La presse, 7 février 1981, C. Arts et spectacles
[" JUDITH KRANTZ GILLES VIGNEAULT roman 4 ET SPECTACLES CAHIER c LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 FÉVRIER 1 981 CLAUDE JASMIN, PRIX DUVERNAY Un enfant de cinquante ans L'ARCHITECTURE ET LE PHOTOGRAPHE 150 ans de vie commune ?«Points de vue: photographies d'oeu v res architectural e s ».peut-on lire sur le carton d'invitation du Musée des beaux-arts.GILLES TOUP1N_ Le titre n'est guère invitant.Mais quelle n'est pas»nia surprise de me trouver devant une présentation colossale qui regroupe non seulement autour de ce thème des approches variées et des techniques on ne peut plus diverses mais aussi des photographies d'époques fort éloignées les unes des autres.A côté de la photographie documentaire, la photographie d'art tient sa place; à côté d'oeuvres du milieu du siècle dernier, les oeuvres les plus récentes se posent en contrepoints savants et éloquents; à côté de photographes peu connus, à peu près tous les grands noms de l'histoire de la photographie se suivent à la queue leu leu.«Par ses origines (la camera oscura), écrit le critique français André Chastel, ses pratiques, ses conventions, ses révolutions, ses développements audacieux, la photographie doit être considérée comme le plus actif, le plus versatile, le plus envahissant, le plus difficile à cerner de tous les «arts» du XXe siècle».Ceux qui verront l'exposition du Musée des beaux-arts, préparée incidemment par la Galerie nationale du Canada, seront sans doute d'accord avec Chastek Ils apprendront, entre autres choses, que même les photographies qui à l'origine n'avaient pas été prises dans un but «artistique» sont récupérées par les muséologues et les collectionneurs et que bien souvent ces photographies recèlent d'une telle densité esthétique qu'il faut admettre qu'elles vont beaucoup plus loin que le simple documentaire.Tout un fond historique anime l'exposition.S'il y a des «points de vue» comme le souligne le titre de la présentation c'est qu'il y a, devant les bâtiments et l'environnement architectural, des réactions variées de la part des photographes.On découvre que tous ces gens de toutes ces époques n'ont pu échapper à l'emprise et à la fascination de l'architecture.On découvre que les grands thèmes de l'histoire de la photographie n'ont pas été seulement le portrait, le paysage et la nature morte.On découvre qu'il v avait un incroyable consensus suite à la page C 18 :-Vv.< S' ¦ < < , ïem \u2022:V.\u2022 \u2022 * Il a la rondeur et les certitudes de ses cinquante ans.Il parle haut, de lui-même surtout et sans modestie, affectée ou non; des autres aussi, collègues de ses trente-six metiers, avec plus d'ironie que de franche méchanceté.En sa compagnie, on ne s'ennuie pas; il a cette présence qui appartient aux personnages publics et qui n'oublient pas un instant qu'ils le sont.La vie est pour lui un théâtre et tout lieu, tout temps sont le prétexte d'un spectacle.REGINALD MARTEL Et pourtant, il suffit de prendre la mesure de ce qui restera peut-être, de ce qui existe en tout cas, une trentaine de lives en autant d'années, pour constater que ce quinquagénaire n'a jamais quitté l'enfance, ses magies et ses manières, ses inquiétudes et ses audaces.Il en reste, dans le baratfnage brouillon de l'âge adulte, le meilleur, qui est spontaniété et fraîcheur.\u2014 Cinquante ans! Un choc terrible.La pente descendante.Trente, quarante ans, ça ne m'a rien fait.Mais cinquante! Quand j'aurai soixante ans.ça ne saurait être pire.Alors il me reste à flasher une dernière fois, à lancer mes dernières étincelles.Je sais que c'est fini.Dit-il mais y croit-il?C'est l'instant qui compte, l'instant tout plein et presque sans mémoire qui caractérise l'enfance.Claude Jasmin est pris par son travail de feuilletoniste de Boogie-woogie 17.qu'il juge plus difficile et exigeant que celui de l'écriture romanesque, dont la seule contrainte est la paresse.Et l'occupe ces jours-ci la forme de consécration que constitue le prix littéraire Du-vernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.L'occupe et le réjouit, puisque voici ce qu'il appelle son premier «prix d'Etat», un prix lié à la nation.II n'a eu ni le prix Atha-nase-David.ni le prix de la ville de Montréal, ni même le prix du Gouverneur général.Il se défend d'être paranoïaque mais il a le sentiment de ne jamais avoir été considéré comme un pair par les écrivains d'ici.\u2022y \u2022 w.rX\" **r'à4 **£tHr v ¦ * ¦ Pour les membres des jurys, il serait l'écrivain populiste, alors qu'eux seraient les vr.ais écrivains littéraires.(Sa perception est assez juste, quant à l'attitude des écrivains vis-à-vis de lui.) Claude Jasmin connaît une partie de l'explication: sa conduite publique, son bagout, son côté cabotin qui ne font pas chic.Le bloc-notes dans le Journal de Montréal, «c'était honteux».La promotion de ses livres à l'émission de'Réal Giguère, «quelle déchéance! » Il y a tout cela peut-être, y compris des polémiques d'une navrante médiocrité, mais il y a surtout le succès littéraire, lui ne pardonne pas.Grâce au prix Du vernay.Claude Jasmin sera peut-être considère comme un éerfvain à part entière, ce qu'il n'a jamais cesse d'être.Il n'a pas fait que des romans réussis et lus.Il a écrit (les essais sur l'art, des critiques dans les journaux, des reportages, des lettres flamboyantes pour dénoncer les méchants, des pièces de théâtre pour la radio ou la télé, des nouvelles, une monographie de paroisse, quoi encore?Tout a commencé avec Et puis tout est silence(queLtitre imprudent).Nous sommes en 1959.c'est la grève a Radio-Canada ou Claude Jasmin, après quelques années de théâtre avec Paul ?3uissonneau, s'est déniché une planque, le travail de décorateur.Il est venu à l'écriture au hasard d'une grève comme, dit-il.Roger Lemelin y est venu au hasard d'une maladie.Ce premier roman n'est pas le succès dont rêvait le jeune et nouvel écrivain ambitieux.11 est recalé au prix du Cercle du livre de France mais un des membres du jury.Robert Elie.le publie aux Ecrits du Canada français.A cet encouragement s'ajoute celui des critiques Jean Sarrazin et Jean Hamelin.Curieusement, dit Claude Jasmin.Et puis tout est silence est déjà la Petite Patrie, ce livre autobiographique qui allait faire de lui un écrivain vraiment populaire.Il a fallu relire le roman pour éviter les repétitions.Une grève et des loisirs n'expliquent pas tout.Claude Jasmin s'était aperçu, aux déjeuners de la Taverne Royal, que ses histoires d'enfance intéressaient les copains.Tout comme il s'est aperçu plus tard que les enfants aimaient entendre les contes qu'il inventait, ce qui est à l'origine du recueil paru il y a quelques mois.Le romancier entre donc dans la carrière d'écrivain sans avoir suite à la page C 3 UNE PRODIGIEUSE CONFRONTATION Un suspense exceptionnel.Philippe NOIRET Michel SERRAULT du réalisateur de uLe vieux fusil\" ROBERT ENRICO POUR TOUS BERRI 1 ST-DENIS - STE-CATHERINE 286-2115 C 2 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 FÉVRIER 1 98 ! ;\u2022>'\u2022>\u2022¦ v.Deux héros deux époques .jésuite joe On ne saura presque rien de .Joseph Montour Riel sinon que son grand-père était le frère de Louis Riel.Avec un nom pareil un personnage ne pouvait pas être quelconque.II ne le sera pas niais peut-être pas dans le sens que le lecteur aurait été en droit de