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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1983-07-14, Collections de BAnQ.

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[" LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AAAERIQUE LA MÉTÉO : ENSOLEILLÉ ET QUELQUES PASSAGES NUAGEUX MIN.: 13°, MAX.: 28°.DEMAIN: PAS DE CHANGEMENT.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983, 99e ANNÉE, n° 161, 60 PAGES, 4 CAHIERS ?FOUDROYÉ MARDI AU PARC LAFONTAINE «J'ai senti une force envahir mon corps.» ?TOUT SEMBLAIT SE PASSER AU RALENTI «J'ai vu un faisceau de lumière qui descendait du ciel, puis j'ai senti une force envahir mon corps.J'ai été propulsé à une dizaine de mètres.On aurait dit que tout se passait au ralenti.J'ai retrouvé mon souffle quelques secondes seulement avant qu'on vienne me porter secours.» ANDRÉ CÉDILOT_ Miguel A.Moreno, 26 ans, et deux autres promeneurs du Parc Lafontaine ont été atteints par la foudre, mardi soir, lorsqu'un bref mais violent orage s'est abattu sur la région de Montréal.Seul Moreno était toujours hospitalisé, hier, souffrant de brûlures au premier degré aux mains et aux jambes.Moreno, qui tenait un parapluie, ainsi que son ami Juan Riba, 40 ans, et un passant qu'ils ne connaissaient pas, Marcel Malenfant, étaient à l'abri sous un arbre depuis environ cinq minutes lorsqu'ils ont été foudroyés.« Je n'ai même pas entendu le bruit du tonnerre.Quand j'ai repris conscience, j'ai aperçu deux corps inertes à mes côtés.Je pensais qu'ils étaient morts.Incapable de me tenir debout, j'ai dû ramper jus- qu'à la rue pour demander de l'aide.», de raconter Riba, lors d'une entrevue à sa boutique d'artisanat du complexe Desjardins.«Je me sens courbaturé, assommé, comme au lendemain d'une cuite», confie Riba.Sous l'effet du choc, ce dernier a été littéralement cloué à l'arbre contre lequel il était appuyé, s'infli-geant une entaille qui a nécessité huit points de suture.Il a également subi une légère brûlure à la jambe droite.«Au moment même où je m'envolais, j'ai aperçu Juan qui tombait très lentement au sol», se souvient Moreno, dont un soulier a éclaté lorsqu'il a été frappé par la foudre.Il a aussi perdu ses lunettes.Quant à son parapluie, il a été réduit en miettes.Un résident du quinzième étage d'une maison d'habitation de la rue Cherrier a été témoin de la scène et s'est porté au secours des victimes.Des ambulanciers du poste 34, situé tout près, les ont ensuite transportées à l'hôpital Notre-Dame.Juan Riba et Marcel Malenfant ont obtenu leur congé en fin de soirée.voir MORENO en A 2 iii'i'iin1** béé Simple phénomène de communication.Sur son lit d'hôpital, M.Moreno s'étonne et se félicite d'être encore de ce monde.photo Paul-Henri Taibot.la presse AUJOURD'HUI CHILI ' Selon le secrétariat d'État américain, l'instauration d'un dialogue sur un retour à la démocratie au Chili est l'un des meilleurs moyens de calmer les tensions politiques.page A 13 SOFATI La société montréalaise Sofati vient de signer un contrat de $250 millions pour construire en Algérie 32 centres d'entretien pour camions et autobus, ainsi que deux centres administratifs._ \u2022 page C 1 L'IMAGE DU QUÉBEC Le délégué du Québec à New York, Raymond Gos-selin, s'inquiète de l'image négative de la province qui est véhiculée dans les publications américaines.page A 10 Vous connaissez l'expression « vite comme un éclair graissé » ?Elle illustre bien Tune des caractéristiques de la PENIS PION_ foudre, puisque celle-ci ne dure pas plus de 0,6 seconde.Mais contrairement à ce que pourraient laisser croire ses aspects les plus spectaculaires, soit le tonnerre et l'éclair, la foudre ne se déroule pas en une séquence unique.Des films ultra-rapides ont en effet permis de découvrir que l'éclair était précédé d'une quinzaine de « mini-contacts » de faible intensité entre la base du nuage et le sol.Car la foudre est essentiellement un phénomène de commu- nication, si l'on peut dire.Phénomène qui met en cause des ions, c'est-à-dire des atomes ou des groupements d'atomes qui ont acquis ou perdu un ou plusieurs électrons, devenant ainsi porteurs de charges électriques.Ainsi, en temps normal, la Terre est chargée négativement alors que les parties supérieures de l'atmosphère sont positives.On est donc en présence d'un champ électrique vertical qui va de haut en bas.Mais l'intrusion d'un nuage d'orage, un cumulonimbus, vient déranger tout cela.L'encyclopédie « Clartés » explique ainsi le phénomène : « La présence d'ions rend l'air conducteur et voir PROBLÈME en A 2 SPORTS Ottawa se battra pour le maintien des services de santé au pays page A 4 Les Astros ridiculisent les Expos pages 2 et 3 UNe FTiTsrJAt/A un PVr coup er e 'eçrcela Jù/t'LtZT m L'ÉCRIVAIN GABRIELLE ROY S'ÉTEINT À 74 ANS L'écrivain québécois Ga-brielle Roy est décédée vers 22 heures hier soir à l'Hôtel-Dieu de Québec, à l'âge de 74 ans, après une courte maladie.L'auteur de « Bonheur d'occasion » souffrait apparemment d'une insuffisance cardiaque.Née en 1909 dans une maison de la rue Deschambeault, à Saint-Boniface, au Manitoba, Gabrielle Roy devait tirer de son Prématurément vieillie par la maladie, cette photo révèle Gabrielle Roy telle qu'elle était au début de 1979.Son mari, le Dr Marcel Carbotte, confiait hier à la Presse Canadienne que l'écrivain était malade depuis .plusieurs années.C'est pour cette raison qu'elle a fui pendant tout ce temps la vie mondaine pour se concentrer sur son oeuvre littéraire.lieu d'origine un roman qui a lui aussi connu le succès.Cette demeure a d'ailleurs été reconnue lieu historique récemment par les autorités municipales.Elle y avait vécu jusqu'à son départ pour l'Europe, dans les années 1930.Ces dernières années, elle s'était établie à Québec.Bonheur d'occasion Elle avait écrit « Bonmheur d'occasion » dans les années 1940, alors qu'elle enseignait dans le quartier Saint-Henri, un milieu ouvrier du sud-ouest montréalais; elle y décrit, avec un brio unanimement reconnu, la vie difficile des habitants de ce quartier, en butte à la misère mais où survivait l'espoir, au début de la Seconde Guerre mondiale.Ce roman lui valut le prix Fe-mina, en 1947, mais ce n'est que 37 ans après sa parution que «Bonheur d'occasion» a enfin fait l'objet d'un film, tourné par le cinéaste Claude Fournier.Pure coincidence, ce film doit être présenté en première à la clôture du 7e Festival des films du monde de Montréal, qui se tiendra du 18 au 28 août.Gabrielle Roy fit ses études à l'Académie Saint-Joseph de Saint-Boniface, puis au Winnipeg Normal Institute.Institutrice pendant huit ans, elle s'occu- Xait déjà activement de théâtre.28 ans, après quelques années d'enseignement dans de lointains villages des plaines de l'Ouest, elle quitte le Manitoba.C'est en Europe, où elle s'était rendue en 1937.que, cédant à son goût d'écrire, elle envoya au journal « Je suis partout » quelques articles qui furent acceptés.Ces articles seront, quelques mois plus tard, la meilleure introduction possible auprès du rédacteur en chef du « Bulletin des agriculteurs » quand, à son bureau de Montréal, une parfaite inconnue vient solliciter du travail.C'est ainsi qu'elle se fixe à Montréal et collabore au Jour et à la Revue moderne, ainsi qu'au Bulletin des agriculteurs, pour lequel elle écrit une série de grands reportages.En 1950, Gabrielle Roy publie « La petite poule d'eau »; en 1954, « Alexandre Chenevert »; en 1955, « Rue Deschambeault »; en 1961, « La montagne secrète »; et en 1966, « La route d'Atamont ».i 4 SOMMAIRE Annonces classées.B 6 à B 10 Arts et spectacles.\u2014 Informations:.C 7 à C 8 Carrières et professions.C 3 Décoration.B 1 à B 4 Décès, naissances, etc.C 11 Économie.C 1 à C 6 Éditorial.A 6 Étes-vous observateur?.B 8 FEUILLETON «Jusqu'au matin»: B 7 Horoscope.B 8 Le monde.A 13 Mots croisés.B 10 I Quoi faire aujourd'hui.A 12 Télé-câble.C 7 | Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.14 Mots croisés.14 POINTE DU DOIGT PAR «THE MONITOR » Un pasteur revendique le droit d'être péquiste « PQ pastor takes over NDG Lutheran Church », titrait en manchette la semaine dernière l'hebdomadaire anglophone JACQUES BENOIT de quartier The Monitor, qui a ses bureaux dans le quartier No-tre-Dame-de-Grâce («Un pasteur péquiste prend la direction de l'église luthérienne de Selon l'article, les activités politiques du pasteur Daniel Pour-chot, 56 ans, seraient au nombre des principales causes de la dissolution de la communauté de base anglophone luthérienne.Elles seraient de même à l'origine de la cession à des luthériens francophones de l'église jusque-là occupée par des fidèles d'expression anglaise, la Christ Memorial Lutheran Church, sur le voir POURCHOT en A 2 Le pasteur Daniel Pourchot, devant le temple de la communauté de la Réconciliation.On a conservé l'inscription Christ Memorial Lutheran Church, en hommage à la première communauté qui Ta occupé.photo Paul-Henri Talbot, LA PRESSE |3 IMMEUBLE Trust Royal L'ENSEIGNE QUI FAIT W .parce que noue aidons plue V de gens à vendre et à acheter 1 plue de maisons que n'importe qui au Québec. A 2 t » t * t MORENO SUITE DE LA PAGE A 1 Quant à Moreno, qui a été le plus gravement touché, il est gardé sous surveillance conti miellé à la salle des soins intensifs intermédiaires.« L'important est de s'assurer que son rj thme cardiaque redevient normal.Pour l'Instant, le traitement se compare à celui dispensé pour des brûlures superficiel- les.Il s'agira ensuite d'établir un diagnostic plus précis concernant l'état de ses jambes >, a expliqué Jacques Charbonneau, du service des communications de l'hôpital Notre-Dame.«J'ai un sifflement continuel dans les oreilles.Mes jambes réagissent encore, mais je les sens extrêmement lourdes.Je me console toutefois en me disant que je suis encore en vie.», soupire Moreno.PROBLEME SUITE DE LA PAGE A 1 Ton assiste à une circulation verticale des ions positifs vers le sol et des négatifs vers les nuages.Par temps orageux, il y a inversion des charges.La base nuageuse est alors chargée négativement, la Terre positivement, et le sommet du nuage est aussi chargé positivement.Le champ électrique qui se développe entre le sol et le nuage se trouve resserré par endroits sur des aspérités naturelles ou artificielles telles que des édifices, des arbres ou des paratonnerres.» Ainsi, une fois que le canal conducteur des charges électriques a été trouvé, la foudre aura tendance à chercher le chemin le plus court et le meilleur conducteur possible pour établir le contact entre le nuage et le sol.Dans certains cas, une personne peut très bien jouer ce rôle de mise à la terre, de « ground » comme on dit en anglais, surtout si ses pieds sont en contact avec de l'eau (un excellent conducteur d'électricité) et si elle tient un objet métallique (un parapluie ou un bâton de golf, par exemple).On a même déjà vu un troupeau de vaches entièrement décimé par la foudre car ces malheureuses s'étaient réfugiées sous un arbre.Et lorsque la foudre frappe, on est alors en présence d'un puissant phénomène.En effet, on a calculé que la différence de potentiel sur une hauteur de 30 mètres, soit la hauteur moyenne d'un paratonnerre, était de 8 millions de volts.Quant à la densité de l'éclair, elle est évaluée à entre 20000 et 220000 ampères pendant une durée de quelques millionièmes de seconde, alors que la température au sein de l'onde de foudre est estimée à 20000 degrés Celsius.Et si l'on croit que les orages sont choses relativement rares, il faut se dé tromper et savoir qu'il y a plusieurs milliers d'éclairs par minute à la surface du globe.Ces cellules orageuses, souvent très isolées, ont des effets locaux remarquables: ainsi, mardi soir, le secteur centre-est de Montréal a reçu, en 30 minutes environ, près de 26 millimètres de pluie, alors qu'il n'en tombait que 6 mm à Dorval.Environ 33 000 abonnés d'Hydro-Québec ont subi une panne de quelque 10 minutes en raison de circuits affectés par la surtension.Est-il vrai enfin que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit?La réponse se trouve à l'Empire State Building, à New York, qui a déjà été foudroyé à 15 reprises.en 15 minutes.POURCHOT SUITE DE LA PAGE A 1 boulevard Grand, «où il (Daniel Pourchot) célébrait des offices religieux en français avant d'en prendre la direction », écrit l'hebdomadaire.N'affirmant jamais rien clairement mais procédant plutôt par insinuations, le journal de quartier fait dire au prédécesseur du pasteur Pourchot, le pasteur Arthur Avery, que l'appartenance de Daniel Pourchot au PQ a causé « quite a problem for the English members* («tout un problème aux fidèles anglophones »).ce qui constitue l'élément capital sur lequel The Monitor fonde sa nouvelle.Le même jour, la rédactrice en chef Jeannette Tremblay-Burley commentait en ces termes, dans l'éditorial de tête du Monitor, les supposées manoeuvres politiques du pasteur: « Il est déjà assez regrettable que les luthériens de langue anglaise de Notre-Dame-de-Grâce perdent leur lieu de culte.Pourtant, il est plus triste encore que cela soit dû à un facteur rien moins que divin \u2014 la politique sous une forme ou l'autre.Y-a-t-il place pour les politiques du PQ dans nos églises?Etc.» Juteuse, du type de ces histoires maintenant fréquentes dans la presse anglophone et visant à montrer jusqu'où peuvent aller selon elle l'intolérance et le racisme des Québécois de langue française (particulièrement quand la chose est liée de près ou de loin au Parti québécois).la nouvelle du Monitor n'a qu'une faiblesse: elle est fausse et inventée à peu près de toutes pièces, si ce n'est de l'appartenance du pasteur Pourchot au Parti québécois, dont celui-ci ne fait pas mystère.Interrogé par LA PRESSE, M.Arthur Avery, 59 ans, aujourd'hui pasteur à Saint-Lambert, a en effet déclaré que l'effritement de la communauté de base luthérienne n'avait rien à voir avec l'appartenance du pasteur Pourchot au PQ, comme le laisse entendre le journal.« Ils ont mal interprété mes propos, ils n'ont pas dit ce que j'ai dit.J'ai dit qu'il y avait une ou deux personnes du groupe qui pensaient qu'il avait une attitude trop politique (« that he was too political »).Je crois qu'ils étaient en colère parce qu'il était dans le PQ.Cela n'avait rien à voir avec ses prêches dans lesquels n'intervenaient jamais les questions politiques.Mais comme vous le savez, il y a beaucoup de sentiments anti-PQ chez les anglophones.» Après la parution de l'article, le pasteur Avery a écrit à l'heb- domadaire pour rectifier les choses, mais le journal n'a pas publié sa lettre dans son numéro de cette semaine.Français d'origine, le pasteur Pourchot arriva au Québec en 1958, et enseigna 14 ans le français au PSGBM (Protestant School Board of Greater Montreal), «ce qui explique que je sois devenu membre du PQ », ex-plique-t-il de façon sibylline.Il fut en fait des premiers membres du Mouvement Souveraineté-Association, à partir de 1967, « j'ai la carte numéro 33 ».Les raisons de l'attaque du journal de quartier?Le pasteur Pourchot, qui est également professeur d'histoire de l'Église et de patristique (l'étude de la doctrine des Pères de l'Église) à la faculté de théologie de l'Université de Montréal, dit n'y rien comprendre, tout en ayant porté une plainte officielle auprès du Conseil de presse.