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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-07-13, Collections de BAnQ.

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[" r MONTRÉAL ACCUEILLE L'ÉLITE DU BASEBALL 20 PAGES DE TEXTES ET PHOTOS LA PRESSE consacre aujourd'hui 20 pages, dont un cahier spécial de 16 pages, au match des Étoiles qui sera disputé ce soir au Stade olympique.Des commentaires des joueurs des Expos choisis, dont le lanceur partant de la ligue Nationale Steve Rogers.Des propos de Pete Rose à sa 16e participation à une telle rencontre.Des textes de Michel Blanchard, Réjean Tremblay, Pierre Ladouceur, Michel Magny et François Béliveau et beaucoup de photos.pages 2 à 5 et 11 à 26 LE GALA DES ÉTOILES ¦ Montréal recevait hier soir, dans un grand gala donné à la Place des Arts, plusieurs centaines d'invités venus du monde entier pour la partie des Étoiles qui a lieu ce soir au Stade olympique.Une dizaine d'artistes, notamment Jean Lapointe et Patsy Gallant, entouraient le président du comité organisateur, M.Roger-D.Landry, et ont contribué à faire un succès de cet événement qui se tient pour la première fois à Montréal.page A 2 I * 4 \\\\ i I I 0 photos Robert Nadon.LA PRESSE 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45* MONTREAL, MARDI 13 JUILLET 1982, 98e ANNÉE, no 160, 70 PAGES, 4 CAHIERS Tél.3844990 SERGE PARENT, PHARMACIEN _1221 EST.RUE FLEURY TàMh* / LIVRAISON 7 JOURS m.AUTRE GRÈVE DEMAIN?Chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro menacent toujours de débrayer demain, à Montréal, même si des pétitions circulent à l'intérieur de ce syndicat en vue de rescinder le mandat de grève accordé à ses dirigeants.Le président Jacques Bigeault n'y voit qu'une tentative de quelques cotisants pour nuire à la «cause» et rappelle que ces documents ne peuvent aucunement empêcher un débrayage car ils ne pourraient être étudiés avant plusieurs jours.> \\ Le président de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro, Jacques Bigeault.page A 3 Photothèque LA PRESSE photo Pierre McCann, LA PRESSE HILTON LAVE GRAY MAINS Le ministre de l'industrie et du Commerce, Herb Gray, s'est défendu hier d'avoir fait preuve de favoritisme dans l'octroi d'une aide financière de $6 millions pour ia construction d'un hôtel Hilton dans son comté de Windsor.Le ministre a précisé que cette aide financière avait été autorisée par le «comité de l'expansion des entreprises de son ministère».page A4 ELLE NE SONGE PAS À QUITTER LE PQ LOUISE HAREL SE SENT BIEN DANS SA PEAU DE DÉPUTÉE page A 8 1 Annonces classées: B 10, B 11,03, C8àC 10 et sport 10, 27, 28 Arts et spectacles \u2014Informations: B 6, B 7 \u2014Cinéma: B 8 Décès, naissances, etc.: C 11 Economie: C 1 à C 7 Êtes-vous observateur?: B 11 FEUILLETON: B 11 Horoscope: C 8 Le monde: B 9 Météo: A 2 Mots croisés: C 9 Mot mystère: C 9 Quoi faire aujourd'hui: B 8 Télé-câble: B 6 \u2014Horaires: B 8 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: B 1 à B 5 TABLOÏD SPOBTS Bandes dessinées: 30 Contact: 9, 10, 27, 28 Mots croisés: 30 Éntro UN MANDAT DE GRÈVE À FAIRE CONFIRMER PAR VINCENT PRINCE page A 6 LIBAN: TRÊVE FRAGILE APRÈS L'ENFER LÉVESQUE À WASHINGTON V mt 1 ¦V- Photothèque LA PRESSE ENCORE PLUS D'AFFAIRES MAIS D'ÉGAL À ÉGAL Le premier ministre René Lévesque bénéficiera, demain à Washington, de sa plus importante tribune politique américaine depuis 1976, alors qu'il livrera un message à forte saveur économique devant une poignée page A 8 de sénateurs républicains.page B 9 page B 1 A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 JUILLET 1982 APRES L'INTRUSION D'UN VAGABOND À BUCKINGHAM Mme Thatcher présente à reine les excuses du gouvernement (Selon UP1, Reuter et AP) \u2014 La première ministre Margaret Thatcher s'est rendue au palais de Buckingham, hier, afin de s'excuser personnellement auprès de la reine de l'incident survenu vendredi dernier alors qu'un intrus avait réussi à s'introduire dans la chambre royale durant la nuit.Le gouvernement britannique, «choqué et renversé» par ce cinquième incident à se produite à Buckingham depuis 12 mois, a promis de renforcer immédiatement les mesures de sécurité autour de toutes les résidences royales.Londres a admis qu'une «grave faille» dans le système de sécurité a permis à Michael Fagan, un vagabond de 30 ans, de s'introduire également le sept juin dernier à l'intérieur du palais de Buckingham où il avait alors subtilisé une demi-bouteille de vin.Fagan a comparu devant un tribunal samedi matin, sous des accusations reliées au premier incident.Le juge a ordonné qu'il soit détenu à la prison Brixton de Londres.Aucune accusation n'aurait toutefois encore été portée quant à l'incident encore plus grave de vendredi dernier.«Personne n'a été plus choqué et renversé que moi», de dire le ministre de l'Intérieur, William Whitelaw, hier, à la Chambre des Communes.«Les systèmes de sécurité ont été renforcés tout dernièrement autour de toutes les résidences de la famille royale.» Après que M.Whitelaw eût expliqué l'incident aux Communes, Mme Thatcher s'est rendue à Buckingham pour y présenter les excuses de son gouvernement.- Certaines mesures de sécurité sont déjà très visibles, autour du palais royal.Des policiers, par deux, patrouillent avec des chiens.Les rondes sont distantes de 500 verges, seulement, tout autour des murs du palais.Ces murs, déjà surmontés de pointes de fer, ont été renforcés de fils de fer barbelés à leur faite.A l'intérieur des murs, des soldats de l'armée régulière, en tunique rouge, circulent en tous sens, portant des talkie-walkie.Des informations ont été émises du palais de Bucking- ham, révélant que la reine avait conservé un grand calme lors de l'incident de vendredi dernier.Elle a conversé durant une dizaine de minutes avec le suspect avant de réclamer l'aide d'un valet de pied sous prétexte de lui faire quérir des cigarettes au bénéfice de l'importun.Fagan, qui avait escaladé le mur d'enceinte du château pour s'y introduire, est demeuré assis sur le lit de la reine durant 10 minutes.Le prince Philip, durant ce temps, dormait dans une autre pièce.Le palais de Buckingham a précisé qu'après avoir escaladé le mur, Fagan s'est hissé le long d'une gouttière et a investi la chambre d'Elizabeth II par sa fenêtre, arrachant le grillage qui empêche les pigeons de se jucher sur son appui.Les enquêteurs ont découvert des traces de goudron sur l'appui de la fenêtre, ce qui indique que l'intrus avait antérieurement déambulé sur une voie fraîchement goudronnée avant de se rendre à la chambre royale.Ils tentent d'ailleurs de reconstituer exactement les étapes franchies par Fagan pour rendre visite à la souveraine.Par ailleurs, des membres de la famille de Fagan ont affirmé que ce dernier s'était infiltré au moins à une douzaine de reprises à l'intérieur des murs du palais de Buckingham, sans jamais se faire prendre.Son père de 53 ans, Michael, est persuadé que son fils «est entré à l'intérieur du palais dans le but de prouver combien il était facile de le faire».Quant à la mère du suspect, elle rapporte que son fils lui a dit à plusieurs reprises «avoir une petite amie du nom d'Elizabeth».