La presse, 11 novembre 1983, Cahier A
[" V \u2014\t/ LA MÉTÉO: PLUIE ABONDANTE, VENTS DU N.-E.DE 40 À 60 KM/hr.MIN.t 3f, MAX.: 9°.DEMAIN : /JLUIE OU NEIG^ONDANTE.DÉTAILS PAGE A 2 Sears Meilleurs voeux Meilleures affaires En vigueur jusqu au 19 novembre 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 45C Les services du ministère sont débordés ?Ils seront 10 000 au Canada à Noël ?OTTAWA \u2014En quatre mois, le* nombre de réfugiés sans statut a doublé à Montréal GILLES FAQUIN de notre bureau d Ottawa passant de 1 500 à 3 000.D'ici à Noël, ils seront 10 000 au Canada dont près de la moitié dans la métropole.«Leur arrivée1 massive constitue un problème de plus en plus aigu», a déclaré hier M.Raphaël Girard, directeur des Affaires des réfugiés au ministère de l'Emploi et de l'Immigration.«Le système ne peut suffire à la demande», a dit M.Girard.Venues au Canada à titre de touristes, ces personnes ont ensuite demandé le statut de réfugiés lors de leur descente d'avion à Mirabel ou à Malton.Ayant tout abandonné dans leur pays d origine, ces réfugiés sont souvent démunis et doivent compter sur des organismes bénévoles pour leur venir en aide avant de trouver un emploi ici.«À la fin d'aout, il y avait H371 de ces réfugiés économiques ou politiques non reconnus qui attendaient une réponse du ministère \u2022, a dit M.Girard au cours d\u2019une entrevue avec LA PRESSE., «L\u2019affluence est telle que la liste s'allonge de quelque 300 cas par mois même si on a accéléré le processus depuis le printemps*, a t-il dit.En août dernier seulement, il en est venu plus de 1 000 Contrairement aux réfugiés qui ont obtenu leur visa d\u2019immigration avant d'arriver au Canada, les personnes sans statut doivent attendre trois mois avant MONTRÉAL, VENDREDI 1 1 NOVEMBRE 1983, 99* ANNÉE, n° 262, 68 PAGES, 6 CAHIERS \u2022 d\u2019être admissibles à l\u2019aide sociale.Lorsqu'elles y parviennent d'ailleurs, elles touchent des prestations moindres.Selon M.Girard, le problème dépasse le Canada.Aux États-Unis, par exemple, il y a environ 169 000 réfugiés non reconnus qui voir RÉFUGIÉS en A 2 MARCHESSAULT Pendant qu'une caméra cachée immortalisait les gestes suspects d'Henri Marchessault dans la chambre forte de la rue Bonsecours, des experts en filature de la GRC avaient déjà reçu l'ordre de ne pas le quitter des *eux\tpage A 3 LEIGHTON FORD Depuis dimanche dernier et sans doute jusqu'à dimanche prochain, le « preacher » Leighton Ford aura chaque soir fait salle comble au Palais dos congrès de Montréal, où il mène sa croisade évangéliste.page B 1 BOURASSA Robert Bourassa triomphe devant l\u2019un des auditoires les plus nombreux que l\u2019on ait vus depuis longtemps a un dejeuner-cau-ser;e organise par la Chambre de commerce de Montréal.pQge A 9 LIBAN Le chef de l'OLP, Yasser Arafat, craint que les nouvelles attaques des dissidents du Fatah ne soient qu une répétition avant la charge finale contre ses forces, encerclees à Tri- po,,\u2018\tpage\tE 1 RELANCE ÉCONOMIQUE À la veille du dévoilement de son vaste plan de relance économique et peu avant le dépôt d'un budget supplémentaire, le gouvernement Lévesque multiplie les entretiens avec les banquiers.page A 9 HYDRO-QUÊBEC Dans son marchandage avec le gouvernement concernant son plan de développement, Hydro-.Québec se dit prête à ajouter $1 milliard aux $2,6 milliards prévus pour l'amélioration de son réseau.\tr\t, page C 1 L'inénarrable, volubile, désopilant, volumineux, bref, Achille Talon lui-même, a tenu à souligner a sa façon le centième anniversaire de LA PRESSE pendant que son auteur, Greg, suait à grosses gouttes au Salon du livre, hier, et riait sous cape en dédicaçant d'un dessin talonesque son dernier album, L\u2019incorrigible Achille Talon, ou en écrivant quelques mots gentils sur toutes sortes de bouts de papier que lui présentaient les enfants.D'autre part, le Cercle des femmes journalistes a attribué les Prix Judith-Jasmin à quatre journalistes des catégories quotidiens, périodiques, télévision et radio.Sur la scène centrale, le public a assisté à un débat entre Lysiane Gagnon et Pierre Foglia sur le journalisme subjectif, et le Congrès Boréal 83, sur la science-fiction, a été lancé.Il se poursuivra jusqu'à dimanche.page C 7 CHEZ STEINBERG Des rencontres informelles conduiraient à un règlement Il y a une lueur d\u2019espoir dans le conflit qui paralyse les magasins d\u2019alimentation Steinberg.U5A BINSSE Un accord serait possible au cours des prochains jours dans ce conflit grâce à un marathon de rencontres entrepris cette semaine par la haute direction de chaîne d\u2019alimentation et la section 500 de l\u2019Union des employés de commerce ( FTQ).Les parties étaient en conciliation hier.LA PRESSE a appris de source sûre hier que des rencontres intensives se déroulaient depuis deux jours entre M.Thomas Ku-kovica, président du syndicat qui représente les 7 500 employés en grève de Steinberg, et la haute direction de l'entreprise.Ces discussions auraient été très positi- ves et un règlement prochain ne serait pas impossible.Un porte-parole patronal a préféré parler de «séances exploratoires» informelles entre «deux personnes», sans !a présence des négociateurs des deux parties, précédant la rencontre de conciliation.Ce porte-parole n'a pas voulu s\u2019avancer quant au progrès enregistré lors de ces voir STEINBERG en A 2 Annonces classées C 5, D 3 à D 8 Arts et spectacles \u2014 Informations .C 7 à C 11 \u2014 Cinéma.C\t6 Centenaire.A\t8 Décès, naissances, etc.D\t9 Economie.C\t1\t6\tC\t5 Êtes-vous observateur ?.D\t6 FEUILLETON « La Corriveau »:\tD 5 Horoscope.D\t4 Le monde.E\t1 Mots croisés.D\t7 « Mot mystère ».D\t7 Quoi faire aujourd\u2019hui.C\t6 Télévision.C\t8 \u2014 Télé-câble.C\t8 Tribune libre.A\t7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.18 VMots croisés.1 X\u2014____________!______________ L\u2019arrivée de Stone fait monter la fièvre à Managua MANAGUA\u2014Chassé-croisé à Managua.Doit-on s'attendre à un certain nombre de développements importants sur le plan diplomatique dans la crise américano-nicaraguayenne?Pour l\u2019instant, aucune information n\u2019a filtré.En revanche, il y a du remue-ménage.En fait, depuis hier matin, on subodorait quelque chose.Cela bougeait.D'autant que la présence à Managua de Richard Stone, renvoyé spécial du président Ronald Reagan ne pouvait laisser personne indifférent.Vi-\\j>ite inattendue, donc motivée par de nouvelles initiatives ou de nouveaux faits.CHARLES DAVID envoyé spécial au Nicaragua Est-ce un voyage de la dernière chance avant le raidissement définitif des positions de chacune des deux parties?Simple péripétie?Ou est-ce une décélération du processus d\u2019affronte- ment?À Managua, on en est à se poser des questions et à jongler avec des hypothèses, les unes plus farfelues que les autres mais qui témoignent toutes de la nervosité ambiante.Les faits: hier matin, une brève information qui allait déclencher la machine des rumeurs.Dans une décision surprise, l'envoyé spécial américain, après sa rencontre à Mexico avec les représentants du groupe de Conta-dora optait de faire un crochet dans la capitale nicaraguayenne pour entamer des pourparlers voir MANAGUA en A 2 FRAUDE DE $28 MILLIONS Amway plaide coupable ¦g TORONTO (UPC, PC) \u2014 ™ Les sociétés Amway Corp.et Amway Canada Ltd.ont été condamnées respectivement hier, en Cour suprême de l'Ontario, a une amende de $20 millions et $5 millions pour avoir fraudé le gouvernement canadien de plus de $28 millions en droits non payés pour des marchandises importées sur une période de 15 ans.Le procureur de la Couronne, Paul Lindsay, a laissé entendre que cette admission de culpabilité résulterait probablement en la perte, pour les deux compagnies, de la poursuite civile de $ 147 millions intentée contre elles par le gouvernement fédéral.