La presse, 4 juillet 1983, Cahier A
[" 1 LE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1983, 99* ANNÉE, N° 152, 48 PAGES, 4 CAHIERS \u2022 LA MÉTÉO: ENSOLEILLÉ, MIN.- 17°, MAX.: 32° DEMAIN: AVERSES a A LA SALLE BONAVENTURE DU MARDI AU SAMEDI A COMPTER DE 20H30 L'HÔTEL REINE ELIZABETH 861-3511 35 cents HORS DE LA ZONE MÉTROPOLITAINE 450 i.A.I 'XvMK.W photo Pierre Côté, LA PRESSE Grandeurs et misères du village de jazz Depuis vendredi dernier, jour d'ouverture du 4e Festival de jazz de Montréal, la rue Saint-Denis s'est transformée subitement en village de jazz.Sweet Dixie, Blues, Big Band, jazz hermétique, jazz funky, des mots et des sons qui envahissent la rue Saint-Denis, depuis Sainte-Catherine jusqu'à Sherbrooke.JEAN BEAUNOYER Je n'ai surtout pas envie de jouer à l'expert dans cette faune musicale où les clans s'affrontent, se disputent, se séparent l^pour trois fois rien.Le jazz c'est sérieux et on dirait parfois angoissant.Un monde à décou\\rir quand on ne joue pas au spécialiste.Mais il doit bien y avoir 100.000 mordus du jazz à Montréal.C'est fou ce que je peux découvrir de fins connaisseurs depuis quelques jours qui se disent possesseurs de 2,000 ou 3.000 dis ques de jazz et qui ont ressorti tout ça pour la grande occasion.Des gens qui n'en avaient jamais fait mention auparavant Et c'est peut-être là que j'ai commencé à comprendre ce qui voir JAZZ en A 2 ¦ Autres informations en page B 3 Plus de deux mois d'attente pour la livraison de certaines voitures page B 1 Shultz repart en mission au P.-O.Sur ordre personnel du président Reagan, le secrétaire d'État George Shultz entreprend aujourd'hui une tournée au Proche-Orient.« Une percée dans l'affaire libanaise serait une bénédiction, mais je n'y crois pas réellement», a déclaré M.Shultz.page B 7 L'AN DERNIER 23 VICTIMES Fêtes tragiques: 46 morts en deux week-ends Les Québécois paraissent avoir oublié bien vite leurs toutes récentes habitudes de prudence : pas moins de 29 personnes ont en effet péri tragiquement au cours du congé de la Confédération.Si on ajoute à ce bilan la liste des accidents du week-end de la Saint-Jean, le compte s'élève à 46 morts.MARIO FONTAINE On n'a\\ ait pas vu pareil carnage depuis fort longtemps.A la Sûreté du Québec on se disait incapable, hier, de relever avec précision quels ont été les deux derniers week-ends consécutifs à présenter une carte aussi chargée.A titre de comparaison, les fins de semaine suivant la Saint-Jean et la féte de la Confédération avaient respectivement enregistré 13 et 10 décès l'an dernier.La comparaison est d'autant plus probante que ces fêtes se déroulaient alors un jeudi, étirant donc d'une journée la conization des statistiques.Vnii Au cours des derniers mois plusieurs organismes responsables avaient pourtant loué la nouvelle façon des Québécois de se comporter, le nombre d'accidents ayant baissé sensiblement sur les routes de la province.On en attribuait le mérite à un Code de la route plus musclé, à une conscience accrue des citoyens, mais surtout à la récession qui a immobilisé plusieurs voitures à la maison et a fait ralentir les autres afin d'économiser les litres d'essence les plus chers en Amérique du Nord.Tragique coïncidence, la recrudescence des accidents routiers survient au moment précis ou Ottawa gèle le prix du pétrole pour 18 mois! A la décharge des imprudents, il convient cependant de souligner que deux sinistres ont provoqué à eux seuls 13 perte* de vie : il s'agit bien sûr de la collision, jeudi, entre un autobus Voyageur et une automobile à Papinachois, près de Baie Comeau, qui a fauché à elle seule huit vies, et d'un accident d'avion également dans cette région qui en a réclamé cinq.Plusieurs accidents auraient toutefois pu être évités, comme le dernier en date qui a fait quatre morts hier soir sur l'autoroute 40 à la hauteur de Saint-Barthélémy, dans le comté de Berthier.Une camionnette y a heurté quatre automobiles venant en sens inverse, sectionnant l'une d'elles avant de prendre feu.Deux hommes, une femme et un enfant ont péri dans cette collision.Leur identité restait inconnue au moment d'aller sous presse.Cinq blessés ont par ailleurs été conduits à l'hôpital Comtois à Louiseville.Fait à signaler, aucun accident mortel n'est survenu à Montréal au cours de ces deux sanglants congés.Autres informations en page A 3 SPORTS Hollis Stacy triomphe à Beacon sfield page 7 REVERS DE 7 - 4 L'avance des Expos réduite à un match LA ce FIERTÉ» A SES GUIDES pages 2 à 4 m.À WIMBLEDON McEnroe, sans fracas page 5 photohèque LA PRESSE Dès !e départ d'une visite complète de Montréal en autobus, d'une durée de trois heures le guide insiste sur les « échecs » de la ville, notamment le stade Olympique et le Holiday Inn (construction interrompue durant six ans), et le prix excessif de toute chose dans notre ville.Si la Place Bonaventure, la Place Victoria et l'église Notre-Dame semblent de beaux sites, à ses yeux, il oublie les universités de la ville, le Palais des Congrès, la Place des Arts, le complexe Desjardins, etc.page A 3 AUJOURD'HUI PÊCHE: ANNÉE RECORD La pêche maritime pourrait connaître une année record, au Québec, grâce au printemps hâtif.Les prises ont notamment doublé sur la Côte-Nord et ont augmenté de 20 pour cent en Gaspésie.Le crabe, surtout, est très abondant.page B 2 MARCHE COÛTEUSE Une marche de santé peut être coûteuse lorsque les policiers des Ports nationaux vous arrêtent sur le pont Champlain, interdit aux piétons et aux cyclistes.C'est ce qu'a appris Cléophas Êmond, qui s'en tirera avec une amende probable de S50.page A 3 BEACONSFIELD L'ancienne Beaurepaire est devenue Beacons-field.A 90 pour cent anglophone, cette banlieue montréalaise n'a jamais perdu sa vocation de cité-jardin.Elle est la seule municipalité