« Ce qu'ils ont fait est diffamatoire.Cela peut nuire à la réputation de la communauté et de son pasteur.» Il ajoute: « À Panière-plan de tout ça, il y a la conscience qu'ont dû prendre les anglophones du fait qu'ils sont une minorité au Québec, ce qu'ils n'ont jamais accepté.» Les faits Le temple du boulevard Grand a été en fait cédé à la communauté de base francophone.mais dans des circonstances tout à fait différentes de celles que raconte l'hebdomadaire.Fondée en 1958, la communauté de base luthérienne anglophone, qui relève du English District du Missouri Synod (plus ou moins l'équivalent d'un diocèse catholique d'une région administrative), commença par célébrer ses cultes eucharistiques dans une école de la rue Somer-led.En 1964, elle fit construire un temple, à la fois modeste et aux lignes modernes, dont l'architecte fut Roger D'Astous, qui devait faire plus tard le Château Champlain.Le Missouri Synod paya le bâtiment (105 000$).Formée de fidèles d'un peu partout, et non d'un secteur géographique précis comme pour les paroisses catholiques, la communauté de base ne compta jamais plus de 120 membres, pour tomber à un peu plus d'une trentaine en juin 82.Commença à se former en même temps, à compter de 75, une communauté francophone, à laquelle Daniel Pourchot, membre de la Christ Memorial depuis sa fondation, servait de pasteur et qui utilisait le même temple, « nous nous insérions dans les trous que leurs activités lais- La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 960 à quatre chiffres 0775 LLAMÉTÉa DATE: Jeudi, 14 juillet 1983 AUJOURD'HUI: Min.: 13 Max.: 28 ENSOLEILLÉ ET QUELQUES PASSAGES NUAGEUX DEMAIN: PAS DE CHANGEMENT Québec Abitibi Outaouais Lauren tides Cantons de l'Est Mauricie Québec Loc-Saint-Jean Rimouski Gaspésie Boie-Comeau Sept Bel 28 4 01 Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fredencton Halifax ChaHottetown Saint-Jean Min.\tMas.\tAuf©wrd>vi 12\t28\tEnsol.nuog.13\t28\tEnsoleillé 12\t27\tEnsoleillé 13\t28\tEnsoleillé 12\t25\tEnsoleillé 12\t27\tEnsoleillé 12\t25\tEnsoleillé 12\t25\tVariable 12\t\tVariable 12\t25\tVariable J0\t20\tNuog.orages Min.\tMax.\tAujourd'hui 12\t18\t 12\t24\t 15\t30\t 18\t31\t 17\t31\t 12\t27\t 14\t22\t 14\t22\t 17\t19\t \t\t États-Unis Min.Max.Boston 22 28 N.-Orléans Buffalo 18 31 Pittsburgh Chicago 13 30 S.Francisco Miami 25 32 Washington New York 25 34 Dallas les capitales Min.Max.22 33 20 32 14 31 24 34 24 33 \tMin.J\tMax.\t\tMm.Max.\t Amsterdam\t28\t33\tMadrid\t17\t35 Athènes\t20\t32\tMoscou\t20\t27 Acapulco\t25\t38\tMexico\t12\t23 Berlin\t1ô\t25\tOslo\t18\t29 Bruxelles\t15\t30\tParis\t18\t33 Buenos Aires\t5\t15\tRome\t19\t31 Copenhogue\t18\t28\tSéoul\t20\t30 Genève\t14\t30\tStockholm\t15\t30 Hong Kong\t28\t30\tTokyo\t16\t23 Le Caire\t24\t35\tTrinidad\t25\t32 Lisbonne\t15\t27\tVienne\t18\t30 Londres\t20\t32\t\t\t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 ÉCHEC DES PARENTS CATHOLIQUES D'OUTREMONT L'école Nouvelle Querbes ne sera pas confessionnelle Un groupe de parents catholiques d'Outremont qui voulait imposer un statut confessionnel catholique à l'école élémentaire Nouvelle Querbes, a perdu sa cause en Cour supérieure, hier.MARTHA GAGNON Dans un jugement de 39 pages, le juge Jean Provost, explique que ni l'Acte de l'Amérique du Nord Britannique, ni la Loi.ni les Règlements, ne permettent de contraindre les élèves de cette é-cole (administrée par la commission scolaire Sainte-Croix) à vivre le projet éducatif catholique.Le droit à l'exemption de l'enseignement religieux est un droit reconnu par le comité catholique du Conseil supérieure de l'éducation.Le tribunal ne peut forcer un enseignant à dispenser l'enseignement de la religion catholique si sa conscience s'y oppose.« Les demandeurs veulent, semble-t-il, qu'on leur accorde les garanties destinées à protéger les minoritaires, alors qu'ils font partie de la majorité.Désir inspiré probablement par le fait que leurs convictions ou leurs impératifs ne sont pas ceux de la majorité, même si celle-ci se considère catholique tout comme eux.Je n'ai pas à juger de la légitimité de ce désir mais de la légalité de leur demande; or celle-ci est mal fondée », déclare le juge dans ses conclusions.Ces résidents d'Outremont prétendaient que l'école Nouvelle Querbes n'avait aucun caractère confessionnel ou religieux et que l'on n'y prenait aucune mesure pour assurer l'animation pastorale.Pour cette raison, ils demandaient à la cour de déclarer que la commission scolaire Sainte-Croix et toutes et chacune des écoles, dont Nouvelle Querbes, sont de droit, confessionnelles et catholiques.La preuve a démontré qu'en 1980-81, sur 261 élèves inscrits à l'école Nouvelle Querbes, il y a eu 190 demandes d'exemption d'enseignement religieux, ce qui a nécessité l'engagement d'un professeur.L'enseignement religieux et l'animation pastorale ont tou- jours été dispensés aux enfants dont les parents en avaient fait la demande.De plus, cet enseignement n'a jamais fait l'objet de critiques de la part des parents intéressés.Tous les enseignants étaient croyants mais non pratiquants, le directeur était chrétien mais non catholique.La direction de l'école s'efforçait d'intégrer l'enseignement religieux au projet éducatif de l'école.Les valeurs propagées par les enseignants, soit le respect, l'entraide, l'acceptation d'autrui, sont des valeurs essentiellement chrétiennes et évangé-liques.Le syndicat des enseignants de l'ouest de Montréal est intervenu pour soutenir que les conclusions recherchées par les demandeurs porteraient atteinte à la liberté de conscience de ses membres.Il a aussi insisté sur le fait que les demandeurs n'avaient aucun enfant à l'école Nouvelle Querbes et tentaient de plaider au nom d'autrui.Dans son jugement, le magistrat rappelle que le Comité catholique du Conseil supérieur de l'éducation a prévu des recours dans les cas où une institution cesse de remplir ses obligations relativement à l'enseignement religieux.Il peut ordonner la révocation de sa reconnaissance.LENINGRAD ET ENSUITE MOSCOU Samantho va bientôt rencontrer Andropov MOSCOU (AFP) -Samantha Smith, la jeune Américaine de 11 ans invitée personnellement par M.Youri Andropov en URSS, a quitté, hier, les bords de la mer Noire pour se rendre à Leningrad, a annoncé l'agence TASS.Arrivée vendredi dernier à Moscou où on lui a réservé un accueil digne d'un chef d'Etat, Sa mantha s'était envolée le lendemain pour la Crimée où elle vient de passer quatre jours au camp de pionniers d'Artek.Mercredi elle est partie, toujours accompagnée de ses parents, pour Leningrad la Venise du Nord où elle séjournera jusqu'au 17 juillet.De retour à Moscou, Samantha l'ambassadrice de la paix, sera à nouveau le point de mire des journalistes soviétiques et occidentaux.C'est en effet entre le 17 et le 21 juillet, date de son retour aux Etats-Unis, qu'elle rencontrera le numéro un soviétique, auquel elle brûle de poser de vive voix quelques questions sur la guerre et la paix.On peut déjà prédire que le secrétaire général du PCUS s'emploiera à la rassurer totalement sur les intentions pacifiques de son pays.La jeune Samantha Smith au camp Artek, en bordure de la mer Noire.photo tass L'AFFAIRE AGCA Les É.-U.s'en lavent les mains ROME (Reuter, AFP) \u2014 L'ambassade des États-Unis à Rome a formellement démenti, hier, qu'elle ait jamais participé à une opération destinée à impliquer la Bulgarie dans l'attentat ourdi contre Jean-Paul II.La revue italienne de gauche « Paix et Guerre » avait annoncé quelques heures plus tôt qu'elle venait de recevoir, de source anonyme, deux documents qu'elle se proposait de publier dans son prochain numéro.Le premier, daté d'août 1982, évoquait la possibilité pour les États-Unis d'organiser une campagne auprès de l'opinion publique italienne pour accréditer l'idée d'une implication de la Bulgarie dans l'attentat.Cette campagne aurait été qualifiée de « possible et prometteuse » par l'ambassadeur.Maxwell Raab.Le second document, en date de décembre 1982, soit quelques semaines après l'arrestation du fonctionnaire des lignes aériennes bulgares Serguei Antonov, traitait, selon la revue, « du succès de l'opération ».Les responsables de la revue ont fait savoir qu'ils avaient remis à la police les documents en question.« Nous sommes persuadés », a souligné un porte-parole de l'ambassade, «que la publication de ces deux documents a pour objet de discréditer le secrétariat d'État et les magistrats italiens chargés d'enquêter sur les révélations d'Ali Age a.» Pour sa part, « Rude Pravo », organe du Parti communiste tchécoslovaque, cité par l'agence Ceteka, affirme que Mehmet Ali Agca est exploité pour les besoins d'une nouvelle campagne autisoviétique.Le journal assimile le rôle d'Agca à celui du Néerlandais Marinus van der Lubbe, exécuté en Allemagne nazie pour sa participation présumée à l'incendie du Reichstag qui, en 1933, précipita la répression du gouvernement hitlérien contre les communistes et autres adversaires du régime.MÊME POUR LES CRIMES LIÉS AU TERRORISME La peine de mort ne sera pas rétablie en Grande-Bretagne LONDRES (Reuter, AFP) \u2014 Les députés favorables au rétablissement de la peine de mort \u2014partisans parmi lesquels se trouvait le premier ministre Margaret Thatcher\u2014 ont été dé- faits par une majorité inattendue, hier, aux Communes britanniques.Les 650 députés du Parlement nouvellement élu, bien plus à droite que le précédent, ont reje- té le retour à la pendaison pour les crimes commis par la guerilla urbaine par une majorité de 116 voix, pour le meurtre de policiers par une majorité de 81 voix et pour celui de gardiens de prison 4 saient libres ».L'année suivante, le groupe, à la suggestion d'un de ses membres, prenait le nom de communauté de la Réconciliation.À l'été 82, enfin, la communauté anglophone luthérienne, alors réduite à 32 ou 34 fidèles, proposa elle-même de se dissoudre.De son côté le Missouri Synod, toujours propriétaire du temple, décida de le mettre à la disposition du groupe francophone.Parce que, a expliqué en substance le révérend Avery à LA PRESSE, le synode devait aider financièrement les deux groupes et se devait de choisir entre les deux; que les temples anglophones où peuvent aller les fidèles d'expression anglaise sont nombreux à Montréal, tandis que la communauté de langue française (trois seulement au total à Montréal), forte aujourd'hui d'une quarantaine de fidèles la plupart québécois, est aux yeux de l'Église luthérienne plus précieuse.Questionnée enfin elle aussi par LA PRESSE, la rédactrice en chef Jeannette Tremblay-Burley s'est dite insultée qu'on lui demande si l'article était vrai ou faux.« Si le texte n'était pas vrai, il ne serait pas dans le journal.Ce n'est pas une invention de mon journaliste.J'ai toutes les notes de mon journaliste.» Finalement, le journal publie cette semaine à la une, sous le titre « Pastor objects to news report » (« Le pasteur conteste la véracité de la nouvelle») l'essentiel de la réponse du pasteur Pourchot à l'article.Le bateau.Lorsqu'AI Gebhart annonça au maire d'Eastlake, dans rOhio, qu'il avait décidé de construire un sous-marin, il ne se doutait pas des conséquences.Le maire d'Eastlake avisa les journalistes qu'un résident de sa municipalité venait d'acheter un sous-marin allemand datant de la Seconde Guerre mondiale, qu'il se proposait de mouiller dans la rivière Chagrin.En apprenant la nouvelle, le gouvernement canadien transmit immédiatement une protestation aux États-Unis, en citant le traité prohibant l'entrée dans les Grands Lacs de « navires de guerre étrangers ».La plaisanterie devint toutefois évidente lorsque le « sous-marin » de Gebhart fit son apparition dans la rivière.Fait de barils de 55 gallons soudés ensemble, il n'a que 16 pieds de longueur, est mû par un moteur hors-bord de 7Vi CV, est incapable de plonger, mais possède malgré tout un petit canon qui tire des obus.à blanc.Téléphoto UPI Si par une majorité de 96 voix.Les partisans du retour de la peine de mort, soutenus par une grande partie de l'opinion publique, s'attendaient à recevoir l'appui d'un nombre sensiblement plus grand de députés.Selon un sondage publié aujourd'hui par le Daily Telegraph, 77 pour cent des Britanniques étaient favorables à la peine de mort pour les meurtres terroristes.De plus, 74 pour cent des personnes interrogées étaient favorables à la peine capitale pour ceux qui tuent «pour le plaisir», 72 pour cent pour les meurtres de policiers et de militaires, 69 pour cent pour les meurtres à caractère sexuel et 65 pour cent pour les viols d'enfants.La peine capitale pour meurtre a été abolie en 1969.Elle demeure en vigueur pour trois autres délits \u2014 trahison, piraterie avec violence et incendie criminel dans les docks de la Marine royale \u2014 mais elle n'a jamais été appliquée depuis 1964.L'ombre du terrorisme irlandais, qui a coûté la vie hier matin à quatre auxiliaires de l'Armée britannique près de Belfast, avait plané sur les premières heures du débat.Le ministre de l'Intérieur, Leon Brittan, avait causé une vive surprise en défendant la peine de mort pour les meurtres terroristes, y compris ceux de l'Ulster, après l'avoir catégoriquement exclue pour toutes les autres formes de meurtre.Les opposants à la peine capitale pour les terroristes rétorquaient que TIRA provisoire profiterait de l'éventuelle exécution de ses membres pour en faire des «martyrs», la justice étant en outre rendue, dans l'Ulster, par des magistrats et non par des jurés, en vertu des pouvoirs d'urgence décrétés dans cette province.> LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 la presse \u2022 A3 PARC LA VÉRENDRYE Un ours refoule trois campeurs dans leur auto HULL (PC) \u2014 Trois résidents de Hull qui campaient dans la réserve faunique de La Vérendrye, le week-end dernier, ont dû dormir dans leur voiture après qu'un ours eut déchiré leur tente.L'incident est survenu à une dizaine de kilomètres de l'endroit où le jeune Danny Anderson, 12 ans, a été tué par un ours la semaine dernière.Gérard Martineau, 40 ans, campait avec son fils de 18 ans, Stéphane, et son beau-frère.Phil Asselin.,34 ans, lorsqu'un ours a visité à plusieurs reprises leur campement.« Vendredi, l'ours a déchiré la tente et s'est introduit à l'intérieur.Lorsqu'il en est sorti, il traînait un sac de linge à blanchir.Nous nous étions déjà réfugiés à l'intérieur de la voiture, car des campeurs nous avaient informé qu'un ours rôdait dans les parages », a rapporté M.Martineau.L'ours est revenu samedi matin et a réduit en pièces la tente, a-t-il ajouté.« Peut-être que nous n'étions pas très braves en dormant dans la voiture, mais je n'ose penser à ce qui nous serait arrivé si nous avions dormi à l'extérieur », a déclaré le campeur.Le samedi soir après une pêche fructueuse, les trois campeurs ont dormi de nouveau dans l'autombile après avoir entreposé le poisson dans une glacière qu'ils avaient dissimulée dans le coffre de la voiture.