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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-03-11, Collections de BAnQ.

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[" VENTE D'ÉLECTRICITÉ LEVESQUE SIGNERA UN CONTRAT $3 MILLIARDS À NEW YORK LE 19 page A 8 GINGRAS DIT MERCI À LAPOINTE pages 2 et 3 BELLE LUTTE ENTRE WALL AC H ET FRANCONA pages 4 et 5 Photothèque LA PRESSE 25 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 35f MONTRÉAL, JEUDI 1 1 MARS 1982, 98e ANNÉE, no 59, 68 PAGES, 4 CAHIERS AVORTEMENTS «ILLEGAUX» DANS LES CLSC 4 SOUTIENNENT MINISTRES JOHNSON ET BÉDARD Considérant que le Code pénal canadien est devenu inapplicable en ce qui a trait à l'avortement, le ministre de la Justice, Marc-André Bédard, souligne que les efforts de son ministère se sont orientés sur les agissements des charlatans, et qu'il ne s'agit aucunement de tolérance envers les illégalités qui auraient pu être commises.Quant au ministre des Affaires sociales, Pierre-Marc Johnson, il affirme que les tribunaux ont donné au Code une interprétation i permet une intervention individualisée du médecin dans cette pratique.M ¦ - i m 11 LE PLUS VIEÏL AMPHIBIEN CONNUE UN FOSSIL Photothèque LA PRESSE DE 350 MILLIONS D'ANNÉES DÉCOUVERT EN GASPÉSIE >= page A 5 EETTO LE CONTENTIEUX QUÉBEC TERRE-NEUVE LES CONDOMINIUMS LDORADO DEVENU CAUCHEMAR INVESTISSEURS > PAR VINCENT PRINCE page A 6 1 SOMMAIRE Annonces classées: C 5 à C 1.1 Arts et spectacles \u2014Informations: A 14 à A 17 Carrières et professions: B 7 Décès, naissances, etc.: B 10 Économie.- B 1 à B 7 Etes-vous observateur?C 5 FEUILLETON: «Le frère André»: C 7 Horoscope: C 6 Le monde: B 9 Météo: A 2 Mots croisés: C 8 Quoi faire aujourd'hui: A 18 Télé-câble: A 14 Télévision: A 20 \u2014Horaires: A 18 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: C 1 à C 4 \u2014La loi et vous: C 4 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées: 18 Mots croisés: 18 En refusant de «négocier la suprématie du Parlement», le leader du gouvernement en Chambre, Yvon Pinard, a anéanti l'espoir d'un règlement prochain qu'avait fait naître l'intervention de la présidente des Communes, Jeanne Sauvé.page A 8 page B 1 v il V > > CTCUM, \u201e i/ô/h'M&rf- F4S- navrée 0 3U7er De GWicmâes «H to t Photothèque LA PRESSE IMMEUBLE Trust Royal L'ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE TrustRoyal # Services immobilier0*7 \"\"\"\" i .parce que nous aidons plus de gens à vendre et à acheter ilus de maisons que 'importe qui au Québec.-1-1- .t i A 2 PROBLEMES HYDRAULIQUES L'avion de Biron doit atterrir en catastrophe L'avion gouvernemental qui transportait le ministre de l'Industrie et du Commerce du Québec, M.Rodrigue Biron, de Québec à l'aéroport de Saint-Hubert a dû rebrousser chemin alors qu'il s'apprêtait à atterrir, à cause d'un malfonctionnement du train d'atterrissage et des freins.GERMAIN TARDIF_ M.Biron, qui était accompagné de son adjoint parlementaire, le député Roland Dussault, de Châteauguay, se rendait donner une causerie sur la bourse de sous-traitance etr sur les PME devant les membvres de la Société pour le progrès de la Rive sud réunis à l'hôtel Sheraton Le Saint-Laurent, sur l'île Charron.Après consultation, le pilote de l'appareil a décidé qu'il valait mieux retourner à l'aéroport de l'Ancienne-Lorette où les équipes de terre du gouvernement étaient mieux en mesure de faire les réparations.Après une période de survol pour écouler le reste du carburant, l'appareil s'est finalement posé sans anicroche.Des ambulances et autres véhicules munis de clgnoteurs rouges s'étaient massés près de la piste au cas où les choses tourneraient mal, ce qui n'a pas été sans ajouter à la nervosité des passagers.M.Biron et sa suite se sont aussitôt embarqués dans tin autre avion du gouvernement* et sont parvenus à destination avéfc' près de trois heures de retard.Les convives de la SPRS n'ont donc pas été surpris plus qu'il ne faut quand le ministre a raccourci considérablement sa causerie n'effleurant qu'à peine la question relative à la bourse de sous-traitance, projet qui leur tient particulièrement à coeur puisqu'ils en sont les promoteurs.Injonction contre les cols bleus de ville LaSalle La Cour supérieure a accordé, hier, une injonction provisoire dirigée contre les employés municipaux de ville LaSalle, qui, depuis plusieurs semaines, mènent une grève dont les effets sont plus que visibles dans les rues de la municipalité.MARIO ROY La requête en injonction visant le Syndicat canadien de la fonction publique (local 323) et l'exécutif du syndicat des cols bleus, a été entendue par le juge André Deslongchamps, qui a acquiescé aux demandes faites par la ville.Ainsi, les 160 cols bleus devront limiter le nombre de piqueteurs à trois pour chacune des entrées des propriétés de la ville; ils devront se tenir à plus de 50 pieds de ces mêmes entrées.Les grévistes devront aussi s'abstenir d'empêcher quelque personne que ce soit, ou quelque véhicule que ce soit, d'emprunter ces entrées, une mention spéciale étant faite pour les fournisseurs de la municipalité.A ce sujet, la requête précise que des problèmes ont été éprouvés, récemment, par des fournisseurs d'huile qui se seraient heurtés à l'hostilité active des grévistes.L'injonction provisoire est valide jusqu'au 19 mars.La convention collective des cols bleus de ville LaSalle est échue depuis le 31 décembre, et l'intervention d'un conciliateur n'empêchait pas la grève d'être déclenchée le 3 février dernier.Jusqu'au 2 avril 83 pour changer le nom de vos enfants Entre le 2 avril 1981 et le 1er janvier 82, il y a eu un total de 4,886 déclarations de résidence familiale, soit une moyenne de 545 déclarations par mois, à travers la province.Entre le 2 avril 81 et le 15 février 82, le ministère de la Justice a reçu plus de 700 demandes pour changer le nom des enfants.La majorité des déclarations de résidence familiale ont été faites par des femmes dont l'âge se situe au-dessus de 40 ans.90 pour cent des requêtes en changement de nom pour les enfants ont été faites par des femmes.Ces dernières statistiques émanent du ministère de la Justice et rendent compte un an après des conséquences de la loi instituant un nouveau code civil et portant réforme du droit de la famille.On se rend compte donc que plusieurs québécois se sont prévalu des mesures que confère le nouveau droit en matière familiale.Rappelons que la résidence principale de la famille peut être protégée à condition qu'une déclaration de résidence familiale ait été enregistrée auparavant.En ce qui a trait au nom des enfants, les parents qui le désirent ont jusqu'au 2 avril 1983 pour faire ajouter le nom de la mère à celui du père si les enfants portent seulement le nom de ce dernier.Il s'agit des enfants nés avant la réforme du droit familial.* \u2022 Une dame de 70 ans perd la vie dans un incendie Une femme âgée de 70 ans et demeurant au 6322 de la 24e avenue à Rosemont, est 'morte brûlée vive hier soir alors que des flammes sortant de sa cuisinière se soient propagées à ses vêtements.Appelés sur les lieux, les pompiers de Montréal n'ont mis que quelques minutes à mnaîtriser l'incendie.L'identité de la victime n'a pas été dévoilée, sa famille n'ayant pas encore été prévenue hier soir.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 POINTE-AUX-TREMBLES INTENTERA 13 POURSUITES AU CRIMINEL ET AU CIVIL CONTRE 6 PERSONNES maire Benoît poursuivi Le conseil municipal de Poin-te-aux-Trembles a décidé de donner suite aux recommandations de son conseiller juridique, Me Pierre Boisvert, et à celles de la Commission municipale du Québec en entamant un total de 13 poursuites contre l'ex-maire Bernard Benoît et 5 anciens fonctionnaires ou fournisseurs de la municipalité.FLORIAN BERNARD La décision a été prise à ha suite de l'étude et de l'adoption d'un rapport préparé par le contentieux de la ville.Certaines poursuites relèvent du code criminel \\* .tandis que d'autres sont de juridiction civile.C'est l'ancien maire de la ville, M.Bernard Benoît, qui fera face au plus grand nombre d'accusations.Les autres personnes poursuivies sont l'ancien directeur du service des Loisirs, M.Roland Foisy, de même que MM.André Blanchard, Pierre Marcau-relle, Yvon Beaudry et Jacques Whilhelmy.Le rapport du conseiller juridique a aussi recommandé de dépo- rLAMÉTÉcr~ AUJOURD'HUI: Min.: -10 Max.: 2 PLUIE SE CHANGEANT EN NEIGE EN FIN D'APRÈS-MIDI DEMAIN: PEU DE CHANGEMENT La Quotidienne Tirage d'hier 303 LOTO-SELECT 4-2-5-7 Québec Abitibi -20 Outoooait \u201412 Lourentkies \u20147 Cantons do l'Est -6 Mound* -10 Québtc \u20146 loc-So.nt-.kan -10 Rknouski -10 Gaspéste -10 Bow-Corrwou \u201412 Sept-1 ki -M Etats-Unis Mai.AwJowtJhu.\u20145 Poudrerie -4 Neige 0 Dégagement -2 Neige 0 Neige et pluie 0 Neige \u20143 Poudrerie -4 Neige -5 Neige -2 Neige-Poudrerie -3 Neige-Poudrerie Boston Buffalo Chicago Miami New York -7 -1 -9 -2 -7 -3 21 25 -2 4 NI le-Or lean i 10 Pittsburgh -7 San Francisco 12 Washington -1 21 1 14 13 Les capitales Canada Vktofia Edmonton Régira Winnipeg Toronto Fredoricton Halifax Min.M«.AuiotWhu, 2 7 -8 -2 -8 -2 -12 -2 1 3 -9 -2 -4 -3 Chortottetown -9 -2 Saint-Jean -10 -1 Amsterdam\t2\t8\tMadrid\t-1\t14 Athènes\t2\t14\tMoscou\t5\t0 Acapulco\t22\t34\tMexico\t10\t25 Berlin\t-2\t10\tOslo\t0\t1 Bruxelles\t4\t11\tParis\t5\t10 Buenos Aires\t21\t29\tRome\t6\t15 Copenhague\t2\t5\tSéoul\t0\t10 Genève\t3\t11\tStockholm\t-6\t5 Hong Kong\t14\t17\tTokyo\t5\t14 Le Caire\t11\t19\tTrinidad\t24\t33 Lisbonne\t5\t15\tVienne\t2\t9 Londres\t6\t13\t\t\t ser une demande d'enquête auprès du Barreau du Québec concernant le rôle joué par un avocat, Me Maurice Laramée, durant le règne du maire Bernard Benoît.Le conseil municipal a adopté une résolution qui demande au greffier de la ville, M.Guy Vanier, de faire parvenir cette demande d'enquête au syndic du Barreau, Me Jean-Paul Couture.Une brochette d'accusations Les plaintes retenues contre l'ancien maire Bernard Benoît concernent des abus de confiance en vertu de l'article 3 du code criminel et d'acte de corruption municipale, de même que d'actions pénales en regard des articles 1 et 3 de la loi sur la fraude et la corruption dans les affaires municipales.Quant à l'ancien directeur du service des Loisirs, M.Roland Foisy, il sera poursuivi sous une accusation d'abus de confiance en vertu de l'article 3 du code criminel et des actions pénales en matière de fraude et de corruption.En ce qui touche M.André Blanchard, des demandes d'annulation de transactions avec la ville seront inscritec devant les tribunaux, ainsi qu'une requête d'annulation d'un règlement de zonage affectant le terrain du défendeur.Contre M.Marcaurelle, le conseil inscrira nor accusation d'abus de confiance et des actions pénales en matière de fraude et de corruption.Contre M.Yvon Beaudry, il y aura une accusation de corruption d'un fonctionnaire municipal en vertu de l'article 112 du code criminel et une demande d'annulation de transactions entre lui-même et la ville, quant à la vente de certains terrains.Enfin, une accusation de corruption d'un fonctionnaire municipal sera portée contre M.Jacques Whilhelmy, de même qu'une action pénale en disqualification en vertu de l'article 1 de la loi sur la fraude et la corruption dans les affaires municipales.Encore la fusion.