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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-05-15, Collections de BAnQ.

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[" m ._.LE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE LA MÉTÉO: POSSIBILITÉ D'AVERSES, VENTS MODÉRÉS MAXIMUM AUJOURD'HUI: 10°.DEMAIN: CIEL VARIABLE.DÉTAILS PAGE A 2 35 cents MONTRÉAL, MARDI 15 MAI 1984, 100* ANNÉE, N° 123, 84 PAGES, 6 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine 4 5 cents SupMies et Baie Comoau 50 cent b CHURCHILL FALLS Pec kf o r d au Québec en juin ?Terre-Neuve réclamerait la moitié des revenus OTTAWA \u2014 Le premier ministre de Terre-Neuve.M.Brian Peckford, compte se rendre à Montreal au début de juin, pour faire valoir les revendications de sa province aux Québécois sur la question du partage des revenus de l'électricité des chutes Churchill.GILBERT LA VOIE de notre bureau d'Ottawa M.Peckford a fait part de son intention à LA PRESSE à l'occasion de sa visite dans la capitale nationale au cours des derniers jours.Par ailleurs, le gouvernement de Terre-Neuve, par la voix de son ministre de l'Energie, M.William Marshall, a fait savoir hier qu'il souhaiterait obtenir la moitié des revenus générés par l'exploitation des chutes s'il réussissait à remplacer par une nouvelle entente le contrat dune durée de 65 ans qui le lie à Hydro-Québec.Le premier ministre terreneu-vien effectue actuellement une tournée des principales villes canadiennes pour expliquer les doléances de sa province à la suite des jugements de la Cour suprême qui a rejeté les prétentions de sa province sur les ressources pétrolières sous-marines v\\ sur l'électricité des chutes Churchill.Le president de la CSN.Gérald Larose.qualifie d'«operation téléguidée» la présentation de l'article de LA PRESSE sur le Centre de formation de la CSN à Lanoraie.page A 14 Marchessault Henri Marchessault place ses derniers espoirs dans les trois juges de la Cour d'appel qui ont à leur tour été saisis d'une demande de clémence présentée par l'ex-policier.page A 3 Foglia Foglia décrit l'histoire, aussi triste que classique, du vieux quartier qui meurt pour céder la place à un quartier plus moderne.page D 11 Dans le cas du Québec.Terre-Neuve cherchait à briser son contrat de 1969 avec HydroQuébec qui ne lui rapporte que $10 millions par an de redevances sur les ventes d'énergie de Chuchill Falls.La Cour a donné raison au Québec.M.Peckford a reconnu au cours d'une émission télévisée en fin de semaine sur les ondes de CTV qu'il jouait sa dernière carte dans ce dossier en faisant appel au sens de la justice de la population.Il a déclaré qu'il ne voyait pas grand espoir de déblocage avec le gouvernement du Québec, qu'il soit pequiste ou libéral.M.Peckford a ajouté qu'il ne demande pas immédiatement la moitié des revenus des Chutes Churchill, mais qu'il aimerait obtenir une progression graduelles des bénéfices versés à Terre-Neuve pour en arriver à obtenir $350 ou $ 100 millions de dividendes par année d'ici une décennie.« Cela ne pourrait pas se faire du jour au lendemain ».a-t-iî ad mis Terre-Neuve juge qu'Hydro Quebec gagne $800 millions par année en revendant cette électricité.Le gouvernement québécois conteste ces chiffres et fait notamment valoir que le développement des clr.te^ Churchill retarde les autres projets hydro-électriques d ' H y d ro - Q ué-voir PECKFORD er, A 2 Le nouveau gouverneur général du Canada, Mme Jeanne ce Sauvé, serre les mains d'un groupe d'élèves de la Saskat-Sauvé, toute souriante, accompagnée de son mari M.Mauri- chewan, sa province natale.téléphoto upc Mme Sauvé lance un appel a paix et raternité OTTAWA\u2014Au cours d'une somptueuse cérémonie par- Gilles PAQUIN do notre bureau d'Ottawa lementaire ponctuée des 21 coups de canon traditionnels, Mme Jeanne Sauve a prêté hier serment d'allégeance à la reine pour devenir le 23e gouverneur général du Canada et la première femme à occuper ce poste.D'une voix émue et encore haletante à la suite de sa longue maladie, Mme Sauvé a aussitôt convié ses concitoyens à se faire Autres informations en pages A 2, A 6 et A 10 les apôtres de la paix dans le monde.«11 faut que la paix devienne un état d'âme, une manière d'être et de travailler », a-i-elle dit.Vêtue d'une longue robe de soie gris argent, Mme Sauvé a été accueillie au parlement par voir SAUVÉ en A 2 PHILIPPINES Des élections sous le signe de la violence Les élections aux Philippines ont été marquées par de nombreuses irrégularités et se sont déroulées dans un climat extrêmement violent.Depuis dimanche soir en effet, au moins 49 personnes ont été tuées, ce qui porte le nombre des morts à plus de 250 depuis le 27 mars, début de la campagne électorale.Les premiers résultats donnaient hier le président Ferdinand Marcos ( accompagnant sa femme Imelda au bureau de scrutin sur la photo ) en avance.page E 2 L'ÊCONOMÎE Une famille sur cinq possède un chalet cahier C MAISON DE L'OSM ET CENTRE COMMERCIAL 'importantes modifications au projet Cadillac Fairview La Corporation Cadillac Fairview annoncerait sous peu d'importantes modifications aux plans du complexe com- YVON LABERGE mercial et culturel qu'elle prévoit construire, au coûî de $130 millions, sur le quadrilatère formé par la rue Sainte Catherine, le boulevard de Maisonneuve, l'avenue McGill College et la rue Mansfield.De sources sûres, LA PRESSE a appris hier que Cadillac Fairview, sous le coup de la désapprobation générale, abandonnerait l'idée de fermer l'avenue McGill College par une promenade surmontée d'une verrière qui devait relier son nouveau centre commercial et culturel au centre commercial Les Terras-ses-Eaton.En agissant ainsi, la Corporation Cadillac Fairview fera dune pierre deux coups : d'abord, l'avenue McGill College restera ouverte à la circulation pour cueillir le flot de véhicules en transit dans le centre-ville; ensuite, même si les promoteurs torontois ne consentent pas à modifier davantage leurs pians pour permettre l'élargissement de l'avenue de « prestige » en grand boulevard de 120 pieds de largeur, la vue sur le mont Royal sera en partie sauve.En plus de consentir à l'abandon de sa promenade-verrière-McGill-College, Cadillac Fairview proposera d'aménager la Maison de l'OSM au niveau de la rue, soit, en fait, au niveau du boulevard de Maisonneuve, plutôt qu'aux 4e et 5e étages du vaste complexe.Cette modification serait consentie dans le but voir PROJET en A 2 SOMMAIRE Annonces classées C6.D9à D 15 Arts et spectacles.B 2 à B 5 \u2014 Horaires.B 6, B 7 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.E 4 Économie.C 1 à C 9 Êtes-vous observateur?.D 10 FEUILLETON.D 12 Foglia.D 11 Horoscope.D 10 Le monde.E 2, E 3 Mots croisés.D 14 « Mot mystère ».d 11 Pleins feux.a 10 Quoi faire aujourd'hui.B 6 Télévision.B 2, B 4 Tribune libre.a 7 vivre aujourd'hui.D 1 à D 8 TABLOÏD SPORES Bandos dessinées.12,13 Mots croisés.18 yj I I I I I I I I I I I ' I I LLLI I I I I I I i l M I I I I I ! M i l I n i i i m iT-TTH-r-rrrr i m ; ¦ i ; ittttttt/ MICRO-ONDES TQSIHIIB/\\ VIDÉOS T GARANTIE 50 MOIS à partir de 379$ || cours culinaire inclus (de 0.65 à 1.6 pi eu.) f3\"! I I I II \" \" 11 i il i i i 105 canaux Télécommandés 1 prog./8 jours \u2022 539* qi 8prog./14 jours »589s C[ub international VIDEO FILM inclus i-M-Ji 11 m ann mm 111111 m 11 » 1111111111111 i^n TÉLÉS COULEUR de 4 à 2J Garantie 50 mois écran plat (FST)20\" 105 canaux télécommandé ^/f^O 749^ plus 20 ord\" 549: .\u2022 4 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 1 5 MAI 1984 téléphoto UPC Accompagnée de son mari, Maurice Sauvé, le nouveau gouverneur général quitte la Colline parlementaire dans un landau découvert qui la mènera à Rideau Hall, sa nouvelle résidence, sous les applaudissements d'une foule nombreuse et enthousiaste.téléphoto PC Parmi les personnalités invitées à assister à la cérémonie d'investiture, on remarque, de gauche à droite, l'ancien gouverneur général Roland Michener, Mme Gabrielle Léger, veuve de l'ancien gouverneur général Jules Léger, ainsi que le chef de l'opposition Brian Mulroney et sa femme, Mila.POUR L'INVESTITURE DU NOUVEAU GOUVERNEUR GÉNÉRAL La Colline parlementaire transformée en un brillant éventail de couleurs OTTAWA (d'après CP) \u2014 Chorales, gardes d'honneur, invités élégamment vêtus et policiers de la GRC portant l'uniforme écarlate et montés sur des chevaux noirs, ont transformé hier la Colline parlementaire en un brillant éventail de couleurs, à l'occasion de l'investiture de Mme Jeanne Sauvé en tant que 23e gouverneur général du Canada.Un millier de spectateurs, dont beaucoup étaient des enfants qui brandissaient de petits drapeaux à feuille d'érable, s'étaient massés sur la Colline par cette claire matinée pour assister à l'arrivée et au départ du 23e représentant de la reine au Canada.Les invités, dont l'ancien gouverneur général Roland Michener, le chef conservateur Brian Mulroney et sa femme Mila, des sénateurs et députés appartenant à tous les partis, s'étaient groupés dans la somptueuse salle du Sénat en prévision de la cérémonie.Accompagnée de son mari, Maurice, un ancien ministre libéral, Mme Sauvé, qui était vêtue d'une longue robe de soie gris-argent, pénétra en voiture dans l'enceinte du parlement et fut accueillie sous l'arche principale par le premier ministre Trudeau, en jaquette.Après une brève fanfare jouée par les cuivres du Royal 22e Régiment, le petit groupe s'avança dans la rotonde, où il fut accueilli par deux chorales de jeunes.Quelques minutes plus tôt, le vice-gouverneur général Brian Dickson, qui est également juge en chef de la Cour suprême du Canada, avait conduit les autres juges, habillés comme lui de capes écarlates bordées d'hermine, et plusieurs lieutenants-gouverneurs et ministres, en procession à travers le Hall d'honneur jusqu'à la salle du Sénat.C'est là que Mme Sauvé, que l'énorme trône rouge faisait paraître encore plus menue, prononça son discours d'investiture, à l'issue duquel elle fut vigoureusement applaudie.Le nouveau gouverneur général, qui est âgé de 62 ans, a donné quelques signes de fatigue évidents durant la longue cérémonie, qu'on avait dû reporter de quatre mois environ par suite d'une affection pulmonaire qui avait confiné Mme Sauvé à l'hôpital pendant plusieurs semaines, l'hiver dernier.Elle a dû interrompre à plusieurs reprises la lecture de son discours pour boire un peu d'eau, et lorsqu'elle prêta le serment d'allégeance, sa voix était si faible qu'on l'entendait à peine.Après la cérémonie, le nouveau gouverneur général, souriant aux invités qui l'applaudissaient, prit la tête de la procession, qui retraversa le Hall d'honneur et sortit sur le parterre ensoleillé.Mme Sauvé s'immobilisa, tan dis que la fanfare des Gardes du gouverneur général jouait le O Canada et le God Save the Queen, et que retentissait une salve de 21 coups de canon.Puis, après une rapide inspection de la garde d'honneur, Mme Sauvé et son mari montèrent dans un landau découvert datant du siècle dernier et utilisé pour les cérémonies spéciales.Le landau noir, tiré par quatre chevaux, s'ébranla, es-corté de 28 membres de la police montée en tenue écarlate et armés de lances.Le cortège se dirigea vers Rideau Hall, la nouvelle résidence de Mme Sauvé.téléphoto UPC Le premier ministre Pierre Trudeau escorte le nouveau gouverneur général, à Tissue de la cérémonie d'investiture.téléphoto PC Encore mal rétablie de l'affection pulmonaire dont elle a souffert l'hiver dernier, Mme Sauvé s'appuie au bras d'un élève officier de l'École militaire de Kingston, lors de son inspection de la garde d'honneur, sur la Colline parlementaire.téléphoto UPC Mme Jeanne Sauvé, première femme à être nommée gouverneur général du Canada, arrive à une réception donnée en son honneur, au Centre national des arts, en compagnie de Mme Pauline McGibbon, première femme à occuper le poste de lieutenant-gouverneur de l'Ontario.