La presse, 2 septembre 1983, Cahier A
[" serieux LE PtUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D\u2019AMERIQUE Autres informations, pages A 2, A 3, A 4 et A 5 LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, VENTS MODÉRÉS.POSSIBILITÉ D'ORAGE, MIN.: 12°, MAX.: 28°.DEMAIN : BEAU ET CHAUD.DÉTAILS PAGE A 2 35 cents HORS DE l_A ZONE METROPOLITAINE 45C MONTRÉAL, VENDREDI 2 SEPTEMBRE 1983, 99\u2022 ANNÉE, n° 204, 56 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 AVION SUD-COREEN TRANSPORTAIT PASSAGERS Aucune excuse à cet acte révoltant, dit Shultz Les Russes font mieux d\u2019avoir de À bonnes raisons, dit Pépin ¦ WASHINGTON (d\u2019après AFP, Reuter, UPI, AP)\u2014Une des plus grandes tragédies de l\u2019histoire de l\u2019aviation s\u2019est produite mercredi dans l\u2019espace aérien de l\u2019Extrême-Orient soviétique, où un Boeing 747 de la compagnie sud coréenne Korean Air Lines (KAL) avec 2G9 personnes à bord, dont au moins douze Canadiens, a été abattu par un missile tiré par un chasseur soviétique Sukhoi-l5.Après de longues heures d\u2019incertitude, la nouvelle a été confirmée, hier à Washington, par le secrétaire d\u2019État américain, M.George Shultz, qui a exprimé, en même temps, «la répulsion des États-Unis» incapables de trouver «aucune excuse à cet acte révoltant».À Moscou, les autorités soviétiques ont implicitement nié la version américaine des faits qui affirme que l\u2019avion coréen a été abattu, soutenant en revanche, par le biais de l\u2019agence Tass qu\u2019un appareil non identifié avait pénétré dans l\u2019espace aérien soviétique et avait continué sa route vers la mer du Japon.La dépêche, tombée 18 heures après la disparition du Boeing sud-coréen, souligne toutefois la présence des avions de chasse qui avaient décollé pour tenter d\u2019intercepter le Boeing mais ne mentionne pas les accusations américaines.La dépêche de Tass, reprise, hier soir, par le présentateur du journal télévisé soviétique, rapporte qu\u2019un avion non identifié a pénétré dans l\u2019espace aérien de l\u2019URSS, au-dessus du Kamtchatka et de l*ile Sakhaline.«L\u2019avion n\u2019avait pas de feux de navigation, n\u2019a pas répondu aux appels et n\u2019est pas entré en contact avec les services de contrôle aérien», écrit Tass.«Des chasseurs de la défense anti-aérienne, envoyés en direction de l\u2019appareil, ont vainement tenté de voir WASHINGTON en A 2 OTTAWA\u2014-C\u2019est en vain que le gouvernement canadien a tenté hier d\u2019obtenir une explication de l\u2019Union soviétique à la suite de la destruction du Boeing 747 des lignes sud-coréennes par un avion de chasse soviétique.de notre bureau d'Ottawa En l\u2019absence du premier ministre, M.Pierre Trudeau, et du secrétaire d\u2019État aux Affaires extérieures, M.Allan MacEa-chen, c\u2019est le ministre aux Relations extérieures, M.Jean-Luc Pépin, qui a pris ce dossier en main hier matin, réclamant des explications «immédiates» du chargé d\u2019affaires soviétique à Ottawa, M.Alexandre Novikov.Simultanément, l\u2019ambassadeur du Canada à Moscou, M.Geoffrey Pearson, a été mandaté de transmettre les protestations du gouvernement canadien auprès des autorités soviétiques.M.Pépin, qui a rencontré la presse peu de temps avant sa discussion avec le chargé d'a£ faires soviétique à Ottawa en après-midi, est revenu sans plus d\u2019explication devant les médias en fin de journée.«M.Novikov m\u2019a répondu qu\u2019il n\u2019avait aucune information sur le sujet, il m\u2019a transmis les regrets de son pays devant cet incident, mais il a mis en doute mes affirmations selon lesquelles l\u2019avion avait été abattu.'En tant qu\u2019ancien pilote, il m\u2019a fait remarquer qu\u2019il arrive aux avions de s\u2019écraser sans avoir été abattus.» Visiblement insatisfait et mal à l\u2019aise d\u2019avoir si peu d\u2019explications, M.Pépin a déclaré néanmoins qu\u2019il fallait faire preuve de modération et donner aux Soviétiques le temps de répondre aux questions qui se posent actuellement.«Cela ne leur arrive voir PEPIN en A 2 Après l\u2019annonce, par le gouvernement sud-coréen, de la destruction du Boeing 747 des KAL, ces Sud-Coréens, qui se trouvaient à l\u2019aéroport international de Kimpo, se sont effondrés en larmes, absolument inconsolables Téléphoto upi PARMI LES CANADIENS PORTES DISPARUS Pour François Robert, ce voyage en Chine était le rêve de sa vie *P°ur François, ce voyage ™ en Chine c\u2019était le rêve de sa vie.Il s\u2019y préparait depuis plus d\u2019un an et c\u2019était sa première envolée.Il ne vivait que pour la pratique des arts martiaux, le « wushu » en particulier qu\u2019il souhaitait enseigner.Il se rendait en Chine pour parfaire ses connaissances dans cette discipline.» accueillant, elle raconte les étapes de la vie sportive de son mari François Robert, 27 ans, porté disparu depuis la terrible tragédie qui vient d\u2019impliquer une ligne aérienne sud-coréenne en territoire soviétique.«Comment faites-vous pour contenir ainsi vos émotions et montrer une telle force de caractère ?Est-ce le « wushu » qui vous permet, malgré le choc, de conserver une attitude aussi calme?» risque-t-on de lui demander.«Cette discipline m\u2019aide, c\u2019est certain.Mais je suis par ailleurs persuadée que François aurait souhaité que je réagisse de cette voir RÊVE en A 2 Mme Carole Moreau-Robert, en tenue sportive, est d\u2019un calme déconcertant.Elle interrompt même l\u2019entrevue qu\u2019elle accorde à LA PRESSE pour préparer le lait de sa petite fille de quatre mois.Très gentiment, d\u2019un ton photo Robert Nodon, LA PRESSE François Robert photo Robert Nodon, LA PRESSE Carole Moreau-Robert Annonces classées B 2, C 5 àC 10 Arts et spectacles \u2014 Informations .B 7 à B 11 \u2014 Cinéma.C 4 Décès, naissances, etc.C 11 Économie.B\t1\tà\tB 6 Êtes-vous observateur ?.C 7 FEUILLETON «Jusqu'au matin»; C 7 Horoscope.C 6 Le monde.A\t12 Mots croisés .C 9 « Mots mystère ».C 9 Quoi faire aujourd'hui.C 4 Télévision.B 7 -Télé-câble.B 7 Tribune libre.A 7 Tâwrritn SPC8TS Bandes dessinées.14 Mots croisés.14 Indignation dans toutes les capitales du monde URSS:un avion non identifié a violé l\u2019espace aérien État d'urgence à l\u2019aéroport de Mirabel L\u2019OACI prévoit des mesures d\u2019interception Abattre un avion n\u2019est pas contraire à la lettre de la loi \u2022\t*\t\u2022\tA Un acte cruel et insensé : l\u2019éditorial de Michel Roy certificats de DÉPÔT GARANTI doublement avantageux ÉSk TRUST GENERAL\t1 InstRiïton tnvntt 6 la Régie «le ! assurance d*p6ts du Uuatxec Montant maximum garanti: 60 000 5 par client PORTEFEUILLE-PLACEMENTS GRATÜITn^^Wjîïï Demandez-le à l'un de nos conseillers financièrs.* Outremont: I, Vincent d Indy.739-3?63 Mofttréal/URlvcralty: 1100, (Jnlverelly.871-7200\tLaeel/Chomedey.Place du Carrefour.607-6780 Montréal/Place Vllla-Marle: Galerie daa Boutique».861 8363 Granby: 398.Principale.378-8461 f (15 mois) a Intérêt à l'échéance Dépôt minimum 1 0006 Intérêt annuel DépOt minimum 10006 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 SEPTEMBRE 1983 ABATTU SOVIETIQUES PEPIN l'équivalent de l'invasion de l\u2019Afghanistan », a-t-il lancé.Le ministre a été dans l\u2019impossibilité de donner plus de détails sur les circonstances entourant cette tragédie.Il a toutefois révélé que la dernière communication-radio entre l'appareil sud-coréen et les contrôleurs japonais était survenue deux heures avant la destruction du Boeing.II a indiqué que les Soviétiques avaient observé l'appareil sud-coréen pendant deux heures et demie et que les chasseurs qui l\u2019ont abattu, ont établi un contact visuel pendant une quinzaine de minutes.Cela, a-t-il déclaré, était amplement suffisant pour leur permettre de constater qu'il s\u2019agissait d\u2019un avion commercial.Pour ajouter davantage au mystère qui entoure cette tragédie, M.Pépin a déclaré que les Soviétiques étaient bien conscients des possibilités d\u2019erreur de navigation aérienne dans cette région, puisqu\u2019en décembre 1981, ils ont signé avec le Japon et les États-Unis, un accord permettant aux appareils de dévier davantage de ce corridor aérien particulièrement difficile pour les pilotes.Aux dernières nouvelles hier, le ministère des Affaires extérieures avait confirmé la mort-de cinq Canadiens dans cette tragédie, et la disparition possible de sept autres dont l\u2019identité n\u2019est pas encore connue.Les cinq victimes connues sont François de Massy et François Robert, de Montréal, Mary Lou Covey, 33 ans, de Toronto, Mary Jane Hendrie, 25 ans, de Sault Ste-Marie et Larry Seyers, 24 ans, de Stoney Creek en Ontario.SUITE D\u20ac LA PAGE A 1 pas souvent, mais peut-être vont-ils nous dire qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un terrible malentendu, qu\u2019ils sont désolés, et qu\u2019ils sont disposés à dédommager de leur mieux les familles des victimes», a-t-il déclaré.M.Pépin a rappelé que l\u2019en-tente de Chicago sur l'espace aérien, adoptée en 1944, permet à un pays d\u2019intercepter les appareils qui violent son territoire.Mais il a signalé que cet accord, signé par l'URSS, oblige le pays qui intercepte un appareil à déployer tous les efforts nécessaires pour assurer la sécurité de l\u2019avion.«Tirer sur un appareil n\u2019est pas acceptable», a-t-il déclaré.Évoquant la possibilité de problèmes techniques dans le système de communication du Boeing, M.Pépin a indiqué que les chasseurs soviétiques auraient dû normalement utiliser des signaux internationaux conventionnels, en l\u2019occurrence balancer les ailes de leurs appareils pour inviter le Boeing à les suivre.Il a fait valoir que même si le pilote sud coréen avait vu et ignoré sciemment les signaux des appareils militaires soviétiques, ces derniers n\u2019étaient pas en droit de l\u2019abattre.«Les Russes sont mieux d\u2019avoir de bonnes raisons», a-t-il ajouté.M.Pépin a écarté pour le moment la possibilité de prendre des sanctions contre l\u2019URSS.Il a expliqué que cela était prématu ré et qu\u2019il incombait dans les circonstances de laisser au Kremlin le temps de fournir des explications complètes.«Ce n\u2019est pas Anchorage j\\\\e Sakhaline Océan Pacifique Le 747 sud-coréen abattu 10 h HAE \u2014Départ d Anchorage.12 h\t\u2014Avion repéré par les radars soviétiques.14 h 12 \u2014Le pilote soviétique établit le contact visuel.14 h 26 \u2014Le pilote soviétique lance un missile et «détruit la cible».14 h 38 \u2014Le 747 disparaît des écrans radar.