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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
La presse plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1983-05-14, Collections de BAnQ.

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[" ?Montréal, \u2022 14 mai 1983 volume 1, numéro 14 M sa \u2022s- Voici comment Québec envisage virage technologique UNE ENTREVUE EXCLUSIVE DE AVEC GILBERT PAQUETTE MINISTRE DÉLÉGUÉ À LA SCIENCE ET À LA TECHNOLOGIE pages 4 eî 5 Le difficile cheminement d'une politique scientifique québécoise L'article d'Yves Leclerc en pages 2 et 3 ¦ Condamnés au progrès Nos octogénaires doivent trouver bien drôle que leur progéniture s'agite autour d'un thème comme la «révolution technologique», eux qui au cours de leur vie ont vu apparaître l'automobile, l'électricité, la TSF, le téléphone et le petit écran.Sur lequel d'ailleurs un bon jour ils ont vu en direct un homme se poser sur la Lune.Pour eux sans doute, les Apple et autres robots ne viennent que gonfler un courant dont l'impétuosité leur est familière.À leurs yeux, les étapes du progrès technologique auront été perçues, au bilan, conime bénéfiques, créant de l'emploi à profusion et facilitant les tâches.Cette génération n'aura pas a affronter les angoisses qui, à l'étape actuelle de cette révolution technologique séculaire, commencent à se faire jour eu égard à l'emploi.Sortir d'une récession par exemple sans que ne reprenne l'embauche, comme c'est le cas actuellement, est un fait nouveau.Et inquiétant.L'une après l'autre, les sociétés présentes découvrent avec un certain ahurissement qu'elles ont les deux pieds dans l'étape actuelle de la révolution et qu'elles n'ont pas le choix: condamnées au progrès qu'elles sont, en somme.L'illustration de Marie Lessard en page trois est éloquente à cet égard.La société québécoise n'échappe pas à la règle.Yves Leclerc fait le point, en pages deux et trois, du cheminement d'une politique de la science et de la technologie au Québec.En complément, PLUS a rencontré le ministre délégué à la Science et à la Technologie, Gilbert Paquette, dont l'entrevue \u2014 près de quatre heures, la semaine dernière \u2014 révèle en pages quatre et cinq une vision éclairée des problèmes que pose l'avenir de la science et de la technologie au Québec.C'est la manière que nous avons choisie, à PLUS, de marquer à la fois l'ouverture à Montréal du Salon des sciences et de la technologie, en même temps que l'Année mondiale des communications.Et pour nous enfin, cette entrevue avait une dimension supplémentaire: elle a coincide avec l'inauguration des nouveaux bureaux de PLUS, rue Saint-Antoine.La Rédaction ».< .\u2022 r v \u2022 ***** Serge Grenier CO 00 o < Q LU < to < UJ on z o to VACANCES Canadiennes pas chères C'est demain juillet.Pas trop d'argent cette année?L'Apple II des enfants a besoin d'une imprimante?Le divorce a coûté cher?Vous la connaissez par coeur votre Gaspésie?Pourquoi pas l'Ontario?Toronto, les chutes, la baie Géorgienne.Très jolie, la baie Géorgienne.Vachement WASP.Paysages «Groupe des Sept».Orages sublimes sur le lac Huron.Ou alors les Maritimes.Une merveille, ce Cabot Trail au Cap-Breton: un cap, un fjord, une gorge, une gorge, un fjord, un cap.Ne pas rater Louisbourg, sa forteresse XVllle flambant neuve.Eux, en tout cas, ne l'ont pas ratée.Laisser faire l'hideuse Sydney.Prendre le traversier pour le jardin de l'île-du-Prince-Édouard et s'installer à Cavendish.Ses dunes et sa plage sont parmi les plus belles d'Amérique du Nord et un Gulf Stream complaisant réchauffe ses eaux.Oui, ils savent faire cuire le poisson.Oui, ils acceptent le dollar québécois au pair.À LA TÉLÉ Police Il n'y a pas si longtemps, les amateurs de policiers ne juraient que par « Barney Miller» et ses flics aux larges cravates.Au tour maintenant de «Htll Street Blues».Dur, réaliste, tout action.Neuf.Des groupes de fans se forment.À quoi l'émission doit-elle sa popularité?Au fait que les policiers ressemblent à des bandits, les bandits à d'honnêtes gens et un peu tout le monde à vous et moi?À quand un bon policier de chez nous?Titre: «Les b(l)eus du 25»?Concernant les bains flottants, c'est finalement demain soir qu'on en traitera à «Science et technologie».BARS is apéritifs L'EMPIRE DES SENS Le premier au Taxi, 3580, rue Saint-Oominique.Beige.Aquariums.Le deuxième Chez Swann, 57 est, rue Prince-Arthur.Art déco, noir et blanc, magnifique.Le troisième au Braque, 980, rue Rachel.Le bonheur total.Une merveille de bar.CINÉMA Atmosphère, atmosphère Deux films: Querelle de Fass-binder d'après Jean Genet et The Hunger de Tony Scott.Interprétation, photographie et décors remarquables.Brad Davis dans l'un et Catherine Deneuve dans l'autre donnent le frisson.Deux envoûtantes histoires d'amour et de mort.Amateurs de Fassbinder et de Deneuve.se précipiter.PROMENADE Gauche, droite Rue Docteur-Penfield, avenue des Pins et dans les environs, pléthore de consulats.Plus la délégation étrangère est d'obédience socialiste, plus tes caméras de télévision sont nombreuses.Essayez donc, pour voir, d'entrer au consulat général de l'URSS, 3655, avenue du Musée, sans vous faire remarquer! Plus haut avenue des Pins, la maison de Pierre E.Trudeau.À la porte voisine, la conciergerie où habite René Lévesque.Songer au film de Norman MacLaren, « Neighbours*.Redpath Crescent, somptueuses résidences.La domination tranquille.Et puisqu'il faut bien habiter quelque part, quelques communautés religieuses catholiques, que le voeu de pauvreté ne dérange pas trop, possèdent de gentils manoirs overlooking Montréal, ses vices, ses turpitudes.TOPONYMIE Vieilles rues, nouveaux noms Combien se souviennent des cinq noms que portait auparavant le boulevard de Maisonneu-ve?Qui connaît la rue Molière, la place Albert-Duquesne?Où est la rue du Frère-André?Où est passée la rue Craig?Qui s'est déjà attardé Place Norman-Bethune?Sait-on qu'Antonine Maillet habite, à Outremont, pas sagouine pour deux sous, l'avenue Antonine-Maillet?difficile cheminement vers une politique scientifique québécoise 11 m Ce fut d'abord un slogan, qui a d'ailleurs donné lieu à un certain nombre de calembours, tous ironiques: le «mirage technologique», le «dérapage technologique», le «capotage technologique».Mais à force qu'on le répète, cela a fini par faire son effet, et par convaincre certains des milieux visés que LA voie pour sortir de la crise actueile passait nécessairement par un renouveau technique et scientifique à base de recherche et de développement de produits de haute technologie.Comme beaucoup d'autres États touchés par la récession, le Québec se sent obligé de prendre le «virage technologique».Reste à savoir s'il est prêt à le faire, et capable de le faire.L'ennui est que dès qu'on tente de se mettre le nez dans le domaine de la science et de la recherche ici, on se heurte à une série d'assertions et de statistiques contradictoires entre lesquelles il est difficile de faire la part des choses.Selon une mesure, le Québec dépense plus en recherche que l'Ontario et son gouvernement y contribue une plus large part.Selon une autre, la recherche scientifique y est loin en retard sur la moyenne canadienne et notre industrie est sur ce plan dans un état pitoyable., , Les mêmes universitaires qui lancent des hauts cris contre des politiques qui à leur avis nous maintiennent dans une situation catastrophique se retournent la semaine suivante et vantent la qualité et la production de nos chercheurs.Un domaine qualifié de «parent très pauvre» \u2014 les télécommunications \u2014 se trouve dans les statistiques au deuxième rang des dépenses en recherche et développement technologique.Que faut-il croire?Une partie du problème semble être qu'on a pris l'habitude de tailler ses arguments sur mesure pour produire un effet voulu, à tel point qu'on ne se rend même plus compte de ses contradictions.Une autre, plus grave, est que les efforts réels qui sont tentés font l'objet de bien peu de concertation et de rationalisation, et surtout ne sont guidés par aucune politique scientifique et technologique globale.Trop de marmitons Jusqu'à maintenant, beaucoup de marmitons ont tourné la sauce: les responsabilités étaient partagées entre les ministères de l'Éducation, des Communications, de la Science et de la Technologie et même de l'Industrie et du Commerce, de l'Agriculture, des Mines, etc.Sans compter la présence du Fédéral qui a poursuivi ses, propres politiques en se souciant fort peu de celles de Québec Yves Leclerc qui, lui, semblait prendre un malin plaisir (et ce avant même la venue du PQ) à prendre l'exact contrepied d'Ottawa.Dans des domaines clés comme la télématique et les biotechnologies, plus d'un chercheur se plaint qu'il suffit d'avoir une subvention d'Ottawa pour être sûr de ne rien avoir de Québec.et qu'en contrepartie, l'aide de Québec est souvent insuffisante si on ne va pas chercher un complément d'argent au Fédéral.Pourtant, le gouvernement québécois lui-même dépense des sommes importantes dans ce qu'il appelle les AST \u2014 activités scientifiques et techniques: au cours des cinq dernières années, cela représente environ 1,5 milliards au total, avec une hausse moyenne de 11 p.cent par an qui parait considérable, jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'elle correspond tout juste à l'inflation.Quant à Ottawa, ses dépenses évaluées selon les mêmes critères seraient de l'ordre de 2,9 milliards $ l'an dernier, dont un peu plus de la moitié peuvent être ventilées géographiquement.D'après une étude provinciale, seulement 15 p.cent de cette somme, soit quelque 253 millions $, auraient bénéficié au Québec.r t ' i Il y a trop de profs dans les écoles mais pas assez en sciences et technologie .et les premiers sont souvent non recyclables D'autre part, les relations entre l'État québécois et les centres de recherche universitaire se sont trop souvent limitées à la poursuite et à l'octroi de subventions, avant de se résumer depuis deux ou trois ans à des annonces de coupures de budgets.Les rapports entre l'industrie et les deux autres interlocuteurs, eux, ont été trop souvent inexistants sauf pour quelques heureuses exceptions comme le CRIQ (Centre de recherche industrielle du Québec), certaines initiatives de l'École polytechnique, et IIREQ (Institut de recherche en énergie du Québec) à Hydro-Québec.En dehors de certains secteurs de pointe (en particulier les communications et l'énergie), les entreprises québécoises sont peu enclines à favoriser la recherche fondamentale et à tenter d'en exploiter les résultats.et les chercheurs ne tendent pas à poursuivre les industriels de leurs assiduités: un trop grand copinage avec le secteur privé est mal vu dans leur propre milieu.Malgré tout cela, il existe au Québec un certain nombre de secteurs d'excellence scientifique et technologique.Probablement en assez honorable proportion de notre population et de notre importance économique vis-à-vis du reste du Canada.Mais le Canada lui-même n'est pas un exemple à suivre: en termes de pourcentage du PNB consacré à la recherche, il est un des plus faibles des pays industrialisés.Et il est à la traîne des États-Unis, où ce pourcentage est tombé de 3 à 2,2 p.cent en une douzaine d'années: contrairement aux apparences, l'Amérique du Nord est probablement en train de perdre la course à la technologie, au profit non seulement des Japonais mais des Européens.(Voir l'article de Hervé Guilbaud en page 9) Un autre élément du problême est le fait que même là où nous manifestons une certaine expertise, tout cela est dispersé, désorganisé, sans lignes de force évidentes ni identité propre sur la scène canadienne ou internationale: il n'y a pour l'instant ni «politique» ni «présence» scientifique et technologique québécoise, seulement des efforts individuels.C'est le cas dans les biotechnologies (Institut Armand-Frappier, Université Laval), dans l'agro-alimentaire (plusieurs centres de recherche notamment sur les produits laitiers), dans les télécommunica- veloppement scientifique et technologique doit être rendu public d'ici quelques semaines; on peut espérer qu'il apportera des élé-rer qu'il apportera des éléments de réponse à ces deux questions.D'autre part, le Conseil de la politique scientifique créé il y a deux ans commence à émettre des rapports et des avis qui s'efforcent de dégager des orientations à moyen et à long terme.Il s'est entre autres attelé à la tâche de suggérer un certain nombre de secteurs prioritaires où devrait porter l'effort de l'État aussi bien que du monde universitaire et du secteur privé.Et il adopte une attitude fort réaliste (qui risque cependant d'être bien peu populaire) en proclamant ce qui devrait être une évidence, mais qu'il est pourtant le premier à énoncer aussi claire- que élevé et fort potentiel de développement économique.Il a ensuite regroupé ces secteurs en trois grands domaines: information, biosciences et énergie-transport, sur lesquels il vient de commencer à diffuser des documents proposant l'établissement dune sorte d'échelle graduée de priorités: depuis les secteurs «intéressants» qui méritent des mesures incitatives jusqu'aux «super-créneaux» où Québec est invité à prendre une attitude carrément volontariste et à canaliser les énergies autant de l'industrie que du monde scientifique.Le premier de ces rapports, celui sur l'information, a été rendu public il y a quelques semaines, et il identifie un premier super-créneau: la science des logiciels, ainsi que trois autres secteurs parti- tions (INRS, Bell-Northern); un des secteurs qui font exception à cette règle, l'aéronautique, traverse pour l'instant une mauvaise passe sur le plan mondial (Canadair, CAE et Pratt & Whitney).Priorités et antipriorités Que faut-il pour corriger cette situation?