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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Vivre aujourd'hui
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1982-04-24, Collections de BAnQ.

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[" OS Q Lily Tctsso au nombre des personnalités du Salon de la Femme Page E 2 Le Salon de la Femme 1982 donne des signes de maturité Page E 2 LA TUBERCULOSE Une maladie \u2022 - qui se traite bien mais par des experts AUJOURD'HUI CAHIER E LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 AVRIL 1982 -mr \u2014-\" *.À La tuberculose, cette maladie dévastatrice, cette «phtisie», cette «comsomption» particulièrement redoutée au Québec dans la première partie du siècle est maintenant sous contrôle sur tout le territoire.Une personne sur cent mille va maintenant en mour-rir contre quatre-vingt en 1940.Mais le bacille, découvert par l'allemand Koch, se trouve toujours dans notre environnement, dans notre air ambiant et les professionnels de la santé les plus qualifiés estiment qu'il faut, tout autant qu'auparavant, exercer une grande vigilance.il, contribue à mystifier cette infection et à en dramatiser les conséquences.Lorsqu'un médecin découvre un cas «positif», note-t-il, c'est un hôpital entier qui est mis en éveil alors que, dans bien des cas, il n'y a même pas virulence.Par ailleurs la prescription de médicaments par des généralistes qui n'ont pas une connaissance parfaite de leurs effets secondaires peut faire plus de tort que de bien.Il vaut du reste «beaucoup mieux courir le risque d'une lésion pulmonaire tuberculeuse, dit le Dr Larue, que celui des effets parfois mortels de la chimiothérapie sur le foie.Médicaments et effets secondaires Les médicaments les plus utilisés, et qui produisent maintenant un effet curatif en moins d'une année, soit l'isoniazide accompagné de rifampicine, notamment, qui neutralise les bactéries, le bacille de Koch comme on dit, peuvent ef- x-\\: \u2022;\u2022 m - m i Ml m v I jet / ¦\u2022\u2022V Mi \\ V I Cette photo, prise en 1942, montre un médecin utilisant alors la méthode du pneumothorax pour traiter une tuberculeuse pulmonaire.A cette époque, 70 Québécois sur 100,000 mouraient de cette maladie.Aujourd'hui on n'en compte moins d'un, photothèque LA PRESSE fectivement causer des effets secondaires de la gravité d'une hépatite mortelle, s'ils sont administrés à des personnes ré-fractaires.Dix personnes traitées à la chimiothérapie sur cent, en Les moyens de défense et de contrôle contre l'infection, disent les meilleurs praticiens, ne sont pas toujour?utilisés à bon escient, surtout depuis la décentralisation hospitalière de la dernière décennie.Il ne reste que peu de spécialistes, cinq ou six peut-être, en mesure de faire les distinctions qui s'imposent en cette matière fort complexe.Car la tuberculose, ne soulevant plus ces grandes angoisses populaires d'antan, n'est plus à la mode; la profession médicale s'est un peu endormie.Un enseignement déficient Le fait que le nombre de personnes atteintes soit maintenant fort limité par les moyens modernes de dépistage et de thérapie chimique \u2014 les médicaments nouveaux sont parfaitement efficaces \u2014 ne console pas les victimes actuelles du microbe, note le Dr Pierre Larue.Ce vieux médecin qui a vu le feu de l'action au temps le plus fort du sanatorium Saint-Joseph, aujourd'hui le pavillon Rosemont de l'hôpital Maisonneuve avait, dans les années cinquante, la responsabilité quotidienne de traiter une centaine de tuberculeux dans un hôpital qui en logeait cinq cents.Il regrette que les facultés de médecine n'enseignent pratiquement plus à leurs étudiants comment diagnostiquer la maladie ni comment la traiter.Ce manque de connaissance, dit- réalité, peuvent subir les effets secondaires des médicaments actuels.La tuberculose, vue son caractère infectieux, est tout de même une maladie qui doit être déclarée à l'Etat.Mais il arrive depuis la décentralisation hospitalière et la création des Départements de santé communautaire, \u2014 c'est en tout cas la plainte qu'on entend en plus d'un milieu médical \u2014 que les traitements soient prescrits dans des cabinets particuliers de médecins qui n'ont pas la formation nécessaire.Les DSC, justement, ne sont pas équipés pour faire face à cette situation et ne reconnaissent pas toujours sa complexité.D'autre part les médecins ne s'en réfèrent pas tou- jours aux centres-ressource qui existent à Montréal et à Québec.L'Institut Bruchési, justement, est l'un des lieux où, pour la région de Montréal, on effectue le dépistage et où on exerce la fonction de prévention.Or cet établissement, situé à l'est, rue Rachel, lancé par le Dr Arthur Jarry, donnait 65,000 consultations pulmonaires en 1955 et comptait une dizaine de médecins.Il est devenu, depuis la réforme de 1977, un pavillon de l'hôpital Saint-Luc du, centre métropolitain.Bien que, malgré la transformation, il soit encore reconnu par le gouvernement comme un organisme-ressource, sa vocation a été changée.Il ne donnait plus, en 1980, que 7,000 consultations en plus des tra- vaux de dépistage ordinaires.Il réalise maintenant des enquêtes au niveau de la santé au travail, particulièrement au titre de uFtel-lution par le bruit à l'intérieur dès usines et son élan, comme centre de combat anti-infectieux a perdu de son intensité.Au pavillon Bruchési, seul le Dr Pierre Larue offre encore ses conseils en matière de traitement de la tuberculose.«La tuberculose, dit le praticien, est la plus belle maladie qui soit.Elle se traite bien et, dans les conditions ordinaires, la guérison est assurée; mais il faut que le traitement soit administré par des experts qui soient allés au fond de ce sujet complexe».Il y a 100 ans: la découverte du bacille de Koch photo Pierre McCann, LA PRESSE Le Dr Pierre Larue est un vieux combattant de la tuberculose.Il a déjà oeuvré au temps où les hôpitaux comptaient des milliers de malades.Pour lui, il n'y a pas lieu de limiter la vigilance à cet égard, surtout dans les zones qui comptent des poches de pauvreté culturelle comme celles qui entourent le coeur de la ville de Montréal.On le voit ici au pavillon Bruchési, l'ancien Institut Bruchési où la population allait se faire vacciner en masse.Lr Larue reconnaît qu'actuellement il y a lieu de procéder au moyen du dépistage intensif plutôt qu'à la vaccination massive.Le regain d'intérêt pour la tuberculose vient naturellement du centenaire de la découverte, par le Dr Robert Koch, du bacille, du micro-organisme causant la maladie.C'est en 1882 que ce chercheur a trouvé le parasite en forme de bâtonnet qui ressemble au germe d'un tubercule.En faisant cette démonstration le médecin allemand établissait, après 270 tentatives, que la tuberculose n'est pas héréditaire et qu'elle pouvait ainsi être combattue.Il découvre également la tuberculine, ce liquide stérile contenant des substances extraites du bacille tuber- culeux, qui permet de diagnostiquer la maladie.Il a fallu attendre 1921 pour que les chercheurs français Albert Calmette et Camille Guérin offrent un vaccin, le fameux BCG.Les effets du microbe, dans les pays industrialisés, ont largement été contrôlés.A la fin du siècle dernier le taux de mortalité, dans la région de Montréal, était supérieur à 200 par 100,000 de population; il se situe généralement à moins de 1 par 100,000 dans les pays développés.Le microbe, long de quatre mil- lième de millimètre, provoque à l'heure présente le déclenchement de quatre à cinq millions de cas infectieux dans le monde par année.Dans les pays pauvres il entraîne la mort de trois millions de personnes par année.L'incidence de nouveaux cas actifs, par ailleurs, est à l'heure présente de 12 par 100,000 au Québec et dans le reste du Canada et de 1*3 aux Etats-Unis.LUNDI : la tuberculose, une maladie de la pauvreté Une utopie à réaliser: réaménagement du temps Le réaménagement du temps dans la vie humaine a fait l'objet de réflexions et de discussions au cours du «Forum des organisations non gouvernementales» qui a eu lieu à Vienne, en Autriche, à la fin du mois de mars dernier.Une idée séduisante .M.Hubert de Ravinel, bien connu des gens du Troisième Age puisqu'il fut l'un des fondateurs des Petits Frères, chez nous, et qu'il oeuvre encore auprès d'eux, a pris part à ces assises sur le «Vieillissement».Rappelons que M.de Ravinel est également l'auteur de plusieurs volumes qui se laissent lire fort aisément.