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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1984-04-24, Collections de BAnQ.

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[" fOO ans LA MÉTÉO: PLUIE AUJOURD'HUI: MIN.:3°, MAX/10* , DEMAIN: AVERSES DISPERSÉES.DÉTAILS PAGE A 2 examen de la vue ^scA VV.\u2022examen ^f>MVjLA \u2022 lunettes v\\m\\^v \u2022 verres de contael 5 succursales 284-8424 35 cents MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984, 100e ANNÉE, N° 102, 80 PAGES, 8 CAHIERS Hors de la zonenvtiopolit.iino 45cents Sept-Mes et Ban i Comeau 50 cents RIPOSTANT À LA DECISION DE LONDRES DE ROMPRE SES RELATIONS AVEC TRIPOLI ( D'après Reuter, AFP ) \u2014 En exprimant « sa surprise et son indignation » devant la décision de Londres de rompre ses relations diplomatiques avec Tripoli, le gouvernement libyen a menacé, hier, d'aider l'Armée républicaine irlandaise dans ses activités contre la Grande-Bretagne, et s'est engagée à accroître son aide aux révolutionnaires irlandais.La « Marche verte », organe des comités révolutionnaires, a souligné, dans un éditorial, que le Congrès populaire allait ouvrir des bureaux de l'IRA dans toutes les villes libyennes.Il a demandé par ailleurs l'extradition des « criminels » ( adversaires du régime libyen ) qui ont trouvé refuge en Grande-Bretagne et qui sont réclamés par l'intermédiaire d'Interpol: « S'ils ne sont pas remis aux autorités libyennes, les forces révolutionnaires ne respecteront plus les lois de la police internationale et prendront les mesures révolutionnaires voulues », pré-cise-t-on.Cependant, la Libye n'a pas encore annoncé la rupture de ses relations avec Londres, et le Congrès populaire, instance suprême du pays, n'a pas pris position jusqu'à présent.Dimanche, le gouvernement britannique, en faisant savoir qu'il rompait ses relations diplomatiques avec Tripoli, a intimé l'ordre à tous les Libyens actuellement assiégés dans les locaux de l'ambassade de Libye à Londres de quitter le pays d'ici une semaine au plus tard.Les diplomates britanniques en poste à Tripoli quitteront la ville dans le même délai, d'ici au 29 avril.Réaction mitigée Cette décision a été généralement assez bien accueillie par les Britanniques, bien que de nombreux journaux, ainsi que plusieurs partisans du Parti conservateur au pouvoir, se soient déclarés en désaccord avec cette mesure, en faisant valoir que le départ de la mission diplomati- voîr IRA en A 2 \u20227 h?1 1 La décision de renvoyer dans leur pays tous les membres de la mission libyenne assiégée à Londres n'a pas eu l'heur de plaire aux journaux britanniques.téléphoto UPI ?\u2022 1& Mario Deslauriers, monté sur Aramis, reçoit son trophée des mains du prince Philip, président de la Fédération équestre internationale.(téléphoto AP) SAUT D'OBSTACLES Deslauriers remporte Coupe du monde GOTEMBOURG, Suède (Reuter, AFP, UPC) - Mario Deslauriers, de Bromont.montant Aramis, a remporté hier pour le Canada la 6e Coupe du monde du saut d'obstacles, devançant au classement final le Brésilien Nelson Pessoa, ex-ae-quo en deuxième place avec l'Américain Norman Dello Joio, vainqueur de cette compétition l'an dernier.Le jeune Québécois de 19 ans se devait de faire un second par- cours parlait, après une faute commise dans le premier: une erreur l'aurait fait tomber en septième place.« J'étais extrêmement nerveux, mais j'ai réussi à me con voir COUPE en A ?A LA.MODE champions sont en ville ! Les Michael Bossy ot Brian Trotrier en tête, les Islanders sont arrivés à Montréal hier.En quête d'une cinquième Coupe Stanley d'affilé*, record toujours détenu par le Canadien, et impressionnés par la tenue du dub montréalais dans les séries, les champions s'attendent à du jeu robuste.pages 2 à 5, 10 et 15 Les Expos battent les Mets 6-4 pages 6 à 8 AUJOURD'HUI \u2022 COUR SUPRÊME La cause portant sur les droits linguistiques des Franco-Manitobains sera le fait saillant de la session de printemps de la Cour suprême du Canada, qui débute aujourd'hui.page A 4 VIN Les températures élevées auxquelles les vins sont souvent soumis lors de leur transport les affectent sur tous les plans, et leur goût s'en trouve fréquemment modifié.page B 1 L'ÉCONOMIE En toute liberté En 1984 , les femmes ne suivent plus aveuglément la mode.C'est pourquoi les collections québécoises proposent cette année des vêtements souples et faciles à porter.page D 1 Budget record pour les pêches maritimes: $42,9 millions Essence: la guerre des prix s'est déplacée en Ontario + Cahier C SOMMAIRE Annonces classées.E 4 à E 9 Arts et spectacles \u2014 Informations.G 1 à G 4 \u2014 Horaires.G 2 Automobile.F 1 à F 7 Centenaire.A 8 Décès, naissances, etc.E 11 Économie.C 1 à C 8 Editorial.A 6 Êtes-vou s observateur ?.E 6 FEUILLETON .E 5 Horoscope.E 6 Le monde.B 2 Météo.A 2 Mots croisés.E 8 «Mot mystère».E 9 Quoi faire aujourd'hui.B 6, B 7 Tribune libre.A 7 Vivre aujourd'hui.D 1 à D 12 TABLOÏD SPORTS Bandes dessinées.12 Mots croisés.13 ENLEVEE Carole Chapados, de Laval, lance un appel déchirant en vue de retrouver sa fille Julie, enlevée il y a trois ans par son ancien ami devenu membre de la secte des Krishnas.page A 3 PERSONNES ÂGÉES Le gouvernement du Québec s'efforcera désormais de maintenir le plus longtemps possible les personnes égées dans leur milieu naturel, au lieu d'avoir recours aux centres d'accueil.page A 10 LLLL1 H 1 1 1 TTTTTTT r TTTT TTTrTTTTII > .1 i 1 i 1 i i i m 1 1 i i i m i i i i i i m m 1 m i i i i m i 1 m i 1 i 1 i m ij i 1 i 1 1 i i > itt1 i 1 ii 1 t i i i i m i m 1 H i l^i-i-u^T^^ RECHERCHE! vidéo^ qui parle! DISPONIBLE À RABAIS SL2410(4 prog./21 jours) TÉLÉCOMMANDE SANS FIL 105 CANAUX_é ,< _____V> m'111111111111 h 11111 iTTni-TTTrn-TTT; rrrrm.Trinitron B A 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984 Mario Deslauriers était tout sourire, hier, après sa victoire aux Championnats du monde qui se déroulaient à Goteboig, en Suède.Quant à Aramis, les photographes semblaient Pintimider davantage.téléphoto AP COUPE suif© ck> la page A 1 centrer sur les obstacles et à surmonter les difficultés à mesure qu'elles se présentaient», a-t-il diU Le deuxième parcours était plus facile pour Aramis, un cheval qui possède une très longue foulée: l'élimination dè certains des obstacles de la première ronde avait donné au cheval plus d'espace pour ajuster ses foulées.Nelson Pessoa a néanmoins effectué une deuxième ronde sans faute lui aussi, de même que Norman Dello Joio, qui Pavait rejoint en deuxième place à l'issue de la première manche.Un espoir subsistait ainsi pour ces deux cavaliers, qui pouvaient encore espérer se mesurer dans un barrage, si Deslauriers commettait une erreur.Celle-ci ne vint toutefois pas, et le jeune cavalier réussit son troisième parcours sans renverser une seule barre, et quand on sait qu'Aramis est plus à Paise à l'extérieur, on pense immédiatement aux Jeux olympiques de cet été à Los Angeles.Depuis hier à Gotembourg, Mario Deslauriers est devenu l'homme à battre.Quant à Aramis, un Hanovrien de 7 ans importé au Québec en 1980 et vendu $75 000 à un groupe d'hommes d'affaires, il est actuellement considéré comme Pun des meilleurs sauteurs au monde et est évalué à plus d'un demi-million de dollars.IRA ; suits de la page A 1 '.que allait probablement permettre au tireur responsable de la mort, mardi dernier, d'un agent féminin de la police londonienne, de quitter le pays sans être in- '.quiété.>I«On peut comprendre la décision du gouvernement, puisque Ma'sécurité de nos compatriotes \u2022 ^n Libye prévaut.Mais personne *}ie peut justifier le fait qu'un l^îieurtre commis en Grande-Bre- - iagne ne sera pas jugé par un - tribunal britannique », a soutenu : -V-député Eldon Griffiths.; ' : Malgré les accusations britan- \u2022 niques, le gouvernement libyen ! affirme ne pas être responsable xlé la mort de la jeune femme, Yvonne Fletcher.Plusieurs jour-I~nées de négociations, à Tripoli, - Centre l'ambassadeur de Grande-L Bretagne et les autorités libyennes en vue d'identifier le tireur 'etde mettre fin au siège du « Bu-fteiu populaire » se sont révélées infructueuses.Dans un long communiqué, le Comité populaire du « Bureau de liaison libyen» (ministère des Affaires étrangères ) a réitéré la position de Tripoli, selon laquelle la Grande-Bretagne est responsable de la mort de l'agent de police, puisqu'elle avait accordé sa protection à la manifestation anti-Kadhafi dont le siège de Pâmbassade avait été le théâtre.Le texte ajoute que Londres a pris une décision unilatérale en rompant ses relations diplomatiques avec la Libye, « à la suite de pressions sionistes et américaines ».La question des relations li-byo-britanniques doit être soumise aux congrès du peuple libyen « afin qu'ils prennent toute décision qu'ils jugeront opportune », précise le communiqué.Pas de griefs L'organe des comités révolutionnaires souligne néanmoins que la Libye n'a pas de griefs contre le peuple britannique, mais uniquement contre son gouvernement, et que les ressortissants britanniques travaillant dans le pays sont entièrement libres d'y poursuivre leurs activités.Il engage d'ailleurs le peuple libyen à s'abstenir de toute action qui leur serait hostile.Pendant ce temps, à Londres, la police poursuit son blocus de l'ambassade de Libye.On souligne que si toutes les personnes qui quitteront Pimmmeuble doivent être fouillées, pour s'assurer qu'elle ne sont pas armées, le secret de la valise diplomatique libyenne ne sera pas violé, en accord avec les pratiques internationales.Tous les Libyens actuellement bloqués à l'intérieur du « Bureau populaire » obtiendront un sauf-conduit pour sortir du pays, mais après la date limite du 29 avril, la mission libyenne et les personnes qui s'y trouveraient encore perdront leur statut diplomatique.Dix jours de prison pour C.Sliwa DÉTROIT (AP) \u2014 Curtis Sliwa, 30 ans, fondateur des Anges Gardiens de New York, a commencé à purger une peine de 10 jours de prison au centre correctionnel de Détroit.Il a été reconnu coupable le 5 mars dernier d'empiétement sur la voie publique après avoir tenté de construire un abri au centre-ville.Une quarantaine de membres de l'organisation avaient tenté d'ériger un abri à la Plaza Hart en guise de protestation contre les assauts sexuels dont avaient été victimes des écolières de Détroit.Sliwa a préféré aller en prison bien que le juge John Cozart, de la Cour du district, lui ait suggéré de déposer une requête pour obtenir plutôt une amende de $100.