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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-11-02, Collections de BAnQ.

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[" Sca»s Jours d'épargne du Canada l En vigueur du 5 au 10 novembre, ) LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE LA MÉTÉO: DÉGAGEMENT .ENSOLEILLÉ, MOINS DE VENT.MAXIMUM: 6° DEVENANT PLUS FRAIS.DEMAIN: BEAU ET FRAIS.DÉTAILS PAGE A 2 35cents MONTREAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1984, 101 * ANNÉE, N° 14, 68 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: 46 cf-nts Sept-lles et Baie Comeau: 50 cents VIOLENCE ET DÉSOLATION APRÈS L'ASSASSINAT DE MME GANDHI NEW DELHI ( d'après ait.\\i\\ UP! et Reuter) \u2014 Alors que la violence déclen cher par l'assassinai du premier ministre Indira (Jandhi taisait ra^e hier en Inde, faisant déjà au moins 150 morts et plus de 1 000 blesses, des nul liera d'Indiens se frappant la poitrine et se lamentant formaient a New Delhi une longue file d'attente devant la dépouille mortelle de Mme Gandhi.Le nouveau premier ministre Ra« ji\\ l îandhl et 15 dirigeants de l'opposition ont dû lamer à la nation Indienne un nouvel appel au calme.«Infliger aux sikhs dans leur ensemble des violences et des indignités pour prix de ce que quelques hommes égarés ont fait, si haineux email été leur crime, défie la raison et notre héritage de tolérance.Cette folie doii cesser», ont déclaré M Gandhi et les 15 dirigeants de l'oppostion dans cet appel.« L'attention du monde est fixée sur l'Inde.Nous nous de vons de surmonter cette épreu ve.I/unite et l'intégrité de la nation doivent être sauvegardées a tout prix, c'est la respon sabilité premiere de chaque citoyen», ont ils ajoute.Au centre de l'Inde, un train a été attaqué par une roule en colère.Douze passagers ont été battus a mort et U) autres bles ses après avoir été sortis de force de leur train par des villages près «If la localité de (iwa lior dan l'Étal de Madhya Pradesh, a annoncé l'agence voir VIOLENCE en A 2 Un lourd héritage pour Rajiv Gandhi Autres textes et photos page B 11 Le peuple indien a rendu hier à New Delhi un dernier hommage à son premier ministre, Mme Indira Gandhi, assassinée mercredi par deux membres de sa garde personnelle.Le corps, recouvert d'un drap orné de guirlandes de fleurs rou- ges et blanches, a été exposé dans la résidence de la famille, au 10 Murty Street.Entre-temps, des affrontements ont fait au moins 150 morts et plus de 1 000 blessés.photoloser AP MALGRÉ DES RÉPARATIONS ET DES AMÉLIORATIONS DE $ 1 MILLION Le système d'ozonisation de l'usine Des Baillets est à nouveau en panne Apres des reparations de près de $1 million, le système d'o7.onisation de l'usine principale de filtration d'eau de MARIANE FAVREAU Montréal réussira t il enfin à fonctionner?Bien qu'il constitue la caractéristique essentielle de l'usine Charles-Des Baillets, le système d'ozonisation est en panne depuis août 1983 et ne pourra pas être remis en marche avant le printemps.Deptiis sa mise en place, ce système d'ozonisation installé au coût de $7 millions a connu de nombreux problèmes et englouti environ $1 million en réparations et améliorations.Le conseil municipal vient de voter des credits de $ 122 130 pour remplacer trois refroidisseurs minés par la corrosion.Cela s'ajoute aux crédits de près de $100 000 votés l'an dernier, toujours pour rendre ce système utile.Les responsables de l'usine de traitement des eaux ont confirmé hier les révélations du conseiller du RCM, M.Michael Fainstat: le dispositif d'ozonisation n'a fonctionné que 12 mois, et par petites périodes, depuis son installation, il y a plus de quatre ans.Si bien que l'eau qui sort de l'usine de filtration Des Baillets, n'est pas de qualité différente de celle de l'ancienne usine Atwater.Et pourtant, sa «caractéristique principale, selon les rapports annuels de la Ville, réside dans son procédé de stérilisation à l'ozone qui, reconnu pour ses fortes propriétés germicides, produit une eau de qualité supé- rieure à celle qui résulte du procédé classique de stérilisation au chlore».Il s'agit d'injecter de l'ozone dans l'eau filtrée, ce qui détruit totalement les bactéries, virus et pesticides qui n'auraient pas été retenus par la filtration et dont le chlore, seul, ne vient pas toujours à bout.En sortant des bassins d'ozonisation, l'eau peut voir USINE en A 2 SOMMAIRE Annonces classées I B3.C8àC14 ; Arts et spectacles \u2014 Informations.C 1 à C 6 \u2014 Horaires.B 8.B 9 Décès, naissances, etc.C 15 Économie.B 1 à B 6 Éditorial.A 6 btes vous observateur?.C 10 FEUILLETON « Elisabeth d Autriche \u2022.C 11 Horoscope.C 9 Le monde.B 10, B 11 Météo.A 2 Mots croisés.C 12 « Mot mystère ».C13 Quoi faire aujourd'hui.B 8 Télévision.C 1 Tribune libre.A 7 TABLOÏD SPORTS ; Bandes dessinées.12, 13 Mots croises.18 Eglise est aussi tiraillée MANAGUA \u2014 L'aggravation des frictions entre l'Église catholique, ou du moins ses principaux porte-parole, et le Entre l'urne et le fusil l SAINT-GERMAIN envoyé spécial de LA PRESSE pouvoir sandiniste semble constituer l'un des points marquants de la campagne électorale.Mais il est peu probable que cet affrontement ait une incidence dé- terminante sur l'issue du scrutin de dimanche.C'est au moins ce qui ressort de plusieurs rencontres avec des gens de couches sociales et d'opinions politiques différentes.«Je crois que le Front sandiniste de libération nationale a perdu des plumes dans ses confrontations avec l'archevêque de Managua, Mgr Obando y Bravo-, m'a dit un médecin influent dans les milieux conservateurs modérés Après avoir souligné que ce prélat est très respecté par la population (2,5 millions) de ce pays traditionnellement catholique, mon interlocuteur a ajouté: «Mais l'Église de base, appelée aussi Église populaire, est du côté sandiniste.Il y a par ailleurs trois ministres-prêtres dans le gouvernement.Par-dessus le marché, les principales forces de l'opposition strictement politique, qui soutiennent Mgr Obando y Bravo, sont ab- sentes de la course électorale.Alors, le FSLN n'a pas trop à s'inquiéter pour l'instant.» Mgr Pablo Antonio Vega, qui a succédé à Mgr Obando y Bravo comme président de la Conférence des évêques du Nicaragua, a fait le 24 octobre des déclarations très hostiles au régime révolutionnaire sandiniste, mais il n'a pas condamné la politique américaine à l'égard du gouvernement nicaraguayen.Accusant les autorités sandi-nistes d'imposer de «nouvelles oppressions, Mgr Vega a soutenu que l'idéologie sandiniste «institutionnalise la violence» et voir ÉGLISE en A 2 Pierre Pascau à LA PRESSE LA PRESSE compte aujourd'hui un nouveau chroniqueur: Pierre Pascau.Le populaire animateur de l'émission Le point du jour, à CKAC, signe à partir d'aujourd'hui une chronique hebdomadaire sur l'actualité.Cette chronique sera publiée chaque vendredi.Pierre Pascau s'exprimera en toute liberté et dans le style qui lui est propre.page A 5 BÎLLET Paix I II est des coincidences tragiques L'assassinat d9Indira Gandhi plonge le monde entier dans la stupeur et l'Inde dans le chaos.Parce que les auteurs de l'attentai sont des sikhs, le ressentiment contre leurs coreligionnaires prend des allures de génocide dans certaines villes où des innocents sont agressés a cause de leur croyance.Corn ne les juifs d'Allemagne aux plus beaux jours du nazisme.Pendant ce temps, au Québec, c'est la mort du corné-dien Pierre Dufresne qui émeut l'opinion publique.Et les téléspectateurs qui s'inquiètent de l'avenir de leur téléroman préfère N'est-ce pas plutôt à New Delhi, au bord de la guerre civile, qu'il conviendrait de restaurer le temps d'une paix?PIERRE GRAVEL les Boors ve QwsoNr £ 4 tfvtNVLes fboPées Bctrrs choux* Â~ CpeoQ ve- e^Bout'n Avec jQever a Suite ?n 0 \t,»(1^.739-3265 Rive sud-Si\t\taSO M OUI i kJ -Hubert: 4 c «*orio\tM.n 0\tMai \\ ~ClJr.___1.\t-28\t-11 togina\t-21\t- 6 Wtnmpeo,\t-15\t0 Toronto\t7\t11 Ftadencton\t- 7\t13 Holff ox Chcrtottetown\t- 1\t15 \t- 1\t10 Soint-Jeon\t- 3\t13 Ciel va.noi.Ensoleillé Ciel va.nei Ensoleillé Ciel va.net Ensoleillé Ens.nua.nei Ensoleille Ensoleille Ensoleille Aver, ciel va (bieeeFlMl États-Unis Boston Suffolo Chkogo Miami New York 3 3 11 24 12 17 13 16 29 21 N -Orleans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas 17 12 6 16 23 29 16 18 23 27 les capitales Amsterdam\t12\t17\tflnoona\t9\t20 Athènes\t10\t16\tMoscou\t2\t5 Acapulco\t\u2014\t31\tMexico\t11\t23 Berlin\t2\t12\tOslo\t3\t10 BruxeJWs\t12\t17\tPans\t9\t19 luenos Aires\t10\t22\tRome\t7\t21 Copenhogue\t11\t13\tSéoul\t\u2014\t\u2014 Geneve\t4\t10\tStockholm\t6\t13 Hong Kong\t22\t26\tTokyo\t6\t18 Le Caire\t16\t29\tTrmtdod\t\u2014\t27 Lisbonne\t12\t21\tVienne\t3\t8 tondre:\t13\t18\t\t\t Laurin tranche: 1 600 postes transférés des CSS aux CLSC Le ministre des Affaires sociales Camille Laurin a arrêté à quelque 1 600 postes le nombre d'effectifs qui devront être transférés, au premier avril HUOUITT1 ROB1ROI 1985, des centres locaux de services sociaux (CSS) aux centres locaux de services communautaires (CLSC).Il tranchait ainsi une longue discussion sur le partage des responsabilités entre les deux types d'établissement du réseau des Affaires sociales.Il appartient maintenant aux conseils régionaux de santé et de services sociaux (CRSSS) d'amorcer ces transferts et de préparer en conséquence un plan de réallocation des ressources qui devra être complété le 15 décembre.Le coup de maillet a été donné au cours d'une réunion spéciale à laquelle le ministre avait convoqué les représentants de toutes les parties impliquées dans cette réforme de la distribution des services sociaux, soit les conseils régionaux de la santé et des services sociaux, la Fédération des centres locaux de services communautaires et I.'Association des centres de services sociaux.M.Laurin avait récemment, lors du congrès des CLSC à Québec, affirmé son intention de compléter enfin le réseau des CLSC et de donner à ces établis sements les moyens \u2014 personnel et budgets \u2014 de dispenser les services sociaux courants de qualité.Le 11 juin dernier, il avait annon- cé le nouveau partage des responsabilités entre CSS et CLSC.Pour rapprocher les services sociaux courants de la population, un transfert important de postes des CSS vers les CLSC était nécessaire.Mais le nombre d'effectifs et la façon de procéder aux transferts suscitaient, depuis plusieurs mois, une vive