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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1982-01-05, Collections de BAnQ.

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[" Y \u2022 ^ A' MS VEUT QUITTER MONTREAL photo Jean Goupil.LA PRESSE \"V\" \"?N page 8 photo Paul-Henri Talbot.LA PRESSE photo Robert Nadon, LA PRESSE VOTE DE GREVE REMIS CHAUFFEURS PAS DE QUORUM page A 3 25 cents MONTRÉAL, MARDI 5 JANVIER 1982, 98e ANNÉE, no 3, 66 PAGES, 6 CAHIERS Tél.: 384-4990 CHEZ CLOUTIEFf SERGE PARENT, PHARMACIEN 1221 EST.RUE FLEURY I LIVRAISON 7 JOURS Le premier investissement de Petro-Canada à Montréal a été annoncé hier: il s'agit de la construction d'une usine de revalorisation des huiles lourdes, au coût de $100 millions.page C 1 VITE, DU SABLE! Quinze millimètres de pluie sur Montréal, hier.On nous avait prévenus: verglas se changeant en pluie.Ce sont les piétons qui ont constaté les premiers que c'était glissant; témoin, cette femme.Comme le suggère Lysiane Gagnon dans sa chronique: vite, du sable! page A.4 j PLUS 7 m B&Si l / / PLUS SEXY La vague féministe ne semble guère avoir emporté l'adhésion des spécialistes de la lingerie féminine qui nous proposent cette année des sous-vêtements dignes des stars d'Hollywood.Pen-\\ sée en fonction de la séduction des hommes, la nouvelle lingerie est audacieuse, provocatrice et réduite à l'essentiel.page D 1 LE DRAME DES PROPRIOS LES PLAINTES ABAND LOGEMENT SONT > ém Va > Les propriétaires sont impuissants à récupérer les sommes dues par les locataires qui abandonnent leur logement, souvent en pleine nuit, plutôt que d'acquitter les arrérages de loyer, page B 1 1 LA CRISE POLONAISE MISE EN LE «BLOCADREN» AU SECOURS DIX, SANCTIONS GHANA L'EX-PRÉSIDENT DES CARDIAQUES LIMANN ARRÊTÉ page À 2 page B 2 SOMMAIRE Annonces classées: C 6 à C 8 Arts et spectacles \u2014 Informations: B 3 à B 5 Décès, naissances, etc.: C 9 Économie: C 1 à C 5 Êtes-vous observateur?: C 6 FEUILLETON: C 7 Horoscope: C 8 Le monde: B 2 Météo: A 2 Mot mystère: C 8 Pleins Feux: A 8 Quoi faire aujourd'hui: B 6 Tele-câble: B 3 Télévision: B 3, B 5 \u2014 Horaires: B 6 Tribune libre: A 7 Vivre aujourd'hui: D 1, D 2 TABLOÏD SPORTS Bondes dessinées: 12 Contact: 9 à 11 Mots croisés: 12 ÉDÎTO LES DÉPUTÉS DOIVENT MODÉRER LEUR APPÉTIT PAR VINCENT PRINCE page A 6 Montréal Trust Un réseau complet et efficace de BUREAUX IMMOBILIERS rjC< PROFITEZ DE NOTRE RÉGIME 4\\é \\ ENREGISTRÉ D'ÉPARGNE LOGEMENT \\ «A £2 UN ABRI FISCAL AVANTAGEUX \\ ¦ J jS PLACE VILLE-MARIE/ 861 -1681 / Vt |V CENTRE COMMERCIAL FAIRVIEW/695-5230 A SHERBROOKE (819) 565-1933 ^/J^ \u2022 f i c A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 JANVIER 1982 Les tension monte chez les facteurs OTTAWA (PC) \u2014 Si ses négociations avec la nouvelle Société des postes en vue d'une nouvelle convention collective n'aboutissent pas cette semaine, le Syndicat des facteurs franchira une étape légale de plus qui pourrait conduire ses 22,000 membres à une grève nationale.Le président du syndicat, M.Robert McGarry, a déclaré hier au cours d'une entrevue qu'il était prêt à demander l'intervention du ministre du Travail, M.Charles Caccia, si les discussions \u2014 en cours depuis octobre r- ne résultaient pas en une entente avant la fin de la semaine.Si M.Caccia désigne un médiateur, ce dernier devra lui remettre son rapport dans les deux semaines suivantes.Et.sept jours après la publication du rapport par le ministre, les facteurs pourront légalement déclencher la grève.Les facteurs, qui désirent pour l'instant un contrat d'un an, ont un passé beaucoup moins militant que les postiers ou travailleurs des postes à l'intérieur.Depuis 1970, ils ont tenu des grèves rotatives à deux reprises, soit en 1970 et en 1978; ils n'ont pas débrayé illégalement et n'ont pas fait de grève à l'échelle du pays.M.McGarry a qualifié de frustrantes les négociations actuelles, en précisant que la nouvelle corporation semblait aussi empêtrée dans la paperasserie administrative que l'ancien ministère des Postes.«Ils étaient supposés avoir changé.En fait, ils fonctionnent exactement comme un ministère», a-t-il dit.Le Syndicat des facteurs est une des 20 unités des divers employés des postes qui doivent négocier avec les nouveaux dirigeants sous la direction de M.Michael Warren, devenu grand patron des services postaux en octobre, quand ces derniers ont été transormés en société d'Etat.Auparavant, les employés des postes, comme les autres employés du gouvernement fédéral, devaient négocier avec le Conseil du Trésor.Le dernier contrat de travail des facteurs est expiré le 31 décembre 1981.Il prévoyait un taux horaire de base de $9.88 pour tout employé de deux ans d'expérience, avec en plus une allocation d'ajustement au coût de la vie qui portait ce salaire horaire à $10.38.M.McGarry a ajouté que le syndicat cherchait également à obtenir pour ses 3,500 employées le congé de maternité avec plein salaire, déjà accordé aux travailleuses de l'intérieur, l'été dernier après une grève de 42 jours.Le syndicat demande une hausse salariale plus substantielle.L'an dernier, le syndicat a rejeté l'offre gouvernementale de 79 cents additionnels pour la deuxième année d'une convention de deux ans, a rappelé M.McGarry.Pour les vacances, les facteurs demandent des conditions que les postiers n'ont pas pu obtenir, soit quatre semaines après cinq ans.Les postiers ont obtenu quatre semaines après huit ans.Le syndicat veut aussi que la Société des postes paie en entier le coût des séances d'arbitrage tenues pour régler un grief.Depuis la création de la nouvelle société, ses employés sont passés sous la juridiction du Code du travail; auparavant, ils étaient sous celle de la Loi des relations de travail au sein de la fonction publique.Selon cette dernière, le grand public réglait la facture des séances d'arbitrage, mais suivant le Code du travail, les syndicats doivent partager de telles dépenses à moitié avec l'employeur.M.McGarry a souligné que de telles dépenses pouvaient atteindre $1,000 par jour.Le Syndicat des marins ne veut pas d'une enquête menée par les Transports Le président du Syndicat des marins canadiens, Roman Gralewicz, a dénoncé avec vigueur, hier, l'indifférence des propriétaires de navires en matière de sécurité, les bureaucrates CONRAD BERNIER du ministère fédéral des Transports, et réclamé au nom de tous les marins canadiens et des familles des victimes qu'une enquête, présidée par un juge de la Cour supérieure, soit entreprise dans Roman Gralewicz les plus brefs délais pour faire toute la lumière sur l'incendie qui a ravagé, dans la nuit du 25 décembre, le pétrolier Hudson Transport et coûté la vie à sept marins.En présence de plus de deux cents marins réunis en assemblée générale, hier, à Montréal, Roman Gralewicz a de plus affirmé que le syndicat des marins canadiens, qui rejette une fois pour toutes les enquêtes-maison du ministère fédéral des Transports sur les tragédies maritimes, mènera en 1982 une lutte acharnée pour forcer le gouvernement fédéral à repenser de fond en comble toute sa législation relativement aux mesures de sécurité sur les navires et pour obliger les propriétaires de navires à mettre en pratique la législation.«C'est trop de tragédies et trop de morts, et l'époque des excuses de toutes sortes est révolue, a lancé le président Gralewicz, au cours de sa brève harangue.Nos marins sont des travailleurs responsables, des payeurs de taxes et d'impôts qui sont en droit d'exiger que le gouvernement fédéral et les propriétaires de navires prennent leurs responsabilités.Pour nous, désormais, c'est clair: nous travaillerons quand les mesures de sécurité sur les navires seront adéquates et rigoureusement mises en application».TA MÉTÉO AUJOURD'HUI: Min.: -8 Max.rl AVERSES DE NEIGE EN MATINÉE DÉGAGEMENT GRADUEL PAR LA SUITE DEMAIN: La Quotidienne Tirage d'hier 5-1 -7 Québec États-Unis \tMin.\tM«X.Autourd-hui\t Abit.bi\t-15\t-10\tNuogeux avec neige Outoouois\t-8\t0\tRafales Lowentidei\t-8\t-5\tNekp Cantons de l'Est\t0\t0\t Mourkio\t-8\t0\tNeige Québec\t-8\t0\tNeige loc-Soint-Jeon\t-8\tO\tNeige Rimouski\t-1\t-1\tNetgo(IOcm) Gaspciio\t-1\t-1\tNeige(IOan) Baie-Comeoo\t-2\t-2\tNeige i 10 n 15 cm} SepMloi\t-2\t-2\tNtigt(IOal5an) Canada\t\t\t \tMin\t\t Victoria\t-3\t0\tNvogeui Edmonton\t-32\t-27\tPart, couvert Regtno\t-38\t-28\tDégagement Winnipeg\t-30\t-22\tNuageux Toronto\t-3\t-1\tPar.couvert Frederkton\t-5\t7\tPW Halifax\t-2\t9\tPMi ChaHottetown\t-3\t7\tPI* Saint-Jean\t1\t3\tNuageux Boston Buffalo Chicago Miami New York Moi.8 7 Min 3 4 -13 -3 16 23 -2 6 Min.Mai.Nlle-Orléans 19 25 Pittsburgh 0 4 San Francisco 3 9 Washington -2 2 les capitales Amsterdam 5 8 Athènes 9 18 Acapulco 20 31 Berlin 6 10 Bruxelles 4 13 Buenos Aires 18 30 Copenhague 1 3 Genève -2 8 Hong Kong 16 21 U Caire 9 22 Lisbonne 10 17 Londres 10 12 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidod Vienne Min Ma, 0 11 -26-17 7 -17 7 1 -2 -10 5 22 25 -9 12 15 4 0 9 31 i Le Blocadren pourra être utilisé pour réduire les risques après un infarctus f I « | 1 1 V « t i R e Un médicament d'origine canadienne qui permet de réduire les risques de mortalité à la suite d'un infarctus vient d'être approuvé au Canada.Il s'agit du Blocadren (maléate de timolol) découvert dans les laboratoires de Merck Frosst Canada, à Montréal.Ce médicament est de la famille des béta-bloquants, et il est le premier à être homologué au Canada ou ailleurs au monde pour réduire les risques de mort d'origine cardiaque et de récidives d'infarctus.i mm* m m I : :.Le Dr Burton K.Watson, qui a mis au point le Blocadren à la fin des années '60 avec l'aide d'une équipe de sept chimistes.photo ^ PRESSE C'est ce qu'expliquaient hier, en conférence de presse.M.Hubert Martel, président de Merck Sharp & Dohme Canada, et le docteur J .