«La Chambre des Communes doit admirer le calme avec lequel Sa Majesté a réagi lors de cet incident.Chacun doit également partager mon inquiétude et celle du commissaire de police David McNee devant l'échec évident du système de sécurité mis en place», a déclaré M.Whitelaw au Parlement.L'incident de vendredi dernier n'est que le dernier de cinq à s'être produits à cet endroit depuis un an.Un homme armé d'un couteau fut mis à la raison par une sentinelle qui dut, l'an dernier, lui brandir sa bayonnette sous le nez pour le maîtriser.Les basses Laurentides secouées par un tremblement de terre Un tremblement de terre a secoué les basses Laurentides hier soir et a été ressenti aussi loin que Papineauville sur la rivière des Outaouais, au Mont Tremblant et à Morin Heights, au nord de Montréal.Un géologue du Collège Jean-de-Bréboeuf, le père Maurice Buist, a confirmé qu'effectivement il s'agissait d'un tremblement de terre mais il a ajouté qu'il était incapable de donner plus d'information sur l'intensité, la profondeur et la région exacte affectée avant d'avoir fait les relevés sur les instruments de mesure.A Morin Height, Alex Radma-novitch a déclaré pour sa part qu'à 22hl7, alors qu'il se mettait au lit, il y a eu un bruit sourd et que sa maison a commencé à trembler.A Sainte-Agathe, John Grant a rapporté que durant 15 à 20 secondes il y a eu un choc assez fort.A Mont Tremblant, Pierre des Blois a raconté: «J'ai entendu la maison craquer».Enfin au Château Montebello, sur la rivière des Outaouais, un commis de l'hôtel a déclaré qu'il n'y avait eu qu'une panne d'électricité de quelques minutes.Louise Vervier, la répartitrice pour les Laurentides de la Sûreté du Québec a souligné que le tremblement de terre ne semblait pas avoir causé de dommages mais qu'il a provoqué de nombreux appels do citoyens de toute la région des Laurentides.[LA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 15 Max.: 28 ENSOLEILLÉ DEMAIN: BEAU ET PLUS CHAUD Québec % > > La Quotidienne Tirage d'hier 8-9 -5 États-Unis \tMm.\tMo*\tAu|Owrd'Sv< Akxtibi\t13\t25\tEnsoleillé Outoouaii\t15\t27\tEnsoleillé Laurentides\t15\t28\tEnsoleillé Cantons de l'Est\t15\t28\tEnsoleillé Mauricie\t14\t27\tEnsoleillé m Québec\t14\t27\tEnsoleillé toc-Saint-Jean\t16\t26\tEnsoleillé Rimouski\t14\t26\tEnsoleillé Gaspesie\t14\t26\tEnsoleillé Baie-Comeau\t13\t24\tEnsoleillé Septlles\t13\t24\tEnsoleillé \tMin\tMo.\t\tM*,\tMo.Boston\t17.\t27\tNlle-Orléans\t24\t33 Buffalo\t18\t29\tPittsburgh\t17\t27 Chicago\t13\t25\tSan Francisco\t12\t21 Miami\t26\t32\tWashington\t23\t29 New York\t23\t27\tDallas\t23\t34 les capitales Canada \tMin\tMu» Victoria\t12\t22 * Edmonton\t13\t24 > Regina\t14\t28 .Winnipeg\t15\t29 Toronto\t14\t27 ' Fredcricton\t13\t27 \u2022 Halifax\t14\t20 , \u2022 Charloftetown\t14\t25 Saint-Jean\t10\t26 \tM.n\tMoi\t\t«Ain.\tMax Amsterdam\t18\t27\tMadrid\t19\t32 Athènes\t19\t30\tMoscou\t18\t29 Acapuko\t\u2014\t26\tMexico\t14\t26 Berlin\t16\t28\tOslo\t14\t23 Bruxelles\t16\t28\tParis\t18\t32 Buenos Aires\t7\t13\tRome\t19\t32 Copenhague\t14\t25\tSéoul\t22\t28 Genève\t20\t31\tStockholm\t11\t27 Hong Kong\t27\t32\tTokyo\t23\t31 Le Caire\t20\t33\tTrinidad\t26\t37 Lisbonne\t17\t24\tVienne\t15\t22 Londres\t15\t22\t\t\t Artistes, sportifs et politiciens ont fêté les Etoiles à la veille du match On les a invités de toutes les parties de l'Amérique à venir jouer au baseball à Montréal, en ce mois de juillet 82.Et on les a fêtés hier soir, ceux qui sont venus de San Diego, Los Angeles, Boston, New York et ailleurs, avec quelques-unes de nos plus scintillantes étoiles à un grand gala musical donné à la Place des arts et un grand dîner offert par le gouvernement canadien.Patsy Gallant chantait «New York, New York» pour les centaines d'invités américains et canadiens au Gala des étoiles.Photo La PRESSE, Robert Nadon L'occasion de recevoir ainsi les clubs rivaux et amis ne se présente pas souvent.Si on compte déjà 52 événements analogues au cours des années passées, c'est la première fois qu'à Montréal, une des deux seules villes du Canada à abriter une troupe de baseball, un match des étoiles a lieu.Avec 26 clubs se partageant annuellement l'honneur de recevoir les autres équipes, on court peu de chances de recommencer le même exploit avant 25 ans.MADELEINE PUBUC L'organisation de la fête d'hier soir et de la grande partie des étoiles qui se tient ce soir au stade olympique avait été confiée à un comité composé d'une dizaine de sommités montréalaises, sous la présidence de M.Roger D.Landry, président de La PRESSE.C'est donc à lui qu'il incombait de faire démarrer le spectacle et d'accueillir tout un monde, très charmant, très comme il faut, beaucoup plus près, nous a-t-il semblé, du public des loges que de celui des estrades.Qui a quand même laissé tomber à certains moments sa réserve pour applaudir chaleureusement aux bons moments comme aux mésaventures de la scène.Donald Sutherland, le brillant acteur canadien et le fan le plus inconditionnel du baseball que connaisse l'Amérique en général et les Expos en particulier a été, depuis sept heures et pendant une heure et demie le maître de cérémonies du Spectacle des étoiles.Le comédien a eu, pour son sport de prédilection, des mots touchants et pour chacun des artistes, des mots justes.Quant au spectacle, il était harmonieusement monté.Un «Take me out to the ball game» endiablé, joué par l'OSM, Charles Dutoit en belle tenue de joueur local, avec casquette et chemise et bâton blanc en tête, lui a donné le coup d'envoi.Les chansons de Nicole Martin, de Patsy Gallant, l'air du Toréador de Louis Quilico, le piano d'André Gagnon, l'épous-touflante performance à l'harmonica d'Alain Lamontagne que le public a applaudi à tout rompre, un extrait de la Symphonie des jouets de Haydn donnée par l'OSM avec l'aide de cinq habitués du monde du baseball dont le commentateur Claude Raymond au gazou \u2014 à moins que ce ne soit à la tringle ou à la flûte à bec \u2014 la performance de Geneviève La-pointe, assistée de Youppi et de quelques danseurs d'un soir, un West Side Story par l'OSM et le programme était complet.Le professionnel parmi les professionnels, Jean Lapointe, qui brisait son micro en faisant une de ses mémorables culbutes et n'a pas hésité à revenir se «reprendre» avant la fin du spectacle, et terminer son monologue, en anglais par-dessus le marché, a été chaleureusement accueilli de nouveau et par le maître de cérémonies et par la foule.Pour les invités de Montréal, la soirée ne s'est pas arrêtée en si bon chemin.Un buffet offert par les ministres Charles Martin et Gerald Regan les attendait, préparé par une équipe de chefs qui participaient récemment aux olympiades culinaires de Francfort.