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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-05-03, Collections de BAnQ.

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[" PHIL LAHEURTE ÉMERGE DE LA FOULE Près de 5,000 coureurs ont pris part aux diverses épreuves de la course du Parc olympique hier, et on a eu droit à une grande surprise quand la championne Jacqueline Gareau a été dans l'impossibilité de compléter les 10 kilomètres, cédant la place de gagnante à Lizanne Bussières.Chez les hommes, Phil Laheurte a une fois de plus triomphé.k page 7 13-1 CONTRE LES DODGERS LES EXPOS FRAPPENT ! pages 2 et 3 LE MANIC PERD # 1 pages 8 et 9 LE PLUS ORAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE Photos Paul-Henri Talbot.LA PRESSE ISOLEZ VOTRE MAISON 35 cents _.mmk _ hors de la zone métropolitaine 45* MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982, 98e ANNÉE, no 102, 60 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 LAINE ISOLANTE SOUFFLEE îél.2704W ¦s *** m %.MÊÊ Af.,yy.yy .-y.v \u2022 iMgByahr^jR' 1j ftfc V 1 21 - L'Argentine confirme le torpillage du Général Belgrano, unique croiseur de sa marine, par ijn sous-marin nucléaire britannique.Ce premier engagement naval intervient après 12 heures d'accalmie qui ont suivi les bombardements des Falkland et les raids de l'aviation argentine contre l'escadre britannique, samedi.page C 5 Des soldats argentins s'exercent au maniement d'armes automatiques et de lance-roquettes dans le sud de l'Argentine.photo UPI EDTF0 LES EFFETS DE L'ENGRENAGE AUX MALOUINES photo Armand Trottier.LA PRESSE > PAR GUY CORMIER page A 6 ¦ ¦ 6,000 PERSONNES À LA MAN IF DU 1 er MAI page A 2 INGÉNIOSITÉ ET ÉCONOMIE D'ÉNERGIE ¦ L'économie d'énergie est, depuis quelques années, une des préoccupations majeures des ingénieurs en bâtiment et le Centre d'opération de la Corporation municipale de Sherbrooke, construit récemment, est un exemple remarquable de l'ingéniosité dont les 3 experts sont capables pour économiser l'énergie en récupérant d'autres sources d'énergie traditionnellement gaspillées.page B 1 < LES «ANARS » LE QUÉBEC, UN TERRAIN PROPICE À L'ANARCHISME ¦ Les anarchistes ne sont pas nombreux au Québec, mais ils existent et, tous les premiers mai, ils sont quelque 75 à défiler dans les rues sous le drapeau noir.En plus de publier un journal à Montréal, «La nuit», les anarchistes tiendront un colloque en juin où le principal invité sera le célèbre philologue américain Noam Chomsky.Selon Stephen Schecter, professeur à l'UQAM et adepte de l'anarchisme, il y a même un intérêt grandissant dans le monde pour la pensée libertaire, et le courant antiautorité qui se manifeste au Québec depuis longtemps est un élément qui ne peut que favoriser ici l'expansion de l'anarchisme.page A 2 L'ECONOMIE Le président de la Société québécoise d'initiatives pétrolières (SOQUIP), M.Pierre Martin, satisfait des résultats obtenus par la compagnie dans l'Ouest, a l'intention de financer d'autres programmes de recherche et d'exploration pétrolières.page b i SOMMAIRE Annonces classées: B 7 à B 11, C6,C7 Arts et spectacles \u2014 Informations: B 4, B 5 \u2014 Horaires: B 6 Décès, naissances, etc.: C 9 Economie: B 1 - B 3 Etes-vous observateur?B 1 1 FEUILLETON: B 8 Horoscope: B 9 Le monde: C 5 Mots croisés: B 10 Mot mystère: B 10 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 6 Télé-câble: B 4 Télévision: \u2014 Horaires: B 6 Choix d'émissions: C 3 Vivre aujourd'hui: C 1, C 2 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 1=»- NOUS N'ANNONÇONS 'AS SOUVENT.Nos clients s'en occupent! LOMBARDI >our un vrai Honda-iste rauto-satisfectk)n> honda c'est.\u2022I 7200 bout.Longelîer ' ! 255-22*2 LOMBARDI A 2 LES ANARCHISTES DU QUEBEC Un courant de pensée sérieux?1 «Tempête à l'horizon», annonce à titre de bulletin météo le seul journal anarchiste de Montréal, «La nuit», dans son dernier numéro paru en janvier et vendu.zéro cent.JACQUES BENOIT Du folklore?du bidon?un ramassis de doux dingues?Les listes de la vieille bohème plus ou moins anarchiste des années 50?Ou.alors, un courant de pensée sérieux?Nulle part au Québec les anars ne pullulent.N'empêche qu'ils n'ont pas surgi par génération spontanée (Montréal comptait des groupes anarchistes dès le début du siècle) et que, tous les premiers mai, ils sont quelque soixante-quinze à défiler dans les rues sous le drapeau noir.Autre signe que l'anarchisme a ses adeptes: un colloque se tiendra en juin à Montréal sur le thème Les intellectuels et l'Etat, qui sera débattu dans une perspective anarchiste.Organisé par un groupe d'universitaires de tendance libertaire, le débat aura pour principal invité un anarchiste déclaré, le célèbre philologue américain Noam Chomsky.«Il y a un cou: :int de pensée qui se développe, mais il y a aussi des pratiques d'esprit anarchiste qui apparaissent, sans que nécessairement les gens se réclament de l'anarchisme», explique Stephen Schecter, professeur à l'UQAM, qui est du nombre des organisateurs du colloque de juin.Un terrain propice En fait, signale Stephen Schecter, qui donne pour la première année un cours sur la pensée anarchiste et son histoire, et qui, sans en faire tout un plat, se déclare anarchiste, en fait «il y a un intérêt grandissant pour l'anarchisme comme pensée» et, d'une certaine façon, le terrain est propice à son développement.Parce que, dit-il en substance, l'engouement pour les groupes gauchistes a fait place à la désillusion («Ça nous donne un espace, les gens ne sont plus bornés par des préjugés idéologiques») et que, bref, «les gens en ont marre».«Les gens voient le monde qui va à sa perte, ils ne savent plus quoi faire.Ils veulent vivre autrement.Le problème, c'est comment y arriver et se sentir appuyé?» Il y a même là, pour lui, quelque chose comme un courant mondial, un sursaut de l'humanité face à toutes les menaces qui s'accumulent, «style j'ai une vie.je veux la vivre! » Autre facteur qui joue, le désabusement grandissant à l'égard de l'Etat et de son action, «les gens vont peut-être comprendre que ce n'est pas à travers l'Etat qu'on va se libérer» Revenons-en au Québec.S'ajoute à tout cela, historiquement, note encore Schecter, un élément qui ne peut que favoriser l'expansion de la pensée anarchiste, à savoir «le courant antiautorité qui se manifeste ici depuis longtemps» (peut-être un trait du caractère national tenant à la Conquête et à l'état de rébellion plus ou moins larvé qui ne s'est jamais démenti depuis).L'esprit libertaire Ex-président du RCM (1977 à 1980), rédacteur de la revue «Our Génération» pendant 19 ans (sans être carrément anarchiste, la revue a toujours fait une large place à la pensée libertaire).Abe LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI l9ff2 Limonchick, lui, voit un lien entre la tendance libertaire québécoise, au sens strict comme au sens large, et «cette valeur fondamentale, à la fois anticapitaliste et anticollectiviste, de la société québécoise».Deux grandes tendances, dit Limonchick, sont présentes au sein de la société québécoise: la nationaliste, caractérisée entre autres par la volonté d'ériger un Etat fort, centralisé, et la partici-pationniste, proche parente du courant libertaire, «vers l'engagement local, le travail sur le terrain, genre tendance socialo-catholique».«Depuis les années GO.l'esprit libertaire (ou participationniste) était frustrée par l'autre tendance.Les deux courants ont émergé lors de la révolution tranquille et coexistent toujours, par exemple au sein du PQ et du mouvement syndical.» Ne pas confondre.De quoi parle-t-on?Ne pas confondre, d'abord, pensée libertaire ou anarchiste, ou anarchisme, et nihilisme.Les nihilistes russes voulaient, au début du siècle, tout faire sauter et n'avaient pas de doctrine sociale et politique à proposer en contrepartie, alors que les anarchistes, eux.mettent de l'avant un modèle de société.Une conception de l'homme et de l'organisation sociale centrée, dit Schecter, sur l'idée de liberté, «qui en fait sa puissance et qui attire les gens, qui a toujours distingué l'anarchisme des autres courants socialistes autoritaires.Le point de divergence le plus connu est sur l'Etat, car quoique les anars soient d'accord pour se débarrasser du capitalisme, ils ne veulent pas remplacer ies patrons privés par des patrons d'Etat.» Ce qui veut dire, en bref, la disparition de l'Etat, ei son remplacement, sur le plan local, par des communes (gestion des transports, des communications, etc.) et par des syndicats autogérés propriétaires des moyens de production.Pour les décisions touchant de plus grands ensembles (régions ou provinces, une industrie précise), des fédérations de communes et de syndicats, constituées de délégués révocables à volonté par les communes et les syndicats.L'expérience espagnole Et rien d'impossible là-dedans, soutient Schecter, en rappelant ce que fut l'expérience anarchiste la plus poussée, en Espagne, sous le Front populaire (36-39), où la fédération ouvrière anarchiste, la «Confederacion general del Tra-bajo de Espana», regroupa un temps près de deux millions d'adhérents.«Pour tout ce monde, il n'y avait qu'un fonctionnaire, le secrétaire général, et donc pas de bureaucratie syndicale.Les syndicats faisaient toutes sortes de choses, des journaux, etc.mais sur une base volontaire.En même temps, ce fut le premier pays d'Europe à arracher la journée de travail de huit heures.» Réunis également dans la Fédération anarchiste espagnole, les anars, rappelle-t-il, créèrent à l'époque 1,750 communes agricoles, tout en mettant sur pied, pour faire face à Franco, une industrie d'armes et de munitions, en même temps qu'ils autogéraient.à Barcelone, le télégraphe, le téléphone et les transports, le hic étant que les anarchistes eurent à se battre à la fois contre les troupes franquistes et contre le gouvernement républicain.«Libertad o muerte» (La liberté ou la mort! ), tel était leur cri de ralliement.DEMAIN: Un certain nombre [LA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: 6 Max.: 20 Ensoleillé DEMAIN: Beou temps Québec La Quotidienne Tirage de samedi 1 5 1 Min.Abitibi 1 Ouraouoix 6 Lourentides 1 Cantons de l'Est 2 Mourfdt 0 Québec 2 Lac-Saint- Jcon 0 Rimouski 2 Gaspésie 2 Boie-Comeau 0 Sept-lles 0 Canada Min Victoria 5 Edmonton I Régir o 7 Winnipeg 9 Toronto 5 FredVwïctofi 2 Halifax 2 Chariottetown 2 it-Jean 3 Max Aufowrcfhui 18 Ensoleille 20 Ensoleillé 18 Ensoleillé 18 Ensoleillé 10 Nuageux 16 Ciel variable 10 Nuageux 9 Averses 9 Averses 8 Averses 8 Averses États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Min 7 5 13 22 11 Max.10 16 22 28 21 Nlle-Orléons Pittsburgh San Francisco Washington Dallas Min.18 4 8 13 17 Max 26 20 14 25 22 Les capitales 5; Max 10 14 21 26 20 15 12 10 9 Averses Nuageux Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Nuageux Nuageux Nuageux Nuageux Min.Max.Amsterdam 4 10 Athènes 12 24 Acapulco 22 33 Berlin 2 8 Bruxelles 4 14 Buenos Aires 15 26 Copenhague 4 11 Genève 2 14 Hong Kong 22 24 Le Caire 17 33 \\ Lisbonne 14 26 Londres 5 12 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidad Vionne 6 8 11 2 5 6 9 2 19 20 3 Max 22 17 28 12 14 20 21 9 23 27 9 La Fête des travailleurs a été l'occasion pour les centrales syndicales de se serrer les coudes avant le sprint des grandes négocia-tions.Les chefs syndicaux de Sa manif du photo: Armand Trottier \u2022 1 \u2022 IV i Ni»: ' ¦ Au moment même où Louis Laberge, Robert Gaulin et Norbert Rodrigue lançaient conjointement par voie de communiqué un pressant appel à la solidarité des travailleurs, les trois principaux chefs syndicaux brillaient par leur absence, samedi, L la manifestation du 1er mai à Montréal.PIERRE 6INGRAS D'ailleurs ils n'étaient pas les seuls absents puisque seulement 6,000 manifestants se sont regroupés au parc Laurier, le point de départ du défilé, alors qu attendait au moins 10,000 personnes.Si la température fraîche et le temps nuageux comptent sûrement parmi les raisons qui en ont poussé plusieurs à rester chez eux, ces conditions n'ont toutefois pas empêché la foule présente d'être très animée et , selon certains observateurs, d'être beau- coup plus colorée que par les années passées.Comme par le passé toutes les centrales syndicales étaient représentées de même que plusieurs partis politiques marginaux ainsi qu'une délégation des Arnar-chistes de Montréal dont la bande-rolle et les drapeaux noirs furent particulièrement remarqués.La manifestation n'a donné lieu a aucun incident et les manifestants se sont dispersée dans le parc Lafon-taine, après les traditionnels discours des leaders syndicaux qui dénonçaient particulièrement cette année la hausse des taux d'intérê une heure après le départ du défilé.C'est madame Alice Derome, 73 ans et scorpion , a t-elle précisé, qui fermait la marche avec une pancarte sur laquelle on retrouvait un des seuls slogans positifs du défilé.« A la santé des travailleuses » pouvait-on y lire.«Ici, tout le monde chiale.C'est normal.J'ai donc voulu fermer le défilé sur une note positive >.a-t-elle dit dans un éclat de rire.Un message des évêques Ailleurs au Québec, le 1er mai n'a pas donné lieu à de grands déploiements.Dans la ville dé Québec, 500 manifestants ont bravé le froid et se sont réunis devant les bureaux du ministre du Revenu, M.Reynald Frechette.Les orateurs présents ont exhorté le patronat et les gouvernements de trouver des solutions concrètes pour mettre fin au marasme économique.La ville de Sherbrooke dans l'Estrie a aussi été le théâtre d'une manifestation réunissant 150 personnes.A L'Annonciation , dans les Laurentides, 75 personnes ont participé à une marche d'une durée de deux heures.Par ailleurs, à Ottawa, plusieurs dizaines de personnes ont participé olles- \u2022 |j.: lit .I M lit .\u2022\u2022\u2022»\u2022« \u2022 *G aussi à une marche réunissant pour la premiere fois des repré1 >entants du Nouveau parti démocratique, du Syndicat canadien de la fonction publique et de l'Alliance des services publics.'^Z Pour sa part l'Assemblée des évêques du Québec a aussi profité 3e la fête des travailleurs pour affirmer publiquement que les com* bats actuels des travailleurs sont fondamentaux et qu'ils visent^ d'abord à éviter la misère.Selon les évêques, le Québec doit mettre; de l'avant une législation permet tant au travailleur d'avoir accès à l'information sur ia situation çiç son entreprise, en plus d'imposer des délais suffisants d'avis de fermetures et d'établir une caisse fa, stabilisation pour les travailleurs.Les représentants de l'Eglise estiment en outre que la lutte au chômage est plus importante actuels lement que la lutte contçjçy l'inflation.Des retrouvailles pour * \u2022 \u2022 (D'après AFP et Reuter) \u2014 Le syndicat polonais Solidarité, suspendu depuis le 13 décembre dernier en vertu de l'état de siège, n'a pas laissé au Parti communiste polonais le monopole de la célébration, samedi, de la fête du Travail.Pour des dizaines de milliers de membres de l'organisation ouvrière dont les principaux dirigeants sont encore internés, le 1er mai a été l'occasion, pour la première fois en quatre mois et demi, de véritables retrouvailles.D'impression n a n tes con t re-m a n i testations ont eu lieu, non seulement à Varsovie et à Gdansk, mais aussi, de l'aveu même des moyens d'information officiels, dans un certain nombre d'autres villes à travers le pays.A Varsovie, la contre-manifestation à laquelle 50.000 personnes participaient, s'est déroulée à quelques mètres seulement de la manifestation officielle à laquelle assistait le général Jaruzelski.Un impressionnant dispositif de sécurité avait été établi autour de la Place de la victoire, mais la police n'est pas intervenue pour disperser les contre-manifestants, se contenant de les empêcher de s'approcher du cortège officiel.Une autre manifestation des partisans de Solidarité est prévue pour aujourd'hui.Aux Etats-Unis, les manifestations à l'occasion du premier mai, célébré surtout par de petits groupes socialistes et procommunistes, a donné lieu à plus de 70 arrestations.Des heurts A Atlanta, 12 personnes ont été appréhendées pour «conduite désordonnée» et refus d'obéissance à la police lors d'une manifestation du Parti communiste révolutionnaire américain.A Los Angeles, des échanges violents ont eu lieu entre les membres du Parti communiste et la police montée qui a procédé à 36 arrestations.A San Francisco, près de 300 personnes ont défilé, sans incident, pour protester contre la politique du gouvernement Reagan.A Washington, à l'appel du «Ail People's Congress*, 2,000 personnes selon la police, 12,000 selon les organisateurs, se sont regroupées devant le Capitole pour protester contre la politique intérieure et extérieure de Reagan.Au Portugal, la fête du Travail a été marquée par des heurts entre manifestants et forces de l'ordre, qui ont fait deux morts et de nombreux blessés à Porto.A \\k suite de ces incidents, la Confédé- ration syndicale portugaise CSTP, proche du Parti communiste, a annoncé qu'elle allait lancer une grève générale dont la date et la durée n'ont pas été précisées.A Moscou, M.Léonide Brejnev, apparemment en assez bonne forme physique, a assisté samedi au traditionnel défilé des travailleurs sur la Place rouge.Cette année, la Fête du 1er mai en URSS était placée sous le signe de «la lutte pour le renforcement de la paix et contre la dangereuse folie nucléaire».Dans les capitales des autres pays de l'Est se sont tenues les manifestations traditionnelles, en présence des dirigeants des partis communistes.En Europe occidentale.!