discussion au sein des deux réseaux d'établissements Pour être en mesure» de dôVC lopper leur volet \u2022 social ».les CLSC voulaient intégrer la plus grosse part possible des effectifs en CSS.De leur côté, les rsS ont toujours dénoncé un déséquilibre entre le nombre de posies qu'ils conservent et les clientèles lour des et nombreuses dont ils restent responsables, selon le cadre de partage des responsabilités la façon de calculer les transferts imposés par le ministère Les représentations des CSS auprès du ministère au cours des dernières semaines ont permis un ajustement de la méthode servant à ilculer le nombre de poste s a cé-(ier aux CLS( ' C'est ainsi que les CSS conserveront environ cinquante postes de plus que prévu selon les premiers calculs.Les dossiers d'adoption, les interventions en vertu des lois de la Protection de la jeunesse et des Jeunes contrevenants, et le placement de jeunes et d'adultes continueront de relever des centres de service's sociaux.Tandis que les CLSC seront dorénavant charges des services sociaux en milieu scolaire, ainsi que du support aux entants et aux adultes vivant dans leur milieu naturel S'ILS NE RETOURNENT PAS AU TRAVAIL Les 717 grévistes de l'hôpital Saint-Ferdinand seront congédiés QUÉBEC - Les 717 syndiqués en grève illégale de l'hôpital psychiatrique Saint-Ferdinand d'Halifax seront congédiés, à moins qu'ils ne reviennent sur leur décision de ne pas rentrer au travail.LIA LÊVESQUE de lo Presse canadienne_ C'est du moins ce qu'a laissé entendre hier le ministre des Affaires sociales, M.Camille Laurin, en réponse aux questions des députés libéraux Guy Pratt et Pierre Paradis, qui le pressaient d'agir.Sans mentionner explicitement qu'il congédierait les 717 syndiqués de la Fédération des affaires sociales (CSN), M.Laurin a avisé que « les personnes qui ont été embauchées de façon temporaire deviendront permanentes et que les autres se verront privés de leur travail », si elles ne rentrent pas au travail.La direction de l'hôpital psychiatrique a procédé cette semaine à l'embauche de 150 employés temporaires, afin d'assurer les services essentiels aux malades.Les travailleurs se sont réunis en assemblée hier après-midi « mais aucune proposition de retour au travail n'a été soumise », expliquait en interview téléphonique à la Presse Canadienne M.Pierre Létourneau, conseiller syndical à la CSN.En début de soirée, il n'était donc pas question que les travailleurs retournent au travail.« Au moment où on se parle, il n'en est pas question.Si quelqu'un propose de retourner au travail, on en débattra », ajoutait M.Létourneau.Grève immorale Bien qu'il concède que « l'hôpital fonctionne à peu près normalement malgré la grève », M.Laurin refuse de la tolérer plus longtemps.« Ce débrayage est illégal, injustifié et immoral.Il suscite la réprobation universelle de l'opinion publique ».Le ministre des Affaires sociales a dit espérer que les lourdes amendes qu'ont été condamnés à verser certains membres du syndicat « leur feront comprendre leurs responsabilités * Mercredi, des amendes variant de $1.000 à $3,000 ont été imposées à neuf grévistes pour avoir désobéi à l'injonction ordonnant leur retour immédiat au travail.Les amendes n'ont pas rafraîchi l'ardeur des militants.« On se considérait déjà comme dehors », a admis sans ambages M.Létourneau.En effet, d'après le décret qui régit les conditions de travail dans les hôpitaux, un employé ne peut s'absenter'de son travail sans raison valable pendant plus de trois jours.S'il le fait, il perd son ancienneté.Les syndiqués en grève avaient deja atteint ce seuil dès leur première semaine de débrayage avoue le conseiller syndical.Les 717 syndiqués de l'hôpital psychiatrique, situe a proximité de Thetford Mines, ont déclenché leur débrayage illégal il y a 16 jours, en guise de protestation contre des coupures de postes Le ministère des Affaires sociales, de même que la direction Campagne du timbre de Noël C'était hier le lancement de la compagne du timbre de Noel au profit de l'Association pulmonaire du Québec, organisme sans but lucratif voué à la prévention et au combat des maladies respiratoires.A l'origine, ce mouvement mondial, dont fait partie le Québec depuis 1926, avait pour but premier l'élimination de la tuberculose.Cette maladie étant devenue rare, on s'est attaqué à d'autres affections pulmonaires telles l'asthme, l'emphysème, le bronchite et le cancer du poumon.Sur notre photo, dans l'ordre habituel, on reconnaît M.Gilles Lorange, président de l'Association pulmonaire du Québec; M.Michel Bélanger, président de la Ban-quo nationale et patron d'honneur de la campagne; ainsi que Mlle Sylvie Bernier, médaillée d'or olympique et elle aussi patron d'honneur de la campagne.photo Rene Picard, LA PRESSE SIDA: la solution à Montréal?(PC) \u2014 Un projet de recherche mené par quatre centres montréalais pourrait éventuellement permettre de trouver une guérison pour le SIDA, rapportait hier Radio-Canada.Selon la société d'Etat, des chercheurs évaluent l'efficacité d'une nouvelle forme de transplantation qui a déjà permis d'améliorer l'état de santé de plusieurs malades atteints du SIDA.Le Montreal's Children Hospital, le Royal Victoria, l'Hôpital général de Montréal et l'Institut Armand-Frappier coordonnent depuis un an cette importante recherche.Le Dr Norbert Gilmore, du Royal Victoria, a confié que les effets de la transplantation deviennent apparents plusieurs semaines après l'opération et que les malades deviennent libres de toute infection.Seize malades atteints du SIDA ont reçu ce type de transplanta tion et beaucoup d'entre eux ont vu leur étal s'améliorer durant trois à six mois L'effet a été temporaire jusqu'à maintenant mais lea chercheurs essaient de voir si cette action bénéfique pourrait être prolongée.Le SIDA est une maladie qui détruit le système immunitaire du et entraîne la mort a plus ou moins long terme.Le SIDA s'at taque aux globules blancs appelés «lymphocytes T« qui disparaissent presque complètement, laissant les malades vulnérables à toutes sortes d'infection.T T « EGLISE SUITE DE LA PAGE A 1 vise à instaurer des «systèmes» que les Nicaraguayens n'ont pas «acceptés» ou « choisis».Mgr Vega, qui est évèque de Juigalpa, a souligné qu'il exprimait là des points de vue personnels qui n'avaient pas valeur de lettre pastorale.Selon un collaborateur et Mgr Obando y Bravo, ce dernier avait préalablement pris connaissance des propos du président de la Conférence épiscopale et les avait approuvés.Les dix évèques nicaraguayens avaient publié il y a six mois une lettre pastorale très sé- vère à rencontre des autorités sandinistes.Us y appelaient le gouvernement à entamer des discussions avec les contre-révolutionnaires soutenus par la CI \\ Les Sandinistes ont rejeté tout dialogue avec «contras», qu'ils qualifient de «meurtriers».Ils se déclarent cependant en faveur d'un dialogue avec tous ceux qui n'ont pas pris les armes.Au sein des «communautés de base» (progressistes), on assure que le gouvernement s'est toujours efforcé de poursuivre le dialogue avec la hiérarchie, mais on a l'impression que celle-ci n'a pas toujours «suivi».Certains de mes interlocuteurs membres des «communautés» estiment que des dirigeants sandinistes ont parfois été excessifs à l'égard de Mgr Obando y Bravo et au sujet de missionnaires étrangers exposes du Nicaragua.Selon (ies spécialistes des affaires politico-religieuses, la lutte actuelle entre l'Kglise et le gouvernement est surtout une lutte pour le pouvoir une lutte surtout politique.La hiérarchie catholique demeure d'autant plus forte, selon ces spécialistes, que l'opposition est divisée, des organisée, voire désarticulée.«L'Eglise catholique est tirai! lée elle aussi, mais elle n'en reste pas moins le principal interlocuteur du régime sandinis te, un peu comme en Pologne-, conclut-on de l'hôpital, ont toujours soutenu qu'il ne s'agissait pas de coupures de postes mais bien de réaménagements d'horaire, une mesure déjà prévue dans le plan de rationalisation de l'hôpital.M.Létourneau a indique que les syndiqués poursuivraient leur grève «tant et aussi longtemps qu'on n'aura pas quelqu'un de bonne foi pour négocier dans le dossier et qui acceptera de regarder nos revendications ».téléphoto UPI Margie Velma Barfield Sursis refusé à Velma Barfield RALEIGH.Caroline du Nord (d'après DPI) \u2014 Seize heures seulement avant le moment fixé pour l'exécution de Velma Barfield, une Cour d'appel fédérale a rejeté, hier, la demande de sursis qui lui avait été soumise par les avocats de la condamnée, et ces derniers ont immédiatement pris les dispositions nécessaires pour s'adresser à la Cour suprême des États-Unis.Barfield devait être exécutée par Injection a 2 h ce matin, devenant ainsi la première femme à être mise «1 mort aux États-Unis en 22 ans.La condamnée, qui est âgée de 52 ans, a été reconnue coupable du meurtre de son fiancé, de sa mère et d'un couple âgé qui l'avait engagée comme infirmière privée.Lors de son procès, en 1978.il avait été établi qu'elle avait verse de la mort-aux-rats dans la bière et le thé glacé de son fiancé, pour l'empêcher de découvrir quelle avait forgé sa signature sur des chèques destinés à lui permettre d'alimenter sa narcomanie.La défense soutient que Barfield avait été incapable d'aider son avocat à préparer sa cause, parce quelle était alors sous l'effet des symptômes de sevrage de a dépendance envers le valium et d'autres drogues Le gouverneur de la Caroline du Nord a refusé pour sa part de gracier la condamnée, en soulignant qu'elle avait « littéralement torture à mort » ses victimes.La Cour suprême a rejeté de son côté à trois reprises une demande de révision de son cas.Mardi.Barfield avait perdu ses appels auprès de la Cour suprême de Caroline du Nord et d'une cour de circuit, avant que la défense ne porte la cause devant la! cour fédérale.En refusant d'accorder un sursis à Barfield, mercredi, le juge de district Franklin Dupree avait toutefois émis l'opinion que la condamnée avait des raisons légitimes de poursuivre ses efforts pour obtenir un nouveau procès.i 07393739083537 la press Coco Leopold accusé d'entrave à la justice Le populaire animateur de radio Douglas « Coco » Leopold doit maintenant se défendre dune accusation d'entrave à la justice pour avoir annoncé publiquement sur les ondes que des policiers de la moralité exerçaient une surveillance dans les toilettes de l'UQAM à l'aide d'une camera.Selon la dénonciation déposée au greffe de la Cour municipale de Montréal, Leopold ;i lancé l'avertissement a au moins deux reprises sur les ondes de la station CKMF au moment même ou les policiers étaient cachés dans les toilettes de l'université afin d'enquêter sur des actes de grossière indécence.