\u2022 Par ailleurs, hier soir, au cours d'une conférence de presse, le Rassemblement des Pointeliers, parti opposé au maire Maurice Vanier, a annoncé qu'un front commun avait été créé avec tous les partis d'opposition, notamment la Relance municipale et l'ACPAT, dans le but de combattre le projet de fusion de Pointeaux-Trembles à la ville de Montréal.Le président du parti M.Jean-Guy Camirand et le chef du parti, M.Robert Décary ont accusé le maire Maurice Vanier d'avoir grossièrement exagéré la situation financière de la municipalité et d'avoir préparé un projet de fusion sans consultation avec les principaux intervenants.Les dirigeants du Rassemblement des Pointeliers ont déclaré qu'ils mettront tout en oeuvre pour faire échec à ce projet de fusion, dans un premier temps, et qu'ils présenteront une équipe complète de candidats contre l'équipe du maire Maurice Vanier lors des prochaines élections municipales.Ils ont aussi lancé un appel à la neutralité des fonctionnaires dans ce dossier controversé.CHASSE AUX PHOQUES Les navires «ennemis» côte à côte ILES-DE-LA-MADELEINE (UPC) \u2014 Le «Rainbow War-rier», de la Fondation Greenpeace, est arrivé hier à quelques kilomètres des troupeaux de phoques qui se trouvent actuellement dans le golfe du Saint-Laurent, surveillé de près par un navire de la garde côtière canadienne.Peter Dykstra, porte-parole de la Greenpeace, a précisé que le Rainbow Warrior et le brise-glace «Tupper» n'étaient qu'à une cinquantaine de mètres l'un de l'autre et progressaient vers les bancs de glace, d'où ils n'étaient plus distants que de sept ou huit kilomètres.Le Rainbow Warrier compte à son bord 18 membres de la Greenpeace et sept journalistes, et transporte deux hydroglisseurs qui ont, selon M.Dykstra, une vitesse de pointe de 70 à 80 knvh et à l'aide desquels les protestataires projettent de se rendre sur les bancs de glace pour asperger les bébés phoques d'une solution verte indéli-bile, afin de rendre leur fourrure inutilisable.LU Toutefois, un agent des Pêcheries, Adéodat Ross, a souligné que si les protestataires s'approchaient à moins d'un kilomètre des troupeaux, ils seraient immédiatement arrêtés.Les règlements régissant la chasse au phoque interdisent en effet à toute personne autre qu'un agent des Pêcheries ou un chasseur dûment autorisé à s'approcher des phoques.Entre-temps, M.Ross a fait savoir que deux bateaux se trouvaient déjà sur les lieux et que le nombre des peaux déjà prises s'établissait hier soir à 7,238.>.yW'' \u2022 Peut-être consciente du danger qui guette son petit, une mère phoque lance le triste aboiement propre à sa race, sur une banquise du golfe.(téléphoto PC) Trois bateaux plus petits, partis des Iles-de-la-Madeleine, sont immobilisés par les glaces et ont demandé l'assistance de la garde côtière.Plus au nord, la chasse devait débuter hier également, mais selon l'agent fédéral Ed Quigley, de St.Anthony, Terre-Neuve, il est possible qu'elle soit reportée de quelques jours en raison des mises bas tardives.Bien que les règlements ne fixent pas un âge minimal pour la prise des bébés phoques, les responsables ne permettent généralement pas à la chasse de débuter avant que les bébés n'aient au moins quelques jours, ce qui assure une valeur optimale aux fourrures et à la graisse.Les contingentements pour 1982 autorisent les chasseurs du golfe à prendre 53,000 peaux, tandis que les chasseurs canadiens et norvégiens ont droit â 93,000 peaux au large de la côte du Labrador.La Fondation Greenpeace affirme pour sa part que les phoques ne sont pas en nombre suffisant pour absorber la chasse annuelle.Les antiamylases retirées du marché La publicité qui entoure la vente des pilules vendues sous les noms de Calorex, Calorie-nulle, Amylo-ban, Carbo-lit est une publicité sadique.Ces produits, loin de faire maigrir comme le promet le battage publicitaire, font grossir.FRANÇOISE KAYLER La Corporation professionnelle des diététistes du Québec et l'Ordre des pharmaciens dénonçaient publiquement ces produits, hier, au cours d'une conférence de presse conjointe.Vendues comme médicaments pour le traitement de l'obésité, alors qu'elles ne répondent qu'à une définition «d'aliment», ces pilules n'ont aucun statut légal et ne peuvent faire l'objet de réclames publicitaires.La demande a été faite auprès du ministère de la Santé nationale pour qu'elles soient retirées du marché tant que des études n'auront pas été faites pour connaître la composition exacte des produits concernés, pour prouver qu'ils ont une efficacité et pour prouver également qu'ils ne causeront aucun tort à la santé.Les pharmaciens sont invités de façon pressante à les retirer immédiatement de leurs tablettes.La publicité sur ces pilules soit-disant amaigrissantes vient d'être interdite.Mais il est trop tard.Le mal est déjà fait.Hélène Tremblay et Jean-Claude Marquis, porte-parole des deux organismes, faisaient remarquer que les diététistes et les pharmaciens doivent répondre à une vague croissante de demandes de renseignements, du public et de professionnels de la santé, sur la valeur et l'identité de ce faux médicament.Ils n'ont pas craint d'ajouter que la Direction générale de la protection de la santé aurait dû bloquer le produit et ils ont qualifié la publicité déjà faite de «promotion épouvantable».Selon cette publicité il s'agit d'un médicament qui contient une antiamy-lase.Celui qui prend ces pilules pourraient manger autant d'amidon qu'il le veut (des pâtes, par exemple, en quantité industrielle) sans jamais grossir.Cette substance empêcherait la digestion et l'assimilation des amidons.La littérature scientifique ne fait référence qu'à très peu d'études faites sur ce sujet.Celles qui ont été faites portent sur des amidons crus.Mais ce que nous mangeons quotidiennement, ce sont des amidons cuits.Jusqu'à maintenant, ce que l'on a noté chez ceux qui ont utilisé ces pilules ce sont des troubles: intolérance, flatulence, nausées, constipation.Une vérification faite sur Amylo-ban avec quatre personnes témoins a donné ce résultat: après deux semaines les quatre avaient engraissé de cinq livres! Tout a commencé lorsque le docteur Colpron a obtenu l'exclusivité de Calorex et l'a prescrit dans sa clinique.À la suite d'une entrevue publiée dans une revue la croyance à une nouvelle potion magique capable de vaincre l'obésité était lancée et la porte à d'autres produits similaires, ouverte.Le prix du bocal de 60 pilules varie de $20 à $25 et la «prescription» est de 4 à 8 par jour.Dans ce dossier particulier de l'exploitation de l'obèse les corporations professionnelles des diététistes et des pharmaciens ont joué leur rôle pour la protection de la santé du public.Il reste à la corporation professionnelle des médecins à jouer le sien.Cégep Ahuntsic: le Front commun réclame sa mise en tutelle Le Rapport de l'enquêteur du ministère de l'Education sur l'administration du cégep Ahuntsic ne nie aucune des allégations avancées depuis septembre dernier relativement au gaspillage des fonds publics dans cet établis- CONRAD BERNIER_ sèment d'enseignement général et professionnel, et, conséquem-ment, le gouvernement doit mettre immédiatement en tutelle le cégep Ahuntsic, en destituer les officiers supérieurs et s'assurer que les torts causés soient réparés.Telle est la position du Front commun des syndiqués et des usagers du cégep Ahuntsic après une première analyse du rapport de l'enquêteur gouvernemental, M.Jean-Marie St-Jacques.Ce rapport a été rendu public, lundi, au cours d'une conférence de presse, par MM.Marcel Sicard et Paul-Emile Guay,'respectivement président et vice-président du Conseil d'administration du cégep.Selon le porte-parole du front commun, «ce rapport permet, malgré son ton odieusement complaisant, de comprendre comment et pourquoi une poignée d'individus, en l'occurrence les cadres supérieurs du collège, ont réussi à prendre le contrôle total d'une institution, de sa gestion et même de son conseil d'administration».«Bien que largement silencieux sur plusieurs allégations, ce rapport, ajoute Jacques Papineau, met en lumière à quelles fins ces officiers se sont arrogé tous les pouvoirs: octroi de conditions de travail aux cadres (notamment eux-mêmes) défonçant toutes les réglementations gouvernementales, liberté absolue et sans contrô- le de dépenser des sommes astronomiques sans rendre compte à qui que ce soit sauf à eux-mêmes, voyage sans mandat, sans rapport, sans limite.» Le Front commun juge inexplicable que le ministre Laurin confie à ces mêmes officiers la double responsabilité de rendre public ce rapport et d'y donner suite.En agissant ainsi, affirme le porte-parole du Front commun, «le ministre cautionne un appareil de gestion dont le peu de rigueur et le laxisme ne sont plus à démontrer» Enfin, Jacques Papineau soutient que la loi, dans les circonstances, permet au ministre de l'Education de suspendre les pouvoirs de ce conseil d'administration et de nommer un administrateur qui aurait alors la charge d'assurer la bonne utilisation des fonds publics dans le meilleur intérêt de la communauté collégiale et des payeurs de taxes.11 ê V LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 UN GASPILLAGE EVALUE A $1.5 MILLION Près de 100,000 fausses alertes par année pour wÊÊÊÊBf les policiers de la CUM ¦ Les policiers de la métropole ¦ répondent à 100,000 appels l'urgence annuellement.Quelques centaines seulement sont fondés.Deux policierse par voiture, circulant à vive allure ANDRÉ PÉPIN__ chaque fois qu'un système d'alarme se déclenche, et ce, dans 99 p.c.des cas, absolument pour rien.La direction du Service de police de la CUM dénonce cette situation par le biais de la revue policière publiée mensuellement pour les agents.On y note, entre autres, que les pertes de temps ainsi engendrées sont évaluées à $1.5 million.Ce chiffre ne tient pas compte des coûts d'entretien des autos-patrouille.Les causes Il y a une variété de systèmes d'alarme.Plusieurs d'entre eux sont reliés à une compagnie qui se charge d'alerter les policiers s'il y a déclenchement.D'autres alertent simplement le voisinage.La police se plaint du fait que les compagnies qui installent les systèmes d'alarme ne donnent pas toujours les renseignements utiles aux utilisateurs pour que soient assurés l'entretien et la meilleure utilisation possible de ces mécanismes.Les propriétaires commettent ainsi des erreurs en les manipulant, avec le résultat que tous les appels, ou presque, ne sont pas fondés.Il y a pire encore: des citoyens, montre en main, déclenchent volontairement leur système pour vérifier le temps d'intervention des policiers.D'autres provoquent la sonnerie plusieurs fois par jour pendant qu'ils sont en vacances à l'étranger, de façon à assurer une bonne surveillance de leur propriété.Puis il y a les abonnés: un poste de police confiait récem- ment à LA PRESSE que des agents doivent se rendre tous les matins à une succursale bancaire parce que le gérant oublie toujours de neutraliser son système avant de pénétrer à l'intérieur.La police répondra toujours à tous ces appels au cas ou.Douze minutes Selon l'analyse effectuée par les policiers, les agents consacrent une moyenne de douze minutes pour répondre à ce genre d'appel inutile.Il est impossible, en ce moment, de connaître le nombre de systèmes d'alarme en usage;- les compagnies refusent d'ailleurs de divulguer la liste de leurs clients.et même le nombre.La police croit que le nombre de faux appels croîtra au cours de cette année en raison de la situation économique: les gens, craignant les cambriolages, feront installer des systèmes.Certaines villes de la CUM ten- tent actuellement de réduire le nombre de faux appels en légiférant à ce sujet.On veut, par ex: emple, que le propriétaire se rende sur les lieux pour aider les policiers à pénétrer à l'intérieur.Il s'agit d'une façon efficace de constater le sérieux du propriétaire et de vérifier, avec lui, le bon fonctionnement du système.Les permis de possession de systèmes d'alarme peuvent alors être révoqués et les propriétaires mis à l'amende si les vérifications de la police tendent à démontrer qu'il y a eu abus de la part des propriétaires.C'est à la suite de pressions politiques que les compagnies privées ont pu, au cours des dernières années, s'accaparer de ce marché lucratif des systèmes d'alarme.Autrefois, ils étaient reliés directement aux postes de police; actuellement, la compagnie vendeuse est la première alertée et elle refile les appels aux agents.LA PLUS IMPORTANTE SAISIE AUX USA Les douaniers découvrent près de deux tonnes de cocaïne à Miami MIAMI (AFP) \u2014 Les douaniers américains ont saisi mardi soir à Miami 1.8 tonne de cocaïne qui se trouvait à bord d'un avion des lignes aériennes colombiennes.Il s'agit de la plus impor ' tante saisie de cocaïne de l'histoire des Etats-Unis.On estime la valeur de la drogue découverte à $175 millions en gros, et à quelque $950 millions sur le marché de détail.Mardi après-midi, un Boeing 707 de la compagnie Tampa se pose à l'aéroport de Miami et sa cargaison, plusieurs dizaines de caisses de vêtements en provenance de Medellin (Colombie) est déchargée dans un entrepôt.Les douaniers sondent au hasard une caisse en carton à coups de tournevis et le retirent couvert de poudre blanche.