La presse, 20 février 1981, Cahier A
[" + LAMBERT: 2 BUTS CANADIEN SE MOQUE DES SABRES 25 CENTS MONTRÉAL, VENDREDI 20 FEVRIER 1 981, 97e ANNEE, no 43, 76 PAGES, 4 CAHIERS pages D2f D3 photo Robert Nadon ABONNEMENT, LUND* AU SAMEDI $1 75 EDITION NATIONALE LUNDI AU SAMEDI S2 00 ABJTIBI-TEMISCAMINGUE, LA TUOUE 30' vous en avez pour votre argenLetplus LA SOLUTION DE BANE-BERUBÉ POUR MATANE ET LA MATAPEDIA Si la papeterie réclamée depuis si longtemps par les habitants de la vallée de la Matapédia doit finalement être dévolue à Matane, deux investissements, d'une valeur de $69 millions et devant créer près de 570 emplois, leur ont été proposés hier par les ministres Yves Bérubé et Pierre De Bané.Il s'agit de la construction d'une usine de panneaux-meubles qui sera aménagée dans la région de Sayabec, et d'une usine de sciage à Causapscal.De plus, ces investissements en- traîneront la création de quelque 1 80 emplois au niveau de la récolte de bois, qui sera ainsi transformée.Quant à l'usine de papier journal, elle sera aménagée au coût de $197 millions et créera 280 emplois, si bien que les investissements annoncés à Matane s'élèveront en tout à $266 millions et créeront plus de 1,000 emplois directs dans ces deux régions, où le taux de chômage approche 20 pour cent.page B 1 LE PLAN TRUDEAU JOYAL CITE LE PAPE ET MCGRATH PARLE DE DÉSOBÉISSANCE CIVILE ¦ Le coprésident du comité mixte sur la constitution, M.Serge Joyal, a prononcé hier un vibrant plaidoyer en faveur du plan Trudeau, tandis que le député terre-neuvien James McGrath soutenait, au contraire, que /, l'illégitimité de la demarche unilatérale d'Ottawa donnait aux provinces et aux citoyens le droit de rejeter les changements constitutionnels proposés.page A 8 MARIAGE ET FAMILLE JEAN-PAUL II DIT QUE L'ENSEIGNEMENT DE L'ÉGLISE NE CHANGERA PAS page A 4 eest son rendement Si PIlRIKl R lui fait t< >ute ki difference.LES DERNIERES RETOMBÉES DE L'ÉRUPTION DU MONT ST.HELENS UNE EXPLOSION DE NAISSANCES ¦ SPOKANE, Etat de Washington (UPI) \u2014 L'éruption du mont St.Helens, il y a neuf mois, semble n'avoir pas provoque qu'une explosion sismique.Durant la dizaine de jours qui suivit l'éruption du 18 mai 1980, Test de l'Etat de Washington et le nord de l'Idaho, recouverts d'une épaisse couche de cendre, ressemblaient a un paysage lunaire, et leurs habitants n'osaient plus sortir de leurs maisons, passant leurs journées à regarder la television, ou du moins c'est ce qu'ils affirmèrent par la suite.L'explosion actuelle de naissances constatée dans ces deux regions semble indiquer qu'ils avaient trouve une autre façon de tuer le temps, et les nouveaux venus sont désormais identifies dans les hôpitaux sous le nom de «bebes cendres».Cheryl Sieveke, une jeune mere interrogée sur cette situation, avoue candidement: «Nous étions obliges de rester a l'intérieur, car il y avait quatre pouces de cendre au dehors, et au bout d'un moment, la télévision, cela devient monotone.» Il n'est pas, semble-t-il, jusqu'aux infirmières qui n'aient été affectées: à l'hôpital de Ritzville, on explique le cas de l'une d'elles en disant qu'elle avait ete immobilisée chez des amis par la cendre.et qu'elle avait oublie ses pilules anticonceptionnelles.SOMMAIRE Annonces classées : C 3 à C 10 Arts et spectacles \u2014Informations : B 9 à B 12 \u2014Horaires: D30, D31 Bandes dessinées: D 32 Carrières et professions : B 8 Décès, naissances, etc.: C 1 1 Economie : B 1 à B 7 Editci lal : A 6 Etes-vous observateur?: C 4 FEUILLETON «Shogun» : C 6 Horoscope : C 5 Jardinage : C 8 Le monde : A 1 0 Méteo : A 2 Mot mystère : D 32 Mots croises: C 4, D 32 Quoi faire aujourd'hui D 30 Sports : D 1 a D 40 Télévision: D 31 Tribune libre : A 7 Vivre aujourd'hui : C 1, C2 EDTT0 LE BUDGET REAGAN, AMORCE D'UNE ODYSSÉE PAR IVAN GUA i page A 6 TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Placements a ».ipit.il garanti Taux Siijet a changement Institution intente « ta Rég* de 14«.ufanceoVHVis du Québec Momb'e d# la Société d assurancé-dêpôtt du Canada Demandez le poste 2000 Montréal 866-9641 Outremont 739-32665 Sept-lles 968-1830 O-jèbec 668-0630 Chicoutimi 549-6490 Levis 833-4450 Alma 668-3391 Trois-Rivières 379-7230 Rimouski 724-4106 Hull 771-3227 Riviere-du-Loup 862-7286 Ottawa 238-4900 Filiale à Sherbrooke\u2014Sherbrooke Trust 75 Wellington nord 563-4011 Place Belvédère 563-3447 Carretour de I Estrie 563-3331 ? A 2 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 20 FEVRIER |98, DELEGUES CONSERVATEURS Des irrégularités dans 98 comtés OTTAWA (PC) \u2014 Des irrégularités uni été découvertes dans le choix des délégués de 98 comtés dans 1rs 10 provinces en vue du congrès conservateur, la semaine prochaine à Ottawa.C'est ce qu'a affirmé hier le président du parti.M Robert Coûtes.Mais tous les problèmes dus à ces irrégularités (surtout des technicalites) ont été réglés, a-t-il précisé dans mi communiqué.M.Coates a refusé, dans une entrevue subséquente, de donner des details et il a référé les questions au sénateur québécois Guy Charbonncau et au député alber-tain Bert Hargrave qui ont mené ['enquête au nom du parti.On n'a pu rejoindre ces derniers pour connaître leur version.M Coates leur avail demande, la semaine dernière, d'enquêter sur le choix des délégués à la suite d'allégations voulant que h» s partisans du chef Joe Clark aient tenté de tricher au congrès en choisissant des gens qui voteraient contre la remise en question du chef: Le plus grand nombre d'irrégularités a été trôin ë au Québec, soit dans 21 comtes: suivent dans l'ordre l'Ontario avec 20.la Colombie-Britannique Hi.l'Al-berta huit, la Nôuvëllë-Ecpsse sept, la Saskatchewan six.Terre-Neuve cinq, Pllé-dû-Prince-Edouard quatre (sur quatre comtés), le Nouveau-Brunswick eî le Manitoba quatre chacune.Le plan Trudeau: «Pas assez bon pour la Saskatchewan*, dit Blakeney REGINA (PC) \u2014 Après des mois d'hésitations et de négociations, le premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan a finalement annonce hier qu'il rejetait la résolution fédérale sur la constitution.«Ce n'est pas assez bon pour la Saskatchewan ou pour le Canada», a commenté M.Allan Bla-kenev au cours d'une conférence de presse.M.Blakeney proteste particulièrement contre la volonté d'Ottawa d'imposer un référendum en cas d'impasse constitutionnelle et contre son refus de donner aux provinces un contrôle plus i»rand sur l'exportation des richesses naturelles Il n'est pas question, cependant, que la Saskatchewan se joigne aux six provinces qui ont déjà porte la question constitutionnelle devant les tribunaux.Selon nous, a-t-il fait remarquer, notre opposition repose sur une base différente de celle d'autres gouvernements provinciaux.Nous ne prévoyons donc pas que nous allons faire partie des procédures juridiques devant les tribunaux provinciaux.» Défections La décision du gouvernement de la Saskatchewan se produit une journée après la défection de quatre députés néo-démocrates fédéraux de cette province, qui ont fait savoir qu'ils ne suivraient pas leur chef.M.Ed Broadbent.Mais, comme l'a signalé M.Blakeney.ce n'est pas le premier cas où le parti provincial n'est pas du même avis que le Allan Blakeney parti federal Au Québec, par exemple, le leader libéral provincial Claude Ryan n'appuie pas le chef fédéral Pierre Trudeau et, au Nouveau-Brunswick.le chef conservateur provincial Richard Hatfield ne partage pas l'opinion du leader fédéral Joe Clark.Avec la décision de la Saskatchewan, deux seules provinces appuient maintenant Ottawa: l'Ontario et le Nouveau-Brunswick.M.Blakeney a fait savoir qu'il présentera bientôt à l'Assemblée législative une resolution pour indiquer l'opposition de sa province au gouvernement fédéral.Le gouvernement provincial entreprendra, par ailleurs, une campagne de publicité dans les médias, afin d'expliquer les raisons de son rejet de la résolution fédérale.Trudeau Pour un, le premier ministre Trudeau ne s'est pas montré le moindrement surpris de la décision du premier ministre de la Saskatchewan de rejeter la résolution constitutionnelle d'Ottawa.Aux journalistes qui lui demandaient des commentaires sur l'annonce faite par M.Allan Blakeney, M.Trudeau s'est contenté de dire: «Qu'est-ce qui est nouveau?» M.Trudeau a ajouté qu'il s'attendait depuis environ deux mois à la décision de la Saskatchewan.Morin Pour sa part le ministre québécois des Affaires intergouvernementales.M.Claude Morin, a qualifié «d'excellente nouvelle» la décision de la Saskatchewan de joindre les rangs des provinces qui contestent le projet Trudeau de rapatriement unilatéral de la constitution.