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres 297 à quatre chiffres 9338 rLAMÉTÉOl DATE: Mord, 24 avril AUJOURD'HUI: Min, 3 PIUIE OÉMAJN: AVERSES DISPERSÉES 10 17 2 01 Québec AbMb Outoovus Canton; de lEit -Jean Rroudà 0 4 ï 2 0 î 0 0 0 0 0 14 Gelvor.10 PW 10 Ptuit 9 Plu* 12 Nuageux 7 Nuooeux 15 Ennoogonwftt 9 Nuogeux 9 Ensot#ttt6 9 EnioleiUe 9 Gelvor.Etats-Unis Boston Buffalo Chicago Miami NtwYork - 1 11 N.-Oriéom 6 12 Pittsburgh 2 6 S.Frooatco 22 28 Washington 2 11 Daft* 11 23 3 6 10 20 3 11 les capitales Canada Ytoorio A/Tutoroom Athene* Winnipeg 2 1 2 1 4 2 2 2 5 13 12 12 14 I 13 10 10 6 Enso'fiHe Gelvor.Nuageux Nuageux Pluie Nuogeux Pluie Nuageux Fnirjnifli Berfin Buenos Aires Hong Kong Le Caire Londres 0 10 21 6 13 9 7 5 19 12 14 6 18 16 31 18 21 18 15 23 23 24 21 16 MooVid Moscou Mexico Osk> 5 25 5 9 14 27 2 14 12 26 tome Tokyo Trinidad Vienne 5 8 4 8 23 21 14 18 21 31 7 17 Matra livrera cette semaine son nouvel ordinateur scolaire amélioré V 1 1 PARIS (PC) \u2014Matra Micro-Systèmes compte livrer cette semaine son nouvel ordinateur scolaire amélioré, confiant qu'il sera conforme aux normes du gouvernement québécois et fera taire les mauvaises langues qui critiquent l'entente conclue avec cette sociétéfrançaise.« C'est prêt », a dit Jean-Charles Êcyert dans un entretien téléphonique.M.Ecyert, directeur des exportations chez Matra, viendra à Montréal avec l'ordinateur.Il n'a pas voulu préciser la date de son arrivée, se bornant à dire que ce serait « très, très bientôt » et ajoutant que la société observerait la limite du 30 avril fixée par le gouvernement québécois.La nouvelle machine est compatible avec l'IBM, elle offre des graphiques couleur et une mémoire bien plus grosse que le modèle Matra Axel-20, qui a été rejeté par un comité d'experts du ministère de l'Education.Il porte également un nouveau nom, que M.Écyert n'a pas voulu révéler, expliquant qu'il hésitait à s'ouvrir aux journalistes en rai- son des commentaires défavorables qui ont entouré toute cette affaire.L*Axel-20 a été testé par le ministère de l'Education et a étédé-crit comme excellent, dans une note du ministre québécois de l'Industrie Rodrigue Biron.M.Écyert a cependant insisté sur un point: la compagnie n'a jamais eu l'intention de fournir Y Axel-20 aux écoles du Québec.Matra a aussi soumissionné pour la fourniture d'ordinateurs aux écoles françaises.Selon M.Êcyert, la machine offerte aux autorités françaises est sembla- ble à l'ordinateur que la compagnie offre aux écoles québécoi-ses \u2022 De plus, M.Êcyert a souligné que l'utilisation des ordinateurs Matra dans les écoles québécoises et françaises créera un marché pour un logiciel commun, ce qui permettra aux concepteurs de logiciels québécois de créer des programmes d'ordinateur pour les vendre en France.La version québécoise de l'ordinateur scolaire Matra serait fabriquée par Bytec-Comterm à Pointe-Claire.4 U ¦ * Jt.LE COUPABLE: LE VIRUS APPELÉ HTLV-3 La cause probable du SIDA mise au jour aux États-Unis et en France WASHINGTON (UPI-AFP) \u2014 La cause probable du SIDA (syndrome immuno-déficitaire acquis) a été mise au jour, a annoncé lundi le secrétaire américain à la Santé des États-Unis, Mme Margaret Heckler.Au cours d'une conférence de presse, Mme Heckler a précisé qu'il s'agit d'une variante d'un virus du cancer, appelé HTLV-3 (Human T-Cell Leukemia).Il s'agit d'une leucémie lympho-tropique des cellules de type T.Quelques heures auparavant, l'Institut Pasteur, à Paris, annonçait avoir identifié, comme cause du SIDA, un LAV (lym-phadénopathie associée à un virus).Le virus HLTV-3 mis en cause par l'Institut national du cancer ressemble beaucoup à un LAV.On ne précise pas, pour l'instant, si les deux virus sont complémentaires ou s'ils constituent chacun une cause précise de la maladie.En juin 1983, le syndrome im-muno-déficitaire acquis avait été qualifié par les autorités américaines de priorité numéro un du gouvernement américain en matière de santé.Non seulement l'agent du SIDA a-t-il été identifié, mais un nouveau procédé a été mis au point pour produire ce virus en grande quantité, a ajouté Mme Heckler.Elle a indiqué que cette découverte est tout aussi cruciale car elle permet pour la première fois d'identifier cet agent et de comprendre son comportement.Vaccin dans deux ans La découverte du virus et de ce nouveau procédé a permis la mise au point d'un test sanguin qui devrait être largement accessible au public dans les six mois, a-t-elle poursuivi.« Grâce à ce test sanguin, nous pouvons désormais identifier les victimes du SIDA avec près de 100 p.cent de certitude, » a encore affirmé Mme Heckler.« Dans ces conditions, a-t-elle dit, nous devrions être capables de nous assurer que le sang utilisé dans des transfusions est vierge du virus du SIDA.«Nous pensons également, a souligné Mme Heckler, que ce nouveau procédé nous permettra de produire un vaccin contre le SIDA.Nous espérons que nous pourrons procéder aux premiers tests de ce vaccin dans environ deux ans.» Principaux responables Le crédit de ces découvertes va à plusieurs personnes, a ajouté le secrétaire à la Santé.De nombreux chercheurs ont donné leur temps, leur enthousiasme et leur génie pour résoudre cette énigme.Mme Heckler a cité les Dr Robert Gallo, chef du laboratoire de biologie cellulaire à l'Institut américain du cancer (National Cancer Institute, NCI), Edward Brandt, secrétaire-adjoint à la Santé, Vincent De vita, directeur du NCI, James Mason et James Curran, du Centre pour le contrôle des maladies (Center for Disease Control) d'Atlanta (Géorgie).Mme Heckler a aussi insisté sur le fait que, comme c'est souvent le cas dans le domaine de la recherche, d'autres dans le monde sont parvenus à des résultats dans ce domaine.«Je veux particulièrement citer les efforts de l'Institut Pasteur en France, qui a en partie travaillé en collaboration avec l'Institut américain du cancer, » a-t-elle affirmé.Le syndrome immuno-défici-taire acquis se caractérise par une disparition des défenses immunitaires de l'organisme qui laisse celui-ci exposé aux infections les plus béniques.Mises en garde À San Francisco, par ailleurs, le Dr Paul Volberding, direc- photokner UP1, LA PRESSE Le Dr Robert Gallo, de l'Institut national du cancer, et le secrétaire à la Santé, Margaret Heckler, ont annoncé la Recouverte de l'agent causal du SIDA.leur d'un groupe de recherche sur le SIDA, a affirmé que les chercheurs mettront encore plusieurs mois à confirmer ces étonnantes découvertes.Selon lui, il serait prématurée de présumer que la « cause » du SIDA est définitivement établie et il serait encore plus dangereux de cesser les recherches dans ce domaine.Il croit qu'il faudra s'assurer que les victimes du SIDA ne souffrent pas d'autres formes d'infections après qu'on aura «ÛUguéri » leur maladie.La forte population gaie de San Francisco est très sensibilisée à cette maladie qui a fait d'énormes ravages dans ses rangs.Le mal semble d'ailleurs en perpétuelle expansion, aux USA.AU cours des quatre premiers mois de la présente année, les autorités médicales ont diagnostiqué 880 nouveaux cas de SIDA.Il s'agit de la plus forte hausse, pour un laps de temps aussi court, depuis l'identification du premier cas, à la mi-81.Jusqu'à maintenant,m on a signalé 4 087 cas aux USA et 1758 se sont révélés morbides, soit un taux de mortalité de 40 p.cent.456 000 cas de violence familiale sont signalés chaque année aux USA WASHINGTON (AFP) \u2014 Quelque 456 000 cas de violence se produisent chaque année à l'intérieur même des familles américaines, selon une étude publiée dimanche par le département de la justice.Ce chiffre, selon le bureau des statistiques de ce ministère, représente 7,2 p.cent des cas de violence enregistrés au total chaque année aux États-Unis.Il correspond à une moyenne établie au cours de la période 1973-1981 et calculée à partir d'interviews réalisées tous les six mois auprès de 132 000 Américains de plus de 12 ans.Néanmoins, selon le directeur du bureau de la statistiques, M.Steven Schlesinger, ces chiffres sont très inférieurs à la réalité et doivent seulement attirer l'attention sur un phénomène très mal connu, sans servir d'estimation directe de l'étendue de la violence familiale aux États-Unis.