La presse, 7 juillet 1982, Cahier A
[" CONSOLIDATED COMPUTER MAIS PAS MATIÈRE POURSUITES ¦ En dépit des circonstances plus que douteuses dans lesquelles la Consolidated Computer a affiché des pertes de $125 millions provenant de l'argent des contribuables, le gouvernement n'intentera aucune poursuite.page A 5 BEH: EXPOS: A ' EN PLEURER! ¦ Le petit Mitchell Linder n'était pas le seul à vouloir pleurer hier soir au Stade olympique: les Expos ont subi un autre revers, 5-1, pendant que les Cards, les Phillies et les Pirates gagnaient.Ils «tombent» ainsi au quatrième rang à quatre parties de la tête.pago*2à7 E PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQU photo Robert Nadon.LA PRESSE 35 cents hors de la zone métropolitaine 45« MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUILLET 1982, 98e ANNÉE, no 155, 92 PAGES, 8 CAHIERS Magasiner i Laval, c'est magasiner tu AVAL Attsriitt ils UwtttMu, strUt #1 ai lui.Sant-Mar La population canadienne a vieilli à une vitesse sans précédent ces dernières années.L'âge moyen du Canadien était de 29.6 ans, l'an dernier, contre 27.8 ans en 1976.Par contre, entre 1976 et 1981, le nombre d'enfants de moins de 15 ans a diminué de 415,000 alors que chez les personnes de 65 ans et plus, il s'est accru de 350,000.Quant à la population francophone, elle est en perte de vitesse partout, excepté au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique.Au Québec, les francophones composent 82 p.cent de la population, contre 80 en 1976 et les anglophones 10.9 p.cent contre 12.8 p.cent.page A 5 photos Robert Nadon.LA PRESSE LA PLUS LONGUE ÉCLIPSE LUNAIRE DEPUIS 1736 page A 3 photo Robert Nadon.LA PRESSE photo AP LE MONDE L'OLP: PAS MARINES AMÉRICAINS AU LIBAN L'OLP a rejeté la suggestion des États-Unis de dépêcher 1,600 «marines» américains à Beyrouth-Ouest pour y assurer l'évacuation des combattants palestiniens.page C 1 Un jeune Libanais tente de récupérer quelques gouttes d'eau du robinet qui ne laisse presque rien couler depuis que les Israéliens ont coupé l'alimentation en eau et en électricité de Beyrouth-Ouest.SOMMAIRE On en équeute dix, on en mange une, on en équeute dix.Pour Paule Gosselin, c'est encore la meilleure! CUEILLIR SES FRAISES D'ABORD POUR page E 1 S'ATTAQUE AU DOSSIER DU CAMIONNAGE page D 1 SELON L'OCDE TRÈS FASBLE REPRISE AU PAYS EN 83 page D 1 Annonces classées: C 6 à C 8, D 5, D 8 à D 11 et sport 14, 15 Arts et spectacles: G 1 à G 3 \u2014 Cinéma: C 2 Carrières et professions: F 1 à F 3 Décès, naissances, etc.: G 8 Economie: D 1 à D 7 Êtes-vous observateur?C 7 FEUILLETON: C 7 Horoscope: D 9 Le bridge: B 2 Le monde: C 1, F 6, F 7 Quoi faire aujourd'hui: C 2 Télé-câble: G 1 Télévision: G 1, G 3 \u2014 Horaires: C 2 Vivre aujourd'hui: E 1 à E 11 \u2014 Médecine: E 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 MOTO LA VOCATION DES HÔPITAUX PAR JEAN-GUY DUBUC page A 6 SHCOtE VU i Que 9i m&Lty MAClAiue W/hT t>es m&tes aux D/)H$ IBS ëd/TO&AU X Q\u20ac t9monde! Nos prix spéciaux de la semaine en pages F-4.F-5 5 I A 2 \u2022 'j.TAXI Les Haïtiens sont inquiets «Depuis deux ans, nous sommes extrêmement inquiets de l'attitude qui se développe dans l'industrie du taxi à l'égard des chauffeurs haïtiens.Et pour combien de temps encore?Je ne le sais! » Face aux difficultés éprouvées par certains chauffeurs et pro-Ipriétaires-artisans de taxi, notamment la mise à pied, hier par | la compagnie SOS-Taxi d'une I vingtaine des leurs, tous haïtiens, M.Paul Dejean, responsable de la communauté chré-tienmne haïtienne de Montréal, ne cache pas sa préoccupation.GEORGES LAMON Car pour M.Dejean, il s'agit bel et bien d'une certaine forme de racisme à l'égard des chauffeurs de taxi haïtiens que certaines firmes de taxi veulent tout simplement éliminer du secteur.Particulièrement avec le refoulement de quelque 200 chauffeurs haïtiens qui habituellement travaillaient à Dorval.Selon M.Dejean, la nouvelle réglementation du taxi à Dorval, par exemple, fait qu'on est en train de consacrer la légalité d'un certain nombre d'injustices envers les Haïtiens qui iront en s'aggravant» Qui plus est, selon M.Dejean, certaines compagnies sont en train de «lancer une offensive pour éliminer certains postes de taxi en ville occupés par des chauffeurs noirs».«On est en train de nettoyer le terrain,estime M.Dejean.A mon avis, ça vise l'élimination de la communauté noire de l'industrie du taxi.On prend prétexte à tout, en essayant de rejeter sur les Noirs toutes les erreurs de l'industrie du taxi.Et ce n'est qu'un début.Ce n'est pas par ha-I sard que des mesures sont prises I à l'égard de chauffeurs de taxi haïtiens.Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est très préoccupant.» Mémoire D'ailleurs, M.Dejean a précisé que la communauté haïtienne prépare actuellement un mémoire sur toute la question de la discrimination envers les Noirs dans l'industrie du taxi, mémoire qui sera présenté prochainement à la Commission des droits de la personne.M.Dejean soutient d'autre part qu'il existe une certaine forme de racisme envers les chauffeurs Haïtiens dans l'Est de la ville.Cette prétention a d'ailleurs été confirmée par un chauffeur de taxi blanc, hier à LA PRESSE.Selon ce chauffeur, qui ne s'est pas identifié, il est exact qu'il existe «beaucoup de racisme dans l'Est de la ville»: à titre d'exemple, il a noté le cas où des clients refusent de prendre un taxi conduit par un Noir.i I * « I ; LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUILLET 1982 Photo La Presse, Jean Goupil A quelques pas du Complexe Desjardins, les travaux de construe- devrait être en mesure d'accueillir ses premiers clients dès juin tion du Palais des Congrès progressent rapidement, et l'édifice prochain.Le Palais des Congrès: dans moins d'un an! \u2022 \u2022 O C'est dans moins d'un an que le Palais des Congrès de Montréal recevra ses premiers clients.En fait, un important congrès réunissant 2,500 spécialistes internationaux en chirurgie plastique doit avoir lieu dans le nouvel édifice le 25 juin 1983 et tout doit être prêt pour les recevoir.Assistant à une conférence de presse sur l'état des travaux du palais, hier, à Montréal, le ministre québécois des Travaux publics et de l'Approvisionnement, M.Alain Marcoux, s'est dit très confiant de voir l'objectif atteint.D'autant plus, a-t-il précisé, que, jusqu'à maintenant, l'échéancier des travaux de même que le contrôle des coûts ont été respectés prenqu'à la lettre.Seule anicroche, on dénote un léger retard dans la construction de la charpente, retard qu'on s'atend à combler d'ici le printemps.Construit au coût de $81 mil- lions, le Palais des Congrès de Montréal pourra accueillir 6,000 personnes à la fois et servir 4,500 repas simultanément.Conçu pour être desservi par autobus et métro, le terrain de stationnement de l'édifice ne compte cependant que 500 places.Selon le président de la Société du Palais des Congrès, M.Jean Labonté, plus de 30 organisations internationales ont déjà réservé leur place au palais dont l'importante société des Alcooliques anonymes qui réunira 55,000 personnes à Montréal en 1985.A cette occasion l'édifice servira de quartier général et le contrat de locatiopn échelonné sur quatre jours s'élève à $ 70,000.CONTESTATION DU PÉAGE À 50' SUR LES AUTOROUTES Les maires promettent un automne «chaud» Une soixantaine de maires et de conseillers municipaux se sont réunis, hier soir, à Blainville pour étudier les mesures à prendre afin de forcer Québec à revenir sur sa décision concernant la hausse en vigueur depuis le 1er juillet.Les orateurs de la soirée ont été les maires Paul Mercier de Blainville, Jean Blanchard de Sainte-Thérèse, et Guy Bélisle de Saint-Eustache.lent aussi sensibiliser tous les organismes de la région afin qu'ils viennent se joindre à eux.Quelques élus ont même songé à organiser un blocus sur les autoroutes ou déposer seulement une pièce de 25e aux postes de péage afin de se faire arrêter par la Décès du décorateur Robert Prévost Le décorateur bien connu Robert Prévost est décédé, lundi, à l'âge de 55 ans.Il a succombé aux suites d'une crise cardiaque qu'il avait subie il y a une dizaine de jours, et qui l'avait plongé dans un coma dont il n'est pas revenu.Décorateur au Théâtre du Nouveau Monde pendant 20 ans, il avait également, au cours des cinq dernières années, signé quelques mises en scène.Sa carrière comme décorateur l'amena également au théâtre de Stratford, en Ontario.