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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-12-11, Collections de BAnQ.

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[" LE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE ( rn LA MÉTÉO: DÉGAGEMENT PARTIEL.MINIMUM: -2°, MAXIMUM: 3°.DEMAIN: NUAGEUX ET DOUX.DÉTAILS PAGE A 2 MONTRÉAL, MARDI 1 1 DÉCEMBRE 1984, 10T ANNÉE, N° 53, 84 PAGES, 6 CAHIERS Mercedes-Benz MTL 735-3581 RIVÉ-SUD: 672-2720 35 cents Hors de la zone métropolitaine: 45 cents Sept-lles et Baie Comeau: 50 cents contre Hubie Brooks et trois inconnus Une transaction dont on va beaucoup parler : le meilleur receveur des majeures contre un joueur d'inter moyen (Hubie Brooks) et trois jeunes « qui promettent » : le receveur Mike Fitzgerald, le voltigeur Herman Winningham et le lanceur droitier Floyd Youman.Rejean Trem- A blay n'est pas d'accord, Michel Blanchard, au contraire, est ravi.Tabloïd Sports, pages 2, 3, 5, 10 et 15.$ RONALD REAGAN VIENDRA AU CANADA EN MARS NEW YORK \u2014 S'adressant hier à l'élite financière et Industrielle des États Unis, le premier ministre Mulroney a annoncé que son gouvernement allait mettre fin ai; style interventionniste pratiqué par son prédécesseur, Pierre Trudeau.MAURICE JANNARD envoyé spécial de LA PRESSE Devant 1 500 hommes et femmes d'affaires parmi les plus importants du monde capitaliste américain reunis à l'Economie Club de New York.Brian Mulro ne> a declare d'emblée qu'il avait pour tache «de refaire l'image» du Canada a l'étranger.Plus particulièrement, le premier ministre conservateur veut rebâtir les relations avec les États-Unis, marquées par des échanges commerciaux qui atteindront $110 milliards cette année.Des le debut de son discours, il a dit : «Je tiens à souligner dos le depart qu'en qualité de pre mier ministre du Canada, j'accorde la plus haute priorité à l'établissement de bonnes relations entre mon pays et le vô t re \u2022.Quatre points Pour ce laire.Brian Mulronev a proposé aux Américains un programme en quatre points Le premier élément, et le plus important, consiste en des ren- contres annuelles entre le president américain et lui même.M.Mulroney a annoncé hier que Ko nald Reagan viendra au Canada en mars.En deuxième lieu, les reunions entre ministres canadiens el res ponsables américains seront plus fréquentes.Troisièmement, le premier ministre propose1 des rencontres bilatérales entre les parlementaires canadiens et américains.Enfin, Brian Mulroney recommande aux premiers ministres provinciaux de rencontrer plus souvent leurs homologues des Étals voisins.Le chef canadien a dit que les conservateurs avaient hérité, le 1 septembre, d'une pauvre situa- tion économique au Canada.Sans nommer son prédécesseur, il s'en est tout de même pris directement à l'administration Trudeau.« Qu'il suffise de souligner qu'à l'époque ou les économies du monde» devenaient interdépendantes, le Canada pratiquait l'isolationnisme et l'intervention nisme ».« Mais, aujourd'hui, le gouvernement occupe une place beau coup trop grande dans l'écono mie Ses interventions tentaculaires ont pour effet de fausser les mécanismes du mar ehé et d'inhiber l'esprit d'entreprise ».voir IMAGE en A 2 Brian Mulroney photo upi Une réunion de famille NEW YORK \u2014 Comme tout dirigeant politique canadien, le premier ministre Brian Mulroney se devait d'aller faire son pèlerinage auprès des milieux financiers novvyorkais.ALAIN DUBUC envoyé spécial de LA PRESSE René Lévesqtyp et Pierre Elliott Trudeau l'ont fait avant lui.Les Québécois se souviendront sans doute du discours désastreux que le premier ministre Lévesque avait prononcé il y a sept ans devant les membres du prestigieux Economie Club L'Intervention, hier soir, de M.Mulronev devant le même auditoire était tout ù fait différente M Lévesque devait affronter un auditoire hostile, de fendre des politiques incompréhensibles pour les milieux d'affaires américains.Au contraire.Brian Mulronev a dit à un auditoire conquis d'avance ce qu'il voulait entendre En ce sens, le dise.nus qu'il livrait hier aux diri géants des plus puissantes entreprises américaines était un discours facile a preparer.C'était une visl te de bon voisinage au tours de laquelle les diri géants d'entreprises américains pouvaient entendre de vive voix ce qu'ils savaient déjà.M.Mulronev a donc eu droit à deux «ovations debout » et a sans cesse été interrompu, chose rare voir REUNION en A 2 Uniformes mm i mt,i;i pourtant une ™ bonne Idée (/Éelateurs.mi I Le James Transport devenait, hier matin, le premier navire à passer sous le pont levant de Valleyfield depuis qu'il a été photo UPC réparé temporairement.Plus de 160 navires étaient immobilisés en amont comme en aval du pont depuis 18 jours.Deux navires à l'heure dans Voie maritime C'est au rythme de deux par heure que les oceaniaues les navires de lac s'engagent depuis hier matin sous le pont de Valleyfield qui bloquait la Voie maritime du Saint Laurent depuis dix-huit jour> CONRAD BERNIER Les prévisions météorologiques étant pour le moment rassurantes, on peut raisonnablement es perer que la plupart des navires immobilises dans le fleuve, pendant dix huit jours, par suite du bris du pont levant qui enjambe le canal de Beauharnois.pour ront s v engager et en franchir les écluses sans aucun risque.Entre Montreal et le lac Ontario, la Voie maritime compte sept écluses.Hier, a 11 h 30.on comptait S8 océamques immobilises en amont de Saint-Lambert \u2014 ceux ci se dirigeront soit vers les Grands Lacs soit vers PAtlantique \u2014 alors qu'une trentaine d'autres et quinze navires de lacs lambinaient en aval de Saint-Lambert.photo Robert Nodon, LA PRESSE Fini le cauchemar ! Tour a tour les navires s'engagent dans la voie maritime et filent allègrement avec leurs précieuses cargaisons.Ici, c'est le Jean Parisien, de Canada Steamship Lines, qui franchit l'écluse de Saint-Lambert.L'agent de formation et d'information Richard Juteau.de la Voie maritime du Saint Laurent, a pour sa part explique, hier à LA PRESSE, que l'actuelle temperature, qui permet une navigation continue de 21 heures par jour \u2014 durant la nuit, le système des bouées est indispensable \u2014 s'avère dans les circonstances une chance quasiment inespérée dont il faut profiter au maximum.A la hauteur de Beauharmois.hier, la température de l'eau était de :;.