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 461 à quatre chiffres 7865 9 MÉTÉCn DATE: Mardi 15 mai 1984 AUJOURD'HUI: Min.: 1 Max.: 10 PLUTÔT NUAGEUX ET PROBABILITÉ D'AVERSES DEMAIN: CIEL VARIABLE Québec Abitibi Outaouais laurentides Cantons de l'Est Mauricie Québec toc-Soint-Jean Rimoutki Gaspétie Baie-Comeou Septlles Canada Victoria Edmonton Regina Winnipeg Toronto Fniaericton Halifax Chorlottetown Soint-Àn 20 2 01 Min.Mai.Aujourd'hui \u20144 6 Nuag.neige 1 10 Nuag.averses \u20142 9 Nuag.neige 1 9 Nuag.averses \u20142 4 Nuag.neige 1 9 Nuag.averses \u20142 4 Nuag.neige 1 9 Nuag.averses 1 9 Nuag.averses 1 9 Nuog.averses 1 8 Nuog.averses Aotoufd'hoi États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York Mm Max 8 21 2 8 2 22 21 28 11 22 N.-Orléans Pittsburgh S.Francisco Washington Dallas Min Max.16 30 5 11 17 18 17 20 24 32 les capitales Un.6\tNUn 16 7\t19 10\t18 4\t21 1\t13 4\t14 4\t12 6\t!2* 4\t>PHy TOUS LES DETAILS DIMANCHE DANS lâ presse lOO Ml ET SUR LES ONDES DE f \"HT\"! A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 MAI 1984 Trudeau démissionnerait le 29 juin,| nj^j^j après avoir vu les grands voiliers Ce n'est qu'après une dernière visite au Québec à titre de premier ministre du pays, soit pour les fêtes marquant à Québec le 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier, que M.Trudeau démissionnera officiellement de son poste.-a LEADERSHIP 84 %i OTTAWA \u2014 Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau, a l'intention de remettre sa démission au gouverneur général le 29 juin, dernière journée avant l'ajournement des travaux de la Chambre des communes pour la période estivale.GILBERT LA VOIE de notre bureou d'Ottowo_ LA PRESSE a appris de bonne source que M.Trudeau a prévenu certains de ses collègues du cabinet de ses intentions, leur demandant de ne pas prendre d'engagement à l'extérieur d'Ottawa à cette occasion.Selon la tradition parlementaire britannique, tous les membres du cabinet démissionnent automatiquement lorsque le premier ministre remet sa démission au gouverneur général.11 appartient alors au successeur de reconfirmer les minis très dans leurs fonctions, ce qu'il fait généralement tout de suite.Un expert du Conseil privé a révélé hier que les ministres n'ont pas besoin d'être assermentés à nouveau s'ils sont confirmés dans leurs mémos fonctions.Mais comme cette décision relève du nouveau leader et que ce dernier peut théoriquement former un nouveau cabinet, tous les ministres doivent être dans la capitale, parés à toute éventualité.Les grands voiliers La décision de M.Trudeau de ne démissionner que le 29 juin, soit 13 jours après l'élection de son successeur à la tête du parti, lui permettra d'effectuer une dernière visite dans sa province natale en tant que premier ministre du pays.M.Trudeau a été invité à Québec à l'occasion des festivités entourant le 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier au Canada.Tout indique qu'il entend accepter cette invitation et se rendre dans la Vieille capitale le 26 ou le 27 juin.Ainsi, l'histoire dirait de lui qu'il a décidé de démissionner après une marche sous la neige, et qu'il a remis sa démission après avoir vu les grands voiliers.Le départ du premier ministre coïncidera aussi avec l'ajournement pour l'été des travaux de la Chambre des communes.En principe, les Communes devraient se réunir à nouveau le 10 septembre, mais cette date ne tiendra plus si le successeur de M.Trudeau décide de déclencher des élections à l'été.La tenue d'élections générales entraîne automatiquement une prorogation de la session en cour, et il appartiendra au nouveau gouvernement élu de convoquer les Chambres à l'automne.Si les élections devaient se tenir en août, il y a tout lieu de croire que le nouveau premier ministre laissera passer la visite du pape, au début de septembre, et se donnera le temps nécessaire pour former un nouveau cabinet avant de convoquer le Parlement.Le cabinet continuera néanmoins d'exister, par intérim, même s'il y a des élections.On semble penser dans certains milieux que si M.John Turner remporte la course au leadership et qu'il déclenche des élec-tions à l'été, il ne formera pas un nouveau cabinet.Cela lui éviterait d'avoir à déplacer des ministres en poste et de créer du mécontentement.11 pourrait tout de même promettre une toute nouvelle équipe ministérielle aux électeurs, si ceux-ci lui accordent des sièges dans toutes les parties du pays, notamment dans l'Ouest.À Montréal, l'organisation Chrétien a violé les règles du Parti libéral OTTAWA \u2014 Le camp de Jean Chrétien a violé les règles adoptées par la direction du Parti libéral et l'ensemble des aspirants au leadership en organisant une manifestation extravagante, en fin de semaine, pour mousser la publicité de son candidal à Montréal.C'est ce qu'a indiqué hier à LA PRESSE M.Rémi Bujold, le co-président national pour le congres du leadership libéral.MAURICE JANNARD He notre bureau d'Grtowo Pour empêcher la roproduc tion de ( t s incidents au pro-chain débat, soit à Vancouver dans deux semaines, les dirigeant.^ du parti ont rencontré hier à Ottawa des représentants des sept candidats al in de préciser les règlements.« 11 avait été entendu que pour les forums politiques, il ne devrait pas y avoir de manifesta tion ni de pancarte», a déclaré à LA PRESSE M.Ri mi Bujold.«Or, VOUS ave/ vu comme moi ee qui est arrive.* Le député des lles-de-la-Ma-deline a lui-même eu connaissance que ijuelques affiches portant ie nom «Chrétien» ont été retirées des mains de partisans dans la salie où s'est tenu le débat.En fait, à plusieurs re prises, des délégués se sont fait enlever leurs affiches par le service d'ordre.« Ii faudra s'ajuster pour Vancouver», a dit M.Bujold en parlant du but de la réunion d'hier matin, dans la capitale fédérale, entre ies organisa-lions de> candidats et la direction nationale du parti.Toutefois, pour M.Bujold, il y a un juste milieu à conserver et il faut permettre aux délégués d'exprimer leur enthousiasme.« Apres tout, il s'agit d'une course au leadership.* Dimanche, l'organisation du ministre de i Energie en a donné plein la vue.Calé-terrasse Jean Chrvùcn avec orchestre offrant gratuitement jus de fruits et crème glacée, chandails, gilets et chapeaux, ont donné l'impression qu'il s'agissait du congrès de leadership lui-même et non d'une assem- blée pour entendre les idées des candidats.Plus discret, le clan Turner offrait des échantillons de parfum aux dames à l'occasion de la Fête des mères.L'organisateur de la rencontre pour M.Turner, le député de Laprairie, M.Pierre Deniger, était hier le premier à dire que le camp adverse n'avait pas respecté l'entente initiale entre les candidats.« Chaque organisation avait accepté qu'il n'y ait pas de banderole ni de pancarte sur le parquet de la réunion », a affirmé M.Deniger.Geste déplacé L'action du camp Chrétien est d'autant plus déplacée, selon le député de Laprairie, qu'elle contrevient aux directives données par la présidente du parti, Mme lona Campagnolo.A l'ouverture de la réunion de dimanche, Mme Campagnolo a déclaré que dans la course libérale, il n'y aurait pas de manifestation ni de jeu politique.C'est ce qui différencie, avait-elle souligné, les libéraux, «un parti de substance», des «superficiels» conservateurs.M.Deniger qualifie de «sobre» la publicité montée à Montréal pour John Turner.Pour sa part, un trosième aspirant à la succession de M.Trudeau, le ministre John Roberts, en tournée hier à Montréal, a blâmé les deux camps.Chrétien et Turner, pour le «spectacle» qu'ils ont donné.photo Armand Trortier, LA PRESSE Le camp Chrétien a, aux dires de ses adversaires comme de la direction du Parti libéral, violé le règles convenues au début de la course au leadership.Mme Campagnolo est très déçue (PC) \u2014 La présidente du Parti libéral du Canada, Mme lona Campagnolo, est «très déçue» de la tournure du colloque régional du PLC à Montréal, dimanche, où les partisans des candidats n'ont pas respecté «l'esprit des règlements » régissant ces rencontres.Dans une interview avec la Presse Canadienne, depuis son bureau d'Ottawa, Mme Campagnolo a indiqué que des réunions devaient se tenir hier et aujour- d'hui avec les agents de liaison des candidats pour étudier une éventuelle modification des règlements, qui pourraient par exemple permettre les démonstrations de sympathie à la fin de la journée au prochain colloque à Vancouver.« On s'était entendu pour dire qu'il y aurait suffisamment de temps pour ce genre de manifestation au congrès, mais ça n'a pas été le cas à Montréal », a souligné Mme Campagnolo.qui a ajouté: «Je ne veux pas donner l'impression que je suis une anglophone trop rigide puisque nous aussi, en Colombie-Britannique, nous aimons bien prendre la vie du bon côté, comme au Québec.» Présente à la rencontre de dimanche, la présidente du PLC a noté que les partisans n'avaient pas respecté le règlement interdisant les manifestations partisanes, «notamment pendant la période des questions » mais elle se dit prête à faire respecter toute modification que les candidats jugeront utiles à apporter aux règlements.Le « père de la Baie James» n'y sera pas ¦ Celui qu'on a surnommé «le père de la Haie James» et qui dirige une nouvelle fois aujourd'hui le Parti libéral du Québec, ne comptera pas parmi les invités aux cérémonies officielles d'inauguration du barrage LG-4 qui auront lieu à la fin du mois.