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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-08-04, Collections de BAnQ.

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[" Chez les Cajuns En Louisiane, l'anglais a peut-être supplanté le français depuis belle lurette, mais une visite dans les municipalités rurales et les villages de cet Etat américain nous permet de découvrir combien sont riches son histoire et sa culture françaises.page X 7 après 35 ans C'est dans un climat d'incertitude que l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) célèbre cette année son 35e anniversaire.Fernand Beauregard a visité Bruxelles, Berlin et Genève, où il a pu saisir de plus près la fragile réalité de la paix en Europe.Dans une série d'articles dont LA PRESSE entreprend aujourd'hui la publication, il dresse un bilan de ces 35 années et compare les forces en présence.page A 7 I ¦ ¦ V Suzanne Garceau A 40 ans, Suzanne Garceau décide de quitter le milieu «underground» où elle s'est réfugiée depuis huit ans.À l'occasion de son retour comme metteur en scène de la pièce Les Célébrations de Michel Garneau, elle nous raconte son expérience dans l'anonynat.page B 7 ÎOO ans LA METEO :ENSOLEILLE AVEC PASSAGES NUAGEUX AUJOURD'HUI: MIN.16°, MAX.28° , DEMAIN: PEU DE CHANGEMENT DÉTAILS PAGE A 2 I LES PROFESSIONNELS DE LA VISION I 9 26 SI [ POUR.GREICHE ET SCAFF OPTOMETRIES 26 SUCCURSALES OCA OO1 fi POUR MIEUX VOUS SERVIR w3*t\" * M» 1 w MONTRÉAL, SAMEDI 4 AOÛT 1984, 100e ANNÉE, N° 201, 162 PAGES, 9 CAHIERS i$ LE FRANÇAIS, LANGUE OFFICIELLE EN ONTARIO : APRES TRUDEAU Mulro TÏMMINS.Ont.(d'après PC et LA PRKSSK ) \u2014 Le premier ministre on ta rien, M.William Davis, a rejeté hier la demande formulée par le leader conservateur, M.Brian Mulroney, de faire du français une langue officielle en Ontario.Exactement comme il l'avait fait précédemment à l'endroit de Tex-premier ministre libéral, M.Pierre Trudeau.M.Davis a déclaré qu'il n'avait pas à suivre l'exemple du Nouveau-Brunswick, comme le lui a recommandé M.Mulro-ney.la politique consistant à accroître graduellement les services aux Franco - Ontariens fonctionnant selon lui très bien.«Ma position n'a pas changé», a indiqué le premier ministre conservateur, lors d'une entrevue, alors qu'il se dirigeait vers Timmins pour soutenir la cam- pagne du chef conservateur national.«Je comprends que M.Mulro-ney, en tant que leader national du parti, puisse avoir des opi nions différentes des miennes sur certaines questions.Mais je crois que nous avons réalisé d'excellents progrès en Ontario, ce qui a d'ailleurs été reconnu par M.Mulroney et par\\Pierre Trudeau.Un sondage de CTV accorde une priorité de neuf points aux conservateurs; spectaculaire remontée au Québec page A 13 «Nous avons mis notre politique en oeuvre de façon à ce qu'elle puisse être acceptée par une bonne partie de la population onta rienne.» La veille, M.Mulroney avait déclaré à Halifax que si son parti emportait les élections le 4 septembre, il essaierait, gentiment mais fermement, de convaincre M.Davis d'aller «plus voir DAVIS en A 2 Jamais le Canada n'a autant triomphé.LOS ANC JE LES \u2014 A l'aube de la 6e journée de competitions, avant la récolte prometteuse en aviron, le Canada a déjà surpassé sa meilleure performance de l'histoire des Jeux olympiques d'été, celle d'Amsterdam il v a 56 ans.GILLES BLANCHARD envoyé spécial de LA PRESSE Quatre médailles d'or, cinq médailles d'argent, une médaille de bronze: une quatrième place au classement cumulatif que dominent outrageusement les USA.Enivrant! Le Canada des Jeux qui flirte avec la Chine et la RFA.On peut triturer son bonheur à satiété.La médaille d'or de Linda Thorn était la première de l'histoire canadienne du tir féminin et la première du tir canadien olympique depuis 28 ans.L'argent de Steve Bauer, battu par une demi-roue au terme de l'épreuve sur route de 190 kilomètres, constituait la meilleure performance de l'histoire canadienne du cyclisme olympique.Il y a 76 ans, aux Jeux de la quatrième olympiade, une équipe de poursuiteurs avait touché le bronze et brisé la glace.Lundi dernier, au kilomètre contre la montre, Curtis Harnett ajoutait une deuxième médaille d'argent.Frénésie chez les cyclistes .La natation, notre château fort?Saviez-vous que la médaille d'or d'Alex Baumann au 400-mètres-quatre-nages ( nouveau record du monde ) était la première du Canada depuis Stockholm, il y a 72 ans! C'était aussi la prévoir CANADA en A 2 Jacques Deniers, médaillé d'argent chez les 165 livres photolaser UPI SOMMAIRE LES ENJEUX Annonces classées .D 8 à D 18 Architecture.D 3 Arts et spectacles ' \u2014Informations.B 1 à B 18 \u2014 Cinéma.B 10 à B 16 Bandes dessinées.Z 5 et X 12 Bricolage.D 5 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.D 21 Économie.A 14 à A 21 Éditorial.A 6 Êtes-vous observateur?.D 9 FEUILLETON.D 11 Habitat.D 1 à D7 Horoscope.D 10 Jardinage.D 6 Le bridge.Z 4 Le monde.C 18 et C 19 Maisons d'enseignement.C 13 à C 15 Mots croisés.D 13 Mot mystère.D 14 Météo.A 2 Philatélie.Z 4 Pleins Feux.A 7 Québec 84.C12 Quoi faire aujourd'hui.A 22 Restaurants.B 19 et B 21 Sciences.Z 6 Sports.C 1 àC 11 Vivre aujourd'hui.C 20 et C 21 Voyages.cahier Y La vraie nature des déficits Il n'est pas vrai que M.Turner, lorsqu'il était ministre des Finances, a donné au Canada ses deux derniers surplus budgétaires, comme il l'a pour- Unc analyse de ALAIN DUBUC tant affirmé lors des débats télévisés entre les chefs.Il n'est pas vrai non plus que le déficit moyen de ses quatre budgets n'a été que de trois quarts de milliard.C'était en fait deux fois plus.Ce ne sont la que deux des cinq erreurs factuelles qu'une recherche de LA PRESSE a permis de déceler dans les interventions télévisées des chefs libéral et conservateur, lorsqu'ils se sont penchés sur la performance de M.Turner aux Finances.Ces bourdes, accumulées en à peine trois minutes, ont amplement suffi pour donner aux électeurs une image déformée de la réalité.Pourquoi ressasser encore ces débats qui remontent à une dizaine de jours?Parce que, depuis le début de la campagne, les chefs ne livrent leur message que dans le cadre d'assemblées partisanes ou de conférences de presse improvisées.Les débats télévisés ont été le seul moment où ils ont été contraints d'exprimer le fond de leur pensée et de répondre en détail à des questions embarrassantes.Pourquoi, également, ressasser des déficits de M.Turner, qui rementent à une dizaine d'années?Parce que les chefs eux-mêmes ont fait du déficit un enjeu majeur de la campagne et que l'expérience personnelle des deux hommes est l'un des éléments qui permettront aux Ca- nadiens de choisir un premier ministre.Avec quelques variations mineures, l'escarmouche Turner-Mulroney a été semblable dans les débats dans les deux langues.«Vu que M.Turner, c'est le père des déficits au Canada, ayant hérité lorsqu'il était ministre des Finances d'un surplus de $600 millions qu'il a transformé en un déficit de $4 milliards \u2014 je le dis sans aucune mesquinerie, c'est un fait historique \u2014 c'est à cette épo- voir DÉFICITS en A 2 \u2022T._ r, Août 45 : Hiroshima Depuis l'explosion de la première bombe atomique sur Hiroshima, le péril nucléaire n'a pas fait reculer la course aux armements.Avec 31 pays dotés de Parme ultime, on a une chance sur deux au Canada de survivre à une attaque.___ .*.«.- \u2022 .i ' *£>\\ \"\"\u2022iiif*SîîÈ>.''45'o une S visite du manoir Rouville- Campbell, le seul de style S Tudor au Québec.Page C 20 ! ?HABITAT i LAURIER CLOUTIER: En 25 ans, la rue Saint-Laurent : s'est vidée de 90 p.cent de ses habitants.Mais cette | artère qui divise l'est de l'ouest pourrait connaître des \\ jours meilleurs.Page D 1 DANS LA PRESSE DE DIMANCHE L'équipe de sports poursuit sa couverture des Jeux Olympiques en ajoutant quatre pages à son cahier habituel.A ne pas manquer les chroniques de Réjean Tremblay et de Gilles Blanchard.¦ Notre collaborateur Henri Martin-Laval, psychologue, nous renseigne sur le « burn-out » et donne des conseils pour surmonter cet état, tandis que le Dr Jones parle de l'otite, véritable cauchemar auquel peu d'enfants échappent.¦ Notre collaborateur à Hollywood, Alain Guimond, nous livre les commentaires du réalisateur Wolfgang Petersen sur son dernier film, « The Neverending Story », tourné en Allemagne .mais en anglais! La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 231 à quatre chiffres 8105 m fLA MÉTÉO] DATE: Samedi 4 août 1984 AUJOURD'HUI: Mm.: 16° Max.: ENSOiEIllÉ AVEC PASSAGES NUAGEUX DEMAIN PEU DE CHANGEMENT Québec MbHM Outoovois Lauren tides Cantons de l'Est Mouricie Québec tac-Saint-Jean timouiki Gaspésie 28 31 6 01 Sept-Mes Canada JSctorio Bomonfon M 16 13 16 13 14 12 10 10 10 10 Mo.Atffovrrftiui 27 Ensol., nuog 28 Ensol.nuog.27 Ensol., nuog.28 Ensol., nuog.27 Ensol., nuog.26 Ensol., nuog.24 Ensol., nuog.22 Ensol., nuog.22 Ensol., nuog.22 Ensol.nuog.22 Ensol., nuog.Etats-Unis Boston Boffolo Chicago Miami New York 19 21 19 27 24 28 29 32 31 32 N.-Orleans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas 23 20 12 23 22 26 29 19 31 36 les capitales WoMox fihoriortetown Joint-Jean 13 18 16 16 21 11 13 12 10 20 Nuageux 30 Ensoleillé 30 Ensoleillé 31 Ensoleille 29 Brumeux 27 Ensoleillé 25 Ensoleillé 26 Ensoleillé 19 Port, nuageux Amsterdam Athènes Acopuko Berlin BruxeVes Buenos Aires Copenhague Genève Hong Kong Le Caire Lisbonne Londres 17 20 T3 14 9 14 14 28 21 17 16 20 36 25 26 17 19 28 32 34 31 22 Modrid Moscou Mexico Oslo -t.roni Rome Séoul jfocxnoim Tokyo Trinidad Vieri» 14 15 12 16 18 19 24 12 26 26 17 34 19 24 23 25 31 32 26 32 25 LES CONSTRUCTEURS D'HABITATIONS S'ATTAQUENT AU DÉCRET Le CPQ prie la Cour de rendre la loi anti-scabs inconstitutionnelle y Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a fait inscrire hier au greffe de la Cour supérieure une requête pour faire déclarer inconstitutionnelle la loi 109, communément appelée « loi anti-scabs \u2022.LEOPOLD 11ZOTTE De son côté, l'Association des constructeurs d'habitations du Québec a logé hier aussi une requête pour faire déclarer illégal le décret de la construction adopté en avril 1981 et prolongé jusqu'à la fin du mois d'août par le ministère du Travail.Comme principal argument, devant le tribunal, les entrepreneurs veulent principalement faire valoir que cette prolongation a été décrétée sans que l'on ait préalablement étudié toute la question, devant les parties concernées, dans le cadre d'une commission parlementaire régulièrement convoquée.Tel que le veut la loi.Sans qu'on sache si cela peut tenir d'une concertation quelconque entre les deux groupes, le CPQ et l'ACHQ ont dépose leurs requêtes à moins de deux heures d'intervalle.Le Conseil du patronat invoque le caractère prétendument discriminatoire de la la loi 109 pour la faire « sauter ».Déjà, il y a quelques mois, l'organisme a demandé au procureur général d'instituer un renvoi en Cour d'appel pour que le plus haut tribunal du Québec se prononce.Mais le gouvernement n'a pas réagi.Les procureurs du CPQ sou tiendront qu'il y a discrimination parce que cette législation signifie, dans certains cas, la quasi fermeture d'une usine, pour cause de grève, alors que les employés, eux, ont le loisir d'aller se faire embaucher à un autre endroit.Ce qui sonstituerait, se-'^S Ion eux, un profond desiquilibre entre le patron et les syndicats1 regroupant leurs employés.Le premier serait conséquem- ,1, ment privé de son droit fondamental de pouvoir présenter une résistance économique au puis- , sant instrument qu'est la grève.ce qui serait déraisonnable dans une société libre.La loi 109 violerait par ailleurs la Charte canadienne des droits, qui prohibe justement toute forme de discrimination, l'article 26-' * de celle-ci devant normalement assurer le plein et libre exercice;^ du droit de propriété.1 \\ \\ \\\tLOTO 6/36\tPROVINCIAL \u2022\tLes six numéros gagnants sont:\tLe numéro gagnant du gros lot de ê\t4 \u2014 5 \u2014 7 \u2014 9\u201411 \u2014 18\t$500,000 est 5608157 V 1\tcomplémentaire: 19\tINTER-LOTO l i\tLos numéros du miso-tôt sont:\tA.Numéros mobiles: 1\t13\u201414 \u2014 20 \u2014 22\t47454 8436 404 t t l\tMINI-LOTO\t\\s : B.Non decomposable*: \tLt billet numéro 174231\t367524 729029 892545 t 1\trapporte $50,000\tC.Decomposable: 049235 DAVIS SUITE DE LA PAGE A 1 loin» en reconnaissant le français comme langue officielle.M.Mulroney estime que l'Ontario devrait suivre l'exemple du Nouveau - Brunswick, la seule province officiellement bilingue au Canada.Toutefois, en campagne au Québec hier, il a refusé catégoriquement de préciser s'il ferait des pressions auprès de M.Davis pour l'enchâssement des droits des Franco-Ontariens.