\"> degrés centrigrade alors qu'elle était de 1,5 degré centigrade a la hauteur de Saint-Lambert.La situation serait toutefois radicalement différente si «< la température moyenne générait» du bassin d'eau tombait a a degré centigrade : des glaces se formeraient inévitablement, entraînant entre autres désavantages majeurs ceux de noyer les bouées et de semer des embâcles ».Et une Voie maritime soudainement encombrée d'embâcles serait à toutes fins utiles inutilisable.Quant à ee pont levant, qu'on a fini par reparer après dix-huit jours de cauchemar et d'efforts, c'est seulement vers le 22 ou le 2;i décembre, alors qu'on fermera la Voie maritime pour trois mois, qu'on lui rabattra les pattes.D'ici la.il restera les quatre fers en l'air et toute la circulation automobile et ferroviaire est provisoirement détourne\" et emprunte le pont Saint Louis de-Gonzague.Il est intéressant de préciser à l'intention des « profanes » que les « navires de lacs > sont ces grands bateaux bien typiques qui font la navette entre le Grand-Nord et les Grands Lacs.Ces bateaux mesurent 227 mètres : ils ont un tirant d'eau de 8,5, une capacité de transport de 28000 tonnes métriques.REPORT DE L'APPLICATION DU NOUVEAU RÉGIME DE RETRAITE Quarante et un agents de la police de la CUM sont suspendus (d'après IPC et PC) \u2014 Cinq autres agents de la police de la CUM ont été suspendus hier, dans le cadre de la vague de protestations suscitée par le report de l'application du nouveau régime de retraite.Quarante-et-un agents sont ainsi sous le coup des suspen s ions ordonnées par le direc teur de la police de la CUM, André De Luca, depuis dimanche, soit deux jours après que la Com munauté urbaine de Montréal eut échoue dans sa tentative d'obtenir de la Cour supérieure une injonction ordonnant aux policiers de mettre fin à leurs pressions Les agents avaient entrepris leur mouvement de protestation mereredi dernier, en refusant de porter leurs insignes et leurs casquettes et en maintenant » onstamment allumes les feux d'avertissement de leurs voitures de patrouille _* -V- Non rasés Samedi, ils s'étaient présentés au travail non rasés et en ieans, et avaient refuse de laver les voitures de patrouille.M.De Luca a ordonne la suspension sans paye de tout agent « qui ne se conformerait pas aux règlements en vigueur ».mais les policiers visés ont refuse de quitter leurs postes, Michel Al lard, le president de la Eraterni-té des policiers de la CUM, ayant prescrit aux syndiqués d'ignorer toutes les directives relatives aux suspensions.« En ce qui nous concerne at il dit.« ils sont toujours en service \u2022.M Allard a affirme que les 1 2(H) membre> de la Fraternité participaient tous a ce mouvement, en soulignant que « seuls de jeunes recrues et des délégués syndicaux avaient fait l'objet de suspensions \u2022.Méthode actuarielle Le retard apporte a la mise en ï ?______ Police vigueur du nouveau regime de retraite émane du refus de la Régie provinciale des pensions d'approuver la méthode actua rielle utilisée par la CUM pour calculer ses contributions au fonds.Le président de la CUM, Pierre Des Marais II.a souligne vendredi dernier qu'il n'approuverait pas la méthode utilisée par la Régie tant que les tribu naux ne se seraient pas prononcés sur les protestations élevées par trois municipalités de la CUM.11 a affirmé que la méthode de la .Regie coûterait aux contribuables $40 millions en contributions rétroactives et $11 millions par an Un agent de police ayant 30 ans de ser\\ ice qui prend sa retraite entre 50 et 55 ans touche présentement une pension de $1 918 par mois.Le salaire annuel moyen des policiers de la CUM s'établit aetuellement entre $20 000 et $35 000.Appui de la SQ On apprend par ailleurs que les policiers de la Sûreté du Québec ont accorde hier leur appui a leurs confreres de la CUM dans leur lutte.Au cours d'un vote pris a l'échelle de la province, les agents de la S(J ont décide, dans la proportion de 98 pour cent, de ne pas intervenir sur le territoire de la Cl M advenant une demande officielle en ce sens qui pourrait être le résultat des moyens de pression exerces par les policiers mont réalais. A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 DÉCEMBRE 1984 Désabusé, Guy Bisaillon quitte la scène politique québécoise Le député indépendant de Sainte-Marie, Guy Bisaillon, a annoncé hier à ses électeurs que, désabusé devant l'avenir politique du Québec à court terme, il quitte la scène politique.PIIRRI VINNAT_ Ne croyant plus au Parti québécois ni aux chances, lors du prochain scrutin, de quelque coalition social-démocrate ou indépendantiste que ce soit, M.Bisaillon ne sera pas candidat aux prochaines élections.Il se pourrait même qu'il parte avant la fin de son mandat, si les élections tardent trop.Mais M.Bisaillon ne quitte peut-être pas la politique pour toujours.«Je vais prendre des vacances.Me refaire une beauté, me ressourcer, regarder ce qui se fait ailleurs.Mais il se pourrait qu'un jour je revienne, je ne sais pas trop sous quelle bannière ».a-t-il confié hier à LA PRESSE, avant d'annoncer la nouvelle à ses électeurs réunis à l'occasion d'un colloque organisé pour les gens du Troisième âge et les bénévoles de son comté.M.Bisaillon a décidé de dissoudre la Fondation qu'il avait fondé dans le but de réaliser une Coalition des forces de gauche.« Une coalition, dans le contexte actuel, je n'y crois plus trop.Je ne vois pas non plus d'avenir à court terme pour la Coalition pour l'indépendance, fondée par Andrée Ferretti.ou pour le Mouvement socialiste de Marcel Pépin.Dans le contexte actuel, sans reforme électorale et une certaine forme d'élections proportionnelles, ils ne feront élire personne.» Selon lui, un seul des députés indépendants.Denise Leblanc-Bantey, aux lies de-la-Madeleine, a des chances d'être réélu.