La presse, 20 février 1982, Y. Vacances - voyage
[" LE CANADIEN EN VOYAGE Souvent on regarde les prix quand vient le temps de choisir son hôtel.Ou bien on compare l'endroit où il est situé avec le concurrent.D'aucuns choisissent la réputation de la chaîne ou même la qualité du service.BERNARD BRISSET Pour le Canadien de Montréal et les autres équipes de la ligue Nationale de hockey, ce sont d'autres critères qui déterminent le choix: la qualité du steak qu'on y sert, un lobby confortable, une salle à manger potable et facilement accessible et, surtout, la paix.Quand vous avez à loger dans 20 hôtels différents au cours d'une saison, aussi bien qu'il soit de qualité.Que les chambres soient suffisamment grandes et confortables pour permettre à deux hommes d'y vivre sans se marcher sur les pieds.Que le téléviseur fonctionne.Pour être certain de son coup, vaut donc mieux choisir comme premier critère le meilleur établissement de la ville.C'est ce que fait le Canadien en règle très générale.Si vous êtes dans la même ville que les Glorieux et que vous cherchez à rencontrer vos joueurs favoris, n'hésitez pas.Cherchez le meilleur endroit et vous y serez.A moins que le coach n'ait pas été bien traité la dernière fois ou qu'il se soit engueulé avec le gérant.A moins encore que l'équipe ait subi une série de défaites et que pour «changer la chance» on ait tout simplement décidé de changer aussi les meubles et le décor.Voyager en première Chez le Canadien, la règle d'or est de voyager en première classe.Satisfaire suffisamment les joueurs qu'il n'auront pas l'excuse d'un mauvais logement pour justifier une défaite ou une mauvaise performance.Winnipeg se veut justement l'exception qui confirme la règle.L'an dernier sous Claude Ruel et au cours des deux années précédentes, le Tricolore occupait LA place.Le Winnipeg Inn.Un é-tablissement de Western International dont la réputation de luxe, d'élégance et de confort est sans tache.Ce sont les mêmes propriétaires que le Bonaventure à Montréal.Or, l'entraîneur Bob Berry a déjà eu une mauvaise expérience lors d'un voyage avec ses Kings de Los Angeles.A l'arrivée de l'équipe, les chambres n'étaient pas prêtes, le steak était froid et ainsi de suite.«J'ai fouillé dans l'annuaire, découvert le nom du Viscount Gort et téléphoné pour savoir s'ils pouvaient prendre notre groupe sans autre avertissement.» Les Kings ont déménagé.et le Canadien aussi cette année.Or, le Viscount Gort est d'un gros cran plus bas que le Winnipeg Inn.Il ressemble à ces motels du chemin Upper Lachine, mais il a la qualité de satisfaire les moindres caprices d'un entraîneur.En plein bois Quand il va affronter les Capitals de Washington, le Canadien ne pénètre jamais dans la ville.La patinoire est située en plein bois, à Landover, une banlieue du Maryland qui s'est développée beaucoup moins vite que ne l'avaient prévu les entrepreneurs.Il faut donc s'accomoder de la situation et prendre le premier gîte qu'on y découvre.L'hôtel bien ordinaire occupe un îlot entre deux autoroutes.Et quand vous vous trouvez là par hasard le jour de l'Action de Grâces et que tout est fermé, vous vous ennuyez longtemps.Mais ces situations boiteuses ont leurs compensations heureuses.Le Marriott à Los Angeles est à l'image de la ville.Immense et confortable, il est doté de toutes les commodités imaginables.Mais c'est son jardin et sa piscine bordée d'une végétation tropicale qui font image de rêve.Il n'est pas un Glorieux.et pas un journaliste qui veut rater un voyage au paradis.A l'opposé, l'hôtel Vancouver a tous les charmes de la vieille époque.Chambres immenses au plafond surélevé, confortables et bien aérées.C'est le Château Frontenac de l'Ouest.Quand on me demande mes préférences, mon coeur balance entre ces deux hôtels.Celui qui m'impressionne le plus est le Detroit Plaza, cet immense complexe de béton et de verre, cette tour de 75 étages qui nous offre une vue splendide sur la ville, la rivière et Windsor, juste en face.Mais là encore, Berry a effectué des changements plus ou moins heureux.Cette année, il a décidé d'amener sa troupe en banlieue, à Pontiac, où la seule forme de divertissement est un gigantesque centre commercial.Si les voyages forment la jeunesse, les athlètes drôlement professionnels sont aguerris.A Québec, les Glorieux dorment au Hilton.A cause sans doute des Bronfman (et de Sam Pollock) qui contrôlent les intérêts Hilton au Canada.Le Canadien fréquente aussi les Hilton à Buffalo où c'est nettement le meilleur établissement de la ville, et à Denver.Les joueurs couchent au Sheraton à Boston, à Hartford, à New York et à Philadelphie.C'est l'immense chaîne a-méricaine Marriott qui accueille l'équipe à Chicago, Los Angeles, Minneapolis et St-Louis.Western International a la préférence à Détroit, Edmonton et Toronto.Presque tous ces établissements ont des piscines, des saunas, des bains tourbillons, des studios de massage, mais les joueurs n'y vont pas.Ils sont heureux s'ils ont leur salle de jeu pleine de machines à boule ou de gobe-sous électroniques.Ils sont heureux s'ils ont l'espace pour prendre l'air.Ils sont surtout heureux s'ils n'ont qu'un petit bout de chemin à parcourir pour se rendre à la patinoire.Quand on voyage avec une équipe professionnelle de sport, personne n'est en vacances.Le shopping, on garde ça pour les vacances.Le tourisme aussi.Savez-vous par exemple que certains joueurs vont affronter les North Stars au Minnesota depuis plusieurs années et que, jamais, ils n'ont mis les pieds dans Minneapolis.L'hôtel et la patinoire sont connexes, à deux pas de l'aéroport.C'est comme si le Forum était situé à Dorval.Et dans votre chambre, dès 7 heures du matin, les 727 et les DC-10 viennent sonner le réveil.A Montréal Mais si le Canadien va se promener un peu partout à travers l'Amérique du Nord, les 20 autres formations du circuit viennent aussi régulièrement à Montréal.Et elles aussi ont besoin d'un toit.C'est un petit hôtel situé tout près du Forum, sur De Maison-neuve, qui jouit de la faveur générale.Onze équipes logent au Manoir LeMoyne qui a surtout la qualité d'être à deux minutes de marche de la patinoire.Les formations plus riches comme les Flyers de Philadelphie ou les Rangers de New York habitent le Château Champlain.le Bonaventure, le Méridien ou La Régence.A vrai dire, le choix des hôtels fait partie des bénéfices marginaux au contrat d'un athlète. Y 2 Les traditions japonaises VACANCES VOYAffi LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1982 sont toujours vivantes ns l'île de Kyushu Ce Japon de l'électronique, 5?: des montres digitales au quartz et des microcassettes existe bel et bien.Les mers grises des usines périurbaines sont là pour le prouver.Mais à côté de cela s'étend le Japon des créateurs dont la force repose sur les anciennes bases d'une