l'espérer.GILLES RACETTE collaboration spéciale Au debut de l'album, en revêtant un uniforme de la police montée qu'il a volé dans une cabane, c'est une certaine conception de la justice que Riel endosse.L'uniforme lui procure le «droit» de faire sa propre loi et de promener sa vengeance an-cestraie dans la neige de l'Ouest canadien.Nous assistons alors à une série de meurtres singuliers qui répondent, dans l'esprit du métis, à des impératifs de «justice», de punition, de haine et de vengeance.Du pur inconnu à sa propre soeur, ils seront nombreux a goûter a sa médecine, son geste le plus déterminant, quoique le plus ambigu, demeurant le meurtre du caporal Fox qui avait pour mission de le mener a la justice «blanche».S'il fallait résumer en un mot le travail de Hugo Pratt dans Jésuite Joe (de même que dans les deux oeuvres précédentes La macumba du gringo e\\ A l'est de l'Eden).il faudrait certainement parler de dépouillement.Hugo Pratt, qui nous a habitues depuis des années à de véritables romans en bandes dessinées qui font ordinairement plus de cent page-.a produit ici une oeuvre de 17 planches, qui comporte 278 vignettes (soit une moyenne de six vignettes par planche) et dont le texte des dialogues tiendrait facilement en une page.Un dépouillement technique: simplification des decors, des physionomies et des costumes, utilisation des noirs dans le but évident d'éviter les details, mises en page identiques des planches (34 planches comptent six vignettes disposées rigoureusement de la même façon), découpage boursouflé des mouvements qui ne cadre pas avec la petitesse de l'oeuvre.Un dépouillement narratif: linéarité du scénario, absence du passe du héros (on renvoie plutôt a celui de ses ancêtres), rareté du texte, suspense répétitif.On se demande si ce dépouillement tient d'une logique créatrice visant à une utilisation judicieuse des moyens esthétiques ou narratifs ou simplement à un essoufflement de l'auteur.Dans les deux cas.la démarche de Pratt m'étonne.Quand on compare avec Les jouets du général, qui date de 1964 et que viennent de publier pour la première fois en français les Humanoïdes Associes, on ne peut s'empêcher de mesurer la distance parcourue entre les deux oeuvres.Alors que lune simplifie a outrance, l'autre est noyée dans un foisonnement de vignettes, de textes et de détails.L'album comporte deux récits.Les jouets du général et L'Ombre et l'amiral: 34 pages chacun, en noir et blanc.centrés essentiellement sur le suspense.Il n'est plus question de l'approche nuancée des psychologies, ni du romantisme des héros: l'Ombre est un héros qui tient plus de Batman que de Cor- ¦.».to Maltese et les aventures qu'il vit constituent un enchaînement effréné de situations ou l'action prime avant tout.Ici, pas de drame profond dans le scenario d'Alberto Ungaro.L'Ombre et son faire valoir Wu ( un peu à la manière de Robin) s'opposent au général qui personnifie le mal dans son sens ie plus net.Les affrontements éclatent dans des épisodes dignes des grands suspenses des années soixante (qu'on pense à James Bond).Les déploiements de gadgets, d'armes au laser et de produits chimiques sont parmi les éléments les plus représentatifs de ce genre de récit.AU PLAISIR DE LIRE Drieu La en Van Gogh Rochelle - * t i * i Entre Riel et l'Ombre, aucune commune mesure.L'un est vu de l'intérieur, l'autre de l'extérieur.L'un vit son destin «historique», l'autre subit les attaques du mal.Riel renvoie à l'Histoire, l'Ombre à une certaine mythologie du héros.Seize ans les séparent, seize ans pendant lesquels Hugo Pratt a appris son métier, certes, mais aussi des trucs et des raccourcis qui ne sont pas nécessairement heureux.JESUITE JOE.par Hugo Pratt.Edition Dargaud, JH puges.LES JOUETS DU GESERAL suivi do L'OMBRE ET L'AMIRAL, par Hugo Pratt et Roberto l'ngaro.Les Humanoïdes Associés.VINCENT BIGLIOSI t P ¦ «a* \u2022* \u2022\u2022 fautes de euves FLAMMARION « .11 est plus, il est mieux qu'une histoire imaginée .une histoire juteuse, que l'auteur le plus imaginatif n'aurait jamais osé inventer.» Huguette Roberge, La Presse Il est rare qu'un tel sujet soit expliqué de façon aussi claire et laisse au lecteur le soin de juger de !a décision rendue par leurs pairs .Fautes de Preuves est une oeuvre de non-fiction qui se lit comme le plus passionnant des romans.» Michel Truchon, Le Soleil C'est un roman policier, mais c'est aussi une histoire vraie et le récit d'une enquête authentique menée par un procureur californien.Vincent Bugliosi.celui-ià même qui fit coffrer Charles Manson.l'assassin de Sharon Tate.342 pages $14.95 Pierre Drieu La Rochelle, l'exemple même du roman-cierqui n'aurait jamais dû se mêler de politique.Mais quoi: la politique est un virus permanent, nous le portons en nous, et il est activé continuellement.Bien sûr que tout est politique.On pour- JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale rait répondre plusieurs choses, dont une que les romanciers savent par coeur: que si tout est politique, alors le roman l'est aussi, et que ça suffit comme ça.Pour Drieu, c'est encore plus compliqué: l'engagement politique qui ressort de la lecture de ses romans n'est pas tout à fait le même que celui de ses autres textes, ni de ses actes.Si bien que les commentateurs de son oeuvre s'y perdent un tantinet.Drôle de voyage, Le Feu follet, l'Homme couvert de Femmes (entre autres) me paraissent des romans d'esthétique, qu'aurait pu écrire un bon romancier qui ne se pique pas de politique.Mais ce n'est peut-être pas si sûr.Avec Drieu, on doute de ses propres intuitions.Oui, rien n'est facile avec cet étrange météore qui traversa les lettres françaises comme un fantôme glissant dans les salons d'un château, à moitié evanescent, pas sûr d'être là, mais dont la trace persiste: le plancher est profondément brûlé, où il mit le pied.Et qui, pour finir, se jeta avec ses chaînes, aux oubliettes, ne pouvant supporter son erreur politique, ni le regard navré de ses confrères en écriture.Céline se vengea de lui-même en insultes, borborygmes et tré-mulations.Céline était un dur, quoi qu'on en crût, il savait se EARUTïQNS En vente dans toute bonne librairie Les éditions Flammarion limitée Shalom, par Kdouard Chambost et Pierre Danton, 537 pages.Edi-tior.s Tchou.Terminus, par Boi loau-Narcejac, 210 pages.Editions De-noel.Prix: $14.95.La -French Atlantic Affair-/ par Krnest Lehman, trad.par Muriel Lesterlin.17 pages.Editions Tchou.Garage Meo, par Micheline Lanctôt, 248 patfes.Editions Inedi.L'étrange cas de Crista Spalding, par William Katz, trad, par Robert Bré.320 patfes Editions Domino.Prix: $10.95.Galactica Discovers Earth, par Glen A.Larson et Michael Kesnick, 187 pa^es.Berkley Books Les grands paradis, par Juan José Saer.trad, par Laure Ouille Bataillon, 236 pages Editions Flammarion.La passion selon San Pedro Blabuena, par Alfredo Bryee-Eeheni-que, trad, par Albert Bensoussan et Micheline Maurel Leseure, 271 patfes.Editions Flammarion.Le p'tit ministreles-pommes, par R.-Ga-I riel Kujold, 257 pages.Kdil ions Leméac.Captain Smith, par Georges Walter, 198 pages.Editions J.C.Lattes.Vladimir et les Jacques, par Jean-Pierre Chabrol.pages.Editions Grasset.Le palais des images, par Paul Théroux, trad, par Françoise Cartano, 409 pages.Les Presses de la Renais sanee Mélanie dans le miroir, par Carol Dunlop.245 pages.Editions Acropole.Le secret de Robespierre, par Pa Kin.208 pages.Editions Mazarine.?'4 Distribué partout au Québec SPECIAL 3e ÂGE -%u>Jdb^ ^Loju SCIENCES NATURELLES.P/ox.o rrs - V I 's \u2022 I 1 I \u2022 I ê\\ A 'I 'I ¦I Grand concours CROC : LA VILLE LA PLUS DRÔLE OU QUÉBEC ! il lit fa HP o défendre en attaquant.Tandis que ce pauvret de Drieu.