« Les députés indépendants, ça prend une région avec ses caractéristiques propres pour en faire élire un.Il y a eu la Beauce.avec Fabien Roy.Denise» Leblanc-Ban-tey a des (haines aux Iles de-la-Madeleine.Mais sur Pile de Montréal, même Guy Bisaillon n'y arrivera pas, ça prend trop d'argent et d'organisations face aux partis traditionnels.L'exemple de Frank Hanley ne veut rien dire.Il gagnait dans Sainte-Anne parce que l'Union nationale ne lui faisait pas la lutte.» Guy Bisaillon décroche, sans honte: «Je pense avoir fait mon bout de chemin.Ce n'est pas toujours aux mêmes à tout faire.On dirait qu'il n'y a pas de relève politique au Québec.Les libéraux ont toujours le même Bourassa et le même Gérard-D.Lévesque.Les péquistes.René Lévesque.La CEQ a encore Vvon Charbon-neau, la FTQ, Louis Laberge.Marcel Pépin n'est plus à la CSN, mais il est à la tête du Mouvement socialiste.Ce sont les mêmes visages depuis 1970 sinon avant.Moi.je passe la main à d'autres.» M.Bisaillon se dit toujours indépendantiste et social démocrate: «C'en est rendu que sur bien des dossiers, les libéraux sont plus à gauche que les péquistes.Par exemple, sur l'universalité des sen Ices sociaux et de santé.C'est Bourassa qui a dit qu'il fallait se battre pour la garder.Dans le dossier constitutionnel, compte tenu que les péquistes n'ont plus de position claire et pas de position de repli, on peut se demander si on ne serait pas mieux défendus par les libéraux.» Qui voit-il comme successeur dans Sainte-Marie et recommandera t-il à ceux qui l'appuient de voter libéral?«Si l'élection avait lieu demain, mon successeur serait certainement un libéral.Je vais demander aux gens de voter pour l'homme, pas pour le parti ou son chet.Si le meilleur est péquiste, ils voteront péquiste.Mais si le meilleur était un libéral, qu'ils votent libéral.Les gens n'ont pas idée du pouvoir que peut avoir un simple député qui se tient debout.Le problème c est que, dans le con texte actuel, un indépendant ou un candidat d'une quelconque coalition social-démocrate ou in dépendantiste ne peut pas arriver à se faire élire.» Achetez un appareil dise Kodak pour Noël et obtenez gratuitement des certificats-cadeaux de l'interurbain d'une valeur de 10 $.De plus, vous courez la chance de gagner une des deux réunions de famille* (jusqu'à dix personnes) en Californie avec Air Canada, plus 5 000 $ (U.S.) en chèques de voyage Thomas Cook.Tout cela avec le disc Kodak, l'appareil-photo si simple à utliser que vous n'avez plus qu'à faire clic! Oui, à Noel Kodak rapproche les gens.'Vous pouvez également participer au concours «Les grandes retrouvailles» lorsque vous achetez des certificats-cadeaux de l'interurbain auprès de votre compagnie de téléphone.OBTENEZ GRATUITEMENT VOS CERTIFICATS CADEAUX DE L'INTER JRBAIN D UNE VALEUR DE 10 S.EN PORTANT CE BULLETIN (OU UN FAC-SIMILÉ) A\\ EC 1.La facture datéeprouvant votre achat d'un appareil dise Kodak entre le r novembre 1984 et le 12 janvier 1985.2.La carte du propriétaire emballée avec l'appareil - photo.Les bulletins de commande de certificats-cadeaux admissibles seront automatiquement valides pour le concours «Les grandes retrouvailles»» NOM ADRESSE VILLE Kodak PROVINCE CODE TOST AL IND.RÉG.N° DE TÉLÉPHONE Poster à - LES GRANDES RETROUVAILLES- CP.9451 Saint-Jean.Nouveau-Brunswick E2L4X1 Veuillez prévoir de quatre à six semaines pour la livraison postale de vos certificats- cadeaux Les demandes doivent être reçues avant le 28 février 1985 inclusivement.Limite de 10 S en certificats-cadeaux par enveloppe dûment affranchie L'offre est valable pour les appareils dise Kodak achetés chez les détaillants photo canadiens par des personnes résidant au Canada seulement.Aucun achat n'est requis pour participer au concours.Les règlements du concours « Les grandes retrouvailles» sont disponibles chez les détaillants photo participants ainsi qu'aux Téléboutiques.Toute personne de 18 ans et plus résidant au Canada peut participer au concours.Le concours se termine le 28 février 1935.La valeur approximative au détail de chaque lot (voyage pour jusqu'à dix personnes, plus 5 000 S (U.S.> en chèques de voyage Thomas Cook ) est de 15 000 $.Le voyage doit s'effectuer avant le 28 février 1986 en tenant compte de la disponibilité du logement et des places d'avion.Pour gagner, les participants sélectionnés devront répondre correctement, dans un laps de temps donné, à une question d'ordre mathématique.Bell Al R CANADA ® IL.LOZEAU 6229, St-Hubort 274-6577 ASTRAL PHOTO situé dans la plupart des grands centres d'achats PHOTO A.LAPLANTE INC.747, bout oVt lourtnttdtt Lovai 669-0595, 1631 MIRACLE MART Centre photo et électronique L.R.VIALA INC.1280, de Maisonneuvc £it 526-2535 PHOTO S.O.S.INC 1424, McGill ColUg* 842-5267 Dorion: Trépanier, candidate libérale La vice-présidente du Parti libe ral du Quebec.Mme Violette Trépanier.a décidé de tenter de ravir le poste de député de Dorion à Mme Hughctto Laehapelle, du Parti québécois.PIERRE VENNAT Mme Trépanier.qui fut co présidente de la campagne de Robert Bourassa au leadership de son parti, en 1983 et personnellement responsable de « livrer la marchandise » dans 55 comtés, jouit de l'appui « officieux » de tout l'establishment du parti et devrait l'emporter facilement ce soir sur un candidat local peu connu en milieux politiques, M.Vino Centi-ne.Mme Trépanier est d'ailleurs déjà en campagne et a déjà envoyé aux médias sa photo, son curiculum vitae et des communiqués via une atachée de presse, lesquels la désignent déjà comme « candidate libérale » dans Dorion.Bien connue dans les cercles politiques libéraux, Mme Trépanier s'est personnellement occupée de l'organisation de plusieurs élections partielles dans Test de Montréal, notamment celle de Sauvé Pété dernier.Habitant la rive sud et ex-présidente de l'association libérale du comté de Laprairie, Mme Trépanier ne peut se présenter dans son comté puisque celui-çi est déjà représenté par un député libéral, M.Jean-Pierre Saint-Onge.Dimanche, les libéraux de La Peltrie, comté représenté par la ministre Pauline Marois à l'Assemblée nationale, ont désigné M.Laurence Canon pour lui faire face.Par ailleurs, dimanche prochain, à Beauharnois, les libéraux tiendront leur plus grosse assemblée de mise-en-nomination