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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Le magazine Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1982-06-26, Collections de BAnQ.

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[" COIFFURES D'ÉTÉ 11 QUÉBEC HORS LES MURS SCIENCE ET SPORT: LA SPÉLÉOLOGIE Gens d'ici PIERRE VALLÉE \u201e \u201e UN QUEBECOIS DANS LA COU RSE AUTOU R DU MON DE Au départ de Mar del Plata, parmi les couleurs hissées au mât du voilier français on remarque le fanion 1534-1984.¦ PAR MARC PINELLI «Je cherche un bateau et un commanditaire pour courir répreuve de la Transat Québec-Saint-Malo de 1984.Même si je ne suis pas un professionnel de la course, je veux tenter ma chance avec un équipage québécois.On a tout juste le temps de se préparer.» Le marin qui tient ces propos s'appelle Pierre Vallée.Originaire de Québec, la trentaine bien sonnée, une silhouette de comédien à la Pierre Richard avec sa tignasse blonde, Pierre Vallée revient d'une traversée de l'Atlantique vraiment pas comme les autres.Fin février, Pierre a posé son sac à bord de Kriter 9, un superbe voilier de 20 mètres de long environ, pour la quatrième et dernière étape de la course autour du monde, de Mar del Plata (Argentine) à Portsmouth (Angleterre).Une épreuve commanditée pour la troisième fois par la brasserie anglaise Whitbread et qui rassemble tous les 4 ans, sur les trois océans, les meilleurs bateaux et les meilleurs équipages au monde.Un périple de 27 000 milles qui dure huit mois, mettant à rude épreuve les hommes et le matériel.C'est donc avec grand plaisir que notre marin retrouve son copain Kriter 9 qui tire doucement sur ses amarres dans la marina de Mar del Plata.Car Kriter 9 est une vieille connaissance.En juin 81, il y a tout juste un an, Pierre a eu la chance d'y monter pour une descente du fleuve entre Québec et Gaspé.Kriter 9, qui venait du chantier de construction Palmer and Johnson, près de Milwaukee, s'arrête à Québec pour y être baptisé, non pas avec une traditionnelle bouteille de Champagne mais du mousseux! A cette occation Pierre Vallée rencontre André Viant, le skipper de cette coque foncée.Et, surprise, il découvre à bord quelques-unes des cartes marines du Québec qu'il Perspectives ¦ 2 KRAFT VOUS PROPOSE DE BONS MOMENTS AU CINEMA.AVEC LE BEURRE D'ARACHIDES KRAFT, C'EST TOUT UN PROGRAMME! Durant les belles journées d'été en plein air on apprécie encore plus le bon beurre d'arachides KRAFT; surtout quand on peut passer d'agréables moments au cinéma.\u2022 Cet été, si vous nous faites parvenir deux codes CUP (voir illustration) de beurre d'arachides KRAFT (Crémeux, Croquant ou SUPER KRUNCH*-nïmporte quel format) nous vous enverrons un certificat-cadeau de 1 $ valable dans n'importe quel Cinéma Unis.Ce certificat vous donnera droit à une réduction de 1 $ sur le prix d'entrée ou vous permettra d'acheter du maïs soufflé et des boissons gazeuses.Participez aussi souvent que vous le désirez.Voici une bonne idée que les enfants apprécieront certainement surtout quand on sait qu'ils ne peuvent se passer du délicieux beurre d'arachides KRAFT.'MC de Kraft Limitée.Symboles CUP K/aft limitée.8600.chemin Devonshire.Ville Mont-Royal.Québec H4P2K9 Faites-nous parvenir vos codes CUP de beurre d'arachides KRAFT dès aujourd'hui et passez de bons moments au cinéma cet été.Faites-nous parvenir ?symboles CUP apparaissant au dos de n'importe quel format de beurre d'arachides KRAFT et nous vous enverrons un certificat-cadeau de un dollar (1 S).Les symboles CUP ci-joints proviennent des produits listés plus haut qui ont été achetés par ma maisonnée Cette offre de remboursement n'est valable que sur les produits KRAFTénumérés ci-dessus TOUT UN PROGRAMME.\t\t Adresse-\t\t Ann\t_Tél\t Ville\t.9m.-\tfixta postal Vous trouverez ci-ioint 2 symboles CUP provenant de bocaux de beurre d'arachides KRAFT qui ont été achetés par ma maisonnée Mon certificat-cadeau aura une valeur de 1 $.Il est entendu que je devrai attendre au moins 8 semaines avant d'obtenir mon certificat - cadeau Faites parvenir ce bon et les symboles CUPa KRAFT LIMITÉE.CP 9443.SAINT-JEAN.N0UVEAUBRUNSW1CK.E ?L 4 X1 Participe/ aussi souvent que vous le désire;, mais chaque demande de certificat ¦ radeau doit parvenir sous enveloppe séparée et postée séparément.Maximum dune demande de certificat-cadeau de 1S par enveloppe postée séparément.CETTE OFFRE NI.S'ADRESSE PAS AUX GROUPES.AUX ORGANISMES.AUX CLUBS OU AUX ASSOCIATIONS Toutes les demandes de certifie at ¦ radeau doivent être oblitérées par la poste au plus tard le 31 décembre 1982.06899217 Gens d'ici avait annotées du temps où elles appartenaient à l'architecte français Philippe Harlé.Pierre avait fait la connaissance d'Harlé à La Rochelle, au cours d'un séjour en France.Or Harlé, qui avait changé ses projets, avait redonné ces cartes à André Viant.Quand le bateau largue les amarres, Pierre sait que le calvaire va commencer.On attend de lui le maximum dans les manoeuvres.Car l'enjeu est de taille: battre le challenger Charles-Heidsieck 3.Seulement 11 heures 20 minutes les séparent au classement général en temps compensé (c'est-à-dire en tenant compte du handicap).Alain Gabbay et ses «gaziers» du Charles-Heidsieck 3 barrent un voilier plus léger et rapide et sont décidés à prouver que le champagne est supérieur au mousseux.Lors de la première étape Portsmouth-Le Cap, ils s'étaient classés en 2e position derrière Kriter 9.Pierre Vallée actionnant le «moulin à café»; à la barre et raccommodant une voile.I 1 #___ ïi wM Perspectives ¦ 4 «Pendant 33 jours on s'est tapé du près serré (allure très proche du lit du vent) ou légèrement débridé raconte Pierre.Les changements .de voile étaient extrêmement fréquents à cause de la variation de la force du vent.Deux jours après le départ, le décodeur météo (appareil servant à interpréter les cartes météo) tombait en panne.Un sérieux handicap.Si bien que dans la première moitié du parcours on a fait une moins bonne navigation que le Charles-Heidsieck 3 qui creusait l'écart constamment.Quand on a atteint la zone du fameux «Pot-au-noir», zone de front intertropical', on surveillait sans arrêt la moindre risée et les épais nuages.C'est dans ce secteur-là qu'on a repris un peu sur le Charles-Heidsieck 3.Par la suite, on a continuellement grignoté notre adversaire en montant plein nord jusqu'à la hauteur du 48e parallèle.Et à 300 milles nautiques à l'est de l'entrée de la Manche, Kriter 9 a louvoyé jusqu'à Portsmouth.On croyait bénéficier de vents de nord-ouest favorables qui nous auraient poussés jusqu'à la ligne d'arrivée.On s'est fait avoir! Eole soufflait du sud-est, ce qui nous obligea à tirer des bords au près.Il n'empêche.Kriter 9 a fini troisième au classement général derrière le Charles-Heidsieck 3 qui, toutefois, espérait ravir la première place au hollandais Flyer.» Comment se déroule la vie à bord pendant 33 jours d'un sprint effréné?Ohl c'est bien simple: pont-bouffe-dodo.Le tout rythmé par l'horloge des quarts que tout le monde respecte scrupuleusement.Exemple: à 7 h 30, Pierre saute dans son ciré et dévore le petit déjeuner avec son équipe de quart.A 8 h sur le pont.Au programme: barre et réglage ou changement de voiles si nécessaire.De midi à 14 h*, repos et bouffe équilibrée.Ensuite le pont jusqu'à 16 h, avant de bénéficier d'une nouvelle tranche de repos jusqu'à 20 h.Et ainsi de suite.Une vie de fou.Jamais il n'a dormi huit heures d'affilée.Pas question donc de gaspiller son temps de sommeil en parlottes inutiles.