«Ce soir, tout se fait dans un esprit de party», a lancé le président du comité organisateur rencontré avant le spectacle.«Demain, on se prendra au sérieux.Pourvu que le beau temps soit avec nous.» L'ENGIN MEURTRIER DU LAC SAINT-PIERRE N'EST PAS UNIQUE Tirés de Nicolet, des obus ont été retrouvés.près de Québec! T Les Forces armées canadiennes ont déjà retrouvé aussi loin qu'à Laurier Station, près de Québec, un obus tiré à partir du centre d'essai et d'expérimentation de la garnison de Nicolet.A la retraite depuis quatre ans, après avoir travaillé un quart de siècle à cette base militaire, M.Gaston D., 69 ans, a fait cette confidence à LA PRESSE peu avant le début, vendredi, de l'enquête publique instituée sur la tragédie qui a fait un mort et neuf blessés, le soir de la Fête nationale, sur les bords du lac Saint-Pierre, à Nico-let-sud.ANDRÉ CÉPILOT_ A l'instar d'autres résidants de la région, pour lesquels, il faut le dire, la garnison est une source d'emplois fiables, le sexagénaire ne voit rien d'anormal au fait que l'Armée expérimente des pièces d'artillerie aussi près de secteurs habités.«Les opérations sont par-faitements sécuritaires.A preuve, c'est le premier accident à survenir depuis que le centre a ouvert ses portes, il y a trente ans.» Implacable, l'ancien employé des Forces armées enrage à la pensée que des gens soient intéressés à conserver les rares projectiles que le centre ne parvient pas à récupérer à la suite des exercices de tir.«Tout comme on ne peut ignorer la loi, il est élémentaire de comprendre que ces engins peuvent être extrêmement dangereux et, par conséquent, qu'ils doivent appeler les autorités dès qu'ils en découvrent un.» Ils sont plus nombreux toutefois les gens qui trouvent inconcevables qu'un seul de ces obus traîne le long d'un cours d'eau.Ils sont très inquiets du peu de publicité des Forces armées sur la perte de ces engins explosifs.«Ils devraient mettre sur pied des campagnes d'éducation et surtout aviser les gens lorsque des obus échappent à leur attention», soutient M.Léonce Beauchemin, qui passe ses étés depuis 20 ans à la Pointe-du-Hameau, où est survenu le tragique accident.«Imaginez, mourir de la guerre à Nicolet.Il n'y a rien de plus ridicule.», s'exclame pour sa part M.Jean-Marc Fleurent, un résidant d'Anjou qui frisonne encore à la pensée d'avoir passé tout un été dans une roulotte sous laquelle il avait déposé un obus de fort calibre susceptible d'exploser à tout instant! Depuis trois ans, M.Fleurent, qui est un fervent amateur de voile, a fait la découverte de deux engins explosifs sur les berges du lac Saint-Pierre, à peu de distance de l'endroit où s'est produite la tragédie qui a fait un mort et neuf blessés, le soir de la Fête nationale.Le tragique accident lui fait davantage réaliser la chance inouïe qu'il a d'être encore en vie.«Dire que j'ai laissé tomber l'obus au pied d'un arbre, peu après l'avoir trouvé, parce que je le trouvais trop lourd à transporter.» Ce n'est que deux semaines plus tard, à l'époque, que M.Fleurent ira reprendre possession de la bombe pour la placer sous sa maison mobile et, un jour, la modifier et l'astiquer pour en faire.une lampe qui allait ressembler, espérait-il, à celle d'un ancien militaire qu'il connaît bien.«Je me doutais fort bien qu'il s'agissait d'un obus militaire, mais jamais j'ai pensé qu'il pouvait être encore actif, puisqu'il traînait sur la plage, en plein coeur d'un centre de villégiature», relate M.Fleurent, un résidant saisonnier depuis vingt ans de Port Saint-François.Intrigué par la position des deux percuteurs sur la fusée de l'obus, dont une est brisée, M.Fleurent se décide, à son retour l'été suivant, à parler de sa trouvaille à un ami qui travaille à la garnison de Nicolet des Forces armées canadiennes.Flairant le danger, ce dernier l'invite immédiatement à communiquer avec la Sûreté du Québec, avec le résultat que des experts le dépossèdent quelques heures plus tard de son «trophée».Il y a deux ans, alors qu'il naviguait à bord de son voilier, M.Fleurent a déniché un autre obus amorcé, plus gros encore celui-là, qui était échoué à l'embouchure de la rivière Nicolet et du lac Saint-Pierre.Il va sans dire, cette fois, qu'il a immédiatement fait appel à l'Armée. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 13 JUILLET 1982 MUSEE ET BELVÉDÈRE La tour du Vieux port ouverte au public La tour de l'Horloge, monument élevé entre 1919 et 1922 sur le quai Victoria dans le port de Montréal, à la mémoire des marins canadiens perdus en mer, deviendra un observatoire panoramique et un centre d'interprétation historique.GEORGES LAMON_ Au cours d'une conférence de presse, à l'occasion de la présentation du projet, et à laquelle le Québec brillait par son absence, M.Paul-Gérin Lajoie, président de la Société du Vieux-Port de Montréal, flanqué du ministre Fédéral des Travaux publics, M.Paul Cosgrove, a précisé tout d'abord en anglais, que «les Montréalais découvriront par le biais de la restauration do la tour de l'Horloge, un trait d'union désormais permament enfre la ville, le Vieux-Port et le fleuve Saint-Laurent».Cette tour, premier symbole du réaménagement du Vieux-Port, restaurée avec son musée, a nécessité un déboursé total de $300,000 tandis que les aménagements du parc permanent, de la promenade et de deux parcs de détente s'élèvent à $245,000.192 marches Rappelons que le public aura accès à la tour en empruntant les 192 marches d'un escalier à huit paliers.Le clocheton, situé à 50,5 mètres au-dessus du niveau de la mer, permettra de découvrir d'une manière différente le fleuve, le Vieux-Port et la ville.La tour est ouverte gratuitement au public tous les jours de midi à 20 heures.Rappelons enfin que la Société du Vieux-Port de Montréal, qui vise à donner aux Montréalais un A 3 I SI CTCUM: dernier round H Les négociations continuent ¦m m __ m _ a m ¦ mm a _ photo Jean Goupil, LA PRESSE Depuis cet été, le public a accès au Vieux-Port de Montréal.A elle seule, la tour de l'Horloge