Évidemment, tout d'abord une politique scientifique cohérente qui établisse des priorités, et qui s'harmonise raisonnablement avec celle du gouvernement d'Ottawa.qui n'est pas toujours évidente non plus.Le projet québécois de loi-cadre sur le dé- j-.> it' C* c Mi >d '»).i,\\ ho! l.'wV ment ici: nous ne pouvons tout nous payer, il faut faire des choix parfois douloureux, et à toute priorité doivent correspondre une ou des «antipriorités», c'est-à-dire des domaines où l'on diminuerait les dépenses et qu'on cesserait de soutenir.«Le gouvernement, précise-t-il, devrait appliquer à l'identification et au choix de ces antipriorités les mêmes règles qui! utilise pour le choix des priorités.» Langage rafraîchissant, mais dont on doute qu'il sera entendu.Le Conseil a dressé une liste de dix-sept secteurs qui correspondent aux deux critères suivants: contenu scientifi- culièrement prometteurs: le matériel de communications, le traitement de texte, et les circuits électroniques hybrides et prédiffusés.Il propose aussi une série de mesures propres à favoriser non seulement la recherche, mais la formation de chercheurs et de professionnels dans ces domaines et le transfert des résultats de recherche dans des produits industriels.Maîtres et chercheurs Un second rapport sur les biotechnologies est en cours de polissage et le troisième sur l'énergie et les transports devrait être terminé d'ici l'été.Des problèmes considérables restent cependant à régler, et il n'est pas sûr que même les politiques les plus énergiques y parviendront.L'un d'eux, et pas le moindre, est celui du renouvellement et de la formation des maîtres.Il est ironique qu'au moment même où le Québec doit à grand-peine se débarrasser d'une partie de son corps enseignant, il fait face à une grave carence de formateurs dans plusieurs domaines scientifiques.et que dans la plupart de ces cas, il est impossible de recycler ceux dont on n'a plus besoin pour remplir les nouveaux postes.Dans le domaine des télécommunications et de l'informatique, en particulier, le manque de professeurs au collégial et à l'université crée un véritable embouteillage et oblige les institutions à refuser des étudiants alors que c'est un des rares secteurs où l'industrie se plaint de manquer de main-d'oeuvre.Ce qui, d'ailleurs, complique la situation: les gens qui auraient la compétence pour enseigner dans ce domaine se voient offrir dans le secteur privé des salaires de 30 à 60 p.cent supérieurs à ceux de l'enseignement.Et il ne sert à rien de croire qu'on pourra importer les compétences de l'étranger: c'est un problème qui existe partout, même aux États-Unis, où on se plaint d'un manque prochain de quelque 35000 informaticiens de haut niveau.Et le fardeau de la fiscalité québécoise pour les hauts salariés rend plus difficile le recrutement à l'extérieur.La difficulté est la même quand il s'agit de former des chercheurs et des spécialistes de niveau élevé: les salaires offerts aux diplômés du premier cycle sont tels que la plupart des étudiants s'en vont immédiatement sur le marché du travail au lieu de poursuivre leurs études.Un autre problème à résoudre est celui des relations entre État, industrie et chercheurs.Comment Québec peut-il favoriser et orienter le «Virage technologique» sans intervenir et réglementer constamment?Et comment peut-on s'assurer que les résultats de la recherche seront transférés efficacement dans le domaine industriel pour provoquer des retombées économiques?Une des solutions intéressantes à envisager est celle de permettre aux chercheurs et à leurs institutions de participer à l'exploitation commerciale de leurs travaux.C'est une notion qui, ici, paraît bizarre, mais sur laquelle s'appuient non seulement la prospérité, mais l'excellence même de certaines universités américaines: Stanford, Andrew Mellon.Et c'est ce qui, en grande partie, a donné naissance à cette Mecque de la religion technologique qu'est le Silicon Valley de Californie.?O z î CO g O 00 CO CO de programmation informatique (en langage Logo) à l'intention des enseignants.Nous avons profité du prétexte qu'offrait l'ouverture du Salon des sciences et de la technologie pour le rencontrer en une longue entrevue de prés de quatre heures, au cours de laquelle nous avons tenté de faire avec lui le tour des dossiers dans ce secteur.en débutant évidemment par celui des ordinateurs scolaires.Voici comment Québec veut D'abord, des milliers d'ordinateurs à l'école Il y a quelques mois seulement que Gilbert Paquette est devenu ministre délégué à la Science et à la Technologie.Au cours de cette courte période, il a donné à ce «petit» ministère une visibilité qu'il n'avait jamais eue par le passé, notamment en rendant public le projet de l'introduction massive de plusieurs dizaines de milliers d'ordinateurs dans les écoles du Québec.Il faut dire que la conjoncture l'y a aidé: de plus en plus, le PLUS: Quelle est l'importance du dossier «Ordinateur à l'école»?Gilbert Paquette: C'est mon prototype d'événement structurant.Voilà quelque chose qui va aider au développement technologique mais aussi à la culture scientifique des jeunes, des parents aussi: les écoles, c'est le réseau d'institutions le plus accessible, le plus étendu sur tout le territoire.Une fois que cela sera dans les écoles, les parents vont voir cela, et c'est un moyen extraordinaire de diffusion de la culture scientifique, et en plus c'est un énorme marché qui peut avoir un effet de stimula- gouvernement du Québec comme ceux de bien d'autres Etats voient en la technologie le moyen privilégié de sortir de la crise, et il a publié il y a un peu plus d'un an son document économique intitulé «le Virage technologique».Gilbert Paquette lui-même est un scientifique de formation, ancien professeur de mathématiques, diplômé en informatique.Il avait mis sur pied, il y a quelques années à la Télé-Université, un des premiers cours tion sur l'industrie.La convergence de ces objectifs en fait un événement structurant, et je pense que c'est par là qu'il fallait commencer, qu'il fallait témoigner de la volonté gouvernementale que le «Virage technologique» ne demeure pas un bel énoncé de politique sur les tablettes, qu'il commence à pénétrer dans la vie des gens.Il y a des gens qui vont dire: Vous avez annoncé des choses qui n'étaient pas «ficelées».D'un au;re côté, est-ce qu'on ne peut pas se permettre d'avoir une démarche interactive, avec tous les gens qui s'intéressent à cela?Je vais leur répondre: oui, on avait dit 70000 ordinateurs à ce moment-là, mais il y a eu une évaluation plus fine au ministère de l'Éducation et c'est 43000.Et après?Ça va peut-être être 30000 ou 50000 selon la façon dont ça va être accueilli dans le milieu.Les indications que nous avons, c'est que les gens en demandent beaucoup et que ce sera plus que ça.PLUS: Quel est l'échéancier pour l'entrée des micros dans les écoles?Gilbert Paquette: C'est 4 800 la première année répartis entre les divers niveaux; mais pas nécessairement tout en septembre; ce sera probablement 1 000 ou 2 000 et même, si dans la consultation qui est en cours les gens disent «C'est trop vite», on est prcis à ralentir.L'important, c'est qu'on ait une masse critique: 4 800 la première année, et 6, 7 ou 8000 chacune des quatre autres années.Ça c'est l'objectif planifié dans nos bureaux.mais on est prêts à s'ajuster.PLUS: Le but ultime, c'est d'informatiser le Québécois de demain ?Gilbert Paquette: C'est de lui permettre de s'approprier I outil informatique, car quand les jeunes vont sortir de l'école dans quelques années, ils vont se trouver dans un monde qui utilise largement l'informatique, presque autant qu'on utilise aujourd'hui le papier et le crayon.Il faut qu ils soient aussi à l'aise avec cela qu'ils le sont pour écrire sur une feuille de papier.C'est ça l'objectif premier.Autour de cela se greffe tout le reste: culture populaire des parents, cul- Une entrevue exclusive de PLUS avec Gilbert Pa-quette, ministre délégué à la Science et à la Technologie.le faire ture scientifique générale, objectif économique d'atteindre une certaine masse critique de spécialistes en informatique.Et puis il y a le marché et le développement économique bien sûr.PLUS: A la sortie d'un dur conflit, comment les enseignants vont-ils accepter ces ukases qui leur viennent d'en haut?Gilbert Paquette: Ce ne sont pas des ukases.Ce n'est pas parce qu'on leur met dans les mains des instruments qu'on va aller leur dire comment enseigner et à quel rythme s'intéresser à cela.Il y a une certaine pression, mais dans le fond, cette pression vient de l'ensemble de la société.Les parents veulent que leurs enfants soient préparés au monde dans lequel ils vont venir.Ce n'est pas nous qui allons leur dire: vous allez vous mettre à l'informatique, et vous allez enseigner cela à partir de septembre 1S83.Pas du tout.Les instruments seront là, et au début, si les enseignants ne s'y intéressent pas, les jeunes iront dans la salle où il y a des microordinateurs et ils vont se mettre à travailler avec.Le ministère va coordonner, non gérer PLUS: En général, comment voyez-vous votre rôle et celui de votre ministère ?Gilbert Paquette: L'orientation du Ministère, ce n'est pas du tout de se mettre à gérer tout ce qui existe en science et technologie, parce qu'on va s'épuiser à cela: il va falloir bâtir un ministère de 2000 personnes, et on va être les seuls ^ dans la structure gouvernementale g pour convaincre les gens qu'il faut \u2014 faire le «Virage technologique».< L'autre approche est de dire: on S va laisser le maximum de choses 2 dans leur environnement sectoriel.\u2014 on va coordonner plus étroitement 2 les organismes centraux de la poli-5 tique scientifique, et on va garder ^ le ministère de la Science et de la .j-Technologie relativement souple .25 en ce sens qu'il soit capable de {£ gérer des événements structurants Z comme celui-là (l'entrée des ordi-O nateurs à l'école).Le phénomène ^ le plus important est que le docu-^ ment du «Virage technologique» a créé une énorme prise de conscience au Québec.Tous les responsables des universités, des cé-^ geps, des entreprises aussi, sont maintenant attentifs à cela.Le gouvernement ne peut pas tout faire: on peut bien poser des gestes structurants; il peut dire: vous aurez des budgets additionnels; s'il n'y avait pas ce dynamisme-là, on pourrait être très pessimistes.PLUS: Comment cela s'inscrit-il dans le projet de loi-cadre que vous rendrez public incessamment?Gilbert Paquette: Dès 1977, le premier ministre mentionnait dans son discours inaugural la nécessité de faire de la recherche et du développement scientifique un secteur prioritaire.Cela a amené la vaste consultation autour du Livre vert, la politique scientifique en 1980, le «Virage technologique» l'année dernière et tous les gestes qui découlent de ces initiatives.Le temps est venu de concrétiser tout cela dans une loi d'une vaste ampleur qui, dans un préambule, va spécifier que la science et 'a technologie sont des priorités reconnues par l'Assemblée nationale et qui va décrire ce qu'est le'ministè-re de la Science et de-la Technolo- gie parce qu'il faut créer l'organisme.C'est une loi organique, donc elle parle d'un effort de l'ensemble du gouvernement, pas seulement d'un autre ministère que l'on crée.Il y a des objectifs qui peuvent paraître moins importants mais qui ont leur importance: le fait que tous les organismes du gouvernement du Québec dans le domaine scientifique sont définis par des décrets gouvernementaux.Il n'y a pas de contrôle de l'Assemblée nationale, pas de visibilité pour le public.Ces organismes vont devenir des organismes couverts p^r la Loi.Le Conseil de la politique sci- entifique, notamment, va voir définir sont mandat et ses modes de fonctionnement dans un chapitre qui lui est propre, et va devoir déposer des rapports à l'Assemblée nationale.On dit qu'on crée sept organismes dans cette loi: il y a un ministère, un conseil, trois fonds subventionnâmes (à moins que ce ne soit quatre, il y en a encore un en suspens), une fondation et une agence de valorisation industrielle de la recherche.Mais les cinq premiers ne sont pas des organismes nouveaux.Ils.