«Attention, des gens de la moralité surveillent les pipi-room de l'UQAM », avait-t-il dit, en substance, sur une note humoristique.Les policiers n'ont guère apprécié cette subite intervention qui les a forcés à mettre fin à leur surveillance, cette journée-là.Plusieurs personnes ont toutefois été appréhendées au cours de cette operation qui s'est déroulée à la mi-avril.Lors de sa comparution en Cour municipale, mercredi, Leopold a enregistre un plaidoyer de non culpabilité.¦ » < i » » » » I » I » Être pusher, c'est dangereux « Un pusher, c'est un gars qui est toujours en danger », estime Gilles Langlais, un quinquagénaire sans occupation qui témoignait, hier, au procès d'Alain Bussière et de Pierre Dumont, accusés de meurtre.Langlais connaissait bien les deux résidants de la rue Berger, victimes de ce violent attentat survenu dans le centre-ville, le 9 septembre 1983.Henri Boileau était a la fois restaurateur, concierge, prêteur usuraire et revendeur de drogue, selon Langlais.Le témoin ajoute que Boileau gardait chez lui.au début de septembre, une somme de $2 400 en argent liquide ainsi que des flacons de pilules.Et l'homme exprimait ses craintes d'être volé ; il se préparait à porter à la banque une partie de son magot et gardait une hachette à la portée de la main.Langlais a dit peu de choses sur Théodore Chaperon, l'autre victime, si ce n'est qu'il « faisait la même chose » que Boileau.D'autre part, un voisin de ce dernier, Archibald Brown, affirme avoir vu les deux accusés à proximité du domicile d'Henri Boileau dans les heures qui ont précédé le drame.Colic cité à son procès Dennis Ernst Colic a été cité son procès sous l'accusation d'avoir, le 6 octobre, assassiné un policier de la Communauté urbaine de Montréal, l'agent Pierre Beaulieu, :J8 ans.Le même procès devra déterminer s'il est responsable de la mort du jeune Giovanni Delli Colli, décédé en même temps que le policier lors de la désormais célèbre fusillade de Montréal-Nord.Colic a subi son enquête préliminaire, hier, devant le juge Denis Dionne, de la Cour des sessions, qui, en debut d'audience, a ordonné la non-publication des témoignages donnés par les deux seules personnes appelées à la barre.Le jeune homme portait cette fois des verres teintés et était représenté par Me Brian Heller, qui, à la fin de l'audience, a annoncé son retrait du dossier.LA CSN INTERVIENT DANS LA TRAGÉDIE DE SEPT-ÎLES L'effondrement du pont attribué à mauvaise qualité des matériaux SEPT-ÎLES \u2014 C'est la mauvaise qualité des matériaux de construction qui a, de toute évidence, causé l'effondrement du pont en construction à Sept-ïles, qui a fait six victimes mardi dernier.C'est du moins ce qu'affirme Komuald Michaud.un porte parole de la CSN-construction, en soulignant que le syndicat est presque certain que les matériaux utilisés, particulièrement les poutres d'acier, étaient défectueux.Des inspecteurs de la CSN et des compagnies d'assurance représentant l'entrepreneur, J.A.Levasseur, ont examiné hier les débris du pont de $2,1 millions, que le ministère des Transports se proposait d'ouvrir à la circulation dans le courant du mois Claude Minville, un ingénieur au service de la CSN, a souligné que l'examen de trois plaques de soutien situées a l'extrémité est du pont avait permis de conclure que la structure avait oscillé sur quelque 35 centimètres avant de s'effondrer.M.Minville ;i affirmé que si le pont n'était pas tombe et que l'on n'avait pas décelé les déficiences qui devaient entraîner la tragédie de mardi, un camion ou un autobus d'écoliers aurait pu déclencher l'effondrement du pont tout entier durant l'hiver.Devant cette situation, le Con seil central de Sept-Iles de la CSN a demandé au ministre de la Jus tice d'instituer une enquête publique ou la centrale serait partie intéressée.« La tragédie du pont de la Sainte Marguerite », affirme la CSN dans un communiqué, «constitue la répétition intégrale d'autres drames du même genre survenus au Québec, et on y retrouve les mêmes acteurs : le gouvernement et quelques entre preneurs sans scrupules d'une part, et de l'autre les victimes.qui sont toujours les travail leurs, i* Enquête Pour sa part, le député libéral du Saguenay, Ghislain Maltais, a insisté pour que l'enquête sur ( et accident soit confiée à des experts ne dépendant pas du gouvernement.Soulignant le l'ait que la conception et la surveillance des tra vaux relevaient exclusivement du ministère des Transports, M Maltais ;i émis l'opinion que l'enquête exigeait une impartialité et une objectivité totales, afin d'éliminer tout doute dans l'esprit de la population de la Cote Nord, et pour assurer en même temps lin tégrité des fonctionnaires provinciaux.Selon lui, cette enquête pourrait être confiée à des membres de l'Ordre des ingénieurs du Québec, pourvu que les person nés choisies ne soient liées par aucun contrat à l'appareil gouvernemental.Une erreur d'un pouce pouvait être désastreuse! s\"* I 9 * Pourquoi le pont enjambant la rivière Sainte-Marguerite, entre Sept-îles et Fort-Cartier, a-t il cédé sous le poids de la machinerie ?Trouvez l'erreur .Un spécialiste des structures de ponts, interrogé par LA PRESSE, soutient qu'il y a trois avenues d'enquête possibles : le design du pont, l'exécution des travaux et la qualité des matériaux.CAROLE TH1BAUPEAU L'équipe d'ingénieurs du ministère des Transports qui a realise les plans et devis doit incessamment passer au crible tous les dessins et tous les calculs.« Nous tenons à trouver la cause de l'accident, affirme Robert Bigaouet-te, ingénieur et directeur de cette division du ministère.Même s'il n'y avait pas mort d'homme, nous voudrions nous assurer pour nous -même que nos plans sont parfaitement conformes aux normes.» Une charge bien ordinaire Les règles de l'art, reprises par l'Association canadienne de normalisation, prévoient qu'un pont doit pouvoir soutenir sur toutes ses voies une file ininterrompue de camions de 10 tonnes.La lar geur du nouveau pont (12,2 mètres) permettait le passage de trois camions côtes à côtes.Il devait donc pouvoir soutenir 120 tonnes sur une longueur de camion, soit 30 pieds Lors de l'accident, il y avait environ 100 tonnes de machinerie sur le pont, réparties en deux rouleaux-compresseurs (15 tonnes chacun), un compacteur (15 tonnes) et un semi remorque (50 tonnes environ ).« Ce n'est pas une grosse charge pour un pont, soutient le spécialiste des structures de ponts.Les ponts construits selon les normes sont tous capables de supporter une telle charge ».Cet ingénieur doute fort qu'un de ses collègues ait fait dans ses calculs une erreur aussi élémentaire.L'exécution des travaux, un projet de $2,4 millions, a été confiée à l'entrepreneur général J.A.Levasseur, de Montréal.Le pont devait remplacer le passage de la route 138 qui emprunte le dessus du barrage de la compagnie Iron Ore.Cette voie a 9 m de large et est jugée dangereuse.Nombre d'accidents sérieux y sont survenus.Le nouveau pont avait 137,6 mètres de longueur.La strut lure, entièrement métallique, était composée de deux piliers s\\ip puyant sur les rives, piliers soutenant le pont proprement dit.Entre les deux piliers.;>l metres de longueur reposaient sur le vide.La structure a cédé à peu près au milieu du pont.Une erreur d'un pouce.La structure métallique comptait 39 pièces majeures dont la fabrication et l'assemblage ont été confiés à la compagnie Struetal.en un contrat de sous-traitance de $1,1 million.Dans une entrevue accordée à la revue spécialisée « Heavy Construction News», édition du 17 septembre 1984, Jean-Pierre Warren, president de Struetal, a déclaré que la géonv trie du pont devait être exécutée à perfection.La surface du pont comprenant cinq sections, une erreur de précision d'un pouce sur une section du bout pouvait avoir un effet désastreux sur la section centrale.Du côté de la qualité des matériaux, il est déjà arrivé que des poutres apparemment sans dé fauts cachent des failles intérieures.Aux États-Unis, un pont a déjà cédé à (anse d'un gros boulon défectueux.dessin de Jean Bruno Voici la reproduction graphique approximative du pont avant l'accident.À 150 pieds au-dessus de la rivière Sainte-Marguerite, une plate-forme de 137 mètres de longueur repose sur deux piliers de 42 mètres.Au dessus du vide: 54 mètres de pont sans appui.La structure métallique a cédé environ au milieu.À l'arriére plan au sommet des chutes, on reconnaît le barrage de la compagnie Iron Ore.Opération inusitée SEPT-ÎLES (PC) \u2014 Les secouristes ont entrepris hier soir une operation tout à fait inusitée [»our retrouver les corps de cinq des six travailleurs victimes de l'effondrement du pont de la riviere Ste Marguerite a ;W kilomètres a l'ouest de Sept-tles.Puisqu'il s'est avéré impossible de fouiller les eaux de la rivière, trop encombrées a cet endroit par les débris du pont et de la machinerie lourde qui s') est engouffrée, on a décidé d assécher le cours d'eau au pied du barrage à l'aide de puissantes pompes.En fin d'après-midi hier tes sept pompes, une de six pouces et les autres de quatre pouces de' diamètre étalent arrivées.Mais on a n'a pu entreprendre immédiatement l'opération d\" pOOT page, le grésil qui tombait surla région rendant la route trop glissante.On devait se contenter de procéder à des tests, et It poAlpage proprement dit devait il»*bu ter ce matin.Entre-temps, le corps d'une des victimes.M.Maurice Turbis.