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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Le Magazine perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1981-02-21, Collections de BAnQ.

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[" UN GÉOGRAPHE «ÉTRANGER» NOUS RÉAPPREND LE SAINT-LAURENT «M Wê es Québécois con-naissent l'existence du Saint-Laurent, ils y sont attachés affecti-vement, mais ils se rendent compte qu'au fond ils n'en connaissent pas grand-chose, qu'ils l'ont perdu de vue.» Cette déclaration étonnante de M.Jean-Claude Lasserre (ci-contre) ¦ ne relève pas de l'intuition pure.n Géographe français venu au Québec une première fois en 1961, puis à nouveau en 1967, M.Lasserre a mis huit ans de recherches pour nous offrir un outil susceptible de remédier à notre ignorance indéniable, un passionnant ouvrage intitulé le Saint-Laurent, grande porte de l'Amérique, publié chez H.M.H.Je l'ai-rencontré lors de son récent SmÊf ' ¦WPS.ill I i passage à Montréal, afin qu'il nous raconte ce fleuve qu'il a découvert chez nous.\u2014 D'abord, pourquoi avoir choisi le Saint-Laurent entre tous ?\u2014 Cette histoire d'amour a commencé en 1959.J'étais étudiant et je commençais à me préoccuper de mon mémoire de maîtrise.J'avais envie de sortir de mon milieu.Lorsqu'on a inauguré la Voie maritime en 1959, il y a eu de nombreux re portages en France.Ça m'a intéressé J'ai obtenu une bourse du Conseil des arts et je suis venu en bateau.Ce fut le coup de foudre ! Après avoir rédigé son mémoire de maîtrise sur les conséquences de la Voie maritime, M.Lasserre retourne enseigner à Strasbourg.I! nous revient en 1967, à titre de pro fesseur à l'université de Montréal.Il se penche alors à nouveau sur «ce fleuve pas comme les autres», tel qu'il se plaît à le décrire.«En effet, le Saint-Laurent est un fleuve très riche, explique-t-il.Il a des fonctions précises auxquelles un géographe s'intéresse naturellement: d'abord, c'est un fleuve immense qui joue un rôle de coupure dans l'espace, pour employer un terme propre à mon métier.)e veux dire par là que le fleuve, à cause de sa largeur, sépare les habitants de ses deux rives en deux mondes différents.Certains historiens du XVIIIe siècle parlaient même de mentalités nordiste et sudiste! «Le fleuve a aussi joué le rôle de «grande rue» du Québec, une avenue le long de laquelle villes et villa- ges se sont établis, une rue principale fourmillante d'activités.«Mais la fonction fluviale qui me paraît la plus importante est celle de «porte continentale.» \u2014 Qu'est-ce que c'est ?\u2014 C'est la position unique du Saint-Laurent qui lui permet d'être ouvert à la fois sur l'Europe et sur l'intérieur du continent.Vu sous cet angle, il apparaît comme une voie idéale de commerce et d'immigration.Cette position privilégiée a fait de votre fleuve un acteur de premier plan dans votre développement économique et politique.Pour bien raconter ce fleuve, poursuit-il, il faut se remettre en mémoire toute l'histoire du, Canada depuis l'arrivée des blancs et même avant.puisque les Amérindiens se servaient du fleuve comme d'une voie royale.A ce propos, M.Lasserre rappelle l'histoire des fameuses guerres iro-quoises oui ont tant marqué les débuts de la colonisation.«Le fleuve était au centre de ces conflits, plus précisément l'accès au fleuve.Il faudrait modifier un peu ce qui s'enseigne dans les écoles et insister davantage sur l'origine mercantile de ces guerres.Il faut vous rappeler qu'au plan économique le fleuve a d'abord été l'instrument privilégié du commerce des fourrures que l'on évacuait vers l'Europe.Les Indiens en étaient naturellement les pourvoyeurs, vous le savez.Or, poursuit-il, les alliances Français-Hurons et Iroquois-Anglais résultent de circonstances géographiques et économiques.Quand les Français sont ar- rivés sur les bords du Saint-Laurent, ils ont pris contact avec plusieurs peuples, dont les Algonquins à Ta-doussac.Ceux-ci étaient déjà en conflit avec les Iroquois qui, installés à Montréal et à New York, contrôlaient les principales voies d'accès au fleuve, donc compliquaient considérablement les itinéraires pour le commerce des pelleteries.