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le maire Bélisle a expliqué que, pour ne pas être accusé de faire de la politique au détriment du Parti québécois avec cette histoire, il avait été décidé de choisir trois porte-paroles d'allégeances politiques différentes pour représenter les maires des municipalités riveraines des autoroutes 13 et 15 ainsi que des 33 villes de la région aréoportuaire de Mirabel.Paul Mercier est un militant du PQ, Jean Blanchard est reconnu pour son attachement à l'Union nationale et Guy Bélisle est un libéral connu de tous.Vaste rassemblement La réunion d'hier, qui s'est déroulée au Centre communautaire de Blainville, est la première étape d'une série de manifestations qui commenceront au début de l'automne, si Québec demeure sur ses positions.Parmi les mesures envisagées pour démontrer leur mécontentement, les maires songent à organiser une vaste assemblée publique à Saint-Jérôme.Les maires veu- MÊEÉO-\" AUJOURD'HUI: Min.: 18 Max.: 34 NUAGEUX AVEC DES ECLAIRCIES ET QUELQUES AVERSES OU ORAGES DEMAIN: PEU DE CHANGEMENT La Quotidienne Tirage d'hier 4-6-5 Québec Min.Àbitibi 18 Outcouais 18 Lourentides 16 Cantons de l'Est 20 Mouncie 15 Québec 18 lac-Saint-Jean 15 Rimouiki 15 Goipésie 14 Boie-Comeau 14 SepMles 14 Canada Min.Victoria 11 Edmonton 10 Regina 10 Winnipeg 9 Toronto 22 Frederic! on 10 Halifax 12 .Cha r lotte to w n 1 2 Saint-Jean 9 États-Unis Max.Aujourd'hui 28 Nuageux-averses 31 Nuageux-averses 31 Nuageux-averses 32 Nuageux- averses 28 Nuageux-averses 31 Nuaçj eux-a verses 25 Nuageux-averses 27 Nuageux-averses 24 Nuageux-averses 24 Nuageux-averses 24 Nuageux-averses Max 21 24 24 22 30 30 20 24 19 Boston Buffalo Chicago Miami New York Min.Max.Min.Max.17 25 Nile Orleans 23 34 19 29 Pittsburgh 16 27 18 36 San Francisco 11 21 25 32 Washington 18 28 25 33 Dallas 24 34 Les capitales Amsterdam 16 19 Madrid Athènes 22 33 Moscou Acapulco 25 32 Mexico Berlin 10 18 Oslo Bruxelles 12 20 paiis Buenos Aires 8 13 Rome Copenhague 11 18 Séoul Genève 9 27 Stockholm Hong Kong 26 27 Tokyo Le Caire 20 32 TrinkJod Lisbonne 15 25 Vienne Londres 14 23 Min.20 17 12 11 15 17 22 10 26 Max.3/ 25 25 21 26 30 32 21 27 19 24 Photo Armand Trottier, La Presse police.Ces suggestions ont été mises de côté rapidement par la majorité des maires.Le premier orateur a été Paul Mercier qui a rappelé que les Lau-rentides connaissaient maintes difficultés depuis les dernières années.«On a eu l'aéroport, on a maintenant un taux élevé de chômage et, depuis quelques jours,.les autoroutes.Cette hausse touche non seulement les travailleurs mais aussi le secteur industriel de la région.» Quant à Jean Blanchard, il est d'avis que cette hausse cause un préjudice grave aux Laurentides.La population de ce secteur est la seule à payer.Le gouvernement n'ose pas faire payer les fonctionnaires de Québec qui utilisent les nombreuses voies rapides de cette région.Le dernier à prendre la parole a été Guy Bélisle qui a affirmé que cette hausse injustifiée touchait toutes les couches de la population.«Le covoiturage, c'est de la bouillie pour les chats.On nous sort du transport en commun et voilà maintenant qu'on hausse le tarif des autoroutes.On peut se demander si le gouvernement ne veut pas nous isoler du reste du Québec.» Ce mouvement qui a pris naissance hier est en quelque sorte une suite à celui mis sur pied, il y a quelques semaines, par le maire de Saint-Colomban, mais qui est tombé à l'eau à la suite d'une rencontre avec le ministre des Transports, Michel Clair.Cette fois, ce sont des maires plus expérimentés qui ont pris le leadership du mouvement avec la ferme intention d'avoir gain de cause.Les maires de la région des Laurentides attendent donc l'arrivée de la prochaine saison avec impatience.Le trafic n'a pas diminué (PC) \u2014 Le trafic n'a apparemment pas diminué depuis le 1er juillet, date où les droits de péage ont doublé sur trois des quatre autoroutes du Québec.C'est du moins ce qu'a indiqué hier à La Presse Canadienne le directeur des communications à l'Office des autoroutes du Québec, M.Richard Normand.\"J'aurais pensé que les gens boycotteraient, mais à première vue, l'augmentation des tarifs n'a pas affecté le trafic sur nos quatre autoroutes.En fait, il n'existe pas encore de données catégoriques: celles dont nous disposons doivent être traitées à l'ordinateur et ça prendra un certain temps\", a-t-il précisé.\"On note encore des ralentissements importants, le matin, sur l'autoroute Laval.Je crois déceler là un signe que le trafic se maintient\", a postulé M.Normand.Economique quand même.Selon lui, l'autoroute à péage constitue encore le moyen le moins coûteux, pour un banlieusard, de venir travailler à Montréal.\"Je ne pense pas que l'on y regagne avec les feux de circulation et les ralentissements habituels des villes.Avec les embouteillages et les feux, on dépenserait NT BREF assez vite les 25 ou 50 cents que l'on penserait économiser en évitant l'autoroute\", a signalé M.Normand.Au reste, M.Normand a souligné que les gens s'étaient habitués assez vite aux nouveaux tarifs.\"Les usagers ont chanté toutes les bêtises possibles aux péagers, le premier jour, mais ça s'est tassé par la suite.Les gens ont compris, d'une part, que les augmentations ne sont pas la faute des péagers, et d'autre part, que les péages à 25 cents n'avaient plus de sens.Il y a des années, en fait, que les tarifs auraient dû être relevés\", a conclu M.Normand.Un millier de musiciens envahissent Verdun Près d'un millier de musiciens ont envahi hier soir le Stade Municipal de Verdun pour un spectacle haut en couleur.et en sons! Car il s'agit des corps de clairons.Du Québec, certes, mais aussi des Etats-Unis, arrivés par pleins autobus.Les Eclipses de Longueuil, les Etoiles de Dorion-Vaudreuil et les Châtelaines de Laval, championnes du monde en 1981 dans la classe féminine, ont rivalisé d'adresse et d'élégance avec les Rivermen du Minnesota, les Cavaliers et Guardsmen de rillinois et les Garfield Cadets du New Jersey.Chaque formation comptait plus de 100 musiciens, percussionnistes et porte-drapeaux.Et aucun d'eux n'avait plus de 21 ans.Irwin devra comparaître Le juge Jacques Dugas de la Cour supérieure du Québec a ordonné à Samuel MacDo-nald Irwin, vice-président de la société Irwin Toy, de comparaître devant lui le 13 septembre prochain, afin d'y répondre d'une accusation d'outrage à magistrat.Cette cause sera entendue à la demande expresse de l'Office de la protection du consommateur.Cet organisme, le 26 juin 1981, avait obtenu du juge Raymond Landry, de la Cour supérieure, une injonction interlocutoire ordonnant à Irwin Toy de respecter la législation québécoise et de cesser la publicité visant les enfants de moins de 13 ans.\u2022 L'Office affirme que Irwin Toy, depuis lors, a diffusé de nombreux messages publicitaires sur les «Pac-man» d'Atari, au cours d'émissions télévisées s'adressant avant tout aux enfants.L'intimé, s'il est reconnu coupable, est passible d'une amende maximale de $50,000 et d'une peine de prison d'au plus un an.Johnson veut voir l'école Wilfrid-Pelletier ouverte Cédant à de nombreuses pressions parentales, le ministre de l'Education, Pierre-Marc Johnson, a souhaité hier que l'école Wilfrid-Pelletier, à Anjou, demeure ouverte.Il a invité la commission scolaire, dans l'intérêt de tous, a adopter une solution de bon sens et à garder l'école en opération.Citant un rapport de son ministère, M.Johnson a ajouté que celui-ci démontre clairement qu'aucune raison d'ordre administratif ou pédagogique ne justifie la fermeture de l'école Wilfrid-Pelletier.Il a également rappelé que le Livre blanc sur la réforme scolaire, rendu public le 21 juin dernier, prévoit un moratoire de cinq ans sur les fermetures d'écoles.Cadavres à identifier Les policiers de l'unité des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec demandent la collaboration du public afin d'identifier le corps d'un homme âgé de 40 à 50 ans, qui a été trouvé dans une sablière de Saint-Louis de Terrebonne le 26 juin dernier.L'individu, dont l'origine ethnique pourrait être libanaise, pakistanaise ou hindoue, a été abattu de plusieurs coups de feu peu de temps avant la découverte du cadavre.L'homme mesure 5 pieds et 7 pouces, pèse 158 livres et porte un tatouage au bras droit représentant une main tenant un flambeau.Une casquette de couleur rouge avec l'inscription «freightliner trucks» a été trouvée près de la victime.Par ailleurs, l'enquête policière concernant la découverte d'ossements humains sur les berges de l'Ile Saint-Ours, près de Lanoraie le 4 juin dernier, se poursuit toujours et les policiers tentent d'identifier les restes du cadavre.Selon le bureau du pathologis-te, il s'agirait du corps d'un homme âgé de 20 à 30 ans, de race blanche, mesurant de 5 pieds et cinq pouces à 5 pieds et 9 pouces.Toute personne pouvant aider les policiers à identifier ces deux cadavres est priée de communiquer avec les policiers de la SQ à 395-4004.I LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUILLET 1982 C'est une éclipse qui aura fait la joie des photographes, de (à gauche) à Ottawa (à droite), qui ont pu en reconstituer les phases en superposant plusieurs poses sur le même négatif.photos AP et CP EN DEPIT DE NUAGES SPORADIQUES La La plus longue éclipse lunaire à