«J'ai dit plusieurs fois que je trouve anormal que 450 000 Ontariens n'aient pas les mêmes droits que d'autres, a indiqué M.Mulroney, alors qu'il menait sa campagne au Lac-Saint-Jean.Cela m'apparait comme une déclaration assez claire.» Il a refusé d'élaborer sa pensée.La circonscription fédérale de Timmins-Chapleau est composée à 38 p.cent de francophones.M.Davis n'a fait aucune mention de la prise de position de M.Mulroney pendant son bref discours devant quelque 125 partisans conservateurs, dont la moitié était des Franco-Ontariens.Il a néanmoins confié à un journaliste que M.Mulroney avait communiqué avec lui jeudi soir pour lui faire part de ce qu'il avait dit en Nouvelle-Ecosse.M.Davis s'est dit assuré que cette divergence entre les deux principaux leaders conservateurs au pays n'allait créer aucun problème.Il a souligné qu'il avait répété sa propre position à M.Mulroney et que ce dernier lavait «parfaitement bien compris.» Le premier ministre ontarien a ajouté qu'il ne croyait pas que les questions linguistiques deviendraient un enjeu dans la présente campagne électorale, la situation économique accaparant selon lui les préoccupations des électeurs.Ce n'est pas la première fois que M.Davis s'affronte ouverte ment avec Ottawa sur la question des droits linguistiques des francophones.Ce qui est non veau, c'est qu'il s'oppose publiquement à M.Mulroney peu de temps après avoir annonce qu'il participerait activement à sa campagne.Il est aussi intéressant de constater que M.Mulroney suit plus les traces de M.Trudeau sur cette question que son successeur à la tête du Parti libéral.M.John Turner.I.'ex-premier ministre libéral a déjà rendu publique» une lettre adressée à M.Davis où il le priait d'accepter le bilinguisme officiel en Ontario.L'ancien chef liberal avail fait des pressions semblables pendant les négociations sur le rapatriement de la constitution, mais en vain.Le premier ministre de l'Onta- rio s'oppose a l'enchâssement des droits des francophones dans la constitution en prétendant qu'une tentative en ce sens de la part de son gouvernement provoquerait une trop forte reaction chez les Ontariens anglophones Il vaut mieux, at il dit.étendre graduellement les sen ces que d'officialiser des droits quand les conditions matérielles ne sont mêmes pas réunies pour les concrétiser.M.Turner, quant a lui.a jusqu'à maintenant refusé de s'engager dans ce débat.Interroue sur la question, il se contente toujours d'indiquer qu'il favori se le bilinguisme mais qua son avis, les questions linguistiques sont du ressort des provinces Il n'a jamais demande aussi fermement que son adversaire conservateur la reconnaissance du français comme langue officielle en Ontario.« t w » i 11 r.m* \u2022 1 1 r4 CANADA SUITE DE LA PAGE A 1 mière fois depuis les Jeux de Melbourne, il y a 28 ans, que le Canada méritait deux médailles d'or.La natation, un château fort canadien?La médaille d'or d'Anne Ottenbrite était la première de l'histoire de la natation canadienne féminine aux Jeux olympiques ï Jeudi, en touchant l'or au 200-mètres-brasse (nouveau record du monde).Victor Davis permettait au Canada d'égaler sa performance \u2014 quatre médailles d'or \u2014 d'Amsterdam en !92« et de St.Louis en 1904.Puis Ottenbrite ajoutait l'argent au 100-mètres-brasse: jamais le Canada de la natation n'avait autant triomphé.Et Jacques Demers, médaillé d'argent chez les 165 livres: un seul autre haltérophile canadien avait réussi à décrocher une médaille aux Jeux, Gerald Grat-ton.il y a 32 ans ! Le Canada s'est amené à Los Angeles avec le plus fort contingent d'athlètes de son histoire.Quand ils quitteront ces Jeux, les Canadiens auront réécrit le livre des records olympiques.Un tribut non équivoque aux Jeux de Montréal, une retombée directe qu'on oublie trop souvent au bilan.Ce que font les Canadiens ici est valable, excitant.Le boycott des pays de l'Est nous vaudra des médailles supplémentaires, bien sûr, mais il ne suffit pas à expliquer le succès des Canadiens.Boycott ou pas, un record du monde est un record du monde.Cela dit, il faudra célébrer en gardant la tête froide.La vraie mesure de la performance olympique d'une nation, c'est la performance en sports d'équipe.Car il faut beaucoup plus de temps et beaucoup plus de moyens pour bâtir un succès en sports collectifs.À Los Angeles, les équipes canadiennes en arrachent.En handball, nous n'y sommes pas.En basket, water-polo, soccer et volleyball, c'est la grande misère.Histoire de confirmer la règle, il y aurait une exception: le hockey sur gazon féminin.Nous verrons.Les Canadiens attendaient beaucoup de l'équipe féminine de basket, un groupe expérimenté, solide, uni, qu'on voyait déjà rapporter au Canada sa première médaille de l'histoire.Or nos filles se sont effondrées.Elles ont été surprises par les Coréennes au départ et ont joué comme des recrues depuis.Seul un miracle peut maintenant les sauver.Qu'est-ce qui ne fonctionne pas en sports d'équipe?, a-t-on demande à Don McRae, leur entraîneur.«On ne bâtit pas une équipe championne en quatre ans.a-t-il répondu.Or les programmes de Sports Canada sont quadriennaux.L'olympiade terminée, on remet tout en question.Tout le monde, la Fédération, le gouvernement, les bénévoles \u2014 et par osmose, les joueuses et les entraîneurs \u2014 fonctionne a l'intérieur de ce programme de quatre ans.Les Jeux termines, on se deman de s'il faut renvoyer tout le monde à la maison et rebâtir à neuf».Au terme de ces Jeux, McRae quittera l'équipe nationale.C'est déjà bâclé, conclu, son successeur est même nommé ( Wayne Hussey).Plusieurs filles, plusieurs filles importantes dont Sylvia Sweeney, imiteront leur entraîneur.Or le Canada ue possède pas la relève suffisante, nombre et qualité, pour combler le vide.\"Les USA peuvent se permettre de repartir à zéro.Leur bassin de basketteuses est inépuisable.On en choisit une vingtaine et on repart sans mal.Le Canada ne peut se permettre ce luxe».Non seulement la relève canadienne est-elle insuffisante, mais encore a-1-elle été fort mal préparée à son rôle olympique.«Il nous faudrait un programme unifié, dit encore McRae.Au Canada, la structure est ainsi faite que l'entraineur national est absolument coupé des équipes de la relève.Il prépare les olympiennes d'une façon mais ne peut aucunement influencer la preparation de l'équipe B ».La performance des basketteuses canadiennes a Los Angeles a permis de dénoter une autre faiblesse.Expérimentées, médaillées 11 fois au cours de leurs 16 dernières competitions, les Canadiennes ont craqué sous la pression aux Jeux.In exemple: elles ont perdu le ballon plus de 20 lois au cours de chacun de leurs trois premiers matchesî «Elles tonnent une équipe remarquable, exceptionnelle; une équipe comme le Canada du basket ne peut en produire qu'à tous les dix ou 15 ans.explique encore McRae.Au pays, elles jouent cependant dans l'ombre.Personne ne les connaît, personne ne1 s'erij occupe.Jouer en Amérique latine devant 10000 personnes, ce n'ësl rien.Jouer aux Jeux quand la presse national»' vous assaille tout à coup, quand vos moindres faits et gestes sont rapportés au pays, c est toute autre chose.¦ À la lumière de l'expérience que nous \\ ivons.il est clair qu'un bon programme olympique doit également inclure un agent de presse.Il faut que les athletes soient connues, suivies du public, pendant toute l'olympiade.Lisez ce qui s'écrit ici sur les Américaines et vous comprendre/ qu'elles n'ont pas peur des feux de la rampe».Ici.les observateurs canadiens ont écouté McRae avec beaucoup d'attention.C'est en 1936, a Berlin, que1 le Canada a remporte sa dernière médaille en basket ( argent).De toute l'histoire du sport collectif olympique, le Canada n'a mérité que quatre médailles: celle de Berlin, une médaille d'or en soccer a Paris en L904 et deux médailles d'or en crosse, à Paris encore puis à Londres en 1908! i ai DEFICITS SUITE DE LA PAGE A 1 que-là qu'on a connu nos premières dimensions graves de déficit», a lancé, en français, M.Mulroney.Le premier ministre n'a pas tardé à répondre.«M.le président, M.Mulroney parlait de mes déficits.Je dois lui rappeler alors, historiquement, que j'avais quatre ans de surveillance comme ministre des Finances.J'avais les deux derniers surplus \u2014 pas déficits, mais surplus \u2014 dans l'histoire de notre pays et si vous prenez les quatre ans consécutifs, ensemble, c'est la moyenne de trois quarts de milliard par année, à comparer à une trentaine de milliards aujourd'hui.Et je crois que mon record n'est pas trop mauvais.» Si les chiffres invoqués par M.Turner étaient exacts, effectivement son «record» ne serait pas trop mauvais.Mais, LA PRESSE, comme le suggéraient les chefs, a fait un peu d'histoire, a analysé les discours du budget de M.Turner et fouillé dans les Comptes publics du Canada.On sait que M.Turner, ministre des Finances de 1972 à la fin 1975, a présenté, en cinq discours, les budgets de quatre années financières, pour la période 1972-1973 à 1975-1976.Voici, sous forme de tableau, les résultats de ce retour historique.DÉFICIT CANADIEN 1971-72: -614 1972-73: + 481 1973-74: - 672 1974-75: - 1 146 1975-76: - 4 021 La première année du tableau décrit ce dont a hérité M.Turner lorsqu'il est passé aux Finances.Ce n'est pas un surplus de $600 V millions, comme l'a pourtant affirme M.Mulroney.mais plutôt un déficit de $611 millions.L'accusation d'avoir transformé un surplus en déficit ne tient pas.Les années suivantes indiquent, dans un deuxième temps, qu'il n'est pas exact non plus pour M.Turner de prétendre qu'il a enregistré les deux derniers surplus.Lors des quatre années de son mandat, il n'a affiché qu'un seul solde positif, la première année.Cela affecte son « record ».Mais surtout, quand on prend la moyenne de ses soldes budgétaires, comme il Ta fait à la télé vision, on arrive à un déficit total de $5 338 milliards pour quatre ans, soit une moyenne annuelle de $1,339 milliard.C'est presque deux fois plus que les $750 millions dont il s'est vanté devant des millions de téléspectateurs.Pour coiffer le tout, les deux hommes ont ajouté à cela chacun une erreur dans le débat en anglais.Il s'agit plutôt d'inexactitudes.M.Mulroney a souligné que la dette fédérale avait doublé sous Tumer.En fait, elle est passée de $ 18,8 à $28,1 milliards, pour une croissance deux fois moindre que ce que décrivait le chef conservateur.Enfin, M.Tumer a admis avoir enregistré un gros déficit en 1974- 1975.C'était un an plus tard.Ce sont les inexactitudes de M.Tumer qui sont les plus lourdes de conséquence.Elles déforment suffisamment les faits pour présenter à la population un tableau contraire à ce qui s'est réellement passé.Mais comment le premier ministre a-t-il pu confondre un surplus et un déficit et parler de déficits moyens de $750 millions?Un examen attentif des chiffres permet *de croire qu'il s'est trompé et a mai interprété les statistiques.On sait très bien que les chiffres divulgues dans un budget ne sont que des prévisions.Ce n'est qu'un an plus tard que l'on connaît le niveau réel des dépenses, des revenus et du déficit.En général, la difference entre ce qu'a promis un ministre des Finances et ce qui se passe effectivement est énorme.Une analyse des statistiques semble indiquer que M.Turner a mélangé les deux sortes de chiffres, a additionné des promesses à des