¦ Donc, en 1944, Drieu La Rochelle a l'idée d'un roman, dont le principal personnage serait fortement inspiré de Vincent Van Gogh.Si l'art est apparence, et traversée des apparences, Drieu ce jour-là a une pensée d'artiste.Il lui apparaît que Van Gogh lui ressemble, qu'il a été comme lui «dévoré par la vision».Aussi, que la peinture de Vincent est la fin d'une manière de peindre, et le début d'une autre qui n'existe pas encore, si bien qu'elle ne peut conduire qu'au néant: le suicide.Ce suicide dont la tentation quotidienne attaque Drieu La Rochelle.Justement en l'année 1944.¦ Le peintre-pasteur, le peintre fou ensuite, ce sera Dirk Raspe, qui écrira ses mémoires.Et Drieu écrit, presque d'un seul souffle, sans se relire pour garder en quelque sorte au texte sa variation qui ressemble à celle de la vie.Il écrit quatre parties du livre, qui devra en contenir trois autres.L'hiver de 1944 est horriblement froid, pénible.Influence des saisons sur les cordes que nous avons tous dans le corps, n'est-ce pas?Je crois de plus en plus au poids des saisons, de la lune, et de la météorologie.Quoi qu'il en soit, il est bien vrai que le 31 décembre 1944, «le Drieu artiste est mort» comme l'écrit Pierre Andreu.Car voici qu'il pense de nouveau au suici- de, et qu'il note ceci; J'en ai assez de ce nouveau roman, assez de la maison, avant tout assez de la France, assez de l'Europe, assez de la Terre.Je ne peux plus m'intéresser aux cho-'.ses, aux gens, aux problèmes.L'éternelle bataille entre-l'Art, délire des apparences, et la Pensée, son délire jumeau,; cette bataille qui est, tout au.long des Mémoires de Dirk Ras pe \u2014 et dans ses propres termes \u2014 la bataille entre Van Gogh et' le Monde, vient de se terminer par la victoire du Monde.Raspe.c'est évidemment Drieu, il est las, «tout cela est condamné», écrit-i!.Et il abandonne.15 mars 1945, deux jours après l'abandon, c'est le suicide.C'est bien la premiere fois que; je lis un roman inachevé avec* tant de plaisir.Après tout.une.symphonie aussi.Mais quel ro-' man! Au-delà de !a brillance, qui pourtant y est.comme sou-vent chez Drieu, c'est écrit dan^ une langue sourde, ramassée,', avec des éclairs parfois subli-.mes.Le personnage de Raspe fait corps avec le lecteur.On! s'épuise et s'enthousiasme avec lui, qui est Van Gogh, qui est; Drieu, qui est quelqu'un, soudain né dans ces pages et qu'on aura du mal à oublier.Plus.vivant encore que le Gilles, et le Feu follet.Serait-ce le meilleur! roman de Drieu La Rochelle?\" Pierre Drieu La Rochelle: MEMOIRES DE DIRK RASPE, romon, avec one preface de Pierre Andreu, 243 pages, éditions Gallimard, Paris, 1980.LES IRLANDAIS DU CANAl DE LACHINE Des anglophones du Québec qui étaient des ouvriers Maintenant que nous sommes entrés dans «l'après-référendum», comme commencent à le dire \u2014et également à l'écrire \u2014 de plus en plus d'intellectuels québécois, peut-être certains jetteront-ils un regard différent sur notre histoire.«¦gMWMiwwnnwwi ¦¦¦¦¦¦ PIERRE VENNAT Déjà, depuis quelques années, c'est commencé: on ne parle plus seulement de luttes politiques dans les livres d'histoire.Ou si l'on en parle, on ne le l'ait pas que pour parler des «politiciens».C'est ainsi que i'histoire du syndicalisme et des mouvements populaires ainsi que des tentatives d'émergence de la gauche québécoise a connu, surtout depuis la création de l'Université du Québec, une grande éclosion.Et c'est bien tant mieux: derrière les grands «entrepreneurs», il y eut tout de même des ouvriers.Ce n'est pas vrai que tout le Québec lut.jusqu'aux debuts du 20ième siècle, essentiellement agricole.D'ailleurs même les agriculteurs eurent leurs luttes contre le type d'agricultu-risme qu'on voulait leur imposer.Mais même la.on n'est pas tellement sorti des vieux cliches «anglophones» vs «francophones».En un mot, règle générale, nos historiens syndicaux nous présentent les «patrons» du Québec comme étant, règle générale ides «anglophones», ce qui était, de toute façon, et demeure encore vrai pour les plus importants et les chefs ouvriers comme étant des «francophones».Et les militants de gauche qu'on a publicise, comme Albert Saint-Martin, étaient, eux, des «francophones».On retrouve bien peu, dans le courant historique québécois, de monographies sur les militants socialistes anglophones, notamment plusieurs d'origine juive, des années 30 et 40 ou encore sur l'exploitation dont furent et sont encore victimes aujourd'hui, jusqu'à un certain point, notamment dans ie vêtement, des milliers de Néo-Québécoises.Le livre de Raymond Boily.chez Leméac, consacré à la grève de 1843 des travailleurs irlandais qui ont construit le canal de Lachine vient, dans une certaine mesure, combler cette lacune.Le Québec, on l'a dit, n'a pas été construit que par des «noms connus».Il a et»* construit par des milliers d'ouvriers méconnus.Et ces ouvriers méconnus, dont on connaît peu les souffran- ces, n étaient pas tous francophones, tout comme les anglo phones n'étaient pas tous des «patrons».On l'oublie trop souvent depuis qu'on discute de la «question nationale».Cette histoire, d'ailleurs, n'était pas facile à écrire Les Irlandais de 1843, tout anglophones ; qu'ils étaient, étaient terriblement démunis: illetrés, pâtures et sans racines familiales au ! Canada, ils étaient complete ment coupés de la classe des J commerçants d'ascendance bri-j ta unique qui formait le Canada \u2022 anglais de l'époque, surtout ceux' qui.en plus d'être Irlandais: ; étaient catholiques, ce qui les coupait des Anglicans.On était loin de l'oecuménisme à l'épo- : que.D'ailleurs, même au-' jourd'hui.les Irlandais s'entre-1 tuent encore pour des motifs religieux.; Par ailleurs, les I rlandais de [ 1843, fussent-ils catholiques, étaient coupés, par la barrière linguistique, du prolétariat Iran-, cophone.A l'époque, ou il y avait \u2022 tant d'analphabètes, le bilinguisme n'était pas tellement répandu.': ; Tout ceci pour dire que la plupart des Québécois n'ont jamais entendu parler de «la grève de 1843», des affrontements san- ; giants auxquels elle donna lieu (six morts et plusieurs blesses, comme quoi les conflits de la United Aircraft ou de Commonwealth Plywood ne sont rien à côté de ce qui existait autrefois).Quant à la commission d'én-quète qui conclut que ces jp vriers étaient exploités on n'en' parle pour ainsi dire pas dans les cours d'histoire traditionnels et comme les grévistes de I8i.*l notaient, ni syndiqués, ni francophones, ils seraient sombre* dans l'oubli, sans Boily.Ceci dit.malheureusement, son livre, tout intéressant soit-îl,-consacre trop d'importance aux «annexes», c'est-à-dire la publia cation des témoignages de la commission d'enquête, in-exten: sio.Si l'aspect «objectivité» ou «vérité» y gagne, l'aspect littéraire et facilité à lire y pelrjF énormément.Le récit fait par Boily lui-même couvre 72 pages.Les 120 autres pages du bouquin sont, somme toute, dès «références» intéressantes pour-les chercheurs mais qui n'ajoutent rien au lecteur moyen.Ce n'est pas ainsi, me semble-t-il, qu'on intéressera a «l'histoire différente» ceux qui préfèrent, peut-être avec raison, lire une histoire plus officielle, mais tellement mieux rédigée LES IRLANDAIS ET LE CANAL DE LACHINE, Leméac, collection «Ouvrages historiques», 200 p. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 FÉVRIER 1 981 éditeurs! 1JTTERATURE SUITE DE C 1 pensé d'avance l'oeuvre à écrire.C'est le moins qu'on puisse dire.Pendant ses études de céramique, il est comme les jeunes de son âge passionné de poésie: Robert Desnos, Paul Eluard ou Louis Aragon.Comme les Jean-Guy Pilon, Olivier Marchand.Fernand Ouelletteet plusieurs autres, il a écrit de la poésie, qu'il jugeait mauvaise.Côté roman, Bonheur d'occasion avait été une révélation: quelqu'un, ici.pouvait parler des ;zens d'ici.Un roman en appelle un autre et ce sera la Corde au cou.Avec le prix du Cercle du livre de France en poche (une avance sur les droits d'auteur.), Claude Jasmin ne doute plus qu'il est vraiment un écrivain, d'autant plus que les critiques se mettent à découvrir dans son livre des choses qu'il ignorait lui-même, par exemple l'assassinat du père.\u2014 Je me suis dit: après tout, c'est peut-être là le mobile de mon écriture.On ne dit pas merde à son psy.On continue?On pouvait à l'époque gagner deux ou plusieurs fois le prix du Cercle du livre de France.Claude Jasmin propose Délivrez-nous du mal.un roman sur un thème homosexuel, qui évidemment ne gagne pas le prix et n'est même pas édité chez Pierre Tisseyre.Un livre sur l'homosexualité, au Québec en 1961! C'esl le brave René Ferron qui l'édite quand même.Un désastre: il recevait de partout, de Québec jusqu'à Saint-Boniface, des paquets de livres même pas déballés avec la mention: Nous ne vendons pas ce genre de littérature.Le reste, c'est une suite ininterrompue de livres, sauf pendant les années où la télé bouffe du feuilleton.C'est une suite de conflits et de ruptures avec presque tous les éditeurs.D'après Claude Jasmin, il ne reste plus à essayer que Québec/ Amérique.UNE INTERVIEW PAR REGINALD MARTEL \u2014 Des incompétent*! Des fous furieux! Je me suis chicané avec-tous.En publiant Pleure pjs.Germaine, chez Parti pris, j'avais renoncé aux droits d'auteur pour soutenir la revue du même nom.Elle n'existe plus depuis belle lurette et ça fait huit ou neuf fois qu'on réimprime le roman et je ne reçois rien.Pas même les chiffres de vente.«Un autre exemple.Apres le prix France-Québec, je passe devant la librairie Déom, l'éditeur d'Ethel et le terroriste.3e dis à Jean Bode qu'il aurait pu mettre mon livre en vitrine, avec un bandeau.Il me répond: «Est-ce que vous allez me dire comment faire mes vitrines, Jasmin?»» «Encore?Un soir, il manque deux invités à «Parle parle, jase jase»».Ça me donne vingt minutes pour parler de V Outaragasi pi.Je fais un bon baratin, je me sens inspiré.Vingt minutes au TRADUCTION Un roman empreint de moralité Le whisky, la prohibition, la mafia et surtout l'ambition démesurée d'un homme qui a décidé de faire fortune coûte que coûte, de réussir dans cette Amérique pleine de promesses.F RANCI NE OSBORNE Tel est le sujet de Magnus, le premier roman de William King-solving, un acteur new-yorkais qui s'est mis à écrire des scénarios puis décida d'entreprendre une carrière d'écrivain.Magnus a appris tout jeune à faire du whisky dans son Ecosse natale, où son pére.un pasteur hors de l'ordinaire, avait sa petite distillerie clandestine.Arrivé aux Etats-Unis en pleine prohibition, Magnus comprit très vite que si l'on voulait faire fortune dans le commerce de l'alcool, il fallait non seulement de l'audace, mais aussi savoir trouver des «accommodements» avec la pègre.Sa première distillerie américaine ayant sauté, Magnus vient s'installer au Québec et écoule ses stocks en les passant en fraude à Détroit.Une fois la prohibition abolie.Magnus peut enfin transférer ses opérations légalement aux Etats-Unis.En bon patriote, il contribue à l'effort de guerre en fabriquant de l'alcool industriel.Revenu à la vie civile et ayant repris ses activités de fabricant et distributeur de boissons alcoolisées, il constate que ses pires ennemis ne sont pas ses concurrents et la pègre, mais sa propre famille.Car Magnus, s'il a admirablement bien réussi en affaires, n'en a pas moins négligé sa femme et ses enfants et sa mai-tresse par la suite.William Kingsolving a bien rendu les dranu^ personnels que vit Magnus, sa femme trouvant refuge dans le fanatisme religieux, sa niaitres.se dans la drogue et ses enfants dans la haine, surtout l'aîné, Magnus fils.Magnus MacPherson semble en effet doté d'une force destructrice en amour et la seule femme qui y échappe est Evelyn Lorrai- William Kingsolving ne.une actrice, qui a la sagesse de conserver son indépendance face a Magnus.Pour un premier roman.William Kingsolving démontre un talent certain.Toutefois, on ne peut que regretter l'enchevêtrement de détails, notamment en ce qui concerne l'influence de la pègre sur les marchands d'alcool et les ramifications des différentes entreprises sur le marché.Il y a deux mois environ, la revue littéraire du New York Times publiait un article selon lequel les éditeurs américains ne font presque plus retravailler les manuscrits par les auteurs.Tout est publié a peu près comme tel.semble-t-il.Magnus est un bon exemple d'une livre qui y aurait grandement gagné si l'auteur avait récrit certains chapitres et allège l'ensemble de son livre.Sur la couverture du livre, on compare Magnus au Parrain.de Mario Puzo.C'est beaucoup dire, mais si quelqu'un comme Marlon Brando interprétait le rôle de Magnus, le livre connaîtrait peut-être autant de succès que l'oeuvre de Puzo.Magnus se prêterait d'ailleurs très bien à une adaptation cinématographique.Le style est vivant et l'action soutenue.William Kingsolving en a fait un livre empreint de moralité, en fils de pasteur qu'il est lui-même.A la fin de l'oeuvre, on ne peut s'empêcher de penser que Magnus MacPherson a payé très cher son empire financier.La mort de sa femme, de son fils aîné, de sa maîtresse, de son petit-fils en témoigne.William Kingsolving.MAG SI S.Robvr Laffont, Paris, 460 pages, $25.0f>.dix, ça fait du monde au bout de la ligne.L'Actuelle a vendu trois mille exemplaires en dix-huit jours.Eh ben Sogides a même pas mis un placard dans un journal! C'était pareil partout et j'ai changé d'éditeur douze fois.«Pourquoi on n'a pas d'éditeurs?Pourquoi on n'a pas de correcteurs, ça fait cent fois que tu l'écris?On m'édite avec des fautes, je fais rire de moi.»» Le sourire revenu, Claude Jasmin veut qu'on sache que II prix Duvernay couronne celui qui était le dernier de classe en français à l'école Philippe-Au-bert de Gaspé et au collège Gras set: \u2014 Vous célébrez un cancre! Des cancres de ce calibre, la littérature québécoise en manque.En attendant qu'ils viennent, Claude Jasmin va écrire encore, quand sera terminé, à la fin de l'an prochain, son feuilleton télévisé.Il pense à un roman qu'il ferait éditer en France, cette fois.Un roman sur le Québécois, qui dirait ce qu'il est et pourquoi il est ainsi.Un roman qui ramasserait peut-être tout ensemble l'histoire de Claude Jasmin, celle de son père et celle de son grand-père.Rien n'est sûr encore.Peut-être l'idée viendra-t-elle de la tournée que fera l'auteur en France bientôt, en passant par la ville d'origine, Poitiers.Quand on sait avec quelle efficacité Claude Jasmin s'approprie dans ses romans l'espace physique du pays, la piste française serait sans doute excellente.En tout cas, il veut écrire un grand roman, un roman extraordinaire.C'est l'idée qu'il a eue à Florence au mois de mai, quand il a pleuré comme une Germaine, à en gonfler une fois de plus l'Arno, en lisant les résultats du 20 mai dans les journaux français.Un roman qui lui fera peut-être oublier la politique et ses vedettes, dont le ministre des Affaires culturelles.Denis Vau-geois.