*55 ans, de Sept Iles, a été transporté à l'Institut medicolegal de li\\ mouski pour y être autopsié Le petit Maurice enlevé par un homme qui lui a offert des bonbons SOUS le regard étonné des policiers.Emmanuel 6a-gnon, 1 ans, recommence a faire des pirouettes sur le trottoir, las d'avoir raconté des dizaines et des dizaines de fois comment un inconnu dans une voiture brune avait enlevé son meilleur ami, Maurice Viens, qui a le même âge._ MARTHA OAGNON M.et Mme Raymond Viens sont sans nouvelle de leur fils qui a disparu mystérieusement, vers 13 h 15.hier, non loin de leur domicile situe rue Dorion.dans le Sud-Est de la ville.La mere raconte que le petit Emmanuel est venu l'avertir, en courant, qu'un homme avait emmené Maurice dans son automobile, après lui avoir promis de lui acheter des bonbons.Les deux enfants s'étaient éloignés de la maison pour aller jouer dans un parc, après la pre-ma-ternelle.Sur le chemin du retour, ils auraient rencontré cet inconnu.Les policiers se sont Immédiatement mis à la recherche de l'enfant, ils ont ratissé le secteur durant tout l'apres midi, questionné des tas de personnes.Des membres de l'escouade tactique ont aussi fourni leur collaboration.Pour l'instant.Emmanuel est incapable de donner une des cription du « monsieur » qui a enlevé Maurice, il sait seulement que la voiture était de couleur foncé, possiblement brune.« Moi.je ne l'ai pas suivi ».re pete-t-il a ses parents qui tentent d'en savoir davantage.Selon sa version, l'inconnu leur a seulement demandé de monter dans l'auto pour se rendre au magasin afin d'acheter des bon-.bons.Maurice qui.la veille, avait fêté l'Halloween comme la plupart des enfants, a sans doute cru que la fête se continuait.Malgré la froide température, Mme Pranclne Viens fait les cent pas sur le trottoir, en serrant dans ses mains ses deux paquets de cigarettes.Son mari, lui, tient dans ses bras leur autre enfant.Alexandre, deux ans, qui réclame son frère.Plusieurs voisins les entourent, prononcent des paroles encourageantes.Des dizaines d*enfants du quartier viennent aux nouvelles.« C'est Maurice, le petit blond », demande une fillette.«Je sens qu'il n'est pas loin, je le sens explique Mme Viens, de plus en plus inquiète à l'approche de la noirceur.Au moment de sa disparition, Maurice portait un blouson bleu, des pantr'ons en velours bourgogne et des souliers en suède brun.Selon ses parents c'est un enfant timide, qui sex prime difficilement.photos Michel Gravel, LA PRESSE Emmanuel Gagnon Mme Francine Viens ) DU 2 NOVFMRRF Mini All A NOVPMRRF 22H est heureuse de s'associer à roSMeiàCFQRàj^ccasiondeSy^ Les Caisses populaires uesjardins vous invitent à entendre l'OSM au Complexe Desjardins^ le samedi 3 novembre et djmanch^4novem^^ \u2014^IlsœSclkTS À;LAJ CART A 4 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1984 150 COMMISSIONS SCOLAIRES LINGUISTIQUES PLUTÔT QUE 250 CONFESSIONNELLES Restructuration scolaire: Bérubé souhaite que le projet de loi 3 soit adopté avant NoëH QUÉBEC \u2014 Le ministre de l'Éducation.M Yves Bérubé.a déposé hier à l'Assemblée nationale le projet de loi 3 sur l'enseignement élémentaire et se condaire (e\\ projet de loi 10 remanié) Qu'il entend faire adopter CLAUDE-V.MARSOLAIS de notre bureau de Québec par les députes avant Noel, même si toutes les dispositions qui y sont contenues ne s'appli- queront que dans trois ans.\u2022 Kssi ntiellement, le projet de loi vise la réorganisation des structures scolaires par l'intégration des niveaux primaire et secondaire et par la déconfes-sionnalite des structures.Il prévoit en outre un nouveau partage des responsabilités entre l'État, la commission scolaire et l'école.M.Bérubé a signale que le projet de loi faisait l'objet d'un «large consensus des acteurs du milieu».11 a admis que certaines dispositions ne plaisaient pas nécessairement à tous les groupes, mais il estime qu'il s'agit d'une opposition plutôt politique que de fond.Par exemple, le gouvernement a refuse aux commissions scolaires un plus grand pouvoir de taxation.« Le gouvernement Bourassa a fait augmenter le fardeau fiscal des particuliers de 24 p.cent entre 1970 et 197(i selon Statistique Canada.Or, notre objectif est de diminuer ce fardeau fiscal ».affirme M.Bérubé.Le ministre entend inviter les groupes «les plus représentatifs» en commission parlementaire lorsque le projet sera étudié en troisième lecture.; i \u2022 : \u2022 \u2022 : est rare qu'on puisse louer un objet précieux es Jardins Je l'Archipel wmt certainement les appartements les plus luxueux en location a Montréal Naturellement, les Jardins de l'Archipel offrent tou> les services qu'on 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d'opposition.Notez que cette option s'ajoute à celle qui vous permet toujours d'interjeter appel à la Cour provinciale.Pour bénéficier de ce nouveau recours, vous devez: A) être un particulier; 6) demander une réduction d'impôt d'au plus 1 650 $; OU C) contester des intérêts et des pénalités d'au plus 1 000 $; OU D) contester le fait qu'un remboursement auquel vous aviez droit a été affecté au paiement d'une dette fiscale, pourvu que le montant affecté à ce paiement ne dépasse pas 1 000 $.Pour ce faire, vous devez: \u2022 remplir un formulaire disponible dans n'importe quel greffe des petites créances ou dans n'importe quel bureau de Revenu Québec; ET \u2022 faire parvenir ou remettre ce formulaire, accompagné d'une somme de 20 $ (sous forme de chèque vise ou de mandat-poste), au greffe des petites créances de votre district judiciaire.Délais à respecter: \u2022 Si vous demandez une réduction d'impôt d'au plus 1 650 $ ou si vous contestez des intérêts et des pénalités d'au plus 1 000 S.vous devez vous adresser aux petites créances dans les délais suivants; \u2014 dans les 90 jours suivant la date d'expédition de la décision du ministre du Revenu qui fait suite à l'avis d'opposition que vous avez présenté; OU \u2014 après l'expiration des 180 jours suivant la date de signification de l'avis d'opposition au ministre du Revenu si celui-ci n'a pas rendu de décision \u2022 Si vous contestez le fait que votre remboursement a été affecté au paiement d une dette fiscale, vous devez vous adresser aux petites créances dans les quatre ans suivant la date de cette affectation.Pour plus de renseignements, vous pouvez vous adresser au bureau de Revenu Québec ou au greffe des petites créances le plus prés de chez vous.Québec * x En vertu du projet de loi, l'intégration des niveaux élémentaire et secondaire fera passer le nombre des commissions scolaires de 250 à 150.Elles ne seront plus confessionnelles mais linguistiques.M.Bérubé a signalé qu'il S'agissait d'une demande unanime des commissions scolaires, qui voulaient faire disparaître le sentiment d'aliénation ressenti par les commissaires locales sur l'éducation secondaire.Cette mesure fora économiser $30 millions téléphoto upc Joe Clark, ministre canadien des Affaires étrangères.APRÈS LES OBSÈQUES DE MME GANDHI Joe Clark s'arrêtera en Ethiopie OTTAWA < PC) - Le ministre canadien dt s Affaires extérieures.M.loe Clark, a an non cé hier qu'après avoir assisté samedi aux funérailles du premier ministre de l'Inde, Mme In dira Gandhi, il se rendra en Ethiopie où sévit actuellement la famine.M.Clark a également fait savoir que l'ancien secrétaire d'État David MacDonald devenait coordinateur des secours d'urgence offerts par le Canada aux pays africains Les Canadiens, qui sont parmi ceux qui contribuent le plus à l aide internationale fournie à l'Ethiopie, sont «profondément touchés» par la sécheresse qui a causé la mort de milliers de personnes dans ce pays, a noté M.Clark.Us ont l'intention de continuer à intervenir le plus efficacement qu'ils pourront.L'arrêt en Ethiopie, dimanche sur le chemin du retour, a été organisé à la dernière minute.Mer-< redi, le coordinateur du Fonds d'aide aux victimes de désastres des Nations unies.M.M'Hamed Assaafi, a rencontre le ministre des Relations extérieures du Canada, Mme Monique Vézina, et a discuté de la situation en Ethiopie avec elle.Mme Vézina avait déclaré par la suite que le Canada devait augmenter son aide à l'Ethiopie, soit en envoyant plus de camions et plus d'argent, mais elle n'avait pas fait mention d'une visite dans ce pays.Bérubé : le contrat de Lucier est normal QUEBEC (PC) \u2014 La clause du contrat du nouveau président du Conseil supérieur de I education qui prévoit que son engage ment peut en tout temps être révoqué est une clause courante dans ce genre de contrat.C'est M.Pierre Lucier lui-même qui en a fait indirectement la demande.C'est l'affirmation faite hier par le ministre de l'Education.M Yves Bérubé, en réponse à une question posée la veille par le critique libéral en matière d'éducation.M.Claude Ryan.M.Kyan s'interrogeait sur la pertinence d'une clause du contrat de M.Lucier prévoyant que celui ci peut voir son engagement rompu en tout temps, sans que le ministère ait à en expliquer les raisons.M Bérubé i répliqué que M.Lucier avait indirectement accepté cette situation parce qu'il avait sollicité le droit de retourner dans la fonction publique s'il devait être révoqué.Ce genre de contrat, a expliqué M.Bérubé, comporte fréquemment une clause liant d'anciens fonctionnaires à l'emploi qu'ils avaient précédemment avec l'État.* au gouvernement, argent qui pourra servir a d'autres fins éducatives.Concernant la déconfessionali-té.le ministre a precise que ce ne sont pas les écoles qui deviendront neutres mais les structures.Cette disposition devrait faire cesser la duplication des services, notamment au chapitre du transport scolaire ou catholiques et protestants disposent d'un transport séparé sur un même territoire.La commission scolaire verra à regrouper les écoles par confession mais chacune des écoles devra dispenser, si tel est le désir des parents, l'enseignement reli gieux catholique, l'enseignement religieux protestant ou l'enseignement moral.Si un conseil d'école veut incorporer des valeurs d'une autre religion, il le pourra également.La commission scolaire ne pourra jamais imposer le statut confessionnel à une école mais l'organisme pourra demander aux parents de remplir un formulaire sur la religion qu'ils veulent voir dispenser à leurs enfants.Partage des responsabilités Le projet de loi 3 conserve aux commissions scolaires leur pou voir de gestion actuel.De plus, elle aura la responsabilité de regrouper les (levés en fonction du projet éducatif de l'école ou du statut confessionnel.1 Les conseils d'école formés de parents, d'enseignants, d'élèves et du directeur détermineront les orientations pédagogiques dé l'école et le statut confessionnel.Ils éliront le tiers des représentants à la commission scolaire.Quant au ministère de l'Éduca* tion, il continue à définir les ob?jectifs et ii contrôler le système'.» Cependant, il compte restreindre\" sa réglementation à la pédagogie à l'école et au financement des.commissions scolaires.Celles ci; auront une plus grande autono-j mie quant à l'immobilier, à l'étyp boration des plans et devis et a ki préparation des budgets annuels,r La déconfessionnalisation des; structures et l'intégration des ni veaux élémentaire et secondaire entraînera des bouleversement^ importants pour au moins une dizaine d'années.En effet, des ter ritoires scolaires seront COmplèj tentent modifies el il sen suivra* des déplacements de personnel, ; Le gouvernement a donc décidé de faire deux operations en même temps afin de ne pas pro-; longer la «période déstabilisante».! M.Bérubé reconnaît que son projet est le fruit d'un équilibre] délicat entre les différents a< teurs du milieu scolaire qui ont participe à sa préparation.