 7 au 11 mai (occ.double) Le prix comprend: tarif aérien, transfert aeroport/hô-tel, manutention des bagages, 4 nuits au luxueux Bourbon Orleans dans le quartier ôonçais, tour de ville, excursion en bateau-vapsur sur le Mississipi taxes, ser vice d'un directeur de toi r, Voyage Orbite LTr e 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cependant un pays moitié moins peuple qui devrait pouvoir lui aussi si*r vir de modèle tant il a su ces vingt-cinq dernières années améliorer le pouvoir d'achat (11- ses habitants.Il - agit de la France qui.entre 1952 et 1971 a multiplie par deux fois et demie le pouvoir d'achat du salaire horaire moyen de ses travailleurs.Dans les 24 années allant de 1950 à 19731e pouvoir d'achat moyen s'est accru, en France, de 5.30 pour cent chaque année (revenu réel inflation déduite montant chaque année de 5.30 pour cent par rapport à l'année précédente).Comme dans la même période la production intérieure brute a augmenté au rythme annuel, année sur année, de 5.5 pour cent, on peut raisonnablement dire que les Français ont obtenu une part equitable dans la repartition des fruits de la croissance nationale.Le problème français est d'autant plus passionnant pour les économistes nord-americains qu'il s'est produit dans des cou ditions tout-à-fait différentes de celles qui president a la conjoncture économique que nous connaissons aux Etats-Unis et surtout au Canada çaise que la population active, soit celle qui est sur le marche du tra\\ ail \u2014n'a pratiquement pas augmente pendant cinquante ans,de 1913 à 1963, soit environ 20,500.000 personnes.Ce n'est guère que depuis la décennie 70.que la progression de l'emploi s'est fait sentir, la stagnation des décennies precedents cachant des millions d'emplois agricoles perdus et remplaces par d'autres, dans les centres urbains Dans un fort intéressant ouvrage sur la croissance économique de la France.Louis Lagnace fait le point complet sur les facteurs de croissance de l'économie tran-( use depuis 1913.Scion une analyse de l'INSEE qu'il fait intervenir (Institut national de la statistique et des etudes économiques), organisme similaire à Statistique Canada, l'expansion de l'économie française entre 1949 et 1971 fait état d'un»' croissance annuelle de 1.7 pour cent entre 1950 et 1900 et de H pour cent ent re 19H0 et 1970.ce dernier taux étant supérieur a celui de tous les pays de l'OCDE à l'exception du Japon.Par contre, dans la période, la population active n'a augmente que de 1 pour cent (en s K L'automobile est un des secteurs importants de l'économie française puisque ce pays est considéré comme le quatrième constructeur mondial.25 ans ) (à comparer à environ 3 pour cent par an.au Canada ou près de 20 fois plus).En d'autres termes.dans les deux pays, lu masse salariale a fortement augmente pendant la période, mais pour le premier le nombre de travailleurs a peu monte, c'est le pouvoir d'achat qui a grimpe: au Canada le niveau de vie a moins monte mais les effectifs du marche du travail se sont considérablement accrus.La valeur du franc Un autre facteur de croissance peu orthodoxe qui ressort données de l'ouvrage est l'évolution du franc: avant 1914, le dollar américain équivalait a 5.19 Ira nés.Kn 1909.le morne dollar valait, en francs lourds.$5.18, laissant appa raitre une devalua- tion de 100 fois de la devise française.L'on comprend mieux ce résultat lorsque l'on jette un coup d'oeil sur les sta tistiques de l'ouvrage relatives à l'évolution de la masse monétai re française: sa croissante ferait frémir le gouverneur de la Banque du Canada et avec lui tous les adeptes de Milton Friedman pour qui l'ensemble des moyens de paie ment d'une économie doit AVANT LA FIN DE L'ANNEE Plus de la moitié des chantiers maritimes manqueront de contrats OTTAWA (PC) \u2014 Plus de la moi tic des chantiers maritimes du Canada manqueront de con t rats avant la fin de l'année 1981 parce que le fédéral tarde a renouveler son pro gramme d'aide a la construction navale.C'est du moins le cri d'alarme lancé par Henry Walsh, president de