«Si nos députes québécois libéraux à Ottawa avaient du courage, ils devraient joindre leur voix aux provinces qui contestent le plan Trudeau», a commenté M.Morin lors d'une brève rencontre avec la presse.M.Morin s'est étonné de constater que «ce sont les provinces anglaises et non les députés québécois à Ottawa qui défendent le plus les droits du Québec».\u2022 M0R0AUNT SHORT \u2022 SANYO \u2022 PANASONIC \u2022 HITACHI \u2022 RCA \u2022 QUASAR \u2022 MAGNASONIC \u2022 TOSHIBA \u2022 YAMAHA \u2022 KENWOOD \u2022 LUX MAN f KENWOOD O © © TOTAL 40 Watts RMS TEUR KR 2010 AM/FM Stéréo TABLE TOURNANTE AKAI APB-20C Semi-auto., ent.par courroie, Cartouche magnétique incluse HAUT-PARLEURS HENDRIX MK30 30 watts.2 voies 499.95 TOTAL 66 Watts RMS ?Ensemble complet tel qu'illustre (Base incluse, disques non inclus.) 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présenter une préposition de nature à limiter aux seuls citoyens canadiens et de langue maternelle anglaise l'accès de leurs enfants à l'école anglaise.Si la proposition est adoptée par les participants, il s'agira du quatrième colloque à prendre position contre le projet de programme qui voudrait étendre ce droit à l'échelle universelle.Le député de Jean-Talon, M.Jean-Claude Rivest, qui doit agir comme personne ressource à l'atelier, doit faire connaître sa position personnelle sur le sujet.Jusqu'à présent, il s'est refusé à la dévoiler pour ne pas influencer les militants.Par ailleurs, depuis le début de la tenue des colloques régionaux, de nombreux militants commencent à s'interroger sur le régime de relations de travail dans la fonction publique et pa-rapublique.C'est ainsi qu'une résolution passée inaperçue jusqu'ici a été adoptée par les militants de l'Ouest de l'Ile de Montréal qui vise à interdire le droit de grève dans le secteur hospitalier.En cas de conflit avec l'Etat, la proposition voudrait que l'on confie à un tribunal d'arbitrage exécutoire le soin de trancher le différend.Roy probablement seul dans Bourassa Le chef du Parti libéral, M.Claude Ryan, accompagné de son organisateur en chef.M.Pierre Bibeau, a rencontré mercredi soir les aspirants candidats à l'investiture du comté de Bourassa pour leur demande de se retirer en faveur du président de la Corporation des médecins du Québec, Dr Augustin Roy.Cette demande a été accueillie très favorablement par Me Gilles Ethier, candidat potentiel, mais elle aurait laissé un goût amer dans la bouche d'un autre aspirant, M.Jean Themens, qui travaille pour la cause libérale depuis plus de 20 ans.Un autre aspirant.Louis Morena.étudiant en droit constitutionnel, se serait résigné également malgré qu'il soit un mordu de la politique et qu'il ait effectué un très bon travail de recrutement.M.Rvan aurait fait reconnai- Jean-Claude Rivest Augustin Roy tre aux aspirants candidats que l'intérèl supérieur du parti exigeait (les sacrifices et qu'il avaij besoin de certaines personnalités aussi compétentes que le Dr Roy, connu provincialement.Le chef aurait indiqué que rassemblée d'investiture se tiendrait le l mars prochain cl qu'il y assis-terait personnellement afin clin citer les militants a travailler pour le candidat officiel.Si le comté de Bourassa a ete choisi pour le docteui Roy.c'est qu'il constitue pour la directioi libérale un comte sur malgré qu'il soit représenté par un depu té péquiste.En ce sens, le doc teur Roy pourrait être mis à con tribut ion comme orateur vedette lors des assemblées importantes de la prochaine campagne él« torale.CLAUDE-V.MARSOLAIS PIERRE VINCENT C'est maintenant ou jamais, dit Trudeau VANCOUVER (PC) \u2014 Si nous ne réussissons pas, maintenant, à moderniser la constitution et à garantir les droits des Canadiens, nous ne réussirons jamais, a déclaré hier le premier ministre Trudeau, au cours d'un banquet organisé sous l'égide de la Caisse centrale de crédit de la Colombie-Britannique, auquel assistaient quelque 330 personnes.Devant un auditoire réservé, le premier ministre a déclaré que sauf aboutisse ment des mesures envisagées par son gouvernement pour amander et rapatrier la constitution, les Canadiens se trouveront à jamais prisonniers de l'impossible exigence que tout pro jet de réforme soit approuvé à l'unanimité des 10 provinces.«Si nous échouons maintenant, nous aurons admis que l'unanimité doit demeurer la règle», a dit M.Trudeau, qui prenait la parole pour la première fois depuis que les Commune ont entamé, mardi, la phase finale du débat historique sur la constitution.«Nous aurons à jamais échoué.»> Que l'unanimité soit impossible.M.Trudeau n'en veut pour preuve que le fait que les premiers ministres des six provinces qui contestent le projet libéral en justice, n'ont pas réussi, au cours de leur récente concertation à Montreal, à se mettre d'accord sur une formule de compromis.LA METEO à Montréal AUJOURD'HUI Minimum: 4 Maximum: 7 Nuageux avec pluie intermittente au Québec La Quotidienne Tirage d'hier 6-9-1 DEMAIN Dégagement REGIONS Mh Abitibi \u2014 Outaouais \u2014 Laurentides \u2014 Cantons de l'Est \u2014 Mauricie Québec \u2014 Lac-Saint-Jean Rimouski \u2014 Gaspésie \u2014 Baie-Comeau \u2014 Sept-llcs \u2014 au Canada Colombie-Britannique Alberta moi AUJOURD'HUI 7 Nuageux, averses 7 Nuageux, averses 7 Nuageux, averses 5 Nuageux, averses f> Nuageux, averses 5 Nuapeux, averses 7 Nuageux, avers.-s 7 Nuageux, aver^«- 5 Nuageux, averses ¦\\ Nuageux, averse?DEMAIN Dégagement Dégagement Dégagement 1 )égagement Nuageux Dégagement Nuageux Nuageux Nuageux, a v ci \u2022 Nuageux Nuageux Aujourd'hui Nuageux Venteux 1op»'ol*v Victoria Kd mont on Mm 1 -5 Moi 10 \tAujourd'hui\tCapitale*\tMin.\tMax.Saskatchewan\tNuageux\tRegina\t1\t5 Manitoba\tAverses\tWinnipeg\t0\t3 Ontario\tNuageux\tToronto\t\u20221\t7 Nouveau-Brunswick\tAverses\tFredericton\t2\t8 Nouvelle-Ecosse\tNuageux\tHalifax\t4\t8 Ile-du-Pnnce-Edouard\tNuageux\tChariot tetown\t2\t8 Terre-Neuve\tNuageux\tSaint -Jean\t2\t4 la presse si vous partez aux Etats-Unis \u2022et \tMin.\tMoi.\t\tMin.\tMax.\t\tMm.\tMox.Boston\t5\t19\tMiami,\t21\t25\tPittsburgh\t8\tIH Buffalo\t9\t17\tNew York\t9\t19\tSan Francisco\t12\t21 Chicago\t2\t17\tNlle-Orléans\t7\t20\tWashington\t11\t24 vers les capitales\t\t\t\t\t\t\t\t Amsterdam\t-1\t3\tHong Kong\t17\t18\tOslo'\t-5\t-4 Athènes\t5\t12\tLe Caire\t12\t23\tParis\t-l\t3 Berlin\t-3\t-1\tLisbonne\t8\t11\tRome\t2\t10 Bruxelles\t-4\t2\tLondres\t1\t4\tSéoul\t-5\t4 Buenos Aires\t19\t27\tMadrid\tt3\t11\tStockholm\t-10\t-5 Copenhague\t-1\t2\tMos( ou\t-8\t-4\tTokyo\t3\t13 CJcnéve\t-3\t1\tMexico\t8\t22\tVienne\t-4\t-2 vers les plages Acapulco Barbade Bermudes Nassau 23 San Juan Trinidad ¥ LA PRESSE est poDi.ee par LA PRESSE LTEE 7 rue Samt-Jacqtes Montra.H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autor.se.a d.tfus.r les .nformat.ons de -1A PRESSE - et ce\"» a.* serves de a P \"se Assoc;., «t d.R.ut.r Tou.dro.ts d.r.product.on des .«format™» paî lcT*\\V*Lî PRESSE sont V,\" rtSkliZZF ^ ,a dtU,,eme C,aS5C \" E^9-s?r.ment \"rn.ro 1400 Sort de TARIFS D'ABONNEMENTS LIVRAISON A DOMICILE: lundi ou samedi $1.75 Lundi ou vendredi $1.25 Somedi seulement 0 75 TARIFS D'ABONNEMENTS PAR COURRIER (Surface) Nombre d« MfMMtt* 13 26 52 $37 00 $74 00 $148 00 $2400 $4800 59600 $1300 $26 00 552 00 ETATS-UNIS ET PAYS ETRANGERS 13 26 52 lwnc.ûuso-etndrtd< 9> c 17r Pourchonger 285-7205 GRANDES ANNONCES De»Q'llo\"*s 285-7202 Not.on0l, Tele Presse 285-7306 Voconces, vo/oçes 285-7265 Cofritrej c* i/o'ess.ons.nommot.ons 285-7320 COMPTABILITE Grondes omonces 285-6892 -\"Orvesc'ossets 285-6901 Pour vous abonner, nos bureaux sont ouverts de 7h a 18h (samedi 7h a 1 5h) 285-691 1 T LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 FÉVRIER 1981 A 3 DES RECORDS, DES RECORDS, DES RECORDS la presse hiver revient dimanche printemps le 20 mars «J'aime bien qu'il lasse beau, mais j'ai horreur qu'il mouille en même temps.» Cet homme distrait, dont le veston pré-printemps battait au vent tant il était ouvert, avait un mal de chien à déployer son parapluie emprunté.Son aspect, ses efforts, l'automobile qui l'a éclabousse et son commentaire, tout-montrait avec justesse le temps qu'il fera aujourd'hui, de même que celui d'hier et d'à-vant-hier.GILLES NORMAND Mais que l'on se calme! Marmotte ou pas, sage indien ou almanachs bizarres; rien n'v \u2022 lera, le printemps n'arrivera pas avant midi et trois minutes, heure normale de Test, le vendredi 20 mars.Cela même si toute la semaine il s'est établi des records de météo au même rythme que le Canadien perdait ses matches, il n'y a pas si longtemps.