«On; ne légifère pas des changements, de mentalité, il faut qu'ils soient! voulus pai 'ensemble ».répète i il en rappelant le long cheminement du projet parce que c'est run des meilleurs placements PROFITABLES \u2022 111/4% d'intérêt la première année.\u2022 Minimum garanti de 7% chacune des six années suivantes jusque l'échéance.SÛRES ET FACILES À ENCAISSER \u2022 Garanties par le gouvernement du Canada.\u2022 Encaissables en tout temps.\u2022 Aucune pénalité d'intérêt à l'encaissement après les deux premiers mois.LIMITE D'ACHAT \u2022 $75 000 par détenteur pour les achats au comptant.\u2022 Pour les détenteurs d'obligations S-27, émises en 1972, et S-30, émises en 1975, $75 000 plus le montant correspondant à la valeur nominale de leurs obligations S-27 et S-30.PÉRIODE DE VENTE \u2022 Du 24 octobre au 7 novembre inclusivement au comptant sans payer l'intérêt couru.\u2022 Toutefois, le ministre des Finances peut, à sa discrétion, mettre fin à ta vente de cette émission en tout temps.Achetez vite les vôtres! Dans toutes les institutions financières autorisées : banques, courtiers, sociétés de fiducie et caisses populaires.la première année les Obligations d'épargne du Canada ± 4- LA FRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1984 A 5 collaboration spéciale .LES CONTRATS DE PLUS DE $15000 DOIVENT OBTENIR SON AVAL La main de Rock LaSalle s'abat lourdement sur son ministère OTTAWA - Quatorze jours après son assermentation, le ministre fédéral des Travaux publics, M.Roch LaSalle, a donné des directives pour que tous les contrats accordés par ses fonctionnaires lui passent d'abord entre les mains GILLES PAQUIN de notre bureau d'Ottawa Dans une note de service de 11 pages dont LA PRESSE a obtenue copie, le sous-ministre adjoint, M.A.D.Wilson, précise que cela comprend l'embauche de professionnels, la location de bureaux.Tachât de services et les travaux de construction de toutes catégories.« Même lorsqu'il s'agit de travaux exécutés pour le compte et aux frais d'un autre ministère, les fonctionnaires devront obtenir l'approbation de M.LaSalie ».écrit M.Wilson.Le ministre révoque aussi l'autorité jusqu'ici déléguée aux hauts fonctionnaires des cinq bureaux régionaux en ce qui a trait a l'embauche d'ingénieurs, d'architectes et d'autres professionnel-.«Le ministre choisira tous les professionnels dans le cas des marchés de moins de $100 000 et approuvera les listes de nominations et le choix définitif des pu» fessionnelsdans les cas de plus de $100 000 ayant fait l'objet dun .1 *~>v NUPHILEX \"84\" li de Montréal Le Salon du timbre et de la monnaie^ Samedi de lOh a I9h {/h00î Dimanche de lOhà I7h (5h00) Samedi-dimanche 3-4 novembre 1984 50 tables de bourses + kiosque de poste Canada * IMPORTANT ENCAN 2 JOURS Samedi 3 novembre 13hOO timbres Dimanche 4 novembre 11 hOO monnaies S tarâmes Hôtel Mont-Royal, 1455, rue Peel, Montréal \u2014 Rens.: 655-9134 appel d'offres », souligne le document.Négociateur du gouvernement en ce qui a trait a la location d'Immeubles et de bureaux pour '«\u2022s autres ministères »-t services.M.LaSalle veut aussi avoir la main haute sur ce i transactions -Toutes les dérisions relatives a des locations a bail doivent être approuvées par le ministre, saut les options sans augmentation de prix », ajoute M \\\\ llson Peur obtenir le feu vert du ministre, les administrateurs des Travaux publics dois eut rédiger «en français ou en version bilingue» un mémoire d'une page ré sumant le projet ooo ou plus sans passer par le ministre doit être «convaincu qu'il peut assurer l'impartialité du processus de sélection», pré vient M.Wilson, Selon divers Fonctionnaires des Travaux publics l'approbation de tous les contrats par le bureau du ministre entraînera des délais supplémentaires dans l'exécution des tra\\ aux du ministère Us doutent fort que le nouveau service «accélère vraiment les choses».Invité a comment r ce! diret ti ves et à expliquer les raisons d'une telle opération de contrôle, un adjoint de M LaSalle a dit qu'il n'en avait jamais pris connaissance.Il nous par ailleurs ;* été impos sible de parler au chef de cabinet de M.LaSalle et grand responsa ble de la mise en oeuvre de ( otte politique de surveillance et d'oc troi des contrats.M Pierre Claude Nolin.LA PRESSE a également appris qu'un régime semblable avait été adopte par le ministre des Approvisionnements et servi ces M H an ie Andre.s 1 1 ± Lassale Seiko.Chefs-d;oeuvres d'aujourd'hui, d'une conception technologie hors-pair.Lignes géométriques modernes visant la perfection.Style dépouillé d'une minceur insurpassable.Pour un homme, un bijou de grande importance.Pour une femme, un accessoire unique.Lassale Seiko.Le nom qui saura atteindre le summum de la renommée.CM MICHAUD ROGER ROY 937, rue Bélanger est.Montréal Québec H2S IG9 Téléphone: (514) 279-4527 HORLOGER SIÈGE SOCIAL DU CN HEADQUARTERS BUILDING 935 ouest, rue Lagauchet-ère Si West.Montreal Tel 861 4489 Aie voici! Comme si Je n'avais pas déjà assez de problèmes avec mes «boss» de CKAC, oit i que Je m'en meta de nouveaux sur le dos, (eux de I \\ PRESSE Ce I dour vrai (pion est tous un peu masochistes.Remarquez que les nouveaux boss de LA Presse ont été par faits jusqu'ici: beaux sourires, belles poignée* de mains et belles promesse Us sont toujours comme ça au début.Jusqu'à ce qu'ils découvrent qui |e su- \\ raiment.C'est là qu'ils changent de face i>< toute façon, ça fait longtemps que J'ai envie de me lancei dans l'écriture C'est bien bran de parler à la radio, mais toutes 1rs vérités ne sont pas bonnes à dire; il y en a qu'il vaut mieux écrire, t >n dit que |e n'ai pas ma langue dans ma poche, et pas ma plume non plus, je penst La grève à la CTCUM Vous deviez bien vous en douter, J'allais finir par vous en parler de ( \"tt\" maudite grève.J'en pense tout le mal que vous-mêmes en pensez, et plus encore, mais jamais LA PRESSE n'accepterait de publier i e que je voudrais écrire.Les médias préfèrent nous rabattre les oreilles avec des nouvel les des négociations, dont on parle comme s'il s'agissait de mettre fin à une meure mondiale.Les négociateurs se donnent des airs de ministres plénipotentiaires détenteurs de secrets d'État qu'ils n'osent conl iei t personne ' In parle de l< urs remontres comme de réunions du conseil de sécurité des Nations unies.Le ministre du Travail respecte l'autonomie syndicale avec la même gravite qu on met à defeu dre le droit des peuples à l'autodétermination, en évitant de s'im miscer dans les affaires Internes des pays souverains Vous remarquerez que les libéraux non plus n'osent se commet-trr dans cette pagaille.C'est qu'il n'y a qu'une façon de mettre fin à ces grèves continuelles et cruelles dans les services publics: il faut enlever aux cbefs svndicaux les pouvoirs considérables dont Ils abtisen' mais les partis politiques ont bien trop peur de la vengeance des syndicats, surtout que les élections approchent.Alors iK ménagent la chèvre et le chou.11 faudrait qu'ils comprennent que nous aussi, les électeurs, sommes capables de nous \\enger la proc haine fois que nous irons aux urnes, en votant contre ceux qui n'auront pas voulu nous as surer les services publics dont nous avons besoin.Et les rues! Si ce n'était que ça! Avez vous remarqué qu'on profite de la grève pour mettre les rues de Montréal tout a l'envers'.' Ce n'e \\\\ pas l'effet d'un hasard OU d'une malchance.L'hiver arrive et ils se pressent pour faire les travaux avant le gel.Ça ne peut pas attendre, avec ou sans grève des transport^ t >n pourrait demander pourquoi on n'a pas profité de l'été pour faire tous ces travaux.La vérité c'est qu'en été les entrepreneurs sont occupés a paver les entrees de garage et à remplir des con trats aux quatre coins de la province.Ils ne disposent que de cette période pour refaire les rues Eartha Kitt Ave/ vous vu l'affiche du concert de Eartha Kitt qui l'annonce tomme «de plus en plus légendaire»?Ainsi donc, on peut être plus ou moins légendaire, la légende n'a pas de -boutte»; il y a des légendes plus légendaires que d'autres, la legend* s'accroît avec l'usage, a moins qu'elle ne dis paraisse aprè?un certain temps.Peut-on devenir de moins en moins légendaire, pour finir par n'être plus légendaire du tout?La guerre des étoiles De toute façon, les variétés commencent à me scier les nerfs.Il n'y a plus moyen d'ouvrir la télévision sans se faire embarquer dans la bat lille une se livrent Michel Jasmin et René Simard.avec Louise Cousineau comme arbitre, et toutes les vedettes du Québec et d'ailleurs comme chair à canon Ça chante, ça danse, ça jongle, ça lance des couteaux, ça avale des flammes avec ! énergie du désespoir.Chacun essaie de vous vendn sa salade, en pariant de son disque, de son livre, de son spectacle ou de son restaurant.Et l'ADlSQ au milieu de tout ça qui nous offre son gala, où encore une fois on a des salades à vendre.C'est assez.Qu'on nous laisse donc regarder des films en paix, sinon moi je vais aller au cinéma.Une vraie étoile Et avec tout ça | allai oublier de vous parler de notre astronaute héros national.Marc (iarneau.que je suis aile rencontrer à Ottawa.Cet homme là m'a conquis et je regrette de décevoir ceux qui prétendent qu'il n'est qu'une marionnette sans âme, mise au point par l'armée pour taire sa propagande.Marc liai h au est doue-, gentil, patient, simple et mille choses encore J'ai passé une demi heure en sa compagnie, a lui poser les questions les plus saugrenues, et il a joué le jeu avec la meilleure grau du monde J'ai assez Interviewé de gens pour savoir reconnaître ceux qui récitent une leçon apprise d'avance.Je jure que ce n'était pas le cas de Marc (iarneau En lait, il est si avenant et si peu prétentieux qu'on a du mal a croire que c'est un héros, notre premier astronaute canadien, ses