de la région à abriter une plage publique sécuritaire pour les baigneurs.page A 9 S0MBŒAIRB Annonces classées.C 3 à C 7 j Arts et spectacles \u2014 Informations.B 3, B 4 \u2014Cinéma.B 5 Carrières et professions.B 7 Décès, naissances, etc.C 8 Économie.B 1, B 2 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.C 5 FEUILLETON.C 4 Horoscope.C 5 Le monde.B 7 Mots croisés.C 7 Quoi faire aujourd'hui.B 5 Télévision.B4 \u2014Télé-câble.B 3 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.C 1, C 2 IftBLOUP SPORTS jMots croisés.14 Bandes dessinées.14, NPD lance une campagne d'ouverture au Québec REGINA (PC) \u2014 Le Nouveau parti démocratique, donnant suite a une ouverture sur le Québec qui a caractérisé en partie les travaux de son eon- MICHEL-C.AUGER grès biennal, a adopté en toute dernière heure une résolution prévoyant le lancement d'une importante campagne d'organisation et de recrutement dans la province où le NPD n'a jamais réussi à faire élire un député.La résolution, parrainée par le Conseil du travail du Toronto métropolitain, prévoit également l'affectation de fonds suffisants pour une telle campagne, peut-être par la création d'un fonds spécial auquel les membres seraient appelés à contribuer.De plus, on établira un groupe de travail chargé de passer en revue les politiques du parti en ce qui concerne le Québec, le rapport de ce comité devant être discuté lors du congrès de 1985.La délégation québécoise a, cependant, dû faire suspendre la procédure du congrès et faire rejeter une décision du comité d'appel pour pouvoir soumettre la résolution aux délégués.Le chef Ed Broadbent et le député Lome Nystrom sont tous deux intervenus pour demander aux délégués d'adopter la résolution.« Nous avons adopté dos principes nouveaux et fait une réelle voir NPD en A 2 ÉDIT0 Au terme du congrès du NPD à Regina, Michel Roy écrit que le réalisme politique et le pragmatisme dans Taction ont prévalu sur le socialisme « pur et dur ».page A 6 Le NPD glisse vers le centre page A 8 Ed Broadbent f.1 i A 2 ïrois-Rivières fête ses 350 ans d'histoire TROIS RIVIERES (PC) \u2014 Un temps incertain suivi d'orages dispersés n'a pas em-pêché la population trifluvienhe !de participer au coup d'envoi ;des festivités du 350e anniver-saire de fondation de la cité de {La violette ; Répondant aux vibrants ap-ipels des organisateurs, tout au [COUTS des journées de samedi et \u2022dimanche, des dizaines de milli-ers de personnes ont envahi le 'centre-ville pour fêter collecti-vement trois siècles et demi {d'histoire.l'histoire de leur ville.Citoyen d'Ottawa tué à Hong Kong: aucun indice chargé de recruter des étu-diants.La police de Hong Kong a re-levé des traces de lutte dans le bureau de la victime mais ne possède aucun indice permet-tant d'identifier le ou les assail-lants.Le mobile du crime est incon-nu.Les secouristes s'activent à rechercher d'éventuels clients enfouis sous les débris d'un centre commercial dont le toit s'est subitement effondré, au Tennessee.° ° UN CENTRE COMMERCIAL S'EFFONDRE AU TENNESSEE Un vagabond met le feu à un personnes LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1983 \u2022 \u2022 -.\u2022.\u2022 f Après de brèves allocutions, prononcées par nos hommes po-litiques et les responsables de ces réjouissances, le maire de la cité de Laviolette procédait à distance, à l'allumage du flam-beau et déclarait ouvertes les festivités du 350e anniversaire de Trois-Rivières.Un coup de canon s'est fait entendre, c'est la fête.ta Fête.Fermé à la circulation et ha-billé de milliers de fanions mul-ticolores, le Vieux Trois-Riviè-res a été pendant deux jours le point de rassemblement de toute une population.4?- OTTAWA (PC) \u2014 L'enquê-te policière se poursuit con-cernant le meurtre d'un citoyen d'Ottawa, commis la semaine dernière a Hong Kong.Richard Quong Quok Young a été trouvé poignardé, mercredi dernier, dans son bureau.Il était affecté au Service cana-dien d'orientation aux étudiants à*l'étranger, un organisme supermarché, tuant NPD SUITE DE LA PAGE A 1 ouverture au Québec au cours de \u2022 congrès, il faut maintenant donner de l'argent et toute l'as-sistance nécessaire pour que ces principes trouvent un echo au Québec», a soutenu M.Broad-bent.\u2022 Clientèle privilégiée \u2022En conférence de presse, M.Rroadbent devait affirmer que les Québécois qui sont mécon-tents du Parti québécois seront une clientele privilégiée pour le NPD.« Les synidcalistes et bien d'autres veulent maintenant avoir une voix sur la scène fédé-rale et selon moi.il est mainte-nant possible de concentrer nos efforts au Québec pour expliquer notre option sociale-démocrate fédéraliste », a soutenu M Broad bent en conference de presse Cependant.M.Broadbent de-vait refuser d'être plus spécifi-que et, en particulier, de donner une idée du montant qui sera al-loué à cette campagne de recru-tement et d'organisation au Qué-bec.La résolution affirmait que de nombreux partisans du PQ « a-bandonnent ce parti à la suite de la législation répressive récem-ment introduite au Québec », mais ne considèrent pas encore le* NPD comme une alternative valable.JAZZ SUITE DE LA PAGE A 1 \u2022 passait vendredi dernier.Plein de monde, une atmosphère à.ravir les organisateurs mais pas du tout les « freaks » que j'imaginais.