\u2022 - - - Route projetée _ Route empruntée Séoul //, «Tokyo UNE ZONE IMPORTANTE POUR LES SOVIETIQUES « Ils donnent l\u2019impression paranoïaques à l\u2019idée que quelqu'un vole dans cette WASHINGTON était en contact visuel avec l\u2019appareil sud-coréen depuis 18hl2 GMT.Le Département d\u2019État devait préciser plus tard que le Boeing avait pénétré à au moins deux reprises dans l\u2019espace aérien soviétique et avait dévié de façon importante de sa route.Les autorités américaines s\u2019efforcent de déterminer pendant combien de temps l\u2019avion sud-coréen s\u2019est trouvé dans l\u2019espace aérien de l\u2019URSS.Le secrétaire d\u2019État n\u2019a pas révélé la source de ses informations mais on indique, de source informée, que les communications radio entre le chasseur soviétique et sa base étaient probablement écoutées par des experts américains du renseignement depuis la base aérienne de Misawa, sur l\u2019île de Honshu, dans le nord du Japon, en face de l\u2019île de Sakhaline.On précise, à ce sujet, que l\u2019armée de l\u2019air américaine, grâce à de puissantes installations radar sur la base de Misawa, enregistre tout ce qui vole au-dessus ou près de l\u2019île de Sakhaline.Ce sont ces spécialistes américains qui ont confirmé que l\u2019appareil soviétique qui avait abattu l\u2019avion sud-coréen était bien un SuÈdioi-15, un avion datant des années 60, et non un Mig-23.Selon le secrétaire d\u2019Etat américain, au moins huit chasseurs ont été en contact à un moment ou à un autre avec le Boeing, qui «a été suivi à la trace par les Soviétiques pendant deux heures et demie environ», soit depuis 16h GMT, dès son apparition sur les radars soviétiques.Le chasseur soviétique, qui a abattu l'appareil, «est resté en contact permanent avec le sol», a souligné M.Shultz.Une heure environ après la destruction de l\u2019appareil, les Soviétiques ont donné l\u2019ordre à un certain nombre d'avions d\u2019effectuer des opérations de recherche dans la zone où se trouvait le Boeing à son dernier contact radar.L\u2019un de ces avions, a précisé M.Shultz, a indiqué avoir vu du kérosène à la surface de la mer.La version des faits présentée par M.Shultz est corroborée par les services de renseignements japonais qui ont relaté les ultimes échanges entre les pilotes sovétiques et leur base de Sakhaline: \u2014«Visez la cible» \u2014«Cible est visée» \u2014«Tirez» \u2014«Feu» Cette conversation a été enregistrée à trois reprises.L'agence japonaise Kyodo précise que le Boeing aurait été atteint par trois missiles soviétiques.SUITE DE LA PAGE A 1 l\u2019aider à se diriger vers le terrain d\u2019atterrisage le plus proche.L\u2019avion n\u2019a pas répondu aux signaux et aux avertissements des chasseurs soviétiques et a continué son vol vers la mer du Japon», a conclu Tass.Cette version des faits a été reprise dans le message du ministre soviétique des Affaires étrangères Andrei Gromyko au Département d\u2019État qui l\u2019a qualifiée de «totalement inacceptable».Plus tôt dans la journée, l'URSS avait indiqué au Japon que l'avion n\u2019était pas en territoire soviétique et que le gouvernement de l'URSS n\u2019avait aucune connaissance d\u2019un incident.Par contre, l\u2019ambassadeur soviétique au Japon a affirmé, à Tokyo, ce matin, que le Boeing 747 des Korean Airlines, qui avait disparu dans la nuit de mercredi à jeudi au-dessus de l'île de Sakhaline, s\u2019était abimé,, tôt jeudi matin, en mer, au large de l'île.C'est la première reconnaissance de recherches menées par les Soviétiques qui affirment avoir trouvé «des traces d\u2019un accident aérien» en haute mer.De source diplomatique occidentale, on note que la dépêche de Tass reprend presque mot pour mot les déclarations faites par le Kremlin en 1978, lorsque des chasseurs soviétiques avaient tiré un missile contre un avion de ligne sud-coréen qui s\u2019était égaré au-dessus de la péninsule de Kola.Deux passagers de l\u2019appareil avaient été tués.En tout état de cause, le président Reagan a rejeté cette version des événements et a regagné Washington pour des consultations sur ceite affaire qui, par les remous qu'elle provoque aux États-Unis et dans les autres pays occidentaux, s'annonce comme une nouvelle crise Est-Ouest.Le Boeing 747 des Korean Airlines., qui effectuait la liaison New-York-Séoul, via Anchorage ( Alaska ), était porté disparu depuis mercredi 18h30 GMT, à proximité de l'île de Sakhaline (URSS).Selon le secrétaire d'État George Shultz, l'avion sud-coréen s'était écarté de sa route pour pénétrer dans l'espace aérien soviétique au-dessus de la presqu'île de Kamtchatka et de l'île de Sakhaline.Toujours selon M.Shultz, le pilote d\u2019un chasseur soviétique qui suivait le Boeing a annoncé par radio mercredi à 18h26 GMT «qu'il avait tiré un missile et que l\u2019objectif avait été détruit».M.Shultz a souligné que ce pilote région militaires américains (DIA) affirmaient que l'Union soviétique a considérablement renforcé son dispositif militaire dans les îles autrefois sous souveraineté japonaise, comme Sakhaline.La raison principale en est de procurer un véritable sanctuaire dans la mer d\u2019Okhotsk (entre la péninsule de Kamchatka et Sakhaline) pour les sous-marins lanceurs de missiles balistiques de la classe Delta, ajoutait la DIA.Les Soviétiques donnent l\u2019im- WASHINGTON (AFP) \u2014 ™ Les Soviétiques considèrent la péninsule de Kamchatka et l\u2019île de Sakhaline comme une zone particulièrement sensible sur le plan stratégique, notamment parce que des sous marins nucléaires lanceurs d\u2019engins évoluent de façon quasi-permanente dans la mer d'Okhotsk, estiment les experts du Pentagone.Dans un document intitulé « La puissance militaire soviétique» et rendu public en mars dernier, les services de renseignements pression d\u2019être paranoiaques à l\u2019idée que quelqu\u2019un vole dans cette région, a déclaré pour sa part jeudi un officier supérieur américain qui a requis l'anonymat.Ce renforcement du dispositif militaire soviétique souligne également la volonté de l'URSS de maintenir sa souveraineté sur ces territoires, notait encore ce rapport.La semaine dernière, l\u2019agence japonaise de défense avait an- noncéque l'Union soviétique avait déployé plus d'une dizaine de MIG-23 à géométrie variable sur un aérodrome de l'Ile d\u2019Etorofu, une petite île au sud-est de celle de Sakhaline.\t« Cette décision avait alors été interprétée comme une réponse soviétique aux plans américains de déployer, à partir de 1985, dès chasseur-bombardiers F-16 sur la base aérienne de Misawa, à l'extrême nord de l\u2019île japonaise de Honshu, rapellent les observateurs. bord de l\u2019appareil sud-coréen Cette photo du pilote des Korean Air Lines Tchun Byung-ln a été publiée à Séoul hier.Il s\u2019agirait du commandant du Boeing 747 qui fut intercepté par un chasseur soviétique hier.À droite, un membre du Congrès des États-Unis, Lawrence P.McDonald, démocrate de Georgie, se serait trouvé à bord du jumbo jet sud-coréen qui est disparu hier au large de l\u2019île japonaise de Hokkaido.téléphotos AP Parmi les victimes, quatre Montréalais (PC) \u2014 Quatre personnes ™ habitant la région de Montréal sont au nombre des victimes du Boeing 747 abattu par l\u2019aviation militaire soviétique, jeudi matin.M.François Robert, 27 ans, de Longueuil, occupait un poste de technicien chez Télécommunications CNCP mais avait pris un congé sabattique.« François se rendait en Chine populaire pour se perfectionner en gymnastique wushu », a préci- sé son épouse dans une interview téléphonique accordée à la Presse Canadienne.M.Robert s\u2019intéressait activement dans ses moments de loisirs à cette technique de gymnastique orientale et a même donné des cours à l\u2019Ecole nationale de wushu de Montréal pendant deux ans.M.Robert, père de deux enfants, devait rentrer au pays, au début de novembre, selon son épouse.Par ailleurs, la famille de M.François de Massy, 29 ans, de La-chine a refusé tout commentaire mais des voisins ont déclaré qu\u2019il était marié ou divorcé et qu\u2019il avait deux enfants.Il se rendait en Extrême-Orient pour étudier.Un autre passager, Osami Na-kao, 24 ans, rentrait au Japon après un an d\u2019études à l\u2019université McGill.M.Nakao était originaire de Ashiya, près de Osaka.On ne sait rien du quatrièn^e passager, M.Sydney Dorman, si ce n\u2019est qu\u2019il voyageait en possession d\u2019un passeport américain.Les autres victimes canadiennes ont été identifiées comirie étant George Panagopoulos, 32 ans, et MaryLou Covey, 33 ans, tous deux de Toronto; Mary Jane Hendrie, 25 ans, de Sault Ste.Marie, et Larry Sayers, 24 ans, de Stoney Creek, en Ontario.La Quotidienne à troi*chiffres Tirage d\u2019hier | 97 à quatre chiffres 4905 Depuis plus d\u2019un an, il s\u2019affaire aux préparatifs, étudie le chinois, économise les $4,000 nécessaires à ce séjour qui devait durer deux mois.Mardi dernier, enfin, en compagnie d\u2019amis venus le saluer à l\u2019aéroport, il s\u2019envole vers la lointaine Chine.Son premier voyage en avion.Hier matin, en écoutant la radio, Carole Mo-reau-Robert a appris que l'avion dans lequel son mari prenait place avait été descendu par les Soviétiques.«Je suis sous l\u2019effet du choc, je ne réalise pas encore l\u2019énormité de l'affaire.Ceci nous prouve qu'un jour, le monde va sauter sans que l'on ait le temps de réagir, de comprendre ce qui nous arrive.Au fond, je ne suis pas surprise d\u2019une telle gaffe, dans un monde aussi insensé que le nôtre», explique la jeune femme, en ajoutant qu\u2019elle ira quand même en Chine un Jour, mais sans emprunter le même trajet.L'entrevue se poursuit, des journalistes veulent l'interroger au téléphone, mais elle n'a pas le goût de répondre, débranchant même l'appareil téléphonique.«L'attente est longue, je préfère discuter calmement avec vous en attendant que l'on me confirme ce qui arrive à François.Je suis fatiguée de répondre au téléphone», déclare cette femme, en expliquant que son mari, en plus de pratiquer son sport, adorait créer des vitraux.Préparer le lait du bébé, montrer les vitraux réalisés par son mari, voir à faire entrer le chat, répondre au téléphone, regarder des photos et.attendre qu'on lui confirme si oui ou non son mari est mort dans l\u2019accident, tout^a dans la solitude de son logement de la rue Joliette à Longueuil.Le seul appel officiel qu\u2019elle a reçu est celui de la ligne aérienne qui voulait s\u2019assurer de l'identité de François Robert.Le calme apparent de cette jeune femme dissimule une grande anxiété puisque, à la fin de l\u2019entrevue, elle déclare: «Je ne regarderai pas les bulletins télévisés, j'attendrai une confirmation du ministère des Affaires extérieures ou de la compagnie aérienne.» Un autre Montréalais, François r*e Massy, 29 ans, de la rue Dollard à Outremont, faisait partie de l\u2019envolée.Une proche à déclaré à LA PRESSE que la fa: mille De Massy était consternée et toute réunie pour attendre la version officielle du gouverne* ment canadien.François De Massy se rendait en Chine pour poursuivre sçs études.Il a fait des études dan$ les collèges privés Saint- Stanislas et Bayard.Un ami de Fran'r çois a confié que ce dernier était doué d'une intelligence supérieure, qu'il s\u2019intéressait aux sciences pures.Issu d\u2019une famille montréalaise à l'aise, François De Massy compterait un frèré avocat et une soeur psychologue, selon les quelques informations que nous avons pu obtenir.HLA MÉTÉO SUITE DE LA PAGE A 1 façon.Maintenant, je suis seule, je ne peux compter que sur moi et continuer de vivre», explique cette jeune femme qui, seule avec son bébé, attendait encore, tard hier soir, les explications des autorités gouvernementales.Elle ne savait même pas, de façon officielle, si son mari avait péri dans la tragédie de la ligne aérienne sud-coréenne.Elle attendait, dans une solitude qui fait frissonner, la nouvelle officielle.