\u2014 .qui n'a aucun intérêt pour l'art vivant, qui trippesur les licous de boeufs.8$ I mm.i.> '; m 4 ¦ Claude Jasmin Photo Yves Beouchamp, LA PRESSE ÉDITIONS ¦s \u2022.i SELECT .*.vr~.-A .\u2022 © * ¦' SCRUPULES N0IMAU7É DE .UD'TH /(Pan*:, ou'^r du Xi-vil* PR'NC£55£ DaIÎY l h.^toif* d une femme qj' oso reuis:r fcw» ce 3t file 3es\"0't Vt o*o t eîe h fil'c ^alhet-\u2022ev*e e* sor i orece d ore ^af.illc 3''Sfo:'a''3ue oe 3ci*on E?wtcnoni elîe e»s * be:'e reri \u2022 Wefe'»' >edo-$cr»fç.courtisée, e; eif?s er.;s \u2022 tot?glo.'e UN FASCINANT Rûv.AN D AMO'J* ET 0 A.VENTURES christian BEKUMC \u2022'a' \u2022'- W91ÏÏ 432 pages SI4.95 CART D'AIMER pot tttth ftynm L'homme, devonf le sentiment de solitude qu'il éprouve, ne dispose que d'un seul moyen pour s'insérer dons le monde Tumour Celui qui existe entre parents et enfants, entre hommes et femmes, frères et soeurs, omis et omies, et même creoteur et creotures.160 pages $8.95 \u2022 .Vf, LE DÉFI MONDIAL Une nou*eouté de JEAN-JACOUES 5ER-VAN-SCHREIBER, outeur do best-seiler LE DÉFI AMÉRICAIN.Au milieu de le crise mondiole, voici un livre qui sois-t T'imogi-nolion et éclaire l'avenir.Un groupe d'hommes \u2014 Européens, Arobes, Japonais \u2014 conscients et informes ont explore ensemble, au long de Tonnée 80, lo voie de la renaissance.Oui, elle existe.478 pages $15.95 Michel Croriei - 1 L'HOLOCAUSTE OUBLIÉ de Chr.s'ion Brnaaoc i auteur retrace lo longue persecution des fcmilles marquees par une malediction.Le massacre du peuple juif a mosque lo persecution organisée d'autres roces Une fe-vélcticn qu'il hut \u2014 enfin \u2014 avoir ie courage de découvrir et de lire! 4 76 pages $12.95 PANDORA par P'errc-Joon Rerr.y Une invitation au réve, c fa musique et au mystère, sur !e rideau de la scene du ?emps oerdu .Personnages fascinants, decors ebiojiisants, histoire mystérieuse amour ;ot musiques noubliables: »ous les plaisirs per0us de !'eci:ure et de la lecture ici retrouves 420 pages $14.95 LE MAL AMÉRICAIN se .m cheJ Croate* L A-»-o- que es» en :\u2022 se Lo d*e- ire : nonc« z.-orce re toii olui c.et'e e* t '^cî entier commence a s nterroje» Cette r:u \u2022ude es'-etie justifiée?m.chei Croitei repond cm 298 pages $11.95 1555 ouest, rue De Louvain, Montreal, Que.H4N 1 G6.Tél.387-6268 commandes postales acceptées Jusqu'au 14 février 1981 oiree et matinées Des sorties culturelles de qualité Février et mars 1981 3 soirées PLEINS FEUX SUR EL SALVADOR EDP 0965-A - Claud* Morln Mercredi 25 tev.4 et 11 mars a '9 30 p,a>s \"5 S 3 soirées SANTÉ ET NUTRITION DES PETITS ANIMAUX DO-MESTIQUES EDP 0966-6 \u2022 Yves Gossetin et André Chaitfoux ae recoîe de médecins vétérinaire Mercredi y 6.25 mars et 1 er avr.i à 19 30 Frais 20 S 6 soirees CONNAITRE ET DEGUSTER LES VINS EDP 0812 - Jj'es Roiseux Mercredi du 18 mars au 22 avril a 19:30 Fra, r\\*-t£X de JEAN-GUY BOUCHARD avec ROCH AUBERT, PIERRE CLAVEAU SYLVIE GOSSELIN, DANIELLE HOTTE, SUZANNE MARIER HELENE MERCIER, PIERRE LENOiR du 10 fév.au 1 er mars (relâche lundi) a 21 hOO Prix d'entrée: *6.RÉSERVATIONS.284-9352 1237, rue Sanguinet lads» «a** totttt*' II k ^5 au a 7 té* ou (Somédie Nationale 1450 est, Ste-Catherine (métro Beau dry ) 523-1131 WlUÉATRB______r____ .AU21 FB/QieZ l%\\ avec Lorraine Pintal Louise Saint Pierre \u2022 ' -m * - Daniel Simard une réalisationldù- THÉÂTRE DE LA RALLONGE CELIBATAIRES la représentation du dimanche se tiendra à 15 heures -, r,(\u2014/-r-v/vV-j i_, 1297 rue PAPINEAU |KJ|E^ - fTrSl Res 5231211 Wl&fii m il D^UJ#URD! Ë4TRE !D5HUi «Club 51» Dome de la St-Voientin b l'Hbtel Méridien Salon, boile à chanson U vendredi 13 ftvrnr a 9t» p.m Oonvc des omovreux c minuit Renseignements: 272-7040 4, Complexe Des|ardins Niveau 2.entr*« tur la rv* THEATRE LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 FEVRIER Y9b\\ AU THÉÂTRE DENISE PELLETIER i 4353 èstf rue Sainte-Catherine LeTcmps d'une vie De Roland Lepage du 12 janvier au 5 mars 1981 Misé en scène: - Costumes: André Page Françoise Laplante Décors: Eclairages: Guy Neveu Michel Beaulieu .Musique originale: Joël Bienvenue de MARIVAUX - Mise en scène: Jean-Louis ROUX Costumes: Adèle RENAUD i Décorsetèclairagos: Ro&ert PRÉVOST Chorégraphie: Eléna V0R0NOVA Avec Han MASSON Linda SORGINI Daniel LA VOIE Jean-Louis ROUX Robert MALTAIS Pierre CHAGNON La Marquise Lisette Lubln Hortensius Le Chevalier Le Comte RÉSERVATIONS: 861-0563 Tarifs de groupes sur demande 932-3137 mise en scene: ANDRE BRASSARD decors et costumes-.FRANCOIS LAPLANTE éclairages: FRANÇOIS BEDARD avec MONIQUE MERCURE RITA LAF0NTAINE DENISE MORELLE EVE GAGNIER Tarifs de groupes sur demande: 932-3 1 37 BILLETS EN VENTE AU tîlfS] 861-0563 Reservations téléphoniques et commandes postales Caftes de credit acceptées Une presentation de la Compagnie Pétrolière 'mpenjie Itee Esso 98J tnm 84 ouest, Ste-Catherine JEAN-LOUIS ROUX, directeur artistique THEATRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS RENSEIGNEMENTS : 842-2112 centaur Le Centre des arts de l'ancienne bourse 45'J St-François Xavier, Montréal H2Y 2T1 288-3161 \u2014* | I Métro Plaça d'Armes EN PREMIERE PAGE\"; \"The Front Page\" De Ben Hecht et Charles MacArthur Traduction de René Dionne Mise en scene de Daniel Roussel A vee: François Tasse Jean Le jeunesse Roger Lebeî Lionel Villeneuve Michel Durnont Jacques Galipeau Micheline Gerin Angèle Cowtu D cor de Raymond Corriveau Eclairages de Gwy Simard Costumes de Francois Barbeou Du 18 février au 28 mars Ghysiain Tremblay Normand Chouinard Louise Turcot Claude Grise Michel Daigle Jean Deschênes Armand Lebel Julien Bessette THÉÂTRE DE LE0EN SAMEDI 20H30 THEATRE DE L'EDEN 63.SAINT-STANISLAS PAROISSr SAINT-UN DES LAURENTI0ES RES.: 478-4466 18 ans Adultes,- tHÉÂTftE fcùicbefs: du lund.au cft» port-royal .r^dïrJr&«d.; .PLACE D\u20acS ARTS réservaiior^ tèléphoniqoev Mor*é*| (QuébtcV- M2X 12» .IUfH z > g m o vu Billets: adultos $7.$10 $12 50 S15 étudiants et personnes du troisième age S9 Disponibles: 5415.chemin de la Reine Marie du lundi au vendredi |9 heures a 17 heures) 487-2200 SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Montréal tQuéheci K2XÎZ-9 (lUU K'ts (lit io'Mt' | s,i(«it««l.in< Uisivfnvnt OC nwli » JI hfuM-N Kl* :li 'it»«'rv.»li.»fs rf.|-|iN>\"ii|- m THEATRE MAISON NEUVE S^ct!^ Pj^CE DES ARTS f ^2\u201e2s\\éfc! Montréal (Québec) H2X 1Z9 R«Mei»nem«.i$r842.de midi à 21 heures.Pas de réservations téléphoniques.Renseinnements: 842-2112 C 8 Chanson SPECTACLES.LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 FEVRIER 1 98 1 La dure conquête du marché français Aux Rtat.s-L'nis.cl même si ça n'arrive pas tous les jours, même si c'est de plus en plus rare en fait, il est toujours possible de connaître instantanément le succès.On peut devenir, d'un seul coup, une énorme vedette.Il pout encore suffire d'un hit pour qu'un célèbre inconnu se retrouve soudainement grande star, riche à craquer, en l'espace de .quelques mois.Ceci dit, et bien .