«Nous traversons présentement la poussée de température douce la plus prononcée jamais enregistrée durant un mois de février», soutient le climatolo-giste Gérard Chapleau, précisant que l'ancien plus haut minimum de temperature, établi à 2.8 degrés Celcius le 21 février 1951.avait été battu deux fois celte semaine, soit hier matin avec 3.9 degrés et mercredi avec .\"{.2 degrés.Si le record du plus haut maximum de température (12 degrés Celcius) pour un jour de février, établi le 21 février 1953, n'a pas encore été battu, il s'en est fallu de peu, le 11 février dernier, alors que le thermomètre a marqué 10.2 degrés, menaçant davantage un autre record de haut maximum, soit celui enregistré par l'observatoire de l'université McGill (11 degrés), le 12 février 1880.' Encore des records Et la liste des records s'allonge.Lundi le 16 février, le mercure a atteint 8 degrés Celcius au plus chaud de la journée, abaissant de deux degrés la marque atteinte pour un 16 février, en 1918.Le lendemain, le 17, en atteignant le maximum de 7 degrés, la température abaissait de deux degrés un autre sommet atteint en 19-18 pour un 17 février.Et mercredi, le thermomètre a indiqué la température» maximum de 9 degrés, alors que la plus haute température maximum pour un 18 février avait été atteinte en 1919.avec 8 degrés Celcius.Hier, on a enregistré 8 degrés par rapport à un maximum de 7 le 19 février 1918.Alors que le ciel a été nuageux et l'air brumeux toute la nuit, les pré vis ion ni s tes annonçaient pour aujourd'hui (vendredi) un ciel nuageux avec pluie intermittente, et une température maximale de 8 degrés.La vague de temps doux se poursuivra jusqu'à demain, avec un maximum prévu de 8 à 10 degrés Celcius.Le temps quant a lui sera plus souriant, puisque l'on annonce un dégagement, mais pour peu de temps puisqu'une perturbation attendue pour dimanche pourrait apporter de la neige et une température plus froide.L'hiver revient Selon M.Chapleau, cette vague de douce température nous a env a h is parce qu'il n'y a eu aucune pénétration d'air froid au-dessus de tout le continent nord américain.La masse d'air froid reste stationnaire au-dessus de l'Arctique.Comme le temps retrouvera ses caractéristiques d'hiver sous peu, on n*a à craindre aucune influence dommageable sur la saison des sucres.«Les arbres sont encore à l'état dormant.Il y aurait peut-être danger si la température restait douce assez longtemps pour occasionner un réveil prématuré des érables.Il pourrait s'ensuivre une montée de la sève et des dommages possibles, mais tout indique que ce ne sera pas le cas\", explique l'agronome Paul Pouliot.Des malins ont dit qu'un alma-naeh avait prédit le février que Ton connaît.Laissons le météorologue Alcide Ouellet répondre a cela: «Les tentatives de prévisions un an d'avance, comme on en voit dans certains almanachs, c'est de la foutaise.On a déjà du mal à ne pas se tromper en restant dans un contexte de 21 à 48 heures.» Et que dire de ces fois où les prévisions du jour n'ont rien à voir avec le temps qu'il fait dehors.Quoi qu'il en soit, la vague douce qui nous touche cette semaine n'arrivera jamais à compenser pour l'énorme vague de froid que nous avons traversée depuis le début de l'hiver, alors que depuis septembre, les températures se sont constamment maintenues sous la normale, basée sur une movenne de trente ans.Ainsi, novembre et décembre 1980 ont été les deux mois les plus froids jamais enregistrés dans les annales météorologiques.Par exemple, la température moyenne de décembre dernier a été de moins 12.2 degrés Celcius, par rapport à une température normale de moins 6.6 degrés pour une même période.Janvier 1981 aussi a été très froid, avec' une température moyenne de moins 15 degrés, alors que seul janvier 1970 avait été plus froid dans le passé avec une moyenne de moins 15.7 degrés.Quant à la neige, il n'en est tombé que 15 centimetres en février, tandis que la moyenne de précipitation est de 58.2 centimètres de neige pour un tel mois.Depuis le début de la saison, 106.5 centime!res de neige se sont accumulés sur la région montréalaise, dépassant la m a rq u e d e 93.1 cen timet re s i n -scrite l'hiver précédent qui fut le moins enneige de tous les hivers.La moyenne des trente dernières années établi à 2159.5 centimetres l'accumulation normale de neige dans un hiver.Deux nouvelles encourageantes pour Mirabel \u2022ii:v>:-/-*:-:'x ï : : I i 4 « t i 4 c I i I t c ï » : < < < i i « i W / ! A | s LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 FÉVRIER 1981 PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration la presse ROGER LEMËUN président et éditeur ROGER-D LANDRY vice-président exécutif et directeur général JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MARCEL ADAM éditorialiste en chef Le budget Reagan amorce une odyssée Le président des États-Unis, M.Ronald Reagan, a présenté mercredi soir devant les membres réunis des deux Chambres du Congrès son premier budget qui porte sur l'exercice financier de 1981-82.Tel qu'il lavait promis au cours de sa campagne électorale et lors de son allocution télévisée de la semaine dernière.M.Reagan a réduit les taux d'imposition des particuliers pour un montant de S44.2 milliards et des entreprises pour un montant de $9.7 milliards et a haussé le budget militaire de S7.2 milliards.Il a en outre réduit de quelque S7.7 milliards d'autres dépenses gouvernementales de sorte qu'on évalue les réductions totales nettes a S41.4 milliards pour un budget sans précédent de S695.5 milliards.Bien sûr.S41 .4 milliards de plus dans les portefeuilles des particuliers et des entreprises, ce n'est pas à dédaigner.Mais ce n'est qu'à peine 6 pour cent du budget qui est lui-même moins de 25 pour cent du produit national brut.En d'autres termes ces reductions ne représentent pas 2 pour cent de l'économie du pays.En outre, la majeure partie de ces réductions d impôts, celle des particuliers, ne prendra effet que le 1er juillet.On peut alors douter de la repercussion de ce budget sur l'économie américaine en 1981.Evidemment l'économie d'un pays est plus qu'une mécanique puisque l'aspect psychologique y est important.Par conséquent le fait que l'administration Reagan manifeste la volonté de réduire les dépenses et surtout les interventions et les tracasseries bureaucratiques de l'Etat dans l'économie, peut inciter les hommes d affaires à accroître leurs investissements, seuls véritables stimulants de l'économie.En dépit des apparences on peut donc dire que ce budget est surtout un appel au monde des affaires et selon qu'il réagira favorablement l'économie pourra commencer à s'ébranler vers une reprise.C'est, en effet, sur la confiance des entreprises dans le gouvernement plutôt que sur l'accroissement du pouvoir d'achat de la population que le plan Reagan a quelque chance de réussir.L économie américaine est un énorme organisme qui ne se met pas en branle facilement.Le coup d'épingle des réductions d impôts et de dépenses ne lancera pas cet éléphant au grand galop.D'autant moins que l'administration Reagan lui a mis Cette obstination constante à imposer le toit Taillibert Pour des raisons que personne ne connaît, avec une assiduité qui ne se dément pas, tous les projets concernant le toit du stade olympique sont écartés du revers de la main, sauf un: celui de l'architecte Roger Taillibert.Et c'est à un point tel qu'il doit y avoir une raison importante pour que tous les organismes ou personnes responsables de ce toit soient obligés de vouer un culte au plan Taillibert.Quelle peut être cette raison?Car enfin, les ingénieurs de la Société d énergie de la Baie James, qui ont présentement en main le projet, n'ont pas du tout la responsabilité de l'apprécier en comparaison avec d'autres: ils doivent trouver le moyen de l'exécuter.Mais la SEBJ a reçu son mandat du ministre Claude Charron qui se dit convaincu que Taillibert doit demeurer l'inspiration du toit.Il semble qu'il faille à tout prix et coûte que coûte parvenir à réaliser ce que ! architecte français a conçu pour les Montréalais riches d'argent mais pauvres de talent.Le