< manifestations dominées par le problème du chômage, ont eu un écho inégal.A Paris, c'est sous le signe de la désunion syndicale, déplorée par le premier ministre Pierre Mauroy.que so sont tenus trois rassemblements d'une ampleur limitée.A Madrid par contre, un défilé mené par les deux syndicats de gauche a rassemblé entre 200.000 et 100,000 manifes tants.En Grèce, pour la première fois, la Confédération syndicale générale des travailleurs, qui regroupe toutes les tendances du syndicalisme, avait appelé à une grève.En Amérique latine, les difficult, tés économiques et sociales, mais aussi la lutte pour la démocratie ont dominé les diverses manifest talions.En Bolivie, la centrale., ouvrière COB a tenu sa plus impo % santé démonstration de ces der» nières années et revendiqué une ! amnistie générale.Au Salvador,, pour la première fois depuis trois ans.le 1er mai a donné lieu à des ' manifestations autorisées par le', gouvernement.A Pékin, la Fête des travailleur^ n'a donné lieu à aucune cé-:: rémonie officielle et les Pékinois*' se sont contentés de se promenéf dans les pares, dont l'entrée était* exceptionnellement gratuite.MU m* s.y '\"¦:'***&fc8fit.m>w»; ' wuw vt' m ffi m> m»m ***** \u2022 3t\\ ft ï BB sa SS 91 Incendie à Laprc Un incendie, qui s'est déclaré dans la soirée hier à l'arrière de la boulangerie (.ussier, rue Saint-Ignace, à Laprairie, s'est propagé à au moins quatre autres bâtiments adjacents dans ce quartier historique de la ville.Les pompiers ont dû faire appel à leurs confrères des villes avoisinantes, Brossard, Candiac, Saint-Philippe, pour arriver à circonscrire l'incendie, mais, au moment de mettre sous presse, les espoirs de sauver les bâtiments étaient minces et les pompiers prévoyaient que ie feu allait se poursuivre toute la nuit.Au moins un pompier a été biessé.On ne connaît pas, poor l'instant, les causes de l'incendie.75 photo Armand TvôfGor, la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1962 Médecins: au tour du Manitoba TORONTO (UPC, CP)\u2014 L'entente de principe survenue samedi entre le gouvernement provincial et les médecins de l'Ontario à propos d'une nouvelle échelle d'honoraires met un terme aux moyens de pression utilisés par les médecins ces derniers temps et permet d'éviter la grève de trois jours qui était prévue pour cette semaine.En vertu de l'entente, les médecins auront droit à une augmentation de i 1 p.cent avec effet rétroactif au 1er avril, de 3 p.cent en janvier 1983, de 8.75 p.cent le 1er avril prochain et de 3 p.cent le 1er janvier 1984.En 1985, selon l'entente conclue, les médecins auront un salaire de $122,000 comparativement à $80,000 Tan dernier.Par ailleurs, au Manitoba, les médecins qui ont jusqu'ici fait des grèves partielles pour manifester leur mécontentement devant les propositions du gouvernement de leur province, ont décidé de faire une grève générale indéfinie dont la date n'a pas encore été fixée.La question des honoraires est encore une fois au centre du litige.En Nouvelle-Ecosse cependant, les médecins ont accepté l'offre du gouvernement en vertii de laquelle ils auront droit à une augmentation de 12 p.cent de leurs honoraires.Ils avaient demandé une hausse de 20 p.cent.Selon le président de l'Association des médecins, le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse connait actuellement des problèmes financiers très graves et les médecins ont accepté de réduire leurs demandes.Cadavre en quête d'un nom Les enquêteurs de la section des crimes contre la personne de la police de la CUM demandent la collaboration du public afin d'identifier le cadavre d'un homme retrouvé jeudi dernier à l'intérieur d'une maison désaffectée, située au 831 de la rue Vi-ger à Montréal.L'homme est âgé de 30 à 40 ans, a les yeux et les cheveux bruns frisés et porte une moustache ainsi qu'une barbiche.Il mesure 1,75 mètre et pèse 79 kg.Lors de sa découverte, il portait un jeans, un chandail de laine grise, une veste de laine grise avec des motifs bleus ainsi qu'une paire de bottillons de cuir brun.Par ailleurs, les policiers sont aussi à la recherche d'un individu relativement au meurtre de Antony Dalonzo, âgé de 30 ans, poignardé et étranglé le 22 avril dernier.L'individu recherché serait âgé de 20 à 25 ans, pèserait 72 kg, aurait les cheveux bruns mi-longs et porterait un imperméable gris ou beige.Le meurtrier a pris la fuite dans l'auto de la victime, une Mazda 1982 qui a été retrouvée à Sudbury Ontario.Toute personne pouvant fournir des renseignements relativement à ces deux meurtres, est priée de communiquer avec les enquêteurs à 931-2445.Six morts sur les routes ce week-end Les routes du Québec ont fait au moins six morts au cours du week-end.Une collision frontale survenue entre deux automobiles sur le boulevard Martel, à Saint-David de Falar-deau dans le comté de Dubuc, a fait une victime, il s'agît de Micheline Lapointe âgée de 32 ans, du 108 rang 2 à Saint-David de Falardeau.Une collision entre une automobile et un tracteur survenue samedi dans le rang Sainte-Marie est, à Saint-Thimo-thée, a fait une victime, il s'agît de Pierre Gervais âgé de 24 ans, du 529 rue Jeanne-Mance à Valleyfield.Un résidant de Ville d'Anjou, Claude Girard, âgé de 20 ans, demeurant au 8516 Place Belle-fontaine, a perdu la vie samedi dans la nuit sur la route 132 à Saint-Anicet, lorsque l'auto qu'il conduisait a frappé un poteau.Michel Bergeron, âgé de 24 ans, du 851 Chanoine Scott à Sainte-Foy, est mort samedi soir après avoir perdu la maîtrise de sa moto sur le chemin Tilly à Saint-Antoine de Tilly dans le comté de Lotbinière.Par ailleurs, une collision frontale survenue samedi sur la route 255 près de Wotton dans PEstrie a fait un mort, il s'agît de Gérard Jobin âgé de 53 ans, du 310 3e avenue à Asbestos.Finalement, un résidant de Saint-Jérôme, Richard Waterman âgé de 31 ans, a perdu la vie dans la nuit d'hier lorsque l'auto qu'il conduisait a frappé un pilier d'un poste de péage du pont Cham-plain.^ la presse K \u2022 A3 Construction: salaires majorés de 20 pour cent (Selon PC) \u2014 Au moment même où devait prendre fin le décret gouvernemental régissant les conditions de travail des quelque 90,000 travailleurs de la construction, une entente de principe est intervenue entre l'Association des entrepreneurs en construction (AECQ) et deux syndicats représentant plus de 50 pour cent de ces travailleurs.Une entente verbale était intervenue dans la soirée de vendredi, alors que le décret gouvernemental devait prendre fin à minuit.Des négociations intensives devaient permettre d'en arriver dans la nuit à la signature d'un protocole d'entente.A la suite de ce développement majeur, le ministre du Travail, M.Pierre Marois, décidait de prolonger d'un mois l'application du décret, ce qui permettra aux parties d'obtenir les approbations nécessaires à la signature d'une convention collective de la construction.Jusqu'en mai 83 Selon l'AECQ, le protocole conclu avec la FTQ-Construction et le Conseil provincial des métiers de la construction (interna- tional) ressemble presque en tous points au décret gouvernemental, qu'il ne modifie que très légèrement, et prévoit que les salaires seront augmentés de 10 pour cent le 20 mai prochain, et d'un autre 10 pour cent le 1er mai 1983.L'entente, qui prévoit également une hausse annuelle de 15 >our cent au niveau des indemnités de frais de déplacement et de 10 pour cent annuellement au chapitre de la contribution dfes 15,000 employeurs de la construction aux avantages sociaux, est valable jusqu'au 30 avril 1984.Du côté syndical, on signale que l'entente de principe comporte certains gains jugés acceptables, compte tenu de la situation économique actuelle et de ses effets sur l'industrie de la construction.On blâme cependant l'AECQ, qui, selon les deux syndicats impliqués, «a agi avec arrogance en maintenant un refus de négocier de façon civilisée, profitant du fait qu'elle détient le monopole de représentation patronale devant cinq associations syndicales, dont aucune ne détient la majorité nécessaire lui permettant de négo- cier seule la convention collective».Dans le secteur de la construction, les 90,000 travailleurs sont représentés par cinq syndicats.Pour pouvoir négocier la convention collective au nom de tous les travailleurs, une centrale doit détenir 50 pour cent des membres, ce qui n'est pas le cas présentement, le dernier vote d'allégeance syndicale de la construction n'ayant permis à aucune entité d'atteindre ce cap.Il faut donc que les centrales concluent des alliances leur permettant de représenter 50 pour cent ou plus des travailleurs de la construction, ce qui est le cas présentement de la FTQ-Construction et du Conseil provincial des métiers de la construction (international).L'entente de principe qu'ils ont conclue s'appliquera donc à tous les travailleurs de la construction, si elle est acceptée par les membres.Les deux centrales ont également exprimé le souhait que ce système de négociation soit modifié avant les prochains pourparlers.Succès sans précédent de la 1 Oe «Marche vers Jérusalem» Près de 20,000 personnes ont participé hier dans les rues de Montréal à la dixième «marche vers Jérusalem» organisée par l'Association culturelle juive.Les marcheurs ont parcouru près de 25 kilomètres.Le plus illustre est sans aucun doute M.Joseph Joffre, âgé de 107 ans, qui comme les années passées a participé au marchethon.L'association estime pouvoir recueillir la somme de $100,000 afin de renflouer son fonds d'aide.photo Armand Trortier, LA PRESSE L'Aide juridique et le flânage dans le métro Le 14 avril 81, des agents de sécurité du métro accusaient deux jeunes gens, Evelyne Eliacin et Gaspar Dalexis, de flânage (même si les dictionnaires parlent plutôt de flânerie) dans la station Henri-Bourassa.Un fait divers comme tant d'autres, qui n'a évidemment pas fait la manchette des journaux le lendemain matin, et qui devait aboutir devant le juge Lomer Rivard, de la Cour municipale, le 13 janvier dernier.Le juge Rivard devait les trouver coupables d'avoir contrevenu à l'article 8 du règlement 18 de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, et leur imposait une amende de $40 plus les frais.Présumément à l'instigation de l'Aide juridique, les deux décidaient d'en appeler de la décision du juge Rivard devant la Cour supérieure, et le juge Jean-Guy Boilard héritait du dossier.Il fut alors décidé d'entendre en premier lieu la cause d'Evelyne Eliacin, défendue par Me Donato Centomo, de l'Aide juridique.Le 23 mars dernier, le juge Boilard, dans un jugement oral, la précision est importante, rejetait l'appel de Mlle Eliacin, en décrétant notamment que «il n'existe dans mon esprit aucun doute raisonnable que dans la soirée du 14 avril 1981, l'appelante Evelyne Eliacin flânait à l'intérieur de la bouche de métro Henri-Bourassa.Pour toutes ces raisons, l9appel est rejeté».Et il était décidé, avec l'approbation de Me Centomo, également procureur de l'autre appelant, Gaspar Dalexis, de verser dans le dossier de ce dernier la preuve déposée dans celui de Mlle Eliacin «pour valoir comme preuve».Devant cette approbation on aurait pu croire que l'affaire s'arrêterait là et que ces deux causes n'occasionneraient pas de nouvelles dépenses de fonds publics.C'était compter sans la ténacité de Me Centomo.En appel de l'appel! Ce dernier, en effet, n'était pas encore convaincu de la culpabilité de ses deux «clients».Et il décidait de porter l'affaire en cour d'Appel.Sitôt dit, sitôt fait! Les deux requêtes pour permission d'en appeler selon la Loi des poursuites sommaires et, subséquemment pour adjudication à un juge de la cour d'Appel, sont présentées au juge Fred Kaufman, de la cour d'Appel, le 8 avril.Mais le juge se voit dans l'obligation de rejeter les deux requêtes pour vice de forme, les requérants Dalexis et Eliacin, par procureur interposé, s'en prenant.à la mauvaise intimée, en l'occurence la Ville de Montréal plutôt qu'à la CTCUM! En outre, Me Centomo avait négligé de joindre à chaque requête une copie du jugement du juge Boilard.Me Centomo reprend toute la procédure le 14 avril, en présentant comme intimés la Reine, la CTCUM et M.Richard Armstrong, présenté comme «dénonciateur» pour la CTCUM.Et Me Centomo joint une copie écrite du jugement oral du juge Boilard à chacune de ses requêtes.Les procureurs des intimés demandent au juge George Montgomery, qui entend les requêtes, un ajournement au moins jusqu'au lendemain pour leur donner le temps d'étudier la copie du jugement Boilard.Le juge Montgomery acquiesce.Le lendemain, donc le 15 avril, le juge Montgomery rejette les deux requêtes parce qu'en cour d'Appel, un requérant ne peut invoquer que des questions de droit ou de faits, et non les deux simultanément comme, de l'avis du juge, l'avait fait Me Centomo.Cette affaire est donc présumément close.Présumément, parce que \\ie Centomo est en vacances jusqu'au 15 mai, de sorte qu'il a été impossible de lui demander s'il entendait porter l'affaire jusqu'en Cour suprême.Il est évidemment difficile d'évaluer le coût pour le contribuable de toutes ces démarches juridiques.Mais on peut conclure que si toutes les causes de flânage dans le métro subissaient le même sort, il en coûterait une fortune pour récupérer des amendes de $40 plus les frais.Vaudrait peut-être mieux alors laisser flâner tout le monde dans le métro.Et il faut aussi se demander si les requérants Evelyne Eliacin et Gaspar Dalexis auraient poussé aussi loin leurs démarches s'ils avaient eu à en assumer les frais au lieu d'utiliser les deniers publics par le biais de l'Aide juridique.L'achat d'usufruit Un lecteur s'étonnait récemment d'apprendre qu'on pouvait, dans le cadre d'une transformation de la forme d'occupation d'une conciergerie, offrir en vente l'usufruit d'un appartement.Selon cette formule, toute récente, qui vient s'ajouter à la copropriété divise (condominium) et à la copropriété indivise, le propriétaire ne conserve que la nupropriété de l'immeuble, soit la possibilité de vente.Pour un prix déterminé, il cède aux usufruitiers le droit de toucher les loyers, mais aussi le devoir de défrayer les coûts (taxes, assurances, entretien, chauffage, etc.).Mais attention, l'usufruitier n'est propriétaire que d'un usufruit.Et s'il advenait que l'immeuble soit converti en copropriété divise ou, pire encore, tombe de vétusté ou soit détruit par un incendie, l'usufruit cesse et l'usufruitier perd tous ses droits.Avant d'accepter une telle offre, consultez donc l'édition de mai de «Protégez-vous».L'ail des bais peut pousser en vi Denise Allaire jubile.Dans son minuscule jardin d'Ahuntsic, trois ou quatre touffes de feuilles vertes se lancent à l'assaut du printemps.L'expérience a duré sept ans.La réussite est complète.L'ail des bois peut s'apprivoiser et s'acclimater à la ville.PIERRE G1MGRAS_ Connue depuis quelques années par la publication d'un volume sur l'art d'apprêter les plantes sauvages et par les nombreuses conférences qu'elle donne sur le sujet, Denise Allaire voue à l'ail des bois un respect hors du commun.D'ailleurs dit-elle, c'est un crime de cueillir cette plante avant le 15 mai dans la région métropolitaine car le bulbe est encore trop petit.Il y a sept ans, Denise Allaire transplantait quelques bulbes d'ail des bois dans son jardin.Elle recommence l'expérience avec quelques plants durant plusieurs années.L'an dernier, surprise: une petite touffe d'ail des bois sort de terre, issue des graines produites par d'autres plants et transportées dans un autre coin du jardin par le vent.