étaient xiécritsrdans, des décrets du gouvernement! on .\"vn>ï I huoq ( .-t-i.k^im ib leur donne de la visibilité et une certaine permanence et on les coordonne davantage.C'est le cas du FCAC, du FRSQ et du Fonds de recherche en agriculture: on leur donne une existence légale, permanente, officielle.On les coordonne de deux façons; les directives et les demandes budgétaires additionnelles pour les fonds, qui demeurent sous tutelle des ministres sectoriels (Education, Affaires sociales et Agriculture), devront être recommandées conjointement au Conseil des mi- UJ 6 \u2022 ¦ \u2022 .\u2022 | 1 M w nistres.Cela nous donne la possibilité d'insérer dans les directives aux fonds des préoccupations d'ordre général quant aux priorités de science et de technologie.Mais cela permet également aux ministères sectoriels d'insérer leurs préoccupations propres.Je pense que c'est par la composition de ces objectifs sectoriels et des objectifs généraux qu'on peut le mieux encadrer les fonds.En plus, il y aura une fondation (qui sera un organisme léger) pour aller chercher d'autres fonds gouvernementaux et aussi des fonds privés selon des modalités déjà connues, qui seront répartis entre les fonds subventionnaires du gouvernement.Voilà qui crée un plat central d'à peu près 70 millions S de nos dépenses scientifiques et technologiques, qui pourra tenir compte à la fois des priorités sectorielles et des priorités générales.Parallèlement à cela, on propose une agence de valorisation chargée de remplir ce qu'on appelle le «predevelopment gap», tout ce qui se passe entre la re- cherche et la production; aller chercher les bonnes idées, celles qui sont mûres pour la production, trouver les investisseurs, les mettre en relations, intégrer cela dans des entreprises existantes ou même créer des entreprises centrées sur la recherche et le développement: un outil catalyseur.On ne crée pas plus de bureaucratie, on donne de la visibilité à des organismes existants, des organismes légers qui sont davantage coordonnés qu'avant.Quant à l'agence, ce n'est pas une nouvelle SDI qui va regarder tous les projets de développement industriel qui peuvent se promener partout, c'est un organisme qui va fonctionner projet par projet, sans formule, mais avec des directives, des orientations, des balises.PLUS: Vous parlez de 70 millions $, est-ce que c'est à ces fonds subventionnaires que vous faites référence ?Gilbert Paquette: Il y a 63 millions dans les fonds actuels, et on pense pouvoir ajouter un peu plus.Alors entre 60 et 70 millions.Il y a en tout dans le budget du gouvernement du Québec des dépenses de 600 millions qui constituent un support financier aux activités scientifiques et techniques.Là-dedans, il y a 200 millions de notre financement aux universités qu'on évalue servir aux infrastructures de recherche: à peu près le buds- get des universités divisé par quatre dans les crédits du ministère de l'Éducation.En plus, il y a à peu près 200 millions de dépenses scientifiques des ministères, et en gros 200 millions dans les organismes parapublics et sociétés, d'État, le gros venant de l'IREQ, un budget de 60 millions à peu près avec Hydro-Québec.Ce dernier bloc comprend les 63 millions, et c'est le bloc que l'on veut voir croître le plus vite possible.PLUS: Du côté privé y a-t-i/ des chiffres ?Gilbert Paquette: L'entreprise privée investit plus en recherche au Québec qu'en Ontario proportionnellement.Dans l'ensemble des fonds dépensés au Québec, le gouvernement fédéral met 10 p.cent mais 28 p.cent en Ontario.Les gouvernements provinciaux, on en met un peu plus au* Québec qu'en Ontario, proportionnellement, et venant de l'industrie c'est 54 p.cent au Québec et 50 p.cent en Ontario.Notre déficit au Québec vient principalement de l'insuffisance des fonds fédéraux.A la suite du budget fédéral, nous écrivons au ministre Johnston pour réclamer que des 15 centres de recherche projetés, il y en ait au moins six au Québec, sinon le rattrapage fédéral au Québec ne se fera jamais.Ils ne peuvent pas dire qu'il n'y a pas de projets sur la table, on leur en a mis: centre de fermentation, électrochimie-hydrogène, CAO-FAO, biotechnologie qu'on voudrait international et des activités un peu plus mineu- nerf de la guerre: 600 millions $ par an res: pêcheries, pathologie animale et alimentation du côté de Saint-Hyacinthe.Nous avons fait des représentations en décembre, en janvier, et ça continue.On étudie leurs mesures fiscales pour voir comment elles peuvent se coordonner avec les nôtres.(.) Tout le monde dit: y a de la manne du fédéral, il ne faudrait pas s'illusionner.Cela dit, il commence à y avoir une préoccupation du côté science et technologie.Face à cela, on leur offre d'harmoniser nos priorités.On est prêts à aller plus loin.On est prêts à tra- vailler pour que chaque dollar fédéral dans un centre de recherches appliquées soit appuyé par un dollar du gouvernement du Québec dans le même centre.Si jamais ils disent: on ne veut pas faire de centres avec vous, qu'on se répartisse les centres.Ils ont la moitié des impôts des Québécois, et on en a la moitié.C'est une approche très pragmatique, qui bien sûr n'est pas dépourvue d'incidences politiques: on a un rendez-vous électoral au Québec dans deux on trois ans, eux en ont un avant.Ils ont un an pour prouver leur volonté politique d'effectuer un rattrapage scientifique et technologique au Québec.Il est temps que ça commence.Les milieux scientifiques et universitaires tendent à s'imaginer que la recherche cela dépend du fédéral, alors que c'est un domaine à compétence partagée.La raison en est historique: il n'y a que quelques années que le gouvernement du Québec s'y intéresse à fond.Avant, il y avait eu des gestes isolés très intéressants mais pas de politique.PLUS: Vous n'avez pas peur que votre formation d'informaticien ne vous fasse voir que l'informa-tique ?Gilbert Paquette: Pas du tout.Cela peut donner cette impression actuellement, mais on attache énormément d'importance au secteur des biotechnologies également.A titre d'exemple, dans le plan des biotechnologies, on prévoyait que sur trois ans Québec allait ajouter environ 23 millions $ d'argent neuf.Je vous prédis qu'en 1983-84 on aura déjà 20 à PLUS: Comment concilier le «Virage technologique» et le maintien des industries traditionnelles du Québec ?Gilbert Paquette: Quelle est la part des fonds qu'on va mettre dans la haute technologie comparativement au maintien des industries traditionnelles?Au départ, la proportion ne peut être qu'en faveur du maintien des entreprises traditionnelles: on n'a pas une masse suffisante de nouveaux projets en haute technologie.Ce n'est pas parce qu'il y a un ministre qui dit: on va prendre le «Virage technologique» et que Oui à l'informatique, mais il y a d'autres secteurs 22 millions $ de dépensés dans ce domaine.Nos missions sur les banques de souches, sur les unités de formation technique et méthodologique, sur le projet d'usine pilote en fermentation nous sont parvenues, on va très bientôt être prêts à poser des gestes.En biotechnologie, on a d'excellentes équipes de chercheurs de niveau international, beaucoup de potentiel.Une centaine de chercheurs et des équipes reconnues à Laval, McGill, à l'Université de Montréal et à l'Institut Armand- L'ensemble du gouvernement est d'accord que d'un coup de baguette magique on fait jaillir des projets à gauche et à droite.Il faut que ça prenne le temps de se développer.Les projets qui se génèrent reçoivent une attention immédiate.Il faut voir ça comme une espèce de «phasing in-phasing out».L'objectif du gouvernement est de faire un phasing out sur les mesures à court terme, et un phasing in sur la haute technologie.Mais actuellement, si on regarde la proportion entre les deux, c'est bien clair que le plus gros est du côté des mesures à court terme.Frappier en particulier.Je crois que dans tout le domaine des sciences biologiques et de la santé, on peut dire que le Québec est vraiment la province canadienne qui possède un leadership.Parallèlement, dans le cadre du sauvetage du potentiel scientifique et technologique suite à la fermeture d'Ayerst, on a compris que la clé, c'est la création d'une nouvelle entreprise en collaboration avec l'Institut Armand-Frappier, centrée sur la recherche et le développement; les deux ou trois pre- mières années ce sera surtout de la recherche, mais il y aura de plus en plus de production.La SGF vient d'engager Maurice Brossard comme vice-président au nouveau secteur technologique.Dans leur plan triennal, ils ont ouvert une nouvelle section de leur portefeuille d'entreprises qui se consacre aux technologies nouvelles, et qui se concentre surtout sur les biotechnologies.Donc je pense que dès cette année on va avoir des choses très concrètes à annoncer dans ce domaine.Et on commence tout de suite à prévoir ce qui va arriver une fois qu'on aura enclenché suffisamment le mouvement dans le domaine de l'informatique avec notre table sectorielle qui se réunit en juin.Une fois que ce sera en marche, j'ai déjà demandé à mes fonctionnaires d'explorer un certain nombre d'autres dossiers.On avait commandé il y a un an et demi des rapports de conjoncture: le premier était «Bâtir l'avenir» (Communications), on vient de recevoir «les Voies de l'avenir» (Transports), un excellent document au sujet duquel je rencontre le ministre Michel Clair incessamment; ce sera rendu public dans quelques semaines.Il s'en vient le rapport sur la forêt, c'est quand même une de nos industries clés, et on nous promet le rapport sur l'agro-alimentaire pour la fin de l'été.Le but de ces rapports de conjoncture est de faire l'état de la situation et de tracer des pistes pour l'avenir.Ensuite, on va en consultation avec ça et on demande «Qu'est-ce que vous en pensez?», et ça finit par nous donner une politique.A côté des rapports de conjoncture qui sont très sectoriels, on se donne des plans dans des domaines multidisciplinaires comme les biotechnologies et l'informatique, et on ira probablement dans le même sens du côté de la recherche en pharmacologie.A la suite du rapport sur Ayerst, il serait peut-être temps de brancher nos départements universitaires sur notre industrie pharmaceutique.Et les industries traditionnelles dans tout ça?PLUS: Comment faire face aux effets de la technologie sur l'emploi?ii ) il* Gilbert Paquette: Il faut essayer de faire des choses qui donnent des choix aux gens.Il y a évidemment une question de maintenir la production: si la production baisse dans une société, tout le monde en souffre.Je pense qu'il faut maintenir notre richesse collective et l'accroître si possible.Ma définition du plein emploi, suite à la page 10 r C c % s C r > r O Les États-Unis occupent toujours une position dominante en matière de recherche scientifique, mais des problèmes de financement, de formation et des pressions pour une rentabilisation plus rapide des études pourraient venir remettre en cause cette situation, estiment les spécialistes.Technologiquement, les États-Unis ne sont plus en téte (comme ils l'étaient il y a dix ans) dans la construction automobile, l'électronique grand public, l'instrumentation scientifique, la sidérurgie, Sa construction navale et les transports ferroviaires.Ceci s'explique notamment par le fait que l'Europe occidentale et le Japon ont reconstruit l'appareil productif détruit par la dernière guerre.En dépit de cela, rien ne laisse supposer que la capacité inventive des chercheurs et des ingénieurs américains s'amenuise.Il s'agit plutôt d'une difficulté à «suivre» certaines découvertes et à les concrétiser dans des réalisations co pratiques.^ Le total des investissements ci-^ vils et militaires américains dans la 5 recherche et le développement est ^ supérieur à celui de la France, de z.l'Allemagne de l'Ouest et du Japon g combinés.