Ça se passait au cocktail d'ouverture au théâtre Saint-Denis avec messieurs les ministres, messieurs les admi-nistrateurs et dans le hall d'en-trée, je remarquais surtout des gens d'un certain âge.bien ha-billés, distingués, polis et fort peu bruyants.Ils venaient voir Sarah Vaughan.Et là je me suis intéressé aux vedettes du jazz.Rien mais ab-solument rien à voir avec les ve-dettes du rock.De la petite bière comparativement aux exigences des monstres sacrés du jazz.Prenons le cas de Sarah Vau-ghan par exemple.Il y a plu-sieurs années qu'on l'invite au Festival.Cette virtuose qu'on dit parmi les trois meilleures au monde a finalement accepté par-ce* que l'organisation avait fait ses preuves.Madame choisit ce qui lui plait, n'accepte que les engagements qui lui conviennent et exige le «concert treat-ment », pas plus d'une heure et un seul spectacle.A 60 ans, elle M*ra encore meilleure et encore plus exigeante.Contrairement au rock, où la carrière se joue à toute vapeur en quelques an-nées, le jazz permet une carrière à vie.Une fois consacrée, on n'y revient plus.Et pendant que madame Vau- La Quotidienne Tirage de samedi fLAMÉTÉQ DATE: Lundi le 4 juillet AUJOURD'HUI: Min.: 17 ENSOLEILLÉ DEMAIN: AVERSES Québec Min Mo.17 30 32 30 29 30 32 30 28 24 28 22 Max.19 20 18 22 32 26 25 24 20 TAMPA, Floride (AP-UPI) \u2014 La plus grande chasse à l'homme de l'histoire de la Flori-de a pris fin, hier, par la capture d'un homme soupçonné d'avoir mis le feu à un supermarché et d'avoir causé la mort de deux personnes.John Ferry, un vagabond de 30 ans.a été capturé après le ratis-sage systématique de la région de Clairmel City, à Test de Tam-pa.Plusieurs centaines de poli-ciers ont participé à cette battue sans précédent.Ferry s'est présenté a une en-trée du supermarché samedi soir.Il a alors aspergé d'essence le plancher, des comptoirs d'in-formation et plusieurs personnes qui se trouvaient sur les lieux.Il a craqué une allumette et a mis le feu au carburant.L'essence a explosé, telle une bombe, ont affirmé les témoins.Des dizaines de personnes ont fui les lieux en toute hâte, prises de panique.Plusieurs personnes, les vêtements en flammes, ont fui dans les corridors ou dans le parking extérieur où elles furent secourues par des témoins.Au moins quatre des blessés Record dans une grande roue \u2022 Le jeune étudiant new yorkais qui a passé neuf jours et demi dans le super manège de La Ronde, à Montréal, il y a deux ans, Richard Rodriguez, a entrepris hier après-midi un autre exploit: battre le record du monde d'endurance.dans une grande roue.Il tentera cette fois de rester plus de 37 jours, soit plus de 888 heures, dans une super grande roue de 115 pieds, une des plus hautes du monde.Ele est installée au Marché-Laval, en banlieue nord de Montréal, un centre commercial qui ouvrira ses portes le 14 juillet.Feux de forêt: une amélioration \u2022 La situation concernant les feux de forêt au Québec continuait de s'améliorer hier, quoique les prévisions météorologiques pour les prochains jours risquent de gâter les progrès réalisés jusqu'à pré-sent.Hier, 33 incendies de forêt étaient toujours en activité compa-rativement à 43 samedi et 47 vendredi.Un porte-parole du ministère de l'Energie et des Ressources, M.Régis Proulx, a souli-gné que les précipitations enregistrées durant le weekend avaient amorti quelques incendies.Le pape au Paraguay \u2022 Le pape Jean-Paul II a accepté officiellement une invitation du président Alfredo Stroessner à visiter le Paraguay, a annoncé hier à Asuncion M.Anibal Fernandez, sous-secrétaire à l'Information de la présidence de la République.Le pape Jean-Paul II désire vi-vement se rendre au Paraguay, mais aucune date n'a encore été fixée, a-t-il ajouté.Les observateurs à Asuncion estiment toutefois que celle-ci pourrait se situer dans les premiers mois de 1984.1 000 morts en Inde \u2022 Le bilan des récentes inondations qui ont touché l'État de Guja-rat, au nord-ouest de l'Inde, pourrait s'élever à plus de 1,000 morts, a annoncé hier l'agence indienne PTI.Plusieurs groupes de cueil-leurs de mangues des plantations de Junagaadh, au sud de l'État, ont en effet été portés disparus.Dans le seul État de Gujarat, la région la plus touchée par les inondations, qui ont affecté plus de deux millions de personnes, on a dénombré 450 disparus.dans l'enchevêtrement des nés.Selon un témoin, Sandra Doles, une employée de 17 ans, le tout s'est passé en quelques secondes.«Le toit s'est effondré d'un seul coup.Aucun bruit n'a précédé l'accident.A un certain moment, nous étions à l'abri.La seconde suivante, la pluie tombait sur nous.» La majorité des blessés n'ont subi que des coupures et des con-tusions multiples et ont reçu leur congé après traitement à l'hôpi-tal.Quelques unes ont subi des fractures et pourront réintégrer leur domicile au début de la se-maine.Les personnes captives des dé-bris furent libérées en moins de deux heures par une véritable ar-mée de secouristes formée de po-liciers, de pompiers et d'ouvriers qui ont dégagé les débris à la main ou à l'aide d'équipement lourd prêté par des entrepre-neurs.Les autorités croient que le toit s'est effondré sous le poids de l'eau que les gouttières ne parve-naient pas à évacuer assez rapi-dement tant l'averse était abon-dante à ce moment-là.I rui- permarché, quelques minutes avant la tragédie.Un commis du supermarché avait identifié Ferry grâce à un portrait-témoin publié peu après la tragédie par la police locale.Après son arrestation, Ferry, qui n'a offert aucune résistance aux policiers, a été positivement reconnu par plusieurs témoins de l'attentat.Selon les autorités, il s'agirait d'un vagabond qui vivait dans des terrains vagues et sous des ponts depuis un certain temps déjà.Les deux victimes sont un em-ployé du magasin, Leigh Carter, 20 ans, qui est mort sur les lieux, ainsi qu'une cliente, Martha Van-ce, 23 ans, décédée à l'hôpital.Par ailleurs, à Bolivar, au Ten-nessee, le toit d'un centre com-mercial s'est effondré, sous une pluie torrentielle, samedi soir, blessant au moins 36 personnes et en bloquant 20 autres durant un certain temps.Aucune victime n'a été signa-lée mais, hier, les secouristes fouillaient toujours les débris de l'établissement, craignant qu'un client puisse être