exploits ne lui ont pas monte a la tète, pas encore en tout cas.Le cas Olynyk Et enfin, avis aux amateurs, le maire de Greenfield Park se cherche un nouveau chef de police.Le dernier, itoger Lajoil vient de remettra sa démission après trois mois de martyre sous la férule du maire Steve Olynyk.Olynyk est un ancien policier lui-même, et il jette ses années d'expérience à la tête de ceux qui sont supposes diriger son sen ice de police Malade, le juge Roland Ritchie laisse la Cour suprême OTTAWA (PC ) \u2014 Sept me avant d'avoir atteint l'âge obligatoire de la retraite, le Juge Roland Ritchie a remis hier sa demission a la Cour suprême du Canada, a cause d'une maladie qui n'a pas ete Identifiée.Le juge Ritchie, qui va avoir 75 ans en juin prochain, n'a pas sic gé au plus haut tribunal du pays depuis le debut de la session, en septembre Il a ete nomme a la Cour supre me en 1959 par le premier minis tre John Diefenbaker.Il repré sentait la région de l'Atlantique Sa démission va permettre au gouvernement de M Brian Mul-roney de procéder à sa première nomination à la Cour suprême.Le ministre fédéral de la Justi ce, M.John Crosbie.a dit de M Ritchie qu'il avait «accompli son devoir avec Justice et compassion» et qu'il avait - apporté une contribution significative au sys tème judiciaire canadien».Le juge Roland Ritchie.Ne à Halifax M lliu hir a eu die a PI ah ersité « teford avant d'être admis au Barreau de la Nouvelle Ecosse, n y a :>u ans. la presse a 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1984 EDÎTQRIAI paul DESMARAiS président du conseil d'administration roger d.landry président et éditeur michel roy éditeur ad|oint CLAUDE GRAVEL directeur de Information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Le chagrin de la Pologne Le père Popieluszko, ce prêtre polonais assassiné par des agents des services de sécurité, est aussi embarrassant mort que vif pour les autorités.On ne peut tout de même pas l'ensevelir à la sauvette.Le gouvernement du général Jaruzelski aurait préféré, semble-t-il, des funérailles au village natal du défunt.Il autorisera finalement une cérémonie à Varsovie.En principe, les funérailles auront lieu demain, dans la paroisse où le père Popieluszko a été vicaire, où il a tant de fois pris la parole.Le chagrin de la Pologne est immense et indicible.La télévision nous a déjà suffisamment instruits sur ce point.On se demande si l'émotion ne risque pas de prendre le dessus, si une cérémonie en principe religieuse, ne va pas tourner à l'émeute.Le sens de la discipline est peut-être tel chez ce peuple que les appels au calme seront entendus.Le moins empressé dans ces appels n'est pas Lech Walesa lui-même, fondateur du mouvement Solidarité, auquel le prêtre assassiné a tant de fois manifesté son attachement.C'est sa fidélité et son intrépidité qui lui ont d'ailleurs valu le sort qu'on connaît.Ces événements découragent le commentaire dans la mesure où maints aspects de la tragédie restent incompréhensibles.Le chagrin, on le comprend sans difficulté.Il n'est pas dans les habitudes des catholiques de tuer leurs prêtres, surtout pas les prêtres qui sont du côté des opprimés et des pauvres.On dira que si le peuple polonais est catholique dans son immense majorité, le gouvernement est tout de même communiste.Très peu de députés, en effet, sont catholiques.Et le communisme est athée.Il reste que la constitution de la Pologne, à la différence de celle de l'URSS par exemple, n'est pas antireligieuse.Pour des raisons d'ordre pratique peut-être.Quoi qu'il en soit, les choses sont bien ainsi.Le ministère de l'Intérieur a annoncé que les auteurs du crime seront inculpés de meurtre.L'enquête peut-elle être totalement impartiale?Le New York Times fait observer que, sous la pression de l'opinion, la dictature de Marcos aux Philippines a été contrainte d'instituer la plus officielle des enquêtes sur la mort de Benigno Aquino, que la commission d'enquête a accouché dans la douleur d'un rapport impliquant de grands noms du régime et qu'il ne serait pas déraisonnable d'exiger la transparence dans le cas de l'ecclésiastique polonais assassiné.Est-ce trop attendre?Ce sera pour le moins laborieux, si les tueurs ont été le prolongement d'une main invisible pour l'instant.Les déclarations de Walesa depuis le meurtre intriguent.Un appel au calme émanant d'un Prix Nobel de la Paix ne relève pas de l'incongruité, surtout dans les circonstances présentes.Mais Walesa semble, en sus, offrir une sorte de parapluie au gouvernement du général Jaruzelski, comme s'il s'agissait d étendre les bienfaits de la solidarité à tout un peuple et à ses chefs, dans un grand malheur commun.L'ancien ouvrier électricien dans les chantiers navals de Gdansk appelle au calme, parce que le mouvement qu'il a fondé n'a peut-être plus les moyens de tenir un autre discours.Chagrin et colère vont bien ensemble.Le chagrin, il est permis de l'étaler.La colère, on ne la laisse pas déborder.Ou on en fait une valeur mystique, en bon chrétien.Après la proclamation de l'état de guerre en décembre 1981, un publiciste catholique polonais avait écrit: *Nous attendons maintenant le tombeau vide et la Pâque de la Résurrection.» Ce sont peut-être les seuls mots qui conviennent.Guy CORMIER Le fisc et les hausses de salaires Les facteurs de la Société canadienne des postes ont signé une convention collective qui prévoit une hausse de salaire de 2.9 pour cent mais qui «vaut au moins 5 pour cent» selon le président du syndicat.C'est la première convention signée dans le secteur public fédéral depuis la fin du contrôle des salaires et elle est de bon augure.Le syndicat des postiers, qui a toujours été plus coriace, doit encore parvenir à une entente mais, dans l'ensemble, les demandes salariales sont plutôt modérées.On ne voit pas trace de l'explosion des demandes que l'on pouvait craindre avec la levée des contrôles.Le gouvernement de M.Mulroney peut s'estimer heureux de commencer son mandat dans un tel climat.Il devrait maintenant tout faire pour l'entretenir car, à la longue, la modération dans les demandes salariales est la meilleure façon de diminuer le déficit budgétaire.Il devrait notamment écarter toute idée d'augmenter les impots personnels.Le président du Conseil économique du Canada, M.David Slater, a déclaré que le gouvernement devrait s'attaquer au problème du déficit et qu'une augmentation des impôts serait un moyen acceptable de réduire le déficit.À moins que le ministre des Finances, M.Michael Wilson, ait des projets précis d'augmenter les impôts, il devrait saisir l'occasion de son exposé financier la semaine prochaine, pour écarter fermement cette idée.Il est évident que les syndicats ne se contenteraient plus de hausses salariales modestes s'ils se sentaient menacés par une augmentation des impôts.Ils demanderaient beaucoup plus pour compenser d'avance la part de leur revenu qu'ils craignent de perdre.La spirale inflationniste serait ainsi relancée et pourrait coûter cher au gouvernement.Cependant, il est clair que le gouvernement aura beaucoup de peine a diminuer son déficit assez rapidement s'il ne peut agir que sur ses dépenses.Il devra aussi augmenter ses revenus par tous les moyens compatibles avec une saine gestion de l'économie.Il devra notamment avoir une politique extrêmement sévère à regard des encouragements fiscaux dans tous les domaines.Dans beaucoup de cas, ces encouragements n'ont plus un véritable sens économique et sont avant tout utilisés comme abris fiscaux par des contribuables à revenu élevé, entreprises ou particuliers.La chasse aux abris fiscaux ne doit toutefois pas avoir comme objectif principal de remplir les caisses de l'État.Le tort fait par des abris fiscaux caducs vient moins de l'argent qui est ainsi soustrait à I État que du fait que des ressources financières sont mal utilisées.Le seul critère à retenir pour décider d'un investissement doit être celui de la rentabilité.Si cette rentabilité dépend avant tout de la réglementation fiscale, elle ne correspond pas à un effort de développer l'économie.La rentabilité est alors artificielle.Depuis l'exploration pétrolière à la production de films, il existe une quantité de privilèges fiscaux qui produisent des avantages pour les nantis mais qui ne développent pas l'économie.Bien qu un assainissement de la législation fiscale irait dans le sens d'une hausse des revenus de l'État, il ne devrait pas se faire dans le cadre d'une augmentation des impôts.Bien au contraire, l'élimination d abris fiscaux abusifs pourrait justifier une baisse des impôts afin d'aider la relance de l'économie.Il est vraisemblablement trop tôt pour parler d'une telle baisse, mais M.Wilson devrait garder cet objectif en.vue afin de redonner à l'économie canadienne un peu de son dynamisme'dautrefois.rréJéric WAGNIëre NOOS, OAJA Pes \"PREENiE1 \"BOOTSPB-CtiOLlK.,.VtàéMWfiGS S// Z/WyiE époi tK^EAJT Pes Sbihls ÛTfëNTifç rrëeâueouPP 'McuQ \" fiwç 32 et sevisvEtsr .-.ETBieNWr L£$ fr£T(JS Du Ootfevï M, tall&uq.Pur PLfisïïqvE.> a (Tous droits réservés) Jacques Dufresne (Collaboration spéciale) Les nouveaux pauvres Jacques Dufresne nous envoie ce texte de Belgique où, dans le cadre des États généraux sur /a santé, il a présenté un traite d'anthropologie médicale qui sera bientôt publie au Quebec par Les Presses de VUniversité du Québec et l'Institut québécois de la recherche sur la culture, et dont une revue belge spécialisée.