«Je ne peux rien faire de plus que d\u2019attendre.Je garde très peu d\u2019espoir toutefois, même si certaines informations laissent entendre qu'il pourrait y avoir des survivants.» François Robert, un employé du CNCP, pratique les arts martiaux et les enseigne depuis maintenant dix ans.Il rêve depuis toujours d\u2019aller se perfectionner chez les grands maîtres.DATE: Vendredi 2 septembre 1983 AUJOURD'HUI: Min.: 14 Max.: 28 ENSOIRUi, PASSAGES NUAGEUX, POSS.D ORAGE RN DE JOURNÉE DEMAIN: BEAU ET CHAUD Abttbi Outoooai» lourenfcdes Contons de l\u2019Est Mourioe Québec Loc-SaintJean Rimouski Gaspésie Baw-Comeou Sept-lles «lia.Mu\tMin.\tM».16\t26\tN.-Orléans\t24\t34 22\t27\tPin*urgh\t15\t24 17\t32\tS.Francisco\t14\t23 25\t31\tWashington\t21\t29 19\t30\tDafyos\t23\t38 Boston Buffalo Chicago Miami New York Ensoleillé Ensoleillé Nuag., avec Nuog., over Nuog., avec, over, Nuog., over.Nuog., aver.Nuag., over 14 22 Modrid 22 30 Moscou 27 34 Mexico 13 27 Oslo 12 24 Paris 7 10 Rome 15 21 Séoul 16 27 Stockholm 26 32 Tokyo \u2022 21 33 Trinidad 17 25 Vienne 18 21 Athènes Acapulco BeHin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres Regina Winnipeg Toronto F T\tA\tA rrvœncron Halifax ^ t, i, ¦ I i.\t-\t-\t\u2014 vJiOfwnfTown Saint Jear.t \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 SEPTEMBRE 1983 ABATTU PA R SOVIETIQUES INDIGNATION DANS TOUTES LES CAPITALES DU MONDE Reagan : « l\u2019absolue barbai de l\u2019action orise oar l\u2019URSS | d\u2019après AFP,UPI,AP et \u2014 Reuter Le président des États-Unis Ronald Reagan a demandé à l'Union soviétique des explications complètes et immédiates à la suite de la destruction «sans précédent» du boeing 747 des lignes aériennes sud-coréennes abattu par la chasse soviétique.Le président Reagan a décidé d'interrompre ses vacances en Californie et de regagner samedi Washington pour faire face à la situation créée par cet incident ainsi qu\u2019à la dégradation de la crise libanaise.Dans une déclaration écrite, lue par son porte-parole et re- abattant un appareil civil non-armé».«Les mots manquent pour exprimer notre révulsion devant cet horrible acte de violence.Les États-Unis se joignent aux autres membres de la communauté internationale pour demander une pleine explication de cet effroyable action », ajoute le président.«Jusqu'à présent, les déclara tins soviétiques n\u2019ont absolument pas expliqué comment et pourquoi cette tragédie s\u2019est produite», poursuit M.Reagan en ajoutant que «Pensemble de l\u2019incident semble inexplicable aux gens civilisés dans le monde».M.Reagan, qui a donné des instruction pour que les drapeaux soient mis en berne sur l\u2019ensemble des bâtiments américains dans le monde, a asuré qu\u2019il «ferait tous les efforts possibles pour déterminer les causes de cette tragédie».Par ailleurs, les États-Unis et la Corée du Sud ont demandé une réunion d\u2019urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies pour débattre toute l\u2019affaire.Cette réunion devrait avoir lieu aujourd\u2019hui.De son côté, le secrétaire d\u2019État George Shultz a exprimé «la révulsion» des États-Unis devant «cet acte épouvantable».Il a déclaré à la presse qu\u2019il aborderait cette affaire avec son homologue soviétique, M.Andrei Gro-myko, lors de leur rencontre la semaine prochaine à Madrid à l\u2019occasion de la conclusion des travaux de la CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe).«Je veux absolument rencontrer M.Gromyko et entendre ce qu\u2019il à a dire à ce sujet», a dit M.Shultz.La France, dans un communiqué publié par le ministre des Relations extérieures, a exprimé «sa plus vive indignation».Le transmise en direct par les chaînes de télévision américaines, M.Reagan a solennellement «protesté contre l\u2019attaque soviétique» en soulignant qu\u2019il parlait «au nom de tous les Américains et de tous les gens du monde qui chérissent les valeurs civilisées».Le président américain a convoqué pour demain soir une réunion du Conseil national de sécurité pour examiner, outre la situation au Liban, «la façon dont les États-Unis peuvent se joindre au Japon et à la Corée du Sud pour exprimer effectivement !e dégoût ressenti par l\u2019ensemble du monde face à l\u2019absolue barbarie de l\u2019action prise par l\u2019URSS en chef de la diplomatie française, M.Claude Cheysson, demandera également des explications aux autorités soviétiques.M.Gromyko est attendu lundi prochain à Paris pour une visite de travail de 24 heures.Les gouvernements de la Grande-Bretagne, de la Suède et du Japon ont, entre autres, émis des communiqués dans lesquelles ils se disent outragés par le geste soviétique.A Rome, le Parti républicain dirigé par M.Giovanni Spadolini, ministre italien de la Défense, a accusé l\u2019URSS de s\u2019être livrée à un «acte d\u2019intimidation délibéré».Parmi les réactions indignées de nombreux membres du Congrès américain, dont plusieurs ont réclamé des sanctions et nouvelle «guerre froide» contre l\u2019URSS, le chef de la minorité démocrate au Sénat, M.Robert Byrd, a estimé que le États-Unis devraient dénoncer l\u2019accord céréalier qu\u2019ils ont conclu récemment avec l\u2019URSS.Toujours à Washington, une centaine de personnes ont protesté hier contre la destruction du boeing coréen en manifestant bruyamment à proximité de l\u2019ambassade soviétique et des bureaux de la compagnie aérienne soviétique Aeroflot dans le centre de la capitale.À Francfort, la nouvelle a provoqué un sursaut du dollar en fin de séance.Le billet vert a atteint son record de la journée avec 2,6975 marks quelques minutes avant la clôture.À New York, un mouvement identique s'est dessiné sur le cours de l\u2019argent métal au comptant qui a gagné 15 cent pour s\u2019inscrire à $12,25 l\u2019once.Sur le marché à terme le métal précieux a enregistré une poussée de 13 cents pour atteindre $12,54 l'once.uioa: un avion «non identifié» a violé l\u2019espace aérien soviétique d\u2019après AFP,PA ™ L\u2019URSS a donné hier sa version sur la disparition du Boeing 747 sud-coréen près de l\u2019île soviétique de Sakhaline, affirmant qu\u2019un appareil « non identifié» avait violé l\u2019espace aérien soviétique sans toutefois préciser le sort de cet appareil qui, selon Washington, a été abattu par des chasseurs soviétiques.Un texte bref présenté comme « un communiqué de Tass » fait état de la violation de l\u2019espace aérien de l\u2019URSS par un avion non identifié et des tentatives de la chasse soviétique de l\u2019intercepter.Mais, indique Tass, « l\u2019avion en infraction n\u2019a pas répondu aux signaux et aux avertissements des chasseurs soviétiques et a poursuivi son vol en direction de la mer du Japon ».L\u2019ambiguité manifestement voulue du texte de l\u2019agence ne permet pas de savoir si le Boeing sud-coréen a par la suite été hors de portée de la chasse soviétique ou s\u2019il a été abattu, comme l\u2019a affirmé le secrétaire d\u2019Etat américain George Shultz.L\u2019incident, décrit en détail par le chef de la diplomatie américaine, a eu lieu au-dessus de l\u2019île de Sakhaline, au nord du Japon, dans une région de forte concentration militaire.La localisation de l\u2019incident aérien a été confirmée par la version soviétique.Avant cette version de Tass, les médias soviétiques s'étaient bornés à parler de la « disparition » d\u2019un avion sud-coréen transportant 269 personnes.Certaines missions diplomatiques à Moscou avaient obtenu pour explication hier matin au ministère soviétique des Affaires étrangères que l\u2019avion de la Korean Airlines « ne s\u2019est pas posé et ne se trouve pas en Union Soviétique ».Le communiqué de Tass, notent les observateurs, ne contredit pas cette première version des faits.Il n\u2019est de surcroit pas incompatible avec les déclarations de M.Shultz si, abattu par un missile air-air soviétique, l\u2019avion s\u2019est abîmé en mer après avoir quitté l\u2019espace aérien soviétique.Le texte soviétique indique en effet que la violation de l\u2019espace aérien s\u2019est produite au-dessus de l\u2019île de Sakhaline, mais il ne spécifie pas à quel endroit l\u2019appareil sud-coréen « a poursuivi son vol en direction de la mer du Japon ».Voici le texte intégral du communiqué de Tass : « Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1983 un avion d\u2019appartenance non-identifiée a pénétré depuis le Pacifique dans l\u2019espace aérien de l\u2019Union Soviétique au-dessus de la presqu\u2019île du Kamtchatka et a violé une nouvelle fois l\u2019espace aérien de l\u2019URSS au-dessus de l\u2019île de Sakhaline.L\u2019avion volait sans feux de navigation aérienne, ne répondait pas aux appels et n\u2019entrait pas en liaison avec le service radio des contrôleurs.« Les chasseurs de la défense aérienne envoyés pour intercepter l\u2019avion en infraction ont essayé de l\u2019aider à parvenir à l\u2019aérodrome le plus proche.Toutefois, l\u2019avion en infraction n\u2019a pas répondu aux signaux et aux avertissements des chasseurs soviétiques et a poursuivi son vol en direction de la mer du Japon ».télcphoto UPI Mme Yoshiko Mono n\u2019a pu retenir ses larmes, aux bureaux de Tokyo des Korean Air Lines, en apprenant, hier, que le Boeing sur lequel voyageait sa fille était porté disparu.LE PROCHAIN AVION AEROFLOT SERA DETRUIT urgence général à Mirabel permanente au CCU, le Centre de Contrôle d\u2019Urgence, avec les dirigeants locaux de la compagnie soviétique Aéroflot.Rapidement, des paravents et des barrières ont été dressés devant les guichets de départ d'Aé-roflot.Un imposant service d\u2019ordre s'apprête à escorter les voyageurs de l\u2019Iliouchine jusqu\u2019à la sortie.Sur la piste, des véhicules de secours, des camions de pompiers, et des voitures de police escortent l\u2019Iliouchine et l\u2019arrêtent, par mesure de précaution, à distance des bâtiments de l\u2019aéroport et des autres appareils au sol.La fouille complète et minutieuse des bagages des passagers et de l\u2019avion peut commencer.Un chien participe aux opérations.Au dessus de l\u2019appareil, un hélicoptère de la SQ surveille les pistes et les alentours.Mutisme et visages de bois.En tout, l\u2019avion transporte 170 personnes et 11 membres d\u2019équi page.La fouille systématique sera longue.En fait, l\u2019avion ne repartira qu\u2019après huit heures du g Etat d\u2019urgence général, ™ hier, à l\u2019aéroport international de Mirabel: à une heure quarante cinq, un message téléphonique parvient à la Presse Canadienne.Une voix déclare en bon français:* Écoutez bien.En représailles contre les barbares Russes, le prochain avion Aeroflot qui aterrira à Montréal sera détruit ».A deux heures, le dispositif d\u2019urgence est en place.Le premier appareil delà compagnie soviétique attendu à Mirabel est un lliouchine 62, assurant deux fois par semaine la liaison Moscou-Montréal et retour.Il doit aterrir dans l\u2019après-midi, et repartir à 18 heures 10.Il arrivera avec quelque retard, soit à 16 heures 30.soir.La dernière passagère à qui on permettra de refermer une lourde boite de carton de sept ou huit pieds cubes, bardée de papier collant d\u2019Air Canada et solidement ficelée quittera le guichet d\u2019Aéroflot vers sept heures et demi.Elle parle anglais, mais quand on lui demande si elle tra-vailled pour la compagnie aérienne soviétique, elle répond qu\u2019elle ne sait pas.Aucun des passagers interrogés ne sait ou ne veut savoir quoi que ce soit.Les visages sont de bois, les langues liées.Si les voyageurs soviétiques avaient moins que rien à déclarer, les officiels de l\u2019aéroport ne tarissaient pas d\u2019éloges en parlant de la rapidité avec laquelle le système d\u2019urgence avait été mis en *place, et l\u2019excellence de son fonctionnement.