«D'ailleurs, souligne-t-il, quand je n'étais plus de quart je m'enfilais dare-dare dans la couchette laissée vide par mon précécesseur.Mor-phée était au rendez-vous et me tendait les bras.Et là, c'était le tonnerre.Lorsque l'étrave butait dans la vague, la coque d'aluminium entrait en résonnance.Je me demandais parfois si le bateau n'allait pas s'ouvrir.» Sa première expérience de cuisto après trois jours de mer fut une catastrophe.Au menu: des spaghetti complètement solidifiés dans la marmite autoclave, à cause d'une panne de propane.Pierre avait oublié de surveiller son affaire.Il a fallu chambarder la soute à voile pour aller remplacer la bonbonne, installée dans les fonds.A la fin de chaque semaine, le chef de bord, André Viant, 22 ans de courses océaniques, qui assurait seul la responsabilité de la navigation, mélangeait les quarts.Objectif: forcer l'équipage à mieux se connaître et éviter les clans.«Pour moi, indique Pierre, il fallait que je me réhabitue à un nouveau groupe et à faire attention à ce que je sois bien compris.J'étais le seul Québécois à bord.Parfois j'aurais aimé qu'on soit deux.Mais mon plus grand souci était de bien exécuter les commandements, souvent gueules à cause du vent.Car vous vous doutez bien qu'une erreur de manoeuvre sur un tel mastodonte ne pardonne pas.Affaler un génois (grande voile d'avant) trop vite si le vent est fort, c'est dangereux.Il peut tomber à l'eau, faire une poche et provoquer la rupture de l'étai (câble maintenant le mât par l'avant).Il m'arrivait donc parfois de faire répéter l'ordre au chef de quart avant d'exécuter la manoeuvre.Les professionnels de la mer, la moitié de l'équipage, réagissaient entre eux par simple signe de la tête ou du regard.Il faut dire qu'ils naviguaient ensemble depuis plusieurs mois.» Alors le bilan, positif?«Oui bien sûr, la haute mer en course, c'est très formateur».C'est une expérience, reconnaît-il, qui s'ajoute à son palmarès nautique, déjà riche de régates et de croisières effectuées sur le Saint-Laurent, en Manche, en Bretagne, aux Antilles et dans l'Atlantique-Nord.Pour cette expédition, ses commanditaires, CP Air et Air Canada en collaboration avec le Club auto de Québec, lui ont facilité les choses pour les déplacements.De même que le Centre hospitalier Chauveau, près de Québec, où Pierre exerce la profession d'inha-lothérapeute.Il a pu prendre un congé sans solde de trois mois.Le jeu en valait donc la chandelle, puisque Pierre Vallée sera sur la ligne de départ de la course Québec-Saint-Malo en août 84.Comme équipier?Comme skipper?Avec un bateau québécois?Cela dépendra beaucoup des commanditaires.\u2022 I Guy Rournier DËSEXISONS LE CRIME! Quand on lit des articles comme ceux que vient de publier l'une de mes consoeurs journalistes sur la criminalité féminine, on constate à quel point les femmes sont défavorisées par rapport aux hommes.Les choses ont changé, soitl Presque la moitié des femmes travaillent à l'extérieur du foyer; il y a le Conseil du statut de la femme, le ministre responsable de la Condition féminine; il y a même quelques femmes qui pilotent des avions de ligne.Mais qu'on aime cela ou non, dans le domaine du crime, les femmes ont encore beaucoup de chemin à faire.Il ne faut surtout pas se laisser leurrer par les statistiques.Elles sont trompeuses.En 1980, si 49152 Canadiennes ont été accusées de vol, il faut ajouter que 2065 d'entre elles furent accusées pour des vols de moins de 200 dollars \u2014 des peccadilles \u2014 et 22380 pour avoir volé une blouse, une paire de collants, un sac à main ou un autre article du même genre à l'étalage.Du vol de bas étage, du crime de deuxième et troisième classes! Dans tous les domaines, les femmes font piètre figure.Prenons la drogue, par exemple.On a inculpé dix fois plus de femmes que d'hommes, et 80% des délinquantes furent arrêtées pour possession ou trafic de marijuana, une drogue qui n'offre plus le moindre intérêt pour les professionnels du crime.Les femmes ont marqué des progrès sensibles du côté des fraudes, mais encore là les statistiques ne montrent qu'un côté de la médaille.C'est vrai qu'on a arrêté 15 fois plus de fraudeuses en 1980 qu'en 1972, mais la plupart avaient encaissé de faux chèques.Pas de grosses évasions fiscales, pas de détournements de fonds spectaculaires, rien de substantiel dans le pot-de-vin, les faux billets, les valeurs boursières ou la fraude sophistiquée par ordinateur, où se trouve véritablement la fraude de l'avenir.Du côté de la prostitution où les femmes ont toujours tenu le haut du pavé, si on peut dire, elles ne cessent de perdre du terrain.En 1980, plus du tiers des arrestations pour prostitution, proxénétisme ou propriété de maisons de débauche concernaient des hommes.Alors que les femmes constituent plus de la moitié de la population, c'est à peine si elles commettent 7% des hold-ups.Heureusement qu'elles en regagnent du côté des meurtres où les statistiques démontrent qu'elles en commettent presque 12%.Mais on est encore loin de la proportion qui leur revient de plein droit.Ces statistiques déprimantes ne sont que la partie visible de l'iceberg.Selon des criminologues féminines aussi réputées que Marie-Andrée Bertrand ou Renée Carrière, on ne prend pas encore au sérieux les femmes qui souhaitent faire carrière dans le crime.Pis encore, on les considère comme des malades propres à être confiées à un psychiatre.Madame Carrière lance un vibrant appel en faveur de celles qui veulent tremper dans le crime et y exceller au même titre que les hommes: «La femme, dit-elle, n'est pas plus vertueuse que l'homme.Elle est capable de frauder, de voler, de consommer de la drogue et de tuer.Cessons de croire que celles qui commettent des crimes ne sont que des cleptomanes, des folles, des dépressives ou des malades mentales.On entend encore des hommes dire que la femme, même quand elle vole, n'est pas vraiment criminelle puisqu'elle sait plus ou moins ce qu'elle fait.» Ceux qui traiteraient nos criminels mâles de cette façon se feraient casser les jambes.Malgré toute leur bonne volonté, les femmes n'arriveront jamais à l'égalité dans le crime si on ne crée pas pour elles des conditions plus favorables.C'est sûr que la préparation d'un hold-up, par exemple, prend plus de temps que le vol à l'étalage, que la ménagère peut perpétrer en faisant ses courses quotidiennes.Il faut donc plus de garderies et, surtout, on doit établir des garderies nocturnes, car c'est la nuit que se trament les gros coups.Il faut aussi que nos criminels comprennent que la femme n'est pas juste un objet de plaisir.Elle peut être une complice sûre et efficace pourvu qu'on ne la traite pas comme une inférieure et qu'on lui passe l'arme au lieu de la réduire à tenir le sac.Celui qui tient le sac est peut-être aussi coupable que l'autre, mais il faut bien admettre que tout le plaisir est pour celui qui a le fusil! far Kodak ou l'un des cinq prix * * de 1000 $ chacun, pour ensoleiller vos prochaines vacances ou l'un des cent merveilleux appareils à disque Kodak.Létê, c'est la saison du Film Kodak.le moment par excellence pour voyager, bronzer, s'amuser.Partez du bon pied en vous approvisionnant de films Kodak et ft\u20142-r-ï en participant à l'excitant concours «vacances à vie».Oui, cet été, le film Kodak peut vous offrir beaucoup plus que de magnifiques souvenirs de vacances.Il peut vous donner la chance de gagner une allocation-vacances annuelle, à vie, ou un autre des superbes prix.Voyez les détails ci-dessous et participez dès aujourd'hui ! Sou venez-vous.pour obtenir des photos incomparables, exigez le papier Kodak.pour sa beauté et sa qualité.Noos utilisons le papier Kodak pour sa beauté,, sa qualité.PRIX l*f PRIX': un prix annuel de 5000$ en argent comptant 2* PRIX\": l'un des cinq pnx de 1000$ chacun, en argent comptant, pour une seule année.3e PRIX: IVin des cent appareils a disque Kodak (valeur appr.au détail 88$).COMMENT PARTICIPER Des bulletins de participation et renseignements supplémentaires sont offerts chez votre marchand photo et chez votre photofinisseur.Pour participer, faites parvenir une preuve d'achat ou un fac-similé Pour être déclarés gagnants, les participants dont le nom a été tiré, devront répondre correctement à une question-épreuve.Le concours s'adresse aux résidents du Canada, âgés de 18 ans et pl us Tous les droits exigibles en vertu de la loi du Québec ont été payés.Tuut différend quant