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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Économie et finance
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-05-20, Collections de BAnQ.

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[" Un mode d épargne SUPERIEUR .Nos certificats de DEPOT GARANTI tf TRUST GENERAL .1 A ET FINANCE cahier C LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 MAI 1982 fi A qui profite le crime?À force d'entendre fuser des critiques contre la politique économique du gouvernement canadien et ses sinistres conséquences, on pouvait se demander qui, à part les autorités fédérales, croyait encore aux bienfaits d'une stratégie qui mène à la récession, au chômage et à la faillite.On a eu la réponse lundi, avec la spectaculaire visite à Ottawa des membres du Conseil d'entreprises pour les questions d'intérêt national, un regroupement des têtes dirigeantes de 150 très grandes entreprises canadiennes.Ils sont venus faire pression sur le gouvernement Trudeau pour l'encourager à maintenir sa politique monétaire, mais par contre réclamer certains avantages pour l'entreprise.Il ne faudrait pas pour autant déduire de cette intervention que le secteur privé appuie en bloc la philosophie monétariste du gouvernement et la priorité absolue qu'il fixe à la lutte à l'inflation.Loin de là! Il n'y a pas de consensus Les hommes d'affaires ne sont pas des philosophes, et en général, ils seront en faveur de décisions et de gestes qui favorisent la bonne marche et la rentabilitié de leur entreprise.En grossissant un peu les choses, on constate qu'une partie du secteur privé appuie la lutte anti-inflation tout azimut, et c'est celle qui traverse la crise sans trop de mal, ou qui profite de la situation actuelle.Par contre, de très larges secteurs trouvent la récession actuelle de plus en plus pénible et souhaitent un coup de barre: les PME, bien sûr, mais aussi une large portion de la grande entreprise manufacturière, qui est menacée par la faillite.Il va sans dire que les membres du Conseil d'entreprises, mieux connu sous son sigle anglais, plus élégant, de Business Council on National Issues, se classent d'emblée dans la première catégorie.Un message cohérent On peut résumer en trois blocs la stratégie économique que préconisent ces hommes d'affaires, qui s'appuie sur une analyse très lucide mais assez sombre de la situation actuelle, et insiste sur les problèmes structurels de l'économie canadienne.Tout d'abord, un maintien de la politique économique actuelle du gouvernement Trudeau, c'est-à-dire continuer la lutte contre l'inflation, et réaffirmer l'appui au Gouverneur de la Banque du Canada Gerald Bouey.En termes concrets on suggère de ne pas succomber à la tentation de baisser les taux, de dévaluer le dollar ou d'injecter de l'argent pour aider les chômeurs.De l'aveu même du Conseil, on voulait ainsi faire pression sur un gouvernement qui contemplait de plus un plus un changement de politique.Le second bloc vise à mener sur d'autres fronts cette lutte à l'inflation, par un contrôle des salaires dans la fonction publique et un vaste mouvement de modération dans les demandes salariales, plutôt que par un contrôle des salaires.Le texte remis par le groupe insiste fortement sur l'importance d'un ralentissement des salaires à un rythme comparable à celui des États-Unis.Le troisième bloc, consiste en une série de gestes qui selon le Conseil restaurerait la confiance des investisseurs, et augmenterait leur marge de profit: modifications du budget de novembre, un assouplissement du programme énergétique et du contrôle des investissements étrangers.A qui paie le crime?C'est là une amère médecine.Mais ceux qui l'ont proposé sont justement ceux qui peuvent la supporter.La brochette de prestigieux dirigeants d'entreprise qui sont allés à Ottawa représentent le segment des entreprises privées qui se tirent le mieux de la crise actuelle, Banque Royale, Imperial Oil, Honeywell, Bell Canada, ou qui sont plus prêtes que d'autres à souffrir pour vaincre l'inflation.Cela peut être pour différentes raisons.Tout d'abord, ce sont de grosses entreprises, plus solides, qui résisteront mieux à des remous économiques, surtout si elles sont en bonne santé financière.Pour prendre un exemple, personne ne croit que Bell Canada tombera en faillite à cause de la récession, même si certains secteurs de son activité ont ralenti; elle pourra même profiter de l'inévitable affaiblissement de ces concurrents de plus petite taille.Par ailleurs certains secteurs sont carrément allergiques à l'inflation ou à certains bouleversements.C'est le cas des banques et du secteur financier, qui souffrent fort des variations trop brusques des taux d'intérêts et qui craignent la panique que pourrait créer sur les marchés une dévaluation du dollar canadien.Elles sont donc prêtes à faire des sacrifices pour juguler l'inflation.C'est également le cas des entrerises du secteur des ressources naturelles, comme l'Impériale ou les autres pétrolières, dont une grosse part des activités est orientée vers des mégaprojets à très long terme.Pour elles, l'inflation est un fléau, qui rend souvent impossible toute planification de coût et peut carrément remettre certains investissements en cause.Maladresse politique Malgré la qualité de l'analyse, l'argumentation du Conseil a été entravée par la façon maladroite dont elle fut présentée.Tout d'abord sur le fond.Leur stratégie demandera des efforts fort pénibles à presque tout le monde, travailleurs, gouvernements, petites entreprises, sauf eux.On cherche en effet dans leurs recommandations la contribution que ces chefs d'entreprises sont prêts à promettre dans cet effort d'austérité collective.Ensuite sur la forme.Il y a quelque chose de particulièrement agaçant à voir le dirigeant de Bell Canada, Jean de Gra-ndpré, une compagnie connue pour ses hausses de tarifs à répétition, parler des méfaits de l'inflation et des vertus de la modération, entendre Earle McClaughlin, de la Banque Royale, défendre les taux d'intérêts élevés, quand depuis un an les banques sont accusées de s'être enrichies grâce à la hausse des taux, ou encore de voir tous ces dirigeants, aux salaires de plusieurs centaines de milliers de dollars, demander aux travailleurs de se serrer la ceinture.Le taux d'escompte bougerait peu 6,000 PME du Québec sont menacées de faillite d'ici à un an Le taux d'escompte de la Banque du Canada ne devrait pas changer beaucoup aujourd'hui et rester près du niveau de 15.41 pour cent atteint la semaine FRÉDÉRIC WAGMIÉRE dernière.La banque centrale avait alors provoqué une hausse du taux d'escompte d'un quart de point pour enrayer la baisse du dollar.Depuis lors, le dollar s'est stabilisé à environ 80.70 cents américains.Il est encore très près Quelque 6,000 entreprises du Québec, des manufacturiers à 80 pour cent, avec des actifs moyens de $1 million, connaîtraient de telles difficultés financières que leurs prêteurs devraient «tirer le bouchon» d'ici au premier mai prochain à la grande majorité.Elles déclareraient alors faillite ou fermeraient leurs portes.! | LAURIER CLOUTIER_ Des sources affirment en effet qu'un sondage interne du bureau montréalais de l'Institut des banquiers canadiens auprès des principales institutions financières, oeuvrant dans le prêt industriel et commercial garanti, vient de produire ces données.Sous le couvert de l'anonymat, les sources ont immédiatement enchaîné toutefois que l'Institut des banquiers canadiens (IBC) ne confirmerait jamais l'existence de ce relevé interne, de crainte de provoquer la panique chez les entreprises déjà fortement ébranlées par la récession.L'IBC n'a pas confirmé ces statistiques.Les porte-parole ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils n'arrivaient même pas à retracer l'existence de ce sondage interne.Ils ont souligné qu'une étude de professeurs de l'Université Western révèle que les PME (petites et moyennes entreprises) reçoivent presque un traitement de faveur de la part des banques.«Mais votre sondage nous intéresse».De leur côté, certaines des institutions prêteuses interrogées n'avaient non seulement pas été informées du total final du sondage mais des responsables du crédit déclaraient n'avoir jamais été questionnés par l'IBC.L'un précisait que ce sont les conseils de son niveau le plus bas depuis la Dépression des années trente.La Banque du Canada ne peut donc pas se permettre de faire baisser les taux.Le rendement des bons du trésor, qui détermine tous les jeudis le taux d'escompte, était hier de 15.15 pour cent \u2014 presque au même niveau qu'il y a une semaine.Ce taux semble être assez élevé pour maintenir le dollar qui a terminé hier en .hausse de sept centièmes de cents à 80.89 cents.d'administration qui détiendraient ces informations.3.5% de 167,000 Le vice-président exécutif d'une institution financière estime par ailleurs qu'il n'y aurait rien d'alarmant à voir disparaître 6,000 entreprises au Québec d'ici à un an puisque cela refléterait «à peu près le niveau historique» de fermetures, soit environ 3.5 pour cent du total, que d'autres firmes naissantes remplacent immédiatement.Le Québec compte quelque 167,000 PME, dont 60 pour cent dans le Montréal métropolitain.Sur 20 PME lancées, 19 ferment leurs portes en deçà de 10 ans.Depuis le début de l'année, environ 5,000 ont fait faillite au Québec, soit 40 pour cent du total canadien.Gilles Handfield, vice-président exécutif du CID (Crédit industriel Desjardins), déclare qu'il «ne faut pas se laisser impressionner par de tels chiffres.Un taux de trois à quatre pour cent de fermetures n'est pas pire qu'avant, ni qu'ailleurs.La PME québécoise en a vu d'autres et a prouvé qu'elle pouvait passer au travers.Et la reprise s'en vient».Pas inexorable Par ailleurs, les directeurs de crédit de banques ont confirmé que la fermeture de 6,000 entreprises avec des actifs de plus de $500,000 n'aurait rien d'inexorable.Les prêteurs garantis éprouvent actuellement de tels problèmes à vendre des actifs saisis au Québec, comme ailleurs au Canada, qu'ils n'interviennent qu'en tout dernier ressort.La saisie d'actifs ne permettrait de récupérer souvent que de 15 à 20 pour cent de leur valeur, à cause de la récession.