À la place de M.Robert Bourassa, c'est le chef de l'opposition a l'Assemblée Nationale, M.Gérard-D.Lévesque, qui représentera le PLQ à la cérémonie du 27 mai, présidée par le premier ministre René Lévesque.C'est M.Bourassa qui a lancé en 1971, alors qu'il était premier ministre, les gigantesques travaux de la Baie James.Défait par la suite, il fut quand même invité à l'inauguration officielle de LG-2 en 1979 et reçut, de la part des travailleurs, un accueil plus chaleureux que M.Lévesque, qui présidait l'inauguration.A cette époque, l'ex-premier ministre amorçait un retour discret à la vie publique et n'avait pas reconquis la direction des libéraux provinciaux.Le Canada proteste ¦ Le Canada a fait parvenir aux États-Unis, hier, une note de protestation les accusant « d'empiéter sur les droits de souveraineté » canadiens en ce qui concerne un territoire situé entre la pointe sud de l'Alaska et la Colombie-Britannique.« Le gouvernement du Canada ne peut accepter d'empiétement sur sa souveraineté en vertu des lois internationales et nous protestons officiellement contre de tels agissements», a déclaré un représentant de l'ambassade du Canada, faisant allusion au conterai de la note transmise au département d'État américain Cette note de protestation fait suite à un avis public émis le 30 mars dernier par le département de l'Intérieur américain, qui disait vouloir évaluer dans quelle mesure les compagnie pétrolières se montre raient intéressées à explorer la région.Le dépaitement disait également vouloir établir s'il devait reporter, éliminer ou annuler en partie ou entièrement l'octroi de concessions à bail devant avoir lieu en décembre prochain.Les lois contre Pébriété au volant ¦ Le ministre de la Justice.M.Mark MacGuigan, a déclaré hier, devant les participants a un colloque sur Pébriété au volant, qu'il souhaitait l'adoption au plus tôt de lois plus strictes sur la conduite en état d'ivresse, mais que l'opposition aux Communes refusait sa collaboration.Le Parti conservateur n'a pas été lent a réagir.Le critique en matière de justice, M.Allan Lawrence, a riposte que si M.MacGuigan consacrait moins de temps a sa campagne et s'occupait un peu plus des travaux de la Chambre, l'étude du projet de loi incluant la conduite dangereuse serait bien plus avancée.Le Canada, un pays convoité ¦ Un étudiant iranien de 21 ans est devenu en fin de semaine la IS4 personne, depuis le début de l'année, a demander l'asile politique au Canada, via Gander.On a compté l'an dernier neuf transfuges à cet aéroport où s'arrêtent nombre d'aérobus trans Atlantiques pour faire le plein.Le jeune homme a réclamé l'asile politique à sa descente d'un avion des lignes est-allemandes Interring en route de Berlin a La Havane.Par ailleurs, ies autorités de l'Immigration étudiaient hier le cas de trois marins, membres d'équipage d'un cargo du Sri Lanka, qui ont abandonné leur navire au cours d'une escale dans le port terreneuvien de Newspring.On ignore pour l'instant si ces marins veulent demeurer au Canada.Le bilinguisme a «du chemin à faire» ¦ Les membres de la Gendarmerie royale du Canada au Manitoba ne sont pas aussi bilingues que le gouvernement fédéral le sou haiterait, ainsi que le démontre une enquête-maison effectuée par un reporter du Winnipeg Free Press.Bien que certains policiers n'aient éprouve aucune difficulté à passer de l'anglais au français lorsqu'interrogés au téléphone, d'autres, par contre, ont été pris au dépourvu.«Good afternoon.RCMP The Pas rural ».a dit un officier de cette localité du nord du Manitoba, qui a toutefois négligé de répeter la salutation en français comme le veut la politique du gouvernement d'Ottawa.Quand le journaliste lui a posé une question en français, le policier est resté muet un long moment puis a demandé en anglais à son interlocuteur d'attendre un instant.Un autre officier qui a pris l'appel a fini par dire: « In moment s'il vous plait ».lorsque son interlocuteur lui a demande d'appeler un simple agent ou un caporal pouvant parler couramment français.Trudeau à la défense de Lalonde ¦ En colère, le premier ministre Trudeau a accusé hier les conservateurs, aux Communes, d'être si « mesquins » qu'ils préféreraient voir un socialiste français diriger l'OCDE plutôt que Marc Lalonde.Le premier ministre répondait alors au critique financier du PC, John Crosbie.qui s'était plu à ridiculiser les efforts de M.Lalonde pour décrocher le poste.M.Crosbie avail dit que les États-Unis étaient si peu impressionnés par M.Lalonde qu'ils préféraient voir le socialiste français .lean Claude Paye accéder au poste de secrétaire général.M.Trudeau a qualifié les propos de Crosbie de « mesquinerie extraordinaire ».Le CRTC prendra des mesures contre CFCF ¦ Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) entend donner suite à la plainte qu'il a reçue contre le sondage-maison que le poste radiophonique CFCF de Montréal a effectué auprès de ses auditeurs, le lendemain de la fusillade meurtrière survenue la semaine dernière à l'Assemblée Nationale.Le porte-parole du CKTC, M.Pierre Baril, a déclare hier que la plainte avait été portée par le députe péquiste David Payne.Il a refusé de prédire quelles mesures pourraient être prises, mais a exprimé l'avis qu'on demandera probalernent à la direction de CFCF de s'expliquer.Il est également possible, a-t-il ajouté, qu'une audience publique ait lieu si les explications de la station anglophone ne satisfont pa> le CRTC.Le Conseil de presse du Québec a également reçu des plaintes au sujet de cette émission et il s'attend à en recevoir beaucoup plus, a déclaré son secrétaire-général, M.Jean Baillargeon.Le Conseil a l'intention de discuter du cas au cours d'une réunion la semaine prochaine.Conflit d'intérêts?¦ Un député conservateur.Peter Elzinga.a accusé, hier, le président de Petro Canada, M.Wilbert Hopper, d'avoir acheté de cette société d'État, à prix d'aubaine, des meubles et appareils usagés.Il a demandé au ministre de l'Énergie, M.Jean Chrétien, de soumettre le cas à un comité parlementaire et a déclaré que M.Hopper devrait être limogé si l'enquête démontrait un conflit d'intérêts.Selon certains documents, alors qu'il occupait de hautes fonctions de direction, M.Hopper aurait fait l'acquisition de meubles et appareils électriques, dont une enregistreuse-vidéo à cassettes, des chaises, un bureau et autres articles, le tout à prix d'aubaine.ERRATUM Reprise des travaux à l'Assemblée nationale Dans i edition du samedi 12 mai en page A5, l'item de chlore aurait dû paraître comme suit: H.T.H.15.9 kilos 11.4 kilos *4195 La piscine qui dure.garantie.MONTRÉAL 2170, boul.Laurent.en Sant-Laurent (voisin de Canadair) Téléphone: 332-6060 RIVE-SUD: 3919, boulevard Tatche-reau est (face aux Galeries Taschereau)) Téléphone: 676-4020 LAVAL* 2009.autoroute 440 (coin Le Corbusier) Téléphone: 682-3100 QUÉBEC (PC) \u2014 Une semaine après la fusillade qui a fait trois morts, les travaux reprennent aujourd'hui à l'Assemblée nationale.Les séquelles des tragiques événements de la semaine dernière vont cependant demeurer pendant quelques temps sur la Colline parlementaire.Ainsi, les mesures de sécurité ont été renforcées depuis mercredi.Des agents de la Sûreté du Québec épaulent le travail des préposés à l'accueil à l'Assemblée nationale.Tous les visiteurs doivent désormais s'identifier avant de pénétrer dans*! édifice.L'opposition a décidé également de tenter de mettre la question des mesures de sécurité au menu des débats de la Chambre.Le député de Gatineau, M.Michel Gratton, leader parlementaire de l'opposition, a indiqué dimanche qu'une motion serait inscrite au Feuilleton de l'Assemblée nationale.Cette motion réclamera la convocation d'une commission parlementaire extraordinaire pour analyser quelles mesures devront être prises dans l'avenir en matière de sécurité.Le whip du gouvernement, le député du Lac-Saint-Je^, M.Jacques Brassard, a déclaré hier que la question sera étudiée par le groupe parlementaire péquiste à sa première réunion régulière ce matin.M.Brassard a dit craindre que l'opposition libérale ne tente de convertir en «débat partisan» toute la question de la sécurité à l'Assemblée.Le leader parlementaire du gouvernement, le ministre Marc-André Bédard, refuse de son côté de se prononcer tant qu'il n'aura pas été saisi du texte intégral de la motion libérale.Même si la question de la sécurité risque de retenir l'attention des parlementaires, des débats sur d'autres sujets sont prévus.\u2022 Le gouvernement prévoit appeler cette semaine cinq projets de loi pour en faire adopter le print i-pe.II s'agit des projets de loi 61 sur les immeubles industriels municipaux, 62 sur la Maison des sciences et techniques, 63 sur la Société de développement des co opérathes, 72 sur l'enlèvement international d'enfants et 78 sur le centre hospitalier de Kahnawa-ke. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 MAI 1984 A 5 Les comtés dans une lettre qui paraît maintenant prophétique où il y a Les libéraux du Québec suggéraient élection partielle QUÉBEC (PC) \u2014 Le Directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, vient de rendre publics les dossiers socio-économiques des trois circonscriptions où seront tenues des élections complémentaires le 18 juin.Les données portent sur l'année 1981.La circonscription de Marie-Victorin, formée d'une partie de la ville de Longueuil, a une superficie de 17,96 kilomètres carrés et une densité de population de 2 911 personnes par kilomètre carré.Sa population était de 52 280 habitants en 1981, une augmentation de 10.3 p.cent par rapport aux 47413 citoyens recensés en 1976.C'est surtout un secteur résidentiel.Les 41 entreprises manufacturières, employant 1 293 travailleurs, sont éparpillées dans le territoire.Les deux tiers de la main-d'oeuvre travaillent dans l'industrie du vêtement.La population du comté est a 90,6 p.cent francophone et compte 76 p.cent de personnes âgées de 18 ans et plus.Cette dernière catégorie comprend 40 p.cent de femmes.Kn termes de scolarité, 63,8 p.cent des per sonnes âgées de 15 ans n'ont pas dépassé le secondaire.Le taux de chômage chez les hommes était de 9,7 p.cent en 1981 et celui des femmes, de 10 p.cent.Les familles de moins de deux enfants représentent 64,1 p.cent des 1 ! 