à la tenue du concours ou au tirage peut être soumis a la Régie des loteries et courses du Québec.Le concours se termine le 29 octobre 1982.J'aimerais m'msenre au concours «Vacances a vie».Ci-inclus, un rabat de n'importe quelle boite de film Kodak ou le slogan «Nous utilisons le papier Kodak pour sa beauté et sa qualité» que vous trouverez soit sur une enveloppe-retourd'èpreuvesou sur un encart (Les fac-similés faits à la main seront acceptés à l'exclusion de toute reproduction mécanique.Seulement un bulletin par enveloppe).GAGNEZ UNE ALLOCATION-VACANCES-DE 5 0001 PAYABLE CHAQUE ANNEE, A VIE.par Kodak NOM ADRESSE Villi\"_ PROVINCE.CODE TELEPHONE Envoyez a: Concours Kodak «vacances a vie» C.R 9333.Saint-Jean.Nouveau-Brunswick E2L 4V7.Perspectives Itinéraires Québec QUÉBEC ET SON ËTINCE1ANTE COURONNE A l'extrémité est de l'île d'Orléans, l'église Saint-François monte la garde près de l'avenue Royale.Perspectives ¦ 6 PAR LOUIS-MARTIN TARD Il y avait beaucoup de voitures à plaques «USA» stationnées à l'ombre de l'hôtel Château-Champlain, près de la statue du vieux Samuel qui tient fermement son chapeau de bronze vert-de-grisé comme si le grand vent qui souffle sur la falaise allait l'emporter.C'est à l'automobiliste qui venait de l'Etat le plus lointain que j'ai posé la question.Un ex-G.I.du Wyoming qui se souvenait d'avoir débarqué naguère sur les plages d'Arromanches.Ce qu'il venait chercher à Québec?«The old spell of France», les maisons comme là-bas avec des inscriptions en français et surtout les bistrots à terrasses.Et cette chose invraisemblable enchâssée dans son Amérique du Nord: une ville fortifiée I Ici les Canadiens français ont surtout rendez-vous.Souvent pour les affaires.Parfois avec leur histoire.Certains croient tout connaître de la Vieille Capitale.Ah oui! Notre-Dame-des-Victoires, les Plaines, la rue du Trésor.Et d'inoubliables restaurants.Rares ceux qui savent qu'au sortir des remparts commence un autre Québec.Il faut, à pied ou à bicyclette \u2014 on en trouve à louer \u2014 remonter la rivière Saint-Charles jusqu'au petit parc où se balance la mâture de la Grande-Hermine, exacte réplique du voilier qui conduisit à Québec en 1534 son premier touriste, le sieur Jacques Cartier.Il avait bien choisi son lieu historique et mit sa croix à la bonne place.Les super plaisanciers qui viendront bientôt fêter le 450e anniversaire seront d'accord avec le célèbre Malouin.C'est aussi la rivière Saint-Charles qui coule à Loretteville où fut créé en 1794 le village des Hu-rons.Aujourd'hui Magella Gros-Louis et sa bande vendent bottes, mocassins et raquettes.A aller voir aussi au pied des ponts, dans son parc, l'Aquarium où parmi d'autres espèces nagent requins alligators et piranhas.Que d'autres virées buisson-nières à faire en ce Québec-hors-les-mursl Le diamant de son Cap est entouré d'autres joyaux.L'antique chemin du Roy vers l'ouest conduit dans une autre région: le Portneuf: villages riverains très ruraux.Les premières pentes des Laurentides sont proches.L'arrière-pays mouvementé et forestier.Il révèle des lacs discrets, de petites rivières murmurantes près de cascades tonitruantes et des lacs-refuges pour mouchetées.Un peu plus haut, sur une hanche langoureuse des Laurentides, se trouve la réserve Portneuf, un haut environnement de granites adouci par la chevelure des épinettes rouges et d'autres arbres familiers de ce début de nordicité.Faites en sorte que votre itinéraire en Portneuf passe par Pont-Rouge.Son nom vient d'un pont de bois peint en rouge vif sur la rivière Jacques-Cartier.Là, Céjine Dusablon sera fière de vous faire visiter le vieux moulin Marcoux.Il a été restauré pour devenir un Centre d'art régional.Dans toute cette belle région peu connue, à moins que vous n'ayez d'infaillibles points de chute, amis ou hôteliers, préférez votre propre hébergement par camping.En allant au ras du fleuve vers l'est de Québec, les possibilités de logement sont en revanche multiples.Vous entrez dans la Côte de Beaupré.Autour de Beauport et jusqu'à Saint-Joachim, les gîtes ne manquent pas.ici, c'est le vieux Vieux-Québec, le berceau de la Neuve-France.Les routes sont nombreuses pour vous conduire et vous perdre gentiment.Beauport, vers le haut, par l'avenue Royale, c'est la cime des chutes Montmorency.Par le rivage, c'est le lieu où elles tombent sur le roc.Dans le petit parc enfin aménagé on louera cet été des imperméables à ceux qui voudront se faire mouiller sous le pont d'écume.Le mont Sainte-Anne, sentinelle avancée des Laurentides, posté au bord du Saint-Laurent est bien connu dés fervents de ski alpin.Ses remontées mécaniques sont aussi au service des estivants.A eux le camping vert, l'escalade, les randonnées pédestres, le deltaplane et, pour les moins audacieux, le golf.Extrême fleuron de la couronne de Québec, Saint-Ferréol où l'on découvre un panorama grandiose vers une autre région très touristiques : Charlevoix.Au retour vers la capitale, il faut s'arrêter au cap Tourmente.De l'escarpement, un gros morceau de montagne piquée dans le fleuve, on voit les battures où fleurissent les joncs dont la tige souterraine est le régal des oies blanches, fidèles deux fois par an à un rendez-vous gastronomique.Si vous n'êtes pas là pour les migrations automnales ou printanières, au moins verrez-vous un paysage exceptionnel et la présence d'au moins 250 espèces d'oiseaux qui nichent sur les lieux sous l'oeil de rares mammifères tels que rats musqués, renards, coyo- tes, ours ou castors, tous protégés.Les animateurs du Centre d'interprétation sont là pour vous aider à les voir et à raconter, sous le toit d'une vieille ferme millésimée 1626, l'histoire de la chasse au Québec.De loin les tours jumelles de la basilique de Sainte-Anne vous font signe.Allez-y.Vous ferez partie du million de visiteurs qui, de toute l'Amérique, viennent vénérer la mère de Marie.Déjà en 1650 des marins bretons avaient bâti sur les lieux un oratoire où ils demandaient protection à la bonne sainte Anne et, avec d'autres, ont laissé de touchants ex-voto.Et puis voici l'île par excellence.Elle se lit comme un livre.Déchiffrons-la bien.De gauche à droite en passant par Sainte-Pétronille.67 kilomètres d'histoire et de géographie, de sciences humaines.Feuilletons lentement ce beau livre d'images: fermes très anciennes, chalets 1900, résidences secondaires ou primaires des gens de Québec, demeures traditionnelles des gens du fleuve, patrons de goélette ou pêcheurs d'anguilles, boisés préservés, champs de fraises ou de patates, pâturages pour gras bétail laitier, érablières, fermettes où l'on reconnaît le classique four à pain, panoramas étonnants vers l'une ou l'autre rive, tantôt très fluviales ou si maritimes que l'on est saisi par l'air salé du grand large avec vision d'immense navires en route vers Duluth ou Bahreïn.Dans les six villages de l'île d'Orléans, à la fois semblables et si différents, d'émouvantes églises au dedans tout orné, tout doré.Dans la Le pont de la Cuvée enjambe la Jacques-Cartier.