se produire en Amérique du Nord depuis 1736 a permis hier à de nombreux Canadiens d'oublier pour quelques heures les problèmes de budget, d'économie et de chômage, et de lever vers le ciel un regard ébloui.Les meilleures conditions d'observation ont été signalées dans les Laurentides et dans POutaouais.Le reste de l'Est ca- L'OBUS DE LA ST-JEAN L'armée fait sa propre enquête Dans le but de démontrer qu'elles n'ont aucune responsabilité, les Forces armées canadiennes ont institué une enquête dite «militaire» sur la tragédie qui a fait un mort et neuf blessés, dont trois grièvement, le soir de la Fête nationale, à Port St-François, près de Nicolet.ANDRE CEDILOT «Tout ce qui a trait à la sécurité impliquant le centre d'essai et d'expérimentation de la garnison de Nicolet fait l'objet de l'enquête, car nous ne pensons pas être en faute», a indiqué, hier, à La Presse, le major Audette, du service d'information des Forces armées, à la base de'St-Hubert.Selon l'officier, l'enquête, qui se veut un «complément» à celle entreprise par les policiers de la Sûreté du Québec, devrait être complétée d'ici deux semaines.C'est pourquoi, afin de ne pas nuire aux recherches en cours, un ordre formel a été donné à tout le personnel de ne pas commenter cette affaire.Par ailleurs, c'est vendredi matin, au palais de Justice de Trois-Rivières, que doit débuter l'enquête publique du coroner Cyrille Delage, nommé spécialement par le ministère de la Justice du Québec pour éclaircir les circonstances de ce drame et déterminer, le cas échéant, s'il y a négligence criminelle.Un obus de fort calibre qui a fait explosion au milieu d'un feu de joie allumé pour célébrer la Fête nationale serait à l'origine du tragique accident.L'engin que l'on croyait désamorcé traînait sur le bord de la berge du Lac Saint-Pierre depuis le printemps.Un fêtard, pour s'en débarrasser, l'aurait lancé dans le brasier.La victime, M.Pierre Gentes, 38 ans, a été tué sur le coup.Quant aux neuf blessés, qui se tenaient également à proximité du bûcher, ils souffrent surtout de troubles auditifs, dont trois de façon assez sérieuse.Tous avaient pu regagner leur domicile quelques heures après avoir reçu les premiers soins à l'hôpital de Nicolet, ont révélé les policiers de la Sûreté du Québec./ [EH BREF Les saunions de la York peuvent te respirer» U D'ici une semaine, les saumons n'auront plus de raisons de bouder la rivière York, en Gaspésie.Un porte-parole du ministère du Loisir, de la chasse et de la pêche à Rimouski, M.Gaston Lemay, a déclaré que la quantité de chaux éteinte répandue depuis quatre semaines dans cette rivière devrait avoir neutralisé l'acide sulfurique qui s'y est déversé, en provenance de la mine Gaspé de Murdochville.Les conséquences écologiques représentent pour la compagnie minière des pertes de plus d'un million de dollars.Le directeur-adjoint de la SQ passe à la CECO H M.André Turpin, directeur-adjoint de la Sûreté du Québec, vient d'être nommé commissaire au sein de la Commission de police du Québec.Jusqu'à maintenant responsable de la planification auprès de la SQ, il sera affecté à la CECO.M.Turpin oeuvre dans le domaine judiciaire depuis trente ans.Son mandat est d'une durée de deux ans et il sera appelé à travailler notamment sur le dossier de l'industrie du vêtement confié à la CECO par le ministre de la Justice en novembre 1980.% Bébés phoques: pression accrue à Strasbourg ¦ La Commission de Bruxelles a été sur la sellette hier au Parlement européen à Strasbourg pour n'avoir pas encore interdit les importations de produits dérivés des bébés phoques harpes et à capuchon, comme l'assemblée le lui avait demandé à une écrasante majorité le 11 mars dernier.Le commissaire européen Karl-Hetnz Narjes a dû promettre d'arrêter les importations en provenance du Canada et de la Norvège «si les consultations prévues,n'aboutissaient pas».Il a \"précisé qu'il at&ndait prochainement un4 délégation canadienne.nadien a dû composer avec des nuages et les observateurs n'ont pu voir que par intermittence l'ombre de la Terre envahir Sé-lène.L'Ouest du pays n'a pas été particulièrement gâté puisque seul le nord du Manitoba a joui d'un firmament suffisamment dégagé pour permettre une observation adéquate.De 2h38 à 4h24 du matin (heure avancée de l'est), la lune a été totalement éclipsée, permettant une observation très prolongée.Les scientistes affirment que cette éclipse fut l'une des pius sombres de l'histoire, aux Etats-Unis, en raison des cendres volcaniques qui hantent la haute atmosphère et qui proviennent des éruptions du mont St.Helens, aux Etats-Unis, et de deux volcans au Mexique et en Indonésie.Une autre éclipse lunaire est prévue pour le 30 décembre prochain, au lever du soleil, et durera trois heures.Elle sera visible dans toute la partie est de l'Amérique du Nord.La prochaine éclipse d'une durée de quatre heures ne se produira qu'en l'an 2029.Aux Etats-Unis, les autorités signalent que des milliers de curieux se sont rués la nuit dernière vers l'observatoire Griffith, à Pasadena en Californie, afin de bénéficier du merveilleux ciel dégagé de l'endroit pour observer le phénomène.Les policiers ont dû intervenir pour empêcher les curieux d'envahir complètement l'observatoire.A Pittsburgh, les dirigeants du Buhl Science Centre ont même organisé une réception, avec dégustation de fromages, au bénéfice de 300 personnes devant lesquelles un spécialiste a expliqué les données scientifiques pertinentes à un tel événement.En règle générale, les astronomes américains ont été bien servis par des conditions climatiques idéales et on pu prendre note de plusieurs particularités de cette éclipse, compte tenu qu'elle était différente de plusieurs autres qui l'ont précédée en raison de la présense dans l'atmosphère terrestre d'une quantité anormale de poussières volcaniques.Les spécialistes ne sont toutefois pas tous sur la même longueur d'ondes.Un astrophysicien de l'université Laval, à Québec, Jean-René Roy, estime en effet que les médias ont accordé une importance démesurée à cette éclipse.Il a rappelé que de tels phénomènes sont étudiés depuis les temps les plus anciens, soit depuis au moins 400 ans avant Jésus-Christ, et ont toujours suscité la-curiosité des hommes par leur côté spectaculaire.M.Roy estime cependant que les éclipses de-lune, qui se produisent deux fois par année, «contribuent pour bien peu à l'avancement de la science à l'heure où les hommes se rendent effectivement sur le satellite terrestre.» Selon lui.seuls l'aspect romantique et la fascination que suscite l'événement valent la peine d'être retenus.DEVANT LES ARTISANS NOSTALGIQUES Les trésors de Centrale s'envoient aux enchères < 4 «Jean-Marie Gauvreau doit se retourner dans sa tombe»! Pris de nostalgie, certains artisans qui assistaient hier à l'encan public, au 1450 rue Saint-Denis, ne pouvaient s'empêcher de penser au fondateur de la Centrale d'artisanat du Québec qui aurait sans doute été déçu de voir la précieuse collection de pièces historiques disparaître dans les mains du plus offrant.MARTHA GAGNON Dans l'un des coins de la grande salle où déjà des dizaines de personnes commençaient à défiler vers 13 heures, le sculpteur Léo Gervais se demandait pourquoi le ministère des Affaires culturelles n'avait pas tout fait pour garder ces oeuvres.«Comme plusieurs autres artisans, je suis peiné de ce qui arrive.C'est difficile à accepter que des oeuvres historiques soient vendues aux enchères.Heureusement dans mon cas, ce ne sont pas mes plus belles pièces».Un peu plus loin un autre artisan, Lucien Desmarais, avait beaucoup de mal à cacher sa déception: «C'est toute notre histoire qui s'envole.Le gouvernement n'a pas voulu sauver ce patrimoine qui avait pourtant été acquis grâce aux deniers publics.C'est une erreur dont il aura à se repentir».Selon les informations obtenues, le ministère des Affaires culturelles avait offert la maigre somme de $15,000 pour acheter toute la collection.Le budget, semble-t-il, ne permettait pas une plus grosse dépense.Pour ces artisans qui n'avaient pu résister à la tentation de venir voir combien se vendraient leurs oeuvres, il s'agissait d'une bien triste journée.«On se croirait dans une vente de garage ou de ferraille», laissait échapper l'un d'eux au moment où l'encanteur commençait à hurler dans son micro: «$150, $250, $375, $450, $500, $525».La première pièce, une sculpture sur bois de André Bour-gault, venait d'être vendue à une dame.JSnviron 600 oeuvres (sculp-tRes, céramiques, émaux, bijoux, ceintures fléchées, crochets et ta- Sculptures, céramiques, émaux, bijoux, crochets et tapisseries, quelque 600 pisseries) qui faisaient partie de la collection de la Centrale d'artisanat du Québec étaient offertes aux enchères hier.Parmi les artistes les plus connus, on remarquait les noms de Jordi Bonet, Ménard Bourgault, Jean-Julien Bourgault, Jean Cartier, Georges-Edouard Tremblay, Marcel Juneau, Georges Delrue, Edouard Jasmin, etc.Un dépôt de $100 était exigé à l'entrée pour toutes les personnes qui désiraient participe^ cet encan.Aujourd'hui, le public est invité ceintures fléchées, oeuvres au total, photo Robert Mailloux, LA PRESSE étaient mises aux enchères hier par la maison chargée de liquider les actifs de la Centrale d'artisanat du Québec.