La presse, 13 décembre 1984, B. Informations nationales
[" la presse LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 13 DÉCEMBRE 1984 MICHAEL WILSON À LA PRESSE Le couperet s'abattra encore deux fois ces prochains mois OTTAWA \u2014 Ce n'est qu'un début: les coupures de $4,2 milliards annoncées le mois dernier par le ministre des Finances ne constituent qu'une première étape.Il y a deux autres phases de réduction du déficit fédéral qui s'en viennent.FRANCINF OSBORNE Le ministre, Michael Wilson, souligne que les premières coupures avaient pu être effectuées rapidement, en éliminant certains programmes.Mais pour en arriver à réduire le déficit de $10 milliards à $15 milliards d'ici à 1990, il faudra agir davantage.Une deuxième phase se traduira par l'ajustement et l'élimination graduelle de certains programmes jugés non nécessaires.A leur expiration, ces programmes ne seront tout simplement pas renouvelés ou seront réduits.La troisième phase, qui viendra après le budget du printemps prochain, se fera par l'examen détaillé de tous les encouragements fiscaux, pour déterminer leur utilité.En entrevue à LA PRESSE, M.Wilson a indiqué que les décisions sur les encouragements fiscaux, tant aux particuliers qu'à l'industrie, ne seront pas contenues dans le prochain budget.Ce budget pourra cependant donner des indications sur les intentions du gouvernement.Au sujet du déficit, M.Wilson réitère sa détermination de s'y attaquer, soulignant qu'on ne peut plus se permettre d'attendre.Selon lui, il vaut mieux agir maintenant, sinon dans un an ou deux, nous n'aurons plus le choix et les mesures que le gouvernement sera alors forcé de prendre seront encore plus «dérangeantes».Le ministre admet que les coupures qu'il vient d'annoncer ont touché peu de Canadiens, mais il prévoit que son prochain budget affectera davantage la population.L'impôt minimum pour les citoyens mieux nantis, par exemple, fera partie du prochain budget.Le ministre a réitéré que ni lui ni le premier ministre Mulroney ne souhaitent augmenter le fardeau fiscal des Canadiens \u2014 qui «est déjà élevé» \u2014, a t il admis.En d'autres mots, M.Wilson s'engage a ne pas hausser les tables d'impôt sur le revenu, mais ne dit cependant pas qu'il ne touchera pas aux exemptions personnelles.À cet égard, M.Wilson déclare qu'il est important d'équilibrer les effets de réduction du déficit pour les contribuables Le ministre ne laisse aucune il lusion aux Canadiens, soulignant que la réduction du déficit signifie des sacrifices de la part des contribuables.Selon lui, la situation financière du pays est telle, avec un déficit qui croit plus vite que l'économie nationale, qu'il faut agir rapidement.Le ministre est convaincu que la population le comprend et qu'elle est prête à accepter des changements.Par contre, M.Wilson insiste sur le fait que ces modifications ne se feront pas aux dépens de ceux qui sont au bas de l'échelle des revenus.En contrepartie, il promet aux Canadiens une économie en meilleure santé, une fois qu'il sera évident que le gouvernement s'attaque sérieusement au problème du déficit.Les provinces Les provinces n'échapperont probablement pas au couperet fédéral, mais M.Wilson déclare qu'aucune décision sur la réduction des paiements de transfert n'a encore été prise.Des consultations auront lieu sur l'éducation post secondaire et les frais de santé, le ministre assurant que rien ne sera annoncé par surprise.Il assure également les provinces qu'il ne tentera pas de leur refiler son propre déficit, ni de leur imposer des coupures si le gouvernement fédéral ne fait pas lui-même des efforts II s'attend toutefois à de la résistance de la part de ses interlocuteurs provinciaux.M.Wilson doit d'ailleurs rencontrer le ministre Yves Duhai-me, du Québec la semaine prochaine, pour traiter de ces questions MÊME SOUS LE NIVEAU AMÉRICAIN Les taux d'intérêt suivront