«Je n'avais jamais vu un lan- cement d'appel d'offres n'attirer aucun acheteur», déclare Guy Gauthier, directeur du recouvrement de la Banque Nationale du Canada.«C'est vrai que la liquidation d'actifs devient difficile parce que personne ne veut acheter».«Il serait hasardeux d'affirmer que 6,000 firmes vont faire faillite.Ce n'est pas le temps de broyer du noir.Pourquoi se créer des problèmes avant le temps».Un porte-parole de la Nationale ajoute que la banque affiche des pertes sur prêts inférieures de 10 pour cent à ses prévisions.Elles dépassent toutefois celles de l'an dernier mais demeurent parfois inférieures de 100 pour cent à celles de concurrents.«On participe au Plan.Biron.La banque ne tire le bouchon que lorsqu'elle se retrouve en position de pertes et elle n'est alors jamais gagnante».Un collègue précise que son rythme de prise de possesion a ralenti.«Il pourrait toutefois augmenter d'ici à 12 mois si l'on se fie à l'économie».Denis Séguin, vice-président, Crédit, de la Banque Royale, indique que ses dossiers de prêts en difficultés augmentent sensiblement.«La récession a des effets marqués sur les entreprises et les prêteurs mais la Banque Royale est relativement épargnée».* Robert Currey, directeur du crédit de la Banque de Montréal, ré-, vêle «une croissance énorme» de ses dossiers en difficultés.«Mon rythme augmente de façon alarmante.Ça ne se calmera pas au cours des prochains mois.Il faudrait un changement de la politique d'Ottawa.Ce sera pire dans six mois au rythme actuel».Enfin, il confirme lui aussi que les actifs saisis deviennent difficiles à vendre.La confiance des consommateurs à son plus bas niveau depuis 20 ans Le consommateur canadien a atteint un tel niveau d'inquiétude face à la situation économique actuelle dans laquelle il est plongé qu'il a monté à un sommet record son taux d'épargne, plutôt que de dépenser.JEAN POULAIN_ Concrètement, l'indice de confiance du consommateur tel que l'a élaboré le Conference Board du Canada est descendu à un niveau plancher de 60.4 (alors qu'il était à 100 en 1961, année de lancement de l'enquête): il s'agit d'une baisse de 3.8 points par rapport au quatrième trimestre de 1981.Cet indice est calculé d'après les réponses obtenues à quatre questions qui sondent l'opinion des ménages canadiens au sujet de leur situation financière actuelle et future, des perspectives d'emploi dans l'avenir à court terme et de l'opportunité du moment actuel pour réaliser un achat d'importance tel une maison, une voiture ou autre acquisition semblable.Le pessimisme qui ressort des réponses se situe dans l'environnement actuel de marasme économique, de taux d'intérêt élevés et d'inflation rapide malgré un certain fléchissement.C'est pourquoi le pessimisme des consommateurs s'est traduit par le refus de s'engager dans des dépenses importantes mais aussi par la décision d'augmenter son taux d'épargne c'est-à-dire de la part de son revenu disponible qu'il ne dépense pas.L'analyse des résultats de la dernière enquête trimestrielle a été rendue publique hier par l'organisme de recherche économique d'Ottawa.La chute de l'indice de 64.1 au quatrième trimestre 1981 à 60.4 pour le premier trimestre de cette année est attribuable à la plus faible proportion des répondants qui considèrent que leur situation financière s'améliore actuellement.En outre il y a baisse également chez ceux qui croient le moment propice à un achat important.Au niveau de la situation financière familiale meilleure actuellement qu'il y a six mois, 15.7 pour cent répondent par l'affirmative au lieu de 17.6 pour cent lors de l'enquête précédente: c'est la cinquième fois consécutive en cinq trimestres que ce pourcentage accuse une baisse.La question relative à l'emploi ne pouvait qu'être mal accueillie elle aussi eu égard à la forte hausse récente du chômage et le faible niveau de l'emploi offert: aussi le pourcentage de ceux qui croient que les emplois seront plus nombreux dans six mois est tombé de 10.5 à 10.1 pour cent.Quant à la question la plus classique du sondage du Conference Board relative à l'achat d'un bien important, la chute du pourcentage favorable à une telle décision est de 1.6 point, soit de 13.3 à 11.7 pour cent.Comme le remarquent les économistes du Conference Board ce niveau est le plus bas depuis vingt ans, période à laquelle commença le sondage (la seule exception concerne le troisième trimestre 1981 avec un taux tombé à moins de 8 pour cent).Au sujet de l'inflation, les consommateurs sont maintenant plus nombreux que le trimestre précédent à penser qu'une modération des pressions sur les prix est à prévoir pour l'avenir immédiat, bien qu'ils ne soient encore qu'une minorité (17.7 au lieu de 13.7 pour cent).De même, ceux qui prévoient une accélération de l'inflation ont vu leur pourcentage tomber de 45.2 à 36.7 pour cent.Pour la situation économique canadienne dans son ensemble seulement 9.5 pour cent des répondants contre 11.2 pour cent au quatrième trimestre 1981 s'attendent à une amélioration.Toutes les données qui sont comparées à celles du trimestre précédent ont été ajustées pour tenir compte des influences saisonnières.DANS NOS PAGES Mises à pied temporaires Tout comme le Canadien Pacifique la semaine dernière, les Chemins de fer nationaux ont décidé, en raison de difficultés économiques et financières, de prolonger les vacances estivales de 3,150 de leurs 5,700 ouvriers d'ateliers à Montréal, Winnipeg et Moncton au-delà des quatre semaines de congé régulier.Page C3 Engagements de Lévesque Quelques jours avant la présentation du budget provincial, le Comité de promotion économique de Montréal (GOPEM) rappelle au gouvernement Lévesque les engagements pris au sommet Québec concernant «Montréal Centre bancaire international (CBI)» et l'invite à prendre des mesures fiscales favorisant l'établissement d'un tel centre.Page C3 Même à la Banque Royale La Banque Royale a décidé de geler les salaires d'environ 300 cadres pendant au moins un an.Cette mesure affecte tous les cadres à partir du rang de vice-président.Page C7 Déficit budgétaire Diminution des revenus, augmentation des dépenses et le gouvernement fédéral s'est retrouvé, en mars, avec un déficit budgétaire de $694 millions comparativement à un excédent de $836 millions en mars 1981, a-t-on révélé hier.Page C7 6e recul à Toronto L'indice composé de la Bourse de Toronto a atteint hier son niveau le plus bas depuis le 25 octobre 1979: 1,521.18.Page C2 Indices Montréal: 263.25 (- 1.92 ) Toronto: 1521.18 (- 10.46) New York: 835.90 (- 4.95 ) CANADIEN + 7/100 80.89 L'Ontario supplante le Québec comme principal fournisseur canadien de la France Compte tenu des affinités culturelles et linguistiques entre le Québec et la France, on pourrait croire que la province est le partenaire commercial privilégié des Français au Canada.C'est faux depuis 1981, lorsque les exportations de l'Ontario ont dépassé de 30 pour cent celles du Québec.FRANCINE OSBORNI Selon des chiffres fournis par Statistique Canada et le Bureau de la statistique du Québec, les exportations du Québec vers la France ont atteint $266.6 millions Tan dernier, tandis que l'Ontario exportait pour $348.4 millions.Mais en 1980, le Québec était encore le principal fournisseur canadien des Français, avec une valeur de $277 millions, comparativement à $247 millions pour l'Ontario.L'année précédente, l'écart était encore très favorable au Québec, $192 millions contre $119 millions pour l'Ontario.Selon un document rendu public lors d'un séminaire sur la France organisé par l'Office québécois du commerce extérieur (OQCE), les exportations du Québec vers la France (produits agro-alimentaires, matières brutes, matières travaillées et produits finis) ont augmenté à un rythme annuel de 18.3 pour cent entre 1975 et 1980, mais en 1981, elles baissaient légèrement en valeur, notamment à cause de la chute du dollar canadien.Toutefois pour l'Ontario, elles ont connu une croissance de 32.9 pour cent entre 1975 et 1980 et l'année suivante, elles ont fait un bond de 41 pour cent, ce qui permet de prévoir que l'écart avec le Québec va s'élargir.Le directeur des services d'initiation aux techniques d'exportation à l'Office, Jean Bé-rard, expliquait que la forte hausse des exportations ontariennes était due aux expéditions de pro- duits chimiques inorganiques, provenant notamment des usines pétrochimiques de Sarnia.Les expéditions de ces produits ont d'ailleurs monté de 237.9 pour cent entre 1975 et 1980 et représentaient 44.3 pour cent du total exporté par POntario.Par contre, ces produits chimiques inorganiques ne sont même pas mentionnés dans le tableau des principales exportations en France pour 1980 cité par l'OQCE.Le séminaire organisé par l'OQCE visait justement à augmenter les exportations du Québec vers la France.M.Bérard a précisé que l'Office avait déterminé les différents secteurs dans lesquels les firmes