«Ce qui a, entre autres sujets, caractérisé ce congrès, ce fut le choix de thèmes nouveaux, dont le réaménagement de notre temps comme facteur de meilleur vieillissement.On ne parlait plus de personnes âgées mais de gens ac- tifs qui s'interrogeaient, à savoir comment réorganiser les activités d'une vie pour arriver à la fin en meilleur état».C'est une idée préconisée, il y a une dizaine d'années, par M.Jean Carette, qui travaille, à Paris, auprès des personnes âgées, et qui fut reprise par le philosophe Michel Phillibert, à moins que ce soit l'inverse.M.Phillibert a dénoncé, dans un ouvrage, la mauvaise répartition des loisirs et du travail comme la cause d'un mauvais vieillissement.Notre vie actuelle est divisée en trois grandes phases, à la verticale, phases qui se superposent Tune sur l'autre.Après l'enfance, Une utopie?on apprend sans travailler; puis, l'on travaille sans apprendre, et enfin, on ne travaille plus et on n'apprend plus.C'est un peu schématisé mais grosso modo, c'est la vie qu'on mène.posées.«Il faut, dit M.de Ravinel, travailler dans la première partie de la vie en même temps qu'étudier; dans la seconde, travailler sans cesser d'apprendre et dans la dernière, travailler mais dans une moindre mesure et continuer à apprendre.Et le loisir, là-dedans, tout le temps! » «Autrement dit, en poussant la réflexion, on en arrivait à dire: il faut émietter la retraite tout au long de la vie.Ça, ce sont mes convictions.Il faut émietter la retraite et casser cette notion de grandes vacances, à la fin de la vie!» Un nouveau modèle Au congrès de Vienne, on a discuté d'un nouveau modèle qui serait, si j'ose cette image, des activités parallèles plutôt que super- Est-ce utopique ou réalisable?«Il y a des bouts qui ne sont pas utopiques.Les utopies sont intéressantes parce que dans trente ans, elles auront une partie d'ap- friication.» Et de citer en exemple, 'assurance-maladie.«Il y a trente ans, soutient M.de Ravinel, cette idée était totale utopie.Et pourtant, ça existe.D'autre part, la démographie qui se traduit par une augmentation du nombre de per- E sonnes âgées va aider l'utopie à devenir réalité.» Ira-t-on aussi loin que d'appliquer cette méthode, ce découpage du temps dès l'enfance?Oui, répond M.de Ravinel, mais évidemment d'une façon adaptée.«L'intéresser à ce qui se fait autour de lui, lui faire faire de petits travaux, des courses, ce pourrait être aussi obligatoire que d'être propre, de dire bonjour à sa maman.Il faut que ça fasse partie de l'éducation.» Une école modifiée «À l'école, affirme M.de Ravinel, les élèves devraient être sensibilisés beaucoup plus tôt à des choses concrètes.Par exemple, à douze ans, tel enfant qui a des dispositions pour les affaires devraient apprendre les mécanismes d'entreprise.» Mais en même temps, et ceci semble paradoxal, «il faudrait lui enseigner beaucoup plus de choses inutiles, non liées à un plan de carrière, beaucoup plus de musique et d'arts.On pense déjà au retraité qui jurait reçu une formation en musique ou en art pictural.Autrement dit, il faut dissocier dans renseignement l'aspect uniquement «préparation au travail», concurrence, performance».Vingt-cinq communications, au Forum, ont porté sur le réaménagement du temps dans la vie.Certaines expériences ont été présentées, comme celle de l'entreprise française Gillett (les lames de rasoir) qui libère leurs travailleurs, à partir de la cinquantaine, d'une demi-journée, puis d'une journée, puis de deux jours par semaine, en leur versant leur plein salaire.On les incite, sans obligation de leur part, à rechercher des loisirs intéressants.Et ce, on le voit, bien avant l'âge de la retraite.