« Sans remonter au déluge, poursuit le géographe français, on trouve dans votre histoire de multiples exemples du rôle primordial qu'a joué le Saint-Laurent dans le développement du Québec.C'est facile à comprendre: vous avez un fleuve au gabarit exceptionnel dont la position est stratégique, un outil extraordinaire de commerce et de développement.Or, il y a ici deux popula-* \u2022 \u2022 ?\u2022 - \u2022 \u2022¦ 'A .¦ y- \u2014 ~- s % Tfoublie pas, Henriette, la salle de bain esl en haul.Et fais attention aux patins de Jeannol, CE FLEU wm Holiday Inn: le meilleur moyen de se reposer d'un long voyage.Nous faisons tout pour supprimer Tin-quiétude que vous pouvez avoir loin de chez vous.Pour que vous vous sentiez confortables et les bienvenus, tous les hôtels Holiday Inn au pays vous offrent les normes qui nous ont valu notre réputation mondiale: chambres spacieuses et bien éclairées, télécouleurs, lits doubles extralongs, stationnement gratuit pour les clients, piscines et saunas, service de garderie, plan familial \"Adolescents gratuitsr menus spéciaux pour enfants, casse-croûte, excellents restaurants et vaste choix de divertissements.Lors de votre prochain voyage, demeurez à notre enseigne.Nous vous faciliterons les choses.Pour réservations, composez sans frais: 878-4321 à Montréal; 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c'est-à-dire d'avoir pris le control* de cette porte et d'en avoir écarté la population française tout en la lais-sant sur place.C'est là l'astuce: il devenait inutile de déplacer la population vaincue puisqu'il suffisait de contrôler Montréal et Québec pour contrôler cette grande voie de commerce ^; d'immigration.«Aujourd'hui, poursuit M.Las-serre, on a tendance ici à considérer le fleuve comme un simple élément de paysage, un élément poétique qui inspire les écrivains et les musi ciens.On oublie, il me semble, le rôle vital qu'il a joué.Un autre exemple: l'histoire de la canalisation du fleuve a eu des incidences graves sur l'histoire, car elle a provoqué, en partie, la réunion des deux Canada en 1791.» M.Lasserre fait ici allusion au rapport Durham et s'étonne: «On a toujours lu le rapport Durham comme une affaire linguistique et culturelle alors que, si on le lit bien, on voit qu'il s'agit aussi d'une affaire géopolitique.On a fait l'union des deux Canada pour faire la canalisation du fleuve, ce à quoi le pouvoir politique francophone s'opposait violemment Les Québécois craignaient que les hommes d'affaires anglophones, à l'origine du projet, ne se servent des finances publiques à des fins privées.» A mesure que M.Lasserre nous révèle ce fleuve dans toutes ses dimensions, notre perception de la position du Québec au sein du Canada s'élargit «Au fond, et c'est ici le géographe qui parle, on sent encore plus la fameuse dualité canadienne quand on Russie des tzars, etc fppflllMMMl Commandez cette magnifique collection gratuite aujourd hui.Nous vous enverrons aussi d autres timbres pour approbation; achetez-en ou non et retournez le reste.gardes les 65 timbres gratuits' QUEBEC STAMP CO LTD CP 7300.Quebec.Que .Canada G1G 5E7 !?|i\"«r ti;\" \u2022 '\u2022 \u2022 'p \u2022\u2022»'! 1:111 ¦\u2022Hin«l|ii)ti< 'i,niiufii.i>i'|;.i| mm< \u2022 : nf ,îi: ! .* t., tf iVl'i .'t1?,«t!'t 'i, ;!mi,.B 1.\" » ' ' \u2022 , .\u2022 ' : '\u2022llll:.i\tSoulagement L rapide de la diarrhée Dr FOWLER\t C'est au début des années 60 que des péniches furent rachetées par des gens qui n'avaient nullement l'intention de devenir mariniers, mais qui les transformèrent en de luxueux appartements et s'installèrent là, en plein coeur de la ville sous le pont de l'Aima, au bord des quais de l'île Saint-Louis ou au pied de l'Église Notre-Dame.A cette époque, ceux qui vivent sur la Seine sont des marginaux, amoureux de Paris, qui ont trouvé la solution pour vivre dans les endroits de la ville qui leur plaisent sans avoir à rendre de compte à personne.C'est à partir de 1972, suite à une vaste campagne de presse, que le phénomène des bateaux-logements à Paris se fait mieux connaître.Sur les canaux d'Amsterdam, un millier de péniches sont habitées toute l'année.Cela n'a encore rien de comparable avec Hong-Kong, mais mille bateaux-logements ce n'est tout de même pas négligeable.C'est à cette époque que Françoise et Bernard achètent le Conexus et se lancent dans l'énorme entreprise qu'est l'aménagement de leur péniche qui, au départ, n'est qu'une immense cale de 600 m3.