-L.Mailloux, directeur des services médicaux.Était également présent le Dr Burton K.Wasson, qui est à l'origine de la mise au point de ce médicament à la fin des années 60, de concert avec sept autres chimistes de Merck Frosst.Mais quand Blocadren fut commercialisé, en 1977, on l'utilisait pour réduire la pression artérielle et traiter l'angine de poitrine.On MARIANE FAVREAU a par la suite découvert que Blocà-i dren était efficace pour réduire la3 pression occulaire qui entraîne le glaucome.Or, une autre application de ce; médicament « chanceux » vient-d'être confirmée par une étude ! scientifique menée en Norvège : soit son efficacité chez les patients qui ont subi une première crise cardiaque.Dans une propor-i tion de 40 p.ce., il amène une ré- ! duction de la mortalité consécu-1 tive à cet accident cardiaque.Ce pourcentage est encore plus élevé (49.6 p.c.) si l'on ne considère que ! le groupe de malades présentant des risques élevés de mortalité.j Selon les spécialistes de Merck Frosst, les doses utilisées pour i traiter la haute pression ou pour ! prévenir une mort subite sont sen- ; siblement les mêmes.Les effets ; secondaires sont relativement mi- ! nimes, mais on le déconseille aux ! patients qui auraient des difficultés respiratoires ou de l'insuffisance cardiaque.Ce médicament, comme les \\ autres bêta-bloquants auxquels on ; s'intéresse, est une substance ; chimique qui réduit en partie les ¦ activités du système nerveux au- ! tonome ou involontaire.; Comme les maladies cardiaques ont une incidence de mortalité i double de celle du cancer, comme \\ les risques de mort subite aug- ; mentent de 15 p.c.l'année qui suit ¦ un infarctus et de 5 p.c.par la \\ suite, on peut juger de l'utilité \\ d'un médicament efficace pour ; prévenir ces décès.photo Robert Nadon.LA PRESSE Les frères ennemis ont pu cogner à qui mieux mieux pendant une quinzaine de minutes avant l'arrivée des policiers sur les lieux.UNE ARRESTATION À CONCORDIA La bagarre éclate entre partisans et opposants de l'iman Khomeiny f Une bagarre impliquant près de 200 étudiants pro et anti-khomeinystes a éclaté, hier, à l'université Concordia, faisant au moins cinq blessés et des domma- AMDRÉ CIDILOT_ ges relativement importants à l'intérieur de la bâtisse.Un seul des manifestants a été arrêté par la police de la CUM.Selon les renseignements obtenus, l'incident s'est produit juste avant le début d'une réunion orga- nisée par l'Association des étudiants musulmans pour discuter du régime politique et religieux en Iran.Quelque 200 personnes s'apprêtaient à entrer dans une salle du quatrième étage de l'université Concordia boulevard de Mai-sonneuve, lorsque la bagarre a éclaté.D'après des témoins, le nombre des belligérants a pu atteindre une trentaine à un moment donné, se frappant surtout à coups de poings et de pieds.Certains utilisaient les manches de bois de pancartes qu'ils avaient emportées avec eux ou encore de chaises qui se trouvaient sur place.Plusieurs personnes ont été blessées, dont cinq suffisamment pour être traitées à l'hôpital, selon un porte-parole de la police de la CUM.«Les coups volaient de partout.J'ai tenté de séparer quelques-uns des bagarreurs, dont un s'en est pris à l'un de mes amis, mais c'était presque impossible tellement la foule était dense et agitée», de raconter un étudiant de l'Université de Montréal opposé au régime des ayatollas iraniens, Amir K., tout en montrant des gouttelettes de sang sur son manteau.Les protagonistes se sont affrontés durant une quinzaine de minutes avant que les policiers de la CUM, au nombre d'une quarantaine, réussissent à mettre fin aux hostilités.Un manifestant qui continuait de chercher noise à certaines gens, à l'extérieur du campus universitaire, a été appréhendé et conduit au poste 25 de la CUM, dans le centre-ville.r V \u2022 ft.LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 JANVIER 1982 la presse Guy Gauthier Un CLSC poursuivi pour $603,918 JULIETTE (PC) \u2014 Une action en dommages, an montant de $603,918 a été signifiée au centre local de services communautaires de Saint-Ga-briel-de-Brandon qui a une succursale à Saint-Michel-des-Saints, et au docteur Bernard Chartrand, médecin à ce CLSC.C'est l'ancien député de Ber-thier à y Assemblée nationale, le docteur Guy Gauthier, qui intente cette poursuite contre son ancien employeur et contre le nouveau médecin qui y pratique depuis quelques mois Cette procédure judiciaire qui devrait connaître un certain dénouement aujourd'hui, en cour supérieure à Joliette, ferait suite à un litige qui pourrait remonter à l'été 1981.A ce moment-là, le docteur Gauthier travaillait au CLSC de Saint-Michel-des-Saints.Un peu avant novembre dernier, on lui aurait demandé sa démission, mais il aurait refusé.Le 3 novembre, à l'issue d'une réunion du conseil d'administration du CLSC, un avis de suspension a été expédié au docteur Gauthier, d'une suspension jusqu'à ce qu'il se soit recyclé.Quinze jours plus tard, le docteur Gauthier aurait reçu un autre avis l'informant cette fois, qu'il était suspendu pour une période de G mois.Dans sa déclaration, le docteur Gauthier dit que sa suspension dans la petite communauté de Saint-Michel-des-Saints a vite-fait le tour de celle-ci et, selon lui, toute la question de sa présumée incompétence serait connue de tous.Les avocats des défendeurs, le CLSC et le docteur Chartrand, présenteront une requête pour adjudication aujourd'hui afin d'obtenir des précisions à propos de certains articles contenus dans la déclaration de l'action du docteur Gauthier.Entre-temps, l'ancien député pratique la médecine chez lui, à ses bureaux de Saint-Michel-des-Saints, porte voisine du CLSC-BrandonNord.S'IL Y A CONFLIT A LA CTCUM Les détenteurs de CAM seront remboursés Advenant une grève ou un lock-out au niveau de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM), les délenteurs de la carte autobus-métro (CAM) ne MICHEL OIRARP_ seront pas pénalisés financièrement: la direction de la CTCUM a décidé d'accorder à ces usagers une compensation financière en fonction du nombre de jours sans service.C'est ce qu'a déclaré le directeur des relations publiques de la CTCUM, Guy Jeannotte.en ajoutant cependant que la formule de compensation financière qui sera appliquée, n'a pas encore été déterminée de façon officielle.«Chose certaine: les détenteurs de la carte autobus-métro ne perdront rien si jamais il y avait une interruption du service de transport en commun.Par conséquent, ils peuvent acheter leur carte du mois de janvier (en vente jusqu'au 10 janvier) sans avoir peur de gaspiller leur argent», a expliqué M.Jeannotte.En raison de la menace d'une interruption des services de la CTCUM qui se fait sentir depuis la mi-décembre, la vente de la carte autobus-métro pour le mois de janvier a subi une chute relativement importante, une bonne partie des usagers de cette carte n'ayant pas voulu courir de risque.«On n'est pas encore en mesure de fournir, d'ajouter M.Jeannotte, des chiffres précis sur le nom- bre de cartes vendues pour le mois de janvier.Mais, il est bien évident que les usagers du métro et de l'autobus en ont acheté beaucoup moins que prévu.C'est pourquoi il est très important de leur indiquer qu'en cas d'interruption de services, ils ne perdront pas leur investissement.» Rappelons la CTCUM a actuellement des problèmes de relations de travail avec ses chauffeurs d'autobus, opérateurs de metro et employés d'entretien.FAUTE DE QUORUM Le de grève des chauffeurs est remis Malgré les protestations des 1.075 membres présents, la Fraternité des chauffeurs d'auto bus.opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la CTCUM, n'a pu tenir son assemblée hier soir car le quorum est de 1,500 membres sur les 1.200 que compte ce syndicat.Le but de l'assemblée était de donner à l'exécutif «un mandat de grève au moment jugé opportun».En principe la Fraternité a droit de grève le 11 janvier.MADELEINE BERTHAULT S'adressant aux membres présents, le president de la Fraternité.M.Normand Hamelin, a souligné qu'«on se dirige vers un affrontement majeur».Précisant que le syndicat «ne court pas après la grève», M.Hamelin a toutefois ajouté que «cette année la CTCUM nous provoque».Quant au refus de la conciliation.M.Hamelin a expliqué que les négociations sont encore trop jeunes et que certaines clauses auxquelles tiennent les membres n'ont pas encore été discutées.Normalement une autre assemblée devrait être convoquée, probablement pour demain, et l'on espère que cette fois le quorum sera atteint.Par ailleurs il semblerait que la Fraternité entreprenne une campagne de publicité auprès des usagers du transport en commun car «on ne veut pas porter l'odieux d'une situation qui se détériore à cause de l'attitude de la CTCUM».Trêve demandée En fin d'après-midi hier, la CTCUM a de son côté annoncé qu'elle est disposée à renoncer ù son droit de lock-out jusqu'au is PLUSIEURS EMPOISONNEMENTS La mauvaise qualité de la nourriture à Parthenais revient souvent sur le tapis L'empoisonnement alimentaire survenu en fin de semaine du centre de détention Parthenais n'est pas le premier, et la qualité de la nourriture servie aux détenus est dénoncée au moins une fois par année, a affirmé hier M.Jean-Claude Bern-heim, de l'Office des droits des détenus.Il appert en effet que, samedi soir, une trentaine de détenus ont été victimes de vomissements et de diarrhée après avoir mangé de la saucisse de porc.Il y a deux semaines, plusieurs prisonniers avaient décidé de boycotter les repas.Les détenus gardés à Parthenais.on le sait, sont des suspects en attente de leur procès.