«Les idées, affirme M.de Ravinel, il faut toujours les semer.C'est aussi mon avis.Ne serait-il pas merveilleux que notre vie soit divisée en tranches pas nécessairement égales mais toujours parallèles et qu'à chacun de nos âges on apprenne, on travaille, on se détende et on s'amuse?Au lieu d'attendre, pour voyager, par exemple, d'avoir le temps.alors qu'on en a perdu la force ou qu'on n'a pas l'argent?Certes, l'organisation actuelle du monde du travail parait s'opposer à un tel réaménagement.II serait difficile aussi d'y accéder soudainement, par le fait d'un grand chambardement.À y bien réfléchir, cependant, ce changement pourrait s'accomplir.La démographie, comme l'a soulignée M.de Ravinel, les miracles de la mécanisation poussent dans ce sens.«En croyant aux fleurs, souvent on les fait naître» a écrit je ne sais trop quel poète.Déjà, nos vies ne ressemblent plus à celles qu'ont connues nos parents, encore moins nos grands parents.Et pourtant, tout ce que nous faisons nous semble naturel.Le temps court beaucoup plus vite qu'autrefois.Cette révolution des mentalités d'abord, des choses et des structures ensuite, pourrait bien changer le monde sans même qu'il s'en aperçoive, simplement parce que des gens, de plus en plus nombreux, auront cru aux fleurs.il ! E 2 J/ÎVBE ADJOUKD'HUt LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 24 AVrilfc'19821 Lily Tasso,l'une des femmes de année Salon I982 I : Elle a toujours écrit sur les marginaux de la société, mais dans le cas des handicapés elle a découvert quelque chose d'important: «Les handicapés sont des héros, ils peuvent donner l'exemple à bien des gens «normaux» qui se plaignent de tout et de rien».ANNE RICHER_ Lily Tasso, journaliste à LA PRESSE vient d'être élue, par le jury du Salon de la Femme 82, l'une des 13 femmes de l'année, pour la catégorie journalisme.Elle accepte cet honneur avec un plaisir évident, mais elle tient à le partager avec ceux qu'elle a appris à connaître et à admirer au cours de ses nombreux reportages durant Tannée internationale des handicapés.Sa principale expérience fut celle de vivre durant trois jours comme une handicapée en fauteuil roulant et de rendre témoignage, dans une série d'articles , publiée dans LA PRESSE, de ce que les barrières de la société font vivre à ces êtres.Lily Tasso a déjà 21 ans de métier et elle a toujours eu une prédilection pour le reportage humain.«Par hasard un peu peut-être, mais par volonté aussi certainement, j'ai choisi de faire connaître ceux et celles qui ont le moins de voix et qui ont besoin de la nôtre, et de notre coeur aussi: les personnes du troisième âge, les marginaux, les itinérants, les socio-économique ment faibles», déclare-t-elle.Pour Lily Tasso, se mettre dans la peau de ses personnages et communiquer leurs émotions n'est pas nouveau, et c'est d'ailleurs la forme de journalisme photo Armand Trottier, LA PRESSE Liiy Tasso, journaliste à LA PRESSE.qui l'intéresse le plus.«Sans émotion, on écrit un peu moins bien», déclare cette femme qui se préoccupe de la qualité de l'écriture pour une meilleure communication.Libanaise d'origine, Lily Tasso a choisi de vivre au Canada en juillet 1954.Elle a commencé sa carrière journalistique québécoise au Nouveau Journal.A la disparition de ce dernier elle se retrouve à LA PRESSE, où elle sera de 1966 à 1970, directrice des pages qui lui servent de cadre aujourd'hui, mais qu'on appelait autrefois «pages féminines».Elle a mérité de nombreux prix de journalisme et a rédigé pour le Dr Gustave Gingras , pionnier de la médecine de réadaptation son autobiographie parue aux éditions Robert Laffont.C'est un peu d'ailleurs dans le cadre de ce travail qu'elle découvre son intérêt pour les handicapés.Lily Tasso, dans le contexte de l'honneur que lui fait le jury du Salon de la Femme cette année, «et qui doit rejaillir sur les handicapés» ne désire qu'une chose: continuer le plus longtemps possible à être leur «voix».Les autres personnalités féminines nommées par le jury sont: à la condition féminine, Janette Bertrand; à l'action sociale, Lucienne Brittle; aux droits de la personne.Franchie Fournier; pour son accomplissement exceptionnel, Pauline Goedike; dans les arts, Françoise Graton; dans le secteur santé, le docteur Suzanne Lamarre; à la consommation, Nicole Lamer; dans le monde des affaires, Iseult Lefebvre-Richard; au