plus bel exemple de cette situation incompréhensible apparaît dans le dossier que le collègue Guy Pinard a présenté cette semaine dans LA PRESSE: un projet sérieux, présenté par des Montréalais sérieux.i n'est même pas parvenu aux membres du Comité Marsan, chargé, en 1977, de l'étude du toit.Les auteurs affirment pourtant en avoir envoyé copie au ministre Claude Charron, au ministre Pierre Marois.au directeur général Roger-T.Trudeau (RIO) et aux cinq membres du comité du stade.Seul le ministre Marois a accusé réception: les autres ont ignoré autant les auteurs que le projet lui-même.Nos yeux de profane ne peuvent apprécier correctement la valeur de ce projet, pas plus quo le coût, pas plus que ses avantages par rapport à d'autres.Mais notre intelligence de profane nous suggère que le projet est logique, avantageux et sûrement moins coûteux que celui qu'on semble vouloir nous imposer d'une façon ou d'une autre.Personne ne peut s arroger la compétence des ingénieurs do la SEBJ.Mais tout le monde a le droit de s informer et de réfléchir.Et la réflexion nous éloigne constamment de la solution Taillibert pour le toit du stade.On sait, par exemple, que le toit mobile ne peut être mobile qu'à certaines conditions très strictes: absence ou presque de vent, équipe d'hommes, laps de temps de plusieurs heures, mécanique subtile et fragile, etc.Il ne faut plus s imaginer que l'on peut tirer la toile au milieu d'une partie de baseball parce qu'il commence subitement à pleuvoir: c'est bien des heures à l'avance qu'il faut prendre la décision.Et comme on évite de prendre des risques, le toit sera ordinairement ferme.Ce qui signifie qu'il en coûterait une fortune pour profiter, certains dimanches après-midi, du ciel bleu et de l'ombre qui traverse le champ intérieur.Le toit mobile, c'est un luxe excessif.On pensait que le temps du luxe excessif était révolu.Avec l'information disponible a toute la population, il est facile de se rendre compte que certaines solutions peuvent être raisonnables et qu'elles méritent d'être étudiées de près.Peut-être pourra-t-on nous dire que le moins coûteux n'est pas le plus raisonnable, que ce qui paraît supérieur à première vue n'est que le fruit d'une illusion, etc.Peut-être.Mais il est certain qu'on ne prouve rien en cachant des projets, en les ignorant et en s'obstinant à ne vouloir prouver que la validité d'une formule qui a toutes les raisons de nous ef- Répétons-le: cette façon de faire semble cacher une volonté secrète, une entente mystérieuse, une détermination suspecte qui s'allie mal à la transparence.JEAN-GUY DUBUC des entraves aux pieds sous la forme d'une politique monétaire restrictive.C'est la très grande faiblesse du plan Reagan de relance économique, comme du plan Thatcher en Grande-Bretagne, de vouloir faire marcher l'économie plus vite tout en lui tenant les pieds liés.Dans une conjoncture aussi inflationniste qu'actuellement, des taux d'intérêt très élevés empêchent plus une relance de l'économie qu'un accroissement de l'inflation.La politique monétaire telle qu'elle est conçue présentement est un instrument beaucoup trop grossier.Les thérapeutes de l'économie, en particulier ceux qui entourent le président, devront délaisser le plus tôt possible la pharmacopée traditionnelle qui est définitivement impuissante à guérir la «stagflation ».Si M.Reagan veut que son budget soit l'amorce d'une solution à la «stagflation», il devra poursuivre sa politique de retour aux lois fondamentales du marché.D'ailleurs l'économie de tous les pays industrialisés a démontré depuis de nombreuses années qu'on ne pouvait longtemps lutter avec succès contre I inflation par des mesures artificielles comme le contrôle des prix, la politique monétaire, etc.Il est évidemment beaucoup plus difficile de veiller à ce que les principales lois du marché ne soient pas entravées indûment.C'est la véritable fonction économique d'un gouvernement et c'est une tâche complexe et difficile.Mais c'est le défi de l'économie contemporaine.Comment peut-on lutter contre I inflation quand, par exemple, on empêche les prix des denrées alimentaires de baisser en créant des pénuries artificielles.La destruction récente de récoltes d oranges en Californie pour en maintenir les prix n'est qu'une illustration classique de structures commerciales faites pour résister aux lois normales de l'offre et de la demande.Il est évident pour les spécialistes de l'économie que les structures économiques sont devenues beaucoup trop rigides et qu'elles résistent ainsi aux fluctuations du marché.C'est précisément l'une des causes majeures de la «stagflation».Voilà pourquoi le budget Reagan n'est pas une solution, même partielle, de l'inflation ou de la récession.C'est tout au plus l'amorce d'un processus ou plutôt le début d'une odyssée économique longue et périlleuse, dans la mesure oû l'on voudra atteindre l'objectif.IVAN GUAY \\ C'est l'inflation qui préoccupe d'abord les Canadiens TORONTO (UPC) \u2014 De Tavfsde la plupart des Canadiens pressentis par un sonda- sondage identique effet avril 1976 et qui avait eu ment les mêmes résulte' Droits réservés ¦ é Mme Thatcher en butte à de graves difficultés Les grandes désillusions de l'ayatollah Khomeiny L'intérêt tout spécial que porte I Amérique a Mme Margaret Thatcher et au gouvernement conservateur qu'elle dirige en Grande-Bretagne tient à deux facteurs principaux.D'abord, sa visite a Washington ce mois-ci est très attendue, ne serait-ce qu'en vertu des liens que créent tout naturellement tant de similitudes culturelles et linquistiques.Un autre facteur stimule I intérêt.Mme Thatcher a en quelque ïsorte précédé M.Reagan dans ;la recherche d'une discipline ;nationale.Ce qui l'a poussée ;avec le plus de force au pouvoir, [c'gst l'hiver désastreux de :1979.Elle s'était juré qu'il se-.\"rait mis fin par son gouvernement aux eyces de syndicats [qu'elle jugeait irresponsables.! Les États-Unis sous M.Carter !n'ont pas connu un mouvement revendicatif d'une telle ampleur.Mais I intrépidité de Mme Thatcher avait d'autant plus intéressé les milieux conservateurs américains que le Parti travailliste et plus encore les syndicats anglais sont tenus pour des véhicules à peine camouflés du marxisme.D'assez vives polémiques ont épisodiquement éclaté à ce propos et, sans se prononcer sur le fond, on peut tenir pour assuré que l'orientation radicale du «Labour» inquiète nos puissants voisins.Il n'est pas étonnant que Margaret Thatcher soit apparue, dans un pareil contexte, comme une vaillante fille sans peur et sans reproche.La suite, malheureusement, ne s'apparente pas tout à fait à I épopée.À l'été, les conserva-leursauront été au pouvoir pendant deux ans.Or, le bilan n'est pas à la hauteur des attentes.Et, ce qui est déjà un peu plus grave, Mme Thatcher commence à se renier et à faire les politiques qu'elle a tant reprochées à ses adversaires politiques, c'est-à-dire qu'elle cede devant les revendications des syndicats ouvriers.On a parlé d'une «volte-face» du gouvernement face à la grève des mineurs et c'est tout à fait le terme qui convient.C est une volte-face et un revirement.Le gouvernement avait menacé de fermer les houillères.Il y renonce.Ce changement d'attitude sera probablement justifié officiellement par le souci de ne pas ajouter au nombre de chômeurs, dans un pays ou le chômage atteint 1 0 pour cent des travailleurs, soit près de deux millions et demi de personnes.Mais on peut penser que d'autres considérations ont fait fléchir le gouvernement.Le charbon joue un rôle capital dans la production d'énergie et les mineurs détiennent, à travers leurs syndicats, une influence sans commune mesure avec leur nombre.Aux dernières nouvelles, il n'apparaissait pas exclu que les mineurs défient la direction de leur syndicat et fassent la grève malgré les promesses qui leur sont faites par le gouvernement.Autrement dit, la confiance ne règne pas.Mais l'aspect le plus désagréable de I aventure pour Mme Thatcher, c'est le désordre qui peut s'ensuivre.Elle voulait la fin de I anarchie.La grève sauvage, c'est l'anarchie.Cette fâcheuse affaire survient pendant que la cote personnelle du Premier ministre est en baisse et que l'économie de la Grande-Bretagne est à la dérive.Le Parti travailliste, tiraillé entre les radicaux qui veulent être encore plus radicaux et des modérés qui aspirent tant au juste milieu qu'ils songent à une alliance avec les libéraux, étren-ne un chef nouveau (à la fois nouveau et plus très jeune) qui n'a pas affermi son emprise sur ses troupes.Jusqu'ici, les Anglais ont résisté aux promesses enchanteresses et évité les affrontements systématiques.L échec de Mme Thatcher, s'il se confirme, prélude à des saisons peu radieuses.En revanche, si le redressement s'opère contre vents et marées, le dernier à s'en réjouir ne sera pas M.Reagan.GUY CORMIER Les protestations et les mises en garde se multiplient à un rythme étonnant en Iran depuis qu'il appert qu'un groupe appelé Hezbollah (parti de Dieu) se manifeste d'une façon inquiétante.Ce «parti de Dieu» regroupe des musulmans fanatiques qui, dit-on.ont déjà la réputation de régler les questions religieuses et politiques à coups de gourdin.