% Les investissements to jf Pourtant, le pourcentage des in- < vestissements en recherche et dé- of veloppement par rapport au pro- Z duit national brut (PNB) a décliné O aux États-Unis depuis 1967, ^ même s'il reste supérieur à celui *à de tous les autres pays, à l'excep- £ tion sans doute de l'Union SOViéti-Depuis 1981, le total des som- O mes consacrées à la recherche et LA RECHERCHE AUX USA Une avance fond sous y pression Europe du Japon Hervé Guilbaud au développment aux États-Unis est estimé à 69,1 milliards de dollars.Sauf accident, il devrait y avoir suffisamment de diplômés au cours des prochaines années pour répondre aux besoins de la demande de la plupart des disciplines scientifiques et technologiques.Les universités et les collèges américains sont responsables d'environ 10 p.cent de l'ensemble de la recherche et du développement aux États-Unis (contre quelque 70 p.cent à l'industrie privée) et d'environ 50 p.cent de la recherche fondamentale.Un accroissement de l'effort pour la recherche et le développement passe sans aucun doute par une plus grande coopération entre l'université et l'industrie privée, notent les spécialistes.En matière de coopération internationale, le gouvernement américain continuera très certainement à encourager toutes les initiatives qui vont dans le sens de l'intérêt national des États-Unis.Avec l'URSS Le degré de collaboration avec l'Union soviétique dépendra de nombreux facteurs, le climat politique jouant un rôle déterminant.De nombreux chercheurs américains ont par exemple décidé de boycotter les échanges avec les Soviétiques pour protester contre la façon dont sont traités certains de leurs collègues (Sakharov, Or-lov, Brailovsky, notamment) de l'autre côté du rideau de fer.Secteur par secteur, voici quels devraient être les grandes lignes de la politique de recherche scientifique aux* États-Unis*au ' cours des cinq prochaines années: WASHINGTON \u2022 Sécurité nationale: les études sur l'électronique nécessaires aux prochaines générations d ordinateurs, de missiles, de radars et de traitement de l'information vont se poursuivre.Le Département de la défense espère en particulier arriver à des changements révolutionnaires au cours des 10 à 20 prochaines années dans la microélectronique, grâce au programme UERP (Ultrasmall Electronics Research Program).Les travaux sur les métaux composites (en particulier bore et carbone) ont également toutes les chances d'être poursuivis, sinon accélérés, compte tenu de leur capacité à se substituer à des alliages basés sur des métaux stratégiques importés.En se prononçant, le 23 mars dernier, en faveur du développement d'un nouveau système antibalistique basé sur l'utilisation de techniques ultra-modernes, tels les rayons lasers et les faisceaux de particules, le président Ronald Reagan a donné un formidable coup de fouet à la recherche.Dans ces secteurs, il faut donc s'attendre à des progrès spectaculaires au cours des cinq à dix prochaines années.\u2022 Espace: les activités spatiales américaines tourneront principalement, au cours de la prochaine décennie, autour des vols de la navette.Quatre doivent voler dès 1985, permettant en principe d'effectuer une trentaine de missions par an.La navette offrira en particulier d'extraordinaires possibilités en ce qui concerne l'astronomie, grâce au télescope spatial dont la mise sur orbite doit avoir lieu vers 1988.La compétition internationale risque pourtant de s'intensifier et il faut s'attendre à ce que la fusée européenne «Ariane» s'empare d'une fraction importante du très profitable marché des lancements de satellites.\u2022 Energie: la croissance des besoins énergétiques américains se maintiendra à un peu plus de un p.cent par an jusqu en 1990, calculent les experts, bien en dessous des deux p.cent prévus en 1979.Tout en poursuivant les recherches sur le développement et la commercialisation d'autres sources d'énergie, le secteur privé va continuer les études entreprises sur l'exploration et l'exploitation de nouveaux gisements pétroliers et de gaz.L'industrie privée a réalisé des investissements importants au cours des dernières années dans le développement des technologies sur les carburants de synthèse.Plusieurs projets d'usines pilotes ont été lancés et pourraient déboucher sur des réalisations commercialement rentables d'ici à la fin de cette décennie.L'utilisation du charbon devrait cependant augmenter au cours de la même période et de nombreuses industries consommatrices de pétrole étudient la possibilité de lui substituer le charbon ou le gaz, pour des raisons d'économie et d'indépendance stratégique.En ce qui concerne l'énergie solaire, une multitude de procédés destinés à mieux l'utiliser, notamment les piles photovoltaïques, sont en cours de développement.La mise au point de nouveaux semi-conducteurs devrait permet-, Mc& % > m o 00 CO \u201eJ teo diode I Des vacances à bicyclette, pourquoi pas?oo es < 5 LU < z o i CO ombien de fois les avez-vous dépassés, confortablement assis dans votre voiture, en vous demandant ce qui pouvait bien inciter ces pauvres cyclistes à voyager si laborieusement?Car, même si vous enfourchez votre vélo pour de courtes ballades lorsque la température vous y invite, jamais il ne vous viendrait a l'idée de passer vos vacances à bicyclette.Après tout, les vacances ne sont-elles pas synonymes de douce oisiveté?La vision d'un cycliste essoufflé par sa dernière montée, éreinté par le poids de ses bagages et à la merci des intempéries n'a rien qui vous fasse envie.Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à partir à bicyclette pour passer des vacances inusitées dans une tout autre réalité: celle du cyclotourisme.Qu'en est-il de cette réalité?C'est avant tout une question de rythme.Le temps prend en vélo une autre dimension.Sa «vraie» dimension prétendront les initiés.Il ne faut certes pas être pressé pour voyager de cette façon puisqu'une heure de voiture correspond généralement à une journée de bicyclette.Soixante à cent kilomètres par jour permettent au randonneur de profiter de son voyage.Libre de s'arrêter où bon lui semble, il a tout le loisir d'admirer, de sentir, d'entendre et de voir vivre les habitants des régions qu'il traverse.Ne s'agit-il pas avant tout de tourisme?Aussi, les gens sont en général curieux et sympathiques à son égard.Ils lui offriront de le réapprovisionner en eau ou encore de l'abriter pour la nuit.Enfin, tous les prétextes sont bons pour savoir d'où il vient et quelle est sa destination.Les surprises Pour le cycliste, même un parcours déjà roulé en voiture n'en finit pas de le surprendre.Une source fraîche, une plage cachée sous un pont, un marché aux puces tout en couleurs, ou encore, les meilleurs hamburgers au monde; voilà autant de plaisirs qui lui échappèrent comme automobiliste pressé de se rendre ailleurs.«Connaissez-vous la côte juste avant d'arriver au village?» Oui, mais savez-vous à quel point elle est abrupte?La topographie d'une région est aussi partie de la réalité cyclotouriste.Que ce soit la plaine, les vallées où les pentes «s'avalent d'elles-mêmes» ou encore les régions montagneuses où Lyse Savard d'interminables montées gratifient le cycliste de descentes euphoriques; tous les trajets ont leur intérêt et, avec un peu d'entraînement, gravir les côtes devient même un plaisir.Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre certains randonneurs raconter leur dernière ascension à la manière des histoires de pêcheur: «Tu n'as pas vu la côte que j'ai montée!» Le cyclotourisme permet aussi de renouer avec son corps.C'est lui qui fournit l'énergie motrice nécessaire au déplacement et il vous surprendra assez rapidement si vous êtes à l'écoute de ses besoins.Voyager en vélo est à la portée de tous, il vous faut tout d'abord aller à votre propre rythme pour qu'après quelques jours, vous sentiez déjà vos forces nouvelles.Un voyageur à la forme douteuse au départ sera donc à son retour en grande forme; ça, c'est certain.«D'accord, pensez-vous, mais quand il pleut?» Évidemment, le plein-air veut dire la pluie et le beau temps et là comme ailleurs, tout est une question d'équipement.Il faut pouvoir rester au chaud et au sec quelle que soit la température.Dans ces conditions, vous apprécierez de pédaler.Par ailleurs, l'orage ou le vent de face sera peut-être pour vous l'occasion de découvrir un petit «snack bar» où vous pourrez déguster la spécialité gastronomique de la région.Il ne faut pas oublier qu'en vélo, rien ne presse.Un échéancier trop rigoureux vous obligerait à rouler dans des conditions parfois difficiles.Après tout, ce sont des vacances.Pour tenter l'aventure, il vous faut un vélo que vous avez peut-être déjà.Votre dix-vitesses, une fois bien ajusté à votre morphologie, suffira à vos premières expériences.Vous devez aussi vous assurer qu'il est en bon état mécanique, autant pour votre sécurité que pour le plaisir de votre randonnée.D'ailleurs, vous constaterez que la mécanique d'une bicyclette est facile à comprendre.Avec quelques outils et quelques pièces de rechange usuelles, vous arriverez à régler les problèmes courants.Sinon, il est toujours possible de trouver un moyen de se rendre à la ville voisine pour se procurer les conseils ou les pièces nécessaires.Le cyclotourisme est aussi une façon économique de voyager puisque vous vous déplacez par vos propres moyens.Avec le prix de l'essence actuel, c'est avec un sourire en coin que vous arrêterez dans une station service uniquement pour vous ravitailler en eau potable ou pour vérifier la pression de vos pneus.Quant à l'hébergement, vos frais seront réduits si vous transportez un équipement de camping.Ainsi, vous ne risquerez jamais de coucher à la belle étoile si vous n'en avez pas envie.PLEIN AIR Enfin, une autre réalité du cyclotourisme est de vivre avec la nature.Même si votre itinéraire vous amène d'une ville à l'autre, vous passez la majeure partie de votre temps à rouler sur les routes de campagne.Aucun vrombissement de moteur pour enterrer le chant des oiseaux ou les cloches de village.Aucune barrière pour empêcher les odeurs de vous surprendre impunément.Vous constatez que votre passage ne dérange en rien le rythme naturel de la vie autour de vous.Les routes sont là, asphaltées en général si vous voyagez sur le continent nord-américain.Il s'agit de préférence de routes secondaires peu fréquentées sauf par les résidents de la région, les automobilistes vacanciers choisissent les voies rapides.Alors vous vous immiscez, silencieux, dans tous ces paysages qui s'offrent à vous.Et vous observez.Vous transportez avec vous votre garde-robe, votre maison et suffisamment de nourriture pour vos besoins immédiats.Vous roulez à votre rythme devant des images sans cesse renouvelées.Que vous soyez parti en solitaire ou avec d'autres, ces heures passées tous les jours à pédaler vous invitent à la réflexion.Le cyclotourisme vous propose un voyage avec vous-même, habité par ce merveilleux sentiment d'autonomie dont vous saisirez au fil des chemins toutes les dimensions.?suite de la page 5 c'est que personne ne se sent exclu de la participation à nos responsabilités individuelles et collectives.Le problème, c'est qu'on est en train de faire deux classes dans la société, ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas.Ceux qui travaillent disent: on est bien généreux, mais il y a un paquet de fraude chez les autres et c'est terrible, on est bien gentils de travailler si fort pour donner de l'argent aux autres.Et les autres disent: on n'a pas le choix, on est pognés là-dedans, on est forcés de vivoter et de frauder parfois, on se débrouille avec les moyens du bord mais c'est injuste, on manque de dignité, on n'est pas capables d'assumer des choses qu'on pourrait faire, il n'y a pas d'ouvertures.Le plein emploi, c'est qu'il n'y ait personne qui se sente comme ça.En le faisant, on va peut-être être amenés à réduire la semaine de travail, progressivement, ça va prendre des décennies.On va devoir favoriser la diversité: pourquoi dans une même entreprise tout le monde devrait-il travailler 40 heures?Notre problème c'est de faire preuve de créativité sur le plan économique, sur le plan social.On n'y échappera pas: il va falloir être intelligents et ce n'est pas facile.Le «Virage technologique» impose d'être intelligent, d'être créatif, d'être social.PLUS: Comment voyez-vous le rôle des syndicats à ce niveau?Gilbert Paquette: Le rôle des syndicats est vital.Je crois que les syndicats sont devenus moins corporatistes qu'ils ne l'étaient il y a un an, et j'espère que le gouvernement est encore plus conscient qu'il ne l'était de l'importance des syndicats dans l'évolution qui vient.Les tables sectorielles de concertation, c'est en bonne partie dû à l'influence des syndicats.L'idée d'un fonds de solidarité qui est venue de la FTQ, la notion de Corvée-Habitation, tout ça c'est des signes qui me laissent penser qu'on est en train de dépasser