À cause des congés du temps des Fêtes, il a été impossible jusqu'à maintenant d'obtenir les commentaires tant du ministère de la Justice du Québec que des dirigeants de la prison.Une conférence de presse a toutefois été convoquée pour aujourd'hui par le directeur du centre de détention, M.Gilles Roussel.Pour sa part, M.Bernheim n'a pas manqué de rappeler que les gardiens de Parthenais avaient également fait la grève il y a quatre ans à la suite d'un empoisonnement alimentaire dont avaient été victimes plusieurs d'entre eux.D'après un rapport du syndicat des gardiens à l'époque, l'équipement et les locaux de la cuisine n'étaient pas adéquatement entretenus.Le rapport affirmait aussi qu'on laissait traîner la nourriture et qu'elle était facilement contaminée.D'après Me Gary Martin, qui a rendu public l'intoxication alimentaire de la trentaine de détenus au cours du dernier week-end, les prévenus de Parthenais font «sporadiquement» la grève de la faim depuis deux semaines.Les repas étant préparés longtemps à l'avance, a-t-il expliqué, ils sont souvent froids et de mauvaise qualité au moment d'être servis aux détenus, à la cantine du huitième étage.Vu l'absence de locaux pour l'entraînement physique, les détenus font par ailleurs leurs exercices sur le toit de l'immeuble de 14 étages.Selon les maigres informations glanées parmi les gardiens de Parthenais, seulement 29 des 364 détenus ont entrepris vendredi une grève de la faim.Me Martin affirme de son côté que les grévistes sont beaucoup plus nombreux et que leur action a débuté la veille de Noël.photo Robert Nodon, LA PRESSE Les membres de la Fraternité des chauffeurs présents hier à l'assemblée du sous-sol de l'église Notre-Dame-du-Rosaire étaient visiblement déçus d'avoir à revenir à cause de l'absence de quelques-uns des leurs.février 1982 à la condition expresse et sine qua non que chacun cl :s trois syndicats du transport de Montréal, soit les employes des services d'entretien (CSN), les employés de bureaux (CSN) et la Fraternité, renonce à leur droit de grève jusqu'à pareille date.De plus la CTCUM a demande au mi nistère du Travail la nomination d'un conciliateur dans chacun des cas.VOL DE BANQUE EN ALBERTA Deux Montréalais condamnés à des peines de 11 et 13 ans Deux récidivistes montréalais, René St-Jacques, 33 ans, et Jocelyn Boismenu, 28 ans, ont été condamnés respectivement à 13 et 11 années de bagne pourun hold-up de $80,000 commis dans une banque de l'Alberta, le 15 octobre dernier.Ces sentences ont été prononcées par le juge Thomas McMee-kin, de la Cour supérieure, après que les deux hommes eurent reconnu leur culpabilité dès l'enquête préliminaire.Cette procédure, dans le cas de Claire Liscourt, 22 ans, également accusée en rapport avec ce vol, se déroulera lundi prochain.ANDRÉ CÉDILOT Le magistrat albertains a sur tout tenu compte, dans son jugement, de la gravité du crime et des antécédents judiciaires des deux prévenus.C'est d'ailleurs ce dernier critère qui explique que St-Jacques ait écopé d'une peine plus lourde que son comparse.Il y avait seulement cinq mois qu'il était sorti de prison, le 15 octobre, lorsqu'il a été appréhendé par la GRC, en compagnie de Boismenu et de la jeune fille.Le vol, pour lequel Claire Lis-court nie toute participation, a eu lieu dans une institution bancaire de Standard, petite localité située à une centaine de kilomètres au nord-est de Calgary et avait eu des échos à Montréal en raison de délais de procédures des tribunaux albertains jugés inacceptables par les parents et les avocats des accusés.C'est par hasard que St-Jacques et Boismenu, en possession du butin de $80,000, avaient été arrêtés peu après le vol dans un boisé situé à une dizaine de milles de la banque.Les policiers de la GRC avaient été mandés sur place par des chasseurs qui y avaient trouvé des havresacs qu'ils croyaient reliés à l'assassinat d'un enfant de 10 ans survenu quelques mois plus tôt.Quant à Claire Liscourt, elle a été arrêtée dans les heures qui ont suivi alors qu'elle était au volant d'une voiture louée, sur un chemin non pavé donnant accès au boisé en question.Cette auto, d'après l'enquête policière, devait assurer la fuite des suspects.St-Jacques et Boismenu, selon ce qu'ont appris les policiers, devaient rentrer à Montréal par un train en partance d'une petite municipalité sise à une centaine de kilomètres de Calgary et Mlle Liscourt, à bord dun avion qui devait décoller de la capitale al-bertaine.St-Jacques et Boismenu, toujours selon les policiers, avaient réussi à s'introduire par effraction à l'intérieur de la banque de Standard dans la nuit du 15 octobre.Ils avaient ensuite attendu les employés jusqu'au matin et, sous la menace de revolvers, avaient obtenu qu'on leur remette l'argent du coffre-fort.Les deux hommes, qui portaient des masques, avaient fui en «empruntant» la voiture d'un des employés qu'ils avaient pris soin, au préalable, de ligoter et de bâillonner.MONTRÉALAISE TUÉE À QUÉBEC Deux suspects détenus sous mandat du coroner QUEBEC (PC) \u2014 La police municipale de Québec détient deux jeunes gens comme témoins importants relativement à la mort de Mme Géralda Guay-Gauthier, une Montréalaise de 55 ans tuée de plusieurs coups de couteau à l'aube du jour de l'An dans une auberge du Vieux Québec.Les individus, identifiés comme étant Daniel Poulin, 22 ans, et Sylvain Paradis, 18 ans, tous deux de Québec, ont comparu hier devant le coroner Maurice Lagacé.L'enquête publique dans cette affaire a été remise à huit jours \u2022 pro forma».De passage à Québec pour visiter des parents durant la période des Fêtes, Mme Guay-Gauthier habitait à l'auberge Fleurs-de-Lys, rue Sainte-Anne.Selon la police, elle a été poignardée à plusieurs reprises par un individu qui aurait pris l'ascenseur en même temps qu'elle sous le prétexte qu'il se rendait chez un ami habitant au même endroit.L'enquête a révélé que l'attentat avait été commis dans l'ascenseur et que le corps avait ensuite été abandonné dans un corridor du troisième étage.Le vol du sac à main de la victime serait le mobile du crime.La police a récupéré un couteau de chasse qui aurait été utilisé pour commettre le meurtre, de même que le sac à main.k \u2022 A3 Moïse poursuit son jeûne NEW CARLISLE (PC) \u2014 RochThériault,38ans, dit «Moïse», et Jacques «Nathan» Giguère, 2H ans.ont poursuivi hier le jeune qu'ils ont commencé le jour de Noel dans leur cellule du Centre de détention de New-Carlisle.Un porte-parole a indique que les deux hommes se contentaient d'ingurgiter du thé sucre et des jus de f mit depuis le 25 décembre.«Un médecin leur rend visite hebdomadairement et une infirmière les voit chaque jour», a indique le porte-parole du centre.Les deux hommes, qui font face à une kyrielle d'accusations en rapport avec la mort du petit Samuel Giguère, fils de Nathan, ont apparemment refusé de prendre toute nourriture solide pour satisfaire à un quelconque précepte de leur secte religieuse.Les deux détenus n'ont formulé aucune exigence précise aux autorités carcérale^ pour mettre fin à leur jeûne.Moïse et une demi-douzaine de ses disciples ont été appréhendés au début du mois de décembre au cours d'un raid effectué par la Sftïeté du Québec au Mont de l'Eternel, en Gaspésie, où se trouve la maison tie la secte.Suicide dans le métro Le service du métro sur la ligne numéro 't.entre les stations Plamootjdon et Henri-Bou-rassa, a été interrompu durant une vingtaine de minutes, hier, à la suite d'un suicide à la gare Jean-Talon.Le malheureux incident s'est produit sur l'heure du midi.Arrivés prestement sur place, les secouristes ont mis quelques minutes a dégager la victime et permettre le rétablissement du service sur cette portion du métro.VI.' V.ù ''\u2022'.V-':'\"\" ** '\u2014; * *.:' Claude Grenier, 30 ans Il s'agissait de Claude et non de Michel C'est par erreur que LA PRESSE, dans son édition du 29 décembre, a publié la photo de M.Michel Grenier.Dans le texte, il aurait aussi fallu lire Claude Grenier, comme étant Tun des quatre individus qui ont décidé de raconter à la police de la CUM les circonstances ayant entoure la commission d'une série d'attentats et de vols qui ont été commis ces dernières années un peu partout au Québec.Le Michel Grenier en question n'a rien a voir, ni de près ni de loin, à toute cette affaire.¦ * v.¦ % 's- ¦ - t.f Michel Grenier, 46 ans A 4 «.