Évasion de camorristes NAPLES (AFP) \u2014 Trois bandits repentis de la pègre napolitaine dont les aveux avaient permis plus de cinq cents arrestations ont réussi une évasion rocambolesque dans la nuit de dimanche à lundi, apprend-on lundi à la caserne de Naples où ils étaient détenus.En plein centre de Naples, face à la préfecture de police, les trois camorristes repentis ont scie les barreaux de la salle de bains attenant à leur cellule, et ont pris le large en se laissant glisser le long de draps noués sur une hauteur de quinze mètres.Les trois hommes, Pasquale D'Amico, Achille Lauri et Sal-vatore Zanetti, avaient permis l'arrestation, le 16 mars dernier, de 512 camorristes.Mais les trois évadés avaient annoncé le 16 avril dernier dans une lettre qu'ils se dissociaient désormais de leur collaboration avec les forces de l'ordre, parce que l'Etat n'était pas en mesure d'assurer leur sécurité.Cas non «Sans aucun doute, dit-il, un grand nombre de cas ne sont ni rapportés à la police, ni aux enquêteurs statisticiens parce que les victimes ou bien ont trop honte, ou bien n'ont aucun espoir que cela puisse mettre un terme à la violence.» D'après cette étude, 57 p.cent des violences familiales sont commises entre époux ou exépoux, dont neuf sur dix le sont par les hommes sur les femmes.Au total, d'ailleurs, les femmes sont trois fois plus souvent victimes que les hommes de violences familiales.Par ailleurs, toujours selon cette étude, 88 p.cent des violences consistent en des coups et blessures.Les noirs et les blancs sont attaqués dans les mêmes proportions par leurs époux ou exépoux, mais les noirs sont plus souvent victimes que les blancs de violence de la part d'autres membres de la famille.Enfin, les victimes se recrutent plus souvent chez les 20-34 ans, et chez ceux gagnant moins de $15000 par an.L'OACl ÉTUDIE UNE RÉSOLUTION DE LA FRANCE Interdiction des attaques contre les avions civils L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) entame, mardi, une session spéciale, à la demande de la France, pour examiner une proposition visant à interdire les attaques contre des avions civils, à la suite de la destruction du Boeing coréen, en septembre dernier.Cette session extraordinaire doit durer trois semaines.L'OACI (152 pays membres) se réunit normalement tous les trois ans.Si l'amendement est voté, il serait le deuxième apporté à la Convention de Chicago, signée en 1944, qui établit les règles internationales du trafic aérien.4 Au lendemain de la destruction du Boeing coréen.l'OACl avait \u2022 ^ approuvé une résolution « déplorant profondément » l'événement.L'organisation décidait aussi de faire une enquête.Le mois dernier, après la remise du rapport d'enquête, l'OACl a condamné l'URSS en rejetant ses allégations selon lesquelles le Boeing de la KAL était en mission d'espionnage.Le projet d'amendement proposé par la France et l'Autriche interdirait à tous les pays d'utiliser la force contre un avion civil.L'URSS a proposé, de son côté, un amendement soulignant «le principe de la souveraineté totale et exclusive d'un État sur l'espace situé au-dessus de son territoire».L'art intoxique MONTRÉAL (PC) \u2014 L'artiste canadien Stanley Lewis souffrait depuis plusieurs années de maux de tête, d'étourdissements et de perturbations mentales.L'été dernier, au terme d'une session de travail de huit heures dans son atelier, M.Lewis, graveur et sculpteur de renom international, s'est senti « complètement désorienté ».Il a ressenti par la suite une série de crises d'anxiété qui l'ont cloué au lit.Constamment pris de nausée, il a finalement accepté de consulter un médecin.Stanley Lewis ne constitue pas un cas unique.Selon le ministère fédéral de la Santé, cinq millions d'artistes, de professeurs, d'étudiants et d'enfants courent le même risque que M.Lewis à cause des produits toxiques qui sont contenus dans le matériel d'art.Les médecins ne peuvent avec certitude conclure à l'existence d'un lien direct entre les troubles dont a souffert Stanley Lewis et les encres et les produits de nettoyage qu'il utilise dans son travail.Mais certains d'entre eux prennent la question suffisamment au sérieux pour vouloir l'étudier de plus près.Un expert engagé par l'université Concordia à la suite de plaintes reçues d'étudiants en art a conclu qu'il existait un problème évident d'aération dans certains locaux de l'institution.Selon l'expert, Michael McCann, l'industrie ne prend pas ses « responsabilités morales »en refusant d'étiqueter adéquatement ses produits afin que les artistes qui s'en servent sachent ce qu'ils contiennent.Certains règlements ont été adoptés aux États-Unis à ce sujet, mais rien encore n'a été fait au Canada. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984 la presse ÎOO ans JULIE ENLEVÉE IL Y A TROIS ANS PAR SON PÈRE, EX-KRISHNA Carole Chapados appelle à l'aide pour retrouver sa fille Même si elle vit depuis plus de trois ans déjà un drame épouvantable.Carole Chapados lance toujours un cri aussi déchirant : « Où est ma petite Julie ?* Et ces dernières semaines, elle a \u2022décidé de donner un dernier grand coup en faisant appel à toute la population : « Qui m'aidera à retrouver ma fille ?» JULES BÉMVIAU ¦ On voudrait que ce ne soit qu'un mauvais rêve.Mais le cauchemar, ici, n'est rien moins que la plus affreuse des réalités.Une réalité cauchemardesque qui, pour cette résidente de Laval, dure depuis ce matin de janvier 1981, date à laquelle son ancien ami devenu membre de la secte des Krishnas lui a dit au téléphone : « Je suis au terminus d'autobus avec notre fille.Nous partons pour les États-Unis.Tu ne reverras plus jamais Julie.» À cette époque, la fillette n'avait pas encore huit ans.Elle 'vivait avec sa mère, qui en avait la garde légale.Et, le temps d'un week-end ici et là, elle quittait parfois la maison en compagnie de son pure, qui se prévalait ainsi de son « droit do visite » auprès de son enfant.Aujourd'hui, Julie est âgée de 11 ans.Mais les dernières images que sa mère conserve d'elle, celles que Mme Chapados revoit en imagination jour et nuit et celles qu'elle contemple longuement sur des photographies, les larmes aux yeux et le coeur torturé, sont celles d'une enfant de sept ans.L'aide de deux organismes Compte tenu des circonstances dans lesquelles a été « kidnappée » la fillette, Mme Chapados a -obtenu l'assistance de deux organismes montréalais particulièrement intéressés au phénomène des sectes.Ces organismes, le Hillel Projet Culte et Info-Culte, ont sensiblement les mêmes objectifs principaux : recueillir et répandre de l'information au su-' jet des sectes, sensibiliser la population sur leurs techniques de f recrutement et leurs modes de financement et porter assistance \u2022aux parents d'enfants membres Ide Tune ou l'autre secte, ainsi I qu'aux ex-membres de ces sec- \u2022 tes.Tandis que le premier de ces .'organismes doit son existence au , B'Nai Brith.le second a comme \u2022particularité principale d'être 'composé uniquement de parents {ayant un enfant membre ou ex- \u2022 membre d'une secte.\u2022 C'est avec l'appui entier de ces 'deux organismes que Mme Cha-Ipados a décidé d'entreprendre ; une campagne de levée de fonds ! pour mener sa lutte sur le terrain [judiciaire et aux États-Unis.Ruinée financièrement par toutes les démarches qu'elle a dû effectuer jusqu'ici et par surcroît chômeuse depuis la fermeture définitive, en septembre dernier, du restau-] rant où elle travaillait, elle voit ; dans l'aide que la population peut ! lui accorder l'ultime chance de revoir un jour son enfant.C'est pour cette raison que Info-Culte, qui patronne officiellement sa campagne, a offert avec empressement de mettre à sa disposition son casier postal (C.P.1000, station La Cité, Montréal H2W 2N1).Les Krishnas : une piste embrouillée Depuis la disparition de sa fille, photo Réol St-Jeon, LA PRESSE photothèque LA PRESSE Carole Chapados doit recueillir des fonds pour mener sa lutte sur le terrain judiciaire et aux États-Unis.En haut, à droite, la petite Julie alors âgée de sept ans.Au-dessous, Marcel Servant, son pèrer recherché par toutes les polices canadiennes, par Interpol et par le FBI.Mme Chapados a surtout pointé du doigt, devant les enquêteurs de la police, les temples de l'Association intern;: t inn a le pour la Conscience de Krishna (A.I.C.K.), plus communément connue sous le nom de « secte des Krishnas ».C'est en effet de l'un des temples de cette secte religieuse, celui du boulevard Pie-IX, à Montréal, qu'est parti avec Julie l'ancien ami de la Lavalloise, Marcel Servant, un matin de janvier 1981.Après avoir fait pression auprès du temple krishna de Montréal, Mme Chapados indique qu'elle a fini par obtenir, à l'automne 1981, une première information : sa fille et Marcel Servant étaient dans un temple de la secte à Vancouver.Mais lorsque la jeune femme s'est présentée là-bas, on lui a dit que l'enfant et le père n'y étaient plus depuis déjà trois mois.Il fallut d'autres pressions, et encore beaucoup de temps, avant que Mme Chapados n'obtienne une nouvelle information : le président des Krishnas montréalais a confié à la police de la Communauté urbaine de Montréal, en octobre dernier, que la fillette et Marcel Servant étaient dans une ferme communautaire de la secte à Port-Royal, en Pennsylvannie.Une lettre décevante On devine que Mme Chapados n'a pas perdu de temps pour s'amener à ce nouvel endroit.Mais plutôt que d'y embrasser sa petite Julie comme elle l'avait tant espéré, elle dut se contenter de lire un document de huit lignes signé devant témoin par son ancien ami, une lettre aussi cruelle que décevante: «Ayant appris que j'habitais illégalement aux Etats-Unis et que j'y avais amené illégalement ma fille, les autorités krishnas m'ont immédiatement ordonné de rentrer au Canada et de rendre Julie à sa mère.Malgré cet ordre et de mon propre chef, je choisis de ne pas obtempérer et de quitter la Conscience de Krishna.» Depuis ce jour, la secte des Krishnas ne cesse de proclamer son innocence devant le drame vécu par la mère lavalloise.« Nous sympathisons beaucoup avec elle, a dit cette semaine un membre du temple de Montréal, un moine du nom de Ragu.Mais que pouvons-nous faire ?Lorsque Marcel Servant était avec nous, nous ne savions pas qu'il gardait illégalement sa fille avec lui.Et maintenant que nous savons cela.nous ignorons totalement où il se trouve.» Mme Chapados, cependant, répète à qui veut l'entendre qu'elle ne croit pas un mot de ce que lui disent les représentants de la secte des Krishnas.