volontariat, Madeleine Pla-mondon.Le prix Thérèse-Casgrain a été décerné à Mary Two-Axes Earley, pour sa défense des Droits de la Femme Indienne; le prix spécial du jury est allé à Marie-Thérèse Paquin, professeur au Conservatoire de musique de la province et le prix-souvenir à Marie Uguay, poétesse de 26 ans, décédée le 26 octobre.photo Armand Trottier, LA PRESSE Dans la catégorie conditon féminine: Jeannette Bertrand.photo Armand Trottier, LA PRESSE Christine Lamer (Marisol), l'artiste de l'année choisie par le grand public.ofoucet BIJOUTIERS VOS BIJOUTIERS-CONSEILS Succursales: Les Terrasses.Place Vertu.Maû Champlaln (Brossard).Promenades St-Bruno.Carrefour du Richelieu à St-Jean.Carrefour du Mord à St Jérôme.Aussi è Québec, Trois-Rivières, Chlcoutiml, Jonquière, Val d'Or.Ottawn.Hull.Je participe au programme Weight Watchers depuis une semaine seulement et i'ai déjà perdu du poids, je me sens mieux et je me nourris mieux.Una GOIODNER (a perdu î 1 Ib) Chez Weight Watchers, les gens sont formidables.Ils ne vous laissent jamais tomber! Floyd LEVINE (a perdu 21 Ib) WEIGHT gratuit _ .Le nouveau livre de recettes «La \\A/jAlTb* I_SCIC^^u bonne cuisine» vous sera offert VVMil^wB lIZIxO en assistant à 16 assemblées a aidé plus de gens à perdre plus consécutives, de poids que tout autre programme d'amaigrissement.727-3788 * Weight W.itchors Intl me 1082 picpr.ôtairo do la marque do oommorco THE WEIGHT WATCHERS Pour MONTRÉAL: \u2022 inscription 10 $ \u2022 classes hebdomadaires 5 $ \u2022 1 ere classe: total 15 $ LE SALON DE LA FEMME De la maturité et une nouvelle personnalité Le Salon de la Femme vient d'entrer de plein-pied dans l'adolescence.Après 13 ans d'existence l'enfant se porte bien et manifeste des signes certains d'équilibre et d'intelligence.La coupure est nette: on sent émerger une personnalité nouvelle.Le public lui a été fidèle: d'année en année plus de 200,000 personnes 'l'ont visité.Et cette fois encore, sans aucun signe de fatigue, les visiteurs viennent y trouver ce qui leur ressemble.ANNE RICHER_ Est-ce dû à une meilleure planification visuelle, à un souci d'aménagement de l'espace?Quoi qu'il en soit, on s'y promène cette année, sans bousculade, dans des allées bien aérées, où tout le bric-à-brac, le côté foire, se fait plus discret.Les activités des kiosques excitent la curiosité, les femmes particulièrement veulent connaître, se montrent avides de nouveautés.Mais de nouveautés au point-de-vue mieux-vivre, alimentation par exemple, domaine où les sens sont en éveil et où la culture semble vouloir s'améliorer.Les gadgets sont mis au service de l'éducation.Le choix des exposants et les services offerts révèlent la progression et la diversité des intérêts des femmes.Jacqueline Vé-zina remporte donc une victoire par une stratégie calculée: elle y est allée par étapes au cours des années, sans rien casser.Mais il faut en toute honnêteté lui concéder l'intelligence d'avoir su déceler le choix des moyens d'amener cette progression et la volonté de ne pas céder, jamais, à la facilité.Si certains Salons au cours des années, avaient l'air de foire, c'est que la formule parfaite n'avait peut-être pas, été trouvée.La sensibilité de-Jac-.queline Vézina a été mise à dure épreuve par bien des critiques,, mais elle a pu en tirer parti,.pour atteindre finalement ce niveau de qualité que bien des observateurs remarquent cette fois./La maturité serait-elle venue.en même temps au public et> au Salon?\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 , Le Salon devient alors un-«lieu d'observation, il cristalise-du-rant neuf jours l'évolution de la Québécoise.Et elle y vienfavec un plaisir évident, commet une grande fête de rencontre etquasi, de solidarité.Elle consomme, en-core, certes, mais elle écoute mieux.Et si elle prend la peine de venir avec d'autres^de l'Abitibi, de la Gaspésfejèt même de la Nouvelle-Ecosse, c'est qu'elle s'attend à y trouver ce qu'elle cherche.Un éventail de ses intérêts les plus divef£ de défilé de mode, aux vedettes, de la nutrition au théâtre en passant par le test de PAP, celui de la capacité .respiratoire, des