«Lorsque nous avons commencé à ouvrir les caisses, tout le monde a reculé de surprise» raconte un inspecteur.En effet, 22 caisses au total étaient remplies de cocaïne de la meilleure qualité.Les responsables des douanes américaines à Miami ont fait savoir hier que la compagnie aérienne Tampa pourrait être impliquée dans le trafic de cocaïne entre la Colombie et les Etats-Unis.La compagnie, créée il y a quatre ans, faisait d'ailleurs l'objet d'une surveillance de la port des services de lutte contre la drogue des Etats-Unis depuis environ un an.«Un employé peut introduire clandestinement une caisse à bord d'un avion, mais il semble difficile de charger et de décharger 22 caisses de cocaïne sans qu'aucun responsable n'en sache rien», a déclaré un des directeurs des services de douane.Par hasard Toutefois, malgré la surveillance dont fait l'objet la compagnie colombienne, le chargement a été découvert par hasard.Bien qu'aucune arrestation n'ait été effectuée hier, les employés de la Tampa à Miami ont été interrogés, et le Boeing 707 ayant servi à transporter la drogue mis sous séquestre.Le trafic de drogue (cocaïne et marijuana) entre la Colombie et les Etats-Unis a atteint ces dernières années des proportions imposantes.Il est en partie à l'origine de l'augmentation en flèche de la criminalité dans les régions urbaines de la Floride.Cette augmentation avait conduit les autorités américaines à renforcer considérablement leur dispositif de surveillance sur les liaisons entre les deux pays.Au début de 1982, le vice-président George Bush avait été nommé par le président Reagan à la tête d'un groupe de travail rassemblant plusieurs services de police pour tenter de remédier à la situation.La plus grosse saisie de cocaïne jamais réalisée avant celle de mardi avait été effectuée en février 1981, également à Miami, où les douaniers avaient saisi près d'une demi-tonne de poudre blanche.Toutefois, en février dernier, les douaniers avaient saisi environ 300 livres de cacaïne également déchargées d'un avion de la Tampa à Miami.Près de deux tonnes de cocaïne, valant à la revente au détail quelque $950 millions, ont été saisies mardi soir à l'aéroport de Miami.Il s'agit de la plus grosse saisie de cocaïne de l'histoire des États-Unis.téléphoto AP GRÂCE AUX COUPS DE FILET POLICIERS EN 1981 Les hold-up ont baissé de plus de moitié par rapport à l'an dernier i La police de la CUM poursuit sur sa lancée de l'an dernier.Les statistiques à ce jour montrent qu'il y a eu la moitié moins de vols commis dans les banques et autres institutions financières (exactement 53 pour cent de moins) depuis le début de l'année que durant la même période de 1981.ANDRÉ CEDILOT_ En chiffres, la situation est la suivante: 143 vols de ce type avaient été rapportés au cours des 68 premiers jours de 1982, comparativement à seulement 66 cette année.De ce nombre, 43 ont été éclaircis par les policiers, ce qui représente un taux de solution de 65 p.c.Cette performance des policiers de la CUM au chapitre des vols à main armée dans les banques n'est pas nouvelle, puisqu'ils ont trouvé des solutions à pas moins M.e'63 p.c.des 86^crimes du genre perpétrés au cours de 1981.Pas moins de 1,812 accusations diverses ont alors été portées à l'endroit de 263 personnes.Ce sont d'ailleurs les succès remportés l'an passé, selon le capitaine-détective Gilles Forgues, responsable de la section des vols qualifiés à la police de la CUM, qui expliquent en grande partie la forte diminution du nombre de vols enregistrés depuis le début de l'année.«Plusieurs suspects arrêtés en 1981 sont toujours derrière les barreaux, tandis que d'autres, se sentant talonnés, ont abandonné le métier ou, à tout le moins, ont ralenti leurs activités.» «Il est en outre arrivé assez souvent l'an passé qu'on mette la main au collet d'individus qui avaient commis 10, 15 et même 18 hold-up en deux ou trois semaines.Des cas semblables, on le devine, font gonfler les statistiques rapidement.A court terme, la situation paraît désastreuse.Toutefois, dès que tel suspect est écroué, on note gpe baisse des vols, comme cela se produit actuellement.», de préciser le capitaine Forgues.Vigilance Les policiers, selon lui, doivent malgré tout demeurer vigilants, car la liste des braqueurs de banques et d'institutions financières ne cesse de se garnir de nouveaux noms.De surcroît, de noms de personnes qui, en majorité, ont à peine une vingtaine d'années.«Il est beaucoup plus difficile, dans les circonstances, d'organiser des patrouilles ou des filatures efficaces, puisque nous avons très souvent affaire à des inconnus», d'expliquer l'officier, tout en ajoutant non sans une pointe de fierté: «Néanmoins, si l'on en croit les résultats obtenus, nos méthodes de travail semblent efficaces.» Cette réussite, comme l'avait déjà mentionné M.Forgues au cours d'une entrevue qu'il avait accordée à LA PRESSE à la fin de 1981, est essentiellement attribuante à la cueillette et à l'analyse rigoureuse des informations par les placiers spécialisés dans les en- si Liaisons par ADAC: quêtes sur les vols de banques, ainsi qu'à l'étroite collaboration des banquiers avec la police de la CUM.Tendance à la baisse Dans l'ensemble, la situation des vols qualifiés sur l'île de Montréal a tendance à diminuer.D'après les plus récentes statistiques disponibles, on en a dénombré 694 en janvier dernier, comparativement à 832 au cours du même mois en 1981.Ces données englobent tant les vols de banques que ceux commis aux dépens de particuliers ou de petits commerçants.Au cours de 1981, ces derniers groupes ont été victimes à eux seuls de 7,535 attaques à main armée ou avec violence, soit une augmentation de six p.c.par rapport à l'année précédente.Les policiers ont résolu 17,4 p.c.de ces crimes à la suite de l'arrestation de J ,198 personnes, dont le tiers en\\fc~on étaient des mineurs.un autre dossier qui pourrit; Nos gouvernants s'étonnent souvent du peu de crédibilité \\ qu'ils ont auprès des citoyens.Mais ils ne font rien pour que la situation s'améliore, pour qu'on reprenne confiance dans les institutions politiques et leur fonctionnement.Cette remarque me vient à l'esprit à cause des récents développements dans l'affaire du service Montréal-Toronto-Ottawa par avions à décollage et à atterrissage courts (ADAC).On se souvient qu'Air Transit, filiale d'Air Canada, avait assuré un service expérimental de ce type entre Montréal et Ottawa pendant deux ans jusqu'en avril 1976.Le service n'avait pas été rentable mais on demeurait convaincu qu'en remplaçant le Twin Otter de petite capacité par le Dash 7 pour 50 passagers, il était possible de rentabiliser l'expérience.D'où la décision en 1976 de présenter des audiences publiques afin d'entendre les propositions des entreprises privées intéressées à assurer cè type de service.£ \\ Aujourd'hui, près de six ans plus tard, on en est toujours au stade des audiences! Non plus devant la Commission canadienne des Transports (CCT) comme ce fut le cas en février et mars 1980, mais devant les tribunaux, où la société montréalai-.se Canavia Transit Inc.vient de remporter une victoire en Cour fédérale contre la décision de la CCT d'octroyer le permis à l'entreprise City Center Airways Ltd., de London, Ontario.Heureux de cette décision juridique mais déçu par cette déplorable lenteur administrative, le président John Gilmore, de Canavia, entend s'adresser directement au cabinet fédéral pour que ce dernier se prononce dans les plus brefs délais sur la £ demande de Canavia.Il en a tout simplement marre d'attendre.% ; y M.Gilmore souligne que l'instauration d'un service ADAC signifierait la création de 400 emplois chez Canavia, sans par-?1er d'un regain d'activités chez la société de Havilland Aircpafty de Toronto, constructeur du Dash 7, et chez Pratt & Whitney, de ; Longueuil, manufacturier des moteurs de l'avion.C'est un aspect qu'il ne faut pas repousser du revers de la main en cette période dépressive pour l'économie et l'emploi.La valse des taxes déguisées On parle beaucoup des augmentations des impôts directs, et des manoeuvres du ministre provincial des Finances pour augmenter ses revenus par le biais d'entreprises ou d'organismes comme la Société des alcools du Québec, Loto-Québec, la Régie de l'assurance-automobile (vous vous souvenez, quand on l'a créée, ça devait nous coûter moins cher puisque nous ne serions plus «exploités» par les «gloutonnes» compagnies d'assurance).Mais si quelqu'un se donnait la peine, à Québec, de relever dans la «Gazette officielle» toutes les augmentations de tarifs décrétées par le gouvernement au cours des 24 derniers mois, et souvent dans des proportions qui n'ont aucun rapport avec le coût ou la qualité des services offerts, on découvrirait probablement qu'aucun ministère, aucun service gouvernemental ni aucune régie n'a échappé à cette opération, et que le taux d'augmentation de l'ensemble de ces services est absolument phénoménal.Les dernières augmentations dévoilées ont trait à certains services judiciaires: 63 pour cent pour un mariage sur semaine, 125 en week-end; 150 pour cent pour l'obtention d'un extrait de naissance, de mariage ou de sépulture; 200 pour cent pour l'enregistrement d'une raison sociale; et 20 pour cent pour un divorce, qui jouit visiblement d'un préjugé favorable.Une affaire de yo yo chinois Un citoyen de Brossard, Jean-Jacques Hubert, assistait ré-£ cemment, comme des milliers d'autres Québécois, à une repré*> sentation du Grand cirque de Chine, et il en a profité pour ache-**-* ter un souvenir, en l'occurrence un yo-yo chinois.Un examen attentif du jouet lui a permis de constater qu'il avait été fabric que à Taiwan (ou Chine nationaliste) alors que le cirque repré^o sentait plutôt la République populaire de Chine.Il serait sur- -prenant que le cirque de Moscou offre en tournée des souvenirs; «made in U.S.A.».Appuyons la candidature de Beauchamp Différentes personnalités montréalaises ont entrepris une>£ campagne pour mousser la candidature du confrère Jacques * Beauchamp au Temple de la renommée du hockey.Même s'il 2 oeuvre chez un concurrent, il faut appuyer cette candidature, puisque notre confrère est sans doute le journaliste qui a le plus 1 \u2022 marqué de son ascendant la scène sportive montréalaise au, * ; cours des trois dernières décennies.Ce serait un honneur am- ; plement mérité.Holocauste.de 13 à 10 heures Ceux qui regardent l'émission Holocauste en reprise sur les :* « ondes de Télé-Métropole auront constaté qu'on y consacrera cinq périodes de deux heures, pour un total de 10 heures.L'an * dernier, en première projection, on avait programmé 13 émissions d'une heure, pour un total de 13 heures, soit trois heures de plus qu'il nous a fallu subir.surtout sous forme d'annonces commerciales.La fin du monde.tard remise a (d'après UPI et AP) \u2014 Pour la première fois depuis 1803, les neuf planètes du système solaire se trouvaient toutes hier dans le même quadrant de 95° derrière le soleil et certains avaient prédit que ce regroupement de masses gravitationnelles allait avoir un effet puissant sur les volcans dont il aspirait la lave et qu'il provoquait des tremblements de terre partout dans le monde.La fin du monde est donc une fois de plus remise à une date ultérieure.Et même si les planètes s'étaient toutes trouvées alignées les unes derrière les autres, ce qui n'était pas le cas, l'effet produit, selon les scientifiques, aurait été à peu près égal au 41000 de l'effet gravitationnel que la lune exerce normalement sur la terre.Mais des milliers de Portoricains sont sortis très tôt de leur lit hier matin pour regarder le ciel et, profitant de ce que certains homnmes soupçonnés de trafic de drogue avaient, comme les autres, le nez en l'air, la police en a profité pour effectuer des arrestations.Au Brésil, les employés de l'Institut astronomique de Santos ont été inondés d'appels de personnes qui s'étaient rendues au bord de la mer pour regarder monter la marée.La veille, au cours d'une émission de télévision, on leur avait dit que la marée augmentera» de 0.04 millimètres, et elles \\ \\ \\ s'attendaient à voir la mer se gonfler.Elles n'avaient pas remarqué que ce chiffre était infiniment A » à petit.En Inde, l'inquiétude de la population semble avoir été causée pat une campagne de presse alarmisr-te dans le journal pro-gouvernei^ mental, le «Sunday Herald», dè New Delhi, qui prédisait que l'alignement des planètes allait provoquer l'apparition de maladies, de révoltes, de conflits de travail, ét probablement un tremblement de terre.Mais dans le journal concurrent, le «Times of India», Un journaliste avait écrit que les calamités avaient le don de ne pas sè produire au moment où on en avait le plus besoin.En 1962, rappelait le journaliste, la position des planètes dans le Capricorne devait entraîner la fin du monde, mais tout ce qui est arrivé ce jour-là, c'est la disparition mystérieuse d'un homme que sa femme avait poussé dans la rivière.