« Pourquoi, demande t elle, ont ils laissé s'écouler tant de temps avant d'accepter seulement de m'en-tendre raconter mon histoire ?Pourquoi ont-ils tant tardé avant de me dire que ma fille pouvait se trouver à Vancouver et avant de révéler ensuite à la police qu'elle était en Pennsylvanie ?Pourquoi, surtout, alors qu'ils devaient bien savoir que toutes les polices canadiennes, Interpol et le FBI recherchaient Marcel Servant, contre lequel un mandat d'arrestation a été émis le 11 février 1981.l'ont-ils laissé s'enfuir avec ma fille d'une de leurs fermes en octobre 1983 ?«Je continue d'être persuadée que ma fille est dans l'un ou l'autre des 50 ou 70 temples des Krishnas en Amérique du Nord ou ailleurs dans le monde ! », martèle Mme Chapados.« Mais où ?», crie-t-elle, à la fois révoltée et brisée par le chagrin.Et elle ajoute, cherchant désespérément à s'accrocher à un dernier espoir : « Les gens voudront-ils m'aider?» Six meurtres pendant le week-end Six personnes ont été victimes de meurtre, au Québec, au cours du week-end pascal, dont quatre dans la région métropolitaine.Hier après-midi, un homme de 41 ans, propriétaire d'une succursale du Club vidéo international, dans le quartier Ahuntsic, a été abattu de sang-froid.L'agresseur serait entré dans l'établissement et aurait immédiatement fait feu sur sa victime avant de prendre la fuite à pied.La victime a été identifiée comme étant Jacques Auclair.Les enquêteurs soulèvent pour l'instant l'hypothèse possible d'un règlement de comptes ou d'une vengeance.Chauffeur de taxi Un chauffeur de taxi a par ailleurs été retrouvé mort à l'intérieur de sa voiture, vers quatre heures de matin, lundi, face au 2246, rue Wilson, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.La victime est M.Hector Brideau, âgé de 52 ans.Sa voiture avait percuté une automobile et une camionnette en stationnement avant de s'immobiliser, ce qui indique que M.Brideau aurait été assommé par surprise par son agresseur ou qu'il aurait tenté de résister à ce dernier.Le vol semble le mobile le plus plausible du crime.Au premier a-bord, les enquêteurs avaient cru que la victime avait été frappée par un objet contondant mais l'autopsie a permis de détermi- Des dizaines de curieux se sont réunis devant le dépôt du Club international de bandes vidéo en apprenant la mort du propriétaire.ner qu'elle avait été abattue d'une balle de fort calibre tirée à l'arrière de la tête.Suspects recherchés La police de la CUM a par ailleurs lancé un avis de recherche au nom de deux hommes, Richard Mullins, 52 ans, et Robert Lamontagne, 37 ans, qu'elle veut1 interroger relativement à un meurtre commis samedi soir dans le quartier Pointe Saint-Charles.La victime est Sarah Swans-son, âgée de 49 ans, qui est morte dans son domicile de la rue Richmond.Elle aurait succombé à plusieurs coups de couteau au thorax.Son époux fut blessé au cours du même drame, mais a reçu son congé de l'hôpital.La tragédie serait survenue au cours d'une querelle entre amis.Portugais abattu Fernando Amaral, 23 ans, qui est d'origine portugaise, a d'autre part été abattu de trois balles provenant d'une arme de petit calibre, très tôt dimanche matin, lors d'une bagarre qui l'aurait opposé à des inconnus, à la sortie d'un bar du boulevard Saint-Laurent.Amaral, qui était fiché par la police, a succombé à ses blessures peu après son admission à l'hôpital.À Rock Forest Dans les Cantons de l'Est, le corps d'une femme de 40 ans, Diane Jacques, a été retrouvé à l'intérieur d'une maison unimo-dulaire, dans le village de Rock Forest.Les enquêteurs de la Sûreté du Québec n'ont pas encore déterminé s'il s'agit d'une mort violente.Victime repêchée Enfin, la SQ a retiré dimanche des eaux de la rivière Richelieu, près de Saint-Mathias, le corps d'un homme de 30 ans.La victime, qui n'a pas été immédiatement identifiée, avait été portée disparue depuis quelques jours.Tout indique qu'elle aurait été poignaodée avant d'être jetée à l'eau.Claire (à gauche) et leur soeur Marie-Andrée.pleuraient hier la mort de téléphoto PC INHUMATION DE MARIE-ANDRÉE Pour les Leclerc, c'est la fin d'un long cauchemar LEVIS (PC) \u2014 Un père capucin qui a été missionnaire en Inde pendant une trentaine d'années s'est dit convaincu, hier, de l'innocence de Marie-Andrée Leclerc.«Cet après-midi, je peux vous dire sans crainte de me tromper que Marie-Andrée était complètement innocente des accusations qu'on a portées contre elle en Inde », a déclaré le père Maurice Fournier dans son homélie aux obsèques de la jeune femme.Devant les quelque 800 personnes qui s'étaient réunies dans l'église Notre-Dame de Lévis pour assister à la cérémonie, le le père Fournier a souligné qu'il se devait « en toute justice » de proclamé l'innocence de la Lévisien-ne qui a été emprisonnée pendant plusieurs années en Inde.Le religieux a appuyé son témoignage sur des documents des tribunaux et de la police qu'il a eu l'occasion de consulter en Inde, de même que sur des entretiens qu'il a eus avec des autorités locales, dont des policiers, des avocats et des juges à la retraite.Le père Fournier, qui a connu Marie-Andrée Leclerc six mois avant sa remise en liberté sous cautionnement, a précisé avoir été en mesure de consulter des documents qui n'ont pas été vus par les journalistes qui se sont intéressés à l'affaire, ni par les représentants de l'ambassade du Canada à New Delhi.Marie-André Leclerc est décédée vendredi dernier à l'Hôtel-Dieu de Lévis des suites d'un cancer de l'utérus.Elle était âgée de 38 ans.Rapatriée de l'Inde en juillet dernier après une absence de huit ans au cours de laquelle elle a été mêlée à des affaires de meurtres, de vols et de drogues qui ont défrayé la manchette internationale, la jeune lévisienne avait été hospitalisée dans un état très grave il y a cinq semaines.Elle était inconsciente depuis quatre jours quand elle s'est éteinte tôt vendredi matin, entourée des siens.photothèque LA PRESS\u20ac Marie-André Leclerc à son retour au pays, en juillet dernier.À sa demande, la dépouille mortelle n'a pas été exposée et le service funèbre célébré par le curé Eugène Tanguay s'est déroulé en l'absence du corps, qui avait été incinéré plus tôt.Faisant allusion au fait que le décès est survenu un Vendredi Saint, le père Tanguay a rendu hommage au courage de la famille de la disparue, son père, sa mère, ses trois soeurs et ses deux frères.« Je sais pertinemment que cte-puis huit ans vous vivez vous aa£ si au jour le jour votre Vendredi Saint et que vous avez porté votre croix avec courage et confiance Vous savez que la croix débouche sur la vie.C'est à cause de cela que vous avez vécu ce cauchemar avec fidélité à Marie-Andrée et avec une grande foi en Dieu \u2022, a-t-il noté au début de la cérémonie religieuse.La route a fait 13 victimes durant le congé de Pâques Au moins 13 personnes ont perdu la vie sur les routes durant la fin de semaine de Pâques commençant le jeudi à 18 h et se terminant hier à 20 h.Dimanche, sur la route 132, à Saint Pierre-les-Becquets, le jeune Robert Benoît, âgé de 12 ans, de Montréal-Nord, a perdu la vie alors qu'il roulait à bicyclette.Pendant ce temps, à Montebel-lo, M.Bernard Biais, âgé de 57 ans, du même endroit, a perdu la maîtrise de son véhicule.Sur la route 20, à Saint-Cyrille, dans la région de Drummondvil-le, M.Serge Champagne, âgé de 41 ans, de Saint-Lambert, a également perdu la maîtrise de son automobile.Un résident d'Upton, Michel Miclette, âgé de 26 ans, a perdu la vie dimanche matin lorsque sa voiture a quitté la route 116, à Upton, dans les Cantons de l'Est.Il se serait,endormi au volant de son véhicule.Dans la nuit de vendredi à samedi, trois résidents d'Alma Ont péri dans une collision frontale à Saint-Bruno.Parmi les victimes figurent deux frères, Gabriel et Jean-Pierre Truchon, âgés res- : pectivement de 22 et 18 ans.L'autre victime est André Le bel.'.34 ans.Dans la région de Québec, trois ; personnes, dont un enfant, ont été \u2022 happées mortellement samedi .par un véhicule.À Montréal, un collision a tait \u2022 un mort et deux blessés à l'angle ! des boulevards Henri-Bourassa et Louis Hyppolite Lafontaine, alors qu'une fillette de quatre J ans, Amanda Mclntyre, a été * mortellement heurtée par une voiture, vendredi.\u2022 Finalement, un jeune motocy- j cliste de 18 ans, Pierre Morin.a \u2022 perdu la vie, hier, après que son ; vihicule eut été heurté par une \u2022 automobile.\u2014 Presse#canodienr>\u20ac i A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984 LA SESSION DE PRINTEMPS DE LA COUR SUPRÊME S'OUVRE AUJOURD'HUI | Âu programme: droits des Franco-Manitobains, lois québécoises, chutes Churchill, ivressomètre OTTAWA \u2014 La cause portant sur les droits linguistiques 1 des 30 000 Franco-Manitobains sera le fait saillant de la session de printemps de la Cour suprême du Canada qui s'ouvre aujourd'hui.MICHEL C.AUGER dé to Pr>it# Conodifin« I Mais cette brève session permettra aussi à la Cour de déterminer ce que constitue un délai raisonnable pour un accusé qui doit subir son procès et si des personnes qui demandent le statut de réfugié politique sont protégées par la constitution canadienne.