civilisation éprouvée èt sur un esprit quasi religieux.Cette civilisation vit encore et, fort heureusement, paraît pouvoir durer.JEAN-PIERRE BONHOMME \"C'est cela qui donne au Japon sbn charme, naturellement, ce bon équilibre esthétique, et toute là gamme des douceurs, des raffinements du goût qu'on perçoit partout mais particulièrement dans l'île de Kyushu, cette île qui forme la partie sud de l'archipel et que les touristes parcourent peu.Dans les villes moyennes de Fu-kuoka, de Kumamoto et de Nagasaki et dans les environs, on peut, justement, si l'on veut éviter de sombrer dans les foules de Tokyo et d'Osaka, se laisser imprégner par ces agréments qui n'ont rien à voir avec les «douceurs» dont Talleyrand parlait lorsque ce dernier pratiquait l'art du pot de vin à l'échelle internationale.Les vraies douceurs de Kyushu n'ont pas cette image négative des prébendes ni des manipulations.Elles sont gratuites et offertes comme un décor de fond, comme la forme même des activités humaines polissées par des siècles de cohabitation serrée et d'adaptation à une riche nature.La première douceur concerne la nourrriture, naturellement, car la vie vient de là et forme en quelque sorte le caractère.Les mets du sud du Japon ressemblent à ceux du reste du pays, mais on y ajoute des plats régionaux accessibles aux gens ordinaires et dont l'agrément est indiscutable.L'Occidental qui consent à se nourrir à la japonaise ne peut le regretter.Après une quinzaine de jours il sentira que son corps est plus souple, que ses mouvements sont plus rapides et que le réveil est plus agréable.Il ne peut en être autrement si l'on songe que la cuisine japonaise rejette pratiquement toute graisse, que la portion individuelle de viande et la plupart du temps limitée à trois ou quatre onces, ce qui est la norme universelle pour l'employé de bureau, et que les légumes variés sont présents en abondance.Pour quatre ou cinq dollars, en effet, le visiteur de Kyushu pourra donc goûter, dans quelque restaurant traditionnel que ce soit à Nagasaki, le tempura (la friture de légumes) ou le sushi (les bouchées de riz vinaigré au poisson cru) comme partout ailleurs, mais il pourra déguster aussi, ce qui est particulier, le shawanmushi, une sorte de terrine à la crème anglaise qui constitue la bonne part de la symphonie d'un repas.Le sha-manmushi renferme, dans sa crème aux oeufs, quelques morceaux de poulet, des crevettes, quelques' noix et des légumes.Ne parlons pas des pâtés de poisson, des poissons marines et des A Unzen, un parc national, le gouvernement protège l'environnement des sources d'eau sulfureuse.Les hôtels sont réglementés et leur architecture est contrôlée.Les chambres des hôtels de villégiature comprennent souvent une double chambre traditionnelle et occidentale et les Z occupants bénéficient de grands bains communs à l'eau chaude naturelle.Utj t mm \u2014 tm A Beppu, on voit les chaînes de montagnes volcaniques de l'île de Kyushu.nouilles au sarrasin.On réchauffe tout cela dans la douce chaleur des gorgées de saké et il n'en faut pas davantage pour aUéger les moeurs les plus grosses.Le repas n'est pas un repas sans un environnement approprié: dans l'île de Kyushu le maître de maison se procure le service de vaisselle de la ville d'Arita ce centre de la poterie qui se situe au nord de Nagasaki.Le bleu des porcelaines d'Arita, l'ocre des bois laqués de partout et leurs feuilles d'érable stylisées donnent à la table une allure de chef d'oeuvre et à l'oeil un plaisir égal à celui des mets pour l'estomac.Les costumes des hôtes et leurs tissus faits main, s'accordent à ce style et forment, avec la rigoureuse harmonie des tatamis artisanaux formant le plancher, des portes et des murs carrelés, une atmosphère de tranquille beauté.L'occidental peut lui aussi porter, du reste, le yucata, ce kimono léger qui favorise la détente et qui est la plupart du temps fourni à l'hôtel.Le coeur de la grande île de Kyushu c'est en quelque sorte le mont Aso et la chaîne des montagnes Kuju.Le mont Aso, un petit frère turbulent du mont Fuji, crache le feu et la vapeur depuis des siècles.Et c'est de son ventre, justement, et de celui des autres petits monts Aso de l'île, que s'é- chappe, par le fond de la terre,™, cette vapeur des villes d'eau.Cet-te eau, qui prend tant d'imporr tance au Japon et dont on tire tant d'avantages en congé.Voilà l'ultime douceur de Kyus-» \u2022 hu.Les Japonais eux-mêmes fréa.u quentent constamment les non^-; breuses stations thermales du territoire.Ils y vont plus d'une fois par année pour se détendre.Les hôtels du parc national d'Un-zen, par exemple, comptent des ; bains «publics» à l'eau naturelle légèrement sulfureuse dans les-.,, quels on se glisse trois fois par, .jour.La peau, croit-on fermement, et cela s'avère, s'adoucit du-coup.La ville de Bepu est un ville fondée sur cette industrie particu-.Hère de l'eau chaude souterraine ¦« que la terre expulse au rythme de\"\" 25,000 gallons par jour J*J Les touristes peuvent profiter dé cette vie douce.Mais puisque»\"^ les Japonais connaissent peu les.* langues étrangères il est de loin-préférable de s'y rendre en petiti~*i groupes afin de partager les frais** d'un guide professionnel.Il s'en*\"; trouve d'excellents mais leurs-\" frais peuvent s'élever à quelque^ $100 par jour.Ce sont eux, en réa* J lité, qui pourront le mieux ouvrir \u2014 les portes du Japon par cette anr-i* cienne porte d'entrée sur l'Occident, Nagasaki qui s'est remise de sa grande blessure de guerre.m » LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1982 VOYAGE Y 3 La violence à Rio: une image exagérée Quand on parle de carnaval celui qui vient instinctivement à l'esprit est sans aucun doute le carnaval de Rio de Janeiro.Pourtant cette image d'une ville où toute activité normale s'arrête et où les gens spontanément descendent dans la rue pour danser et boire jusqu'à ce que mort s'ensuive est quelque peu exagérée.MAURICE DE LA TAMISE (colloboration spéciale)_ Il est vrai qu'à Rio comme partout ailleurs au Brésil, la période du carnaval, qui comence en fait demain, est attendue impatiemment par tous; particulièrement par les plus défavorisés qui y voient une revanche sur le sort qui les a tant malmenés durant toute une année.Il est aussi vrai que durant cette période il est à peu près impossible de trouver la moindre personne vaquer à la moindre tâche car absolument tout est fermé.Et pour cause, c'est la fête! Mais ce qui fait l'attrait et la qualité du carnaval de Rio est que ce n'est pas tant un déferlement populaire dans les rues comme c'est le cas à Bahia, mais plutôt une fête fastueuse qui se déroule sous la forme d'immenses bals où les gens rivalisent d'originalité dans le choix de leurs costumes; les Brésiliens traduisent ceci par le terme «fantasia» qui signifie plus