l'étape des sommets pour atteindre celle du travail concret sur le terrain.Il faut gérer le changement, il faut réorganiser notre société, il faut concerter les énergies et je constate que du côté patronal aussi ils sont un peu «tannés» des sommets, et ils veulent travailler sur des projets concrets.Tous les pays qui ont essayé la concertation, que ce soit au niveau national (tables sectorielles ou autres mécanismes) ou au niveau local à l'intérieur d'une entreprise ont des taux de chômage beaucoup plus bas: 2, 3 ou 4 p.cent par an.Il y a des problèmes idéologiques, je le sais, mais il y a un type d'idéologie qui dit: chacun tire la couverte de son bord, et un autre qui dit: on essaie d'être plus intelligents que ça.Moi, je mise sur le deuxième.t L'art de parler aux ordinateurs en programmant r < /'.M :i \u2022 1 * I Yves Leclerc DEMAIN L'AN 2000 L'ordinateur, qu'il soit gros ou micro, est une machine d'un type bien particulier, en ce qu'il n'est pas spécialisé: on peut s'en servir pour faire une foule de choses différentes.De la comptabilité aux jeux vidéo en passant par la musique et la création littéraire.Mais cette faculté d'adaptation ne vient pas toute seule, et l'ordinateur n'a pas en naissant tous ces talents: il faut les lui donner en lui «expliquant» comment faire, c'est-à-dire en le programmant.Un programme est une liste d'instructions qu'on donne à la machine pour lui faire accomplir une tâche: c'est l'équivalent électronique d'une recette de cuisine.Ce que cela signifie, pour qui veut s'acheter un ordinateur domestique (je reviens toujours à la catégorie la plus populaire des modèles entre 400 et 1000 $), c'est qu'il ne suffit pas de se procurer l'appareil, son lecteur de disquettes, ses manettes de jeu et son écran.Il faut encore se procurer des programmes, ce qui se fait principalement de trois façons: 1) On achète des «morceaux de mémoire» sous forme de cartouches de «mémoire morte» dans lesquelles sont enregistrés des programmes créés par des professionnels.C'est ainsi que se vendent les vidéojeux, et bien des programmes utilitaires pour petits ordinateurs: budget familial, mini-traitement de texte, etc.2) On achète des programmes enregistrés magnétiquement sur disquettes ou cassettes, ou encore imprimés dans des livres ou des magazines de micro-informatique, et on les met dans la mémoire de l'ordinateur, soit en passant par un magnétophone ou un lecteur de disques, soit (mais c'est plus long) en les tapant au clavier.3) On apprend à programmer soi-même l'ordinateur, ce qui est la seule façon de s'assurer qu'il fera vraiment ce qu'on veut, et qui est au fond la meilleure raison de se lancer dans cette aventure: c'est seulement en programmant qu'on acquiert une maîtrise réelle de l'appareil.Divers types d'instructions La plupart des gens s'imaginent que programmer un ordinateur est une science arcane et extrêmement complexe, qui exige des connaissances mathématiques exceptionnelles et des talents presque magiques.C'est faux.Les langages traditionnels de la programmation des gros ordinateurs (Fortran, Cobol) sont complexes, exigeants, et lourds.De toute façon, ils ne sont pas disponibles sur les ordinateurs domestiques.Si vous décidez d'apprendre à programmer, vous le ferez donc inévitablement dans un des nouveaux langages plus légers qui sont l'apanage de l'informatique individuelle: BASIC, Pascal ou Logo, plus rarement Forth.De quoi ont l'air ces «langages»?Le terme lui-même est un peu trompeur: ce ne sont pas de véritables langages, mais des argots techniques au vocabulaire très limité et aux structures très simplettes, qui permettent d'encoder des séries d'instructions de manière à ce que l'ordinateur puisse facilement les traduire dans son langage à lui, le «langage-machine».Les instructions sont en général des mots (anglais sauf si vous vous procurez un BASIC ou un Logo français) qui «donnent des ordres» à l'appareil.Elles se divisent en quelques catégories principales: entrée-sortie, traitement, mémoire et contrôle.Logique et gros bon sens Comme vous le voyez, il n'y a là rien de bien mystérieux, même si quand on regarde un programme pour la première fois cela paraît indéchiffrable.En pratique, il faut apprendre à se servir de ces outils de manière intelligente: la programmation exige bien moins des connaissances en mathématiques (malgré la légende) qu'un esprit logique, du gros bon sens et le sens du détail.ce qui fait que souvent les femmes, à cause du type d'éducation qu'elles ont reçu, y sont meilleures que les hommes.Où vous procurez-vous ces langages?Dans le cas du BASIC, il fait toujours partie intégrante du micro-ordin?teur domestique, et il est présent dès que vous allumez l'appareil.Cependant, si vous le voulez en version française, il n'existe à ma connaissance que pour une ou deux machines (Apple, Sinclair ZX-81, bientôt Radio-Shack).Il faut donc l'acheter séparément, comme il faut le faire pour tous les autres langages, soit sur disque ou cassette, soit en cartouche-mémoire.Ce qui coûtera de 50 à 300 $ environ, selon les cas.Puisque le BASIC est gratuit, pourquoi ne pas se servir de celui-là?C'est effectivement ce que disent et font la plupart des gens.L'ennui, c'est que les langages ne sont pas tous également efficaces pour tout faire.Certains sont meilleurs pour de longs calculs, d'autres pour traiter des caractères, d'autres pour faire du graphisme, etc.Pascal est plus long à écrire que BASIC, mais on y fait moins d'erreurs, et les programmes s'exécutent plus rapidement.Logo est plus «pédagogique» pour les jeunes enfants.Forth est plus près du langage-machine et permet des manipulations qui n'existent que difficilement dans les autres langages.Dernier problème à résoudre, comment appendre à programmer?Disons pour l'instant que chaque langage, comme chaque ordinateur, vient avec son manuel d'instructions, dont la plupart sont aujourd'hui fort bien faits et simples à comprendre.Il y a d'autres solutions, mais je préfère y revenir plus longuement dans une autre chronique.?l'événement majeur de Tannée mondiale des communications ET DE LA 2e SALON DES SCIENCES TECHNOLOGIE du 13 du 22 mai LA SCIENCE EN SPECTACLE! de 10 h à 22 h (sauf le 13 avril, ouverture â 13 h) Une production de la Société scientifique Technica COMMUNICATIONS SCIENCES HUMAINES/TECHNOLOGIE TRANSPORTS LOISIR SCIENTIFIQUE ÉNERGIE et RESSOURCES ENVIRONNEMENT/SANTÉ Découvrez les nouveaux jeux «Survie 2000 et «Le projet du siècle», au stand Technica » Prix d'entrée Adultes 4.50 S Etudiants et Âge d'Or (carte) Enfants de 6 à 12 ans 3.00$ 1.50$ Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.Garderie enfants de 2 a 10 ans Le jeudi 19 mai à 20 heures Conférence HUBERT REEVES L'HISTOIRE DE L'UNIVERS Collaborations spéciales: Plusieurs ministères du Gouvernement du Quebec, coordination Ministère d Etat a la Science et a la Technologie Ministère des Communications du Gouvernement du Canada Conseil de recherches en sciences humaines du Canada Edition spéciale du magazine Science & Technologie en vente à l'entrée (2 $) c^tiyncc technologie Prix Teccart XXIIIe Expo-Sciences \"pyy de Montreal remis le ¦ûTÏHÏLpGI dimanche 22 mai \u2022 ' J La Science.Chimie\" Show samedi et dimanche 14, 15.21 et 22 mai à 15 h 30 PLACE BONAVENTURE Guy Fournier POUR RIRE Vice caché CO 00 es < û LU < to et: >- Z O to es Je suis victime d'un phénomène tout à fait inusité que je n'arrive pas à expliquer.Si le phénomène en question ne s'était produit qu'une fois, je ne m'inquiéterais pas trop.Sûrement pas assez pour m'en ouvrir publiquement dans l'espoir qu'un lecteur puisse venir à mon secours, m'apportant une explication qui aurait au moins le mérite de calmer mes angoisses, puisqu'elle ne saurait rien changer aux avaries que j'ai dû défrayer.Croyez-le ou non, mon garage a la manie de changer de dimensions.Vous avez bien lu.Il se transforme subitement, toujours au moment le plus inopportun.Cette subite transformation se produit d'ordinaire à l'heure où tout le monde dort dans le quartier, si bien que je n'ai aucun témoin, personne pour m'appuyer, ce qui est très gênant pour mon courtier d'assurances.Il doit prendre ma parole à chaque fois, mais semble de plus en plus sceptique.Je n'ai pas trouvé de sympathie non plus auprès de mon médecin, du psychologue que voit ma femme, ni de mon optométriste et encore moins de l'ancien propriétaire.La première fois que mon garage me joua ce sale tour, je n'osai alerter qui que ce soit.Jamais on ne me croirait.Ce matin-là, quand# je sortis ma voiture, il restait un bon pied de chaque côté et, vers la fin de la soirée, le garage avait tellement rapetissé que je démolis entièrement le côté droit de l'automobile en voulant la remiser.Une catastrophe! J'avais eu un pressentiment en ouvrant la porte, mais je n'avais pas voulu y croire.La poignée avait changé de place, car il me fallut une bonne minute pour mettre la main dessus.Je vins près de laisser ma voiture coucher dehors.Hélas! je m'entêtai.Quelques soirs plus tard, face à la même stupide fantaisie du garage, je ne voulus pas y croire encore et j'enfonçai la portière de gauche.Cette fois, il fallut bien me rendre à l'évidence: ce garage que j'avais toujours bien traité, que je chérissais comme ma propriété, nourrissait à mon égard une redoutable hostilité.Je fis évaluer d'abord les dégâts causés à ma voiture et je courus chez l'ancien propriétaire avec l'intention bien ferme de les lui faire payer.Non seulement il ne voulut rien entendre, mais il refusa d'admettre qu'il m'avait vendu sa propriété en me cachant les habitudes vicieuses du garage.Il osa même insinuer que j'avais dû essayer d'entrer ma voiture avec un verre dans le nez.Il y a des propriétaires qui ont du front tout le tour de la tête.Ils sont toujours prêts à accuser les autres de ne pas se conduire en «bon père de famille», comme le proclament les baux.Comme il ne voulut pas me dédommager, qu'il me regarda d'un oeil méprisant comme si j'avais perdu la boule, je n'avais pas d'autre choix que de le traîner devant les tribunaux.Je ne me rendis même pas devant un juge.Ni l'avocat qui se prétend le mien, ni les autres que j'allai voir ne voulurent prendre ma cause, lis me regardaient en souriant pendant que je racontais mon histc:ro, puis ils alléguaient que j'étais probablement gris au moment où j'avais essayé d'entrer la voiture dans le garage.Rien n'empêche qu'il n'y avait qu'une seule autre hypothèse: si, comme le prétendait tout le monde consulté, le garage ne changait pas momentanément de dimensions, c'était donc forcément mon automobile qui subissait ce sort.Je soumis le cas à mon mécanicien afin d'en avoir le coeur net.Se pouvait-il qu'au froid, par exemple, ou qu'après de longues périodes de stationnement à la chaleur, mon véhicule épouse des formes différentes?Il m'affirma que non et Jacques Duval, que je rencontrai par hasard au restaurant, me confirma les dires du mécanicien.Il me restait à consulter mon médecin de famille.Il m'examina avec soin, m'ausculta attentivement, me posa toute une série de questions, puis il me conseilla de prendre rendez-vous avec un optométriste.En voilà un au moins qui me traitait sérieusement.Le diagnostic de l'op-tométriste fut négatif.Il m'assura que ma vue était parfaite et il me trouva même la faculté de percer la noirceur avec plus de facilité que la moyenne des gens.Muni d'un certificat de t'optomé-triste, je me préparai à une nouvelle offensive contre le propriétaire malhonnête qui m'avait cédé sa propriété à bon prix.Cette fois, la Providence veillait.Le garage, qui avait toujours profité de la nuit pour accomplir ses mauvais desseins, rapetissa en plein midi juste comme ma femme y entrait la voiture.L'aile fut emportée de l'avant jusqu'à l'arrière et le mur du garage céda même comme le voile du temple.Ma femme m'assure \u2014 et elle ne boit jamais, elle, donc pas question pour un juge de faire le malin \u2014, que le garage se déplaça brusquement juste au moment où elle appuyait sur l'accélérateur pour y entrer la voiture.Maintenant nous sommes deux à avoir la preuve que ce garage a un vice caché! Mon avocat a besoin d'avoir une bonne raison de refuser ma cause! Audi 5000S 1984: championne ans la lutte que se livrent les grands constructeurs automobile à travers le monde, un nouveau facteur permet depuis peu de départager les forces en présence.Il s'agit de ce que les ingénieurs appellent le Cx et dans cette bataille visant à obtenir le meilleur coefficient de pénétration dans l'air, c'est la marque Audi qui, pour l'instant, fait figure de championne.En d'autres termes, les procédés d'optimisation de la forme jouent désormais un rôle prépondérant dans la construction automobile et ne sont plus essentiellement réservés aux voitures de sport ou de record de vitesse.C'est ainsi que le titre de la voiture la plus aérodynamique au monde n'appartient ni à une Ferrari ni même à la récente Corvette, pourtant bien profilée; mais à la nouvelle Audi 5000 S 1984 qui doit faire ses débuts sur le marché d'ici quelques semaines après avoir été proclamée «voiture de l'année» en Europe lors de son lancement l'automne dernier.Ce sedan de luxe 4 portes, que j'ai eu l'occasion d'essayer récemment lors de son dévoilement à la presse nord-américaine dans la région de Santa Barbara en Californie, illustre bien toutes les subtilités de l'aérodynamisme, une science à la fois fort complexe et souvent trompeuse.