\u2022 ! De plus, les juges du plus haut tribunal du pays auront à se prononcer sur la validité de la loi québécoise sur la fiscalité municipale et sur les pouvoirs du ministère des Institutions financières du Québec de mettre des sociétés en tutelle.C'est probablement au cours de ctette session que la Cour suprême donnera ses premières inter-' prestations de la Charte des droits et libertés \u2014 qui est entrée en vigueur il y a un peu plus de deux a(ns \u2014 en rendant jugement sur des causes déjà entendues, par exemple le droit des non-citoyens de devenir membres du Barreau ou celui des commerces à rester ouverts le dimanche.La Cour suprême devrait également trancher sous peu le litige qui oppose le Québec à Terre-Neuve au sujet de l'électricité des Chutes Churchill au Labrador.Les deux parties avaient demandé à la Cour de suspendre son jugement le temps de reprendre les négociations, mais elles n'ont pu s'entendre à l'amiable.Les Franco-Manitobains Mais la cause qui retiendra le plus l'attention sera plaidée à compter du 11 juin.Elle touche les droits constitutionnels des Franco-Manitobains.En fait, la Cour suprême entendra deux causes en même temps, soit celle d'un avocat de Winnipeg, M.Roger Bilodeau, qui conteste la validité d'une contravention parce qu'elle est fondée sur des lois unilingues et un renvoi \u2014 une demande d'avis juridique \u2014 de la part du gouvernement fédéral.Le gouvernement fédéral posera plusieurs questions à la Cour sur la validité de l'ensemble de la législation du Manitoba qui n'a été adoptée qu'en anglais depuis 1890.La Cour d'appel du Manitoba, ' :< Vf \u2022 Le nouveau juge en chef de la Cour suprême du Canada, M.Robert Dickson.se penchant sur la cause de M.Bilodeau, avait statué que la constitution ne faisait que donner une indication, en parlant de la langue française et de la langue anglaise, et que cela n'avait aucun caractère obligatoire.Ressortissants indiens Au début de mai, la Cour se penchera sur ia cause de plu- sieurs membres du parti Akali Dal de l'Inde, parti qui veut la création d'un Etat indépendant au Punjab.Ces ressortissants indiens demandent le statut de réfugié politique au Canada et veulent savoir du tribunal s'ils sont protégés par la Charte des droits et si les procédures d'expulsion entreprises contre eux par le ministère de l'Immigration violent leur droit à la liberté.Ivressomètre La Cour suprême aura également à déterminer si les policiers ont le droit d'établir des barrages routiers pour imposer, au hasard, des tests d'ivressomètre aux automobilistes qui empruntent cette route, sans avoir de soupçons précis sur l'état de ces personnes.Toujours en ce qui touche l'ivressomètre, la Cour devra déterminer si une personne arrêtée pour ivresse au volant est considérée comme «détenue» et a, en conséquence, le droit de consulter son avocat avant de passer le test.Les juges se pencheront aussi sur le droit des parents naturels dans la cause d'une jeune femme qui désire reprendre la garde de son enfant qui avait été adopté légalement par un couple.Début juin, la Cour sera saisie d'une cause importante impliquant la Charte des droits.Elle aura à déterminer si James Henry Mills a subi son procès dans un délai raisonnable, en 1982, pour une offense commise en 1977.Ses procureurs se fondent sur l'article 11 de la Charte qui donne aux inculpés le droit d'être jugé « dans un délai raisonnable ».Enfin, la validité de deux lois québécoises sera soumise au plus haut tribunal du pays.Les commissions scolaires contestent la loi 57 sur la fiscalité municipale qui leur enlevait le droit d'imposer des taxes foncières scolaires.Selon elles, le droit d'imposer librement des taxes scolaires leur était garanti par la constitution de 1867, en particulier quand elle accordait des pri- vilèges aux commissions scolaires confessionnelles.D'autre part, le pouvoir du ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières de suspendre les pouvoirs d'un conseil d'administration d'une compagnie faisant commerce de valeurs mobilières est contesté par la société UDECO.Celle-ci affirme qu'un tel pouvoir appartient aux juges d'une Cour supérieure \u2014 donc nommés par le gouvernement fédéral \u2014 et non à la province.On s'attend û ce que la Cour suprême entende une trentaine de causes d'ici à l'ajournement d'été, alors que 11G causes se trouvent déjà au rôle et que les juges accepteront d'en entendre encore un certain nombre à compter d'aujourd'hui.CPG Certificat de placement garanti Les CPG des FIDUCIAIRES0 c'est pour les gens comme vous.Don Johnston promet un cabinet renouvelé Intérêts payes annuellement.Sans frais minimum 500 S.AN ANS ANS 5 ANS 10$ il Taux sujet a changement .¦ ; 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étaient plus nombreux à Ottawa, les intérêts du Québec ne seraient pas mieux défendus.Selon M.Roy, défait en 1980, « après une année comme député fédéral, je sais que même s'il y a beaucoup de francophones à Ottawa, même s'il y en avait davantage demain, ce ne sera jamais Ottawa qui défendra les droits et privilèges du Québec, comme jamais Ottawa ne défendra ceux de Terre-Neuve ou des Maritimes.Les rôles doivent être mieux définis: c'est nécessaire pour la bonne marche du Canada ».la dette du Québec D'autre part, l'ex-compagnon de route de MM.Camil Samson et Réal Caouette ajoute qu'il ne croit pas en l'indépendance du Québec parce que cette province a accumulé des dettes de $21 milliards et qu'elle court tout droit à la catastrophe en vivant une prospérité artificielle.M.Roy déclare que les contribuables paieront, en 1983, $4 milliards pour rembourser les seuls intérêts de la dette du Québec, un montant équivalent au premier budget du gouvernement Bourassa.Pour M.Roy, « qu'ils soient rouges ou qu'ils soient bleus, les deux prochains gouvernements devront relever deux défis: bien administrer les finances publiques et redonner au Québec la place qui lui revient au sein du Canada ».Tiers partis Après quatre ans loin de la politique, M.Roy réitère sa préférence photo Pierre Coté, LA PRESSE Fabien Roy, ex-chef du Crédit social du Canada, se compare maintenant à Maurice Richard : même s'il a accroché ses patins, il ne peut s'empêcher d'assister aux matches de hockey.pour les tiers partis.« Ce sont eux, a'-* t-il lancé, qui font évoluer les partie traditionnels.Ça dérange les vieux partis quand un troisième est là.C'est plus facile de faire des ententes à deux et même de faire des comv plots à deux.» Il pense que les jeunes d'aujourd'hui vont fonder un parti, tout coin-, me chaque génération qui a créé une troisième force: l'Union nationale dans les années 30, le Crédit social dans les années 30 et le Parti québécois dans les années 60.Par ailleurs, M.Roy se range, parmi les partisans de la libre entreprise, du secteur privé qui complète, le rôle de l'État et de l'accessibilité, universelle des services produits au Québec.Carrière Malgré qu'il n'ait pas l'intention de revenir à la politique, M.Roy se compare à Maurice Richard \u2014 qui ne peut s'empêcher d'assister aux matches de hockey même s'il a accroché ses patins.Actuellement.M.Roy est courtier en immeubles dans la Beauce et l'un des vice-président de la firme Geof-frion-Leclerc.Après sa défaite de février 1980, il avait animé, pendant deux ans, une tribune téléphonique à la station radiophonique CKRB, toujours en Beauce.Écrire ses mémoires avec l'aide de sa fille Brigitte, diplômée en journalisme, demeure l'un de ses projets.¦ Je pense, a-t-il confié, que ces souvenirs ne nous appartiennent pas.\" C'est un bien collectif.Ça appartient au patrimoine.» ENTRETIENS DE GARANTIS Entretien des freins 95$ la plupart des voitures avant à disque Notre entretien des frems garanti par Goodyear comprend 'a 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pieces usdta \u2022 expliquer et détailler chaque travail effectue \u2022 nonorer toutes no* garant.es d enfetien a i échelle national*; Alignement des roues Verification des quatre pneus Réglage du camorage.de la chasse et de la convergence selon les specifications appropriées Verification des systèmes de suspens-on et de direction Pieces ei entre tiens additionnels en sus.si nécessaires Prix pour la plupart des vo«tures Huile, filtre et lubrification Comprend jusqu'à 5 litres d huile Quaker State 10W30.filtre a huile neuf et lubrification du châssis Huile diesel et filtre à huile correspondant peuvent entraîner un supplement.La plupart des camions légers et des voitures nord-améncames et importées i Guorantie de 9 000 km/90 jours jr ï GOODMYEAR De 7 h 30 à 18 h 00 en semaine.Samedi : de 7 h 30 à 17 h 00.Cl MTR f $ GO Lf Garantie à l'échelle nationale MONTREAL 5750.Che Cô»e-o>-U-s>e 731-64/1 2615 Est.Ontario.527-8364 AMUNTSlC t0 220 Bout St-laurenf.381 MONTREAL (Centre-ville) 5l35.P«.0.neau 527-9054 Im- portez le tout à votre compte \u20222i9l T MONTREAL (Centre-ville) 9170 Est.Sherbrooke 352-2662 11 f M BouJ de Maiscnncuve 849-8031 SAINT-LEONARD 9255 Baul Lacordawe 325-.1280 LAVAL-O10ME0EY 1250 Bout ladette 688-3575 LAVAL-PONT VIAU CHATEAUGUAV 366.Bou' des taurenlKJuv 6/7-0210 '04 tue 1 Anjou.631 3160 DOl LARD-DES-ORME AUX 3614.Boul St-Jcan 620.:i4t VILLE LASALLE 1870 Avenue D©n«rd 363-0633 VERDUN 4000 Avenue Verdun 761-4568 ICNGJEUIL 85 Bou.SteFov 679-5250 DOLL ARD-DES-ORME AU V 491 û.CVmm de» Sources.684-9532 ST MICHEL 3815 >an-Talon 729-4394 tt CENTRES GOODYEAR POUR CAMIONS ST LAURf NI VILLE D ANJOU 1340 Mort.»