« L'ours de rendit cette fois directement à la voiture tentant d'atteindre le coffre arrière.Il ébranla fortement la voiture.11 mesurait au moins six pieds de haut », a raconté M.Martineau.Les trois campeurs ont réussi à faire fuir le plantigrade en appuyant sur l'avertisseur et en démarrant la voiture.En Gaspesie Entre-temps, les gardes-chasse provinciaux ont entrepris hier une chasse à l'ours qui leur permettra, espèrent-ils, de rouvrir dès le week-end le parc provincial de Gaspé.Le parc, situé à 325 km au nord-est de Québec, a été fermé à la fin du week-end dernier lorsque des ours noirs se sont attaqués à 16 campements.Normand Latour, un biologiste rattaché au ministère de la Pêche et de la Chasse, a tenu à préciser que les animaux ne menaçaient aucunement les campeurs, mais qu'ils avaient détruit plusieurs sacs à provisions et endommagé quelques tentes.Ils semblaient surtout intéressés à trouver de la nourriture, plus rare depuis la fermeture d'un dépotoir du parc, il y a quelques années.Les gardes-chasse se proposent d'immobiliser les ours à l'aide des fléchettes tranquillisantes.Ils en transporteront ensuite un certain nombre dans des régions plus isolées du parc, et conduiront les autres au zoo de Bonaventure.Les disparus de Manie 5 retrouvés ¦ Les deux pêcheurs qui étaient portés disparus sur le réservoir de Manic-5 depuis une semaine ont été localisés hier après-midi par un hélicoptère de la Sûreté du Québec qui participait aux recherches.Il s'agit de Michel Lacombe, 40 ans, de Châteauguay, et Germain Gerbeau, 38 ans, de Sainte-Ursule de Maskinongé, tous deux employés de la Brasserie Labatt, qui étaient arrivés dans, la région le 1er juillet et devaient être de retour à leur travail lundi.N'ayant pas de nouvelles d'eux, leurs femmes avaient finalement communiqué avec la police.Les deux hommes s'étaient d'abord rendus en camionnette jusqu'aux abords du barrage, puis avaient pris place dans une embarcation à moteur de 6 mètres.C'était la première fois qu'ils s'aventuraient dans cette région, mais ils avaient pris le soin de tracer leur parcours sur une carte, en utilisant plusieurs points de repère pour être certains de retrouver leur chemin.Il semble toutefois qu'au lieu de se diriger vers le sud comme ils l'avaient projeté, ils aient dérivé à quelque 100 km plus au nord.Manquant finalement d'essence, ils ramèrent sur une distance de quelque 90 km, s'alimentant à l'aide de poisson et de fruits sauvages trouvés sur les rives.Les deux pêcheurs, après avoir subi un examen à l'hôpital, ont été jugés en excellente santé malgré leur aventure et ont pu rejoindre leurs familles dans la soirée d'hier.Sa vie ne tenait qu'à une branche ¦ Une course à bicyclette qu'effectuaient un groupe de jeunes au Carré Laval \u2014une ancienne carrière\u2014 s'est terminée de façon tragique hier soir, lorsque l'un d'eux, un garçonnet de 12 ans, a fait une chute et et est demeuré suspendu à une branche sortant du roc, à plus de 15 mètres du fond de la carrière.Ses camarades ont immédiatement appelé la police, et les agents Gilles Vermette et Michel Dussault, arrivés quelques instants plus tard sur les lieux, ont réussi à persuader le malheureux, au bout de ses forces, de ne pas lâcher prise, jusqu'à l'arrivée de l'unité d'urgence du service des incendies de Laval, qui a réussi à le tirer de sa fâcheuse position.Le jeune garçon a été hospitalisé, souffrant d'une fracture du fémur.Les deux policiers ont souligné que les barrières étaient dûment vérouillées, ce qui dégage la ville de toute responsabilité dans cette affaire.Voleurs de pneus pris sur le fait ¦ En début de soirée, les agents Jean Vadboncoeur et Robert Lau-zon, affectés à la patrouille du secteur du poste 14 de la CUM, ont « dérangé » dans leur travail deux individus occupés à voler les pneus de camions-remorques stationnés sur le terrain de la compagnie Trail Mobil, au 500 Montée de Liesse.Les deux suspects possédaient déjà un dossier passablement chargé et étaient bien connus de'la police.Les deux agents ont saisi par ailleurs un camion dans lequel les suspects se disposaient à charger la marchandise volée, qui est évaluée à quelque $14 000.Attaque à la hache Un individu portant, au dire de la police, une hachette dissimulée dans un sac en papier, s'est présenté hier à l'hôtel de ville de Ville Saint-Laurent et a blessé un fonctionnaire qui se trouvait dans son bureau.M.Jean-Paul Séguin, âgé 50 ans, inspecteur de la municipalité, se trouve à l'hôpital pour trois ou quatre jours avec une double fracture de l'avant-bras et une entaille profonde, a précisé un porte-parole de la police.La police a lancé un mandat d'arrêt contre le suspect, un Noir de 41 ans qui semblait connaître sa victime.Mort mystérieuse ¦ La Sûreté du Québec poursuivait son enquête hier pour déterminer les circonstances qui ont entouré le décès d'une sexagénaire survenu lundi dans une clinique d'amaigrissement par le jeûne de Lauzon.L'autopsie pratiquée sur le corps de Mme Jeanne Paquet-Bélanger, 67 ans, de Rimouski, n'a pas permis de déterminer la cause de la mort.Des prélèvements ont toutefois été expédiés à l'Institut de médecine légale de Montréal où ils seront soumis à des analyses de laboratoire.L'enquête menée par l'escouade du crime contre la personne de la SQ à la demande de la police municipale de Lauzon, a révélé que Mme Paquet-Bélanger s'était inscrite à la clinique privée Renaissance-Santé le 5 juillet.Le décès est survenu dans la nuit de dimanche à lundi.Le coroner du district de Québec, Me Maurice Lagacé, a déclaré hier qu'il attendrait de connaître les résultats de l'enquête policière et des analyses avant de déterminer s'il y a lieu de tenir une enquête publique dans cette affaire.Évadé dangereux Un individu extrêmement dangereux, Dorés Gatien, 39 ans, est activement recherché par les corps policiers du Québec et du Nouveau-Brunswick.Gatien s'est évadé le 12 juin d'une prison commune du Nouveau-Brunswick où il était détenu dans l'attente de son transfert au Québec.Il devait subir plusieurs procès dans les districts judiciaires de Montréal et Québec, à la suite d'une série de vols à main armée qui lui aurait rapporté près de $400 000.Gatien s'était évadé une première fois de l'institut Le-clerc, à Laval, en 1979 et il avait été repris par la Sûreté du Québec en octobre 1982.Il était alors en possession de mitraillettes et fusils de fort calibre.j CHÈQUES DE PAIE RETOURNÉS PAR LA BANQUE Des employés furieux voulaient paralyser les bureaux de Maislin Journée cruciale,hier, et peut-être finalement l'heure de vérité, dans l'agonie de la plus importante société de transport routier du Québec, dont un fort pourcentage des actifs se situaient aux États-Unis, et dont le Gouvernement Fédéral garantissait un emprunt de sauvetage de $34 millions il y a seulement 11 mois.JEAN-PAUL SOULlfe À neuf heures hier matin, un groupe d'employés de Maislin Transport Ltd., une centaine environ, furieux de s'être fait payer avec des chèques de paye sans provision, bloquaient entrées et sorties de véhicules au siège social de la compagnie, sur Newman, à Ville La Salle.Dans la journée, une saisie avait été pratiquée par des huissiers de la Cour supérieure, sur 80 tracteurs et remorques de la compagnie, sans qu'il soit possible de déterminer au nom de quel créancier l'action était prise, aucun porte-parole de la compagnie ne donnant d'information.Des gardiens, qui disent travailler pour une société inconnue, et une tel éphon is te-réceptionniste étaient abandonnés, seuls, face à la meute des journalistes qui ont campé sur les pelouses du siège social toute la journée.C'est seulement vers quatre heures de l'après-midi que le président de la section locale 106 des Teamsters, le syndicat des employés de Maislin, M.Gaétan Morin, est enfin sorti des bureaux de la compagnie pour annoncer qu'il demandait aux membres de son syndicat de laisser entrer et sortir les véhicules.Les Teamsters, moins nombreux que les journalistes, comme le remarquaient certains syndiqués, se sont contentés de demander ce que pourraient faire ceux qui avaient perdu leurs clefs, ou ceux qui avaient des crevaisons.De l'autre côté de la rye, sur le Monsieur Gaétan Morin, président de la section locale 106 des Teamsters, le syndicat des camionneurs de Maislin, a demandé hier aux quelques membres présents de laisser passer les véhicules saisis et il les a convoqué à une réunion à huis clos qui devait avoir lieu hier soir.photo Jean Goupil LA PRESSE terrain de stationnement d'un ancien K-Mart désaffecté, une série de tracteurs et de remorques de Maislin attendaient en désordre.L'ordre syndical régnait cependant, et les quelques camionneurs présents ont enregistré la convocation pour une réunion à sept heures, hier soir, dans un hôtel de Dorval.« Il y sera question, a dit M.Morin, de vos payes, de vos payes de vacances, et de la loi, en présence de nos aviseurs légaux ».À l'usage des nombreux journalistes présents, M.Morin précisait que la réunion en question se tiendrait à huis clos.Le mot d'ordre de laisser passer les véhicules à la barrière de Maislin a été diversement interprété.Pour certains, rien ne devait passer, réunion syndicale ou pas, et beaucoup d'autres se dirigeaient vers leurs voitures, laissant le champ libre.Parmi les irréductibles, plusieurs brandissaient des chèques retournés par la banque.«J'ai travaillé pour Maislin pendant seize ans », expliquait Marc Lagacé, en brandissant son dernier chèque de $282,23 retourné par la Banque canadienne impériale de commerce avec la mention « sans provision ».La Banque de Commerce est le principal créancier de Maislin.Elle a confirmé qu'elle n'honorerait pas les chèques de paye parce que la demande de moratoire déposée lundi par Maislin ne lui permettait pas d'obtenir des fonds de la compagnie de transport.D'autre part, le gouvernement fédéral est lui aussi un gros créancier de Maislin, mais selon le ministre fédéral de l'Industrie et du Commerce Ed Lumley, Ottawa aurait récupéré une partie de son engagement de garantie de $34 millions en impôts acquittés par les travailleurs.Les employés n'ont pas encore récupéré leurs derniers salaires.Les difficultés de Maislin -\u2014 pertes de $19,9 millions américains en 1982 et de $4,2 millions au premier trimestre de 1983 \u2014 sont attribuables à la dé-réglementation du camionnage aux États-Unis, qui défavorisait les entreprises fonctionnant avec les Teamsters, et à l'achat inopportun, au même moment, de sociétés américaines.v t t5 wsjf-i\" * Un bain.de foule L'espace est rare dans cette piscine publique de Saint-Quentin-en-Yvelines, une ville nouvelle en cours de développement au sud-ouest de Paris, où des milliers de per- téléphoto AP sonnes se précipitent tous les jours depuis le début de la canicule qui fait présentement osciller le thermomètre autour de 32 °C dans la région parisienne.A LA PAGE UNE La Tribune devra démentir une ¦ * nouvelle publiée il y a huit ans En juin 1975, il n'y a pas que les premiers jours de l'été qui étaient torrides.Les nouvelles l'étaient également.On était au beau milieu de l'enquête de la CECO sur le racket de la viande avariée, et les journaux suivaient à la trace les inspecteurs et enquêteurs chargés de repérer de nouveaux dépôts de denrées impropres à la consommation.LEOPOLD LIZOTTE Dans l'après-midi du 14 juin, le chef des nouvelles de La Tribune, le quotidien de Sherbrooke, demandait à l'un de ses journalistes de vérifier un renseignement selon lequel des saisies de tels aliments étaient effectuées dans la région.Le reporter téléphona donc au directeur du service d'hygiène local, qui lui révéla qu'en effet on retirait du marché les produits provenant de Reggio Food, et plus particulièrement du peppe-roni, panique cette viande avait perdu son sceau d'approbation « CUM 170 ».Le fonctionnaire de la Ville avait alors ajouté qu'il était égalemnt possible que ces aliments aient été impropres à la consommation.Dans l'édition suivante du journal sherbookois, un nouvelle exclusive parassant à la page frontispice révélait la saisie de 2 500 livres de cette viande, dont 500 livres au restaurant italien «Chez Toni».Et on y affirmait que non seulement celle-ci n'était pas estampillée conformément aux règlements, mais qu'elle était probablement impropre à la consommation.La preuve faite devant la cour devait toutefois établir, ultérieurement, que le lot saisi chez Toni pouvait être consommé sans danger, sauf une boîte marquée d'un « X » rouge pour justement la retourner, et qu'elle ne provenait pas de Reggio Food, mais d'un autre fournisseur nullement visé par les travaux de la Commisson d'enquête sur le crime organisé.Comme la* Cour supérieure l'avait fait précédemment, les ju- ges Monet, Nolan et Jacques, de la Cour d'appel, viennent de rejeter la défense présentée à la fois par le journal et par la Ville, et de maintenir la condamnation commune à $30 000 de dommages, tout en ordonnant au journal d'apporter un démenti à sa fausse nouvelle d'il y a huit ans dans les vingt-quatre heures.Et ce en première page, et en caractères aussi gros que ceux utilisés à cette occasion.Les trois magistats en viennent à la conclusion que la défense de publication privilégiée doit torn-.ber parce que le service d'hygiène n'avait pas alors lui-même publié ou diffusé un avis ou un bulletin dans le but d'avertir la population.Le motif d'intérêt public ne peut pas être retenu non plus parce qu'il aurait fallu que la nouvelle ait été vraie.Or elle était fausse.La Ville de Sherbrooke avait pour sa part invoqué son immunité relative, comme corps public, soulignant qirune conférence de presse avait été ultérieurement convoquée pour démentir ces informations.Mais la cour se dit d'avis que, dans les circonstances, son préposé n'a pas agi avec tous les soins et la sage discrétion d'un bon père de famille, en ne s'assurant pas au préalable que la viande saisie chez Toni provenait bien de Reggio Food.Les renseignements qu'il a fournis au journalistes étaient inexacts, et ils ont été communiqués de façon téméraire, dans les circonstances.Les propriétaires du restaurant avaient réclamé, également en appel, que les dommages soient élevés de $30 000 à $160 000, mais le tribunal.ne trouve pas motif à ce rendre à cette requête.Quant à la question de la publication du jugement initial.à la une, elle n'avait pas été remise en question à la dernière audition de l'affaire, et la cour mintient cons-équemment, pour le quotidien, l'obligation de publier intégralement le texe do la décision initialement rendue éans ce cas.0 t LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 Ottawa veut empêcher les provinces de « briser la structure sociale du pays » Le gouvernement fédéra) prépare une série de mesure*, législatives pour l'automne prochain en vue d'empêcher les provinces de réduire les services sociaux au pays, notamment les services de santé.