faits réels! On peut en effet réussir à parler de deux surplus et d'un déficit moyen de $750 millions en prenant les chiffres définitifs des deux pre mieres années budgétaires et en les additionnant aux promesses budgétaires des deux dernières.Or, les erreurs de prévisions qu'a faites M.Turner pour ses deux derniers budgets sont énormes.En 1971-75, il avait prévu un surplus de $250 millions; il a créé en fait un déficit de $1.116 milliards, soit un taux d'erreur de 558.1 p.cent.L'année suivante, le déficit prévu à $3,175 milliards est passe à $4,021.Il semble donc s'être vanté en utilisant des chiffres totalement erronés.Ces erreurs sont inquiétantes, parce qu'elles indiquent que les deux hommes possèdent mal leurs dossiers ou qu'ils sont incapables de corriger les données fournies par leurs services de recherche.Le tout dans un dossier qu'ils qualifient tous deux de prioritaire.Cela est encore plus étonnant pour un ancien ministre des Finances qui.en principe, sait decoder des statistiques budgétaires.La chose est également cocasse parce que l'un et l'autre savaient sûrement que la question des déficits serait abordée a la télévision; ils ont même été incapables de relever les inexactitudes de leur adversaire pour marquer des points.Enfin, si les deux chefs reus sissent à se tromper a ce point sur les déficits passés, comment s'en tireront ils avec les deficits futurs qu ils doivent réduire?2 ¦ RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE est publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y 1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée el de Reuter.Tous droits de repioduction des informations particulières o LA PRESSE sont également rosorvés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de »etour garanti ABONNEMENT 235-6911 Le service dep.abonnements et t ouvert du lundi au vendredi de 7h a \\ 8h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6392 285-6901 ANNONCES CLASSÉES Cotrimondts 285*7111 éi lunch x v«ndna I i î i ¦ » > II 1 tournée.M.Fonyo est très heureux de l'accueil de la population québécoise.« Les gens du Québec ont ouvert leur coeur à Steve >.a-t-iî déclaré, visiblement ému.M.Fonyo a admis que sa première réaction, lorsque son fils lui a parlé de son pro ici.fut de refuser catégoriquement do le laisser partir.* Mais, ajoute-t-il, la détermination de mou fils a eu raison de moi et j'ai décidé de l'aider et de l'appuyer dans son aventure ».Steve Fonyo séjournera à Montréal jusqu'à mardi.Apres, il reprendra sa route et; direction de l'Ontario.Son échéancier a été retardé à cause de problèmes musculaires, puisqu'il comptait arriver en Colombie Britannique j vers la fin octobre.Mais d'ajouter le jeune ampu té.«ma santé es! très bonne et mon moral est excellent.Je fini rai ma traversée du Québec en, marchant, pour reposer ma mu£ culature, puis je recommencera*! à eourir en Ontario V1 \u2022 Ce soir a 1\\) lu ures, Fonyo ferv* le botte d'envoi du match oppcÇ J sant les Stampcdcrs de Calgaryj aux Concordes au Stade olymp'f.que.Demain après-midi.îi parti; cipera à une collecte de fonds a la piste de course de Blue Bonnet^ et fera le tour de la piste pour: saluer le public.Lundi après-midi, il rencontre1;' ra la foule au Complexe Guy-Faf ; vreau et en soiree, il lancera l£ première balle avec les Exposj encore au Stade r i EST-CE L'OEUVRE D'UN PLAISANTIN ?Branle-bas policier à Laval suite au S.O.S.d'un chauffeur de taxi Un petit malin aura réussi à mettre beaucoup de gens sur les dents, hier à Laval.RONALD WHITE Tout a commencé quand, vers i heures.l'affectateur de la firme Taxi Coop de Laval, en conversation radio avec un chauffeur, a constaté qu'il y avait une interférence.La personne qui presumément causait cette interférence n'a pas parlé à la radio, mais quand on lui a demandé d'expliquer sa situation à l'aide dun langage codé, elle a fait savoir qu'elle était en situation de détresse, quelque part a Laval Ouest.On en a conclu qu'un chauffeur était victime d'un enlevement.La sûreté municipale de Laval a donc été avertie et elle a fait appel à l'hélicoptère de la Sûreté du Québec.« Nous ne connaissions pas l'identité du chauffeur en dé tresse, ni le signalement de son véhicule », a expliqué le sergent-détective Gaby Lachapel-le, de la police de Laval.«Nos forées ( une quinzaine d'autos-patrouille ) «m! fouillé Laval -Ouest, aidées eu cela par l'hélicoptère de la S(j ainsi que par une vingtaine de voitures-taxi Mais quand vous ne savez, pas exactement ce que vous cherchez, la tâche est assez diificl le».La police a contacté à tour de rôle tes quelque 216 chauffeurs de Taxi Coop, poor s'assurer qu'iis étaient sains et saufs.Selon Pagent lâcha pelle, cette façon de procéder, par enumeration, était la plus sûre.les dépôts garantis: des placements à termes 1 capital et intérêts garantis.photo CP Des curieux sont rassemblés sur les lieux où la foudre a frappé, tuant une fillette de 13 ans et blessant gravement trois autres personnes.La foudre met fin au pique-nique: 1 mortf 3 blessés Une fillette de treize ans est morte et trois personnes reposent dans un état critique après avoir été victimes de la foudre hier.Deux autres personnes s'en sont tirées avec des blessures légères.Ces gens faisaient partie d'un groupe de six Montréalais, partis en pique-nique dans la region de Granby.Tandis qu'ils étaient assis à une table du terrain de camping Tropicana, situé sur la route 112 à quelques kilometres de Granby, l'orage a éclaté.Cet orage a pris tout le monde par surprise, y compris le service météorologique de Sherbrooke, qui ne l'avait pas prévu.Selon l'agent René Côté de la Sûreté du Québec à Sherbrooke, la foudre s'est abattue soudainement sur le groupe, qui n'avait pas trouvé d'abri.La jeune Nancy Saint-Armand, 13 ans, a trouvé la mort.Jeffrey Phillips, 27 ans, Yvette Lambert et son fils Alain Brind'amour, 26 ans, ont subi des blessures qui mettent leur vie en danger.Lowrie Duperron, 40 ans et Annick Saint-Onge, quant à eux, n'ont eu que des blessures légères.Les blessés ont été traités à l'hôpital de Granby.6746 1 place c°4 du .800?OpOy8U*e .5223 est S3\"*1 514 670 ,Oi,50 .370, che?1\" .,226 5l4)286;fl,32?5 666' 0Ke^'566 i-soo^Vg^68 l6i0.*»e Recherche?vous un mode d'épargne qui vous garantit capital et intérêts?Lus Dépôts garantis de la Fiducie du Québec sont peut-être une réponse à vos besoins.C'est une torme de placement très sécuritaire, le capital et le taux d'intérêt étant garantis de la date d'émission du certificat jusqu'à son échéance.Vous pouvez choisir la durée ou dépôt et ia fréquence des versements d'intérêt !! 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Parcs Canada, qui procède à l'excavation d'un tronçon du canal, y a trouvé quatre portes géantes, d'une masse de fiO tonnes chacune, qui servaient autrefois à sceller les écluses.Les portes en question sont situées à l'est de la rue Mill, dans la section du canal que les autorités avaient enterrée, au \u2022début des années soixante.Elles sont hautes de 9,75 mètres et larges de 8,25.Selon M.Michel Hé-raud, coordonnateur du projet auprès de la firme Landry et associés, ces pièces datent d'une cinquantaine d'années.Elles sont fabriquées de pin de Colombie, renforci de chêne blanc.D'après le coordonnateur, les portes étaient fonctionnelles au moment où elles ont été enfouies.Le gouvernement fédéral s'apprête à faire rénover ces quatre portes et, si possible, à les rendre en état de fonctionner.Ce projet sera réalisé dans le cadre d'un programme de revitalisation du Vieux-Port.Selon M.Héraud, l'aménagement des quatre portes devrait être terminé d'ici un an.La Chambre de commerce appuie les médecins mm TROIS RIVIÈRES (PC) \u2014 ™ La Chambre de commerce de Trois Rivières, par la voix de son président.M.André Young, a demandé hier au ministre des Affaires sociales, le Dr Camille Laurin, de prendre une décision dans les plus brefs délais relativement au déblocage des fonds pour la rénovation du bloc opéra toire du Centre hospitalier Saint Joseph.Joignant le mouvement d'appui qui s'est enclenché depuis quelques jours et qui a vu notamment les maires de Trois Rivières et de Cap-de la-Madeleine se montrer solidaires des mece< ins de Saint-Joseph, qui ont interrompu leurs activités médicales depuis une semaine maintenant, la Chambre de commerce trifluvier.ne souligne au ministre que suite à une visite du bloc opératoire», il était urgent d'intervenir pour que la population ne soit pas privée de soins auxquels elle est en droit de s'attendre.PRODUITS CHIMIQUES Concordia suspend les recherches L'université Concordia a suspendu, jeudi, en fin de juurnee.les travaux de creusage sur son terrain de football, rue Sherbrooke ouest, en vue de tenter d'y retrouver trois caisses Venfermant des produits chimiques qu'on y a enfouies en 1972.' Jusque-là.la société chargée de retrouver les produits, la Mosaic Chemical Corporation, de Mississauga, en Ontario, avait éreusé dans le terrain, mercredi 'M jeudi, un trou des dimensions \"d'une piscine olympique.Soit d'une trentaine de mètres de long sur dix de large, et d'un peu plus ' de deux mètres de profondeur.(, En vain.ce qui laisse croire que les souvenirs des employes lie l'époque, sur lesquels on s'était fondé pour determiner où creuser, n'étaient pas exacts, a indiqué, hier.Mme Carole Klein-grid, du service des relations pu-.bliques de l'université.« La semaine prochaine, on comblera le trou, quitte à repren ,'jire le creusage si on obtient des indications plus précises sur l'emplacement prublable des produits », a-t-clle ajouté.C'est à l'occasion de la réfection de son terrain de football que l'université a décidé de tenter de déterrer, en même temps, les produits en question.Ceux-ci étaient des produits chimiques utilisés pour leurs expériences de laboratoire par les étudiants de premier cycle du département de chimie.On en ignore la nature exacte, quoiqu'on soit assuré qu'il ne s'agit pas de substances radioactives, selon le porte-parole de l'université.En temps normal, les produits étaient gardés dans un débarras.Mais, on HI72.le département décida de se défaire de ceux qui ne servaient plus.On les mit en bouteilles, et les bouteilles dans trois caisses, d'environ tin metre cube chacune, et on les enterra, car il n'exis tait pas encore, à cette époque, d'entreprises spécialisées dans la destruction des produits toxiques, rappelait hier Mme Carole Klein-grid.Afin de prévenir les accidents toujours possibles, le creusage de mercredi et de jeudi s'est fait en présence d'un représentant du ministère de ('Environnement du Quebec, et avec la collaboration du service de police et du corps des pompiers.¦2$ .mm Assis, le maire de Rosemère, Pierre Robitaille, et le ministre de l'Environnement, Adrien Ouellette et, debout derrière eux, de gauche à droite, le maire de Sainte-Thérèse, Jean Blanchard, le député de Groulx, Elie Fallu, et le maire de Blainville, Paul Marier.photo Bernard Brauit, la presse $35 millions pour assainir la rivière des Mille-Îles Les maires de quatre municipalités du nord de Montréal ont signé, hier, avec le ministre québécois de l'Environnement, M.Adrien Ouellette, un protocole d'entente pour l'assainissement de leurs eaux usées.Les municipalités concernées sont Blainville, Sainte-Thérèse, Rosemère et Lorraine.Elles se partageront une subvention de 135 millions, étalée sur trois ans.