« Il a fallu plusieurs mois de travail avant de pouvoir nous installer à bord, dit Bernard.Nous avons commencé par percer des fenêtres, ensuite il a fallu isoler parfaitement l'épaisse tôle rivetée puis laisser un espace d'au moins 10 cm entre la tôle de la péniche et le mur définitif afin que l'humidité ne pénètre pas.« Quoi qu'il en soit, poursuit Bernard, les trois premières années, il y a toujours quelque chose à clouer, à scier ou à souder.Après un an de travaux, ça commence à prendre forme, les séparations sont faites : il y a deux chambres, un bureau, une cuisine avec un comptoir qui donne sur un immense salon dans lequel il y a une cheminée.Descendez les quelques marches, vous êtes dans le vestibule qui est une véritable serre.alimentée par des puits de lumière.Le tout représente une surface habitable de 200 m2.C'est un immense appartement, comme il est difficile d'en trouver dans Paris et encore moins sur les bords de la Seine.» Quant aux commodités, l'électricité est débitée en 24 volts par des batteries que l'on recharge régulièrement en laissant tourner le moteur de la péniche quelques heures tous les trois jours.L'eau courante est fpurnie par un réservoir de 10 000 litres.C'est un peu pour s'évader des bruits de la ville que Françoise et Bernard ont choisi d'aménager une péniche, pour vivre à un autre rythme.C'est vrai qu'une fois franchies les marches qui séparent le quai de la péniche, on entre dans un autre monde où l'on n'entend pas les voitures, tout juste un ronron que bientôt on oublie, bercé par le bruit de l'eau.DANIEL TEBOUL 5 m \\ ¦ - r r Kl r.' r TJ-: PSITT! .ET CE FUT UN MALOUIN! Tout le monde sait que Jacques Cartier explora en 1534 les côtes de Terre-Neuve et celles du Labrador.Or, baleiniers basques, morutiers normands et bretons exploitèrent bien avant cette date ces parages de brume, de richesses et de mystères.En font notamment mention Lescarbot, Charlevoix.et les jugements d'Oléron, code maritime qui jouit d'une grande vogue du Xle siècle jusqu'au XVIIe.Pour en rester aux Basques, le comte de Premio-Real, consul général d'Espagne au Canada en 1879, fit part à Faucher de Saint-Maurice d'un courant polaire qui vient se heurter sur l'Islande, et là, se divisant, frappe d'une part la côte du Labrador, aux environs de Belle-lsle, pendant que, de l'autre côté, il se dirige vers la baie de Biscaye.Mouvement elliptique, ce courant basque-canadien (jumelé à un courant atmosphérique) aurait favorisé la venue de marins basques sur nos côtes depuis des temps immémoriaux.Mais il n'en reste pas moins qu'en mouillant à Gaspé en 1534 Cartier introduisit la dimension souveraine de la prise de possession d'un territoire au nom du roi de France.Pourquoi François 1er désigna-t-il un Breton pour «descouvrir certaines ysles et pays où l'on dit au'il se doibt trouver grant quantité ,or et d'autres riches choses»?(La relation de 1534 indique un second objectif: la route de l'Asie.) Oui, pourquoi un Malouin plutôt qu'un Dieppois ou qu'un Fontarabien?Constatons simplement le rattachement alors récent de la Bretagne à la Couronne de France (1532)! Un second voyage en 1535 amène Cartier jusqu'à Montréal (Hochelaga).Pour le troisième, en 1541, une commission royale le confine au rôle de pilote.Le protestant Roberval supplante en effet le Malouin à la tête d'une grande entreprise de colonisation à l'embouchure de la rivière Cap- Rouge: Charlesbourg-Royal.C'est la première de trois tentatives de colonisation des protestants français en Amérique du Nord.Les deux autres étant celles de l'amiral de Coligny en Floride (1562-1567) et de Pierre de