* r \u2022 Vite, du sable.Le sel et le sable seraient-ils devenus des denrées rares et précieuses?D'une année à l'autre, on dirait que les rues de Montréal sont de plus en plus négligées les jours de verglas.Hier midi par exemple, alors qu'il tombait depuis le matin une petite pluie glacée qui transformait la ville en patinoire, seuls quelques trottoirs \u2014 dans les grandes artères du centre-ville comme St-Denis ou St-Laurent \u2014 avaient été recouverts d'une traînée de sable.Partout ailleurs on marchait sur de la glace vive.Quand le centre-ville se trouve à ce point privé de services, cela veut dire que les quartiers périphériques le sont encore davantage.Cette situation est intolérable sous l'angle de la sécurité la plus élémentaire.Il y a beaucoup de gens âgés que cette négligence municipale force à s'emmurer chez eux durant une partie de l'hiver, de peur de courir le risque d'une chute qui, à cet âge, peut entraîner des fractures et des lésions sérieuses.Même les gens plus jeunes ne sont pas à l'abri de ce type d'accident.Et qu'on ne vienne pas nous dire que c'est à cause de nos talons hauts! Quand l'hiver arrive, je porte, quant à moi, des bottes à talons plats et à semelles de gomme.Et c'est également ce que portait l'une de mes parentes l'hiver dernier, quand, tombant sur un trottoir glacé, dans le nord-est de la ville, elle s'est cassé le bras droit.N'eût été du coût et de l'extrême lenteur des procédures, de recours judiciaire, elle aurait poursuivi la ville.et sans doute gagné sa cause.Il n'y a pas que les grèves dans l'électricité ou les services de santé qui menacent la sécurité du public: la négligence ou l'incurie de l'administration municipale peut avoir les mêmes effets.On va nous dire évidemment qu'il y a l'inflation, les hausses de salaires des employés, etc., etc.Le refrain, on le connaît par coeur.Mais si l'on parle d'argent, parlons alors des priorités de la Ville.qui manque d'argent pour l'épandage du sable mais n'en manquait pas, apparemment, pour distribuer partout des bacs à fleurs durant l'été, pour transformer la rue Prince-Arthur en mail ou pour élargir les trottoirs de la rue Saint-Laurent (au détriment, dans ce dernier cas, de l'activité commerciale et de la circulation), et pour combien d'autres opérations relativement inutiles.Ces initiatives ne sont pas toutes déplaisantes en soi, mais elles sont improvisées, sans cohérence ni plan d'ensemble, et elles relèvent davantage, comme le disait fort bien dans ces pages, il y a quelques mois, notre confrère Jean-Pierre Bonhomme, de l'horticulture que de l'urbanisme.une discipline dont, hélas, on n'entend plus guère parler à Montréal, où comme d'habitude on découvre après tout le monde des idées qui sont depuis belle lurette remises en question ailleurs.Ainsi il y a longtemps que d'autres villes nord-américaines ont appris que la qualité de la vie ne tient pas seulement aux pétunias, et que les mails piétonniers risquent de servir davantage au trafic de la drogue dure qu'au plaisir des promeneurs.C'est le cas notamment de Vancouver, où le centre-ville est agréable partout.sauf dans la rue qui a été transformée en mail piétonnier, et qui est rapidement devenue l'équivalent, en miniature, de la 42e rue à New York; les piétons ordinaires n'y mettent plus les pieds et les commerces ont presque tous été remplacés par des «radio-shack».La qualité de la vie, dans une ville où l'hiver dure cinq mois, c'est d'abord de pouvoir marcher sur les trottoirs avec un minimum de sécurité.Les fleurs ça vient après, s'il y a de l'argent en trop.Sur la Pologne Delfeil de Ton est ce journaliste qui, dans le \u2022Nouvel Observateur», maintient intact l'esprit de révolte contre tous les dogmes, et qui prouve à lui tout seul qu'on peut être socialiste (à condition d'être libertaire et anarchiste sur ies bords) tout en étant farouchement anticommuniste.Lui, il ne se faisait pas d'illusion sur le régime soviétique \u2014 ni sur ses disciples butés du Parti communiste français \u2014 et il n'a pas été surpris par les événements de Pologne, mais il continue de s'en indigner.Citons-le: «En Pologne, la démocratie est populaire.L'armée aussi.C'est l'armée populaire.Il n'y a que le peuple, finalement, qui n'est pas populaire.» L'Année de l'Homme Il y a eu l'Année internationale de la Femme, celle de l'Enfant, celle des Handicapés.Pourquoi pas, cette fois-ci, l'Année de l'Homme?Par rapport à l'autre sexe en effet, ies hommes sont une minorité (49 p.cent environ); ils ont, selon toutes les statistiques, une longévité moindre, et ils sont de plus en plus tyrannisés par toutes ces méchantes féministes qui leur font la vie si dure! Une minorité aussi fragile et aussi persécutée mérite bien son «Année internationale», non?AGRICULTURE QUÉBEC Mauvais contrôle des subventions QUEBEC (PC) \u2014 L'octroi des diverses subventions du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation échappe à un contrôle adéquat, affirme le Vérificateur général du Québec.Dans son dernier rapport annuel, M.Rhéal Châtelain souligne également que certaines normes d'allocation des subventions ne sont pas respectées, ce qui a pour effet de rendre irrégulier le versement des subventions concernées.Le ministère de P Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a entrepris ces dernières années une décentralisation administrative et a confié aux bureaux régionaux de renseignement agricole la responsabilité de l'octroi des subventions.Dans certains bureaux, a constaté le Vérificateur général, les travail effectué par le personnel n'est pas supervisé et les étapes de l'analyse des demandes financières et de l'autorisation des paiements sont généralement effectués par une même personne.«Nous considérons important, écrit-il, que toute recommandation à une aide financière soit révisée et approuvée par un responsable désigné à cette fin pour assurer un contrôle adéquat sur l'allocation des subventions.» Les programmes agricoles du ministère comportant l'octroi de subventions font mention de normes d'attribution et sont approuvés par le Conseil du Trésor.En autant que ces normes sont res- * f pectées par la suite, le ministère demeure le seul intervenant dans le dossier.Or le Vérificateur général a constaté de nouveau que certaines de ces normes ne sont pas respectées.Interrogés sur ces pratiques, des représentants du ministère lui ont répondu que ces normes n'ont pas été respectées parce qu'elles sont jugés non essentielles, difficiles d'application ou bien invérifiables.Pour remédier à cette situation, M.Châtelain recommande au ministère de préciser au Conseil du Trésor les normes essentielles à respecter pour que la subvention puisse être accordée.Dans son rapport déposé à l'Assemblée nationale avant l'ajournement des Fêtes, le Vérificateur général du Québec a décelé une autre anomalie dans l'octroi des subventions.Des employés du ministère sont reconnus producteurs agricoles et, à ce titre, sont admissibles aux subventions prévues dans les divers programmes agricoles du ministère.Compte tenu que l'octroi d'une subvention n'est généralement contrôlée que par une seule personne, M.Châtelain estime qu'une procédure spéciale devrait être élaborée par le ministère pour réviser et approuver les demandes de subventions provenant de ces employés.Pour être reconnu producteur agricole, il suffit de retirer $1,000 de revenus de l'agriculture.BOTES POLITIQUES LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 JANVIER 1982 Québec champion ! Déjà en 1981, les députés de l'Assemblée nationale au Québec étaient les parlementaires provinciaux canadiens les mieux payés avec une rémunération annuelle de $40,610, incluant une allocation non imposable.A la fin des travaux parlementaires, le leader du gouvernement péquiste, Claude Charron, annonçait son intention, à la reprise des travaux de la Chambre, en février, de présenter un nouveau projet de loi afin d'augmenter encore le salaire des députés.Le salaire de nos élus québécois, selon la déclaration du ministre Charron, sera encore augmenté de $7,000 par an.Ceux-ci sont déjà traités comme de grands privilégiés de notre système démocratique, jouissant d'allocations de logements et de frais de déplacements, et bénéficiant, une fois à la retraite, d'un des régimes de pensions les plus généreux en Amérique du Nord.Pour en arriver à justifier cette nouvelle hausse des salaires, en plus de l'indexation de 8 p.cent du début de l'année 1982, Claude Charron a aussi annoncé que le régime des pensions des anciens parlementaires serait modifié «à la baisse».Il n'a cependant pas donné les modalités de ces changements, en alléguant que les rapports actuariels à ce sujet n'étaient pas terminés.Dans le système actuel, après avoir siégé pendant cinq ans à l'Assemblée nationale à la suite de deux élections, un parlementaire a droit à une pension.Cette pension, au cours des ans, peut atteindre le plus haut salaire qu'un député a obtenu dans ses fonctions, soit aux environs de $70,000 par an pour un ancien ministre.Une étude du gouvernement ontarien Selon une étude comparative réalisée par des hauts fonctionnaires du gouvernement de l'Ontario, il a été établi, par ailleurs, que les membres de 10 législatures provinciales sont mieux payés et travaillent dans un meilleur environnement que les élus américains.Le parlementaire canadien le moins rémunéré, au cours de 1981, a été celui de la petite province de l'Ile-du-Prince-Edouard.Ce dernier a touché $19,100.C'est la province la plus populeuse du Canada et l'une des plus riches, soit l'Ontario, qui se classait au deuxième rang en 1981, avec un salaire de $-10,000 versé aux parlementaires.Le palmarès moyen des salaires des parlementaires pour les autres provinces s'établissait comme suit: $39,300 en Colombie-Britannique, $30,772 au Nouveau-Brunswick, $28,535 en Alberta, $26,950 au Manitoba, $23,400 en Nouvelle-Ecosse, $22,700 en Saskatchewan et $20,520 à Terre-Neuve.Aux Etats-Unis, en 1980, il a été établi que sept des 50 Etats de ce pays payaient leurs parlementaires plus de $20,000 par année.Le plus haut salaire versé était de $28,800 en Illinois, alors que dans 23 autres Etats, la rémunération était inférieure à $12,000.Le Québec a d'autres championnats Mais ce n'est pas seulement dans le salaire des députés que le Québec détient des championnats.C'est en effet le premier ministre René Lévesque qui reçoit la plus forte rémunération.En comptant l'allocation non imposable, il touche le sommet avec $83/653.Bill Davis, en Ontario, touche pour sa part $79,200, alors que le premier ministre de la Colombie-Britannique a un traitement de $75,100 et celui de l'Alberta, de $69,800.On a aussi établi au cours de cette étude que le Québec devance aussi l'Ontario pour le coût des législatures.Dans notre province, il en coûte $42.8 millions alors qu'en Ontario, le gouvernement s'enhire avec des déboursés de $27.7 millions.L'Alberta est au troisième rang avec $8.6 millions.Avec les nouvelles dispositions proposées par le ministre Charron, on peut donc être assuré que le Québec, encore une fois, conservera le championnat dans tous ces domaines.Déjà, des actuaires ont établi qu'il