québécoises pourraient augmenter leurs exportations: les vêtements d'extérieur pour hommes, les vêtements d'été-hiver pour enfants, meubles de maison en bois, articles de bricolage, bois ouvré, des produits alimentaires comme le miel, le sirop d'érable, la viande chevaline, ainsi que des biens industriels, machines électriques ou électroniques, meubles de bureau en métal, bois, matériaux de construction et quincaillerie industrielle.] Denis Spire, le secrétaire général de la Fédération française des importateurs de bois du Nord, a expliqué qu'il y avait trois façons de s'implanter sur le marché français.Un producteur peut tenter d'établir de lui-même une présence continue en France, ce qui est difficile, ou s'assurer les services d'un agent, ce qui est plus avantageux car on peut le rémunérer au pourcentage, ou encore ouvrir un bureau de vente sur place, une solution très coûteuse.M.Spire a souligné que la France était intéressée à un approvisionnement stable et ne voulait pas être considérée comme le déversoir des produits québécois lorsque ça va mal pour le principal client des entreprises québécoises, les États-Unis (7Q pour cent des exportations du Qutbec).h C 2 Un investissement à répreuve de la récession.Oui ça existe.Profitez de l'expérience Rent-A-Wrecfe o Devenez propriétaire d'une franchise de location de voitures d'occasion Rent-A-Wreck.o La clientèle est là, il faut aller la chercher.Les gens ne veulent plus payer $30.par jour pour une voiture de location.o Le système Rent-A-Wreck fait ses preuves depuis des années au Canada, et avec un égal succès aux États-Unis.o 90% des cens sont capables de s'offrir nos taux de locations imbattables et profiter de nos voitures de seconde main impeccables çrâce au système d'inspection et d'entretien Rent-A-Wreck qui a fait notre renommée de sérieux.o Hâtez-vous.La région métropolitaine de Montréal se verra accorder un nombre limité de franchises.oignez-vous à l'une des organisations les plus originales et es plus rentables de la dernière décennie.o Notre nom est comique?Tout le reste est sérieux, TRÈS SÉRIEUX.o Pour plus d'informations, communiquez avec monsieur D.Marino au 514-365-8551.Rent-A-Wreck 410, ave.Dollard LaSaHe,P.Q.H8NlS6 Groupe Continental Canada Ltée Noil C.Darrach John A.Morrison Le Conseil d'administration de Groupe Continental Canada Ltée a annoncé la nomination de M.John A.Morrison au poste de président et chef de la direction.M.Morrison succède à M.Neil C.Darrach qui prend sa retraite après 35 ans au service de la société.' Cette nomination prendra effet le 1er juin.M.Darrach a débuté sa carrière chez Groupe Continental comme directeur de la recherche.Il a subsé-quemment exercé diverses fonctions importantes à la direction de la société et de ses usines tant à Montréal qu'à Toronto.En 1964, il fut nommé Vice-prési-.dent et directeur général de la Division des produits métalliques.Il devint Vice-président directeur en 1970, puis Président et chef de la direction en 1977.M.Morrison a assumé de nombreuses responsabilités de gestion au sein de Groupe Continental au cours de ses 17 années de service.Avant sa nomination, M.Morrison était Vice-président directeur et chef de l'exploitation.Il a antérieurement occupé le poste de Vice-président et directeur générai de la Division des produits métalliques (Continental Can Company of Canada) ainsi que celui de Vice-président et directeur général de la Division des pièces d'automobiles.Denver mm Amer km Airlines améliore encore son fameux réseau vers lDuest.American vole maintenant de Montréal vers Denver deux fois par jour selon un horaire pratique.Départ de Montréal 9 h 34 16 h 10 Arrivée à Denver 13 h 05* 19 h 25 American vous offre maintenant la possibilité de vous rendre à Denver rapidement et confortablement.De plus, vous bénéficiez du fameux service qui a fait la réputation d'American.Ainsi, vous pouvez choisir votre siège lors de la réservation du billet.Vous perdez moins de temps à l'aéroport puisqu'un seul et même comptoir règle les formalités et vous remet les cartes d'embar- quement pour Taller comme pour le retour et même pour les correspondances.Chez American, l'excellence est de rigueur parce que chaque envolée que vous faites avec nous doit être la meilleure que vous ayez jamais faite.À la prochaine occasion, essayez notre nouvelle liaison Montreal-Denver et expérimentez l'excellence.Pour renseignements et réservations, communiquez avec votre agent de voyages ou avec le bureau montréalais d'American Airlines à 871-1810.American Airlines.Américaine par excellence.?LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 MAI 1982 ECONOMIE ET FINANCE.LE GROUPE SGF Sixième reçu! consécutif de la Bourse de Toronto L'indice composé de la Bourse de Toronto a atteint hier son niveau le plus bas depuis le 25 octobre 1979: 1,521.18 sur une perte de 10.46 points.Le déficit budgétaire que le gouvernement fédéral a enregistré en mars n'était évidemment pas là pour faire sortir le marché de la dèche où il s'enlise depuis plusieurs jours.Sur un virement de 4,779,000 actions, 244 étaient en baisse et 183 en hausse.Bombardier, presque assurée d'un contrat de $1 milliard, a vu ses actions A progresser de Va à $11% et ses actions B monter de un point à 9Vi.À Montréal, l'indice composé a continué à décliner, perdant 1.92 à 263.25 et l'indice des industrielles cédant 1.56 à 281.35.Quelque 58 ac- tions ont perdu du terrain sur un virement de 753,000 actions; 34 en ont gagné.À Wall Street, une tentative de ralliement a échoué dans l'oeuf vers l'heure de la clôture, la moyenne des industrielles de Dow Jones reculant de 4.95 à 835.90.Le seul indice des transports a cédé 4.75 à 335.Quelque 49 millions d'actions ont changé de mains, les actions en baisse l'emportant 2-1 sur les actions en hausse.Par ailleurs, le dollar canadien a poursuivi dans sa lancée de mardi, gagnant hier 7/100 à $0.8089.L'or a fermé à Londres à $342.25 l'once, comparativement à $338.125 la veille.À New York, il a gagné un dollar à $340.50341.50 l'once.Dome Petroleum vendra 0 ses propriétés aux USA CALGARY (Reu-ter) \u2014 Affligée d'une dette qu'on évalue quelque part entre $7 milliards et $8 milliards, Dome Petroleum Ltd.a décidé de vendre, pour quelque $700 millions à $1 milliard (US) des propriétés qu'elle avait acquises aux USA pour l'exploration et la production.Selon Bill Payne, porte-parole de Dome à Calgary, des négociations commenceront bientôt à New York avec d'éventuels acheteurs.Les offres devront être formulées avant la fin de juin.Les actifs mis en vente, sous la direction de Goldman Sachs, englobent des concessions sous-marines qui sont revenues à Dome en vertu de sa fusion avec Hudson's Bay Oil and Gas.Dome a également aux USA une filiale, Dome Petroleum Corp., qui compte des bureaux et plus de 300 employés à Denver et Houston.Pour diminuer son endettement, Dome a déjà vendu pour environ $1 milliard d'actifs et diminué sa main-d'oeuvre.MICHEL PLESSI3BÉLAIR Monsieur Jean-Claude Lebel.président et chef de la direction de la Société générale de financement du Québec, est heureux d annoncer la nomination de mc-nsieur Michel Plessis-Béfair au poste de vice-président exécutif Monsieur Plessis-Bélair détient une licence en sciences commerciales de l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal et a obtenu une maîtrise en administration de Columbia University II est membre de I Ordre des comptables agréés de la province de Québec.Il s'est joint à la SGF en 1975 et a assumé depuis plusieurs postes de direction au sein dentrepri-ses du Groupe.Société générale de financement du Québec Perte pour Brent Petroleum Industries CALGARY (UPC) \u2014 Brent Petroleum Industries Ltd a subi une perte de $6.8 millions sur des revenus de $43.3 millions pour les pre- miers six mois de son exercice financier.L'année précédente pour la même période, il y avait eu déficit de $5.1 millions sur des revenus de $17.6 millions.Peoples Jewellers vend sa division américaine TORONTO (CDJ) \u2014 Peoples Jewellers Ltd a accepté de vendre sa division américaine à Jeweler's Inc., de Los Angeles.La transaction doit être complétée en juin, souligne la compagnie, sans fournir d'autres détails.Revenus et profits du Dutch-Shell augmentent LONDRES (AP) \u2014 Les revenus totaux du Groupe Royal Dutch-Shell pour le premier trimestre ont grimpé de 20 pour cent à $20.566 milliards, à comparer à $17.138 milliards pour la période correspondante de l'année dernière.Le Groupe ajoute que les profits nets ont atteint $817 millions US par rapport à $525 millions pour le même trimestre en 1981.Le Groupe attribue principalement cette hausse des bénéfices à ses activités gazières et pétrolières hors de l'Amérique du Nord, ces activités ayant généré des gains plus faibles aux Etats-Unis et au Canada.United Canso Oil subit une perte CALGARY \u2014 United Canso Oil and Gas Ltd a subi une perte de $6.6 millions ou 95 cents par action sur des revenus de $24.2 millions au cours des six premiers mois de l'exercice.Pour la même période de l'année précédente, la société réalisait des profits de $3.7 millions sur des revenus de $17.4 millions.Le second trimestre a résulté en une perte de $2.7 millions sur des revenus de $12.2 millions par rapport à des .profits de $1 million sur des revenus de $11.8 millions l'an dernier.Le renvoi automatique interurbain V Aimeriez-vous avoir une succursale dans la grande ville de votre choix.pour quelques dollars par mois?Le renvoi automatique interurbain, ie nouveau service téléphonique de Bell Canada, vous permet d'établir une communication directe et économique avec votre clientèle regroupée dans une autre ville que la vôtre.Grâce à ce service téléphonique, votre clientèle des centres d'affaires canadiens comme Montréal, Québec, Toronto ou Vancouver, ou même des centres d'affaires des États-Unis, peut entrer directement en contact avec vous en composant un numéro de téléphone local.Pour seulement 20S par mois*, plus les frais initiaux de mise en service (43$ ou moins)', vous concentrez vos efforts de vente et vous offrez un service d'accès direct à votre clientèle des principaux centres d'affaires.En plus, vous ne payez que les appels reçus, qui vous sont facturés au tarif de l'interurbain automatique.Avec le renvoi automatique interurbain, ce sera tout comme si vous aviez une succursale sur place! 