À tout le moins, elle ne correspond pas toujours à l'image que l'on s'en fait et certaines lignes d'apparence très fluides ne tiennent pas nécessairement leurs promesses une fois soumises au verdict d'une soufflerie.En somme, c'est une science qui tient davantage à une foule de petits détails plutôt qu'à une vue d'ensemble.Comment, en effet, expliquer autrement le très faible coefficient de résistance à l'air de l'Audi 5000 S 1984?Dans sa forme originale, c'est-à-dire en version européenne, ce modèle (connu à l'étranger sous le nom de Audi 100) possède oies r> ih un Cx de 0,30 alors que le coefficient moyen de toutes les voitures particulières de grande série est supérieur à 0,40.Dans sa transformation pour le marché nord-américain, la 5000 S a perdu quelques points mais même si sa cote atteint 0,33, elle détient toujours une bonne longueur d'avance sur la concurrence.L'importance du détail est encore plus manifeste quand on connaît les raisons de l'écart qui existe entre les versions européennes et nord-américaines.La présence d'un moteur plus puissant que celui d'origine et exigeant un meilleur refroidissement a fait perdre deux points à l'Audi 5000 tandis que l'absence de cache-phares en plexi (non réglementaires aux États-Unis) engendre une résistance à l'air qui a fait monter le Cx d'un autre point.Aérodynamisme Son aérodynamisme exceptionnel, la voiture le doit à une foule d'astuces qu'il serait trop long d'énumérer ici sans se lancer dans un véritable symposium sur le phénomène du déplacement de l'air.Il est quand même intéressant de relever certaines solutions inédites mises de l'avant par Audi dans le développement de la voiture.Après avoir réalisé une forme de base idéale, les stylistes de la marque sont passés par six souffleries différentes en Europe pour y recueillir le plus grand nombre d'éléments susceptibles de les aider à respecter le concept original.L'une des plus importantes caractéristiques aérodynamiques de l'Audi 5000 se situe au niveau des glaces latérales qui forment une surface plane avec la carrosserie.Par rapport au montage traditionnel, elles sont déplacées vers l'extérieur et se trouvent à ras de la paroi extérieure de la carrosserie.Cette installation très particulière a exigé une nouvelle technique et les glaces sont guidées sur leur face intérieure par des bou- 9b jutv'io! ^r;ij fïm&qqfi easêliv o' Ions vissés dans des rainures profilées.Le pare-brise et la glace arrière sont également collés à fleur de la carrosserie, formant une jonction lisse entre le verre et la tôle.En supprimant les joints ou moulures, on a réussi à obtenir des surfaces sans saillies qui répondent aux exigences de l'aérodynamisme sans compromettre la visi- VOTRE NOUVELLE AUDI 5000S 1984 POUR LIVRAISON AU MOIS DE JUIN CHEZ LE SEUL CONCESSIONNAIRE EXCLUSIF PORSCHE-AUDI AU QUÉBEC SITUE AU CENTRE-VILLE À MONTRÉAL PORSCHE AUDI Auto Miz/i Jimilée 2134 ouest rue Sïe-Othertne Montréal Québec H3H 1M7 yiu'iov r,| CONDUIRE Jacques Duval bilité ou la solidité comme on le verra plus loin.Au point de vue de la visibilité par exemple, la distance entre le pare-chocs avant et le point de la chaussée visible pour le conducteur est maintenant de 12,5 m comparativement à 16,5 m dans l'ancien modèle en raison de la forme aérodynamique de la partie avant du véhicule.Le poids Dans leurs efforts pour façonner une voiture d'avant-garde, les in-res et intérieures ont été augmentées, la nouvelle 5000 S 1984 pèse 30 kg de moins que l'ancien modèle grâce à une judicieuse utilisation de matériaux légers.Une des solutions les plus remarquables est l'usage d'une cuvette en polyester renforcée par des fibres de verre pour la roue de secours.Cette cuvette qui est collée au soubassement offre des avantages au point de vue du poids et évite la formation de corrosion.Autre détail intéressant, les portières, dont les panneaux extérieurs sont en tôle d'acier, possèdent un mécanisme de lève-glace logé dans un support en métal léger qui forme en même temps le cadre de glace.Mécanique Avec ses lignes qui fendent l'air, c'est évidemment la carrosserie de la nouvelle Audi 5000 S qui retient surtout l'attention mais, même si la plupart des organes mécaniques sont inchangés, le châssis a bénéficié pour sa part d'un certain nombre de modifications notables.On a retenu le moteur 5 cyl.de 2,2 litres et la traction avant mais le train de roulement a été réédu-tié.L'essieu arrière avec sa voie plus large, ses bras oscillants longitudinaux plus longs et ses amortisseurs à ressorts inclinés est entièrement nouveau.Il a permis d'améliorer le confort, la sécurité et le volume utile.On dispose ainsi de plus de place pour le grand réservoir et le silencieux principal tandis que les jambes de force déplacées vers l'extérieur ont permis d'agrandir la largeur du coffre à bagages.Autre innovation intéressante: une centrale hydraulique qui alimente, avec une pompe en tandem, la direction assistée et les freins (disques à l'avant et tambours à l'arrière).Pour le début de la production, la voiture ne sera disponible qu'avec son moteur standard mais, comme dans les précédentes Audi 5000, on offrira éventuellement des versions à moteur turbo (à essence) et turbo diesel.Au volant L'itinéraire d'environ 200 km choisi par Audi pour les essais de la 5000 S en Californie n'était pas de ceux qui se prêtent à une ballade du dimanche et s'il avait d'abord été tracé pour mettre à l'épreuve les aptitudes de la voiture (et des essayeurs.), il ne laissait non plus planer aucun doute sur la témérité des organisateurs de l'événement.Néanmoins, après avoir frôlé les ravins et usé leurs semelles dans une myriade de virages, les huit voitures mises à notre disposition devaient rentrer au bercail tout à fait intactes.C'est là sans doute le plus bel éloge que l'on puisse adresser au comportement très sûr de l'Audi 5000 S 1984.Menée à un train d'enfer, elle accepte les pires bravades sans jamais vous mettre en péril, se contentant de sous-virer légèrement dans les virages négociés trop rapidement sur les chapeaux de roues.Chapeau à l'Audi pour son exceptionnelle tenue de route.Les réglages de la suspension n'ont pas non plus d'effets pernicieux sur le confort qui correspond parfaitement aux normes d'une voiture de grand luxe de la catégorie moyenne.Toujours un peu trop légère, la direction assistée n'en demeure pas moins agréable et les freins savent résister à une utilisation intensive, sinon abusive.Ces derniers apparaissent toutefois sur-assistés en conduite urbaine et la pédale est d'une sensibilité qui provoque quelque fois un ralentissement plus brutal qu'on l'aurait souhaité.Par sa tenue de route, la voiture exhibe toutes les vertus d'un sedan sport dont le châssis est visiblement très au point mais le moteur n'arrive pas tout à fait à garder le tempo.Avec ses 100 ch., ce 5 cyl.manque un peu de nerf même s'il réussit à entraîner l'Audi 5000 de 0 à 100 kmh en 11,8 sec.L'étage-ment de la boîte de vitesses manuelle y est sans doute pour quelque chose compte tenu du trou béant qui existe entre le 2ème et le 3ème rapport.En somme, la seconde est trop courte tandis que la troisième vitesse apparaît trop longue, de Avec un coefficient de pénétration dans l'air de 0,33, la nouvelle Audi 5000 S 1984 est la voiture de série la plus aérodynamique au monde.sorte qu'il est souvent difficile de sélectionner le rapport approprié sur une route en pente ou au moment de doubler un autre véhicule.Avec la boîte manuelle à 5 rapports, l'agrément de conduite est aussi un peu assombri par un rouage d'entraînement plutôt spongieux qui ne facilite pas les manoeuvres en douceur.Pour ces raisons, la transmission automatique m'est apparue mieux adaptée à la voiture même si l'on doit sacrifier quelque peu les performances et la consommation.Au chapitre de l'économie de carburant, l'aérodynamisme joue, bien entendu, un rôle de tout premier plan et cette nouvelle Audi affiche une excellente cote de 11 litres aux 100 km (25 m/g) en cycle combiné.L'essai sur route a finalement permis de vérifier l'efficacité du système unique utilisé par Audi pour le montage des glaces latérales et il faut préciser que les résultats obtenus sont étonnants.À très grande vitesse, l'étanchéité des glaces est impeccable et celles-ci n'ont pas tendance à sortir de leur cadre comme cela se produit dans la majorité des voitures.Du côté de la présentation, la 5000 propose un équipement on ne peut plus complet allant des sièges à commande électrique (avec rappel automatique du réglage original) jusqu'à un nouveau panneau de contrôle signalant au conducteur les révisions ou les pleins à effectuer.L'habitabilité est meilleure que dans l'ancienne version avec, notamment, un dégagement surprenant pour les hanches à l'avant.À l'arrière, les passages de roues n'entravent nullement l'accès à la voiture et le coffre à bagages possède non seulement un volume impressionnant mais un seuil de chargement au niveau du pare-chocs.Somme toute, la nouvelle Audi 5000 S 1984 ne représente pas simplement un tour de force sur le plan aérodynamique et ses nombreuses innovations techniques ont permis d'améliorer un modèle fort apprécié qui paraissait déjà très au point.En matière de confort, d'habitabilité ou de tenue de route, les progrès réalisés sont spectaculaires et au moment même où la concurrence s'acharnait à vouloir recréer l'Audi 5000, il semble bien qu'elle devra repartir à zéro.?Pour vous, voici peut-être l'occasion unique de posséder une Mercedes-Benz Si vous pensez qu'une voiture est un objet à user, abuser, et rejeter, tournez la page.Vous n'êtes pas fait pour une Mercedes.Mais si vous avez toujours rêvé d'une voiture construite comme aucune autre au monde, voici peut-être la chance de votre vie.Un certain nombre de voitures qui ont été conduites par des dirigeants ou d'autres membres du personnel de Mercedes-Benz vous attendent chez nos dépositaires de Montréal et de Greenfield Park.Ces automobiles sont dans un état impeccable.Elles sont aussi protégées pour le restant de notre garantie d'usine de 36 mois ou 60 000 km.Choix de modèles 1982 et 1983.La voiture de vos rêves est peut-être là! Mais n'attendez pas, car chacune de ces voitures est unique en son genre.® Mercedes-Benz Canada Inc.SERVICE DES VENTES Montreal 4815, rue Buchan Coin Victoria et Jean Talon Téléphone: (514) 735-3581 Greenfield Park 845, boul.Taschereau A deux minutes du pont Champlain Téléphone: (514) 672-2720 en o m O œ co CO La basse pression: pression par excellence Qui n'a pas un jour fait prendre sa pression artérielle?Et qui n'a pas demandé si elle était normale, en dépit du fait que la plupart des gens n'ont aucune idée de la signification de ces chiffres?Haute pression, basse pression, les médecins ne partagent pas tous le même avis sur les chiffres normaux de la tension artérielle et surtout sur le traitement à accorder à la basse pression.D'abord d'où viennent ces chiffres?Le brassard enroulé autour du bras sert il bloquer la circulation du sang dans les principales artères du bras.Quand on !e décomprime lentement, on entend au stéthoscope un premier bruit qui correspond au retour du sang dans les vaisseaux sanguins donnant à l'oreille.Il faut simultanément lire l'oscillation sur le cadran car elle indique la tension maximale dans les artères quand le coeur se contracte.C'est la systole cardiaque.Au fur et à mesure de la décompression, le bruit de «pompe» s'atténue, et le dernier son à être perçu, celui qui précède le si- lence définitif, représente la tension minimale, ou diastole, soit le repos de l'artère entre les contractions cardiaques.Des variantes considérées comme étant normales Il n'existe pas de chiffres normaux de la pression artérielle, mais règle générale, une pression systolique de 120 sur une pression diastolique de 80 sont reconnues comme étant les valeurs moyennes.Bien qu'une importante étude, «The Hypertension and Followup Program of the National institute of Health» concluait que quiconque avait une diastole supérieure à 90 devait être traité, la majorité des médecins ne posent le diagnostic d'hypertension que lorsque les chiffres atteignent 150 sur 100.Une différence de 10 points peut paraître anodine, mais «l'étiquette» d'hypertendus implique des conséquences sérieuses.Pour un, les primes d assurances montent.Et de plus, une fois le traitement commencé, plus question de retour en arrière, les médicaments restent pour la vie.