À Los Angeles, où la population manifeste un intérêt particulier pour tout ce qui touche les tremblements de terre, les gens faisaient la queue hier pour assister à un spectacle audio-visuel à l'Observa loi re Griffith dans lequel il était question de «l'effet Jupiter».Le titre du spectacle: L'effet Jupiter et le grand tremblement dè terre de San Francisco».«L'effet Jupiter», c'est le titre d'un livre publié en 1974 et qui est à l'origine des prédictions désastreuses à Ïopos de l'alignement des plates. A 4* INIKHflVLflTÏQ^ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 Johnson attribue à une zone grise juridique la pratique d'avortements dans les CLSC V « Photothèque LA PRESSE Yves Duhaime LABRADOR Photothèque LA PRESSE Marc-André Bédard Lévesque décourage le zèle de Duhaime et Bédard QUÉBEC \u2014 La question du Labrador a été abordée hier aù conseil des ministres mais le premier ministre Lévesque s'est empressé de décourager toute tentative de la part des ministres Duhaime et Bédard, en particulier, de rouvrir dans l'immédiat ce dossier.GILLES GAUTHIER de notre bureau de Québec Le conseil faisait le point sur la bataille entre le Québec et Terre-Neuve suite au jugement, vendredi dernier, des tribunaux de la province voisine sur Churchill Falls.«La question territoriale, a plus tard déclaré Lévesque en Chambre, a été évoquée dans les discussions qu'on a eues, mais je dois idire une fois pour toutes que, dans un avenir prévisible, elle n'est pas activement à l'étude en ce qui concerne tout ce qui découle du jugement.Je ne veux pas aller plus loin pour l'instant».¦ ; «Le Labrador est une spoliation aux yeux du Québec et il est évident que cette question se profite à l'arrière-plan.Je pense qu'elle est sur la table et dans toutes les Jnëmoires depuis 1927», avait dit précédemment le premier ministre.Le ministre de l'Energie et des Ressources Yves Duhaime avait pour sa part déclaré à son arrivée au conseil des ministres qu'il n'y aurait pas de discussion de fond $ur la question du Labrador.«Je ne sais pas où les journaux ont pris ça», a-t-il ajouté en faisant allusion à LA PRESSE., M.Duhaime contredisait, en faisant cette affirmation, un membre de son cabinet qui déclarait fundi à LA PRESSE que l'hypothèse du dépôt à l'Assemblée na-tionle d'un projet de loi sur le territoire du Québec et incluant le Labrador serait une de celles qui seraient abordées au conseil des ministres.Il n'a pas nié à ce sujet l'existence d'un tel projet de loi (il s'agit plus précisément d'un «mémoire» qui peut être rapidement transformé en projet de loi).C'est Duhaime lui-même qui avait évoqué au début de février la possibilité de l'adoption d'une telle pièce législative advenant que le Québec perde la première manche de sa bataille juridique contre Terre-Neuve (ce qui s'est produit vendredi dernier) et que le jugement soit porté en Cour suprême (ce que le gouvernement a décidé de faire), et ce pour amener cette dernière à se prononcer sur la question du Labrador.«Personnellement, avait-il déclaré, j'estime qu'on devrait profiter de l'occasion.Ce serait de la dynamite».Une source proche du ministre de la Justice Marc-André Bédard avait par ailleurs déclaré à LA PRESSE cette semaine que ce dernier appuyait le ministre de l'Énergie et des Ressources sur cette question.Mais le premier ministre Lévesque a décidé de mettre le holà à ces calculs, sans doute avant même la réunion du conseil des ministres.M.Lévesque a par ailleurs déclaré à l'Assemblée nationale que Terre-Neuve ne voulait pas discuter du projet d'entente globale mis sur la table par le Québec pour tenter de régler le litige sur l'hy-dro-électricité.Ce projet «était très précis et en grande partie chiffré.Tout ça peut être discuté, mais quand les gens veulent discuter».«Je ne sais pas si on prépare à Terre-Neuve une autre campagne électorale qui pourrait se dérouler sur le dos du Québec \u2014 c'est déjà arrivé \u2014 mais, jusqu'ici, c'est un dialogue de sourds».«Comme c'est un dialogue de sourds, a-t-il conclu, il n'est pas question pour l'instant de parler d'autres initiatives» de la part du Québec.QUEBEC \u2014 C'est parce qu'il existe une zone grise au niveau du Code criminel canadien que des services d'avortement ont été dispensés par cinq CLSC de la région de Montréal auprès de 375 patientes.Le ministre des Affaires socia-les, M.Pierre-Marc Johnson, qui CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec avait à répondre hier a une question de l'Opposition sur cette affaire, a expliqué que les tribunaux canadiens avaient introduit une interprétation permettant une sorte d'intervention individualisée du médecin dans ce type de pratique.Son collègue de la Justice, Me Marc-André Bédard, a ajouté que son ministère doit tenir compte de la jurisprudence élaborée par les tribunaux qui se sont prononcés à la suite de plusieurs poursuites intentées entre 1970 et 1975 contre le docteur Henry Morgentaler.Or, à son avis, il devient à peu près impossible pour le procureur général d'obtenir un verdict unanime de culpabilité lorsqu'un médecin dûment qualifié fait face à une accusation d'avortement illégal.Soulignant ensuite qu'il avait avisé en 1976 son homologue fédéral pour lui indiquer que la loi telle que libellée était devenue inapplicable, Me Bédard a affirmé que face à cette situation, les efforts de son ministère se sont orientés sur les agissements des charlatans qui effectuent des avortements dans des conditions hygiéniques douteuses.Par conséquent, le ministre rejette toutes les accusations voulant que son ministère exerce une tolérance face à des illégalités qui auraient pu être commises.CLSC vs hôpitaux Par ailleurs, le ministre Johnson a indiqué qu'un certain nombre de CLSC, ceux situés dans les régions excentriques, avaient obtenu de pratiquer des avortements médicaux étant donné leur éloignement d'un hôpital.Or, ce type d'interventions représente un peu plus de un pour cent des avortements pratiqués au Québec.En ce qui concerne les CLSC de la région de Montréal, le ministre n'était pas au courant de cette situation mais son ministère en était conscient.Cependant, il a photothèque LA PRESSE Pierre-Marc Johnson constaté que les statistiques démontraient que la proportion des* avortements thérapeutiques para-' tiques dans les hôpitaux n'avaient' pas augmenté de façon aussi sensible que la proportion réelle des avortements pratiqués dans d'autres conditions.i M.Johnson a reconnu qu'il y aurait peut-être lieu de faire connaître davantage les facilités offertes dans la région de Montréal par les centres hospitaliers.Il estime cependant que la cause fondamentale de l'existence des avortements est reliée au peu d'information qu'en reçoivent les jeunes et à la presque absence d'alternative pour une femme mise dans cette situation.A ce chapitre, le ministre est d'avis qu'il appartient au gouvernement de fournir une alternative réelle à une grosssesse qui, initialement, n'est pas désirée.Invoquant l'absence de consensus social au niveau de ce phénomène au Québec, le ministre croit que le rôle de l'Etat est de s'assurer que là où ces avortements se pratiquent ils surviennent dans des conditions minimales d'accessibilité et de professionnalisme.PLUIES ACIDES La rencontre canado-américaine résulte en l'annonce d'un programme conjoint d'actio NEW YORK \u2014 La conférence canado-américaine sur les pluies acides s'est terminée, hier, à New York, par l'annonce d'un programme d'action en quatre points, rendu public par le gouvernement de l'Etat de New York, et auquel le Québec souscrit entièrement.PIERRE VINCENT (envoyé spécial de LA PRESSE) «Avec ça, a déclaré le ministre de l'Environnement du Québec, M.Marcel Léger, à l'issue de cette rencontre de deux jours de représentants de presque tous les gouvernements du nord-est du continent américain, on va peut-être pouvoir régler le problème plus vite.» Alors que l'ensemble des quelque 150 délégués avaient surtout suivi les experts sur le sentier des débats théoriques dans les quatre différents ateliers, les politiciens, eux, ont concocté, dans les corridors, un communiqué finale qui montre bien, ainsi que le souligne le ministre Léger, que «la conférence a débouché sur quelque chose de concret».Le programme en quatre points du gouverneur Hugh Carey, qui, tout en n'ayant pas été dûment endossé par les délégués, n'en reflète pas moins leur volonté, recommande que le Congrès américain légifère au plus tôt pour freiner les dégâts des pluies acides.À Washington, ces temps-ci, on est à actualiser la réglementation du «Clean Air Act», et les écologistes font pression pour que le Congrès inscrive dorénavant dans sa loi de protection de l'environnement la notion des pluies acides et prévoit des mécanismes pour enrayer ce fléau.Le plan Carey exhorte, par ail- leurs, les Américains à créer un organisme de consultation qui permettrait de trouver des arrangements «à l'amiable» entre États pollueurs et Etats pollués.La deuxième partie du plan concerne de plus près les provinces canadiennes: alors que l'Ontario prendra la responsabilité d'une étude approfondie pour retracer de manière rigoureusement scientifique les origines exactes des pluies acides, Québec a accepté de parrainer le projet de création d'un centre d'information pour sensibiliser le public sur les conséquences économiques des pluies acides.L'étude pour retracer les sources de cette pollution s'étalera sur cinq ans.Elle coûtera $10 millions et sera payée par les gouvernements des Etats-Unis, du Canada et même de certains pays européens, espère-t-on.Selon le sous-ministre québécois de l'Environ- nement, André Caillé, Québec pourrait contribuer pour environ $200,000 par année à ce chapitre.Quant à la création du centre d'information sur les pluies acides, le ministre Léger croit qu'il deviendra une réalité tout prochainement.Il espère convaincre quelques Etats américains et l'Ontario de s'impliquer dans son projet, ce qui réduirait ainsi les coûts annuels à quelques dizaines de milliers de dollars par partenaire.Au cours des prochaines semaines, Marcel Léger et ses fonctionnaires multiplieront les rencontres, tant avec les Etats américains pollueurs que pollués, et avec l'Ontario, pour convaincre les uns que «l'atmosphère n'est pas un dépotoir», et les autres, que la dépollution peut devenir une affaire payante au propre comme au figuré.DIVORCES: Les procès pourraient être tenus à huis clos QUÉBEC (PC) \u2014 Les procès pour divorces devraient de façon générale être tenus à huis clos selon le gouvernement péquiste tandis que l'opposition libérale exige qu'on maintienne le principe des procès publics.Un long débat sur la question a eu lieu à la commission parlementaire de la Justice qui étudie plusieurs amendements revisant la partie du Code civil qui traite du droit familial.Le ministre, M.Marc-André Bédard, a proposé un changement à la loi qui ferait en sorte que les «audiences des tribunaux se tiennent à huis clos lorsqu'elles concernent des procédures en matière familiale, à moins que le juge n'ordonne une audience publique s'il l'estime dans l'intérêt de la justice à la demande d'une partie».Selon M.Bédard, il importe de décréter le huis-clos à l'occasion de procès pour un divorce, une pension alimentaire ou la garde d'enfants «pour préserver la vie privée des personnes impliquées».Le ministre a fait valoir que la publicité entourant ces matières pouvait causer des «trauma-tismes» aux personnes impliquées.