\t« Le juge en chef Gregory Evans a souligné que la sévérité l _____voir AMWAY en A 2j Marvin Hagler s'apprête à atteindre de la gauche le visage de Roberto Duran lors de leur combat, hier soir a Las Vegas.Hagler a triomphé par décision unanime des juges et conservé son titre unifié des poids moyens.\tpages 2 et 3 y LA PRESSE, LE sJouRMAL Ç^uî A CENT akis Allons donc./c.'est le Journal \u2022SANS TEMPS.CE.LDÎ NE VÎEvLLTra 0AMAVS / TAL°h LA Vi$jT£ DU PAPE :$/S Mkh'ONS certificats de DÉPÔT GARANTI doublement avantageux WSà TRUST GENERAL ,\tiny til» d >j Rcijk; df IdStuidli'f-dépôts du Montant maximum garanti: 60 000 5 par -H _ (5 ans) (3 ans) (18 mois) Intérêt annuel Dépôt minimum 1 0001 Intérêt annurl Dépôt minimum 1 000$ \u2022 1 chance de gagner par dépôt de I 000 * pour I ou 2 ans* \u2022 2 chances de gagner par dépôt de I 000 S pour 3.4 ou 5 ans \u2022 l M dépôts garantis d'epargne-retraitc et 1rs obligation* d épargne du Canadasont aussi admissibles au concours.D0\u2019 Hong Kong\t22\t26 Tokyo\t\t12\t1.7 Le Coire\t14\t23\tTrinidod\t24\t2° Lisbonne\t14\t17\tVienne\t4\t1.\u2022 Londres\t11\t16\t\t\t Le Formule TAG paralysé dans le oort de Cacouna Après avoir quitté le port de Québec lundi dernier, avec déjà une semaine de retard, le Formule TAG a eu maille d partir avec le gros temps qui continue de sévir dans le Bas du fleuve, et il restera paralysé dans le port de Cacouna au moins jusqu'à dimanche ou lundi.GILLES NORMAND Un des membres d\u2019équipage, Robert Gelly, qu\u2019on a dû hospitaliser à Rivière-du-l/oup, mardi, après qu\u2019il fut tombé dans l\u2019eau glacé du Saint-Laurent durant une manoeuvre en pleine tempête, est remonté sur le bateau après avoir été traité pour hypothermie.Le skipper Mike Birch, qui a été coupé à la figure lorsqu\u2019il a été fouetté par un cordage, serait prêt à remettre en route son catamaran, mais le mauvais temps qui perdure dans la région et dans le golfe Saint Laurent ne le permet pas encore.Environne ment Canada prévoit de forts vents de 60 à 70 km4i qui souffleront au moins jusqu\u2019à dimanche, tandis que la pluie devait commencer à tomber au cours de la nuit dernière pour se transformer ensuite en verglas.Ce mauvais temps, après lequel il faut laisser entre dix et douze heures à la mer pour se calmer, est dû à une dépression qui s\u2019est formée au sud des Grands Lacs.Celle-ci se déplace vers le nord-est, et elle n'atteindra le Bas du fleuve que samedi, prévoit-on.Déjà retardé par le mauvais temps et par des délais dans la livraison de pièces d\u2019équipement, le Formule TAG a quitté le port de Québec samedi dernier, avec un retard d\u2019une semaine sur ce qui avait été prévu.Comme ce bateau peut parcourir entre 350 et 400 milles nautiques par jour, on estimait n\u2019avoir besoin que de deux journées pour franchir les fiOO milles qui séparent Québec de le Formule TAG l\u2019Atlantique.Compte tenu de la distance parcouru, il faudra une journée et demie pour effectuer le reste du trajet.Le périple mènera l\u2019équipage aux Antilles, pour y poursuivre un entraînement qui, au total, aura duré 200 jours.Birch tentera même de s\u2019attaquer au record de la traversée de l\u2019Atlantique.détenu par le champion du monde Marc Pajot, qui avait parcouru en neuf jours, 10 heures et 34 secondes les 3 014 milles nautiques qui relient New York à Cap Lizard, en Angleterre.photothèque LA PRESSE Vitesse moyenne de 18 noeuds Tout allait bien pour le Formu le TAG, entre La Malbaie et Ta-doussac, ou il a maintenu une vitesse moyenne de 18 noeuds.Cela implique qu'il a atteint par moments une vitesse de pointe variant entre 25 et 30 noeuds.Le temps s\u2019est gâté dans la journée de mardi, la mer se détériorant sous des vents de plus en plus forts qui, confrontés aux marées contraires, ont soulevé des vagues atteignant quatre métrés (13 pieds).Les rafales ont soufflé à 10 noeuds et ont endommagé la têtière (plaque de métal au point d'attache) de la grand-voile.Birch, qui connait bien la mer, a compris qu\u2019il était inutile de pousser plus loin l\u2019audace.Il a tenté de cacher son bateau dans le port de Cacouna, sur la rive sud.Il s\u2019agit d'un plan d\u2019eau large et le catamaran n\u2019y était pas bien protégé.Au même moment, on avait interrompu le service des bateaux passeurs entre Saint-Siméon et Rivière-du-Loup.et on rapportait qu\u2019un bâtiment de la Garde côtière avait du mal à ren trer au port, à Tadoussac.Appel à l\u2019aide Dans le port de Cacouna, le vent et les vagues poussaient le bateau de course vers des écueils.Sans moteur, on ne pouvait empêcher le catamaran de dériver.On a tenté de l\u2019ancrer, à l\u2019aide d\u2019une embarcation pneu matique munie d\u2019un moteur.Les efforts du marin Robert Gelly ont été inutiles.Son esquif a chaviré et il a pris un bain force dans l\u2019eau glacee.Birch a alors fait appel à la Garde côtière.L\u2019aéroglisseur, qui travaillait dans la région, a été dépêché et il a réussi à stabiliser la position d'ancrage du Formule TAG.On a fait réusiner à Rivière-du-Loup la têtière en dommagée.Mike Birch n attend plus qu\u2019un temps favorable avant de relancer sa bête de course dans l\u2019aventure atlantique.I^es autres membres d\u2019équipage sont: l\u2019architecte naval britannique Nigel Irens, qui descendra à Halifax, Nouvelle Écosse; l\u2019Américain Win Fow-ler, un spécialiste des voiles qui lui quittera le bateau à la Guadeloupe; Robert Gelly, François Lemelin et Gerry Roofs, de Québec.Le marin français Loïc Pey-ron, qui sera le principal équipier de Birch dans la Transat TAG Québec Saint-Malo, en août 1984, se joindra au groupe à la Guadeloupe.LE 450e ANNIVERSAIRE DE LA VENUE DE CARTIER La participation d\u2019Ottawa dépassera les $ 20 millions \t ¦ à trois chiffres La Quotidienne 7ii7 liroge d\u2019hier *\tà quatre chiffres 9696 Le gouvernement fédéral a rappelé aux Québécois, hier, en quoi consistait son apport financier dans les célébrations qui marqueront, en 1984, le 450e anniversaire de la venue de Jacques Cartier.GILLES NORMAND Au cours d\u2019une conférence de presse à laquelle ont participé les ministres Charles Lapointe, Approvisionnements et Services, et Pierre Bussières, Revenu National, on a notamment annoncé la signature d\u2019un protocole d\u2019entente, par lequel Ottawa remettra à la Corporation Québec 1534-1984 le site du Vieux-Port, pour que s\u2019y déroulent les festivités et les événements nautiques au programme entre le 23 juin et le 24 août 1984.Le réaménagement du Vieux-Port et de ses quais, qui a été réalisé au coût de quelques millions de dollars, a fait dire au ministre Lapointe que la contribution fédérale pour les services d\u2019appoints rendant possibles ces événements nautiques se chiffrait par $3,4 millions.Le ministre a ajouté que la participation directe et indirecte du gouvernement