280 familles et 53 p.cent de ces familles ont des revenus de $20 000 et plus.La proportion des propriétaires est de 32 p.cent.Lors des élections générales d'avril 1981, la circonscription comptait 36 799 électeurs.Le candidat péquiste Pierre Ma-rois avait reçu 19 172 votes et le libéral 9 208.ce qui donnait au vainqueur une majorité de 10 261 voix.Quatre autres partis avaient reçu, 1 052 voix.Marguerite-Bourgeois La circonsription de Marguerite-Bourgeois, d'une superficie de 12,86 kilomètres carrés, a une densité de population de 1022 personnes par kilomètre carré et comprend une grande partie de la ville de LaSalle.Sa population a augmenté de 4 p.cent entre 1976 et 1981, alors qu'elle atteignait 51 723 habitants.La population est cosmopolite et compte 46,7 p.cent de francophones, 34,7 p.cent d'anglophones et 10 p.cent de personnes de descendance italienne.Les personnes de plus de 18 ans forment 75 p.cent de la population, les femmes représan-tant près de 40 p.cent du groupe.Quant à la scolarité.61,1 p.cent de la population de 15 ans et plus n'a pas dépassé le secondaire.En termes de familles.61 p.cent ont moins de deux enfants, 67 p.cent ont un revenu de plus de $20 000 par an, 32 p.cent sont propriétaires de la maison qu'ils habitent.Le taux de chômage, en 1981, était de 6,1 p.cent chez les hommes et de 7.9 p.cent chez les femmes.Lors des élections de 1981, 35 324 électeurs étaient inscrits.Le candidat libéral Femand La-londe avait reçu 19 511 votes et le péquiste, 8 970, ce qui laissait à M.Lalonde une majorité de 10 541 voix.Deux autres partis avaient reçu 425 voix.Sauvé La circonscription de Sauvé est entièrement urbaine et comprend une partie de Montréal-Nord.Elle a une superficie de 7,32 kilomètres carrés et une densité de population de 7 684 personnes par kilomètre carré.La population n'a augmenté que de 298 personnes entre 1976 et 1981, alors qu'elle est passée de 55 951 à 56 249 âmes, un taux d'augmentation de 0,53 p.cent.Cette population comprend 6,30 p.cent d'anglophones et 12,6 p.cent de citoyens de descendance italienne.Les personnes âgées de 18 ans et plus représentent 71,5 p.cent de la population, 33,4 p.cent d'hommes et 38,1 p.cent de femmes.Le taux de chômage, en 1981, était de 7,34 p.cent chez les hommes et de 13,5 p.cent chez les femmes.Les familles de moins de deux enfants représentent 56,9 p.cent des 15 455 familles du comté.La proportion des propriétaires est de 29,5 p.cent et celle des personnes âgées de 15 ans et plus n'ayant pas dépassé le secondaire est de 66,8 p.cent.Le revenu moyen des familles est de $23 090 et 45 p.cent d'entre elles ont un revenu de plus de $20 000 par année.Lors des élections de 1981, 35 793 électeurs étaient inscrits sur les listes électorales et le candidat péquiste Jacques-Yvan Morin avait été élu avec une majorité de 2 377 voix.Il avait reçu 15 420 votes, le candidat libéral 13 043 et deux autres candidats avaient reçu 650 votes.des mesures de sécurité très strictes QUEBEC \u2014 Dès janvier 1982.dans une lettre qui parait aujourd'hui à certains égards prophétique, l'opposition libérale avait demandé au prési dent de l'Assemblée nationale de renforcer les mesures de sécurité afin que la sécurité physique» des députés soit mieux assurée.LOUIS FALARDEAU de notre bureou de Québec « Notre corps constabulaire devrait être mieux entraîné, mieux équipé et posséder tous les moyens pour assurer une sécurité accrue des personnes â l'Assemblée nationale», écrivait en effet le whip du Parti libéral, M.Michel Page, au président d'alors.M.Claude Vaillancourt.le 27 janvier 1982.« L'expérience nous démontre, poursuivait M.Page, qu'il serait facile et fort aisé pour quiconque d'entrer au Parlement, de molester ou même de s'en prendre à un député en particulier ou encore de s'attaquer à l'ensemble des députés lorsqu'ils délibèrent à l'Assemblée nationale.» Le whip rappelait ensuite au président «l'événement malheureux» qu'il avait eu à subir, quelques mois plus tôt.alors qu'un homme et une femme armés avaient investi son bureau pendant quelques heures et lui avaient même chatouillé le men ton de la pointe d'un couteau, avant d'ajouter, plus prophétique encore: «Heureusement, jusqu'à maintenant, aucun problème gra- ve n'est survenu mais il suffirait d'un événement malheureux pour nous faire regretter nos excès de confiance à cet égard.» La lettre de M.Page répondait à celle que M.Vaillancourt lui avait fait parvenir le 24 novembre 1981, pour lui demander justement l'opinion de son parti sur la sécurité à l'Assemblée.Depuis quelques mois, disait le président, nous songeons « à procéder à une évaluation du serv de sécurité actuellement exist jnt pour voir s'il n'y aurait pas lieu d'y apporter des améliorations ».Questions précises M.Vaillancourt posait quelques questions précises sur les améliorations â apporter el sur le statut du service et demandait une réponse avant le 10 décembre, pressé de régler ce dossier.La même lettre avait été envoyée au whip du Parti québécois, alors M.Guy Chevrette, mais si ce dernier y avait répondu avec plus de diligence (le 14 décembre), c'est en quelques lignes seulement qu'il avait lait part de la position de son groupe « Des députés constatent un certain relâchement au niveau de la sécurité, écrivait-il Ils ont l'impression que n'importe qui entre n'importe quand.Us souhaitent une plus grande vigilance de la part des agents de sécurité et un resserrement d.Ajoutons enfin que M.Page insistait beaucoup pour que la Sûreté du Québec n'ait plus accès au Parlement, ne puisse y entrer et y «exercer quelque pratique que ce soit » sans le consentement «express et signé» du président.Il était d'ailleurs revenu â la charge a ce sujet en juin 82, lors de l'étude des crédits de l'Assemblée nationale.Accord commercial Canada-URSS OTTAWA (AFP) \u2014 Le C'a nada et l'URSS ont signé en fin de semaine à Ottawa un pro tocole d'entente en vue de développer leurs relations com mer ciales, a-t on appris hier de source officielle canadienne dans la capitale fédérale.Cet accord cadre a été ratifié lors de la quatrième réunion de la commission mixte Canada-URSS (créée en 197(>) par MM.Gerald Regan et Vladimir Sush-kov, respectivement ministre d'Ktat canadien et vice ministre soviétique au commerce extérieur.Il intervient moins d'un mois après la signature d'une entente sur la pèche qui permet aux usines canadiennes de transforma tion du poisson de vendre leurs produits en Union soviétique.M.Suskhov, qui séjourne au Canada jusqu'au 18 mai â la tète d'une importante délégation commerciale, espère par ailleurs intéresser les Canadiens à des achats de tracteurs pour l'agriculture, d'automobi les et d'équipement lourd de fabrication so\\ iétique.Au cours de cette tournée de « d é m a rchage », 1 e ministre soviétique doit également parler d'achat de pétrole par le Canada.L'URSS est le quatrième client du Canada.Kn 1983, les Canadiens ont exporte \\ers ce pays pour plus de SI.7 milliard de produits (dont $1,6 milliard de céréales), tandis que leurs importations s'élevaient à $35 millions.AMC/Jœp/Renauk chez Auto Montréal Sud inc Auto Montréal Sud Inc.s'allie au réseau des concessionnaires AMC/Jeep/ Renault du Canada pour vous offrir encore plus de service à Longueuil.Chez lui, vous pouvez compter sur la vigilance de mécaniciens formés à notre école après-vente, qui disposent des pièces et accessoires spécifiques à votre modèle de voiture.Et bien sûr, vous avez l'assurance du savoir-faire qu'on retrouve chez tous les concessionnaires AMC/Jeep/Renault.Auto Montréal Sud Inc.2066, Chemin Chambly Longueuil Tél.: 670-8410 A 6 \u2022 MONTRÉAL, MARDI 15 MAI '1984 EDITORIAL PAUL DESMARAIS MICHEL ROY president du conseil d'administration éditeur adjoint ROGER D.LANDRY CLAUD\u20ac GftAVEl directeur de l'information président et éditeur JEAN-GUY DUftUC éditorialiste en chef Mme Jeanne Sauvé ou l'esprit de conquête S'il convient de saluer avec fierté l'accession formelle de Mme Jeanne Sauvé au poste de gouverneur général, il faut d'abord se réjouir du rétablissement de sa santé, durement éprouvée ces derniers mois par une maladie qu'elle ne tardera pas, souhaitons-le, à vaincre complètement.En écoutant le remarquable discours qu'elle a prononcé hier à l'inauguration de son règne, les auditeurs auront surtout été conquis par les qualités de coeur et l'élévation de pensée de la nouvelle occupante de Rideau Hall.Il y a dans cette prose une inspiration empreinte d'humanisme et les jalons dune culture qui remonte à la riche expérience des mouvements de jeunesse, notamment la JEC, où s'illustra Jeanne Sauvé dans les années d'après-guerre.Retenons à cet égard rengagement solennel que prend celle-ci qui entend promouvoir l'idéal d'unité, et des valeurs fondamentales de la civilisation chrétienne: fraternité, partage et paix.«Ce sera là, tient-elle à préciser, le fil conducteur de ma pensée et de mon action.» On retrouve en outre dans ce texte le souffle d'une âme conquérante, le souci de l'excellence et la volonté de dépassement.C'est ainsi que Mme Sauvé convie les Canadiens à «fabriquer de nouveaux outils pour des mains nouvelles», à dépasser les horizons d aujourd'hui «pour dégager des perspectives plus grandes», à «quitter des sommets déjà conquis pour atteindre des cimes inconnues».Pour ce pays et son peuple, elle appelle de tous ses voeux une vie exempte de résignation, une vie qu'on voudrait «assumer en plénitude».Le courant spirituel anime encore la représentante de la reine lorsqu'elle invite les Canadiens à dépasser les objectifs de construction d'un grand pays.Elle propose une mission plus exigeante, celle qui ferait du Canada «une famille exemplaire profondément engagée dans l'entreprise de la reconstruction universelle dont l'objectif final est la paix».Pour les Canadiens, Mme Sauvé pense que la paix doit devenir «un état d'âme, une manière d'être et de travailler».C'est encore la conquérante qui assigne au Canada un rôle immense dans l'assemblée des nations: récupérer les valeurs éprouvées, trouver de nouveaux modes de vie, revoir les bases de notre éthique privée et publique, ressaisir l'humain, maîtriser les instruments de la technologie pour les empêcher de se substituer à l'homme.Elle y voit pour finir une «vocation spirituelle» qui pousserait les Canadiens, en accord avec leurs frères des autres continents, à «dégager la source qui renouvellerait le monde».Mais la crise qui secoue l'humanité, au-delà des biens accumulés, est aussi une crise des valeurs.