«La justice sera mieux servie par le huis-clos», a-t-il dit.Pour sa part, le porte-parole de l'opposition libérale, le député de D'Arcy-McGee, M.Herbert Marx, estime que devant les tribunaux, «le huis-clos devrait demeurer l'exception et non la règle».M.Marx a rappelé que le caractère public des procès était un principe pour lequel on s'est battu pendant des siècles.Il a également soutenu que la proclamation du huis-clos lors de quelque procès que ce soit brimerait la liberté de presse.Selon M.Marx, «la presse est la gardienne de nos libertés et empêcher la presse d'assister aux procès enfreint un principe fondamental».Le député de D'Arcy-McGee a également fait appel à la Charte des droits de la personne qui proclame le caractère public des procès.Charron rencontrera ses électeurs mardi L'ex-ministre Claude Charron ne fera pas sa rentrée à l'Assemblée nationale avant mer-t credi prochain au plus tôt.C'est ce qu'il a déclaré à LA PRESSE hier lors d'une conversation téléphonique.Il a alors indiqué qu'il n'avait pas encore décidé de la date exacte de son retour à Québec, mais que ça ne serait certes pas avant d'avoir rencontré ses électeurs.Cette première rencontre aura lieu mardi soir, à l'occasion d'une assemblée générale du PQ Saint-Jacques convoquée pour le lancement de la campagne de financement.Le député pourra à cette occasion constater si ses électeurs lui ont accordé le pardon qu'il leur a demandé au moment d'annoncer sa démission comme ministre après avoir été accusé de vol à l'étalage.Il avait alors déclaré en conférence de presse que ce sont ses électeurs qui décideraient de son avenir politique selon qu'ils acceptaient ou non de lui pardonner sa «bêtise».M.Charron est plutôt confiant à la veille de ce premier test, compte tenu des nombreuses manifestations de sympathie qui lui sont parvenues de la part de ses commettants depuis sa démission.Leurs réactions, dit-il, ont été «très positives, bien meilleures que je l'appréhendais».«Plusieurs vieux militants, a-joute-t-il, m'ont appelé pour me faire part de leur appui.Certains m'ont invité chez eux, pour prendre un café et j'y suis allé.Ils me disent que rien n'est changé.» L'ex-ministre a même participé à deux activités publiques depuis sa démission.Quelques jours après, le samedi 27 février, devait l'insistance des membres du club de l'âge d'or de sa circonscription, il a accepté de participer à leur souper annuel.«J'y suis allé en prenant mon courage à deux mains, dit-il.Ça s'est très bien passé et ça m'a fait vraiment du bien.» Il a également participé, lundi, à l'ouverture de l'exposition des oeuvres des finissants en techniques d'architecture au cégep du Vieux Montréal.Le droit de parler anglais Incident linguistique, hier midi, à l'Assemblée nationale alors que le député péquiste de Château-guay, Roland Dussault, a interrompu à quelques reprises sa collègue libérale de Jacques-Cartier, photothèque LA PRESSE Claude Charron Joan Dougherty, en lui demandant de parler en français.La députée intervenait alors sur le projet de loi 39 qui hausse les taxes sur l'essence et la bière.Elle a commencé son intervention en français avant de passer à la langue de Shakespeare.photothèque LA PRESSE Joan Dougherty Considérant que ses propos «insultaient les Québécois», M.Dussault lui a demandé de les répeter en français pour que les francophones puissent les comprendre.Les libéraux ont interprété son intervention comme signifiant qu'il était insultant pour les Qué- bécois de parler anglais.M.Dussault eut beau répéter à moult reprises qu'il demandait simplement que les propos qu'il jugeait insultants soient répétés en français, les députés Michel Page et Michel Gratton n'en continuèrent pas moins de s'en tenir à leur interprétation et à dénoncer son étroitesse d'esprit, en affirmant le droit de tous les députés de s'exprimer en anglais.Le chef libéral Claude Ryan est revenu sur le sujet lors de la période de questions pour demander au premier ministre l'assurance qu'un député a le droit de s'exprimer en anglais à l'Assemblée nationale.M.Dussault a alors repris son explication du matin, et affirmé qu'il ne faisait pas de doute dans son esprit qu'un député avait le droit de parler en anglais.M.Ryan a semblé accepter les explications du député et le premier ministre a clos le débat en disant que le droit invoqué par M.Ryan était évident, comme venait de le dire le député Dussault.$124,164 à un démissionnaire Le ministre des Affaires sociales, Pierre-Marc Johnson a reconnu hier que le directeur général du Conseil régional de la santé et des services sociaux de la Mau-ricie, M.Pierre Duguav.s'était vu offrir par le conseil d'administration de l'organisme 22 mois de salaire, c'est-à-dire la banale somme de $122,164, au moment de sa démission.C'est le député libéral de Maski-nongé, Yvon Picotte, qui avait soulevé la question la semaine dernière.Il avait alors dit \u2014 et le ministre ne l'a pas démenti \u2014 qu'il ne s'agissait pas d'une démission volontaire mais qu'elle avait été exigée par le conseil d'administration.Il avait aussi affirmé \u2014 et le ministre l'a confirmé \u2014 que son contrat venait d'être renouvelé au moment où on a dû ainsi «acheter» sa démission.M.Johnson, après avoir noté que la décision avait été prise non par le gouvernement mais par le conseil coadministration du CRSSS (à 15 voix sur 17), a reconnu que le montant était un peu fort, compte tenu des circonstances économiques.Il a donc demandé à son sous-ministre de voir, soit à ce que les services de M.Duguay soient utilisés pendant la période où il sera rémunéré, soit à ce que le montant de la compensation soit diminué.Louis FALARDEAU à LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 A -G il DATANT DE 350 MILLIONS D'ANNÉES qo De Miguasha, Gaspésie West fossile le plus ancien Comme 6,000 autres Québécois le font chaque année depuis 1977, je pars aujourd'hui pour l'Alberta.Je vais essayer de me trouver une job à Calgary, à Edmonton ou à Fort McMurray.Bref, un illuminé de plus au nouveau Klondike.Je ne pars pas vraiment à l'aventure, d'autres confrères ont fait récemment le même voyage, Michel Vastel du «Devoir», Glen Allen de la «Gazette», et d'autres.Grâce à leurs reportages je sais exactement où je vais, je sais «où, qui, combien, comment et pourquoi».Evidemment, je ne pars pas pour refaire leurs papiers, de toute façon j'en serais bien incapable, je n'ai ni la rigueur, ni l'esprit de synthèse, ni «l'objectivité» indispensables à ce journalisme-là.A vrai dire, et tout à fait entre vous et moi, en embarquant dans l'avion ce matin, je ne savais pas trop ce que j'allais faire en Alberta.C'est bien pour ça que j'y vais.La seule petite idée qui me trotte dans la tête, c'est de me trouver une job sur place.Mais encore, tout à fait entre nous, ça m'étonnerait fort que j'en trouve une.D'abord je ne sais presque rien faire, ensuite mon anglais est lamentable.En cela d'ailleurs je crois être sur le même pied que nombre de jeunes Québécois qui prennent la route de l'Ouest, ce qui devrait me rapprocher d'eux.Je ne sais pas non plus pour combien de temps, je pars.Le plus court sera le mieux.J'ai déjà passé un mois à Edmonton il y a quelques années et c'est d'après moi le plus grand cimetière à l'ouest de Drummondville et au nord de Buffalo.Tout ce que je sais, c'est que je vais tenir mon journal de voyage qui sera publié à mon retour, chaque jour durant deux semaines, soit une douzaine de chroniques.A moins bien sûr que je ne revienne pas.Supposons que je trouve là-bas, LA JOB, je ne sais pas moi, conseiller spécial en relations humaines auprès de M.Ralph Klein (ci-devant maire de Calgary) ou vice-président de l'Impérial Oil, ou nonce apostolique à Fort McMurray, ou représentant de «Wonder Bra» pour toute l'Alberta, ou.sait-on jamais, peut-être qu'à l'ombre des derricks en fleur, je deviendrai un homme meilleur, un homme enfin sérieux, un homme bitumineux.Ole.Trouvé dans les falaises de Miguasha, en Gaspésie, un fossile vieux d'environ 350 millions d'années vient d'être formellement identifié comme étant celui du plus ancien amphibien jamais trouvé dans le monde, une découverte susceptible de modifier quelque peu l'arbre généalogique des espèces constituant les ancêtres des humains, selon la théorie de l'évolution.PENIS DION_ L'amphibien dont on a retrouvé la trace dans la roche gaspésienne est un tétrapode (animal doté de deux paires de membres) d'environ un mètre de long qui devait ressembler à une grosse salamandre et qui compte 20 millions d'années de plus qu'un «cousin», l'ich-thyostega, trouvé par les Suédois au Groeland en 1929, a indiqué hier à LA PRESSE M.Marius Ar-senault, paléontologue et conservateur du Musée de Miguasha.«J'ai reçu hier confirmation de la découverte, a poursuivi M.Ar-senault, de la part du Dr Hans-Pe-ter Schultze, un paléontologue eminent de l'Université du Kansas qui a étudié le fossile de l'animal.A ce jour, on ne possède que le crâne d'une dimension d'environ cinq pouces sur quatre, et dont les mâchoires sont équipées de dents.Croyant qu'il s'agissait d'un poisson, nous avons tenté pendant des mois de l'identifier mais sans succès, jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'on avait affaire au plus (Illustration tirée de «Clartés») L'animal dont on a retrouvé le fossile vieux de quelque 350 millions d'années à Miguasha, en Gaspésie, devait ressembler à cet amphibien constituant un chaînon évolutif entre les poissons et les êtres terrestres, selon la théorie de Darwin.vieil amphibien jamais découvert jusqu'à maintenant.» Une découverte qui tient du roman Cette trouvaille tient du véritable roman, raconte M.Arsenault.Découvert à Miguasha il y a une quinzaine d'années par M.Allan Parent, un géologue, le fossile «dormait» depuis ce temps dans la collection personnelle de M.Parent, sans que ce dernier se doute de la valeur scientifique de ce qu'il avait trouvé.Après le décès de M.Parent l'été dernier, la collection est allée au frère du défunt, M.Norman Parent, étudiant en géologie à l'UQAM, et collaborateur au musée de Miguasha.Celui-ci a invité les spécialistes du musée à examiner la collection héritée de son frère et c'est alors qu'on se rendit compte qu'elle contenait un fossile curieux.Compte tenu des circonstances de sa découverte, le fossile contiendra donc le mot «Parent» dans le nom scientifique qui lui sera attribué à l'occasion de la publication d'un article dans une revue de prestige d'ici quelques mois.Cet article fera évidemment état du fait que l'on a trouvé dans les roches de Miguasha vieilles de quelque 350 millions d'années l'empreinte de l'amphibien le plus ancien jamais retracé, découverte qui déplacera quelques occupants dans l'arbre généalogique illustrant les métamorphoses subies par les êtres (poissons, amphi-biens, etc.) qui ont mené à l'apparition des humains sur Terre.A cet égard, la découverte de Miguasha coïncide avec deux anniversaires célébrés cette année, soit le centenaire de la mort de Darwin, père de la théorie de l'évolution, et le centenaire de la découverte du site de Miguasha où les spécialistes de tous pays ont fait des fouilles souvent fructueuses.En raison de son importance pour la compréhension de l'origine des espèces, selon la théorie de Darwin, la récente découverte réalisée à Miguasha devrait fairjç accéder le site gaspésien à uii st# tut qu'il ne possède pas en£or& soit celui de parc de conservation.Géré par le ministère québécois du Loisir, de la Chasse et de lâP& che, le site de Miguasha a d'air-leurs déjà été signalé par Parcs-Canada à l'UNESCO comme pou.vant être porté au patrimoine mondial compte tenu des trésors qu'il recèle, mais il semble que cette suggestion n'ait pas été ajj?puyée par le gouvernement du Québec.Cependant, on peut |>ent serquela primeur mondiale annon* cée aujourd'hui pourrait contribuer à faire évoluer ce dossier dans le sens d'une meilleure exploitation de nos richesses scientû fiques.