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annuelle.Autres membres élus à l'exécutif: MM.Pierre Gratton, 1er vice-président, Pierre Saint-Amour, 2e vice-président, Gaétan Thérien, trésorier, Me Fernand Poirier, secrétaire, Michel Gohier et Mme Carol Ann Loblaw, mem-u bres du comité.Également élus au con-i seil: Mme Mariette Clermont, Pierre Denault, \u2022.Claude Dessurault, Roy D.Etches, Me Maurice Forget, Frank Kenwood, , Roger Labrie, Gilles Le-clerc, Ross O'Farrell, Gerald Ponton, Marcel St-Germain, Raymond Surprenant, Robert Viau.Quelques jours avant la présentation du budget provincial, le Comité de promotion économique de Montréal (CO-PEM) rappelle au FRANCINE OSBORNE gouvernement Lévesque les engagements pris au sommet Québec concernant «Montréal Centre bancaire international (CBI)» et Pinvite à prendre des mesures fiscales favorisant l'établissement d'un tel centre.Le Copem, un organisme conjoint de la Chambre de commerce du district de Montréal et du Montreal Board of Trade, souhaite que le budget du 25 mai élimine l'impôt sur le revenu et la taxe sur le capital concernant le CBI.En outre, les primes d'éloignement versées aux employés venant de l'étranger deviendraient non im-posables.L'organisme montréalais demande également à Ottawa d'éliminer l'impôt sur le revenu des bénéfices du CBI, d'exonérer les retenues à la source sur les dividendes versés par une filiale d'une banque étrangère à même les bénéfices du CBI, ainsi que sur les intérêts versés en devises étrangères.Le président de la Chambre de commerce du district de Montréal, Serge Saucier, a précisé que la décision concernant la création d'un CBI à Montréal ou ailleurs au Canada dépendait d'Ottawa.Il a déclaré à La Presse que c'était là une «décision essentiellement politique».Selon lui, il Asbestos Limitée: mince bénéfice de $ 156,800 La société Asbestos Limitée a réalisé au premier trimestre de 1982 un bénéfice net de $156,800 ou 5 cents par action sur des ventes de $18.7 millions, comparativement à un bénéfice net de $2,666,200 ou 93 cents par action sur des ventes de $27,79 millions pour la période correspondante de l'an dernier.Au cours des trois premiers mois de 1982, les fonds provenant de l'exploitation ont totalisé $969,400, les dépenses en capital se sont élevées à $1,337,400, la dette à long terme a été ré- duite de $135,300 et le fonds de roulement a diminué de $503,300 pour s'établir à $63,-080,100.Asbestos révèle qu'elle a l'intention de proposer à l'assemblée annuelle du 16 juin prochain que le siège social de la compagnie soit déménagé de Montréal à Thet-ford Mines.La résolution requiert une majorité des deux-tiers pour être approuvée.La compagnie pro- pose également que Maheu, Noiseux, Roy & Associés soit désignée comme vérificateurs de la compagnie pour succéder à Price Waterhouse & Co.qui a cumulé cette fonction auprès de la société Asbestos depuis plusieurs années.Asbestos est contrôlée à 54.6 pour cent par Les Mines SNA Inc., une division de Société Nationale de l'Amiante, une agence du gouvernement québécois.faut que les députés québécois aient le courage de vendre l'idée, ajoutant qu'actuellement, «tous les espoirs sont permis».Il faut souligner toutefois que lors d'un récent colloque à l'école des Hautes études commerciales, le conférencier Bernard Bonin avait fait valoir qu'on ne s'impose pas du jour au lendemain place financière internationale.Selon M.Bonin, de l'École nationale d'administration publique, «rien ne remplace le développement économi iue d'ensemble con.ne assise d'une place financière forte».M.Saucier a indiqué qu'un CBI générerait une activité annuelle de $30 milliards et amènerait à Montréal une centaine d'établissements, soulignant qu'il est difficile de quantifier cet apport en termes de création d'emplois.Pour le président de la Chambre, établir un CBI à Montréal créerait une saine concurrence avec Toronto, cette dernière ville demeurant la principale place financière canadienne et Montréal jouant un rôle complémentaire pour les activités internationales.Le président de la Bourse de Montréal, Pierre Lortie, l'un des principaux promoteurs du projet de CBI, a souligné qu'il fallait insister pour que Montréal soit le seul centre du genre au Canada, afin d'éviter une multiplicité qui, aux États-Unis, nuit aux progrès de New York comme CBI.Également, M.Lortie est d'avis que le cadre réglementaire doit être simple.Le Copem rendait public hier un mémoire dans lequel il estime qu'un centre bancaire international «permettra de développer à Montréal un regroupement intéressant de spécialistes en opérations bancaires internationales et entraînera un déplacement au Canada des activités qui sont présentement effectuées par des entreprises canadiennes dans des centres offshore ou des paradis fiscaux».Pierre Laurin, le directeur des HEC, a déclaré que l'école appuyait solidement le projet d'un CBI à Montréal, même si, lors d'un colloque du Centre d'études en administration internationale de l'institution, les conclusions à cet égard étaient plutôt négatives.3,150 employés du CN mis à pied temporairement Tout comme le Canadien Pacifique la semaine dernière, les Chemins de fer nationaux ont décidé, en raison de difficultés économiques et financières, de prolonger les vacances estivales de 3,150 de leurs 5,700 ouvriers d'ateliers à Montréal, Winnipeg et Moncton au-delà des quatre semaines de congé régulier.ANDRÉ CHÉNIER_ En février déjà le CN, qui a terminé le premier trimestre avec un déficit de $67 millions, dont $34.7 millions pour CN Rail, et un trafic en baisse de 15 pour cent, avait fait savoir qu'il se proposait d'abolir 1,800 postes d'un bout à l'autre du pays.Ce programme continue et près de 900 postes seront supprimés d'ici la fin de l'année: 200 dans l'administration, 180 dans le génie, 175 dans les transports et 155 dans l'entretien secondaire, outre 146 ouvriers mis à pied indéfiniment aux ateliers (57 à Pointe St-Charles, 18 à Moncton et 71 à Winnipeg).Par ailleurs, le salaire des cadres supérieurs a été gelé.Les mises à pied temporaires (1,200 à Pointe St-Charles, 1,200 à Winnipeg et 750 à Moncton) dureront du 12 juillet au premier octobre.Ainsi, dans les ateliers de réparation de locomotives, le congé d'été sera prolongé de six semaines jusqu'au 17 septembre.Dans les ateliers de réparation de wagons de marchandises, les vacances se prolongeront de huit semaines jusqu'au 1er octobre.Au Canadien Pacifique, les vacances sont prolongées de quatre semaines pour 3,500 employés.«Des temps exceptionnels exigent des mesures exceptionnelles», a déclaré le président du CN, Ronald Lawless, ajoutant que «réduire la main-d'oeuvre de moins de cinq pour cent ne sera peut-être pas suffisant pour régler nos problèmes».Les employés mis à pied pourront bénéficier de paiements de sécurité d'emploi et de prestations d'assurance-chômage représentant jusqu'à 80 pour cent du salaire régulier.La récession a durement frappé les chemins de fer canadiens.Pour le CN, seul le transport des céréales s'est accru.Mais, de souligner M.Lawless, «aux tarifs (réglementés) de la Passe du Nid de Corbeau, ça ne fait qu'ajouter à nos difficultés financières, attendu que, pour chaque wagon de céréales, nous n'arrivons même pas à récupérer nos frais».La baisse du trafic réduit l'ouvrage des ateliers d'entretien.Présentement, 240 locomotives et près de 8,000 wagons de marchandises sur 90,000 sont en chômage au CN.r- SCNVKCS VS Services Liée AVIS DE VERSEMENT DE DIVIDENDE On fait savoir, par la présente, qu'un dividende de 10* par action ordinaire de la compagnie entièrement libérée a été déclaré pour le deuxième trimestre se terminant le 31 mars 1981; ce dividende sera versé le 18 juin 1982 aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 7 juin 1982.Par ordre du conseil d'administration Toronto.Ontario le 19 mai 1982 R.Campbell le secrétaire ROLLAND INC.AVIS DE DIVIDENDES Avis est donné par les présentes que les dividendes trimestriels suivants ont été déclarés payables le 15 juin 1982, aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 25 mai 1982.ACTIONS PRIVILÉGIÉES $1.0625 par action sur les actions privilégiées cumulatives de $4.25 ACTIONS ORDINAIRES Classe «A» - Su.0250 par action Classe « B » - $0.0125 par action PAR ORDRE DU CONSEIL D ADMINISTRATION, LE SECRÉTAIRE ADJOINT LUC O.DÉSY CONCESSIONS POUR LES RESTAURANTS MCDONALD'S DISPONIBLES À SEPT-lLES McDonalds est reconnu au Canada comme le leader de l'industrie des restaurants-minute.Plus de 390 restaurants y sont maintenant établis et de nombreux autres ouvriront sous peu.Ce fait prouve bien que notre attrayant menu, ni élaboré ni coûteux, nos standards élèves de qualité, de service et de propriété, nous ont valu un excellent accueil de la part du public.Le candidat doit avoir le