À gauche: basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré.!L 'J plus ancienne, celle de Saint-Pierre, vous verrez à partir du mois d'août une exposition préparée par les jeunes du pays sur leur patrimoine textile.Ils vous parleront de leur île, des changements qui s'y font, des choix à faire: leur territoire décrété arrondissement historique \u2014 le plus grand du Québec \u2014 va-t-il demeurer tel ?accentuer sa vocation agricole ou son potentiel touris-tique?Ou bien au gré de la spéculation va-t-il devenir une autre ville-dortoir pour les habitants de la Capitale?Cherchez les bons restaurants de l'île: la Gôéliche, celui du Manoir Maùvide-Genest avec son petit musée, l'Atre où l'on vous conduit en carriole.Au nord de Québec, le Parc.Un mot bien modeste pour une si grande chose.L'immense réserve a été créée pour la sauvegarde des caribous.Il y en a.Demandez aux chauffeurs de la compagnie Voyageur qui font le trajet vers Chicouti-mi.Sinon, promenez-vous dans le bois et demandez un permis de pêche pour la journée.Il y a tant de lacs que l'on ne saurait revenir bredouille.Si vous aimez la forêt pour la forêt, allez le long de la rivière du Nord dans la réserve Montmorency, où l'université Laval a créé un centre éducatif forestier.On reçoit des groupes pour des stages mais aussi des promeneurs individuels pour qui l'on a créé des sentiers qui permettent de mieux comprendre l'écosystème des sapinières à bouleaux blancs.Plus à l'ouest, la vallée en auge de la Jacques-Car- tier a été équipée pour la marche, le canotage, le camping et l'escalade.Plus près de Québec, à l'orée de la grande forêt, d'autres coins enchanteurs, tels le lac Delage ou le lac Beauport.On y trouve une table célèbre, celle du Manoir Saint-Cas-tin.Et, bandeau bleu de la couronne, le Saint-Laurent.Le navire Louis-Jolliet y fait des excursions.Et la moins chère des mini-croisières se fait à bord du traversier qui mène à Lévis.POUR MÉMOIRE Dans la région de Québec, les touristes sont bien renseignés: un kiosque sur la route à l'entrée de Deschambault, une autre au pied des chutes Montmorency, et dans la ville celui de la Communauté urbaine au 60, de la rue d'Auteuil, et du gouvernement au 12, rue Sainte-Anne.Il est vrai qu'il y a tant de choses à voir à Québec et dans toute la région.On vous renseignera sur les circuits touristiques (il y en a 16, de une journée à 2 ou 3 jours), sur les festivals, les nombreux théâtres d'été de la région.Tous ces bureaux de renseignements vous donneront dépliants et cartes.ET PAR TÉLÉPHONE si vous appelez de Montréal, composez 873-2015 ; et ailleurs au Québec et sans frais: 1 (800)361-5405.C'est le service de Tourisme-Québec qui vous convaincra qu'il faut découvrir et redécouvrir Québec et sa brillante couronne.# Perspectives ¦ 7 Perspectives ¦ 8 UN CALIFORNIEN QUI AIME LE VRAI GAZON ¦PAR RÉ JE AN TREMBLAY Tim Wallach adore jouer au troisième but.Il est au coeur de l'action; il n'éprouve aucune difficulté à se concentrer sur le jeu; il se sent à l'aise quand vient le temps de lancer la balle au premier but pour retirer un rapide coureur.Ce que Tim n'appTécie guère, cependant, c'est le délabrement de la surface artificielle du stade Olympique et les erreurs bêtes que cela occasionne aux joueurs de champ intérieur.«Je ne dis pas ça pour me plaindre, puisque de toute façon tous les joueurs de troisième but de la ligue Nationale doivent affronter les mêmes difficultés que moi au stade Olympique.Sauf que nous, les Expos, y jouons 82 matchs et que les trous et irrégularités dans le tapis font que c'est nous qui avons l'air fou, soutient le jeune Wallach, le plus effacé, le plus discret des joueurs des Expos.Les milliers d'amateurs qui assistent à un match ne peuvent pas deviner que la balle qui nous bondit par-dessus le gant vient tout juste de frapper une couture.Non Seulement on a l'air fou, mais au jeu suivant on est davantage tendu, craignant un autre mauvais bond.» Tim Wallach est né en Californie.Et dans sa verte Californie on aime encore le gazon.«C'est vrai, dit-il.D'ailleurs j'ai été élevé non loin du Dodgers Stadium et j'estime que c'est sur le gazon naturel qu'on devrait jouer au baseball.Ça ralentit le jeu, ça le rend moins technique.C'est pourquoi j'adore jouer dans les rares vieux stades qui nous restent.Le Wrigley Field de Chicago par exemple.» Avant de chausser les grands souliers de Larry Parrish au troisième but, Tim Wallach a connu une saison éprouvante pour les Expos.Malgré la promesse de Dick Williams, Wallach n'a pas joué régulièrement la saison dernière.Et surtout il a évolué au champ extérieur plus souvent qu'à son tour.«Je préfère le champ intérieur, dit-il.C'est difficile de garder sa concentration quand on joue au poste de voltigeur.On peut passer de longs moments sans qu'une balle ne soit frappée dans sa direction.Le pire, c'est encore de ne pas jouer tous les jours.Et quand enfin on joue, on étouffe sous la pression.On se répète malgré soi: Si je ne frappe pas un coup sûr, je ne jouerai pas demain.Comme je me sens plus à l'aise cette saison!» Surtout que le gérant des Expos, Jim Fanning, est celui-là même qui a fait signer un contrat professionnel à Wallach.Fanning s'en souvient: «L'équipe de Wallach, Cal-State Fullerton, une solide équipe universitaire, disputait une série de matchs pendant un week-end à rArizona State, à Tucson en Arizona.J'étais là pour observer Terry Francona qui jouait pour Arizona State.J'en ai profité pour jeter un coup d'oeil sur deux jeunes de Cal-State, Brad Mills et Tim Wallach.J'avais choisi le bon week-end puisque Tim obtint trois coups de circuit.Plus tard, je me suis rendu dans sa famille, non loin de Los Angeles, et obtenu sa signature sur un contrat des Expos.Un voyage qui en valait la peine, non?» de dire Fanning, l'oeil malicieux.Wallach n'est pas très expansif.Un peu comme ses idoles, Steve Garvey et Sandy Koufax, deux des légendes des Dodgers de Los Angeles.«Il n'est peut-être pas expansif, mais c'est un jeune homme aussi brillant qu'ardent au jeu, reprend Fanning, intarissable quand il s'agit de parler de Wallach.Et comme c'est un travailleur acharné, ça vous donne une bonne idée de sa valeur.» \u2014Pourtant, si Wallach a fort bien frappé depuis le début de la saison, il a commis quelques erreurs coûteuses.\u2014Je vais vous surprendre, répond Fannig.Tim Wallach est déjà aussi bon en défensive que Larry Parrish à son mieux.Mais il donne une certaine impression de nonchalance qui peut être trompeuse pour l'observateur moins averti.C'est un fier compétiteur, croyez-moi.En fin de saison dernière, Fanning avait fait appel à un frappeur de relève à la place de Wallach, alors que les Expos avaient deux coureurs sur les sentiers.«Tim, ne le prends pas mal, un jour tu auras ta chance dans de pareilles circonstances», lui avait alors dit Fanning.«Hum, monsieur Fanning avait raison.Et ce jour est même venu plus rapidement que je ne l'espérais», me dit en souriant Wallach.«Et maintenant excusez-moi, je dois aller travailler.Frapper des balles.»# Echec au pollen et à la poussière \u2014.V.v Le calfeutrage de vos portes et fenêtres est un moyen efficace et économique de retenir lu chaleur à l'intérieur de votre maison.C'est aussi un excellent moyen d'y conserver bien au chaud, poussière, fumée et pollen.Respirer cet air vicié peut être la cause de nombreux malaises pour les gens qui souffrent d'allergies.Le filtre à air électronique de Honeywell permet de puri- I .-, - .i « .i fier efficacement l'air de toute votre maison.Il fonctionne sur tout système de chauffage à air forcé et élimine jusqu'à 98% de la saleté en suspension.Consultez votre médecin.et les pages jaunes sous la rubrique chauffage-entrepreneurs ou climatisation-entrepreneurs.Renseignez-vous au sujet du filtre à air électronique de Honeywell pour toute la maison.Ht respirez mieux.Honeywell L'homme naît en forme.C'est l'inactivité qui le dégrade.Président et directeur général Albert Tremblay Rédacteur en chef Jean Bouthillette Rédacteur-réviseur Edouard Doucet Directeur artistique Pierre Legault Graphiste Jean-Marc Martin Directeur de la publicité Lorne Treger Chargés décomptes (Montréal) Michel Brunette Johanne Tessier 231 rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 Tél.(514) 282-2224 Chargée de comptes (Toronto) Diane Soucie 36 King Street East (4th floor) Toronto M5C 1E5 Tél.