central, dans les événements de Québec 84, dépasserait ainsi les $20 millions, puisqu\u2019il faut compter l\u2019engagement des ministères et services suivant : Environnement Canada (Parcs Canada), Affaires extérieures, Secrétariat d\u2019État, Défense nationale.Transport Canada, Communications, Pèches et Océans, Affaires indiennes et du Nord, Gendarmerie royale du Canada, Ports Canada, Revenu Canada, Commission de l\u2019emploi et de l\u2019immigration.Industrie, Commerce et expansion économique régionale (Office du tourisme du Canada), Société canadienne des Postes et Le Vieux-Port de Québec.En plus, le gouvernement canadien fournira les service additionnels suivants : Garde côtière, Environnement Canada, services portuaires, services de pilotage, sécurité et services connexes, en plus de participer directement au rapatriement des cadets qui viendront sur les grands voiliers nationaux.Des envoloppes d\u2019argent ont aussi été prévues pour diver- ses manifestations populaires et culturelles entourant le retour des grands voiliers, dans le cadre d\u2019un programme conjoint Cana-da-France.Des artistes d\u2019un pays se produiront dans l\u2019autre et vice versa.Le président de la Corporation Québec 1534 1984, M.Richard Drouin, s\u2019est dit satisfait de la participation fédérale dont il a loué l\u2019étroite collaboration.Au cours de cette conférence de presse, on a insisté fortement sur la portée internationale d\u2019un tel événement de même que sur les \u2022retombées économiques qu\u2019on en attend et que les prévisions les plus conservatrices évaluent à $92 millions.M.Pierre Levasseur devient commissaire Le ministre du Revenu National, Pierre Bussières, a pour sa part annoncé la nomination de l\u2019homme d\u2019affaires Pierre Levasseur au poste de commissaire général, qui représentera le gouvernement du Canada dans les événements de 1984.Il sera l\u2019interlocuteur responsable de l\u2019ensemble de la participation du fédéral dans ce dossier.Diplôme de plusieurs universités en sciences administratives, M.Levasseur s\u2019est signalé à la présidence d\u2019un ensemble de compagnies oeuvrant dans le lancement et le développement d\u2019entreprises et la promotion audiovisuelles.Il siège sur les conseils d\u2019administration de nombreuses sociétés, dont Air Canada, Delta Benco Cascade Ltée et Northstar Home Theater.Il est aussi président du conseil de l\u2019Agence canadienne de développement du sous-titrage.Provigo: les négociations progressent M Alors qu\u2019une lueur d\u2019espoir ™ serait de rigueur chez Steinberg, il y a aussi du progrès dans la conciliation qui se poursuit dans le conflit de la chaîne d\u2019alimentation Provigo dont 45 magasins sont fermés par la grève de trois semaines de 2 200 employés.La compagnie a déposé hier devant le conciliateur un nouveau « ?* document dans le but d'en arriver à un règlement du conflit.L\u2019employeur y apporte des améliorations sur la sécurité d\u2019emploi et l\u2019ancienneté ainsi qu'aux avantages sociaux des employés à temps partiel à son emploi.Provigo, qui demande un gel des salaires pour deux ans, attend maintenant la réponse du syndi- cat, le local 500 de l\u2019Union des employés de commerce (FTQ).Un porte-parole patronal estime qu\u2019il y a un progrès lent, mais certain, dans les pourparlers avec le syndicat en conciliation.11 espère que le syndicat répondra rapidement au dernier document patronal qui maintient la semaine de travail à 37 heures la première année, mais l'augmente d\u2019une heure la deuxième.À l\u2019instar de Steinberg, Provigo vise dans ses offres à rendre son entreprise plus rentable et ses opérations plus souples.Le syndicat, tout comme chez Steinberg, veut conserver ses droits acquis.11 demande également des hausses salariales de « et 5 p.cent sur deux ans.\t.* t Le ministre des Approvisionnements et Services, Charles Lapointe, et le ministre du Revenu, Pierre Bussières, s\u2019entretiennent avec le président de la Corporation Québec 1534-1984, M.Richard Drouin.\ttéléphoto\tPC LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 NOVEMBRE 1983 Qui est ouvert?C'est aujourd'hui, 11 novembre», 65e jour du Souvenir.Partout à travers le pays, les Canadiens et parmi eux les anciens combattants, ou du moins ceux qui restent, commémoreront l'armistice qui mettait fin à la guerre 1914-18 Et Ton continue plus que jamais de guerroyer et de parler d\u2019armements nucléaires! La leçon n'aurait-elle pas été salutaire?Quelle est donc lourde à porter cette fragile paix! Enfin! N'empêche qu'à l'occasion de ce jour du Souvenir, les bureaux de poste, les succursales postales et les bureaux auxiliaires seront fermes.Il n\u2019y aura aucune distribution de courrier par facteurs, ni rurale.L'enlèvement du courrier dans les boites aux lettres publiques se fera à 13 et à 17 heures.I/accès aux cases postales se fera là où l'ouverture continuelle est en vigueur.Enfin, les services de livraison par express et de la poste prioritaire seront cependant disponibles.Les banques et les caisses po pulaires seront également fer-mees durant cette journée chômée.Malfaiteur chèrement recherché WASHINGTON (AFP) \u2014 La plus forte récompense ($500,000) jamais offerte dans l'histoire du crime aux États-Unis pour retrouver un malfaiteur.a été proposée par la célèbre compagnie de transport Wells Fargo, a indiqué hier un responsable du FBI à Washington.La Wells Fargo souhaite -presque à tout prix - retrouver un de ses employés qui a disparu le 12 septembre dernier de Hartford.Connecticutt, avec $7 millions en liquidité, appartenant à cette compagnie.Victor Gerena, 25 ans.avait neutralisé ses deux collègues à la suite d\u2019un ramassage de fonds particulièrement fructueux effectué dans des entreprises de la région.Après avoir ligoté les deux gardes, il leur avait injecté un puissant soporifique afin de pouvoir prendre la fuite sans être inquiété.Tous les efforts déployés par la police sont restés vains jusqu'à présent.Les $7 millions, une des sommes les plus importantes jamais volées au États-Unis et peut être le hold-up le plus considérable commis par un bandit solitaire n'ont toujours pas été récupérés.Le butin en lui-même ne peut même pas permettre aux policiers de remonter jusqu à Victor Gerena : la somme est en effet constituée de billets de banque dont les numéros ne se suivent pas et n'ont pas été relevés et qui peuvent donc être remis en circulation sans danger.Une victoire pour ies non-fumeurs SAN FRANCISCO (AFP) \u2014 Les non-fumeurs viennent de remporter une victoire remarquée à San Francisco, où les entreprises vont devoir s'organiser pour qu'ils ne soient plus gênés par la fumée des cigarettes sur les lieux de travail.Une mesure en ce sens a été approuvée d'extrême justesse par les électeurs de la ville \u2014 pourtant connue pour sa tolérance \u2014 à l\u2019issue d\u2019un scrutin organisé mardi, mais dont les résultats définitifs n'ont été connus qu'hier soir.Aux termes de la proposition approuvée par les habitants de la ville, cette dernière doit obliger les entreprises locales à organiser le travail et répartir les locaux de façon telle que les fumeurs ne puissent pas incommoder les non-fumeurs.Une amende En cas de conflit, ce sont les souhaits exprimés par ces derniers qui devront pévaloir et une amende de $500 par jour