î\\lJn montant de huit millions de ¦dollars sera investi durant Tan- née fiscale 81-85.Les travaux serviront ù l'assainissement de la rivière des Mille-îles.La construction des équipements, dont une usine d'épuration, nécessitera l'embauche de plus de 600 travailleurs.Hydro-Québec consentira aux municipalités des taux préférentiels pour la consommation d'énergie reliée à l'épuration des eaux.Les réductions de tarif seront de Tordre de 25 p.cent et pourront, pour une période limitée, atteindre jusqu'à 55 p.cent.Talbot réintègre sa maison DRUMMONDVILLE (PC) \u2014 M.Marcel Talbot, de !! % t -i f i \u2022 II : MAIGRIR Un» ÉQUIPE de Hictetittes, éducateur» physique, animateur*, \u2022out la responsabilité AfHFAl/J/vr / ÛA/ Pû(j£ëAeAJf/'A?DeJCM/fl-fA/ Pp/x:.p IFDCUX o£ i/o Si a / I ¦ ft I I l I 1 « i a Reprise (Touj droits réservés) 1(1 \\ I Marcel Adam Quand les politiciens bt^^bi rivalisent d'humilité Nous assistons à un phénomène nouveau en politique: des chefs de gouvernement et de parti qui reconnaissent publiquement leur tort et s'excusent.Le chef conservateur Brian Mulroney a eu le premier le courage de s'excuser auprès des Canadiens, pour avoir avoué tenir un double langage au sujet du patronage, l'un pour les militants, l'autre pour l'ensemble de la population.Peu après le premier ministre John Turner s'excusait à deux reprises en l'espace de quarante-huit heures.D'abord à l'endroit de M.Mulroney, pour avoir déformé ses propos, ensuite auprès du gouvernement et de la population du Manitoba, pour avoir dit des faussetés au sujet du chômage et des mouvements migratoires dans cette province.Pierre Trudeau, qui a plus d'une fois offensé des personnes et des groupes par la parole et par le geste et ne s'est jamais excusé, doit se dire que la classe politique est aujourd'hui dirigée par des mauviettes incapables d'assumer les conséquences de leurs actes d'hommes libres.Règle générale, les pouvoirs publics, les chefs de gouvernement et de parti ne reconnaissent leurs torts ni ne s'excusent.Parfois, par des moyens détournés, ils tenteront de cor- riger une erreur ou un faux pas en essayant de faire croire aux naïfs qu'ils apportent une précision à ce qui avait été mal expliqué ou compris.Le plus souvent, calculant qu'ils feront courir moins de risques à leur crédit en ne se dédisant pas qu'en avouant avoir erré, ils laisseront aller les choses en tablant sur le peu de mémoire des gens.Les hommes de pouvoir trouvent avantageux de présenter une image d'infaillibilité.Convaincus qu'ils sont qu'avouer une erreur c'est se montrer faible ou incompétent, parfois même les deux, et se rendre du même coup politiquement vulnérables.Même l'Eglise catholique, où la confession des fautes constitue un des éléments fondamentaux de la doctrine, a toujours répugné à reconnaître ses torts en tant qu'institution incarnée dans l'histoire.Il y a une vingtaine d'années le pape a solennellement demandé pardon aux frères séparés, mais non sans y mettre une sourdine: dans la mesure où l'Eglise est coupable, devait ajouter en substance le Saint-Père.Récemment le pape posait un geste peut-être sans précédent en reconnaissant que l'Eglise avait injustement condamné Galilée au 17e siècle.Parce que le mensonge cons- titue la pierre d'assise des pays totalitaires, ils doivent à tout prix et en toutes choses prétendre à l'infaillibilité et à l'indéfectibilité.C'est pourquoi par exemple l'Union soviétique n'a jamais reconnu avoir erré en quoi que ce soit à l'égard de la communauté internationale, ou attenté aux droits et libertés de ses ressortissants.Par contre, pour ces derniers, la confession publique des fautes contre le régime ou la doctrine est très bien vue.Dans les démocraties, qui ne fonctionnent pas en vertu d'une idéologie dogmatique et où la liberté d'expression fait que la conduite des hommes publics est étalée au grand jour et en détail, la prétention à l'infaillibilité est pourtant presque aussi forte que dans les régimes totalitaires.Lan passé les Etats-Unis ont reconnu avoir permis au criminel de guerre Klaus Barbie d'échapper à la justice française après la dernière guerre.Les excuses qu'ils ont présentées à la France en cette occasion constituent un événement peut-être sans précédent dans l'histoire américaine.Sur le plan canadien, le gouvernement fédéral refuse de reconnaître officiellement ses torts et de s'excuser auprès des Canadiens japonais spoliés de leurs biens et internés durant la dernière guerre.ta M) \u2022n II 1 Jr.« ol Pourquoi les gouvernements!) et leurs dirigeants répugnent^ ils tant à faire ce qu'ont fait spontanément, ces jours-cir MM.Turner et Mulroney'j Pourquoi ne reconnaissent-ils pas des erreurs évidentes et ne s'en excusent-ils pas?: * D'abord pour une raison bien simple et bien humaine: personne ne se résout facilement à confesser publiquement seg erreurs ou ses manquements.; Mais quand l'humilité ne fait pas défaut, c'est l'instinct de conservation qui retient lei» hommes politiques, même les plus honnêtes, d'écouter leur conscience.Ils redoutent l'utilisation qu'en feront des adversaires qui ne loueront pas leur droiture mais tenteront de mf-ner leur crédit auprès des citoyens en exploitant leur défaillance.Dans notre système fonde sur l'antagonisme partisan, là reconnaissance publique des fautes édifie les citoyens non engagés mais ne désarme pas les adversaires; elle les enhardit au contraire à tirer profit de la faille dans la cuirasse qû leur est offerte.\u2022 Comme Brian Mulroney et John Turner ont décidé de rb valiser d'humilité et de ne pus, être en reste de* contrition, fl n'est pas impossible que, pour une fois, la vertu soit récom: pensée en ce bas monde politique.r > i 11 it 1 des forts.à- LECTURES Q La biographie de Monsieur le maire.i «Lorsque j'ai décidé de publier ce livre, mes amis et mes conseillers politiques, sans exception, m'ont tous déconseillé de le faire.Ils m'ont tous dit que jamais un homme public a-t-il.en cours de mandat, publié une autobiographie dans laquelle il commente ses gestes et ceux de ses adversaires comme de ses allies politiques.Ils m'ont dit que j'augmenterais ainsi le nombre de mes ennemis, qu'il me serait ensuite plus difficile d'administrer, que certaines portes me seront fermées.Et puis on m'a dit que ça me nuirait lors de la prochaine élection.» PIERRE VENNAT_ Et pourtant, «Monsieur le maire» a persévéré, son livre, il l'a publié.Est-il besoin de préciser que le «maire» en question n'est pas celui de Montréal, mais bien celui de New York (ville pourtant plus populeuse et plus complexe à diriger)?Et qu'alors que « Mayor \u2014 an Autobiopraphy»1 est déjà, dans toute 1l'Amérique, un succès de li- -L- brairie, on attend toujours la fameuse réponse du maire Drapeau au rapport Malouf ?Ed Koch, le maire de New York, et Jean Drapeau, de toute façon, ont des philosophies bien différentes.Ed Koch.lui.ne croit pas au secret, il est d'avis que les choses vont mieux quand tout se fait à ciel ouvert.«Moi je crois que le gouvernement d'une ville comme New York est trop important pour se faire derrière des portes closes.Il est important que la population sache les enjeux qui s'y jouent, la façon dont les choses se déroulent.Je veux que non seulement les New-Yorkais mais toute l'Amérique sachent comment l'hôtel de ville fonctionne.«Je pense que si intéressants soient-ils, le;» mémoires politiques n'ont que peu d'impact, car leur auteur est al'irs retiré de la chose publique, il ne peut plus influencer le cours des choses.Les mémoires n'intéressent alors que les journalistes, les historiens, mais pas la population en général et les décideurs.Moi je veux que mon livre soit lu, qu'il ait de l'impact sur les attitudes de la population envers son administration.» M.Koch, avec une candeur impensable a Montréal depuis un quart de siècle, raconte donc tout.A sa façon, bien sûr, puisqu'il s'agit d'une autobiographie, mais au moins, la population sait ce que lui, pense.Tout y passe, depuis les négociations difficiles du transport en commun et les grèves d'employés municipaux jusqu'à ses querelles politiques avec ses adversaires ou les ambitions démesurées de ses collaborateurs, les difficiles relations avec les divers membres des groupes ethniques de New York ou ses combats pour assainir les finances publiques, bien mal en point, de la métropole américaine.Contrairement au maire Drapeau, le maire Koch ne craint pas les journalistes.Il leur court après.Tout comme il le fait d'ailleurs avec les hommes d'affaires et autres décideurs qu'il convoque régulièrement à des petits déjeuners où il essaie de leur «vendre» à l'avance ses décisions tout en leur demandant leur avis.Ces réunions ne sont nullement secrètes.D'ail- leurs, cette semaine même, le Ne* York Times publiait toute unf page cahier sur- une de ces rUh unions d'où le hius clos, semble-t-il est banni.«Une des choses que j'aime faire comme maire, c'est de rencontrer les éditorialistes et chroniqueurs des différents médias, de luncher avec eux et d'échanger, souvent virilement, sur les différents problèmes municipaux.Ça me permet de savoir le pouls du monde et ça me permet aussi de mieux m'expli-quer.Ça sort les journalistes de leur tour d'ivoire.Moi j'aime bie,n cela.«Mes conseillers politiques me disent: faites attention, vous ète,s trop candide, toute vérité n'est pas bonne à dire Moi je réponds que i fais des erreurs, mais que je n'ai jamais été porté à fajre les choses en secret.Ce n'est pas dans ma nature et ce n'est pas aujourd'hui que je vais changer.» Aucune confusion possible: »ET ward Koeh n'est pas Jean DrfcJ peau! b (l> Mayor * An Autobiography, .ward I.Koch, Simon and Shuste 364 p.\"27 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 AOÛT 1984 EU HÉ HSEEUX SUR L'ACTUALITE VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT en pages C13-14-15 A 7 TA après 35 a L'OTAN s'inquiète du caractère offensif des forces ennemies ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN CE QUI CONCERNE LES CHARS DE BATAILLE ET L'ARTILLERIE 40 000 30 000 20 000 Créée à Washington le 4 avril 1949 par douze pays signataires (dont le Canada).l'Organisation du Traité de l'Ai-lantique-Nord a rempli avec une remarquable efficacité la mission qu'elle s'était confiée : éviter à l'Europe, à peine sortie d'une guerre dévastatrice, qu'elle ne soit à nouveau plongée dans un conflit armé qui, avec l'avènement prolifique des armes nucléaires, se transformerait en un véritable holocauste.Au cours des deux premières décennies de son existence, liOTAN a eu la tâche relativement facile.Sauf pour le véritable danger qu'a constitué le blocus de Berlin, l'Europe de l'Ouest et en fait le monde entier a vécu les encourageantes périodes de la coexistence pacifique et de la détente Est-Ouest.Mais le géant soviétique, quelque peu assoupi (ou assoupli) sous Nikita Khrouchtchev, s'est soudain mis à rugir et est résolument parti a la conquête de la supériorité nucléaire sur son seul véritable rival, les J États-Unis.Aujourd'hui, en 1984, l'Ouest I (qui.df ia supériorité nucléaire, avait accepté de se satisfaire de la « parité «) a vu l'URSS le distancer en dépit de tous les simulacres de négociations (SALT, MBFR, CSCE).Récemment remplacé par lord Carrington au poste de secrétaire général, le néerlandais Joseph Luns écrivait, à l'issue, de son long mandat (1971-1984), que « certains milieux (et ils sont nombreux a l'Ouest) ont commencé à sous-estimer la poussée soviétique, l'imputant à une obsession assez compréhensible de sécurité et niant la force idéologique qui inspire l'aventure soviétique.Ainsi que les événements l'ont largement Liste des pays de l'OTAN Allemagne fédérale Belgique (*) Canada ( *) Danemark (*) Espagne Etats-Unis (*) Grèce France (*) Islande (*) Italie (*) Luxembourg ( ) Norvège (*) Pays-Bas (*) Portugal (*) Royaume-Uni (*) Turquie NOTE : Les 12 pays signataires du Traité de l'Atlantique-Nord sont identifiés par une astérisque.L'Espagne, dernière venue à l'OTAN (30 mai 1982) et la France ne participent pas aux activités militaire de l'Alliance.prouvé depuis, l'Union soviétique n'a jamais limité ses ambitions à la seule égalité et au maintien du statu quo ».