Monts en Acadie (1603).Trois tentatives, trois avortements: le burin de l'histoire nous enseigne que la bosse des affaires ne pouvait échoir aux huguenots français en matière de colonies de peuplement.Saluons pour terminer les trois voitures d'eau qui permirent à Cartier de planter sa croix sur notre morceau de planète.Pouvant porter jusqu'à quatre voiles latines, «les meilleurs voiliers qui soient sur mer», dit Furetière des caravelles, jaugeaient de 120 à 140 tonneaux.EDOUARD DOUCET À CHAQUE BISCUIT SA PERSONNALITÉ.Les Biscuits fins au blé ont un charme bien à eux.Leur bon goût de blé, leur saveur croustillante et leur forme mince ont l'heur de plaire à tous, minces pu grassouillets, petits ou grands.biscuits fins au blé Les Biscuits à la crème sure et ciboulette sont pour les gens très propres, qui de peur que la crème sure à la ciboulette ne coule du biscuit, préfèrent qu'elle soit incorporée à celui-ci dès la cuisson.iréet oulette Les légumes quand ils sont croustillants sont bien meilleurs.comme les biscuits d'ailleurs.Pas étonnant que l'on retrouve réunis dans les Biscuits fins aux légumes, ces deux atouts.un biscuit croustillant fait de légumes croustillants.n\\iaccs4ux Été 84.Québec, capitale mondiale de la voile.Amateurs et professionnels de la mer, bateaux anciens et modernes se sont donné rendez-vous sur les bords du Saint-Laurent pour commémorer le 450e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.Une fête nautique grandiose, voire supérieure à celle qui a eu lieu à New York en juillet 76 pour le bicentenaire des États-Unis! Mais comment est-ce arrivé?Pourquoi Jacques Cartier, toi le Ma-louîn, opiniâtre et discret, te fête-t-on?On! c'est bien simple! Tu le dois à des admirateurs soucieux parmi tant d'autres de redorer le blason d'un Québec maritime.Car, c'est bien de cela qu'il s'agit.Cet événement doit non seulement attirer les marins et les gens de l'extérieur, mais aussi les Québécois.Ces derniers prendront conscience plus que par le passé qu'ils appartiennent à «un pays d'eau».Après une série d'études qui dura près de deux ans, les gouvernements du Québec et du Canada ainsi que la Chambre de commerce et d'industrie du Québec métropolitain ont apporté leur soutien à la Corporation Québec 1534-1984.La grande fête de la voile est donc lancée.C'est par la voie des mers qu'aborda Jacques Cartier, à Gaspé, pour ensuite remonter le fleuve jusqu'à Québec à la tête de trois navires.C'est sur ce «boulevard maritime» que se déroulera le point culminant de la course des grands voiliers (Se:r%t-Malo-Québec) et de la course des voiliers de performance (Qué-bec-Saint-Malo).De toutes les rives du Saint-Laurent, on pourra observer et admirer ces magnifiques trois-mâts, ces «bêtes de course» toutes voiles dehors.Il y a un peu plus d'un an, la Communauté urbaine de Saint-Malo a accueilli une délégation composée des maires de Gaspé, de Saint-Jean de Terre-Neuve et de certains membres de la Corporation sous la direction de Jean Pelletier, maire de Québec.Les autorités de la cité ma-louine ont assuré les membres de cette mission de leur collaboration au projet Québec 1534-1984.La délégation canadienne se rendit en- suite à Londres pour rencontrer les responsables de la Sail Training Association, organisme international régissant les rendez-vous des grands navires-écoles à travers le monde.Le projet fut soumis à l'Assemblée annuelle et au comité technique de ia S.T.A.Cette association accepta officiellement de participer à l'événement et proposa un plan de course.Avant le départ de France, il y aura un grand rassemblement de tous les grands voiliers aux abords de Saint-Malo.Le ministre Yves Duhaime a laissé entendre qu'un voilier battant pavillon québécois pourrait ouvrir ce défilé.Ce navire servirait d'instrument de relations publiques et de promotion touristique d'ici 84.Par la suite, il serait utilisé pour la formation de cadets.On ignore pour l'instant s'il sera construit au Québec ou acheté tout simplement ailleurs, comme le sont la plupart des,grands voiliers étrangers (Eagle des États-Unis coi -truit en Allemagne, Kruzenhstem de l'URSS acheté en Allemagne).Signalons aussi que le Bluenose, construit en 1921 en Nouvelle-Ecosse, arborera le pavillon canadien.Le plan de course prévoit que le point de ralliement se fera à Halifax début juin.Avant l'arrivée finale à Québec, les trois-mâts feront escale dans divers ports du Saint-Laurent, dont principalement Gaspé.Cela coïncidera avec les fêtes de la Saint-Jean et du Canada.La population pourra visiter ces trois-mâts, peut-être monter dans les huniers et surtout discuter avec ces marins venus des quatre coins du monde.Même chose avec la ma-rine à moteur, puisque de nombreux bâtiments de la flotte canadienne et étrangère feront aussi partie du décor.Mais ce n'est pas tout.D'autres manifestations nautiques sont prévues pour honorer la mémoire de Jacques Cartier.Ainsi la Corporation Québec 1534-1984 a-t-elle arrêté un important programme de courses de voiliers de performance.Quatre épreuves où pourront se distinguer (on le souhaite) nos hardis navigateurs.Dernièrement, la Corporation a donné, au cours d'une conférence de presse, les premières précisions sur les règlements de l'épreuve maîtresse: Québec-Saint-Malo, la plus grande Transat à équipage, où s'affronteront une cinquantaine de yachts de course-croisière d'une longueur minimum de 40 pieds.La préparation de cette course-spectacle, au dire du président de la Corporation, |ean-Paul Massé, sera une merveilleuse occasion de faire parler du Canada, du Québec et du Saint-Laurent pendant les quatre prochaines années.En juin 84, se déroulera la 7e édition de la Transat anglaise en solitaire entre Plymouth et Newport (États-Unis).L'habileté des organisateurs, qui se sont assuré les services de Michel Etevenon, créateur de la Route du rhum, a été de concevoir une épreuve permettant aux champions de ramener leur bateau en course vers l'Europe, tout en se confrontant au plus haut niveau avec des superéquipages.Le parcours Québec-Saint-Malo devient donc une épreuve originale et complémentaire, comptant du même coup pour le championnat du monde des courses océaniques lancé dernièrement par l'Afipoco (Association fédérale internationale des promoteurs de courses océaniques) dont le Canada fait partie.Ce type d'épreuve, à l'heure actuelle, comme le précise Pierre Roy, mordu des courses au Yacht Club de Québec, attire les Tabarly, Birch, Weld et compagnie et sert en même temps de banc d'essai pour les monocoques ou multicoques, qu'ils soient prototypes ou bateaux de série.On a souvent fait la comparaison avec les épreuves automobiles de course est l'un des moyens, avec l'appui des médias, d'intéresser par contrecoup le public à la voile et, qui plus est, le nôtre, lui qui connaît mal les possibilités de navigation de plaisance sur le Saint-Laurent.Déjà une dizaine d'équipages québécois et canadiens ont déposé des demandes de participation pour cette compétition.Dans les prochains mois, on devrait être au courant des grands ténors de la voile qui acceptent de relever ce défi, dont il'itinéraire passera par Percé, les Iles-de-la-Madeleine, et sans doute Saint-Pierre-et-Miquelon pour finalement atteindre Saint-Malo.Soucieux de promouvoir la participation de barreurs canadiens à cet événement et d'associer en même temps l'industrie nautique de notre pays, la Corporation Québec 1534-1984 organisera une épreuve de quil-lards Challenge-Canada, de Toronto à Charlottetown, et des championnats internationaux de dériveurs et de planches à voile.Hé, Jacques Cartier, attends, ce n'est pas fini! Les flonflons et les lampions seront aussi de la fête.A> - DANS LE SILLAGE DE JACQUES CARTIER TAPIFS PEDUITS AUX INDÉSIRABLES ¦¦¦Mm DANS LE SILLAGE DE JACQUES CARTI Québec, Gaspé, Halifax et Saint-Malo, on s'empressera de vanter tes exploits, tes rencontres avec les Amérindiens, avec le chef Donna-cona et d'évoquer les fabuleux présents que tu rapportas au roi François 1er.De belles histoires à raconter qui serviront de toile de fond à des échanges et à des manifestations de toutes sortes.Même les communautés ethniques vivant au Canada seront invitées à participer et à découvrir notre patrimoine maritime.