que la simple expression fantaisie car il cache tout un état d'esprit prompt à la gaieté, l'émerveillement, l'amusement presque enfantin.Le carnaval ça commence tout d'abord par les «bandas» (la plus fameuse est celle d'Ipanéma) durant le premier jour.Ils sont là ces bons pères de famille, avec leur famille empenaillés dans une lingerie féminine outrancière si elle n'était si drôle, claudiquant dans des souliers à talons hauts et caricaturant les femmes coquettes par toutes sortes de mimiques suggestives.Cet attroupement qui avait commencé par trente ou cin-quantepersonnesatteintgraduelle-ment des proportions considérables.S'y greffent des musiciens, les premiers rythmes de samba se font entendre, et comme par enchantement le carnaval se met en branle.On sent monter la frénésie qui atteint son comble quand les gens se préparent pour aller à un de ces nombreux bals.En fait, il y en a de toutes sortes, pour les gens riches comme pour les plus pauvres.Et chaque soir c'est la cohue devant des immenses salles pouvant contenir 3,000 personnes.Le plus spectaculaire est sans doute celui du Pain de Sucre (o carnaval do Pao de Açucar); par son tarif d'entrée très élevé (60 US $), seule une élite peut y accéder mais si vous avez les moyens, c'est vraiment unique.Premièrement tout le monde doit être déguisé et certains de ces déguisements sont des chefs-d'oeuvre d'imagination et de minutie; un exemple entre mille, ce type qui avait brodé plume par plume un ensemble qui couvrait tout son corps et lui donnait des allures d'aigle impérial.Superbe! Et que dire des femmes sinon que c'est comme si les plus belles Brésiliennes s'étaient données le mot pour être toutes au rendez-vous.Deuxièmement le site du Pain de Sucre, qui au milieu de la baie et sous les étoiles, jette un regard sur un Rio scintillant de gratte-ciel.Tout simplement féerique.Il faut avouer qu'à cinq heures du matin, quand le soleil se lève lavec ses rouges incandesçants sur une brume voilant la baie, on se pince pour voir si on ne rêve pas.Et que dire de l'ambiance dans ce bai, le rythme effréné de la samba, les «batidas» (boisson nationale du Brésil) aidant vous êtes transposés dans une espèce de transe incontrôlable.Pour terminer le bal, les plus a-charnés fêtards se retrouvent à la plage, histoire de continuer le party.Il y a bien sûr de nombreux autres bals et un très rigolo est le bal de Sao José; tous les travestis du monde se donnent rendez-vous dans cet ancien théâtre et ça relève strictement du genre film de Fellini.Assez parlé des bals (vous serez vite mis au courant en rejoignant Riotur, l'office de tourisme).Il me reste à vous parler du couronnement du carnaval, une expérience de la magie des sens, et je veux parler du défilé des écoles de samba.C'est le plus gros spectacle au monde, au delà de 35,000 participants pour environ 50,000 spectateurs.Il n'existe pas un spectacle de cette envergure.Pensez-y, presque un participant par spectateur.Originairement ce défilé se veut un concours entre diverses écoles de samba qui défilent et sont notées selon des critères très rigoureux qui vont du thème exploité par l'école, la samba, l'harmonie, la batterie en passant par l'évolution du défilé, la fantaisie et la qualité des chars allégoriques.Certaines écoles regroupent plus de 5,000 participants tous déguisés et pendant environ quarante minutes ils vont défiler sous vos yeux sur un peu plus de un km.Autant vous dire qu'il y a une telle profusion de choses que l'oeil saisit difficilement mais quelle délectation! La foule scande la chanson thème de l'école.Vous voyez une armée d'ananas argentés de 3m qui virevoltent accompagnés d'hippocampes bleutés surmontés par des nymphes de rêve, ou des superbes mulâtresses dans la peau de papillons aux ailes nervurées.Dans un tourbillonnement de couleurs pastels, dans un tintamarrre de son de batterie, la clef du paradis vous est offerte.Malheureusement, cela demeu- re très cher puisqu'il faut compter pas loin de 90 US $ pour de bonnes places et, de ce fait, le petit peuple n'y a pas vraiment accès enlevant le côté populaire de la manifestation.Aussi ne vous déplacez que pour le défilé des écoles du groupe I, le groupe II étant nettement de calibre inférieur.Ce qui néanmoins est fascinant de savoir est que les petites gens travaillent souvent presque toute l'année pour avoir l'honneur de défiler dans une de ces écoles.C'est vraiment un événement important dans leur vie.Une ville envoûtante Ceux qui ont eu la chance de séjourner à Rio de Janeiro conviendront que cette ville exerce en tout temps un magnétisme fascinant.Est-ce la présence permanente d'un soleil bienfaiteur, la blancheur du sable des magnifiques plages de Copabana et d'Ipanéma qui ceinturent la ville, ou tout simplement la nature allègre des Ca-riocas (habitants de Rio de Janeiro) qui font de cette ville un endroit de prédilection pour les touristes à la recherche de quelque chose de plus?Une chose est sûre, de Rio s'écoule une sensation de tythme magique, de fête fantastique, où le moindre événement est prétexte à chanter, danser et boire; cette sensation atteint son point culminant durant les quatre jours du Carnaval.Un site privilégié Au coeur de l'axe industriel Sao Paulo-Rio de Janeiro-Belo Hori-zonte, la région la plus prospère du Brésil, Rio posséder toutes les caractéristiques, bonnes et mauvaises, d'une ville de 8 millions d'habitants.Assez curieusement Rio est toute en longueur et semble avoir été Ils seront plus de 200,000 à fêter dans les rues de Rio à l'occasion du carnaval qui commence demain et qui se terminera aux petites heures de mercredi prochain.érigée pour combler le vide entre les plages de la superbe baie du Guarabara et les morros (collines au relief caractéristique en forme de pain de sucre) escarpés.L'étonnante minceur de Rio de Janeiro, qui dans les quartiers de la zona Sul n'est souvent traversée que par cinq ou six grandes artères, en fait une ville bâtie sur mesure pour les flâneurs; ainsi entre deux séances de bronzage sur Copacabana ou Ipanéma, on peut tranquillement déambuler le long de la chic Avenida Atlântica, faire la tournée des boutiques (il faut absolument visiter une joaillerie car le Brésil est le plus gros exportateur de pierres précieuses et semi-précieuses!!), ensuite manger à une des nombreuses «lanchonettes» (sorte de snack- bar), y déguster un délicieux jus de mangue ou de melon, tout ça sans avoir à marcher des heures et des heures.De plus, avis aux intéressés, les plages de Rio regorgent de corps qui feraient rougir Adonis lui-même.La beauté des Brésiliennes n'a plus à être vantée et à les voir se promener dans leur fameux maillot de bain, la tanga.La vie nocturne de Rio est des plus actives et les bons restaurants, boîtes de nuit et bars pullulent.Si on est plus chanceux