est prévue pour les entreprises récalcitrantes.Le scrutin a été précédé d'une campagne particulièrement intense, marquée par un soutien financier massif des fabricants américains de cigarettes aux adversaires de la proposition.Le plus gros vol postal au Canada TORONTO (d'après CP.UPC) \u2014 Cinq préposés à l\u2019entretien ont été arrêtés hier et accusés du vol de quelque 250.000 pièces de cour rier destiné à l\u2019étranger.Ce serait le plus gros vol postal jamais com mis au Canada.Les cinq hommes étaient tous à l\u2019emploi d\u2019une compagnie de nettoyage engagée par la Régie des postes pour assurer l\u2019entretien de ses vastes installations de l'est de Toronto, qui manutentionnent quotidiennement jusqu'à 5 millions de lettres et de paquets.La police de Toronto précise qu\u2019entre 100,000 et 250,000 pièces de courrier destinées à l'étranger ont été ouvertes par les voleurs, qui cher- chaient de l'argent, puis détruites.Une petite quantité de devises canadiennes et américaines a été recouvrée.Les arrestations font suite à une enquête ouverte par la police à la demande expresse des services de sécurité de la Régie des postes, qui avaient constaté la disparition des pièces de courrier entre les mois de février et novembre.Les cinq suspects, qui ont été accusés de vol, ouverture et abandon de courrier, sont George Bakopoulos, 18 ans, David Ryan, 18 ans, Bill Co-chaftis, 20 ans, Ludjero Codinho, 16 ans et Frank Nenenes, 16 ans.Ils comparaîtront en Cour provinciale le 25 novembre.LA GRC SUIVAIT MARCHESSAULT A LA TRACE Deux membres de Tescouade des stupéfiants ont dérangé l\u2019enquête Pendant qu\u2019une caméra cachée immortalisait les gestes suspects d'Henri Mar-chessault dans la chambre forte de la rue Bonsecours, des experts en filature de la Gendarmerie royale du Canada avaient déjà reçu l'ordre de ne pas le quitter des yeux.Pendant ce temps, au sein de l'escouade des stupéfiants de la police de la Communauté urbaine de Montréal, peu de gens savaient ce qui se tramait dans les coulisses, et deux des enquêteurs de l'escouade ne se doutaient pas, le 19 mars, qu'ils «dérangeaient», d\u2019une certaine façon, tout ce scénario.MARIO ROY___________________ Il s'agit des détectives Robert Quévillon et Pierre Pouliot, qui, ni l'un ni l'autre, n'étaient dans le secret des dieux.Ils sont innocemment entrés rue Bonsecours vers 10 h du matin, ce fameux samedi de mars, et ont vu l\u2019ex-capitaine de l\u2019escouade, leur patron.«devenir blême, puis rouge, faire des gestes avec les bras, se tenir collé sur nous.Il était dans un état pas normal*, selon les termes de Quévillon.Henri Marchessault n'avait pas l'habitude de travailler le samedi.Il n'avait pas non plus l'habitude de toucher aux pièces à conviction recueillies par ses hommes comme il l\u2019a alors fait, transportant lui-méme ces objets \u2014 une boite contenant des balances électroniques, des documents, et une enveloppe pleine d\u2019héroïne \u2014 jusqu'à la chambre forte.Dans le plafond, l\u2019oeil électronique est pendant tout ce temps aux aguets, et, de fait, la bande magnétoscopique montre le policier déposant dans la chambre forte une boite semblable à celle dont vient de parler le témoin, fait-on observer au jury.L'enquêteur Robert Quévillon donne parfois des détails surprenants: par exemple, il jure que Marchessault se trouvait «à exactement cinq pieds et demi de la voûte* lorsqu\u2019il l'a aperçu tout d'abord, en entrant au bureau.Mais il accepte tout de même l\u2019explication de Marches- sault qui dit sacrifier une journée de congé à la nécessité de dresser un inventaire de la chambre forte en vue de la destruction prochaine de pièces à conviction qui y sont entrepo sées.Porte-documents De l'autre côté de la rue, Claude Charron, de la GRC, l'un de ceux qui ont été assignés à la surveillance de Marchessault, est installé à une fenêtre donnant sur le 775 Bonsecours Après la rencontre fortuite avec ses deux subalternes, Marchessault sort de l'édifice, narre-t-il, avec un porte documents à la main, une petite mallette qu'il dépose dans le coffre d'une automobile qu'il pilote hors de la vue du gendarme Charron.Force est encore une fois de constater que toute cette enquête est exceptionnelle à bien des points de vue, hormis le fait qu'elle avait pour but d'inculper sous dix chefs d accusation de complot, de vol et de trafic de drogue, une vedette de l\u2019appareil policier montréalais.Hier, les six hommes et six femmes constituant le jury ont été littéralement ensevelis sous une avalanche de pièces techniques: on leur a montré pas moins de 101 photographies dont certaines sont destinées à leur signaler la présence « d\u2019un grain de poudre* à un endroit quelconque de la chambre forte.Une chambre forte passée au peigne fin, c'est le cas de le dire, après avoir servi de plateau de tournage.Pour les besoins spécifiques de cette enquête, les policiers de la GRC et ceux de la police de la Communauté urbaine de Montréal qui étaient prévenus de l'affaire ont également loué un local, rue Lincoln, ou s\u2019est justement prise la décision, le jeudi 17 mars, de coller des anges gardiens aux trousses de Marchessault.«Il m'a dit qu'il allait entrer travailler le lendemain: ça a éveillé des choses en moi! » explique le sergent-détective Guy Bernard, un de ceux qui savaient.L'instruction de l'affaire Marchessault se poursuit aujourd'hui en Cour d'assises, sous la présidence du juge Gé-rald Ryan.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE Le Vieux Château Laval rasé par les flammes L\u2019hôtel Le Vieux Château Laval du quartier Laval-ouest, a complètement été détruit par un incendie, tôt hier matin.Huit pensionnaires qui dormaient à l\u2019étage ont pu quitter les lieux à la hâte grâce au déclenchement du système d\u2019alarme.Plusieurs équipes de pompiers ont été dépêchés sur les lieux, vers 4 h.Le vieil édifice, entièrement construit en bois, a brûlé durant plusieurs heures.Il abritait, outre une section de chambres, une brasserie, un restaurant et une salle de réceptions.Situé à l\u2019intersection des boulevards Arthur-Sau-vé et Sainte-Rose, l\u2019établissement, appartenant à M.Maurice Cardinal, était devenu presque une institution dans le quartier.Tout le monde, un jour où l\u2019autre, s\u2019y est arrêté.Il semble qu\u2019une défectuosité du système de chauffage soit à l\u2019origine du sinistre.La majorité des vendeurs de voitures usagées ne respectent pas la loi Si tous les consommateurs mécontents de l\u2019achat d\u2019une voiture usagée savaient que la majorité des vendeurs ne respectent pas la loi, et que cela peut suffire pour faire annuler un contrat, on verrait s\u2019assainir JEANNE PESROCHERS en peu de temps un commerce qui selon l'Association pour la protection des automobilstes (APA), a grand besoin d\u2019un bon coup de balai.L\u2019article de loi qui veut protéger le consommateur, et qui n\u2019est à peu près pas respectée selon une enquête récente de l\u2019APA, est celui qui exige une bonne identification du véhicule et de ses déficiences.Le simple fait que le vendeur ne s\u2019identifie pas suffirait à faire annuler un contrat.Mais pour cela il faudrait d\u2019abord retrouver le vendeur.Car c\u2019est justement là un des risques contre lequel l\u2019APA prévient le consommateur: un commerce sans raison sociale pourrait être un établissement fantôme, un établissement sans lendemains.Ayant visité une quarantaine de commerces de voitures d\u2019occasion dont plus de la moitié ne respectaient pas la loi de l\u2019étiquetage, l'APA rappelle au consommateur qu\u2019il a droit à cet étiquetage.Qu\u2019il a le droit de savoir ce qu\u2019il achète, et de qui il achète; le droit de faire vérifier par un mécanicien de son choix la voiture qui l\u2019intéresse; le droit de verifier avec le précédent propriétaire les antécédents du véhicule; le droit de vérifier si la voiture correspond à ses papiers d\u2019identité, si elle a bien le même numéro de série.