l'Asso ciation des chantiers maritimes canadiens, dans le plus recent rapport annuel de son organisme, rendu public hier.L'association regroupe quelque 17 chantiers maritimes au Canada et représente les trois chantiers du Québec, soit Davie.Marine Industrie el Nickers.Selon M.Walsh, en réduisant à 9 pour cent le taux des subventions fédérales à la construction maritime et en plafonnant à $75 millions le niveau de ces subventions pour une période allant jusqu'en 1982, la fédéral a crée une situation* menaçante» pour les chantiers maritimes «Il y aura très peu de crédits disponibles pour les nouvelles commandes pendant les deux ou trois pro-( haines années», rap- pelle M.Walsh, tout (Mi précisant que cette initiative du fédéral avait eu.depuis juillet dernier, des repercussions dramatiques dans les carnets de commande des chantiers.Le gouvernement s'est engage en juin 1980 à ce qu'un nou-veau programme d'aide soit mis en place, indique le rapport.Or.à l'heure actuelle, on ignore toujours quand auront lieu les consultations nécessaires a l'élaboration d'un tel programme.Kn 1980, le tonnage brut des nouvelles commandes fut de lis.700 tonnes, une baisse de 39 pour cent par rapport aux commandes de l'année précédente.De plus, souligne le document, plus de 9.\") pour cent de ces commandes nouvelles furent placée ^ clans la premiere moitié de l'année, a l'époque ou la subvent ion fédéra le élaii de 20 pour cent et non de neuf comme maintenant.Baisse de 35 p.c.En 1980.les chantiers membres de l'association ont livré quelque 18 navires totalisant 106,500 tonnes brutes.Ce tonna- ge représente une baisse de :i.\"> pour cent dans les livraisons par rapport a l'année précédente.Quant à la valeur monétaire des travaux de construction effect uée sur les chantiers canadiens, elle a atteint en I9S0 plus de S170 millions, une hausse de 20 pour cent sur l'année précédente.La part des contrats provenant du gou\\ ernement fédéral a double passant de t rois pour cent en 1979 a six pour cent l'an dernier mais la valeur des importa lions a pour sa part chuté de 13 pour cent.Le mauvais temps: principale cause des accidents d'avions légers La poursuite du vol malgré de mauvaises conditions climatiques, le manque d'expérience et de compétence du pilote et la préparation insuffisante du vol sont les principaux facteurs responsables des accidents dus au mauvais temps et impliquant de petits aéronefs._ GUY PINARD Voilà ce que révèle ?n rapport préparé par Transports- Canada et dont LA PRES-SK a obtenu copie.Au cours de 1980, pas moins de 78 accidents ont impliqué des aéronefs de toutes sortes et sont survenus à cause du mauvais temps.Trente-deux de ces accidents ont été mortels, entraînant la mort de i\\l pilotes et passagers.Depuis 1970, 104 personnes ont perdu la vie dans des circonstances similaires dans 394 accidents, dont 155 entrainant mort d'hommes.Une precision toutefois, le nombre de victimes comprend les 13 pas sagersqui ont perdu la vie dans l'écrasement d'un B-737 de la société Pacific Western Airways, à Cran-brook.Colombie - Britannique, en 1978, au cours d'une violente tempête de neige.Ce sont les vols privés récréatifs et les vols d'affaires qui sont les plus souvent impliqués dans ces accidents et qui causent le plus de pertes de vies humaines.Les 29 accidents survenus au cours de vols privés récréatifs ont causé 21 morts, alors qu'au cours des quatre années précédentes, les 117 accidents de ce type avaient entraîné 100 décès.Quant aux vols d'affaires, les six accidents ont fait quatre morts, alors que de 1976 à 1979, on avait enregistré 39 accidents et 31 morts.Notons qu'en 1980, les vols privés récréatifs représentent 71.1 pour cent du nombre total dus aux accidents, tandis que ce pourcentage s'établit a 15,4 pour cent dans le cas des vols d'affaires.Ces pourcentages pour les quatre années précédentes étaient de 64,6 et 21,5 pour cent respectivement.Kn 1980, les mois les plus «dangereux» ont été août et juillet, confirmant ainsi la tendance notée au cours des cinq années de Pécha n t i Donna ge.Janvier, avec