coûtait plus de $100,000, en moyenne par année, à l'Etat, pour chacun des 122 parlementaires qui siègent à l'Assemblée nationale du Québec.La réalité française En France, les parlementaires sont très mal rémunérés.Un député touche environ 18,000 francs français par mois, ce qui équivaut à environ $4,500, si l'on établit qu'un dollar vaut quatre francs.Un ministre touche environ $6,250 par mois, a confié à LA PRESSE, au cours d'un entretien, Jean-François Mancel, ancien parlementaire et secrétaire national à l'administration du parti gaulliste du Rassemblement pour la République.De plus, un député, même celui en provenance des circonscriptions les plus éloignées, n'a pas droit à une allocation de logement ni de frais de représentations ou de déplacements.Ce qui fait que les plus démunis logent dans les bureaux qui sont mis à leur disposition à l'Assemblée nationale.Plusieurs couchent donc sur les canapés qui sont dans ces bureaux.Cette situation peut expliquer le cumul des mandats.Il n'est pas rare de retrouver, en effet, un parlementaire qui est aussi maire de son patelin et occupe d'autres fonctions régionales, ce qui lui permet d'assumer correctement son mandat le plus important, soit celui de député.Par ailleurs, un ancien parlementaire a droit à une pension, à 55 ans.On a droit à cette pension à la condition d'avoir siégé pendant cinq ans à l'Assemblée nationale, et en souscrivant en double les allocations pour la retaite, ce qui équivaut en fait à dix ans de cotisation.Vos affaires ont-elles besoin d'un petit remontant?Profitez des services téléinformatiques du GCI Auparavant, Monsieur Tremblay ne savait plus où donner de la tête.Son entreprise promettait mais elle semblait manquer d'organisation.La comptabilité était devenue une tâche longue et ardue, la facturation avait du retard, le service à la clientèle, à bout de souffle, n'arrivait plus à connaître la rotation des stocks.L'entreprise de Monsieur Tremblay avait besoin d'un outil de gestion efficace.Maintenant, comme de plus en plus de commerçants, de restaurateurs, de professionnels et de manufacturiers.Monsieur Tremblay fait appel au GCI de Bell.Une équipe de spécialistes a analysé ses besoins et conçu un système de transmission de données approprié à son entreprise.Grâce au GCI, l'entreprise de Monsieur Tremblay a réglé ses problèmes de gestion dans les limites de ses moyens.Soyez à l'heure de la téléinformatique grâce au GCI.L'avenir est là, ne vous laissez pas devancer par la concurrence.Pour en savoir plus sur l'application de la téléinformatique dans votre entreprise, communiquez sans tarder avec un conseiller du GCI en composant: 1-800-361-8441.GCI La téléinformatique partout au pays grâce à votre compagnie de téléphone GCB Bell Canada I -4- LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 5 JANVIER 1982 A 5 et froid Samedi je suis allé manger dans un restaurant qui a tous les défauts.D'abord il porte un nom ridicule: le «Passe-partout», je vous demande un peu!.Ensuite, il est situé au diable vauvert, sur la vilaine rue Monkland dans Notre-Dame-de-Grâce.Ensuite encore, on y gèle, et même le vin ne vous fera pas tomber la veste un soir de grand froid si vous n'avez pas la bonne idée de choisir la table près des radiateurs.Enfin le service est d'une courtoisie si compassée qu'on se croirait dans la grande salle du château quand Firmin sert la soupe au barley au vicomte ruiné.Tous les défauts sauf un: ce qu'on y mange est DELICIEUX.De la mousse aux foies de volailles a la soupe, du feuilleté de ris de veau à la tarte Tatin, dé-li-cieux.Pour manger aussi bien à Montréal, il faut au moins aller «Aux Halles» où c'est toutefois beaucoup plus cher.Le chef qui est Américain a fait, semble-t-il, ses classes dans les grandes cuisines françaises, on parle de Bocuse et de Trois Gros, je ne sais plus trop.Sa femme française fait le service aux tables.Et rendu au café c'est à elle que je me suis étonné: \u2014 Vous êtes ouvert, depuis plus de six mois et personne n'a encore parlé de votre table dans les journaux?\u2014 Nous ne voulons aucune critique.Si vous avez remarqué, nous n'avons même pas mis d'enseigne à la porte.Nous ne voulons compter que sur la publicité de bouche à oreille.Qu'est-ce que c'est que ces fantaisies?Madame ne veut pas recevoir le commun?Il ne fallait pas ouvrir un restaurant.Il fallait vous faire concessionnaire de Rolls-Rovce.Sans blague, si vous tenez absolument à décourager la clientèle, je vais vous donner un truc: baissez le chauffage d'un cran encore! Musique !.\u2022 \u2022 Et si vous commenciez l'année en musique?Peut-être que le départ serait moins laborieux.Avez-vous déjà acheté un disque dont vous ne saviez rien, sur la seule recommandation d'un ami?Ça marche une fois sur deux.Avec Mink DeVille («Coup de grâce») ça n'a pas marché du tout.La Française qui m'a recommandé ça mériterait d'être fusillée demain matin à l'aube.DeVille, comme son nom ne l'indique pas, est un Portoricain de New York qui a déjà fait des belles choses m'a-t-on juré («Le chat bleu», «Cabretta») mais je commence à avoir des doutes.Je me suis consolé avec Kid Creole and the Coconuts, c'est le nom d'un groupe de -latino», de New York également, qui fait là, rond et con à te chauffer la bol.Non, il s'agit ici du soleil de New York.Il faut l'imaginer.Tout est dans la représentation qu'on s'en fait.C'est Bruno Dostie ex-critique de rock au «Jour», à «l'Actualité» et à «Mainmise», qui m'a recommandé Kid Creole.C'est curieux, il y avait à Montréal quatre critiques de rock sur lesquels je me fiais, mais plus un n'écrit sur le sujet.Georges-Hébert Germain a capoté quand il a découvert Léo Ferré, Juan Rodriguez du «Star» et de «La Gazette» fait maintenant dans la promotion de spectacles, Gérard Lambert de Radio-Canada est muet l'hiver (on m'apprend cependant qu'il signera la chronique musique dans l'hebdomadaire qui doit sortir prochainement) et enfin.Bruno Dostie est rendu au pupitre de «La Presse», et met souvent en pages cette chronique.Vous vous demandez peut-être pourquoi Dostie ne parle pas de rock dans notre journal puisqu'il y est?.Je me le demande aussi.Pour revenir à la musique, vous ne prendrez pas de grandes chances avec les recommandations qui suivent puisque je m'en tiendrai aux valeurs sûres comme le dernier des Stones «Tattoo You», le dernier Rod Stewart «Fm Your's To Night», le dernier Armatrading «Walk Under Ladders», son meilleur depuis le tout premier, et Al Jarreau.Vous connaissez Jarreau?.vous devriez essayer «Breakin'Away».Il y a bien au^si le dernier Bowie que je vais finir par écouter en entier.Pour l'instant je n'en connais qu'une toune, très belle, mais toujours la même qu'on entend à la radio.J'ai tellement acheté de mauvais disques sur la foi d'une belle toune que j'avais entendue à la radio que je commence à me méfier.Ho là les marchands de soupe de CHOM, et CKOI, avez-vous bientôt fini de nous prendre pour des valises?Méfiez-vous du dernier Rickie Lee Jones, «Pirates», tellement tout en douceur qu'il en est bonbon.Et si vous avez aimé à la folie, comme moi, «Broken English* de Marianne Faithfull méfiez-vous de «Dangerous Acquaintances*, malgré tout le bien qu'en a dit la revue «Rolling Stone».Enfin et surtout, méfiez-vous de ce que je vous raconte quand je vous cause musique.Je le fais bien plus pour mon plaisir que pour le vôtre.\u2022 Du rock encore L'imprévisible revue «Hobo Québec», imprévisible parce qu'on ne sait jamais s'il y aura ou non un prochain numéro, propose dans sa dernière livraison un dossier «Lucien Francoeur» d'une exceptionnelle tenue.Je ne sais pas pourquoi je dis «exceptionnelle», «Hobo-Québec» Test presque tout le temps.Sur Lucien Francoeur donc, le poète en Corvette, le bum, le macho, le heavy-rocker, Bruno Roy et Claude Beausoleil en particulier signent de très beaux textes dans ce dossier.Le second surtout: *Dans les snak-bars du dérisoire, sous les spots mauves et roussis, on entend les éclats d'une voix qui scande un chant américain, une prière pour mieux dire, un hymne cassé qui s9avance reptilien entre les accents d'une imagerie révulsée.» Patti Smith y met son mot aussi, quelques lignes admirables de Yolande Villemaire et Jean-Paul Daoust.Bref, tout sur Lucien Francoeur.Tout pour plaire.Et c'est bien le seul reproche qu'on puisse faisse à ce dossier.Je vous en reparlerai de Lucien, s'il le veut bien.J'ai déjà mon titre: «Le nombril heavy d'un rocker sanctifié.» Et swinge encore Je n'ai pas l'habitude de conter des «j*>kes», mais cele-là je la trouve amusante.Savez-vous combien ça prend de féministes pour changer une ampoule?Ça en prend quatre.Une pour changer l'ampoule.Et trois autres pour faire un vidéo sur «le vécu quotidien».Pertes d'emplois en perspective en informatique OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral devrait limiter le volume des données canadiennes traitées par ordinateur aux Etats-Unis, estime l'association canadienne des services informatiques indépendants qui groupe 70 adhérents.Dans un mémoire adressé au comité interministériel chargé d'étudier le mouvement des données à la frontière, l'association déclare que le Canada risque de perdre des milliers d'emplois si > ! BUDGET MacEACHEN Nombreux témoins à comparaître aux audiences publiques des conservateurs l'on ne corrige pas la situation.Elle ajoute que la perte de revenus pourrait même aggraver le déséquilibre de la balance commerciale.Bien que personne ne connaisse exactement le volume des informations canadiennes traitées à l'étranger, une étude effectuée en 1978 prédisait que les compagnies canadiennes dépenseraient $1.5 milliard annuellement pour des services informatiques à l'étranger en 1985.OTTAWA \u2014- La Commission itinérante du Parti conservateur sur le budget et l'économie entreprendra demain ses audiences publiques en recevant le Conseil économique du Canada à Ottawa.Mise sur pied le 20 décembre, cette commission présidée par le critique du parti en matière économique, M.Michael Wilson, vise à analyser l'impact du budget MacEachen de novembre dernier.Elle siégera dans plusieurs villes pour entendre les citoyens.GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa Après avoir reçu le mémoire du Conseil économique, la Commission entendra aussi d'autres groupes comme le Conseil canadien de développement social et l'Association canadienne des consommateurs.Le chef du parti, M.Joe Clark, reproche au ministre des Finances son peu de considération pour les gens à revenu moyen, les épargnants, les investisseurs, les fermiers et les petits entrepreneurs.Appuyé par cinq députés de sa formation, dont celui de Joiiette, M.Roch La Salle, M.Wilson écoutera les doléances des organismes et des individus pour ensuite présenter un rapport qui servira à étayer les critiques de son parti aux Communes lors dune «journée de l'Opposition».