« Nous avons rarement l\u2019occasion de mesurer l\u2019efficacité de ce système d\u2019urgence, déclarait après l\u2019alerte le représentant de Transport Canada, M.Armand Cloutier.Mais aujourd\u2019hui, nous avons appris qu\u2019il fonctionnait parfaitement et tout le monde est très content ».Pour les gens qui attendaient soit leur avion, soit l\u2019arrivée de voyageurs, l\u2019alerte est passée à peu près inaperçue.La plupart des gens igr iraient tout de la mo nace de destruction qui avait pesé sur l\u2019Iliouchine 62.Plusieurs n\u2019avaient même pas entendu panier de la destruction en vol par l\u2019aviation militaire soviétique d\u2019un Boeing 747 des lignes aériennes de Corée du sud transportant 269 passagers, dont plusieurs Canadiens.Une nouvelle dont iis sè passaient d\u2019ailleurs très bien, surtout dans le cas de ceux qui allaient prendre un avion.U n'a pas été possible de rejoindre hier les dirigeants de la pom-pagnie Aéroflot pour connaître leurs commentaires.Montréal est, avec La Havane, à Cuba,;la seule destination régulière de- la compagnie d\u2019état soviétique Qui assure la liaison Moscou-Mont-réal-Moscou deux fois par semaine.Il arrive également que des appareils d\u2019Aéroflot lassent escale à Gander à Ter**eneuve po>ir faire le plein, sur leur trajet Mes-cou-La Havane.''r /¦ h****\t*t tionnels pensent qu\u2019il va rester et v qu\u2019il accomplira le miracle qu'on y attend de lui.Mais même eux «i laissent percer des doutes.Ils*v,V craignent que cette superbe for- i.me qu\u2019il affiche perde rapidement de son éclat dès qu\u2019il subira o à nouveau les attaques quotidien- \u2019 nés d\u2019une opposition rendue plus n* fringuante et plus efficace par^~ l\u2019arrivée d\u2019un nouveau chef.Et qui sait où frapper pour lui faire \"jl le plus mal possible.Le « foutez-moi la paix \u2022 qu'il a lancé aux \u2022 J-journalistes parlementaires alors qu\u2019il les voyait pour la première \\ fois depuis son retour d\u2019Europe' J est vu comme un bien mauvais augure.\t^\t! Remaniement ministériel Ceux qui étaient déjà critiques^ à son endroit pensent également qu un René Lévesque en pleine forme reste la meilleure solution pour relancer le parti et le gouvernement et conserver le pouvoir.Mais ils sont moins optimistes parce qu\u2019ils croient que cela nécessite un profond remanie- \u2018 ment et du Conseil des ministres et du cabinet personnel du pre mier ministre.Or ce dernier est entouré des mêmes personnes depuis 76 et n'a jamais été capable ; de faire un vrai remaniement mi nistériel.De toute façon, personne ne s\u2019attend à ce qu\u2019il parte inces-*' # samment.On croit que ça ne se * fera pas avant tard cet automne^ et plus vraisemblablement le printemps prochain.On espère 2 qu\u2019il resterait alors en place jus-* j qu\u2019au choix de son successeur, étape cruciale et difficile pour le ^ parti.Lévesque, en effet, considère que ce qu\u2019il a fait de mieux depuis son arrivée au pouvoir a été d\u2019assainir les moeurs politiques, de faire disparaître le patronage et les caisses électorales alimentées par quelques puissants souscripteurs qui peuvent ensuite dicter leurs conditions au gouvernement.C\u2019est aussi pourquoi il tient tant, à peu près seul de tous les hommes politiques, à compléter son oeuvre en réformant le mode de scrutin.L\u2019article de LA PRESSE du 18 mars dernier, qui l\u2019accusait d'avoir trompé l\u2019Assemblée nationale, lui a donc fait très mal.Et c'est contre l'avis de tous ses conseillers, et à leur grande surprise, qu\u2019il a décidé de s\u2019en remettre à une commission parlementaire pour laver son honneur.Cela n'a pas donné les résultats escomptés et ce nouvel échec n\u2019a fait qu\u2019aigrir son caractère déjà de plus en plus difficile depuis plusieurs mois.Il n'écoutait personne et même ses plus fidèles amis ne pouvaient lui parler plus de deux minutes sans être victimes d\u2019une saute d\u2019humeur.Le pire étant peut-être qu\u2019il semblait incapable de la moindre autocritique, attribuant toujours ses malheurs aux autres, et notamment à la presse et à LA PRESSE.Longues vacances Ses proches l\u2019ont alors convaincu de prendre pour une fois de longues vacances, esperant que cinq semaines passées en Europe en feraient un homme neuf, lui dont la faculté de récupération est légendaire.Et, en effet, il est revenu au début d\u2019août physiquement reposé et en grande forme.Mais mentalement il semble encore fatigué.D\u2019autant plus qu\u2019un autre dur coup l\u2019attendait sous la forme d'un sondage interne de son parti qui révèle que l'insatisfaction à QUÉBEC \u2014 Cette fois c\u2019est .™ sérieux.René Lévesque songe vraiment à remettre sa démission avant la prochaine élection générale de façon à ce que son parti soit alors dirigé par un nouveau chef.C\u2019est ce qui ressort d'une enquête réalisée par LA PRESSE dans le milieu politique à Québec et notamment auprès de plusieurs des personnes proches du premier ministre.LOUIS FALARDEAU de notre bureou de Québec M.Lévesque, depuis de nombreuses années, fait périodiquement allusion à une éventuelle démission, mais il s'agit le plus* souvent d'une tactique pour rétablir sa domination sur le parti ou le gouvernement.Ou alors, c\u2019est qu\u2019il vit un moment de découragement après un revers et ça ne dure que les quelques jours qu\u2019il lui faut pour reprendre goût à la bagarre politique.Mais cette fois c\u2019est bien différent.Ce qu'il a dit en blaguant mercredi devant les journalistes, et que plusieurs n'ont pas pris au sérieux, ne fait que reprendre les propos qu\u2019il tient à ses proches depuis son retour d'Europe.Le premier ministre n\u2019est plus le même homme depuis le printemps dernier.11 est miné par la série de périodes très difficiles qu\u2019a traversées son gouvernement, mais surtout par cette affaire de la Baie James lancée par LA PRESSE et reprise avec vigueur par les libéraux.Pour la première fois, c\u2019est son intégrité qui était attaquée et il a trouvé très dur d\u2019être traité de menteur à répétition à l\u2019Assemblée nationale.Talon d\u2019Achille Lui qui avait su parer tous les coups depuis 1960 venait d\u2019être atteint à son talon d'Achille.M. M.D., F.Pilon Inc Pilon Pour une liste complété de nos spéciaux procurez-vous notre circulaire 8 pages couleur, disponible à la succursale la plus près de chez vous.FOURNITURES DE BUREAU LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 SEPTEMBRE 1983 UNE TROISIÈME JOURNÉE SPATIALE PLUS ANIMÉE Le contact avec Challenger a été interrompu pendant trois heures Au Brésil, quarante personnes meurent brûlées vives dans l\u2019explosion de trois wagons-citernes I HOUSTON, Texas (AFP) \u2014 ™ Une petite panne dans un ordinateur situé à terre est venue mettre, hier, un peu d\u2019animation dans la troisième journée spatiale des cinq astronautes de la navette américaine Challenger.En dehors de cet incident sans conséquence, le huitième vol d\u2019un camion de l\u2019espace de la NASA continue de se dérouler à la perfection, Challenger et son équipa-I ge de cinq hommes (dont le pre-I mier astronaute noir, Guion Blu I ford) remplissant leur mission à I la lettre.I , La défaillance d\u2019un ordinateur Idu centre de poursuite de White Sands, au Nouveau-Mexique, a entraîné une perte de contact radio de trois heures avec la na- vette spatiale.Une partie des communications radio entre Challenger et la Terre est en effet relayée par le puissant satellite TDRS-A, lorsque le camion de l'espace est hors de portée d une des nombreuses stations de poursuite de la NASA disséminées autour du globe.Une fois la panne identifiée, le centre de contrôle de Houston (Texas), qui coordonne l\u2019ensemble de la mission, a simplement attendu aue Challenger passe à proximité de l\u2019une de ces stations pour écourter de 45 minutes le sommeil de Richard Truly (le commandant), Daniel Brandens-tein (le co pilote), Dale Gardner, William Thornton et Guion Blu-ford.La NASA a souligné que le TDRS-A, indispensable au bon déroulement de la mission américano-européenne Spacelab du 28 octobre prochain, n\u2019était absolument pas en cause.Tout étant redevenu normal à White Sands, Dale Gardner s\u2019est exercé au maniement du bras articulé canadien (long de 15.25 mètres), qui permet de sortir des objets de la soute du cargo de l\u2019espace et d'en récupérer d\u2019autres dans l\u2019espace.Au cours de la 13ème mission de la navette, prévue pour le mois d\u2019avril prochain, ce bras sera utilisé pour ramener à bord un satellite d\u2019observation du Soleil qui ne répond plus aux signaux depuis plusieurs mois.Si la panne est mineure, le satellite sera réparé dans la soute de Challenger mais dans le cas contraire, il sera ramené à Terre, a indiqué la NASA.SALVADOR DE BAHIA ™ (AFP) \u2014 Plus de 40 personnes ont été brûlées vives et au moins 200 autres blessées, dont 80 sont dans un état grave, dans le gigantesque incendie qui a suivi, dans la nuit d\u2019hier, l\u2019explosion de trois wagons-citernes dans la localité de Pojuca (à 70 km de Salvador de Bahia, nord-est du Brésil).Qurante-quatre corps carbonisés, d\u2019enfants pour la plupart, avaient été retirés, hier après-midi, des décombres des maisons incendiées.Le bilan exact des victimes de la catastrophe était encore inconnu des autorités brésiliennes hier.Selon des sources policières, l'explosion des trois wagons-citernes contenant 132,000 litres d\u2019essence aurait été provoquée par une étincelle d\u2019une machine chargée d\u2019aspirer l\u2019essence s\u2019échappant des wagons-citernes.Ces wagons faisaient partie d\u2019un convoi ferroviaire de 20 wagons-citernes qui avait déraillé mercredi matin à proximité d\u2019une favella de Pojucl.L\u2019incendie, qui a suivi l\u2019explosion, mercredi à 22 h 30 locales, s\u2019est rapidement propagé dans la favella bordant la voie ferrée, les habitants de celle-ci ayant, après le déraillement, emporté chez eux de grandes quantités d'essence qu\u2019ils entendaient revendre ou utiliser pour leurs besoins personnels.A l\u2019heure de l\u2019incendie, la plupart dormaient.Les habitations précaires se sont enflammées avant d\u2019exploser les unes après les autres, provoquant une panique indescriptible, qui explique notamment le nombre élevé d\u2019enfants décédés dans l\u2019incendie.Hier, les principaux hôpitaux de Salvador de Bahia manquaient de moyens pour soigner les nombreux blessés.Les 17 autres wagons du convoi ferroviaire, contenant plus de 700,000 litres d\u2019essence, risquaient toujours d\u2019exploser hier soir, bien que les pompiers aient déversé tout autour pendant toute la journée des tonnes de neige carbonique.Le Château de l\u2019aéroport est fermé Comme prévu le Château ™ de l\u2019aéroport de Mirabel a été fermé hier et il va le demeurer jusqu\u2019à la fin du conflit qui oppose le Canadien Pacifique et ses employés syndiqués.Toutes les entrées à l\u2019immeuble étaient verrouillées et dans la porte principale, la direction avait affiché une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Nous regrettons de devoir vous informer que le Château de l\u2019aéroport est fermé jusqu\u2019à la conclusion du litige syndical.» photo UPI L\u2019astronaute Dale Gardner t\u2019est exercé au maniement du bras articulé canadien.VENTE DES PROPRIETES EXPROPRIÉES DE MIRABEL La requête en\tinjonction sera entendue aujourd\u2019hui n SAINT-JEROME \u2014 Le juge\tdredi à cet endroit \u2014 l\u2019audition ™ Alphonse Barbeau, de la\tde la renquête sera débattue au- Cour supérieure de Saint-Jérô-\tjourd\u2019hui.me, siégera exceptionnellement\tUn porte-parole des requé- aujourd\u2019hui pour entendre les re-\trants, André Bouvette, a souligné vendications des procureurs du\tque dans leur requête pour obte- Centre d\u2019information et d\u2019anima-\tnir une injonction, les avocats dé- poseraient trois affidavits d\u2019ex-.y.