désir de posséder et d'exploiter activement sa propre entreprise.McDonald's lui fournit une formation complète et les services de conseillers pour l'initier aux multiples aspects de la direction d'une telle entreprise.Le capital initial non hypothéqué requis est d'environ $200,000.Les canadidatures de personnes possédant un capital substantiellement inférieur seront reçues sous réserve.Pour plus de renseignements, contactez: Les Restaurants McDonald's du Canada Limitée 20, avenue Eglinton ouest, bureau 1300 Toronto (Ontario) M4E 2E6 À l'attention de Monsieur Peter K.Bigalke Directeur des concessions (416) 486-4386 Les Restaurants McDonald's du Canada Limitée HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Campagne du Fonds de développement Venez tenter votre chance! Des voyages en Floride! Des chaînes stéréo Nikko! Des prix en argent! Le détaillant Texaco participant de votre quartier vous offre un petit quelque-chose de plus en ce moment: la Loto-mobile de Texaco.C'est facile, amusant et il y a beaucoup de prix à gagner.Des voyages d'une semaine pour deux en Floride, comprenant l'hôtel et le transport par Nordair! Des chaînes stéréo Nikko, un plaisir pour les mélomanes! Et beaucoup, beaucoup de prix instantanés en argent! Passez donc dès aujourd'hui chez votre détaillant Texaco participant.Il vous donnera tous les détails et votre billet de la Loto-mobile.Participez souvent! sous le patronage de M.William Alexander Vice-président et principal Banque Toronto Dominion M.Louis Archambault Président et Chef de la direction Trust Général du Canada M.Laurent Beaudoin Président du conseil et Chef de la direction Bombardier Ltée M.Gaston W.Bélanger Président et Directeur général Télé-Métropole Inc.M.Michel Bélanger Président du conseil et Chef de la direction Banque Nationale du Canada M.Thomas R.Bell Président et Chef de la direction Dominion Textile Inc.M.Hervé Belzile Président du conseil et Chef de la direction Alliance mutuelle-vie M.Marc Bourgie Président du conseil et Président Urgel Bourgie Ltée M.James W.Burns Président Power Corporation du Canada Ltée M.Marcel H.Caron Associé Clarkson Gordon M.Marcel Casavant Vice-président et Directeur général Banque Canadienne Impériale de Commerce M.David M.Culver Président et Chef de la direction Alcan Aluminium Ltée M.Camille A.Dagenais Président du conseil Groupe S.N.C.M.A.Jean De Grandpré Président du conseil et Chel de la direction Bell Canada M.Raymond Garneau Président du conseil et Chef de la direction Banque d'Épargne de la Cité et du District de Montréal M.Roland C.C.Giroux Administrateur Power Corporation du Canada Ltée M.Yves G raton Président et Chef de la direction Delta Des Gouverneurs M.Robert Gratton Président du conseil et Chef de la direction Montréal Trust M.Alex D.Hamilton Président du conseil et Chef de la direction Domtar M.Conrad F.Harrington Président du conseil Redpath Industries M.Louis Hébert Banque Nationale du Canada M.J.Stuart Hermon Président et Chef de la direction Kruger Inc.M.Jacques A.Lefebvre Vice-président Le Groupe SGF M.Pierre Mantha Associé Price Waterhouse M.François Pierre Paradis Vice-président et Directeur général Banque Royale du Canada M.Paul Paré Président du conseil et Chef de la direction Imasco Ltée M.Robert Parizeau Président du conseil et Chef de la direction Sodarcan Limitée M.Pierre Péladeau Président et Chef de la direction Québécor Inc.M.Oscar Primeau Vice-président Benson & Hedges (Canada) Ltée M.J.D.Redfern Président et Chef de la direction Ciments Canada Lafarge Limitée M.J.Frank Roberts Président du conseil et Directeur général Via Rail Canada Inc.M.Alfred Rouleau Associé Mallette.Benoit Inc.M.Guy Saint-Pierre Président et Chef de la direction Les Minoteries Ogilvie Ltée M.Claude I.Taylor Président et Chef de la direction Air Canada M.Lorne Webster Président du conseil et Chef de la direction Groupe Prenor Ltée Mme Jeanine Guillevin Wood Présidente Guillevin International Inc.Président de la campagne Co-présidents de la campagne M.Jean Denis Vincent Président Alliance mutuelle-vie M.Cecil S.Flenniken Président et Chef de la direction CI.P.Inc.M.Pierre Nadeau Conseiller spécial Les Investissements Cemp Ltée Texaco s'y connaît! OBJECTIF 15 OOO OOO $ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 MAI 1982 Les Industries de métaux Noranda Limitée ÉCONOMIE ET FIMNCK C 7 Gel de salaires à la Banque Royale LA BRASSERIE MOLSON Ivan R.Kelly La société Les Industries de métaux Noranda a le plaisir d'annoncer la nomination de Monsieur Ivan H.Kelly au poste de vice-président, mise en marché et ventes.Il occupera ce poste au bureau de Rexdale (Toronto), Ontario.Monsieur Kelly est entré au service de la compagnie en 1953 et a depuis comblé plusieurs postes en mise en marché et ventes.Il détenait jusqu'à maintenant le poste de directeur de la mise en marché.Les Industries de métaux Noranda Limitée est chef de file de l'industrie manufacturière canadienne du cuivre et en fabrication de produits d'alliages de cuivre tels que bandes, barres, fils et tubes.La Banque Royale a décidé de geler les salaires d'environ 300 cadres pendant au moins un an.Cette mesure affecte tous les cadres à partir du rang de vice-président.La banque a aussi sus- pendu l'ajustement des salaires des autres cadres.Cet ajustement a été de Tordre de 7 ou 8 pour cent ces dernières années.Ces mesures ne touchent pas les autres employés de la banque.Dans le but de réduire ses dépenses, la Banque Royale va s'efforcer de diminuer l'expansion du personnel et de prendre des mesures pour diminuer ses dépenses.La Banque Royale compte 36,000 em- ployés.La Banque a déclaré qu'elle n'est pas à l'abri de la récession, mais qu'elle n'éprouve aucun problème de financement.Au cours du premier trimestre, les bénéfices nets ont baissé de 42 pour cent à $80.7 millions.Cette baisse est toutefois calculée à partir d'une base exceptionnellement élevée.La banque doit annoncer ses résultats du deuxième trimestre bientôt.Déficit budgétaire de $694 millions OTTAWA (CDJ) \u2014 Diminution des revenus, augmentation des dépenses et le gouvernement fédéral s'est retrouvé, en mars, avec un déficit budgétaire de $694 millions comparativement à un excédent de $836 millions en mars 1981, a-t-on révélé hier.En mars, les revenus s'élevaient à $6.22 milliards par rapport à $6.25 milliards un an plus tôt, tandis que les dépenses s'élevaient à $6.91 milliards par rapport à $5.41 milliards un an plus tôt.Pour la période d'avril 1982 à mars 1982 le déficit budgétaire du gouvernement a été de $10.91 milliards comparativement à un déficit de $11.21 milliards pour l'exercice précédent.Les dépenses ont été de $65.24 milliards, compa- rativement à $57.06 milliards l'année précédente, et les revenus de $54.33 milliards comparativement à $45.85 milliards l'année précédente.Le rapport financier préliminaire tenant compte.de l'effet des transactions de la période supplémentaire pour l'exercice 1981-1982 doit être publié vers la fin de juillet.En ce qui concerne les transactions non-budgétaires, le gouvernement a enregistré un excédent de $583 millions en mars comparativement à un déficit de $76 millions pour le même mois l'année précédente.Pour tout l'exercice, il y a eu à ce chapitre un excédent de $42.66 milliards, par rapport à un excédent de $883 millions pour l'exercice précédent.Effets néfastes des taux d'intérêt sur la construction de maisons OTTAWA (CP) \u2014 Les taux d'intérêt élevés ont eu des effets néfastes sur la construction de maisons au Canada qui traverse la pire période enregistrée depuis une vingtaine d'années, a signalé hier la Société canadienne d'hypothèques et de logements.L'agence fédérale révèle que les constructeurs à travers le UN PROGRAMME POUR VOUS AIDER À RÉDUIRE VOS COÛTS DE TRANSPORT Le 26 mai.le Conseil canadien de la boulangerie, en collabora-lion avec le Groupe d'étude sur la gestion énergétique dans le secteur des aliments et des boissons, offre la possibilité aux membres de lindustrie canadienne des aliments et des boissons d'apprendre comment réduire la consommation d essence Nos personnes ressources sont des représentants de Cummins Diesel.Hewitt Equipment.Detroit Diesel.General Motors Ltée.et Ford du Canada Ltée; elles offriront des conseils concernant une grande variété de camions: camions puissants de catégorie 8.camions diesels de puissance moyenne et ceux a moteurs a essence de puissance moyenne et faible.On parlera, entre aut-tres.des spéciiications des camions quant à la consommation d'essence, de l'achat et de l'entretien des camions, des types d'huiles et des avantages que représentent les transmissions automatiques.Il sera ôgalemont question des types de combustibles, des additifs, des combustibles de remplacement ainsi que du propane.Il y aura une exposition de modèles de moteurs et les participants pourront essayer des camions sur place Les conférenciers traiteront également des programmes de formation pour conducteurs et donneront des conseils visant à motiver les employés.Des renseignements intéressants seront également fournis sur les dernières nouveautés dans les carrosseries des camions Ce sommaire spécial d'une journée sera offert en français et en anglais avec traduction simultanée.Toutes les personnes intéressées à réduire les coûts de transport ont intérêt a participer à ce séminaire.Pou» de plus ampk-s renseignements, s adresser au Conseil canadien de la Boulangerie Toronto (416) 964-3250 ou au Conseil de la Boulangerie du Quebec (514)729-8311 port uni intérêt a partie L'ÉDITION 1982 UN INVESTISSEMENT RENTABLE