«L'erreur vient de ce que nous nous sommes trompés sur la définition de l'homme et le sens du bonheur», constate Mme Sauvé qui suggère de «retrouver le chemin de la découverte et la signification de l'aventure humaine».Quant à l'avenir de la fédération canadienne, le nouveau gouverneur général lance un message d'espoir et de patience: «Il suffit qu'on dialogue, qu'on collabore en toute lucidité et franchise et qu'on laisse le temps (.) façonner et polir l'édifice.» Le Premier ministre, dans son.allocution, a rendu un juste hommage à Mme Sauvé, qui est «de la race de pionnières», et s'est félicité de l'accession d'une première femme à ce poste.Mais, «pour rendre possible cet événement historique, il fallait qu une candidate naturelle à ce poste soit disponible».Jeanne Sauvé aura été cette femme des grandes premières.Michel ROY Voix qui crient dans le désert Dans son édition de dimanche LA PRESSE relate la manifestation tenue devant le consulat de l'URSS à Montréal en faveur de l'académicien Andrei Sakharov, prix Nobel de la paix, victime de mauvais traitements dans son pays.La manifestation n'a pas mobilisé les foules.Une trentaine de personnes se sont dérangées.L'organisatrice de cette protestation publique constate que «les gens s'intéressent moins aux dissidents soviétiques qu'il y a quelques années.Il est difficile de réaliser ce qui se passe là-bas quand on vit ici, de façon tellement agréable par comparaison».Bien sûr.Mais la lassitude finit par gagner les plus valeureux quand les sourds se font d'autant plus sourds qu'ils s'entêtent à ne pas entendre.Or, toutes les formes de protestation contre le sort fait à Sakharov et à son épouse n'ont jusqu'ici rien donné.La lutte du dissident Sakharov, désigné comme «traître» dans la phraséologie officielle, dure depuis des années.Physicien renommé, Sakharov a été éloigné de Moscou, où il était trop visible, et plus ou moins emmuré à Gorki.De santé médiocre, il s'affaiblit par des jeûnes répétés.L'état de son épouse donne également des inquiétudes, mais n'émeut pas les autorités, qui multiplient les vexations administratives à son égard.Les démêlés de l'académicien avec les autorités de son pays ont commencé lorsqu'il a pris au sérieux la charte d Helsinski, pourtant signée par son pays, garantissant les droits de l'homme.Avant son exil à Gorki, à 250 milles de Moscou, il avait condamné l'intervention de l'URSS en Afghanistan, aggravant de la sorte son cas de manière irréparable, aux yeux de la «nomenklatura».Il n'y a aucun doute que c'est le non-conformisme de celui qu'on a appelé «la conscience» et «l'honneur» de son pays qui a dérangé les autorités.S'il meurt demain ou après-demain (il a entrepris un nouveau jeûne) on l'honorera comme un martyr.À l'âge qu'il a atteint, après une vie de labeur, il aurait pu fermer les yeux, se taire et se réfugier dans le luxe.On peut certes se demander à quoi pouvait bien rimer la signature des Moscovites sur le document d Helsinski.Pourquoi ont-ils signé une pièce qui va à rencontre d'une tradition qui remonte aux tsars?Sous aucun régime la Russie n'a été démocratique, au sens où l'on entend ce mot dans nos pays.Et comment l'Occident a-t-il pu croire sérieusement que la rencontre d'Helsinski allait, du jour au lendemain, comme par miracle, changer les moeurs d'un pouvoir politique qu'on a pu à bon droit qualifier d'immuable?Si pacifiques soient-elles, les manifestations comme celle de Montréal ne vont pas sans quelques Inconvénients.Le président du Comité international olympique vient de déclarer: «Ce sont, de toute évidence, les manifestations organisées par les groupuscules antisoviétiques qui ont poussé Moscou à refuser sa participation aux Jeux de Los Angeles.» L'abstention des Russes pourrait coûter beaucoup d'argent à Los Angeles et aux Américains.Mais la défense des droits de l'homme ne vaut-elle pas quelques sacrifices, ne serait-ce que pour le principe?Allons plus loin et demandons-nous s'il ne reviendrait pas à nos gouvernants d'élever la voix en faveur de l'opprimé Sakharov.N'avez-vous pas écrit vous-même, M.le Premier ministre, que la liberté est «indivisible», que lorsqu'elle est menacée quelque part elle est menacée partout?Guy CORMIER (Droits réservés) Marcel Adam Cette tendance au mépris m~^J^ 1we déplore M.Lévesque Le lendemain de la tragédie survenue à l'Assemblée nationale, le premier ministre Lévesque se demandait si le Québec n'était pas victime d'une double tendance qui le pousserait, d'une part, à valoriser la violence, même inconsciemment, et, d'autre part, à entretenir ou à laisser entretenir un mépris de plus en plus marqué pour nos institutions et pour ceux et celles qui sont appelés à les animer.Une double tendance qui, selon M.Lévesque, fait courir au Québec un danger très grave, «dont les tragiques événements d'hier ne seraient qu'un triste épisode».La tentation de la violence est un phénomène réel qui n'est pas particulier à notre société; ici la violence demeure, sauf rares exceptions, une tentation, alors que dans beaucoup de contrées elle fait des ravages.Au Canada, mais plus particulièrement au Québec, la violence se manifeste surtout au niveau du langage.Or cette violence dans le discours public procède de ce mépris dont M.Lévesque dit qu'il mine les institutions politiques et discrédite les hommes publics.À quoi tient ce mépris des hommes politiques qui existe depuis longtemps, à divers degrés, dans toutes les sociétés, mais s'accentue de toute évidence depuis quelques décennies?En premier lieu, on pourrait invoquer une raison d'ordre général, inhérente aux régimes démocrati- ques fondés sur le système des par-lis.Dans ces régimes l'antagonisme partisan conduit les formations qui se disputent le pouvoir à se faire une lutte sans merci, à déployer tous les efforts pour se discréditer les unes les autres et tenter de démontrer à la population que leurs opposants sont incompétents, voire même malhonnêtes ou corrompus, bref indignes non seulement de gouverner mais même, souvent, de simplement siéger comme parlementaires.Cet exercice sans doute inévitable dans un système de partis produit des retombées qui ne sont pas étrangères au peu d'estime dont jouissent les politiciens.Ceux-ci prennent peut-être moins au sérieux que leurs propres suppor-teurs le mal qu'ils ont dit de leurs adversaires, eux qui font moins que les premiers la part de l'exagération, du mensonge ou de la mauvaise foi dans le jeu électoral.Ayant été encouragés ou induits à mépriser les candidats du camp adverse, les partisans continueront à cultiver ce sentiment négatif qui les empêchera de vouer un véritable respect aux élus qu'ils auront combattus avec peut-être plus de sincérité que ceux en qui ils avaient mis leur dévolu.Inévitable sous-produit du système des partis, ce mépris continue d'être encouragé dans la population quand les élus poursuivent en Chambre la lutte partisane dans les mêmes termes et sur le même ton que durant la campagne électo- rale, s'attachant moins à livrer le combat dans le domaine des idées qu'à entretenir le mépris de l'adversaire en le discréditant par des attaques personnelles diffamantes.à cet égard il faut dire que le Québec s'est tristement distingué depuis belle lurette.Il est vrai que nos moeurs politiques se sont grandement améliorées depuis une couple de décennies, notamment au chapitre des pratiques électorales.Or, étrangement, le gouvernement péquiste, qui a tant fait à cet égard, a par ailleurs contribué largement à entretenir ce vieux travers du discours méprisant à l'égard des adversaires, le premier ministre Lévesque donnant lui-même constamment l'exemple.Alors que c'est le Parti libéral du Québec qui a commencé à assainir nos moeurs électorales sous Jean Lesage et a continué sous Robert Bourassa, le gouvernement péquiste l'a toujours traité avec dédain, le présentant comme un parti corrompu et dénaturé, pour qui les intérêts du Québec tiennent moins à coeur que l'exercice du pouvoir, bref une formation capable de toutes les trahisons.Réputation qu'on a faite aussi aux libéraux fédéraux.Quand M.Lévesque déplore aujourd'hui ce mépris de plus en plus marqué envers les institutions et les hommes publics, il s'expose à se faire rappeler qu'il a lui-même contribué allègrement à répandre ce mal.Y a-t-il au Canada un chef politique qui a comme lui traité ses adversaires avec autant de mépris, parfois même de méchanceté?On me dira que, comme chef du PLQ, Claude Ryan n'a pas été en reste à cet égard.C'est vrai.Sans l'excuser, il faut dire en toute justice que le PQ a créé l'occasion qui a fait le larron.En commettant ces abus de langage en tant que premier ministre, M.Lévesque a porté atteinte au crédit des institutions politiques et des hommes publics, et fait èn sorte que les citoyens les respectent un peu moins.6 Pour faire bonne mesure, je dirai que M.Trudeau a aussi contribué à ternir le prestige des institutions et des hommes publics par certains excès de langage; mais comparé à M.Lévesque il a géné- \\ ralement traité ses adversaires politiques de manière moins méprisante.Enfin, certains diront que les médias contribuent pour leur part à ce phénomène en présentant des hommes publics une image très négative qui déforme la réalité.Sans doute.A cause de certains travers dont je traitais dans des chroniques antérieures.Mais il serait difficile pour les médias de faire abstraction du mépris que se vouent publiquement ces hommes politiques pour qui le discrédit de l'adversaire constitue l'arme maîtresse.DOCUMENT ! Une candidate naturelle au poste Voici le texte de Vallocution du premier ministre, M.Trudeau, marquant l'installation de Mme Jeanne Sauvé.\u2022 Après avoir été si longtemps représentée au Canada par des hommes, il convenait que Sa Majesté eût enfin pour représentante une femme.Et je suis à la fois heureux et fier de participer aujourd'hui, pour la première fois dans notre histoire, à l'installation d'une Canadienne comme gouverneur général du pays.Nous sommes réunis aujourd'hui pour rendre hommage à une personne remarquable, mais également pour saluer une heureuse évolution de notre société.En fait, pour rendre possible cet événement historique, il fallait qu'une candidate naturelle à ce poste soit disponible au moment opportun.Le moment est opportun parce que notre société comprend de plus en plus aujourd'hui que les qualités de coeur et d'intelligence des femmes n'ont rien à envier à celles des hommes; que nous avons besoin de leur regard neuf et de leur parti pris en faveur de la paix et de l'entraide pour instaurer chez nous et dans le monde un humanisme plus intégral.Le moment est surtout opportun parce que, depuis plusieurs années, des femmes exceptionnelles ont bravé victorieusement nos tabous anciens.