informations, sur l'exercice physique, l'immobilier, le travail,.rage d'or, les rentes, les yeux, l'opéra, la danse, la musique etc.Des concours, des tirages, des jeux, des sondages aussi pourquoi pas.Le Salon de la Femme, devient une plateforme rêvée, un lieu de communication.Et tous les moyens sont bons.Mais si certains d'entre eux sont parfois un peu infantiles il s'y glisse une volonté évidente d'éveiller .la eu-; riositéy de suscher Vintéràt.Si le Salon maintient cette tendance, en dépit d'un nom qui fait, grincer des dents, on verra peut-être s'y installer des groupes,de* femmes plus avant-gardistes.Le choc des idées profiterait à tout le monde.\u2014 photo Robert Nddon La meilleure en menus québécois £&: Louise Fortin, que l'on voit ici en compagnie de Jacqueline Vézina, a remporté le premier prix dans le cadre du concours'cle menus à base de produits du Québec.Elle mérite en plus\"'des honneurs, un séjour dans une auberge française.Le concours était organisé dans le cadre du Salon de la Femme par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.jjj Besoin d'aide pour réaliser votre projet de fête?Votre groupe ou organisme a la possibilité d'obtenir un octroi du comité québécois.Comment faire: Il s'agit de remplir le coupon-réponse ci-joint et de le faire parvenir sans tarder à l'adresse indiquée.C'est facile: Nous vous ferons parvenir toute la documentation nécessaire, y compris la formule à compléter pour soumettre votre projet ainsi que votre demande d'octroi.Vous trouverez même une foule de suggestions dont votre groupe ou organisme pourra s'inspirer.Passez à l'action sans tarder! Comité du Québec pour la Fête du Canada 1080, Côte du Beaver Hall, Bureau 2102, Montréal.Québec H2Z1S8 Nom du groupe ou organisme Adresse- Canada Secrétariat Secretary d'Etat of State Nom du chargé de projet LP I 4 «on autre soi-même» alter ego < Le choix d'un partenaire compatible , 4 dépend directement de la compétence de l'agence que vous choisis-sez.Lund, ou vendra dTvh o \"5, ™ Wsktent^Cffin^, 2ttift 2ih.4e etogt, Montreal (métro McOul) 3 i .>» \u2022 '».-» AVIS D'ÉLECTION AU COMITÉ DES BÉNÉFICIAIRES DU CENTRE DE RÉADAPTATION CONSTANCE-LETHoRIDGE Avii est donné aux quelques 800 bénéficiaire! des services externes du Centre de Réodoptotion Constance-Lethbridge, sis au 7005 ouest, boulevard de Maisonneuve, Montreal, que, conformj-menî à la loi sur les services de santé et les services sociaux, i'p5-vriro du 26 avril au 6 mai 1962 inclusivement la période de mitée en candidature pour l'élection par los bénéficiaires des cinq (3) membres du Comité des bénéficiaires du Centre.Le comité aïhir formo élira (5) membres du Comité des bénéficiaires du Centre^* comité ainsi formé élira parmi se» membres deux (2) représentants du comité au sein du conseil d'administration de rétablissement pour un mandat do deux (2) ans.6%.' La composition du comité dos bénéficiaires est la suivante: troiwfï) bénéficiaires adultes et un (1) parent d'enfant recevant des servies continus par le Centre ainsi qu'un ( I) bénévole y oeuvron».Ob Personnel ne peuvont cependant pas être des employés de l'établissement, des membres de la corporation qui maintient l'établissement ou des membres du conseil d'administration du Centre a l'exception des usagers y siégeant., Des formulaires de mise en candidature sont disponibles à la réception du Contre et au bureau de la direction générale.La liste-dos candidats proposés sera affichée au Centre à compter du 7 motet, si le nombre est inférieur ou égal au nombre de postes à combler, ces condidati seront élus par acclamation au comité des bénéficiai-ros, si le nombre est supérieur, une élection sera tenue au Centre le 13 moi 1982, de 10:C0à 14,00 hres.Pour tout reneeignemont supplémentaire désiré quant aux praç'éaV res d'élection, à la composition et aux fondions du comité des \"bénéficiaires, n'Usitex pas 6 communiquer avec le bureau du directeur général et président d'élection, M.Eli Schwartx, à 487-1770.21 avril 1982 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 24 AVRIL 1982 UN FOYER POUR MOL Pour Danny: une famille d'accueil de semaine Lre ' Centre des services sociaux du Montréal métropo-li ta in réclame de façon pressante les ser- Îices .de famille ^ 'accueil de semaine.