\u2022qu'il y ait des exceptions.VOUS risquerez fort, par la suite, de retrouver rapidement votre anonymat.Le lendemain, après vous avoir adule, on ne vous re- [connaitra plus, c'est la civilisation du fast food.Orson Welles \u2022l'avait prévu: en l'an 2000, disait-il un jour, les vedettes ne dureront que 20 minutes, tout au plus.L'histoire du groupe The Knack, a ce sujet, est d'ailleurs fort éloquente.Il y a deux ou ¦trois ans.des producteurs américains, sans doute davantage experts en marketing que sur le plan musical, lançaient, a coup de millions de dollar- de publicity, un disque qui ne leur en avait pas coûté .Sid.OU'», absolument nana! par surcroît.'Qu'à cela ne tienne, la campa-oie de promotion, elle, tut tout à 'ait impeccable.On a \\endu The Knack comme on vendait les Beat les a l?époque, en utilisant des posters tout a lait semblables, en tentant de recréer artificiellement le même mythe autour de chacun de ses membres.Les tfars n'avaient pas encore vendu leur première boite de disques qu'ils refusaient déjà les entrevues, y compris celles que leur proposaient les médias les plus importants, comme le font les plus blasées des grandes Ntars.I/opérâtion a réussi.The Knack, pour son premier album, a battu le record des Beatles.Le groupe a vendu plus de disques, et plus rapidement encore.Aujourd'hui malgré tout, à peine deux ans plus tard, plus personne n'entend parler d'eux.Plus jamais d'ailleurs ils ne parviendront a refaire surface.Mais peu importe, dire/ vous, pui qu'ils sont maintenant riches à millions.Vigneault, Charlebois et les autres En France par contre, et tous les artistes qui y ont travaille seront unanimes à h» dire, la mentalité est fort différente, on ne devient pas vedette de la même façon.Certains, bien sur.v connaîtront rapidement le sut -ces.mais la plupart du temps, il faudra longtemps courtiser la France avant de la séduire.Prendre le temps de s'y bâtir un nom.un personnage, une reputation.Quand les Français, par contre, vous auront adopté, admis dans leur «scrapbook» de vedettes, ils vous resteront tide les.toléreront une i rieur, contrairement à chez nous ou l'on ne peut jamais se tromper.«Ils v ous accepteront comme vous êtes, Fabienne Thibeault : un pied dans la porte.explique Diane Dufresne, même s'ils ne partagent pas vos idées, votre façon de faire et de voir les choses \u2022 A moins d'une bêtise monumentale donc, a moins que vous ne cessiez vraiment de tourner en rond, que vous deveniez tout à fait improductifs, ils ne vous abandonneront plus.On sait combien de temps Robert ('h.irlebois a mis a conquérir la France.On connaît les difficultés qu'il a vécues avec le public les producteurs français.A la longue cependant, à force de talent, à force d'insister, il est devenu la-bas une énorme vedette.Et encore aujourd'hui, maintenant qu'il n écrit à peu près plus de nouvelles chansons, qu'il connaît au Québec ses heures les plus sombres, on le considère toujours comme un nom important.C'est a lui, en effet, qu'on a fait appel pour le gala de clôture ou Midcm, télévisé, en direct de Cannes, dans tous les coins de la France.On lui réservé, ce soir-là.tin accueil particulièrement ( haleureux.On l'attend, en février, dans tous les coins du pays.Charlebois visitera 22 v illes pendant celte tourne-' européenne qu'il commençait la semaine dernière, ses disques se vendent bien et ses chansons n'ont jamais cesse de tourner à la radio.( )n sait aussi le temps qu'a mis Vigneault avant de devenir une des plus importantes vedettes de France (au même titre que Brel ou Brassens, soit dit en passant), avant de pouvoir faire Bobino à guichet fermé pendant deux mois, comme il l'a réussi récemment.Vigneault a séjourne régulièrement en France pendant 10 ans.avant qu'on ne l'admette complètement.Pendant 10 ans.il y a investi à peu près tout l'argent qu'il faisait ici et ce n'est vraiment qu'en 77 qu'il est finalement parvenu a ses fins.«Ce sont les petits ruisseaux, disait Vigneault un jour, qui font à la longue les grandes rivières.Au début, ils sont trois ou quatre à venir t'écouter.Puis ils en parlent a d'autres, qui viennent eux aussi te voir.Ces derniers en parlent également à leurs amis et c'est ainsi que ça se construit.«En France, ajoute Vigneault, je pense qu'il faut être davantage un colporteur qu'un gros marchand si l'on veut réussir.Quand on est un colporteur, bien sûr.on n'est pas immédiatement le bienvenu, mais à la longue.a la longue on nous ouvre la porte On s'habitue davantage à la présence humaine d'un colporteur qu'à celle d'un gros marchand.» Le cas de Félix est bien sûr différent, puisque ce sont les Français eux-mêmes qui sont venus nous le prendre, mais l'histoire est identique pour Sol.Marc Favreau, qui habite la France depuis maintenant deux ans.et Diane Dufresne.grande vedette depuis peu là-bas.qui \\ séjourne aussi depuis un an et demi.Le cas d'Elton John Peu importe leur nationalité, tous les artistes devront longtemps courtiser les Français avant qu'ils ne les acceptent vraiment.Elton John, par exemple, dont la reputation n'est pourtant plus à faire, annonçait récemment qu'il venait d'enre gîstrer une chanson a\\cc France Gall, au grand étonnement, bien sûr.de plusieurs observateurs qui ni' connaissent pas très bien le marche français.«Il n'y a pourtant rien d'étonnant là-dé* dans, expliquait pour sa part un important producteur parisien.Elton John nous connaît bien \u2014 il habite sur la cote d'A/ur.près de Nice \u2014 il sait ce que repré sente France Gall chez nous et ce disque qu'il a fait avec elle tie sert qu'à préparer sa prochaine tournée française.Dans quelques jours, la chanson tournera dans toutes les stations de radio, elle grimpera rapidement au sommet de tous les palmarès et le tour sera joué: Elton John n'aura plus qu'à tendre la main pour ramasser les billets.» C'est vous dire jusqu'où on peut aller pour séduire les Français.Vous comprendrez, aussi qu'il faut pouvoir espérer y faire beaucoup d'àrgent pour consentir à se livrer à des tactiques sembla bles.Grâce à Vigneault, Leclerc.Charlebois, Dufresne et Mare Favreau.les seuls, parmi nos artistes, qui y oui encore mérité le statut de vedette1, maintenant que l'on nous confiait en France et qu'il fait bien, il faut le dire, d'y écouter la chanson québécoise, la route, pour nos artisfSs sera sans doute moins longue, désormais, moins pénible qu'elle ne l'était autrefois.Fabienne Thibeault, que l'on a connue grâceàSt a rmania.Danjel Lavoie, qui tourne régulièrement a la radio française.Offenbach, qui commence à y être connu.Plume, qui ne cesse de donner des spectacles en Kuro pe.Diane Tell, qui vient de si-, gner un fabuleux contrat avec33SÏ maison de disque AZ.Paul J^j/;; ché.Richard Séguin et quelques* autres, qui tentent désespérai ment de faire carrière outre AV.lantiqtie.ont maintenant un pind dans la porte.¦> Avec les ans.a lorce d'efforts\"\"' de patience, en allant régulière^ ment au M idem, nous sommes parvenus à vendre davantage de disques populaires à la France qu'elle ne nous en exporte.«Toflt n'est pas encore fait, explique Madeleine Garcau, la directrice de l'Adisq, tout ne sera jamais lait.Néanmoins, on nous écoute ~\\, maintenant, plusieurs de mr* producteurs se sont fait un nom en France, notre industrie a beaucoup plus de crédibilisé qu'elle n'avait autrefois.