À force de compétence et de volonté, elles se sont taillé un accès aux plus hauts postes dans ce pays.Et en se libérant elles-mêmes des contraintes qui pesaient sur leur destin, elles nous ont poussés à nous libérer aussi de nos préjugés et de nos vieilles habitudes.Je songe ici à des pionnières comme Emily Murphy, Nellie McClung.Louise McKinney.Irene Parlby, Henrietta Muir Edwards, à notre regrettée Thérèse Cas-grain, et à bien d'autres qui menèrent un combat incertain à des heures ingrates de notre histoire.Je songe à Pauline Vanier, No-rah Michener, Gabrielle Léger et Lily Schreyer, qui occupent une place spéciale dans le coeur des Canadiens, parce qu'elles ont su marquer de leur personnalité forte et généreuse la charge de gouverneur général confiée à leurs époux.Je songe enfin à toutes ces femmes qui ont ouvert aux Canadiennes les portes des plus hautes institutions du pays: Agnes MacPhail, première élue à la Chambre des communes, en 1921; Cairine Wilson, première à entrer au Sénat, en 1930; Ellen Fairclough, première à accéder au cabinet fédéral, en 1957; Réjane La berge-Colas, première juge d'une Cour supérieure au pays, en 1969; Muriel Ferguson, première présidente du Sénat, en 1972; Sylvia Ostry, première nommée à un poste de sous-ministre à la fonction publique fédérale, en 1972 également; Pauline McGibbon, première lieutenant-gouverneur, en 1974; Constance Glube, première juge en chef d'une cour supérieure, en 1982, et Bertha Wilson, première juge à la Cour suprême du Canada, en 1982 également.Comme première femme à occuper le fauteuil de président de la Chambre des communes, en 1980, et les fonctions de gouverneur général du Canada, en 1984, vous êtes de cette race de pionnières.Et sans doute avez-vous cumulé plus de premières qu'aucune autre Canadienne au cours de votre remarquable carrière.Mais ce n'est pas pour ajouter à votre record, ni parce que vous êtes femme, que la responsabilité de gouverneur général vous échoit aujourd'hui.Si vous avez été choisie, c'est parce que vous étiez, aux yeux de tous, la candidate toute désignée pour ce poste.Pour l'essentiel, en effet, la fonction de gouverneur général en est une de rassemblement des Canadiens et Canadiennes autour des valeurs qui fondent notre vouloir-vivre collectif.Or, s'agissant du Canada, vous êtes, Madame, une rassembleuse née.D'abord parce que vous portez en vous ce pays dans toute sa richesse et sa diversité.Née en Saskatchewan, vous avez été élevée en Ontario, ici même à Ottawa.Et après avoir parfait vos études en France et en Grande-Bretagne, nos deux mères patries, vous avez fait carrière à Montréal, à la télévision française et anglaise de Radio-Canada et du secteur privé.Vous avez ensuite parcouru le pays de fond en comble dans le cadre de vos fonctions de ministre à Ottawa.Et comme si cela ne suffisait pas, vous avez été appelée à prési- der à la Chambre des communes quelques-uns des débats les plus fondamentaux dans l'histoire du Canada, à l'occasion du référendum et du rapatriement de notre constitution.Cette longue familiarité avec le Canada vous l'a rendu précieux, mais par-dessus tout, elle vous a donné le goût de le faire aimer.Nul ne peut vous entendre parler de lui sans être frappé par la sincérité de vos accents.Et la chaleur de votre personnalité incarne à merveille les vertus d'ouverture, de tolérance, de partage et de fraternité dont rêvaient les fondateurs de ce pays.(.) Tous les Canadiens et Canadiennes comptent sur vos talents de rassembleuse pour consolider l'unité du pays et incarner avec grâce et noblesse l'idéal qui donna naissance à la fédération canadienne et continue de l'inspirer.Je suis sûr qu'ils ne seront pas déçus.Henri Rochefort disait à propos de la France «qu'elle a trente-six millions de sujets sans compter les sujets de mécontentement.» À quelques chiffres près, la phrase s'applique au Canada.Puissiez-vous, Madame, trouver les mots pour nous convaincre qu'à vingt-cinq millions de Canadiens et de Canadiennes, fermement -décidés à vivre ensemble, il n'est aucun sujet de mécontentement dont nous ne saurions venir à bout pour bâtir ce pays dans l'honneur, la justice et le respect de notre diversité.Que Dieu vous garde et vous inspire. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 MAI 1984 TRIBUNE A 7 LIBRE Le projet de loi C-20 Les artisans de la télévision sont inquiets Monsieur Robert Gourd Président du Comité permanent des communications et de la culture Ottawa En tant qu'artisans de la production télévisuelle de l'ancienne Division des services français de la Société Radio-Canada, nous tenons à exprimer les profondes inquiétudes que nous nourrissons à l'égard du projet de loi C-20 qui vise, entre autres, à modifier substantiellement le mandat de la Société Radio-Canada dans le contexte de l'imposante réforme entreprise par le ministre des Communications depuis la publication du fameux rapport Applebaum-Hô.bert sur la politique culturelle fédérale.Tant par ce qui y est énoncé que par ce qui n'y est pas précisé, le projet de loi C-20 ouvre légalement la voie vers la dislocation de i.i Société Radio-Canada.Selon ce projet de loi, la Société ne serait plus tenue de tendre const a m mon! à être un service-équilibre offrant-une-répartition-équitable-dc-toutc-la-gamme-de-la-programmation.C'est dorénavant au système de la radiotélediffusion canadienne, comme totalité, que reviendrait cette tâche.Quant à la Société, son avenir se résumerait à ne plus être qu'un service-distinctif-a l'intérieur - d u - s y s t è m e - d e -1 a radiotéledif fusion-canadienne.Ce changement de vocation dévolue à la Société n'a rien d'anodin et soulève immédiatement de nombreuses questions.Alors qu'il engage légalement le processus d'un profond bouleversement du système de la radiotélé-diffusion canadienne, le projet de loi C-20 ne précise d'aucune manière quels seront dès lors les mécanismes qui devront garantir aux Canadiens de tous âges, aux intérêts et aux goûts divers, de langue anglaise et de langue française, et de toutes les régions du pays, de pouvoir véritablement compter sur un service équilibré de télévision canadienne.Cette question est pourtant vitale en regard de la pré servation et du renforcement de l'identité culturelle, sociale et politique du Canada, sans (esse menacée par les puissants assauts de la «culture hollywoodienne» face ù laquelle toute digue de protection devient de plus en plus illusoire au fur et ù mesure que se développent les nouvelles technologies en télécommunication.Par ailleurs, qu'entend-on vraiment par «service distinctif»?Monsieur Fox soutient que la Société Radio-Canada doit devenir un puissant instrument de programmation de productions canadiennes distinctives.Cependant, si Ton met en relation le projet de loi C-20 avec les recommandations célèbres du comité Applebaum-Hé-bert et avec le projet d'une 2e chaîne privée de télévision francophone au Québec tel que prôné par le ministre, tout nous laisse craindre qu'à terme, la Société Radio-Canada pourrait être appelée à retirer de sa programmation divers types d'émissions (de sport, par exemple) sous prétexte qu'un radiotélédiffuseur privé y verrait une «injuste concurrence».Complémentaire aux réseaux privés, la Société sera-t-elle amenée à délaisser la programmation de téléromans comme LE TEMPS D'UNK PAIX parce que Télé-Métropole programme elle aussi des téléromans?Radio-Canada est-elle dès lors vouée à devenir ue seconde version de l'Autre télévision, élitis-te et marginale?Un mutisme éloquent Si Ton se fonde sur les mesures énoncées dans le document intitulé «Bâtir l'avenir», la Société Radio-Canada sera de plus en plus appelée à alimenter sa programmation en ayant recours à de petits producteurs indépendants, réduisant progressivement, dans le même processus, la proportion de ses productions «internes».À notre avis, la liquidation progressive de Pactivité de production à Radio-Canada, c'est la voie royale vers la liquidation de la Société Radio-Canada elle-même.En effet, l'activité de programmation à laquelle certains voudraient bien la voir confiner, est vouée à perdre largement de son importance au cours des prochaines années compte tenu de la formidable multiplication des sources d'émissions qui, comme le soulignait Applebaum-Hébert, fera de plus en plus du téléspectateur le seul véritable programmateur.À notre avis, la Société Radio-Canada se concentrant essentiellement sur son activité de programmatrice, (privée pour une large part de Pactivité de production) tendrait de plus, à développer ses tendances actuelles vers la bureaucratisation à outrance, tendances qu'il s'agit de combattre et non de nourrir et cela, selon nous, par une plus grande transparence de la Société vis-à-vis du Parlement et du public.La logique de la réforme amorcée, dont le projet de loi C-20 est un élément, ne nous laisse, par ailleurs, guère d'illusions quant au fait que les premiers à en faire les frais seront les milliers'd'artisans de la télévision canadienne dont le sort ne semble préoccuper personne dans ce grand débat.La volonté sous-jacente au projet de loi C-20 aura pour conséquence (si l'on en croit M.Jacques Hébert) de soumettre ces milliers d'artisans aux diktats de petits producteurs obligés de réaliser des émissions au moindre coût possible en embauchant à la pige selon des conditions de travail qui nous ramèneront trente ans en arrière.L'interminable conflit à Télé Métropole en dit long à ce sujet.Comment, clans ces conditions, ne pas craindre que cette réforme» fondée sur l'atomisa lion de la production télévisuelle au Canada ne conduise à la dégradation généralisée des conditions de travail de ceux et celles qui font cette production?C'est là l'un des aspects de la réalité où nous mène l'hvsté-rique ardeur des quelques Apple-baum et Hébert qui exigent une poli tique culturelle centrée sur l'Artiste et le Créateur comme si en matière de télévision l'artiste et le créateur existaient en soi.Dans ce sens, il nous apparait d'une extrême Importance que le projet de loi C-20 précise dans son libellé la nature des activités que l'on entend réserver à la Société Radio-Canada de manière à lever toute ambiguïté sur l'avenir et l'ampleur de ses activités de production.Depuis plusieurs années, nombreux sont ceux qui insistent sur la nécessité d'accroître l'imputabili-té et la transparence des activités de la Société Radio-Canada à l'égard du Parlement et du public canadien qui en assure le finance mont.Il ne s'agit pas ici de chercher à renforcer davantage encore les mesures de contrôle souvent tatillonnes sur l'aspect gestion financière, mais plutôt de définir avec une certaine précision des mécanismes qui assureront une véritable prise du public canadien et du Parlement sur tout ce qui concerne la réalisation d'objectifs et de plans préalablement définis quant à la quantité et à la qualité de la production télévisuelle à Radio-Canada, tant au niveau local que national.Malheureusement, non seulement le projet de loi C-20 est-il muet sur cette question, mais encore le pouvoir de directives quasi illimitées sur le CRTC qu'il confie au ministre nous semble aller dans une toute autre direction.Ce pouvoir est insuffisamment indéfini dans ses limites et risque de porter une attente grave à Pin dépendance vitale du CRTC, et indirectement, de la Société Radio-Canada vis-à-vis des pouvoirs politiques.Ces craintes sont d'autant justifiées que le ministre n'hésite pas, par la seule utilisation de ses pouvoirs actuels, à s'immiscer avec force dans les affaires de la Société Radio-Canada pour influer de façon déterminante sur son orientation.On assiste ainsi depuis quelques mois à une ingérence de plus en plus pressante et traumatisante du pouvoir politique du ministre sur la Société et la haute direction de la Société semble n'avoir d'autre alternative que de s'y soumettre et, à titre d'exemple, d'engager le processus de liquidation par attrition de l'activité de production télévisuelle à Radio-Canada.Nous estimons que le pouvoir de directive, s'il n'est pas davantage précisé, menace d'amplifier encore ce phénomène» à l'encontre de la tradition qui distinguait avantageusement le fonctionnement du service national de radiotélédiffu-sion canadienne du système français, par exemple, qui, lui, est tout entier soumis aux ingérences des pouvoirs politiques.L'américanisation