«La réaction massive des groupes et des simples citoyens désirant exprimer leurs vues au comité démontre amplement le degré d'inquiétude et d'incertitude créé par le budget tout à fait inadéquat de M.MacEachen», a affirmé M.Wilson.Selon lui, le ministre des Finances devrait retirer son budget irréfléchi et soumettre ses nombreuses propositions de révision fiscale à 'étude d'un comité parle mentaire.Les audiences du comité conservateur donnent à la population l'occasion de se faire entendre et au ministre celle de mesurer les répercussions des mesures qu'il a adootées.a-t-il dit.Apres cette journée d'audience à Ottawa, la Commission se rendra à Toronto où elle siégera jeudi et vendredi.La semaine suivante, le groupe se divisera en 1 sous-comités pour se mettre à l'écoute d'une dizaine de villes dans cinq provinces.Le 19 janvier, la commission sera à Montréal.Selon un porte-parole cous».»rva-teur.les changements apportés par le ministre quelques jours avant Noël ne changent pas le fond du problème et la Commission a toujours sa raison d'être.Bi sa il Ion hésite mais ses militants veulent le aarder Le député de Sainte-Marie, Guy Bisaillon, hésite encore avant de décider si le Parti québécois constitue le meilleur instrument pour lui pour continuer à faire valoir ses idées.PIERRE VENWAT Mais les militants péquistes du comté, eux, sont unanimes: ils veulent que M.Bisaillon demeure à la fois député et péquiste de façon à continuer, de l'intérieur plutôt que de l'extérieur, la iutte pour des idées qui souvent tranchent sur la pensée officielle du parti.M.Bisaillon n'était pas rejoignable hier mais son secrétaire de comté, M.Yves Dufour, a déclaré à LA PRESSE que, selon lui, M.Bisaillon est toujours partagé à 50-50 entre demeurer péquiste et siéger comme indépendant.^Lorsqu'il est parti en vacances, peu avant les Fêtes, il était partagé 50-50.Il m'a dit songe à ton affaire, je vais songer à la mienne.Aujourd'hui, le Nouvel an passé, j'ai l'impression qu'il est toujours partagé à 50-50 et qu'il désire consulter encore d'autres amis et militants avant de prendre sa décision finale.» Quant à l'association péquiste du comté, elle a consulté les militants un peu partout sur le territoire urbain de Sainte-Marie, dans le centre-ville sud de Montréal, notamment dans les clubs d'âge d'or et les organismes de loisirs.Tous, de dire M.Dufour, sont unanimes: M.Bisaillon doit demeurer à la fois député et péquiste.Lors d'une conférence de presse avant le congé des Fêtes, M.Bisaillon avait déclaré que si jamais il décidait de quitter le Parti québécois, ce à quoi il a admis songer, il terminerait son mandat de député comme indépendant.Pas question pour lui, par conséquent, d'imiter le député de Saint-Laurent, Claude Forget, et de démissionner à la fois de son caucus et de son siège à l'Assemblée nationale.Mais, aux dires de M.Dufour.les militants péquistes de Sainte-Marie ne l'entendent pas de cette oreille.Sans nécessairement approuver M.Bisaillon à 100 pour cent sur toutes ses actions, et en particulier sur son idée de service civique obligatoire pour les jeunes, personne ne remet en cause son action comme député.Cependant, sans nécessairement être non plus d'accord avec toutes les modalités de l'action du PQ ou du gouvernement Lévesque sur tous les dossiers, les militants de Sainte-Marie que l'association du comté a sondés depuis quelques semaines ne voient pas là de quoi fouetter un chat ou démissionner du parti et ne semblent pas croire, selon M.Dufour, à l'efficacité d'un député indépendant, fut-il Guy Bisaillon.Un REER sur mesure pour ceux qui ont des obligations d'épargne Ne laissez plus dormir vos obligations d'épargne du Québec ou du Canada dans un coffret de sûreté.À la Fiducie du Québec, vous pouvez les déposer dans un régime enregistré d'épargne-retraite et gagner sur tous les tableaux.En vous constituant un REER Obligations d'épargne, non seulement vous mettez de l'argent de côté pour vos vieux jours sans en sortir de votre poche, mais vous pouvez déduire de votre revenu imposable le plein montant de vos obligations et celui des intérêts non encaissés.En outre, vous conservez tous les avantages propres aux obligations d'épargne, et notamment celui de pouvoir les encaisser en tout temps.Nos conseillers se feront un plaisir de vous renseigner sur le REER Obligations d'épargne.À la Fiducie du Québec, on s'occupe de vous personnellement et en toute discrétion.Profitez doublement de vos obligations d'épargne Succursales Modes d'épargne Chicoutimi (418) 549-5746 1 800-463-9657 Place du Royaume Laval (514) 668-5223 1-800-361-3803 Place Val des Arbres Montréal (514) 281-8840 1-800 361-6840.poste 8840 Complexe Desjardins Québec (418) 653-6811 1-800-463-4792 Complexe Centre-Ville Sainte Foy Sherbrooke (819) 566-5667 1-800-567-6920 Place Jacques-Cartier Fiducie du Québec û$, \"0 rz/lP£lS'o?P£VD$ Pûrt t/OL f I Droits réserves Les suites de l'affaire Dozier Enlevé à son domicile le 17 décembre, le général américain Lee Dozier est toujours, aux dernières nouvelles, prisonnier de ses ravisseurs.Les terroristes qui ont perpétré le coup à Vérone ont annoncé, conformément à un rituel qui avait déjà servi en 1978 après l'enlèvement du premier ministre Aldo Moro, que le procès du captif allait commencer devant une cour «populaire».La «justice» des Brigades rouges est habituellement impitoyable.D'où l'émoi très vif qui a suivi le rapt.Les ravisseurs ont diffusé une photo du captif.D'après les expertises, il s'agit bien de l'homme enlevé le 17 décembre.C'est à peu près la seule certitude qu'on détienne.Le document photographique ne constitue pas la preuve que la vie du général soit sauve.Des éléments nouveaux sont tout de même à relever.Des amis de la victime offrent une prime de $2 millions à quiconque fournira des renseignements susceptibles de conduire à un dénouement du drame.Cette offre est sans précédent dans l'histoire du terrorisme dans l'Italie contemporaine.Et c'est une menace à la solidarité, s'il est vrai que les Brigades rouges ne sont pas unanimes sur le choix des moyens, les durs ne reculant pas devant le recours à la violence, les mous prônant des méthodes plus subtiles et peut-être plus efficaces.L'évasion de quatre femmes, membres d'organisations terro- ristes, d'une prison italienne (Rovigo) dimanche aura attiré l'attention sur un phénomène contemporain qui passe quelquefois inaperçu, savoir la participation d'éléments féminins au mouvement terroriste dans le monde.Le terrorisme recrute chez les femmes des adeptes qui reçoivent d'emblée un statut égal à celui des comparses masculins.Égalité en quelque sorte «exemplaire» des sexes! On a vu ce phénomène en Allemagne également, avec la bande à Baa-der.Dans l'exercice de ces activités criminelles très spéciales, la femme peut apporter une absence totale de morale, une férocité subtile, une ardeur inouïe dans les convictions qui en font un sujet d'élite.L'évasion de la prison de Rovigo peut avoir été calculée pour détourner l'attention de la prime de $2 millions offerte par les amis du général Dozier.L'événement procure un embarras supplémentaire au gouvernement italien, qui venait tout juste de donner au président Reagan l'assurance que tout le nécessaire serait fait pour sortir de l'impasse.Si le territoire italien paraît particulièrement propice aux exploits des Brigades rouges, le terrorisme est international dans ses ramifications.Pour cette raison aux forces italiennes se joignent des éléments de polices étrangères (CIA notamment et police allemande).GUY CORMIER BÂNS LA PUISSE ANGLOPHONE Extraits d'éditoriaux puisés dans les journaux de langue anglaise et traduits par la Presse Canadienne.Pour stimuler l'économie du pays Le Conseil économique du Canada, le plus important comité consultatif du gouvernement fédéral lui-même, a ajouté sa voix au concert grandissant de critiques.Tout au contraire du récent budget du gouvernement Trudeau, la revue annuelle du Conseil pour 1981 préconise des mesures fédérales destinées à stimuler l'économie chancelante du pays au lieu de la déprimer davantage .À rencontre des politiques de M.MacEachen, le Conseil argumente de façon convaincante en faveur de dépenses fédérales accrues dans un certain nombre de secteurs éventuellement productifs : des projets pour accélérer le progrès technologique canadien, de même que pour exploiter les richesses énergétiques, des projets pour accroître la compétence et le savoir-faire de la main-d'oeuvre et pour diriger les travailleurs vers les champs d'action où l'on a besoin d'eux.Ces mesures stimulantes auraient pour objet de créer des emplois et de favoriser une croissance économique réelle.