-Les Cahiers de Germ».a publié de larges extraits en avant premiere % Je me proposais de tracer dans cet article un parallèle entre les systèmes de santé belge et québécois.Cela m'aurait permis d'expliquer pourquoi, pour la plupart des réformateurs, le modèle québécois dans ce domaine est ici une source d'inspiration et un défi.Mon attention aura plutôt été retenue par un problème commun: les nouveaux pauvres.Les Belges sont les êtres les plus placides de la planète.Cela n'a pas empêché l'un d'entre eux, le docteur Mairlot, de pleurer à chaudes larmes, au moment où, lors de la clôture du colloque, il évoqua, devant les médias, les coupures de gaz et d'électricité dont plusieurs de ses patients ont été récemment victimes.Le lendemain j'ai accompagné ce médecin des nouveaux pauvres dans l'une des visites qu'il t'ait chaque jour dans le quartier des Marol-les, l'équivalent bruxellois de notre St-Henri.J'ai pu ainsi voir de la chair, triste hélas, derrière ces 8 pour cent de pauvres dont le docteur Mairlot avait fait état devant les microphones.La Belgique n'est ici qu'un exemple, qui soulève la question suivante: quelle doit donc être la situation ailleurs si, dans ce pays qui demeure l'un des plus riches et des plus civilisés du monde, des citoyens en sont réduits à se réfugier dans des immeubles dont les vitres ont été remplacées par des cartons?Je n'emploie pas le mot nouveau pour son effet magique.La pauvreté post-industrielle est vraiment une chose inédite.Quels sont dans l'histoire les exemples de société où Ton peut être réduit à la mendicité après 40 ans de sécurité totale et de promesses de lendemains qui chantent?Les pauvres de 1984 sont lâchés par l'État, lequel s'était auparavant substitué aux anciennes solidarités, à une religion qui apprend à «transformer les échecs en épreuves» et à une habitude du risque qui trempait les caractères.Les êtres lâchés après avoir été ainsi dorlotés évoquent irrésistiblement ces animaux d'appartement qu'on abandonne dans les bois pour pouvoir partir en voyage.Ce n'est pas un plaidoyer en faveur de l'accroissement du budget de l'État.On me dit qu'en Belgique le service de la dette représente déjà près de 30 pour cent du total.Le coût des hôpitaux y est passé de 15 milliards de FB en 1973 à 73 milliards en 1984.Ce n'est sûrement pas en aggravant cette situation qu'on améliorera le sort des pauvres.Une chose par contre apparaît dans ce contexte avec une évidence criante: l'efficacité et la sagesse dans la gestion des affaires publiques, et privées, sont désormais le plus sacré des devoirs.11 faut apprendre à faire des équations de ce genre: un seul examen superflu dans un hôpital peut se traduire par une coupure de gaz ou d'électricité.Or, selon de nombreux experts, ce sont ces examens superflus qui, en Belgique, plus qu'au Québec, par exemple, sont la principale cause de l'accroissement des coûts de la santé.Là-bas chaque test est un acte médical crédité au médecin.Or les médecins sont nombreux (1 pour 400) et, en raison d'une tradition libérale, qui a fait la force du pays sur d'autres plans, les secrets professionnels sont trop bien gardés.Ce qui veut dire que les dossiers médicaux ne circulent guère d'un médecin à l'autre et qu'il faut souvent recommencer tous les examens.J'ai ensuite découvert que mon hôte, le docteur Mairlot, avait été physicien nucléaire, puis jésuite, avant de devenir médecin.C'est le jésuite qui m'a conduit dans une maison appelée Poverello, où plus d'une centaine d'orphelins de l'État peuvent manger et dormir chaque jour.Ces maisons sont tenues par des prêtres et des bénévoles ayant choisi de s'afficher comme catholiques.Il en est apparu cinq ou six en Belgique ces dernières années.Parmi les Belges qui, pour la majorité, refuseraient de payer davantage d'impôt, il s'en trouve beaucoup pour soutenir ces maisons.Faut-il expliquer ce phénomène par le traditionalisme ambiant ou par le fait que, passé un certain seuil d'altruisme forcé, les contribuables exigent le plus haut rendement possible pour leurs placements sociaux?Quoi qu'il en soit ces solutions d'hier sont en train de redevenir l'ultime rempart contre l'indifférence au malheur.Dans le dernier numéro de L'Express, l'économiste Pierre Rosanvallon en arrive à une conclusion semblable: «Le vieux débat entre une logique des droits sociaux et une logique de l'assistance, que l'on croyait historiquement tranché (en faveur des droits) est remis à l'ordre du jour dans nos sociétés en crise.L'enjeu est de le dépasser pour trouver des éléments de troisième voie dans les formes que peut revêtir la solidarité.» REVUE DE PRESSE L'assassinat d'Indira Gandhi Aux États-Unis, le Washington Post écrit: «Un pays démocratique subit un double choc immense \u2014 la perte d'une personne et l'annulation d'un mandat du peuple \u2014, lorsque son dirigeant élu est éliminé par la violence.Il en est ainsi avec l'assassinat du premier ministre indien Indira Gandhi, à quatre reprises à la tête de la plu* grande démocratie du monde et un personnage de premier plan sur la scène internationale.» En Union soviétique, la Pravda reprend les dépèches de l'agence Tass.qui elle-même citait l'agence indienne PTI, en affirmant que l'assassinat était le «résultat d'une conspiration minutieusement préparée».«Ces derniers temps, affirme la Pravda, la CIA a organisé plusieurs operations sous le nom de code Projet Brahmapoutre pour encourager le séparatisme.La CIA, ajoute le journal, est l'arme de ce séparatisme, et la presse indienne a démontré sa participation dans les récents incidents sanglants qui ont eu lieu au Pendjab.» Les journaux de l'Inde consacrent leurs premières pages à la fille de Nehru avec des photos bordées de noir et des éditoriaux, et s'abstiennent de toute critique à son égard.«Un chapitre, ou même une ère de l'histoire politique de notre pays, vient de s'achever.Cependant, il est particulièrement triste que cela ait pris fin de cette façon.dans le sang», écrit 1'Indian Express Sous le titre «Notre Jeanne d'Arc», le National Herald, fondé par le premier chef de gouvernement de l'Inde, Jawaharlal Nehru, estime «qu'elle était la plus brave parmi les dirigeants mondiaux contemporains.Même quand elle a affronté la mort, elle l'a fait avec courage et grandeur d'àme».Ia: Times of India écrit: «une fois de plus, le pays est plongé dans l'obscurité.L'Inde indépendante n'a jamais été aussi orpheline».Pour sa part, ie Patriot signale que «des centaines de millions de personnes dans le monde la considéraient comme l'expres- sion indéniable de l'esprit indestructible de liberté et de dignité».En Grande-Bretagne, le Financial Times litre: «Une profonde perte pour l'Inde».Pour le Guardian, elle était «un personnage, un leader à l'échelle mondiale, même si on tient compte de ses nombreuses imperfections».Indira Gandhi était «loin d'être une sainte, écrit le Daily Mail, au contraire, c'était une autocrate sans scrupule.Cela dit, sa mort pourrait s'avérer une calamité pour la démocratie en Inde».Pour la presse ouest-allemande, sa mort «crée un énorme vide en Inde et pose la question de l'avenir de ce pays».Die Welt estime que «la fin tragique d Indira Gandhi, qui était un facteur de continuité, pose la question de l'avenir de l'Inde».La presse parisienne lui rend un vibrant hommage.Pour L'Humanité, «cette petite femme frêle était une grande dame».Seul le journal Libération dresse un bilan sévère: «À Indira assassinée succède un fils ainé chargé df tous les mythes qui entouraient non seulement sa mère mais aussi son grand-père.Jawaharlal Nehru.» En Syrie, selon Techritw, le quo tidien gouvernemental, l'assassinat de Mme Gandhi «fait partie d'une opération menée par les Américains et la droite réaction naire en Inde pour réorganiser la maison indienne (.) et intervient alors même que le président égyp tien, M.Hosni Moubarak, fait des déclarations sur la nécessite de réorganiser la maison arabe, après les élections présidentielles américaines».Quant à l'organe du parti au pou voir.Ai Baas, il considère que «cet assassinat n'est pas un hasard ni une réaction des sikhs, mais une action terroriste organisée par les services de renseignements occidentaux et en rapport avec les plans impérialistes hostiles aux aspirations et aux voeux des peuples du tiers monde».Le journal syrien ajoute que cet acte est «un crime perfide qui menace l'État et la se ciélé de l'Inde».Agejjce Fra ri ce - Preste i LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 2 NOVEMBRE 1984 TRIBUNE LIBRE A 7 TÉMOIGNAGE Grandeur et misère du Conseil de presse du Québec Sa rétaire général du Conseil de presse du Québec, l'auteur passe en revue l'activité de cet organisme au cours de l'année écoulée et présente de la dernière assem-b/ee annuelle un compte rendu que la presse a négligé d'offrir à s«'s lecteurs.\u2022 Le Conseil de presse du Québec: conscience ou bonne conscience, caul ion morale ou organe d'autodiscipline dérangeant, «chien de garde» ou «chien édenté»?Voilà aul.int d'epithetes utilisées quand on parle de l'organisme selon que l'on es! satisfait ou non de son action ou de ses décisions Jean BAILLARGEON Ces réactions tiennent souvent à l'avantage ou au désavantage qu'en tirent ou en subissent les organes et les professionnels de l'information ou encore les parties aux plaintes.Ceux qui obtiennent gain de cause sont convaincus que le Conseil comble un besoin et joue un rôle essentiel; les autres, que C'est une perte de temps et qu'ils n'ont pas à se soucier de son existence, encore moins de ce qu'il fait ou dit.Ces derniers manquent rarement une occasion de s'en prendre non au fond de ses décisions, mais à l'organisme lui-même, ce qui pourrait encore être considéré comme un moindre mal.lorsqu'ils ne choisissent pas tout simplement de l'ignorer.Cne illustration de cela est peut-être la dernière assemblée générale annuelle du Conseil qui se tenait à Tele Métropole le I octobre.Feu ou prou d'informations dans les médias sur les activités du Conseil si ce n'est que l'accent sur les observations et remarques du seul observateur assidu et attentif à ses décisions depuis neuf ans, M.Jacques Guay.professeur en journalisme a l'université Laval, que le Conseil avait invite pour L'occasion.Et cela encore par des titres dont la généralité risque de discréditer le Conseil ou de laisser entendre qu'en dehors des critiques dont il peut volontiers être l'objet, son action est négligeable, puisque les médias et les journalistes ne jugent pas important d'en informer le public.Et pourtant ces activités décrites en détail dans le rapport annuel rendu public à celte assemblée, n'en étaient-elles pas l'objet principal?Pour le public que ça intéressait donc et qui n'en a pas été informé, voici ce qu'elles furent.Les activités marquantes du Conseil au cours de l'année ont été la publication d'un document de réflexion sur les droits et les responsabilités de la presse ainsi que la tenue d'une conférence réunissant l'ensemble des conseils de presse du Canada, conférence qui a permis la mise sur pied d'une fédération informelle de ces conseils et prévenu aussi l'émergence d'un conseil national de presse d'inspiration gouvernementale, comme l'a proposé feu le gouvernement Trudeau.Le Conseil a étudié 511 plaintes au cours de l'exercice.Six des décisions rendues ont fait l'objet d'une demande «d'appel» ou plus précisément de révision