à une autre vente aux enchères qui devrait permettre d'écouler l'équipement de bureau et tout le reste de la marchandise qui n'a pas encore été vendue.D'après les chiffres fournis par M.Richard Bastien, de la maison Raymond, Chabot, Martin, Paré inc., chargée de la liquidation pour la Banque nationale (le principal créancier), on a recueilli jusqu'à maintenant $260,000 lors de la première vente qui a suivi la faillite.La dette de la Centrale d'artisanat, qui a fermé ses portes en février, s'élève à environ $500,000.M.Bastien semblait satisfait des premiers résultats de la vente aux enchères d'hier après-midi.Les premières oeuvres ont trouvé preneurs à des prix qui dépassaient les espérances des administrateurs de la faillite.Les Bourgault s'enlevaient comme des pains chauds.De l'avis de certains, plusieurs de ces pièces de collection se sont vendues à fltgs prix plus élevés que si elles avaient été offertes en magasin.?» ?» » » A4» V LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUILLET 1982 HOTES POLITIQUES Fiterman: de belles paroles, mais rien de concret! La visite officielle que vient de terminer le ministre d'Etat et ministre des Transports de France au Canada et au Québec, Charles Fiterman, a démontré une fois de plus qu'au delà des belles paroles dont nos amis de l'autre côté de l'Atlantique sont si friands, il n'y a rien réellement de concret qui se passe.On se gargarise de part et d'autre de belles petites phrases publiées dans les communiqués officiels, on se félicite mutuellement de la progression de certains dossiers.Mais la réalité est tout autre chose si l'on considère que le» échanges économiques, commerciaux et industriels entre les deux pays sont inférieurs à un pour-cent de leurs activités sur la scène internationale.Par exemple, au sujet de la participation de $500 millions du gouvernement canadien dans le consortium européen Airbus A-320, on n'en fait état que dans une phrase laconique dans le communiqué conjoint.Ainsi on écrit à ce sujet: «M.Fiterman a également rencontré M.de Bané à propos du projet d'une participation canadienne au programme de l'Airbus A-320».Rien de plus sur ce dossier qui pourrait être dans les faits le véritable fer de lance de la coopération économique entre les deux pays.D'ailleurs, en fin de séjour, au cours d'une conférence de presse, le ministre Fiterman n'a pu apporter d'autres précisions à ce sujet, ni non plus d'ailleurs sur les autres questions qui lui ont été posées.La rencontre entre M.Fiterman et le ministre canadien des Transports, Jean-Luc Pépin, concernant le développement du transport ferroviaire n'a pas fait de «train» non plus.De belles paroles Au début de sa conférence de presse, après avoir rappelé une série de lieux communs sur la crise économique internationale et ses ef fets néfastes pour les pays industrialisés, il en est venu à la brillante conclusion, après avoir reconnu qu'il n'existait pas de solution mira- i.¦ .cle, que la seule façon de se sortir du pétrain était d'allier «la rigueur à l'imagination, le réalisme à l'esprit novateur».Charles Fiterman, député d'allégeance communiste dans le gouvernement socialiste de la France, devait ajouter le plus sérieusement du monde: «J'ai observé que nous avions les uns et les autres, et chacun à sa manière, le souci de relever ce défi, le souci de mobiliser les énergies et les ressources originales de nos pays».Un premier contact Prenant ainsi un premier contact sur le terrain avec la réalité nord-américaine, cet ancien syndicaliste qui a été élu conseiller général du Val de Maine en 1973 et qui siège à l'Assemblée nationale depuis 1978 en est venu à la conclusion surprenante suivante: «La solidarité est à l'ordre du jour et il faut donner à cette solidarité les conséquences nécessaires.Le président de la République française a eu l'occasion de dire que la France y était disposée, en étant animée de la volonté d'avoir de bonnes relations avec tous, en particulier avec les Etats-Unis.Mais les intérêts de tous et de chacun doivent être pris en compte dans tous les domaines».V Photothèque La PRESSE Le ministre français des Trans-ports, Charles Fiterman Puis ayant constate que son pays, le Canada et le Québec ne font pas panic «ni les uns ni les autres des super-grands», tout cela a donné la certitude au ministre Fiterman qu'un plus grand intérêt à «notre coopération» était nécessaire.Ayant utilisé ces petits mots et ces petites phrases bien sympathiques au fond, il s'est empressé d'ajouter: «Je n'étais pas venu ici pour signer de fabuleux contrats, mais pour échanger des informations, faire progresser des dossiers».Et finalement la phrase choc habituelle est tombée: «Je pense que nous avons dégagé les voies du progrès ultérieur, et pourquoi pas, d'iniviative importantes.Il s'agit en effet maintenant de traduire cette volonté affirmée de renforcement de nos relations dans une action concrète et continue».Et pourquoi pas, depuis le temps qu'on entend ce genre de phrases évasives de la part des hommes politiques français, canadiens et québécois.Mais ces rencontres ont certainement du bon, car elles permettent aux hommes politiques des deux pays de mieux se connaître en sablant quelques bonnes bouteilles de ce bon vieux produit français qu'est le champagne.C'est ainsi que le Canada et le Québec vont accueillir un autre ministre français cette semaine.Il s'agit d'Edmond Harvé, responsable du dossier de l'Energie.C'est là qu'on verra bien si la publicité française est réaliste quand on a inventé le slogan suivant pour inciter les gens de ce pays à ménager l'énergie au début de la crise: «En France on n'a pas de pétrole, mais on a des idées.» L'Ontario domine Dans les échanges économiques entre la France et les provinces canadiennes, c'est l'Ontario qui est devenue le premier partenenaire commercial priviligié des Français.Cette province a devancé le Québec en 1981, lorsque ses exportations ont dépassé de 30 p.cent celles de la belle province.Ces chiffres qui peuvent paraître surprenant si l'on tient compte des affinités culturelles et linguistiques entre la France et le Québec, ont en effet été dévoiles en mai par Statistique Canada et par le Bureau de la statistique du Québec.En 1981, le Québec a exporté pour $266.6 millions alors que les ventes de l'Ontario ont atteint $348,4 millions.Et Vive la République! 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le second possède un département de psychiatrie renommé.Il est évident que les deux accomplissent un rôle essentiel; et que les soins qui y sont offerts devront nécessairement être distribués d'une façon ou d'une autre.L'autre hôpital, le Sainte-Ieanne-d'Arc, présente un aspect particulier: c'est qu'il y a sept ans ou plus que le gouvernement a l'intention de le fermer.En 1976, son sort était uni à celui de l'hôpital de Rosemont; la décision était prise et les deux hôpitaux devaient changer d'orientation incessamment.Mais les comités de citoyens de Rosemont se sont tellement bien battus pour protéger leur «hôpital de quartier», ils ont montré tant de conviction et de détermination qu'ils ont obligé le ministre d'alors, M.Claude Forget, à renoncer au projet: il a laissé Rosemont à sa vocation d'hôpital pour soins de courte durée, à la disposition du quartier.Sainte-Jeanne-d'Arc était dans la foulée.C'est-à-dire que ni le gouvernement libéral ni le gouvernement péquiste qui a suivi n'a osé toucher à ces deux hôpitaux.Rosemont a à ce point grandi et progressé que son avenir est assuré.L'autre est demeuré vulnérable: le Conseil régional de santé et de services sociaux du Montréal métropolitain s'apprête à le transformer.