À vrai dire, ce sont des mesures que les spécialistes progressistes de l'économie \u2014 y compris l'Institut canadien de politique économique \u2014préconisent depuis longtemps.Là où le Conseil économique est moins raisonnable, cependant, c'est quand il propose de stimuler les investissements, et quand il suggère de hausser l'impôt sur le revenu personnel pour combattre l'inflation et réduire le déficit.S'il est vrai qu'il convient d'encourager les investissements dans certains domaines, on devrait pour cela recourir à des mesures précises, fédérales et provinciales; ils seraient ainsi plus facilement dirigés et surveillés.Et une hausse de l'impôt sur le revenu personnel pourrait produire l'effet contraire a celui que Ton recherche parce qu'elle ne ferait que réduire la demande des consommateurs et affaiblir davantage une économie déjà déprimée.Mais la principale suggestion du Conseil économique \u2014 qu'Ottawa stimule l'économie au lieu de la ralentir \u2014 est indiscutablement bonne.Dans tout le pays, on réclame de plus en plus des mesures de ce genre.Le ministre des Finances prête-t-il l'oreille ?The Toronto Star Qui sème le vent récolte la tempête Même un maître tacticien peut oublier les dangers de jouer avec le feu.C'est une explication aussi plausible que toute autre des ennuis qui assaillent le premier ministre du Québec, M.René Lévesque.Ses propos sur la trahison des premiers ministres anglophones à la conférence constitutionnelle du mois dernier; sa déclaration que rien ne l'arrêtera, pas même une élection, pour empêcher que la nouvelle constitution soit imposée au Québec; son ordre de baisser à mi-mât le drapeau \u2014 tout cela ne pouvait qu'enflam- T mer les éléments radicaux du Parti québécois.M.Lévesque a essayé d'éteindre les flammes inévitables au congrès du PQ en parlant de résigner ses fonctions de président du Parti, voire de premier ministre.Les durs du PQ que M.Lévesque avait coutume de tenir dans la modération ont finalement échappé à la laisse.Ils méprisent le fondateur du parti, l'homme qui les a conduits au pouvoir et ils ont applaudi chaleureusement un ancien membre de la cellule terroriste de l'infamant Front de libération du Québec qui, il y a 11 ans, assassinait brutalement un ministre québécois.Si M.Lévesque abandonne la présidence du parti, et surtout son poste de premier ministre, qui aura l'autorité morale d'imposer la modération et de conseiller le fair play?Il appartiendra aux historiens de déterminer si M.Lévesque fut une force positive qui aura dirigé l'extrémisme du PQ dans des voies acceptables ou si, en amenant un cheval de Troie au centre du pouvoir québécois et canadien, il aura été tout à fait trompeur.The Calgary Herald Le référendum du Parti québécois Le référendum interne du Parti québécois semble de moins en moins un exercice démocratique et de plus en plus un serment de loyauté.Voyons, par exemple, le fait que le comité exécutif du PQ a refusé de faire parvenir aux membres des brochures expo- -r sant une thèse contraire à celle de M.Lévesque.En revanche, il expédie aux 300.000 membres du parti un long « manifeste » exposant les raisons de M.Lévesque (et du comité exécutif) pour leur demander de voter « oui ».(.) S'agit-il bien du parti qui s'enorgueillit d'avoir réformé les dépenses électorales pour garantir que chaque côté ait chance égale de faire valoir son point de vue auprès des électeurs ?On se demande pourquoi M.Lévesque et le comité exécutif trouvent qu'il vaut la peine d'avoir un référendum si tout débat sur la question est aussi gravement incliné.Bien plus, on se demande pourquoi ils prennent la peine d'inclure sur le bulletin la possibilité de voter « non ».Le but de ce référendum n'est évidemment pas de clarifier des débats importants à l'intérieur du parti sur une base démocratique.II s'agit de ratifier l'opinion personnelle de M.Lévesque sur ce qui est une politique convenable.(.) Sur la substance même du débat interne du PQ, M.Lévesque a raison.Il est clair que l'indépendance ne devrait pas être proclamée à moins qu'une majorité absolue des Québécois ne l'appuient par un vote clair, sans équivoque.Il est tout aussi clair que l'on doit respecter au Québec les droits minoritaires, que la province devienne indépendante ou non.Mais on a commis bien des fautes au nom de causes ostensiblement bonnes.En surface le référendum du PQ porte sur ces questions importantes, mais au fond il s'agit d'éprouver l'adhésion aveugle du parti à son chef.The Gazette î LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 5 JANVIER 1982 A 7 TRIBUNE LIBRE LES EVÊQUES ET L'AVORTEMENT Les femmes peuvent toujours dire non.Les curés d'autrefois disaient à nos grands-mères qu'elles n'avaient pas le droit de se refuser ù leur mari: c'est sans doute à cette attitude intransigeante que plusieurs d'entre nous devons notre entree dans la vie! Nous n'en sommes pas complexées pour autant.On considérait alors les hommes comme de pauvres êtres impulsifs incapables de ré- sister à leurs désirs.Et comme il n'existait aucun moyen de contrôler les naissances, c'était sans doute la seule façon d'éviter des conflits familiaux! Aujourd'hui, les maris ont évolué: on peut donc leur tenir un autre lan-gage.C'est pourquoi les évéques ont osé parler de responsabilité masculine.C'est tout à l'honneur de l'homme qu'on le considère « L'ENFANT CONÇU EST DÉJÀ RÉPUTÉ NÉ.» Suite à la déclaration de l'Assemblée des évéques du Québec, faisant un appel pressant en faveur de la vie.on a vu le Conseil du statut de la femme jeter de hauts cris et réitérer sa prise de position ferme en faveur de l'a-vortement.Ceux qui prétendent que le foetus n'est pas un être complet devraient se rappeler le principe du droit romain qui dit que « l'enfant conçu est déjà réputé né, toutes les fois qu'il s'agit de ses intérêts » et c'est pourquoi la loi a prévu que l'enfant est représenté par un curateur qu'on appelle souvent « le curateur au ventre » chargé de sauvegarder les intérêts de l'enfant à naître.Cette prescription du droit ro- main se retrouve aux articles 393 du Code Napoléon et 345 de notre Code civil.De plus, l'enfant conçu peut succéder à la condition de naître viable ou recevoir par testament à la même condition.Ceux ou celles qui se proclament favorables à l'avortement, veulent peut-être faire disparaître des héritiers présomptifs.Quant on songe que les gouvernements ont aboli la peine de mort dans le Code criminel, comment peut-on songer qu'on veuille quand même condamner à mort des innocents ?Gilles DESJARDINS, c.r.Noranda, P.Q.Légalité et moralité Je tiens à remercier La Press*' d'avoir publié le texte de l'Assemblée des évéques du Québec qui rappellent à notre société pseudo ou ex-chrétienne l'enseignement de l'Église sur l'avorte-ment.L'Église a le devoir de dire inlassablement aux individus et aux sociétés ce que le Christ lui a laissé en gages du Royaume a venir.Encore faut-il qu'Klle soit capable de s'acquitter de cette mission.Je vous remercie donc de lui en laisser l'occasion, ce qui n'existe pas dans tous les pays du monde.Cependant, je ne puis accepter l'argumentation de M.Vincent Prince, toute mesurée soit-elle, dans son éditorial du 11 décembre.Certes nous sommes en régime de séparation de l'Église et de l'État et la morale chrétienne n'est pas la loi nationale; de plus, comme le souligne M.Prince, la légalité n'est pas automatiquement la moralité.Les chrétiens se trouvent donc confrontés à un grave problème moral.Pouvons-nous respecter une loi qui, en son fond comme en sa forme, n'est pas respecta- ble?Pouvons-nous, par notre silence, devenir complices de meurtres?L'État a-t-il le droit de permettre le meurtre d'êtres innocents?On lui conteste le droit de mettre à mort des criminels considérés dangereux pour la société mais on le pousse à approuver l'assassinat d'êtres faibles dont le seul «crime» est d'exister et d'être dépendants.N'est-ce pas s'arroger là \u2014 souvent par opportunisme électoral \u2014 des «droits» auxquels l'État, en aucun cas, ne peut avoir droit?Les chrétiens ou «les hommes de bonne volonté» devraient-ils ne pas réagir, au nom du respect de la conscience d'autrui (qui ne respecte pas le droit du foetus à naître), face à une loi inique?Car la question fondamentale n'est pas le droit de la personne à disposer de son corps mais «le foetus est-il un être humain et comme tel a-t-il droit à la protection du droit et au respect de son existence et de son développement?» N'est-il pas autre que la mère tout en se développant pour un temps dans la mère?(.) François MçCauley Étudiant Université de Sherbrooke enfin comme un «être intelligent» et non plus comme un «animal peu raisonnable».Les planificateurs gouvernementaux, qui n'acceptent pas ce nouveau rôle confié à l'homme, préfèrent continuer à parler d'a-vortement; des femmes tombent dans le panneau et jouent leur jeu en prônant la même chose.Quand donc se debarrasseront-elles de ce «colonianisme masculin-, et proclameront-elles le droit de dire NON A UNE RELATION NON DÉSIRÉE?On dirait qu'il existe un interdit dans ce domaine: on considère les femmes comme des êtres faits pour la soumission et la passivité, et on leur dit ensuite de se débrouiller.Parmi les cas les plus pathétiques pour lesquels on exige l'avortement, combien y en a-t-il qui sont la conséquence du chantage sentimental, de pressions masculines qui s'apparentent au viol pur et simple?Si on proclamait pour la femme \u2014 surtout l'adolescente \u2014 le droit à dire NON sans devoir subir les moqueries des garçons ou le sarcasme de filles «plus évoluées», que de malheurs seraient évités! Mais voilà: le libéralisme sexuel profite à tellement de gens que parler du droit au non pour la femme, c'est ramer ù contre-courant.Pour qu'il y ait quelque logique dans ce débat, il faudrait aussi cesser de considérer la grossesse comme une maladie qui nous tombe dessus, comme la rougeole, sans qu'on ait rien fait pour l'attraper! Le foetus n'est pas un virus malencontreux, qui s'est introduit dans l'organisme par hasard, et dont il faut se débarrasser par les moyens les plus radicaux.Existe-t-il encore, dans notre siècle d'érotisme, des enfants candides qui ne savent pas que l'accouplement humain ou animal a pour effet naturel de produire une nouvelle vie?