-» t FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FOR CHOM JAZZ.ët Fogel - Sabourin présentent RALPH TOWNER FT Cl JOHN ABERCROMBIE ininiim .-î'rJiM m r i CAFÉ CAMPUS Lundi, 9 février 21H30 HOMMAGE Prix: $3.50 coin Decellcj et Qumi Myry 735-1259 BILLETS EN VENTE > TOUS SIÈGES RÉSERVÉS Enfin, l'événement tant attendu! LE CIRQUE DES SHRINERS présentera sous peu au Forum son 41e spectacle annuel.Le spectacle prendra l'affiche le jeudi 5 mars pour une durée de 4 jours.Le printemps est le temps des cirques et les enfants de tous les ages seront émerveilles par un des meilleurs cirques au monde.2 représentations par |our, une matmée a 1 4h30 et une représentation le soir a 20h00.5 représentations en fin de semaine: le samedi à 10h00, 14h30 et 2Oh00 le dimanche a 13h30et 17H30 PRIX A LA PORTÉE DE TOUTES LES BOURSES $3.50 - S6.00 - S8.00 \u2022 » » \u2022 r.* v¦'':< ï& CE SOIR\" \"s - ; » t- 3h30 Théâtre Arlequin 1004 Ste-Çatherine E.288-2943 (métro Bern).Billets $8.50 en vente au théâtre et au* comptoirs T.R.S.(288-3651) .Les Grands Ballets Canadiens présentent la» LvaeviTCH I Je persiste e/Vv, AU FORUM ET AUX COMPTOIRS T.R.S.TOUS SIÈGES RESERVES AU FORUM DU 5 AU 8 MARS FORUM \u2022FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FORUM \u2022 FOR Danielle Oddera Jean Marchand 'Tlise en scène Gaétan Labrèche Jusqu'au 10 février Relâche mercredis et jeudis «Quoi qu'ils en ponsont, malgré leurs craintes, les amateurs, les m conditionnels môrne.de Brol passeront, j'en suis sur.une h% cellente soirée C'est movitabie.» Pierre Beaulieu.La P/pssu 14 janvier 1981 «Autant Jacques Brpl a été fidèle à la v»e.autant DanieHe Oddera et Jean Marchand sont fidèles a l'homme et a l'oeuvre.» Jean Royer.te Devoir 14 janvier 19B1 mm wmm Biitois tnauttêfyftn en ye«)fi; .uj» ux&hèta 100 ect, ave des Pins .Réservations: 845-7277 KÉBEC SPEC ET LES PRODUCTIONS GUY ROY présentent Entreprises Gesser Inc preseMent Une soirée de musique traditionnelle Irlandaise avec ie^*r=^ ^ts groupe Dimanche 1 er mars à 20 h B;lleti l12, s10, l8.*6 #V -SALLE WltFRlD-PELLÈTIER GTTD piace db arts .ïstiJVïÊi.* ¦ Montrée rQurtwci H2t 179 ¦¦ ¦» ¦ ¦» au-wi I II _ Il MM l » i J JULIE ARE L LE 14 FÉVRIER 20:00 HRES : Cm m- 7000 MTL THÉÂTRE Guichets: du lund.Ml MAISONNFI IVF samedi inclusivement.rLAV-C Ut5 réservations léléphomq Montréal (Quebec)' H2X 1Z9 Renseignement!: S42 DCMA1N BILLETS AU COLLEGE M A RIE - VICT OR IN, 7000, Morie-Victorm 4*bè*m >u>è9*.w*t\\bHX«7»00 - M 322-6383 AU SERVICE DE LOISIRS DE REPENTIGNY 435, rue Notre-Dame, Repcniigny, 2* erago \u2014 M 58S-2660 PRIX DES BILLETS: J8 00 «t$ 10 00 AUX COMPTOIRS T.R.S.«TICKETRON» .- M 288-3651 \u2022 A LAVAL, CENTRE D'ACHATS DUVERNAY.- Moçci* 4« mvt^v.STACCATO.- k% sVéi H mimÊ» WJItlim - M 661-6037 PRODUCTIONS Mcre-V78), joue ici la deuxième Sonate, oeuvre des jeunes années de Prokofiev, d'une importance sans doute discutable, mais qu'il traduit avec le brio et l'ironie caractéristiques de Prokofiev.Il complète avec l'arrangement pour piano que fit le compositeur LES CONCERTS D'ORGUE DE MONTREAL EN COLLABORATION AVEC LA FACULTÉ DE MUSIQUE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTREAL présentent des Concertos pour ( ) rgue SOLISTES: et Orchestre Réjean Poirier Hélène Panneton Christopher Jackson Orchestre sous lo direction de Serge Garant le dimanche 15 février 1981 à 20 heures 30 église Notre-Dame de Montréal entrée libre PRO MUSICA présente CHOPIN ¦ 24 préludes, opus 28 DEBUSSY: \u201e par le remarquable jeune pianiste français **jÊÊ MICHEL BEROFF Dimanche 1er mars 15 h 30 Billets: $10, $9, $8 \u2014 Etudiants 7/25 ans: $4 Pro Muiko \u2014 1270 ouest, rue Sherbrooke, Montreal H3G 1H7 \u2014 845-0 5 32 Orchestre Mario Bernardi.chef d'orchestre Guy Fouquet, violoncelliste Mozart: Eine Kleine Nachtmusik Fauré: Elégie, pour violoncelle et orchestre Saint-Saens: Concerto pour violoncelle no 1 Mendeissohn: Symphonie no 4 (Italienne) Le dimanche 8 février à 14h30 Billets: $5.25 $3.00 (18 ans et moins) Tous les concerts Esso sont présentes le dimanche a I4h30.prebenies ie oimancnt SyniptlOniqUe (le SatleW.llridPellet.er.Montreal Renseignements Place des Arts 842 2141 Université de Montréal Faculté de musique La Faculté de musique vous invite au Concert de l'harmonie Direction: Guy Archambault au piano David Rogosin Oeuvres de Weber.Chavez.Dukas et Rhapsody in Blue de Gershwin Ce recital aura lieu le mercredi 11 février 1981 a 20 30 Salle Claude-Champagne 220.avenue Vmcent-d Indy Entree libre A_ THÉÂTRE G/TD MAISONNEUVE PLACE DES ARTS _Montrée tQurbnl H2X 1/9\tCuichelv du lundi .ni\" jjjmwfc mt luM\\enH*nt.clf midi .i 21 hour»-» Pas île rèx*' v a 11 on v féUf >N in iq ui*n Remeignemenlv 842-2112 mm\t Les Concerts\tEsso Dimanche après-midi\t àl'OSM\t\u2022 \u2022 .- \u2022 .\u2022, .\u2022\u2022\u2022->;\u2022.'\u2022 t \u2022 \u2022X- d'extraits de sun ballet Roméo et Juliette (étrangement, Berman omet la première des dix pièces: il n'en joue que neuf).La transcription est par moments un peu grossière, mais Berman l'exécute, comme le reste, avec un sens de la couleur pianistique hors du commun.De Prokofiev, Berman passe tout naturellement à un autre Russe: Rachmaninov.dont il propose les Variations sur un theme de Corelliei un choix de six Préludes.(En passant, il est intéressant de rappeler que Rachmaninov donna à Montreal, au théâtre Saint-Denis, le 12 octobre 1931, la premiere mondiale des Variations-CorellL) Là encore, il s'agit d'une musique qui trouve son plein déploiement dans le puissant planisme de Berman.Peu d'interprètes, aujourd'hui, possèdent les mains et le tempérament pour rendre ce repertoire parfaitement convaincant.Berman est de ceux-là.Contrairement à certains autres interprètes actuels, il ne cherche pas à intellectualiser la musique de Rachmaninov.Jouer ce qui est écrit constitue déjà un exploit! On notera que Berman prend le début du très célèbre Prélude op.:\\ no 2 (le Do dièse mineur) à une lenteur inhabituelle.Il a pourtant raison: l'indication est bien «lento».Son Chopin est plus inégal.Il a choisi six des Polonaises les plus connues, dont la célébrissime La bémol, op.53.L'ensemble du jeu est souvent brutal, malgré de longs passages d'un très beau phrasé, d'un profond lyrisme et d'une grande sensibilité.Dans Pop.2fi no 2.certaines phrases sont escamotées et l'épisode «meno mosso» est joué d'une façon bien banale.Dans Top.53.le long passage central en octaves a la main gauche est accéléré (alors que rien dans la partition n'indique de le faire) et l'effet (car c'est bien de cela qu'il s'agit! ) est assez vulgaire.Et pourtant, je n'arrive pas à détester complètement ce Chopin peu «authentique».Ici.comme dans les autres exécutions de Berman, je reste stupéfait par la magnificence du jeu et de la sonorité pianistiques, par la clarté avec laquelle le pianiste détache les voix aux deux mains, par le relief qu'il donne aux différentes sections de chaque Polonaise.Quatre disques de Lazar Berman, pianiste, sous étiquette Deutsche Grammophon (également disponibles en casseU tes).MOUSSORCmSKY: Kartinki a vistavlçi1 («Tableaux d'une exposition»); SHOSTAKOVITCH'.dix des 24 Préludes op.34 (1932-33) (2531 096); PROKOFIEV: Sonate no 2, ré min., op.14 (1912): Pièces de Roméo et .Juliette./>.75(1937) (2531 095); RACHMANINOV: Variations sur un th ème de C orellif op.4'2 i1931); six Preludes: p.3 no 2.op.23 nos l.2 et 4.et op.32 nos 10 et 12 (2531 276); CHOPIN: six Polonaises: 26 no 1.do d.min.: op.26 no 2.mi b.min.: op.40 no 1.la maj.