(416) 363-8064 Président du conseil Roger-D.Landry Vice-president Gaston Vachon Secrétaire Jean Sisto Trésorier Denis Laçasse ISSN 0380-6790.Perspectives ¦ 9 [Beauté COIFFURE TETES WE r Perspectives ¦ 10 ¦ PAR MIREILLE LEMELIN L'étQ est là! Avec lui, l'éblouissant soleil, la chaleur bénéfique si longtemps attendue, les jours longs et lumineux.Mais ce soleil tant désiré peut parfois jouer de vilains tours à qui l'adore avec trop d'ardeur.On sait tous les ravages profonds qu'il peut déclencher sur les peaux mal protégées, à lui offertes en holocauste.Le cheveu n'est pas plus épargné.Je suis donc allée voir deux spécialistes: Zachary du Salon Interbeauté, rue de la Montagne, à Montréal, et Michel du Salon Michel Bazinet Coiffure, le coiffeur des comédiennes, comme on l'appelle, parce qu'il en a de célèbres parmi ses clientes.A l'aide de leurs conseils éclairés nous avons tracé les grandes lignes de soins qui vous permettront de passer l'été le cheveu dans la vague, en conservant quand même la vague au cheveu.Nos coiffeurs vedettes ont également réalisé pour vous six modèles faciles à réussir pour être belles cet été.Ils démontrent bien que l'on peut avoir cheveu court et allure féminine et que l'on n'a pas à se priver des plaisirs de l'onde pour briller à ceux de la nuitée.VENUS SORTIE DE L'ONDE En revenant de la baignade, il faut toujours rincer son cheveu à l'eau claire.Car le sel de l'eau de mer, comme le chlore des piscines, assèche le cheveu.Si vous additionnez votre eau de rinçage d'un 0) _J C ç y?3 M O o X \u2022 O o 5 c o A3 6 n O o o .0) w 0) o O 5 I peu de soda, le chlore ou le sel se délogera plus facilement.Puis vous lavez votre cheveu avec un shampooing approprié.Nos experts insistent sur les points suivants: \u2014 Toujours utiliser les produits d'une même ligne (shampooing, conditionnant, traitement).Car l'action des agents chimiques contenus dans certaines gammes risquent d'entrer en conflit avec ceux d'une autre marque et l'effet n'aura rien de positif.\u2014 Ne jamais laver son cheveu à l'eau trop chaude, ni frotter le cuir chevelu de façon trop rigoureuse.L'action massage doit être faite en rond et en douceur du bout des doigts, pour activer la circulation.Trop de shampooing nuit.\u2014 La phase la plus importante du lavage de tête reste le rinçage, qui doit débarrasser le cheveu de toute trace de savon.Sinon l'électricité s'empare de votre cheveu.Il devient difficile à démêler et les petits cristaux non délogés risquent de donner l'effet désastreux de pellicules.\u2014 Toujours rincer le cheveu gras à l'eau froide et le cheveu sec à l'eau fraîche.Cela a pour fonction de refermer les écailles de votre cheveu et de lui donner du corps et de l'éclat.MINI-TRUCS Cheveux gras: additionnez du jus de citron où du vinaigre de cidre à l'eau du dernier rinçage.Les shampooings et traitements aux herbes sont également recommandés, de même que le henné naturel, qui a une action légèrement desséchante sur le cheveu.Cheveux secs: un shampooing aux oeufs est à recommander, suivi d'un conditionnant ou d'un traitement à la lécithine, à l'huile de germe de blé ou à l'huile d'avocat.N'oubliez jamais que les traitements sont conçus pour être effectués par période et non d'une façon continue.Sinon, le cheveu s'habitue et ne réagit plus à ses bienfaits.Il en va des traitements du cheveu comme des médicaments.Quand l'absorption régulière entraîne l'habitude, l'organisme réclame une plus forte dose.L'action première n'a plus d'effet.Il est à remarquer que les rinces crème ne sont que des démêleurs, \\ F qui n'ont donc aucune action conditionnante.LES CONDITIONNANTS Ils doivent être adaptés spécifiquement à Kétat de votre cheveu: frisés ou permanentes; dévitalisés ou teints, etc.Le style de cheveu à remettre en forme est clairement indiqué sur les emballages de bonne marque comme: Bona Cure, Bio-therm, Clinique ou Clairol entre autres.On ne vous recommandera jamais assez de lire l'étiquette des produits que vous achetez et de ne pas vous fier uniquement à la publicité.Clairol a même perfectionné un revitalisant correcteur, le Condition Perspectives ¦ 11 Beauté il,qui démêle, lisse et protège tous les types de cheveu, à travers quatre formules: équilibrée; super gonflante; extra-protectrice (à recommander l'été); au baume.D'autre part, certaines marques comme Fermodyl ont intégré le conditionnant au shampooing lui-même.Cela limite les achats et facilite le transport dans les bagages au moment des vacances.Ces shampooings conditionnants nettoient, conditionnent et démêlent en une seule opération.Ici aussi lisez bien l'étiquette: pour cheveux normaux et fins; secs frisés et ternes; ou encore, ô merveille, celui qui assure une protection contre le séchoir à main et le fer à friser.Si votre cheveu est fin et gras, employez un conditionnant liquide.S'il est dru et sec, utilisez un conditionnant en crème.TEINTURE ET MÈCHES Nous n'aborderons pas ici le domaine des teintures.Il est trop vaste et mérite un article à lui seul.Qu'il nous suffise de préciser que l'été.il vaut mieux faire faire sa teinture un ton plus foncé qu'en saison hivernale.Car le soleil altère la couleur et la pâlit à brève échéance.Les mèches, le balayage sont des formules idéales l'été.Le soleil s'y mire à plaisir et ne fait qu'adoucir les reflets.De toute façon, il faut toujours se protéger autant que faire se peut sous un chapeau de paille.d'Italie ou d'ailleurs.Le soleil et le vent rendent le cheveu terne et cassant.Le roux devient plus rouge et le blond jaunit sous l'effet des rayons chauds.Le soleil a aussi une action desséchante, nous l'avons déjà dit, et notre peau en sait quelque chose.Nous le répétons, s'il brunit le corps, il blondit le poil.C'est le principe du feu , qui fait fondre le beurre et durcir les oeufs.Nous ne sommes pas là pour expliquer la nature des choses, mais pour constater et prendre des mesures embellissantes.LES ACCESSOIRES Pour avoir beau poil il vous faut: Une brosse en soie pure, aux poils de sanglier.Une peigne de corne.Il faut toujours bien nettoyer ses instruments après chaque lavage de tête.Une brosse ou un peigne ne se prête pas plus qu'une brosse à dents.BROSSAGE Le brossage encourage la croissance du cheveu.Il gonfla la chevelure et la fait paraître plus volumineuse.Surtout si vous vous brossez correctement, c'est-à-dire en penchant votre tête vers l'avant et en remontant vos cheveux de l'arrière à l'avant.Mais ne brossez jamais vos cheveux humides.Cela étire les tiges et les affaiblit.O) 3 CO O CO o E O 6 sz CL Ne vous donnez jamais les 100 coups de brosse légendaires si vos cheveux sont gras.Le but du brossage est d'étendre sur les tiges les huiles naturelles du cuir chevelu pour les lubrifier.Les cheveux secs par contre ne tirent que des avantages bénéfiques d'un brossage prolongé, effectué en douceur.On commence toujours à démêler un cheveu par le bas.Puis on remonte lentement avec un peigne dont les dents ne sont pas trop fines.Sinon on casse les tiges et se prépare des cheveux fous.PERMANENTES A savoir absolument: si vous utilisez du henné dans vos cheveux, votre permanente peut ne pas prendre.Si ayant atteint l'âge d'une certaine sagesse, vous employez «gre-cian grey» ou un substitut comparable, ou si vous teignez vous-même vos cheveux, spécifiez le nom de votre produit à votre coiffeur.Car la permanente est à base de produits chimiques et le résultat risque d'être désastreux si Ton i-gnore avec quoi on la marie.Il en va d'ailleurs de même de tout mariage, c'est bien connut Servez-vous d'une serviette en papier pour éponger votre permanente.Elle empêche le crêpage et donne plus de volume et de gonflement naturel à votre chevelure.Il existe une permanente à deux niveaux, qui donne plus de volume aux cheveux fins.Renseignez-vous chez votre coiffeur.AUTRES MINI-CONSEILS Vous avez probablement constaté que tout votre système pileux pousse plus vite et plus dru l'été.Il faut donc couper les pointes abi-mées de vos cheveux.Car il en va du cheveu comme du vêtement.Les lavages trop fréquents les usent.On doit les couper d'un quart à un demi pouce par saison.En terminant, si vous êtes de cette race rare et recherchée qui arbore une toison naturellement blonde, utilisez de la camomille dans votre eau de rinçage.Cette herbe accentue le blond et lui donne de beaux reflets.Mais elle ne vaut rien sur les cheveux teints.Oh! j'oubliais.Nos conseils sont aussi valables pour rendre nos mâles fiers et beaux en ce début d'été.Il n'y a pas que le muscle qui attise le regard.Un cheveu souple, brillant et en santé attire souvent plus de caresses qu'un profil d'athlète.Qu'on se le dise! \u2022 k; m \t\t \t1 I\t \t\t i \u2022 i in M.1 - °' 1.1 t ILYA40ANS Reddition du sous-marin U-889à Shelbume, Nouvelle-Ecosse.Ci-contre: le Sainte-Croix, destroyer canadien qui participa à la bataille de l'Atlantique.Il coula deux sous-marins allemands, mais fut lui-même torpillé et coulé le 20 septembre 1943.Perspectives ¦ 14 PAR JACQUES C ASTONGU A Y Il faisait nuit lorsque lé sous-marin allemand U-553, sous les ordres du lieutenant-kommander Thur-mann, remonta à la surface à environ 35 milles au large de Rivière-la-Madeleine, pas bien loin de Grande-Vallée, dans la péninsule de Gaspé.Parti de sa base de Saint-Nazaire en avril 1942 à la poursuite de navires ennemis, le sous-marin avait traversé l'Atlantique, rôdé le long de la côte de la Nouvelle-Angleterre pour finalement remonter le golfe du Saint-Laurent.Il n'avait connu jusque-là cependant aucun succès.Mais voici qu'un peu avant minuit, le 11 mai, il aperçut un cargo qui venait vers lui, vraisemblablement en provenance de Québec.