«Nous recevons chaque jour des dizaines de plaintes de consommateurs qui se sont fait rouler par des vendeurs malhonnêtes, dit un communiqué de l\u2019APA.L\u2019application stricte de la loi sur la protection du consommateur permettrait d\u2019assainir cette situation*.Les vendeurs qui passent ainsi à côté de la Joi risquent des amendes de $100 à $2 000.Ils risquent aussi que les consommateurs fassent annuler les contrats qui ne leur semblent pas avantageux.La police « cadenasse » un lupanar du «Red Ligth» ¦ Le directeur de la police de la Communauté urbaine de Montréal, André De Luca, vient d'utiliser exceptionnellement le «règlement du cadenas* pour mettre à la raison un proxénète qui exploite une maison de débauche depuis plusieurs années, rue de Bullion, en plein centre-ville.ANDRÉ CtDILOT La police n'invoque habituellement ce règlement que dans les cas où une extrême sévérité est nécessaire, par exemple dans les cas de récidive grave, quand les recours ordinaires sont épuisés; un procureur de la Ville de Montréal, Me Germain Tremblay, la qualifie de mesure «de dernier ressort *.Cette opération n\u2019est pas sans rappeler l\u2019époque du célèbre Pacifique «Pax» Plante qui avait pris les mêmes moyens, au début des années 50, pour fermer les lupanars et les maisons de jeux qui pullulaient dans ce secteur appelé alors le «Red Light», où se trouve justement l\u2019établissement visé par le directeur De Luca, au 3420, rue De Bullion.Si les portes de la maison de deux étages de la rue De Bullion ne portent pas encore les fameux scellés de la police, c\u2019est que le propriétaire, Frank Ras-chella, a contesté en Cour supérieure la décision du juge André Massé, de la Cour municipale, de fermer l\u2019établissement pour les prochains douze mois.La cause sera entendue en appel le 29 novembre.D\u2019autre part, pas plus tard que mardi dernier, Raschella a été condamné à neuf mois d\u2019em-prisonnement et à $ 10 000 d\u2019amende à la suite d\u2019un plaidoyer de culpabilité qu\u2019il avait enregistré le 21 juin dernier à trois accusations d'avoir vécu des fruits de la prostitution et d'avoir tenu une maison de débauche.En 1981 et en 1982, Raschella avait écopé d'amendes de $6 000 et de $8 000 pour des infractions similaires.A la première occasion, il avait aussi écopé de six mois de prison après qu\u2019il eût été démontre qu'une mineure se trouvait sur les lieux.En 1979, il avait fait deux journées de prison pour avoir eu des relations sexuelles avec une fillette de 14 ans.Le délit, il importe de le préciser, s\u2019était également produit au 3420, De Bullion, où le prévenu occupe un logis, au sous-sol.Lors de la dernière opération policière, en juin, six jeunes femmes avaient été arrêtées.Selon les enquêteurs, deux d\u2019entre elles répondaient seulement aux appels des clients que leur présentait Raschella.Une dizaine de prostituées qui racolent sur la Main fréquentaient égale ment cette maison close.Il leur en coûtait $15 chaque fois qu\u2019elles y empruntaient un lit.En retour, elles exigeaient généralement $50 du client.L\u2019an passé, les policiers avait mis les enquêteurs du fisc à contribution après avoir trouvé dans la maison des certificats de dépôt d\u2019une valeur de \u2018 $ 107 000.Le «règlement du cadenas», adopté le 27 janvier 1927, ne peut s\u2019appliquer que si deux infractions à la réglementation municipale ou au code pénal ont été constatées au même endroit, dans la même année.La période de fermeture d\u2019un établissement ne peut s\u2019étaler sur plus de douze mois.La requête déposée devant la Cour doit absolument porter la signature du directeur du service de la po lice.Fait assez surprenant, le contentieux de la Ville de Montréal fait usage de ce règlement en moyenne cinq ou six fois par année.Les deux dernières fois, on avait eu recours à cette loi sévère pour faire fermer une arcade de jeux et une salle de billard, avenue Mont-Royal et rue Liège.Dans le cas du lupanar de la rue De Bullion, c\u2019était la deuxième fois que le directeur De Luca tentait d\u2019obtenir sa femer-ture à l\u2019aide du «cadenas».Le 22 avril, le juge Roger Pigeon l\u2019avait rejeté.L\u2019argumentation de la Couronne, représentée par Me Jean-Pierre Bessette, reposait alors essentiellement sur le fait que Raschella n\u2019avait pas de permis pour diriger une maison de chambres.Le samedi 3 décembre 1983 SPOrtS d*lllV6r .\u2019.i I.l:_______' \u2022 i j\u201e Æ |\tA c\u2019est le cahier spécial des an \t\t1 f\t\ti \t\t luebec la presse DATE DE TOMBÉE: le mercredi 23 novembre 1983 RÉSERVATIONS Tél.(514) 285-6696 ou 6884 Ptmondti Huguejt# Viger-Gognon^ Probec 5 limitée 7, rve Saint-Jocques Montréal, Québec H2Y 1K9 A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 NOVEMBRE 1983 TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ DE FIRST CHOICE Le CRTC prié de faire diligence HULL (PC) \u2014 Le réseau de télévision payante First Choice, sur les genoux après seulement neuf mois de diffusion, a prié hier le CRTC d'approuver le plus rapidement possible les tranferts de propriété afin que la firme puisse payer ses factures et continuer son service.Le réseau national de télévision payante connaît de sérieuses difficultés parce que les coûts se sont avérés supérieurs et le nombre d'abonnés moins élevé que prévu.L'avocat de First Choice, Me Peter Grant, a déclaré lors de l'audience de la Commission de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes que l'avenir appartient à la compagnie, bien qu elle manque actuellement de fonds.Elle doit $6 6 millions de plus que ce qu elle a en main, dont $3.4 millions à des producteurs canadiens.