un accident, et avril, avec deux, ont été les mois les plus sûrs, alors que sur l'ensemble de l'échantillonnage, c'est avril qui vient au premier rang, avec 17, suivi de mai, avec 21.Avec 20 accidents, le mois de janvier jie vient qu'au quatrième rang, derrière décembre.C'est au Québec qu'on a enregistré le plus grand nombre d'accidents dus au mauvais temps, avec 23.une augmentation de» 109,1 pour cent par rapport à l'année précédente.Les provinces des Prairies suivent avec 20.devant l'Ontario avec 15.Pour le total des cinq années, c'est toutefois la Colombie-Britannique qui vient au premier rang avec 100, suivie des Prairies, avec 84, et du Québec, avec 75.Des facteurs inquiétants?C'est en examinant de plus près les facteurs relevés par Transports - Canada pour expliquer ces accidents qu'on peut faire preuve d'une certaine inquiétude.Kn effet, le vol à vue poursuivi en dépit des mauvaises conditions climatiques, le manque d'expérience ou (le compétence du pilote, et la preparation insuffisante du vol permettent d'expliquer près de 08 pour cent des.accidents survenus en 1980 à cause du mauvais temps.Pour le total des cinq années, on constate que la poursuite du vol en dépit des mauvaises conditions climatiques est responsable de 53,8 pour cent des accidents, comparativement à 24 pour cent pour l'inexpérience du pilote, et a 25,0 pour cent pour la préparation insuffisante du vol.Il est bon de noter que ces trois facteurs ne sont pas les seuls, et que deux ou plusieurs facteurs peuvent expliquer le même accident, ce qui explique que le pourcentage peut être supérieur à 100 croître au même rvth-me que l'économie elle-même, c'est-à-dire de la product ion nationale.Or Louis Lagnace nous apprend que de 1910 à 1960 (quinze ans) la progression annuelle moyenne de la masse monétaire a atteint 35 pour cent environ soit 525 pour cent.A partir de 1900, jusqu'en 197:', inclus, la moyenne annuelle monte encore, soit pour cent, ou 551 pour < ent a ajouter encore.Ki l'auteur ajoute: Ne peut-on se demander si l'an roissc-ment de rythme (l'auteur veut parler du passage de 35 a 39 pour cent par an), après I960, n'a pas un lien avec l'inflation?».Les investissements Le secret du succès économique français \u2014 et c'est la ou il rejoindrait le phénomène japonais \u2014 semble se trouver dans Te norme croissance des investissements qui.de 10.3 pour cent du Produit national brut ( PNB) en 1950 (soit 15.9 milliards de francs sur un PNB de 111.2 milliards (en francs de 1956) sont passes à 26.8 pour cent en 1973 ( 193 milliards de francs sur un PNB de 719.1 milliards < en trancs de 1903).L'auteur, ancien haut fonctionnaire français au titre du ministère de l'Economie nationale remarque avec justesse que l'étude du passe mon-tre «la remarquable alternance de la consommation et de Pin-\\ estissement, en tant que facteurs de la croissance générale.» .Jusqu'en 1908.note-t-il.«on a semblé pouvoir considérer que.pousse par la ne< essi-té de preparer la France aux normes de produclix ité, c 'est l'investissement qui a constitué le fer de lance principal de son expansion».i \u2022 Apres 1908 c'est la; consommation qui a-pris le relais, ce qui,, d'après l'auteur montre la souplesse de Pappareil productif français.Malheureusement, I depuis 1975, première année de récession de] l'économie française, la cote n'est plus à i l'optimisme, la souplesse dont on vient de parler laissant place a des «rigidités»; qui posent bien des questions, y compris celle d'un dérèglement possibles des mécanismes.L'avenir de la Fran~| ce reste pourtant prometteur, l'auteur lui-même mentionnant qu'en 1973, des experts de l'Organisation de Coropération et de Développement économiques (OCDE) et du Hudson Institute (de New York).s'ac-| cordaient pour prédire à la France, si l'e volution antérieure se| poursuivait, le 3e rang mondial en 1985.quant au niveau de vie p a r habitant.étant precise que la notion de «niveau de vie» est prise ici sous sa forme économiquement la plus simple: quotient du PNB (en volume) par le nombre d'habitants.