diminution du déficit fédéral OTTAWA \u2014 *Le ministre des Finances, Michael Wilson, se dit convaincu qu'une diminution du déficit fédéral fera baisser les taux d'intérêt au Canada.Il n'écarte pas la possibilité de taux plus bas ici qu'aux États-Unis.FRANCINE OSBORNE « Il y a eu des périodes, dans le passé, où les taux d'intérêt étaient inférieurs ici, dit-il.Mais en raison de la très grande intégration des deux économies, il sera difficile d'avoir au Canada des taux (Tintérét substantiellement plus bas qu'aux États-Unis.» M.Wilson souligne aussi que si nous n'agissons pas sur notre propre déficit pendant que les Américains diminuent le leur, les taux seront beaucoup plus élevés ici, ce qui se traduira par une hémorragie de capitaux à l'extérieur du Canada.Un des effets d'une telle situation serait un affaiblissement notable de notre dollar, souligne le ministre.Selon lui, des taux d'intérêt plus bas ici ne signifient pas nécessairement une érosion de notre monnaie, qui s'est affaiblie de toute manière, en dépit des taux canadiens plus élevés.Le dollar, souligne-t-il, doit refléter la force concurrentielle du pays.Si le Canada peut renfor cer sa position concurrentielle sur les marchés, il possédera d'autant plus de flexibilité au su-Jet des taux d'intérêt.M.Wilson se dit également convaincu qu'en baissant le déficit et en favorisant un relâchement des taux d'intérêt, on engendrera suffisamment de confiance dans le secteur privé pour susciter des investisse» ments.Le ministre souligne que c'est de cette façon qu'on atténuera le problème du chômage.Il réfute ainsi les allégations de l'opposition, selon lesquelles ses coupures budgétaires vont créer davantage de chômage.Il souligne qu'il est faux de prétendre qu'en période de chômage élevé, il ne faut pas réduire les dépenses de l'État.Selon lui, une telle théorie était valable lorsque le déficit était beaucoup plus bas que maintenant.Marché commun avec les USA Parlant de l'interdépendance entre les économies du Canada et des Ktats l nis, M.Wilson se dit favorable à des relations commerciales accrues entre les deux pays.Selon lui, il est crucial que le Canada ait un accès plus grand au marché américain.Le ministre admet que les obstacles sont importants soulignant que les barrières non tarifaires, comme les quotas d'importation, sont les plus insidieuses.Les dossiers de l'acier, du cuivre et du bois d'oeuvre ont récemment suscité beaucoup d'inquiétudes au Canada.Le ministre souligne que les attitudes sont moins défensives au Canada qu'aux Ktats-Unis.Mais selon lui.ce n'est pas là une raison pour ne pas rechercher des relations commerciales plus intenses et de ne pas profiter de la proximité géographique avec les États-Unis.Des discussions vont se tenir avec les Américains et.actuellement, M.Wilson n'écarte aucune possibilité, dont des négociations sectorielles Il souhaite» également qu'un débat ait lieu au Canada, dans les mois qui viennent, sur les pratiques commerciales Il se dit confiant que les Américains souhaitent eux aussi accroître leurs relations commerciales avec le Canada.Selon lui, il faudra des ajustements au sein de l'économie canadienne dans les secteurs qui ne sont pas concurrentiels avec les États-Unis en ce moment, de sorte qu'il faut prévoir une phase de transition.La tâche n'est pas impossible pour autant, car les structures de coûts aux Etats-Unis et au Canada ne sont pas si différentes.Énergie: le mégaprojet de Husky pourrait être relancé avant Noël M.Wilson prévoit la reprise de l'exploitation des sables bitumineux et du pétrole lourd.r OTTAWA \u2014 Dans le secteur de l'énergie, plusieurs projets importants sont en préparation et l'un d'eux pourrait être annoncé officiellement avant Noél.Le ministre Michael Wilson a refusé d'en dire plus, ajoutant seulement que c'est dans le secteur du pétrole lourd.Dans l'industrie, on estime que ce pourrait bien être le projet de $3,2 milliards de Husky, qui comprend notamment la construction d'une usine de valorisation du pétrole lourd, à Lloydminster.