«L'expérience est concluante dit-elle.Avec un peu d'attention et en respectant certaines conditions élémentaires, on peut faire pousser cette plante en ville ».Aussi, dans trois semaines, quand vous irez faire votre cueillette annuelle, déterrez soigneusement quelques plants en prenant soin de conserver les racines du bulbe.Faites la transplantation dans votre jardin dans une terre noire à un endroit qui sera à l'ombre durant tout l'été, par exemple sous un arbre à feuilles.L'ail des bois exige un soleil abondant au printemps mais dès que les feuiles meurent en juin, l'ombre est nécessaire durant le reste de l'année.Si le cycle complet de la plante s'étend sur sept ou huit ans, le bulbe se multiplie également par la racine, un rhizome.Mais soyez patient.Faites votre expérience sur une petite échelle afin de découvrir l'endroit le plus propice de votre jardin pour assurer une croissance maximale à la plante.A ceux qui font la cueillette, Denise Allaire conseille de traiter la plante avec délicatesse.« Dans une touffe, il faut toujours laisser quelques plants afin d'assurer sa ) t reproduction.Et n'oubliez pas insiste- t-elle, toutes les parties de la plante se mangent.Evitez le gaspillage.».Elle met ses conseils en pratique.Elle fait congeler feuilles et bulbes.« Avec les feuilles on peut faire d'excellents beurres à l'ail et des assaisonnements pour une foule de plats.C'est aussi une plante médicinale aux nombreuses ver-tues.» Denise Allaire s'est aussi donnée comme mission de sauver l'ail des bois qu'elle dit menacé de disparition par la commercialisation.«Si la vente de l'ail des bois se poursuit, la plante pourrait disparaître du Québec.Il faudrait interdire les cueillettes à des fins commerciales.En Europe, plusieurs plantes sont protégées par la loi et il est même interdit d'y toucher.L'edelweiss, la plante nationale de la Suisse, est l'une d'elles.» Mais si elle a réussi à « apprivoiser» l'ail des bois, Denise Allaire ne manquerait pas pour tout l'or du monde, sa cueillette printan-nière dans un boisée des Lauren-tides.« Le premier bulbe de la saison que je croque, je le fais avec volupté.».~»- Sept ans de patience et oups, Denise Allaire a vu surgir trois ou quatre tige* d'ail dans son jardin d'Ahuntsic.photo Armand Trortier, LA PRESSE -\\- A 4 Les libéraux du veulent LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 de Taction de Pierre Trudeau SAINT-JEAN, Nouveau-Brunswick \u2014 Les dirigeants libéraux du Nouveau-Brunswick ont réclamé hier du premier ministre Trudeau qu'il assume le leadership économique qu'il a offert aux provinces en février pour contrer la récession.GILBERT LA VOIE (Envoyé spéciol de LA PRESSE)_ «La population est prête à accepter un leadership du fédéral, qu'il soit épaulé ou non par les provinces», a déclaré l'ancien président de la campagne fédérale au Nouveau-Brunswick, M.Harry Coldweil, à l'issue d'une rencontre de deux heures avec M.Trudeau à Saint-Jean.Les libéraux ont bien pris garde dans leur sortie de ne pas parler de contrôle des salaires, mais ils ont indiqué clairement que la restriction des salaires dans la fonction publique, telle que proposée par M.Trudeau en février, serait acceptable à l'ensemble de la population.«Les gens sont prêts à modérer leur appétit, si cela signifie un plus grand nombre d'emplois», a déclaré le ministre Roméo Leblanc.Les libéraux du Nouveau-Brunswick ont par ailleurs révélé qu'il leur devient de plus en plus difficile d'expliquer les augmentations salariales des hauts fonctionnaires du gouvernement, compte tenu de la situation économique actuelle.Plus tôt dans la journée, M.Trudeau a amorcé une tournée de trois jours dans l'est du pays en donnant un cours de morale chrétienne aux étudiants et profes- seurs de l'université Saint-François-Xavier, en Nouvelle-Ecosse, où il recevait un doctorat honorifique en droit.Un peu de morale Renouant avec Copernic, Kepler, Giordano Bruno et Teilhard de Chardin devant un auditoire poli, mais visiblement intéressé à autre chose, M.Trudeau s'est lancé dans un long exposé philosophique, où il a réclamé l'instauration d'une nouvelle morale internationale pour faire face au désordre qui s'est installé, selon lui, dans le monde actuel.Après avoir constaté que l'augmentation de la population mondiale a forcé les contacts entre les hommes au point où ils se découvrent maintenant «planétisés», il a déclaré que la philosophie morale est impuissante aux questions d'éthique que posent ces nouveaux rapports de force, et il a ajouté que la «modernité» lui semble être en parallèle avec le christianisme, en démontrant la nécessité d'établir des relations avec autrui.Il a demandé la formation d'une société des nations réellement organique, un effort accru face au tiers monde et une vision mondiale de la terreur nucléaire, dans une perspective morale.Aux forces conservatrices de la société (Brian Mulroney était sur l'estrade d'honneur), M.Trudeau a déclaré qu'il faut faire face à la mentalité conservatrice en se disant qu'on doit affronter ceux que l'aide sociale et le développement international rendent malades.À compter de ce matin, M.Trudeau rencontre des hommes d'af- photo UPC Le premier ministre Trudeau a reçu un doctorat honorifique de l'université Saint-François-Xavier.I! ajuste ici le chapeau qu'il portait pour l'occasion.faires, des étudiants, des administrateurs municipaux et de simples libéraux, et on peut s'attendre à ce qu'il laisse la philosophie de côté, pour répondre à des questions un peu plus terre à terre.Il se rend cet après-midi à l'île-du-Prince-Edouard, après auoi il sera à Bonaventure, Sept-lles et Natash-quan, au Québec.Ho! les moteurs! vaut mieux conserver que convertir! Si vous cherchez à économiser sur vos coûts de chauffage, il vaudrait peut-être la peine d'envisager toutes les possibilités.Voyez toutes les solutions que vous offre le Confort au foyer Texaco et faites minutieusement vos calculs avant de prendre une grande décision.Économisez jusqu'à 20% avec notre brûleur à retenue de flamme.Après un examen gratuit de votre appareil de chauffage, il se peut qu'on vous suggère d'opter pour le brûleur à retenue de flamme.Ce brûleur, qui s'installe en quelques heures, peut réduire jusqu'à 20% la consommation de mazout.Exemple: si vous achetez 3000 litres de mazout par année, vos coûts pourraient s'élever à 855$.Avec le brûleur à retenue de flamme Texaco, la réduction de 20% vous ferait économiser 171 $ dès la première année.C'est toute une économie! Notre Plan budgétaire sur 12 mois pour avoir l'esprit tranquille.C'est tout nouveau! 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obligation de ma part, pour qu'un spécialiste du Confort au foyer Texaco vienne me parler du brûleur à retenue de flamme.J'aimerais avoir plus d'information sur: ?Le Ran budgétaire de 12 mois.?Le programme \"Remplacement des pièces, entretien et mise en état annuelle*', de môme que sur la protection supplémentaire.au foyer PERTE D'ALSANDS i tsm ' 1 .I I Joe Clark blâme la politique énergétique du gouvernement (PC) - L'échec du projet Al-sands est \"une grande perte pour le Canada, une perte qui n'était pas nécessaire\", a soutenu hier le chef conservateur Joe Clark.Lors d'une visite à Montréal, M.Clark a précisé qu'il aurait été possible de sauver le projet d'exploitation des sables bitumineux du nord de rAlberta, n'eût été de la politique nationale de l'énergie du gouvernement libéral.\"La politique du gouvernement force les investisseurs dans le domaine de l'énergie à quitter le Canada\", a déclaré M.Clark.Le projet Alsands n'est d'ailleurs pas le seul projet énergétique que le Canada a perdu à cause de la politique nationale de l'énergie, puisque le projet de Cold Lake a lui-aussi été mis de côté à cause des politiques du gouvernement actuel, a souligné M.Clark.Dans un bref discours devant l'association des femmes progressistes-conservatrices du Québec, M.Clark a rappelé que le projet Alsands était sur le point de démarrer et qu'une entente avait été conclue en 1979, alors qu'il était premier ministre.\"Si ce projet a été annulé, c'est à cause des libéraux\", a lancé M.Clark.Broadbent n'est pas déçu La décision de Shell Canada Ltd de se retirer du projet Alsands met fin au \"don\" de richesses naturelles au secteur privé et signifie que le Canada devra trouver d'autres sources d'énergie, a pour sa part déclaré le chef du NPD, M.Ed Broadbent.Cette décision ne déçoit pas M.Broadbent, parce que, dit-il, il était opposé à l'offre fédérale aux sociétés pétrolières mêlées au projet Alsands de généreux avantages fiscaux et de redevances en plus de garanties de prêts pour 75 p.c.des coûts de construction.M.Broadbent a dit qu'il comprenait bien la décision de Shell, mais que \"les richesses naturelles vont rester où elles sont, elles ne partiront pas.Et alors, quand il sera rentable d'exploiter Alsands, Pétro-Canada ou quelque alliance du pouvoir central et du gouvernement de l'Alberta ira de l'avant\".Echec du Dans l'intervalle, a dit le chef, du NPD, il faut encourager lav conservation de l'énergie et en trouver d'autres formes que le pétrole.Selon M.Broadbent, l'échec du projet Alsands souligne la faiblesse de la stratégie economic que d'ensemble du gouverne-^ ment fédéral.Le chef du NPD a dit que le pouvoir central devrait s'occuper du secteur manufac^ turier plus que du secteur éner^ gétique: créer un emploi dans le premier coûte $100,000 tandis qu'il faut $4.0 millions dans le secteur énergétique.D'autre part, M.Broadbent n'a pas d'objection de principe â* la mise en valeur de richesse?naturelles comme celle du chai* bon de la Colombie-Britannique, même en collaboration avec l'étranger, à la condition qu'elle crée des emplois au Canada et qu'il ne s'agisse pas uniquement d'exporter le produit brut.EN BREF Flora MacDonald appuie Clark Le député conservateur Flora MacDonald, qui a déjà perdu une course à la chefferie du parti il y a sept ans, au profit de Joe Clark, a fait savoir en fin de semaine qu'elle ne se présenterait plus jamais comme candidate à la tête des Conservateurs.Mlle MacDonald, qui fut ministre des Affaires extérieures dans le cabinet de M.Clark, a déclaré au cours d'une entrevue accordée à une agence de presse, qu'elle appuierait plutôt M.Clark comme candidat.Selon elle, le leadership du parti a été confirmé il y a un an, lors de l'assemblée annuelle du parti.«Nous avons un chef maintenant, et c'est lui que j'appuie», a-t-elle dit.Au sujet de la série de conférences qu'a données récemment Brian Mulroney, Mlle MacDonald a dit que chacun était libre de prononcer des discours au Canada, mais qu'elle n'aimerait pas que cette initiative du président de l'Iron Ore soit interprétée ni par Mulroney, ni par quiconque, comme une manifestation de l'intention de ce dernier de se présenter comme candidat à la chefferie du parti conservateur.Western Canada Concept: le chef et le président quittent Le chef du «Western Canada Concept» de même que le président de ce mouvement ont quitté samedi les rangs du parti séparatiste de l'Ouest.MM.Al Maygard et Wes Westmore ont fait connaître leur décision pendant la réunion mensuelle du parti à Calgary, sans en donner les raisons.Selon certains, Matgard a démissionné parce qu'il n'a pu obtenir la démission de certains membres du comité de direction du parti en Alberta tandis que Westmore serait parti parce qu'il était en désaccord avec la position indépendantiste défendue par le mouvement.Le conflit au sein du WCC est survenu après l'élection, en février dernier, du seul député du parti, Gordon Kesler.uni - f -i i» \u2022 J'.J K II .¦ %\u2022.i \u2022 i » < III i : M » n l» ¦m 1 m m BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE l K S, LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 3 MAI 1982 \u2022 a 5 Photo Paul-Henri Talbot 15ième anniversaire, 15,000 personnes à la Ronde Le temps frais n'aura pas empêché 15,000 personnes de se rendre à la Ronde qui fêtait en fin de semaine son 15 ième anniversaire.L'an dernier à pareille date, en raison de la mauvaise température, seules 4,000 personnes s'étaient rendues sur place.La ronde aurait accueilli 22 millions de visiteurs depuis son ouverture .Récidiviste abattu de quatre balles au visage » Un dénomme Real Diotte â^Te ™ de 35 ans, un réi idiviste bien connu des policiers de la CUM, en ûberié conditionnelle depuis dé- KAYMOND GERVAIS cembre dernier, a été victime dans la nuit d'hier d'un règlement dexompte a l'intérieur de la bras-.^erie Fontenac, située au 2532 est delà rue Sainte-Catherine à Montréal.Diotte qui avait été condamné en 1976 à 10 ans de pénitencier pour le meurtre de Richard Benoit, abattu de plusieurs projectiles de carabine, a été atteint à son tour de quatre balles à la tète alors qu'il était attablé à l'intérieur de la brasserie.Peu après minuit, dans la nuit de samedi à dimanche, un individu armé et portant cagoule, a fait Bra i ¦y pour une corneille C'était le branle-bas de combat samedi après-midi, pour les policiers du secteur 51 de la police de la CUM, lorsqu'un citoyen a rapporté qu'un homme armé d'une carabine se cachait dans un boisé, face a l'hôpital Santa Cabri-ni dans Test de la métropole.Trois auto-patrouilles ainsi qu'un sergent chargé de relevé, se sont amenés en catastrophe afin d'essayer de capturer le dangereux individu qui semblait avoir effrayé plus d'un résidant du secteur.Les premiers policiers arrivés sur les lieux se sont fait confirmer l'appel par un citoyen qui leur a dit avoir vu l'homme armé prendre la fuite en direction de la rue Pontoi- Forts de cette dernière information, les forces de l'ordre ont dressé un plan d'action afin de cerner le secteur borné par les rues Saint-Zotique, Pontoise et Châtelain.Une seconde information fournie par un résidant au sergent de police, a permis aux policiers de repérer la maison où le fugitif s'était réfugié.N'écoutant que leur courage, les limiers ont cerné la maison où le suspect venait de s'engouffrer et ont frappé à la porte, la main sur le .38.Une surprise les attendait; l'homme vient répondre et s'étonne de voir les policiers qui le pressent de questions au sujet d'une carabine.Quelques explications, un sourire et les policiers repartent.Le dangereux suspect n'était armé que d'une carabine à plombs et avait essayé d'effrayer une corneille qui faisait peur à son mi-nou.La morale de cette histoire: il vaut mieux rentrer son minou dans la maison que d'essayer de faire peur à une corneille.000 Chevaliers de Colomb fêteront leur centenaire Les Chevaliers de Colomb du Québec fêteront le centenaire de l'ordre le 19 juin prochain au stade olympique où ils comptent réunir K2,000 personnes.L'archevêque de Montréal.Mgr Paul Grégoire, célébrera une messe en plein air à cette occasion 0 Cours de Cuisine Plein air par Henri Bernard Mets exotiques Mets froids \u2022 Salades Dor B.Q.1 fois par semoine du 5 au 27 moi Renseignements .843-6481 ^IflStltut Ptrrehà'cmcipwmenl Ltiilinâirc^ **cuhur* ^rMmn-,lc CU^nn Cl 201S d>- b vwa*r* et la journée sera animée par le chanteur religieux John Littleton.Selon M.FVrnand Rochon, du secrétariat d'Etat de l'organisme, PIERRE GINGRAS les Chevaliers de Colomb comptent aujourd'hui 120,000 membres au Québec et le nombre de «conseils» est passé de 296 à 331 au cours des six dernières années.Les Chevaliers de Colomb tenaient leur congrès annuel en fin de semaine dernière à Montréal et on y remarquait la présence du ministre québécois de l'Industrie et du Commerce, M.Rodrigue Bi-ron.On sait que M.Biron est toujours très actif dans le mouvement dont il a été le dirigeant au Québec en 1973.Le mouvement dont la dernière campagne de souscription a rapporté $ 1 millions en mars dernier, s'est signalé au cours des dernières années par l'acquisition d'une colonie de vacances à St-Ubald de I'ortneuf qui accueille annuellement 600 jeunes et 600 personnes du troisième âge.INVITATION 4 Clement Pofenoudc, |vlV.hcjloouc INVITATION MAIGRIR Démonstration d'un programme de contrôle du poids par la psychologie du comportement et la communication subliminale.ce soir à 2oh.Clinique Domus Medica 5555 es*; rue Bélanger, Montreal S V.P.appeler pounetervation .