\u2022 Quarante députés iraniens viennent de dénoncer le dernier exploit de ces fiers-à-bras, exploit qui a consisté à disperser à coups de couteau et de carabine l'assemblée politique d'un certain Hasan Lahuti, un député modéré membre du Majlis.L'indignation des 40 députés est d'autant plus grande que les autorités responsables semblent fermer systématiquement les yeux sur ces sortes d'abus.Les assommeurs et les tueurs du Hezbollah sont à l'abri des foudres de la justice et poursuivent, en toute quiétude, leur harcèlement contre tout ce qui porte ombrage au clergé au pouvoir.Ils dispersent, à la hussarde, les assemblées des adversaires politiques, s'attaquent aux journaux jugés inorthodoxes, ainsi qu'aux personnalités qui ont le malheur d'exprimer des opinions considérées comme subversives par le pouvoir.Il n'est pas facile de se faire une idée des dissensions et rivalités qui font de l'Iran un pays qui s'en va pour ainsi dire a la dérive.Mais il faut que les choses soient devenues bien graves pour que l'ayatollah Khomeiny ait cru devoir intervenir, à deux reprises en moins de deux semaines, pour fulminer, du haut de son autorité, contre ceux qui, selon ses propres termes, sont en train de «saboter la révolution islamique», portant, par le fait même, un coup mortel «aux valeurs humaines et à la justice sociale» quelle est censée véhiculer.Cette sainte colère confirme les appréhensions de 38 intellectuels \u2014 héros de la résistance au chah \u2014 qui, tout récemment, se désolaient de voir qu'après seulement deux ans de régime islamique, la répression, la torture et l'injustice avaient de nouveau réussi à faire leur nid en Iran.Il y a deux semaines, l'imam avait adressé des remontrances particulièrement sévères «aux prêtres qui siègent dans les cours de justice, les comités et autres organismes».Ces mollahs, avait-il précisé, «ne doivent en aucune manière s'ingérer dans des domaines en dehors de leur compétence», attendu qu'en ce faisant, ils éloignent le peuple du clergé, ce qui constitue un «péché énorme et impardonnable» puisque, par la même occasion, ils contribuent à rendre le peuple hostile à la religion.L'ayatollah Khomeiny a incon- testablement raison.Il énonce là de grandes vérités, mais, comme le truand qui avait crié «au loup!» quand le loup n'était pas là, l'ayatollah risque de ne pas être cru maintenant qu'il y est vraiment.L'imam est incontestablement le père de la révolution islamique.C'est lui qui, de Paris, a su mener ses troupes à la victoire.C'est lui qui a mis en selle les mollahs qui, aujourd'hui, font la pluie et le beau temps.C'est lui qui a donné l'exemple.Il fut le premier à «s'ingérer dans des domaines en dehors de (sa) compétence».Quand il dénonce comme «illégale» et «source de désordre l'ingérence (des rrtol-lahs) dans les affaires du pays», il dénonce ce qu'il a fait lui-même après la prise du pouvoir en 1979.Un déficit budgétaire de quelque $11 milliards cette année, un pouvoir politique disqualifié du fait de la prise et de la détention, durant 444 jours, de ,52 otages américains, un conflit empoisonnant avec l'Irak, les meurtres et exécutions sommaires de l'ayatollah Khalkhali, l'instabilité créée par l'amertume \u2022des minorités kurde, turkmène et arabe ont transformé l'euphorie des barricades en une profonde et amère déception.Les révolutions ont généralement la vie très courte, et ne changent pas grand-chose.JEAN PELLERIN LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 FÉVRIER 1 981 ««J'ai tellement hâte C'est affolant de constater toute l'énergie dépensée pour le problème constitutionnel du Québec.Et cela ne date pas d'aujourd'hui! Depuis des générations, combien de Québécois ont consacré leur force de travail, leur intelligence, leur imagination à la survie de leur peuple?On peut penser aux hommes d'Etat comme Papineau, Créma-zie, Lesage, Johnson.mais encore plus à tous les «petits» dont l'acharnement était quotidien.Qui n'a pas son anecdote, par exemple exiger dans un magasin d'être servi en français, quitte à perdre du temps.Il est même surprenant de voir l'importance des réalisations économiques du Québec malgré tout: malgré le «temps perdu» à revendiquer une identité, mai-gré les innombrables embûches causées par une volonté politique contraire aux intérêts des francophones.Un exemple récent: en sep- tembre dernier, quand Robert Campeau, financier québécois, .a voulu acheter le Royal Trust, l'establishment canadien a conclu toutes sortes d'«ententes secrètes et trahison» pour empêcher ce francophone d'augmenter sa part du marché: «Nous étions opposés, dit un financier canadien, à cette offre inamica- .le (unfriendly bid)».Un exemple ancien: avant 1840 existaient deux colonies distinctes: le Haut-Canada, futur Ontario, anglophone, endetté à l'extrême, et le Bas-Canada, futur Québec, francophone, nettement plus peuplé (60% de la population globale) et au budget équilibré.Quand il s'agit de les réunir, en 1840, «on» décida de partager l'énorme dette onta-rienne «équitablement», c'est-à-dire en proportion de la population: donc les Québécois payèrent 60% de l'argent investi en Ontario seul! Le partage des députés à l'Assemblée fut «équitable», mais inversement: 12 députés onlariens, 12 députés québécois.C'est ainsi qu'une richesse peut se bâtir! Les faits de ce genre abondent, d'un bout à l'autre de l'histoire.Comment les Québécois ont-ils réussi à organiser les caisses populaires, Hydro-Québec el tant d'autres entreprises quand tant de gens, qu'ils fassent ou non partie de l'élite, perdaient leur temps.à survivre?Il fallait être doublement «capable».Il faut cesser de perdre notre temps.Le choix est là: ou bien s'assimiler, abandonner son identité; et vite, s'il vous plait; ou bien devenir un pays normal, se gouverner soi-même.Pouvons-nous imaginer l'Etat du Québec si tout le dynamisme de sa population avait été consacré aux réalisations sociales et économiques, avec les seules difficultés naturelles de la vie et des nations.J'ai tellement hâte.Chantai MALLEN Saint-Laurent La Suède dame le pion au Canada en matière de cyclisme La Suède, on le sait, possède un climat et une économie qui ressemblent aux nôtres.Comme le Canada, elle est froide et recouverte de neige en hiver, le nombre d'automobiles par habitant y est presque aussi élevé qu'aux U.S.A.; comme chez nous, elle n'a presque rien fait, jusqu'à la fin des années 60, pour aider les cyclistes à se rendre au travail de façon agréable et sécuritaire.Depuis une décennie, cependant, on assiste à une transformation lente, mais décisive, du visage urbain.Dès 1969, l'administration municipale de Vasteras (ville de 100,000 habitants à l'ouest de Stockholm) prenait la décision de réserver au moins $120,000 par année pour l'aménagement de pistes cyclables et de ponts ou tunnels servant à la traverse des grandes artères.En 1979, la ville se trouvait dotée de 206 km de pistes cyclables et de 13S tunnels et ponts.Moment pour une pause?Non, en 1980, $1.1 million a été dépensé pour étendre et améliorer le réseau d'aménagements cyclables qiiK selon les prédictions des édiles municipaux, ne sera complété qu'en 1984.Le même enthousiasme anime le maire de la ville d'Erlanger (100,000 habitants, plus d'une auto par 3 habitants; 20 km au nord de Nuremberg, Allemagne.Il consacre également $1.1 mil- lion par année ( i 1% du budget de la voirie) à la construction d'aménagements cyclables (programme commencé en 1972).Aujourd'hui, 30% de tout le trafic en ville se fait à bicyclette.En hiver, le déblaiement des pistes cyclables reçoit la même priorité que le déblaiement des rues et routes.Les grandes villes, comme Stockholm (800.000 habitants), ont été plus lentes à se sensibiliser aux demandes des cyclistes: un obstacle majeur au développement des pistes cyclables demeure le fait que les rues de Stockholm sont, en général, beaucoup plus étroites que celles, par exemple, de Montréal.Malgré tout, depuis quelques années, plusieurs pistes cycla bles y ont vu le jour.Cet investissement a donné des résultats très encourageants: de 1979 à 1980 le nombre de cyclistes a triplé à Stockholm.Fin 1980, l'administration municipale cie Stockholm a consacré $2.S millions à la poursuite du développement des aménagements cyclables.Les villes de Vasteras et de Erlanger ont acquis une expérience dans le domaine des aménagements cyclables qui inspire bien des maires en Suéde ei en Allemagne.Puisse-t-elle stimuler l'enthousiasme de nos maires de moyennes et grandes villes.Michael LAUGHREA Montreal Sources: articles parus dans Dagens Nyheter et Svenska Dagbladet.L'auteur a vécu en Suède de janvier 1978 à juillet 1980.M VRAC ||t;lll ; iff m I .B.