emprisonné 1 Plus tôt dans ce congrès, le parti avait accepté un nouveau manifeste qui faisait état d'une plus grande ouverture envers le Québec, reconnaissant son droit à l'autodéterminaiton et rappe-lant l'importance de respecter les pouvoirs de son Assemblée nationale en matière de dévelop-pement culturel et économique.La délégation québécoise avait alors réussi à faire suspendre la procédure normale du congrès pour faire retirer quelques mots litigieux du texte du manifeste, des mots qui auraient pu être interprétés comme exprimant un désir d'une plus grande cen-tralisation des institutions cana-diennes.Le NPD\u2014Québec est toujours sans président, à la suite de la démission de M.Jean-Denis La-vigne, qui a fondé son propre parti politique, et devra se met-tre à la tâche au plus tôt pour lui trouver un remplaçant.Un congrès de l'aile québé-coise doit être convoqué cet au-tomne ou le printemps prochain pour choisir un nouveau prési-dent et, entre-temps, c'est un permanent syndical, M.Gaston Côté, qui agira comme co-prési-dent francophone du parti.M.Côté s'est engagé à démis-sionner aussitôt le nouveau président choisi, pour respecter la tradition qui veut que ce poste soit occupé par le président du NPD-Québee.John William Ferry, un va-gabond de 30 ans.sont très gravement brûlés, y compris une fillette de cinq ans, a révélé le shérif de l'endroit, Har-vey Hunter.Le suspect aurait quitté les lieux calmement, à pied.Il aurait acheté le bidon d'essence dans une station-service voisine du su- Photo Pierre Côté, LA PRESSE ghan donnait son récital devant le meilleure auditoire que j'ai vu, il pleuvait à l'extérieur et Vie Vogel rangeait ses instruments et ses amplis.Plus tard dans la nuit, il reprendra son spectacle big band, version acoustique au con de la rue Ontario.Des mil-liers de gens qui faisaient silence pour laisser passer le bruit des trompettes.Plus loin, il fallait faire la queue pendant une demi-heure pour un paquet de cigarettes chez le dépanneur.Pas de place dans les cafés: de l'énergie, de la tension, du rythme.Samedi, encore pire.Dimanche, les bon-nes gens rentrent au bercail et c'est étrangement tranquille au village Saint-Denis.« Le vrai jazz, ça se passe à minuit», me dit un expert.C'est peut-être un peu vrai mais ça n'arrange per-sonne, surtout pas les journalis-tes et les photographes.Ca n'ar-range surtout pas les experts de fin de semaine qui retournaient au travail ce matin ou qui par-taient pour la Floride.Et la pluie avait vidé quelques places alors que nous cherchions quelques phénomènes à photographier.Un jongleur, des amoureux qui n'écoutaient rien, des «plaeo-teux» de terrasse et des gens qui cherchaient un événement à vi-vre.Heureusement ça reprend aujourd'hui avec Ray Charles, Uzeb et Bob Harrisson et Steps Ahead cette nuit.au village.Une Antillaise au carnaval Cette jeune déesse d'ébène déambulait, sérieuse comme un pape, sur la rue Sherbrooke samedi dans le cadre du carnaval qu'organisent chaque année les Antillais de Montréal.Une manifestation toute de couleurs et de musique, et qui a attiré des dizaines de milliers de personnes.Et, cette fois, pas de contestation entre les organisateurs.On se souviendra que-deux groupes rivaux n'avaient pu s'entendre sur le parcours du défilé! fan dernier, et qu'on avait finalement assisté à deux parades simulta-nées.Le différend a toutefois été applani cette année de sorte qu'un seul et important défilé a pu être présenté.LE CONCEPTEUR DU DÔME Min.Mo.23 30 16 27 12 20 19 28 19 30 > 9 ^ A v' Richard Fuller est décédé LOS ANGELES (AP) \u2014 Anne Fuller, 87 ans, veuve de Richard Buckminster Fuller, philosophe qui inventa le dôme géodésique, est décédée hier, deux jours après que son mari eut succombé à une crise cardia-que, à son chevet.Le couple devait célébrer son 66ème anniversaire de mariage mardi.Mme Fuller était hospitalisée, souffrant de problèmes intesti-naux, et reposait dans le coma lorsque son époux Ta visitée, ven-dredi dernier.Un porte-parole de la famille a révélé qu'il fut alors frappé d'une crise cardiaque fa-tale.Mme Fuller n'a pas repris con-science au cours des deux derniè-res-journées et n'a jamais appris la mort de son mari.Elle était la fille d'un eminent architecte ne-wyorkais.Son époux, qui ne fut jamais heureux en affaires, s'était trans-formé en philosophe, créateur et penseur architectural.Il regrou-pait de nombreux disciples sur tous les campus universitaires américains.Sa plus grande réali-sation demeure le dôme géodési-que formé d'une chaîne ininter-rompue de triangles formant une sphère solide et légère.Plus de 200,000 de ces dômes ont été cons-truits depuis 30 ans, y compris le plus vaste, belui de Terre' les Hommes.à quatre chiffres 65 3 1 à trois chiffres 9 7 7 Max.: 32 27 1 01 États-Unis Boston 16 26 N -Orleans Buffalo 8 22 Pittsburgh Chicago 24 26 S.Francisco Miami 26 32 Washington New York 26 35 Dallas les capitales Aujourd'hui Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ensoleillé Ciel var.4Abitibi Outaouais Laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec Xac-Soint-Jcan nmouskl Gaspesie *baie-Com*K3u \u20229epMles Canada 'Victorio Edmonton \u2022 ïtoSSL Winnipeg Ibronfo '.Fre'cîericton alifax rfette town inî-Jean 19 17 16 15 17 15 12 12 12 8 Min.Moi.13 20 Min.Mo* 15 34 18 27 14 27 7 15 12 25 17 29 14 26 10 20 20 23 23 31 16 26 Madrid Moscou Mexico Oslo Paris Rome Séoul Stockholm Tokyo Trinidod Œ Amsterdam Athènes Acapulco Berlin Bruxelles Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 21 25 16 15 8 13 11 29 20 15 14 30 36 24 24 18 18 26 32 33 20 26 Aujourd'hui Pluie Nuogeux Nuageux Averses Venteux Ensoleillé Nuageux Ensoleillé Ensoleillé Min 12 10 12 15 21 14 15 1 à travers le monde, dont le plus célèbre, ce-lui d'ixpo 67.i