de la télévision Dans le contexte de la vaste réforme entreprise par le ministre des Communications, le projet de loi C-20 constitue, dans son libellé actuel, un clou de plus planté dans le cercueil d'un système de radio-télédiffusion qui certes n'est pas parfait, mais qui, jusqu'à présent, se distinguait comme système original et relativement bien adapté à la réalité complexe de ce pays.Le projet de loi C-20, selon nous, ouvre la voie à la transformation de la Société Radio-Canada, jusqu'ici pilier du système canadien de radiotélédiffusion, en une sorte de PBS américain à l'intérieur d'un système lui-même de plus en plus américanisé.En tant que citoyens canadiens et en tant qu'artisans de la télévision, nous croyons que vouloir fonder le développement de notre production télévisuelle sur le modèle américain en privilégiant l'apport certes important mais combien aléatoire des producteurs privés, c'est en fait jouer David contre Goliath dans la grande marre de la concurrence féroce du monde de la télévision en terre nord-américaine.Inévitablement, ce seront alors tous les Canadiens et en particulier les artistes, créateurs et artisans de la télévision canadienne qui, à terme, paieront une inacceptable note.Nous exprimons l'espoir que le projet de loi C-20 soit soumis à l'examen du Comité permanent des communications et de la culture avant son adoption par la Chambre des communes de manière à ce que nous, artisans de la télévision, comme le public canadien, puissions exprimer et développer notre point de vue sur ce projet de loi déterminant quant à l'avenir de la production télévisuelle au Canada.Denis parent, président Syndicat des employés de production du Québec et de PAcadie Une solution à la grève des médecins de Gaspé Il est clair que le temps que l'on mettra pour repenser à «réviser le régime des primes d'éloignement» pour enrayer les grèves des hôpitaux dans les régions éloignées, comme le laissait entendre le premier ministre devant les journalistes, le 8 mai dernier, d'autres grèves auront surgi, comme celles qui s'amorcent à Chieoutimi et à Cha ndler.La raison invoquée pour la démission en bloc de tous les membres du Conseil des médecins et dentistes de l'Hôtel-Dieu de (iaspé est le manque «flagrant» de médecins omnipraticiens à Gaspé.Actuellement il n'y a que six médecins généralistes alors qu'il en faudrait 15.affirme le Conseil.Donc un manque de 9 onmipraticiens.La solution est pourtant simple: il y a «SIX omnipraticiens qui oeuvrent dans la discipline de l'ophtalmologie dans la région du Ras Saint-Laurent - Gaspésie».allègue le Dr Paul Desjardins, président de la Fédération des Médecins Spécialistes du Québec, dans sa défense pour avoir refusé la prime d'éloignement à un ophtalmologiste qui faisait sa demande pour (iaspé.«Il y a deux omnipraticiens qui font de l'anesthésie à l'hôpital de Gaspé».affirme le Conseil des médecins et dentistes dudit hôpital, donc un total de huit omnipraticiens transplantés ailleurs, alors qu'il y a un manque de neuf omnipraticiens dans leur région, sans compter qu'ils prennent la place de véritables spécialistes à qui l'on refuse la demande de primes d'éloignement.Comment reparer cette anomalie?lui accordant la demande (le prime aux spécialistes qui en font la demande.Il me semble que cinq ophtalmologistes pratiquant ac tuellement à Rimouski et un ophtalmologiste à Gaspé seraient suffisants pour assurer un bon service en Gaspésie et libérer les six omnipraticiens.En accordant 50000$ de prime d'éloignement à deux an»»s thésistes certifiés, comme on l'a réussi à Sept Iles, cela desengagerait les deux omnipraticiens qui pratiquenl l'anesthésie à (Iaspé et le truc serait joué.Qui doit-on incriminer pour cet état de choses?Certainement pas le gouvernement qui a augmenté de 15% les revenus des omnipraticiens qui pratiquent dans les régions éloignées, qui a diminué de 30% les revenus des nouveaux reçus qui persisteront à pratiquer dans les grands centres, qui a accordé une prime d'éloignement aux spécialistes qui pratiqueront dans les régions démunies, et même le déménagement et le ros-sourcement dans les régions dési gnées.Sa seule erreur aura été d'avoir mis un montant de 750000$ dans les mains pour distribution d'un organisme dont le budget déficitaire de plus d'un million accaparait toute son énergie et toutes ses ressources.Au lieu de distribuer les primes d'éloignement, la Fédération a préféré le faire fructifier jusqu'à X50000$ avant de faire le premier versement de 15000$ après seize mois d'Inertie à un anosthésistc de Sept-Iles.Au lieu de distribuer les primes d'éloignement aux spécialistes à qui appartenait ces 750000$.la Fédération a offert les primes d'éloignement à trois omnipraticiens pour régler la grève de» Ri mouski, ce qui n'a pu qu'aggraver la manque «flagrant- d'omniprati ciens dans la région.La Fédération est la principale responsable des grèves qui surgissent dans les régions éloignées Qu'elle s'em-presse de réparer ses erreurs avant qu'il ne soit trop tard.L'idée de faire de la Gaspésie un immense pare national est révolue.Rimouski n'est pas dans la Gaspésie et ne peut en être le nombril.C'est toujours la morne histoire qui se répète.(Jaspe se souvient do 1965 alor> que le ministre de l'KcliK ation dans le temps.Gérin-Lajoie, avait annonce que les étudiants de la région devraient voyager à Rimouski et qu'il n'y aurait pas de cégep à Gaspé.Ce n'est que le lî) mars 1968, soit trois ans plus tard, que le nouveau ministre de l'Éducation, Jean-Guy Cardinal, leur a accordé un cégep à Gaspé même, ce qui était beaucoup plus logique et beaucoup moins onéreux pour les étudiants.Michel BECHARD Ophtalmologiste certifie Montreal Course à la chefferie ou course de chevaux?On y retrouve tout le vocabulaire utilisé à l'hyppodrome: nez à nez \u2014 en tête de piste \u2014 en avance \u2014 favoris \u2014 performance \u2014 spectacle \u2014 les paris sont ouverts, les jeux sont faits, etc., etc.Mais sur quoi, sur qui peut-on vraiment miser dans cette course sans autre objectif que le pouvoir éventuel?En régime de libre concurrence, il semblerait que ce jeu de course fasse partie des moeurs électorales et journalistiques tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Comme citoyenne je me sens lésée devant l'absence de débats de fond en matière politique.Les politiciens qui se disent avoir la faveur des délégués de leur circonscription et de leur parti, n'ont-ils aucun sens éthique ni civique pour s'adonner ainsi durant de longs mois, jour après jour à des activités de course chevaline?Ceux-ci ont-ils seulement un plan de redressement économique et social, une plate-forme sérieuse, un programme politique tant national qu'international à soumettre à la population pour éclairer celle-ci à faire le meilleur choix?Après avoir tant réclamé, dans divers organismes professionnels de droits et liberté, le droit du public à une véritable information, celle-ci semble, en fait, \u2014 dans la présente course au leadership \u2014 dans une impasse faute d'information critique, Le milieu journalisti- que en général ne semble pas poser aux vedettes en lice, avant même qu'elles soient élues, les questions pertinentes relatives à leurs engagements d'ordre politique et économique.Les divers agents d'information présentent quotidiennement «à la une» des nouvelles d'ordre plus compétitif que civique, sans manifester suffisamment d'esprit de recherche, de questionnement véritable face aux attitudes et moeurs électorales des candidats.Il faudrait aussi cesser d'accepter comme normales et courantes les attitudes débiles et irresponsables des politiciens qui prennent \u2014 et parce qu'on leur donne \u2014 quotidiennement et largement un temps d'antenne et d'espace de «première page».Il y a là dans les médias, une forme de complicité ou pour le moins d'attention et d'intention fort discutables à mon point de vue.Je souhaite qu'avant le 16 juin \u2014 date de l'élection à la chefferie du Parti libéral fédéral \u2014 qu'un débat public soit ouvert sur la question de l'éthique professionnelle des politiciens et des agents d'information lors des campagnes électorales.Dans un système démocratique, c'est une question fondamentale a étudier et à discuter.Simonne mon et chartrand Richelieu Un piètre encouragement Nous sommes un groupe de six musiciens de la polyvalente Antoine de Saint-Exupéry qui a gagné à un festival canadien de «Stage Band».Dans notre catégorie, nous nous sommes classés les premiers avec une note de 89 pour cent.Maintenant, nous pouvons participer à ce même festival, à Toronto, mais en vue de nous classer nationalement.Étant donné que nous sommes des jeunes de 17 à 19 ans, nous avons demandé des subventions, tout d'abord à l'école et à la commission scolaire qui nous représente.Elles ont refusé.Personne n'avait d'argent à nous consentir, même si nous savons que la commission scolaire Jérôme Le Royer accuse des surplus budgétaires pour cette année.Nous ne leur demandons qu'un minimum de $300, ce qui nous permettrait d'aller compétitionner contre des écoles canadiennes.Jusqu'à maintenant, nous avons donné un spectacle pour nous autofinancer.La ville de Saint-Léonard a fait sa part en versant une légère subvention.Nous nous demandons si l'école et la commission scolaire qu'on représenterait ne devraient pas être les premiers à nous*aider.Nous nous interrogeons à savoir s'il existe dans une école aussi grosse des surplus budgétaires à quelques postes qui pourraient nous aider financièrement.Encore une fois, quelle belle preuve d'encouragement de la part de nos commissaires et de la direction de l'école.Stéphane McNEIL, Sylvain nolet, Stefan BOUCHER, Tony SHIELDS, Pierre ST-IGNAN, Luc DEGUIRE N.B Priorité ett accorde* tout cotte rubrique aux lettret d'intérêt général to rapportant à dot articles parut dont LA PRES SB.la conation ett de rigueur.lot correspondants doivent In ter in lisiblement hurt nom, adrotto et numéro do téléphoné.LA PRESSE no s'engage pat à publier toutes, lot lettret reçuet, ni à rotoumor lot lettret, manuscrits ou outres documents non publie*.L'autour assume Ventière responsabilité de ses opinions.Tout on rotpoxtont la pensée do l'autour, LA PRESSE to rétorvo le droit d'abréger lot lettres selon l'espace disponible.Si pottfbh écrire à ta machine, à double interligne.Prière d'adresser vos lettre t comme tuit; nîribuno libre», LA PRESSE, CP.4200, tuct.Place d'Armée, Montreal H2Y JMI.L'attentat de Québec La raison de la déraison L'attentat de Québec est condamnable.Il l'est d'autant plus que les victimes sont totalement innocentes des actions que Denis Lortie reproche au gouvernement.Nous comprendrons qu'il s'agit là d'un acte d'une personne qui.sous le poids des frustrations, a basculé dans la folie \u2014 une folie politisée \u2014, commettant ainsi l'ir responsable, l'irrémédiable.Les réactions des députés et autres officiels étonnent, toutefois.Le seul point qui semble les préoccuper est celui de la sécurité des locaux gouvernementaux et parlementaires, c'est-à-dire leur sécuri té.Leur vie est on jeu.donc ilss'in quiètent Or.quand il s'agit de légiférer, ils no se sont jamais vraiment préoccupés de la sécurité de la population, elle qui est dans l'insécurité permanente, aux prises avec les fous, les violeurs, les voleurs et criminels de tous genres.Kpris de libéralisme, ils sont pour l'abolition de la peine capitale, la réhabilitation des criminels, le relâchement dans les prisons, l'étouffomont des délits de leurs collègues, etc.Je suis per suadé qu'ils continueront de prôner les mêmes principes empreints de libéralité, mais.en s'assurant a eux-mêmes une bonne protection En cet acte démesuré de Denis Lortie.il faut voir aussi une réac lion, quoique illégitime dans forme, de la part de la population, laquelle en a assez de voir ses élus l'écraser, que ce soit au niveau municipal qu'aux niveaux provincial et fédéral.Les gouvernements agissent à leur guise (affaire de l'Axel-20, ess;ii< du missile Cruise, taxe Pari/eau), sans tenir compte des désirs et des besoins de la population, sans se préoccuper de la facture, sachant qu'ils bénéficient de l'immunité inhérente a leurs fonctions et que personne ne viendra done leur faire payer de leur poche ce que nous trouvons à paver de la nôtre.C'est ainsi que les deficits augmentent, que no** maux se multiplient et que, mal heureusement pour nous tous, notre société se détériore.