\tperts américains qui affirment qu'il est incompréhensible que le CHARBONNEAU\tgouvernement du Canada ait dé- -\tcidé d\u2019exproprier 97 000 acres tion communautaire de Mirabel\tpour la construction de l\u2019aéroport qui demandent une injonction vi-\talors que 10000 auraient suffi, sant à interdire la vente des pro-\tCette injonction vise à stopper priétés expropriées inutilement\tles procédures de vente entrepri- lors de la construction de l\u2019aéro-\tses par la Société immobilière du port.\tCanada en attendant que la Cour -Les avocats du Centre commu-\tfédérale se prononce sur la re- nautaire se sont présentés hier\tquête en annulation de procédure matin au Palais de justice de\tprésentée il y a plusieurs mois.Saint-Jérôme dans l\u2019intention de\tLa requête concerne seulement débattre leur requête.Etant don-\ttrois propriétés spécifiques.Si né que le rôle de la Cour supé-\tjamais le juge Barbeau donne rieure était fort chargé, la cause\traison au groupe communautai- n\u2019a pas été entendue.Par excep-\tre, ce dernier demandera que tlon \u2014 la Cour supérieure ne\tl\u2019injonction s\u2019applique également siège pas ordinairement le ven-\taux autres cas.>tcr\\ SELON LE COMMISSAIRE DU TRAVAIL Erronément interprétée pendant dix ans, une loi fut ensuite mal modifiée (Mua «vante î\t{*»;¦.' yj tmtist iiiif refus de travail, dans les cas où les matériaux ne portaieat pas l\u2019étiquette syndicale, on décréta que les contrevenants étaient passibles d\u2019une amende.de cent dollars.Ce qui enlevait à l\u2019amendement, du même coup, tout son effet.Déjà libéré, avec son collègue Bertrand, de vingt autres accusations beaucoup plus sérieuses, « Dédé » Desjardins se défend en bout de ligne d\u2019avoir conspiré pour commettre un dessein illicite en contrevenant à ce décret.Selon la formule erronément interprétée.Alors que tout le monde (et le témoin de préciser que le prévenu, membre d\u2019un comité consultatif chargé d\u2019étudier la question, en était) se disait d\u2019avis que les ouvriers affectés à ces tâches devaient être assujettis au décret.Or, c\u2019est tout le noeud du problème.Et le fondement de l\u2019accusation.Et dans les arguments qu\u2019il présenteront au juge Vincent, le 3 novembre prochain, les deux procureurs, on l\u2019a vite deviné, vont y revenir constamment.Mais de façon différente.Me Momeau p*xur soutenir que Desjardins ne peut être trouvé coupable d\u2019avoir conspiré pour violer une loi qui ne prohibait pas ce qu\u2019il a fait ou conseillé de faire à ses syndiqués, si le tribunal accepte la position du témoin Ber-nier.Car il ne saurait y avoir de délit à conspirer pour faire quelque chose de non illégal.Me Keyserlincfc, fort des révélations du commissaire sur les o-pinions formulées à l\u2019époque par l\u2019accusé, tentera plus que vraisemblablement de démontrer que même si l\u2019opinion de M.Ber-nier est agréée par la cour, on peut quand même soutenir que l\u2019ancien tsar de la construction avait.l\u2019intention de déroger à la loi.Même si cette dérogation n\u2019aurfit pas été spécifiquement défendue.Le débat n\u2019est donc par terminé.Certains articles de la loi des ™ relations de travail dans la construction ont été erronément interprétés par à peu près tout le monde pendant dix ans, la Commission Cliché a fondé une bonne partie de son rapport sur cette erreur, et en modifiant cette législation en novembre 1980, le gouvernement Ta assortie d\u2019une pénalité ridicule qui l\u2019a rendue littéralement sans effet.Bloc de feuilles Ignées avec mjrge \u2022 pap'er banc '6 1b trois perforations \u2022 format 81/2\" x II- paauet de 400 (quantité limitée a 3 paque :s par client).' ______________________ ^tTTiT\tPrix:\t$6.45 Cahier d exercices ligne ¦ 32 pages - trois perforations paquet de 4, Venez voir tous nos autres modèles de calculatrices réduits de LtOPOLD Ce sont les étonnantes affirmations faites hier après-midi, à la toute dernière séance du procès de « Dédé » Desjardins (et justement provoquées par les retombées de cette même commission d\u2019enquête) par le commissaire du travail du Québec, M.Evariste Bernier.À ce poste depuis 1970, le procureur de Desjardins, Me Pierre Morneau, l\u2019avait assigné comme son dernier témoin devant le juge Roger Vincent, parce qu\u2019il peut être considéré comme le grand expert de ces questions, au Québec.À tel point que, dans de nombreux cas, les tribunaux lui ont demandé de se prononcer le pre-raier sur des litiges qui leur avaient été soumis.Pour sa part, le procureur de la Couronne, Me Henri Keyserlinck, tout en disant n\u2019être pas d\u2019accord avec le haut fonctionnaire, a reconnu publiquement son courage, devant le tribunal.Plus tôt on lui avait demandé pourquoi il n\u2019avait pas tenté de faire partager son opinion oar le ministre alors en ionctior.-.Il a répondu qu\u2019il n\u2019avait pas e faire directement, mais que tout ie monde était au courant des décisions qu\u2019il rendait périodiquement.Puis, lorsqu\u2019on décida finalement de corriger la situation, il y a trois ans, en assujettissant au décret les ouvriers employés éu montage, à l\u2019installation et à la réparation de la machinerie de construction, pour prohiber le Canon Calculatrice scientifique 10 chiffres.I mantuse et I exponentiel \u2022 memoire 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SOREL Ptpeier*: Oaneau Inc Tél (514)743 0084 FOURNITURES DE BUREAU Commandes téléphoniques: Région de Montréal: 332-4440 Extérieur dé Montréal: (uni Irait) 1-300-361-5231 Servie* au comptoir: 700.bool.Lebeau.St-laurent.332-4440 formé t .i » \u2022 t i ¦ t ¦ a » k « \u2022 9 t .a t i« cl >¦ »\u2022 %\u2022 .1 t t I \u2022 « Ça n\u2019a pas de sens de faire peur à une pauvre veuve de 71 ans qui a toujours été gentille avec tout le monde.Ils peuvent dévaliser des banques mais qu\u2019ils laissent le pauvre monde tranquille ».MARTHA OAONON Debout sur son balcon, Mme Josespina D\u2019Amore, les bras au ciel, n\u2019en revient pas.Sa voisine, Mme Rosa Tursi, une veuve qui vit avec sa soeur âgé d une cinquantaine d\u2019années, vient de vivre des moments terribles.Deux individus armés de revolvers et de grenades l\u2019ont tenu en otage dans sa maison durant près d\u2019une heure.« Heureusement elle est en bonne santé! Mais elle a eu la peur de sa vie ».Au moment du 'drame, Mme D\u2019Amore préparait des pots de ketchup dans sa cuisine en compagnie de la soeur de la victime.Elles sont restées sidérées lorsque les policiers ont en cerclé leur demeure.Il est environ 16 heures.La rue Waverley, à Outremont, est agitée.La prise d\u2019otage qui a donné des frissons à plusieurs vient de se terminer.Après des négociations qui ont été ardues, les policiers ont finalement mis la main au collet de Bernard Belisle, 29 ans, et Pierre Racicot, 23 ans, qui quelques instants plus tôt déclaraient dans une entrevue téléphonique à la station radiophonique CJMS qu\u2019ils « voulaient tout faire sauter pour ne pas mourir en prison ».L\u2019un des suspects, Pierre Racicot.qui se serait injecté un produit quelconque dans une jambe à l\u2019aide d\u2019une seringue, a immédiatement été conduit à l'hôpital Hôtel-Dieu.Selon les informations obtenues, il aurait posé ce geste après avoir compris que la situation était sans issue.Lorsqu'il est arrivé au centre hospitalier, il a sombré dans le coma.Toute cette histoire a débuté vers 13h50 quand Racicot et Belisle ont pénétré à l\u2019intérieur de la succursale de la Banque royale située au 5801 avenue du Parc.Ils ont alors demandé aux employés de leur remettre tous les billets de $50 et de $100.L\u2019un d\u2019eux a mis son bras autour du cou de la caissière et dans l\u2019énervement un coup de feu a été tiré au plafond.Les deux hommes se sont en-fuis avec l\u2019argent à bicyclette.Un passant a tout de suite averti des policiers qui patrouillaient dans le secteur.Ces derniers ont vite rattrapé Racicot et Belisle mais il était trop tard.Ils avaient déjà pris en otage Mme Tursi.A quelques reprises au cours de l'après-midi, journalistes et curieux ont aperçu les policiers Robert Brosseau et Pierre Tétreault qui discutaient dans la cour extérieure avec les suspects.A tour de rôle, Racicot et Belisle venaient rencontrer les négociateurs, une arme dans la main et une bière dans l\u2019autre.D\u2019après les agents de la CUM, Pun d\u2019eux avait des antécédents judiciaires.A la toute fin, après une longue attente, une petite femme toute vêtue de noir, le dos légèrement voûté, est apparue sur le balcon entouré de policiers.Dans la rue, des voisins applaudissaient.«Alors elle va bien Mme Tursi.Une si brave femme», répétaient certains.On aperçoit ici Mme Rosa Tursi, 71 ans, qui quitte la maison où elle a été menottée et tenue en otage.¦\t¦\t\u2014\t¦\t!\t\u2014\t¦\t¦\t¦\tI\t.1\t.\t¦\tMil.\t¦¦¦¦¦,,\t¦\t\u2014\tI\t¦\tI\t.1\t¦\t,\t¦\t,\tI\tI\t1\t¦\t¦\t¦\t¦¦\t¦\tI\tI Une voisine, Mme Josespina D'Amore, ne cessait de répéter: « Il faut enfermer ces gens-là ».RÈGLEMENT DE COMPTE DANS LE MILIEU DE LA DROGUE?La SQ cherche deux cadavres, prisonniers l\u2019un baril, au fond de la rivière du Nord SAINT-JÉRÙME\u2014 Depuis maintenant deux jours, les plongeurs de la Sûreté fouillent vainement le de la rivière du Nord, à la de Saint-Jérôme, dans de retrouver deux cada-un homme et une femme, supposément prisonniers dans un baril.\u2022_______________________ PEPIN ___________ L\u2019enquête menée par l\u2019escouade des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec a été en-au début de la semaine, avec la découverte du cadavre de Mario Déchesne, un individu de assassiné dans un bois de à proximité de la rue Lajeunesse.Ce serait un délateur qui aurait amené les policiers à l\u2019endroit où Déchesne a été abandonné par le ou les Le corps était en état de avancée; Déchesne, un résidant de Bellefeuille, était porté disparu depuis le début du mois de juin dernier.Mario Déchesne aurait été battu à mort.Selon nos informations, il aurait eu les mains liées au moment où il a été battu.L\u2019in-aurait par la suite in-la police que deux autres avaient été assassinées par les mêmes individus qui s\u2019étaient débarrassés des cadavres en les enfermant dans un ba- la suite jeté au rivière du Nord.Il a fallu user de ruse pour découvrir que les plongeurs de la SQ sont à la recherche de deux cadavres qui seraient prisonniers d\u2019un baril, au fond de la rivière du Nord.L'escouade des crimes contre la personne de la SQ s\u2019enferme dans le mutisme le plus hermétique.