L'invention architecturale de Richard Buck-minster Fuller est à l'origine de la construc-tion de plus de 200000 dîmes géodésiques I 1 Photo AP LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1983 A 3 Incendie dans le centre-ville de Joliette Un incendie d'origine in-certaine a dévasté trois é-difices du centre-ville de Joliet-te hier, causant des dommages de plus de $1 million.L'incendie s'est déclaré à 13 heures à l'an-gle des rues Saint-Charles et Notre-Dame, et a nécessité plu-sieurs heures d'efforts et beau-coup d'eau avant d'être maîtri-sé.A tel point que la ville de Jo-liette a demandé aux résidents de réduire leur consommation d'eau afin d'être en mesure de rétablir la pression.Le bilan: six commerces et quelques bu-reaux de professionnels dé-truits, mais heureusement sem-ble-t-il ni morts ni blessés.11 000 mises à pied chez Inco SUDBURY (PC) \u2014 La compagnie Inco de Sudbu-ry mettra à pied 11,000 travail-leurs pendant quatre semaines à compter d'aujourd'hui.Ceux-ci auront droit toutefois aux prestations d'assurance-chômage et recevront en même temps leurs payes de vacances.La production des mines avait repris en avril dernier après une interruption de dix mois, due à la crise économique.Porté disparu A La police de Montréal ré-clame la collaboration de la population dans l'espoir de retracer Norman Rivet, âgé de 21 ans, qui est disparu de son do-micile le 24 mai dernier.Résidant au 3411 rue Allard, à Montréal, Rivet mesure 1.82 mètre et pèse 66 kilos.Il a les yeux et les cheveux (courts) bruns et parle surtout l'anglais.Au moment de sa disparition, il portait un ensemble en denim (jeans).Toute personne pou-vant aider à localiser le disparu est priée de communiquer avec le district 22 de la police de la CUM, en signalant 934-2273.Selon PC-UPC\u2014 Un avion disparu avec cinq person-nes à son bord, dans la forêt voi-sine du lac Sainte-Anne, sur la Côte-Nord, vendredi dernier, a été rapidement repéré grâce à l'aide de l'Union soviétique.A llhlO du matin, vendredi, un satellite soviétique a en effet capté un signal de détresse pro-venant de cette région et en in-formait immédiatement, par té-léscripteur et par radio, le Cen-tre canadien de recherche et de sauvetage, à Halifax.Dix minutes après avoir reçu l'information, le centre commu-niquait avec J'aéroport de Baie-Comeau, le plus rapproché du signai de détresse, où on ne rap- Il faisait beau hier midi, et le fond de l'air portait à la marche.Alors Cléophas Emond a décidé de faire une petite prome-nade de santé.sur le pont Cham-plain.Il l'avait presque entière-ment traversé lorsque, une con-travention et un accident plus tard, on le retrouvait sur la ban-quette arrière d'une auto-pa-trouille de Police Ports Canada.Son périple était terminé.MARIO FONTAINE « On en arrête une dizaine par jour, de ces gens qui traversent le pont à pied.Même s'ils écop-pent d'une amende, on dirait qu'il y en a toujours de nouveaux pour prendre le risque », de déclarer l'agent Brien après avoir établi le constat.Il a bien hâte que ça change, mais trouve qu'il y a tou-jours des gens pour ignorer a la fois les panneaux indicateurs et la plus élémentaire prudence.Les marcheurs se retrouveront en Cour municipale pour y écop-per d'amendes variant générale-ment de $10 à $100.Non seule-ment l'aventure est-elle coûteuse pour les contrevenants, mais elle peut aussi être très risquée pour leur vie.On circule en effet très vite sur le pont Champlain, rigou-reusement interdit aux piétons et aux bicyclettes.Pas de trottoir, ni d'espace libre sur les côtés.Abxs ceux qui s'y aventurent ne t.ft|uinent pas que tes contraven- La fierté a une ville, clairon-ne Montréal.Le touriste à bord d'un car de Murray Hill ajouterait : la fierté a aussi un guide pour l'expliquer, l'illustrer et la justifier.À coup de records! John, notre chauffeur-guide ce jour-là, n'hésite pas à glorifier même les records dont personne ne songerait à se vanter.«Je vous dirai tout sur notre grand fiasco de 1976 », promet-il dès le départ, au carré Dominion.LiLY TASSO De quoi intriguer la quarantai-ne de touristes qui l'écoutaient : Américains, Belges, Tchécoslo-vaques, Russes vivant aux USA, ainsi que quelques Canadiens dé-barqués de Toronto et de Vancou-ver.Et qui doivent se moquer éperdument de nos problèmes fi-nanciers.Déjà, devant le Centre Shera-ton, John nous apprend qu'à pro-pos de n'importe quel projet, les coûts excessifs font partie de la vie quotidienne à Montréal.« Voilà, dit-il, ce qui devait être le plus grand Holiday Inn au mon-de.en 1376.Mais le chantier a été abandonné durant six ans, et c'est une autre chaîne hôtelière qui a décidé de terminer les tra-vaux à son compte, en 1982.» Un peu plus loin, l'autoroute ouest-est inachevée, qui devait donner accès au parc olympique, fournit un autre exemple des mauvais calculs des Montréalais.Le plus grand éléphant blanc En arrivant au « plus grand et plus bel éléphant blanc », notre guide veut nous en mettre plein les yeux et les oreilles.