à la sortie d'une réunion du cabinet, qui s'est tenue hier toute la journée au lac Meech, situé dans le parc de la Gatineau.le porte-parole fédéral, le ministre John Roberts a affirmé: Maurice Jannard d« notre bureau d\"Ottawa «Nous allons lutter, lutter aussi farouchement que nous le pouvons pour retrousser les attaques des provinces contre la structure sociale du pays».Plusieurs provinces, dont l'Al- bert a , l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique, ont adopté ou se proposent d'adopter des mesures qui auront pour effet d'empêcher les citoyens d'avoir un accès gratuit aux services de santé.Invité par les journalistes à préciser quelles mesures précises Ottawa s'apprête à prendre, M.Roberts a dit qu'il faudra attendre le prochain discours du Trône à l'automne pour le savoir.Il s'est contenté de dire: «Nous devons tout faire pour préserver les éléments essentiels de la structure sociale du pays».Nouvelle loi Déjà, il est connu que le gouvernement Trudeau déposera dans sa prochaine législation une nouvelle loi nationale sur la santé.Cette loi contiendra notamment un article interdisant aux provinces la double facturation des soins de santé.Les services de santé sont défrayés moitié-moitié par le fédéral et les provinces.Ottawa pourrait couper les fonds aux provinces qui imposent des frais addi tionnels aux usagers de la santé et des hôpitaux.Mais, le ministre de l'Environnement a indiqué que la santé n'était pas la seule préooccupa-tion du fédéral et qu'il y avait aussi les pensions.À ce sujet, le ministre de la Santé et du Bien-Être, Mme Monique Bégin, a affirmé hier qu'au moment des prochaines élections fédérales Ottawa aura dévoilé sa politique pour modifier le régime des pensions privées et que les négociations avec les provinces seront entreprises également.Élections Bien que la réunion d'hier ait eu pour objectif de préparer le prochain menu législatif du gouvernement, aucun ministre ne se cachait pour souligner que le Parti libéral avait en vue également les prochaines fédérales, scrutin qui aura lieu l'an prochain.«La rencontre d'aujourd'hui est le commencement d'un long processus pour développer nos prochaines politiques nationales», a déclaré le ministre Roberts.Celui-ci a précisé que durant tout l'été, lors de trois week-ends différents, les ministres et les penseurs du parti rencontreront des experts canadiens et étrangers pour élaborer le prochain i ».4 MAINTENANT- VOYAGEUR VOYAGE PLUS SOUVENT VERS OTTAWA! Nouveaux départs express Montréal-Ottawa.Désormais Voyageur offre, entre Montréal et Ottawa, 6 nouveaux départs express, du lundi au vendredi, et 3 autres le dimanche.Départs aux demi-heures Prix aller-retour à partir de 17.55 S seulement.Halte à Dorval à chaque.yoyage.Voyageur NOUVEL HORAIRE EXPRESS\t DEPARTS MONTREAL-OTTAWA ET OTTAWA-MONTRÉAL\t lundi à dimanche\tlundi à dimanche 6ht\t16h 7h\t16h30* 7h30*\t17h 8h\t17h30* 8h30*\t18h 9h\t18h30#* 9h30*\t19h lOh\t19h30*** 11h\t20h 12h\t20h30*** 13h\t21h 14h\t22h 15h\t23h Allez-vous à Quebec9 Alors profitez de notre Service Express\u201436 départs par jour.Prix aller-retour à partir de 28 $ seulement.tie dimanche depart d Ottawa seulement \u2022du lundi au vendredi seulement tNOUVEAU) \"sauf samedi (NOUVEAU) \u2022\"dimanches seulement (NOUVEAU) Pour obtenir de plus amples renseignements appelez 842-2281 - D U FLAIR.SI VOUS APPRÉCIEZ LE LONDON DRY GIN DESCHENLEY, VOUS AVEZ DU FLAIR.VOUS AVEZ DÉCOUVERT QU'UN EXCELLENT GIN N'EST PAS NÉCESSAIREMENT IMPORTÉ.WSGti a SC H EN LEY LONDON DRY GIN manifeste électoral.Ces trois rencontres porteront sur les questions économiques, les politiques sociales, et les affaires étrangères et la défense nationale.Des spécialistes mondialement connus, comme John Kenneth Galbraith et Paul Samuelson, seront invités entre autres par le Parti libéral.À la fin du mois d'août.a précisé le ministre Roberts, le caucus national du parti se réunira.Dans le domaine économique.le gouvernement cherchera à éta blir des programmes pour réduire le chômage.«Nous avons réduit Tinflation, il faut maintenant créer des emplois», a dit M.Ro berts.L'inflation demeurera quand même une priorité du cabinet.D'ailleurs, pas plus tard que cet après-midi, le premier ministre Trudeau et quelques-uns de sea ministres rencontreront des hommes d'affaires les plus influents du pays pour discuter du pro gramme du six et cinq pour cent.photo PC C'est un premier ministre décontracté et vêtu d'une façon quelque peu désinvolte qui est arrivé hier au Lac Meech, dans les collines de la Gatineau, pour participer à un conseil de cabinet.L'aide sociale finance deux couples pour qu'ils postulent le même emploi OTTAWA (PC) \u2014 Deux couples québécois bénéficiaires d'aide sociale ont reçu chacun $1,800 du gouvernement fédéral afin de se présenter inutilement à des interviews en vue d'obtenir du travail dans la même station service en Colombie-Britannique.Les responsables du ministère fédéral de la Main-d'oeuvre ont admis qu'un tel incident était malheureux, mais qu'il se produisait assez rarement.Après avoir reçu l'argent du gouvernement fédéral, Brenda et Walter Belknap, natifs du village québécois de Rock Island, ont vendu leurs biens, ont rassemblé leurs quatre enfants et sont partis pour Revelsto-ke, en Colombie-Britannique, en mai dernier.Une fois rendus, ils se sont aperçus que le poste était déjà comblé à la station Esso Roger's Pass.La famille a alors rebroussé chemin et s'est fixée à Ottawa, où elle vit encore avec des prestations du bien-être social.Une autre famille de Rock Island, dans les Cantons de l'Est, a été envoyée pour postuler le même emploi.SONDAGE GALLUP r; Situation économique: les optimistes remportent Pour la première fois depuis huit ans, le nombre des Canadiens qui prévoient une amélioration de la situation économique, au cours des six prochains mois, est plus grand que celui des pessimistes.Quelque 47 p.centprévoient en effet une amélioration économique contre seulement 19 p.cent qui croient que la situation ne fera qu'empirer.Depuis 1975, la question posée fut toujours celle-ci: «Croyez-vous qu'au Canada la situation économique s'améliorera ou se détériorera au cours des six prochains mois?» Comme on peut le constater dans le tableau suivant, les Canadiens sont beaucoup plus optimistes à l'heure actuelle qu'ils l'étaient en octobre dernier ou au cours des années précédentes.\tMieux\tStable\tPire\tIndécis Juin 1983\t47%\t30%\t19%\t4% Oct.1982\t30%\t21%\t44%\t5% 1981\t15%\t15%\t65%\t5% 1979\t15%\t20%\t57%\t8% 1978\t20%\t21%\t54%\t5% 1977\t13%\t22%\t59%\t6% 1976\t22%\t24%\t45%\t9% 1975\t16%\t18%\t62%\t5% L'optimisme est à la hausse dans toutes les régions mais ce sont surtout les citoyens de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et du Québec qui anticipent en plus grand nombre une relance économique.; \tMieux\tStable\tPire\tIndécis Maritimes\t39%\t27%\t32%\t2% Québec\t48%\t34%\t14%\t5% Ontario\t50%\t29%\t17%\t4% Prairies\t39%\t33%\t25%\t3% C.-B.\t55%\t23%\t20%\t2% Les résultats de ce sondage Gallup sont tirés d'interviews à domicile réalisés en juin auprès de 1,050 Canadiens de plus de 18 ans, échantillonnage donnant des résultats précis à quatre points de pourcentage près dans 19 cas sur 20.i -_ f_ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 A 5 Bon, bon madame Biais, vous voilà tout énervée de votre trouvaille ! Et si je vous disais que j'étais encore tout petit quand, pour la première fois, un compagnon de jeu trouva très drôle de m'appeler Fou-glia.Il avait cinq ans comme moi, mais, fait à noter, il n'était pas très avancé pour son âge et faisait encore pipi dans ses culottes.Après lui il y en eut, hélas, beaucoup d'autres.Vous n'êtes, madame, que la dernière d'une longue liste d'humoristes incontinents qui, comme mon petit voisin, font l'humour dans leurs culottes.La toute jeune ( 12 ans ) Rosalie Barthélémy de Hull me reproche dans sa lettre : « Vous n'aimé personne.Je ne sait même pas si vous croyé en Dieu».Un peu plus loin, elle s'excuse de ses fautes d'orthographe : « Vous ailé rire de moi, mais ça fait rien».Mais non je ne rirai pas de toi.J'ai trouvé ta lettre touchante au contraire.Pour ce qui est des fautes, elles ne m'ont pas surprises, ce sont les mêmes que celles que je corrige dans les travaux de mes étudiants à PUQAM.Pour ce qui est de Dieu, chacun son avis là-dessus.Mais comme dit Woody Allen, « non seulement Dieu n'existe pas, mais essaie donc de trouver un plombier durant le week-end!.» \u2022 Louis Gravel de Sainte-Foy en a ras le bol des chicanes entre les hommes et les femmes : « On perd un temps fou à se dresser les uns contre les unes, à creuser un fossé ridicule, à alimenter une guérilla insensée.Je suis peut-être naïf, mais je ne vois aucune différence entre l homme et la femme.» Naïf non.Mais myope, sûrement.Laissez-moi vous aider.On reconnaît une femme aux détails suivants : primo, elle porte des bigoudis.Secondo, aux Jeux olympiques elle refuse absolument de sauter à la per- Le courrier du genou che.Tertio, sa bicyclette n'a pas de barre au milieu.Heureux de vous avoir été utile, monsieur.« Figure-toi que l'autre jour, j'voulais me couper les ongles des orteils.Je prends donc LA PRESSE, je J'ouvre et je me Ja mets.ben non grand niaiseux-.je me la mets sous les pieds afin de récupérer les rognures.C'est comme ça que je suis tombé drett sur ta chronique.Et laisse-moi te dire que pour Vavoir lue avec les miens, c'est vrai que t'écris comme un pied.» C'est signé Rocky Roll.Et il y a un P.S : « J*aimerais en profiter pour dire un beau bonjour à ma mouman, à mon poupa et à m'sieur André Paquet.» Je t'ai reconnu Rocky Roll, la-lalèreu.Ton vrai prénom c'est Henri, et ton nom de famille Bergeron.Tu fais des piges le dimanche soir à Radio-Canada.Au fait, les déserts c'était super.À la prochaine toundra mon vieux Riton, lâche-pas.De Daniel Archambault, de Verdun : «Je suis l'heureux tu-ieur d'un chat gris qui n'arrive pas à se faire dorer le poil sur le balcon à cause de l'agressivité de la grosse chatte d'à-côté.Soit dit en passant elle n'est même pas enceinte.Serait-elle lesbienne?» Dans son célèbre ouvrage « Ma soeur est-eJIe une nageuse est-allemande?», le grand philosophe Ernest Jung énonce une méthode très simple pour détecter le lesbianisme chez la femelle des mammifères.Selon lui, on doit se poser la question : « A-t-elle des moustaches ?» C'est le point que vous devrez vérifier sur la grosse chatte d'à-côté, M.Archambault.Si oui, ne doutez plus.Elle l'est indubitablement.\u2022 « IJ faut d'abord que tu saches que je viens de Doua Ja, que j'ai étudié à Londres, à SaJamanque et à Trois-Rivières ( où j'ai pris femme ) et à Ottawa, et que partout j'en ai soupe des Italiens comme toi! Comme tous ceux de ta race, tu as cette propension à la cochonnerie.Pourquoi les Italiens sont-ils Jes pJus cochons des BJancs ?» (Léon G., Ottawa).Holà, tout doux camarade Camerounais, ce racisme de bas étage ne vous honore guère.Admettons que les Italiens ne soient pas des maniaques de l'hygiène, mais connaissez-vous les Bulgares ?Ah monsieur les Bulgares ! .saviez-vous qu'ils ne changent de chaussettes que trois fois l'an, aux deux equinoxes et pour le ramadan ?Et puis la propreté n'est pas tout, avez-vous seulement goûté à l'hypocrisie des Belges, à la rapacité des Suisses, au steak à rhubarbe des Anglais ?.Et je ne parlerai pas des Grecs, il y a des enfants qui me lisent.Néanmoins, monsieur, il faut se garder du racisme comme de la peste.Je m'efforce pour ma part d'aimer mon prochain comme moi-même.Il vrai que si l'on me forçait à choisir, je choisirais.moi-même ! Mais il vrai aussi que je ne suis pas Nègre comme vous.M.Hardy de Laval confond Christophe Colomb et Galilée, mais ce n'est pas grave, sa spécialité c'est les relations humaines.Il m'en donne toute une démonstration dans sa lettre qu'il conclut ainsi : « C'est Jà mon o-pinion.Je respecte la vôtre.J'espère que vous en ferez autant ».Si j'ai bien compris, votre opinion se résume en gros à ce ceci : je suis un imbécile et un jaloux.Très bien, je respecte votre opinion, à votre tour donc de respecter la mienne: vous êtes un âne.Et maintenant qu'on s'est respecté tous les deux, qu'est-ce qu'on fait ?( J'aime autant vous avertir tout de suite que vous ne trouverez pas réponse à cela dans votre manuel de relations humaines.Vous auriez plus de chance en fouillant dans les livres d'Histoire qui sont pleins d'exemples d'individus et de peuples qui se respectaient énormément et qui ne s'en sont pas moins joyeusement étri-pés).Mme Prévost-Gilbert est employée chez Eaton.Un matin qu'elle se rend à son travail à bicyclette, on lui interdit l'entrée du magasin.« Pas de bicy- cles à l'intérieur pour raisons de sécurité», c'est la nouvelle directive.On lui conseille d'attacher son vélo à un poteau sur le trottoir.Indignée, elle écrit au vice-président d'Eaton et envoie à LA PRESSE et à VéJo-Québec une copie de la lettre dans laquelle elle invite les cyclistes à boycotter Eaton.La copie de LA PRESSE rebondit sur mon bureau.« Ça parle de bicycle ?.donnons ça à Foglia, c'est son bag ! » Mais ça parle aussi d'écologie, d'air vicié, de pistes cyclables, des vilaines-vilaines automobiles, et des gentils-gentils vélos.Ça ne parle pas de pâté au varech, mais ça le sent à plein nez et c'est une odeur qui me donne des boutons.Boycotter Eaton?je le fais depuis l'affaire Charron.Des parkings à bicyclettes?quand ils ne sont pas surveillés, ça ne vaut pas cher.Se faire maganer son bicycle c'est aussi plate que de se le faire voler.Alors ?alors rien.Vous avez le métro à la porte, non ?UN PETIT MOT - À Denise Lemieux qui me demande : \u2022 Pourquoi n'écrivez-vous pas un livre?».mais c'est fait madame.Enfin, pas vraiment un livre, une traduction.Je viens de traduire Le Petit Robert en turc (El Balkanik Encyclopedia, aux éditions Alibaba, Is-tamboul, juin 83 ).À une grand-mère solitaire de Chomedey : à l'automne vous m'offrez le café, j'apporte les( petits gâteaux et si vous êtes' fine, je vous chante des chansons militaires.En particulier les deux hits qui m'ont valu le prix du Général Alec Trick au festival du Mousqueton à Verdun en 14, « Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur la plaine » et « C'est nous les Africains qui revenons de loin ».À Marguerite Martineau, Hélène C, Michèle Bazin, Johanne Bernier.des becs, des fleurs, un bel été.À Manuel Augusto du Portugal et du Ramada Inn et à Martin Sirois de Saint-Georges de Beauce et de Shanghaï, cette réflexion de Chimène croisant Rodrigue par hasard sur la piazza Saint-Hubert : « Dieu qu'il est mignon Vassassin de mon père.» CONFLIT IDÉOLOGIQUE AVEC LES PERMANENTS La direction de SUCO démissionne en bloc Le bureau de direction du Service universitaire canadien outre-mer (SUCO) a démis sionné en bloc au début de la semaine, dans un geste qui se veut à la fois une protestation contre le peu de productivité des instances (permanents) en poste à Montréal et un pied de nez face à une idéologie élitiste de gauche qui éloigne le SUCO de son véritable mandat : le développement des populations du Tiers-Monde par la coopération.FRANCOIS FOREST Dans une lettre adressée à la présidente de l'organisme, Mme Thérèse Morin et dont LA PRESSE a obtenu copie, le directeur-général démissionnaire, Jacques Jobin explique : « Certains employés-clé à Montréal ont perdu la préoccupation pour le développement et la coopération, au profit d'une analyse socio-politique et de l'action politique militante, ce qui n'est pas l'objectif du SUCO.».La démission du directeur a été suivie par sept autres membres du bureau de direction : Carlos Rodriguez, coordonnateur des programmes de coopération, membre du conseil de gestion, Pierre Véronneau, coordonateur des opérations Québec-Acadie, Joop Gieling, chargé de programmes, Madeleine Gauthier, secrétaire à la Coordination des programmes de coopération, Ar-mande Bégin, responsable de la sollicitation au recrutement national, Jean Paul Faniel, coordonnateur de l'éducation du public, Jean Beaudoin coordonnateur du recrutement national.En poste depuis un an seulement, M.Jobin avait proposé un plan de redressement de la pro- ductivité et des finances du SUCO qui n'aurait pas été sgn.s brusquer certains permanents-én faction à Montréal.Un coopérant d'outre-mer a confié à LA PRES SE que la démission de l'équipe Jobin est celle de « l'échec d'un groupe de gestionnaires face au militantisme de gauche de certains membres de Montréal qui ont peut-être craint pour leur job ».Il était de notoriété publique que le plan de redressement pro posé allait toucher une dizaine de postes à Montréal, là ou disait bti ia productivité était faible *t*la concertation idéologique trop in tense pour être d'une quelconque utilité.