À Mon s, en Belgique, siège du SHAPE (commandement suprême allié en Europe) ainsi qu'à Bruxelles, quartier-général de l'OTAN, les spécialistes du « briefing \u2022, ces étranges personnages, civils et militaires, qui détiennent et gardent jalousement tous les secrets, a-bondènt dans le même sens.Il est vrai, disent-ils.que l'Union soviétique a le droit de se sentir menacée : toute son histoire est ponctuée de guerres et d'Invasions qui ont dévasté son territoire et décimé sa population; et le pays a encore frais à la mémoire ses quelque 25 millions d'hommes tués au cours de la Deuxième Grande Guerre! Mais en atteignant la parité nucléaire et la supériorité en armes conventionnelles sur le front européen, les maîtres du Kremlin ont graduellement dépassé le stade purement défen-sif : l'inquiétude est passée dans le camp occidental.L'un des principaux soucis de l'OTAN consiste maintenant à faire partager celte inquiétude aux populations et surtout aux autorités politiques des pays membres de l'Alliance.Une résistance de dix jours au maximum! Une récente déclaration du , général américain Bernard W.Rogers, commandant suprême des forces a liées en Europe (SACEUR) a confirme avec une brutale sincérité la périlleuse situation qu'affrontent l'Europe occidentale et la machine militaire de l'OTAN chargée de la protéger.Le militaire déclarait en substance qu'a l'heure actuelle, compte tenu des forces dont il disposait (en hommes et en matériel), ses forces ne pourrait résister plus de dix jours contre une invasion des armées du Pacte de Varsovie.Passé ce délai, en sa qualité de commandant suprême, il n'au- rait d'autre choix que de demander l'autorisation d'utiliser les armes nucléaires.Sinon, ce serait la défait'*! Cette déclaration aux allures de SOS confirme, certes, l'infériorité des forces conventionnelles de l'OTAN sur le front européen, mais elle fait aussi planer la menace de l'emploi d'armes nucléaires.Ici, les règles du jeu changent : nous entrons dans le combat plus « psychologique » de la dissuasion nucléaire.Or, le gigantisme des arsenaux nucléaires américain et soviétique est suffisant, à lui seul, pour empêcher l'une ou l'autre des deux Superpuissances d'y recourir: on peut prendre la dissuasion nucélaire pour acquise Dans les circonstances, c'est vers l'accroissement de son armement conventionnel que l'OTAN doit se tourner.Le défi prioritaire de l'organisme consiste maintenant à convaincre, de façon urgente, les gouvernements de ses pays membres de la justesse de son point de vue.10 000 PACTE DE VARSOVIE V 40 000 30 000 20 000 74 76 78 80 82 84 CHARS DE BATAILLE (AM4CMCMT PfflNOPAt 0\u20ac rrwn FT PLUS\\ I ' 1 H ' t I 10 oon 74 76 78 80 82 84 ARTILLERIE/MORTIERS (100 mm ET Pl.US, Y COMPWS LAMCE-ROOUCmS) COMPARAISON ENTRE LES FORCES DE L'OTAN ET CELLES DU PACTE DE VARSOVIE OTAN PACTE DE VAPSOVIE :»8 800 t 6 0 MU 4.5 MM 116 132 17.730 46 2ÔC 35 400 19.170 14 70 ¦ £ 30 580 94 aoo 8 000 9O0 1 375 ÉFTECTF MUT A«E TOTAL FORCES HA V Ai£S COMPOSES FOHMAnOG cOUVALAMT AIA0M9ON CHAJC DE SATAAif *(**) AflMES ANTICHARS 3UDEFS xi ***** AjntiEJCAICflTERS {T*M*!OO«M«0UI POTES LES OfVtSOiS OU PACTE DE VAPSOVIE ONT EN GÉNÉRAL DES EEFECTTS MONS NOMBREUX QU'UNE GRANDE PARTE DE CELLES DE L'OTAN.MAIS EUES COMPTENT PLUS DE CHARS ET DE PIECES 0 ARTLLERC.CE OU LEUR DONNE UN POTFNTCL DE COMBAT SAMLAJRE VEMCULESBLfCES TRAUJKUWICURSOE TT«UPE3,VÔ«ULES0E COMBAT DWANTEflE ET NJTRES VÊHCULES 8LKËS rëucorrtRES d'attaque ^JCOPTtRES 0ETTUKSPOP.T SOUTIEN Nette supériorité du Pacte de Varsovie en forces conventionnelles Le général Bernard W.Rogers, commandant suprême des forces alliées en Europe.\u2014 En mai 1955.six ans après mm la création de l'OTAN.l'Union soviétique ripostait en concluant avec ses États satellites un pacte à caractère stricte ment militaire : le Pacte de Varsovie.A cette époque, la machine militaire dont disposaient les pays membres de l'OTAN et la nette supériorité de l'arsenal nucléaire américain justifiaient amplement le geste du Kremlin.Le Pact*1 de Varsovie ne pouvait alors prétendre qu'a un role dé-fensîf sur le front européen.Vingt-neuf ans plus tard, la supériorité nucléaire de l'Ouest s'est transformée tout au plu»» en - parité nucléaire » et la machine militaire du Pacte de Varsovie» dépasse largement, comme force de frappe immédiate en Europe, la structure militaire intégrée des allies de l'Atlantique Nord.L'URSS et ses alliés sont passés d'une posture considérée comme défensive à une posture ouvertement offensive (voirgraphiquesI Dans un rapport de 400 pages qui vient d'être publie a Washington, et dont les conclusions ont été jugées exactes par le Pentagone, la Chambre des représentants, -à forte prédominance démocrate, appuie avec fracas les déclarations inquiè- tes des hautes instances de TOT AN.Le document, fruit d'une enquête de 18 mois, affirme que les Forces armées américaines seraient incapables de soutenir un combat prolongé non seulement contre l'Union soviétique mais même contre d'autres pays militairement moins puissants L'hypothétique combat dont il est ici question se déroulerait évidemment mit le continent européen ou s'affrontent les forces de l'OTAN et du Pacte de Varsovie.Le scénario exclu! totalement l'utilisation par l'un ou l'autre camp des armes nucléaires stratégiques (Pershing.Cruise.SS-20, SS-21).Cet appui que le rapport du comité de ia Chambre américaine vient d'apporter au gene ral Rogers, commandant supreme des puissances alliées en Europe devrait, espère-ton dans les hautes spheres de l'OTAN, faire comprendre aux gouvernements alliés que la si tuai ion est grave et que l'heur»' est venue de redonner à l'Alliance atlantique la capacité de poursuivre la mission qu'elle i\\ entreprise il y a 35 ans DEMAIN : Triste symbole berlinois Les syndicats britanniques ébranlent le « mythe Thatcher » am Le premier ministre bri- ™ tannique, Mme Margaret Thatcher, irrévérencieusement surnommée la « Blonde au Plutonium » dans les milieux de gauche qui veulent avoir sa peau, connaît un été particulièrement éprouvant.La populari- SAINT-GERMAIN té acquise a tort ou à raison, lors de la guerre des Malouines.en 1982, ne cesse de fondre depuis qu'elle a engagé une épreuve de force avec le mouvement syndical.S'agit-il du commencement de la fin de son règne?Accusée au sein même du Parti conservateur d'afficher une intransigeance hautaine, la « Dame de Fer » se heurte depuis plus de cinq mois au Syndicat des mineurs (SM), le plus aguerri de Grande-Bretagne.'Encouragées par leur fougueux leader, Arthur Scargill, les « gueules noires » ont déclenché la grève en mars pour repousser le projet gouvernemental visant à fermer 20 puits « non ren-tables ».Cette mesure entraînerait la suppression de quelque 20 000 emplois dans les Charbonnages britanniques (nationalisés), au moment où l'économie du pays est dans le marasme.Bien que 40 000 mineurs (sur 180 000) ne suivent pas les consignes syndicales, la grève paralyse les quatre cinquièmes de la production dans les houillères et se traduit par une perte hebdomadaire évaluée à $40 millions US.La crise sociale s'est alourdie le 10 juillet lorsque 17 000 dockers britanniques, membres du puissant Syndicat des transports (ST), ont à leur tour cessé le travail, devenant ainsi solidaires de fait des mineurs.Cette grève était une riposte aux aciéries \u2014 soumises au blocus par les mineurs \u2014 qui avaient engagé de la main-d'oeuvre étrangère aux docks pour trans- border du minerai de fer dans un port du Nord de l'Angleterre L'arrêt de travail des dockers a paralyse les ports britanniques, par ou passe 80 p.cent du commerce extérieur du pays.Mme Thatcher a alors indiqué clairement que son gouvernement était prêt à recourir aux pouvoirs d'exception pour faire face à l'agitation syndicale.Le conflit des dockers s'est finalement réglé lorsqu'ils ont reçu l'assurance que le gouvernement respecterait l'accord de 1917 leur garantissant le monopole d'emploi dans les ports.Au pire moment de ses af f rontements avec les mineurs et les dockers.Mme Thatcher a subi un autre échec.La Haute Cour de justice a invalidé la décision qu'avait prise le gouvernement, en janvier, d'interdire toute activité syndicale dans le grand centre d'écoutes de Cheltenham.11 s'agU d'une entreprise de la Défense nationale oeuvrant en étroite collaboration avec les services secrets américains et surveillant toutes les communications dans les pays socialistes de l'Europe de l'Est.Les adversaires de Mme Thatcher ont soutenu qu'elle avait non seulement tente d'« acheter » le personnel du centre d'écoutes en lui offrant une prime pour l'empêcher de se syndiquer : ils lui ont de plus reproche, elle qui tient tant au « law and order *, de s'être rendue coupable d'une « infraction flagrante de la loi ».Le gouvernement en a appelé du jugement de la Haute Cour.À cette série noire qui ébranle le « mythe Thatcher \u2022, on pourrait ajouter : ¦ les accrochages répétés du gouvernement tory avec ses partenaires de la Communauté économique européenne; ¦ l'affaissement prolonge de la livre sterling; ¦ et, the last but not the /east, le désaveu que l'auguste Chambre des lords a inflige à Mme Thatcher au sujet de son projet de suppression du conseil du Grand-Londres, projet qui s'inscrit dans le cadre de sa tentative de démantèlement des collectivités locales à direction travailliste.Qui aurait cru.un an après qu'elle eut conduit ses troupes conservatrices à une éclatante victoire électorale, que Mme Thatcher serait a ce point plongée dans « l'eau chaude ».com me on dit aux États-Unis?Tout indique qu'il lui sera difficile d'en sortir.Aucun signe de règlement prochain n'appa-rait dans la grève des mineurs.Au contraire, les deux camps se durcissent.Cette semaine, les « gueules noires » du Pays de Gajles ont dressé des barricades, près de Cardiff, pour empêcher les huissiers de saisir les avoirs de leur section syndical»' « Nous gagnerons ou nous mourrons », a lancé le leader régional des mineurs.En 1973.un premier minisire conservateur.M.fc'dward Heath, avait proclamé l'état d'urgence pour venir a bout des mineurs en grève.Il y a laisse sa tète.Mme Thatcher osera-1-elle venger cette déroute des tories?La semaine dernière, en pleine Chambre des Communes, un députe travailliste, critiquant vivement la politique du premier ministre, champion de la denationalisation de l'économie, s'écriait : « Votre monde est en train de s'écrouler.» Dans l'immédiat, il semble exclu que Mme Thatcher.\">« ans.perde le pouvoir.Son parti possède une majorité de 142 sieges aux Communes.Cependant, de récents sondages ont indique une remontée du Labour Sa cote dépassait même de quelques points celle des tories, chose qui ne s'était pas vue depuis assez longtemps.Mais les travaillistes ont une rude pente a gravir.Affaiblis par la scission qui a donné lieu a la creation du Parti social démocrate, ils restent divisés sur plusieurs points.La question qui se pose est celle-ci : les déconfitures de Mme Thatcher leur permettront-Us de refaire une unité suffisamment credible pour retrouver le pouvoir d'ici aux prochaines élections, dans trois ans, \u2014 ou plus lot si la crise en cours, déjà la plus sanglante en Grande-Bretagne depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, continue a dégénérer? LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 AOÛT 1984 L'ANGLETERRE EN GUERRE LONDRES, 5 \u2014 La Grande-Bretagne a déclaré la guerre à l'Allemagne, à sept heures, hier soir (4 août 1914), parce que le gouvernement de Berlin a refusé de respecter la neutralité de la Belgique.L'Allemagne a riposte, aujourd'hui, par une déclaration de guerre à la Grande-Bretagne.Actuellement, sept pays sont engagés dans le conflit.Ce sont la Grande-Bretagne, la Russie, la France.l'Allemagne, l'Autriche, la Serbie et le Monténégro.L'Italie a décidé de rester neutre; mais le Kaiser a menacé de la forcer à combattre.Le Japon mobilise ses forces pour aider la Grande-Bretagne, au besoin.La Hollande et la Belgique qui, déjà, ont été envahies par les troupes allemandes, sont à concentrer leurs armées pour défendre leur sol.L'Italie, la Suisse, la Suède et la Turquie se préparent pour être en état de faire respecter leur neutralité.Les Etats-Unis et le Danemark ont proclamé officiellement leur neutralité.La loi martiale a été établie en Grande-Bretagne et en Belgique.Voilà la situation extraordinaire causée par la provocation de l'Allemagne.Les dépêches reçues de tous côtés donnent, aujourd'hui, des renseignements importants.Ainsi, on annonce que les Allemands ont violé la neutralité de la Suisse et qu'ils sont entrés à Til-bourg, en Hollande.On annonce aussi qu'une escadre allemande.Pendant que Margaret se repose Vaines recherches pour trouver Me John Turner OTTAWA, 5 (UPI) \u2014 La prin-cesse Margaret a passé la journée d'hier (4 août 1958) a se reposer au lac Harrington, des ialigues de son voyage en terre canadienne.Et pendant ce temps, des rumeurs de toutes sortes circulaient au sujet de Me John Napier Turner, son principal partenaire de danse depuis son arrivée dans notre pays, qui n'a pas été vu en public depuis :\\ h.du matin dimanche.Certaines sources de renseignements indiquaient même, hier, que le jeune homme avait passe une partie de la journée de samedi en compagnie de la jeune fille, sur les bords du lac Harrington, à une quinzaine de milles au nord d'Ottawa, dans la vallée de la Gatineau.