\u2022 Je ne parle pas de cinq ans, mais de cinq mois avant que la crise ne survienne au sein de la compagnie \u2022 , a affirmé Me Grant.First Choice demande que la commission prenne une décision au plus tard lundi.L'audience pourrait donc se poursuivre au jourd'hui, Jour du Souvenir.Autre investissement Me Grant a également déclaré que la compagnie ne sera pas pour autant sortie du marasme.De toute évidence, un autre investissement de $3.5 millions sera nécessaire le printemps prochain, provenant soit des actionnaires ou d'une émission publique d'actions.Mais certaines inquiétudes ont été soulevées lors de l'audience publique en ce qui concerne le transfert du contrôle de First Choice aux familles Bronfman et Greenberg.Certains estiment que l'action contrevient à la ré glementation du CRTC qui ne permet pas une participation des propriétaires de télévision payante dans la production et la distribution de films.First Choice et son service français Premier Choix comptent 305.864 abonnés, soit 17 p.cent de plus que le 15 août dernier.Mais il n'y a eu pratiquement pas de croissance du volume d abonnés entre mai et août, ce qui a ébranlé la confiance des investisseurs et a fait échouer le projet d émission publique d'actions.First Choice demande au CRTC d'approuver l'émission de $12 millions de débentures convertibles dont $8.4 millions seront achetées par la firme Hees International Corp.de Toronto, pro priété des Bronfman.La firme Hees transférerait $5 millions des débentures à Astral Bellevue Pa-thé, une entreprise de productions de films, propriété de Hees et Greenberg, de Montréal.Les competiteurs et détenteurs de permis de télévision payante craignent « une intégration verticale \u2022.M Harold Greenberg, directeur exécutif d'Astral Bellevue Pathé, a donné l'assurance que ses compagnies ne traiteraient pas First Choice différemment que les autres entreprises de télévision payante.M.Greenberg avait déposé une demande de permis d'exploita tion de télévision payante, pour la création d'Astral-Tel.Le président de cette compagnie aurait été M André Bureau qui, à compter de mercredi, deviendra président du CRTC.Sherbrooke et Magog se sont donné une nouvelle vocation (PC) \u2014 Les maires d\u2019une des sept régions canadiennes désignées comme dépendantes du textile sollicitent en leur nom la reconduction du programme fédéral de renouveau industriel (OCRI).Les édiles municipaux de Sherbrooke et Magog tenaient une conférence de presse, hier, pour émettre ce souhait parta gé, allèguent-ils, par les autres régions de Trois-Rivières\u2014Sha-winigan, Victoriaville-Plessis-ville, Drummondville, Valley* fleld, ainsi que de Comuall et Hawkesburv.en Ontario.MM.Jean Paul Pelletier et Antonio Laçasse, respectivement maires de Sherbrooke et Magog, ont expliqué que le pro gramme OCRI, institué en octobre 81, n'est entré en opération que depuis avril 82, à cause de lenteurs administratives.L\u2019office devait subventionner certaines industries régionales pen dant deux ans, à compter de sa fondation, mais le programme prendra fin dès le 31 mars 84.L'Office canadien de renouveau industriel doit, par le biais de subventions à certains types d'industries, favoriser la diversification des économies régionales trop dépendantes du tex tile et vêtement.Il peut ainsi contribuer à moderniser, regrouper ou restructurer certaines compagnies.Emplois perdus Dans la région de SherbrvH)-ke\u2014Magog.les projets subventionnés par OCRI ont permis de retrouver la moitié des emplois perdus à cause du ralentissement des industries de ce secteur mou de l'économie.Quelque 1,600 emplois sont disparus dans ces deux villes des Cantons de l'Est, en moins de deux ans.Grâce au programme, Sherbrooke se dirige vers la micro électronique, tandis que Magog souhaite orienter son renouveau industriel vers le tourisme et la chimie.^ Gérard L actuel ambassadeur du Canada iux Nations-l\u2019nies, Gérard Pelletier vient, en publiant, aux Editions Stanké, « Les années d\u2019impatience », de faire un precieux cadeau aux Québécois.Du moins, à tous ceux qui s'intéressent à l'évolution de la société québécoise depuis 30 ans.Premier tome de ses mémoires personnels, cet ouvrage couvre la décennie 1950 1960.Même s'il convient d'en aborder la lecture avec une saine méfiance, l\u2019auteur ayant été profondément impliqué dans les événements qu'il décrit, on aurait tort de bouder ce témoignage essentiel à la bonne compréhension d\u2019une epoque charnière de l\u2019histoire récente du Québec.Il est, en effet, toujours un peu gênant de voir quelqu'un qui n'a pas encore quitté la scène de l'actualité raconter à sa façon les circonstances et les hommes qui l'ont conduit là ou il est maintenant.La tentation pouvait être grande pour l'actuel diplomate de taire certains faits ou de donner à d'autres une signifaction qu'ils n'ont pas vraiment eue, afin de justifier des décisions passées, de protéger des amis ou de regler de vieux comptes avec des adversaires.Force est de reconnaître que l'auteur a su éviter la plupart de ces pièges.Tout au plus peut on déplorer au passage quelques allusions mesquines plus ou moins voilées à l'endroit, par exemple de Pierre Bourgault ou d*« un certain Denis Moniere * ( qui est à l heure actuelle un des plus prolifiques penseurs de la nouvelle génération d'intellectuels québéc ois ).Ou encore quelques breves remarques qui indiquent bien que le combat personnel de Gérard Pelletier contre les nationalistes québécois, et à plus forte raison contre les indépendantistes, n'est pas encore termine.Ces réserves mineures mises à part, M.Pelletier apporte à la compréhension du Québec de la \u2022 Révolution tranquille » une contribution non négligeable.La pré-révolution tranquille Le principal intérêt du bouquin est justement de nous proposer le récit d'un témoin, d'un acteur des premiers soubresauts annonciateurs de ce qui allait être le plus importante transformation de la société québécoise contemporaine.fait un précieux cadeau aux Québécois Il s agit peut-être de la période la plus mal connue de l'histoire du Québec moderne.Celle qui a immédiatement précédé, et rendu possibles les grands bouleversements des annees soixante.Les ouvrages abondent sur les transformations sociales, politiques et culturelles survenues après la mort de Maurice Duplessis Ou encore sur le climat politique sous lequel a pu éclore et s\u2019épanouir cette « dictature éclairée \u2022 incarnée par le fondateur de l\u2019Union nationale.Il existe cependant p**u de témoignages émanant de ces premiers contestataires de ce régime que le hasard de la vie a réunis et dont l'action collective a pesé d'un poids considérable sur l\u2019évolution d'une société qu'ils ont plus ou moins consciemment pris en charge au sortir de l'adolescence.Pour tous ceux qui ont ete témoins des balbutiements de la contestation d'un parti politique reposant à la fois sur un cléricalisme triomphaliste et sur un pouvoir autocratique et cynique, l'ouvrage de M.Pelletier offre la narration «éminemment vivante et factuelle des premiers coups de boutoir portés par une minorité courageuse, mais mal armee.Gérard Pelletier, dans le style vivant et imagé qui a marqué sa carrière de journaliste, amène ses lecteurs dans le paysage tourmenté d\u2019un Québec soumis à un double cléricalisme: le duplessis-me et la hiérarchie catholique locale qui souvent se confon dent.Sous sa plume s'articulent les grands schèmes des débats de fond dont les enjeux semblent un peu futiles à ceux qui n'ont pas connu les interdits de la société d\u2019alors.Les difficultés de ceux qui avaient alors l\u2019impression de prêcher dans le désert ou de semer dans le sable.Cette première tranche des mémoires de Gérard Pelletier se lit comme un véritable roman.Comme la saga\t^ d\u2019un peuple, sa tra- Gérard Pelletier versée du désert, son emergence d\u2019un certain Moyen Age.Tout cela, raconté par un de ceux qui l\u2019ont alors guidé.L'auteur nous fait assister aux premières rencontres et aux premiers en gagements politiques des hommes dont l'évolution personnelle se confondra plus tard avec celle du Quebec moderne.On assiste avec lui aux pre miers engagements sociaux et politiques des Jean Marchand.Pierre Tru dcau.Jacques Hebert.Jean Drapeau et Rene Lévesque qui, chacun à sa fa çon, marquera profondément de son empreinte l'évolution du Québec d'aujourd'hui.En somme, \u2022 Les années d'impatience \u2022 est une oeuvre a lire absolument par tous ceux qui ont souvenir de cette époque obscure du régime duplessiste et par les plus jeunes pour qui le Québec n'a pas commencé à exister un certain 15 novembre 1976 avec la prise du pouvoir par le Parti québécois.Reste à souhaiter que Gérard Pelle tier tienne sa promesse de nous li\\rer bientôt, avec autant de verve et d'honnêteté, ses mémoires sur la décennie suivante qui a été marquée par son entrée en politique active et celle de Jean Marchand et de Pierre Trudeau de même que par celle de leur compagnon de lutte des années cinquante et adver saire actuel, Rene Levesque « Les années d\u2019impatience» dont parle au jourd'hui Gérard Pelletier sont certainement celles qui nous séparent de la publication de la prochaine tranche de ses mémoires.