À ce sujet, M.Jobin écrit dans sa lettre de démission : « .Le pouvoir parallèle qui s'exerce dans l'ombre se contente d'une grille d'analyse trop étroite.À cause de cette minorité envahissante à mon avis, le bureau de Montréal ne constitue pas une ressource susceptible de maintenir adéquatement nos services outre-mer.».Outre ces conflits politiques, le SUCO est aux prises avec un déficit élargi de $625 000 que des campagnes populaires de souscription ne réussissent pas à réduire.Cette année, le budget global pour près de 45 employés à Montréal et 80 coopérants outre-mer, s'établit à près de $5,8 millions.La question était d'ailleurs, hier, de savoir ce que fera l'ACDI , premier bailleur de fonds du SUCO, devant cette démission en bloc.Une hypothèse voudrait qu'à court terme, une tutelle soit imposée, mais une autre laisse entendre que l'ACDI pourrait tout simplement décider de se r» tirer ou de confier à d'autres organismes canadiens, le soin de remplir le mandat original du SUCO.Jeunes délinquants: retard dans la mise en vigueur de la loi OTTAWA (PC) \u2014 La mise en vigueur de la loi sur les jeunes délinquants, qui dictera la procédure à suivre lorsqu'un jeune fait face à des problèmes avec les autorités, a encore été retardée.Le solliciteur général du Canada, M.Robert Kaplan, a déclaré, mardi, que la loi n'entrera en vigueur que le 1er avril 1984.M.Kaplan a précisé après une conférence des procureurs généraux à Ottawa, que le délai permettra à toutes les parties concernées de discuter du montant de la contribution d'Ottawa dan** le programme.Livraison gratuite dans un rayon de '80 klm de Montréal Cette salle à manger est une interprétation exceptionnelle du Français Traditionnel.Elle fût conçue pour être distinctive.charmante.captivante.pour vous.Sa finition \"Pecano\" très soignée, diffère de celles qu'on retrouve sur des mobiliers qui sont produits en grosse quantités.En effet la finition de ce magnifique mobilier comprend 18 opérations.Une valeur sure pour des années à venir.9 mcx service et livraison inclus Votre premier choix pour l'achat d'appareils ménagers offre KitchenAid» le LAVE-VAISSELLE de premier choix y Premier dans les essais de lavabilité* S Premier choix en tant que qualité y Premier choix v defiabilitét Un laboratoire d'essais indépendant a récemment classé le lave-vaisselle KitchenAid premier lors d'essais de lavabilité.De plus, le lave-vaisselle KitchenAid s'est mérité la première place pour ce qui est de la qualité et de / la fiabilité, lors d'un sondage exécuté auprès des propriétaires de lave-vaisselle Vous qui cherchez un lave-vaisselle vous offrant un nettoyage impeccable et une longévité hors pair.ce qu'il vous faut c'est KitchenAid.Venez voir pourquoi vous devriez acheter un KitchenAid! \u2022Scion la Fondation candienne de rechen hr pour If commrrcr de drtail ?Selon I \"Appliance Manufacturer Magazine , numéro de février 1981 un Voyez ces caractéristiques pratiques du lave-vaisselle Economisour d'énergie special: réduit la consommation d'électricité Cycle de trempage et de recurage automatique: permet d obtenir des casseroles et chaudrons éfinceiants en appuyant sur un bouton Panier du haut réglable: saiuste a seize positions différentes Cycle germicide: un cycle de rinçage germicide de 180 F qui protege davantage la santé des membres de votre famille.Lavage sur trois niveaux: rend toute la vaisselle dune propreté éclatante 7930 sherbrooke est, montréal, métro 0eaugrano 353-7330 382 b0ul.des laurentides, laval 667-3210 C'est là qu ça se passe !\" 1130 d0llard, ville lasalle 364-6110 6875 jean-talon, st-lé0nar0 254-9455 près des galeries d'anjou 3245 chemin chambly, l0ngueuil coin r0bejdval 679-1260 D2?+2D A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 EDITORIAL PAUL DES MARAIS président du conseil d administration ROOER-D.LANDRY président et éditeur lai presse \u2022 \u2022» ¦ nia \u2022 ».ni 1rs *-Ui» I f i i if \u2022i ! i \u2022» i ¦ Pas de justice sans consensus Les ministres de la Justice des provinces et du Canada tentent, depuis quelques jours, de s entendre sur certains points de justice communs à l'ensemble des Canadiens.Surprise: sur certaina sujets, les avis diffèrent totalement; et sur les accords, l'entente paraît factice et presque illogique.C'est pourtant la justice qu'il faut administrer et préserver.Deux exemples serviront d'appui à ce qui précède.Concernant la conduite en état débriété, les ministres provinciaux ont décidé d appuyer totalement les efforts de leur homologue fédéral pour entreprendre une «lutte unifiée» d'Ottawa et des provinces.Le gouvernement semble prêt à adopter deux mesures; lune consiste à légaliser les prises de sang obligatoires pour les personnes inconscientes et l'autre verrait à baisser la limite permise d'alcool dans le sang qui est actuellement de 0.08 par centilitre de sang.Ottawa hésite à ce sujet; mais les provinces semblent toutes d'accord.Un tel accord ne peut représenter qu'une entente sur lillo-gisme et l'irréalisme.Tous ces ministres savent qu'ils sont responsables de l'application du code pénal à ce sujet.Ils savent fort bien que le 0.08 indique une norme que ne peuvent respecter des gens qui sortent d'un restaurant, d'une réception privée ou dune discothèque.Ils savent pertinemment que le danger ne se trouve pas chez ceux qui ont, dans les veines, 0.08 ou 0.10 pour cent d'alcool mais chez ceux qui en gardent 0.20 ou 0.25 pour cent.Et ils savent surtout que le problème se cache dans l'application de la loi: les policiers sont absents des routes et des rues quand les abus se font et se répètent de façon dangereuse.Il ne s'agit pas, alors, de rendre plus sévère une loi que la majorité ne peut respecter mais de trouver les moyens de la mettre en application.On ne semble pas se rendre compte que la loi qu'on ne peut respecter et qu'on laisse violer sert simplement à ridiculiser la justice.Les ministres provinciaux seraient beaucoup plus logiques s ils convenaient d'appliquer la loi qui existe plutôt que de rendre inutilement plus sévère une loi qu'ils ne se préoccupent pas d'appliquer.À ce sujet, leur accord avec les intentions du gouvernement central paraît plus factice que réaliste.Par ailleurs, les mêmes ministres sont unanimes à dénoncer l'agence de sécurité civile que M.Robert Kaplan veut imposer aux Canadiens.Les provinces s'opposent au projet fédéral pour des raisons fort diverses.Disons quelles s'entendent pour ne pas s'entendre: on crée l'unanimité comme on peut.Malgré tout, le ministre fédéral s'entête et poursuit son projet.Il a décidé de mener à terme une création de son ministère qui touche directement les provinces, dans le droit ou dans son administration, malgré l'opposition de tous ceux qui devraient se définir comme des collaborateurs.Comment peut-il obliger des ministres de la justice à administrer une justice qu'ils réprouvent?Ils sont nombreux à dénoncer, parfois avec justesse, les coûts d'une administration gouvernementale qu'il faut entretenir à deux niveaux, le fédéral et le provincial.Le problème se trouve dans le manque d'entente, de coordination, de consensus objectif.C'est la confrontation qui coûte cher; la saine gestion de la chose publique devrait se faire dans la complémentarité des tâches et des responsabilités.Surtout en justice; sans elle, aucune démocratie ne peut survivre à ses prétentions.Jean-Guy DUBUC LE HOtWë'.Agitation au Chili f 4.* ¦MM Depuis les journées de protestation du 11 mai et du 11 juin, les mouvements de revendication contre le régime du général Pinochet n'ont jamais cessé complètement au Chili.Le gouvernement a réagi selon le style qui lui est propre, en exilant les dirigeants syndicaux vers des régions inhospitalières du pays, où ils ne survivent que par la charité des habitants.Après la chute d'Allende, le premier marxiste démocratiquement élu, le régime militaire avait connu une sorte de lune de miel.Adepte des politiques monétaristes, confiant en l'habileté apparemment sans défaillance d'économistes formés à Chicago, Pinochet paraissait avoir trouvé «la solution finale» au problème chilien.L'illusion n'a duré qu'un temps.Le désenchantement m a suivi l'effondrement de ' l'économie du pays, en sorte que beaucoup de ceux qui ont *tout fait pour abattre Allende \u2022 jen 1973 se retrouvent aujourd'hui dans les rangs de 4'opposition.[2 On commence à établir des 1-comparaisons entre le Chili et via Pologne.La ressemblance *]est frappante, en tout cas, entire les paroles du nouvel archevêque de Santiago et des propos émanant de l'Église \\ de Varsovie.Mgr Francisco ; Fresno demande que «soient 'libérés les détenus» dans le Ibut de «favoriser la coexistence nationale, sérieusement battue en brèche en raison de la crise que vit le L|>ays».Sauf erreur, le primat'» ïde Pologne, a tenu, pour son ;pays, des discours semblables.Si l'opposition à Pinochet ! grossit, si le rejet d'un régi-| me foncièrement antidémo-j crÂique rejoint ffevidence, il * s'eir faut de betiracoup que I l'unanimité se fasse sur les1 solutions de rechange.Aussi inacceptable que soit le présent régime, il convient de ne pas oublier que Salvador Allende n'a jamais pu compter sur une majorité bien assise.Il avait été élu en 1970 avec seulement 36 p.cent des suffrages.Sur cette base, nettement insuffisante, il s'était lancé dans un ambitieux programme de réformes vivement combattu de l'extérieur, ouvertement contrecarré par les États-Unis.Or, dix ans plus tard, les forces opposées à Pinochet ne paraissent pas s'entendre davantage sur les objectifs et la tactique.Kadhafi accuse les USA La situation militaire au Tchad est confuse.Le gouvernement d'Hissène Habré, reconnu par l'OUA et l'ONU, est aux abois, parce que les rebelles de Goukouni Wed-deye menacent les principales villes du pays, avec le soutien téléguidé du colonel Kadhafi, président de la Libye.Kadhafi, ce «fou», disait le président Sadate d'Egypte, se défend bien d'intervenir directement.Mais il ne paraît faire aucun doute qu'il soutient en sous-main les rebelles, pendant que le régime de M.Habré reçoit, à sa demande, l'appui indirect de la France.Pendant que les amis de Kadhafi dénoncent le «colonialisme» de la France, coupable d'accorder son assistance à un pays menacé (voire à toute une région) par l'expansionnisme d'un fanatisme religieux complètement débridé, le président libyen, lui, accuse les États-Unis.Dans une interview accordée au quotidien parisien Le Matin, le colonel, après avoir affirmé qu'il n'y a pas un seul soldat libyen au Tchad, accuse les États-Unis: «Ce sont eux qui nous combattent et veulent faire intervenir leurs agents africains, l'Egypte, le Soudan, le Zaïre en particulier.Ces régimes ont reçu des instructions américaines pour s'immiscer dans le conflit intérieur tcha-dien, et, à partir de là, nous attaquer sur notre frontière du sud.» | Et la France?KWhafi n'en dit mot.Une ruse d* plus?Guy CORMIER MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef \u20acn&rr la csQ H - afIMBouimAo ?Droits réservés Marcel Adam Ottawa aura pris seul sa È*> décision sur les Cruise À la mi-juin l'administration américaine a fait parvenir au gouvernement canadien la fameuse requête qui tient en alerte depuis plusieurs mois les pacifistes canadiens: la permission de tester le système de guidage des missiles de moyenne portée Cruise, en Alberta, au début de Tan prochain.Aux Communes le premier ministre Trudeau a clairement laissé entendre qu'il donnerait rapidement son approbation.On attend la réponse d'ici à la fin de l'été, mais il semble qu'elle pourrait survenir très prochainement.Cette semaine des hauts fonctionnaires fédéraux ont dit que le cabinet devrait se hâter de prendre sa décision s'il veut éviter de causer un malaise chez ses alliés de l'OTAN et de donner l'impression à l'URSS que la résolution de l'Alliance atlantique faiblit.Ces propos confirment encore une fois l'embarras du gouvernement.On sait que le cabinet et le caucus libéral sont divisés sur cette question qui a provoqué un vaste mouvement de protestation au Canada et divisé l'opinion publique.Malgré sa lenteur à se décider, il est difficile d'imaginer que le gouvernement canadien pourrait refuser de tester les missiles Cruise sur le sol canadien.Ces derniers mois, M.Trudeau a plusieurs fois expliqué qu'en tant que membre de l'OTAN, de supporteur de la stratégie à double volet adoptée par celle-ci en décembre 1979, d'allié des États-Unis profitant à peu de frais de son parapluie nucléaire, le Canada ne pourrait logiquement se dérober à son devoir de solidarité envers ses alliés sans s'excommunier de l'Alliance.On peut donc parier que le gouvernement répondra positivement aux Américains, attendant sans doute le moment le plus propice pendant les vacances estivales.Ce sera, malheureusement, sans qu'il y ait eu un véritable débat parlementaire sur cette question de la plus haute importance.Il est vrai qu'à la mi-juin le gouvernement a été acculé par les partis d'opposition à tenir un débat à la sauvette qui n'a eu aucun écho au pays.À cause de la mauvaise volonté du gouvernement: d'abord il n'a pas voulu communiquer à la Chambre le contenu de la requête américaine, ensuite il a refusé le marché proposé par le NPD: la question de confiance ne serait pas posée si le gouvernement permettait un vote libre sur cette question.Ainsi nous avons eu droit à un débat partisan et étriqué.M.Trudeau et ses collègues qui pensent comme lui ont fait valoir le point de vue qui plaide en faveur du test des Cruise, mais on ne connaît pas les vues des ministériels qui pensent autrement.M.Trudeau a déploré, l'hiver dernier, que l'opinion publique ne soit pas mieux informée sur cette question.Mais il a refusé un véritable débat parlementaire qui aurait pu éclairer la population.Cette attitude peu démocratique n'est pas de nature à détromper ceux qui voient de la duplicité dans la conduite du gouvernement en cette matière.