on se fera inviter chez des Cariocas qui ont un sens inné de la fête, et très souvent une petite soirée se terminera sur les harmonies suaves d'une bossa nova sussurée par la guitare d'un des participants. Invitation à 8a détente à Victoria m Capitale de la Colombie-Bri-tannique, Victoria possède un charme qui lui est propre.On pourrait y passer plus de temps que prévu et il y aurait toujours quelque chose à voir.Malgré tout, c'est un endroit de repos.On prend très vite le pouls des résidents de Victoria, ce qui a pour avantage de créer un climat de détente.PIERRE BOURGEOIS (colloboration tpéclole)_ Comme toute ville ayant un cachet particulier, Victoria se visite à pied.Presque tout est concentré autour du port qui est le centre des activités touristiques.Les files d'attente sont rares, et les musées plus qu'intéressants.Les restaurants ont un cachet particulier.La ville dont les jardins regorgent de fleurs suspend chaque année 600 paniers de fleurs aux lampadaires du centre-ville.Dès qu'on quitte le centre-ville, les résidents se font un orgueil d'égayer leur parterre devant les maisons.Cela ne surprend pas lorsqu'on sait qu'une partie importante de la population est retraitée et a chosi Victoria à cause de son climat doux et tempéré.L'allure britannique de la ville avec plusieurs maisons de style Stuart, ses aubobus à deux étages, le thé pris dans l'après-midi, une certaine allégeance à la monarchie offre un autre cachet qui différencie Victoria des autres villes canadiennes.D'ailleurs, on se laisse prendre, malgré soi, à ce charme britannique, à ce mode de vie.Les endroits à visiter sont nombreux.Parmi les plus intéressants, mentionnons le musée provincial, le Miniature World, l'édi- fice du Parlement.«Butchart Gardens», situé à une vingtaine de minutes du centre-ville attire chaque année des milliers de visiteurs.Ce fait est justifié par le grandiose de ses quatre jardins (Sunken Garden, le jardin de roses, le jardin japonais et le jardin italien) où on retrouve des centaines de variétés de fleurs, d'arbres et d'arbustes venant de tous les coins du globe.Ne pas visiter Butchart Gardens c'est rater une journée et une soirée mémorable.Tout converge vers la satisfaction du visiteur: fleurs, spectacle en soirée, spectacle pour enfants, jardins illuminés, etc.Le visiteur qui ne possède pas de moyens de transport peut visiter les jardins qui sont inclus dans les tours de ville.Pour celui qui désire consacrer une journée de marche à Victoria, toute sa journée peut être concentrée autour du port.Une visite au bureau d'information touristique donnera un bon aperçu des endroits à visiter.Le musée provincial mérite une attention particulière.On peut facilement y passer une demi-journée.Chaque salle attire l'attention du visiteur et tous les sujets sont abordés: la faune, la flore, l'histoire, la préhistoire, la colonisation, l'industrie du bois, l'art indien, la vie et les coutumes des Indiens de la côte ouest du Pacifique, etc.Il y en a pour tous les goûts et l'entrée est libre.Le Miniature World, adjacent à l'hôtel Empress, intéressera sûrement plus les adultes que les enfants.Le souci du détail émerveille quiconque visite ce musée.On peut même y retracer l'histoire du Canada.Comme plusieurs, j'ai eu des préjugés croyant que c'était une attraction La rue Old English, à Victoria, est la reconstitution d'un village anglais de style Tudor con struit au 17e siècle.orientée surtout vers les enfants.Je me suis vite rendu compte que c'était une merveilleuse histoire que seul l'adulte peut apprécier à sa juste valeur.Undersea Gardens renferme des centaines de spécimens de la faune aquatique que l'on retrouve dans le détroit de Georgia.Crustacés, mollusques, requins, peuvre, poissons de toutes sortes sont sous vos yeux à environ 3 mètres sous le niveau de la mer.À toutes les heures, un plongeur donne un spectacle qui fera la joie des enfants et des adultes.Le Parlement est vraiment une oeuvre d'architecture.On peut le visiter gratuitement et un guide francophone est disponible.L'architecte du Parlement est le même qui a fait les plans de l'hôtel Empress du Canadien Pacifique.Le soir, il est illuminé de centaines d'ampoules de quoi combler le photographe amateur.Victoria ne se limite pas à ces quelques attractions.Le musée de cire, le musée d'automobiles antiques, le parc Beacon Hill, le païc ! Thunderbird, le Bastion Square, l'hôtel Empress, le golf, la pêche en haute mer, le quartier luxueux 1 des Uplands, le château Craigdd?-\" roch et plusieurs autres répondent aux besoins de tout visiteur.il i ii Enfin, les restaurants abondent.1 On peut y déguster fruits de mer, i mets chinois, cuisine canadienne!, ou internationale.Mais, sans chercher à faire de la publicité, le restaurant Sam's Deli, près du port mérite qu'on s'y arrête pouc, déguster des sandwiches dont qp se souvient longtemps et ce à prix populaire (4 à $5).Il est égale-, i ment possible de déguster cesi,» sandwiches au restaurant du musée provincial.Les files d'attentes attestent de leur qualité.L'attenté en vaut la peine.On quitte Victoria, en rapportant un souvenir agréable de cette ville unique sur la côte du PacifP que.v ÈVRIER 1982 JUACAKCES VOXAQE- Y 5 Le prix dès billets d'avion vers l'Europe: 10 pour cent de plus que l'été dernier lr.:, P.Michel-G Tremblay Au moment même où la 2Ï Commission européenne du toflrisme est au Canada, les 23 pgys-membres lançant leur offensive '82 dans un hôtel de Montréal cette semaine, afin de ïajre la promotion de l'Europe cppime destination de vacances, \u2022les compagnies aériennes ont sorti en douce leurs nouvelles grilles tarifaires pour l'été.La surprise sera de taille pour ceux qui pensaient pouvoir s'offrir Paris ou Londres cet été en se fiant au prix actuel de 459$, le tarif le moins cher valide jus-qtfà la mi-mars, puisqu'ils devront payer le double, 100 pour cent d'augmentation, pour aller à Paris au mois de juillet.Ces augmentations affecteront-elles le tourisme vers l'Europe?Il paraît que non.Les dirigeants de la CET ont la conviction que les Canadiens réalisent que la force de leur dollar leur permet maintenant de passer des vacances à meilleur compte en Europe.Et que la difference entre les prix de cette année et ceux de l'année dernière, au niveau des billets d'avion, n'est pas si grande.En comparant les prix actuels des billets d'avion à ceux de l'été prochain, il est vrai que les hausses peuvent paraître exorbitante, mais en réalité, les augmentations ne sont que de l'ordre de\" 10 pour cent environ sur les prix de l'an dernier.En effet, en 1981, il en coûtait 772$ pour faire Montréal-Paris aller-retour en haute saison, et que les prix pour les' vols en saison intermédiaire (juin et septembre) étaient de 666$.En 1982, voyons donc les nouveaux prix selon les principaux