\u2022 Priorité est accordée dam cette page aux lettre, d'intérêt général se rapportant à de% article* parus dant LA PRESSE.La concision est recommandée.\u2022 Les correspondants doivent inscrire lisiblement leurs nom, adresse et numéro de téléphone.\u2022 LA PRESSE ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou outres documents non publiés.\u2022 L'auteur assume l'entière responsabilité de ses opinions.\u2022 Tout en respectant la pensée de routeur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon /'es-pace disponible.\u2022 5/ possible écrire à la machine, à double interligne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme suit : «* Tribune libre », LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y 3M1.À quand les pistes cyclables nombreuses et déneigées à Montréal?Pourquoi un 3e parti au Québec?A-t-on vraiment besoin d'un troisième parti au Québec?Tout ce que r Union nationale accomplira sera de diviser le vote francophone: déjà les anglophones se lèchent les babines en anticipation de l'abrogation de la loi 101, laquelle loi ils considèrent une aberration passagère de la part de la majorité tranquille.A l'échelle nationale les francophones québécois n'ont plus aucune influence depuis qu'un masochisme collectif les pousse à voter quasi unanimement pour un parti fédéral qui semble s'inspirer de plus en plus du rapport Durham, laissant ainsi ledit parti en mesure de solliciter l'appui de l'Ontario, une province qui, elle, a eu la sagesse de ne pas s'inféoder à un seul part i.J.TURGEON Montréal Un jour, ce sera notre four.Dans les hôpitaux, c'est mon frère qui s'alite, séjourne, vit ou meurt.Il est mon semblable, il est moi.Pourquoi négliger la s o u f f r a n c e d e l'h o m m e.n e p a s l'entourer de soins adéquats et humains?Je souffre des moyens dont dispose l'Etat envers l'homme malade.Qui de nous \u2014 la nature humaine étant ce qu'elle est \u2014 ne mettra jamais le pied à l'hôpital?Louis de Gonzague PELLETIER Brossa rd c« Si vous saviez comme on s'ennuie à la Manie.» Nous sommes un groupe d'employés travaillant à LG-2 et nous trouvons inadmissible que nous ne puissions taire venir nos partenaires ici.Il faudrait que nous soyons mariés ou que nous demeurions ensemble depuis (2) ans ou un (1) an si nous avons un enfant; cette mesure nous semble discriminatoire.Nous demandons la permission d'amener nos partenaires avec nous à l'occasion des Fêtes ou autres occasions convenues d'avance, car ils sont aussi importants à nos yeux que si nous étions mariés.Réjean HURTUBISE Jacques DENEAULT Yvon CATAFARD La Grande 2 Les barrières de l'autoroute 40 Monsieur Jean Lebon, ing.Repentigny Monsieur.J'ai bien pris connaissance de vos commentaires au sujet des barrières de péage dans votre lettre du 1 février dernier (reproduite dans LA PRESSE du 13 février).L'Office estime à $325.000 les revenus perdus annuellement à cause des fraudes de ses usagers.D'autre part, le coût desdites barrières se chiffre à $180,000, ce montant incluant le coût de leur entretien.Lorsque le gouvernement nous autorisera à supprimer le tarif réduit ou à procéder à toute autre augmentation des taux de péage, la pertinence de telles installations n'en sera qu'accrue.Notre rigueur intellectuel- le ne nous empêche pas de savoir compter.Enfin, les perturbations occasionnées par ce nouveau système de contrôle ont été corrigées dès les premiers jours par la mise en service d'une voie de péage additionnelle.Il n'y a vraiment pas lieu de dramatiser une situation qui est davantage attribuable aux aléas de la circulation d'hiver.Le Président, Georges-E.TREMBLAY On a été très dur envers Paul Rose Commissaire principal Gilbert.Commission nationale des libérations conditionnelles, Montréal.Monsieur, Nous tenons par la présente à élever de vives protestations concernant le traitement subi par Paul Rose lors du décès de sa mère.Il ne nous paraît pas conforme aux principes de la justice d'avoir empêché Paul Rose de voir sa mère mourante alors que 637 détenus ont eu la permission de sortir de prison pour aller célébrer «les fêtes» dans leurs familles.Nous tenons particulièrement à nous élever contre de pareilles procédures qui interdisent les derniers adieux d'un fils à sa mere et qui ne rehaussent absolument pas le prestige du Service correctionnel du Canada.LiseGRAVELINE et Robert FILIATRAULT Ville Ste-Catherine, Québec Bravo à Claude Brunet! Au nom d'un groupe de bénévoles qui oeuvrent au sein du Comité provincial des malades, nous voudrions apporter notre appui à la cause de M.Claude Brunet dans sa lutte face au syndicat.Bravo pour un handicapé qui sait prendre en main le sort des plus démunis: les malades, les handicapés et les personnes âgées.Qu'y a-t-il de plus frustrant que d'être dans l'incapacité de se suffire à soi-même, d'être cloué sur un lit d'hôpital ou dans un fauteuil roulant et d'être à la merci d'autrui.et c'est de ces personnes que le syndicat se sert pour gagner quelques dollars et quelques confortables conditions de travail.Certes, les travailleurs y ont droit, mais pas au prix de vies humaines et de souffrances mo- ' \u2022*k»'jHU.lfrkU« Les mineurs britanniques défient l'exécutif et restent en reve « Maggie » tournée en dérision aux Communes LONDRES (PA, AFP) \u2014 Les responsables régionaux du syndicat des mineurs britanniques ont refusé d'ordonner le retour au travail en dépit de la décision de l'exécutif national d'annuler l'ordre de grève lancé pour lundi prochain et de demander aux mineurs grévistes de reprendre le travail.Les mineurs récalcitrants restent méfiants à l'endroit du gpuverne-, ment conservateur malgré l'assurance donnée par l'Office des charbonnages de ne pas fermer les mines de charbon déficitaires.À la Chambre des communes.Mme Margaret Thatcher a été tournée en dérision par l'opposition à la suite de sa volte-face dans l'affaire des charbonnages.Même certains députés de son propre parti se sont joints aux rires de l'opposition quand le premier ministre a défendu l'attitude du gouvernement que Mme Thatcher a qualifiée de «rapide et décisive».«Je vous félicite pour ce qui semble être une grande victoire pour les mineurs, » a déclaré le chef travailliste.M.Michael Foot, sur un ton sarcastique.«A chaque fois que vous changerez \"d'avis, je vous enverrai un beau bouquet.Je pourrais même vous inviter à dîner», a-t-il ajouté.Alors que l'opposition parlait d'humiliation et de changement de politique, les hommes d'affaires, alliés traditionnels des conservateurs, ne cachaient pas leur irritation et accusaient Mme Thatcher de «capitulation scandaleuse» devant les syndicats.H Des mineurs de charbon manifestent devant le ministère de l'Energie pendant les i entre leurs représentants et ceux de l'Office des charbonnages et du gouvernement.Le comité exécutif du syndicat des mineurs a decide hier oar lô m voix contre 8 d'ordonner le retour au travail, le président Joe Gormley déclarant que la grève devenait inutile parce que la direction des charbonnages avail renoncé à son plan dé fermer de 25 à 50 puits, ce qui aurait entraîné le licenciement possible de quelque 30,000 mineurs.Mais les mines de charbon d'Ecosse, des Galles du Sud et des comtés de Kent et Durham, en Angleterre, restaient paralysées presque en totalité, la plupart des 50,000 mineurs qui ont enta ir.