(.) La princesse a quitté le lac Harrington à 10 h.40 ce matin, par hélicoptère, pour retourner à Ottawa, d'où elle est montée dans le train royal à destination de Montreal.Où est Me Turner?Pondant ce temps.Me Turner demeure invisible.Le jeune homme avait retenu l'attention de la princesse aussi bien à un bal qui a eu lieu à Vancouver, qu'à une danse qui s'est déroulée, samedi soir dernier, à la résidence du gouverneur général, le très hon.Vincent Massey, où il a dansé avec elle durant deux heures et demie.Après cette danse, qui avait été précédée d'un dîner.Me Turner n'est pas retourné, ainsi que prévu, au domicile du contre-amiral K.L.Dyer et de Mme Dyer; il n'y est également pas rentré dimanche soir, bien qu'on l'y attendait à ce moment.Dans les milieux proehe^ de la princesse, on écarte cependant toute allusion à une affaire de coeur entre la jeune fille, qui est âgée de 28 ans.et Me Turner, qui a 29 ans, fait partie d'une famille riche, est un athlete remarquable et a déjà connu le succès dans sa carrière d'avocat.On indique que les deux jeunes gens ont été présentés l'un à l'autre tout simplement parce que la princesse désirait rencontrer un jeune homme de son âge pour se reposer un peu du caractère officiel de toutes les manifestations auxquelles elle a eu à participer depuis son arrivée dans notre pays.(.) par Pierre GOD1N NOUS venons de faire un pas décisif pour l'avenir du Québec.Nous croyons que l'essentiel du regroupement des indépendantistes est fait, avec la fusion du MSA et du RN, ont déclaré, hier soir (4 août 1968), MM.René Lévesque et Gilles Grégoire en rendant publics les termes de l'entente intervenue entre les deux groupements.A l'occasion d'une conférence de presse, dans la métropole, MM.Lévesque et Grégoire ont affirmé que la complémentarité sociale et régionale du Mouvement Souveraineté-Association et du Ralliement national permettra la création d'un parti qui sera «très fort» dès le départ.Il groupera environ 35,000 membres.Le MSA compte plus de 12,000 membres répartis principalement dans les zones urbaines; la faiblesse vient de son maigre enracinement en milieu rural ou semi-rural et d'un faible recrutement de milieux ouvriers et pay- comprenant dix-neuf vaisseaux, croise dans la Baltique, entre Memel et Libau; que les troupes russes et allemandes se battent dans le nord de la Prusse; que les soldats de l'empereur Guillaume, après un combat de plusieurs heures, se sont emparés de la ville belge de Vise où l'incendie a été allumé: que la ville d'Argenteau est en feu et que 100,000 soldats allemands marchent sur Liège.Une dépêche américaine dit qu'un engagement naval a eu lieu au large de Portland où huit vaisseaux de guerre croisent.LA PRESSE apprenait, le 4 août 1931, par câblogramme envoyé par M.René Doumic.secrétaire perpétuel de l'Académie française, que l'illustre société venait de couronner l'oeuvre du journal, en lui octroyant la médaille créée en 1914, «pour sen ices rendues à la langue française».Cette photo montre Pavers de la médaille remise à LA PRESSE, représentant le cardinal Richelieu, fondateur de l'Académie française.Et coincidence remarquable, LA PRESSE avait reçu le câblogramme le jour du 83e anniversaire de naissance du regretté Tréfilé Berthiaume, Pâme et l'inspiration de LA PRESSE._ L'essentiel du regroupement des indépendantistes est fait \u2014 Lévesque et Grégoire sans.C'est un mouvement régional, ayant le plus fort de ses effectifs dans le sud-ouest de la province.Quant au RN \u201423,000 membres inscrits, a révélé M.Grégoire\u2014 ses châteaux-forts se retrouvent dans les milieux ruraux et semi-urbains.Il recrute ses membres dans l'est du Québec: Abitibi, Lac St-Jean.Québec et sa région jusqu'à Rimouski.Le texte de l'entente entre le MSA et le RN, que le Rassemblement pour l'Indépendance nationale s'est refusé à entériner, mettant ainsi fin aux négociations entre lui et les deux autres groupes, rassemble quatre objectifs fondamentaux: créer démocratiquement un Etat souverain de langue française; instaurer une démocratie électorale, mais aussi économique, sociale et culturelle; respecter jalousement les droits scolaires de la minorité anglophone, et négocier un traité d'association économique avec le Canada anglais.(.) 1982 \u2014 Le gouvernement provincial suspend temporairement le droit de grève des employés de la CTCUM.1980 \u2014 Une explosion dans la gare de Bologne fait 76 morts et 203 blessés.Des terroristes d'extrême-droite revendiquent l'attentat.1978 \u2014 L'ex-chef du Parti libérai d'Angleterre, (ererny Thorpe, est inculpé de tentative de meurtre.1972 \u2014 Ouverture des deuxièmes Jeux d'été du Québec, à Chkoutimi.1%9 \u2014 Ouverture de la 10e conférence annuelle des premiers ministres provinciaux, à Québec.Les provinces font front commun pour demander à Ottawa de se tenir loin des municipalités.19f>6 \u2014 Fin de la grève dans les hôpitaux du Québec après 20 jours.1960 \u2014 Approbation par les Communes de la Décla-ration canadienne des droits de l'homme.\u2014 Québec annonce l'acquisition par Hydro-Québec d'une partie du réseau de la Sha-winigan Water and Power.\u2014 Le X-75 américain atteint une vitesse record de 2150 milles à l'heure.1958 \u2014 Le ministre de la Défense, le major-général George R.Pearkes, annonce que le Canada demandera aux États-Unis de lui fournir des armes atomiques pour la défense de son territoire.1952 \u2014 Un violent incendie cause des dégâts inestimables à la bibliothèque du parlement d'Ottawa.1943 \u2014 Les libéraux perdent le pouvoir aux mains des progressistes-conservateurs de George Drew, lors des élections générales d'Ontario.1939 \u2014 Le général Francisco Franco devient le chef suprême d'Espagne.1929 \u2014 Le dirigeable Graf-Zeppelin arrive à Lakehurst, au New Jersey, après avoir traversé l'Atlantique en environ 93 heures.1903 \u2014 Le cardinal Joseph Sarto est élu comme successeur du pape Léon XIII, et prend le nom de Pie X.1891 \u2014 L'« affaire de la Baie-des-Chaleurs » éclate.Mercier et Pacaud sont accusés d'avoir alimenté la caisse électorale du Parti national à même les fonds versés par le gouvernement pour la construction du chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs.Les câbles transatlantiques re liant l'Allemagne aux Etais Unis ont été coupés La rumeur assure qu'une grande bataille navale se livre dans la mer du Nord.Une dépêche officielle de Paris affirme que dix-sept Alsaciens ont été massacrés.Ces Alsaciens voulaient se rendre en France pour défendre le drapeau tricolore.Le détroit des Dardanelles a été clos par la Turquie qui veut.elle aussi, faire respecter sa neutralité.Cet après-midi, il a été annon cé que les marins anglais avaient remporté une grande victoire dans la mer du Nord.I) a été, en même temps, annoncé que de grandes batailles étaient sur le point d'être iivrées eu France et en Allemagne.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Le même jour.LA PRESSE publiait un autre article consacré aux réactions de la population montréalaise a la déclara- tion de la guerre par Londres.Selon le journal, la nouvelle officielle a été reçue avec enthousiasme et provoqua même une affluence dans les manèges et les salles d'exercices où des dizaines se présentèrent pour s'enrôler dans l'armée Quant aux différents régiments, certains en profitèrent pour défiler dans les rues de la métropole, aux applaudissements de publics nombreux.On était évidemment encore bien loin de la \u2022bataille de la conscription de 1.917», et encore plus de celle de 1940.téléphoto UPI L'autobus de la tragédie,qu'un puissant camion retire graduellement des eaux du iac d'Argent.Un autobus plonge dans un lac: 43 morts EASTMAN (d'après PC) \u2014 Un autobus transportant li» handicapés a plongé cette nuit (4 août 1978) dans le lac d'Argent, à quelque 80 km au sud-est de Montréal, et, selon les premieres constatations, on craignait que six personnes seulement n'aient survécu.Des plongeurs professionnels ont immédiatement été dépéchés sur les lieux, en même temps qu'une trentaine d'agents de la Sûreté du Québec.Le sergent Saint-Amand, du détache- ment de Granby, a précisé que l'autobus gisait par six mètres de fond.L'autobus retournait à Asbestos, a une cinquantaine de kilo mètres d'Kastnian.ou les visiteurs venaient d'assister à une représentation au théâtre de la Marjolaine.Tous étaient originaires d'Asbestos.Le chauffeur \u2014 l'un des survivants\u2014 a declare à la police que ses freins avaient cède alors qu'il descendait une pente abrupte, et que l'autobus avait Un monastère centenaire Le Monastère des Ursulines de Stanstead, dans les Cantons de l'Est, célèbre aujourd'hui son centième anniversaire de fondation.C'est en effet en août 1884 que neuf Ursulines de Québec se rendaient à Stanstead, où elles furent accueillies par Mgr Antoine Racine, pour y fonder un monastère.Le premier couvent est construit sur un tenAûn acheté par les curés Michael McAuley et Amédée Dufresne et il accueille ses premières élèves dès septembre 1884.Une seconde maison viendra s'ajouter en 1894, puis une troisième en 1907.L'Amicale des anciennes de Stanstead, qui célèbre incidemment son jubilé d'or en cette année historique, célébrera cependant l'événement seulement le 25 août, par une journée qui comprendra une messe, un banquet et une soirée de réminiscences audiovisuelles.Soulignons que parmi les anciennes du monastère, on retrouve notamment Mme Henaude Lapointe, ex-journaliste et éditorialiste à LA PRESSE, ex-présidente du Sénat et membre du Conseil privé du Canada.«Mon cher Maurice.» Il y a deux jours, c'était Félix Leclerc qui célébrait son 70e anniversaire de naissance.Aujourd'hui c'est ru tour de Maurice Richard de se «laisser parler d'amour » à l'occasion de son 63e anniversaire de naissance.LA PRESSE se joint aux légions d'admirateurs de l'immortel du hockey pour lui souhaiter santé, bonheur et longévité.AUJOURD'HUI ¦ À la radio 17 h, kadio-Canadc \u2014 Chronique consacrée à LA PRESSE à l'émission Avec le temps, animée par Pierre Paquette.AUJOURD'HUI ET DEMAIN ¦ LA PRESSE raconte Montréal Chalet du Mont-Royal \u2014 Conjointement avec une exposition intitulée « Un îlot dans une ile ».LA PRESSE propose aux visiteurs qui se rendront au Chalet du Mont-Royal d'ici le 9 septembre une cinquantaine d'illustrations permettant à LA PRESSÉ de « raconter Montréal ».¦ LA PRESSE et la médecine Musée Laurier d'Arthaba$ka \u2014 Exposition d'archives sous le thème « 100 ans de médecine », jusqu'au début de septembre.DEMAIN ¦ LA PRESSE à Terre des Hommes À la Ronde \u2014 En collaboration avec la Ville de Montréal, LA PRESSE offre à chaque dimanche, en fin de journée, un spectaculaire feu d'artifice.Jusqu'au 2 septembre inclusivement.quitté la route et plongé dans le lac.Le pire accident dune nature similaire qui se soit produit au Québec est survenu en janvier 1%7.lorsque 19 étudiants et le chauffeur de leur autobus ont perdu la vie quand leur véhicule a été happé par un train de mar chandises à un passage à niveau de Dorion.