transporteurs.Afin de faciliter cette présentation, nous avons divisé les périodes en haute, in- termédiaire et basse saison, et qui correspondent globalement au mois de juillet pour la haute saison, de la mi-mai à la mi-juin pour la saison intermédiaire, et avant la mi-mai pour la basse saison.Nous vous donnons ces chiffres sous toutes réserves puisque, au moment de notre enquête, les compagnies aériennes n'étaient pas tellement sûres de leurs informations.Chez Air France, nous retrouvons deux types de billets bon marché: les vols Vacances, la boîte-à-lunch, qui coûteront 858$ en haute saison, 756$ en saison intermédiaire et 672$ en basse saison;' l'autre type de billet économique coûtera 918$ en haute saison, 816$ en saison intermédiaire et 732$ en basse saison.Pour British Airways, le voyage Montréal-Londres aller-retour sera de 834$ en haute saison , 762$ en saison intermédiaire et 666$ en basse saison.Chez Wardair, les prix des billets pour les vols vers Paris seront de 872$ en haute saison, de 770$ en saison intermédiaire et de 686 en basse saison Quant aux vols Montréal-Londres, les prix sont identiques à ceux de British Airways et d'Air Canada.Enfin, pour Air Canada, la nouvelle grille est la suivante: les billets Noliprix vers Paris, c'est-à-dire à meilleur compte, en haute saison seront de 858$, de 756$ en saison intermédiaire et de 672$ en basse saison.Quant aux billets similaires vers Londres, ils coûteront 834$ en haute saison, 762$ en saison intermédiaire et 666$ en basse saison.Comme vous le voyez, l'Europe ne sera pas une destination bon marché.Mais il parait, d'après les spécialistes des compagnies aériennes, que les Canadiens ont les moyens de payer les nouveaux prix qui seraient plus conformes à la réalité, et que les compagnies aériennes ne peuvent plus subventionner les vacances des voyageurs.Plus que jamais, la disparition du chef de file dans la vente des billets à bas Drix.Laker Air- ways, se fera sentir et, doréna- ne se laissant plus dicter les prix, voyageurs subissent une période gnies aériennes, une période de vant, les compagnies aériennes il faut s'attendre à ce que les de vache maigre, et les compa- vache grasse. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1982 I Une ville à votre Y 7 New York se reconnaît par ses 104 gratte-ciel, 23,400 restaurants, 410 salles de spectacles, 106,000 chambres d'hôtel.C'est inimaginable! Des centaines de forfaits organisés où tout y est, billets de spectacles à moitié prix, vêtements couturier à prix d'escompte.Tout à fait abordable! Fitzgerald en a parlé, Frank Sinatra l'a chantée, et vous pouvez en bénéficier.New York est unique par son charme et son esprit romanesque.Cette ville est incroyable, abordaole, et elle constitue le pouls du monde.Pour vous rappeler de tous les secrets spéciaux de New York, conservez cette annonce à titre de référence.La plus glorieuse cité du inonde.Un, deux.Trois, et vous y êtes.C'est vraiment un jeu d'enfant.Toute compagnie aérienne d'importance peut vous faire des réservations.Souvent à bas prix d'excursion.Certaines villes ont un service de navettes à toutes les heures.Ou, même votre agent de voyages est en mesure de vous préparer un forfait détaillé.New York a accueilli l'an dernier 17,000,000 de visiteurs arrivant par avion, train, bateau ou voiture, pour voir, sentir et tomber en amour avec cette ville.Cette année, nous aimerions vous accueillir.' Venez donc sans tarder.Vous ne savez pas où vous loger?Que désirez-vous?La splendeur des nouveaux hôtels ou la majesté d'antan?New York peut vous offrir une atmosphère intime à l'européenne ou traditionnelle à la japonaise.Que ce soit une suite dans un penthouse ou un gîte dans un coin tranquille, votre agent de voyages les connaît tous.La variété est vraiment infinie: séjournez à raison de $29.50 par nuit, jusqu'à $700 pour une suite au Plaza.Comment se déplacer?Si vous voulez ne rien rater, emportez vos chaussures les plus confortables et promenez-vous au rythme de New York.Les musées Whitney et Metropolitan ne sont distants Sue de sept rues.Et Bloomingdale, ergdorf, Bendel et Tiffany se trouvent réunis dans un rayon de six rues.Mais Coint n'est besoin d'avoir une boussole, es rues sont bien tracées, de sorte que vous ne pouvez vous perdre, peu importe votre excitation.Des taxis, il y en a partout.Les Pages jaunes de Manhattan sont bourrées de services de limousine.La Gray Line vous offre un tour de ville.Et quelle ville! «Palpitant.Ravigorant.Je me sens revivre quand je suis à New York.» / » \u2022 l.cini Ho roc.Tout le monde peut ressentir la même chose.East Side, West Side, dans toute la ville.L'étonnante variété de restaurants, magasins, galeries, musées.New York en constitue le centre.Faites le tour du monde sans quitter la ville.Les quartiers chinois et italien, Yorkville et le Harlem n'en constituent qu'une partie de l'histoire que nous offre New York.Dans le quartier chinois, même les cabines téléphoniques ressemblent à des pagodes.Dans le quartier italien, vous pouvez marcher de Milan à la Sicile en l'espace de cinq minutes.Yorkville, un quartier où vous retrouvez l'ambiance de Munich.A Harlem, on retrouve quelques-unes des plus belles églises du monde.Shakespeare est toujours à l'affiche, et il y a toujours un événement sportif Îuelconque au Madison Square Garden, 'individu est choyé à New York.New York est, que pourrait-on \u2022 ajouter,.New York.New York m ¦ v, i «Vous trouverez toujours une bonne place dans une des 410 salles de spectacles de New York \u2014 quelques-unes à moitié prix.» Il y a tellement à faire à New York, la nuit, que nous avons publié un dépliant spécial \u2014 portant comme titre (« I Love încw York At Night Packages).Il simplifie les choses.Chambres d'hôtel, repas, billets de spectacles, excursions.Choisissez votre forfait, vos dates et votre agent de voyages fera le reste.Venez voir le réveil d'une ville après le crépuscule, alors que la vie nocturne bat son plein à New York.Dormez quand vous rentrerez chez vous.