Être considérés comme des «gens de mer», voilà ce qui doit se dégager des contacts et des rencontres qu'auront eus les visiteurs avec notre population.Quand Jacques Cartier fit ses premières expéditions en Nouvelle-France, il faisait de la reconnaissance géographique, tout en étant toujours à la recherche de ce fameux passage vers l'ouest pour atteindre les Indes.C'est encore un peu le cas pour le plaisancier moyen.Près de 500 ans plus tard, notre Malouin serait déçu de constater que le fleuve n'est pas une zone de navigation de plaisance «agréable» pour ceux qui utilisent les bons soins d'Éole.Beaucoup disent parmi les plaisanciers, tel Paul-André Michaud, navigateur sur le Saint-Laurent, qu'en dehors de son aspect réservé au trafic commercial, cette voie d'eau est mal exploitée et insuffisamment mise en valeur pour permettre une navigation à la voile en toute sécurité.Tout le monde est d'accord là-dessus.Il faut doter le fleuve de nouvelles infrastructures pour favoriser la plaisance.Mais le dossier risque de prendre quelque retard.En effet, Ottawa veut obtenir juridiction sur un certain nombre de rives du fleuve, tandis que de son côté Québec interdit au fédéral toute cession de terrains attenant à ces rives.Si un consensus n'est pas rapidement trouvé, il sera difficile d'aménager les 4000 places de port, dont on a déjà besoin, entre Montréal et Rivière du loup.3000 d'entre elles devraient être concentrées dans la région proche de Québec r*ir être ensuite, après 84, réparties travers le réseau nautique.C'est aussi une croix sur l'installation d'abris ou de mini-ports de refuge aménagés tous les 35 ou 40 milles entre Québec et Gaspé.Or, comme l'indique Gaston Truchon, en ajoutant ces relais ou ces haltes avec ponton et services essentiels, la navigation de plaisance prendra des dimensions tout à fait différentes et permettra, tel qu'on le laisse entendre, un essor important.Et l'accueil sur la terre ferme?Comment absorber cette nouvelle marée humaine?On pense faire appel, entre autres, au système d'hébergement sur paquebot et chez l'habitant pour renforcer l'équipement hôtelier existant.Marcel Lan- dry, coordonnateur du projet au M.I.C.T., estime que cette fête peut être un moteur pour l'industrie touristique qui a besoin d'être consolidée.Une étude réalisée par le Marketing Management de l'université du Rhode island explique que la venue des grands voiliers à Newport en 76 a été l'événement touristique le plus important de l'histoire de cet État.Il en est résulté, selon les experts, des retombées économiques de plus de 15 millions de dollars en moins d'une semaine.Qui contestera à Newport son titre de Mecque de la voile en Amérique du Nord?Personne, évidemment.Pour notre part, on espère que ce projet donnera dès les années 81, 82 et 83 un coup de fouet à l'industrie nautique canadienne et québécoise qui commence déjà à «décoller».Et l'addition dans tout ça?Combien vont coûter les festivités de notre illustre navigateur?Six millions de dollars dont 50% seront financés par le secteur privé et 50% par le secteur public.Parmi les commanditaires de la première heure, il faut signaler I.B.M., Air Canada, Kodak, la Banque Royale et la Banque de Montréal.On devrait connaître sous peu le nom d'autres organismes ou compagnies privées impliqués.Ou côté du secteur public, le Gouvernement du Québec absorberait une partie importante des coûts de l'opération tandis que le fédéral réglerait et fournirait les services dont a besoin la Corporation.Les prévisions de l'aide urbaine du Québec métropolitain se monteraient à près de deux millions de dollars.Quoi qu'on en dise, c'est peu coûteux pour un événement qui durera trois mois et a été préparé pendant quatre ans.MARC PINELLI Une retraite solide Is \\ fes cfépargne*retraite un choix qui porte fruit! e dépôt RER ordinaire Le nouvea à taux garanti BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPERIALE wsmaamamm marque ^^J^xe beau matin
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