à la frontière entre le Manitoba et la Saskatchewan.Le ministre a indiqué que le gouvernement tentera de favoriser l'extraction des sables bitumineux et du pétrole lourd, prévoyant des retombées positives non seulement dans l'Ouest, mais aussi au Québec et en Ontario.Entre-temps, les discussions se poursuivent entre Ottawa et les provinces productrices de pétrole sur le partage des revenus pétroliers.M.Wilson n'est pas sûr qu'une entente interviendra pour le 1er février, lorsque les accords précédents expireront, mais il déclare que les pourparlers se déroulent de façon satisfaisante.Certaines décisions devront attendre le budget, notamment sur la fiscalité dans le secteur énergétique.Le ministre se dit confiant que les négociations aboutiront à un équilibre acceptable entre les intérêts du consommateur, la santé de l'industrie et les revenus des deux niveaux de gouvernement.La taxe sur les recettes pétrolières est l'une de celles qui offrent le plus de flexibilité et peuvent servir de levier pour le développement des sables bitumineux, pour autant qu'il y ait entente avec les provinces, souli gne M.Wilson.photo Jean Goupil, LA PRESSE Michael Wilson, ministre des Finances du Canada.Les programmes sociaux pour les nantis, un luxe OTTAWA \u2014 Même si aucune décision n'a encore été annoncée concernant les allocations familiales et les pensions de vieillesse, le ministre des Finan ces, M.Michael Wilson, ne laisse planer aucun doute sur ses intentions: ces versements gouvernementaux consentis également aux mieux nantis sont un luxe du passé.GILBERT LA VOIE «Auparavant, nous avons connu le luxe de pouvoir nous donner des programmes accessibles à tout le monde ».déclare-t-il lors d'une entrevue accordée à LA PRESSE.« Maintenant, nous avons atteint le point ou les Canadiens sont très conscients des problèmes financiers et se disent qu'on ne peut plus avoir de programmes sociaux pour les personnes à revenus élevés.El si de tels programmes existent, faut-il, par le biais du système fiscal, di riger cette aide vers ceux qui en ont le plus besoin ».M.Wilson écarte d'emblée la possibilité de priver certaines personnes des chèques d'allocations familiales.« En aucune occasion je n'ai dit que les cheques ne viendraient plus ».\u2014 «Mais vous allez récupérer cet argent d'une manière ou d'une autre?» \u2014 « Oui ».Le ministre remarque que les allocations familiales et les pen- sions de vieillesse sont déjà taxées.« L'une des propositions soumises sera la suivante: devons-nous envisager une taxation plus élevée sur ces gens?» Prié de préciser si le gouvernement ira chercher plus d'argent dans les poches des contribuables à revenus moyens dans le prochain budget, le ministre répond que les mesures annoncées jusqu'à présent avaient touché peu de monde et qu'un plus grand nombre de contribuables sentiraient les effets des prochaines mesures d'austérité contenues dans le budget du printemps.Sur un autre sujet, M.Wilson dit s'attendre à des objections de la part des provinces lorsqu'arri-vera le moment de réduire les paiements de transfert.Mais il précise qu'une telle mesure n'est pas pour un avenir rapproché.Selon lui, le gouvernement fédéral et les provinces doivent étudier la possibilité de réduire les dépenses, particulièrement dans le domaine de la santé.« Il s'agit de trouver les moyens d'offrir les services de santé différemment, de manière a libérer certains montants ».Il donne à titre d'exemple la possibilité de partage d'équipement entre les institutions hospitalières.