mérite un petit arrêt: il suffit d'escalader ses 192 marches pour s'en assurer.accès au fleuve, prévoit investir $4,200,000 d'ici à 1983 pour la mise en oeuvre du réaménagement de ce territoire de 130 hectares en front du Vieux-Montréal.Parmi les projets d'aménagement du Vieux-Port, on note entre autres la démolition du silo à grain numéro 2, immense structure de béton située le long de la rue de la Commune, entre Saint-Laurent et Place-Royale, qui bloque la vue entre le Vieux-Port et le Vieux-Montréal.Par ailleurs, on projette de mettre en valeur, toujours dans les mêmes délais, la partie centrale du Vieux-Port (quais Victoria, Jacques-Cartier, King Edward et Alexandra).L'attentat ne va pas changer le gérant de Hochelaga «Les menaces, ça fait partie de ma vie.» En dépit de l'attentat armé dont il a été victime au risque de le rendre infirme pour le reste de ses jours, le gérant de Taxi Hochelaga, Serge Veilleux, 36 ans, n'entend pas changer sa personnalité, ni ses méthodes autoritaires de diriger cette entreprise de l'est de Montréal.ANDRÉ CÉDILOT ¦ V.'.à «J'ai la conviction de toujours avoir agi avec droiture, c'est pourquoi je n'ai jamais eu peur de mes opinions.Et ce n'est pas aujourd'hui que je vais changer», a déclaré, hier, M.Veilleux, depuis son lit de l'hôpital Maison-neuve, où il se remet d'une grave blessure à la jambe.Gérant-actionnaire de Taxi Hochelaga, M.Veilleux circulait à la hauteur des Galeries d'Anjou, dans la nuit de dimanche, lorsque deux individus de race noire ont ouvert le feu en direction de sa voiture, l'atteignant à la cuisse gauche.Il se pourrait, selon les médecins, qu'il demeure impotent de ce membre.Le verdict final lui sera transmis d'ici deux mois.Après avoir longuement réfléchi, M.Veilleux n'est plus aussi certain que l'attentat puisse être relié à la nouvelle crise raciale qui secoue l'industrie du taxi à Montréal, un événement qu'il avait commenté sur les ondes d'une station radiophonique.«Ce n'est pas dans les habitudes des noirs de se venger avec des armes à feu.», de souligner M.Veilleux, qui refuse de préciser davantage sa pensée à ce sujet.Il n'est pas impossible, selon lui, que des inconnus aient profité de cette controverse avec la communauté haïtienne pour ressasser de vieilles rancunes qui ont suivi la réorganisation de Taxi Hochelaga, à son arrivée il y a deux ans.A cette époque, il dira avoir reçu régulièrement des menaces mais sans qu'il n'y ait de conséquences.Il en était de même alors qu'il présidait le comité de discipline de la Ligue nouvelle des propriétaires de taxis de Montréal.«Les menaces, ça fait partie des moeurs chez les dirigeants du taxi».En 1975, alors qu'il travaillait comme chauffeur, M.Veilleux avait subi une séparation de l'épaule lorsqu'il avait été assailli à coups de barre de fer par un client qui voulait lui voler son argent.i chauffeurs L'exécutif de la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro s'est réuni très tôt ce matin pour réévaluer son ordre de grève illimitée (à partir de demain), à la lumière des «négociations-marathon» qui ont eu lieu toute la journée hier et qui se poursuivent aujourd'hui avec la partie patronale.PIERRE BELLEMARE_ Il faudra donc attendre en fin d'après-midi pour savoir si les transports publics rouleront ou non demain matin, selon le déroulement des pourparlers qui porteront peut-être sur le coeur du litige, soit l'affaire des surnuméraires dont la Fraternité ne veut rien savoir.«C'est possible qu'on aborde cette question demain (aujourd'hui), ou encore après-demain», ont confié hier soir les négociateurs de la CTCUM, MM.Jean Nadcau et André Loranger, juste avant de procéder à huis-clos à une séance d'information au profit des quel-nue 350 cadres syndiqués de l'entreprise, invités à prendre le goûter dans un chic hôtel du centre-ville.Il s'agissait d'ailleurs d'une première à la CTCUM, car habituellement on informait les cadres sur l'évolution des négociations avec les employés par le biais d'assemblées distinctes, par groupes de travail.et sans lunch.Base syndicale déchirée Entretemps, les deux tiers des opérateurs de métro, 197 sur 301, ont signé une pétition visant à obtenir une assemblée spéciale «avant le 14 juillet pour modifier la prise de position de l'exécutif de la Fraternité destinée à nous entraîner dans une grève illimitée».C'est du moins l'information cueillie auprès de sources très sûres qui, en outre, ont indiqué que des employés de la CTCUM photo Jean-Yves Létourneau, LA PRESSE Serge Veilleux sur son lit de l'hôpital Maisonneuve-Rose-monl.Malgré la douleur, M.Veilleux, qui a une stature athlétique, avait réussi à rosser l'inconnu avant qu'il ne prenne la fuite.Encore une fois, dimanche, sa forte résistance lui a permis de survivre à la «mitraille» dont il a été victime aux Galeries d'Anjou.Il a été la cible, prétend-il, d'au moins trois coups de feu, dont un, le premier, a fracassé la lunette arrière de son véhicule.L'une des balles l'a atteint alors qu'il était allongé sur sa banquette afin d'échapper à ses poursuivants.«Il y avait beaucoup de sang.J'allais perdre connaissance lorsque j'ai ouvert la fenêtre de l'auto, respiré un peu d'air puis repris le volant pour me rendre à mes bureaux en toute vitesse», de raconter M.Veilleux.Réputé pour n'avoir pas froid aux yeux, il n'a pas l'intention d'engager de surveillant, ni pour lui ni pour son entreprise de la rue Hochelaga.Joint à son bureau, le gérant de la compagnie de taxi SOS, Benoit Leclerc, qui a déclenché la crise actuelle en congédiant, la semaine dernière, une vingtaine de ses chauffeurs-propriétaires d'origine haïtienne, n'a pas l'intention lui non plus de renforcer les mesures de sécurité.Du moins pour l'instant, puisque personne de son entreprise n'a fait l'objet de menace au cours des derniers jours.M.Leclerc a l'intention, par contre, de convoquer une conférence de presse avant la fin de la présente semaine pour donner le point de vue de la compagnie sur la situation conflictuelle qui l'oppose à la communauté haïtienne.Quant à la Ligue de taxis de Montréal, a fait savoir M.Lucien Bonhomme, elle a porté le dossier devant la Ligue des droits et libertés dès qu'elle a été saisie de la plainte du groupe de chauffeurs haïtiens, il y a un peu plus d'un moif.photo Denis Courville, LA PRESSE MM.Jean Nadeau (à droite) et André Loranger, les négociateurs de la CTCUM, ont tenu une soirée d'information hier soir avec les 350 cadres de l'entreprise relativement à l'évolution du sprint des négociations avec la Fraternité des chauffeurs et opérateurs.Un goûter a aussi été servi dans un chic hôtel du centre-ville.reçoivent