Étant donné les effets secondaires de la médication, plusieurs médecins s'abstiennent de prescrire aux patients avec une minimale de 90, à moins d'antécédents familiaux graves ou en présence d'une affection rénale.Autre point de repère pour la majorité des médecins: lorsque la maximale dépasse 100 plus l'âge du sujet, ils recommandent généralement une ordonnance.La basse pression: une asthénie pas très grave Mais les autres, ceux dont on parle moins fréquemment, ceux qui souffrent de basse pression?Les extraits de foie de veau et les injections de vitamine B12 se révèlent-ils des remèdes efficaces contre la faiblesse, la fatigue générale et les étourdissements qui.les assaillent, ou ne sont-ils, tout au plus, que des lénitifs pour l'esprit?Décrits dans les livres de mé- Dr Gifford Jones decine comme des patients sujets aux évanouissements, aux maux de tête et fatigués à la journée longue, «les individus en état de moindre pression du sang dans le système artériel ont tendance à vouloir gagner leur lit tôt le soir et sont difficiles à lever le matin».Meakins, dans «The practice of Médecine» nie que I hypotension soit une maladie à proprement parler.Il conseille néanmoins le sport au grand air, des hormones cortico-adrénaliennes et de se divertir le plus possible.Un autre auteur suggère pour sa part l'exercice, le repos, les bains froids, la benzedrine et des extraits de glande pituitaire! Pour tous les goûts, quoi! Aujourd'hui, presque tous les médecins s'accordent pour dire que l'hypotension n'est pas une maladie, voire même que c'est la pression par excellence.D'aucuns n'acceptent pas cette vérité.En Californie, une étude a démontré que sur un échantillonnage de SE SOIGNER 1019 personnes choisies au hasard dans un centre commercial, 27 p.cent d'entre elles, en majorité des femmes ayant moins de dix ans de scolarité, ont avoué être au courant de leur basse pression; plus du tiers avait même déjà reçu des médicaments à cet effet! Quant aux chercheurs d'une autre équipe, ils en sont arrivés à la conclusion que l'hypotension inquiète autant les gens que l'hypertension! Avec l'espoir d'un effet placebo, ou motivés par l'appât du gain \u2014 le patient doit revenir au bureau \u2014 ou plus simplement parce qu'ils le croient nécessaire, certains médecins continuent à traiter les symptômes de l'hypotension.À mon avis, que ceux dont la nature a doté d'une basse pression, ou qui la maintiennent par un mode de vie sain, se considèrent comme extrêmement chanceux, et cessent de gaspiller inutilement leur argent sur des médicaments.VIEILLIR Les personnes âgées en appellent au ministre Clair Claire Dutrisac Dans le milieu des Affaires sociales, on se gargarise beaucoup, ces temps-ci, des mots «maintien à domicile».Mais à quoi rime cet objectif sans un transport adapté aux besoins des personnes âgées, incapables d'utiliser le métro ou de s'offrir un taxi?Un mémoire, rédigé par un comité ad hoc formé de cinq CLSC (centres locaux de services communautaires), de quatre organismes (le Centre de Bénévolat, la Société canadienne de cancer et deux sections de l'AQDR, c'est-à-dire l'Association québécoise pour 2 la défense des droits des retraités 5 et préretraités, section Longueuil \u2014 et Saint-Hubert) décrit la situation ^ sur la Rive-Sud de Montréal.Il est ^ facile d'imaginer ce qui se passe ^ ailleurs.Ce document a été remis û en avril dernier au ministre des «< Transports, M.Michel Clair.Mais chimiothérapie, la radiothérapie, 3 l'hémodyalise, la physiothérapie, p etc.Le centre se limitera à du dépannage occasionnel.l'heure-actuelle, la Commrs- ' -Kl v__y sion de transport de la Rivé-Sud de Montréal (CTRSM) offre du transport adapté aux personnes handicapées seulement au sens étroit du terme, comme des personnes en chaises roulantes, etc.Mais, souligne le mémoire du comité, de nombreuses personnes âgées, entre autres, celles qui souffrent de problèmes cardiaques, pulmonaires et qui sont incapables de prendre le transport en commun régulier, n'ont pas droit au transport «adapté» de la CTRSM.Elles s'adressent donc au Centre de bénévolat qui, lui, n'a ni les ressources humaines, ni les ressources matérielles pour donner un servicerégulier et fiable.Après avoir analysé la situation, en tenant compte du vieillissement de la population, le Comité conclut que le gouvernement doit prendre sans plus tarder ses responsabilités et offrir des services de transport «adapté» à toutes les personnes qui en ont besoin.Un exemple Quand u:o personne doit suivre des traitements à l'hôpital, tous les jours, durant sept semaines, le transport devient alors un gros problème.«Pour nous, témoigne une personne du Troisième Age, le transport avec le Centre de Béné-volât, ça.entraîne un manque de sécurité, bp p'.a pas toujours, le même chauffeur.On est dans l'incertitude de savoir s'il va venir ou non (.) Deux ou trois fois, j'ai dû payer 18$ pour un taxi afin de me rendre à l'hôpital».Au prix de quels sacrifices?En rognant sur son alimentation ou sur ses médicaments?Car si Ion peut dispenser certains soins à domicile, il est souvent impossible d'y transporter l'équipement requis! Pour l'année 1986, les 3 612 demandes de transport prévues dépassent manifestement les possibilités du Centre de bénévolat.Environ 75 p.cent des demandes exprimées sont rattachées à des raisons médicales et para-médicales.Pour sa première année de fonctionnement, le comité d'admission de la CTRSM a refusé 206 demandes dont la moitié (100/206) touchant des personnes âgées de.65 ans et plus, qui souffraient de perte d'équilibre, de jambes faibles, de mouvements lents, de maladies respiratoires, maladies de coeur, d'hypertension, etc.Le critère «perte d'autonomie» irréversible et graduelle n'est jamais retenu.C'est pourtant ces gens-là qui doivent se rendre régulièrement chez le médecin ou à l'hôpital.L'aide sociale Les bénéficiaires de l'aide sociale qui sont incapables, pour, des transport en commun, peuvent prendre un taxi et se faire rembourser.Ce système comporte deux inconvénients majeurs: a) les remboursements sont assurés seulement dans les cas de visites médicales et avec un certificat du médecin traitant attestant la nécessité du transport; b) dans tous les cas, les assistés sociaux doivent avancer le coût du taxi et sont remboursés le mois suivant! Inutile d'expliciter davantage.Enfermées chez elles Il n'y a pas si longtemps, on clamait que les personnes âgées allant en établissement s'enfermaient dans un ghetto.On a changé son fusil d'épaule pour des raisons pécuniaires et humaines, on favorise le maintien à domicile.Mais que devient le principe du maintien à domicile sans un transport «adapté» comme composante majeure?demande le comité.Et il ajoute, avec raison: «Peut-on prôner le droit à des services de santé adéquats sans tenir compte de l'accessibilité des services?» En plus, souligne le mémoire, il y a les petites courses, le marché, la banque, et toutes les autres sorties essentielles pour prévenir iâ détérioration de la vie sociaie.Comme mon amie Rosie me le faisait remarquer: «On ferme les portes des hôpitaux, des centres hos-\u2022 pitaliers de «soins prolongés et dos rjlqx&'d £ eiv £d infill t#tj EiMp centres d'accueil et on enferme les personnes âgées chez elles, seules entre quatre murs.Puis, on crie bien haut que le Troisième Age est une priorité pour le gouvernement et que l'on veut humaniser les soins.» Incapable de soutenir le rythme de la demande de transport «adapté», le Centre de bénévolat de la Rive-Sud a envoyé un ultimatum au ministre Michel Clair à qui il reste quatre mois et demi pour agir.Le comité demande au législateur une définition plus précise de la personne handicapée.Et que les autorités en cause affectent les ressources humaines et financières à la réalisation d'un principe: que toutes les personnes non autonomes et incapables de s'offrir le luxe d'un taxi, soient admises dans les services de transport adapté aux handicapés.Le Comtié réclame aussi «que des mécanismes soient mis sur pied pour que les personnes directement touchées par ces problèmes participent aux prises de décisions qui les concernent.» Malades et médecins devraient avoir voix au chapitre.À bien y réfléchir, c'est le système même du maintien à domicile qui est en cause.Car on préférera toujours être soigné dans un établissement que de crever seul, doucement, entre quatre murs, dans'sa maison.d?ns sa prispn,. PHOTOGRAPHIER Antoine Désilets «Faut toujours croire son médecin!» Il ne faut jamais dire «jamais».Je me morfonds depuis toujours à le répéter à mes collègues, amis, auditeurs et lecteurs, je suis même allé le dire en Afrique: une bonne photo doit se défendre par elle-même.Je considère qu'en principe il est superflu d'ajouter quelque commentaire que ce soit à une photo à part le nom des personnes qui y figurent et celui du lieu où elle a été prise.L'essentiel de ce qu'il faut pour la situer, quoi! Mais rien de plus.Autrement, faisons une description, pas une photo! Ceux et celles qui me lisent dans le magazine Forêt-Conservation en savent quelque chose: jamais je n'explique mes photos.Tout au plus sont-elles reliées à un thème que je traite par écrit.Mais voilà: les directeurs de PLUS sont d'un autre avis.Il m'ont dit: «Antoine, tu vas dire au monde ce qui s'est passé, ce qui a «cliqué» quand tu as fait telle ou telle photo.Autrement dit, explique-toi!» Belle affaire! Surtout pour moi qui, comme Willie Lamothe, pense qu'il vaut mieux mourir incompris que de passer sa vie à s'expli- quer! Malgré tout, en tant que communicateur, je dois avouer que leur point de vue est défendable.Alors donc, allons-y, pédago-guons.Le médecin que voilà, type fort convainquant, avait dû subir mon mitraillage pendant deux heures tandis qu'il expliquait quelque chose de très médical à une journaliste.À un certain moment, la gravité de ses propos me fit déposer pour un temps mon appareil photo.C'est alors que je vis sur le coin de sa table un cendrier dont'le couvercle était constitué par une main de squelette; pour déposer ses cendres, il fallait relever la main en question, qui pouvait demeurer à la verticale.L'effet dissuasif de l'objet n'est cependant pas venu à bout de mon envie de fumer et je me décidai à manoeuvrer le.dispositif! Ce qui, accessoirement, me donna une idée: celle de l'utiliser comme avant-plan, en attendant pour prendre la photo que le docteur fasse un geste qui mette sa main dans une position à peu près similaire à celle de son cendrier.Aussi discrètement que possible, je repris mon Nikon et, à travers l'objectif normal, j'exposai mon film Kodak Tri-X poussé à 800 ASA pendant 1/125 de seconde à f/4.Avec un peu de patience et la collaboration inconsciente de mon savant orateur, j'ai obtenu ce que vous voyez sur cette page.en § 5 70 > en m 00 CO Voilà, vous savez tout! J'espère que je ne vous ai pas trop déçus! Mais que voulez-vous, l'histoire d'une photo, c'est parfois trè6 sim- \u2014 pie.? POUR ÉCOUTER ew York, scène furtive.Un taxi jaune.Il est 4 heures du matin.Dans SoHo, rangé.Le chauffeur arrête le gobe-sous.L'oeil dérive vers le permis de conduire.Une figure ronde s'anime, rendue à la vie par le bout incandescent d'une cigarette.Sur le rectangle de vinyle transparent, un nom: Philip Glass.Il se tourne et prend l'argent du client.La portière claque.Le moteur ronfle.La vigile continue.Actes répétitifs joués à l'ennui.Le tapage d'un piston rebelle.Les klaxons dans ie lointain.6 heures.La ville blême palpite.Un autre jour commence.Usines ronronnantes.Chaînes de montage cliquetantes.Caisses enregistreuses trépidantes.Des fantasmes, tout ça! Mais limage de Charlie Chaplin dans «Les temps modernes» me hante: boulot, boulons, à l'infini les mêmes gestes.Tenir la cadence.Garder le rythme.Coûte que coûte, mais toujours au plus bas prix.Une civilisation folle, opiniâtre, ne se reconnaissant qu'à travers la transformation systématique de la matière.De cet univers ne pouvait sortir qu'une musique du même type: une musique urbaine, régulière, géométrique, égale.Et qui mieux pour la faire, cette musique répétitive, la jouer contre le système, que Philip Glass, le chauffeur de taxi de SoHo.