-522-7347 intree libre 5*2-AôM irruption dans rétablissement et a ouvert le feu à quatre reprises en direction de la victime devant près 75 clients.Diotte a été conduit à l'hôpital Saint-Luc où il est décédé vers 2h30.Selon les policiers, Diotte a été victime d'un règlement de compte possiblement relié au meurtre qu'il avait lui même commis le 22 octobre 1975.L'homme qui avait été abattu par Diotte était un exmotard de la bande des Devil's Disciples.Comme l'a précisé un policier, «les condamnations des tribunaux ne suffisent pas dans ce milieu et le meurtrier d'un des leurs est éventuellement assassiné à son tour».Depuis la date de sa libération conditionnelle, Diotte travaillait à la cafétéria de la base militaire de Longue-Pointe dans l'est de la métropole.C'était le 29e meurtre à être commis sur le territoire de la CUM depuis le début de Tannée.Cyrille Fetteau (collaboration spéciale) Dans un long article sur trois colonnes coiffé du titre: «Nouveau Goliath», et des sous-titres: «Les pieds de Beaupré mesurent 17 pouces» \u2014 «Le géant Atlas de l'antiquité peut lui être comparé», LA PRESSE du 6 mars 1901 nous présente une gerbe de détails piquants sur ce personnage de légende qui, du haut de ses sept pieds et huit pouces de taille, occupent encore une place à part dans notre folklore.On imagine facilement le mouvement général de curiosité que cet étonnant spécimen d'humanité suscita dans la population lors de sa première visite à Montréal, le 5 mars 1901.venant de son lointain Manitoba.«Mon Dieu! Quel diable d'homme! Jai\\ raiment peur», s'écrièrent d'une seule voix les trois jeunes journalistes montréalais qui avaient osé frapper à la porte de la chambre du «Goliath canadien», à l'hôtel Richelieu, le soir de son arrivée.Le lendemain, le journaliste Jos-Emile Pelletier raconte par le menu dans LA PRESSE, en termes pittoresques, leur interview à trois avec ce phénomène de la nature, tout frais arrivé de l'Ouest canadien.«En un clin d'oeil, écrit le journaliste, M.Beaupré fut debout, et, pieds nus, les yeux encore fermés par le sommeil, il nous laissa entrer dans sa chambre.Nous restâmes bouche béante (sic) devant un tel personnage et reculâmes en face de l'apparition fantastique qui se dessinait dans l'ombre de la chambre éclairée par la lumière de l'appartement voisin.Les représentants des journaux revenus de leur surprise, entrèrent dans la chambre et là, jugez de leur étonnement, le lit n'était nullement défait, mais dans le même coin reposaient sur le plancher deux matelas alignés l'un après l'autre, ce qui représente une longueur de 8 pieds et 9 pouces.M.Beaupré reçut les représen- La vie de cowboy du géant Beaupré tants des journaux avec grâce, nous dit Jos-Emile Pelletier, qui poursuit: «Notre homme extraordinaire estCanadien français et ne parle que quelques mots d'anglais.Avec les journalistes, se sentant à Paisc, il causa amicalement, et fit une narration de l'histoire de sa famille et de sa vie comme «cow-boy».Beaupré est excellent tireur, il lance le lasso comme le sauvage.Depuis dix ans environ, M.Beaupré est «cow-boy», il est à l'âge de 20 ans maintenant, ses muscles sont développés et les médecins prétendent que «l'Atlas canadien» atteindra neuf pieds, si le bon Dieu ou la «Mort Croque-mitaine» ne diminuent pas le nombre de ses jours.» «Au cours de l'entrevue, M.Beaupré demanda aux journalistes la permission de déployer sa force.Ces derniers, avec la bonne grâce qui est la caractéristique de la profession, voulurent y consentir, et jamais une telle exhibition d'un tour de force semblable n'a été faite devant nous.M.Beaupré étendit le bras gauche et M.J.-E.Pelletier, de LA PRESSE, le plus petit des trois journalistes, se plaça sur la large main de l'hercule.M.Lari-vée, de «La Patrie», prit place à côté de son confrère sur le même bras de oeaupré.De l'autre bras, Beaupré soutenait M.L.Lemerisé, du «Journal», et rejoignant ses deux mains, en entrelaçant ses doigts, il éleva les journalistes à la hauteur de sa tête ce qui obligeait ces derniers à se courber, vu que Beaupré touchait lui-même quasi au plafond de sa chambre.La hauteur de l'ascension des journalistes a été de sept pieds, et tranquillement, sans le moindre choc, ils furent replacés sur le parquet.Le géant était nu-pieds.Après cet exploit, il s'accouda sur le coin de la porte, tandis que sa grosse tête frisée planait au-dessus.On eut dit un particulier grimpé sur des échasses et reluquant derrière la porte.«Je suis né, dit-il, à Willow Bunch, Assiniboine, Territoires du Nord-Ouest.Mon père est cultivateur et meunier, il n'a que 5 pieds et 8 pouces de hauteur et ma mère mesure 5 pieds et 4 Douces.Mon frère n'est âgé que de 8 ans, et pourtant on le prendrait pour un jeune homme de 17 ans.Il a déjà 5 pieds de hauteur.Je ne sais ce qu'il deviendra.Je crois qu'il me surpassera.Il y a un an, alors que j'étais monté sur un cheval du Kentucky, j'ai faitunechute.Jem'infligeaiàla joue gauche une blessure dont je porte encore la cicatrice.Comme je souffre de douleurs internes à la suite de cet accident, je suis venu ici dans l'intention de me faire traiter.» Beaupré dit que ça lui coûte très cher pour se vêtir.Il lui faut 16 verges d'étoffe pour un habit; son chapeau a 27 pouces de contour.Avant de le quitter, les représentants de «La Patrie», du «Journal» et de LA PRESSE serrèrent la main de leur extraordinaire ami, au risque de se faire broyer les phalanges.Nous avons vu M.Beaupré ce matin; il nous a déclaré que jamais plus il ne sortirait à pied dans les rues de Montréal, car les gens sont un peu trop curieux: «Ils me suivent, dit-il, me reluquent, m'examinent comme un rare phénomène, et pourtant je ne trouve pas que ma grandeur est démesurée.» M.Beaupré s'offrira en spectacle au public de Montréal.On dit qu'il fera partie de la représentation du Parc Sohmer, dimanche prochain.Depuis quelque temps, on y joue, à guichets fermés, une pièce de vaudeville au titre pour le moins insolite: «Les pieds de ma soeur.! » Selon toute vraisemblance, il ne s'agirait nullement des pieds de la soeur du géant Beaupré, appelé Edouard, de son petit nom.» ELLE OFFRE TANT ETDEMaN ?4 portes.?Intérieur spacieux pour 5.?4 cyL, 83 ch, arbre à cames en tête.?Servofreins avec disque de 10 pouces à l'avant dS^^T mclmab;e *«»\u2022* 21 ?Accoudoir central escamotable.r-, !2L \u201e«1Mj nn*~**+* fr^«~.?Onoke manuel.D MoSSque.?Dégwreur de glace amèn, ?Coffre à bagages de 10.7 pieds1 avec lampe.^««¦atwwgyiww^^^^^ ?Moquette pleine largeur.?Carosserie en acier épais.?Lampes d'accueil sur les portes.?Garantie antirouille de 3 ans.\u2022Prix de détail suggéré par le manufacturier Transport, préparauon.taxes prcnnciales et plaque d'immatiiculation en sus LADA \"Lada Cars of Canada Inc.une compagnie entièrement canadienne.\" Également vendue avec double combustion (essence et propane).MONTRÉAL (EST) Luclani Autoinobilo Inc.9474 Boni.St.Michel 384-5012 CHATEAUGUAY (SUD) Automobile! Lada Cino Ir.c.46 St Jean Baptiste 698-1441 ST HUBERT (SUD) St.Hubert Lada Liée 5430 Boni.Cousineau 656 9731 DORVAL (OUEST) Robert Barre 11 Lada 11,355 Cote de LJe«ie 631-4387 PIERREFONDS (OUEST) Ouest Lada lac.4903 Boul St.Charles 620-6400 LAVAL (NORD) Desmeules Lada 1237 Boni, des Lauren tide s 668-6393 REPENTIGNY Chômer Auto Inc.300 \"i« Notre Dame 585 8180 NOTRE DAMC DES PRAIRIES Automobiles Lada Jolittto 557 Boul.Barrette 759 8111 ST.JEAN Garage Lemaire, Enr.147 rue Mayrand 346-4798 VILLE ST.ANTOINE Automobiles Lada St Jerome 630 Boni, des Laurentldes 432-5225 DRUMMOND VILLE Trans-Quebec Automobiles Inc.103 SL Alphonse 477-4801 I 4 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 EDITORIAL PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur la presse JEAN SiSTO éditeur adjoint YVON DUBOIS directeur de l'information MICHEL ROY éditorialiste en chef Les effets de l'engrenage aux Malouines La zone des Malouines et les îles elles-mêmes, dont Anglais et Argentins se disputent la possession, ont été le théâtre de quelques opérations militaires pendant que l'idée d'un règlement négocié continue de chercher son chemin à tâtons.L'attaque contre l'aéroport de Port Stanley et le bombardement du littoral peuvent répondre chez les Anglais, qui ont conduit ces opérations, au souci de perdre le moins de temps possible.La saison d'hiver commence; elle n'est pas favorable à de grandes manoeuvres navales.Les circonstances de temps (l'hiver) et les circonstances de lieu (éloigne-ment des bases) ne favorisent pas la Royal Navy.Dans ces conditions, les Anglais n'hésiteront pas à tenter un débarquement.Aux dernières nouvelles, l'Union Jack n'avait pas repris sur le territoire des îles la place dont les Argen- tins le délogèrent le 2 avril dernier.Les Britanniques n'en paraissent pas moins détenir une supériorité certaine quant à la qualité et à la préparation des effectifs.La vraie faiblesse des Britanniques est a Londres, au sein du gouvernement.S'affrontent, en réalité, deux gouvernements faibles.Le gouvernement de Mme Thatcher est faible.C'est le défi relevé des Falkland qui mousse en ce moment sa popularité.Un échec, des pertes importantes en vies humaines, l'enlisement anéantiraient le chef des conservateurs.Les Argentins ont-ils cru que la Grande-Bretagne ne ferait pas la guerre pour ces territoires perdus dans l'Atlantique?Pourquoi cette opération du 2 avril dernier?On sait que l'Argentine se reconnaît des droits sur le territoire contesté depuis plus d'un siècle.Pourquoi décider de l'occuper en ce moment?Pour apaiser l'agitation?Pour refaire (artificiellement) l'unité?Parce que quelques jours plus tôt la foule manifestait dans les rues contre la gestion lamentable du gouvernement dans un pays qui n'attache aucun prix à la démocratie?Ces motifs, s'ils devaient tout expliquer, dénoncent la faiblesse du gouvernement du général Galtieri.Ce pouvoir faible sera miné un peu plus par les sanctions économiques prises à son encontre.Les chiffres connus ne concordent pas, mais, selon certaines sources, la dette du gouvernement de Buenos Aires s'élève à $30 milliards.C'est plus que la Pologne.Une défaite militaire décisive aux Malouines jetterait le gouvernement Galtieri par terre.On devine quelles seraient les dispositions du successeur, Washington ayant pris ouvertement pour Londres! Pendant que dura la mission de médiation de M.Haig, les USA ont maintenu tant bien que mal les apparences de la neutralité.Contraints de choisir, ils ont penché, ainsi qu'on l'avait prévu, du côté de l'Angleterre.Cet alignement s'explique par des raisons multiples.Des liens anciens de solidarité entre peuples anglo-saxons ont pu jouer; la Grande-Bretagne est membre de l'OTAN.Il était impensable que Washington lâche un allié qui est le relais de ses volontés en Europe.Ceci dit, c'est sans enthousiasme excessif que le président Reagan se rallie.Dans sa déclaration de vendredi dernier, M.Reagan ne dit pas que les Argentins ont «volé» un bien qui ne leur appartient pas.Sur les titres de propriété les États-Unis ne se sont pas prononcés.Ce que le président a voulu condamner, c'est le procédé violent, «l'agression armée».À l'instar de M.Pym, le secrétaire au Foreign Office, M.Reagan envisage-t-il de «punir» les Argentins pour leurs incartades?Peut-être.Dès lors, les États-Unis vont-ils se compromettre au point d'adopter le style héroïque de Mme Thatcher et de M.Pym prêchant la croisade contre la dictature de Galtieri?Mme Thatcher se donne une mission historique: l'anéantissement de la dictature.Si l'administration Reagan endosse toutes les vues de la Grande-Bretagne sur Galtieri et l'Argentine, elle renonce à un plan soigneusement étudié pour faire des «dictatures» latino-américaines le rempart contre le communisme dans l'hémisphère.Tout un décor change quand on voit Castro tendre la main à Galtieri depuis que l'Argentine mène une guerre «coloniale» contre l'Angleterre.Or, l'un des principaux objectifs de la politique américaine, sous la présidence de M.Reagan, ne consistait-il pas à pourfendre Castro partout où il se montrait en Amérique centrale et en Amérique latine.Or, Fidel est peut-être en train de pénétrer en Argentine par une porte dérobée.En appuyant la Grande-Bretagne, Washington renonce, au moins provisoirement, à tout un pan de son influence auprès de gouvernements très instables.L'aide accordée à la Grande-Bretagne ne sera pas militaire.Du moins, pas pour le moment.Sur le plan du ravitaillement notamment, les Américains rendront des services à leurs amis.Les Anglais exigeront peut-être plus, si la situation devait prendre une tournure alarmante.C'est la guerre des Amériques qui s'annonce?Nous n'en sommes pas là Dieu merci! GUY CORMIER L'abandon du projet Alsands \u2022 n L'abandon du gigantesque projet Alsands porte un coup brutal à l'économie, déjà rudement ébranlée, et remet en cause la stratégie des grands ouvrages sur laquelle le gouvernement fonde sa politique de développement.Cette décision coïncide au surplus avec l'annonce d'un nouveau retard dans la construction du gazoduc canado-américain de la route de l'Alaska.Il n'en faut pas davantage pour aggraver encore le pessimisme qui règne dans les milieux d'affaires et les centres de décision, publics et privés.Alsands, c'est le nom du consortium réunissant à l'origine huit sociétés pétrolières et qui.avec le concours du gouvernement fédéral et du gouvernement de l'Alberta.devait édifier un complexe imposant dans les sables pétrolifères de la région de Fort McMurray.L entreprise aurait coûté S14 milliards, créé 30,000 emplois et.par des retombées nombreuses, a l'est comme à l'ouest, injecté quelques dizaines de milliards dans l'économie, dont quelques-uns au Québec.La production du pétrole synthétique aurait en outre assuré l'autosuffi-sance du Canada en 1990.En février, cinq des huit sociétés se sont retirées du consortium, estimant que les risques financiers de l'opération étaient devenus trop grands.Pour éviter l'échec, Ottawa et Edmonton ont fait à Shell Canada et Gulf Oil, les deux compagnies privées restées sur les rangs avec Petro-Canada.des propositions particulièrement