des menaces de la part de leurs leaders syndicaux lorsqu'ils signent la pétition défiant la décision de l'exécutif prise la semaine dernière de déclencher la grève à compter de demain.Des syndiqués qui faisaient circuler semblables pétitions dans l'une des 10 divisions (il faut 10 signatures par division pour exiger une assemblée spéciale) auraient été sérieusement «avertis», au point où ils soient obligés d'abandonner leur projet.Cependant, dans une communication expédiée dimanche à tous les 1,200 membres de la Fraternité, le président de cet organisme, M.Jacques Bigeault, souligne que la menace d'une grève illimitée a porté fruit, puisqu'elle a amené les dirigeants de la CTCUM à la table des négociations ces derniers jours.Des pétitions circulent «Notre but a été atteint, écrit M.Bigeault, mais non sans peine, avec toutes ces menaces de pétitions qui ont été véhiculées: que ceux qui en sont à l'origine soient bien conscients du tort qu'ils ont fait à la cause, en donnant aux médias, au gouvernement et à la CTCUM la fausse image d'un syndicat divisé et affaibli.Vous avez failli tout faire achopper».Mais il n'en demeure pas moins que des pétitions «bien garnies» de signatures sont entre les mains de certains syndiqués qui, eux aussi, attendent le développement du dernier sprint à la table des négociations avant d'intervenir.Ces pétitions ne pourraient pas toutefois empêcher une grève demain, si l'ordre est maintenu par l'exécutif, car il s'écoulera plusieurs jours, au minimum, avant que l'exécutif accepte de convoquer une assemblée spéciale, conformément au désir des pétitionnaires.Loi 72 Enfin, des usagers du métro de quelques circuits ont cru hierique la grève était déjà décrétée, car des problèmes techniques (dont réchauffement des pneus) ont perturbé le service en début de journée.Par ailleurs, la Chambre de commerce de Montréal est revenu à la charge hier en réclamant la suspension immédiate du droit de grève à la CTCUM et le congédiement sur-le-champ des syndiqués qui suivraient l'ordre de grève demain.«Un raisonnement obscur, des retours en arrière impensables et une stratégie puérile valent aux Montréalais de connaître l'une des pratiques syndicales les plus; irresponsables et anti-sociales* de leur histoire», fait savoir cet organisme dans un communiqué.Pour sa part, le Conseil du 'patronat demande l'application immédiate de la loi sur les services essentiels (loi 72) que l'Assemblée nationale a adoptée avant l'ajournement de ses travaux le mois passé.Mais il ne semble pas que le ministre Pierre Marois (Travail) juge bon de «se mouiller» au moment précis où les deux parties, en présence des médiateurs gouvernementaux, cherchent ultimement la «bonne» solution.TRAGÉDIE ROUTIÈRE EN MATAPÉDIA Une poursuite Blancs-Indiens fait 7 morts et 5 blessés Une engueulade suivie d'une rixe à l'aide de chaînes entre un groupe de Blancs et deux Amérindiens, survenue dimanche soir dans un bar de Pointe-à-la-Garde, semble être à l'origine d'une collision frontale impliquant deux automobiles qui a fait sept morts et cinq blessés dont un qui repose dans un état grave.RAYMOND GERVAIS L'accident est survenu sur la route 132 à Pointe-à-la-Croix, petit village situé dans la vallée de la Matapédia, non loin de la frontière du Québec et du Nouveau-Brunswick.Selon un résidant de Pointe-à-la-Garde qui a assisté au début de la querelle entre les Amérindiens et les Blancs, ce n'est pas la première fois qu'une engueulade entre les deux races se termine par une course effrénée en automobile.«La plupart du temps, ça se termine dans un champ avec un pare-chocs arraché et une couple de tapes sur la gueule, cette fois, les gars ont poussé trop loin et ce qui devait arriver un jour s'est produit».Toujours selon le témoin, les principales causes de mésententes à l'intérieur des bars entre les deux peuples sont imputables aux femmes, à la question du saumon ainsi qu'à la fréquentation de certains débits de boissons par des Blancs ou par des Indiens.Le maire de l'endroit, M.Gédé-on Tremblay, a refusé quant à lui d'associé les événements de dimanche à des problèmes raciaux et, selon lui, les chauffeurs des deux automobiles avaient tout simplement trop bu.Hier, les policiers de la Sûreté du Québec, poste de Matapédia, aidés de leurs confrères du Bureau des enquêtes criminelles de Himouski, tentaient de déterminer les circonstances exacte de l'événement qui a entraîné la mort de sept personnes.Selon le chef de la police amérindienne de Restigouchc, M.Harvey Martin qui a prêté main forte aux agents de la SQ et de la GRC lors de l'accident, une des deux automobiles impliquées dans la collision a pris feu immédiatement après l'impact, emprisonnant cinq de ses six passagers.Les corps de ces cinq victimes ont été complètement calcinés, rendant leur identification difficile.Cinq des six occupants de la voiture des belligérants ont été tués La photo montre les deux véhicules impliqués dans une collision, dimanche, Matapédia.L'accident a fait sept morts.lors de l'impact, le sixième a été blessé et transporté à l'hôpital.Selon l'agent Bertin Barrette de la SQ, les policiers ont reçu un premier appel vers 20h45 pour une bagarre au bar Roy, situé à Pointe-à-la-Garde, et c'est en se rendant sur ce premier appel qu'ils en ont reçu un second 15 minutes plus tard, les avisant qu'une collision frontale venait de se produire sur la route 132 non loin de la jonction de la route reliant Campbellton N.B., à Restigouchc.Le chef Martin de la police amérindienne, a précisé à LA PRESSE que peu après l'accident, des autochtones s'étaient rendus au poste de police pour raconter qu'ils avaient été poursuivis à partir de Pointe-à-la-Garde par des Blancs et qu'une collision était par la suite survenue entre l'automobile de leurs poursui- vants et une autre qui venait en sens inverse.Toujours d'après l'agent Barrette de la SQ, la collision frontale est survenue sur une route à voie double non divisée; au moment où les deux véhicules impliqués dans la poursuite se trouvaient côte à côte, un troisième véhicule qui venait en sens inverse est entré en collision avec une des voitures des belligérants.Les blessés ont été transportés à l'hôpital de Maria.Aucun Amérindien n'a été blessé lors de l'accident.Au ministère de la Justice, à Québec, on estime qu'il est encore trop tôt pour déterminer si des accusations seront portées relativement à la bagarre et à la poursuite à vive allure.Un porte-parole du Laser photo PC près de la réserve Micmac, dans la ministère a indiqué que la SQ poursuivait son enquête.Hier en fin d'après-midi, la Su reté du Québec a révélé le nofrî des victimes: il s'agit de Rodolfe Nadeau âgé de 39 ans, de Pointe-à-la-Croix, ex-propriétaire de ]a Brasette-Frontière qui avait éîé détruite le 20 juillet 1981 à la suiie d'une explosion; d'Emile Savere, âgé de 35 ans, de Hollywood en Floride, mais natif de Pointe-à-la-Croix.Tous deux voyageaient à bord de l'automobile qui a été heurtée par l'auto prenant part à la poursuite.Les autres victimes ont été identifiées comme étant Ronald Ouellet, âgé de 34 ans, de Graydon Ouellet.