depuis qu'ils ont commencé à le faire, il y a environ un mois.En effet, les deux candidats en lice, MM.Jean Vézi-na, courtier d'assurances et Serge Mar-cil, administrateur scolaire, ont multiplié le recrutement de nouveaux adhérents dans ce comté qui compte maintenant 3,000 libéraux membres en règle du parti.L'organisation du parti s'attend à ce que au moins 2,000 d'entre eux participent à l'assemblée.Enfin, l'organisateur en chef du parti, M.Pierre Bibeau, a déclaré à LA PRESSE hier qu'au moins deux autres anciens sous-ministres ont l'intention, d'ici quelques semaines au plus tard, d'annoncer leur candidature sous la bannière libérale.I Les délégués voteront à main levée Le vote sur la résolution qui proposera de rayer du programme du Parti québécois l'obligation de faire porter les prochaines élections sur la souveraineté sera pris à main levée.C'est ce qu'a révélé à LA PRESSE, hier, le directeur des communications du PQ à Montréal, Jacques Despins.Cette prodécu-re, douteuse dans les circonstances, est conforme, selon lui, aux règlements et statuts du parti.Pour une modification aussi fondamentale de la philosophie d'un parti politique, on aurait pu s'attendre à ce que les délégués à ces assises extraordinaires aient le loisir de s'exprimer «librement», par scrutin secret.Une procédure qui est réservée, à toutes fins utiles, à l'élection des membres de l'exécutif national du .PQ.Devant cette situation, on peut affirmer qu'il faudra que René Lévesque obtienne au moins 70 p.cent des voix, au congrès du 19 janvier, s'il veut se maintenir en poste avec une certaine «autorité morale».La décision qu'il a prise de modifier sensiblement l'article Un du programme s'apparente, en fait, à un vote sur son leadership.Son ancien ministre Camille Laurin a sonné l'alarme, le week-end dernier, à ce sujet.Selon lui, son ex-patron devra s'interroger sur son avenir politique si plus de 40 p.cent des délégués au congrès de janvier épousent la position des «orthodoxes» ou des ministres démissionnaires.« Volontairement ou non, le premier ministre s'est placé la tête sur la bûche.S'il a pu arrêter l'hémorragie de son gouvernement après les démissions de sept ministres et de deux députés, il est loin d'être assuré qu'il aura le même succès au lendemain de ce nouvel affrontement entre modérés et orthodoxes de la cause indépendantiste.Le «tordage de bras» que les ex-ministres Claude Morin et \u201e Claude Charron ont exercé auprès de certains députés pour les ; retenir à l'intérieur du caucus, au plus fort de la crise gouverne- * mentale, aura sans doute moins de succès auprès de la oase mili- I tante.Celle-ci est d'ailleurs de plus en plus rétrécie et n'a pas, * comme certains parlementaires, des privilèges monétaires ou électoralistes à préserver.Rôle des délégués I Ce vote à main levée devrait assurrer presque automatiquement une «victoire», au moins morale, à M.Lévesque.Du moins Z si l'on se fie aux résultats obtenus lors des 53 assemblées de comté qui avaient été tenues jusqu'à dimanche.Les slates de 30 circonscriptions étaient acquises au président du PQ, 16 aux ortho- \" doxes et les sept autres étaient assez partagées.En reprenant la pratique des «vieux partis» qui choisissent leurs leaders par la «fabrication» de listes de délégués dans les comtés (slates), le PQ prête aussi le flanc à une «manipulation» de la base qu'il a dénoncé à maintes reprises.À une exception près toutefois.Le vote pour le choix des nouveaux leaders des vieilles formations politiques s'excerce dans l'isoloir.Ce qui permet à certains de voter selon leur conscience et leur conviction.Le PQ n'a même plus cette transparence.Le rôle des délégués du PQ sera ainsi relégué à celui de messager.Ils viendront «porter» leur vote, pour une option ou pour une autre, sans tenir trop compte des discussions et des nuances qui seront discutées et apportées au congrès.Car leur décision aura été dictée par les «grands électeurs» des associations qui ne seront pas sur place.Compte tenu de la faible participation aux assemblées tenues dans les comtés, d'un membership qui a chuté de 300 000 à 100 000 membres, on peut s'interroger sur le mandat que M.Lévesque se *v| fera donner lors de ce congrès.Sinon que son option néo-féderalis- T«! te a fait des gains dans les sondages d'opinion.Et que les Pierre-Marc Johnson, Jean-François Bertrand et autres tenants du pouvoir à tout prix s'accommodent bien de ce revirement «stratégique».Le « renérendum » Ce n'est pas la première fois que M.Lévesque repousse les soubresauts indépendantistes de ceux qui croient encore à cette option politique.Au début de 1982, il n'avait pas hésité à tenir un «renérendum» pour défaire une résolution adoptée lors du congrès de décembre 1981.La résolution de ce congrès stipulait que l'élection d'une majo- : rite de députés péquistes à l'Assemblée nationale «enclencherait» automatiquement le mécanisme d'accès à la souveraineté politique du Québec.Et ce, même si le PQ n'avait pas obtenu une majorité de' voix.Cette fois-là cependant, tous les membres du Parti québécois avaient pu s'exprimer en faisant parvenir par la poste leur réponse aux questions de M.Lévesque.Si M.Lévesque gagne cet autre coup de poker, ce sera à quel prix?Qu'on soit d'accord ou non avec l'option indépendantiste, on ne peut jouer impunément avec les sentiments des gens qui y ont consacré autant d'efforts, d'énergie et de sacrifices.photolaser PC Tatiana Yankelevitch et Alexei Semyonov, belle-fille et beau-fils d'Andrei Sakharov Trudeau a ignoré les appels de Sakharov (PC) \u2014 L'ex-premier ministre canadien Pierre Trudeau est le seul des leaders occidentaux à avoir ignoré les demandes d'aide du dissident soviétique Andrei Sakharov, affirment le beau-fils et la belle-fille de ce dernier.Alexei Senyonov et Tatiana Yankelevich, qui résident maintenant dans la région de Boston, participaient hier à une conférence de presse organisée par la branche canadienne d'Amnistie Internationale pour le lancement d'une campagne contre la torture dans le monde.Plus tôt cette année, ils avaient transmis aux dirigeants de France, Allemagne, Suède, Canada et des États-Unis des lettres de M.Sakharov les priant d'exercer des pressions personnelles sur le Kremlin afin qu'il accorde un visa de sortie à la femme du physicien, Yelena Bonner, pour qu'elle puisse se faire soigner à l'Ouest.Alors que les autres leaders promettaient leur aide, « nous n'avons eu aucune réponse de M.Trudeau », a déclaré Mme Yankelevich.Les deux exilés estiment que le silence de M.Trudeau pourrait être relié à ses efforts infructueux pour stimuler la reprise de pourparlers sur la réduction des armements entre Moscou et Washington.Il a été impossible de joindre M.Trudeau pour commentaire.M.Senyonov et Mme Yankelevich ont par ailleurs soutenu hier que le mouvement pour la paix -r y compris la mission de paix de M.Trudeau \u2014 a davantage profité aux Soviétiques.