(Militaire» ; op.40 no 2.do min.: p.44.fa d.min.; op.53, lu b maj.(2581 094).OPERETTE EXTRAITS DE «LES TROIS VALSES» ET «LE CHANTEUR DE MEXICO».Aussi opéras et chansons.70 chanteurs, orchestre, chorégraphie, décors et costumes.10 et 11 FÉVRIER à20hl5 Billets: $10-$ll -$12 THÉÂTRE Cu,< hrK ,,u luntU ,u k a a ir/Ak iK in n ir sl'iHnJi if* luMVtfHcnf.MAISONNEUVE ,,e nlldl., iX ^ PLACE DES AKT5 novation* telephoniqucN CHOEUR DE 50 VOIX MIXTES Solistes, orchestre de 5 MUSICIENS Le Choeur Vaudreuil \u2014 Soulanges présente un concert «FOLKLOREMENT VÔTRE».Ce concert sera consacré au folklore harmonise par le directeur musical GILBERT PATENAUDE.Beaucoup de gaieté et de bonne humeur.DIMANCHE 15 février, 20 h Billet $3.50 en vente maintenant et le soir du concert à la bibliothèque nationale.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC 1700, rue St-Dems, MM ¦ Renseignements: 455-3949 î L'OPERA DE MONTRÉAL 1 1 Directeur artistique: lean-Paul leannotte COS1 FAN TUTTE de Mozart (chanté en italien Les compagnies suivantes ont généreusement contribué A la présentation d'une soirée d'opéra.La Confédération des Caisses populaires et d'économie Des|ardlns du Québec et la Fédération des Caisses populaires Des|ardlns de Montréal et de TOuest du Québec le I 7 février Gaz Métropolitain Inc.le 10 février Hydro-Québec le 2 I février La Banque Royale du Canada le 23 février Votre concessionnaire Toyota le 20 février Shell Canada le 28 févrer Compagnie Pétrolière Impériale rtée \u2022r 2 mars Les 17.10.2 1.23.26.28 février et 2 mars 1981 Rideau: 20 heures précises Avec Clarice Carson, Gabrielle Lavlgne, Colette Boky, Paul Trépanler, Dominic Cossa et Joseph Rouleau Chef d'orchestre: Mario Bernardi Mise en scène: Olivier Relchenbach Décors: Guy Neveu Costumes: Mérédlth Caron Éclairages: Michel Beaulieu Maître des choeurs: René Lacourse L'Orchestre symphonlque de Montréal Une production de la Régie de la Place des Arts Billets: S 10.S I 5.S20.$25 SALLE WILFRID-PELLÉTIER PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 Guichets: du lundi au samedi inclusivement de midi h 21 ht-urc*.f'.is dt» réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 SALLE WILFRID-PELLETIER ™iï&&S£.ni a/'c ficc AnTc de midi heures P«i%ile I l AC L l/t!S AK I J> y »\u2022«.(\u2022'\\ .«lions IrlrpNt Himut'N Montréal (Québec) H2X 1ZS RenveiRncmenls: 842-2112 C 10 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 FEVRIER 1981, -1**1 a fièvre monte chasse est ouverte.ROBERT DE NIRO GAGNANT DU «GOLDEN GLOBE» DU MEILLEUR ACTEUR DRAMATIQUE catastroph( » i ; V.Française de \"Airplane!' A ROBERTCHAHTOFF -IRtfiS 'JKXKI EH PRODUCTION ROBERT DE NIRO m A MARTIN SCORSESE PKTl'RE RAGING VAN V F.de NUYS BLVD.Dieu merci, ce \u201e mi^mmitâ .10UNT PRESENTE UNE PRODUCTION HOWARD W.KOCH Y AT IL UN PILOTE DANS L'AVION?fOBERT HAYS * JULIE HAGERTY prooocteuws , «cutvs JIM ABRAHAMS DAVID ZUCKER JERRY ZUCKE .-booo.t p*b JON DAVISON sctNAPon ^ausatona JIM ABRAHAMS-DAVID ZUCKER JERRY ZUCKER @ AU RIVOLI, LAVAL ET GREENFIELD | GREENFIELD: SAM.DIM.12:45, 4:10, 7:40.SEM.6:00, 7:40.LAVAL: SAM.DIM.12:50, 4:15, 7.45.SEM.6:10, 7:45.SAM.DERNIER SPECTACLE 9:35.PARISIEN: 12:20, 2:10, 4:00, 5:50, 7.40, 9:35.SAM.DERNIER SPECTACLE 11:25.RIVOLI: 1:00, 4:20,7:40.VOUS VOUS TORDEREZ DE RIRE! ffi^ CENTRE LAVAI 588 7776 GREENFIELD PARK PI 6716179 480STE CATHERINE 0 866 3856 ST DENIS ET BELANGER 277 31.mm CHATEAUJ ST Dt Plus: 2e.GRAND FILM en Couleur dans Chaque Cinéma 4.20./ 40, sem.6 00, 7.40 7.40.jam \u2022 r 9.15 MOIS! £1 VA 7e SEM.REENFIELD tarn dim 1 00.4.20, / 40, sem.ô 00, / .au, LAVAI torn d.m i 05.4 25.7 40, sem ô 00.7 40.som detnief »pepkjy c-/ Aivtr, Gargent.Produced by ^onolo l Schwary vwwm STUNT MAN MIL vin SlMUN productions- .WCHAPOWSH,.PftER Q'TOOiE StfVE RAILSBACK BARBARA HERSHEY THE STUNT MAN AUfNQOOfWV ALl/PCCCO ADAMPùAfiKf ShAKHWRILL Phi IP BRUNS - CHUT* BAIL rXMWCMON?l£r£ NfjftMAfdGlMBfi fWÂTfWlS MttoToS/ ASC MfZV'ÏÏ SIMON LAWREfCS b MARCUS h'ÎHARD RUSH ROÏARÔ'hJSH Nf lu'.iucoiip m i/i.inf que ment i»ôlr Il H m 3 00.SOV 7 10 9 IS SAM DfR tP PROOtAMMI I I 70 Directed Dy r^ooert Qeoto'cî 6100 SHFf'.BROOKF 0 489 9/02 LOEWS 2 |©B LaCité 1 954STE-CATHERINE0 861 -7437 PEEL 3575.av OuPaBC 844-282^ e MOIS A MONTRÉAL! PLACE VILLE-MARIE 12:10, 2:20, 4:35, CINEMA 1 866-2644 6:50, 9:05 4e MOIS ! LE CINEMA WESTMOUNT SQUARE 931 24/7 12:10,2:25, 4:40, 7:00, 9:15 JACK LEMMON ROBBY BENSON LEE REMICK 3e SEMAINE CLAREMONT S038 SHERBROOKE 0 486 7395 Dittribution de Ri n-Canadian SAM.DIM.: 12:10, 2:30, 4:50,7:10, 9:30.SEM.: 7:10.9:30. LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 7 FÉVRIER 1 98 C 11 'Un film FOU, FOU, FOU.' P( H R l'OUS DE RETOUR À LA DEMANDE GÉNÉRALE ! CETTE SEMAIN «UN DIVERTISSEMENT ASSURÉ!» FRANCO NUOVO, Journal de Montréal le sourire, le rire, le fou-rire éclatent à c h a Que coin d'image.MIROIR de PARIS Oury, triomphe encore une fois.' : k0ury, perfectionissimo' CINEMA 'Des gags comme s'il en pleuvait '»»«\u2022 PIERRE RICHARD 14 ANS m CINEPIX présente x. m ftf I ;5.« \u2014 Rex Reed Jâ , un film de GERARD OURY LE COUP DU PARAP avecVALÉRIE MAIRESSE CHRISTINE MURILLO GORDON MITCHELL et GERT FRŒBE Un film drôle, un spectacle de choix.\u2014 Jcnet Maslin, New York Times «Une explosion de te lent».\u2014 Bob Thomc.s, Associated Presse «Un film neuf, une nouvelle génération de vedettes, débordantes d'énergie».d,- (Version internationale autorisé* par l'auteur: 119 minutes).SHINl L'ENFANT L THE SHINING\" \" Les Frères 99 lie» (THEWfUESBROTHERS) CKamplain: sem.7:00 - 9.15 Sam.Dim.12:15-2:30-4:45-7:00-9:15 CHAftlPLAIH 1 STE CATHERINE PAPINEAU 524 1685 Cremane: fcem 7:15 - 9:30 Sam.dim.2:15 - 4 45 - 7:15 - 9 30 ¦HEM ST DENIS CREMAZIE 388 4210 UN FILM DE STANLEY KUBRICK JACK NICHOLSON SHELLEY DUVALl O (Complement du programme au Brossord) MAIL CHAMPLAIN 46b 5906 DON ADAMS SYLVIA KRlSTEL-fl HONDA FLEMING \"DANA ELCAR LE PLUS SECRET AGENTS SECRETS W DE PARIS UILLERAV 896 STE CATh 0 - MAN SF1e L 0 8 7 b 1882 sti CATnfR.NE 9:[ u 255 6224 $T QENIS jARRY 388 5577 A COTE OU RESTAURANT OUNN S BROSSARD 3 I 0DE0H 1 UUÛL MAIL CKAMPLAIN 46b 5906 CENTRE 7000 Bl ST MARTIN 687 b207 77 ; ' ' i Xi UN DUEL DE GRANDE CLASSE '\"\" ' ' :'->\"^w-*** ' [\"* '& ¦.y.-.I Kg Y/< Le Point I «S I Une oeuvre forte9d'une originalité constante.____- Matin de Paris On est envoûté._______- Pùnscope Noiret et SerrauSt,deux artistes géniaux.-\u2022 Paris Match Fascinant Un suspense exceptionnel Un inoubliable duo d'acteurs.France Soir L Express Le Figaro UN PARFAIT DIVERTISSEMENT -Europe N-1 m m m m Mi m.^ÎSîENACE RODE ri ' i \u2022\u20225*; -y.\u2022\u2022' \u2022* Des fantômes surgissent pour se venger.Personne n'échappe à leur vengeance.Quelqu'un doit mourir! Mieux vaut fuir.M A\", 0 i i les i UNE PRODIGIEUSE CONFRONTATION \"Ce fut un régal de les diriger.Deux grands acteurs comme ça.face à face c'était un spectacle étonnant.Ils rivalisaient de talent C'était à qui serait le meilleur\".- Robe» enrico Philippe Michel NOIRET SERRAULT ADRIENNE BARBEAU - JAMIE LEE CURTIS - JOHN HOUSEMAN \u2022 HAL H0LBR00K rit m m A -y -
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