é des débrayages spontanés refusant de reprendre le travail.Le leader des 66,000 mineurs du Yorkshire, Arthur Scargill, chef de l'aile gauche du syndicat, a demandé le maintien de la grève générale à partir de lundi.Les mineurs exigent des garanties «blindées» que le gouvernement et l'Office des charbonnages tiendront leurs promesses, notamment sur la non-fermeture des puits et l'arrêt dos importations de charbon.Le leader des 20.000 mineurs écossais.Mick MeGahey, a déclaré pour sa part: «Je veux des assurances concrètes par écrit.Je veux voir la couleur de leur argent.» Une décision globale devrait être prise aujourd'hui et il reste à savoir qui, de la gauche avec M.Scargill ou de la droite avec M.Gormley.l'emportera.Fn tout état de cause.Mme Thatcher vient de subir sa première et grave défaite dans la lutte qu'elle mené depuis son arrivée au pouvoir en 1979 contre les syndicats.Elle sera peut-être décisive et personne n'oublie en Grande-Bretagne que ce sont les mineurs qui avaient acculé en 1974 le premier ministre conservateur Edward Heath à des elections anticipées perdues d'avance.Les derniers ont été éliminés cgne M -* : r ¦\\ >-.d'après AFP, Reuter, UPI, PA En l'espace de vingt-quatre heures, les deux derniers foyers de tension qui subsistaient encore dans le pays, l'agitation étudiante à Lodz (deuxième ville de Pologne) et la grève des agriculteurs de Rzeszow affiliés au syndicat cSoiidarité rurale», ont été éliminés à l'issue d'intenses négociations qui avaient été engagées sans succès par le précédent gouvernement de M.Jozef Pinkowski.L'accord de Lodz et celui de Rzeszow semblent devoir constituer avec le protocole de Gdansk du 31 août, les trois piliers d'un modèle de société entièrement nouveau en pays communiste et dont les deux caractéristiques essentielles sont l'autogestion (dans les limites qu'il reste à définir) et l'indépendance syndicale, dans le respect du principe du «rôle de guide» dévolu au Parti.\" De même que l'accord de Gdansk avait été l'acte de naissance du syndicat «Solidarité» de M.Lech Walesa, celui de Lodz consacre l'émergence en milieu étudiant d'une organisation distincte de celle des Jeunesses socialistes, l'Union indépendante des étudiants (NZS).Celle-ci tiendra son congrès aujourd'hui à Poznan.En ce qui concerne les paysans, l'affaire reste entourée d'un certain flou.Le problème de la reconnaissance par le gouvernement du syndicat «Solidarité rurale» qui avait fait échouer dans un premier temps les négociations de Rzeszow.a finalement été laissé de côté.La Cour suprême s'était déclarée dans l'incapacité, compte tenu de la législation polonaise, d'accorder une personnalité juridique à l'organisation paysanne mais lui avait suggère de se constituer en association professionnelle et avait transmis à cette fin son dossier à la mairie de Varsovie, compétente en la matière.Toutefois les représentants du comité de grève de Rzeszow ont apposé leurs signatures sur le document, à côté de celles des représentants du gouvernement, «au nom du comité national fondateur du syndicat des agriculteurs individuels (privés)», ce qui constitue une reconnaissance de fait de leur svn-dicat.La question devrait rester en suspens jusqu'à l'adoption par la Diète d'une nouvelle loi sur les organisations syndicales.Néanmoins, certaines «poches de résistance» étaient encore signalées hier soir.Les étudiants de l'Ecole supérieure d'agriculture de Varsovie et ceux de l'école supérieure de pédagogie de Cracov ie n'avaient pas encore décidé de mettre fin à leur grève d'occupation.Il n'en demeure pas moins qu'en moins de huit jours, le nouveau premier ministre.le général Jaruzelski.semble avoir réussi à imposer une imago d'efficacité qui avait totalement manqué à ses prédécesseurs et qui le mettait en position favorable pour mener à bien sa politique de redressement économique.Ainsi, à quatre jours du Congres du PC soviétique auquel, selon des bonnes sources, le premier secrétaire Stanislaw Kania et le premier ministre devraient assister, la situation était «normale» pour la première fois depuis plus de sept mois.« m' *' ] ?1 » + \u20221 » » \u20221 9 » \u20221 * ¦» ' », I a] ; o I I I I DEPECHES L'ARGENTIN Adolfo Perez Es-quivel, prix Nobel de la paix 80, a été arrêté hier soir à Sao Paulo par la police brésilienne, apprend-on de source informée.Il a été appréhendé dans le centre de la ville alors qu'il s'apprêtait à donner une conférence sur les droits de l'homme.Il est détenu par la police fédérale.LA JUSTICE ouest - allemande a ouvert une enquête contre un magazine qui a publié un article dans lequel il révélait une centaine d'endroits ou seraient entreposés des engins nucléaires américains.L'article sur la «carte atomique de la RFA» a été publié hier par le magazine «Stern».qui affirmait que la RFA est «truffée d'armes atomiques».Un porte - parole du ministère de la Défense a dit que l'article était un «mélange d'informations correctes et incorrectes».LE PATRIARCHE Maximos V Hakim, patriarche gres-catholi-que d'Antioche et de tout l'Orient, a échappé hier à un attentat alors qu'il se dirigeait vers Zahle, sur la route de Beyrouth à Damas, au Liban.Des tirs ont été dirigés à partir d'une voiture sur celle du patriarche.Le prélat âgé de 78 ans n'a été que légèrement blessé par des éclats de vitre au visage mais il a été hospitalisé à Beyrouth.UN DÉTACHEMENT de l'armée et de la milice ougandaises a saccagé deux villages du nord de l'Ouganda, Adjumani et Pakelle, expulsant 10,000 personnes.Selon des missionnaires et des responsables ougandais, près de 25 personnes ont été tuées au cours des incidents qui se sont déroulés.Selon des habitants de la région, il semble que les^ soldats .ont voulu se venger d'assassi- nats perpétrés sous le régime d'Idi Am in.LES ROUMAINS ont observé des arrets de travail au cours des récents mois pour protester contre la pénurie de nourriture et d'autres biens de consommation, ont affirmé des membres de l'administration Reagan à Washington.Cependant, ces arrêts de travail ont été brefs et en rien comparables à la vague de grèves qui a bouleversé la Pologne, ajoute-t-on.LE COMMANDANT Jean Yves Cousteau a annoncé hier qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle française, même s'il a reçu «un nombre incroyable de sollicitations, 10,000 lettres environ».M.Cousteau a affirmé que sa véritable vocation était de s'occuper de la défense de la vie et de la mer a une échelle globale.UN ATTENTAT aurait été corn-1 mis il y a une quinzaine de jours à Moscou contre une voiture officielle et aurait fait deux morts, selon des sources soviétiques officieuses.Une voiture aurait exploséesur la rue Kirov, dans le quartier où se trouve le KBG.Selon certaines informations, l'une des victimes serait un colonel attaché au KGB.Les autorités se montrent peu loquaces sur ces rumeurs, des porte - paroles parlant «d'invention pure et simple» et de «provocation» avant le 26e congrès du parti LES REBELLES kurdes en Irak détiennent neuf otages étrangers afin de faire pression sur le gouvernement de Bagdad pour obte nir la libération de leurs camarades emprisonnés.L'enlève ment a été revendiqué par le Parti socialiste unifié du Kurdistan, mouvement d'opposition, aux autorités irakiennes.Les otages sont quatre Indiens, trois Libanais, un Britannique et un Egyptien, capturés à la fin de janvier.Réserves des Européens face à la politique de Reagan au Salvador d'après AFP, Reuter, PA La tournée européenne que l'émissaire américain Carence Eagleburger achève aujourd'hui à Bonn ne paraît pas devoir lever l'hypothèque que la nouvelle politique dure des USA en Amérique centrale fait peser sur leurs relations avec les démocraties d'Europe occidentale.Au cours des conversations qu'il a eues depuis le début de la semaine à Bonn, à Paris, à Bruxelles et même à Londres.M.Eagleburger a pu mesurer la réserve de ses interlocuteurs sur l'aide à la junte salvadorienne.Il a décidé de retourner aujourd'hui à Bonn pour rencontrer le ministre des Affaires étrangères, M.Hans Dietrich Genscher.A Londres, le gouvernement britannique préconise une solution «pacifique et démocratique» iu Salvador et restera en contact étroit à ce sujet avec ses alliés américain et européens, a déclaré un porte-parole du Foreign Office à l'issue d'un entretien avec M.Eagleburger.M.Eagleburger a transmis aux autorités britanniques les documents qui, selon 'Washington, prouvent l'intervention soviétique et cubaine dans ce pays.Un porte parole du Foreign Office a dit que Londres allait étudier soigneusement ces docu- .ments et qu'il n'arrêterait sa position qu'après avoir consulté ses alliés européens.Le porte-parole a souligné que les autorités britanniques n'a- vaient pas de «preuves objectives» d'une intervention militaire de Cuba et de l'URSS au Salvador.A Bonn, le ministre ouest-allemand de la Coopération économique, M.Rainer Offergeld, a mis les USA en garde contre la «lourde erreur» consistant à voir dans la guerre civile au Salvador une «machination des communistes».Le ministre estime dans une interview que la lutte des guérilleros est motivée par d'insupportables injustices sociales et se prononce catégoriquement contre un soutien à la junte au pouvoir au Salvador.En dépit de notables motifica-tions de la politique américaine à l'égard du Tiers monde, le gouvernement de Bonn continuera d'accepter que ces pays choisissent leur propre voie indépendamment des superpuissances.