«En réalité, a affirmé Mme Yankelevich, les mouvements pacifistes qui militent en faveur de la conciliation politique et militai re avec l'Union soviétique à tout prix, en se basant sur la présomption que cela réduirait l'éventualité d'un conflit armé, affaiblissent grandement la possibilité d'exercer des pressions politiques sur la question des droits de la personne ». LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 11 DÉCEMBRE 1984 A S; -^ PROCUREUR DE LA COURONNE ET INSPECTEUR DE LA GRC RESTENT MUETS Procès de Hatfield pour possession de mari : le juge Harper se récuse PREDERICTON (PC) \u2014 Le juge James i>.Harper, de la Cour provinciale du Nouveau-IJrunsu ick, qui avait été désigné pour présider au procès intenté au premier niinisire Richard Hatfield pour possession de mari juana, s'est récusé.C'est ce que rapportait hier un quotidien de Fredericton.Le journal pré référer en terme de «poules»?(\"est avec indignation qu'en 1984, Monsieur Gravel, vous référiez aux femmes en termes de \u2022 poules».Sachant très bien que le fin renard possède toutes les ehan ces d'éliminer les poules, serait-ce un de vos désirs caches d'en voir l'élimination?Seriez-vous atteint de misonéisme.cette crainte qui se traduit en hostilité envers tout ce qui est nouveau?Craigne/ vous que la femme qui lente seulement d'obtenir écoute a ses propos, fasse dis paraître l'auréole dont vous vous êtes si gentiment muni Sache/ que la politesse n'a pas de sexe et sur ce.Monsieur, je vous demande de réfléchir quelques instants tout en vous demandant si vous vous qualifiez pour ce qui suit: Un homme de qualité ne se sent pas menacé par une femme à la recherche d'égalité.Sylvie W.BQUTHILLIER Deux-Montagnes PS.Avant de travailler à LA PRESSE, auriez vous travaillé aux relations publiques du CN?Les Canadiens français Succès militaires et identité culturelle Démontrer les succès des militaires francophones est relativement facile mais établir la preuve Indéniable qu'ils conservent leur Identité « ulturelle est autre chose, vu qu'un peut avoir une vision sub |ecuve de la situation.Quelques exemples peuvent tout de même fournir des Indications pertinentes [| rst juste de dire que les i.Armand ROSS_ membres du \u2022'IT Bataillon canadien-français» étaient profondément attaches a leurs origines, comme l'attestent le nom qu'ils s'étalent donné et l'écusson qu'ils portaient avec tant de fierté.Le bataillon eut aussi l'insigne honneur d'avoir comme premier colonel honoraire Ferdinand Poch, maréchal de Prance, généralissime de toutes les armées en Europe, Même si le Régiment de la Chaudière fut cantonné pendant quatre années en Angleterre au sein d'une armée anglophone, à l'instar des autres unites canadiennes-françaises, ses membres surent conserver leur héritage culturel.Par exemple, en plein feu de l'action ils n'hé-siterent pas à célébrer, sur'Une note plutôt modeste il va sans dire, la fête de Saint-Jean-Baptiste, comme nous rapporte le correspondant de guerre M.Maurice Desjardins : Dans un court sermon, le capitaine Eluard dit: «Les hasards de la guerre font que vous célébrez aujourd'hui notre fête nationale sur le sol français.Ainsi vous montre/ au monde entier que le Canadien français survit non seulement dans son pays mais sur la terre de ses ancêtres.1 Le même correspondant nous rapporte que la chorale du régiment avait donné un concert remarquable à Shoreham en Angleterre, et avait remporté la palme à l'occasion de deux compétitions avec un répertoire entièrement québécois.2 Pour ce qui est des troupes en temps de paix, il suffit de visiter la base de Valcartier.la Citadelle de Québec, le College militaire royal de st Jean, le 1er Bataillon du Koyal 2T Uegiment en Allemagne pour constater jusqu'à quel point I es militaires francophones demeurent profondément attachés a leur langue et à leurs coutumes, lutin, beaucoup de citoyens ont sans aucun doute l'occasion de vé- rifier par des contacts personnels avec des amis ou des parents si cette affirmation correspond à la réalité.Par ailleurs, Il serait faux de laisser entendre que c'est «l'entente cordiale» entre les deux groupes ethniques du milieu militaire.Il est évident que la dualité canadienne engendre des problèmes dans les Forces armées, comme elle peut en susciter à l'échelle nationale; les militaires ne sont pas des êtres extra-terrestres, ils sont faits a l'image et a la ressemblance de la société qui les a formés.C'est pourquoi, on fait des efforts sérieux pour cerner et aplanir les difficultés, et ce d'une façon rationnelle sans les crier sur les toits.Se rendant compte du faible pourcentage de francophones qui poursuivaient une carrière militaire, au milieu de la décennie 60 les autorités entreprirent une étude pour en déterminer les causes et trouver les moyens d'y remédier.Au début de l'année 1966, alors que 28% de toutes les recrues étaient d'expression française, chiffre représentatif de la population francophone du Canada, on ne comptait que 16% de francophones dans les trois armées à la fin de l'année, et la proportion correspondante d'officiers tombait à 9% et avec seulement H,5% d'officiers du grade de général, ces derniers provenant exclusivement de l'armée de terre.Pendant près d'une année un comité d'étude, composé très majoritairement d'officiers de langue française des trois armées, se pencha sur son mandat, soit d'étudier la situation et formuler les recom mandations nécessaires pour que les militaires d'expression française bénéficient de possibilités de carrières égales à celles offertes aux militaires de langue anglaise.Le comité, appuyé par force statistiques, concentra ses efforts, en particulier, sur quatre aspects fondamentaux: le recrutement et la selection des militaires francophones, l'instruction du personnel francophone, l'organisation des carrières, les conditions de service et de bien-être, y compris celles des personnes à charge.Quels ont été les résultats de cette étude effectuée il y a quelque quinze ans?Le tableau comparatif suivant indique que les mesures recommandées par le groupe de travail ont été généralement mises en application.6,.