\u2022 Le morceau commence.3 ou 4 notes pigées dans un matériel mélodique simple, gammes ou arpèges.Ces notes, toutes de même durée, sont organisées en une petite cellule ponctuée de courts intervalles, eux-mêmes égaux en longueur.Pendant quelques mesures, ce motif revient, pareil à lui-même.Régulier comme une horloge.Puis une autre petite cellule constituée de la même manière se superpose à la première.Et une troisième entre alors dans la ronde.Et une quatrième arrive qui chasse la première et qui attend à son tour d'être mise hors circuit.Et le manège tourne en un tourbil- Philip Glass: Glasswork FM 37265 Philip Glass: The Photographer CBS FM 37849 Ion sans fin: tout se ressemble et pourtant rien n'est semblable.Seule la durée des notes et des silences ne varie pas, alors que les lignes mélodiques permutent sans discontinuer.Cette musique n'est jamais monotone.Passés les premiers moments de surprise, l'oreille doit s'habituer, on se laisse prendre au jeu.Quelles seront les premières notes à échapper à la folie centrifugeuse du manège et par quelles autres seront-elles remplacées?Mais déjà l'intérêt se fixe ailleurs.Il se dégage de ce mouvement une force lyrique inattendue.Les sonorités sont chaudes et vibrantes, arrachées tantôt au piano et au violon, tantôt aux synthétiseurs.Alors ce n'est plus le conglomérat des notes et des silences qui retient l'attention, mais plutôt la force de l'ensemble, de cette merveilleuse machine sonore qui roule à une vitesse prodigieuse, qui nous happe dans sa vertigineuse giration.Je me replie.La musique folle, comme prise dans un blender tourmenté, m'agrippe, me contraint, me comprime.Et tout à coup, je suis ên son centre.Tout près de moi, près de ma respiration régulière, des battements réguliers de mon coeur.Jamais je ne pense à ces choses en écoutant de la mu- Silence, on répète! sique, à ces choses automatiques, prises pour acquises, à tout jamais fixées, logiques.Comme une chaîne de montage.Cette fois, si.Les mélopées modernes de Glass me plongent dans une transe profonde.À leurs modulations incantatoires, j'oppose une méditation transcendantale.Jamais je ne me suis senti si près de l'univers, de sa rigueur mathématique, de sa puissance mécanique, de sa pulsion vitale.Cette musique, est-il besoin de le dire, me touche profondément.Je peux passer des heures à écouter «Glassworks» ou «The Photographer».Et jamais je ne m'ennuie.S'ennuie-t-on lorsqu'on se regarde dans un miroir?Telles sont les réflexions qui me viennent en tête lorsque tournent sur ma platine les disques de Philip Glass.Certains appellent cette musique, précairement située entre le classique moderne et le pop, mini-maliste: d'autres encore répétitive.Mais peu importe les termes.L'essentiel, c'est quelle agit, me pétrit, me renvoie à moi-même, me donne ces instants de réflexion où, tel Narcisse, je peux me voir en face, instants privilégiés parce que trop rares.Et, ironie du sort, ces instants me sont offerts par cette civilisation même qui, à mettre trop l'accent sur le travail, laisse peu de place à la rêverie.Il faut écouter cette musique, ces bijoux d'inanité sonore, comme Ion regarde une eau calme e?qu'un caillou frondeur la fragmente, par son plongeon, en ondes concentriques.Avec fascination.D'ailleurs elle a déjà influencé, pour les mêmes raisons, des musiciens comme Bowie, Eno et des groupes comme Tangerine Dream et Kraftwerk.C'est comme un retour aux sources.Sous peu, une version abrégée de «Einstein On The Beach», ballet de 5 heures conçu par Robert Wilson sur une musique de Glass, devrait être disponible en magasin.Mais les fanatiques de Philip Glass attendent avec bien plus d'impatience encore le Carmi-na Burana de Cari Orff sur lequel il travaille en ce moment en compagnie de Ray Manzarek des défunts Doors.?P.S.Philip Glass travaille réellement comme chauffeur de taxi à New York.Pour vivre.Festival du micro-ordinateur ans le cadre du 2e Salon des Sciences et de la Technologie qui se tiendra à Place Bonaventure du 13 au 22 mai, aura lieu le 1er Festival de jeux stratégiques sur micro-ordinateurs.Diverses activités sont prévues à cette manifestation organisée par Cervo 2000.il y aura en particulier un championnat toutes catégories de micro-ordinateurs du 20 au 22 mai.Les participants à cette compétition recevront un laisser-passer de 3 jours pour le Salon d'une valeur de 13,50$.Les amateurs pourront aussi assister à un «championnat mondial» de micro-ordinateurs avec la participation de toutes les grandes marques, au dévoilement du nouvel as des jeux d'Échecs électroniques (le 15 mai à 14h00), de même qu'à des séminaires quotidiens d'information sur les jeux d'Échecs électroniques.Information: 276-8615 S\" Par correspondance - Le cercle «Les Correspondan-ces du Roi», qui s'occupe de la CO < < < \u2022LU h-Z O co promotion des Échecs par correspondance au Québec, annonce la tenue de son «Championnat ouvert du Québec par correspondance».Basée sur un nombre d'inscriptions minimal, une bourse de 750$ sera distribuée en prix.La date limite d'inscription est le 15 juin et le tournoi débute le 1er juillet 83.Tous disputent au moins deux rondes de jeu (6 parties par ronde).Inscriptions: 20$ à: «Les Correspondances du Roi», a / s de M.Yves Farley, CP.494, Station R, Montréal, H2S 3M3.Information: 271-7025.En remarquant que M.Farley prend la succession de M.J.Y.Leduc à titre de propriétaire-directeur du cercle, il faut souligner le bon travail de M.Leduc à titre de fondateur de ce cercle.En créant un tel organisme, il a rendu un fier service aux amateurs de cette forme de jeu.Avec son membership qui varie entre 150 et 200, les «Correspondances du Roi» est un organisme établi et indispensable à la promo- tion du jeu d'Echecs au Québec.Nos meilleurs voeux de succès au successeur de M.Leduc.Tournoi Rive-sud Système suisse de quatre rondes les 28 et 29 mai à la «Maison de l'Éducation des Adultes», 023 Chemin Chambly (coin St-Charles), Longueuil (autobus CTRS 8, 28 ou 8cV CTCUM 74 ).Deux sections: A ouverte à tous, B moins de 1600.Les inscriptions (A 24$, B 19$, 4$ de rabais pour moins de 18 ans) sont acceptées au Club d'Échecs de Longueuil, à la LEM, au Spécialiste des Échecs, de même que par la poste (au plus tard le 21 mai) à: L.E.R.S.a/s deRaymond Desjardins, 385 Desjardins, Longueuil, P.Q.J4L 2T3.Information: 679-3695.2e qualification Paul Saint-Amant, de Québec, est le vainqueur du 2e tournoi de qualification tenu en fin de semaine dernière au Spécialiste des Échecs.Daniel Rousseau, Guy Roy, Jacques Marchand, Paul Do-rion et Saint-Amant ont tous termi- ÉCHEC ET Jean Hébert né avec 4-1, mais ce dernier l'a emporté au bris d'égalité.Pour une 2e année de suite, Paul se qualifie pour le championnat fermé du Québec tandis que les autres sont éligibles à la section «Expert».Trente joueurs ont participé à ce tournoi.John Nunn- Yasser Seirawan Lugano 1983 Défense Caro-Kann Après un désastreux résultat au tournoi de Linares, le jeune Améri- cain Seirawan a rebondi en remportant !e tournoi ouvert de Lugano avec 7%-1%, devant une brochette de 13 GM et de 34 (!) Ml.Sa partie contre le meilleur joueur britannique fut sans doute la plus spectaculaire du tournoi.1\u2014e4\tc6\t21\u2014Rb1\tCa5! 2\u2014d4\td5\t22\u2014Fd3\tCc4 3\u2014e5\tFf5\t23\u2014Fxc4 Dxc4\t 4\u2014Cc3\te6\t24\u2014Th2\tCd5 5\u2014g4\tFg6\t25\u2014Cxd5Txd5\t 6\u2014Cge2\tc5\t26\u2014e6\tb3! 7\u2014h4\th6\t27\u2014axb3\tDa6 8\u2014Fe3\tDb6\t28\u2014Ff4\tRc8 9\u2014h5\tFh7\t29\u2014Rxb2\tDa3 10\u2014Dd2\tCc6\t30\u2014Rc3\tDa5 11\u20140-0-0\tc4\t31\u2014Rb2\tDa3 12\u2014f4\tDa5\t32\u2014Rc3\tFb4 13\u2014f5\tb5\t33\u2014Rc4\tFe7! 14\u2014Cxd5! b4\t\t34\u2014Rc3\tDa5 15\u2014Cc7! Dxc7\t\t35\u2014Rb2\tFa3 16\u2014Cf4\tc3!\t36\u2014Rb1\tDc3 17\u2014Dg2\tCge7\t37\u2014Fc1\tFxc1 18\u2014Fc4\t0-0-0\t38\u2014Rxc1\tDa1 19\u2014fxe6?!Rb8\t\t39\u2014Rd2\tDd4 20\u2014exf7\tcxb2\t0-1\t ips ne 5 rire Heureusement qu'Yvon Deschamps ne joue pas à la scène dans trois ou quatre pièces de théâtre comme nombre d'autres comédiens: il faudrait le ramasser à la petite cuillère.Même si, avant la première de «Tapage nocturne» au Théâtre du Nouveau Monde, il affirmait à la ronde que son rôle ne lénervait pas plus qu'un de ses monologues, le fait est qu'il a maigri d'une quinzaine de livres en l'espace de deux mois.Et comme il soutient qu'il est en excellente santé, il ne fait plus de doute que c'est la tension de cette performance qui l'a fait fondre à vue d'oeil.Il n'y avait qu'à l'observer dans sa loge après lune des premières représentations, alors que ses muscles se détendaient suite aux deux heures et demie qu'il venait DE 5 À 7 André Robert de passer en scène dans une situation inusitée pour lui: il ne pouvait empêcher une de ses jambes croisées de s'agiter à un rythme frénétique.On peut croire que le calme lui est revenu (en autant que c'est possible chez ce gigoteux perpétuel) maintenant qu'il s'est assuré d'un nouveau triomphe personnel auprès du public, même si cette pièce de Charles Dyer n'est pas, telle qu'adaptée par Jean-Louis Roux, un véhicule qui lui permet de s'exprimer autrement qu'il le fait depuis une dizaine d'années.Il y a vraiment trop d'affinités entre ce puceau de 45 ans et les nial-seux qu'il affectionne dans ses monoloques.Yvon me confiait d'ailleurs qu'il a souvent de la difficulté, dans «Tapage nocturne», à se retenir d'éclater de rire de ses blagues comme il ne se gêne pas de le faire quand il est seul face à son public.On sent donc qu'Yvon est conscient de n'avoir pas encore prouvé toutes les dimensions de son talent.Et c'est pourquoi il souhaite ardemment quelque chose de plus substantiel à se mettre sous la dent: «Si jamais on me demande encore, j'aimerais jouer un rôle dramatique même si je sais que j'aurais de la misère 'es quinze ou vingt premières minutes, parce que veut, veut pas, les gens vont rire en me voyant au début.Mais je voudrais m imposer de cette façon, prouver enfin que je peux jouer quelque chose de dramatique.» C'est la grâce que je lui souhaite mais il ferait mieux de s'engraisser auparavant car cette fois-là il risque de maigrir d'une bonne vingtaine de livres.La belle sérénité de Monique Mercure Monique Mercure, c'est l'antithèse d'Yvon Deschamps.Je ne l'ai jamais vue qu'avec son beau sourire serein, cet optimisme d'apparence à toute épreuve.On a la jeunesse de ses artères, dit-on: Monique, qui a le port et l'allure d'une femme dans la trentaine é-panouie, le prouve allègrement.Quand, ce printemps, vous la voyiez harceler «Monsieur le ministre» depuis son banc de l'opposition, auriez-vous cru qu'elle travaillait avec une jambe dans le plâtre qu'elle s'était fracturée dans un accident d'automobile?Et que cela ne l'a pas empêchée non plus d'enseigner aux étudiants de première année de l'École nationale de Théâtre.Comment conserve-t-elle ce bel équilibre?L'un de ses secrets, c'est de refuser presque tout travail pendant I été même si elle préfère demeurer presque toujours active.Elle ne s'est aventurée qu'une seule fois à jouer dans un théâtre d'été et s'est promis de ne pius jamais recommencer.«C'est mon secret.L'été, je fais du jardinage, de la natation.C'est ce qui me redonne mon calme et un certain recul vis-à-vis mon métier.>.Cet été, donc, elle demeurera inactive pendant trois mois sauf pour une incursion de deux semaines à Winnipeg où elle ira tourner dans un film en anglais inspiré d'une nouvelle de Gabrielle Roy.Cette femme «douce et tranquille» comme elle se définit est surprise qu'on lui fasse presque toujours jouer des personnages très forts, comme cette «Mère courage» de Brecht qu'elle interprétera à la Nouvelle Compagnie Théâtrale en début de l'année prochaine et qui l'habite déjà.Chaque jour, elle lit quelques pages de la pièce afin de s'en imprégner.Il ne fait pas de doute que la préoccupation de ce rôle se fera de plus en plus intense au fil des mois, car Monique est très consciente que tous ceux qui ont vu Denyse Pelletier dans cette oeuvre il y a plus de quinze ans «l'attendent au détour» et feront d'inévitables comparaisons.Elle avoue que c'est énorme comme défi à relever, mais ajoute que chaque comédienne, dans son interprétation, peut y apporter de son intelligence et de sa compréhension.Monique Mercure conserve donc toute sa sérénité.Heureuse.Monique'Mercure?f 1 «Oui, très heureuse et tranquille.de bonne humeur!» J'ai ouï dire que.\u2022 L'excellent acteur américain Robert Duvall, détenteur d'un Oscar pour son rôle dans «Apocalypse Now», pourrait venir jouer à MontréaJ car une maison de production locale est impliquée dans le tournage d'un film sur l'enlèvement du général Dozier en Italie et la façon dont on'eut recours à 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