(Quanti on sait que le Canada est si riche qu'il pourrait vivre en au tarcie.on s'étonne de ce (jii'on vi\\ .-a\u2014 Ce rôle ne consisterait-il pas à récupérer les valeurs éprouvées, à trouver de nouveaux modes de vie, à revoir les bases de notre éthique privée et publique, à ressaisir l'humain et à maîtriser les merveilleux instruments de la technologie empêchant qu'ils se substituent à l'homme, le réduisent à l'état de servage et, à la limite, lui enlèvent même le loisir de la pensée et de l'initiative?Ne pourrions-nous pas, avec nos frères de tous les continents, dégager la source qui renouvellerait le monde qui essaie vainement de se régénérer?C'est là comme il me parait, une voca-tiqn spirituelle qui va au-delà des nationalismes trop étroits et nous projette vers un idéal susceptible de redonner à l'aventure humaine son sens et sa faculté d'enthousiasme et d'espérance?Si, comme l'a écrit Valéry, «nous savons maintenant que les civilisations sont mortelles», nous savons mieux encore que chacune d'elles porte ses germes de renaissance et de transformation.C'est pourquoi, confiante en l'être humain et en sa force de rebondissement, j'adresse à tous mes compatriotes un pressant appel à la fraternité.Combien je voudrais qu'ils prennent conscience de cette exigence de l'union et de l'amour sans lesquels tout travail de rapprochement et de compréhension ne mène qu'à des simulacres d'entente et à des trêves fragiles! En cette fin de siècle, nous n'échappons pas à la crise qui secoue et déséquilibre l'univers dont les effets éprouvants seront davantage sentis par les jeunes obligés de vivre ce qui ressemble à un temps d'apocalypse où tout est remis essentiellement en cause.Nous avons oeuvré pour notre bien-être et le mieux-être de nos enfants; nous avons gagné de travailler moins; nous avons plus d'argent et plus de loisirs.Malgré cela, tout autour de nous porte la marque de l'impatience.Énervés par la publicité, poussés à revendiquer, à demander, à recevoir et à prendre, nous agissons trop souvent comme des enfants qui délaissent leurs jouets cassés pour en réclamer d'autres plus excitants, capables de les tirer de leur état de consommateurs lassés.L'erreur vient de ce que nous nous sommes trompés sur la définition de l'homme et le sens du bonheur.Nous cherchons celui-ci au-delà du possible quand il faudrait faire une pause et procéder sereinement à l'inventaire de nos ressources pour retrouver le chemin de la découverte et la signification de l'aventure humaine.Quand je songe à la jeunesse de mon pays, j'éprouve beaucoup de fierté; beaucoup de sympathie également car c'est elle qui subira les effets de la conjoncture actuelle.Elle aura devant elle une tâche ardue.Sa lucidité le lui fait comprendre déjà; elle sait qu'elle doit prendre sa part dans la préparation de son avenir.Il est normal qu'elle nous avertisse qu'elle n'entend pas nous laisser toute la responsabilité des lendemains qui seront les miens.Un jour viendra où l'on nous remplacera, où ceux-là mêmes que nous avons voulu aider déserteront les chemins que nous avons ouverts; ils orienteront différemment leur démarche et bâtiront la Cité selon leur propre plan afin de répondre aux exigences inédites des temps nouveaux.Ne serait-ce point un manque d'humilité et de clairvoyance que de tenter par tous les moyens de devancer les reproches en nous ingéniant à construire et à hypothéquer le monde destiné aux générations montantes?Il importe de respecter la loi universelle qui régit le progrès des civilisations: une génération apporte sa pierre, une autre la sienne, et si le matériau demeure le même, son assemblage révèle la vision, l'état d'esprit et la volonté de ceux qui.chacun à son tour, s'épuisent et meurent sur le chantier.Nous avons l'obligation de bâtir pour d'autres, pas celle de les remplacer et, par une activité fébrile, créer l'impression que nous ne croyons pas en leur capacité d'invention et de res-sourcement.Nous devons les préparer à vivre, mais nous ne sommes pas habilités à vivre à l'avance, à leur place, une existence dont nous aurions tort de vouloir leur imposer le modèle définitif.Mon expérience d'hier dans les mouvements de jeunesse et celle que j'ai acquise tous les jours depuis me révèlent ses espoirs et ses possibilités; je l'invite à relever en son temps les défis et à prendre positivement la relève.Elle fera la preuve de ce que vous avez dit tantôt.Monsieur le Premier ministre, qu'il n'est pas de problèmes insolubles, pas de situations que nous ne pouvons ensemble améliorer ou corriger; il suffit qu'on dialogue, qu'on collabore en toute lucidité et franchise et qu'on laisse le temps, «ce grand sculpteur», comme l'appelle si justement Marguerite Yourcenar, façonner et polir l'édifice de la fédération canadienne.Je crois en la force de tous les nôtres, en ce pouvoir de récréation par la pratique des vertus éprouvées qui, de tout temps, ont forcé les êtres humains à se surpasser.et à donner la pleine mesure de leur foi, de leur sagesse et de leur courage.J'ai pour ma part \u2014 et c'est là une des tâches que je m'assigne ici publiquement \u2014 à connaître davantage mes compatriotes, à leur instiller cette confiance qui fait et scelle les destins.Notre tâche commune est de faire régner la tolérance, de nous prêter mutuellement secours et de nous défendre des contrefaçons de la liberté.Notre bonheur est à ce prix; mais ce bonheur ne saurait jamais être un chacun pour soi; il appelle le partage de sorte que le bien qui nous advient d'être des Canadiens rejoigne dans sa dynamique les multitudes du monde.J'ai, pour m'acquitter de mes devoirs, besoin à chaque instant de chacun de vous.Il nous faut être unis spirituellement si nous voulons avancer sur la route exaltante que la Providence a si généreusement ouverte devant nous.L'Ecclésiastique dit: «.tel le chef de la ville, tels tous ceux qui l'habitent.» (Eccli, 10, 2) C'est pourquoi je réclame votre soutien.Comme moi, vous savez qu'elle en doit être l'inspiration car vous avez éprouvé vous aussi l'éternelle vérité de la parole du psaume: «Si Yahvé ne bâtit la maison, en vain peinent les bâtisseurs.» (Ps 127,1)__ LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 15 MAI 1984 A 11 « Sur chaque dollar de son revenu en 1983, Gulf Canada a utilisé 984 dans l'exercice de ses activités.» \"J.C.\" Phillips Président du conseil, Gulf Canada Limitée L'année dernière, Gulf Canada a versé environ 2\u2022\u2022 ¦\\ Hyacinthe * ^7746344 fz A 16 28 organisations de femmes dénoncent le retour de Grégoire \\'.m.: huit organisations féminines du comté de Frontenac (Thetford Mines, Black Lake et Disraeli) protestent contre le retour du député Gilles Grégoire à l'Assemblée Nationale.Il a repris ses activités de député dans cette circonscription depuis sa sortie de la prison d'Orsainville, en banlieue de Quebec, le 28 mars dernier.« Ce qui dépasse l'entendement des femmes, c'est que Gilles Grégoire ose s'imaginer que la population va oublier ce qu'il a fait», écrivent-elles dans un communiqué aux médias, signé Le groupe des femmes pour le départ de Gilles Grégoire.Gilles Grégoire a été condamné le 17 juin 1983 par le Tribunal de la jeunesse pour avoir incité sept filles mineures à commettre des actes d'immoralité sexuelle.Au mois de mars 81, après avoir purgé le tiers de sa sentence de deux ans moins un jour, M.Grégoire a obtenu une libération conditionnelle et a repris ses fonctions de député, comme indépendant, à l'Assemblée Nationale.Dans le communiqué, le groupe sollicite la collaboration de divers organismes \u2014 comités de condition féminine des syndicats, regroupements féminins de toutes natures, etc.\u2014 en les invitant à manifester leur appui par une lettre personnelle ou collective.Dîneur inconvenant RALEIGH, Caroline du Nord (AP) \u2014 Donna Anderson avait prévu un simple poulet pour le diner lorsqu'elle a découvert dans son four un serpent qui n'était pas invite.« Sa tête penchait au dehors », devait-elle expliquer en décrivant le boa constrictor long de deux mètres qui avait trouvé refuge dans le tiroir inférieur du four.Philip Rees, l'un des deux amis invités ce soir-là a raconté que l'hôtesse était sortie de la cuisine et avait dit calmement : « vous n'allez pas me croire, mais il y a un serpent dans le four ».La bète est morte peu après être sortie seule du four, sentant probablement la soupe chaude m c M Un employé lésé entreprend une grève de la faim devant l'édifice de la Sun Life Philippe Faule a entrepris une grève de la faim devant l'édifice de la Sun Life, rue Metcalfe, à Montréal, pour forcer la compagnie à réparer le tort qu'elle a causé à plusieurs employés lors du transfert du siège social de Montréal à Toronto, en 1978.M.Faule s'est vu accorder récemment, par la Cour supérieure, un dédommagement de $16 000 pour avoir été congédié sans raison valable au moment du transfert.Il veut maintenant élargir ses revendications à tous les employés qui, comme lui, ont perdu leur emploi à cette époque.L'ancien agent d'assurances demande à Sun Life de reconnaître qu'elle a causé un préjudice à des dizaines d'employés.Il se dit prêt à faire la grève de la faim aussi longtemps qu'il le faudra.photo Jeon-Yves Léiourneau, LA PRESSE Sur» Uf* cf«vro v
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