« ( Le grand problème pour effectuer ce.classement interna tional semble être celui des taux de change, qui ne reflètent que de loin l'eeo | nomie d'une nation mais plutôt ses activités vers l'extérieur: il suffit ainsi que le Canada emprunte aux Etats-Unis pour que notre dollar monte et aussi notre PNB établi dans les monnaies étra ngeres).LA CROISSANCE ECONOMIQUE par Louis Lagnace publie par Les Presses Universitaires de France, Paris.«.F Hardtop L'Entraide Economique de St-3runo Intérêts payés au 31 mai 80 Taux sujets à changement sans avis REER REEL RPDB Intérêt différé Ep.retraite collectif Epargne véritable Tél.: 653-8272 Coiteux Autos Ltée 5235, avenue Papineau, Montréal Tél.: 526-3363 Canada \t\t M*\t\t \t\t La distinction aura toujours sa place au soieii Voii.i pourquoi LASNIER vous offre, en plus d un produit de qualité, un service après-vente hors pair par une équipe hors pair.Informez-vous et vous sert/ d'accord avec nous La distinction pourquoi LASNIER0 505 rue Saint Jacques St Jean 866-7011 ou 347-3711 (!) ans.Mais il est bien capable d'avoir fixé lui-même la date de sa naissance, sans demander la permission a quelque état civil que ce soit.Il vit en Prance Mir une péniche attachée a un quai de Neuilly, le West island de Paris.Il a aussi un château au bord de la Dordogne.L'histoire récente de cette vieille ruine qu'il a rénovée à grands irais est assez représentative de ce qu'est Bernard Benson.Descendant d'évèques \u2014 chez les Anglais c'est possible \u2014 et de professeurs atisteres.il avait aussi une mere française aux origines hongroises.«Ça, c'est plus drôle», dit-il.Le château de Chaban, il l'a donné a des réfugiés tibétains, des Lamas.Parc e qu'il est aussi bouddhiste.Mais les vénérables moines ne sont pas attachés aux biens de la terre, ils lui ont rendu son (bateau, qu'il s'est empresse de leur rendre.Le tout doit faire travailler les notaires du coin.C'est y bete.hein?Pour Bernard Benson, il n'y a rien là de bizarre.Il n'est pas Intéressé a accumuler l'argent.Il veut seule- ment sen servir.Ses idées en économie sont assez, spéciales «Je suis une fosse septique, dit il.La merde rentre \u2014 l'argent \u2014 et je dois en faire sortir quelque chose de bien.» Ce bien, c'est celui de quatre milliards d'individus qui ne veulent pas mourir dans une guerre thermonucleaire.mais qui sont menés par environ deux cents Vie! lards égoïstes, assoiffés de pouvoir, insatiables et haute ment dangereux pour le genre humain.Bernard Benson, dans son livre, fait parler un enfant.Il en a une dizaine, bien à lui, mais il a.en plus, tous ceux du monde.Ceux qui veulent vivre, survi\\ r< Pour les puissants de la planète, il n'es! pas tendre.Mais il no veut pas trop en parler pare» qu'il veut les remontrer, il croit dans la communication.«J'aime les défis impossibles, explique t il.Une chance de réussir sur un million, c'est déjà très beat!, ça doit marcher.» C'est sur la grande trame de i ommunication qui lie tous les humains qu'il compte pour «faire éclater la paix».Bernard Benson ne se lait pas d'illusions, cependant.Les hommes resteront encore longtemps égoïstes, méchants.L'essentiel, c'est de les obliger a desarmer pendant qu'il en est encore temps, uniquement pour leur permettre de devenir plus sages.Encore faut- il pour cela qu'ils restent en vie.Pour couronner sa croisade.Bernard Benson a une idee.Si son livre est -i bien accueilli partout dans le monde, aux Etats Unis.en Prance, en URSS el ail ?m ^OMOBILEÀBV^ Automobile et Touring Club de Montréal L'ÀUTOPROTECTION Services aux voyageurs r Un super aide-voyage \u2022 Agence de voyages \"IATA\".Permis du Québec No 14877872-1421 \u2022 Tracés d'itinéraires personnalisés en Amérique du Nord \u2022 Guides de la route et cartes routières \u2022 Chèques de voyage sans frais Profitez aussi de notre service d'urgence de remorquage ou de dépannage, du service de protection aux consommateurs et d'assurances-voyage.tout le monde y gagne! i i i i i DEVENEZ MEMBRE BON DE PARTICIPATION t/iulllej ¦ ! 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