« Nous cherchons des solutions qui permettront, avec le temps, de diminuer le fardeau des contribuables.Les bénéfices de ces changements seront ressentis par les deux paliers de gouvernements », explique-t-il.Demandes de fonds : « Je n'ai pas le choix, il faut dire non » OTTAWA \u2014 Michael Wilson demeure déterminé: « Il faut dire non.Le Canada doit apprendre qu'il y aura des non ».GILBERT LA VOIE_ Un mois après la présentation de son programme d'austérité, le ministre des Finances est surpris de voir à quel point on continue de lui demander de l'argent.« Le point le plus important, c'est cette pression constante pour obtenir de l'argent, pour toutes sortes de bonnes raisons.Que ce soit de la part de l'industrie, des provinces ou pour des programmes sociaux, les gens ont toujours une foule de bonnes raisons pour justifier leurs de mandes d'aide goinernementa-le », déclare-t il.Le ministre révèle que ces demandes lui viennent de toutes parts, par ses collègues, par les ministres des Finances des pro- vinces, ou directement a son bureau.« C'est supportable, a joute-t-il cependant.Je n'ai pas le choix, il faut dire non.Les politiciens precedents faisaient face à des problèmes financiers bien moins sérieux que ceux que nous vivons actuellement ».\u2022Interrogé sur le degré de tolérance de la classe moyenne lorsque le gouvernement lui de mandera de faire des sacrifices supplémentaires pour réduire le deficit, M.Wilson dit qu'il faut agir maintenant.«Je pourrais m'asseoir ici en tant que ministre des Finances, et me dire que je peux passer à travers pendant deux ans.Peut-être après cela M Mulroney me nommerait il à un autre ministère et je ne me serais pas fait trop d'ennemis Mais je suis persuadé que, si nous reportons notre action de deux ou trois ans, les décisions que nous prenons maintenant nous seront alors imposées et seront beaucoup plus difficiles.C'est cette éventualité que j'essaie d'éviter parce que je crois qu'il est préférable de prendre ces décisions alors que nous pouvons encore choisir, plutôt que de nous les faire imposer.» M.Wilson qualifie de dépassée l'attitude des partis d'opposition qui l'accusent de sacrifier des emplois par ses coupures budgétaires « C'est là la réaction de gens qui croient à une théorie écono mique dépassée.Cette théorie était valable lorsque nous avions un déficit peu élevé et une dette accumulée faible.Mais ce n'est plus le ea> actuellement ».Le ministre estime que les Canadiens comprennent la situation.Il compare les problèmes du gouvernement à ceux d'un individu dont les emprunts bancaires s'élèvent au dessus du revenu, et qui commence à avoir des «sueurs froides» dans le dos le soir avant de se coucher.«Cet individu sait bien qu'il faut changer des choses », conclut le ministre.-Ç-=\u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 13 DECEMBRE 184 Chevrette reproche à Picotte d'avoir i abusé de l'immunité parlementaire MÉLANGEUR KM-32 Comprenant base, mélangeur et hache salade SPÉCIAL $209\" HORLOGE Modèle ABK-300 SPÉCIAL $2299 CHAUFFERETTE a ^ Modèle If W C-132TLS m SPÉCIAL $CQ99 QUINCAILLERIE lambert 6524 RUE ST-HUBERT 274-3521 Métro Beaubien \u2014 Stationnement à l'arrière Le ministre des Affaires sociales, Guy Chevrette, a servi une réponse un peu acerbe, hier, au député de Maskinongé, Yvon Picotte, lui reprochant de profiter de son immunité parlementaire pour faire de « grossières affirmations » et « friser l'irresponsabilité».LILIANNE LACROIX_ La veille, M.Picotte avait adressé une série de questions délicates àu ministre au sujet de M.Bernard Barbera, président régional du PQ de Sainte-Marie et ex directeur général du CLSC Sainte-Thérèse, qui fait présentement face à des plaintes pour détournement de mineure et harcèlement sexuel.Selon le ministre, le conseil d'administration n'aurait pas demandé la démission de M.Barbera, comme M.Picotte l'avait laissé entendre; c'est plutôt l'e\\ directeur lui-même qui aurait remis sa démission le 26 octobre dernier.Quand à l'indemnité dont avait parlé M.Picotte et qui aurait fait de M.Barbera un homme « grassement payé », il