\u2022 LA PRESSE publiait hier une lettre du journaliste et écrivain Michel B.Solomon qui, après avoir dit tout le bien qu'il pensait de notre ancien collègue Vincent Prince, invitait celui-ci à profiter des loisirs que lui offre maintenant la retraite pour «écrire le grand livre de sa vie dans lequel son expérience, son amour de la vérité et sa foi dans l'humanité seront dévoilés».Je fais mienne cette sugges- tion de M.Solomon.M.Prince devrait se faire un devoir de faire profiter ses compatriotes, mais plus particulièrement ses anciens confrères journalistes, de sa vaste expérience des hommes et de la chose publique, de même que des enseignements qu'il aura tirés de l'évolution d'une profession qu'il aura pratiquée durant trente-sept ans.Trop de journalistes québécois de qualité laissent le métier après une carrière bien remplie, sans rien laisser d'autre que leurs écrits journalistiques.Rares sont ceux qui se sont donné la peine, au moins une fois, d'écrire un livre, ne serait-ce que pour parler du métier qu'ils ont pratiqué avec amour, de ses grandeurs et de ses misères, des événements importants dont ils ont été les témoins de première ligne, des hommes publics qu'ils ont côtoyés et bien connus.Dans la grande presse française il y a peu de journalistes qui n'ont pas écrit au moins un livre, que ce soit un roman, un récit de voyage, un essai, un dossier sur une question politique ou sociale importante, une réflexion sur leur métier ou encore leurs mémoires.Pour ne parler que de quelques contemporains, je regrette, par exemple, qu'un Roger Champoux et un Gérard Filion n'aient pas publié de mémoires, qu'un André Laurendeau, qui a touché à tous les genres, ne nous ait pas laissé un grand ouvrage sur son expérience politique aussi bien comme acteur que comme commentateur.Espérons que Claude Ryan trouvera le temps un jour de faire un bilan de sa vie publique tant comme journaliste que comme politicien.Vincent Prince devrait se faire un devoir de rédiger un ouvrage qui couronnera sa remarquable carrière.DOCUMENT La réforme du Sénat Les amendements nécessaires Voici la troisième tranche d'un mémoire présenté récemment au Comité mixte de la réforme du Sénat par le professeur Léon Dion.\u2022 i De la loi constitutionnelle de 1982, j'ai dit qu'elle constituait «une oeuvre inachevée et perfect!- LÉON PION_ Me» (LA PRESSE, 17* îlvril 1982).Elle comporte certes fies aspects positifs: elle supprime te dernier lien colonial avec le Royaume-Uni, elle comprend une charte des droits et libertés, un principe de péréquation, la reconnaissance des droits des autochtones, une redéfinition du partage des compétences législatives concernant les richesses naturelles et une formule d'amendement.Par contre, du point dct.Vue du Québec, la nouvelle loi constitu- tionnelle est insatisfaisante sous plusieurs aspects fondamentaux et, bien que la possibilité de l'amender conformément aux intérêts de ce dernier apparaisse aujourd'hui très aléatoire, Il importe de faire quand même connaître dès maintenant avec le plus de vigueur possible la nature des modifications nécessaires pour que ce document soit.acceptable au Qué- Suite à la page A7 t LECTURES L'improvisation gouvernementale Ce qui surprend le plus dans cet ouvrage sur l'analyse des politiques gouvernementales publié pour le compte de l'Institut d'administration publique du Canada, c'est que ce n'est que depuis une vingtaine d'années environ que l'analyse des choix collectifs est devenue une préoccupation majeure des spécialistes de l'administration publique.PIERRE VENNAT Cela est d'autant plus curieux que non seulement les politiques gouvernementales doivent être considérées comme un ensemble d'intentions et d'actes concrets, et, dans certains cas, d'inaction ou de non-décisions, mais l'analyse doit, en quelque sorte, donner un sens à la réalité politique que constituent l'élaboration et la gestion des décisions publiques.Or la réalité politique n'est pas toujours belle à dire et ne correspond pas, souvent, à des normes de gestion bien précises.L'analyse des politiques gouvernementales que font trois spécialistes de l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP), à même trois cas précis pris au hasard: la politique gouvernementale en matière de télévision éducative (Radio-Québec), le programme d'intégration des jeunes à l'emploi (PUE), ainsi que la création et la fermeture de la Société de montage automobile (SOMA) démontre plutôt qu'en matière de législation gouvernementale au Québec, l'improvisation et les décisions politiques prises pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la saine gestion ont toujours été notre lot quel que soit le gouvernement au pouvoir.Ce n'est que depuis 20 ans, donc, qu'on se penche par exemple sur «l'importance de la non-décision» pour analyser les choix collectifs.En fait, comme l'écrivent les trois auteurs de cet ouvrage, ce domaine relativement nouveau de recherche n'acquiert une certaine notoriété que depuis que l'interventionnisme étatique commence sérieusement à être remis en question.Le professeur Maurice Pa-try de l'ENAP en vient à la conclusion que ce qui ne manque pas de surprendre en analysant Radio-Québec, c'est le fait qu'en dépit de toutes les difficultés qu'elle a connues, Radio-Québec ait réussi à survivre.Cette survivance, écrit-il, est sans doute attribuable au désir des hommes politiques de maintenir vivante une politique symbolique dont ils ne peuvent, par ailleurs, identifier les multiples ambiguïtés.Dans le cas de Soma, analysé par Roland Parenteau, directeur-fondateur de l'ENAP, maintenant retourné aux HEC, elle fut mise sur pied principalement pour des motifs politiques très largement symboliques et a dû cesser ses activités pour des raisons strictement économiques.Parenteau ajoute que si Soma avait réussi à attirer autant que Radio-Québec l'attention des pouvoirs publics, cet organisme existerait probablement encore aujourd'hui.Quant au cas PUE, analysé par Michel Bellavance, celui-ci note que l'élaboration du projet a revêtu, à maints égards, un caractère d'improvisation.Basé sur une théorie plutôt chancelante, conçu dans un contexte où les objectifs de politique étaient, pour le moins, vagues et non opérationnels, le programme PUE ne pouvait que produire des résultats inattendus.Ce que les trois auteurs ne disent pas, mais que Ton peut facilement soupçonner, c'est que s'ils avaient choisi d'autres programmes au hasard, ils en seraient probablement arrivés aux mêmes conclusions.L'anêlyse dvs poJK/quc.i gouvernementales, Michel nellavancc, Maurice Patry et Roland Parenteau, Institut d'administration publique du Canada et Presses de l'Université Laval, 1983, 302 p.$16. TRIBUNE LIBRE A 7 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 Le projet de lei C-157 La Commission des droits de la personne s'inquiète La Commission des droits de la personne du Québec a pris connaissance du projet de loi C-157, Loi sur le service canadien du renseignement de sécurité, déposé à la Chambre des communes par le Solliciteur général du Canada.Bien qu'il s'agisse d'un projet de loi fédéral, la Commission estime opportun d'y apporter des commentaires car il s'agit de dispositions législatives susceptibles d'affecter de façon importante les droits des résidents du Québec.1.Fonctions du service canadien du renseignement de sécurité Le Service recueilli*, au moyen d'enquêtes ou autrement, analyse et conserve les informations et renseignements sur les activités dont il existe des raisons sérieuses de soupçonner qu'elles constituent des menaces envers la sécurité du Canada.Même si la loi dit expressément qu'elle n'autorise pas le Service à enquêter sur une personne pour le seul motif de sa participation à des activités légitimes, il peut fournir aux divers ministères et, après entente, aux différentes polices canadiennes, et même au gouvernement d'un Etat étranger, des évaluations de sécurité, c'est-à-dire, aux termes de la loi, «une évaluation de la loyauté dun individu envers le Canada et, à cet égard, de sa fiabilité».Il peut fournir des conseils à un ministre» en rapport avec l'exercice par ce ministre des pouvoirs que lui confère la Loi sur la citoyenneté ou la Loi sur l'immigra-tinn de 1976.Le Service peut communiquer les informations recueillies aux agents de la paix menant une enquête, au Procureur général du Canada et de lune des provinces où des poursuites peuvent être intentées, au Secrétaire d'Ktat aux Affaires extérieures, au ministre de la Défense nationale, et, si cela est justifié, à un ministre ou à une personne appartenant a la fonction publique du Canada.2.L'article 22 du projet de loi instaure un contrôle judiciaire mais sans préciser les critères devant guider le juge dans rémission des mandats L'article 22 exige un mandat judiciaire pour autoriser les perquisitions, fouilles, saisies et ouvertures de courrier.Cette disposition prévoit que par dérogation â toute autre règle de droit, sur la demande écrite du Directeur ou d'un employé du Service, le juge peut, s'il est convaincu par le dossier qui lui est présenté qu'un mandat est nécessaire pour permettre l'exécution des fonctions du Service, décerner un mandat autorisant les fouilles, saisies, perquisitions, ouverture du courrier, interception des communications.Il faut comprendre que cette disposition primera sur toute autre règle de droit et donc que les garanties offertes tant par le Droit commun que par le Code criminel en ce qui a trait à la confidentialité seraient abolies.Par conséquent, par toute personne normalement tenue par la loi au secret professionnel: médecins, avocats, fonctionnaires fédéraux et provinciaux, travailleurs sociaux, etc.\u2022 Et non seulement accroît-elle la possibilité d'accéder à ces renseignements, mais elle ne donne au juge aucun critère lui permettant de se convaincre qu'un tel mandat est nécessaire.Or, la Commission McDonald, dans son volumineux rapport, tout en étant d'accord avec la création d'un Service de renseignement, avait clairement formulé de tels critères.Recommandation no 21 (5) «La loi devrait obliger le juge à tenir compte des facteurs énumé-rés ci-après pour décider si l'interception est nécessaire: a) si d'autres méthodes d'enquête n'exigeant pas de mandat Judiciaire ont été essayées et ont échoué; b) si d'autres méthodes d'enquête ont peu de chances de réussir; c) si l'urgence de l'affaire est telle qu'il ne serait guère pratique de mener l'enquête en recourant uniquement aux autres méthodes d'enquête; c) s'il est probable que des renseignements d'importance sur l'activité en question ne soient pas recueillis sans le recours à la méthode; c) si le degré d'ingérence dans la vie privée des personnes visées par la méthode est justifié par la valeur des renseignements recherchés».L'article 22, par sa rédaction vague et imprécise, ouvre donc la porte à des abus possibles à rencontre du droit de propriété, du droit à la vie privée.De plus, comme il fait échec à la protection accordée par le droit à la confidentialité des renseignements personnels, il risque de rendre inefficaces les mécanismes légaux de protection du secret professionnel.Cela aurait comme conséquence de miner la confiance que les gens placent en ceux qui sont les mieux placés pour intervenir en leur faveur: avocats, médecins, agences sociales, etc.Nous croyons donc qu'il faudrait, à tout le moins, reprendre les recommandations du Rapport McDonald en ce qui concerne les facteurs à considérer par le juge avant d'émettre le mandat prévu à l'article 22.3.L'article 21 du projet C-157 accorde blanc-seing et immunité à l'administration du service Le paragraphe premier de l'art.21 fonde le Directeur du Service et ses employés à accomplir, en vue de l'exercice de leurs fonctions, «tous les actes justifiables dont la nécessité soit également justifiable» (-justified in taking such reasonable actions as are reasonably necessary to enable them to perform the duties and functions of the Service»), Le paragraphe second éclaire davantage le sens de ce qui est ainsi «justifiable».En effet, le Directeur fait rapport au ministre et au Procureur général du Canada sur tous actes accomplis selon lui il/i-citement, dans des cas particuliers, par des employés dans l'exercice prétendu des fonctions que la présente loi confère au service (\u2022acted unlawfully in the purported performance of the duties and functions of the Service under this Act»).Que l'article 21 ait pour but de protéger les employés du Service en leur donnant un moyen de défense en cas d'accusation d'actes illégaux ou qu'il ait pour but de «légaliser» à l'avance l'accomplissement d'actes qui seraient autrement illégaux, il nous semble que, dans son libellé actuel, il risque de donner lieu à des abus.Cette disposition nous semble dangereuse parce qu'elle risque de donner lieu à l'arbitraire administratif.De plus, cette disposition peut laisser entendre que le législateur veut soustraire l'administration à la Rule of Law, ce qui serait contraire à nos principes démocratiques.La charte canadienne des droits et libertés n'af-firme-t-elle pas, en son préambule, que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent.la primauté du droit (Rule of Law), enfin, une telle règle ouvre toute grande la porte aux atteintes à l'égalité devant la primauté du droit puisque l'immunité est accordée a ceux qui auront entière discrétion d'agir pour les besoins du Service, et qui pourront eux-mêmes décider du caractère légal ou illégal de leurs actions.Bien que l'article 24 de la charte canadienne des droits et libertés permette à un tribunal d'écarter des éléments de preuve obtenus «dans des conditions qui portent atteinte aux droits et libertés», ce n'est qu'après coup, et si une telle preuve est présentée devant un tribunal, que ce mécanisme de protection pourra être mis en marche.L'article 21 donne prise à l'arbitraire de l'administratif et risque de «légaliser l'illégalité» sans qu'on puisse prévenir l'accomplissement de tels actes illicites.4.Le rôle du comité de surveillance La mise sur pied d'un Comité de surveillance, chargé de recevoir des plaintes, de faire enquête et d'émettre des recommandations dans les cas où il y aurait allégation d'exclusion fondée sur la transmission de renseignements est une innovation positive.Cet organisme agira tant dans le domaine de l'emploi, des contrats de service, que dans le domaine couvert par la Loi sur la citoyenneté et la Loi sur l'immigration de même que dans les affaires qui lui sont transmises en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne.La mise sur pied du Comité de surveillance permettra aux personnes ayant, pour des raisons de sécurité, été l'objet de discrimination dans l'emploi ou dans l'attribution de contrats ou à celles qui auraient fait l'objet de rapports défavorables en vertu de la Loi sur la citoyenneté ou de la Loi sur l'immigration, de connaître les raisons du refus, de bénéficier d'une enquête et, éventuellement, de recommandations.Leur recours sera facilité par l'obigation qui est faite à l'administration d'aviser par écrit ces personnes que la décision qui les affecte est fondée sur un rapport défavorable pour des raisons de sécurité.Toutefois, il faut se rendre compte que le Comité de surveil lance ne se met en branle que sur plainte, ce qui fait ressortir les inconvénients suivants: premièrement, au moment de la formulation de la plainte, les renseignements seront déjà communiqués, le mal sera déjà fait; deuxièmement, ce ne sont que l«s personnes bien articulées, bien au courant de la loi et de leurs droits qui y auront recours.Ce moyen de pallier les lacunes de la loi est donc un correctif bien aléatoire qui ne saurait remplacer des dispositions législatives venant préciser davantage les pouvoirs du Service et prévenir l'accomplissement d'actes abusifs ou arbitraires.