CRKD parce qu'il est important de travailler avec un guide d'achat d'utilisation facile qui présente des données à jour.BON DE COMMANDE Nous désirons recevoir exemplaire(s) du Répartolra des produits fabriquât au Quebec 1982 Prix: 35 $* chacun ci-inclus:-$ S.V.P.payable à l'avance par chèque ou mandat-poste au nom du Centre de recherche industrielle du Québec.Nom: _.Entreprise: Adresse: Code postal: * Pour une commande de 10 exemplaires ou plus, prix unitaire: 25 S.?Poster a Cnntrt dt rtcherche Induithilli du Québec Banque d information induttriilli 333, rue Franqutt.CP.1033 SalnlB-Foy, 0C 01V 4C7 pays n'ont entrepris la construction que de 6,700 maisons unifa-miliales au cours des trois premiers mois de l'année.Il s'agit du niveau le plus bas pour un premier trimestre depuis 1960 ainsi que d'une baisse énorme par rapport au:: 16,000 unités entreprises durant la période correspondante de l'année dernière.Les profits des sociétés tombent de 17.5% aux USA WASHINGTON (CDJ) \u2014 Les profits après impôt des sociétés américaines ont décliné de 17.5 pour cent au premier trimestre à $118.8 milliards, révélait hier le secrétariat du Commerce des Etats-Unis.La baisse est la troisième plus importante enregistrée, n'ayant été surpassée qu'au deuxième trimestre de 1980 alors qu'elle avait été de 19.9 pour cent, et au quatrième trimestre de 1953, alors qu'elle avait régressé de 21.7 pour cent.Les profits après impôt avaient chuté de 7.9 pour cent au quatrième trimestre de 1981 à un taux annuel ajusté de $144 mil- liards.Les profits au troisième trimestre de Tan dernier avaient grimpé de 2.4 pur cent à $156.3 milliards.Le PNB Le département du Commerce a également révisé ses chiffrrs concernant le Produit national brut américain qui a fléchi de 4.3 pour cent au premier trimestre, au lieu de 3.9 pour cent comme précédemment annoncé.Le département explique que cet le révision reflète un affaiblissement des achats des consommateurs américains.L'économie américaine avait subi une contraction de 4.5 pour cent au quatrième trimestre de l'an dernier.Lucien Savard La Brasserie Molson annonce la nomination de monsieur Lucien Savard au postr de Directeur, ventes de Montréal.Monsieur Savard.qui possède une vaste expérience de la vente, s'est joint à la Brasserie en 1981 a titre de Directeur adjoint, ventes de Montréal.Dans ses nouvelles fonctions, il assumera la direction de toutes les activités de vente dans la région métropolitaine./i \u2022A HYPOTHEQUES A 1 AN: 17 34% 2 ors: 1IV*%.Cuisse Popoloire St-Plerre Aootre Mme Deschomos 674-4981 ABAISSEMENT: premlère-devxlè-mehypotDéoiw.Jour, soir: 729-4332 AVIS DE M JOURS Propriétaire ovec difficulté flnon-cière, pourront régler vos problé mes.336-6527.AVONS préteurs privés ou outres, 2e hypothèque, bolonce de vente, intérêt seulement si désiré, lour soir fin semoir* 525-2661_ PRETS temporaires 1ère.2éme.Mtl-Oonlleue, évoluotlon 254-3464.RAPIDEMENT: 1ère, 2e.consolidation dettes lour.soir;3«7-1696 7 |[ 01 OCCASIONS D'AFFAIRES TERRAIN doutos usooées et mo-oosln pièces d'outo de houte forme.formonce.à Longueull.très situés, tel.sotr 670-5707.es; 7500 K0KS DE PWNTtMW-ETî Acheter de lo manufacture, revendez avec profits, 387-3040.7\\ il 2 ASSOCIES DEMANDES 7 11 Ot 1ère tf 2* hypothèques Placements Centron Inc.482-7796.soir: 482-7053 OCCASIONS D'AFFAIRES ASSOCIE(E) demanoe(t) devrolt investir ou moins 1500 pour agence de promotion (spectacle).Appeler entre 9h30 o.m.et 3h p.m.seulement: 525-5572.Apres 3h 5214)964.demander Jacques.A SALAIRE ou en affaires, lomals vu, portez en affaires, sans Investissements ni local, prenez rendez-/ous; 652-6505.ASSOCIE demandé pour commerce existant depuis 10 ans, investissement sur, commerce exclusif.Jacques Groleou 842-0273 lour seulement.\"EMPLACEMENT disponible pour commerce comme succursale pour chaîne de mogosins, division de distribution pour compeonie Importante, endroit rêvé, coin Sherbrooke et Bleury, compagnies sérieuses seulement.Jocaues Groleou 842-0273 lour seulement.JE PRENDRAIS concession de cuisine dons brosserie 0 Montréal, 526-5301._ PLACEMENTS UNIVESCO LTEE Négociation de financement et subvention, conseil de gestion, ploce-rnents P.M.E.64143930.STE CATHERINE OUEST TRES BIEN SITUE Magasin de souliers pour domes o vendre.Condition Immaculée.Bien etobli.Bon bail.Montréal Trust, courtier exclusif.Sur appointement seu'ement, Martin P.Mer son 861-9511.local 31B.7 II S SERVICES FINANCIERS ARGENT disponible pour prit sur biloux.Dlomonts.articles de voleur.523-9874.L'HOMME A CONNAITRE! 1ère, 2e.Achat bolonce de vente.733-4214.Claude St-Onge, courtier PME et COMMERCES Financements, administration, conseil de gestion, prêts à toux bancaires disponibles.465-1966.PRE FAILLITE, pré saisie, consolidation de dettes, confidentiel.932-2565.7 s TENUE DE LIVRES, DÉCLARATIONS D'IMPÔTS PRENDRAIS 0 la maison, comptabilité, tenue de livres lusau'o balance de vérification.Dame 388- 1279._ SERVICE de comptabilité et de tenue de livres professionnel.Toux raisonnable.324-4444._ TENUE de livres 0 petite entreprise, prix 6 mscuter.733-3141 J r 30-7 79 1 Jours Taux d intérêt variables, sujets a confirmation ^ nft AbBbBSdDIMH^BHBHHV Itit» *t pou»» CWWM wnl Oc.K'» »gol»»\"l\" Oui lfrm« ri Oti Crown Trust Vente et Location AUTOnOR 2344 LABELLE.ST-JÉRÔME 436-8211 Gré tsun rmiutx FIDUCIE CRÉDIT FONCIER 1 2 ANS paye annuellement 5 ANS paye annuellement PLACEMENTS À TERME GARANTI Taux passibles de changer sans préavis.Montréal: 612.rue Saint-Jacques (514) 282-1880 Ouôoec.(418) 681 -0277 \u2022 Ottawa (613) 238-6084 lnsMutc de lassurancp-pô?s du Quebec \u2022 Membre Sooete d assurance-dépôts du Canada La Fonction publique du Canada offre The Public Service of Canada is des chances égales d'emploi à tous an equal opportunity employer Chef des services informatiques (aliments) Traitement : $33 552 - $38 805 N° de réf.: 82-NCRSONHW-4(48) Santé et Bien-être social Direction générale de la protection de la santé Ottawa (Ontario) Fonctions Diriger le travail d'une équipe d'analystes et de programmeurs chargés d'élaborer et de tenir des applications informatiques dans le cadre des programmes de recherche et de réglementation de la Direction des aliments; planifier et diriger l'acquisition, l'installation et la tenue de matériel, de logiciel et de services informatiques, concevoir des systèmes informatiques ainsi que rédiger des programmes et des documents.Conditions de candidature Baccalauréat en informatique, en génie, en mathématiques, en statistiques ou dans un domaine connexe.Expérience de la mise au point et la tenue de systèmes d'applications scientifiques et d'applications de gestion.Expérience de la super-Prière de toujours rappeler vision d'employés préposés aux systèmes informatiques Expérience de la conception et l'analyse de systèmes complexes.La connaissance de l'anglais'est essentielle N° d'autorisation : 312-119-498 De plus amples renseignements sont disponibles en écrivant à l'adresse suivante : Job information is available in English and may be obtained by writing to the address below: Comment se porter candidat Envoyez votre demande d'emploi ou votre curriculum vitae à : Jean-Claude Vigneault Bureau de dotation de la région de la Capitale nationale Commission de la Fonction publique du Canada 300 ave Laurier, ouest Ottawa (Ontario) K1A0M7 (613)593-5331 poste 422 Date limite: le 4 juin 1982 le numéro de référence approprié.m ; CANBEC\u2014 BMW VENTE SPECIALE D'ETE 1982\tBMW\tDémonstrateur\t320i 1982\tBMW\tAutomatique\t320i 1981\tBMW\tDémonstrateur\t733ia 1981\tBMW\tDémonstrateur\t633ia 1981\tBMW\tComme neuve\t528e 1981\tBMW\tComme neuve\t320ia Canada VOITURES USAGÉES DE GRANDE QUALITÉ 1982 Jaguar, 3,000 km, presque neuve 1982 Volks Jetta, 580 km, presque neuve 1981 Mercedes 300D, garantie du manufacturier 1980 Audi, 5000S, une aubaine 1979 Plymouth Horizon, très économique 1974 Alfa Romeo, pièce de collection CANBEC BMW 5055, rue Paré Une rue au nord de Jean-Talon à l'est de Dccane 731-7871 Le seul concessionnaire BMW exclusif a Montréal C 8 ECONOMIE ET FINANCE.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 MAI 1982 Amiante: Québec espère réduire la méfiance Le gouvernement du Québec espère que les discussions devant se dérouler la semaine prochaine au grand symposium mondial sur l'amiante vont contribuer à assouplir le climat de méfiance à l'égard de ce matériau dangereux et que les participants détermineront les meilleures méthodes de contrôle.JEAN-PIERRE BONHOMME C'est ce que l'un des trois coprésidents de la rencontre et délégué du Québec, M.Georges Dahmen, a fait valoir à la veille de l'inauguration des délibérations.Le Symposium mondial sur l'amiante se tiendra de mardi à jeudi prochains à l'hôtel Mont-Royal.Les organisateurs signalent que cette question fort controversée va attirer à Montréal une cinquantaine de journalistes de la presse internationale; l'opinion mondiale est en effet fort perplexe à l'heure présente et certains pays, dont l'Allemagne, envisagent la possibilité d'interdire tout usage de l'amiante industriel.On attend, du reste, quelque 600 participants d'une cinquantaine de pays représentant les milieux industriel, syndical et scientifique.Le gouvernement du Québec a un inté- Quincaillerie AZORES Inc.4299, boul.St-Laurent Montréal, Que.845-3543 845-6729 rêt primordial dans le développement des ressources minières d'amiante.Le Québec possède environ le tiers des réserves mondiales et huit des 13 mines canadiennes se trouvent sur son territoire.Cela représente des revenus de l'ordre de $400 millions par année pour une