âgé de 30 ans, de Florent Ouellet âgé de 37 ans, dp Jean-Paul Ouellet, âgé de 40 ans, tous quatre de Pointe-à-la-Croix, et de Richard Denis Lévesque âgé de 27 ans de Malauze, au Nouveaù-Brunswick.: i 4 cadavres repêchés dans les eaux du Saint-Laurent ¦f En moins de 48 heures, quatre cadavres ont été repéchés dans les eaux du fleuve Saint-Laurent.Deux ont été repêchés samedi par les policiers des Ports Nationaux.Le premier identifié comme étant Graham Tabah, âgé de 22 ans, a été retrouvé face à la raffinerie de l'Impérial Oil à Pointe-aux-Trembles.Le second a été repêché face à la rue Duquesne à Montréal.Les policiers tentent toujours d'identifier ce dernier corps.Par ailleurs, les policiers de la CUM tentent toujour* d'identifier les corps des deux hommes qui ont été repêchés hier midi flottant sur le fleuve Saint-Laurent.Le premier a été; repêché dans le Lac Saint-Louis à la hauteur de Pointe-Claire, if pourrait s'agir d'un homme disî paru depuis quelques jours.Lg deuxième cadavre a été retrouvé face à la Terrasse Serre à Villô Lasalle.-1 A4 IPJFORMATIQNS NAT! LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 13 JUILLET 1982 Baisse de 16 p.cent de la consommation de pétrole au Québec Des mois de janvier à mai 1982 la demande de pétrole a baissé de 16 p.cent au Québec, comparativement à la même période Tan dernier.Cette baisse a été généralisée au pays puis-que'en Ontario et dans l'Ouest canadien la diminution se situe sensiblement au même niveau, soit 15 pour cent.Ces chiffres ont été fournis, hier, à un groupe de journalistes par des représentants du ministère fédéral de l'Energie lors d'une séance d'information à Ottawa.MAURICE JANNARD de notre bureau d'Ottawa Durant les cinq premiers mois de cette année, plus de la moitié des besoins en hydrocarbures du Québec, soit 55 p.cent, ont été comblés par les producteurs de l'Ouest, le reste étant fourni par l'étranger.La demande de pétrole au Québec s'élève en moyenne à 416,000 barils par jour, alors que l'an dernier elle était de 498,000 barils.; La baisse de la consommation a affecté autant les producteurs canadiens qu'étrangers.Le potentiel canadien de production s'élève à 1.4 million de barils par jour.De janvier à mai, par contre, la production de pétrole canadien a été en deçà du potentiel puisque 13 pour de la capacité totale a été inutilisée.C'est ce potentiel inutilisé (traduction du mot anglais «shut-in») qui a amené rAlberta à protester au cours des derniers mois, alléguant que les raffineurs de l'Est canadien importaient davantage et achetaient moins de l'Ouest canadien.Les chiffres fournis hier indiquent que la demande de pétrole importé a diminué de 16 pour cent au Québec depuis le début de l'année: Les fonctionnaires de l'Energie ont fait valoir que la diminution de la demande de pétrole était en grande partie responsable de la sous-utilisation du potentiel de production dans l'Ouest du pays.Toutefois, lors de la mise à jour de sa politique énergétique, le gouvernement fédéral se rendait aux arguments des producteurs canadiens.Entre autre, Ottawa demandait aux raffineurs de l'Est de limiter leurs importations et accordait une aide financière pour le transport du pétrole de l'Ouest vers les marchés de l'Est.On annonçait la semaine dernière que la compagnie Irving acceptait d'acheter pour 31,500 barils de pétrole albertain par jour, remplaçant ainsi une partie de son pétrole brut importé.La société Texaco vient également de poser le même geste pour sa raffinerie de Darmouth, a annoncé hier l'Office national de l'Energie.Les gens du ministère de l'Energie estiment que l'an prochain le potentiel inutilisé dans l'Ouest pourrait se situer à deux pour cent de la capacité totale.Toutefois, si la demande de pétrole continue à baisser dans l'Est, la sous-utilisation des provinces productrices sera plus grande.L'HÔTEL DE WINDSOR La «discrétion» du ministre vaut aussi pour Québec Le ministre de l'Industrie et commerce, M.Herb Gray, s'est défendu hier aux Communes d'avoir fait preuve de favoritisme dans la construction d'un hôtel Hilton dans son comté à Windsor, et il a indiqué qu'il est disposé à user de sa discrétion ministérielle pour autoriser des projets similaires au Québec.GILBERT LAVOIE de notre bureau d'Ottawa M.Gray réagissait à l'article de LA PRESSE de samedi, qui faisait état d'un prêt sans intérêt de $6 millions pour la construction d'un hôtel Hilton, en vertu du Programme d'aide à l'adaptation de l'industrie et de la main-d'oeuvre(PAIIM) qui doit en principe venir en aide au secteur manufacturier et non à celui des services.Pris à partie aux Communes par le chef de l'opposition M.Joe Clark, le ministre a nié avoir autorisé personnellement ce projet, et soutenu que la décision avait été prise par le comité de l'expansion des entreprises de son ministère, comité composé majoritairemt d'hommes d'affaires.Il a reconnu avoir été mis au courant du projet et avoir usé de sa discrétion ministérielle, mais seulement pour autoriser les fonctionnaires à étudier le projet.La controverse per- \u2022 % V i V ¦ % » * * i i i } \" VENTE sur le trottoir » « j » i < t s 9 t I » » m MINOLTA Minolta XC-9 avec 50mm F/2 Appareil 35mm automatique (ord.279.95) 249 77 Sac à accessoires Minolta PB-1 (ord.19.95) 9 77 Canon \t Canon AE-1 program avec 50mm.F/1.8 Appareil 35 mm programmé (ord.369.95)\t33977 Canonet 28 avec étui Appareil 35mm automatique à télémètre (ord.129.95)\t99.77 Canon sure shot avec étui (0rd.219.95) -t OQ 77 Appareil 35 mm à mise au point auto 10-/.\t Canon A35F Appareil automatique à télémètre avec flash incorporé & étui (ord.169.95)\t12977 Nikon 279 Nikon FM avec 50mm F/1.8 E.Appareil 35mm à diodes (un« ensemble valant 349.90) Nikon EM avec 50 mm F/1.8E Appareil 35 mm automatique* r\\Q 77 (ord.229.95)_ PENTÂX Pentax MV avec 50mm F/2 Appareil 35mm automatique^ QQ 77 (ord.239.95) IW.A l'achat de tout appareil 35mm v.ous recevrez un livret de coupons valant 75 $ / èj de rabais sur le développement photo et les accessoires photo! 