«Achetez ce qu'il y a de mieux à New York.Si vous ne le trouvez pas ici, il est probablement inexistant.» Ceci prouve à quel point New York tient à vous avoir comme spectateur.TKTS est un lieu spécial sur la 47e Rue, angle Broadway, voué à réduire de moitié le prix des billets.Du théâtre pour satisfaire tous les goûts \u2014 des comédies musicales aux pièces classiques qui ont fait la renommée du Broadway.Saviez-vous que, pour le prix d'un billet de cinéma, vous pouvez assister à un spectacle d'artistes de passage dans un théâtre Off Broadway.Vous trouverez dans le New York Magazine, sous la rubrique Théâtre, la nomenclature des spectacles qui sont à l'affiche.Les meilleurs nouveaux et vieux films dans toute la ville.Le Broadway vous éblouira par la richesse et le talent de ses artistes.Il fait partie de la magie de New York., x Les artistes aiment New York parce que cette ville les choie.Tout y est.Symphonies, opéras, ballets.New York est le paradis des amoureux de l'art.Le fameux Lincoln Center en est la preuve.Parcourez 122 musées et 425 Paieries d'art.Assistez à un spectacle dans une des 410 salles On and Off Broadway.De la danse sous toutes ses formes avec r American Ballet Theatre, Joffrey et le City Ballet, Dance Theatre of Harlem, Alvin Ailey et Martha Graham.Les Rockettes au Radio City Music Hall, Vivaldi au Carnegie Hall, Chopin à l'Avery Fisher Hall, Gilbert and Sullivan au Light Opera de Manhattan \u2014 New York a tout ça.Vous serez servis à souhait, le soir venu: jazz et rythm & blues, musique country et western, musique disco chez Xenon, valse au Roseland.T Elizabeth Taylotf New York satisfera à souhait ceux qui aiment magasiner.Trente magasins à rayons des plus aguichants, y compris le plus important au monde \u2014 Macy.Rendez-vous chez Bloomingdale.la reine Elisabeth l'a fait.Voyez la crème de la mode américaine dans la boutique des grands tels Bill Blass, Calvin Klein et Halson.Ils ont tous fait leur marque à New York.11 y a aussi de la haute couture de France, tricots faits main importés d'Italie et cotonnades d'Angleterre.La Septième Avenue regorge de couturiers de la mode de réputation mondiale.La mode tient vraiment le haut du pavé, à tel point que cette avenue a été surnommée Avenue de la Mode.Venez voir pourquoi les New Yorkais et New Yorkaisfes sont toujours «à la mode».New York est la ville où l'on trouve les meilleures librairies.Vous pourrez remonter le temps dans certains magasins d'antiquités de Madison Avenue, partir à la chasse aux aubaines sur les rues Orchard ou Delancey, pour y trouver des créations de couturiers offertes à tout petits prix.Une pépinière d'artistes vous attend dans l'un des quartiers les plus connus de la Rive Gauche: Soho.Pour trouver ce qui se fait de mieux, choisissez une promenade sur la Cinquième Avenue et si vous êtes en quête d'exotisme, accordez votre préférence au « Upper West Side».Une brochure vous décrira tous les secrets pour vos emplettes à New York: «The Underground Shopper ».Tout ce dont vous aurez besoin est un minimum d'esprit d'aventure et New York vous offrira tout le reste.«Tous mes restaurants favoris se trouvent à New York \u2014 Il en existe 23,400!» Mickey Rooney.D'authentiques restaurants chinois à l'ambiance familiale dans Chinatown, des currys exotiques dans un quartier de New York appelé « Little india», mais ce ne sont pas la tous les délices que vous y trouverez, pensez encore aux Hot Dog longs d'un pied auprès du Zoo de Central Pari, aux élégantes maisons spécialisées en «Nouvelle cuisine», aux bars servant un incomparable caviar, aux vinothèques offrant les crus les plus réputés.sans oublier les pretzels brûlants et les marrons chauds dégustés dans la rue.Une des manières les plus rapides de découvrir les diverses facettes de New York est devant un cocktail \u2014 en haut des 107 étages au Windows on the World, l'un des plus célèbres restaurants panoramiques de New York.Que vous souhaitiez déguster une blanquette de veau parés de vos plus beaux atours, ou savourer un bagel acheté à la boulangerie du coin, vous le pourrez tout aussi bien à New York.Vous serez sans doute particulièrement intéressés par « The Underground Gourmet»,qui vous permettra de déguster une succulente cuisine à des prix très raisonnables.En outre, si vous faites partie d'un voyage organisé, de succulents repas sont souvent inclus dans les forfaits.Nulle autre ville au monde ne vous offre une telle sélection: France, Italie, Pakistan, Grèce, Israël ou l'Ukraine.Espagne, Hongrie, Irlande, Japon ou Corée.sans oublier le Brésil.Un voyage à New York, ce peut-êtrç aussi un retour aux sources de la cuisine! Des trucs qui valent bien des dollars Voici quelques numéros de téléphone que vous serez heureux d'avoir sous la main: Bureau des Visiteurs et Centre de Congrès de New York (212) 397-8222 A tout moment, le « Bie Apple Report» vous permet de vous tenir au courant des événements qui se passent à New York: (212) 976-2323 Le Centre Lincoln vous fournira toutes les précisions sur les activités qui se déroulent dans le Complexe: (212)877-1800 Grâce au Ticketron, vous pourrez faire porter sur votre carte de crédit le prix aes billets pour les spectacles de Broadway ou d ailleurs: (212)977-9020 Pour les événements sportifs qui se déroulent à Madison square èarden: (212) 564-4400 Jazzline est idéal pour les nouvelles «jazzees» d'heure en heure: (212)4234)488 Nos Guides « I Love New York City Travel Guide» et Forfaits «I Love New York at Night Packages» vous sont offerts gratuitement.Remplissez le coupon ci-dessous et nous vous ferons parvenir par retour du courrier ces intéressantes brochures.Elle vous permettront de vivre des moments inoubliables, il vous suffit d'en faire la demande.Consultez votre agent de voyage ou écrivez: New York State Department of Commerce P.O.Box 808-U59 Latham, New York 12110 \u2022 Veuillez me faire parvenir les brochures «I Love New York City Travel Guide» et «I Love New York at Night Packages» Y 8 3BCANCES VOMER.LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1982 S BREF En Allemagne Avec la réédition de leur programme «Courts séjours», les Chemins de Fer de l'Allemagne Fédérale offrent aux intéressés de découvrir ce pays en train et de séjourner pendant 3, 4 ou 7 jours dans l'un des centres de vacances les plus agréables d'Outre-Rhin.On y a choisi 7 stations touristiques, possédant des installations modernes et un climat exceptionnel (surtout pour les gens du 3e Age).Pour favoriser touristes et voyageurs, l'Allemagne Fédérale a lancé une nouvelle série de spéciaux appelés: les «Passe-temps Wunderbar», «l'Art Wunderbar», les «Excursions à pied Wunderbar».Il y a aussi les «Cavalcades», les «Aventures», les «Cyclo-tours Wunderbar»! Ce programme d'aubaines comporte des forfaits et des prix fort intéressants, dans les hôtels, les auberges, les restaurants, les activités de loisirs, les événements culturels, etc.On peut obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, en s'adressant à l'Office National Allemand du Tourisme, C.P.417.Place Bonaventure, Montréal H5A IB8 (878-9885).Villes «classées» en Chine Pékin, (AFP) \u2014 Vingt-quatre villes chinoises célèbres pour leur histoire ont été classées récemment parmi les sites nécessitant une protection spéciale, a rapporté le «Renmin Hibao» (quotidien du peuple).Parmi ces villes figurent notam-mant la capitale actuelle Pékin, ainsi que deux anciennes capitales impériales situées dans le centre du pays Xian et Kaifeng, l'ancienne résidence d'été des empereurs de Chine, plusieurs grands centre touristiques tels que