*-de lusse 6301.Bout MelropoMa«a 334-9312 J:>4-/444 les entretiens fw^sjurs peuvent ne ras erre offert* par tous les centre» Goodvrjf pour cantons A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984 ÉDITORIAL PAUL DESMARAIS président du conseil d'administration ROGER D.LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur adjoint CLAUDE GRAVEL directeur de l'information JEAN-GUY DUBUC éditorialiste en chef Nordair, CP Air et la rationalisation L'annonce de la vente de Nordair à la société Innocan Investments n'a pas provoqué de remous.Tout simplement parce que la démarche se situait dans la logique des choses.Il y avait assez longtemps que le ministère des Transports d'Ottawa tentait de remplir sa promesse, il y est parvenu: Air Canada remet à l'entreprise privée une compagnie qu'elle ne devait garder que temporairement.L'opération fut plus longue que prévue et a dû faire face à des difficultés soutenues par les lenteurs d'Ottawa.Enfin, c'est fait; personne ne peut mettre en doute l'opportunité du marché.On peut regretter que ce marché n'ait pas inclus Quebecair: la multiplicité des compagnies aériennes régionales n'est pas souhaitable pour de grands territoires à faible densité de population.On connaît les pertes de Quebecair et les efforts qu'elle doit faire pour diminuer son déficit: son association avec les grossistes Fiesta, de Toronto, illustre bien letrangeté de la situation.Et il n'est pas certain qu'on s'approche ainsi d'une rationalisation des transports, telle que prônée et désirée par le ministre fédéral des Transports, M.Lloyd Axworthy.Mais à ce plan, il y a pire.Par exemple, la volonté de CP Air d'acheter Eastern Provincial Airways.On peut se demander ce que le ministre en pense, lui qui détient une autorité au moins morale sur les compagnies aériennes comme sur la Commission canadienne des Transports, au moment où il veut les engager dans des voies de rationalisation.Que deux compagnies régionales s'unissent pour couvrir un territoire et offrir un service adéquat à une population, ce n est que normal.Par exemple, la fusion de Nordair et de Quebecair, telle que désirée par Ottawa et par ceux qui donnent un sens au mot rationalisation, aurait pu rendre service aux voyageurs et soulager les contribuables.Quebecair a refusé pour des raisons nationalistes qui n'ont rien à voir avec la raison elle-même.Par ailleurs, que Nordair se fusionne à EPA serait aussi raisonnable: une compagnie peut agrandir son territoire et demeurer régionale.Mais qu'une compagnie internationale et transcontinentale décide de se lancer maintenant dans le transport régional, voilà qui surprend.Et surtout, qui contredit sérieusement les prétentions de rationalisation.CP Air est une compagnie importante, filiale d'une autre, le Canadien Pacifique, beaucoup plus importante.Ses revenus furent de $800 millions l'an dernier, soit cinq pour cent des revenus globaux de $12,8 milliards qu'a enregistrés CP.En tout, CP compte 160 filiales; c'est un immense empire, tel que le décrivait Alain Dubuc dans les pages économiques de LA PRESSE, la semaine dernière.Qu'est-ce que CP Air peut bien aller chercher dans EPA?Pourquoi cet intérêt régional?Était-elle seule à soumettre une offre d'achat au président d'EPA, M.Harry Steele, qui se disait tout heureux d'avoir maintenant $20 millions dans ses poches de jeans?Pourquoi cette compagnie internationale, dont les dirigeants viennent de l'ouest canadien, se lance-t-eile maintenant vers l'est?Quelle compétence se trouve-t-elle pour diriger convenablement une petite entreprise régionale de Halifax?C'est peut-être M.Axworthy, député de Winnipeg, qui pourrait nous répondre.Son silence est présentement gênant.Alors suivons les événements: la Commission canadienne des Transports, dont le nouveau président, M.Jean Marchand, vient d'être nommé par le ministre des Transports, doit sanctionner cette demande d'achat.On devrait pouvoir compter sur sa compétence et sur son indépendance pour renseigner la population et prendre la décision raisonnable.Noyer le poisson avant les élections beaucoup de pays sont aux prises avec le problème du prix des médicaments.Au Canada il est devenu une querelle entre Montréal et Toronto.Montréal est le centre de l'industrie pharmaceutique innovatrice au Canada et Toronto, le centre de l'industrie imitatrice, née d'un assouplissement de la Loi sur ies brevets en 1969.La loi est maintenant excessivement favorable à l'industrie imitatrice, ies fabricants de médicaments génériques.Montréal a perdu dernièrement les laboratoires d'Ayerst et de Hoffmann-La Roche qui ne voient plus grand intérêt à développer de nouveaux médicaments au Canada où la protection des brevets est devenue insignifiante.Ottawa doit maintenant trancher, mais, à l'approche d'élections, le gouvernement ne cherche qu'à gagner du temps.Mme Judy Erola, ministre de la Consommation et des Corporations, a annoncé la création d'une commission royale d'enquête sur tout le problème.Cette décision est surprenante, étant donné que son prédécesseur, M.André Ouellet, avait déjà promis au Gouvernement du Québec de modifier la loi.Il semblait acquis que le Gouvernement fédéral allait accorder aux nouveaux médicaments une protection plus proche des normes en vigueur dans les autres pays qui font de la recherche.M.Gilbert Paquette, ministre québécois de la Science et de «a Technologie, a vivement critiqué la décision fédérale.Il estime qu'il s agit d'un expédient pour passer le cap des prochaines élections et que les économies que représentent les produits génériques pour les consommateurs ne sont pas importantes.L'industrie pharmaceutique canadienne est consciente de i accusation portée contre elle concernant les prix excessifs de ses produits.Elle a ainsi proposé de se soumettre à un contrôle des prix ainsi que d'investir dans la recherche une partie de ses revenus.Il ne devrait pas être trop difficile de mettre sur pied un contrôle des prix qui répondrait aux inquiétudes des consommateurs tout en permettant aux laboratoires de continuer leurs recherches.Montréal est connu dans le monde entier pour la qualité de la recherche pharmacologique dans ses hôpitaux et dans ses universités.Ce n'est pas pour rien que plusieurs grandes compagnies pharmaceutiques faisaient une partie de leur recherche ici.Si l'industrie estime qu'elle court des risques économiques excessifs à Montréal et décide de s'établir ailleurs, ce que plusieurs laboratoires ont déjà fait, il faut aussi s'attendre à une baisse de la qualité de la recherche dans les universités et dans ies hôpitaux.L'enjeu pour Montréal n'est pas seulement économique.Si Montréal perd la recherche pharmacologique, c'est le Canada qui perd une partie de sa vie intellectuelle et scientifique.Quant à Toronto, son enjeu est purement économique.On comprend l'indignation de M.Paquette devant les tergiversations trop évidentes d'Ottawa en période préélectorale.L'industrie «pharmaceutique» de Toronto a tout à gagner si une commission d'enquête repousse aux calendes grecques une décision définitive au sujet de la Loi sur les brevets.Pour l'industrie pharmaceutique de Montréal, en revanche, chaque jour qui passe avec la loi actuelle lui fait perdre du terrain par rapport à ses véritables concurrents à Paris, à Bêle et ailleurs.V Frédéric WMMPM M ïr ' **** * , * : ïbirfPfê vas rt4ti2&r&Ç we.er Mue A'Uews, ikriv?\\ (Tous droits réservés) Marcel Adam À propos de ces centres fJk humains et chaleureux.» Logiquement, il faudrait prendre connaissance de îa lettre signée par M.Marcellin Dallaire, président de l'Association des centres d'accueil du Québec, reproduite dans la page ci-contre, avant de lire ce qui suit.Je concéderai tout de suite que j'ai été injuste en concluant qu'à partir de ce que j'ai vu, lu et entendu, je pouvais extrapoler sans risque, même si dans mon texte je ne généralisais pas puisque je parlais de «beaucoup» d'établissements, de lieux qui «s'apparentent souvent» à des camps., d'une «multitude» (c'est-à-dire un grand nombre) de centres.Ma critique était-elle trop négative, voire même destructrice, comme le pense M.Marcellin?Ça dépend du point de vue.Les réactions de bénéficiaires ou de membres de leur entourage qui me sont parvenues sont tout à fait différentes de celle du président de l'ACAQ: Cette association préférerait bien sûr que je parle des bienfaits de la vie dans ces lieux d'hébergement, que je souligne les efforts considérables réalisés pour qu'on continue d'y «trouver un milieu de vie humain et chaleureux», malgré «des ressources limitées» et les «contraintes énormes imposées par les conventions collectives et les directives de toutes sortes».Mais si tout le monde fait ce qu'enseigne l'ACAQ et ne regarde que le côté positif de ces services publics, qui en soulignera les aspects négatifs, qui prendra la défense de tous ces vieillards qui ne vivent pas encore dans ces milieux de vie humains et chaleureux, mais qui, en attendant, ne sont pas traités comme ils le devraient?J'ajouterai que, même s'il n'y avait qu'un seul établissement traitant comme je l'ai dit ses pensionnaires, et que tous les autres traitent les leurs comme il se doit, il faudrait dénoncer énergiquement cette injustice et laisser à l'ACAQ le plaisir de se péter les bretelles de satisfaction pour tous les autres.En l'occurrence, il ne s'agit pas d'un seul cas, ni même d'une dizaine.Ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir, ceux qui ne sont pas complètement coupés de ce monde du troisième et du quatrième âge qui vit en totale dépendance de ces services publics, savent bien qu'un grand nombre de ces lieux d'hébergement sont beaucoup plus conformes à l'image que j'en ai faite qu'à celle que le président de l'ACAQ voudrait faire prévaloir.M.Dallaire affirme avec satisfaction que, dans la «plupart» des quelque 250 centres d'hébergement du Québec, «on y retrouve cette philosophie de vie qui permet à leurs résidents de poursuivre une vieillesse heureuse en favorisant le respect de la personne, le développement et le maintien de ses capacités».Et, pour soute- nir cet avancé, il m'invite à consulter la liste des centres qui ont gagné le prix Persillier-Lachapelle, attribué à ceux auxquels on reconnaît l'excellence de la qualité de leurs services.Comme ce prix d'excellence est décerné par le ministère des Affaires sociales, de qui viennent ces «contraintes énormes» (dont parle M.Marcel-lin) que sont «les directives de toutes sortes», sans oublier les coupures budgétaires qui sont largement responsables des misères que subissent les vieillards dans trop d'endroits, voilà qui me laisse songeur sur la signification de ce prix.Quelle valeur l'ACAQ attribuerait-elle, par exemple, à un prix de journalisme que distribuerait LA PRESSE aux membres de son propre personnel qui auraient réussi à tirer le meilleur parti possible de lourdes contraintes budgétaires et administratives imposées à la rédaction?N'y