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décret que vous osez prétendre être dans le but de réfiler le problème des régions éloignées.Toute personne informée sait très bien que dans les autres provinces on n'a résolu ce problème que par des moyens incitatifs.Votre unique but n'est que de récupérer de l'argent et de contrôler la profession médicale.Eh bien, laissez-moi vous dire que quand des gens sont heureux de travailler dans une province ou un pays, ce n'est que ce qu'il peut y avoir de mieux pour les gens pour lesquels on travaille.Mais quand les médecins seront écoeurés de travailler dans un système dictatorial ou bien ils quitteront pour des ailleurs meilleurs, ou bien ils travailleront frustrés et ce ne sera qu'au détriment de la qualité de la médecine et ce sera encore les patients qui paieront la note.Ça me fait rire Régions délaissées Mon cher Docteur, Vous vous plaignez d'avoir à travailler au-delà de 50 heures par semaine.Vous me faites pleurer ou rire.L'ouvrier, le manoeuvre, malgré sa volonté de diminuer sa vulnérabilité à l'inflation ne peut même pas dépasser ses 44 heures sans que son employeur soit pénalisé.Messieurs, on ne veut plus que vous dépassiez 40 heures vous non plus, on est tanné de subir vos extra à volonté vu que la castonguette est automatique sans que le patron puisse vous dire «tu exagères».Ce n'est pas parce que ie tarif de votre première convention était trop élevé que vous devez continuer d'abuser.Vous aimez vous comparer à l'Ontario, eh bien allons-y: nous avons assez de médecins vu qu'au Québec il y a un médecin pour 60% moins de patients qu'en Ontario.Ainsi, en retombant sur terre, que c'est dur de quitter cette auréole sacrée; peut-être auriez-vous le coeur de trouver une solution aux 450 nouveaux médecins sortant des universités à chaque année et qui vont via une castonguette facile gonfler le budget ou le «trou» de un demi-milliard de dollars par année sans que nous puissions dire un mot.Un chef d'industrie emploie-t-il des techniciens en supplément s'il y a déjà saturation?Messieurs, normalisez vos heures, reconnaissez que ces 10 heures supplémentaires vont en «gâteries» personnelles.Pensez aux payeurs de taxes, pensez à trouver une solution à vos nouveaux confrères; des salaires dépassant $50,000 par an, ça ne devrait exister nulle part.Un dernier point qui me fait bien rire, les frais de bureau: 35 à 45%, vous vous couvrez de ridicule quand on pense que la régie de l'assurance-maladie normalise des opérations identiques pour 7 à 8%.André THIBEAULT Ste-Foye, Que.De bien piètres soins En réponse à l'article publié dans LA PRESSE du 25 juin: «Loi de la matraque pour les nouveaux médecins.» Monsieur Luc Valiquette Quelle solution préconisez-vous à la pénurie des médecins en régions éloignées?Comment comptez-vous résoudre ce problème?Allez-vous le laisser encore aux missionnaires de la médecine, à ceux qui ont encore la vocation, et qui croient au serment d'Hippoerate?Je doute qu'ils soient assez nombreux pour satisfaire au besoin de médecins en régions éloignées.On ne vous demande pas de passer votre vie dans les dites régions, mais seulement trois années, on ne vous y oblige pas, vous avez le choix soit de rester dans la métropole mais à condition d'oublier un certain pourcentage de votre maigre salaire, soit d'exercer votre noble métier à l'endroit où l'on a le plus besoin de vous.Je vois combien vous, professionnels libéraux et désintéressés, ne prisez pas ce fameux coup de matraque qui vous atteint juste trois semaines avant le début de votre pratique.Vos successeurs auront eu au moins l'avantage d'avoir été bien avertis.Michel SAURA ^ Chomedey-Laval MM.les médecins qui avez fait grève parce que vous ne trouviez pas assez élevé le minimum de $50,000 net que vous pouviez faire, et, surtout, vous, les futurs médecins qui ne voulez pas aller pratiquer dans les régions éloignées, malgré les tarifs de 110 à 120 pour cent que vous offre le gouvernement, je dois vous rappeler que vous avez bénéficié, pour bon nombre d'entre vous, de bourses non remboursables, et de prêts à tarifs spéciaux qui vous ont permis de faire vos études.Je vous trouve donc bien ingrats à l'égard de la population qui, à travers l'aide gouvernementale, vous a facilité l'accès à une classe privilégiée.R.MARCOUX Montréal Je tiens à dénoncer vertement l'inhumanité des services médicaux à Montréal.11 y a quelques semaines, prise de graves douleurs.J'appelle le nouveau SOS Médecins pour qu'on m'envoie au plus vite une ambulance.Après m'avoir fait raconter ma vie de long en large, on me la refuse et on m'assigne un jeune médecin chinois qui après 30 secondes me diagnostique une cystite et m'envoie à l'urgence de l'Hôtel-Dieu.Sachant très bien que ce n'est pas ce dont je souffre, on refuse de me croire et on me fait le traitement adéquat pour s'apercevoir une heure plus tard que l'avais raison.Il était 4 heures p.m.A 8 heures p.m., on me laissait supposer le pire et après 36 tests et sans aucun calmant, on me demandait de me taire, car je hurlais de douleur.et je dérangeais! Ce n'est qu'à 9 heures et demie qu'on daigna m'envoyer un excellent chirurgien, le Dr Marcel Rheault, qui lui en 30 secondes diagnostiqua.une péritonite avancée et quelques heures de sursis.Je suis un cas parmi des milliers qui végètent dans les couloirs des urgences.certains s'en sortent.d'autres pas.Je me souviens, en terminant, que mon chat fut atteint du même symptôme il y a un an.c'est drôle, lui on ne l'a pas fait attendre.Françoise LA RIVI ÈRE Montréal Publicité malhabile Accysé de trahison Dr Paul Desjardins Fédération des médecins spécialistes du Québec Le mardi 15 juin 1982, dans la salle de bal ae l'hôtel le Reine Elizabeth, plusieurs milliers de spécialistes vous ont fait connaître leur rejet de l'action unilatérale proposée par le gouvernement du Québec aux nouveaux médecins, action qui leur enlèverait le libre choix d'un lieu de travail.Nous vous avons donné un mandat de grève pour défendre ce droit, et non pour régler des questions monétaires.Vous nous avez trahi avec un sang-froid répugnant.Vous ne représentez plus la volonté des membres de la Fédération.J'exige votre démission immédiate.Dr T.Emmett FRANCOEUR Directeur Clinique de pédiatrie générale L'Hôpital de Montréal pour Enfants Dr P.Danièle Urgence-santé Docteur, Laissez-moi exprimer ma surprise à la suite de l'article intitulé -Alio! 842-4242?», paru dans La Presse du lundi 28 juin dernier.En effet, le style «à la James Bond» avec lequel vous décrivez votre travail ainsi que celui de votre assistant, me semble très déplacé pour le genre d'INFOR-MATION que votre organisme est censé donner au public.A moins que votre article ne soit une publicité faite en faveur