« Le parc olympique a coûté $1270000000», proclame-t-il.Et d'ajouter : « Le maire nous avait promis des Jeux modestes qui ne coûteraient pas plus de $328 millions.Je crois bien que nos enfants et nos petits-enfants continueront de payer comme nous la dette olympique », lance John comme s'il parlait d'un ex-ploit.Sans oublier les mésaventu-res du mât et du village olympi-que! Tout au long du chemin, notre brave guide cherchera à épater son auditoire docile et passif, ber-cé par un ciel clair et un temps radieux.Mais personne ne recon-naît Saint-Pierre de Rome dans notre cathédrale qui se veut sa réplique.Et encore moins l'Em-pire State Building de New York dans l'édifice Aldred, Place d'Ar-mes, qui est censé en être la copie conforme sur une petite échelle.portait toutefois aucune dispari-tion d'appareil.A midi et 55 la même journée, les Soviétiques ont capté un deuxième signal de détresse et ont acheminé des messages vers Ottawa, la base de Trenton, en Ontario, et vers Halifax.De nouveaux appels fu-rent faits auprès des aéroports du Québec, mais en vain.En après-midi, à 4 heures, un deuxième satellite confirmait le premier signal et, à 4h45, La-brador Air Safari, de Baie-Co-meau, signalait qu'un de ses Beaver était en retard sur son horaire.L'hydravion, portant un pilote et quatre pêcheurs, était disparu en se rendant vers le lac Berthe, à 200 kilomètres au nord de Baie-Comeau.tions, mais ils mettent du même coup leur vie en danger.Egalement de juridiction fédé-rale le Pont Jacques-Cartier met deux trottoirs à la disposition des transhumants, donc pas de pro-blème de ce côté.En revanche, les ponts Victoria et Champlain sont exclusivement réservés à la circulation automobile.Il arrive qu'on rencontre quelque cycliste égaré sur le pont Victoria, lequel relève de la police du Canadien national.Lui aussi se montre fort dangereux pour les fanatiques de la petite reine.Non seulement les automobilis-tes ne s'attendent-ils pas à y croi-ser un vélo, mais le tablier du pont, composé de rainures d'acier, s'avère problématique même pour certains chauffeurs.Alors s'y hasarder avec des pneus de quelques centimètres de largeur, c'est faire preuve d'un fatalisme remarquable.Dans la plupart des cas les pré-posés à la circulation mettent le grappin sur les imprudents, dont certains arrivent pourtant à mar-cher pendant une heure ou une heure trente sans se faire renver-ser ou arrêter.Mais le geste peut avoir des conséquences plus gra-ves.C'est d'ailleurs ce qui s'est pro-duit hier : pendant que les agents harponnaient M.Emond et lui dressaieijt un constat, un Améri-cain a vigoureusement appliqué « Nous n'avons pas eu l'occasion d'éprouver la solidité de cette tour ».D'hier à aujourd'hui Nous entrons dans le Vieux Montréal, « 95 acres de sites, tous historiques ».se réjouit John.Place d'Armes, il ne manque pas de nous présenter Paul Chome-dey, sieur de Maisonneuve, figé au centre, avant de nous confier à un jeune étudiant pour la visite de la basilique Notre-Dame.Visite documentée où, à côté du spirituel, figurent forcément les statistiques dont sont avides les touristes, croit-on : (>800 tuyaux à un orgue, 1600 à l'autre.200 pa-roissiens en tout et plus de 200 mariages par an dans la chapelle rénovée après l'incendie de 19C8.En nous dirigeant vers le Mont-Royal, des chiffres et encore des chiffres, à propos de la ville en général, cette fois : longueur, largeur, population, nombre de municipalités, etc.Heureuse-ment que nous la verrons aussi, cette ville, du sommet où nous a amenés le petit train bleu.Puis, c'est le voyage dans le temps pour ceux qui veulent entrer au Musée de Cire, en payant.Là alors, on quitte Montréal pour du Québec et du ministère fédé-ral des Transports.Les corps furent dégagés en après-midi et transportés im-médiatement à Baie-Comeau.Les victimes sont le pilote Abélard Gauthier, 45 ans, et ses quatre passagers: Léonard Bouchard.33 ans, Marius Ca-ron, 40 ans, et Normand Ouellet, 42 ans, tous de Hauterive, sur la Côte-Nord, ainsi que Réjean Beaulieu, 24 ans, de Pointe-Le-bel.Selon un porte-parole du mi-nistère fédéral des Transports, le pilote aurait perdu le contrôle de l'appareil alors que les condi-tions météorologiques étaient difficiles dans cette région.L'avion, un Beaver DHC2, m patrouille comme Cléophas Emond.Pour lui une amende de $50, pour les autres un tamponnage et des jours de complications.i re.Ni morts ni blessés heureuse-ment, à peine le dernier véhicule transformé en accordéon.Des jours de complications avec le WEEK-END DE LA CONFÉDÉRATION 29 morts Le long week-end de la con-fédération s'est révélé par-ticulièrement tragique au cha-pitre des pertes de vies.Après le terrible accident qui a fait 8 morts à Baie Comeau, on a en effet dû déplorer 21 autres dé-cès entre jeudi soir et hier.L'accident le plus meurtrier est survenu encore une fois dans la région de Baie Comeau, à la suite d'un écrasement d'avion qui a abrégé les jours de cinq résidents de Hauterive et de Pointe Lebel qui partici-paient à une excursion de pê-che.Il s'agit du pilote Adélard Gauthier.44 ans, de Réjean Beaulieu, 39 ans, de Léonard Bouchard, 50 ans, de Marius Caron, 40 ans, et de Normand Ouellet.41 ans.Sur les routes la ronde funè-bre avait débuté dès jeudi soir alors qu'un citoyen de Saint-Esprit, Claude Cadieux.35 ans, a percuté l'arrière d'un ca-mion remorque à proximité de cette localité.Le même jour Gaston Janelle, 35 ans, de Mont Carmel, décédait lui aussi dans une collision automobile également survenue près de chez lui.Par ailleurs le premier juillet une autre collision coûtait la vie à Yvette Ross, une dame dont on ne connaissait hier ni l'âge ni l'adresse.Une quinquagénaire de Chicoutimi, Madeleine Ber-geron, a pour sa part été fau-chée par une automobile à Saint-Ludger de Milot.Un autre piéton, Francis Maltais, 49 ans, de l'Ascension, était égale-ment heurté par une automobile mais le chauffard a omis de s'arrêter et l'a laissé mourir sur place.Puis, une heure plus tard, se noyait Jean-Marc Lefebvre, 18 ans, de Messines, après être tombé d'un canot voguant sur le lac Brock, dans le comté de Pontiac.Il ne portait pas de gi-let de sauvetage.La journée de samedi a égale-ment été fertile en catastro-phes, alors qu'un motocycliste de Rivière Bleue, Martin Ouel-let, 16 ans, est entré en collision frontale avec une voiture à la sortie d'une courbe.A Beaudry un autre accident de moto en-traînait Chantai Bèland, 16 ans, dans la mort.Un peu plus tard un résident de Rivières des Prairies, Pierre Mérinau, 39 ans, perdait le contrôle de son