production de plus d'un million de tonnes.C'est le Québec, du reste, qui a obtenu du gouvernement fédéral, en 1979, au plus fort du débat sur la toxicité des fibres, qu'il intéresse la Communauté économique européenne à la tenue d'une rencontre internationale de réflexion.La délégation canadienne qui a intéressé la communauté mondiale à l'étude du sujet comprenait trois membres québécois: MM.Daniel Perlstein et Georges Dahmen, de la Société nationale de l'amiante du Québec et Bernard Margoton, conseiller à la délégation du Québec à Bruxelles.Les coprésidents du symposium de cette année comprennent un Québécois, M.Georges Dahmen; ses collègues sont MM.Gary Nash, du ministère fédéral de l'Industrie et du Commerce, et Henrick Ott, de la Communauté économique européenne.Le symposium est ainsi le résultat de plus de deux années de travaux préparatifs.Un «mythe» Tout en reconnaissant que les fibres d'amiante - la chryso-tile du Québec, l'amiante blanche notamment - sont un produit «dangereux», M.Dahmen a fait valoir hier, par divers arguments, que les craintes mondiales relèvent du mythe et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter davantage de la présence des fibres d'amiante dans l'air ambiant extérieur que de celle de bien d'autres produits.Tout est dans la manière de contrôler la propagation des fibres, explique-t-il, afin que leurs unités microscopiques ne s'infiltrent pas en grand nombre dans l'organisme humain, notamment dans les alvéoles et les cellules pulmonaires.Le fonctionnaire a de plus mis en doute l'existence d'un lien entre le mésothé- liome, ce cancer de l'enveloppe pulmonaire et l'ingestion de fibres d'amiante.Ce cancer peut se produire par d'autres sources, a-L-il dit.Cette opinion rassurante n'est certes pas partagée par plusieurs chercheurs in- ii est possible que des magasins Bonimart n'aient pas tous les produits annoncés.Ferronnerie PAUL RIVET 5771, rue Marseille Montréal, Que.255-7472 Quincaillerie PRÉVOST Enr.1500 est, Fleury Montréal, Que.381-2531 BONIMART 840, boul.Taschereau, Greenfield Park, Que.676-7921 BONIMART 400, boul.du Séminaire St-Jean, Que.348-3855 Quincaillerie NOTRE-DAME Inc.2371 ouest, Notre-Dame Montréal, Que.932-5616 BONIMART 3195, boul.St-Martin Laval, Que.681-2525 BONIMART 15, boul.St-Jean-Baptiste Chàteauguay, Que.691-1281 Quincaillerie GUIZOT Enr.8300, rue Berri Montréal, Que.389-9022 BONIMART 6855, Clanranaid (Square Décarie) Montréal, Que.735-2552 Quincaillerie GÉRALD & FRÈRE Enr.5985, rue St-Hubert Montréal, Que.274-7496 BONIMART 7600, rue Viau Montréal, Que.728-3641 Quincaillerie EXPO Enr.2510 est, Fleury Montréal, Que.388-2084 Quincaillerie DELORIMIER Inc.2129 est, Mont-Royal Montréal, Que.521-6741 BONIMART 2877, chemin Chambly Longueuil, Que.670-1450 LAMARCHE & FRÈRES ENR.2273, rue Desormeaux Montréal, Que.351-5270 DECORATHÈQUE 2445, De Salaberry Montréal, Que.331-2124 GILLES FONTAINE & FILS Enr.2216 est, rue Beaubien Montréal, Que.725-0243 ARY PAINT INC.5778, rue Decelles Montréal, Que.342-1274 Décor CARTIERVILLE Enr.12271, boul.Laurentien Cartierville, Que.! 334-8330 MONTREAL WEST Hardware 33, av.Westminster nord Montréal, Que.489-2214 Aces oïi peut \u2022 \u2022 \u2022.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 * \u2022 \u2022 V5F EPARGNEZ Émail pour planchers Kern rég.31.99$^ Solde \u2022X GAI.m TOI v.Wv \u2022\u2022v EPARGNEZ aw# g al, Latex mat peinture extérieure Super blanc rég.26\"$^ Solde \u2022:.v «F M?mm EPARGNEZ 10$ iture extérieure Ke: Solde 1B\"$ g al.&Nru Latex lustré peinture extérieure Kern Blanc brillant RÉG.28\"$^ ÉPARGNEZ 15$ gai.- Peinture d'extérieur brillante à l'alkyde Kern Blanc non-crayeux < CHEMIN RIVIÈRE CACHÉE *¦ PEPINIERE PERRON BOlSHRlANO t GM UJ Q g UJ Œ S 3 ST JÉRÔME STE THERESI t- * y CINE PARC ',r EUS! ACME o LAVAL O < LAVAL livraison $3.00 montréal métropolitain Heures d'ouverture: Lun.à mer.: 8h30 à 6h00 p.m.Jeudi et vendredi: 8h30 à 9h00 p.m.Samedi: 8h00 à 5h00 p.m.OUVERT LUNDI FÊTE DE LA REINE VISA 9 - Maître des lieux Élise ayant exigé de rencontrer Rablavasky avant la signature du contrat, le jeune couple se rend à l'hôtel Nelson où ils apprennent la mort du vieillard.À l'église où ils assistent aux funérailles, Florent rencontre son cousin, l'abbé Jeune-homme, qui consacre sa vie à la littérature.Il entra dans un restaurant et en ressortit avec un gros sac d'arachides rôtie.Il déchira le sac d'un coup de dents et, tout, en marchant d'un pas rapide, le tendit à Élise.Une longue caravane de camions chargés de débris déboucha soudain devant eux dans un bruit*assourdissant, répandant partout une fine poussière de plâtre.Élise et Florent se réfugièrent dans l'auto et terminèrent leur repas en deux bouchées.\u2014 Merde, j'ai de la poussière entre 4es dents, fit-il, dégoûté, en mettant le moteur en marche.Le bureau du notaire Philippe Pimparé, où devait s'effectuer la transaction, était situé rue Fleury, dans le nord de la ville, à deux pas de La Barrique, un assez bon restaurant français où le notaire dînait chaque jour, à midi tapant.En mettant le pied dans l'établissement, il exigeait de voir son repas servi: jus de tomate, filet de sole meunière, compote de pommes et café, alternant avec jus de tomate, steak minute, salade de fruits et café.Florent filait sur Papineau, doublant, coupant, attrapant les feux jaunes par le bout des cheveux.\u2014 Eh bien, malgré monsieur Gogol êt sa truie, nous allons quand même être à l'heure, conclut-il après avoir consulté sa montre.En arrivant au coin de la rue Jarry, ils aperçurent un convoi de mariage immobilisé par un accident.La mariée était debout au milieu de la rue, en robe et voilette blanches près d'une décapotable dont le flanc gauche venait d'être enfoncé par une camionnette.Elle pleurait à chaudes larmes tandis qu'un filet de sang lui traversait le visage et alimentait une grande tache rouge sur sa robe.Son nouveau mari la regardait, pantois, les bras ballants, déjà dépassé par les impératifs de la vie en commun.La parenté s'agitait autour d'eux, donnait des ordres contradictoires, cherchait des mouchoirs, et la tache continuait de grandir.Un hurlement de sirènes d'éleva soudain et deux autos-patrouilles surgirent à toute vitesse.Des exclamations de soulagement éclatèrent de partout.\u2014 Eh bien, fit Élise, si j'étais superstitieuse, je n'irais pas signer de contrat aujourd'hui! Moi, je le ferai, et je deviendrai riche.Mais ils avaient perdu cinq bonnes minutes à contempler cet étrange accident.\u2014 Monsieur Boisonneault, je présume?fit le notaire à leur entrée dans le bureau.Il était temps.Messieurs Slipskin et St-Onge niaisent ici depuis six minutes tandis que ma secrétaire n'arrête pas d'empiler les dossiers sur mon bureau.Madame, mes salutations.Veuillez vous asseoir, que je vous fasse la lecture du contrat.Quinze minutes plus tard, il relevait la tète: \u2014 Voilà.Y a-t-il des questions?\u2014 Quant à moi, ca va, marmonna monsieur St-Onge.L'air grave, il sortit son stylo, signa, puis le tendit à Florent, qui le présenta à Skipskin.On échangea silencieusement des poignées de main et maître Pimparé se retrovua bientôt seul avec sa secrétaire et ses paperasses.\u2014 Où est-ce que vous nous avez déniché ce notaire-là, monsieur St-Onge?s'exclama Florent d'un air mécontent.\u2014 Il s'occupe de mes affaires depuis vingt ans.La compétence vaut mieux que le caractère.Je vous invite à venir prendre un petit verre de gin chez moi \u2014 du porto pour vous, madame \u2014 et puis je vous quitte pour prendre l'avion.Fini pour moi, le brassage de bines.Vive la Floride! Vers deux heures, Élise, Slipskin et Florent arrivaient devant La Binerie.On était au creux de l'après-midi, entre les coups d'affluence de midi et de cinq heures trente.Il n'y avait que deux clients au comptoir.Gustave Bleau causait avec l'un d'eux, tandis que l'autre \u2014 un petit vieillard à la figure toute chiffonnée \u2014 contemplait sa tasse de café d'un air si désabusé qu'il donnait l'impression de vouloir se jeter dedans pour en finir avec la vie.Monsieur Berval venait de partir.Dans la cuisine, le petit José Biondi, seize ans, cigarette au bec, lavait la vaisselle tout en effectuant mentalement une réparation délicate au carburateur de son auto sport.Appuyé contre un mur, Bertrand (qu'on surnommait en cachette Bertrande), le combiné coincé entre l'oreille et l'épaule, susurrait des douceurs au téléphone, tout en épluchant des carottes.L'arrivée des nouveaux propriétaires jeta le silence dans l'établissement.Florent s'avança au milieu de la place en balançant les bras, l'air un peu fat.Salut, boss, fit Gustave Bleau, un tantinet narquois.Florent lui répondit par un large sourire et se tourna vers Élise et Slipskin: \u2014 Voulez-vous un café?Ils firent signe que oui, un peu mal à l'aise sous le regard des employés.Bleau voulut les servir, mais Florent passa derrière le comptoir et l'intercepta: \u2014 Moi aussi, je travaille, fit-il avec un petit sourire condescendant.\u2014 Ah bon.Comme vous voulez, marmonna l'autre, etil s'en alla dans la cuisine.Florent allait et venait derrière le comptoir, essayant de cacher l'ivresse que lui procurait sa nouvelle position.\u2014 God damn it, jura Slipskin intérieurement, it's like if I hadn't put a cent in the business.He's acting like my boss.Il avala sa tasse en deux gorgées, passa lui aussi derrière le comptoir et alla jeter un coup d'oeil à la cuisine, mais une mitraillade de regards glacés le força de battre en retraite.Il retourna s'asseoir près d'Élise, qui promenait ses yeux partout, enchantée par la propreté qui régnait dans l'établissement.Gustave Bleau apparut avec une bassine de fèves au lard, toutes luisantes de graisse, et la déposa dans l'armoire-ré-chaud.