Évitant de révéler sa présence, le submersible le laissa approcher puis, à quinze minutes d'intervalle, lança deux torpilles qui touchèrent le cargo de plein fouet.Le temps de descendre un radeau et deux chaloupes de sauvetage, et le Nicoya, jaugeant 5364 tonnes, s'enfonçait dans la mer.Quelque trois heures plus tard, l'U-533 répétait son exploit en coulant cette fois le navire hollandais Lefo.Deux jours après, les Canadiens pouvaient lire dans les journaux un compte rendu censuré des événements: quelque part sur le Saint-Laurent deux navires ont été torpillés et coulés.Des 86 marins et passagers qui se trouvaient à bord du premier navire, 80, après avoir dérivé durant environ une demi-journée, ont atteint le rivage à divers points de la côte et ont été recueillis dans les hôtels ou chez les pêcheurs.Du deuxième navire, on dénombre 31 survivants, 11 disparus et un mort.C'est ainsi que débuta il y a quarante ans, la Bataille du Saint-Laurent, la seule qu'eut à livrer le Canada sur son territoire durant la Seconde Guerre mondiale.Pour éviter de transmettre des renseignements utiles à l'ennemi, et sans doute aussi pour ne pas effrayer la population, tout particulièrement celle vivant le long du Saint-Laurent en aval de Québec, on parla peu à l'époque de cet important événement.Et encore de nos jours nombreux sont les Québécois qui ignorent à peu près tout de cette importante bataille.À la suite de la perte du Nicoya et du Lefo, le Plan GL2, prévu au cas où les sous-marins ennemis décideraient de passer à l'action dans le golfe ou le fleuve Saint-Laurent, fut mis en application.Ce qui signifiait l'arrêt temporaire du trafic maritime à Québec et à Sydney, la formation de convois à l'île du Bic, tout près de Rimouski, et le transfert à Gaspé de cinq dragueurs de mines Bangor, auxquels vinrent bientôt s'ajouter quelques corvettes et vedettes à moteur Fairmile.Tandis que les Fusiliers de Saint-Laurent organisaient la défense terrestre, l'Aviation royale du Canada déplaçait de Sydney à Gaspé et à Montréal quelques hydravions Catalina.Des avions servant à l'entraînement furent aussi appelés à effectuer des patrouilles le long des côtes.À cette époque, le Canada était engagé dans un important programme de construction navale, mais il ne disposait que de maigres effectifs pour protéger la navigation dans le golfe et le fleuve.En fait, la priorité revenait en 1942 à la protection des convois au milieu de l'Atlantique et des pétroliers sillonnant la mer des Antilles.Du 12 mai au début du mois de juillet, aucun incident ne vint trembler les eaux canadiennes.Néanmoins, les autorités redoutaient le pire, sachant que de nombreux sous-marins en provenance de Kiel, Wilhelmshaven, Saint-Nazaire et Lorient erraient quelque part dans l'Atlantique.Les Gaspésiens qui avaient vu descendre sur leur rivage les survivants des navires coulés au mois de mai, blessés, cou-verts.de mazout et certains en état de choc, ne pouvaient s'empêcher de scruter la mer avec anxiété.Et ils avaient raison.La bataille engagée plus tôt reprit de plus belle le 6 juillet avec l'arrivée dans le fleuve du submersible il-132.Interceptant un convoi Québec-Sydney à environ 8 milles au large de Cap-Chat, il envoya rapidement par le fond trois navires de nationalités différentes,' le Dinaric (anglais), le Hainaut (belge) et VAnastasios Pateras (grec).Ayant réussi à échapper à la chasse que lui fit le H.M.C.S.Drummond-ville, V U-132 frappa de nouveau deux semaines plus tard en torpillant le Frederika Lensen.L'épave de ce navire fut touée à la baie de Grande-Vallée.Au cours des mois d'août, septembre et octobre, au moins quatre autres sous-marins allemands pénétrèrent dans le golfe et le fleuve, et pas moins de seize autres navires de divers tonnages furent coulés et un dix-septième torpillé.Tandis que I' U-165 faisait à lui seul sept victimes, V U-517, commandé par le lieutenant-kommander Paul Hart- DEMAI À OCTOBRE 1942, 22 NAVIRES COULÉS wig, remportait la palme en coulant pas moins de neuf navires, trois dans le détroit de Belle-lsle et à l'est de l'île d'Anticosti, et six le long de la côte gaspésienne.Quant au U-69, il ne coula que deux navires, mais il eut l'audace de remonter le fleuve jusqu'à quelques kilomètres de Rimouski pour attaquer et couler le uarolus, le 9 octobre 1942.Les exploits du lieutenant-kommander Paul Hartwig dans le golfe et le fleuve sont connus.Ce qu'on ne sait généralement pas, c'est qu'au cours d'un second voyage, à l'automne de 1942, son sous-marin fut bombardé et coulé par un appareil du porte-avions anglais Victorious, alors qu'il quittait Lorient à destination de la mer des Antilles.Et, ironie du sort, après avoir été interné en Angleterre, l'équipage du U-5f 7fut envoyé au Canada.Arrivé au pays en juin 1943, le lieutenant-kommander Hartwig fut détenu quelque temps au Québec, plus précisément à la Grande Ligne (Saint-Biaise), à quelques milles au sud de Saint-Jean-sur-Richelieu.Une fois la guerre terminée, Hartwig choisit de faire carrière dans la marine de l'Allemagne de l'Ouest et il devint commandant adjoint.L' U-165, qui fit lui aussi des ravages dans le fleuve et le golfe, ne connut pas un meilleur sort que celui commandé par le lieutenant-kommander Hartwig.Au terme du voyage qui le ramenait du Canada à sa base, il frappa une mine qui mit un terme à son activité.La présence des sous-marins allemands dans le Saint-Laurent causa de l'inquiétude chez les pêcheurs et les habitants de la péninsule de Gaspé.Loin de s'améliorer la situation se détériora au cours des mois d'été et devint menaçante au début de septembre lorsqu'une torpille destinée au cargo Mead-cliffe Hall manqua son objectif et vint exploser sur la grève, près de Saint-Yvon, fracassant les vitres de nombreuses maisons.Les habitants de Saint-Jean éprouvèrent les mêmes anxiétés lorsqu'un sous-marin osa s'approcher assez prêt de la côte pour lancer deux torpilles contre l'entrée du port.La bataille du Saint-Laurent prit La corvette canadienne Weyburn prit part à la bataille du Saint- Laurent.fin en novembre 1942.Entre le 11 mai et le 16 octobre, une demi-douzaine de sous-marins allemands coulèrent vingt-deux navires et en torpillèrent deux autres qu'on réussit cependant à sauver.Ce tableau de chasse est sans doute important, mais il est relativement modeste si l'on songe que cette année-là pas moins de 956 navires furent coulés par les submersibles allemands dans l'Atlantique Nord.On estime que 258 marins perdirent la vie durant cette bataille et que plusieurs centaines d'autres furent blessés plus ou moins grièvement.La conséquence la plus grave de la bataille du Saint-Laurent, et c'est ce qui amène aujourd'hui les historiens à en concéder la victoire à l'Allemagne, c'est qu'elle obligea les autorités à fermer le fleuve au trafic océanique, engorgeant du même coup le transport ferroviaire et les ports de l'est du Canada et même quelques-uns des États-Unis pour de nombreux mois à venir.On continua à organiser des convois de moindre importance pour le transport intérieur du fret, du minerai de fer, du charbon et du bois, ainsi que des passagers voyageant entre les diverses îles du golfe.Toutefois, jusqu'en 1944, les navires à destination ou en provenance d'outremer durent utiliser les ports de Saint-Jean et de Halifax et aussi quelques ports américains.En fait, il fallut attendre la fin de la guerre pour voir le commerce maritime reprendre son cours normal.S'il est vrai qu'en 1943 aucun sous-marin ne se manifesta dans le Saint-Laurent, on sait qu'en 1944 trois autres bateaux furent torpillés, ce qui n'était pas de nature à inciter les navires de gros tonnage à emprunter cette importante voie d'eau.