Hangzhou, Suzhou et Guillin et enfin Yanan, le berceau de la révolu-tionchinoise.Selon le «Renmin Ribao», la décision de classer ces villes a été prise par le gouvernement afin «de contribuer à la mise en place d'une société spirituelle socialiste et développer l'industrie touristique chinoise».Elle stipule en particulier que la modernisation de ces villes doit être étroitement liée à la protection des monuments historiques qu'elles renferment et que la pollution doit y être strictement contrôlée.Interdiction du nudisme DJAKARTA (AFP) \u2014 Le nudisme, qui trouve de plus en plus d'amateurs sur les plages de l'île de Bali, va être combattu par une campagne d'information anti-nudisme, ont annoncé les autorités de rile.Hôtels, bureaux de voyages, postes, banques et services d'immigration seront mis à contribution dans cette campagne déjà commencée avec l'affichage des normes de bienséance exigées par les autorités indonésiennes et fixées dans un décret promulgué en 1974, tombé depuis en désuétude, indique l'hebdomadaire Tempo.Selon Tempo, la tradition des femmes balinaises au buste nu (tradition en voie d'extinction) est avancée par les touristes pour justifier leur nudité.C'est le gouverneur de Bali, M.Ida Bagus Mantra, qui est à l'origine de cette décision de faire réappliquer, sans trop de rigueur toutefois, le décret de 1974.Réouverture des grottes d'Altamira Santander, Espagne (Reuter) \u2014 Après une fermeture de plus de quatre ans, les grottes d'Altamira, dans le nord de l'Espagne, vont rouvrir au public, mais d'une manière très limitée.Quinze visiteurs par semaine y seront admis à titre d'essai, alors qu'à leur fermeture, en 1977, elles en accueillaient dans les trois milliers par jour, venus admirer les peintures préhistoriques.La multiplication du tourisme avait provoqué la détérioration des peintures murales.Des spécialistes du monde entier ont été consultés pour les travaux de restauration.Un matériel moderne a été installé, destiné à mesurer tout chagement atmosphérique risquant d'aggraver la détérioration des peintures.Le trafic de Swissair en 1981 étapes de son réseau, Swissair a transporté 7.303.015 passagers/ soit 350.000 ou 5% de plus qu'en 1980.A cela s'ajoutent 187.679 tonnes de fret (+6%) et 16.951 tonnes de courrier (+15%).Avec les 50 avions de sa flotte, la compagnie a effectué 75.787 vols, contre 77.512 en 1980.L'offre de transport a atteint 2,56 milliards de tonnes-kilomètres, soit 1,8% de plus que l'année précédente.Les tonnes-kilomètres utilisées se sont accrues de 7,3% pour s'établir à 1,53 milliard.L'augmentation a été de 7% pour les passagers, de 7,5% pour le fret et de 15,8% pour la poste.Cette reprise réjouissante du trafic s'est répercutée sur le taux d'occupation des sièges, qui a passé de 62 à 65% et sur le coefficient moyen de chargement, qui a passé de 57 à 60% L'étude des résultats par secteur montre que l'Extrême-Orient a connu la plus forte augmentation (+14%) grâce surtout au fret et à la poste.La demande sur les lignes à destination de l'Afrique -(+9%) aégalementsuiviuneévolu-tion très positive.Avec une croissance de 6%, l'Atlantique nord a connu le coefficient de chargement le plus élevé (74%), ce qui est remarquable au vu de l'offre générale très élevée dans ce secteur.La demande s'est animée dans une même mesure en Europe (+6% environ), mais les coefficients de chargement sont restés moins élevés.Au Moyen-Orient, le taux de croissance a été de 4%, tandis qu'il a fallu se contenter d'une augmentation de trafic de quelque 3% sur l'atlantique sud.En 1981, le réseau de lignes de Swissair avait une longueur totale de 269 978 kilomètres et comptait 93 destinations dans 64 pays sur tous les continents, à l'exception de l'Australie.Le module de gestion et intervention touristiques et le département de recherches urbaines de l'UQAM ont présenté cette semaine leur premier cahier de recherche en tourisme intitulé Téoros, «celui qui voyage».Cette publication fera connaître les rapports de recherche et les études scientifiques des étu-diants(e) et des professeurs du module tourisme ainsi que d'autres départements de l'UQAM.La revue Téoros traite de toutes les questions relatives au phénomène du tourisme: les aspects social, culturel, économique et politique.Le premier numéro, en vente au prix de 3 $, est consacré à l'étude de l'hospitalité. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 20 FÉVRIER 1982 AU TEMISCAMINGUE JZACMfCES VOifflSL Y 9 Laniel, l'étape pour une aventure de chasse ou de pêche Dans ce merveilleux «pays» d'air pur et de grande nature qu'est la région de l'Abitibi-Témiscamingue, les chasseurs et les pêcheurs, qu'ils soient Québé- FERNAND BEAUREGARD cois, Canadiens des autres provinces ou touristes d'outre-45e et d'ailleurs, découvriront de vastes forêts giboyeuses et plus de 100,000 lacs et cours d'eau regorgeant de poissons de toutes espèces.Sur cet immense territoire dont de nombreux secteurs ne sont accessibles que par bateau et hydra- vion, il existe un petit village portant le joli nom de LANIEL.Avec ses 84 habitants, ce qui en fait la plus petite localité du Té-miscamingue, Laniel évoque plutôt l'un de ces anciens postes de traite du temps où les colonisateurs français et anglais pratiquaient le commerce des fourrures avec la population indienne alors maîtresse des lieux.Son site idéal, le long d'une baie qui donne accès au magnifique lac Kipawa, en fait la porte d'entrée du Témiscamingue pour les «Nemrods» contemporains qui s'y rendent de plus en plus nombreux.Un pourvoyeur de la région de Laniel profite d'un rare moment de loisir pour faire une tournée de son domaine Des 150 pourvoyeurs (-outfitters*) que compte l'Abitibi-Témis-camingue, 23 sont regroupés soit au village même de Laniel, soit dans les îles a voisinantes.Ces pourvoyeurs sont, sans contredit, les personnages-clé de cette région qui à l'attraction d'une nature incroyablement fascinante ajoute, en boni, un habitat mer-veilleuxpourlegibieretlepoisson.Surnommés les «hôtelier de la forêt», ils vont satisfaire à tous les besoins des chasseurs et pêcheurs qui ont eu la bonne idée et aussi la bonne fortune de s'adresser à eux.Ils peuvent vous vendre munitions, agrès de pêche, vêtements appropriés pour la saison, fournir les cartes détaillées du secteur où vous déciderez de tenter votre chance, louer canot, chaloupes, embarcations à moteur, vous transporter en hydravion si vous le désirez.Un certain nombre d'entre eux sont propriétaires de camps de pêche ou de chasse tout équipés (ameublement complet, literie, vaisselle et ustensiles, galeries grillagées et dans certains cas, foyers).Ces camps installés dans les îles sur la rive des lacs, au coeur de la sauvage majesté du Témiscamingue, vous offrent, à des prix de location fort raisonnables, non seulement l'occasion