À Rosemont.quartier populeux et stable, les pressions du milieu ont eu leur influence.Le cas présent est différent.Sainte-Jeanne-d'Arc est à côté d'un autre hôpital, l'Hôtel-Dieu.Mais il offre des services que l'on ne trouve pas à l'Hôtel-Dieu.Si l'on veut le transformer pour en faire un hôpital pour malades chroniques, comme il nous en faut évidemment ù Montréal, on doit d'abord trouver la façon de répondre à la vocation actuelle de Sainte-Jeanne-d'Arc.On ne ferme pas un département de pédiatrie, pas plus qu'un autre de psychiatrie ou de chirurgie, sans affecter une partie de la population.Ce serait lui faire une injustice que de la priver de son bien pour l'offrir à d'autres.Il faudrait donc, avant de procéder aux changements, que le ministère fasse la preuve que les hôpitaux des environs ou d'un autre quartier peuvent offrir une même qualité de services; que les aménagements serviront non seulement les malades chroniques mais aussi ceux qui attendent leur lit d'hôpital ou pourrissent dans les salles d'urgence; que le personnel spécialisé pourra poursuivre sa vocation; que la solution est économiquement valable.En fait, ce que l'on attend, c'est un peu de raison et beaucoup de sens humain.Joan-Guy DUBUC Pour un dialogue Israël-OLP Au moment d'écrire ces lignes, en fin d'après-midi, hier, on ignorait toujours si les forces armées de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) allaient finalement accepter d'être démobilisées et de se diriger vers d'autres pays.Le cessez-le-feu, même s'il était plutôt fragile, était cependant suffisamment respecté pour que les négociations se poursuivent.Or.tant que les négociations ne sont pas rompues, il est permis d'espérer.Mais, du côté de l'OLP surtout il faudrait bien qu'elle se rende compte que le temps presse si elle veut éviter de nouvelles et inutiles effusions de sang.Certes, il faut répéter qu'Israël ne pourra jamais justifier l'opération qu'elle a entreprise au Liban.D n'y a aucune commune mesure entre les objectifs poursuivis et les souffrances que cette opération a signifiées pour des milliers et des milliers d'innocentes victimes.Israël démontre également une incroyable insensibilité en poursuivant son blocus de Beyrouth-Ouest.Mais, il y a là un fait accompli dont il serait irréaliste de ne pas tenir compte.Le principal allié de l'OLP, soit M.Walid Joumblatt, chef du Mouvement national libanais, l'a lui-même reconnu quand il a admis que les combattants de M.Yasser Arafat courraient tout simplement au suicide s'ils voulaient défendre Beyrouth.L'OLP a sans doute voulu gagner du temps en espérant que le monde arabe déciderait de voler à son secours.Elle doit comprendre qu'elle est seule et qu'elle n'a plus de choix que de se rendre.Déposer les armes, pour l'OLP, peut apparaître comme un très grand sacrifice, mais ses amis, à travers le monde, n'interpréteront point ce geste comme une renonciation à sa lutte pour le recouvrement de ses droits, loin de là.Ses amis y verront tout simplement une modification de sa stratégie, modification où l'accent principal serait désormais mis sur les moyens diplomatiques et politiques.D'ailleurs, il semble bien que telle soit l'optique qu'envisage depuis quelque temps M.Arafat lui-même.Il y a quelques jours, en effet, il qualifiait de positive une intervention de trois émi-nentes personnalités juives, dont Pierre Mendès France ex-premier ministre de France, qui, entre autres, invitaient Israël et l'OLP à engager des négociations qui pourraient déboucher sur la réconciliation entre les deux peuples et pourquoi pas, sur un traité de paix.Israël s'entête à ne pas dialoguer avec l'OLP en qui il ne voit que des terroristes.Il veut plutôt la détruire par les armes.C'est là qu'il se trompe grandement.Il peut très bien briser les reins du groupe Arafat, mais la haine que ses armes attise ne saurait que susciter de nouveaux défenseurs prêts à mourir pour la même cause.Il devrait au contraire saisir l'occasion qui se présente d'engager enfin de sérieuses négociations avec les représentants reconnus du peuple palestinien.Le départ de l'OLP du Liban devrait aider ce pays à refaire son unité et à retrouver sa souveraineté.Le problème palestinien, par contre, doit être aussi résolu si Israël veut pouvoir vivre en paix au milieu des pays arabes du Proche-Orient.Or, il ne sera jamais résolu par la force.Ylnctitt PRINCE Sens de l'autorité Admirable dans l'invention, la Fraternité des chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro donne à ses changeurs une consigne stricte: ils doivent refuser de rembourser les détenteurs de la CAM.La directive est claire et nette.Elle émane du sommet et descend courageusement vers la base.Il s'agit de punir les Montréalais qui ont la partie un peu trop belle cet été.Exi3te-t-il meilleure manière de gagner une bataille contre la CTCUM?Mais les changeurs ne respectent pas la consigne.Ils rembourstn* los .'< utresl Ils obéissent au patron et osent le dire à la télévision.On aura tout entendu.Nous vv ji.s dans une société permissive.Il n'y a plus d'ordrel Plus d'autorité! Michol ROY Droits reserves Marc Laurendeau (Collaboration spéciale) Une voix anglophone qui mérite attention A l'issue de sa rencontre avec le premier ministre René Lévesque, le président d'Alliance Québec, M.Eric Maldoff se dit satisfait.Même si le chef du gouvernement ne s'est engagé à ne formuler sa réponse détaillée qu'en septembre et par écrit, M.Maldoff estime que M.René Lévesque s'est montré «réceptif».Par ailleurs, M.Lévesque a promis aux leaders d'Alliance Québec que le projet de loi -sur la restructuration scolaire ne serait pas déposé avant février 1983.La communauté anglophone aura la chance de se faire entendre, ne serait-ce qu'en commission parlementaire.Alliance Québec est un amalgame de 53 groupes de pression qui ont milité en faveur des droits des anglophones.L'organisme parapluie dit réunir 55,000 membres.Lors de son congrès de fondation, au collège Loyola en mai dernier.Alliance Québec réunissait environ 300 délégués.Si l'on considère que cette instance prétend parler et agir au nom d'une communauté anglophone qui compte plus de 800,000 citoyens, une représentation plus large aurait été nettement souhaitable.Il sera nécessaire d'accentuer à l'avenir l'étendue et la qualité démocratique des délégations, surtout si l'on doit parler des Etats généraux de la collectivité de langue anglaise.Mais ces réserves ne suffisent pas à disqualifier Alliance Québec.Voilà un mouvement dans lequel les anglophones ne se perçoivent plus principalement comme la branche québécoise de la grande majorité canadienne mais bien plutôt comme une minorité à l'intérieur du Québec, laquelle doit s'organiser et faire valoir elle-même ses demandes.A cet égard, on doit reconnaître qu'Alliance Québec exprime ses revendications d'une manière extrêmement civilisée, exempte de fanatisme.Cette participation rehausse indéniablement le niveau du débat politique.\u2022 \u2022 \u2022 Certains ont reproché à Alliance Québec la nature de ses sources de financement: $50,000 lui ont été fournis par le gouvernement du Québec, $30,000 proviennent de dons individuels et $500,000 ont été apportés par le gouvernement fédéral, dans le cadre de programmes d'aides aux minorités.Ces sommes, bien sûr, pourraient éventuellement servir à des contestations judiciaires contre la Charte du français.Mais il serait un peu gros et simpliste, de percevoir Alliance Québec comme l'instrument du gouvernement Trudeau.L'organisme possède une orientation résolument québécoise et tente d'harmoniser les aspirations de la communauté anglophone avec la vie bien spécifique qui se déroule dans cette province.Les anglophones qui dirigent Alliance Québec se définissent comme Québécois.Lors des élections à la présidence du mouvement, c'est Eric Maldoff, un jeune avocat de 31 ans (du bureau très réputé Marti-neau.Walker), ancien président du Conseil des minorités du Québec, qui, incarnant la tendance modérée, a défait par 208 voix contre 30 le candidat du «libre choix».Alliance Québec s'est révélée un organisme où la tendance modérée reste prédominante.Elle est d'ailleurs doublée à l'extérieur sur sa droite par un mouvement plus extrémiste et agressif, «Québec for ail».On regrette vivement qu'Alliance Québec ait évité d'inclure dans son programme la phrase projetée: «Nous reconnaissons la primauté de la langue française et de la culture française au Québec».Peut-être fallait-il éviter, comme le soutient M.Maldoff, de heurter les sensibilités.On devine que les dirigeants d'Alliance Québec ont voulu ne pas s'aliéner complètement les militants moins modérés.Mais une telle affirmation de la primauté du français aurait dissipé bien des équivoques et mis Alliance Québec à l'abri des procès d'intention.Que faut-il penser de la demande en six points qu'adresse Alliance Québec au gouvernement Lévesque?Lorsqu'il s'agit de revendiquer pour la communauté anglophone un contrôle administratif de ses institutions scolaires et hospitalières, des assouplissements restent possibles.Ainsi, en plus de diriger cinq commissions scolaires anglophones sur l'île de Montréal, la communauté anglophone pourrait s'en voir concéder quelques autres sur la Rive Sud et sur la Rive Nord, de manière à couvrir 80% de ses effectifs.La solution serait équitable.Quant à l'idée de permettre l'affichage bilingue, plutôt que de s'en tenir au français, M.Eric Maldoff fait observer que les anglophones (surtout dans Montréal, 3e ville anglophone du Canada) ont un «droit à la visibi- lité».Sans nuire à l'affirmation du visage majoritairement français de Montréal, un compromis a déjà été imaginé par les experts qui connaissent bien la