À cet égard, les recommandations du rapport McDonald allaient beaucoup plus loin que l'actuel projet de loi.tant pour consacrer la responsabilité ministérielle que pour préciser les moyens de collecte de renseignements.Conclusion Le projet de loi no C-157 poursuit des objectifs de sauvegarde de la sécurité nationale.L'intention exprimée du Solliciteur général est qu'il respecte aussi les libertés publiques et la vie privée.Nous ne sommes pas de cet avis.La Commission McDonald a fait 285 recommandations qui ont été examinées en vue de rédiger le projet mais auxquelles on n'a pas toujours donné suite.Il conviendrait de prendre en considération ces recommandations pour éviter les injustices et les décisions abusives et arbitraires que le libellé du Projet de loi C-157 ne manquera pas de favoriser.Dans son état actuel, le projet de loi C-157 diminue la protection de certains droits et libertés.Il devrait donc être modifié afin d'assurer aux citoyens toutes les garanties qu'ils sont en droit d'attendre contre les interventions arbitraires et abusives du Service canadien du renseignement de sécurité.La réforme du Sénat Suite de la page A 6 bec.Ces modifications devraient porter à la fois sur les prémisses régissant la révision constitutionnelle, sur la formule d'amendement et sur les dispositions relatives à la question linguistique et à celles portant sur la liberté de circulation et d'établissement.\u2022 Plusieurs auraient souhaité que le premier article de la nouvelle constitution affirme la dualité canadienne ou du moins qu'un préambule à celle-ci énonce le principe de la dualité.Dans une résolution adoptée en décembre 1981, l'Assemblée nationale du Québec faisait de la reconnaissance des principes de la dualité et de l'égalité des peuples fondateurs et du caractère distinct de la société qué- bécoise une condition d'acceptation par le Québec de la constitution révisée.Il semble bien que le Québec n'a plus d'autre choix aujourd'hui que de renoncer à cette exigence.Il est sans doute plus indiqué qu'il se concentre sur l'examen des façons de modifier les articles de la loi constitutionnelle qui contredisent le principe de la dualité de sorte que cette dernière soit au moins reconnue dans les faits.La formule d'amendement ne contient pas de droit de veto constitutionnel absolu pour le Québec.Ce dernier, tout comme les autres provinces, se voit reconnaître un droit de veto seulement dans des matières spécifiques: la monarchie; le droit d'une province d'avoir à la Chambre des commu- nes un nombre de députés au moins égal à celui des sénateurs par lesquels elle est habilitée à être représentée en 1982, l'usage du français et de l'anglais et la composition de la Cour suprême du Canada (Art.41).En outre, toute province qui refuserait un transfert de compétences législatives provinciales au Parlement fédéral recevrait une juste compensation lorsqu'il s'agirait d'éducation ou d'autres domaines culturels (Art.40).En décembre 1981, l'Assemblée nationale du Québec posait comme deuxième condition de son acceptation de la nouvelle constitution canadienne l'attribution au Québec LE DEMI- 3 DERNIERS JOURS sur vaste choix de ¦ .complets vestons sport ¦ chemises-T chemises sport pantalons ¦ Un léger supplément pour les retouches aussi 1/2 prix sur vêtements pour dames PRmAflD BOUDRIR5 LES TERRASSES ENTREE MAISONNEUVE Ô45-6251/6252 PLACE 661 â.RUE 0ONAVENTURE ST-HUDERT 075-2013 273-2051 PROMENADES ST0RUNO 653-9422 PLACE QUÉDEC 524-5263 d'un droit de veto absolu ou d'un droit de retrait général assorti de la pleine compensation financière.Il semble bien que, dans les conditions actuelles, le gouvernement fédéral de même que la majorité des autres provinces se refuseraient à acquiescer à cette exigence.La loi constitutionnelle de 1982 comporte d'autres dispositions qui risquent d'être très dommageables pour le Québec.11 s'agit de l'article 42(1) selon lequel les institutions fédérales pourraient être changées sans l'assentiment du Québec.Il est notamment impensable que les pouvoirs du Sénat, le mode de sélection des sénateurs, le nombre de sénateurs pouvant représenter une province de même que la Cour suprême, sauf en ce qui a trait à sa composition, puissent être modifiés sans l'accord du Québec et même malgré son opposition.Or c'est pourtant au Sénat et à la Cour suprême que se trouvent les seules possibilités qui restent de faire reconnaître la dualité canadienne au niveau fédéral et, de ce fait, le Québec, principal point d'appui et premier garant de la dualité, est pleinement justifié de réclamer un droit de veto spécifique en ce qui concerne ces domaines cruciaux.\u2022 La loi de 1982 fait de la constitution le protecteur des minorités, notamment des minorités linguistiques.Cette orientation vient à rencontre de l'opinion de ceux qui soutiennent que le Québec possède une obligation imprescriptible de protéger la langue française sur son territoire, que le droit de déterminer seul le régime linguistique qui lui convient devrait lui être reconnu dans la constitution et que la décision de faire inscrire dans la constitution ou non les droits de sa minorité linguistique devrait lui appartenir.Sous sa forme actuelle, l'article 23, tel que les tribunaux paraissent devoir l'interpréter, est susceptible d'engendrer de graves conflits avec le Québec qui s'est doté d'une charte de la langue française (loi 101).Celle-ci a eu dans l'ensemble des effets très positifs sur la promotion du français dans cette province et il vaudrait beaucoup mieux faire confiance à la sagacité des Québécois pour effectuer les rajustements qui pourraient s'imposer en ce qui concer- \u2022 Priorité ett accordé* tout cotto rubrique aux lettres d'Intérêt général se rapportant à éat articles parut dam LA PRESSE la concision est de riguour.\u2022 i#S tomtpondantt doivent inscrire lisiblement tors nom, adressa et mtméro ao téléphona.\u2022 LA MtBSSB no t'onçogo pas à publier toutes /«S tettret reeves, ni à retourner ht lettres, manuscrits au autres documents non pubUét.\u2022 l'auteur assume l'entière responsabilité de SOS opinions.\u2022 Tout an respectant la ponté* de l'auteur, LA PRESSE so reserve h droit d'abréger ht lettres talon l'espace disponible \u2022 $1 possible écrira à la machina, à double interligne.\u2022 Prière d'adresser vos lettres comme suit: .Tribune libre», LA PRESSE, C.R 4200, suce.Plax* d'Armes, Montréal, H2Y 3M I.ne les droit des anglophones que de les contraindre par une constitution que leur gouvernement refuse de reconnaître.Pour une réforme du Sénat Quelles qu'aient été les intentions des Pères de la Confédération concernant notamment la fonction de représentation des provinces ou des régions, il est communément admis que le Sénat n'a été qu'un faible véhicule des intérêts des diverses parties du pays.On impute parfois cet échec à la piètre qualité de ses membres.Cette explication porte à faux car, au cours des récentes décennies tout au moins, il s'est trouvé plusieurs personnalités de qualité parmi les sénateurs.Ceux qui connaissent bien le Sénat estiment qu'il s'y accomplit du bon travail, tant en ce qui concerne l'amélioration des projets de loi que la poursuite de travaux d'enquête.Et pourtant le Sénat ne jouit d'aucune reconnaissance publique et les sénateurs eux-mêmes sont loin d'avoir le prestige que l'importance de leur tâche devrait leur mériter.o On aura beau nommer au Sénat des personnes parmi les plus prestigieuses des diverses professions et s'ingénier à améliorer de toutes les façons possibles le fonctionnement du Sénat, rien ne pourra accroître substantiellement la crédibilité de ce dernier, tant que les sénateurs seront nommés par le gouverneur général sur proposition du Premier ministre, c'est-à-dire par voie de patronage.Toute réforme valable du Sénat en vue de lui donner toute l'importance qu'il devrait avoir dans le fonctionnement du Parlement canadien doit, à mon avis, passer par l'élection de ses membres.C'est la réforme cruciale qu'il convient d'effectuer, tous les autres changements nécessaires ou souhaitables devant être effectués en tenant compte de cette primordiale obligation.La principale raison qui motive mon opinion à ce sujet est la suivante: même si le Sénat peut techniquement dans le contexte où il se trouve actuellement procéder lui-même à d'importantes améliorations dans son fonctionnement, puisqu'il ne l'a pas fait jusqu'ici on voit mal ce qui pourrait tout à coup le motiver à le faire.Rien de moins que la perspective d'un amendement constitutionnel n'est requis pour l'inciter à se remettre lui-même sérieusement en question.Or, à l'instar d'autres personnes, j'estime crue la réforme critique, celle qui est le plus susceptible d'engendrer une véritable dynamique de changement, c'est la proposition d'une élection des sénateurs.(à suivre) la presse RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 2854911 Le service dos abonnement» est ouvert du lundi au vendredi dt 7h00 à 17h 30.RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285 7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Commandes du lundi ou vendredi 8h a 17h Pour chancer du lundi ou vendredi °h a 16h30 GRANDES ANNONCES Détaillants National, Télé-Presse Vacances, voyages 285-7111 285-7205 285-7202 285-7306 285-7265 Carrières tt professions, nominations 285-7320 jpT Une tradition montréalaise depuis 1938 Nous sommes en vacances 18 juillet .\u2022.' \u2022 au 31 juillet Rendez-vous le Ier août! .¦ .\u2022 -.: S ' A 8 K - ».v le 1 % ».\\ Améliorations importantes aux programmes d'emploi et à l'Assurance-chômage Le gouvernement du Canada a effectué plusieurs modifications importantes au Régime d'assurance-chômage ainsi qu'aux programmes d'emploi.Pécheurs: prestations améliorées Nouveau' Les pêcheurs en eaux intérieures auront désormais droit aux prestations d'assurance-chômage.De plus, les prestations accordées à tous les pêcheurs saisonniers sont améliorées.Les prestations des pêcheurs saisonniers sont maintenant versées du 1er mai au 15 novembre, ainsi que du 1er novembre au 15 mai.Si vous êtes pêcheur saisonnier ayant accumulé au moins 15 semaines de pêche, votre montant de prestations sera maintenant calculé sur vos dix meilleures semaines de travail.De plus, le revenu obtenu d'une pêche traitée pourra maintenant être ajouté à celui d'une pêche fraîche.Enfin, vous pourrez construire un bateau à usage commercial, sans pour cela perdre vos droits aux prestations.Ces mesures peuvent augmenter le montant des prestations.Le nombre de semaines de travail requises pour être admissible aux prestations demeure le même; toutefois six de ces semaines doivent être consacrées à la pêche.Parents adoptif s: admissibilité aux prestations d'assurance-chômage Nouveau! A partir du 1er janvier 1984, un parent adoptif pourra toucher des prestations hebdomadaires jusqu'à concurrence de 15 semaines.Si c'est une adoption légale et si vous êtes un parent adoptif qui peut démontrer que sa présence est requise à la maison, vous serez peut-être admissible à ces prestations.Femmes enceintes: accessibilité accrue aux prestations d'assurance-chômage Nouveau! A partir du 1er janvier 1984, les dispositions relatives aux prestations de maternité deviendront plus simples et plus équitables, il faudra, comme par le passé, démontrer que vous avez travaillé 20 semaines afin d'être admissible aux prestations de maternité.Cependant, l'exigence de dix semaines de travail, lors de la conception, n'est plus requise.Vous pourrez également, au cours des semaines précédant et suivant l'accouchement, recevoir des prestations d'assurance-chômage.Ces modifications permettront à plus de 100,000 femmes d'avoir plus d'accessibilité aux prestations.Travailleurs: prolongation de la norme variable d'admissibilité à lassurance-chômage L'application delà norme variable d'admissibilité de 10 à 14 semaines sera maintenue durant les deux prochaines années.Comme auparavant, si vous habitez dans une région où le taux de chômage est élevé, vous n'aurez à travailler qu'aussi peu que 10 semaines pour toucher des prestations; dans les régions où le taux de chômage est faible, il vous faudra accumuler jusqu'à 14 semaines d'emploi.Employés et employeurs: intensification du Programme de travail partagé Ce programme important, dont le succès a été amplement prouvé, est prolongé jusqu'en mai 1984 et bénéficiera de sommes supplémentaires.Le Travail partagé est une entente entre employés et employeurs en vertu de laquelle les heures de travail disponibles sont réparties parmi l'ensemble du personnel de l'entreprise, afin d'éviter des mises à pied.Depuis le début du programme, plus de 13.500 ententes signées, touchant plus de 260.000 travailleurs, ont permis d'éviter la mise à pied de plus de 100.000 employés.Aux termes de ce programme, la semaine de travail est réduite: le travailleur reçoit, d'une part, son salaire pendant les journées travaillées, et.d'autre part, ses prestations durant les jours chômés.Travailleurs: formation et services de placement avec le Travail partagé Dans ce même contexte, de nouveaux projets témoins seront mis en oeuvre, permettant de porter à 50 semaines le Travail partagé dans les entreprises qui doivent procéder à des licenciements.Les employés visés pourraient dans certains cas s'inscrire à des cours à temps partie ou à des activités de recyclage, sans perdre leurs droits aux prestations d'assurance-chômage.Ils pourraient aussi avoir recours à des services de placement.Le Travail partagé permet aux travailleurs et aux employeurs de mieux répondre aux changements structurels et technologiques qui bouleversent le marché de l'emploi.Femmes sans emploi: multiplication des prestations de formation En 1983-1984, des montants supplémentaires versés au Programme national de formation permettront à plus de chômeurs, à des femmes en particulier, de mieux se préparer à assumer les nouveaux métiers de demain.A ce titre, si vous n'avez pas droit aux prestations d'assurance-chômage pendant votre stage de formation, vous pouvez recevoir d'autres allocations spéciales de formation et de subsistance.Ces allocations, dès le 1er septembre 1983, seront augmentées et les allocations de garde d'enfant vont être majorées d'au moins 100%.Par exemple, le taux d'allocation hebdomadaire de garde passera de $20 à $50 pour un enfant, de $35 à $80 pour deux, et de $65 à $130 pour cinq enfants.Femmes: apprentissage aux nouveaux métiers L'apprentissage à de nouveaux métiers et à de nouvelles spécialités sera plus accessible aux femmes.Le nombre d'étudiantes augmentera considérablement pour les cours deformation aux métiers non traditionnels.De plus, les associations féminines pourront demander des subventions jusqu'à concurrence de $50.000 pour élaborer des projets de cours de formation destinés aux femmes.avec k Cetâe dcmpbldu Qauadq kpâtâjiûppjiochè'pom obtem desjimeigtietttektôÀUppkfitektûvteA jm m méiknatkm à tûé^mahce-ckôfnûge etauxpjiogAOMnei detupki.1+ Emploi et Immigration Canada Employment and Immigration Canada Lloyd Axworthy.Ministre Lloyd Axworthy.Minister Canada LA PRESSE, MONTRÉ.DC-9 D'AIR CANADA Un court-circuit à l'origine de l'incendie ?WASHINGTON (PC) \u2014 Passager à bord du DC-9 d'Air Canada qui a atterri en catastrophe à Cincinnati, le 2 juin dernier, un ingénieur américain s'est dit convaincu, mercredi, que l'incendie avait été causé par un court-circuit.Témoignant devant le sous-comité des transports de la Chambre des représentants, M.Ray Grubbs a précisé que son opinion était basée sur ses propres observations et son expérience personnelle.M.Grubbs, qui demeure à Dallas au Texas, a raconté qu'il a aperçu la fumée pour la première fois du côté droit de l'avion, à l'arrière, s'échappant d'une armoire.La nature de la fumée et son odeur indiquaient, selon lui, qu'il s'agissait d'un feu d'origine électrique.