de faire d'excellentes chasses (orignaux, chevreuils, renards, loups, ours, etc.) et d'effectuer de bonnes pêches (truites grises, achigans, dorés, maskinongés, brochets, etc.) mais aussi le plus formidable dépaysement qu'il soit possible d'imaginer.Ces pourvoyeurs, qui ont percé le secret des forêts et des lacs de la région où ils opèrent, peuvent, si vous le désirez, se transformer en guides, assurant ainsi aux non-initiés, le succès de leurs excursions.J'ai personnellement passé, dans ces îles en compagnie de deux propriétaires de camps, 48 des plus belles et reposantes heures de ma brève carrière comme chroniqueur touristique.Et, piètre pêcheur que je suis, j'ai réussi à extraire des sombres profondeurs du lac Kipawa, une magnifique truite grise de huit livres et demie.N'est-ce pas assez pour que je tombe amoureux du Témiscamingue, que ces sympathiques pourvoyeurs de Laniel m'ont fait connaître.J'y retournerai un jour prochain et j'espère vous y rencontrer.Si vous arrivez en Abitibi-Té-miscamingue à Val d'Or où vous a déposé l'avion d'Air-Canad ou de Québécair, la façon la plus commode de vous rendre à Laniel est de louer une voiture et de prendre la route de Rouyn-Noranda, direction ouest: distance 107 kilomètres.Continuez vers l'ouest jusqu'à Ville-Marie, un trajet de 142 kilomètres.Vous êtes maintenant au Témiscamingue.Direction sud vers Temiskaming.Laniel est à mi-chemin soit environ 40 km de Ville-Marie.La signalisation routière est excellente et l'état des routes sauf en quelques rares secteurs vous permet de rouler à vitesse respectueuse.Vous voilà parvenu à destination.Si l'heure est tardive et si vous préférez faire halte pour la nuit avant d'entreprendre votre expédition de chasse ou de pêche, aucun problème.Pas de longues recherches pour trouver gîte et couvert.Une seule auberge de type motel avec bar et restaurant.C'est là que vous pourrez rencon- trer les Laniellois qui tout.en pratiquant le grand sport régional qui consiste à «tirer» la pipe des «gars de la ville» vous familiariseront avec leur merveilleux patelin.Le lendemain matin, le pourvoyeur de votre choix conv-plétera votre équipement et vous partirez enfin à la découverte du merveilleux Témiscamingue. HOSTELLERIE L'auberge Chez Bacchus de Saint-Sauveur des-Monts La petite hôtellerie de village est en péril au Québec.Lors du dernier congrès de l'Association des hôteliers de Québec, les propriétaires de ces PME touristiques ont expliqué qu'ils n'avaient pas le choix: pour survivre dans les conditions économiques actuelles, ils doivent se transformer en brasserie et cesser de louer des chambres.Sinon, ils sont voués à disparaître à plus ou moins long terme.Mais il y a des exceptions.Le couple Gisèle Patry et Peter Berger a choisi pour sa part le chemin difficile de transformer un vieil hôtel de village en une auberge.Connu à l'époque sous le nom de l'hôtel Aubry, l'hôtel de St-Sauveur a donc été acheté il y a trois ans par ce couple qui compte une vingtaine d'années d'expérience hôtelière.Située rue Principale, à l'entrée du village, l'auberge n'a pas changé de physionomie.Extérieurement, elle a toujours l'aspect de l'hôtel de village construit à la fin de la guerre, et madame Patry ne se gêne pas de qualifier les 22 chambres de son auberge de fort modestes.D'ailleurs, dans le répertoire des hôtels du Québec, Chez Bacchus ne satisfait pas aux exigences minimales d'«une fleur de lys» qui correspond au confort élémentaire.Madame Patry en est bien consciente, « l'argent coûte trop cher pour que nous fassions des rénovations », mais elle sait que sa clientèle est actuellement heureuse de pouvoir s'offrir les Laurentides à très bon marché.En effet, pour 20$ par jour pour deux personnes, le moins que Ton puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un prix exceptionellement bas pour la région, et qu'il est normal de ne pas s'attendre à trouver des meubles de grand style dans une auberge qui demande 10$ par jour par personne.Si les nouveaux propriétaires n'ont pas mis l'accent sur le décor, ils ont toutefois réussi à «offrir» une table plus que convenable.Pour sa cuisine,le co-propriétaire Peter Berger a en effet obtenu du même répertoire des hôtels du Québec «une» fourchette qui place son établissement à ce chapitre au même titre que des établissements connus comme le Rouet de Val David, ou l'auberge Au bord de la mer de Poin-te-au-Pic.Chez Bacchus a donc 22 chambres, 18 avec douches et lavabo, 4 avec lavabo seulement.En plus des prix cités plus haut, l'auberge offre également des forfaits de 47$ par jour pour deux personnes, ce qui comprend le logement, les repas du matin et du soir, et incluant les taxes et le service.L'auberge est ouverte à l'année, et il n'y a pas de tarif réduit pour les enfants.En somme, les proprios, par leur volonté, leur travail et leur détermination sont en voie de prouver qu'il est possible de transformer un hôtel traditionnel de village en une auberge accessible à tous.Et leur expérience devrait servir d'exemple à d'autres hôteliers du Québec.L'auberge Chez Bachus 101 rue Principale Saint-Sauveur-des-Monts (514) 227-2014 r Pour célébrer l'anniversaire, la troupe présente à partir de la fin de mars un nouveau spectacle évoquant les 50 ans de vie du célèbre théâtre.Le « Radio City Music Hall » célèbre son cinquantenaire lî y a un peu plus ™ de 25 ans, lorsque .mon père amenait sa petite famille à New York, l'événement de ce long week-end, c'était la visite du Radio City Music Hall.Spectacle grandiose a la portée de tous, il ne faut pas oublier que c'était l'époque d'Ed Sullivan, de Jackie Gleason et de toute la ribambelle de «show» à grand déploiement typique à New York, ia visite de cette salle de spectacles avait de quoi impressionner l'enfant que j'étais.A mon grand éton-nement, le « Radio City » exerce toujours le même attrait auprès des étrangers puisque, l'automne dernier, il y avait encore une file d'attente à la porte du célèbre édifice situé au coin de l'avenue Americas et de la 50ième rue.Exerçant le même magnétisme que par le passé auprès des foules, l'institution new-yorkaise entreprend cette année sa cinquantième année d'existence.Avec l'Empire State Building, il s'agit de l'une des attractions touristiques les plus courues de New York et, selon le rela-tioniste Neil Friedman, il y aurait eu 255 millions de spectateurs au cours des cinquante années d'existence du théâtre, surtout connu par sa troupe de danseuses les «Rockettes» et son amphithéâtre de près de 6,000 places, la plus vaste au monde.A l'occasion de cet anniversaire, la troupe présentera à partir du 26 mars prochain un spectacle intitulé «Encore».et qui évoquera toute l'histoire du Radio City Music Hall, ce qui devrait plaire aux nostalgiques."]
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