verrait-elle pas une douteuse opération de relations publiques faite au détriment du droit des citoyens à une information ample et adéquate?M.Dallaire invoque le fait que c'est de ces centres que les services de plaintes des CRSSS reçoivent le plus petit nombre de doléances.Ce phénomène démontre peut-être le contraire que ce que veut illustrer le président de l'ACAQ.Voici une clientèle dont l'âge moyen est d'environ 80 ans, pour une bonne part plus ou moins handicapée physiquement et mentalement, et se trouvant dans une situation de dépendance totale qui la rend extrêmement craintive et donc apprehensive de tout ce qui pourrait risquer de lui compliquer davantage la vie.Il s'agit au surplus d'une génération fière qui se trouverait ingrate de se plaindre auprès de pouvoirs publics qui ne sont pas obligés, selon une vision entretenue par beaucoup, de prendre en charge les vieux citoyens démunis.Je poserai enfin une question un peu perfide aux membres de la direction de l'ACAQ qui endossent l'argumentation de M.Marcellin.Combien parmi eux, connaissant la situation qui prévaut dans chaque lieu, conseilleraient à leurs vieux parents de finir leurs jours dans le centre public d'hébergement que leur désigneraient ces règles administratives qui interdisent en principe la liberté de choix?Je me garderai de répondre pour eux.Je dirai seulement qu'en ce qui me concerne je prie Dieu que s'il ne peut m'épargner de finir mes jours dans un lieu de ce genre, que celui auquel je devrai m'ins-crire soit une maison où seront respectés ma dignité et mes droits de citoyen.Dans le cas contraire, il ne me restera plus qu'à souhaiter qu'il y ait encore des journalistes pour prendre la défense des laissés pour compte du système.REVUE DE PRESSE Querelle scolaire en France Le débat sur l'enseignement se poursuit dans la vie politique française.Déjà, Mgr Lus-tiger, cardinal-archevêque de Paris, a pris position, tandis que les défenseurs de l'école laïque organisent une manifestation.«Libération» (indépendant de gauche) considère que le projet gouvernemental est un chef-d'oeuvre de dosage.«Pas très charitable Monseigneur Lustiger.Tandis qu'Alain Sa-vry danse sur la corde raide au-dessus du gouffre de la querelle scolaire, l'archevêque de Paris se met, lui aussi, à lui faire des crocs-en-jambe.Le gouvernement avait cru aplanir la principale difficulté de son projet de réforme (le statut des maîtres du privé) en prenant des mesures réglementaires plutôt que legislati- ves.Les réactions des opposants à la réforme, laïcs comme catholiques, montrent que la manoeuvre n'a pas parfaitement réussi.Le projet de décret sur la titularisation des enseignants du privé, rendu public le 6 avril, est pourtant un chef-d'oeuvre de dosage entre les aspirations contradictoires des uns et des autres.Si l'on comprend bien, c'est une fois de plus la paix scolaire qui est mise en jeu.Et le gouvernement sait bien que la hiérarchie catholique garde toujours dans sa manche l'arme suprême: une manif millionnaire dans les rues de Paris.» Pour «Le Quotidien de Paris» (Indépendant de droite), les déclarations de Mgr Lustiger vont peser lourd dans les décisions gouvernementales.«D y aura au Conseil des ministres un participant de plus.Un participant moral.Quand sera venu l'examen du décret sur la titularisation des maîtres, la présence deviendra intolérable.Du président au secrétaire d'État, chacun pensera sans oser en parler à son voisin: «Lustiger».n est évidemment trop facile de répondre que pour le coup c'est Mgr Lustiger qui met de l'huile sur le feu.Mais c'est justement trop facile, parce qu'il est inadmissible d'imputer à autrui les dommages qu'il déplore quand on a pris la lourde responsabilité de remettre en cause deux décennies de paix scolaire.(.)» «Le Matin» est assez pessimiste sur les conséquences de cette «guerre scolaire».«Incontestablement, Mgr Lustiger a tapé fort.Et ses propos n'auront pas été sans surprendre tous ceux qui, pour s'en féliciter ou le lui reprocher, pensaient que l'épiscopat français jouerait jusqu'au bout le rôle d'élément modérateur dans la querelle scolaire.(.) On sait que le président de la République soucieux d'entretenir de bons rapports avec l'Église et les propos de l'archevêque de Paris pourraient bien avoir plus d'influence que tous les défilés de l'enseignement catholique.La tâche du gouvernement s'est encore singulièrement compliquée, alors même que, dans la majorité» communistes et socialistes s'apprêtent à manifester (le 25 avril) avec le Comité national d'action laïque.Depuis 1981, la querelle scolaire risque fort de dégénérer en un conflit ouvert aux conséquences mal maîtrisables.» Agence France-Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984 TRIBUNE LIBRE A 7 À tous ceux que la maladie mentale intéresse Qui recouvrera sa bonne conscience lorsque les graves anomalies auront été dénoncées à Louis-H.Lafonlaine, quand on aura décrié sur la place publique le personnel administratif et le personnel infirmier?Le peuple, le bon peuple pourra se dire qu'a été enfin hautement dénoncée une situation intolérable faite à des malades gravement lésés dans leurs droits les plus fondamentaux, leurs droits en tant que personne.Dénoncer, et dénoncer encore pour qu'on puisse continuer de vivre assurés que des êtres ne seront plus trahis ni bafoués entre des murs «correctionnels» en des prisons psychiatriques enfin respectables et bien administrées.Mais eux, ces malades, ils vous diront: «quand vous pointerez du doigt tous les spécialistes de la «santé mentale,» vous n'auriez pas effleuré la plus minime parcelle de la pointe de l'iceberg.» Car, vous auriez assumé que cette maladie repose sur la psychiatrie et sur des soins psychiatriques, alors que ses causes demeureront encore tout à fait inconnues.«Chemicals Replace Couch as Cure for Mental Illness* titrait The Gazette, samedi le 14 avril 1984.Troqué enfin le divan contre de la chimie.Troqué enfin, comme s'il s'agissait de troquer des pyjamas contre un bonbon pour être guéri! Sur le divan, j'aurais appris que mon père, ma mère, ma grand-mère, peut-être même un oncle éloigné, ou même un frère ou une soeur, par un ensemble de compor- tements avaient fait que des cellules de mon cerveau soient handicapées et que je sois maintenant condamnée à être gavée entre des murs d'une «prison particulière».Peut-être, en effet, par quelques racines génétiques tous ces gens-là avaient-ils été ta cause de ces chambardements biochimiques ou biologiques mais pas exactement comme l'expliquerait le fameux divan ou le pyjama.Car, c'était compliqué.II aurait d'abord fallu qu'une médecine sérieuse remonte à la source même de ce mal pour en arriver à des conclusions et justement trancher à la pointe de l'iceberg pour que cessent d'être administrées des drogues dénoncées socialement mais non pas médicalement.Tant et aussi longtemps que le bon peuple, dont nous sommes, n'aura pas exigé qu'on recherche intensément les causes, les effets seront inévitablement les mêmes; la société continuera d'apposer un cataplasme sur des maladies dites mentales et fermera toujours les yeux sur le véritable problème qui «emprisonne» les fous qui ne crient plus au secours, trop lassés, hélas! Quand ils auront tous été remis en liberté dans la société, ils seront encore malgré eux, bien incapables d'être autonomes, partagés entre la pauvreté, la honte et la peur d'être dénigrés et stigmatisés.Ils seront nombreux à n'être plus.Ils auront décidé d'eux-mêmes de quitter rapidement et violemment ce monde parce que dans des cabinets psychiatriques, on aura voulu tout ramener à leurs vi- sions intimes, en orientant leurs recherches vers des rapports affectifs et familiaux plutôt que vers des causes biochimiques, biologiques et hormonales profondes.Mais ils vous auront quittés tristement un jour et vous voudrez tristement réévaluer en leur nom une société si empressée à pointer du doigt des coupables dont vous exigerez amende honorable sans toutefois songer à exiger un correctif ou un jumelage véritable d'une médecine psychiatrique et d'une médecine de recherches scientifiques.Comme ils sont toujours touchants ces livres qui d'Oedipe et de Jocaste séparent le bien du mal et planent au-dessus d'une société qui assiste, regarde s'entredéchirer père et mère plutôt que de les aider à oeuvrer pour que les cerveaux de leurs enfants ne cessent d'être des victimes de divans et de drogues expérimentales ou des mauvaises directives et administrations de budgets sociaux.Mais pour que les problèmes soient jugés au bon niveau, il faudrait exiger qu'un parent soit invité à participer à cette enquête sur l'hôpital Louis-H.Lafontaine de même que sur tous les autres hôpitaux psychiatriques.Pour que le bon rôle leur soit enfin attribué, c'est-à-dire que des parents puissent contribuer à redresser une société devenue inerte parce que son regard n'est pas dirigé vers une issue véritable.Renée GARNEAU Longueuil Le vie des personnes âgées dans les centres d'accueil du Québec M.Marcel Adam LA PRESSE En deux occasions, il vous est arrivé dernièrement de profiter de l'attention accordée par les médias aux personnes âgées en institution pour véhiculer ce que je per-' cois comme une vision très négative de la vie en centre d'accueil.Ainsi, dans l'un et l'autre texte vous passez très rapidement sur le sujet annoncé en titre pour vous lancer dans une critique destructive des conditions de vie faites aux personnes âgées dans les établissements d'hébergement.Je m'attarderai plus particulièrement à votre chronique du 12 avril 1984 en citant les affirmations qui m'apparaissent devoir être replacées dans un contexte plus explicite.En premier lieu, vous parlez du Centre Henri-Dunant comme d'une exception qui devrait «faire école» «.parce qu'il traite ses pensionnaires