véhicule à Saint-Didace.L'est du Québec n'a pas non plus été épargné, puisqu'une au-tre perte de contrôle survenue à Ruisseau Leblanc, dans le com-té de Bonaventure, s'est révélée fatale à un homme de 26 ans, Valmore Arsenault.Et, hier, c'était à une résidente des Iles de la Madeleine, Alexina Arse-nault.de décéder à la suite d'une collision.Un cycliste de 73 ans, Mauri-ce Gauthier, a quant à lui été renversé par une voiture vers 18h45 hier soir, sur la route 132 à la hauteur de Bécancourt.Il ha-bitait Saint-Grégoire.Un autre tragique accident est également survenu en fin de journée hier entre un camion et quatre auto-mobiles, sur l'autoroute 40, fai-sant 4 morts et 5 blessés.L'iden-tité des victimes n'était pas dis-ponible au moment d'aller sous presse.TRAGÉDIE DE BAIE-COMEAU Les huit corps remis aux familles BAIE-COMEAU (PC) \u2014 Les corps des huit victimes de la tragédie routière de Papinachois ont été remis à leurs familles, sa-medi.La Sûreté du Québec a fait savoir que l'autopsie des victi-mes avait été faite immédiate-ment après qu'ont eut dégagé les corps des débris calcinés de l'autobus et de la familiale, jeudi soir dernier, sur la route 138, à la hauteur de Papinachois, sur la Côte-Nord.Trois des victimes prenaient place à bord de l'autobus.Le con-ducteur Normand Dubé et les 25 autres passagers de ce dernier véhicule ont également été bles-sés, trois de façon grave.Les cinq passagers de la familiale, par ailleurs, ont tous péri.L'autobus poursuivait son service régulier entre Baie-Co-meau et Québec lorsque la fami-liale, se dirigeant vers Montréal, a tenté de doubler une série de véhicules.La voiture a frappé l'autobus de plein fouet sur cette route ne comptant que deux voies simples.L'autobus a pris feu im-médiatement après l'impact.LE MONTRÉAL DES TOURISTES La fierté a.un guide! Photo Jean Goupil, LA PRESSE Le Montréal des touristes, que Ton apprend à connaître à bord de luxueux autobus pilo-tés par des guides souvent fort colorés.s'engouffrer dans les catacombes de Rome et déboucher quand même sur l'histoire du Canada avec ses Jacques Cartier, Fronte-nac, Lévis et.Trudeau.Diefen-baker et Pearson sont déjà au rancart.Les Américains, eux, re-trouveront Kennedy en même temps que Carter et Reagan.Nous terminerons ce « tour complet » par Westmount, en pas-sant auparavant devant l'Oratoi-re et ses « 99 marches que les pè-lerins montent à genoux ».On voit beaucoup et on entend beaucoup en trois heures de tour, à $11,50.Mais pas tout.Pas un mot sur les quatre universités (sauf la tour de l'Université de Montréal), le Palais des Congrès, la Place des Arts, le Complexe Des jardins.Et pas un mot de français, bien qu'on ait affirmé à plus d'un passager que les com-mentaires seraient bilingues.« C'est une ville humaine », m'ont confié, chacun de son côté, trois ou quatre touristes, contents d'avoir vu des quartiers pauvres comme des demeures somptueu-ses, enchantés du grand nombre de gens décontractés et de pié-tons.Et cela sans avoir arpenté notre quartier latin et sa rue Saint-Denis! La Place Bonaventure fournira heureusement à John sa revan-che.Ne possède-t-elle pas une su-perficie totale supérieure à celle justement de l'Empire State Building ?« 3,3 millions de pieds carrés contre 2 millions », préci-se-t-il.Devant le siège social de Bell Canada, notre guide nous attend au tournant.« Quelqu'un sait-il où Alexander Graham Bell a inventé le téléphone?» Et d'enchaîner, devant le silence dé ceux qui ont payé pour qu'on les renseigne: « Au Canada, à Brantford, en On-tario.Vous ne vous en doutiez pas, hein ?» Un mot sur les 12 kilomètres de luxueuses galeries de boutiques et autres attractions souterrai-nes, « notre excellente alternative devant les rigueurs de l'hiver», et nous voilà devant la Tour de la Bourse.Pour surprendre encore plus son auditoire, John ne s'ar-rêtera pas à ses 47 étages.« L'édifice le plus élevé de Mont-réal, explique-t-il, est construit à l'épreuve des séismes, car nous sommes dans une zone de trem-blements de terre ».Et d'ajouter mi-reconnaissant, mi-déçu : 5 MORTS DANS L'ECRASEMENT D'UN HYDRAVION PRES DE BAIE-COMEAU Un satellite russe localise l'appareil Vers six heures, un appareil Buffalo des forces armées ca-nadiennes prenait l'air et, à 7hl0 du soir, il captait enfin le signal de détresse.Les débris de l'appareil furent retrouves peu avant huit heures.Deux sauveteurs furent parachutés sur les lieux où ils retrouvèrent immédiatement deux corps.Ils signalèrent que les corps des trois autres passagers étaient probablement enfouis dans les débris de l'appareil qui avait été entièrement détruit.Les re-cherches furent interrompues par la nuit.Samedi matin, de nouveaux sauveteurs furent largués sur les lieux par hélicoptères ainsi que des enquêteurs de la Sûreté avait été équipé d'un appareil spécialement conçu pour trans-mettre un signal de détresse.L'appareil est automatique-ment activé au moment d'un choc violent.C'est ce signal qui a été capté par les satellites so-viétiques.Selon la SQ, c'est l'accident d'avion le plus meurtrier si-gnalé dans cette région depuis 1917.Il s'agirait par ailleurs de la première tragédie impliquant un appareil de Labrador Air Safari.La Sûreté du Québec précise toutefois que 11 acci-dents impliquant de petits avions de tourisme ont été si-gnalés dans la province depuis une semaine.LES PONTS INTERDITS AUX PIETONS ET AUX CYCLISTES Une petite promenade qui peut coûter cher 4 is?W*5 \u2022 Photo Pierre Côté LA PRESSE 3WN r Pinard Plusieurs personnes tentent de traverser à pied le pont Champlain chaque jour, finis-sant la plupart du temps dans une auto- est en vacances pour une période d'un mois.les freins pour éviter l'auto-pa-trouille immobilisée sur la voie de droite, Mal lui en prit car il a été embouti par une autre voitu- \\ garage et les évaluateurs, des primes d'assurance qui vont grimper illicit.et une amende symbolique ptfur M.Emond. A4* Cet air du Jura, c'est LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 4 JUILLET 1983 tonique plus vivifiant que j'ai pris depuis longtemps DÉLÉMONT (Suisse) \u2014 Il ne manquait que le cri du «Vive le Jura.libre.» pour que cela ressemble mieux à une autre scène de balcon d'hôtel de ville, quand, samedi dernier, René Lé-vesque a prononcé un discours à Çrès forte saveur nationaliste, devant une foule de Jurassiens.PIERRE VINCENT Envoyé spéciol de LA PRESSE ! Cette visite du premier ministre Lévesque dans le petit Jura suisse a vraiment revêtu, tout au long de ces vingt-quatre heures, une importance «comparable à celle du général de Gaulle chez vous, en 1967», comme ont dit les nationalistes jurassiens.