s'agit, selon le ministre, d'une somme de $40000, somme normale pour un directeur de 14 ans de service.Toujours en réponse à des questions de M.Picotte formulées la veille, M.Chevrette a ajouté qu'aucune plainte n'avait jusqu'ici été déposée au bureau du directeur de la Protection de la jeunesse.Quant au prétendu harcèlement sexuel, il a déclaré qu'aucune plainte n'avait été portée non plus à la Commission des droits de la personne au moment de la démission de M.Barbera.Enfin, à la dernière question, M.Chevrette a répondu que M.Barbera était bien président régional du PQ de Ville-Marie.Un peu plus tard dans la journée, dans un communiqué émanant de l'aile parlementaire libérale, le député Picotte accusait le ministre Chevrette de mentir dans ce dossier.« Le ministre soutient que la demande de démission de M.Barbera a été rejetée par le Conseil d'administration du CLSC dans le cadre d'une réunion régulière.Ceci est exact, si l'on se fie seulement au procès-verbal du 11 septembre 1984.Mais en regardant l'annexe du procès-verbal du 2 octobre, deux personnes ont été mandatées pour négocier la démission de M.Bernard Barbera.Cette proposition a été adoptée à l'unanimité par les membres du Con sell d'administration.Je ne sais pas qui renseigne le ministre, mais il a bel et bien menti en Chambre ce matin », a soutenu M.Picotte.Même si une lettre ouverte du Comité de dénonciation sur le harcèlement du CLSC de Sainte-Thérèse parle de « 10-15 personnes touchées, selon une enquête interne», il semble que le nombre des plaintes enregistrées auprès de la Commission des droits et libertés de la personne se limite à cinq.Dans la même lettre, invoquant la lenteur du système judiciaire et les obstacles à franchir, plusieurs femmes semblent avoir choisi de renoncer aux poursuites.Elles signalent que, fatiguées des interminables démarches qu'elles ont dû faire, elles préfèrent maintenant oublier, d'autant plus que la personne en cause a quitté l'établissement.D'autres ont eu peur de représailles ou n'osent pas entamer des pour suites parce qu'elles craignent les conséquences.Selon une des plaignantes, toutes les intéressées seraient des employées permanentes ou stagiaires du CLSC.M.Chevrette a fait savoir que M.Barbera aurait lui-même porté plainte auprès de la Commission des droits et libertés de la personne pour obtenir justice.Il songerait aussi à poursuivre M.Picotte qui serait « sorti » du cadre de l'immunité parlementaire en participant à une émission de radio sur le sujet.Du côté des CLSC, alors que les dirigeants du conseil d'administration local choisissaient de ne pas répondre aux nombreux appels de LA PRESSE, Jacques Wilkins, président de la Fédération des CLSC, admettait « que l'image des CLSC est sûrement touchée par la situation, même s'il faut reconnaître qu'aucune institution au monde n'est à l'abri de ces choses-la».M.Wilkins précisait toutefois que les services fournis à la population n'ont jamais été perturbés par les problèmes que vivait le CLSC : « En autant que nous avons pu en juger, les services au public n'ont jamais souffert à Sainte-Thérèse », a-t-il conclu.Les femmes s'en prennent à Penthouse de janvier SAINTE\u2014FOY (PC) \u2014 Le Réseau d'action et d'information pour les femmes (RAIF) exige que le ministère de la Justice procède à la saisie de tous les posters géants contenus dans le numéro de janvier 1965 de la revue américaine Penthouse.Dans une lettre au ministre québécois de la Justice Pierre-Marc Johnson, le Réseau estime que la violence et l'avilissement des femmes tel qu'illustré s'ir le poster géant sont « inacceptables ».Le poster en question, d'une dimension de 80 cm par 55 cm, représente une ex-Miss America appelée Vanessa Williams, nue, menottée, comme suspendue au plafond et revêtue d'un attelage qui la prive de sa liberté de mouvement.