À ces enfants, qu'on donne au plus vite de l'information préventive.Qu'on fasse aussi connaître aux jeunes filles les récentes découvertes modernes pour la connaissance et le contrôle naturel de leurs fonctions biologiques: c'est de la bonne information sexuelle.Mais en même temps, qu'on édu-que le garçon au respect de l'autre, à la maîtrise de sa propre sexualité, à la responsabilité morale de ses actes; autrement, un budget énorme sera dépensé en pure perte.Et que les travailleurs sociaux soient plus réalistes devant les naissances non désirées qui se produiront quand même: confier par adoption un bébé à des parents stériles qui le désirent ardemment est bien plus «humanitaire» que le laisser à une mère-enfant qui sera écrasée par cette responsabilité.Simone BORDELEAU La Sarre Pourquoi je suis contre Récemment il y a eu de nouveau beaucoup d'opinions soit pour soitcontreravortement qui ont paru dans les journaux.Je veux par la présente donner mon opinion: 1\u2014Je suis contre l'avortement sur demande parce que je crois au droit et au respect de la vie.2\u2014Actuellement il y a beaucoup de techniques pour empêcher la fécondation.3\u2014La loi interdit de tuer.Pourquoi le foetus dépendrait-il du caprice d'une femme ou d'un couple?4\u2014Chez les Romains, le père avait le droit de vie et de mort sur le nouveau-né.Aujourd'hui allons-nous recommencer la même histoire?5\u2014Etre enceinte n'est pas un état pathologique.Les citoyens par leurs impôts ne doivent pas être forcés de payer des avortements et très souvent contre leur conscience.6\u2014Nous vivons une crise de civilisation.Une crise de dé-personnalisation.On devient de plus en plus isolé.On devient incapable de communiquer.De peur d'augmenter son insécurité on communique avec les personnes de son propre sexe ou de sa propre spécialité.On se groupe comme des retardés congénitaux.Puis on réclame des droits.Conséquem-ment la technique et la science pour le pouvoir l'emporte sur l'humain.N'avons-nous pas des obligations envers notre société?Allons-nous devenir une société refroidie, je veux dire robotisée?7\u2014Les féministes du Québec copient les féministes état- suniennes.Notre histoire est différente de la leur.Eux, leur histoire s'achève.A la décadence de Rome, les peuples ont bâti d'autres civilisations autour de Rome.Il faut s'en inspirer.8\u2014Les trois quarts de l'humanité meurent de faim par 1 é-goïsme des riches.9\u2014Dans les pays riches on meurt d'abondance.Certains pays instituent des cliniques pour préparer les gens au suicide.10\u2014Comment être souverainiste et être en faveur de l'avortement?Le pilier pour notre nouveau pays ne sera pas des plus solides.Allons-nous continuer à aller chercher nos enfants au Guatemala?11\u2014L'avortement n'est pas un gadget de supermarché.Jacqueline DUGAS Montréal la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE ITEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est outonsée a diffuser les informations de « LA PRESSE - et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations porîiculieres a LA PRESSE sont également réservés.«Courrier de la deuxième classe \u2014 Fnreg.strement numéro 1400».Port de retou- garanti.ANNONCES CLASSEES Commandes êu lundi ou vtndrsdi 9ti o 17k ABONNEMENT 285-6911 U ttrvk* d«t obonn«m«n»» \u2022\u2022» ouw«rt d.7h o llh |tom«)i 7hà I5h) 285-7070 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grondes annonce» Annonces clossets 785-7100 285-0892 285-6901 : Pour chancer eu lundi ou mené 9tt o 16*30 GRANDES ANNONCES Détaillant» National, Ttte>Prtstt Vacances, voyages 285-7111 285-7205 295-7202 285-7306 285-7265 Carrières ft profession s.nomma nom 285-7320 .B.\u2022 Priorité eif accordée dons cette paye aux lettres d'intérêt Qénérol se roo-portont à des orfktet parut dont IA PRESSE La concision eft rotornrnan-doo.e Us correspondante doivent inscriro lisiblomont bun nom, adrosso et numéro do téléphoné.\u2022 LA PRESSE ne t'ongago pas à pubtior toutes /es lettres reçues, ni à rotour-nor les lettre*, manuscrits ou autros documonts non publiés.\u2022 L'autour assume l'onttéro responsa-bittté do ses opinion: \u2022 Tout on respectant h pensée de l'autour, LA PRESSE se réserve le droit d'obrégor h» lettres selon l'espace disponible.\u2022 Si possible écrire à la maehino, à double inUriigno.\u2022 Prior* d'adrossor vos lettres comme suit: mTribuno More», LA P*ESSët CP.4700, suce.Pfcsce d'Arm**, Montréal, H2Y3M1.A propos d'infiltration dans Be PQ, le FLQ et En Lutte M.Marc Laurendeau La Presse Dans un autre de vos articles à sensation (La Presse, 9 déc.81) vous avez fait un parallèle entre l'infiltration présumée du PQ et celle des groupes FLQ et En Lutte! Qui plus est, vous ave/ associé mon nom à toute cette histoire.Est-il besoin de vous rappeler que le PQ est un parti démocratique, qui poursuit des objectifs louables avec des moyens hautement démocratiques.Qu'en est-il du FLQ et du groupe communiste En Lutte! ?Il me semble que le FLQ a prouvé à maintes reprises qu'il poursuivait des objectifs «politiques» en se servant du meurtre (ce ne sont tout de même pas des anges qui ont tué Pierre Laporte et une employée de la Défense nationale à Ottawa en 1970), d'attentats à la bombe, et quoi encore?Quant au groupe communiste En Lutte!, que vous appelez timidement groupe de gauche, il n'est pas inutile pour éclairer quelque peu vos antennes d'ignorant encrassé de citer quelques articles de son programme (qui n'en compte que 8): Article 7 c: «La victoire de la révolution prolétarienne requiert la réalisation de trois grandes tâches:.Armer les masses pour s'opposer à la répression, les préparer idéologiquement et organi-sationnellement à combattre la violence réactionnaire de la bourgeoisie et ultimement à s'emparer du pouvoir d'Etat par la violence révolutionnaire dès que les conditions propices se présenteront.» (p.129).La façon d'atteindre cet objectif hautement démocratique (une question qui intéresse certainement un démocrate de votre espèce), l'article 8b nous le précise en toutes lettres: par «le droit pour tous de porter des armes» (p.129).La structure organisationnelle pour atteindre ces magnifiques objectifs: l'article 7a des Statuts d'EL nous le précise: «La cellule est l'organisation de base de l'Organisation» (p.134).Deux des objectifs de la cellule: Articles 7g et 7h: g) appliquer les normes de sécurité de l'Organisation: h) développer les formes orga-nisationnelles propres à entraîner les masses à l'action, (p.135) (.) En ce qui a trait au démocra-tisme, libre à vous de mettre le PQ, le FLQ et EL sur le même pied.(.) Si vous croyez que l'Etat doive laisser fonctionner impunément des groupes qui prônent ouvertement la violence dans leur programme, n'agissez pas en hypocrite comme vous le faites actuellement et affiche/ ouvertement vos couleurs.(.) François SÉGUIN Montréal NDLR \u2014 Parlant d'infiltration dans le mouvement En Lutte, j'écrivais, le 8 décembre 81: \u2022ï'informateur François Séguin en a fait partie après ses années dans le FLQ».Voilà mes seuls propos sur vous.Je les maintiens en totalité.Contrairement au FLQ, En Lutte sur le boulevard Métropolitain et rouler 2 milles vers l'ouest sur la route de service Tourner vers le nord à Montée-de-Liesse.puis a gauche pour aller vers le sud sous le boulevard Cote-oe-Liesse et tourner a droite sur Hickmore.En venant de l'ouest - prendre la roule de service sur le boulevard Côte-de-Liesse à la hauteur de I usine Rolls-Royce.'.mille à l'est de l'usine Rolls-Royce, sur la route do service, tourner à droite sur Montée-de-Liesse.puis à droite sur Hickmore En venant du nord - prendre l'autoroute 1 3 jusqu'à la sortie Côte-de-Liesse.prendre la route de service jusqu à la Montèe-de-Liesse, tourner à droite sur Hickmore.En venant du sud - prendre I autoroute 1 3 jusqu'à la sortie Hickmore.V?prix! Pantalons pour dames Prix ord.Simpsons 19 99 Pentûlons 100% polyester, extensible 2 sens.Avec ceinture.Gris, marine, prune ou brun.Toutes les tailles non offertes dans tous les coloris.Tailles moyennes 10 à 18 dans le groupe.Rayon 304.vêtements sport pour dames.Centre d aubaines seulement Four à convection «Braun» Prix orig.Simpsons 329.95 79995 10 seul.Modèle COV300 Rayon 426.articles ménagers.Centre d'aubaines seulement Complets et vestons pour hommes Prix orig.Simpsons 79.99 à $450 29\"à23625 Sélection géante de complets et vestons en laine, laine mixte et velours côtelé Marine, beige, brun ou gris.Tailles 38 a 46.statures: courte, moyenne et élancée dans le groupe.Rayon 260.vêtements pour hommes Centre d'aubaines seulement Voici les rayons que vous trouverez à notre centre d'aubaines Appareils électroménagers Appareils photographiques Articles de sport Articles ménagers Aspirateurs Calculatrices, machines à écrire H^f^fit*mm^m^m0mm,Mans****** 1 123 456 789 0 Chaussures (pour hommes, dames et enfants) Jouets Linge de maison Meubles Meubles juvéniles Porcelaine Quincaillerie, peinture Radios, téléviseurs Tapis Tentures Tissus, travaux d'aiguille Vêtements (pour hommes, dames et enfants) MD \u2022*:>.» \" r.-.-.r \u2022
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