«Nous tenterons de convaincre nos amis américains de la justesse de cette attitude», a poursuivi le ministre.A San Salvador, le Front démocratique révolutionnaire, coalition d'opposants à la junte, affirmait hier qu'une centaine de conseillers militaires américains préparent un plan de lutte destiné à «couper la tête» aux mouvements de gauche et d'intellectuels au Salvador.Le PDB affirme que l'aide américaine a «obligé la junte à transformer des écoles en casernes».Cette accusation a été démentie par le président Duarte et l'ambassade américaine.Bataille politique en vue au Congrès sur le plan Reagan d'après AFP, Reuter, UPI, PA Tandis que le président Reagan, avant de s'envoler pour la Californie, dépêchait quelques - uns de ses principaux collaborateurs auprès du Congrès pour demander une approbation rapide de son programme économique, une véritable bataille politique se livre désormais au Congrès entre républicains et démocrates autour de ce plan qui entend réformer radicalement l'économie américaine.Si pour l'ancien président Nixon, le discours de Ronald Reagan peut être considéré comme «le plus important discours économique donné par un président américain depuis la Deuxième Guerre mondiale», le président du groupe minoritaire démocrate au Sénat.M.Robert Byrd, a répliqué en critiquant le programme de réductions fiscales, estimant que celles - ci étaient injustes et «favorisaient les riches».D'ailleurs.le sénateur Ted Kennedy a pris la tète des opposants en assurant qu'il n'était pas prêt à voir «les progrès sociaux d'une génération balayés en quelques brèves semaines».Plusieurs économistes démocrates estiment, en fait, que les réformes proposées par M.Reagan profiteront davantage aux riches qu'aux pauvres.Le Parti démocrate reprend ainsi un argument classique depuis Franklin Roosevelt selon lequel le Parti républicain est celui des riches, le Parti démocrate celui des pauvres.Relevant le défi lancé par le président qui demandait à ses critiques de «présenter un pro-gra m me offrant une meilleure chance de balancer le budget, réduire et éliminer l'inflation, stimuler la création d'emplois et réduire le poids des impôts», les sénateurs et les représentants démocrates étudient déjà une proposition de réforme fiscale qui pourrait se substituer à celle de M.Reagan.C'est en effet surtout la réduction des impôts qui inquiète les démocrates, toujours majoritaires à la Chambre des représentants même s'ils ont perdu le contrôle du Sénat.Le sénateur Byrd a assuré sans ambiguïté que son groupe n'approuverait pas les réductions d'impôt demandées par le président.Autre grand volet du programme gouvernemental, la réduction des dépenses de l'Etat, qui passe notamment par la suppression de nombreux programmes d'aide sociale, est également loin de faire l'unanimité.Dans cette optique, la centrale syndicale américaine AFL - CIO a critiqué le nouveau programme économique décrivant celui -ci comme «un coup de dés très risqué pour l'avenir des Etats -Unis» dont les travailleurs risquent de faire les frais.A l'unanimité, les 35 membres du Conseil exécutif de la fédération ont adopté une déclaration qui estime que les réductions de dépenses proposées par M.Reagan coûteront dans un proche avenir 1,1 million d'emplois et mettront en danger les besoins à long terme du pays dans les domaines de l'Energie, de la Sécurité, de l'amélioration des transports, de la protection de l'environnement et de l'habitat urbain.Interrogé sur la stratégie qu'il envisageait de suivre pour obtenir un vote favorable du Congres, M.Reagan a formulé l'espoir que la nécessite d'agir rapidement n'entraîne pas un démantèlement de son programme.Il n'a pas voulu indiquer s'il utiliserait son droit de veto.> y.* \u2022 y.s \u2022 \u2022 ià **** Wî téléphoto UPI La police traîne Tun.des manifestants qui protestaient devant la Maison Blanche contre le programme économique de Reagan.Plusieurs ont été arrêtés.Italie: le gouvernement mis en minorité sur le budget en chambre ROME (AFP) \u2014 Le gouvernement italien a été mis en minorité, hier, devant la Chambre des députés, au cours de l'examen de la loi de finances (budget) lors du vote de six amendements sur des points d'ordre technique présentés par le parti radical et le parti communiste.Après ces votes, à bulletin secret, le rapporteur de la loi a demande la suspension de la séance, qui a été votée à mains levées.Elle doit reprendre ce matin.Une grande confusion régnait au terme de cette séance, les chefs de groupe de la majorité s'accusant réciproquement en termes à peine voilés d'être responsable de la mise en minorité du gouvernement.Un député républicain s'en est pris pour sa part aux PSI et PSDI (socialiste et social-démocrate), estimant que «leur absence a mis en minorité le gouvernement».Le chef du groupe communiste, M.Di Giulio, a dénoncé «l'inconsistance» de la majorité, ajoutant que «sans une explication claire entre les partis de la majorité, non seulement au sommet mais aussi au sein des groupes parlementaires, le gouvernement aura du mal à faire passer la loi de finances».Les groupes parlementaires de la majorité se sont réunis après la séance pour «examiner la situation».La mise en minorité du gouvernement sur un texte aussi important que la loi de finances, bien qu'imprévue, est révélatrice, estiment les observateurs, des divisions qui opposent au sein de la majorité la démocratie-chrétienne d'une part, le PSI et le PSDI d'autre part.Ces divisions étaient notamment apparues lors du débat sur les «centrales étrangères du terrorisme» et sur les mesures de restriction du crédit.En ce qui concerne l'avenir de la loi de Finances, le ministre du bilan, M.La Malfa, a estimé que «rien n'était joué», même si la situation est délicate. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 20 FÉVRIER 1981 LA SEMAINE PROCHAINE Enfin de l'eau potable à l'Epiphanie m I/eau potable circulera à nouveau dans le système d'aqueduc de la municipalité de l'Epiphanie dès la semaine prochaine, mettant ainsi tin a une pénurie provoquée par des de-versements de purin de porc dans la riviere l'Achigan.C'est grâce au système de tuyauterie spécial qui avait été utilisé l'an dernier à Pam ham, une ville qui subissait alors une situation identique, que l'Epiphanie pourra s'approvisionner du moins temporairement \u2014 à même un lac voisin.On sait que cette pénurie d'eau potable a commencé il y a une douzaine de jours.Par ailleurs, au cours dune reunion publique tenue mercredi soir, la population de cette municipalité a réclame, au moyen d'une pétition de 1,600 signatures, l'assainissement du bassin de la rivière l'Achigan dans les plus brefs délais.D'ailleurs, selon un porte - parole du ministère de l'Environnement présent a cette rencontre, le gouvernement aurait l'intention de réclamer des injonctions afin de forcer certains producteurs de porcs a si- conformer aux lois relatives à l'environnement, ou a cesser de produire.Cette méthode permettrait ainsi d'éviter de lon^s recours en justice, dont les résultats sont souvent décevants, les amendes n'étant pas suffisamment élevées.A 11 CONCOURS VINGTIÈME ANNIVERSAIRE EN PRIX A GAGNER avec mm Panasonic _ Technics ON PEUT SE PROCURER UNE VERSION INTÉGRALE DFS ^ENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX ET REGLEMENTS A TELÉ-MÉTROPOLE INC OU A LA PRESSE.7 OUEST RUE ST-JACOUES la presse C^a«\" |Our dw lundi ?ffvfier au
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