\u2022 Cette entreprise d'intégration de la pornographie dans la vie des hommes et des femmes ne doit pas être tolérée par votre ministère qui a charge de protéger la population », écrit le RAIF au ministre Johnson.Le Réseau, qui est un groupe féministe de pression de la région de Québec, rappelle que le Code criminel interdit la violence sexuelle et permet donc au gouvernement d'interdire la vente du poster contenu dans Penthouse.Déjà, le numéro de décembre 1984 de la même revue a été frappé d'interdit par le ministère fédéral du Revenu qui est repon-sable des importations de revues.Ce numéro montrait des femmes d'origine asiatique nues et pendues à des arbres.Pornographie Les porte-parole du RAIF, Lori Saint-Martin et Marcelle Dolment, soutiennent que le gouvernement devrait intervenir immédiatement pour empêcher la pornographie.« Il ne faut pas confondre érotisme et pornographie», ont-elles expliqué.L'érotisme devient pornographique lorsqu'il y a « violence, dégradation ou exploitation sexuelle des enfants ».La pornographie doit être interdite lorsqu'elle constitue « un encouragement à la violence sexuelle », croit le RAIF.CN Rail ; : Qu'il s'agisse de serviettes de papier ou d équipement électronique sophistiqué, lorsque vous faites le compte.CN Rail verse 1,1 milliard de dollars par année à ses fournisseurs canadiens.Cela représente 3 millions de dollars par jour et plus de 90% de tous nos achats.Sans compter l'impact des achats locaux par des milliers d'employés et les centaines de millions de dollars que nous dépensons chaque année pour l'entretien et l'exploitation du plus grand chemin de fer du Canada.Au Quebec, nous comptons près de 3600 fournisseurs.Nos commandes ne vont pas qu'à de grosses entreprises.Les petites et les moyennes entreprises en bénéficient elles aussi.En fait, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux fournisseurs canadiens.Comme Manac Inc., de Saint-Georges-de-Beauce.Ce fabricant de remarques bien connu a ajouté, en 1982, la fabrication de conteneurs à sa gamme de produits.Au cours des douze derniers mois, cette entreprise a reçu des commandes de CN Rail qui totalisent 2,2 millions de dollars.Ce n est là qu'un de nos nouveaux fournisseurs avec qui CN Rail est heureux de faire affaires.Fournisseur de CN Rail, ça vous intéresse?COMPOSEZ SANS FRAIS LE: 1-800-36H511 ou à Montréal composer le 877-5315 ou écrivez à: D G Parsons.Directeur régional.Achats et gestion des stocks.CN Rail CP.8106.Montreal (Québec) H3C3N3 ¦ ?-14 CjMRAIL La voie d accès à de meilleures affaires.Une compagnie du Groupe CN GRAND ENCAN DE VOYAGES À DESTINATION DE Acapulco Puerto Vallarta Cancun Ixtapa Guadeloupe Martinique St-Martin Saint-I Barbade Rio de Janeiro Ste-Lucie Jamaïque Sur chaque voyage vendu, SOL-VAC Tours remettra un montant forfaitaire à OXFAM-Québec afin de supporter leurs efforts en Ethiopie.OBJECTIF DE CONTRIBUTION À OXFAM POUR L'ETHIOPIE 100000$ VENEZ NOMBREUX \u2022 Vous pourriez acheter vos prochaines vacances à un super prix.\u2022 et.courez la chance de gagner un voyage d'une semaine pour 2 personnes à Acapulco.LIEU : Holiday Inn centre viile.420 ouest Sherbrooke, Montréal DATE : le dimanche 16 décembre 1984 de llh à21h Visa, MasterCard et chèques acceptés TOURS en collaboration avec la presse CKAC^73 9 VOYAGES »1lH VOYAGES BEL tlR DU AIR '1979' Inc Venez déposer le coupon de participation dans l'urne SOL-VAC OXFAM le 16 décembre prochain et courez la chance de gagner un voyage d'une semaine à Acapulco pour deux personnes à l'hôtel Villa Los Arcos (ou similaire) (valeur totale de 1400 $).Les voyages devront s'effectuer avant le 7 avril 1965.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à l'hôtel Holiday Inn de Montréal.Le tirage aura lieu le 16 décembre à 21 h et les gagnants seront prévenus par téléphone s'ils ne sont pas présents.OXFAM Numéro d>nr*g»ti*mtnt dof9*ni*m* d* chant* 041
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