\tphoto\tJean Goupil, LA PRESSE Les recherches s'effectuent en plein centre-ville de Saint-Jérôme, sous les regards de centaines de curieux qui scrutent !e travail des plongeurs depuis le pont qui enjambe la rivière.Les recherches des plongeurs, qui se poursuivent depuis deux jours maintenant, doivent reprendre ce matin.Les trois poli-cers spécialistes de la plongée, éprouvent de sérieuses difficultés à scruter le fond de cette rivière boueuse et polluée.Le plus grand mystère entoure les recherches de l'escouade des crimes contre la personne dans cette affaire.Même si des dizaines de journalistes et des centaines de curieux se massent sur les lieux des recherches, les responsables de l\u2019enquête s\u2019enferment dans un mutisme qui caractérise habituellement les gardiens des secrets d'état.Même les services officiels de communications de la SQ ne savent rien de ce qui se passe à Saint-Jérôme.Un règlement de comptes dans une affaire de drogue?Un, deux ou trois cadavres?Un ou plusieurs délateurs?Autant de questions qui restent sans réponse.Les informations que nous avons pu obtenir indiquent cependant que le meurtre de Déchesne est effectivement relié à une affaire de drogue.Un important réseau de trafiquants de drogue serait sur le point d'être démantelé dans la région de Saint-Jérôme.L'un des suspects (à droite) se livre aux policiers après une demi-heure de négociations.Les policiers lèvent les bras à la demande du suspect, qui voulait s'assurer, avant de sortir de la maison, que ceux-ci étaient sans arme.\tphotos\tMichd\tGrovel,\tLA\tPRESSE Détenue en otage par deux braqueurs f Mme Tu ' vie» Un été, somme toute, ordinaire Mise à part une sécheresse exceptionnelle, l\u2019été 1983 a été somme toute ordinaire.En effet, selon les données fournies à LA PRESSE par M.Jacques Miron, climatologue à Environnement-Canada, même si l'été encore persistant est le plus beau que nous ayons eu depuis 1975, il s\u2019inscrit dans la moyenne habituelle, exception faite du volet précipitations.pîwS'piow\"\"\"\"\"\" » En fait, dans la région de Montréal, le seul record éclipsé est celui des précipitations: à * Dorval, en juin, juillet, août, on a recueilli seulement 139,8 mm de pluie, alors que le précédent record de sécheresse avait été atteint en 1942, avec 168,2 mm de pluie pour le même trimestre.Ces faibles précipitations ne représentent que 53% de la moyenne que l'on reçoit habituellement lors de ces trois mois, soit 264,1 mm.Et chose étonnante, le nombre de jours marqués de précipitations mesurables, soit 36 pour ce trimestre, respecte la moyenne observée au fil des ans.Il a fait soleil beaucoup plus souvent qu'à l'habitude cet été?Faux.Les 809,8 heures d\u2019ensoleillement enregistrées au cours de cette période ne représentent qu'un excès de 6% sur la moyenne.Il faut cependant préciser qu\u2019août a été plus ensoleil-qu\u2019à l\u2019accoutumée, avec heures, comparativement heures pour la moyenne.Quant à la température, elle a aussi été fidèle à la moyenne.Celle-ci est de 19,6° C pour les trois mois qui nous intéressent, et cette année les valeurs sont de 20,3° C.Les cultures pas trop touchées Pour sa part, M.Michel Neveu, secrétaire de la Fédération des cultures commerciales, a précisé à LA PRESSE que la récolte des petits grains (orge, avoine, blé), déjà commencée dans certains cas, allait accuser une diminution de 20 à 25% en raison de la sécheresse.Dans le cas du maïs-grain, a-joute M.Neveu, il est encore trop tôt pour prédire la baisse du rendement, étant donné que .l\u2019on est encore loin de la récolte, mais on sait déjà que les grains seront moins lourds et les rendements moins intéressants.Même constatation en ce concerne la taille de la plupart des fruits et légumes.Une exception notable toutefois: les haricots cueillis en quantité record cette année.Elle veut une séparation.d\u2019au moins cinq km Quand rien ne va plus entre un homme et son épouse, ces derniers peuvent instituer des procédures de séparation ou de divorce, et, à la requête partie, il arrive souvent n\u2014.magistrat édicté des mesures, généralement provisoires, pour que ces mesieurs-da-mes ne continuent pas à ou à s\u2019entredéchirer.LÉOPOLP UXOTTi Mais la situation n\u2019est pas la même pour les concubins en sérieuses difficultés.Aucun magistrat ne peut séparer ou divorcer ceux qui n\u2019ont jamais pris la peine de passer à la chapelle ou devant le protonotaire.Comment la cour peut-elle t dans les circonstances, intervenir?Nicole, une jeune femme d\u2019Anjou, a peut-être trouvé la solution.Après avoir partagé pendant quelques années l'alcôve d\u2019un mécanicien de Rose-mont, Y von de son prénom, les deux amants se sont séparés, il y a quelques mois.Mais il semble que cette décision aurait été prise unilatéralement, puisque, depuis ce jour, le jeune homme tente constamment de revoir son ancienne amie, la relance jour et nuit chez elle, chez ses parents lorsqu\u2019elle n\u2019est pas au premier endroit, puis à son travail, lorsqu\u2019il sait qu\u2019elle s\u2019y trouve.La jeune femme s\u2019est donc adressée à la Cour supérieure, hier, pour réclamer l\u2019émission d\u2019une injonction qui si elle était accordée, ferait sortir pour de bon son ancien amant de sa vie.Assez curieusement, en effet, elle ne demande pas que cet ordre de la cour soit provisoire, puis interlocutoire.Elle veut que l\u2019injonction soit permanente dès le départ.Elle est encore plus radicale, quant aux conditions d\u2019éloigne-ment.Nicole voudrait que le juge interdise au jeune homme de l\u2019approcher à moins.de cinq kilomètres! Mark Assad LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 SEPTEMBRE 1983 LA COURSE AU LEADERSHIP Match nul entre Johnson et Paradis dans un amphithéâtre presque vide Daniel Johnson Daniel Johnson et Pierre Paradis se sont livrés un match nul et fort civilisé, hier soir au Cegep John Abott de Sainte-Anne-de-Bellevue, dans ce qui constitue la première assemblée contradictoire de la présente campagne.PIERRE VENNAT il PIERRE VIMCINT Mais le troisième aspirant, l'ancien premier ministre Robert Bourassa, qui prenait un risque en s'abstenant, a lui aussi, in ab-sentia, tiré son épingle du jeu.En effet, il pourra toujours dire que son absence a fait rester les gens chez eux.Les trois quarts, sinon plus, des 1000 sièges du gymnase du cegep étaient inoccupés.De plus, derrière un paravent vite abaissé, les journalistes ont découvert 400 autres chaises que les organisateurs de la soirée, les associations libérales de Jacques-Cartier, Robert Baldwin et Nelligan avaient espéré remplir.Plusieurs députés libéraux Gérard-D.Lévesque enjoint aux candidats de ne pas s\u2019entre-déchirer QUÉBEC (PC) \u2014 Le chef intérimaire du Parti libéral, M.Gérard-D.Lévesque, a sévèrement averti hier les députés libéraux de l\u2019Assemblée nationale de ne pas s\u2019entredéchirer dans le cadre de la course au leadership A l\u2019occasion d\u2019une réunion de l'aile parlementaire dans un hôtel de Sainte-Foy, M.Lévesque a incité ses troupes à éviter tout geste qui serait de nature à nuire à un rapprochement des militants au lendemain du congrès qui, le 15 octobre, élira un nouveau chef pour le parti.NORMAN PiUSLE La réunion regroupait tous les députés sauf les deux qui ont déjà annoncé leur intention de briguer la direction, soit MM.Pierre Paradis (Brome-Missisquoi) et Daniel Johnson (Vaudreuil-Soulan-ges).Le troisième candidat, l'ancien premier ministre Robert Bouras-sa, n'était naturellement pas invité à la réunion puisqu\u2019il ne siège pas à l\u2019Assemblée nationale.«Je n\u2019ai aucune crainte que la campagne se fera dans un grand respect mutuel », a dit M.Lévesque à l\u2019issue de la réunion d\u2019une journée.Le chef intérimaire des libéraux a notamment fait une mise au point concernante une présumée déclaration faite par le député libéral de Nelligan, M.Clifford Lincoln.Selon M.Lévesque, le député de Nelligan n\u2019aurait jamais déclaré, comme le rapportaient certains médias d\u2019information, que Robert Bourassa était handicapé par les «dossiers compro- mettants » accumulés par son gouvernement de 1970 à 1976.« Il n\u2019y a jamais eu de dossiers compromettants contre Robert Bourassa.C'est absolument faux, a dit M.Gérard-D.Lévesque.Le député (de Nelligan) m'a personnellement assuré qu'il n'avait jamais dit cela.» Toqu inertes On a senti au cours de la jour née que les députés libéraux, dont les opinions sont partagées entre les trois candidats au leadership, s\u2019étaient taquinés entre eux à ce sujet.Certains, par exemple, ont jugé «déplacée» la déclaration d'un partisan de Daniel Johnson, le député Reed Scowen de Notre-Dame-de-Grâce, qui a affirmé que son favori ne possède que peu de chances de l\u2019emporter.Le nouveau député de Charles-bourg, Marc-Yvan Côté, partisan avoué de Robert Bourassa, s\u2019est de son côté promené toute la journée avec un macaron de son favori en dépit de la neutralité qui devait présider aux travaux du caucus face aux trois candidatures.On a également procédé à l\u2019élection de Michel Pagé, député de Portneuf, au sein du comité d\u2019organisation du congrès en remplacement du député de Jean-Talon, Jean-Claude Rivest, parce que ce dernier s\u2019est prononcé pour Robert Bourassa.Quant aux travaux préparatoires à la session parlementaire qui débutera au lendemain du congrès libéral, les députés ont préféré attendre l\u2019élection d\u2019un nouveau chef avant de fixer leur position définitive face aux sujets qui seront débattus en Chambre.étaient d'ailleurs dans l\u2019assistance : trois pro-Johnson : Clifford Lincoln, Reed Scowen et Christos Sirros ; un seul pro-Paradis : Mark Assad ; un pro-Bourassa : John O\u2019Gallagher.Joan Dougher-ty, non encore alignée, était également présente.Malgré le fait que cette rencontre constituait une première dans la présente campagne au leadership libéral, les militants libéraux ont écouté passivement la plupart du temps, plusieurs sont même partis avant la fin.C\u2019est sans doute parce que et Daniel Johnson et Pierre Paradis ne se sont pas réellement affrontés, réservant peut-être leurs munitions pour une éventuelle confrontation avec Robert Bourassa et ne voulant peut-être pas nuire à une possible alliance au moment du congrès, advenant la tenue d'un deuxième tour de scrutin.Quant aux exposes préliminaires, il ne réservaient aucune surprise.Les deux candidats se rejoignent sur bien des questions; ils sont presque également conservateurs l\u2019un que l'autre.Cependant la différence est dans le style.Daniel Johnson prenant un ton plus sérieux, parfois même austère, tandis que Pierre Paradis, plus populiste, y allait de son numéro de charme habituel.Pierre Paradis a d'ailleurs bien déridé l'auditoire, composé majoritairement d'anglophones avec son gag sur la tolérance des Québécois : « La semaine dernière, j\u2019étais au Saguenay, dans une région presque entièrement francophone.Et je n\u2019y ai rencontré personne qui se lève le matin, va chercher un « deux par quatre », descend dans son « sous bassement » et cherche un anglais pour lui taper sur la tête».Par ailleurs, les deux candidats, leurs femmes, leurs conseillers et leurs partisans ont fait bon ménage toute la soirée.Les deux organisations avaient ieur kiosque côte à côte et les gens du West Island, polis, ont pour la plupart emporté la documentation des deux sans t: Dp manifester publiquement leur préférence.Et la soirée s\u2019est terminée par le spectacle des deux candidats saluant l\u2019assistance main dans la main.Pierre Paradis Robert Bourassa était à Laval hier soir.rhoto Denis Lourville, LA fntjSbhs Bourassa sans pitié pour les hauts fonctionnaires péquistes LAVAL \u2014 Le candidat à la direction du Parti libéral, Robert Bourassa, a affirmé hier soir devant quelque trois cent militants libéraux de Laval qu\u2019il mettrait à la porte les hauts fonctionnaires qui donnent des contributions à la caisse électorale du Parti Québécois, s\u2019il était appelé à diriger de nouveau le gouvernement.CLAUPE-V, MARSOLA1S C\u2019est au moment où l\u2019ex-député de Chomedey, M.Jean-Noël La-voie, lui demandait ce qu'il allait faire des 125 mandarins du pouvoir qui ont été tenus par le PQ de jurer leur foi absolue envers l\u2019indépendance que M.Bourassa a fait cette remarque.