>% H.ï% 9% 22,3 1966 1983 31 déc.Officiers du made de général ( Ifficiers de tous les grades Sous-officiers les plus hauts grades 8,2% 19.2\",', Sous officiers et soldats 16% 28,4% Le capitaine de frégate Marc Garneau, fils d'un officier du Royal 22* Régiment, a été choisi parmi 4,000 aspirants pour devenir le premier astronaute canadien.Même s'il s'agit dun cas exceptionnel, on ne peut s'empêcher de conclure qu'une fois les conditions aux compétitions ont été établies, le professionnalisme et la motivation constituent infailliblement la clef du succès.Quoi qu'il en soit, sur un plan beaucoup plus englobant que les Forces armées, la commission Laurendeau-Dunton a sûrement provoqué une prise de conscience bénéfique à travers le pays.Kn dépit de soubresauts deplorable-, d'énormes progrès ont été accom plis au niveau du bilinguisme et de l'unité nationale depuis la fameuse déclaration de M.Diefenbaker.«make Canada Canadian and British*.Plus récemment, la commis sion Pépin-Robarts a su mettre en lumière les problèmes sous-ja-cents à la dichotomie canadienne et a préconisé des solutions rationnelles dans le respect des deux principaux groupes ethniques C'est fort malheureux que des politiciens entêtés n'aient pas eu le courage de donner suite aux mesures proposées * » * Nous avons démontre que les militaires francophones ont remporté des succès en temps de guerre et qu'en temps de paix ils tirent très bien leur épingle du jeu Nous avons aussi donné des indications valables pour montrer qu'ils réussissent à conserver leur identité culturelle.Par contre, ces réussi t.s ne sont pas le fruit du hasard ou de la complaisance de leurs homologues anglophones qui sont toujours en lice.Au contraire, l est par leur motivation et leur competence que les militaires Cl nadiens-francais imposent leur valeur et se font respecter par leurs compagnons d'armes Canadiens anglais.Mais il est aussi essentiel de s'assurer que les conditions soient favorables a Pépanouisse ment de la minorité en identifiant les problèmes et surtout en les solutionnant.Il a été établi qu'un co- mité d'étude a su accomplir précl sèment cette mission.Il convient d'ajouter que ce n'est pas par ma sochisme que les militaires s enrôlent en temps de paix.C'est qu'à l'instar d'une forte majorité que bécolse d'où ils sont issus, les mil! taires francophones réalisent qu'il y va de leur intérêt d'être présents sur la scene nationale pour en retirer le maximum d'avantages II s'agit d'un mariage d'intérêt plutôt que romantique; mais ces unions sont souvent plus heureuses et moins éphémères que celles contractées uniquement dans la sentimentalité.Il serait simpliste de conclure, à partir d'expériences v écues dans un milieu restreint et axé sur un objectif commun, (tue les problèmes complexes au niveau national peuvent se régler aussi facile ment.Par contre, il n'est pas inconcevable que des efforts mutuels sérieux puissent produire des résultats inespérés.Pourquoi serait-il possible d'appliquer sur une petite échelle des mesures donnant des résultats sa-tisfaisauts et qu'il serait impossible de le faire sur une grande échelle, même si la sec onde hypo these comporte un défi de taille f L'expérience vaut la peine d'etre tentée sins relâche, puisque ce sont les intérêts vitaux des deux principaux groupes ethniques qui sont en jeu Comme disait un pre mier ministre anglophone: «L'unité est possible dans la diversité.» Pour une fois que nous avons un gouvernement vraiment représentatif de toutes les régions du Canada, n'est-ce pas le moment propice de sonder la majorité anglophone sur sa volonté de promouvoir l'unité nationale en lui faisant reconnaître explicitement les particularités distinctives de la minorité francophone?À cette fin.il faudrait sortir des tablettes les recommandations Pépin-Robaris afin d'établir le scheme d'un ven table dialogue.1 Le Canada, 26 juin 1944 2 La Panic, 21* a\\ ril wu 3 Notons que depuis ÎU66.trois chefs d'etat major ont etc de* francophones, dont un.de l'armée de l'air, occupe présente mem ce poste Trois lieutenants généraux sur un total de huit actuellement en poste sont éfâ-lement d'expression française Il n'y a pas lieu pour les Canadiens français de se péter les bretelles, mais on peut dire que l'amélioration sensible est de bonne augure.Lysiane Gagnon L'OSM et le centre-ville À l'heure ou la controverse du projet Cadillac Fairview s'intensifie, il faut essayer de dégonfler certains mythes qui commencent ici et là à prendre forme, et dont le premier et le plus pernicieux consiste à prétendre que le choix de l'emplacement d'une éventuelle salle de concert pour l'Orchestre symphonique de Montréal serait un enjeu linguistique, social ou « géo ethnique ».Autrement dit, un choix entre « l'Est francophone » et « l'Ouest anglophone » de Montréal.Ce serait tomber bien naïvement dans le piège de l'administration municipale, qui tente actuellement de justifier sa volte-face concernant ses engagements préalables avec Cadillac Fairview par une argumention démagogique susceptible de jouer sur des cordes encore très sensibles *} Pour se venger d'un promoteur qui, devant les critiques soulevées par la première version de son projet, a eu le tort de choisir le processus démocratique de la consultation et de l'autocritique plutôt que le processus autoritaire en vigueur à l'hôtel de ville, le maire Drapeau a décidé de