avantageuses: les emprunts des compagnies auraient été garantis par I État jusqu'à concurrence de 68% des sommes nécessaires à la construction; une bonne partie des aménagements devaient être construits par les gouvernements; un régime fiscal très généreux avait été mis au point, et il était assuré que le pétrole produit serait vendu au prix mondial.Shell et Gulf ont quand même estimé que les risques étaient encore trop élevés.Le président de Shell Canada invoque, à l'appui de cette décision, le contexte présent et prévisible de I économie et de l'industrie, l'incertitude créée par l'inflation, les taux d intérêt, la disponibilité des capitaux et les prix du pétrole sur le marché mondial.Il est certain que les sociétés pétrolières auraient accepté une offre semblable si les gouvernements la leur avaient présentée en 1980 ou en 1981.Mais, pour la mettre au point, il aurait fallu qu Ottawa et Edmonton passent leur accord pétrolier bien avant septembre 1981.En somme, les événements actuels montrent encore une fois qu'Ottawa a trop tardé à concevoir et à mettre en oeuvre sa politique énergétique, qu'il a fait preuve de négligence et d'irréalisme en ne concluant pas plus tôt une entente avec l'Alberta.Mais les causes les plus immédiates, déterminantes à vrai dire, de l'échec du projet, on doit les attribuer d'abord a l'affaissement mondial des prix du pétrole (qui rend moins impérieuse la recherche d'un pétrole synthétique) et, ensuite, au double phénomène de l'inflation et de la récession qui, conjugué avec la politique moné- tariste en Amérique, pousse les taux d'intérêt et les coûts à des sommets que les plus grandes sociétés jugent inaccessibles.Que peut faire le gouvernement à présent?M.Marc Lalonde, ministre de l'Énergie, signale des projets de remplacement grâce auxquels l'autosuffisance pétrolière serait néanmoins atteinte dans les délais prévus.Il pense au pétrole de l'Atlantique, en particulier celui d'Hibernia.au large de Terre-Neuve, et à celui de la Mer de Beaufort.Mais l'objectif de l'autosuffisance n'est plus aussi primordial.Ce sont les besoins de l'économie qui dominent.Aussi, le ministre tente de convaincre Imperial Oil de relancer avec Petro-Canada le projet de Cold Lake qui avait été abandonné à l'été 1981, mais à une échelle réduite: la production serait de 50,000 barils/jour et non pas de 140,000.Il énumère aussi divers projets plus modestes, dont les travaux d'amélioration de la raffinerie de l'Impériale à Montréal-Est au coût de $60 millions, annoncés vendredi.C'est dire qu'il faudra renoncer à court et à moyen terme aux mégraprojets \u2014 qui devaient relancer l'économie \u2014 et inventer une nouvelle stratégie de développement: des projets moins ambitieux mais plus nombreux.«Nous ne sommes plus à l'ère des grands projets, disait en fin de semaine le premier ministre de l'Alberta, M.Peter Lougheed, nous sommes au temps du Small is Beautiful.» MICHEL ROY vue pi>fiôe {/tâAme 4 ia rçe&efi Droits réservés Lettre Le syndrome de l'arbre de Neël Je suis un homme heureux.Propriétaire d'une petite maison de deux étages, un «cottage» comme on dit, je payais 890S de taxes quand j'en ait fait l'acquisition en 1975.L'année dernière, la facture s'élevait à Un billcl de Jacques Benoît 1,800$.Cette année, je suis gâté: la hausse est de 700$, ce qui veut dire une facture globale de 2,500$.Mais tout cela n'est rien, et je serai un homme encore plus heureux d'ici cinq ans, en 1987.Le président du comité exécutif de la ville de Montréal, M.Yvon Lamarre, ne vient-il pas de proposer que la hausse annuelle soit li-mitée à 20 pour cent, afin d'éviter d'étrangler les petits propriétaires?À ce rythme modéré, ma facture aura atteint dans cinq ans la modique somme de 6,220$.Merci, M.Lamarre, merci à vous aussi, M.Drapeau.On décore Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau (c'est bien connu), est un grand seigneur.Prodigue avec l'argent des contribuables, il ne fait jamais rien à moitié: il et le contribuable avec.n'y a-t-il pas déjà en place un Le président de l'exécutif est d'une autre école.Petit commerçant, il ne construit pas de machins colossaux.En proie, cependant, à ce qu'on pourrait appeler faute de mieux le syndrome de l'arbre de Noël, il a entrepris de nous ruiner à petits pas, tout aussi sûrement que son patron.M.Lamarre, il décore.Passionné de «bebelles», il a entrepris d'en mettre partout.Vie magnifique que celle de ces élus municipaux.Car alors que les particuliers ont le couteau de la crise dans la gorge et se voient forcés de réviser leurs habitudes de vie et de consommation, les élus, eux, n'ont; rien changé à leurs habitudes de munificence.Ne suffit-il pas, pour cela, comme l'a déjà brillamment montré le maire, de laisser couler le robinet, plutôt que de réduire les taxes comme l'a fait il n'y a pas si longtemps, le plus sottement du monde, le maire de Laval Claude Lefeb-vre?Et encore.M.Lamarre, je disais, décore.Ainsi, rue Monkland, près de chez moi, la ville est à installer un «système d'éclairage décoratif et fonctionnel» ainsi que vient de me l'apprendre un panneau municipal.Pas cher, seulement 275.000$.Je dois ptrp hien hpfe «système d'éclairage décoratif et fonctionnel» datant d'à peine quelques années?Mais \u2014 je me suis renseigné \u2014 ce n'est qu'un début.Tout cela, m'informe-t-on, entre dans le cadre du projet RAC (pour «revitalisation des artères commerciales»), un super-bidule, mais seulement dans les 25 millions de dollars pour 1981 et 1982, au terme des travaux duquel une trentaine de rues seront pleines de décorations.«Et ce n'est pas fini, m'a dit le fonctionnaire qui m'a renseigné.Il va y en avoir d'autres.En 83, 84 , 85.Ah! non, ce n'est pas fini.» Ça va être beau.Des décorations de toutes sortes: des «saillies», comme on dit dans le jargon municipal, c'est-à-dire d'espèces d'avancées dans les rues aux intersections (elles pourront servir de cendriers et de crachoirs géants), et puis des bancs décoratifs, des lampadaires décoratifs, des pavés de béton de couleur pour les trottoirs (eh! oui), des colonnes d'affichage \u2014 le fait semblant maintenant prouvé, aux yeux de nos élus, que ce après quoi languissent les contribuables, en ce temps de crise, est toujours plus de décorations.La palme revient à la rue Prin- T \\ T ce-Arthur, qui deviendra une rue piétonnière, où l'on a cassé et retiré le revêtement d'asphalte existant pour le remplacer par de très beaux pavés de béton de couleur.Là, pas de doute, ce sera un vrai et véritable arbre de Noël, ce qui aura aussi le mérite de prouver que les Européens sont des buses.Ne se contentent-ils pas, ces niais, d'interdire la circulation des véhicules automobiles et de remettre la rue aux piétons pour en faire une artère piétonnière?Ne croient-ils pas encore, ces attardés, que la beauté d'une rue tient à la beauté de ses bâtiments, à ses arbres, à la foule et à l'animation?Ne montrent-ils pas ainsi que, contrairement à nos lumières municipales, ils n'ont rien compris aux vertus de la décoration?Bref, un paquet d'inutiles, qui ne font rien de leurs dix doigts et se contentent de mettre de l'avant des solutions simples et peu coûteuses.Au poteau! Je suis donc, je le répète, un homme heureux.Si, de leur côté, les habitants de la partie est de Montréal s'attristent de ne pas participer cette année aux frais du RAC (leurs taxes ont peu augmenté), je ne leur dis que ceci: Attendez que soient passées les pales.Après, vous aussi vous serez heureux! Les entreprises de services à protéger M.Alain Marcoux, Ministre des Travaux publics et Approvisionnements Québec Monsieur le Ministre, Une activité économique est généralement définie comme étant la production de biens et de services.On a malheureusement tendance à penser aux biens (agriculture, mines, pêcheries, manufactures) mais pas aux services.C'est là une erreur ei les statistiques démontrent que dans notre économie américaine moderne, l'industrie de services est plus importante que celle des biens.Sept travailleurs sur dix oeuvrent dans des entreprises de services.Environ soixante-cinq pour cent du produit national brut est dérivé des activités de services.Les entreprises de services sont vitales à notre façon de vivre et notre santé économique.Dans sa politique d'achat au Québec, nous croyons que le gouvernement a grossièrement négligé les entreprises de services: \u2014aucune politique précise ne protège nos industries de services, ni ne favorise les entreprises québécoises; \u2014aucune politique précise ne favorise la promotion de nos entreprises de services ni tences; \u2014le Québec possède très peu de moyens défensifs contre les entreprises non québécoises offrant leurs services chez nous; \u2014le gouvernement consacre très peu de ressources à la promotion et la protection de nos entreprises de services; \u2014la coopération et la coordination entre ministères doivent être améliorées afin que les entreprises de services soient mieux protégées face à la concurrence étrangère; \u2014la compilation de données précises devrait être améliorée afin de mieux connaître ce secteur important de notre activité économique.Le gouvernement doit coordonner ses efforLs et soutenir des politiques afin de promouvoir le développement de nos entreprises de services et encourager prioritairement celles du Québec.Comme vous le mentionniez dans une récente allocution devant l'Association de la Construction de Montréal et du Québec, «la politique d'achat du gouvernement, c'est la mobilisation du pouvoir d'achat des secteurs public et parapublic dans le but de développer l'économie du Québec».Nous croyons qu'il est absolument irresponsable qu'il n'y ait pas uniformisation dans la politique d'achat au Québec du gouvernement afin d'y inclure les Jean-Claude SIMARD président IONITEC Ltée T n TRIBUNE UBBîT Une attaque infusf if iée contre Ronald Asselin Dans le cadre d'une campagne de maraudage auprès des employés de la Société des alcools du Québec, l'Union des employés de commerce, local 500 FTQ, a fait paraître une annonce dans LA PRESSE du 27 avril dans laquelle elle vante ses propres mérites comparativement à ceux de la CSN et du syndicat qui représente actuellement ces employés.C'est de bonne guerre, et c'est «normal» dans le contexte du climat de maraudage syndical qui afflige malheureusement le Québec et qui, il faut bien le dire, est surtout le fait de la CSN.Les travailleurs décideront éventuellement, et le monde syndical continuera à fonctionner, cahin-caha.Sauf pour un petit crachat à l'endroit de Ronald Asselin, le .président du syndicat des employés de la SAQ.Qu'on l'accuse de ne pas donner un service satisfaisant, ce n'est pas à moi de juger si c'est justifié: c'est aux employés de le faire.Mais qu'on l'accuse d'avoir eu une attitude «patronale» dans les négociations entre Cooprix et le local 500, cela relève presque de la malhonnêteté.Je suis membre depuis plus de 5 ans du conseil d'administration de la Coop des consommateurs de Montréal (Cooprix).Pendant toute cette période, j'y ai oeuvré avec Ronald Asselin.Je veux lui rendre le témoignage qu'au prix de sacrifices importants il y a toujours défendu de son mieux, non pas seulement les intérêts des consommateurs, mais aussi les intérêts des employés de Cooprix.Cooprix, je l'ai déjà dit et je tiens à le répéter ici, c'est une coopérative de consommateurs.C'est une institution tout aussi respectable, du point de vue dé-mocratique, que n'importe quelle organisation syndicale.Bien sûr nous sommes un employeur.Nous nous efforçons de ne pas être un «patron».Ronald Asselin a effectivement agi comme négociateur de Cooprix.Je lui rends le témoignage qu'il s'est toujours comporté comme un vrai syndicaliste et qu'il a su concilier ses principes comme tels avec ses principes ei ses responsabilités comme administrateur de la coopérative, ce qui ne fut pas le cas de certaines personnes que je connais à l'intérieur même du syndicalisme.Emile BOUDREAU Permanent de la FTQ Membre du c.a.de la Coop des consommateurs de Montréal Un pays à déconseiller Lors d'un récent voyage en Amérique du Sud, j'ai eu l'occasion de constater le manque total de savoir-vivre des douaniers vénézuéliens de même qu'un degré d'incompétence inacceptable chez les consuls généraux du Venezuela à Montréal et à Cartagène en Colombie.Résumons les faits.En janvier, deux semaines avant mon départ, je me suis rendu au consulat général du Venezuela à Montréal où l'on m'a affirmé qu'un citoyen québécois n'avait pas besoin d'un visa pour entrer au Venezuela.Seul un passeport en bonne et due forme était nécessaire.Une fois en sol colombien, histoire de me rassurer, je me suis rendu au consulat général du Venezuela à Cartagène; la même réponse m'y attendait: un citoyen québécois muni d'un passeport est le bienvenu au Venezuela et aucun visa spécial n'est exigé.Fort de ces confirmations, je me suis donc dirigé en autobus vers le poste frontière de Mai- cao.À cet endroit, le douanier vénézuélien m'a bêtement répondu qu'aucun touriste ne pouvait entrer au Venezuela.Je lui ai alors montré mon billet d'avion Caracas-Miami, valide sept jours plus tard.Il m'a alors répondu que mon seul choix était d'attendre quatre jours à Maicao et qu'alors il pourrait me remettre un laissez-passeï4 de 72 heures pour que je puisse me rendre à l'aéroport de Caracas.J'ai refusé cette offre stupide.* Comment expliquer cette attitude contradictoire entre les consulats d'une part et le douanier d'autre part?Je dois en déduire que malgré leurs récents progrès économiques, les Vénézuéliens sont demeurés à l'époque de l'âge de pierre dans le secteur touristique.L'abondance de ressources pétrolières oblige-t-elle à l'absence de savoir-vivre?À ce compte-là, vaut mieux continuer à importer.Y von GI ROUX Anjou Une Grèce socialiste En lisant la correspondance de Jean-François Lisée d'Athènes sous le titre «Papandreou fait figure de chef de gouvernement modéré» (17.4.82), on ne peut que constater que la Grèce s'engage dans la voie du socialisme d'une façon peut-être lente mais indubitablement constante.En effet, en analysant les mesures mentionnées dans cet article, il reste peu de doute que le gouvernement grec, malgré les contraintes économiques et la réaction de la droite, mène la société grecque vers une transformation socialiste.Cette dernière étant perçue comme l'avancement de la justice sociale et économique ainsi que les change- ments institutionnels qui visent à donner le pouvoir au peuple grec.Toutes les mesures prises menant fermement à cet objectif, on voit peu de justification à l'hypothèse que le chef du gouvernement grec est un «modéré déguisé en homme de gauche» et encore moins à celle que lui-même ignore la voie qu'il veut suivre.On est beaucoup plus prêt à voir en lui un homme politique expérimenté dont le seul souci est le progrès social du peuple grec.Constantin SIOTOS Attaché de presse Ambassade de Grèce Le Québec perçoit plus d'impôts que le fédéral Suite aux propos de certains ministres du gouvernement pé-.quiste, je me suis donné la peine de comparer l'impôt sur le revenu qu'un contribuable québécois payait à Ottawa et à Québec en 1975, avant l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, et en 1980, soit quatre ans après l'arrivée au pouvoir de ce même parti.Le fait est qu'un travailleur québécois qui avait un revenu imposable de $10,000 à $11,000 en 1975 (augmenté de 10% par année en compensation de l'inflation) payait en 1980 50.48% de plus à Québec qu'en 1975.Durant la même période, le gouvernement fédéral réduisait le fardeau fiscal des Québécois de 8.96%.Ceci, compte tenu de l'inflation des impôts, rend le gouvernement québécois un grand, sinon le plus grand responsable de l'inflation galopante.Au surplus, le déficit du gouvernement québécois est plus important que celui de l'ensemble du Canada et les Québécois paient la plus importante taxe sur l'essence.Le gouvernement du Parti québécois réduit par ailleurs les soins hospitaliers, l'éducation et autres services sociaux.Le Québec a 35% du chômage canadien; 50% des Canadiens qui reçoivent des prestations d'assistés sociaux sont des Québécois et ceci, avec seulement 26% de la population canadienne.Aussi plusieurs compagnies et quelque 150,000 personnes ont-elles quitté le Québec.Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir du travail pour ceux et celles qui sont restés?(.) E.DAGHOFER Chambly A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 Des îles argentines Les îles Malouines font partie de l'Argentine, de par leur histoire et leur géographie.Elles sont situées sur la plate-forme continentale et ont fait partie des possessions espagnoles jusqu'à l'indépendance nationale, en 1810.Le gouvernement national y a exercé sa souveraineté, par le peuplement et l'établissement d'un gouvernement local permanent, et ce jusqu'à l'invasion britannique en 1833.A cette époque, les puissances colonialistes sillonnaient les mers afin de repousser les limites de leur empire par la force des armes et la violence.Depuis lors, le peuple argentin a constamment revendiqué la souveraineté sur l'archipel et a manifesté sa volonté de SÏVRAC qui n'ont cependant pas été consultés par la junte avant que celle-ci ne se lance dans son aventure de reconquête, a été d'appuyer la lutte anti-impérialiste que représente, de fait, cet événement.Les peuples latino-américains ont uni leur voix au peuple argentin, exprimant ainsi, dans leur solidarité, l'unité des peuples en lutte pour leur libération face aux maîtres nationaux et étrangers.Pour le peuple, ceci n'implique pas qu'il ait renoncé à la lutte démocratique et populaire contre la dictature militaire, qui a pour lui signifié la torture, la mort, la prison, l'exil et toutes les autres conséquences de la politique pro-oligarchique menée par cette dictature.C'est œ êSMià Océan 'Amérique t t'htfdle S* .\u2022_\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Atlantique ÀfriqiM»**:' \u2022 \u2022\u2022 .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 .« \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 ¦ .\u2022 \u2022 \u2022 * \u2022 \u2022 \u2022 \u2022_\u2022 .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022c_ \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022a* \u2014 \u2022 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Conières el professions, nominations 285-7320 CCCCE) GKOS LOT Appro* vendredi 100 000$ NUMEROS GAGNANTS PEU IMPORTE L'ORDRE 6 sur 6 5 sur 6 4 sur 6 5 sur 6+ GAGNANTS 1 236 J02 20 LOTS 274 707,00 $ 1 047,60 $ 61,80 $ 27 470,60 $ 28 34 N° COmPLCMCNTAIRE s applique seulement au s sur 6-f GD ventes totales.2 965 694 $ -\u2022.«\u2022\u2022V.\u2022 »! 6914108 Bi 500 000S 914108 14108 4108 108 08 50 000$ 1 000$ 100$ 25$ 10$ 780546 80546 0546 546 46 4 Gagnant* de 50 000$ 32 Gagnant» de 5 000$ 324 Gagnant* dr 250$ DATE: 30-4-82 3240 Gagnant* de 50$, 32400 Gagnant* de 5$| En cat de dit-parité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.Les billets gagnants de 1 000s.250$.100$.50$ et 25$ sont encaissables à toute succursale de la BNC.808 j gagnants de Ç 61,90$ r 1 ^chacunJI Loto-Quëbëc remettra cette année près de 200 millions de $ en lots aux gagnants.La classique Brossard BROSSARD 9 mai On y sera.y serez-vous?un sport, une victoire, une fête A 8 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 SUR L'ACTUALITE LA MAINMISE SUR L'ARCTIQUE Les richesses du Grand Nord des projets à remplir un conte de fées «On espère fortement que le Nord permettra au Canada de réaliser son rêve d'auto-suffisance énergétique».Cette phrase tirée d'une publication du gouvernement fédéral résume tout à fait la vision que se font l'industrie et Ottawa des richesses cachées sous le cercle polaire, Tune des dernières grandes frontières de la terre.Les compagnies pétrolières prévoient qu'en 1990 les achats de pétrole étranger coûteront au moins $15 milliards au Canada.compagnie Pantarctic de Cape-Mamen, situé sur l'île Melville au nord du 75e parallèle, la température était de -39 degrés.Le guide de la compagnie a indiqué qu'en janvier dernier ils avaient enregistré un record de -59 degrés.Si l'industrie réalise tous les projets énergétiques annoncés depuis plusieurs années, cette région inhospitalière sera jalonnée de plus de 5,000 milles de pipelines sans compter les bateaux qui sillonneront les glaces.En voici une brève liste: \u2014 Le pipeline de l'Alaska qui doit acheminer le gaz naturel de Pru-dhoe Bay (Alaska) jusque dans les Etats américains.Il aura une longueur totale 4,800 milles, dont 2,000 à travers le territoire canadien.L'an passé, le coût total de ce projet conjoint entre le Canada et les Etats-Unis était évalué à $20 milliards, mais l'on parle de plus en plus d'une facture de $40 mil- liards et sa réalisation, des plus lointaines.\u2014 Relié au premier investissement, un pipeline transportant le gaz de la mer de Beaufort pour les marches canadiens irait se raccorder au pipeline de l'Alaska.D'une longueur de 740 milles, cet embranchement coûterait $2.5 milliards.\u2014 En 1983, débutera la construction du pipeline de Norman Wells, dans les Terriroires du Nord-Ouest, qui acheminera du pétrole jusqu'en Alberta sur une distance de 550 milles.Le coût du pipleline est de $500 millions, tandis que l'agrandissement des installations productrices de Norman Wells se chiffre à $800 millions.\u2014 Le pipeline de la société Polar Gas qui projette d'acheminer dans le sud du gaz naturel provenant des îles de l'Arctique, de la mer de Beaufort et du delta du fleuve Mackensie.La compagnie prévoit dépenser $7 milliards pour le pipeline d'une longueur de 2,500 milles.\u2014 Le transport par navires du gaz naturel de l'Arctique.Sous forme liquide, le gaz serait transporté par brise-glaces vers les marchés de l'Est canadien.Gros-Cacouna au Québec est un site étudié comme terminal de ce projet évalué à $2 milliards.\u2014 Le projet des sociétés Dome-Gulf-Esso pour exploiter le pétrole de la mer de Beaufort et le transporter vers l'Ouest par navires.Un pipeline est aussi envisagé comme solution de rechange.L'investissement pourrait atteindre $40 milliards, selon la compagnie Dome Petroleum.Si la solution par mer est retenue, un satellite dans le ciel fournira des renseignements aux navires sur les conditions des glaces dans l'océan.Dans le cas de ce dernier projet, il faudra plusieurs années avant que le gouvernement donne les autorisations voulues puisque l'environnement de l'Arctique en sera grandement affecté.Un représentant de la compagnie Dome, Roy Goss, a indiqué aux journalistes à Tuktoyaktuk que le consortium Dome-Esso-Gulf rendra public dans quelques mois une étude sur l'impact du projet sur l'environnement.Le rapport contiendra sept volumes et sa réalisation aura coûté $14 millions.Les compagnies espèrent convaincre le public de la sécurité de l'investissement sur le milieu naturel.Déjà méfiants à l'égard des méga-projets, les autochtones du Grand Nord ne se fient pas trop aux études environnementales en- En commençant à explorer tout de suite l'Arctique, disent-elles, dans dix ans l'on pourra supprimer cette dépense.A elles seules, les réserves de gaz dans la mer de Beaufort (partie ouest de l'Arctique) sont évaluées à 25 pour cent de tout le potentiel canadien.Pas étonnant qu'en 1981 l'industrie a injecté un demi-milliard de dollars pour la recherche de pétrole et de gaz au nord du 60e parallèle, sans qu'aucun pouce cube d'hydro-carbures n'ait été produit dans les régions frontalières.A coups de millions de dollars, les sociétés Esso, Gulf et Dome ont construit de toutes pièces des îles artificielles dans l'océan pour y installer des puits de forage, comme un séjour d'une semaine par des médias d'information a permis de le constater.Lors de cette tournée, à la mi-avril, au puits de forage de la Une mine au sommet du monde A voir les travailleurs oeuvrer dans la mine Polaris ils n'ont pas l'air d'être incommodés du tout par le froid.Pourtant il fait -12 degrés.Après deux heures de promenade dans la mine et l'usine de traitement, la plupart des visiteurs sont gelés.A l'extérieur, c'est encore pire puisqu'il fait -30 degrés.Cinq chiens montent la garde pour éloigner les ours polaires des installations.La mine Polaris (le nom est bien choisi) est l'exploitation minière la plus septentrionale du monde.Elle est située sur la Petite île Co-rnwailis dans l'océan Arctique, à la hauteur du 75e parallèle (regardez sur une carte, c'est haut! ).Il en a coûté $160 millions à la compagnie Cominco pour mettre en exploitation ce gisement de plomb et de zinc, découvert il y a vingt ans.La production a débuté en janvier de cette année.La durée prévue de la mine est de 25 ans.Pour réduire les frais d'installation et pour éviter de travailler sous des froids glaciaux Cominco a fait construire tous les bâtiments dans le Sud et les a expédiés par bateaux au site choisi.L'usine de traitement de minerai de 390 pieds de long, 100 pieds de large et d'une hauteur de 60 pieds est installée sur une barge fixée à la rive.L'usine a été entièrement construite à Trois-Ri-vières où elle a été montée pr gressivement sur une barge amarrée dans le port trifluvien.De là, l'usine a été transportée par eau à l'île Cornwallis grâce à deux remorqueurs.Le voyage, une première en Amérique du Nord, a duré 20 jours sur une distance de 3,000 milles.Près de 200 personnes travaillent à la mine.L'édifice où les travailleurs mangent et se reposent est des plus modernes et a coûté $12 millions.Piscine, sauna, gymnase et bibliothèque, tout est mis en place pour faire oublier l'isolement.La nourriture et le gîte sont gratuits.Il n'y a pas de famille présente à cet endroit bien que l'on compte, selon des chiffres fournis par la compagnie, une vingtaine de couples.Le personnel provient en majorité de trois régions: les Terri- toires du Nord-Ouest (60 personnes), l'Ontario (48) et le Québec (41).Les travailleurs de culture inuk forme le tiers de la main-d'oeuvre.Pour respecter davantage le mode de vie traditionnelle des Inuit, la compagnie leur offre le calendrier suivanl: six semaines de travail et quatre semaines de congés.Pour les autres employés la formule est de dix semaines de travail et deux semaines de congés.Cominco est une compagnie canadienne dont le siège social est à Vancouver et dans laquelle le Canadien Pacifique détient plusieurs intérêts.Cominco est le plus important producteur de zinc et de plomb du monde occidental.treprises par les sociétés privées.Dave Porter du Conseil des Indiens du Yukon résume leur position: «.nous avons une idée de ce que serait la réaction des compagnies si les communautés autochtones conduisaient elles-mêmes les études environnementales; nous savons tous que les sociétés seraient extrêmememt hostiles à une telle suggestion, comme nous sommes hostiles aux propositions actuelles».De son côté, le ministère fédéral des Affaires indiennes et du Nord, le responsable de tout ce qui se passe dans le Grand Nord, affirme qu'il n'y a eu que quatre incidents mineurs de pollution depuis les débuts des forages dans la mer de Beaufort.L'an passé, le ministère a permis aux compagnies d'allonger la période d'exploration.Quand tous ces beaux projets énergétiques seront-ils réalisés?Personne ne le sait.Ni le gouvernement, ni les compagnies, même si ces dernières font des pressions pour accélérer les choses.Mais Ottawa et l'industrie y trouvent présentement leur compte et il vaut la peine de reprendre la publication mentionnée au début: «Entre-temps, les millions d'heures-personne et les milliards de dollars dépensés ont entraîné des avantages inattendus.Le gouvernement fédéral et l'industrie pétrolière accumulent des données et mettent au point des techniques qui font du Canada un leader mondial dans le domaine de la recherche pétrolière et gazière pouvant être effectuée sans danger pour l'environnement dans l'Arctique».DEMAIN: peu de chances qu'Ottawa laisse le tiers du pays à 45,000 personnes.LE MOUVEMENT PACIFISTE Le pacifisme jeu de Moscou?Au train où vont les choses, les Soviétiques ont de bonnes chances de remporter la bataille qu'ils livrent aux Américains à propos des euromissiles.Quelle que soit l'issue de l'affrontement, que les nouvelles armes nucléaires américaines soient implantées ou non sur le continent, les Soviétiques atteindront vraisemblablement leur objectif principal: affaiblir et diviser le couple Amérique-Europe.Ils ont déjà d'ailleurs marqué plusieurs points à ce chapitre.ALBERT JUNEAU colloborotion spéciale_ Un des facteurs déterminants dans cette lutte est le mouvement pacifiste, dont l'audience et la force ne cessent de s'accroître.Jusqu'à maintenant, les thèses pacifistes ont nettement desservi les États-Unis.L'opinion européenne, notamment en Allemagne, est plus divisée que jamais selon les derniers sondages, 52 p.c.des Allemands de l'Ouest sont favorables au mouvement pacifiste, a-lors que seulement le tiers s'y opposent.Parallèlement, les relations entre l'Allemagne et les États-Unis se sont détériorées.Un sentiment antiaméricain se développe sur le continent, pendant que des membres du Congrès parlent de retirer les troupes américaines de l'Europe.s?\u2014 y-.M.Paul C.Warnke, ex-directeur des négociations Salt II pour les États-Unis.La confusion du débat nucléaire Les termes du débat sont connus.Si les négociations américano-soviétiques de Genève sur les euromissiles n'aboutissent pas, les Etats-Unis se proposent d'installer 572 missiles à moyenne portée dans cinq pays d'ici la fin de 1983, pour contrebalancer les 300 SS-20 de l'Union soviétique.Les Américains seront seuls responsables de l'utilisation de ces armes nucléaires.Où va donc le mouvement pacifiste?Pourquoi rejette-t-il les euromissiles américains?Les SS-20 ne représentent-ils pas une menace évidente à la sécurité de l'Europe de l'Ouest?La réalité n'est pas aussi limpide.On résume généralement la thèse pacifiste par la devise: «Lieber rot als tot, plutôt rouge que mort».En fait, la proposition de la majorité des pacifistes n'est pas aussi tranchée, car plusieurs sont favorables aux négociations de Genève et à une réduction bilatérale des armes nucléaires en Europe.L'option pacifiste découle sans doute des macabres souvenirs qu'ont laissés les doux derniers conflits mondiaux sur le continent.Mais d'autres facteurs sont venus affirmer leur engagement.Tout d'abord, le débat nucléaire se déroule dans une telle confusion, qu'il ne fait que renforcer les pacifistes dans leurs convictions, un exemple parmi d'autres.L'ancien directeur des négociations Salt II pour les États-Unis, M.Paul C.Warnke vient de contredire le président Reagan au sujet de l'avance militaire soviétique.Il a notamment déclaré: «Quand M.Reagan affirme que les Soviétiques sont définitivement supérieurs à l'Occident en matière d'armement nucléaire, alors, cela est irresponsable et, en plus, faux.» L'incertitude a gagné le petit cercle des spécialistes.Un doute s'est créé sur la valeur de la doctrine stratégique de dissuasion et du surarmement.En fait, la puissance nucléaire des deux Grands a atteint un niveau tel, que la valeur dissuasive de toute augmentation du potentiel militaire devient hypothétique.On ne sait plus vraiment quand commence et quand finit la dissuasion.Le stock d'armes nucléaires a pris de telles proportions, qu'on s'inquiète plus de son propre armement que de celui de l'adversaire.Les pacifistes américains et européens tiennent à ce sujet le même discours.L'attitude provocante des États-Unis Deuxièmement, les Américains ne se sont pas préoccupés de soigner leur image vis-à-vis les Européens.Tout au contraire, ils ont multiplié les maladresses par des