d'Urgence-santé; si tel est le cas, il me semble que ce n'est pas à un médecin de la faire, et que cela est même contraire au code d'éthique de notre profession.Il m'a rarement été donné de voir utiliser un ton aussi méprisant pour qualifier des organisations qui travaillent dans le même domaine que nous, et dont ie but est de venir en aide à la population.Des gens ont pu recouvrer la santé ou ont même pu avoir la vie sauve grâce à leur intervention, et je crois que ces derniers n'apprécieront guère le contenu de votre lettre.Pour ma part, en tant que médecin oeuvrant dans ce domaine, je pense que c'est ce genre d'information manquant totalement de sérieux et de responsabilité, qui contribue à discréditer notre profession, et je tiens personnellement à m'en dissocier et à exprimer mon désaccord.Je tiens également à rectifier une information tout à fait erronée: Ita- lo-Medic, une organisation que je connais personnellement (vous devriez vous renseigner un peu mieux avant de faire de telles affirmations!), n'en est pas à «rendre son dernier soupir à brève échéance», comme vous le mentionnez, ou, devrait-on dire, comme vous semblez le souhaiter.Et ce ne sont pas des attaques aussi basses qui vont en altérer la santé! J'espère enfin que les dirigeants d'Urgence-santé et que la Corporation professionnelle des médecins du Québec prendront des mesures afin que ce genre de publicité ne soit plus utilisé pour faire connaître un organisme qui a sûrement beaucoup plus de sérieux que votre intervention.Les gens qui auront à en utiliser les services auront alors peut-être moins l'impression de se faire traiter par des gens qui n'ont pu assouvir à temps les instincts aventuriers de leur enfance.Gilles GRENIER, m.d.Mont-Saint-Hilaire Explications d'un ophtalmologiste M.Jean-M.Barrette, L.L.a/s «Tribune libre» LA PRESSE C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu votre lettre adressée à LA PRESSE et qui a paru dans l'édition du 17 mai dernier (.) Question 1 : Le traitement à la cortisone est le traitement de choix dans un cas de kératite ou de conjonctivite aiguë de nature allergique qui, en clinique, est très similaire à l'affection virale dont vous avez été touché \u2014 avec rougeurs, larmoiements, présence de ganglions en avant de l'oreille, etc.Les deux entités, c'est-à-dire cette affection virale et l'affection allergique, ne se différencieront que quelques jours plus tard au cours de l'évolution de la maladie.Votre source de références était incomplète à ce sujet et semble provenir d'un dictionnaire.Question 2: Sans avoir vérifié, je suis persuadé que le praticien qui a fait l'examen de votre oeil a mesuré votre tension intra-oculaire; cette technique fait partie de l'examen oculaire complet et chaque ophtalmologiste se fait habituellement un devoir de l'inscrire à son dossier.À cause de l'inflammation et de l'irritation causées par les médicaments utilisés, la tension intra-oculaire peut cependant s'élever en cours de traitement et il n'est pas inhabituel de voir un accroissement de 6-8-10 mm de mercure qui reviendront ensuite à la normale lorsque le traitement sera diminué ou aura cessé.Question 3 : Même s'il vous semble avoir été mal traité, lorsque l'on revise votre texte et que l'on étudie la séquence dans laquelle les médicaments vous ont été prescrits, il n'y a pas de faute scientifique.Cependant, il faut se rappeler que l'affection dont vous souffriez à ce moment était d'origine virale.Il n'existe pas actuellement la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocque», Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400 ».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert de 7h à 19h30 (fermé le samedi).RÉDACTION 2857070 L PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes annonces ÂnnofKts classée s i 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes du lundi ou vendredi 9h a 17K Pour changer du lundi ou vendredi 9h à 16n30 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Ttlè-Prtttt Vacances, voyages Cam* i el professions, nominations 285*7111 285-7205 285-7202 285.7306 285-7265 285-7320 de médicament capable de tuer directement le virus.Tous les médicaments utilisés empêchent le virus de se reproduire et ce n'est qu'avec le temps que l'on parvient à l'extinction.Le cycle de reproduction du virus étant de 10 jours, il est alors théoriquement impossible dès le départ de guérir cette affection avant cette période.Si l'inflammation persiste plus longtemps, il faudra continuer la médication.Les complications dont vous parlez sont très rares et personnellement en 18 années de pratique, je n'ai pas encore vu un seul cas d'encéphalite herpétique causée par un herpès cor-néen bien que je fasse de ce type de maladie une spécialité, au même titre que le docteur Bruce Jackson.Question 4 : À l'ophtalmologie «au plfomètre» je préférerais l'expression «traitements à l'entonnoir».Lorsque les symptômes de la maladie sont vagues et imprécis, il faut attaquer toutes les conditions qui peuvent être possibles.Cependant, à mesure que le diagnostic se pécise \u2014 soit par l'évolution naturelle de la maladie, soit par les examens de laboratoire \u2014 le traitement devient plus précis, .plus concis et est spécifiquement orienté vers la pathologie en cause.La médecine est définie comme étant une science et un art; la partie scientifique est précise et la portion «art» est moins bien délimitée.Question 5 : Je me permettrai simplement de mentionner que l'entrainement des ophtalmologistes à travers la province, le pays ou l'Amérique, est sensiblement le même.Cependant, les facilités matérielles des différents milieux ne peuvent pas être comparées.C'est à l'avantage, à l'honneur et la gloire du Royal Victoria de posséder les facilités dont il dispose.Finalement, je suis heureux que cette aventure se soit bien terminée pour vous et que les bons soins qui vous ont été prodigués vous aient réconcilié avec la médecine scientifique.C'est ce type de médecine et ce type de résultats que chaque praticien, à son bureau ou à la clinique externe de l'hôpital, souhaite et espère pour chacun des patients qui lui sont confiés.Ide DUBÉ, m.d.Président Association des ophtalmologistes du Québec N.B.Priorité oit accordée demi cerf» pope avx lortroi d'intérêt générai to rapportant à oW articlot paru» àans LA PtESSt la corxrition «»f rocommondéo.Uff corroiçondarttt doivont fcltcriv» fhibUrnont /evrt nom, adroit* ot numéro de téié- \u2022 LA PRISSE ne l'ongogo pat à pubtftc foutes Iti hrtrot reçue», ni à reroumef let lettres, monuscritt ou avfrot do
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