saboter ce projet pourtant considérablement amélioré.La façon la plus efficace de le torpiller consiste à tenter de lui «enlever* la salle de l'OSM, car cet équipement culturel facilite l'expropriation tout en rehaussant la qualité du complexe commercial projeté Cadillac Fairview avail toujours voulu y intégrer un élément culturel, et avait d'abord songe à un petit théâtre, probablement sur le modèle des petites salles du Lincoln Center à New York ou du hall de danse au Queen s Quay de roronto.C'est le maire Drapeau lui-même, semble til.qui aurait proposé au promoteur une salle de concert plutôt qu'un théâtre.Perspective qui avait séduit tant l'OSM que le gouvernement québécois, qui pouvait ainsi se contenter de contribuer $30 millions seulement pour une salle dont l'infrastructure allait être aux frais du promoteur.Depuis que les choses se sont gâtées entre le maire et Cadillac Fairview (voir notre chronique de samedi), voici que le maire dit maintenant préférer pour l'OSM.un terrain de stationnement au sud du terminus Voyageur, entre l'UQAM et la Place Dupuis, et cela au nom des intérêt - de l'Est montréalais.Jusqu'ici, pourtant, rien dans ce projet n'appelait la moindre consideration de ce genre Les défauts reprochés à la première version du projet Cadillac Fairview tenaient exclusivement à des problèmes de nature esthétique et sociologique, la seule critique à dimension « culturelle » venant du fait que les plans avaient été conçus à Toronto, sans égard au caractère particulier de Montréal.Faille que le promoteur a corrigée en cours de route, en confiant la responsabilité à l'architecte montréalais Ro\\ Afflek et en s'adjoignant nombre de spécialiste- montréalais (dont l'urbaniste Jean-Claude Marsan, l'architecte Peter Hose, etc ).À noter aussi : toutes les communica-tions ont été laites en français par un fondé de pouvoirs bilingue établi a Montréal depuis plusieurs années.En soi.que la future salle de l'OSM soit rue Berri ou avenue McGill College, près de 1TQAM ou de McGill, près de la Place Dupuis ou de la Place Ville Marie, cela n'a pas une importance absolue : a partir d'un certain niveau de qualité, tous les emplacements se valent, à condition qu'ils soient accessibles et dans un secteur relativement anime Le problème est d'un autre ordre : c'est que le maire fasse sauter un projet d'investissement de $120 millions dans un centre-ville qui en a tant besoin, et tout cela pour régler ses comptes personnels.L'autre problème, c'est que l'argumentation sur laquelle repose le choix de l'emplacement Berri est remplie de sophismes.On ait, par exemple, qu'en amenant l'OSM dans l'Est, on le ferait pénétrer davantage en milieu francophone.Cela ne tient pas debout.Primo, parce que l'avenue McGill voit passer autant de francophones que la rue Berri.Sec undo, parce que la raison pour laquelle les francophones montréalais n'ont guère fréquenté l'OSM, dans le passé, n'a rien à voir avec la géographie.C'est essentiellement une question de scolarité, d'éducation et de moyens financiers.Si l'OSM était une école d'initiation a la musique de niveau primaire, elle aurait avantage à s'installer a Rosemont ou à Pointeaux-Trembles.Mais ce n'est pas en plaçant la salle de concert ici ou là qu'on éduquera les gens à la musique, c'est en maintenant le caractère prestigieux de l'OSM et en lui aménageant un foyer dans le meilleur secteur disponible.Les retombées dans la population n'en seront aue plus grandes.L'OSM est l'une des seules organisations montréalaises de niveau international, et sa salle ne sera jamais un endroit où l'on entre «en passant ».mais un lieu où Ton se rend par désir et intérêt : à tous égards, le centre-ville est préférable.Si l'on y avait pense a temps, si les pouvoirs publics avaient plus d'argent et pouvaient défrayer la construction d'un bel édifice (cela coûterait bien plus que $30 millions), l'emplacement au nord de la Place des Arts aurait été tout indiqué.Mais c'est dix ans trop tard.Aujourd'hui l'avenue McGill est une solution à la fois économique et esthétiquement convenable, d'autant plus qu'elle est au coeur du centre-ville.( Note a l'intention des gens qui connaissent mal Montréal : le centre-ville s'étend entre les rues Union et Guy.Les rues Saint-Denis.Saint Hubert ou Atwater constituent des pôles secondaires.Quand on dit « l'Ouest de Montréal », on ne parle pas du centre-ville, mais de \\otre-Dame-de-Gràce, de Snowdon, etc ) Dans les années 50, le maire Drapeau a eu ce rêve d'un deuxième centre ville francophone à l'est pour faire pendant à un centre-ville qui était surtout anglophone.(Encore que cela soit discutable.Eaton, contrairement a Ogilv y.par exemple, a toujours été un magasin de Canadiens-français J'ai toujours été chez moi au centre-ville et mes parent.s aussi.) Agir comme si le centre ville de Montreal n'appartenait pas aux francophones est la pire des aberrations, à plus forte raison depuis que la loi 101 a francisé ce qui restait d'unilingue anglais.Pour les Montréalais francophones, il serait proprement suicidaire que de ne pas s'approprier la partie de la ville la plus prestigieuse, la plus rentable tant sous l'angle touristique que commercial, et de se replier frileusement dans les secteurs les moins dynamiques comme à l'époque ou l'on croyait être « né pour un p*tit pain ».Cette mentalité de ghetto doit disparaître, car elle ne correspond plus à la réalité.Avec son million d'habitants, Montréal est bien trop petite pour se payer le luxe d'avoir deux centre-ville.D'ailleurs, toutes les tentatives en ce sens ont échoue : qu'on pense à la Place Dupuis qui végète, à la tour de Radio Canada, censée stimuler le développement de l'Est.et oui n'a « crée \u2022 que deux eu trois restaurants.Ou à l'erreur majeure au Palais des congrès, que le gouvernement québécois a installé dans un endroit ridicule, à cheval sur l'autoroute, alors qu'il y avait au moins deux bons emplacements au centre-ville, tout près des hôtels* des restaurants et des magasins.J'ai mille et une raisons (et d'abord des raisons familiales) d'être attachée au secteur Berri de Montigny.Mais comment ne pas voir que le centre-ville