«La Maison» de Granby: les ex-détenus jadis tolérés, sont maintenant acceptés r i&ifid réiq tj» but] rtd Partout dans la maison, ça sent le propre, le neuf, le frais.Sur le comptoir de la cuisine, les bouteilles de vin mousseux reposent dans les seaux à glace.Assise à l'une des tables, Mme Bernadette Decelles, la cuisinière qui a mis ses plus beaux atours, attend que la fête commence.MARTHA GAGNON_ Dans un coin, trois gars \u2014 des ex-détenus \u2014 discutent calmement en grillant une cigarette.Ils n'ont pas particulièrement des airs de fête.En fait, ils semblent indifférents à ce qui se passe autour d'eux.Pourtant, les réjouissances qui auront lieu dans quelques heures sont destinées à marquer un fait important.«La Maison» de Granby \u2014 c'est le nom que porte ce centre de transition pour ex-détenus \u2014 peut désormais opérer en toute légalité avec la bénédiction des autorités gouvernementales et de la population, sur la rue Principale, en plein centre-ville.Après s'être battue durant des années devant les tribunaux, la corporation «Joins-toi» qui s'occupe de l'administration de la maison d'accueil est maintenant reconnue.«Avant on nous tolérait, aujourd'hui on nous accepte.Avant c'était la guerre, maintenant c'est la paix.La population de Granby ne s'oppose plus à notre présence.Il aura fallu beaucoup de temps, beaucoup de patience et un jugement de la Cour d'appel en septembre 80 pour confirmer notre droit d'exister.Mais ne parlons plus du passé.Nous profitons de la Semaine du détenu pour fêter ce soir deux événements: notre reconnaissance et l'ouverture officielle de notre nouvelle maison au centre-ville», explique la directrice Hélène Grenier, lors d'une entrevue quelques heures avant l'arrivée des invités.Acquise au coût de $82,500, cette maison de trois étages offre un grand confort.Les chambres des 15 résidents sont grandes et ensoleillées.On a dépensé $110,000 pour effectuer les rénovations qui s'imposaient.L'achat de cet édifice situé au 479 rue Principale a été rendu possible grâce à la collaboration financière de plusieurs communautés religieuses de la province.En 1974, la naissance de «La Maison» de Granby faisait couler beaucoup d'encre dans les journaux alors qu'un comité de citoyens s'opposait fermement à ce que d'ex-détenus vivent dans leur milieu.Le centre de transition représentait un danger pour la population.Huit ans plus tard, on n'entend plus aucune protestation, plus un seul mot.«Les gens ont compris.Ils savent qu'un gars qui sort de prison a besoin d'être aidé mais aussi d'être surveillé.C'est là notre rôle.Et puis, il n'est jamais rien arrivé de dramatique au cours des dernières années.Des cas de récidive nous en avons mais pas plus qu'ailleurs et.peut-être moins», précise Régis Martel, un animateur-conseiller.La directrice de «La Maison» croit le moment venu pour le centre de s'impliquer davantage dans le milieu.«Nous voulons travailler avec les groupes sociaux, les organismes communautaires et les citoyens de la région.C'est possible.Nous avons, par exemple, obtenu un contrat d'entretien avec le Zoo de Granby, ce qui permet à nos gars d'avoir un emploi durant l'été.Il suffit d'avoir de l'imagination».Et les ex-détenus comment réagissent-ils?Quels sont leurs commentaires?Ils ont la critique facile: ils sont bien mais ils pourraient être mieux.Certains viennent à «La Maison» pour quitter le pénitencier au plus vite.Ils n'ont aucune idée de ce qui les attend.D'autres acceptent de s'accrocher à cette sorte de «planche de salut» qui leur est tendue avant le retour en société.Pierre, un ancien résident de «La Maison» racojite: «J'ai tout essayé pour me rapprocher de la société.Mais après huit ans de pen, c'est dur.Ils font leur possible pour nous aider mais ils ne peuvent pas changer le monde.» La directrice Hélène Grenier répond à cela: «Nous ne faisons pas de réhabilitation avec un grand R.Il y a tout de même des gars qui prennent ce que nous leur donnons.C'est un recommencement perpétuel».C'est la fête: toute l'équipe de «La Maison» de Granby est réunie.Dans Tordre habituel: Aline Bourassa, Régis Martel, Hélène, Grenier, la directrice, Claude Nadeau et Line Richard.photo René Picard'u LA COMMISSION SCOLAIRE NE RESPECTERAIT PAS SES PROPRES CRITÈRES Wilfrid-Pelletier fermée: une décision antidémocratique dit le Comité d'école : \\ slip h -m r C'est impensable et scandaleux qu'une commission scolaire ait encore en 1982 le pouvoir et le culot de fermer une école; sans s'expliquer clairement et loyalement devant la population concernée et sans lui fournir les études méthodiques, scientifiques et techniques complètes qui pourraient, dans les circonstances, éclairer et justifier sa décision.CONRAD BERNIER \" Voilà ce qu'ont soutenu, hier, les porte-parole du Comité de l'école Wilfrid-Pelletier, au cours d'une conférence de presse portant spécifiquement sur la décision récente de la Commission scolaire Jé-rôme-Le Royer de fermer cette école, en mettant carrément et systématiquement au rancart toutes les hypothèses de solution de rechange soumises par les comités d'écoles et la population ¦ r directement concernée.«Depuis trois ans que l'on discute de fermeture d'écoles à Anjou, ont d'abord affirmé les porte-parole du Comité de l'école Wilfrid-Pelletier, nous avons constamment analysé le tout en regard des critères que la Commission scolaire a elle-même mis de l'avant.Or, en vertu de ces critères, l'école Wilfrid-Pelletier est avantagée à tous les points de vue.» «C'est pour cette raison, ont-ils expliqué, que la levée de boucliers a été si spontanée, si massive et si irréductible, l'an dernier, lorsque la Commission scolaire Jérôme-Le Royer a voulu fermer l'école.Finalement, fa CSJLR a décidé de maintenir le statu quo dans le quartier.» MM.André Girard, Serge Champagne et Lionel Hervieux ont ensuite rappelé que le Comité d'école avait par la suite présenté - «de nouvelles hypothèses qui au-\\ ' * raient véritablement permis de régler le problème dans le meilleur intérêt des enfants».Malheureusement, «dans un geste inqualifiable, sans aucunement tenir compte des hypothèses soumises par le Comité d'école, la CSJLR a brusquement décidé de fermer l'école Wilfrid-Pelletier et de regrouper les enfants dans deux écoles situées à la périphérie du quartier».Les porte-parole du Comité d'école prétendent que l'école Wilfrid-Pelletier doit être maintenue parce que c'est la solution la plus rentable et la plus économique parmi toutes celles qui ont été proposées.C'est une école sise en plein coeur du quartier et regroupant au centre tous les bassins susceptibles de fournir la clientèle scolaire; elle offre aussi l'avantage unique de présenter le moins de transfèrement d'élèves, soit seulement 12%; enfin, le dossier extrêmement détaillé et vérifié qu'a préparé le Comité d'école tient compte de l'impact d'une éventuelle restructuration scolaire sur l'île de Montréal.Enfin, pour le Comité d'école, la décision unilatérale de la CSJLR de fermer l'école Wilfrid-Pelletier ne peut s'expliquer que par des motifs politiques occultes et indé- \\ fendables dans une société démo- ; cratique.À la limite, il demande- ' ra au ministre de l'Éducation' d$ \\ prendre position dans cette affài- ; re.Jusqu'à maintenant 300 citoyens d'Anjou ont signé une pétition visant à renverser la décision' de la CSJLR.>0 Ai INVITATION m N *4 ¦ ¦ .¦ Clomon» Po*«*noudo »>\u2022»\u2022 hobiutM maigrir Demonstration d'un programme de contrôle du poids par la psychologie du comportement et la communication sublimi nale Le lundi 15 mars à 19 h 30 Clinique Domus Medica 55S5 es*, rue Bélanger, Montreal S VP appeler pour reservation 522-7347 'Entree libre 522-8623 A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 PAUL DES MARAIS président du conseil d'administration ROGER-D.LANDRY président et éditeur JEAN SISTO éditeur adjoint YVON DUBOI8 directeur de l'Information MICHEL ROY éditorialiste en chef Le contentieux Québec-Terre-Neuve La décision du Québec de contester en Cour suprême * le jugement que vient de rendre la Cour d'appel de Terre-Neuve, jugement selon lequel cette province n'a pas outrepassé sa juridiction en adoptant une loi prévoyant * l'expropriation des eaux du haut 1 Churchill, est un geste parfaitement raisonnable.Il est normal, en effet, qu'on cherche à sonder .ainsi le bien-fondé dune initiative susceptible de changer totalement les règles du jeu en ce qui concerne l'approvisionnement de notre province en électricité.L'arrêt qu'a rendu le tribunal terre-neuvien comporte des effets très considérables en raison, surtout, de l'interprétation qu'on lui donne dans les milieux juridiques.Le but de la loi était de permettre *4 au gouvernement terre-neuvien de reprendre ses droits de propriété sur les eaux qui alimentent \u2022 la centrale de Churchill Falls, droits qui avaient été cédés, il y a \u2022.» une vingtaine d'années, à la corporation privée qui s'était chargée de bâtir et de faire fonctionner la centrale.Pour Terre-Neuve, reprendre ses droits sur le haut Churchill équivaut à couper l'eau à la «Churchill Falls (Labrador) Corporation» (CFLCO).Et couper l'eau à cette corporation signifie placer celle-ci dans l'impossibilité de continuer à honorer le contrat de fourniture d'électricité qui la lie avec Hydro-Québec pour encore une cinquantaine d'années.C'est le moyen fort astucieux que le premier ministre terre-neuvien, M.Brian Peckford, a trouvé pour résilier le contrat passé en 1969 par la CFLCO avec le Québec, contrat qui, selon lui, est devenu beaucoup trop avantageux pour le Québec qui obtient ainsi son électricité au prix qu'il en coûtait il y a treize ans et peut la revendre aux États- Le Guatemala sous le |Oug des colonels # i et ¦\u2022 I Hi La presse électronique ™ transmet les nouvelles à une vitesse inouïe, mais elle perd ses moyens quand il s'agit dinforma-! tions en provenance du Guatemala.À trois jours de la tenue du scrutin, on ne sait pas encore au juste dans quelle proportion la population a voté.Une chose semble certaine, toutefois: le pourcentage des votants est nettement moins élevé que certaines dépêches l'avaient laissé entendre.Sur une population de 7,5 millions, quelque 2,3 millions ont le droit de vote, et il est plus que douteux que la moitié s'en soit prévalu.Par contre, les 60% d'abstentions prédites par certains obser- ; vateurs se révèlent exagérées.Tout indique que les appels lancés par la guérilla n'ont pas été ; entendus dune façon aussi massive qu'on aurait pu croire.En somme, la participation (entre 35% et 50%) n'aurait été que moyenne et pourrait se comparer à celle qu'on observe dans des pays jouissant pourtant de ! tous les droits et prérogatives démocratiques.Comme il fallait s'y attendre, c'est le candidat du gouvernement et de l'armée qui emporte le morceau.Aux derniè-\u2022 res nouvelles, le général Guevara ' avait raflé près de 40% des voix exprimées, ce qui indique que 60% des votants lui ont refusé leur confiance.! À ce vice de participation, s'ajoute l'aspect frauduleux des opérations.Par-delà la fraude, , toutefois, il importe de retenir que : le candidat centre-gauche a tout de même réussi à récolter plus de 25% des votes, et qui plus est, la capitale lui a concédé plus de 36% de ses voix, contre seulement 26% à Guevara.Ceci indi-.que peut-être que ce dernier a mieux réussi à intimider la campagne que la ville, ou encore, qu'il a plus d'emprise sur les illettrés que sur l'élite.Le Guatemala mérite pleinement le titre de «république de bananes».Ce pays compte 22 ! départements et 237 municipalités.