\u2022 Perspectives» 15 LA SPÉLÉOLOGIE CES MERVEILLES CACHÉES SOUS NOS PIEDS PAR PIERRE GINGRAS Seules les gouttes d'eau qui tombent du plafond rocheux viennent rompre le lourd silence de la nuit.Comme un métronome, elles marquent le temps.Le bruissement des ailes de la chauve-souris a disparu.Sur le sol, trois «hommes-taupes» rampent dans la boue à la découverte d'un monde fascinant.Ils suivent le rayon lumineux que trace la lampe frontale.Leur casque de mineur sur la tête, ils avancent péniblement, à tâtons.Peut-être trouveront-ils une rivière souterraine, des stalactites ou encore des ossements d'animaux ayant vécu à une époque très lointaine.L'univers des cavernes est mystérieux, captivant.Au Québec, on compte de 400 à 500 cavernes.Et si l'on se fie à Daniel Caron, l'un des directeurs de la Société québécoise de spéléologie, les découvertes qui seront faites durant les prochaines années devraient permettre de doubler ce nombre.«Les cavernes sont les seuls endroits sur terre où l'homme doit faire lui-même ses découvertes, en ne comptant que sur ses propres moyens.Pas question d'envoyer une sonde exploratoire ou un sous-marin téléguidé.Si l'on veut percer les mystères de l'obscurité, il faut descendre dans les entrailles de la terre», explique Daniel Caron.\u2022 Dans la province, une quinzaine de clubs de spéléologues amateurs regroupent 1 700 membres.Il s'agit, bien sûr, de mordus de spéléologie.Mais il ne faut pas oublier les explorateurs occasionnels, les visiteurs du dimanche.Chaque année, des dizaines de milliers de Québécois descendent dans les ca- Perspecti ves ¦ 16 r vernes pour oublier durant quelques instants le monde de la lumière.Dans presque toutes les régions, on trouve un trou de la fée ou un trou du diable, des lieux touristiques très fréquentés.Nous avons aussi la chance d'avoir des cavernes situées au coeur de la ville, comme c'est le cas à Saint-Léonard (Montréal) à Boischatel ou à Cour-ville près de Québec.C'est en mars 1979 que Daniel.Caron a découvert sa première caverne en compagnie de membres de la Société québécoise de spéléologie.Pour lui, ce fut un moment inoubliable: des galeries encore jamais explorées qui s'étendaient sur deux kilomètres sous la ville de Boischatel.Une merveille! Depuis une dizaine d'années, les spéléologues étaient à la recherche d'une issue qui puisse permettre de pénétrer dans cet univers nouveau.L'existence d'une caverne à cet endroit ne faisait que très peu de doute.«Durant des heures et des heures nous avons creusé pour percer le tunnel, trouver le passage secret.Lorsque nos efforts ont finalement été récompensés et que la paroi de l'une des galeries a cédé, ce fut l'eyphorie.Nous étions fous de joie, fiers de notre conquête», se souvient-il.Cette découverte a toutefois fait sursauter les autorités municipales et la population qui savent maintenant qu'une partie de leur ville a été bâtie sur une caverne.Ces géologues doivent d'ailleurs étudier attentivement le phénomène.Au Québec, la science et le sport de la spéléologie sont populaires depuis quelques années seulement.Contrairement aux États-Unis et en Europe, nos cavernes sont de for- mation géologique récente.Il va sans dire que les stalactiques et les stalagmites sont de taille beaucoup plus réduite.Généralement, elles se retrouvent dans des reliefs calcaires où elles ont été formées par l'action de l'érosion provoquée par les eaux souterraines.La température à l'intérieur de ces cavernes varie de 3° à 7° degrés et le taux d'humidité dépasse 90%.On peut y observer une trentaine d'espèces d'animaux: des chauves-souris, des araignées, des castors, des porcs-épics, etc.Dans le cas des chauves-souris, il y en a cinq espèces.Leur présence est plutôt rare, elles préfèrent les lieux chauds et secs.Daniel Caron raconte que l'on a découvert trois cavernes où des castors ont élu domicile de façon permanente: Ces animaux vivent donc dans l'obscurité la plus totale et ne sortent que pour aller faire leurs provisions.On a aussi trouvé des cavernes qui servaient de lieu d'habitation pour des porcs-épics et ce, depuis des générations.Celle de La Rédemption dans la région de la Matapédia fut découverte, dit-on, en suivant les traces d'un porc-épic jusqu'à sa retraite.C'est à cet endroit que l'on a découvert pour la première fois au Québec le crâne d'un grizzly, ce qui permet de croire que cette espèce a vécu ici durant une certaine période.Mais c'est en Gaspésie, en 1977, que les spéléologues ont fait une découverte étonnante: des ossements de 5000 animaux de différentes espèces, dont des orignaux, des chevreuils, des renards et des ours.Ces animaux tombaient dans un puits de trois mètres de largeur et de 11 mètres de profondeur qui conduisait à la caverne Saint-EI-zéar, dont l'une des salles mesure 200 mètres.Lentement, ils mouraient tous au fond du goufre.Quant aux cavernes qui ont déjà abrité des humains, on en connaît seulement deux, dont l'une est située sur les rives du Saguenay et l'autre sur celles du lac Mistassini.De l'avis des spéléologues, un des sites les plus spectaculaires actuellement est celui de la rivière Patate dans l'île d'Anticosti.Cet endroit est considéré comme le paradis de la spéléologie au Québec.Cette caverne, qui a été découverte l'an dernier, s'étend sur 500 mètres de longueur et demeure facilement accessible.La spéléologie a acquis ses titres de noblesse depuis longtemps aux États-Unis et en Europe.Le gouffre le plus profond (1 494 mètres) se retrouve en France, tandis que la caverne la plus longue, Mammoth Cave (370 kilomètres de galeries) est située dans le Kentucky.Sur le continent américain, on peut visiter une quarantaine de cavernes dont le système de galeries atteint les 30 km.Ailleurs dans le monde, on compte plus de 20 gouffres dont la profondeur dépasse 1000 mètres.Fait intéressant, ce nombre ne dépassait pas six en 1970.Les découvertes se multiplient rapidement.Pour aiguiser votre appétit de spéléologue, vous pouvez toujours * visiter les cavernes touristiques de Howe Cavern près de Albany ou encore le Natural Stone Bridge près de Petersville dans l'État de New York.Mais comme le souligne Daniel Caron, l'exploration d'une petite caverne laisse un souvenir beaucoup plus agréable que celle d'un site aménagé doté d'un éclairage permanent.Si l'aventure vous attire, n'hésitez pas: il suffit d'une bonne paire de bottes, d'une salopette, d'une lampe de poche et d'un casque protecteur.Vous pouvez commencer par aller faire un tour à Saint-léonard ou à Boischatel.Il y a aussi le parc de la Gatineau où vous découvrirez la caverne Lusk et sa rivière souterraine.Vous pouvez aussi vous joindre à un club de spéléologie pour participer à une excursion organisée ou même vous inscrire à un stage d'exploration.Quelques conseils avant de partir: méfiez-vous des inondations printanières, ne partez jamais seul et ne vous aventurez point dans des endroits difficiles pour un débutant.Surtout n'oubliez jamais ces trois règles d'or du spéléologue: ne laissez rien sauf l'empreinte de vos pieds, ne prenez rien sauf des photographies, et ne tuez rien sauf le temps.POUR MÉMOIRE Nombre d'adeptes: 1 700 Équipement de base: vieux vêtements, imperméables, bottes, casque protecteur, lampe de poche ou lampe frontale.Références: les ouvrages de références en français et en anglais sur ce sujet sont très nombreux.Pour sa part, Daniel Caron prépare un volume sur la spéléologie qui sera publié en septembre.Organisme: Société québécoise de spéléologie 1415 est, rue Jarry Montréal, Que.H2E 2Z7.Tél.: (514) 374-4700, 374-3349 postes 441 et 442.On pourra aussi obtenir à la Société les coordonnés du club de spéléologie de sa région.