> Puisque la mère de Dannydoit travailler à l'extérieur mais lui consacrera toutes ses (ins à'é semaine, ce garçon de 12 ans doit pouvoir compter sur On encadrement chaleureux, stimulant et tolérant les autres jours de la semaine.La >pcésence d'un homme, à la maison est aussi très importante pour lui.Garçon particulièrement attachant et qui aime faire des blagues, Danny joue facilement le protecteur auprès des plus jeunes.Son fonctionnement intellectuel se situe au niveau de la déficience légère, ce qui lui occasionne certaines difficultés de langage et l'empêche de s'exprimer clairement.Pour cette raison, il fréquente la classe spécialisée d'un Centre de Montréal qui assure le transport des élèves; il y fonctionne très bien et adore l'école.Lorsque Danny veut s'affirmer, il le fait parfois de façon maladroite en tentant de s'opposer.S'il est .fâché, il lui arrive d'employer un langage grossier.Notre jeune qui aime beaucoup jouer dehors ne cherche pas à s'éloigner de la maison; en somme, il demande surtout de la bienveillance mais à la fois de la fermeté de la part des membres d'une famille accueillante.Si vous habitez Montréal et pouvez partager vos semaines avec un enfant dont il faut respecter le rythme et le fonctionnement, les ressources-enfance du CSSMM attendent vos appels'à 527-7131.N.B.Dans le but évident de protéger l'anonymat, le CSSMM ne divulgue jamais le nom réel de l'enfant dans un communiqué.politique familiale, c'est l'affaire de tous LE CONSEIL DES AFFAIRES SOCIALES Une politique familiale, c'est l'affaire ;dés familles, de ^entreprise privée et du gouvernement.C'est ce qui ressort du document «La famille, demain» publié aujourd'hui à Montréal par le conseil des Affaires sociales et de la Famille.; Bâtir un Québec plus accueillant à l'enfant plutôt que (Jréer une politique qui serait uniquement nataliste, voilà l'option préconisée par le conseil au momentoù le ministre du Déve- loppement social se penche sur l'élaboration d'une politique familiale.Le conseil a identifié certaines orientations que cette politique devrait contenir: \u2014développer une vie familiale harmonieuse; \u2014 asurer la sécurité financière des familles; \u2014rendre compatibles le travail des parents et l'éducation des enfants; \u2014 répondre aux besoins des familles en difficulté tempo- raire ou permanente.De plus, un effort de recherche et de consultation doit être immédiatement consenti par le gouvernement afin que la future politique familiale repose sur les désirs et aspirations des familles.Parmi les recommandations, certaines demandent des changements d'attitude, de valeurs, de mentalités; d'autres font appel à la capacité de payer des familles, à l'implication sociale de l'entreprise privée, au rôle concerté de l'État et ses principaux intervenants.Que voulons-nous devenir comme société?Voulons-nous bâtir un Québec plus ac-cueilant à l'enfant?Voulons-nous aug-menternotredynamis-me, notre créativité, notre jeunesse?Le choix nous appartient, conclut le document.On pourra se procurer «La famille, demain» à la fin du mois d'avril chez l'éditeur officiel et ses librairies affiliées.COORDOWUTEUREN SOINS DE SANTÉ Yves M.Bélanger 0.0.identification des besoins, directfon et suivi.3752, chemin de la Reine-Marie Ipm de l'Oraloiro Saint-Jo«ph) 737-4282 CAMP DE JOUR DES LANGUES: ANIMATION EN ANGLAIS, ANIMATEURS BILINGUES.SITE: TERRAINS SPACIEUX DU COLLÈGE NOTRE-DAME TOUT PRÉS DOUTREMONT.À QUELQUES MINUTES DU MONT-ROYAL.PROGRAMME: NATATION, PATINAGE, HOCKEY, GYMNASTIQUE, ARTS PLASTIQUES.SPORTS POUR GARÇONS ET FILLES ÂGÉS DE 4-14 ANS.DURÉE: 9 H - 16 H DU LUNDI AU VENDREDI - Juillet et août 82.TRANSPORT: SERVICE D'AUTOBUS PORTE À PORTE (VILLE MONT-ROYAL, VILLE SAINT-LAURENT, OUTREMONT, WESTMOUNT, C.D.N., DOLLARD, N.D.G., HAMPSTEAD, CHOMEDEY) OU PAR VÉHICULE PRIVÉ.Tél.: 739-3721 \u2014 739-3423 Super SOLDE Printanier UNE PEINTURE À L'HUILE à la portée de tous! 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