déclarations provocantes et ambiguës.Celles du président Reagan en particulier, sur l'éventualité d'une guerre nucléaire limitée à l'Europe, ont jeté de l'huile sur le feu.Elles ont tout simplement confirmé ce que les pacifistes affirmaient depuis des mois: les États-Unis sont prêts à faire la guerre à l'URSS sur le dos de l'Europe, c'est-à-dire en ména- Le président Ronald Reagan.géant leur propre territoire.Les pacifistes redoutent que les Américains usent de leur pouvoir absolu sur les euromissiles au détriment des intérêts européens.Trop agressive et intempestive, la diplomatie américaine a suscité la peur et l'indignation, d'abord en Europe et maintenant aux Etats-Unis.On peut conclure qu'elle a contribué directement ù renforcer le mouvement pacifiste en Europe.Un autre facteur a consolidé la vague pacifiste.Depuis la fin de la guerre mondiale, l'Europe s'affranchit progressivement de son tuteur américain tout en tissant des liens nouveaux avec l'Est, autour notamment des deux Alle-magnes.Des conservateurs aux socialistes, il n'y a pratiquement pas de partis politiques en Europe qui sont disposés à laisser tomber la détente et la coopération économique avec l'Est.L'Europe cherche, quelque part entre les deux Grands, une voie vers une plus grande indépendance.Le pacifisme européen s'inscrit dans ce processus.Enfin, il importe de comprendre que certains éléments, parmi les plus actifs du mouvement pacifiste européen, proviennent des milieux de gauche, fondamentalement hostiles aux États-Unis.L'attitude plutôt arrogante des dirigeants américains à l'égard des Européens, et leur politique internationale, en Amérique latine surtout, n'a pas aidé à diminuer leur ardeur.C'est dans ce contexte particulièrement favorable que s'est développé le pacifisme européen.On comprend que l'URSS s'en réjouisse.D'abord, parce qu'elle n'est pas aux prises avec un phénomène semblable dans son propre camp, ce qui simplifie nettement sa diplomatie.FIN LA «MAREE NOIRE» DE 1978, EN BRETAGNE Une importante bataille juridique s'engage CHICAGO (AFP) \u2014 Un des plus importants procès en matière de pollution maritime s'ouvrira demain à Chicago où, quatre ans après la «marée noire» déversée par le pétrolier «Amoco Cadiz» sur les Côtes-du-Nord Bretagne, l'Etat français, les communes sinistrées et plusieurs sociétés américaines et libériennes seront pour la première fois face à face.Les enjeux de ce procès qui devrait durer un an et demi sont considérables.Les collectivités locales polluées, les professionnels touchés par les 228,000 tonnes de pétrole déversées en mars 1978 par l'«Amoco Cadiz», ainsi que l'État français entendent «faire payer très cher les pollueurs» à qui ils réclament au total plus de 3 milliards de francs.De plus, toutes les parties sont conscientes que ce procès dépasse largement le cadre de la seule catastrophe de l'«Amoco Cadiz» car, premier du genre à être intenté, il a toutes les chances de faire jurisprudence.Pour les victimes de la marée noire, parmi lesquelles une délégation de 55 élus des départements français du Finistère et des Côte du Nord a tenu à se rendre à Chicago, il ne s'agit pas seulement d'obtenir réparation des frais engagés pour le nettoyage des plages et les premières indemnisa- tions.D'autres préjudices économiques, écologiques, touristiques et même moraux doivent selon eux être reconnus.Dans ce but, le syndicat mixte du littoral nord-ouest de la Bretagne, qui comprend 76 communes ainsi que le département des Côtes-du-Nord, a décidé d'atta-quels «Amoco International», société américaine dont le siège est à Chicago, «Amoco Transport», armateur libérien du pétrolier accidenté ainsi que la «Standard Oil of Indiana*.La semaine dernière, une septième plainte a été retirée à la suite d'une transaction à l'amia- -4- ble réalisée avec la société de classification «American Bureau of Shipping* qui n'est donc plus poursuivie.Pour M.Alphonse Arzel, sénateur maire de Ploudalmezeau (Finistère) et président du syndicat mixte, «ce procès doit être exemplaire».«Il faut que les responsabilités des pollueurs soient clairement dégagées et qu'ils soient sévèrement condamnés: nous sommes des victimes directes de cette marée noire et à ce titre nous entendons faire valoir nos droits», estime-t-il.Depuis quatre ans, les communes membres du syndicat mixte n'ont pas ménagé leurs efforts.Ce procès leur a déjà coûté quelque 12 millions de francs, financés par divers emprunts et une contribution annuelle de 7 francs par habitant.Au côté du syndicat, l'État français (qui n'attaque que la société «Amani International») mais aussi d'autres communes du département du Finistère ont engagé parallèlement des actions en justice.Cette disparité renforce encore davantage la complexité d'une affaire déjà rendue extrêmement délicate par les multiples dispositions applicables.Le juge fédéral de Chicago, M.Frank McGarr, qui prendra seul la décision finale, aura en effet le choix d'appliquer pour chaque question soit le droit international privé américain, soit le droit international privé français.Dès demain, les responsables du pétrolier «Amoco Cadiz» s'efforceront sans doute de faire porter la responsabilité sur l'État français, à qui ils reprochent de ne pas avoir été capable de «faire respecter la sécurité du trafic dans ses eaux» et qu'ils ont assigné en demande reconventionnelle.Quant aux plaignants français, bien que leurs avocats observent le plus grand mutisme, il est probable qu'ils mettront en avant l'état du pétrolier au moment des faits. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 SCRUTIN SECRET HIER Par une majorité de 70 p.c, 1000 syndiqués de Canadian Copper déclenchent la grève Les 1,000 employés syndiqués de TAffinerie canadienne de cuivre, dans l'est de Montréal, ont déclenché la grève hier après-midi à la suite d'un scrutin secret rejetant les dernières offres patronales dans une proportion de 70 pour cent.PIERRE GINGRAS Immédiatement après le vote, les grévistes se sont présentés devant l'entrée de l'usine du groupe Noranda afin d'y commencer leur piquetage.Le contrat de travail de ces syndiqués affiliés aux Métallos unis d'Amérique (FTQ) était échu depuis le 23 mars dernier.Les négociations avaient toutefois débuté en janvier mais 22 rencontres avec l'employeur n'ont pu aboutir à une entente.Au début d'avril, les dirigeants syndicaux avaient reçus l'autorisation de déclencher la grève de la part de leurs membres.Il s'agit du troisième conflit de travail à survenir à l'Affinerie canadienne de cuivre (Canadian Copper Refiners) depuis 1952.Une première grève s'était prolongée durant huit mois alors qu'un second arrêt de travail en 1977 avait duré deux semaines.Le syndicat réclame la parité salariale avec les employés de Sidbec, soit une augmentation de 25 pour cent sur trois ans en plus de l'indexation au coût de la vie.Les offres de la compagnie, quant à elles, sont de 12 pour cent en plus d'une indexation de .3 pour cent.Le président du syndicat, M.Jean Guy Savoie, s'est dit prêt à poursuivre les négociations mais il admet qu'en plus des salaires, plusieurs autres points demeurent toujours en litige.» Les mauvaises relations ouvrières à l'usine expliquent en grande partie l'attitude de nos membres.On y compte environ 400 cadres et les chevauchements de responsabilités sont nombreux, ce qui ne peut faire autrement que de créer des situations difficiles pour les ouvriers», a dit M.Savoie à LA PRESSE.Le syndicat ne s'entend pas non plus avec la compagnie au sujet des changements technologiques qui pourraient conduire à la perte de quelques cen-taines d'emplois.L'amélioration du fonds de pension fait aussi partie des re- vendications .La compagnie offre $ 259 par mois après 30 ans de service alors que le syndicat réclame $648, soit $18 par mois de service.Les Métallos réclament en outre des changements d'horaires et une réduction de la sous-traitance.« Ce n'est sûrement pasl'argent qui leur manque a dit pour sa part le représentant des Métallos, M.Gérard Proulx.L'usine a produit l'an dernier 400,000 onces d'or, un sous-produit du cuivre.Avec ça, !e patron peut payer tous les salaires de la compagnie ».On se rappellera que c'est à cette usine que deux ouvriers sont morts intoxiqués par des gaz d'arsine en 1975, un accident qui avait fait grand bruit à l'époque.La compagnie avait cependant été exonorée de tout blâme.DONNEZ G USEMENT «Banana split» long de plus de deux kilomètres \u2022 A 9 À la quincaillerie Pascal, LETTES SELINSGROVE, Penn.(UPI)-Huit mille personnes ont mangé chacune une section d'environ un pied de long d'un «banana split» d'une longueur de 7,200 pieds, dans le but d'être inscrites dans le Livre des record Guinness.Huit mille citoyens de Selinsgrove ont participé à l'événement et ont réussi leur exploit en 15 minutes.Le plat s'étendait sur deux kilomètres le long de la rue principale de la ville.Ce sont les élèves d'une école secondaire de la ville qui ont eu cette idée afin de ramasser des fonds pour payer des uniformes neufs aux membres de la fanfare de l'école.Ils ont vendus près de 8,000 billets au coût de $2 chacun.Le «banana split» comprenait 8,000 bananes, 800 gallons de crème glacée, 100 gai-Ions de sauce aux fruits et 8,000 cerises.PASCAL Pour l'industrie, les meubles, à toutes nos succursales CHOIX COMPLET DE 1 20 NUMÉROS AU 301 OUEST, RUE ST-ANTOINE ^ GRAND ASSORTIMENT TOUJOURS À \u2022 VOTRE DISPOSITION Variété de styles à roues interchangeables PRIX SPÉCIAUX POUR QUANTITÉS â BLOC-NOTES Le docteur André Davignon, chef du service de cardiologie et de médecine pulmonaire de l'hôpital Sainte-Justine, vient de se voir décerner un diplôme de Docteur Honoris Causa de l'Université Claude Bernard de Lyon en France, pour sa contribution à l'avancement de la cardiologie dans ce pays.» Le consul honoraire des Pays-Bas à Québec, M.Jean-Pierre Boulin, vient d'être nommé officier de l'Ordre d'Orange Naussau par sa majesté la reine Beatrix.* Loto-Québec annonce que Super-loto, une loterie distribuée dans les dix provinces, fera dorénavant quatre millionnaires par tirage au lieu de deux.Le nouveau billet sera maintenant doté de deux numéros distincts, soit un numéro decomposable de sept chiffres et un «alphanu-méro» , c'est-à-dire un numéro de six chiffres plus une lettre non decomposable.Roulettes de rechange pour tondeuses, diables, poussettes à provisions, etc.S'IL SAGIT DE QUINCAILLERIE.VOUS LE TROUVEREZ CHEZ PASCAL 4.3 li/100km cote routière (65.69 MAG) Honda Civic 1300FE Hatchback 5 vitesses 5.0 li/100km cote routière (56.5 MAG) Honda Civic 4 portes Sedan 5 vitesses 5.7 li 100km cote routière (49.56 MAG) Honda Accord Hatchback 5 vitesses NOUS TOUS «A» JL A l'Armée du Salut, nous comptons sur votre aide afin de pouvoir aider les autres.Depuis 100 ans, nous avons compté sur vous.Depuis 100 ans, vous nous avez appuyés.Envoyez vos dons à: La Campagne de souscription annuelle de l'Armée du Salut, 1255, rue University, Suite 627, Montréal, Que.H3B 3V9 Président général: M.Ray C.Cutts Objectif: 855 OOO $ Campagne nationale de souscription de lÂrmée du Salut.5.8 li/100km cote routière (48.7 MAG) Honda Prelude Sport Coupé 5 vitesses ^En 1982, les acheteurs Honda de la province en auront plus pour leur argent.30 améliorations importantes ont été faites sur la carrosserie seulement.Plus de 40 améliorations techniques ont été apportées au fameux moteur Honda afin d'en accroître encore la fiabilité, qui fait pourtant déjà l'envie de l'industrie automobile.Aux acheteurs de la province en 1982, Honda garantit ses voitures contre la corrosion pendant 60 mois kilométrage illimité, ce qui est incroyable en soi.Mais Rallye va encore plus loin.Si vous achetez et prenez livraison de votre Honda chez Rallye Honda de LaSalle en mars, avril ou mai 1982; Rallye étendra la garantie contre les perforations dues à la rouille pendant 1 ans kilométrage illimité.La garantie s'applicjue même au deuxième ou troisième propriétaire de la voiture.Du jamais vu dans l'industrie.Et c'est absolument iiratuit.À tous les points de vue.Honda Cote routière scion Transport Canada liaulo-safisflacfion RALLYE Angle Clément et Lafleur à LaSalle 364-1121 Rallye vend l'antirouille Thermoguard qu'on vous donne gratuitement durant«otte promotion.t»o«.354 0GOOOO 524647 ^24647 \" 4647 647 On peut se procurer le dépliant 2.Ï0 ooo* 2 r»oo\" Gros lots de 25 000» 498897 601289 285553 Numéros non dêcompcafoins NUMÉROS MOBILES GAGNANTS Numéro (6)(9)(2)@® Numéro 3 FAÇONS OC GAGNER 250 S 3 FAÇONS Dt QAGNtW 2500 S 7 1 7 4 7 4 1 Ntt,:r @®® 4 FAÇONS PC GAGNER SO S les billets gagnants de 250$ et 50$ sont encaissables a ; En cas de disparité entre cette liste de numéros toute succursale de la Banque Nationale.: gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité Qui gagne à Loto-Québec?\" -1- dans la plupart des kiosques de vente et aux bureaux de Loto-Québec.LOTO-QUÉBEC commandite cette année plus de 53 événements populaires, sportifs ou de plein air au Québec s m H loto quC+KK A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 LES RUMEURS DE DÉPART Trudeau parle de briser le record de Sir Wilfrid Laurier Après avoir alimenté lui même les rumeurs autour de son départ de la vie politique, le premier ministre Trudeau commence à montrer des signes d'impatience autour de cette question.Selon les informations recueillies la semaine dernière à la suite du caucus des députés de son parti, M.Trudeau a ramené son monde au pas en leur disant qu'il avait l'intention de demeurer en poste pour un autre deux ans.Le premier ministre aurait demandé à ses députés de couper court à leurs spéculations sur le sujet, en Jour indiquant qu'il entendait briser le record de Sir Wilfrid Laurier à titre de chef du gouvernement.Ce dernier a été premier ministre pendant 15 ans et trois mois, alors que M.Trudeau a occupé cette fonction pendant treize ans et trois mois.Il ne se passe plus une conférence de presse maintenant à Ottawa, sans que le premier ministre ne soit interrogé sur la date de son départ.Vendredi, un journaliste lui a cité une étude d'un politicologue de la Colombie bri-tanique, qui concluait que la personnalité du chef libéral est la principale cause de l'aliénation de l'Ouest.«A-t-il un doctorat?», a demandé M.Trudeau, sur un ton agacé.«S'il n'en a pas, je ne veux pas avoir affaire à lui».A un autre journaliste qui lui demandait si ce ne serait pas un bon geste de sa part de démissionner pour préserver l'unité canadienne, M.Trudeau a rétorqué sur un ton sec, qu'il s'agissait là d'une idée intéressante.Joyal aurait de l'avance Le ministre d'Etat, M.Serge Joyal, a-t-il des ambitions sérieuses au leadership du Parti libéral du Québec?Personne ne le croit sérieusement sur la Colline parlementaire.M.Joyal, à qui on a reproché de n'avoir aucune fonction administrative au sein du cabinet, malgré un salaire annuel de plus de $100,000, jouirait néanmoins d'une certaine avance sur ses adversaires s'il se lançait dans la course.Le ministre «du Québec» a en effet visité quarante comtés depuis son accession au cabinet.M.Joyal est tellement occupé par ses activités politiques, qu'il n'accorde plus aucune entrevue depuis plus d'un mois dans la Ca pitale fédérale.«Il est tellement occupé», répond-on sur un ton visiblement embarrassé, à son bureau.Les employés de Statistique Canada, à qui le premier ministre Trudeau demande, comme à tous les Canadiens, de faire preuve de modération dans leur train de vie, ont été pour le moins choqués vendredi en constatant que leur patron avait acheté une voiture de marque 01-dsmobilc, pour les course en ville.«Il ne s'agit même pas de sa voiture personnelle, mais d'une auto pour faire les commissions» a lancé vendredi un employés sur un ton amer.