«Cela va nous aider à remobiliser nos militants pour la poursuite de notre lutte pour la libération de l'autre moitié du Jura encore occupée par les Suisses allemands», confiera, à LA PRESSE, tloland Béguelin, secrétaire général du Rassemblement jurassien.M.Béguelin est, en quelque sorte, le «père du Jura libre».Il commença en 1917 sa bataille pour la reconnaissance du droit à l'autodétermination du Jura et obtint gain de cause pour une moitié du territoire à la fin des années 1970~ ; Au-delà de 1,000 personnes ont participe, samedi dernier, à cette sorte de mélange de happening, de]ove-in et de messe nationalistes; dans la capitale (12,000 citoyens) du plus petit des six cantons francophones de Suisse, qui, scRxiit en passant, n'a qu'une population de 65,000 habitants.«Mais, 1,000 personnes pour notre manifestation, c'est, à l'échelle du Québec, l'équivalent d'une foule de 200,000 personnes», évaluaient, néanmoins, les organisateurs, du haut de leur petit nuage de bonheur.Samedi midi, donc, à la téte tionalistes.«Ça rappelle vraiment le bon vieux temps de chez nous», n'ont pu s'empêcher de remarquer, nostalgiques, des gens de la délégation du Québec.Même le «ce n'est qu'un début, continuons le combat» a encore ici une simple connotation nationaliste, les syndicalistes jurassiens étant à cent lieues de récupérer ce slogan.À l'hôtel de ville, présenté comme celui qui, par son courage et son engagement, est devenu «un symbole vivant, porteur vivant d'espoir et de grandes ambitions collectives», le chef du Parti québécois, visiblement ravi de la situation, a promis que jamais le peuple francophone du Québec n'abdiquera dans ses responsabilités de développer l'ensemble de la francophonie internationale.«La francophonie réalisée, ce sera la sécurité, la dignité et le libre développement de ces terrains linguistiques communs à tous nos peuples, répartis sur les cinq continents.C'est le plus extraordinaire ferment de relations entre nos peuples.» Et, à propos du droit à l'autodétermination des peuples, il devait ajouter: «C'est un point indiscutable des peuples des grands, moyens et petits pays.Comme pour les personnes physiques, qu'elles soient grosses ou petites, elles sont toutes égales.C'est vrai aussi pour les sociétés, qui ont le droit de déterminer leur avenir et de le prendre en main, quand elles le veulent.«Chez nous, seul la souveraineté nationale nous permettra de jouer notre rôle dans le grand ensemble de la francophonie, conti-nua-t-il.C'est d'une toute première nécessité que d'assurer le plein épanouissement à sa langue.On n'a pas le droit d'être une symphonie inachevée.» Ce «rendez-vous historique», comme on a dit ici, qui réunis- RENÉ LÉVESQUE Le premier ministre René Lévesque a été chaleureusement accueilli, samedi, à Délémont, capitale du canton suisse du Jura.À sa gauche, son ministre Clément Richard et, à sa droite, le président du gouvernement local, Roger Jardin.À droite de M.Lévesque, au second rang, son épouse Corinne.Toujours au second pian, un peu à gauche de la photo, Roland Béguelin, président du Rassemblement jurassien.Laserphoto AP «Vive le Jura libre» du haut du balcon, le président du rassemblement jurassien, Bernard Mer-tenat, lui, ne s'est pas gêné pour réaffirmer la solidarité du peuple jurassien «envers tous ceux que vous (M.Lévesque) représentez ici et qui oeuvrent, chez nous, à l'avènement d'un Québec libre».Racontant qu'il venait de vivre «deux très dures et très éprouvantes années de crise, dont on commence à se sortir, chez nous», M.Lévesque a dit que «cet air du Jura, c'est le tonique le plus vivifiant que j'ai pris depuis longtemps».Et.pour les Jurassiens, la visite de cet homme politique décontracté aura aussi été, en dehors des questions nationalistes, une bouffée d'air irais.On n'en est pas encore revenu, ici, de cette anecdote de voyage, tout à fait significative du personnage de M.Lévesque.Attendant à un passage à niveau qu'un train finisse de passer, quelque part près de Mouthiers, M.Lévesque descendit de sa longue limousine noire pour aller parler à des gens se tenant debout près du drapeau du Québec.«Nous attendons l'arrivée du premier ministre du Québec, M.Lévesque», lui ont-ils dit.«J'ai bien été obligé de leur dire que le premier ministre du Québec, c'était ça qu'ils avaient devant eux.Et ils ont eu la gentillesse de ne pas paraître déçus», a ensuite raconté M.Lévesque.Pareille bonhommie n'est pas prête de s'effacer de la mémoire des Jurassiens, on en reparlera sans doute même après que les causes nationalistes auront été gagnées ou perdues.» Le séjour de M.Lévesque au Jura suisse mettait un terme final à son voyage officiel d'une semaine en Europe.Il y restera cependant jusqu'au début dû mois prochain, en vacances, et rentrera ensuite au Québec, pour repartir deux mois plus tard, soit en octobre, pour l'Algérie
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