en comparaison de dix sur plus de six events plaintes tout au cours de son histoire.Face à cette tendance de plus en plus marquée des plaignants à faire appel des décisions rendues par le Comité des cas, le président du Conseil a fait remarquer qu'il devenait important pour le Conseil de revoir sa procédure.Ces plaintes appellent les mêmes constats que par les années passées.Elles sont portées en majorité (98%) par le public et dirigées surtout contre les entreprises de presse (68%) et les journalistes (26%), la presse écrite récoltant plus des deux tiers de ces plaintes Le Conseil a formulé des blâmes dans 52% des cas.La partialité et l'inexactitude de l'information (13 plaintes), l'abus de la discrétion rédactionnelle (13), ainsi que le manque de rigueur professionnelle (10) constituent les motifs de plaintes les plus fréquents suivis par la discrimination (8) et les at-* teintes à la vie privée.Le Conseil a retenu les plaintes et formulé des blâmes sous ces chefs dans des proportions respectives de 44%, 44%, 63%, 20% et 75% des cas.Le Conseil est également intervenu de son propre chef au cours de l'année pour dénoncer divers appels au boycottage des médias afin de rappeler que de telles méthodes sont dangereuses pour l'existence d'une presse et d'une information libres.Plusieurs médias non regroupés en association et certains groupements de médias qui ne font pas partie de ses constituants se sont Jean Baillargeon joints au Conseil au cours de l'année: l'Association de la presse ethnique du Québec, l'Association des médias régionaux anglophones du Québec, l'Association des médias écrits communautaires du Québec ainsi que le journal Les Affaires, CFCF, Pathonic Communications, Le Devoir et l'Actualité.Ces membres associés, en plus de leur soutien financier, favorisent une plus grande ouverture du Conseil à toutes les formes de journalisme Au cours de l'assemblée annuelle, M.Gérard Filion, président du Conseil de presse, a souligne la pauvreté endémique du Conseil en exprimant toutefois l'espoir que l'exercice commencé le 1er avril 1984 se solde par des états équilibrés par suite d'une hausse des contributions de presque toutes les associations constitutives.La Fondation se propose également d'augmenter son capital et, partant, ses revenus de placement ce qui.ajouté aux contributions des nouveaux membres, devrait permettre un certain redressement de la situation.Dans ses commentaires, le président du Comité des cas, M.Roger Biais, a deplore le fléchissement dans l'assiduité des médias à rendre compte des décisions du Conseil, s'interrogeant.à juste ti tre, sur l'importance que ces der- niers accordent au Conseil lui-même.Si les médias et les professionnels de l'information veulent vraiment voir le Conseil remplir son rôle, il leur revient en premier lieu de s'y intéresser et d'attirer l'attention du public sur son action.conformément à l'engagement moral qu'ont pris, m leur nom.les fondateurs du Conseil.Le Conseil a fait part, au cours de l'assemblée, de sa décision de ne pas accroître la représentation du public.En effet, ses constituants de même que les délégués ancions et actuels du public ont convenu que la composition actuelle du Conseil est la mieux adaptée à la poursuite de ses objectifs, compte tenu de ses moyens financiers.Enfin, le Conseil a souligné l'arrivée de quatre nouveaux représentants.Marc Lacroix, de Gran-by, et Mme Lis» Lacroix, de Que-bec siègent comme délégués du public en remplacement de M Ho- ger Biais et de Mme Denise Pla- mondon; Pierre Vigm ault, du Trait d'union de Mascouche, remplira un mandat pour les Hebdos régionaux, en remplacement de M.Robert Paradis, et M.Yvon Lari-vière, vice-président et directeur général de CKTM-TV Trois-Riviè-res, comblera le poste laissé vacant par M.Claude Lapointe pour l'Association canadienne de la radio et de la télévision de langue française.La Fédération professionnelle des journalistes du Qué-bec doit, a son congrès annuel, désigner trois nouveaux délégués, ou reconduire ses délégués dans leur mandat actuel.La question que l'on doit se poser ne concerne pas le bien-fondé de l'existence du Conseil.Son utilité et sa crédibilité se sont affermies au cours des ans.Peu spectaculaires, ses réalisations sont assez nombreuses.Plus de six cents plaintes, l'élaboration d'une jurisprudence solide, ses réflexions tant sur le droit du public à l'information, sur l'éthique, >ur les droits et responsabilités de la presse, ses interventions et considérations d'ordre éthique en dehors de la stricte étude des plaintes lui ont valu une réputation enviable a travers le monde.Diverses études sur les conseils de presse à travers le monde ont conclu que le Conseil de presse du Québec donne l'exemple à tous les autres.Après onze ans d'existence, quel genre de Conseil veut-on avoir?Plusieurs se souviendront du cons tat peu encourageant formulé à l'égard des conseils de presse en général (et le nôtre n'y échappe pas) lors de la Conférence des conseils de presse du Canada organi see par le Conseil de presse du Québec.«Leur influence, disait-on.n'est pas grande et leurs réussites marquantes peu nombreuses » De façon générale, ajoutait-on, ils ont tous déçu et il n'existe pas de pays où leur présence ait contribué à l'amélioration des médias.On attribuait le succès mitigé des conseils de presse à l'apathie du public, à la conscience insuffisante des professionnels de l'information de la nature et de l'importance du rôle des conseils et, enfin, au manque d'argent qui.selon l'un de nos conférenciers, manifeste la résistance des médias à y investir plus que le minimum.Le public est moins apathique qu'on le croit.À preuve, les quelque 600 plaintes que nous avons traitées et dont la très haute majorité (90 pour cent) vient de lui.Depuis dix ans au Québec, le public se manifeste de plus en plus, donne des signes de sa vigilance envers la qualité de l'information qu'il reçoit, exprime ses exigences quant à l'accès a l'information qu'il réclama comme un droit, non plus comme un privilege que leur accorderaient les organes d'information.Le manque d'assiduité des Journalistes et des médias à rendre compte des decisions du Conseil, l'aitention mitigée qu'ils leur ae cordent dans leur pratique quotidienne, l'absence de ce que j'appellerais un «réflexe conditionné» à faire appel au Conseil sur dos questions de fond importantes qui se posent au monde de l'information, chez certains l'absence de collaboration avec le Conseil, et même l'absence de réaction a ses initiatives laissent parfois songeur! Quelle sorte de conseil veut-on avoir?Et quelle somme de temps, d'énergie et d'argent les professionnels de l'information et les médias sont-ils prêts à investir dans un conseil qu'ils veulent san^ doute dynamique et je dirais -dérangeant*, puisque sa fonction est de veiller à l'existence et à la protection d'une information libre marquée au coin de l'excellence?Si les médias et les professionnels de l'information veulent vraiment voir l'organisme qu'ils $e sont donné remplir son rôle, il leur revient en premier lieu de s'y intéresser activement et d'attirer sur son action l'attention du public Le Conseil, laissé à lui-même, sans la participation active de ses consd tuants, est voué à un succès miti gé.: Bien que le Conseil ait triplé son budget en onze ans de 86 000$.il est passé à 225 000$ sa situation financière n'a pas changé.L'organisme fait face aux mêmes restrictions, aux mêmes compressions II don sans cesse retarder des projets.J\\ doit toujours faire appel à la compréhension de certains de ses conjs tituants qui acceptent bien de ver ser par anticipation leur contri bution annuelle, ainsi qu'à la gfe néroslté de certains médias pe>r)r éponger les coûts de nos publications.Certains organismes public et privés acceptent de l'héberger pour la tenue de ses reunions i Malgré ces contributions, et bi^n que la plupart des constituants aient ac < epté encore une fois cette année d'augmenter de quelque dix pour cent leur cotisation annuelle, bien que certains médias non rv groupes en association se soient joints aux rangs du Conseil à titre de membres associés, malgré uin tage\".Gris ou noir.$399 249 1 seul.Canape-lit transformable Van- sovin tage .Imprimé gns .$399 249 2 seul.Canapé-lit Bauhaus Ton v*nA prune .$899 374 MEUBLES COLONIAL_ 2 seul.Ens canape et fauteuil berçant.%aac\\ Velours brun, fini pin naturel.$598 449 1 seul.Ens.7 pces Universal Furniture\" pour sal'e à diner Comprend: table a tréteaux, 3 chaises, fauteuil.M ai\\*\\ bahut et vaisselier.$2219 1499 1 seul.Ens.7 pces Kroehler pour salle a diner.Comprend table ronde.3 chaises.1 fauteuil, bahut et vaisselier t%t\\f\\ Fini pin fonce .$3499 1899 6 seul.Table ronde Canadel a une $ .0ft rallonge Fini érable.$279 139 1 seul.Table à tréteaux de Paiîiser soon Fini pin fonce.$549 329 1 seul.Table piédestal Palliser avec 1 rallonge Fini pin fonce $449 299 1 seul.Ens.5 pces Kroehler pour salle a diner Comprend table ronde.3 soin chaises et 1 fauteuil Spécial a)49 MATELAS ET SOMMIERS Vaste selection de matelas et sommiers de manufacturiers reputes comme Seaiy' et Sena Modèles d étalage quelques-uns de sénés interrompues A prix réduits pour solde rapide CHAMBRE A COUCHER 1 seul.Commode triple et miroir 'Andrew Malcolm\" de style provincial fran- tPAft çais.$829 $599 1 seul.Ens Andrew Malcolm\" pour chambre à coucher.Comprend: sonn commode triple, miroir et chevet 54 60 Spécial 899 1 seul.Ens Andrew Malcolm' de style provincial français pour chambre à coucher Commode double, miroir et chevet 54 60\".Special 799 1 seul.Chiffonnier 7 tiroirs Braemore\" sn>in de style provincial français.$455 249 1 seul.Chiffonnier avec porte de Ge- W.A rard Collin .$599 *349 1 seul.Commode triple et miroir Gold- crest\" de style contemporain Ton mtvAài amande.$548 349 4 seul.Tôte de lit Goldcrest avec %AAf\\ éclairage Fini amande.$799 449 2 seul.Chiffonnier avec porte de Gold- $4 yi n crest\" Fini amande.$329 149 1 seul.Ens 5 pces Palliser pour chambre à coucher Comprend: commode triple, miroir, chiffonnier 5 ti- sonn roirs, lit matelot et table de chevet.$1439 899 FAUTEUILS D'APPOINT Rabais 30% à 60%.Vaste selection de fauteuils incluant fauteuils arrondis, fauteuils berçants pivotants, inclinables, fauteuils ailés.De manufacturiers réputés.Rayon 401.entrepôt seulement LAMPES Économisez 30%! 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