question: autoriser le bilinguisme dans les régions et quartiers montréalais à majorité anglophone.L'abolition du test de français pour les professionnels est plus délicate.Les citoyens de cette province ont droit d'exiger que les médecins qui les traitent, les avocats à qui ils confient leur litige, soient en mesure de bien les comprendre.L'affaire de l'infirmière Joan Curran, très amplifiée par les médias anglophones, apporte une nette condamnation de la qualité des tests tels que préparés mais milite beaucoup moins en faveur de l'abandon du principe des tests.C'est à juste titre qu'Alliance Québec réclame une plus grande représentation de la minorité anglophone dans la fonction publique et dans les organismes gouvernementaux, car un pourcentage variant de 1.5% à 5% apparaît dérisoire.S'il est vrai que le gouvernement du Québec a un long chemin à parcourir pour se départir d'attitudes peu accueillantes, par contre, la communauté anglophone, qui traditionnellement s'est collée à la vie économique en restant à l'écart des institutions québécoises, devra surmonter sa part de méfiance.La démission du sous-ministre de l'Education, M.Ernest Spiller, qui est en désaccord avec le projet de restructuration scolaire, ne vient malheureusement faciliter les rapports.Des concessions pourraient être faites pour permettre l'usage de l'anglais comme langue de communication au sein des institutions de la communauté anglophone, comme le demande Alliance Québec.Cela se ferait sans nuire au statut prioritaire du français.Mais l'organisme exagère lorsqu'il demande que l'accès o l'école anglaise soit déterminé par une sorte de clause universelle: pourraient fréquenter l'école anglaise tous ceux dont au moins un parent a reçu une partie de son éducation en anglais n'importe où.Cette exigence est déraisonnable car elle rendrait dérisoire l'application d'une disposition de la loi.Alliance Québec aurait dû s'en tenir à demander l'application de la «clause Canada», de manière à ne pas discréditer sa démarche ni ses autres réclamations très valables.POINT DE VUE À un récent colloque du Conseil canadien des relations de travail, l'ex-êdito-rialiste à LA PRESSE a pris le pouls de notre société.Voici de brefs extraits de ses propos.Le politique, le social le culturel dépendent étroitement de l'économique.Il n'est pas nécessaire de démontrer cette affirmation.Le phénomène est si courant que nous ne le remarquons même plus: «Nos sociétés industrielles, socialistes ou capitalistes, sont des sociétés économiques.L'économie est la forme essentielle du monde moderne, et les problèmes économiques.Pourtant le vrai sens de la vie est ailleurs.\u2022 \u2022 \u2022 Le Canada jouit d'un niveau de vie élevé; l'un des 4 ou 5 plus élevés au monde.Ce niveau de vie, toutefois, est en partie artificiel dans la mesure où il est un effet de notre dépendance vis-à-vis des USA.Et ce caractère artificiel appelle l'irresponsabilité et l'égoisme Jean-Paul DESBIENS_ collectifs.C'est le niveau de vie de «l'ami de la famille», en visite, qui bénéficie de l'installation des autres sans partager la fofaiifé des obligations de ses hôtes.La crise de l'énergie, par exemple, nous a moins marqués qu'elle a marqué les USA.Elle nous a aussi moins mûris.Nous sommes un peu comme ces adolescents de familles aisées qui n'ont pas encore été informés que le bonhomme de père à des problèmes et qui continuent leur style de vie comme si de rien n'était: style et exigences syndicales, habitudes de consommation et de gaspillage.\u2022 \u2022 \u2022 La société est affolée d'exigences contradictoires.Par exemple, on veut une sécurité parfaitement étanche et une liberté sans freins: on veut la protection de l'environnement et le développement industriel.À propos de la France des années 36-40, l'écrivain allemand Junger disait: quand on veut mener une si bonne vie, on oublie le métier des armes.Mais la société française de l'époque voulait et mener bonne vie (la semaine de 40 heures de Blum) et contrer la menace allemande.10 l'ai vécu récemment une expérience sunUaire comme animateur d'une émission de Radio-Québec.Le sujet portait sur le harnachement de la rivière Achouamouchan.Les opinions étaient extrêmenent polarisées.Les uns voulaient protéger les poissons, les sites, les chalets, les emplois locaux; les autres voulaient mettre la main sur les 2 milliards de dollars que le projet était censé coûter.\u2022 \u2022 \u2022 Il en faut des mots écrits pour vivre malheureux! Car enfin, si l'on obtenait la paix, la sérénité, un certain bonheur collectif de cet effort, on n'aurait rien à dire.Mais c'est tout le contraire qui se produit.Tenez-vous: savez-vous combien de mots il y a dans le Pater?Je les ai comptés: 52.dans la version de King James: 50 dans le texte de la Vulgate.Les 10 commandements de Dieu comptent 84 mots11; la Déclaration d'Indépendance américaine, 300 mots.Par contre, la directive de la Communauté économique européenne sur l'exportation des oeufs de canards compte 26,911 mots12.J'ajoute que la dernière convention collective des professeurs de l'enseignement collégial au Québec compte environ 65.000 mots.\u2022 \u2022 \u2022 Un ver de terre coupé en deux n'est pas ennuyé pour la peine.Chaque section recommence une vie autonome.Pour les organismes supérieurs, c'est différent.Un cheval coupé en deux n'est plus un cheval du tout.De même la société contemporaine est devenue d'autant plus fragile qu'elle est plus complexe, plus dépendante de chacune de ses parties.Au Québec, il y a plus ou moins un an.la grève d'une cinquantaine d'employés du service de l'Informatique du Gouvernement a menacé le fonctionnement même de tout l'appareil de l'État De même, une grève de quelques centaines de contrôleurs aériens peut paralyser un pays.Et que dire des Postes ou des hôpitaux?\u2022 \u2022 \u2022 H est un de ces aphorismes ou de ces jugements qu'il est temps de secouer.Il prend la forme, chez les politiciens, du «préjugé favorable» envers les «travailleurs».Cette attitude était généreuse et nécessaire au début de l'ère industrielle et l'est demeurée longtemps après.Durant mon enfance, j'aurais bien voulu que ce «préjugé» fût plus efficace envers mon père à l'époque où l'on prenait plus soin des chevaux que des hommes.Mais les temps ont changé.D'une situation d'underdogs, d'humiliés, de tolérés où ils étaient, les syndicats et les syndiqués sont devenus un pouvoir et ont attapé les comportements éternels des pouvoirs.Où investir désormais sa sympathie: dans le syndiqué hilare qui bloque l'accès à l'hôpital ou dans les malades pris en otage?Dans le conducteur du métro ou dans la femme de ménage qui marche à pied par \u201430°C?Dans l'élève de 14 ans qui ne reçoit ni l'instruction ni l'éducation auxquelles il a droit ou dans le professeur à 33,000$ par année pour 180 jours d'ouvrage?Dans le préposé aux ascenseurs du complexe G, ou dans la sténo-dactylo qui doit monter 30 étages à pied?Le concret de la vie, c'est ça.C'est pas les textes gratuits, hypocrites ou abstraits des professeurs d'Université ou les textes des politiciens de l'Opposition.i < * TRIBUNE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 7 JUILLET 1982 Problèmes monétaires Bravo! Père Lévesque La publication en 1936 de la Théorie générale de l'emploi/ de l'intérêt et de la monnaie de Keynes allait révolutionner la science économique.Cette nouvelle approche favorisait l'interventionnisme budgétaire de l'État, aux dépens de la dette nationale, afin de parvenir à une certaine régulation des crises économiques.Jusqu'alors dispensées à doses homéopathiques, les interventions gouvernementales se multiplièrent, une fonction contracyclique était désormais dévolue à l'État.Jusqu'au début de la décennie 70, cette politique freina l'exacerbation des contradictions inhérentes à notre système économique.Mais la machine se grippa; l'inflation et la 1 stagnation ne s'excluaient plus mutuellement et commençaient à cohabiter (stagflation).C'est dans une telle conjoncture que le monétarisme s'imposa progressivement comme la théorie hégémonique en matière économique; d'abord expérimenté dans certains pays de la périphérie (Chili, Argentine), il est aujourd'hui la pratique dominante des pays du centre.Le monétarisme se substitue au keynésianisme en proposant une nouvelle méthode de gestioivrégulation des crises davantage adaptée à la singularité des contraintes actuelles de l'accumulation.Par conséquent, les potentialités du monétarisme font apparaître le keynésianisme comme l'instrument théorique d'une étape déjà révolue du capitalisme.Pour les monétaristes, la pratique keynésienne encourage l'État à financer d'énormes déficits budgétaires à l'aide d'une politique monétaire laxiste qui engendre l'inflation et fausse le fonctionnement «normal» de l'économie.Pour éliminer cette tare et redonner vigueur aux agents économiques il devient impératif: de diminuer le déficit budgétaire de l'État ($15 milliards pour le Canada, $3 milliards pour le Québec) en coupant dans les dépenses; de rétablir une certaine corrélation entre la croissance de la production et celle de la masse monétaire.En réalité, ces deux volets du monétarisme sont des artifices qui occultent son véritable programme.Les monétaristes sont conscients qu'une lutte à l'inflation qui postule le resserrement de la croissance monétaire engendre nécessairement une hausse du taux d'escompte et des taux d'intérêt.Loin de s'en formaliser, ils estiment que c'est le prix à payer pour assainir l'économie.Derrière ce discours, se cache une politique d'élimination des entreprises les plus faibles et d'accélération du processus de concentration/centralisation; une sorte de darwinisme économique qui met hors jeu les éléments les plus vulnérables de la société.