\u2022 Perspectives ¦ 17 LES ANGLAIS ET LA «GROSSE RACINE» INSTITUT DE TOURISME ET D'HÔTELLERIE DU QUÉBEC MENU Crème de champignons Esturgeon fumé, pointe de citron (photo) Grenadin de veau aux carottes Doré à l'ail ' Sorbet aux fraises Vaisselle: boutique Ma Maison 4 !» '* z Perspectives* 18 Aux Français qui, depuis plus d'un siècle et demi, exploitent et apprivoisent le territoire de la Nouvelle-France, les Anglais se joignent par la force.Comme plusieurs le savent, la pénible Conquête de 1760 est due en partie à la faiblesse des Canadiens qui, depuis 1755 au moins, sont aux prises avec la famine et une rareté de denrées alimentaires que les exactions des Bigot et cie rendent plus pénibles encore.La guerre transforme les colons en soldats, pendant que sur leurs terres poussent les broussailles.En 1755, alors que débutent en terre américaine les hostilités entre l'Angleterre et la France, Bigot écrit: «Les Canadiens ainsi employés à l'armée ne travail-lent point à la culture des champs et ils sont loin de défricher de nouvelles terres.Tout manque, principalement le blé.Il est mort un grand nombre de Canadiens par suite de la fatigue et des maladies.» Deux ans plus tard, «/e peuple est au quarteron de pain» et, en 1759, la gastronomie locale n'a guère évolué puisqu'à l'arrivée inespérée de vivres et de renforts à Québec, en mai 1759, un témoin écrit: «Jamais joie ne fut plus générale, elle ranima le coeur de tout un peuple qui, pendant le cours d'un hiver des plus durs avait été réduit à un quarteron de pain et demi-livre de cheval.» En vain, pendant ces tristes années, on avait voulu transformer les pauvres Canadiens en mangeurs de cheval et de pommes de terre.Du premier, qu'ils vénèrent presque, ils ne goûtent qu'à coups d'ordonnances et de menaces.De la seconde, connue ici sous le nom de «grosse racine», ils craignent le pire: la lèpre.D'ailleurs, longtemps avant que Parmentier ne le fasse en France, on tente ici d'astreindre le Canadien à la culture et à la consommation de ce légume que les Amérindiens appelaient «hetich».Bigot n'y croit guère.Répondant au ministre, qui, dans une lettre datée du 2 février 1758, lui suggérait cet aliment, il écrit: «Les habitants n'en mangeraient point dans les commencements par l'habitude où ils ont toujours été d'avoir de bon pain, mais ils en feraient usage pour leurs bestiaux.\u2022 Voici les Anglais! Ils s'installent à Québec et aux environs, ainsi qu'à Montréal et dans la région périphérique.En peu de temps, l'on constate de nombreux changements partiellement occasionnés par la fin de l'importation directe de denrées françaises.Autre élément dont l'in- fluence sera indéniable: les conquérants cherchant à trouver sur leur table ce qu'ils y trouvaient chez eux, amèneront les Canadiens à modifier le contenu de leurs jardins.C'est ainsi, et ce n'est là qu'un exemple, que la «grosse racine» a pu s'intégrer à nos moeurs.Les recettes que nous vous présentons cette semaine mettent en valeur les produits de la région de Québec.CRÈME DE CHAMPIGNONS Préparation: 15 minutes Cuisson: 40 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Champignons frais émincés 1,51 6 tasses Beurre 125 ml Î4 fasse Citron 20 ml 4 c.à thé Farine 125 ml !4 fasse Bouillon de volaille 11 4 tasses Sel du moulin au goût Poivre du moulin au goût Service: 1 portion Champignons en julienne 30 ml 2 c.à table Beurre 5 ml 1 c.à thé Potage de champignons 175 ml 6oz Crème à 35% 45 ml 3 c.à table MÉTHODE CUIRE A L'ÉTOUFFÉE (cuire à couvert à court mouillement) les champignons avec le beurre et le citron.SAUPOUDRER de farine et mouiller avec le bouillon de volaille.Cuire à feu doux de 30 à 40 minutes.ASSAISONNER au goût.Passer au presse-purée, puis à I et a mi ne.Mettre de côté.Service: SAUTER la julienne de champignons au beurre.AJOUTER le potage et la crème.Donner quelques bouillons et servir aussitôt.N.B.: la crème de champigons peut se conserver au congélateur pendant une période maximale de 3 mois, mais sans la crème.N'ajouter la crème qu'après avoir fait dégeler le potage.ESTURGEON FUMÉ, POINTE DE CITRON Préparation: 10 minutes.6 PORTIONS^ INGRÉDIENTS Métrique Impérial Laitue Boston quantités suffisantes Esturgeon fumé escalope, 450 g 11b Poivre du moulin au goût Citrons en quartiers 12 quartiers Oignon ciselé 175 ml % fasse Tomate en dés (pulpe) 175 ml Crème à l'échalote: \u2014crème à 250 ml % tasse 35% \u2022échalote hachée \u2022poivre \u2022sel 1 tasse 60 ml Va tasse au goût au goût \u2014persil haché 30 ml 2 c.à table MÉTHODE FONCER une assiette avec les feuilles de laitue.DISPOSER les escalopes d'esturgeon sur le lit de laitue.POIVRER.DÉCORER avec les quartiers de citron, l'oignon et les dés de tomate.MÉLANGER tous les ingrédients de la crème à l'échalote et en arroser l'esturgeon.Servir froid.GRENADIN DE VEAU AUX CAROTTES Préparation: 20 minutes Cuisson: 20 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Filet mignon de veau 1,2 kg 2lb11oz Sel du moulin au goût Poivre du moulin au goût Farine quantités suffisantes Beurre fondu 60 ml 'A tasse ¦ Carottes émincées 750 ml 3 tasses Échalotes hachées 30 ml 2 c.à table Caribou 125 ml 6 oz Sauce brune 250 ml 1 tasse Persil haché 60 ml %A tasse Beurre 60 ml V< tasse Sel du moulin au goût Poivre du moulin au goût MÉTHODE PARER ET DÉNERVER le filet de veau.L'ASSAISONNER et le fariner.LE SAISIR dans le beurre fondu sur toutes ses faces et enlever l'excès de gras de la casserole.FAIRE SUER LES CAROTTES et les échalotes avec le veau.DÉGLACER avec le caribou.MOUILLER avec la sauce brune.Cuire à couvert, au four, à 150°C (300°F) jusqu'à ce que les carottes soient tendres.PARSEMER de persil et monter au beurre.RECTIFIER l'assaisonnement.DORÉ A L'AIL Préparation: 20 minutes Cuisson: 15 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial F/7efs de doré (175 g ou 6 oz) Sel 5 ml Poivre 2 ml Beurre 45 ml Ail émincé 15 ml Vin blanc sec 90 ml Échalote sèche hachée ^^^^ Bouillon de poisson ou crème à 35% 400 ml Beurre manié: \u2014beurre 45 ml \u2014farine 45 ml Beurre 30 ml 1 c.à thé Vi c.à thé 3 c.à table 1 c.à table 3oz 30 ml 2 c.à table 1 % tasse 3 c.à table 3 c.à table 2 c.à table MÉTHODE: SALER et poivrer les filets de doré.LES ÉTUVER (cuire à couvert sans mouillement) avec le beurre à feu doux.Retirer les filets de la casserole et les garder au chaud.FAIRE SUER l'ail dans le jus de cuisson des filets pendant 3 minutes.FAIRE RÉDUIRE le vin blanc avec l'échalote.AJOUTER le bouillon de poisson et lier légèrement avec le beurre manié.Ajouter au jus de cuisson des filets.RECTIFIER l'assaisonnement et monter la sauce au beurre.Napper de sauce les assiettes et y disposer les filets de doré.SORBET AUX FRAISES Préparation: 10 minutée Turbinago: 20 à 25 minutes Congélation: 3 à 4 heures 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Fraises 800 ml 3% tasses Sucre 325 ml 1 % tasse Eau 114 tasses Jus de citron 45 ml 3 c.à table MÉTHODE ÉCRASER les fraises avec le sucre.Passer au mélangeur.AJOUTER l'eau et le jus de citron.Bien mélanger.Mettre l'appareil dans une sorbetière et laisser turbiner de 20 à 25 minutes.Laisser prendre au congélateur de 3 à 4 heures.N.B.: le sorbet aux fraises peut se conserver au congélateur pendant une période maximale de 2 mois \u2022 Perspectives ¦ 19 Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage-éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette- Régulière et King Size: \"goudron\" 12 mg, nie.0.9 mg."]
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