\u2014 Et puis, Gustave, demanda Florent en s'efforçant de donner à sa voix une intonation de familiarité joviale, beaucoup de clients à midi?\u2014 Comme d'habitude, boss.Le problème ici, ce n'est pas d'attirer la clientèle, c'est de la mettre à la porte le soir à onze heures.La réponse du serveur l'enchanta.Il écarta les bras posa ses mains sur le comptoir comme sur la rambarde d'un navire et huma avec délice l'odeur de friture, de café et d'eau de Javel qui flottait dans le local.\u2014 Enfin, murmura-t-il, je l'ai, mon restaurant.José Biondi et Bertrand s'étaient approchés sans bruit et l'observaient, le regard neutre.Slipskin, lui, s'était penché sur sa tasse \u2014 que Bleau venait de remplir avec empressement \u2014 et un fin sourire retroussait imperceptiblement ses lèvres tandis que ses paupières cillaient à toute vitesse.\u2014 Regarde-moi donc cette face de rat, murmura monsieur Boissonneault à l'oreille de sa femme en apercevant Slipskin par la vitrine vers minuit.Élise les aperçut et courut leur ouvrir la porte \u2014 Allô, ma petite chouette! s'écria-t-il.Viens dans les bras de ton beau-père pendant que t'es encore pari able, future millionnaire! Et il l'embrasse avec une effusion qui amena une petite grimace d'étonnement sur les lèvres de Slipskin.Monsieur Boissonneault représentait à son plus haut degré de perfection le type du joyeux infirme.À l'âge de quinze ans, une attaque de poliomyélite lui avait fait perdre en grande partie l'usage de la jambe gauche («Mais pas celui de la jambe du milieu», lançait-il avec un gros rire, pendant que sa femme baissait les yeux et soupirait discrètement).Malgré son infirmité (ou à cause d'elle, sait-on jamais?) une bonne humeur infatigable l'habitait.Son entregent et plusieurs années de travail acharné lui avaient permis de se tailler une place enviable dans les I assurances et il jouissait main- I tenant d'une solide aisance.I Florent, radieux, sortit de la * I cuisine, un torchon à la main.I Après avoir présenté les em- I ployés à ses parents, il leur fit I visiter les lieux.Monsieur et [ madame Boissonneault, tout I endimanchés pour l'occasion, I le suivaient pas à pas, gonflés 1 de fierté, mais l'oeil critique.\u2014 1 C'est un peu petit comme local, I remarqua l'agent d'assuran- 1 ces, mais tu viens quand même | d'attraper une poule aux oeufs j d'or, mon garçon.J Il se tourna vers sa femme: I \u2014 Figure-toi, Rosalie, que je venais m'asseoir à ce comptoir avant notre mariage J'ai très bien connu monsieur Lussier: c'était un homme capable en s'il-vous-plait! Je ne pense pas qu'un seul client lui ait jamais retourné son assiette en trente ans.Il donna une puissante claque dans le dos à son fils, au risque de perdre l'équilibre: \u2014 Montre-toi un vrai Boissonneault, mon garçon, et tu vas le surpasser autant qu'une pisette d'éléphant surpasse une pisette de matou.S \u2022 Tout le monde éclate de rire, sauf le petit José Biondi qui plissa l'oeil d'un air blasé tout en tirant une touche.La visite se termina dans la cave.Slipskin ouvrait les portes, s'efforçait, puis, les mains derrière le dos, écoutait la conversation avec un sourire courtois.\u2014 Je te le dis, ma femme, une vraie face de rat, répéta monsieur Boissonneault deux heures plus tard, assis sur le bord de son lit.Il retira péniblement son pantalon et sa jambe gauche apparut, cadavérique.\u2014 Ma foi, je ne lui prêterais même pas ma poubelle, ajouta-t-il, méprisant.\u2014 Allons, couche-toi, soupira son épouse.Florent n'est plus un enfant, tout de même.En trois ans, il a dû le sonder.\u2014 Une vraie face de rat, murmura une dernière fois monsieur Boissonneault, et il s'endormit.Après un moment de méfiance, la clientèle de La Binerie avait décidé de rester fidèle à son restaurant, car on y mangeait aussi bien qu'avant.Florent se levait à cinq heures et se couchait tard dans la nuit.Pâli de fatigue, il apprenait lentement son métier et maigrissait.On le voyait partout à la fois: à la caisse, au comptoir, à la cuisine, au téléphone avec les fournisseurs, chez les grossistes en viandes, où il essayait tant bien que mal de percer le secret qui permet de faire la différence entre une pièce de boeuf d'où l'on ne pouvait sortir que de la tirasse et celle qui attirait une longue filée de clients satisfaits.DEMAIN Bonne éternité, monsieur LE MATOU COPYRIGHT: Lex Édition* Québec Amérique C 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 20 MAI 1982 Radio /hack Cois bleus de Beloeil: lock-out La ville de Beloeil a mis ses 53 cols bleus en lock-out, hier matin.Le différend porte sur le renouvellement de la convention collective échue le 31 décembre 1981.Les négociations, qui en étaient à l'étape de la conciliation, achoppent sur quatre points principaux, selon la partie syndicale: GERMAIN TARDiF__ - le syndicat, affilié à la CSN et qui représente les deux groupes de travailleurs, demande Pabandon, par la ville de son droit d'abolir des postes, ce que celle-ci refuse; - il veut aussi que la ville abandonne son droit d'accorder des contrats à forfait à des entrepreneurs pour certains travaux tels que le déneigement de rues ou de patinoire, l'entretien du réseau électrique, etc., ce que la ville refuse également; - le syndicat refuse d'accepter l'implantation par la ville d'un nouveau système de classification des cols blancs; - il rejette les offres salariales de la ville qui comportent deux augmentations successives, l'une pour 1982, l'autre pour 1983, le tout indexé, alors que les demandes syndicales approcheraient 10 p.c.au bout de deux ans.Le directeur général de la ville, M.Jacques Gagnon, a déclaré à LA PRESSE que le lockout a été imposé parce que la position patronale est finale.«La ville n'a certes pas l'intention d'abandonner les deux droits qui sont inclus dans la convetion collective alors que d'autres municipalités qui ne les ont pas tentent de les obtenir, a-t-il dit.«D'autre part, l'offre patronale quant aux salaires et la décision quant au nouveau système de classification sont finale.Nous pourrions continuer à négocier pendant des mois mais ce serait inutile puisque la ville resterait sur ses positions.» La présidente du syndicat, Mme Francine Benoît, a, de son côté, nié que les employés veuillent éliminer de la convention les clauses relatives à l'abolition des postes et au contrat forfaitaire.«Nous ne voulons, a-t-elle dit, que les renforcer de façon à nous protéger et nous ne voulons pas que l'employeur se serve de ces clauses et celle de la reclassification pour congédier qui il veut.» Quant aux salaires, elle a précisé que la demande syndicale est de 12 pour cent l'an, avec indexation, pour 1982 et 1983.I I I Modèle 5010.63cm (2b\") Meuble de A style moderne avec base amovible (non ^ illustrée).Autoréglage des couleurs selon la luminosité de la pièce.Affichage numérique lumineux et nouvelle commande musique voix.1 Modèle 5036.63cm (26\") Meuble de style méditerranéen classique au riche fini pacanier et aux colonnes sculptées.Autoréglage de,la couleur, de la luminosité et du contraste de l'image.'Tout ce* modèles ne w»nl no* ttbligatoiremeitt en tente chei chacun de* détaillant* itarticipant* I Modèle 5020.63cm (26 ) Meuble fini pacanier rie bernent veine.Auton«glage de la couleur et un excellent svstème sonore a 2 voies.?Modèle 4263.48cm (20\") Meuble portatif fini noyer sur plastique résistant au choc.Une sortie audio jack vous permet de faire passer le son de votre téléviseur à votre système stéréophonique.JOUEZ© Avec la télécommande à infrarouge.| vous pouvez mettre en marche ou arrêter votre téléviseur, changer de canal, augmenter et baisser le volume ou couper le son instantanément.gâ L'appareil est câblo- JN compatible, ce qui per-met une syntonisation de tous les différents canaux possibles, sans convertisseur.A la différence des autres télécouleurs qui ont 260 lignes de définition, le filtre à haute définition de Magnavox donne 330 lignes ce qui procure une image d'une clarté incroyable.Ce sont là 3 caracté-risfiques exceptionnelles que Ton retrouve dans ces 4 superbes modèles Magnavox.Le tout, à des prix qui vous permettront de jouer gagnant.Super aubaines sur les modèles Magnavox à télécommande câblocompatwle jusqu'au 31 mai.PHILIPS A.& B.RADIO 7731, rue St-Denis Montréal AMEUBLEMENT LIDA ; 9281 St-Michel Montréal ARCA FURNITURE 411 St-Laurent * Montréal DOMON LTD.1360 Notre-Dame Lachine MICROTRON INC.* 871 Décarie St-Laurent AM.APOLLO 3225 est, Ontario Montréal AMEUBLEMENT SABATINO 7119 St-Hubert Montréal AUDIO SONORE 142 St-Louis St-Eustache ÉRIC T.V.5017 Av.du Parc Montréal MUSICLAND 4631 Wellington Verdun AMEUBLEMENT G.B.9001 Hippolyte-Lafontaine Ville d'Anjou ANDRE SORBA T.V.87 Notre-Dame Oka CENTRE DE VIDÉO 458 Grande Côte Rosemère LORRAIN RADIO 1228 est, rue Fleury Montréal MOLLEE ÉLECTRONIQUE 5106 est, Jean-Talon Montréal SAVOIE ÉLECTRONIQUE 754, rue Ste-Élizabeth Laprairie SONO VIDÉO 2281 LeCorbusier Chomedey mainten; \u2022v.449 ionnell m.m m m 4 v I > \u2022 s*.m \u2022' MfTi r | \u2022 * m 2S .A Radio /haek l'informatique pius abordable Épargnez s100 sur l'ordinateur couleur TRS-80\" de 4 K de Radio Shack pour les loisirs et l'éducation.Toute la famille peut s'en servir pour les loisirs à la maison ou comme un véritable ordinateur individuel.Le TRS-80 vous met sur le bon chemin.\u2022 Branchez-le à votre télécouleur et vous êtes prêt! 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