À 90% catholique, la population est formée de 54% d'Amérindiens Mesquitos, de 5% de Blancs et le reste de Métis.Plus de la moitié de la population est analphabète.Le pays est en proie à la violence politique depuis trente ans.L'armée lui a imposé son gouvernement en 1974 et en 1978.On .ne peut douter qu'elle ait pleine-'ment réussi à renouveler cet exploit cette année, et les vaincus Jont toutes les raisons du monde ;de se proclamer victimes d'une 'monumentale fraude.Ils ont tenté jde manifester pacifiquement leur déception.On les a mis quatre heures à l'ombre.On ne badine pas avec l'armée guatémaltèque., Pour avoir une idée du climat flui a prévalu durant la campagne, qu'il suffise de rapporter l'anecdote suivante tirée d'un reportage 'de Time magazine.Le candidat bu Parti démocrate-chrétien, Ale- jandro Maldonado, a fait campagne du haut d'une plate-forme de camionnette.Dès qu'il commençait à parler dans un village, des piétons et des automobilistes s'attroupaient pour l'entendre, mais aussitôt, des militaires en motos venaient pétarader autour des auditeurs, tandis que des policiers prenaient note des plaques d'immatriculation des voitures.On imagine ce que cela pouvait avoir d'intimidant.On imagine également que dans un pays aussi pauvre et aussi terrorisé que le Guatemala, pays où la vie d'un péon ne pèse pas lourd au bout de la mitraillette d'un militaire à la gâchette facile, les masses ont fortement tendance à prêter l'oreille aux programmes réformistes de la gauche.Mais il arrive qu'au Guatemala, comme au Salvador, la gauche est honnie du fait du terrorisme d'éléments rebelles.Les autorités évaluent à 6,000 le nombre de rebelles armés, ce qui veut dire qu'en réalité le chiffre est de beaucoup plus élevé.Or, ni la gauche, ni les rebelles n'ont présenté de candidats aux élections, de sorte qu'on ignore quel pourcentage de la population en fait partie.La droite se répartit en trois formations plus ou moins extrémistes et farouchement anticommunistes, si bien que seul le parti centre-gauche de M.Maldonado nous permet d'avoir une idée de son importance.On peut croire, en effet, que la gauche qui rejette le terrorisme aura donné une bonne partie de son vote à cette formation démocrate-chrétienne.Le drame au Guatemala, comme au Salvador, réside dans le fait que l'armée est obsédée par la menace communiste.Sa réaction se calque sur celle des États-Unis.La droite montre plus d'ardeur à détruire les communistes et leurs sympathisants qu'à s'attaquer directement au mal qui les fait naître.La gauche en Amérique latine n'est pas aussi marxiste-léniniste qu'on pourrait croire.Ni Cuba ni le Nicaragua n'avaient manifesté d'hostilité à l'égard des États-Unis au départ.On peut croire que la gauche au Salvador et au Guatemala serait dans les mêmes dispositions.Tous ces gens ne font que revendiquer des réformes élémentaires.Mais il arrive que le terrorisme gâche leur cause.Les militaires livrent une chasse aveugle aux rebelles armés, ce qui a pour effet de jeter la gauche modérée dans les bras de l'idéologie d'en face.Washington agit de la même façon.Il s'aliène la gauche en négligeant trop de reconnaître la légitimité de ses revendications.Plutôt que de veiller à maintenir les liens que cette gauche ne veut pas nécessairement rompre, il décourage ses démarches en se solidarisant d'une façon trop étroite avec une droite irréductible et féroce.C'est là, essentiellement, le fond du problème.Unis à un prix trois ou quatre fois supérieur.Le Québec n'a peut-être pas de très grandes chances d'obtenir un verdict différent de la Cour suprême, mais au moins il y a là la possibilité de gagner du temps, du temps qui pourrait permettre d'apaiser les esprits et peut-être de provoquer une reprise des négociations.En même temps, l'étalement au grand jour des faits qui entourent cette législation permettrait à l'opinion publique de mieux se rendre compte du caractère mesquin du truc légaliste employé par M.Peckford.On parle de la CFLCO comme d'une organisation privée.En réalité, il s'agit d'une entreprise publique dont le gouvernement de Terre-Neuve est actionnaire à 65.8 pour cent, les autres actions étant détenues par Hydro-Québec.En d'autres termes, le gouvernement terre-neuvien est déjà le grand propriétaire des installations et donc lié par le contrat de fourniture d'électricité au Québec.Avec sa loi, il oblige évidemment la société dont il est actionnaire majoritaire à se dissoudre puisqu'elle n'aura plus la matière première qui lui permettait de produire son électricité.N'existant plus, elle ne peut plus être objet d'obligations envers des tiers.Et, comme il ne s'agit pas d'un simple changement de propriété ou d'une expropriation au sens strict du mot, la nouvelle société de la couronne qui utilisera l'eau ainsi récupérée pour produire à son tour de l'électricité ne sera pas liée par les obligations de l'entreprise précédente.Comme on le voit, c'est une façon cavalière de résilier un contrat, une façon immorale d'escamoter ses responsabilités.Admettons que le contrat de fourniture d'électricité qui lie Terre-Neuve au Québec jusqu'en l'an 2041 est devenu plus avantageux pour le Québec que pour son fournisseur en raison de l'esca-» lade des prix de l'énergie.M.Peckford exagère considérablement ces avantages mais, substantiellement, il a raison de prétendre que la transaction nous profite plus qu'à sa province.Et, même si, légalement, rien ne nous oblige de rouvrir ce vieux contrat, il serait normal qu'on consente à le faire.Effectivement, d'ailleurs, Québec a souvent répété qu'il n'avait pas d'objection à revoir l'entente de 1969, pourvu qu'il puisse en profiter pour examiner tous les aspects du dossier.C'est une attitude raisonnable.Il y a au Labrador d'autres cours d'eau qui pourraient être aménagés avec profit.Il y a des rivières qui coulent partie en territoire terre-neuvien, partie en territoire qué- bécois.Des échanges pourraient être envisagés.Il pourrait être question aussi d'ententes sur le financement de travaux futurs ou de partage des coûts des gigantesques installations qui restent à réaliser.Dans ce débat, la question à se poser n'est pas de savoir qui est dans la meilleure position de force.Terre-Neuve a besoin de Québec (ne serait-ce qu'en attendant qu'elle ait bâti ses propres pylônes pour acheminer son électricité vers les marchés américains, en supposant qu'elle soit libérée de son contrat de 1969) et le Québec a intérêt aussi à partager le potentiel des ressources hydrauliques de sa province voisine.Dans ce contexte, la recherche d'avantages mutuels doit primer sur tout.Les deux provinces doivent se comporter en partenaires, non en ennemies.VINCENT PRINCE LA GWE 0 CûHH£ ÇA 14 C&rti££ far mstssisz, 'EhJ U4iS§/)H/T va/ Pea, a* feA / M Mi EL m tu NFSeus prs tissez, ça m/&fietïîo i !1J toiq r Or Le plus Important réseau bancaire au Québec Le marché bancaire au Québec est un marché important.19 institutions se font concurrence pour le desservir.La Banque Nationale arrive en tête de peloton avec le plus grand réseau bancaire de la province.Et vous, où que vous soyez au Québec, pouvez faire affaires avec la Banque Nationale, parce que nous comptons des succursales dans toutes les régions.Un réseau qui sera de plus en plus efficace Nous sommes en train de terminer la phase^de rationalisation du réseau de la Banque Nationale.À la suite de la fusion qui a donné naissance à la banque, nous nous sommes retrouvés avec des succursales face à face, dans la même rue, dans le même centre commercial ou tout simplement trop rapprochées pour pouvoir donner leur pleine mesure.Nous avons mis en oeuvre un programme qui, en 30 mois, permettait d'éliminer plus de 250 succursales improductives.Ce programme se termine très bientôt.Après cette opération, nous serons toujours à la tête du plus important réseau bancaire au Québec.Il comptera alors plus de 500 succursales, c'est-à-dire au-delà de deux fois plus que la plus proche banque concurrente.Notre réseau deviendra ainsi très efficace car toutes ses succursales seront des succursales stratégiques qui pourront donner un rendement à la mesure de leur potentiel et un service d'autant meilleur.Des chiffres éloquents: lère au Québec, 6e au Canada, 24e en Amérique La Banque Nationale est donc la plus grande banque au Québec et avec ses actifs de près de 20 milliards de dollars*, elle se place au 6e rang des banques canadiennes.En soi, ces chiffres sont intéressants et ce qui est encore plus remarquable, c'est que sur les quelque 15000 institutions bancaires établies en Amérique du Nord, la Banque Nationale est la 24e.C'est pourquoi nous pouvons dire que la Banque Nationale est une grande banque, bien établie.Un avenir prometteur Notre actif croît sans cesse et nous disposons des ressources nécessaires à la mise en oeuvre de tous les projets, que ce soit pour prêter au consommateur ou pour financer le développement des entreprises, petites, moyennes ou grandes.Et dans l'avenir, nous allons travailler encore plus étroitement avec nos partenaires économiques afin de faire profiter les épargnes de tous ceux qui choisissent nos services.Nous sommes prêts à faire face à l'avenir et cet avenir s'annonce prometteur.parce que nous, on s'en occupe, à la Banque Nationale.*Actif au 31 octobre 1981 J 1 1 *.I M BANQUE NATIONALE Nous, on s'en occupe. A 10 IA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 .J.HENRY RICHARDSON, Jr., O.D.JACQUES BENOÎT, O.D.EXAMEN DE LA VUE/VERRES OE CONTACT /LUNETTES Ovvocl lundi, mardi, mercredi «t v««oVod* 6m 9ti o.m.à 3h 30 p.m.Jeudi d« 9h a.m.à 9h p.m.\u2014 Samadi formé 630 ouest, rue Sherbrooke 0-n 107/1 bureau l 00 OHîJ- I L / 4 - ___L_ Un jeune avocat montréalais qui s'était rendu au poste 34 de la police de la CUM, dans la soirée du 15 février 1980, pour rencontrer quatre «cols bleus» de la ville qui y étaient incarcérés à la suite de certains incidents survenus dans le cadre de la grève qu'ils poursuivaient, à ce moment-là, n'aurait Au poste pour conseiller ses clients, un avocat se retrouve.en cellule pas reçu un accueil des plus chaleureux.A tout le moins.Au beau milieu d'une brève discussion avec les officiers de service, Me Gaétan Couturier dit avoir été lui-même mis sous arrêt.Il a donc pu rejoindre les quatre hommes qu'il voulait rencontrer, dans les cellules même, pen- dant qu'on lui faisait signer une promesse personnelle de comparaître qui n'eut cependant pas de conséquences par la suite, la plainte de tapa- ge dans un endroit public qu'on devait porter contre lui n'ayant pas été effectivement retenue.Devant le juge Raymond Boily et le I LES PHOTOS ET DESSINS DE CETTE ANNONCE PEUVENT LÉGÈREMENT DIFFERER DES MODELES EN VENTE Grand choix de Meilltvrs prli ei ville ' COULEUR a partir do.Mognctacope Sonyo modéit 4200 enfraneatrt dtftd, 3 -xrtffjn oiterm pot ouertx Mogr*«*copf portatif à txm SUPER BAS PRIX Nous défions toute MAGNETOPHONE A CASSETTE DES SPECIAUX POUR LES AUTOMOBILISTES Magnétophone à cass«1te stéréo avec dolby.*147 Magnétophone à cassette Marantz modèle MD-350 vir«»e* Magnétophone o casset- tes Marantz modèle MCO-910.2 vitesses *247 40 watts AmpliHcotewr de puissance Avdioecx mooW AMf500 50 WATTS Hooliiot«gr-emplintotevr groph»** Atfot)* mode> m AMP 550.pÀMm de 50-oth $5990 ywraorcK ail l \u2022rtjwimJf* cwrnprefw, * RocSo douta AmoSovoxmodèle AU-3000, om-fm-vré-rèpcosjette * 2 hou^porWs douto Au-ne.ine «ii(Metro Berr.) llUin MUA.âA-V^i> n AU TMlATK OC MIDI À 21M TOUS IIUOUW SlmSS^} ( 7*} COMMANQCS TtLtPHQN.Oms SlwilSkX™*- TROIS EVENEMENTS IMPORTANTS L'autobus bleu entre les 2 musées IL Y A UN MOMENT* (Limon/delio Joio) inspirant (Oyeux évocateur DOUBLE QUATUOR (Macdona'd/Schubert.Schafer) Etude ci Line musique intense es Cinémas Odéon OTHELLO* (Butler/Dvorak) Une tragéd e prenante et dynam'QL.q__ LES VALSES (Hynd/Ravel) La mer une croisière.et un flirt In PRIMIUR dent M Vf RSION IMTICIâlf CREIMZIE ,t DM*O0Un Ml-Oto Toute de Claude \\Iune Lelouch Y|( [>ôûr e 1 n.Commanditaires Compagnie Pétrolière impériale Ltee| Les M-notenes Ogiivie Ltée ses Consoiidated-Bainu'St Pr«x 16 S.13 S.ii S 7 50$ - Etud a^îs et tro s èroa âae 9 S Commandes;éiephon«ques 849-8538 \u2022 saMastert tro Lui au ¦\u2022\u2022 Montreal Trust PvM Piaco Bonaventu'o Ae> ': N»or ^d'.-ew _A s\\iii Ull H WIlFRlIMUIIlIlK \u2022î M » IMS Um Representations il i: \u2022 \u2022 \u2022 * i \u2022 * :: Elles reviennent.__r , madame Claude 2 Un rêvé réalisable.y & CHAftlPlAM 1 JEÛH TûLOfl BROSSÛRO 3 ODE On 1 - IAUAI :P« «20QC KX.V -il».-.4 Awti.Copiai Jmk \"it htm owt UERDUn u< «fUMO'oi son \u2022 \u2022 :: \u2022 \u2022 :: \u2022 \u2022 :: i * * lu Un hommi pénétre dant un monde insolite .ce qu'il découvre va changer ta via pour toujours .