convient mieux à l'OSM, parce qu'il est plus brillant, plus «adulte», plus cosmopolite, et que son activité est plus diversifiée, que ce secteur aujourd'hui dévasté dont le seul attrait est un Quartier latin qui se distingue davantage, hélas, par ses bars que par ses librairies .? LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 1 1 DECEMBRE 1984 A 8 INFORM/ffiONS NATIONALES CE N'EST PLUS LE MOMENT DE «PLACOTER» Lévesque : si le congrès me défait, nous perdrons les élections et la souveraineté Gel nucléaire: les Communes repoussent une motion du NPD OTTAWA (PC) \u2014 Les Communes ont rejeté hier, par 17» voix contre» 25, une mo-! tion néo démocrate demandant au Canada de souscrire à la proposition d'un gel du déploiement [ et des essais de nom elles armes nucléaires, proposition qui doit rire soumise sous peu à l'As semblée générale de l'ONU.Les députes néo démocrates ainsi que le liberal Warren All-ni and ont appuyé la motion, alors que les autres libéraux m I rangeaient avec la majorité I* conservatrice.Au nom du gouvernement, le ministre d'Ktat aux Relations extérieures, Monique Vézina, a I soutenu que la proposition d'un gel mutuel et verifiable du dé | ploiement et des essais de nouvelles armes nucléaires «ne Constitue pas une réponse valable» au danger que représente .la course aux armements « Le Canada veut que les ni-! veaux dangereux actuels soient réduits par la reprise immé diate et inconditionnelle des négociations sur les réductions», at-elle SOUligé.Le Canada avait déjà voté |» «outre la proposition d'un gel ! nucléaire, le mois dernier, alors qu'un comité dos Nations unies I avait adopté la proposition par 111 voix contre 12 La priorité du Canada n'est pas de geler les armements nu-île.lires a leur niveau actuel, mais de trouver les moyens de* réduire les slocks d'armements, a soutenu Mme Vézina.C'est pourquoi le Canada s'est oppose à la resolution parrainée par le Mexique et la Suéde.Selon Mme Vézina.«un gel global aurait pour effet de sceller les composantes déstabilisatrices de la présente» situation stratégique» et la proposition n'apporte aucune garantie que l'une ou l'autre partie honorera l'accord.Pour le leader néo-démocate, i;d Broadbont, le gouvernement conservateur tient bien plus «à s.i valse permanente avec Ronald Reagan qu'à tenir compte de l'opinion des Canadiens».M.Broadbent a rappelé que 85 p cent des Canadiens ap pu\\aient la proposition du gel nucléaire et que c'était aussi le cas aux États Unis, « pour tout le monde, excepté le president Reagan ».Le tiers des membres de l'Alliance atlantique ont trouvé le moyen de ne pas voter contre !e gel nucléaire, a soutenu M.Broadbent, ce qui devrait convaincre le gouvernement canadien qu'il peut agir de façon Indépendante dans cette matière.wm Le premier ministre Rene ™ Lévesque a affirmé hier soir que s'il fallait que le point de vue des orthodoxes l'emporte le 19 janvier prochain, non seulement le Parti québécois sera t-il défait aux prochaines élections, « mais il disparaîtra de la map pour au moins 20 ans et c'en sera fini de l'idée de la souveraineté ».PIERRE VENNAT_ Par ailleurs, le chef du Parti québécois a répliqué à une dame qui lui demandait pourquoi, tout en négociant «la dernière chance de la confédération» avec Ottawa, il ne parlerait pas malgré tout de4 souveraineté, que dans le contexte actuel «plus on en placo-tera.moins on aura de chances».Dans un de ses plus émotifs plaidoyers depuis plusieurs mois, le chef du Parti québécois, qui est intervenu à plusieurs reprises hier soir lors de l'assemblée des péquistes de son comté de Tail-Ion.a notamment affirme ¦ Que la position des orthodoxes qui voudraient que le PQ declare que « sans être référendaire la prochain?élection visera, en même temps, à donner au gouvernement du Québec l'appui de la population nécessaire au rapatriement des pouvoirs et des points d'impôt essentiels à la réa- lisation d'une véritable politique de plein emploi est hypocrite puisqu'elle essaie de tenir une élection référendaire sans le dire ».¦ Plus tard, il a ajouté que « leur Stratégie est de la folie furieuse, de toute façon ».¦ À une dame qui se disait «déchirée» et qui lui demandait de tenter un dernier compromis avec les orthodoxes.M.Lévesque a reniés ceux-ci, accusant même Camille Laurin de l'avoir pratiquement trahi en refusant d'attendre au moins jusqu'au soir de l'élection dans Saint-Jacques pour démissionner.¦ A plus d'une reprise, il a décla ré que quant à lui.il considérait comme des «prétextes», ce» que les orthodoxes ont baptise de «points d'honneur» pour justifier leur démission.¦ S'aceusant lui-même d'avoir «perdu les pédales» après le «coup de force» constitutionnel de Pierre Trudeau, M.Lévesque a affirme que «de congres en congres, depuis 1981, le PQ char rie, charrie et charrie\".o p.cent de voix en laveur de- sa position.« La démocratie, c'est :>() plus un.et no p.cent, c'est mieux que 40.» Le Canada, zone dénucléarisée \u2014 Douglas Roche Le Canada exercera de nouvelles pressions à J'( >\\ l .l'année pro< haine, poli! \u2022que les pays membres renouvel lent leur engagement contre» la prolifération des armes nUCléai-TCs.1 ^JEAN-PIERRE BONHOMME £ Cette action constituera !a base de la politique canadienne *à l'égard de la menace nucléaire, a souligne hier l'ambassadeur canadien a f < )Nl pour le»s -questions du desarmement.M .\"fhiuglas Roche.Le diplomate, qui participait .à une» rencontre de la « Fonda tion canadienne des droits de V.l'homme », a explique que le Ca %nada attache une importance particulière aux délibérations Iqui auront heu à Genève en sep-Membre de» l'année prochaine dans le cadre de la troisième conférence de révision du Traite mondial de non-prolifération.M.Roche a precise que le Canada tentera d'obtenir un ren- forcement des dispositions du traite II tentera d'obtenir des trois principaux signataires, les isa.i t rss et la Grande-Bre tagne qu'ils , -I SI >S 70 magasins remplis d'aubaines pour Noël! ¦ A** liliLia: au ¦ canon r-50 Exposition entièrement programmée, chargement, avance et rebobinage du film motorises! 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