« Nous ne pouvons avoir au Québec les avantages des systèmes politiques britannique et américain.En Angleterre, les haut-fonctionnaires sont tenus à la plus stricte neutralité tandis qu\u2019aux Etats-Unis, iis disparaissent à chaque changement de gouvernement.Or, le PQ veut soutirer les avantages des deux systèmes.Nous n\u2019allons sûrement pas garder ceux qui contribuent aux campagnes de financement du PQ.Les payeurs de taxes ne vont surtout pas leur conserver leur salaire avec des surtaxes.» A la question de savoir si la composition du futur conseil des ministres libéral devrait dénombrer quelques hommes d\u2019affaires du secteur privé, le candidat a louvoyé un moment, signalé que son parti était en meilleure position pour aller chercher des éléments qui pourront faire face aux défis des années 1980, et finalement conclu qu\u2019il était bien difficile de convaincre des hommes d\u2019affaires de faire le saut en politique.Assuré de redevenir premier ministre M.Bourassa semble tellement assuré d\u2019être choisi chef du parti le 15 octobre et ensuite élu premier ministre lors des prochaines élections qu\u2019il va mettre à l'oeuvre d\u2019ici le printemps un comité d\u2019experts et d\u2019hommes d\u2019affaires nommés par le parti qui sera chargé de préparer des options sur le futur des sociétés d'Etat.« En agissant dès maintenant, lorsque nous serons au pouvoir, nous ne perdrons pas de temps à se demander quelles sont les sociétés d\u2019Etat que nous devrions liquider et combien cela va nous coûter ou rapporter ?» L'ex-premier ministre est convaincu que la nationalisation n\u2019est i'.us une avenue d\u2019avenir pour le Québec parce qu\u2019une entreprise publique manque de dynamisme.Il en veut pour preuves les récentes nationalisations françaises qui n'ont fait qu\u2019ac-croitre le déficit de ce pays.A Laval, le candidat a eu aussi droit à des questions sur la politique linguistique.Un intervenant s\u2019est plaint que le Québec avait une mauvaise réputation à l\u2019étranger parce qu\u2019il avait rencontré au Texas un Philippin qui l\u2019interrogeait s\u2019il était sécure de vivre au Québec.M.Bourassa a répété le même message qu\u2019il a mis de l\u2019avant depuis deux semaines selon lequel il assouplirait la loi 101 si le Parti Qubécois ne le fait pas d\u2019ici les prochaines élections.Bourassa ; attaqué par les « pygmées » Robert Bourassa auv?* peut-être à regretté^ d\u2019avoir traité l'homme d\u2019affat*; res Pierre Nadeau de \u2022 pygmée*« intellectuel ».\t,\t%£î PIERRE VINCENT Des hommes d'affaires vieil;.! nent, en effet, de créer un club; pour «pygmées intellectuels».; Qui se réuniront une première!; fois mardi de la semaine pro-J; chaîne, dans un grand hôterde»! la Métropole, à l'occasion dW «5 à 7».\tv Les instigateurs de ce projet\" avec à leur tête M.Claude Ber- geron, croient que le phéno^>Çjj ne prendra de l'ampleur, SC pourra même rappeler, à ^e^, tains égards, le phénomèneNfer Yvettes du référendum.Ils se promettent bien, en tout cas.«Je faire ravaler à l'ancien preiitfter ministre son accusation codt& M.Nadeau.accusation qu\u2019ils jri-, gent « mesquine ».L\u2019ancien premier ministre avait faii cette sortie coApe Pierre Nadeau, la semaine dernière.après que ce dernier eut déclaré que M.Bourassa n\u2019a pius la confiance du milieu dés affaires.Parce que, expliquait M.Nadeau dans une interview à LA PRESSE, l'ancien leadér'K-béral est « incapable de prenttie des décisions sans toujours éprouver le besoin de multiplier interminablement les consultations », parce qu\u2019il n\u2019a pas changé et qu\u2019il rêve toujours de Réaliser ses mêmes vieux projets èt parce qu\u2019il ne sait pas travailler en équipe.\t\u2019\t' M Nadeau appuie Dahfel Johnson, et il est le responsable des finances pour sa campagne au leadership.M » Un projet fou raide.QUÉBEC (PC) \u2014 « Dix mille mégawatts pour la Nouvelle-Angleterre et New York ; dans le genre fou raide, c\u2019est à peu près le sommet.* C\u2019est en ces termes que le ministre québécois de l\u2019Energie et des Ressources, M.Yves Duhaime, a commenté hier le projet de l\u2019ancien premier ministre Robert Bourassa de lancer uoe phase deux a la baie James.Selon M.Duhaime, les possibilités d\u2019exportation d\u2019énergie électrique vers l\u2019est des Etats-Unis à l\u2019heure actuelle ne ^ont que de 2 000 mégawatts.Interrogé à son arrivéer au conseil des ministres, M.Dijfi^i-me a affirmé qu\u2019avant de fajre « miroiter des milliards de dollars d\u2019investissements », il était préférable de regarder l\u2019était de la demande actuellement ?u Québec et nos possibilités d'exportation.\t,4\t, « Mon approche est d\u2019abord de vendre aux Américains et ensuite d\u2019investir», a déclarée ministre.«Ce serait l\u2019envers du bpn sens, a-t-il ajouté, que de construire des barrages, des turbines et des lignes de transmission si nous n\u2019en avons pas besoin au Québec et si nou§ n\u2019avons pas de contrat signée avec les Américains.»\t?\tH HULL \u2014 Même s\u2019il appuie officiellement Pierre Paradis dans la course au leadership libéral, le député de Papineau, Mark Assad ne croit pas aveuglément tout ce que raconte ce-lui-ci.Sans aller jusqu\u2019à traiter carrément de menteur l\u2019actuel député de Brome-Missisquoi qui tente de devenir chef du Parti libéral du Québec, M.Assad rigole doucement lorsqu\u2019on évoque devant lui les prétendus problèmes financiers de l\u2019organisation de Pierre Paradis.Ce dernier déclarait en effet cette semaine que sa caisse é-lectorale est dramatiquement dégarnie et annonçait avoir récemment lancé un s.o.s.À ses partisans pour qu\u2019ils fassent un nouvel effort financier pour lui permettre de demeurer dans la lutte jusqu\u2019au bout.« Ce n'est absolument pas vrai que Paradis commence à manquer d\u2019argent, a déclaré hier à LA PRESSE le député de Papineau.Il en a en masse.financement de la campagne de Paradis fait aucun problème; selon Mark Assad! Mais si on veut continuer à en recueillir, il ne faut pas le dire.On a fait cette erreur là avec Ryan en 1978 et après ça on n\u2019a pas réussi à ramasser une cen-ne».Us appuis à Paradis Ces propos étonnants et presque ingénus d\u2019un des rares parlementaires qui appuient Pierre Paradis illustrent bien le caractère un peu particulier du support que ce dernier reçoit présentement dans l\u2019Outaouais.En réalité, peu de gens de cette région croient vraiment dans les possibilités de victoire de Piere Paradis.« Même s\u2019il n\u2019a pas vraiment de chances de gagner on ne peut pas laisser tomber un confrère d\u2019université » a expliqué à LA PRESSE un avocat de Hull attablé aux Rafts-men, un des restaurants les plus courus de cette ville.Pendant ses études en droit à l\u2019Université d\u2019Ottawa, Pierre Paradis a en effet noué de solides amitiés avec ses confrères d\u2019alors dont plusieurs sont aujourd\u2019hui devenus des jeunes notables locaux qui lui sont toujours demeurés fidèles.Ce qui explique que sa candidature suscite maintenant un réel intérêt dans cette région où il semble se situer en deuxième position, loin derrière Robert Bourassa mais largement en avance sur Daniel Johnson dans la course au leadership libéral.Gratton attend toujours En fait dans la région, trois députés sur quatre se sont déjà prononcés : Gilles Rocheleau, de Hull, et John Kehoe, de Cha-pleau, ont fait connaître leur adhésion au clan Bourassa alors que Mark Assad, de Papineau, s\u2019est rallié à Pierre Paradis.L\u2019autre député libéral de la région, Michel Gr*tton, de Gati-neau, attend encore avant de s\u2019engager derrière l\u2019un ou l\u2019autre candidat.On affirme, à Gatineau, que les relations n\u2019ont pas toujours été au beau fixe entre le député et l\u2019ancien premier ministre, ce qui expliquerait ses réticences à l\u2019appuyer spontanément.On ne se prive guère pour dire que M.Gratton attendra encore quelque temps pour se compromettre et qu\u2019il finira bien par voler au devant de la victoire en se ralliant finalement, malgré tout, à Robert Bourassa.Michel Gratton n\u2019a jamais digéré le fait que l\u2019ex-premier mi- nistre l\u2019ait écarté du cabinet ministériel.Il avait même l\u2019intention de ne pas demander de renouvellement de mandat à ses électeurs lors de la prochaine élection si Claude Ryan était demeuré chef du Parti libéral.Relancer l'économie Un des notables les plus respectés de la région, le multimillionnaire notaire Roland Théo-ret, de Gatineau, ex-député unioniste, vice-président de l'Assemblé nationale et ancien maire de Gatineau, estime que la victoire de Robert Bourassa ne fait aucun doute.Et il s\u2019en réjouit.« Avec lui, le Québec va recommencer à faire des affaires.Finis les intarissables débats constitutionnels et les aventures socialisantes.Ce sera le retour au respect de l\u2019entreprise privée et de l\u2019entrepre-neurship.» Quant à Pierre Paradis, il jouit, selon lui, d\u2019appuis très localisés qui tiennent plus à la fidélité d\u2019anciens confrères d\u2019université qu\u2019à une réelle popularité personnelle.Dans le comté de Papineau, tous les militants libéraux ne sont pas d\u2019accord avec le député qui a pris fait et cause pour \u2022 » Pierre Paradis.A Buckinghamj;J un pompiste qui ne cache pa$*J ses allégeances libérales, n\u2019est* pas prêt de pardonner à son 0é^;J puté d\u2019épauler celui qu'il cohsuj dère comme le « looser » de rac-îi tuelle course au leaderslupc-î « On en a pourtant assez d\u2019êtreî* dans l\u2019opposition à l\u2019heure àc-*> tuelle sans en plus que notre dé-i puté maintenant s\u2019enligne suileÉ candidat qui a le moins de chân-ces de gagner ».\t1\t\\ v v Quant à Gilles Rocheleau, #dé-X puté de Hull, il profite d\u2019ijn^ chronique qu\u2019il signe dans r un* hebdomadaire local, La Rev^ué' de l\u2019Outaouais, pour vanter 1er mérites exceptionnels de l\u2019ex*# premier ministre et faire étaÇ de ses nombreuses réalisations j économiques et sociales de lîftfr à 1976.a En somme, dans l\u2019Outaouais^ la course au leadership ne susci-t te guère de débats passionnés1 sauf chez ceux qui sont profond dément engagés dans l\u2019actfbrfc politique.Et chez eux, Roberu Bourassa est largement \u2019èiîj avance, Pierre Paradis saiiv^ l\u2019honneur et Daniel Johnson est à toutes fins pratiques ineîdsj tant.