« 11 faut que ce soit un court-circuit, a dit M.Grubbs.Je ne peux pas croire que c'était une cigarette ».Disjoncteur Il se peut, a affirmé l'ingénieur, que la remise en position d'un disjoncteur par un agent de bord ait pu provoquer une surcharge électrique et provoquer le court-circuit.Ce point sera exploré plus profondément, ont dit des membres du sous-comité, par les spécialistes qui témoigneront plus tard.; Vingt-trois des 46 personnes à bord de l'avion ont perdu la vie.M.Grubbs a exprimé l'avis qu'il a eu personnellement la vie sauve grâce à un chiffon trempé qu'il a Serré entre ses dents et qui lui a permis de ne pas perdre connaissance avant d'être évacué.- L'ingénieur Roy Grubbs Photo UPI EN SPECIAL Planche à voile Planche Dufour-Bic Super spéciaux compétition: CRIT 630 et D2 les planches championnes.Un très grand choix de planches, vêtements et accessoires.Des grandes marques uniquement.DUFOUR CRIT SAINVAL SAILBOARD m J M \\ BOUTIQUE PLEIN-VENT 1200 est, de Maisonneuve Montréal Tél.: 598-9052 t A NOTRE MAGASIN DE BROSSARD SEULEMENT MOBILIER SECTIONNEL 5 MORCEAUX tissu velours valeur 2 700 $ prix liquidation 1500$ SALON AMAZONE 2 MORCEAUX chêne massif comprenant: un sofa et un fauteuil valeur 1 600 $ prix liquidation i 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garçon aujourd'hui âgé de 12 ans, mais qui n'en avait que huit au moment d'un accident survenu au Centre des Loisirs de l'Immaculée-Conception, a obtenu hier un dédommagement de $3000 pour s'être sérieusement blessé à une jambe, en se balançant à ce que Ton appelle un « câble de Tarzan », dans le gymnase de l'endroit.Tout en décidant que la surveillance exercée par deux moniteurs sur la vingtaine de jeunes qui étaient sur les lieux, à ce moment-là, était adéquate, le juge Guy Boissonneault, de la Cour provinciale, se dit cependant d'avis qu'il y a eu faute de la part du Centre, en raison du fait qu'une estrade mobile avait été garée trop près de ces câbles, qui ont beaucoup d'attrait pour les jeunes.Et que c'était sur la structure métallique de cette estrade que l'écolier s'était profondément lacéré une jambe.Il poursuit son propriétaire à cause d'un.noyau de pêche Un homme qui a fait une chute dans l'escalier parce que des enfants Conseil ot le radtodHtueton et des télécommunications canadiennes Canadien Radlo-tetevlsion and Telecommunication* Commission avis de décision Décision Decision CRTC 83-492 \u2014 Le CRTC annonce qu'il renouvelle les licences des entreprises de radiodiffusion suivantes de la Société de Radio-Télévision du Québec, qui expirent les 30 juin et 30 septemnre 1S83, jusqu'au 29 février 1984, sous réserve des mêmes conditions de licence.CI-VA-TV Montréal, CIVA-TV-1 Abitibi-Témiscamin-gue (Val d'Or), Abitibi-Té-minscamingue (Rouyn-Noranda), CIVB-TV Ri-mouski.CIVC-TV Trois-Rivières, CIVF-TV Baie Trinité, CIVG-TV Sept-Iles, CIVL-TV Mont-Laurier, CIVM-TV Montréal, CIVO-TV Hull, CIVP-TV Chapeau, CIVQ-TV Québec, CIVS-TV Estrie.\u2022 Canada avaient laissé des noyaux de pêche sur les marches, réclame au père la somme de $11,140.M.Giaeomo Cartil-lone affirme que cet accident survenu le 24 juillet 1982, a été la source de nombreux ennuis: blessure au pied droit, traitements longs et pénibles et perte d'un emploi.Du 24 juillet au 8 novembre 1982, il a dû suivre des traitements au centre hospitalier Santa Cabri-ni.Il souffre d'une incapacité partielle permanente de 2 p.cent.Après cette chute, il n'a pu reprendre son travail à la boulangerie Raphaël.SOLITUDE?Club de rencontre \u2022 Les amis des arts 526-1665 A 9 o CO CO Vf* Ê GARANTIE* Sur composants électroniques selon les termes et conditions mis en vigueur par les fabricants à la date d'achat.REMBOURSEMENT* La différence de prix si vos composants électroniques sont vendus moins chers aux mêmes conditions durant les 30 jours suivant lâchât.ÉCHANGES* Tout élément de votre système électronique pour un modèle plus avancé durant les 30 jours suivant lâchât :KV1931 télécouleur à écran 20\" système trinitron synthonisateur à accès direct UHFVHF modèles 1983 touches sensibles le CFS 300 de SONY radio portatif am-fm stéréo cassette format compact 149 99 1 GARANTIE 2 ANS GRATUIT ABONNEMENT À UN CLUB VIDÉO AVEC L'ACHAT D'UN MAGNETOSCOPE le CFS 500 de 'II* \u2022 radio portatif \u2022 am-fm 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QUÉBEC (PC) \u2014 Si le Québec a refusé une offre de Sis millions du gouvernement fédé-ral pour l'implantation de l'alu-minerie Pechiney à Bécaneour, c'est que ce projet était déjà bien engage et qu'il aurait été préférable que cet argent serve à faire démarrer d'autres projets industriels au Québec.C'est ce qu'a affirmé hier un porte-parole du ministère québe cois des Finances qui confirmait ainsi que le ministre Jacques Parizeau n'a pas voulu de cette subvention fédérale.Le minisire canadien de l'Industrie et du Commerce, Ed Lumley, a écrit en janvier dernier à M.Parizeau pour lui proposer de consacrer le $18 millions non-alloué dans les programmes à frais partagés au projet Pechiney.En avril.M.Parizeau répondait à M.Lumley que cet argent n'était pas nécessaire pour que le projet fonctionne.Au bureau de M.Parizeau, on soutient cependant qu'on a suggéré à Ottawa de mettre cet argent ailleurs, notamment dans le dossier de hélicoptères Bell.«Cette subvention était inutile puisque le projet était déjà en marche, de souligner le chef de cabinet-adjoint de M.Parizeau, Normand Paquin.On ne subventionne pas un projet qui se réalise mais cet argent aurait pu servir à faire démarrer d'autres projets qui n'attendent que ça ».Frustration Par contre, un fonctionnaire près du dossier a expliqué pour sa part qu'à Ottawa on est frus- tré ne de pas être associé à cet investissement de $1,5 milliard et qu'on tente, tout simplement, de « tirer la couverte de son bord » au moment où le dossier aboutit.Cette source a également fait valoir que l'offre fédérale de $18 millions, minime par rapport aux investissements massifs du Québec (au moins $350 millions), était également assortie d'une série de conditions inacceptables pour le Québec puisque que le fédéral aurait pris le contrôle du parc industriel de Bécaneour.« C'est comme si quelqu'un vous aidait à réparer votre crevaison mais qu'il demandait par la suite de devenir propriétaire de votre voiture, » de soutenir celui-ci.Enfin, ce fonctionnaire mentionne que le projet était déjà bien arrimé entre le Québec et la France et que c'est suffisamment compliqué de négocier à deux gouvernements sans en ajouter un troisième.(PC) \u2014 Le délégué du Québec à New York, M.Raymond Gosselin, s'inquiète de l'image négative de la province qui est véhiculée dans les publications américaines.À la simple mention du nom de l'écrivain canadien Mordecai Ri-chler, il murmure : « terrible, terrible ».Selon M.Gosselin, Mordecai Les Québécois comparés à des nazis Y photo LA PRESSE Raymond Gosselin Richler, un Montréalais et l'écrivain canadien le plus célèbre au sud de la frontière, se sert des cercles journalistiques les plus influents pour accuser le gouvernement québécois d'avoir condamné à la stagnation la métropole en votant la Loi 101.Pour contrebalancer l'influence négative de Richler et celle produite par la distorsion dans les médias, le gouvernement du Québec est obligé d'offrir des voyages officiels gratuits aux journalistes, précise M.Gosselin.Dans une allocution à l'université Harvard, l'automne dernier, le ministre des Affaires intergou- vemementales, M.Jacques-Yvan Morin, avait déclaré : « Le venin que déverse Richler contre le Québec est difficile à contrer.» Une loi totalitaire Mordecai Richler allègue pour sa défense: «J'écris sur ce que nous savons tous, la nature totalitaire de la loi 101 sur la langue.Sur le fait que Montréal ne s'en remettra jamais, que les enfants s'en vont et que les familles sont déchirées, réunies seulement pour les funérailles ».Les observations de Richler comme Québécois anglais sont une chose.Ce qui alarme le gouvernement, c'est le fait que les Américains adoptent souvent le même ton.Selon M.Gosselin, l'idée fausse que le Américains se font du Québec est aberrante.«J'ai reçu un appel de quelqu'un qui désirait savoir s'il était vrai que l'on pouvait être arrêté à Montréal pour avoir parlé an glais.Une autre personne réclamait une photo d'un policier en uniforme chargé de faire appliquer la loi 101 ».rapporte-t il.« Nous n'attendons jamais parler des aspects positifs de la législation, mais seulement que les Québécois sont des nazis et des racistes », conclut-il.seulement.Venez tôt pour un meilleur choix! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 14 JUILLET 1983 EAU CONTAMINÉE A 11 Goodfellow se dit non coupable Selon M.René Desmarais, directeur de l'entreprise d'incinération industrielle Goodfellow, filiale de Tricil (Québec) Inc., celle-ci n'est aucunement responsable de la contamination de la nappe d'eau souterraine de Ville Mercier.Cette mise au point fait suite à la décision du ministère de l'Environnement de procéder à la décontamination de la nappe et d'en faire absorber les coûts par la compagnie.« La simple chronologie des événements entourant l'apparition de ce problème suffit à démontrer que Goodfellow n'a rien eu à voir avec la création des lagunes à l'origine de la contamination de la nappe phréatique », a précisé M.Desmarais.Vers la fin des années 1960, le gouvernement émettait des permis autorisant Bernard Vallée et l'entreprise LaSalle Oil Carriers à emmagasiner des produits pétroliers sur un site désigné à cette fin à Ville Mercier, au sud-ouest de Montréal.C'est dans ce contexte que les lagunes furent créées et que débuta le déversement de déchets liquides dont on découvrit, en 1971, qu'il contribuait à contaminer les eaux souterraines.Le SIDA pourrait être traité avec rinterleukine-2 EAST LANSING, Michigan (AP) \u2014 Une substance existant naturellement dans les cellules du sang pourrait fournir un traitement contre le SIDA (Syndrome immuno-déficitaire acquis, improprement appelé «Cancer Gay»), ont annoncé mardi des scientifiques.Cependant des mois de recherches seront nécessaires avant de déterminer si cela est efficace, selon une étude que publie ce mois-ci le magazine américain «Journal of Clinical Investigation ».La Substance, appelée Interleukine-2, « augmente de manière significative » les activités des « cellules de défense naturelle » qui détruisent habituellement les cellules cancéreuses et les cellules infectées par des virus, a affirmé l'un des auteurs de l'étude, Alain Rook, lors d'une réunion de « l'American Society For Virology » à l'Université du Michigan.«Ces résultats positifs laissent penser que PInterleukine-2 peut finalement être utile dans le traitement des patients atteints du SIDA », a-t-il dit, ajoutant cependant : « Les résultats ne sont que très préliminaires ».Chez les personnes atteintes du SIDA, les cellules de défense naturelle n'agissent plus, ce qui réduit l'immunité des malades et les expose à d'autres maladies, dont certaines formes de cancer.Selon des chercheurs présents à la réunion, l'Interleukine-2, sécrétée par les globules blancs des personnes en bonne santé, «augmente l'activité, de lutte contre l'infection, des lymphocytes (globules blancs) atteints, du moins dans'l'éprouvette ».Selon M.Rook, qui est membre de l'Administration américaine pour la nourriture et les médicaments, il faudra « plusieurs mois à compter d'aujourd'hui » avant de déterminer si la substance peut aider à combattre le SIDA.Une page d'annonce des Haïtiens dans le New York Times?PORT AU PRINCE (AFP) \u2014 Afin de contrecarrer la propagande raciste contre les Haïtiens aux Etats-Unis à propos de la SIDA, le syndrome immuno-déficitaire acquis, le quotidien haïtien Le Nouvelliste suggérait, mercredi, qu'une page spéciale patronnée par le peuple d'Haiti soit achetée à titre publicitaire dans le « New York Times ».Le journal, doyen modéré de la presse haïtienne, estime que cette page, dont le coût varie entre $10,000 et $12,000 pour une parution, aurait d'autant plus de valeur et d'effet qu'elle aurait été payée par des citoyens haïtiens à partir cj^e contributions volontaires.La publicité sur les analgésiques est trompeuse WASHINGTON (AP) \u2014 La commission américaine fédérale du commerce a jugé que la publicité concernant les analgésiques vendus sans prescription était trompeuse et a interdit, mercredi, aux manufacturiers d'affirmer la supériorité de leur produit sur un autre produit à moins d'en faire la preuve.La décision concerne Bufferin, Excedrin, Bayer Aspirin, Cope, Vanquish et les produits Midol.La commission a ordonné que les messages publicitaires qui proclamaient la supériorité de certains produits sur d'autres soient abandonnés à moins de preuve justifiée.Tel Excendrin qui affirme sa supériorité sur l'aspirine et Bayer qui prétend surclasser les autres marques d'aspirine.Cependant, la commission n'a pas ordonné aux compagnies de corriger leur publicité par une nouvelle campagne publicitaire.90 victimes d'innondations PEKIN (Reuter) \u2014 Le fleuve Yangtze est sorti de son lit, ce qui a entraîné la mort de 90 personnes et en a blessé des centaines d'autres dans cette région densément peuplée de la province d'Anhui, ont déclaré les autorités mercredi.\"Le danger est encore présent\", a indiqué un porte-parole du Bureau de contrôle des inondations de la province.De plus, selon l'agence Xinhua, les pluies torrentielles qui se sont abattues plus au nord ont dangereusement gonflé les eaux du fleuve Jaune.Des millions de personnes ont été mobilisées Hpour endiguer leVangtzé sur près de 4,000 km.f>OJL*v ».HABITATION «c QUÉBÉCOIS 9 e* Taux hypothécaire de V1I2 garanti pendant ansî | Subvention de capital pouvant atteindre ^ ^ Q00 Autres avantages additionnels.UN PROGRAM^ CORVÉE-HABITATION participe à la relance! 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