(.) Des problèmes à une roue?Le conducteur de l'autobus (.) a confié à des amis, qui étaient venus le rencontrer samedi durant les opérations de récupération près du site du plongeon fatal, qu'il avait entendu dire que l'autobus avait éprouvé des problèmes avec une roue la veille de l'accident.Plus tôt, il avait raconté aux journalistes que c'est au moment où il descendait la côte à une vitesse de 20 milles à l'heure qu'il s'est aperçu que le véhicule n'avait plus de frein.«J'ai alors tenté d'embraver \u2022 en deuxième pour obtenir plus de compression mais cela n'a pas fonctionné.Nous avons alors pris de la vitesse et quand j'ai vu le lac, j'ai pensé qu'en y plongeant dedans, l'eau amortirait le choc.J'ai aussitôt crié aux pa^ sagers de se cramponner à leur siège.Denis Martel, qui occupe un emploi d'opérateur de machinerie lourde, conduisait à temps partiel des autobus depuis trois ans.Une vision de cauchemar C'est une vision de cauchemar qui attendait les témoins vers 4 heures du matin, dimanche, lorsqu'on a retiré de l'eau du lac d'Argent (.) l'épave de l'autobus qui contenait encore 39 victimes sur 40, noyées dans des circonstances dramatiques.(.) En effet, à mesure que le ca-mion-toueur retirait lentement des eaux boueuses du lac le lourd véhicule, on pouvait encore apercevoir des victimes entassées à la place du conducteur comme si elles avaient tenté désespérément de sortir par la portière et d'autres encore assises à leur banc.(.) Le groupe était composé en majorité d'handicapés et de vieillards qu'accompagnaient des bénévoles de même qu'une religieuse et un abbé.Molson rachète le Canadien LES Brasseries Molson du Canada Limitée ont fait l'acquisition du club de hockey Canadien, de la ligue Nationale, pour la somme de $20 millions, a-t-on annoncé hier (4 août 1978).La transaction en vertu de laquelle Molson a acheté toutes les actions du club de Caréna Bancorp Inc., s'étend à la concession des Voyageurs de la Nouvelle-Ecosse, de la ligue Américaine, à tous les intérêts du Canadien dans des concessions de hockey junior, ainsi qu'à l'exploitation du Forum de Montréal, tant au niveau du hockey qu'à celui des spectacles.Molson a en effet pris en charge le bail du Forum de Montréal pour un laps de temps non précisé.Le contrôle du Forum demeure toutefois aux mains de ses anciens propriétaires.(.) Aucune décision n'a encore été prise relativement à d'éventuels changements au niveau du conseil d'administration.Quant au club, il gardera sa pleine autonomie et son entière liberté administrative distincte.(.) Après avoir vendu le Canadien, les frères Edward et Peter Bronfman ont précisé que cette vente n'avait qu'un caractère financier.La vente à la brasserie Molson est survenue à l'issue d'une semaine au cours de laquelle des rumeurs ont circulé sur l'acquisition éventuelle de l'équipe pour $23 millions oar la brasserie La- batt du Canada Limitée, une entreprise concurrente, dont le siège social est situé à London, en Ontario.La prestigieuse famille Molson a donc réétabli solidement ses liens avec la meilleure équipe sportive professionnelle au Canada.On se souvient que la famille Molson avait été propriétaire de l'équipe de 1957 à 1971, alors qu'elle avait vendu le Canadien aux frères Bronfman pour $15 millions. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 AOÛT 1984 A 9 -% »¦\u2022¦\u2022\u2022'¦ \u2022\u2022\u2022\u2022 M : Jean Chrétion et Joe Clark.Ils pourraient arpenter aujourd'hui le Canada en tant que chefs de partis, avec une meute de .journalistes à leurs trousses.Or, dans leur campagne nationale, ils voyagent seuls ou pres-i que.La tournée des vaincus contre celle des chefs, en quelque sorte.Tous deux ont dérapé dans leurs congrès respectifs au leadership, tous deux reluquenf le ministère des Affaires extérieures en cas de victoire.Et il y a fort à parier que tous deux tenteront à nouveau d'atteindre le sommet si, d'aventure, leur parti perd la course et que leur leader est défait dans son comté, comme cela pourrait arriver.LA PRESSE vient d'effectuer une tournée tant avec M.Chrétien qu'avec M.Clark.Pour voir comment ils ruminent leur défaite personnelle, moussent les intérêts de leur formation en dépit de leurs propres sentiments et se préparent, peut-être, à corriger les gaffes de leurs dirigeants respectifs, dans un avenir pas nécessairement si lointain.La grande tournée des vaincus ^1 I | i , j \u2022 ï i I Clark ne fait aucune allusion illante envers Mulroney « La seule différence d'avec les deux dernières Jcampagnes, c'est que l'avion est plus petit.» Joe Clark se rabat sur l'humour pour décrire sa vie jusqu'au scrutin du quatre septembre.Il parcourt le Canada en solitaire, assisté d'un aide de .camp, parfois deux.MARIO FONTAINE L'ex-ehef conservateur vient de passer quelques jours au IQuébec, qui l'a toujours boudé.Au total, il entend pourtant lui consacrer tout près de deux semaines de son temps, histoire 'de réaffirmer l'intérêt d'un dé-;puté de l'ouest pour les électeurs de la Bello Province.I Ses interlocuteurs d'ici ne le .perçoivent plus de la même fa-jçon qu'avant.Autrefois, on venait le voir pour lui demander 'des faveurs.Maintenant, c'est J tout juste si les gens ne lui de-, mandent pas, en lui serrant la |main: «Qu'est-ce qu'on peut I faire pour toi, mon Joe?» ; Malgré sa défaite à la course ; au leadership, malgré sa piètre .performance au Québec en 1979 iet 80, il ne manifeste pas d'amertume apparente.Peut-\\ être une certaine retenue.Celle ; d'un politicien en « réserve de la république», qui avance ses pions avec prudence, mais sans hésitation.Affaires extérieures?Vendredi soir dernier, à Dor-; val.L'escalier mécanique dégorge un M.Clark souriant, un ; peu rigide, sobrement vêtu d'un j complet gris.Il arrive des Maritimes.Des gens le reconnais-\\ sent, lui tendent la main.Pas j l'ombre d'une moquerie, et des bagages qui suivent sans encombre.* Je n'ai aucun problème à \u2022 me motiver pour cette eampa-I gne.déclare-t-il dans la limousi-j ne qui l'emmène au Reine-Eli-j zabeth.Ce que j'entreprends cette aimée est humainement très différent.La période difficile, ce fut immédiatement après le congrès au leadership.; Mais il y a déjà treize mois de J cela et l'ajustement est fait.C'est moins dur aujourd'hui de ne plus être la cible des caméras.» Revendique-t-il toujours le portefeuille des Affaires extérieures?« La décision est prise.Chrétien parle sans arrêt de la course au leadership photo Armand Trottier, LA PRESSE À son arrivée à Dorval, la semaine dernière, une limousine attendait un Joe Clark frais et dispos.dit-il prudemment, mais ce serait prématuré de l'annoncer maintenant.C'est M.Mulroney qui le fera en tant que premier ministre, quand le temps sera venu.>' La voiture s'arrête a l'hôtel, et on repart presque aussitôt pour une assemblée de comté dans Saint-Denis.Le lendemain, petite incursion au sud-ouest de Montréal.Une centaine de partisans grisonnants l'attendent au The Chateau de Huntingdon.Un gros Wanabago placardé de posters conservateurs s'arrête devant la grande porte, avec plusieurs voitures d'officiels à sa suite.« Assisez-vous, assisez-vous, il va parler] » décrètent des placiers tout de bleu et de blanc vêtus.Le candidat local.Jean-Guy Hudon ( Beauharnois-Salaber-ry) se lance aussitôt dans un discours vigoureux dans lequel on apprend qu'il veut mettre un terme aux disparités régionales.Aplanir les relations Québec-Terre-Neuve, régler le contentieux entre l'est et l'ouest du Canada?Pas du tout.«11 faut respecter les disparités régionales, dira-t-il, et rendre justice à chacun; réglons ces querelles sans fin entre Valleyfield, Saint-Chrysostome et Huntingdon.C'est à cela que je vais m'atta-quer.L'homme du comte, ce sera moi.» Il en faut davantage pour démonter Joe Clark.Voire candidat est parfaitement ministra-ble, âffirmera-t-il à son auditoire.Et de reprendre le leitmotiv de ses allocutions passées et futures, depuis la mairie de Huntingdon à celle de Beau-harnois, en passant par Valleyfield: «La population du Canada est mûre pour des changements profonds, et le Parti conservateur est prêt à les faire.La question de base de l'élection, c'est de remplacer un gouvernement fatigué qui dé courage la croissance et les investissements » Il insiste sur la nécessité pour les Québécois d'envoyer des députés à Ottawa, sur l'unité du Parti conservateur, la plus forte depuis 25 ans.Jamais Joe Clark ne se permettra la moindre allusion malveillante à l'endroit de Brian Mulroney.Au contraire, il multiplie constamment les appels au regroupement: « Le Parti conservateur est faible au Québec pour des raisons historiques, pas pour ce que nous sommes devenus aujourd'hui.» Le ton reste sobre.La main n'écrase plus le vide comme par le passé.Joe Clark n'hésite pas à faire rire ses auditoires à ses dépens, mais ses farces vraiment caustiques, il les destine aux libéraux.Jean Chrétien a retrouvé son mordant: «C'est bon de se sentir à nouveau en pleine campagne électorale.J'ai eu envie de tout laisser tomber, j'étais malade, fatigué.Mais quand je me suis dit que je pourrais avoir Brian Mulroney comme premier ministre, j'ai enfilé mes running shoes.» Cette phrase, l'adversaire malheureux de John Turner à la course au leadership libéral la répète à chacun de ses discours.Peut-être parce que ses déela-ralions de la semaine dernière à Lachine avaient inquiète ses partisans.Il laissait alors entendre que son goût inné de la bagarre s'était émoussé.qu'il participait à la lutte par devoir.«J'ai passé 50 heures sans dormir en revenant d'Orient et je suis arrivé avec toute une diarrhée.C'est seulement pour cela que j'ai débuté plus lentement que d'habitude et que je n'ai pas accompagné John Turner lors de la présentation des candidats à Montréal ».explique t il dans l'avion qui l'emporte de Toronto à Windsor.Une courte tournée dans les Maritimes venait de le remettre sur pied, et celle qu'il a effectuée en Ontario cette semaine à mis un terme définitif à sa langueur.Même si la campagne libérale bat de l'aile, jamais il ne renie les réalisations du dernier gouvernement.Pas question non plus, pour lui, de se démarquer de l'administration sortante et de se présenter comme un homme nouveau, comme le fait son chef John Turner.Il se garde bien toutefois d'attaquer ce dernier, ou de contester sa direction.Mais on sent bien que si c'était lui qui était aux commandes, la riposte libérale serait plus vive, plus cinglante.Questions insignifiantes Cette année, M.Chrétien prévoit visiter une soixantaine de comtés.Plus qu'en 1080.Des comtés disséminés partout au Canada.Peut-on vraiment batailler aussi vigoureusement après une défaite personnelle comme celle de juin?« Ça va bien du côté de la motivation, soutient-il, même si la cicatrice demeure.» Et quelle cicatrice! M.Chrétien ne passe pas cing minutes sans dire un mot à propos du congrès.Et pourtant, les journalistes n'y font jamais allusion lorsqu'ils le rencontrent.À Windsor, leurs questions portaient plutôt sur l'actualité.Idem dans le bureau de l'éditorialiste en chef du Windsor Star d'où, par ém pv.-' if)*3* ., .-.\u2022t.-.y **_ Grand voyageur et ministre des Affaires extérieures, Jean Chrétien indique bien sur la carte que tous ses chemins mènent.dans Saint-Maurice.photo upc la fenêtre, on aperçoit le centre-ville de Detroit, tout proche.Quand le député de Saint-Mauri ce et les candidats locaux en ressortent, ces derniers sont furieux: «Quelles questions insignifiantes ».déplorent-ils.Le complet bleu marin un peu frippé, M.Chrétien passe en coup de vent dans la ville canadienne de l'automobile.Il expédie son souper en vingt minutes puis inaugure un local de campagne.Un homme lui demande s'il sera toujours ministre des Affaires extérieures advenant que les libéraux l'emportent.«Je suis sur d'avoir le même poste dans le prochain cabinet, dit-il.Remarquez que personne ne me l'a dit.» Y-a-t-il des francophones?Aussitôt sa tâche officielle terminée, le ministre et trois de ses assistants s'engouffrent dans une grosse Ford, direction Sarnia.Personne ne se raconte d'histoires.On parle des haut* et des bas d:> la campagne, des comtés qu'on gagnera et de ceux qu'on concède, des stratégies \u2014 bonnes ou mauvaises \u2014 qu'on a suivies jusqu'à présent.