À l'instar de la Réserve fédérale américaine, la Banque du Canada applique une telle politique.Dans les deux cas les résultats sont ahurissants: Alors qu'en 1972 l'on dénombrait 18,000 faillites aux E.-U., on estime qu'il y en aura 74,000 en 1982; au Canada, l'on prévoit qu'en 1982 le taux des faillites atteindra 214 pour 10,000 entreprises, soit 2.14% de toutes les entreprises.C'est à ce prix que l'administration Reagan a obtenu un certain succès dans sa lutte à l'inflation, soit une hausse de 6.6% des prix de détail d'avril 81 à avril 82.Mais quoi qu'il en soit de cette performance, l'économie américaine tombe de Charybde en Scylla: On évite la spirale inflationniste au prix d'une profonde récession.Les monétaristes se déclarent pour une réduction massive des interventions de l'Etal, sauf en ce qui a trait à certaines fonctions obligées: Police, défense, tribunaux, etc.Une fois décanté de ses oripeaux idéologiques, il nous faut constater que le monétarisme ne rejette pas l'interventionnisme étatique mais préconise des interventions sélectives au profit de certains secteurs de l'économie.Alors que les gouvernements qui s'inspirent de cette théorie effectuent des coupes sombres dans les programmes à caractère social, ils appuient de leurs subventions les entreprises à haute composition technologique tout en laissant péricliter (ou en restructurant) les entreprises les plus fragiles et les moins concurrentielles.C'est à cette fin que furent créés par le gouvernement fédéral le Conseil canadien pour un renouveau industriel et le Programme d'adaptation de l'industrie et de la main-d'oeuvre.Au Québec, les moyens utilisés par le gouvernement péquiste pour administrer la cure monétariste sont particulièrement sévères: «coupures aveugles» dans les programmes sociaux, impôts régressifs, gel des salaires et du recrutement dans la fonction publique, etc.L'application au Québec des recettes monétaristes met en péril certains des acquis les plus précieux de la révolution tranquille et aggrave les retards séculaires de la société québécoise.Pire: Dans l'éventualité de l'indépendance, qui est l'objectif ultime du gouvernement actuel, la faiblesse relative de l'économie québécoise couplée à ses carences structurelles placeront le Québec dans une position d'extrême vulnérabilité face aux pressions monétaristes de toutes sortes exercées par le F.M.I.la Banque Mondiale et les E.-U.Loin de s'affranchir des tutelles étrangères, l'État québécois deviendra, le cas échéant, l'otage des grands organismes financiers internationaux contrôlés par les E.U.François SÉGUIN Je suis arrivée dans ce magnifique pays avec mes trois garçons il y a un an, en tant qu'immigrante en provenance d'un de ses pays en développement.J'ai été très occupée à établir les fondations de notre nouvelle vie dans cet environnement nouveau et la seule chose dont j'ai le plus besoin pour occuper mes soirées, c'est de me garder au rythme du monde en écoutant les nouvelles.Il semble que les assassinats, les guerres, les grèves, les renversements politiques, les feux et les autres désastres soient les seuls événements.La nouvelle que le père Georges-Henri Lévesque avait obtenu le prix accordé par la Banque Royale à titre de «Père de la révolution tranquille», dans la Gazette du 22 mai, m'a réjouie.Je suis heureuse qu'un homme qui a fait autant pour l'humanité soit reconnu.J'ai appris en août dernier que le père Lévesque qui a fondé l'Université nationale du Rwanda, à Butare où je suis née, était à Montréal.Je l'ai appelé et il m'a accordé un rendez-vous.Je suis arrivée en retard d'une heure à cette rencontre prévue pour 3:00 heures à cause de circonstances incontrôlables.A mon arrivée, je me suis excusée et dans une manière humoristique j'ai dit: «Père, je regrette d'être en retard, je suis toujours une Africaine et je ne suis pas encore habituée à courir après le temps comme le font les Américains.» Il a ri.Il a eu des propos gentils.J'ai été touchée par sa simplicité et son amabilité.Son appartement est décoré «à la rwan-daise», ce qui témoigne de son attachement à ce pays.On ne doit pas s'inquiéter de l'utilisation des $100,000 qui doivent être versés en 1 ¦ *M^^^^Uf£^f^ -'¦ .¦ P.Georges-Henri Lévesque partie au fonds qu'il a mis sur pied en 1970 pour venir en aide sous forme de prêts sans intérêt à des étudiants de l'Université nationale du Rwanda.Le geste de la Banque Royale confirme la valeur que le père Lévesque attribue à l'éducation dans un pays en voie de développement et pour cela, je dis BRAVO! à la Banque Royale.Je suis sûre d'exprimer ainsi ce que tous les Rwandais au Canada pensent à ce sujet.Au père Lévesque, je dis MERCI, continuez votre bon travail, et souhaite que les retombées ne cessent de croître.Rose NDAYAHOZE Montréal ment a été abusivement transformé en mélodrame.Tout d'abord, les travaux d'Einstein n'avaient rien à voir avec la découverte ou l'utilisation potentielle de la fission nucléaire.Ensuite, on avait envisagé l'utilisation de l'énergie nucléaire bien avant qu'Einstein n'écrive la formule E-mca.Tous les physiciens nucléaires du monde \u2014 et bien d'autres \u2014 parlaient de la possibilité d'une bombe nucléaire depuis le début de 1939.De plus tous les physiciens nucléaires conscients voulaient donner cette Information à leur gouvernement de la façon la plus efficace.un groupe de scientifiques réfugiés aux États-Unis (Szilard, Wigner, Teller, Fer-mi) n'avait aucun moyen de communiquer directement avec la Maison-Blanche.Ils expliquèrent la situation à Einstein; c'était facile à comprendre.Une lettre rédigée par eux, signée par lui, transmise par Sachs (un économiste qui rencontrait le président) arriverait directement à Roosevelt.«J'ai servi de boîte à lettres» a dit Einstein.» (Einstein le livre du Centenaire, éd.Hier et Demain; pp.6-7.) Suite au même fait l'un nous montre Einstein comme l'instigateur de la bombe atomique, l'autre comme un physicien devenu «facteur»! La prudence nous est recommandée si l'on veut interpréter l'Histoire à la lettre! Claude GRATTON Sorel ces faits sont sans importance.Mais dans le cas d'une guerre «limitée» (cf.M.Reagan) une centrale nucléaire ouvre la porte à une dévastation catastrophique et à une contamination à long terme.Heureusement que tout le monde sait qu'il n'y aura jamais de guerre atomique, n'est-ce pas, M.Cormier?I Pierre ST- JACQUES Ottawa \u2022 Le courrier de Guy Cormier Suite à votre éditorial dans LA PRESSE du 22 juin 82, p.A6, qui s'intitulait: «Il est trop tard pour tenter d'asphyxier Einstrin!» il nous est permis de s'interroger sur l'intégrité de ceux qui prétendent nous informer.Il est malheureux de constater que vous exposez un fait historique dans l'éventualité d'une seule interprétation possible.Nous savons tous comment il est difficile de lire lucidement l'Histoire, et surtout combien difficile de l'interpréter.Au sujet de la lettre d'Einstein envoyée à Roosevelt, vous nous présentez les faits comme suit: «Albert Einstein, dont une lettre fameuse adressée au président Roosevelt fut à l'origine du projet Manhattan qui devait conduire à la fabrication de la première bombe atomique, était un pacifiste.Le pacifisme le plus pur n'est pas à l'abri des contradictions.» Si le pacifisme le plus pur n'est pas à l'abri des contradictions, l'éditorialiste le plus honnête n'est pas à l'abri de l'erreur herméneutique.Je ne tiens pas à condamner personne, car je ne me sens pas digne de juger; mais je veux seulement apporter une autre interprétation (qui n'est pas mienne) du même fait historique qui est ici en question.M.C.P.Snow nous donne l'interprétation suivante: «.Einstein signa la fameuse lettre à Roosevelt sur la possibilité de construire une bombe atomique.Comme je l'ai déjà dit, cet événe- Dans son éditorial du 23 iuin intitulé «Le nucléaire et i'angoisse», Guy Cormier affirme, en parlant des centrales nucléaires, qu'«elles ne peuvent pas exploser».J'aimerais porter à l'attention de M.Cormier