\"CRUISING\" LACHASSE version française ***** OftMfA P*\"&«* M> A **» » .M vi'V AL PAO NO il ||L - - _____________ II & BERRI 1 ÏTiERCIER :: B«m «I Tout Ut ,oun 1 30 - 3 30 5 30 7 3S .9 35 \u2022 \u2022 lengvevil ») Un e V«n 6 00 \u2022 7 55 \u2022 9 SS 7» him Meto«f.v.i .-o, l|] i*aio*Mji 47«.; AooaWCovtv, Han Motion, KatiieiiM.ne, Gvy Nodon, MicW Imri Yonaid À LA SALLE POLONAISE 57 EST.RUE PRINCE ARTHUR RES 871-1868 DE 12H A 19H J ¦ Dernière supplémentaire, samedi 20 mars.Billets en vente dès le 9 mars.Bons billets disponibles._ [11^:^:.\u2022« 16.\u2014 preeentenl ftrvO/a Come ?UELLETTE REJEAN LEFRANCOiS Jîî .Représentations.DU 16 FEV.AU 14 MAftS Kf'lfcniK Mucfr.©TiWETRQIM Rens^gnements: 849-4211 TheAtrv St-D«ntt I2hj21h IT GUV WTRftVER5c et UfWÉRSCX pre/entenc DU 2 MARS AU 11 AVRIL I J'ETAIS PAS REVENU on T^ptM'IMPOSFR/IT PAS! DANS UN TOIT NOUVEAU SPECTAt LE La Comédie Nationale 1450 est.Sre-Cafhenne RESERVATIONS.523-1131 S2e\"E=3 FRAC.M SCHVC£ l'KI.X: ia%-l2%Miv III I MI \u2022» M «r .li .m «criilrrdi .'\"h *M Sjfllrdl l'hlMI ;ih»l» I limant hr |V h OH Hiiiiix rn %rnlc * i.m- li % \u2022 muP« 1594rueSt Denis FR w l*L.titi inui\\J su| Renseignements: 849-4211 LlIJ Théâtre St-Denis 12ha2ih rJerrlantlo , Kt-llenis A 16 «Un suspense saisissant» \u2014 Judith Crist «Une aventure incroyable» \u2014 Bruce Williamson.PlaybO) Magazine «Vous espérerez leur réussite, autantqu'eux» \u2014 Rex Rced Encyclopedia Britannica sera publiée en Chine Salle 1: un nouveau programme Sallo 2: programme d'ouverture' FESTIVAL EROTIC NONSTOP SlfMki 722-SEXE 722-1510 722-1451 RHr d'#**lr4#' 3,00$ powf cKocufi àt\\ bimnmmi ' «LAU 1000.12:15.IX.445.7O0 * 9:15 La frontière d'Allemagne de l'Est: PÉKIN (AFP) \u2014 Une version chinoise de PEncyclopedia Britannica sera publiée e Chine à partir de 1984, a annoncé hier le quotidien de langue anglaise «China Daily».Le journal a précisé que cet ouvrage était actuellement mis au point par une société mixte regroupant TEncyclopedia Britannica et l'Encyclopédie de la maison chinoise d'édition (Encyclopedia of china publishing house), au terme d'un accord signé en 1980.La version chinoise comportera 8 volumes au total proposant 90,000 sujets et 7,000 illustrations en noir et blanc.«China Daily» a ajouté que le vice-président du conseil de rédaction de PEncyclopedia Britannica, M.Frank Gibney, avait récemment effectué une visite en Chine afin de discuter avec des responsables chinois de la mise à jour de certaines informations, notamment de celles concernant la Chine.LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 10 grands prix, dont le prix HUGO pour la science-fiction 836 railles de murs barbelés, de mitrailleuse s automatiques, de gardes armés et de champs minés.Le 15 septembre 1979, deux familles tentent de passer.-SPECIAL POUR COUPLES SEULEMENT DU MARDI AU JEUDI ACHETEZ 2 BILLETS POUR LE PRIX D 1 AUX CINEMAS SUIVANTS 15 «SEMAINE NIGHT CROSSING ins 'jfj 3t\\V croisière in V* ^ POUR COUPLES \u2022 «àur\\\\\\l|l \\ «\\MlN\\Mt l«\\N\\\\|M.iS RAPW41AU2 L KKt \u2022à deja haltu dies records de recettes.- AGENCE FRAME PRESSE « \\.é première histoire d'amour du monde.\u2022 LA, /.emieux./>.SOIS.IL l'B*CUSPe*DUB 70 M M ?[l**rRV SîtHEOl VBtSION FRANÇAISE Of RAIDERS OF THE LOST ARK PALACE: 12.30,2.40,4.50, 7.05.9.20.i k PALACE 1 Demain à 7h35 voyez une représentation spéciale «Chez PORK Y» en complément de notre programme régulier (LACHASSE) S9I ST! C4TttO« 0 Sttltll Dans l'amour il y a tellement plus que.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022;- tÉr » - Ouest ^ w for tire ' ( LA GUKRRE DU FED ) Plus: 2e.GRAND FILM en CHATEAU: I 30.4.45.8.00 GREENFIELD.Sem 6 30.8.05.LAVAL: Scm 6 00 7:30 VERSAILLES Scm 610.7 40 CHATEAU 1 ¦¦ LAVAL 1 ST DENIS ET RELANCER 271 H03 CENTRE LAVAL MH77S PLACE VERSAILLES 3S3 /BIO H>d.,u.PL CREENEIELD PARK I7M12I P.V.MARIE: 12:10, 2:30, 4.50, 7:10,9:30.PLACE VILLE-MARIE CINEMA t ICI 2644 imp\u20ac11AL 12.00.1.50.3 40, S.30.7.30, 9.30.SAM.DESNIER SPECTACLE 11.25 ADUTB.J5.00 ADOLESCENTS.44.00 AGE DOR DES CINEMAS 1430 BLEURY 288-710?^tXSZ*100 EN NOMINATION POUR 4 OSCARS incluont k MEILLEUR ACTEUR (DudUy Moor©) K IMPERIAL I© 14 ANS AVv?H PROS QUÉBÉCOIS + 3 SUPER-FILLES 2tn\" GRAND FILM Dudley Moore -Le meilleur film produit par Bertolucci depuis «Le Dernier Tango à Paris»» » \u2014N Y Tim, a POUR TOUS LA CITÉ: StM.7:15,9:15.LOEWS: 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 9:30.LOEWS 4 |©| LaCité 3 9S4STE.CATHEHNE0.1417437 PEEL 3S7J av WPaIC >u7W LAVAL 5 CENTRE LAVAL 688 7 7 '6 T?«la corvette rouge» laval: Scm.: 6:20, 8:00.POUR TOLrS CHATEAU: 12-45.4:15, 7 45 GREENFIELD: Scm 6 00, 7 45 CHATEAU 2 A âSk \"Le* CROCS wBML diable' GREENFIELD PARK 3 Porky a Frail sur vous! He manquez pas l'occasion d'assister à F avant-première d'un film dont on apas fini -d'entendre parler.kent: SEM.7:15, 9:25, LOEWS: 12:45, 3:00, 5:15,7:30, 9:40.ST DENIS IT RELANCER 27M1I3 _ PL 6RCINFIIL0 PARK 1)18121 Whose life is it «viyway?Diane Keaton et Albert Finney donnent une interprétation qui au théâtre deviendrait légendaire! PmAh Km*.THE NEW YORKER MAGAZINE POUR TOUS £n KaMen avec sou*litrM .«nul.ns PLACE VILLE-MARIE CINEMA ?16(7*44 p.v.marie: 12:05, 2 15, 4 35, 700, 9 20.LOEWS 2 |© 9S4 STVCATWHN* 0 W1-74J7 PEtL (100 SHERBROOKE 0 489)703 KENT 1 EN NOMINATION POUR 8 OSCARS incluant MEILLEUR ACTEUR et ACTRICE DE SOUTIEN «I I POUR TOUS EN NOMINATION POUR 7 OSCARS inclcunt meilleur film POUR IOUS sh®t1m©n CHARIOTS OF FIRE AVENUE 1224 AVE GREENE 137 2747 \u2022 ousan MAKAEJEV tn SUSAN ANSFtXH AVENUE: SEM.6.50, 9.10 Là où le rire est de 3?LE CINEMA LE CINEMA: Scm.: 6-10, 900.FAIRVIEW: W:6:I0, 9 00.FAIRVIEW 1 KENT: S«m.7.00.9.15.LOfWS: 12.00, 2.15, 4.35, 7.00, 9.15.LOEWS 3 I© KFNT 2 (V.F.PORKYS) / ¦ PALACES: 1.20,3.10,5.00, 7.00, 8.50 PALACE 6 1120,2.10,4.00,5.55, 7.50,9.45.FAIRVIEW: SEM.6.05,7.50,9.35.FAIRVIEW 2 C 1832 TWENTIETH CENTURY-FOX WESTM0UNT SQUARE S31 247 7 TRANS-CAR S S2 147 Mtt »J4$TKATHBWI0.141.7437 PEEL 6100 SHENNNOORE 0 411-1703 HlinUMMOlUlHi M«4AL TRANS-CAN.S 12 117 ItlS & BERRI 1 ST-O^fS\u2022 STKATHBONE MMIIS VA m -.I ¦ 4 i s I» u \u2022ft 57303542 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 MARS 1982 Accusations contre Southam et Thomson: dénouement le 3 A T7 TORONTO (PC) \u2014 Ce n'est pas javant le 3 mai que les rcanadiens sauront si les deux plus importantes chaînes de journaux au pays seront citées à leur procès pour répondre à des accusations de conspiration, de fusion et de monopole.Le juge J.L.Addi- ma son, de la Cour provinciale de l'Ontario, a fait savoir, hier' Wtl lui faudra au moins deux jours uniquement pour donner lecture du jugement concernant Southam Inc.et Thomson Newspapers Ltd.La présentation de la preuve dans cette affaire s'est terminée le 15 décembre, avec la fin de l'enquête préliminaire des deux sociétés accusées par le gouvernement fédéral, en mai dernier, de conspiration dans le but de réduire la concurrence et de fusion illégale et d'avoir exercé un véritable monopole de la production et de la vente Journée de la St-Patlïck h porc* fvuv chez Joe; #f o*r»i à votre fan».7/.Un de not luccu/enfi nfakt ou fameux prix d# Joê'i.SUPER SPÉCIAL café irlandais ORD.$4 pour M*-™, * 175 avec votre steak du vendredi 12 mars au mercredi 17 mars.Où la qualité et la valeur ont changé Salh do réception ou banquet ArWtcotfo rue 42*tt,rue-' NoWOamo 866-7795 des principaux quotidiens anglophones du pays.Une interdiction de publication des témoignages a été imposée dès le début de l'enquête préliminaire, le 28 septembre.Les accusations, portées en vertu de la Loi des enquêtes contre les coalitions, comportent trois chefs de conspiration et quatre chefs de fusion et de monopole contre les deux chaînes et neuf filiales.Le pourquoi de l'enquête Ces accusations faisaient suite à une enquête menée par le ministère fédéral de la Consommation et des Corporations à la suite de la fermeture simultanée, le 27 août 1980, du quotidien The Ottawa Journal, appartenant à Thomson, et du Winnipeg Tribune, propriété de Southam, et la fermeture, en 1979, du quotidien The Montreal la presse ET LA COMPAGNIE FRANCE FILM INVITENT 400 PERSONNES À L'A VANT-PREMIÈRE DU FILM «FANTÔME D'AMOUR» cUn amour qui défie le temps I ROMY MARCELLO ¦ .SCHNEIDER MASTROIANNI 1:3 à \u2022 :::-:::r::r:-::-.( \u2022 AU CINÉMA DU COMPLEXE DESJARDINS SALLE 2 LE JEUDI 25 MARS 1962 À 20 H 1.Pour participer ou concours, il suffit d'injaire vos nom, adresse et numéro de telephone sur le coupon de participation ou sur une reproduction faite à le moin (excluant toutes reproductions mécomques ou photocopies) et de le retourner à l'adresse indiquée.2.U aawown debule le 8 rnon pour se terminer le 13man 1982.Les coupons de participation devront nous être parvenus avant le 17 mars o minuit.3.l'attribution des 200 poires de blets se fero par tiroge ou sortie 18 mors 1982.4.Les employés de LA PRESSE et de la compagnie Fronce film ainsi que leurs familles ne sont pas élig.bles.5.les droits en vertu de la loi sur les concours ont été payés.FANTOME *\u2022 D'AMOUR JT unfilmdeDlNORISI 6.Tout Irhge quant à la conduire de ce concours pubGatoire et à l'attribution d'un prix devra être soumis à la Régie des Loteries et Courses du Québec.NOM.I I I I I | VHlf.Ira.Retournez à: LA PRESSE CP.5020 Succursale Place d'Armes Montréal, Québec H2Y 3M1 ADRESSE.CODE POSTAI donUh buttjv I I I I I I I I Revivre les années 1940 New York, New York Aux Grands Films, à 20h00 À travers l'idylle d'un couple, c'est toute une période de la musique et du cinéma des années 1940 que ie film nous fait revivre dans les moindres détails.Un drame sentimental où la musique occupe une place importante et qui met en vedette Liza Minelli, Robert de Niro, Lionel Stander et Barry Primus.Réalisation de Martin Scorsese.Star, alors propriété de FP Publications Ltd., une chaîne de journaux subséquem-nient acquise par la chaîne Thomson.À la suite de la disparition du Ottawa Journal et du Winnipeg Tribune, Thomson, qui détenait 50 pour cent des actions de Pacific Press Ltd., de Vancouver, a accepté de s'en départir en totalité au profit de Southam.Or, Pacific Press publiait et le Vancouver Province et le Vancouver Sun.La mort du Ottawa Journal et du Winnipeg Tribune laissait les villes d'Ottawa et de Winnipeg avec un seul quotidien anglophone, The Citizen appartenant à Southam, à Ottawa, et The Free Press à Winnipeg, propriété de Thomson.En plus des accusations portées contre les deux chaînes de journaux, William Carradine, vice- pré- sident senior de Southam, a été accusé d'avoir tenté de mettre des bâtons dans les roues d'une enquête en détruisant des documents.Trois directeurs d'entreprise, Gordon Fisher, président de Southam, John Tory, directeur de Thomson, et George Currie, ex-président de FP Publications, étaient conjointement mentionnés comme co-conspirateurs.La disparition du Ottawa Journal et du Winnipeg Tribune a entraîné la création d'une enquête royale chargée d'examiner l'industrie des journaux et notamment la concentration des journaux entre les mains d'un petit groupe d'hommes d'affaires.La commission, dirigée par M.Tom Kent, a publié son rapport en août dernier et elle ne ména- geait pas les chaîne1 de journaux.j*JS Quand les acci* tions ont été pori contre les soeft Thomson et Soul, M.Kent a dit qu s'était pas préoeï du passé des sociétés en que: La commission éL plus préoccupée»^ des a men de merit; possibles aux prôj tes lois et politii en prévision de 1 .nir, avait confiait président de la ofhy mission royale.\u2022 ' \u2022' 3 «SPÉCIAL POUR COUPLES SEULEMENT» De mardi à jeudi achetez 2 billets pour le prix d'T.?¦A v onlbtxo m Hindi 2fê)l Si 0ENIS et 8fLANGER 1» iws ¦ 122J BM Si LAURENT 881 3151 Rivoli 2: dèt 12h EVE: dès 10h.y.PRIX LOUIS DELLUC JEAN ROC HE FORT dans un film de ALAIN CAVALIER UN ETRANGE VOYAGE PCJR rous WORLD FIGURE-SKATING CHAMPIONSHIPS CE SOIR ET DEMAIN A20H SAMEDI A16H30 ET 19H DIMANCHE A16H30 Reportages sur le championnat mondial du patinage artistique.crer Dès DEMAIN desjardins 2 cable 11 BAS I LAI RE 1 288-3141 Dites-le en musique DISQUESet CASSETTES DISTRIBUTION ^ 7)eulsxhf poiyQram par disque, enregistrement digital Q99 par disque VENTE CLASSIQUE ':l ¦B5W
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