À Sarnia, plusieurs centaines de partisans l'attendent dans un centre commercial.Quand on repart, l'ambiance est plus dé- tendue.La journée est terminée.Plus qu'une heure de route avant d'atteindre London.M.Chretien évoque la mémoire de son père, parle des Kxpos.du golf, des motivations qui ramènent à demeurer en politi que Arrive a l'hôtel a 23 h.ce n'est pas lui qu'on retrouvera au bar.Il se couche tot et.malgré cela, avoue éprouver une certaine difficulté à démarrer le matin.Surtout quand, comme le Icfiuriiictiit.i! n a pa 5 le temps de rien avaler avant de haranguer deux cents partisans.Aucun de ses discours n'est préparé d'avance, mais tous reprennent les mêmes themes, à chaque étape.Quand il repasse par la Ville-Reine, un assistant l'attend a sa descente d'avion et lui conseille de ne pas lire les journaux s'il n'est pas d'excellente humeur, le Toronto Sfar et le Globe & Ma/1 font la partie dure aux libéraux.Cela ne semble aucunement l'affecter.« Si on gagne, on dira après que ce ( les raies de la campagne ) n'étaient que des peccadilles.Si on perd, on dira que c'est à cause de cela.Mais au fond, c'est déjà décidé: au fond, même le débat des chefs n'influencera pas vraiment le vote ».philosophe M.Chretien.Pour les candidates, la solidarité des : femmes passe avant la « partisanerie» Au Québec, les femmes semblent s'être donné le mot «pour placer la solidarité féminine lau-dessus de la « partisanerie » '(Jurant cette campagne électorale 'où elles occupent une place importante.C'est sans doute ce qui explique jque la candidature de Mme Lucie Pépin, ex-présidente du Conseil .consultatif canadien de la situa-;tion de la femme, qui se présente îsous la bannière libérale dans ; Outremont, n'ait soulevé aucune «protestation.! Pourtant, il n'y a pas si long-5 temps, certaines personnes accusaient le Conseil d'être un « parafent libéral », uii organisme à la {solde du pouvoir, incapable de dépendre adéquatement les intérêts :àes femmes.Or la candidature de Mme Pé- : îpin ne semble pas devoir enta-{cber, au Québec, la crédibilité de ^organisme qu'elle présidait.On ! voit plutôt d'un bon oeil sa venue *en politique.Plusieurs femmes, \u2022 comme Mme Gabrielle Bertrand, .estiment que l'heure n'est pas à f)a chicanne mais à la réconcilia-tfon.Lucie Pépin \u2022 On est tellement peu nombreuses qu'il ne faudrait pas commencer à se donner des coups bas », explique la candidate du Parti conservateur dans Brome-Missisquoi, qui respecte le choix de Mme Pépin.« C'est son droit le plus strict surtout qu'elle a démissionné de l'organisme.» C'est aussi l'avis de Mme Marie-Hélène Boyle, vice-présidente du Conseil consultatif.« Peu importe le parti politique, Lorraine Duguay la seule chose qui compte c'est que les femmes se lancent dans la course ».Selon elle,\" le Conseil tout en étant apolitique, peut servir de tremplin à celles qui veulent prendre le pouvoir.« Nous regroupons des femmes de toutes les allégeances politiques », pré-cise-t elle.Me Lorraine Duguay, candidate du Parti conservateur dans Saint-Jacques, explique que les femmes ont trop de temps à rat-traper\";pour se quereller entre el- Roch LaSalle * - : les.« Nous sommes-là pour monter là politique d'un niveau.Même dans l'adversité, il existe une sorte de solidarité entre les femmes.» Les quelques critiques viennent de l'Ouest, des députées du Nouveau Parti démocratique, Mmes Margaret Mitchell et Pauline Je-wett, qui continuent de penser que le Conseil consultatif n'a plus aucune crédibilité.« La candidature de Mme Pépin ne fait que confirmera ce que j'ai toujours Pauline Jewett dit: les nominations au Conseil sont des nominations politiques.Comment voulez-vous que cet or ganisme critique le gouvernement avec toute l'énergie nécessaire.», déclare Mme Mitchell, députée dans Vancouver-est.Mme Pauline Jewett, affirme qu'une grande majorité de femmes ne croit plus en ce Conseil qui «obéit aveuglément aux ordres du gouvernement ».À son avis, une réforme en profondeur s'impose, y Prudente, Mme Flora MacDo-nald, du Parti conservateur, refuse de commenter la candidature de Mme Pépin.Elle exprime cependant le voeu qu'un jour le Conseil consultatif puisse se rap porter directement au Parlement et non à un membre du Cabinet^ ce qui lui permettrait de garder une plus grande indépendance en plus de mettre un terme aux accusations de « partisanerie ».Pour sa part, M.Koch LaSalle, député conservateur de Joliette, n'a rien à reprocher à Mme Pépin.«Elle est libérale mais.ce n'est pas un péché mortel ».ajou-te-t-il sur un ton badin.Mme Lucie Pépin, elle, dit avoir la conscience tranquille « Depuis le temps que je dis aux femmes de se présenter aux elec tiens, il était temps que je donne l'exemple.Lorsqu'on veut taire bouger des choses, changer des projets de loi, il n'y pas cinquante i solutions, il faut se rapprocher du ! pouvoir.» Elle ne croit pas que sa candi dature puisse nuire à l'organisme qu'elle a preside durant plusieurs années.« il me restait une étape à franchir et c'était de me lancer dans la campagne, .le pense avoir agi d'une façon correcte et pro fessionnelle en démissionnant du Conseil.Je ne me suis Jamais servie de mon poste à des fins po iitiques.Mais j'ai accumule suf ' fisamment de frustrations pour vouloir m'o^ager davantage.\u2022 A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 4 AOÛT 1984 -F\u2014 il \u2022I I 1 ¦ I I \u2022 I M r m.v.r.majt.A MMES le programme libéral de formation des jeunes chômeurs Le mystère du slogan conservateur ¦ Los conservateurs du Québec font des gorges chaudes sur le slogan des libéraux qui veulent «passer à l'action - alors qu'ils sont au pouvoir depuis tant d'années.Mais ils n'en dévoilent pas le leur pour autant.Toutes les tentatives des journalistes pour en savoir plus long se sont heurtées à des fins de non-recevoir.hier matin, à la permanence du parti à Montréal où se tenait pourtant une conférence de presse.Il faudra, dit-on, attendre encore quelques jours pour en savoir plus long.Cela dit.pour le moment à tout le moins, le parti utilise comme sigle les lettres « PC » en forme de bannière qui aurait le vent dans les voiles.Kt on pouvait lire sur une affiche en évidence hier au quartier general du PC: «Un nouveau style, une nouvelle équipe, un nouvel espoir î Votons progressiste conservateur ».Ce slogan a été utilisé a maintes reprises ces derniers mois dans la publicité des candidats du parti aux diverses assemblées de mise-en-nomination.Mais on jure qu'il ne s'agit pas du slogan de campagne.Le PQ répond ¦ M.Claude Traversy n'a jamais occupe de fonctions officielles au sein du PQ et il ne fait même plus partie de cette formation politique depuis au moins trois ans.C'est ce que soutient le Parti québécois de Trois-Rivières qui a fait par\\ enir un communiqué aux médias d'information à la suite de la publication par LA PRESSE d'un article intitulé «Trois-Rivières : Libéraux et péquistes s'allient derrière le candidat conservateur ».Selon le PQ de Trois-Rivières, les péquistes locaux ont appuyé dès le début le candidat du Parti nationaliste, M.Yves Rocheleau, et la position .< Traversy » doit être considérée comme un cas isolé.À voir le 1 septembre.Le Parti nationaliste encore oublié.¦ Après les grands médias d'information, c'est au tour de la firme Mmmuffins d'ignorer le Parti nationaliste.En effet.Mm muffins, qui compte 64 succursales au pays, vient de lancer un vaste sondage national d'opinion qui permettra aux électeurs de faire connaître leur choix politique en achetant des muffins.Seuls seront toutefois représentés le Parti libéral, le Parti conservateur et le NPD.Par exemple, au cours de la semaine du 5 au il août, l'achat d'un muffin aux pacanes et son équivaudra à un vote pour le Parti libéral, un muffin au miel et son ira au Parti conservateur, et le NPD sera représente par les muffins au rhum, raisins et son.À travers le Canada, chaque fois que quelqu'un mangera le M m muffin de son parti, le vote sera enregistré et compilé à titre de statistique dur.sondage national.Selon Mmuffins, ¦ les résultats de cet échantillonnage du goût des gens révélera avec précision l'opinion du pays à la veille de l'élection d'un nouveau chef ».Retraite de Joe Clark.en 1988 9 ¦ L'ancien premier ministre Joe Clark a annonce, hier, sa retraite probable de la vie politique .en 1988.« Ce sont peut-être mes quatre derniercs années de vie publique ».a déclaré M.Clark au cours d'une émission radiophonique.M.Clark, qui a perdu la direction du Parti conservateur aux mains de M.Brian Mulroney, cherche actuellement à se faire ré élire comme depute de Yellow head, en Alberta.Confiant do remporter la victoire dans sa circonscription et de voir son parti au pouvoir le 1 septembre.M.Clark s'attend à recevoir un ministère important, qui lui « permettra de mettre en pratique ce que j'ai appris ».Après cela, cependant, rien de précis n'a été fixé.« .le n'ai pas décidé ce que je vais faire à l'élection de 1988.a-t-il dit.J'aurai 49 ans.J'aurai encore la chance de faire autre chose ».De Cotret réclame une enquête ¦ Le candidat consen ateur dans Berthier-Maskinongé-Lanaudiè-re, M.Robert de Cotret.réclame une enquête de l'Auditeur général sur les allegations de favoritisme politique dont fait l'objet son adversaire libéral.M.Antonio Yanakis.De plus, il exige la publication des lettres de démission des trois membres du conseil d'administration d'un centre récréatif, qui ont abandonne leurs fonctions le 10 juillet dernier.Dans sa livraison d'hier, le quotidien Le Devoir affirme que ¦ Des 'amis libéraux* ont profité des faveurs de Yanakis » dans l'adjudication de contrats pour la construction du centre culturel et sportif de Saint-Gabriel de Brandon.L'article fait état de contributions de $10 (>24.06 versées entre 1981 et 1983 â la caisse du Parti liberal du Canada par des entreprises qui ont subséquemment reçu des contrats pour la construction de l'ensemble récréatif de $4.5 millions.Transaction de Richardson ¦ Le leader conservateur Brian Mulroney a déclare, hier, qu'il va taire enquête sur une transaction de l'un de ses adjoints avec la Banque de Montréal.Mais, s'est-il empressé d'ajouter, la conduite de M.Lee Richardson est sûrement au-dessus de tout reproche.M.Richardson.3t> ans.est chef adjoint du personnel de M.Mulroney.Il était auparavant assistant du premier ministre de l'Albert a.M.Peter Lougheed.En mars 1983.la Banque de Montréal a obtenu contre lui un jugement de $110 2% plus les frais, représentant la valeur d'une série de billets à ordre.Mais en juin dernier, la banque aurait accepte de régler pour $50 000.répartis sur une période de neuf ans.m.> i ¦ 11 He* let 40V 401.1-16 1-16 \": 1-16 3-16 1-16 M6 r s 5 V 30 5 10 15 20 20 25 30 35 40 r 60 11'.65 /0 75 15 20 25 30 70 75 80 85 90 i-ir r 6\": 1'.215-16 VA 916 m 7V 3'i S 7 m Vj r 5'j r r s 1-16 4\": r 1 r Iti 5V r r H 1 * IV 5 4 10 r 6 1% V 6V m 3-16 r 14 9': 11'i 4Vi TVi 4V S r 15-16 \u2022j ?.15 12\": 12'.8 20 7Hj 25 2 11 16 30 10 15 20 25 45 13'; 50 55 60 65 5-16 4\"i l'i 6ri 2V \"4 m 8\"j 10'.4V 6 V S IV 1-16 r 50 55 60 20 25 30 35 \"\u2022 40 1-16 30 10V 35 5': 40 i 11-16 8V 2'.'.7'4 3\".S s r 5 IV 8 4.2'.13-16 r 11V 7Vi 3V r r \u20224 3 r r 116 r r r 3-16 r s 3-16 3V r r r V 2 r 1 16 r r r 1 2V r r 116 *ê 116 9-16 S r r r Vj S 2V 4 S r V 1 r r v r r \u2022a V 1'.S S r l'i r r r.r r r 1 ùgmtâfk Aoft hyt a>* Wh Ogjm*£jÊ Aejj Wpjt, Aelj fcpt.1 cyt>w>< pn» Ijt.V : 40\".40V H Inns 44V 44' « 44*4 Honv»ll 61V 61V 61V, 61tt 6'V Humno 29V Humana 29\".In Flv 26': Limitd Wedtrn 26': 26', Mobil 24»! 24h 24V N B I 18'i 18V N Semi V, 14'i 14'.14'.Nthrop 101'.'01 4 101V Orel 26 V 26 V 26 V Ow III 39V 39'i Ravthn 45 50 35 40 45 50 45 50 55 116 9': 4 V 116 12': 11V 6V 60 2 1 3-16 65 9-IA 70 20V 25 25 30 25 30 2ù 25 20 25 » 20 25 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