le fait suivant: les centrales nucléaires seraient des cibles idéales dans le cas d'attaque nucléaire.En effet, suite à l'explosion d'une bombe thermo-nucléaire d'une seule mégatonne sur une centrale nucléaire, les produits radioactifs contenus dans la centrale seraient vaporisés puis aspirés par le fameux «champignon» pour ensuite retomber au sol.Or les isotopes radioactifs produits par une centrale ont une vie beaucoup plus longue que les nouveaux isotopes produits par l'explosion d'une bombe.Une bombe qui rendrait inhabitable pendant des décennies une superficie de 26 milles carrés pourrait étendre cette superficie à 1,700 milles carrés si elle explosait sur une centrale! (docteur Kosta Tsi-pis, deM.I.T.).Dans le cas d'une guerre atomique à l'échelle continentale ou mondiale, Monsieur Guy Cormier Bravo pour votre éditorial du zS juin.Le mouvement pacifiste qui naît au Québec ne manquera pas d'attirer l'attention des gens d'ici sur cet armement conventionnel auquel vous faites allusion à juste titre dans la première partie de votre éditorial.Armement conventionnel que l'on fabrique dans une centaine d'industries de la région de Montréal; production d'armement conventionnel pour une partie de laquelle le Québec a un quasi-monopole en Amérique du Nord (mines, munitions, bombes).Dans la deuxième partie de votre éditorial vous parlez d'une crainte que je qualifie de salutaire et que vous qualifiez d'étrange: «la crainte j du nucléaire s'étend à l'usage (dit) pacifique de l'énergie nucléaire».Il n'y a rien d'«étrange» monsieur Cormier au fait que des humains, respectueux de la vie, aient découvert, depuis 10 ou 20 ans surtout, les graves dangers de l'industrie nuclé- ! aire dite pacifique.Dangers inhérents non seulement au fonctionnement «normal» des centrales élec- .tro-nucléaires, mais encore dangers inhérents à toute la chaîne du com- 1 bustible de ces centrales: l'uranium (des mines d'uranium jusqu'à l'usine de retraitement des combustibles irradiés; usine à la sortie de laquelle seulement on pourra parler scientifiquement de «déchets» nucléaires).Rien d'étrange non plus à ce que ces dangers puissent provoquer une crainte salutaire et très rationnelle en même temps qu'émotive (pour les humains qui peuvent encore se permettre de vivre leurs émotions).Croyez-moi, monsieur Cormier, ce n'est pas pour le plaisir de manifester pour manifester, ou de contester pour contester que le «front du refus» (j'aime cette expression qui est vôtre) organise une manifestation à Gentilly pour samedi le 10 juillet.Ce n'est pas pour le plaisir de marcher que je participerai à la marche Qué-bec-Gentilly du lundi 5 juillet au vendredi 9 juillet; marche qui débutera devant l'Assemblée nationale, endroit où on est censé prendre de sages décisions sur l'avenir énergétique du Québec, pour le plus grand bien de la population.Roger JULIEN Montréal Ne tirez pas sur 9e bibliothécaire de moins la paire sur tous les pneus Gulf, pose comprise.Jusqu'au 31 juillet 1982.Profitez de l'occasion pour équiper votre voiture d'excellents pneus Gulf à des prix très avantageux.Radiaux ceinturés d'acier, de fibre de verre ou radiaux toute saison, pneus ceinturés ou à plis croisés.Quels que soient vos besoins, Gulf a les pneus qu'il vous faut! N'attendez pas, vérifiez vos pneus et allez-voir les détaillants participants annonçant des soldes de pneus de qualité à des prix très intéressants.À la suite d'une conférence de presse, rapportée dans votre journal, il y a quelques mois, M.Jean-Claude Lapierre s'était fait l'ardent défenseur des auteurs sur le dos des bibliothécaires.La réponse d'un bibliothécaire de Longueuil, Monsieur Ouimet, avait été cinglante et rapide.Je n'ai jamais compris que le Bureau de l'A.L.Q.se soit associé aux prises de position de son président et ce pour plusieurs raisons.En premier lieu, prendre une telle initiative vis-à-vis les auteurs, c'est presque laisser planer le doute que les Associations de ces mêmes auteurs sont inactives.En deuxième lieu, une telle attaque vis-à-vis les bibliothécaires était tout à fait injustifiée et reflétait plutôt une ignorance crasse vis-à-vis le complément nécessaire du réseau de librairies et le réseau des bibliothèques.En troisième lieu, ces prises de positions n'ont jamais fait l'objet d'une approbation de l'assemblée générale de l'A.L.Q.Et voilà que le «MONSIEUR TIL-DEN» des libraires, récidive et va encore plus loin en allant carrément à rencontre des résolutions votées à l'unanimité par l'assemblée générale de l'A.L.Q.Alors qu'il demande que les livres soient vendus en exclusivité par les libraires, à l'exclusion des manuels scolaires, une résolution de l'assemblée générale des libraires stipule tout à fait le contraire, soit l'exclusivité, aux libraires, de la vente du manuel scolaire, avec une marge bénéficiaire accrue.Monsieur Clément Richard a dû se payer une pinte de bon sang.Par respect pour son assemblée générale, l'A.L.Q., se doit de se dissocier des propos tenus par son président, lors de la rencontre avec le ministre des Affaires culturelles du Québec.Pour ma part, je tiens à me dissocier publiquement des suggestions avancées par Monsieur Lapierre, concernant les bibliothèques.Pendant plus de 6 ans, j'ai présidé les destinées de l'A.L.Q.et jamais pareille philosophie n'a transpirée, dans cette association.Bien au contraire, nous avons toujours débattu, avec les fonctionnaires du gouvernement, non seulement un réseau de librairies fort mais également un réseau important de bibliothèques publiques, ces deux réseaux étant essentiels au développement social et culturel des Québécois.Nous avons toujours cru que la bibliothèque formait des clients pour la librairie et que l'inverse était aussi vrai.Il est vrai qu'à ce moment, je profitais de la compétence et de l'esprit de clair- voyance des Dussault, Constantin, Martin et autres.Je n'ai pas l'intention, par la présente, de nier à Monsieur Lapierre le droit à ses opinions personnelles.Je lui rappellerai, par contre, qu'il ne peut se séparer de son titre de président de l'A.L.Q.et que tant et aussi longtemps qu'il le sera, ses déclarations publiques devront refléter les idées de ses membres.Raymond CARIGNAN libraire RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7.rue So.nl-Jocques.Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canodienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro I 400 ».Port de retour garanti ABONNEMENT 285-69 11 Le icrvice dci abonnements est ouvert de 7h à 18h (samedi : 8h30 a 13h) RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grondes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 du lundi au vendredi 9h a 17h Pour chancer 285-7205 du lundi ou vendredi 9h a 16H30 QRANDES ANNONCES Détaillants 285-7202 National, Tele-Presse 285-7306 Vacances, voyoges 285-7265 Carrières et professions, nominations 285-7320 EQUIPEMENT MÉDICAL ~™ VISA Servez-vous de votre Carte Voyage Gulf et, dans la plupart des stations Gulf, des cartes Visa ou MasterCard.C'est bien commode.'Marque déposée et conception graphique Gull oé Gulf Oil Corporation utilisées par I usager inscrit Gurf Canada Limitée Ça, c'est de la^erformance! \u2022 Priorifi «sf accordée dont cette page aux lettres d'intérêt général se rapportant1 à des aXkles parus dont LA PRESSE.La concision est recommandée.\u2022 Les corretpandanti doivent inscrire liiibtomont hurt nom, ooVoff# et numéro do téléphone.\u2022 LA PRESSE no s 'ongago pat à publier toutes lût /offres reçues, ni à retourner les lettres, manuscrits ou autres documents non publiét.\u2022 L'auteur ois urne l'entière responsabilité de set opinions, \u2022 Tout en respectant la pensée de l'auteur, LA PRESSE se réserve le droit d'abréger les lettres selon l'espace disponible.\u2022 Si possible écrire à h machine, à double Interligne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme sait: m Tribune libre», LA PRESSE, CP.4200, suce.Place d'Armes, Montréal, H2Y3MI.LITS D'HÔPITAL \u2022 électriques \u2022 manuels 2 positions il \u2022 manuels 'j^^i 3 positions * CHAISE D'AISANCE SUR NOUES \u2022 idAoipewrkt pats\u2014ni qui n.peuvent ou ne doivent monter lei \u2022écolier* \u2022 n'abîme pot let mur* \u2022 dupooibU pour r.CHAISES ROULANTES TOUT GENRE \u2022 régulières \u2022 ultra-légère» \u2022 à bras détochobee*.\u2022 d'ampuré(e)t \u2022 à dossier inclinable \u2022 électrique* \u2022 d'enfants \u2022 usagées SIEGE-ELEVATEUR pour baignoire \u2022 permet un bain complet \u2022 rangement facile \u2022 fonctionne sans électricité VENTE ou LOCATION ' 9 , \u2022 e _ * _ A votre service depuis plus de 75 ans.HEURES D'AFFAIRES wn ovvtfl a 17h30 mm 9*00 o 1 bKOO 849-2407 4338 ST-DENIS, MTL C4VT \u201e r5P\"Ei \\ff ï //goinoaubouscfuei y V & m ne goineau bousquet VARATHANE FLECTO S*f « UÏSX te**» ¦y: >U- /»r* *\u2022
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