«C'est ça l'austérité?» Un autre domaine que l'austérité gouvernementale ne semble pas avoir encore atteint est celui des contrats aux compagnies d'éditions.Un quotidien de la capitale a révélé la semaine dernière qu'une firme de Montréal, les éditions Sociétales, avait été payée $130,000 pour la préparation d'une brochure d'une trentaine de pages expliquant les programmes gouvernementaux d'aide à l'entreprise.Selon le quotidien en question, c'est le ministre Charles Lapointe qui a fait les pressions nécessaires pour l'octroi de ce contrat.De choses et d'autres Les députés libéraux fédéraux du Québec qui avaient promis de se battre à la réunion de leur caucus de mercredi dernier pour forcer le gouvernement à agir dans le domaine économique, n'ont pas fait grand chose, si on se fie aux propos du président du caucus national, M.Gilbert Parent.Ce dernier est sorti de la réunion en disant qu'il avait rarement vu un caucus aussi positif.Le président du caucus québécois, M.Jacques Olivier, a déclaré de son coté que tout ce que les députés avaient obtenu, c'est la garanti d'une décision rapide dans le dossier de l'industrie de la chaussure.Les fonctionnaires fédéraux ont leurs opinions bien à eux de la valeur du cabinet.Un visiteur français, qui assistait récemment à une séance de la période de question dans les galeries d'honneur des Communes, a demandé au fonctionnaire qui l'accompagnait, lesquels des ministres présents étaient les plus avantageusement connus au pays.«Vous voulez une réponse officielle ou mon opinion?» a demandé le fonctionnaire.«Votre opinion» a expliqué le visiteur.«Dans ce cas, aucun d'entre eux» a répondu le fonctionnaire.GILBERT LAVOIE fvat pour vos fourrures \u2022 ENTREPOSAGE «VENTE \u2022 REMODELAGE 6 étages sur place à votre service CUEILLETTE GRATUITE 522-3181 1473, rue Amherst HAROLD CUMMINGS a la voiture que vous cherchez.Toute la gamme CHEVROLET OLDSMOBILE en inventaire 5255, ouest JEAN-TALON PRÈS DÉCARIE 739-1911 Où l'on fait toujours une bonne affaire! LEÇON 17 Par Paul Forest Que le sport redevienne un jeu organisations sportives, heureusement il faut quand même se poser la question suivante : le sport est-il un jeu pour nos enfants ?Est-ce utopique de penser qu'il puisse le redevenir un jour?J'ai écrit ce cours parce que je le pense sincèrement et que j'espère que ceux qui me lisent sont de mon avis ou le deviendront.ou commencent à y réfléchir.Puissent-ils être nombreux ! Mais que faire pour que le sport redevienne un jeu ?Tout d'abord, bien comprendre les composantes du sport puis modifier les modèles actuels en fonction des besoins, des intérêts et des caractéristiques des enfants que l'on aura bien pris soin d'analyser et d'étudier.Gérard Bouchard, citant Donald Guay dans le Défi éducatif du sport à l'école2, nous donne du sport une définition en cinq points qui permet d'en clarifier la nature.Connaissant ces composantes, il est donc possible de jouer avec certains de ces éléments pour sassurer que le sport convienne aux personnes et à la mission sociale à laquelle on veut le destiner : Sport o'élite * Sport de masse Composantes 1.2.Une forme d'activité physique : À teneur compétitive 3.A teneur ludique : Adapter le sport aux enfants et non les enfants au sport A la base de toute activité, sportive ou non, on devrait toujours retrouver la joie, le plaisir et la spontanéité.Malheureusement cela n'est pas toujours le cas et, de nos jours, les enfants ne semblent plus guère s'amuser.Pourquoi cela ?Orlick et BotterilP ainsi que d'autres spécialistes ont analysé cette situation pour mettre à jour certains facteurs susceptibles d'être la cause de ce problème.Les voici : 1.Les adultes qui semblent avoir oublié qu'ils ont déjà été des enfants ignorent ou ne se souviennent plus que les enfants jouent d'abord pour s'amuser et que l'action et la réussite en sont les éléments catalyseurs.Et parce qu'ils considèrent les enfants comme des adultes en miniature, ils leur proposent des jeux, des règles du jeu et des équipements d'adultes à peine « modifiés » et « réduits ».2.Les activités sportives enfantines sont devenues une « entreprise » sérieuse, onéreuse (instructeurs, locations, équipements, voyages, arbitres, trophées, etc.) et polluée par une mentalité bien caractéristique de notre société, le rendement à tout prix : faire plaisir à papa, à maman, à l'entraîneur, donner un bon spectacle pour les supporters et surtout gagner car la victoire, c'est ce qu'il y a de plus important.Ce que l'enfant vit ou expérimente est accessoire.Les jeunes joueurs sont considérés comme des spécialistes (des « pros ») : les moins bons restent sur le banc, les meilleurs sont confinés dans une certaine position au jeu et y passent leur temps sans avoir l'occasion d'en essayer une autre.Quant aux autres, ils sont éliminés directement ou indirectement par les pressions psychologiques qu'opèrent sur eux toutes ces contraintes.Beaucoup d'enfants refusent de s'engager dans ce tunnel mais tous conservent le désir de jouer, de bouger, de s'amuser.Leur offre-t-on une alternative ?La plupart du temps, non, et pourtant ils sont nombreux à être dans ce cas, parfois plus nombreux que ceux qui donnent « le spectacle » sur la glace ou sur le terrain.À l'adolescence et à l'âge adulte ils représentent même 75 à 90% de la population ! 3.Dans le choix et l'organisation d'une activité, il est rare que Ton demande l'avis des enfants ot si jamais on le fait, on oublie souvent d'en tenir compte.ou mieux.on ne les écoute pas vraiment.On ne se soucie pas toujours d'adapter ces activités à leurs capacités physiques, à leurs besoins réels.Les enfants sont évalués en fonction de standards uniformes et de modèles de réussite identiques pour tous alors qu'on devrait se baser sur le progrès personnel, le rythme de chacun, être généreux en renforcements positifs et oublier la critique, les réprimandes qui, on s'en doute, réduisent considérablement le plaisir à jouer (« moi, si on passe son temps à me réprimander et à me critiquer pendant que je joue, j'irai jouer ailleurs ou tout(e) seul(e).»).Même si ces trois causes responsables de l'abandon utMii uans toutes les 1.Eviter Sport-performance (travail-spectacie) Sport éducatif Sport loisir : relation prioritaire \u2014\u2014-\u2014?: relation possible Si l'on désire que l'organisation sportive à laquelle on se rattache privilégie l'une ou l'autre des « tendances » sportives énumérées à droite du tableau, et en poursuive les objectifs, il faudra accorder plus ou moins d'importance aux éléments définissant l'activité sportive2.L'activité sportive est : Remarques \u2022 l'activité l'action du corps est au centre de 4.Pratiquée dans un cadre précis : 5.En vue d'un enjeu : c'est la distinction entre le sport et l'activité physique ludique ou éducative le niveau compétitif peut être très variable, son importance aussi.la performance se situera à des niveaux plus ou moins exigeants.le résultat est plus important que la participation : cela peut varier selon les personnes en présence.la spécialisation qu'entraîne la performance peut être plus ou moins précoce, plus ou moins accentuée.le sport est avant tout un jeu et il comporte avant tout trois composantes : créativité, illusion, plaisir l'importance de cette dimension est fondamentale et varie selon les trois types de « sports >\u2022 définis \u2022 l'importance de règles précises et de conditions de jeu définies » ces règles et conditions de jeu ne sont pas immuables : elles peuvent varier et être plus ou moins souples.Elles peuvent être imposées ou imaginées ensemble par les participants i elles doivent tenir compte des caractéristiques et du niveau des participants > c'est le gain ou le profit que procure la victoire > ceux-ci peuvent varier considérablement et leur importance peut être plus ou moins renforcée selon le type de sport et les gens auxquels il s'adresse > c'est souvent une exagération de l'importance des enjeux de la part des adultes qui est la source des abus dont le 3port enfantin est la victime i les enjeux peuvent être matériels (argent, trophée, renommée, gloire.),ou internes à la personne (plaisir, satisfaction personnelle, réalisation de soi, valorisation), cela depend des adultes qui encadrent le sport.Comment peut-on alors jouer avec ces cinq éléments (activité physique, compétition, jeu, cadre précis, enjeu) pour que le sport destiné aux enfants demeure à leur service en redevenant un jeu ?2.S'assurer que Tentant vive constamment du plaisir 3.Souligner sans cesse les réussites.4.Inciter les enfants à être meilleurs et non les meilleurs 5.Inciter les jeunes à considérer l'adversaire comme un collaborateur essentiel au jeu et non comme un ennemi 6.Limiter la compétition surtout chez les plus jeunes 7.Encadrer avec souplesse, déléguer des pouvoirs pour augmenter « le jeu » dans le sport 8.Éviter les règles et les normes propres aux adultes 9.Ne pas hésiter à bousculer règles et normes pour laisser place à l'imagination 10.Éviter les stéréotypes, les gestes automatiques, la spécialisation 11.Permettre aux enfants d'évaluer ce qu'ils ont vécu (satisfaction autant que difficultés) 12.Dans le cadre d'une activité physique ou sportive, plus les enfants sont jeunes, plus il faut insister sur l'aspect découverte et exploration de l'activité plutôt que sur l'aspect technique.13.Favoriser avant tout l'exploration motrice ainsi que la réussite 14.Dans un match, la victoire ne devrait jamais être assez importante pour justifier que : \u2022 des jeunes soient « gardés sur le banc »; \u2022 des joueurs soient amenés à user de violence envers les autres participants, officiels ou spectateurs; \u2022 des règlements soient transgressés avec la bénédiction de l'entraîneur : y a-t-il des « bonnes » ou des « mauvaises » punitions ?Quelle attitude créons-nous chez un enfant en lui faisant voir qu'il est valable et rentable de violer des règlements établis ?\u2022 des violences psychologiques soient exercées sur des enfants suite à leur performance ou précédemment à celle-ci : motivation « à pression » avant un match, critiques, engueulades, etc.Il y aurait encore beaucoup à dire à ce sujet.Les documents insérés dans la bibliographie vous permettront de découvrir d'autres façons de rendre les sports plus intéressants pour les enfants.Pour vous aider dans cette démarche, je vous conseille vivement de lire le code sportif à l'intention des entraîneurs, des enseignants, des parents, des officiels et des administrateurs que vous pouvez retrouver aux pages 13 à 21 du volume édité par le Conseil canadien de l'enfance et de la jeunesse : Jouer franc jeu.Voici un tableau permettant de créer de nouveaux sports ou de modifier les sports des adultes pour mieux les adapter aux enfants.Ce tableau a été réalisé à la suite de stages en initiation sportive animés par Monsieur Gaétan Ménard3.En modifiant la qualité et la quantité de ces éléments, on peut jouer partout et en tout temps.Pour un sport particulier par exemple, ii suffit d'identifier les variables et les Qualités physiques des enfants puis de combiner et nuancer ces données.Il est ainsi possible d'imaginer une foule de mises en situation permettant de faire vivre aux enfants des activités adaptées à leurs capacités et intérêts.les variables des activités sportives Les leçons de ce cours abondent en suggestions ouant à l'animation, aux espaces où jouer ainsi qu'aux catégories de jeux à proposer aux enfants.Voici, en complément ou en rappel, quelques suggestions s'ap- ciwes pliquant à l'initiation ou à l'animation des sports destinés aux enfants.__________,, pécialisation précoce Variables Terrain I Grand Petit Long Large Etroit Qualités physiques Lignes Obstacles i Limites franchissables infranchissables précises non précises Forme triangulaire, ronde, carrée, etc.Joueurs Objets Buts Arrêtés ou sur place en mouvement dans une attitude précise dimensions variées formes variées creux ou pleins verticaux ou horizontaux Personnes Quantité Statut Déplacements 1-2-3 etc.adversaire partenaire rôles de chacun fonctions limité dans une zone illimité Accessoires Nature Quantité Qualité I physique < humain l abstrait : qualité, vitesse, rythme.1-2-3- 100 etc.gros, petit, lourd, léger, rebondi, mou.rond, long, carré Voici quelques exemples 1.Hockey Terrain : glace (carrée de petite dimension) glace (rectangulaire de grande dimension) Dans le premier cas les joueurs devront changer souvent de direction, faire beaucoup de virages et rencontrer leurs partenaires.Dans le second cas, ils seront incités à se déplacer de façon linéaire à grande vitesse et rencontreront plus rarement leurs partenaires.2.Jeux collectifs (basket-ball ou hand-ball) Équipe de trois contre trois Jouer en petits groupes permet des échanges plus riches et plus nombreux entre les partenaires : chacun est constamment actif, plus impliqué et ne peut se fier aux autres.Le jeu est donc plus intéressant pour tous.Sur un terrain officiel, il est possible de faire jouer plusieurs groupes de trois contre trois car, bien souvent lorsque l'on forme des équipes de cinq contre cinq ou de sept contre sept, deux ou trois joueurs restent un peu de côté et jouent moins que les autres.N'oublions pas que l'on apprend en «faisant des choses ».3.Jeux avec buts Cibles : formes et position des cibles Buts réglementaires : actions Buts dos à dos : actions actions Ces changements dans l'emplacement des buts forcent les enfants à acquérir la maîtrise d'autres gestes tels les virages, les changements de direction.Ils les incitent aussi à être bien prudents avant d'effectuer un lancer car, s'ils le ratent, ils risquent de retourner l'accessoire de touche dans leur propre zone.L'intérêt du jeu est au centre du terrain, les enfants s'efforcent d'y demeurer le plus possible.Les lignes réglementaires ne sont plus nécessaires.Les utilisations de ce tableau sont illimitées.C'est souvent notre imagination ou les contraintes sociales que l'on s'impose (l'importance « pour l'adulte » du règlement officiel) qui nous limitent.(1) ORLICK, Terry.BOTTERILL, Cal, traduit par BOUCHARD.Gerard et FOREST.Paul, Voire entant peut jouer gagnant.Beaux Jeux 6.Bellarmin-Desport, Montréal.1980.156 pages.(2) BRODEUR, Pierre, BOUCHARD, Gérard.PARADIS.Pierre.La F S S Q .Le défi éducatif du sport è l'école, Les dossiers Beaux Jeux 5, Desport-Bellarmin, 1980.p.65 à 78.(3) MÉNARD, Gaétan.Initiation sportive au primaire, stages dispensés dans les Commissions scolaires et documents non publiés.1974 à 1979.Cours présenté par le ma ne - victor i n en collaboration \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 3 MAI 1982 QUI D'AUTRE vous o./ traction avant tire le véhicule au lieu de le pousser Elle vous tire dans les courbes, de la neige, sur les pentes glissantes.Pour certains, c'est la formule de pointe.Celle que le monde adoptera tôt ou tard.Elle a pour avantages inhérents d'augmenter la place pour les passagers, de réduire le poids du véhicule et de favoriser l'économie de carburant mieux que ne le permet la propulsion arriére.Pour General Motors, la taction avant est un fait accompli depuis 1965.Vous en retirez maintenant tout l'agrément dans une large gamme de modèles GM.Des voitures aussi brillantes que ' nos nouvelles Chevrolet Cavalier et Pontiac J2000, Oldsmobile Ftienza et Buick Skyhawk, ou aussi exclusivement luxueuses que F Oldsmobile Toro-nado, la Buick Riviera et la Cadillac Eldorado.Dans nos spacieuses Chevrolet Citation, Pontiac Phoenix, Oldsmobile Omega et Buick Skylark économes de carburant autant que dans nos Chevrolet Celebrity; Pontiac 6000, Oldsmobile Cutlass Ciera et Buick Century absolument inédites.Quatre-vingt trois modèles en tout, dont un parfaitement adapté à vos exigences et au monde qui change.Si l'avenir est à la traction avant l'avenir estàGM.m Canada Un monde de changements pour un monde qui change r.\u2022 ¦ * : *¦ i » "]
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