- I, boni.Viau mt, Cent ans d'histoire, cent ans de notre histoire, cela se,souligne et cela se célèbre.LA PRESSE s\u2019est bâtie grâce à la sueur de milliers d\u2019hommes qui avaient à coeur de réussir; diriger un tel empire de nos jours mérite, cher monsieur Landry, nos remerciements et notre support pour que la tradition se perpotue.De toute l\u2019équipe des Nordiques de Quebec, et plus particulièrement de Me Marcel Aubut auxquels se joignent tous les autres membres de la direction, à toute l'équipe de LA PRESSE nos since-res félicitations pour ce centenaire, et soyez assuré de notre contribution pour ce second qui s'amorce.Le Directeur du marketing et des communications Robert AYOTTE Monsieur le Président.A vous et a tous les membres de votre personnel, mes plus sinceres félicitations à l\u2019occasion du centenaire du journal LA PRESSE! Je vous souhaite un règne long et fructueux à la présidence du plus grand quotidien d'Amérique.Que LA PRESSE poursuive son oeuvre de bien renseigner et d'unir tous les parlants français au pays.(.) Longue vie au journal LA PRESSE! Poulette RACICOT Montréal P.S.-Félicitations toutes particulières à monsieur Guy Pinard.coordonnateur de tous ces articles si intéressants touchant le centenaire.Monsieur le Président, Au nom de tous les membres de la Chambre de commerce de Saint-Laurent et du Conseil d\u2019administration de la Chambre, il nu* fait plaisir de vous transmettre nos voeux les plus sincères pour le 100e anniversaire de loyaux services à la population canadienne-françaisedu journal LA PRESSE.Veuille/, transmettre à la direc- tion ainsi qu'à tout le personnel de LA PRESSE, l'expression de nos sentiments distingués et le voeu de voir continuer le journal LA PRESSE avec d\u2019aussi bons services pour plusieurs 100 années à venir.Pierre G.BOUCHARD, président Chambre de commerce de Saint Laurent Au nom de tous les membres de la Ligue de Hockey Dépression an eiens et actuels, et en mon nom personnel, nous vous offrons nos plus sincères félicitations à l\u2019occasion du centenaire du quotidien LA PRESSE.La L.H.D., fondée en 1932 a Montréal, se veut la plus vieille ligue de hockey amateur au monde.et un chaleureux merci vous est adressé et tout spécialement aux journalistes sportifs pour le support qu\u2019ils nous ont apporté au fil des années.Avec nos meilleurs voeux de longue vie à LA PRESSE.Le président.Robert CREVIER, c.a.Ligue de Hockey Dépression Inc.Le cahier du centenaire: hommage à la qualité un l\u2019avait annoncé comme une pièce de collection.Pour une fois, la publicité était égale au produit.J\u2019ai été ému l\u2019autre matin en le feuilletant.Fortement.Il y avait là «un siècle dans la vie des hommes» \u2014 comme l\u2019a si bien écrit Réjean Tremblay.Un siècle d\u2019histoire sur ma table de cuisine, entre un jus d\u2019orange fraîchement pressé et quelques rôties brunes.Ce matin là, LA PRESSE avait quelque chose de magique, quelque chose des plus belles oeuvres d\u2019art.Il me semblait qu\u2019elle vivait.Dans ce beau papier aux couleurs antiques, j\u2019ai retrouvé des faits et des visages de mon siècle.Et de les voir tous, d\u2019Einstein à Félix, du curé Labelle à Luther King, de Lindbergh à Picasso, ensemble, croqués, marqués, passés à l\u2019histoire, cela, déjà, c\u2019était émouvant.Ce qui m\u2019a beaucoup touché aussi, c\u2019est de constater avec quelle qualité d\u2019émotion chaque journaliste à sa façon avait marqué les textes de ce recueil.Une qualité toute artisanale s\u2019y reflétait, non seulement dans l\u2019esthétique mais également dans le contenu.Qualité artisanale, c\u2019est-à-dire honnêteté, souci du détail et facture personnalisée.Comme si on avait voulu inscrire ce cahier du centenaire dans la durée des choses.J\u2019ai été pris d\u2019un frisson général en arrivant aux pages centrales.Quelle idée magnifique, quel tableau superbe; immortaliser Félix et le «Rocket».Ces deux pages ont sûrement scellé quelque chose de sacré du passé du peuple québécois.La lecture de ce cahier terminée, ce qui me reste, c\u2019est une forte impression de qualité.Je crois que pour tous ceux et celles qui cherchent dans la qualité de leur travail la motivation de chaque jour et l\u2019inspiration d\u2019une société d\u2019avenir, l\u2019édition spéciale du centenaire constitue un exemple vibrant de l\u2019excellence qu\u2019on peut atteindre quand on y met le coeur, le temps et la détermination.Joveux Centenaire! Luc DUPONT Journaliste Shawinigan RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publie® par LA PRESSE LTEE, 7, rue Samt-Jacques, Montréal H2Y ÏK9.Seule la Presse Canadienne est autorisee à diffuser les informations de « LA PRESSE \u2022 et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également reserves.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT\t285-6911 Le sorvict dos abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18h.RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes\t285-7111 du lundi ou vtndrtdi Ih o 17b Pourchonger\t285-7205 du lundi ou vendredi % o 16K30 GRANDES ANNONCES Détaillants\t285-7202 National, Teie-Presse\t285-7306 Vacances, voyages\t285-7265 Carrieres et professions, nominations 285-7320 > LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 11 NOVEMBRE 1983 SE LIVRE Le soleil de la paix se lève sur le monde 'ALLEMAGNE VAINCUE UH II lÛYËMB'K r 1979\u2014 Evacuation de quelque 240 000 personnes dans la région de Mississauga a la suite du déraillement d'un convoi ferroviaire transportant des matieres toxiques.1975 \u2014 L'Angola obtient son indépendance du Portugal dans une atmosphère de guerre civile.1973 \u2014 Signature de l'accord du cessez-le-feu égyp-to-israélien au km 101 de la route Suez-Le Caire.1969 \u2014 À Montréal, l'administration Drapeau-Saulnier édicté un règlement antimanifestation fort contesté.1962 \u2014 Le débat du siècle à la télévision québécoise oppose le premier ministre Jean Lesage au prétendant Daniel Johnson.1949 \u2014 Les organisations religieuses passent sous le contrôle de l'État en Tchécoslovaquie.1942 \u2014 La France entiere est occupée, après qu'Hitler eut déchiré le Pacte d'armistice de 1940 et envahi la zone libre.1929 \u2014 Dédicace du Pont des ambassadeurs, qui relie Détroit au Canada.1922 \u2014 Le Chili est dévasté par des chocs sismiques dus à un tremblement de terre.Les dégâts se chiffrent par millions.1904 \u2014 Inauguration d'une nouvelle bibliothèque municipale, à Montréal, au Monument national.1893 \u2014 LA PRESSE publie un impressionnant historique concernant les Sulpiciens.Ottawa.7 \u2014 l-n reporter de cette ville a fait des perquisitions sur les événements étranges qui se passent dans ma maison de M.Geo Daggs, de Clarenton Front, comté de Frontenac.Des milliers de personnes ont visité cet endroit.Chaque samedi, on était témoin de quelque chose de très étrange.Aussitôt que le silence se faisait parmi les visiteurs, le spectre profitait de l\u2019occasion pour accomplir son oeuvre.I ne fois la poche d'un habit suspendu au mur et remplie de bonbons fut vidée et le contenu était lancé à la figure des visiteurs.Une autre fois, M.Horner, fils du Rév.M.Horner, bien connu à Ottawa, offrait des prieres pour chasser le fantôme.M.Horner venait de lire un chapitre de la Bible et avait placé le livre sur une chaise pour s\u2019agenouiller et faire une prière.En un instant, le livre disparut et, après maintes recherches, on le trouva dans le poêle.Il était en lambeaux et une trentaine de pages avaient disparu.Malgré ses vicissitudes, M.Daggs refuse de quitter la mai- Une des promotions de LA PRESSE ( eux qui ont lu le cahier spécial du 20 octobre dernier se souviendront qu\u2019à l'instigation de son « journaliste vedette » Lorenzo Prince, victorieux de la course autour du monde quatre ans plus tôt, LA PRESSE décidait en 1905 d'utiliser un énorme ballon pour faire sa promotion.Ce ballon était piloté par Émile Barlatier, photographe de son métier, mais aussi membre du Club aéronautique de France.Chaque décollage du ballon attirait d'importantes foules et s\u2019avérait donc un outil promotionnel spectaculaire pour LA PRESSE.Ces photos sont la propriété de M.Georges Hellman.de Saint-Léonard.Celle de droite nous présente le couple Barlatier, Kmile a d'ailleurs autographié sa photo en indiquant la date, soit le 27 février 1911.son avant de connaître la main mystérieuse qui lui cause tous ces ennuis.Il est allé voir la « Pythoniase de Plum Hollow *.qui lui a dit que l'auteur de tous ces méfaits était une femme et ses deux enfants.Mme Dagg (sic) et ses enfants ne veulent pas partir avant que la décou verte ait été faite, ce qui aura certainement lieu avant longtemps, car la maison hantée esi maintenant habitée par plus de vingt personnes qui veillent tour à tour pour découvrir le mystère de Clarendon Front.Cela se panait en novembre 1889.Ennuis causés au propriétaire d'une maison hantée.¦ Le prince Eitel tente de se donner la mort.Pris de découragement.le second fils du kaiser.tente de se suicider, sort qu'auraient choisi trois généraux selon la rumeur publique.¦ La république à Hesse Darmstadt.Le grand duché s\u2019est déclare republique socialiste libre.¦ La révolution bot son plein En Allemagne, les révolutionnaires occupent 14 des 26 états, y compris les quatre royaumes et les états les plus importants.C\u2019est l\u2019anarchie qui y règne, et une lourde tache attent le régent du nouvel état, Friedrich Lbert.¦ Le peuple chante la Marseillaise à Berlin.¦ 1560 jours de guerre Avec la signature de l\u2019armistice par l'Allemagne.la guerre a virtuellement pris fin dans la l,5H0e journée de son existence, ou quatre ans et trois mois et un tiers.L\u2019origine du coquelicot 1 on se fie aux archives de PRESSE, le coquelicot traditionnellement offert le jour de 1 armistice 1 aurait été pour la première fois au Canada le 11 novembre 1921, soit à l\u2019occasion du troisième anniversaire de la fin de la première Grande Guer re.Dans son édition du 5 novembre 1921, LA PRESSE retraçait l\u2019origine du coquelicot.Elle rap pelait tout d'abord que cette fleur artificielle (offerte à l'époque en coton, à 10 cents, et en soie, à 25 cents) était une répliqué d\u2019une fleur \u2014 le coquelicot \u2014 des Flandres.Cette région fut le theàtre, en octobre et novembre 1914, d'une violente bataille au cours de laquelle les Alliés empêchèrent les Allemands de s\u2019emparer des ports du Pas de Calais, indispensables au ravitaillement de l\u2019armée anglaise.Placé sous le patronage de son excellence le gouverneur général lord Byng de Yimy, le Jour du coquelicot ou Poppy Day, avait pour but de ramasser des fonds pour les invalides.En effet.disait l\u2019article de LA PRESSE, les profits nets réalisés, déduction faite du coût d\u2019achat, iront à l'association venir en aide aux espère récolter assez dans cette vente de fleurs (.) pour mettre à l'abri du besoin les invalides au cours de l'hiver LA PRESSE ajoutait que même le coût d\u2019achat servait une bonne cause, les coquelicots étant fabriqués par la Ligue des enfants de Paris, qui appartenait aux orphelins de la guerre, en France.LA signature d\u2019un armistice donne toujours lieu à des de bordements de joie parce qu elle marque la fin d\u2019un conflit généralement très meurtrier.Lorsque le jour du 11 novembre 1918 s\u2019est levé, le monde en tier savait depuis quelques heures que la Grande Guerre tirait à sa fin.que les derniers obus sif fiaient au dessus de leur tète, et que les baïonnettes allaient être remises au fourreau Isolées, écrasées, les troupes du kaiser Guillaume II se préparaient à déposer les armes.D\u2019ailleurs, quatre jours plus tôt.la folle rumeur \u2014 prématuree.faut-il le rappeler \u2014 de la fin de la guerre avait semé tout un émoi dans la population des grandes villes du monde, Montréal compris.C'est à 11 h, heure d\u2019Europe (6 h, heure de Montréal) que cessé rent les hostilités sur tous les fronts, au terme d\u2019un armistice dont les conditions avaient été definies à Washington.Paris et Londres plus particulièrement, et imposées à la délégation allemande présidée par le Dr Ert7 berger par le maréchal Ferdinand Foch, commandant en chef des troupes allies.L\u2019armistice fut signe à Rethondes.près de Compiegne, endroit que devait choisir Hitler, 21 ans et demi plus tard, pour négocier l'armistice demandé par les Français du maréchal Pétain.Revanchard.Hitler devait pousser l\u2019ignominie jusqu'à choisir ega lement le même wagon utilise en ce jour de novembre 1918 pour la signature d\u2019un armistice qu\u2019il avait trouve tout particulière ment humiliant pour le peuple allemand.Maigre la distance, malgré les moyens mis a sa disposition a l\u2019époque, LA PRESSE avait fort bien couvert l\u2019événement.Si bien que les nouvelles concer nant la fin de la guerre abon daient, et dans plusieurs pages, d\u2019ou l impossibilite de choisir un seul texte, car cela ne rendrait pas justice a l'événement.Pour vous tracer le portrait le plus fi-dele possible de ces heures qui ont tant réjoui nos aïeux, il nous faudra nous limiter à vous rap peler les grands titres de LA PRESSE du jour, occasionnellement accompagnés d\u2019un bref commentaire.Les titres sont en caractères gras, et les commentaires \u2014 qui sont d\u2019epoque \u2014 en caractères ordinaires.Guy Pinard ¦ Les nations alliées# avec Foch comme suprême interprété, ont fait connitre aux dé- légués boches les conditions de l'armistice.¦ Les conditions de l'armistice.L Allemagne devra, entre Vlaréchal FERDINAND FOCH Celui qui a dicté aux boches les conditions des alliés autres, évacuer tous les pays occupés, y compris la Belgique.l'Alsac e-Lorraine, le Luxembourg, et toute la rive gauche du Rhin; libérer tous les prisonniers
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