\tn\ts K A 12 LE MONDE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 SEPTEMBRE 1983 Shamir succède à Begin et promet de continuer son action d'après AFP,AP,UPI et Reuter M.Yitzhak Shamir, ministre israélien des Affaires étrangères, ancien agent secret et chef de guérilla, a été désigné cette nuit pour succéder à M.Mena-hem Begin à la tête du Herout (Liberté) et être candidat au poste de premier ministre d\u2019Israël.M.Shamir, âgé de 68 ans, a défait le vice-premier ministre David Levy, 45 ans, par 437 votes à 302.Sept bulletins ont été annulés.S\u2019il peut former une coalition, M.Shamir est censé poursuivre les politiques nationalistes que M.Begin et lui-même ont contribué à mettre au point lorsqu\u2019ils combattaient clandestinement pour l\u2019indépendance d\u2019Israël dans les années 40.Le choix du comité central doit maintenant être avalisé par les autres formations de la coalition gouvernementale de droite (le Likoud) avant d\u2019avoir à être entériné par la Knesseth, le parlement israélien.À la suite de la désignation de \\1.Shamir, on s\u2019attend à ce que M.Begin, chef historique du He-routh, principal parti de l\u2019actuel- le coalition gouvernementale, présente dans les plus brefs délais sa démission au président de l\u2019État, M.Haim Herzog.Aussitôt après son élection, M.Shamir a prononcé un vibrant plaidoyer pour justifier l\u2019action, passée du gouvernement de M.Menahem Begin.«Notre gouvernement a renforcé la sécurité d\u2019Israël, obtenu la paix avec notre grand voisin du sud (l\u2019Êgypte), détruit la menace nucléaire à l\u2019est (le bombardement de la centrale irakienne d\u2019Osirak), fait disparaître le danger de guerre au nord (l\u2019intervention armée contre l\u2019OLP au Liban) et effacé l\u2019ancienne frontière de 1967 » en Cisjordanie, a notamment déclaré M.Shamir.Le candidat au poste de premier ministre s\u2019est engagé «solennellement» à «poursuivre l\u2019action déjà engagée par M.Menahem Begin», dont il a fait acclamer le nom plusieurs fois par la salle.De son côté, le rival malheureux de M.Shamir, M.David Levy, a salué le vote de cette nuit comme «une preuve de la vitalité démocratique du Herouth».Après avoir salué le vainqueur, Yitzhak Shamir téléphoto UPI M.Levy a lancé un appel à l\u2019unité «par delà les différences communautaires».M.Levy est la seule personnalité politique israélienne de ce niveau d\u2019origine juive marocaine.Certains observateurs ont vu dans cette élection un affrontement entre «les deux Israël», les Sépharades comme M.Levy originaires du Proche-Orient et les Ashkenazes tels MM.Shamir et Begin originaires d\u2019Europe.Le Likoud détient actuellement 64 des 120 sièges de la Knesset.Si, après le départ de M.Begin, la fragile coalition préserve sa cohésion, M.Shamir deviendra le nouveau président du conseil.M.Begin, âgé de 70 ans, est demeuré, pendant la réunion du comité central tenue dans un théâtre de Tel Aviv, à sa résidence officielle de Jérusalem.Il n\u2019a pas appuyé l\u2019un ou l\u2019autre des candidats, préférant laisser au parti Herout, dont il fut le fondateur, le choix de lui trouver un successeur.Son vieil ami Yaaqov Meri-dor, ministre des Finances, a dit que M.Begin se sentait quelque peu «faible et fatigué mais qu\u2019il n\u2019était pas malade*.L\u2019OPPOSITION DIT «NON» À GEMAYEL Renforts américains au Liban d'après AFP,UPI,Reuter,AP Tandis que le président Ronald Reagan ordonnait l\u2019envoi au large du Liban d'une flottille de la marine américaine avec 1600 «marines» à bord, les trois dirigeants du «Front de Salut National* ( pro-syrien ) ont rejeté l'appel au dialogue lancé par le président Aminé Gemayel.De plus, M.Walid Joumblatt, chef du Parti Socialiste Progressiste ( PSP ) et un des principaux dirigeants de la communauté druze libanaise, a menacé de s\u2019en prendre à la Force Multinationale, la tenant responsable, entre autres, de «la tuerie perpétrée contre les habitants de Beyrouth».«Nous rejetons la responsabilité de la tuerie non seulement sur Gemayel et son gouvernement et sur l'armée lihnnaisp mais éga- lement sur la Force Multinationale, et en particulier sur les «marines», a déclaré M.Joumblatt.Mettant en garde la Force Multinationale contre la «poursuite de son rôle oppressif», M.Joumblatt a estimé que les Etats-Unis assument une «grande responsabilité dans ce qui se déroule à Beyrouth» et accuse «les marines » d\u2019être « alignés d\u2019une manière évidente sur le clan phalangiste et le régime libanais d'Amine Gemayel» et de «faciliter l\u2019entrée de la troupe dans Beyrouth ».Le chef du PSP a d\u2019autre part lancé de virulentes attaques contre le président libanais, qu\u2019il a qualifié de «sanguinaire», en le comparant «au clan Somoza ou au clan Marcos».Il a estimé que «ce qui se déroule actuellement à Beyrouth est le prélude à l\u2019éloi-gnement par la force d\u2019une partie des habitants de la caDitale liba- naise, et précisément les Chiites », accusant le régime libanais de «vouloir empêcher qu\u2019il y ait une majorité musulmane au Liban et imposer sa domination sur le Grand Beyrouth et plus tard sur la montagne».Pour le chef du PSP, «il n\u2019y a aucune alternative à la résistance armée».A ce sujet, l\u2019armée libanaise semblait procéder au nettoyage des dernières poches de résistance des miliciens islamo-progres-sistes à Beyrouth-Ouest, où l\u2019on entendait seulement des tirs isolés après les durs combats de rue de ces derniers jours.Le colonel Tom Fintel, conseiller américain auprès de l\u2019armée libanaise, a été jusqu\u2019à qualifier les affrontements de ces derniers jours de «combats de rue les plus violents depuis la Seconde guerre mondiale».Les journaux libanais estiment que les pertes de l\u2019armée s\u2019élèvent jusqu\u2019ici à 42 morts et 176 blessés.De plus, l\u2019armée libanaise doit se redéployer à Beyrouth-est et dans sa banlieue conformément à une décision du gouvernement.Cette opération s\u2019effectuera en vertu de la décision prise par le conseil des ministre* de déployer la troupe dans le Grand Beyrouth «sans discrimination».Par ailleurs, le président Reagan a ordonné au porte-avions Ei-senhower de demeurer dans la région de la Méditerranée orientale pour une période indéterminée.L\u2019état-major de crise, dirigé par le vice-président George Bush, a également recommandé que les Etats-Unis aconti-nuent d\u2019apporter leur ferme soutien à l\u2019appel du président Gemayel en vue d\u2019une réunion des dirigeants des différentes factions libanaises.DÉPÊCHES POLOONI: alors que les autorités polonaises s\u2019efforçaient de présenter les manifestations de mercredi en faveur de Solidarité comme le fait de perturbateurs marginaux dont le mouvement serait en déclin, Lech Walesa réaffirmait hier que le 3e anniversaire des accords de Gdansk avait été une réussite pour le syndicat interdit.Selon lui, les Polonais ont fait preuve «d'un grand héroïsme en manifestant malgré tous ces policiers» et «il faudra bien que quelqu\u2019un en tire les conséquences».À Varsovie, la milice est intervenue hier encore pour disperser plusieurs centaines de manifestants qui tentaient de se rendre à la place du Château où se déroulait un spectacle en présence du général Jaruzelski.PÂCIFISTCS: plusieurs centaines de pacifistes ouest-alle-mands ont commencé hier «l\u2019automne chaud» contre l\u2019éventuel déploiement en RFA des euromissiles en faisant le blocus de la base aérienne américaine de Mutlangen, où doivent être déployées avant la fin de l\u2019année les premières fusées Pershing-2.Le sit-in doit durer nuit et jour sans interruption jusqu\u2019à demain matin.Environ 200 personnalités ouest-alle-mandes et internationales doivent y prendre part, dont le Prix Nobel de littérature, Hein-rich Boell, qui assurait le premier tour de garde OTANt une réunion du groupe consultatif spécial de l\u2019OTAN chargé de la préparation des négociations américano-soviéti-ques de Genève sur les euromissiles prévue pour aujourd\u2019hui à Bruxelles a été annulée.Le groupe devait examiner notamment en détail la récente proposition soviétique de détruire une partie de ses fusées SS-20.Un porte-parole américain a dit i-gnorer les raisons de report de la réunion, mais il pourrait être lié à l\u2019affaire du Boeing sud-coréen.SALVADOR! l\u2019envoyé spécial américain Richard Stone a déclaré hier, à Bogota, que sés discussions avec les guérilleros salvadoriens avaient ouvert la voie vers la paix en Amérique centrale.Il avait précédemment eu un entretien de trois heures avec le président colombien Belisario Betancur, qui avait lui aussi rencontré auparavant un représentant des rebelles.Avant de quitter le Salvador pour la Colombie, M.Stone avait cependant réaffirmé la position de Washington et du gouvernement salvadorien selon laquelle les exigences des guérilleros demandant le partage du pouvoir sont inacceptables.MALOUINKft le comité de décolonisation de l\u2019ONU a prié hier les gouvernements argentin et britannique de reprendre les négociations «afin de trouver, dans les meilleurs délais, une solution pacifique au conflit de souveraineté» sur les îles Malouines.Le comité a adopté par 19 voix et cinq abstentions, sans opposition, une résolution à cet effet présentée par le Venezuela.Ni l\u2019Argentine, ni le Royaume-Uni n\u2019ont participé au vote.MUOA1K i le premier ministre du Zimbabwe, M.Robert Muga-be, effectuera une visite officielle au Canada du 15 au 21 septembre.M.Mugabe sera reçu à Ottawa par son homologue canadien, M.Pierre Elliott Trudeau, puis se se rendra à Anta-gonish (Nouvelle-Écosse), à Régina, à Montréal et à Toronto.Le premier ministre zimbab-wéen s\u2019intéressera tout particulièrement aux différents mouvements coopératifs canadiens.TCHAD t les livraisons d\u2019armes américaines au Tchad doivent reprendre aujourd\u2019hui après trois semaines de suspension.En Êgypte, M.Mohamed Nouri, envoyé spécial du président His-sène Habré, a remis hier au président Hosni Moubarak, un message du chef de l\u2019État dont il s\u2019est refusé à dévoiler le contenu.L\u2019Égypte avait auparavant assurer son soutien au Tchad.LIBYE s à Tripoli, le colonel Mouamar Kadhafi a dénoncé la présence militaire américaine au Proche-Orient mais n\u2019a mentionné ni la France ni le Tchad dans un discours prononcé à l\u2019occasion du 14è anniversaire de la révolution libyenne hier soir.Le chef libyen a également prédit des soulèvements révolutionnaires en Égypte et au Soudan qu\u2019il a qualifiés de colonies américaines et a lancé un appel en faveur de l\u2019unité arabe.TAIWAN t le pilote chinois qui s\u2019était réfugié le 7 août en Corée du Sud à bord de son Mig-21 a reçu, hier à Taipeh, une barre d\u2019or de quatre kilos et a été fait colonel de l\u2019armée nationaliste.La récompense record qui lui a été décernée se monte au total à $3 millions et demi en or.Elle a été déposée à !a Banque centrale où elle rapportera au colonel Tien-Chien $140000 d\u2019intérêts annuels en sus de son salaire mensuel de $60,00."]
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