comme des êtres humains dignes de respect, qu'il fait passer leur qualité de vie avant celle du personnel.»; vous semblez oublier, malgré ce que vous avez vu ou lu à ce sujet, qu'il existe près de 250 centres d'hébergement publics à travers le Québec et que la plupart d'entre eux sont «.autre chose qu'un sinistre vestibule de l'Au-delà.».Bien sûr, ils n'ont pas tous eu l'idée, comme le Centre Henri-Dunant, d'écrire une Charte des droits et libertés de la personne âgée, mais on y retrouve cette philosophie de vie qui permet à leurs résidents de poursuivre une vieillesse heureuse en favorisant le respect de la personne, le développement ou le maintien de ses capacités.Vous devriez peut-être consulter la liste des centres d'accueil récipiendaires des mentions d'honneur du prix Persillier-Lacha-pelle(^) attribuées aux établissements auxquels on reconnaît l'excellence de la qualité de leurs services, pour vous rendre compte combien les droits et les besoins des bénéficiaires prennent le pas dans leur organisation.Vous seriez sans doute surpris, en faisant la tournée des Services des plaintes des Conseils régionaux de la santé et des services sociaux (CRSSS), responsables de recevoir les plaintes des usagers du réseau, de constater que malgré leur nombre important, les centres d'hébergement visés par des plaintes relatives à la qualité des services, représentant une des catégories d'établissements les moins décriés.Pourquoi vous acharner à les décrire comme «.des camps d'internement à sécurité minimum.»?Peut-être avez-vous été malheureusement témoin à un endroit ou l'autre de faits troublants concernant le choix du médecin, la consultation médicale ou l'alimentation, mais de là à dire que l'on retrouve cette situation dans une «multitude de centres.» il y a une marge! Il est facile de prétendre que tout va mal à partir d'exemples isolés qui n'ont pas été analysés avec toute la rigueur qui s'impose.À force de décrire le mouton noir de la bergerie, on peut laisser croire que les moutons blancs n'existent pas! J'ai bien hâte de lire une de vos chroniques portant sur les bienfaits de la vie en centre d'accueil d'hébergement.Si vous voulez connaître les nombreux endroits où il vous sera possible d'être témoin des réalisations positives des intervenants préoccupés d'éviter aux résidents «l'humiliation d'être traités comme des enfants ou des êtres irresponsables» ou toute autre forme de comportement que vous dénoncez, je peux vous aider à les localiser.Quant à l'émission «Droit de parole» portant sur la culpabilité éprouvée par les membres d'une famille qui doit avoir recours à l'hébergement lorsque la situation l'exige pour la personne âgée, je crois qu'il s'agit encore d'un bon exemple de votre partialité dans ce sujet.Contrairement à ce que vous en avez conservé comme souvenir, je considère que la majorité des témoignages entendus, qui touchaient la qualité de vie en centre d'accueil, faisaient ressortir davantage les aspects positifs que les aspects négatifs d'une telle orientation et je suis loin de conclure comme vous que «.c'est plus qu'il n'en faut pour extrapoler sans risque.» à l'ensemble des centres d'hébergement.D'ailleurs, une autre émission portant sur la vie en centre d'accueil nous donnera l'occasion de vérifier votre objectivité si vous décidez (ce que je souhaite) d'en faire l'objet d'une chronique.Après avoir visité un grand nombre de centres d'accueil, presque toujours à l'improviste, et après avoir rencontré presque tous les responsables de ces établissements, j'ai pu constater les efforts considérables réalisés pour que, malgré des ressources limitées en comparaison avec les hôpitaux, et en dépit des contraintes énormes imposées par les conventions collectives et les directives de toutes sortes, les personnes âgées hébergées dont l'état physique ou mental est très détérioré, continuent de trouver un milieu de vie humain et chaleureux.J'ajouterai en terminant, qu'à l'instar du Centre Henri-Dunant, beaucoup de centres d'hébergement ont déjà fait école dans leur façon de venir en aide aux personnes âgées en difficulté, et la population du Québec aurait le droit d'en entendre parler davantage.(*)Prix d'excellence décerné par le ministère des Affaires sociales.Le président Marcellin DALLAI RE Association des centres d'accueil du Québec « Démystifions les listes noires » On éprouve quelque peine à partager les angoisses de M.Richard Perroault et des locataires qui clament sur tous les toits leur terreur devant ces fameuses «listes noires» qu'utilisent, parait-il, tous les locateurs au détriment de ces martyrs de la société québécoise que sont les locataires (LA PRESSE, Tribune libre, 9 avril).Pour tenter d'enrayer la vague de désinformation qui déferle en ce moment au sujet de ces «listes noires», quelques faits élémentaires méritent d'être rappelés: \u2014 I.es gouvernements, les différentes polices, les institutions financières, les compagnies d'utilité publique etc.ont.eux aussi, des fichiers, des dossiers, des listes souvent informatisées où l'on s'intéresse surtout aux mauvais payeurs, aux gens malhonnêtes, etc.Il s'agit bel et bien de «listes noires».Or, attitude incompréhensible, les locataires n'attaquent jamais ces autres «listes noires»! \u2014 Ont accès aux «listes noires» en question uniquement les locateurs qui font partie d'une association de locateurs.Or, il est de notoriété publique que 99 p.cent des locateurs ne font pas partie d'une telle association.Ce sont surtout les très gros locateurs qui utilisent ces «listes noires».Autrement dit.RENSEIGNEMENTS 285-7272 LA PRESSE e»t publiée par LA PRESSE LTEE, 7, rue Saint-Jocque», Montreal H2Y 1K9.Seule la Pretie Canadienne est autoiisee à diffuser les informations de « LA PRESSE » et celles des services de la Presse Associée et de R eu ter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement numéro 1400».Port de retour garanti.ABONNEMENT 285-6911 le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7h à 18 h X RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grondes onnonctf Annonce) classées 285-7070 285-7100 285-o892 2154901 ANNONCES CLASSÉES Commandes 285-7111 6» hfti m vmérsé lh \u2022 17h Pour changer 285-7205 ev M M vsworsé % a 16*30 GRANDES ANNONCES Détaillant! 285-7202 National, Télfr*MM 285-7306 Vacances, voyages 285-7265 Carrières tf prottiwont, nominationi 285-7320 sur eent locataires lecteurs de LA PRESSE, il y en aura, au maximum, un seul dont le locateur a peut-être accès aux «listes noires».\u2014 Les locataires honnêtes n'ont absolument rien ù craindre de ces «listes noires».Leur conduite irréprochable et le soutien de la Régie du logement leur garantissent une protection absolue contre l'éventuelle malhonnêteté de certains locateurs.De toutes façons, avant de prendre un nouveau locataire, le locateur intelligent et prudent se fera un devoir de toujours communiquer avec le locateur à qui appartient l'appartement que le locataire veut quitter.Très efficace, ce système de protection est a la portée de tous les locateurs.Bref, si ces fameuses «listes noires» venaient à disparaître, cela ne changerait ù peu près rien aux rapports qui existent actuellement entre locateurs et locataires.Et pourtant, la nature humaine étant ce qu'elle est, la simple existence de «listes noires» a un effet modérateur indéniable sur les mauvais locataires.Les supprimer serait certainement perçu par ceux-ci comme un encouragement ù profiter de nouveau de l'Impunité à peu près totale que leur garantit l'arbitraire de la loi 107 et de la Régie du logement.Régine SCHOLER Austin Le projet de garderie du Palais de justice À la suite d'un article non signé paru dans le journal La Presse, dimanche le 15 avril 1964, je voudrais, en tant que présidente de ladite garderie, préciser et rectifier certains points.1\u2014Il y aura en effet une garderie au Palais de .Justice de Montréal qui s'appellera «La Garderie Le Petit Palais»; elle ouvrira ses portes dès la fin des aménagements, soit à la mi-automne.2\u2014La garderie aura une capacité maximale de 60 enfants dont 15 poupons et non pas 70 tel que mentionné dans ledit article.Les dimensions du local sont celles exigées par l'Office des services de garde à l'enfance (OSGE).Quant au qualificatif de «luxueuse».la garderie tentera simplement de rencontrer les normes minimales exigées par l'OSGE.Cette garderie offrira ses services à tous les parents intéressés (famille monoparentale ou non).3\u2014La clientèle de la garderie sera constituée en priorité des enfants des fonctionnaires de l'édifice puisque le groupe promoteur est uniquement composé de fonctionnaires (nous avons été les seuls à nous intéresser à un tel projet et à nous y impliquer).4\u2014En ce qui concerne le statut de la garderie, c'est une corporation à but non lucratif administrée uniquement par des parents d'enfants qui sont inscrits à ladite garderie.Le gouvernement du Québec est le locateur du futur emplacement et l'OSGE est là pour octroyer des subventions qui sont disponibles pour tous groupes intéressés par un tel projet.De plus, POSGE voit à l'application des règlements et assure un soutien technique.Enfin, il est surprenant de voir à quel point un journaliste se sent offusqué par un projet qui dessert la collectivité du Palais.Monique ULMER Présidente de la garderie Le Petit Palais LECTURES A qui la faute?Dans sa chronique du 27 mars.Lysiane Gagnon disait: «CJMF avait péché.» Pour moi, CJMF fut victime de la conjoncture créée par le CRTC.La station radio-phonique ne peut donc porter seul le poids de sa faute.Cet organisme fédéral a poussé CJMF à faire ce qui s'imposait pour rester en vie.Conséquence de sa décision sensée, le CRTC décide de fermer la station malgré le fait que CJMF ait demandé une modification à sa licence.Il appert désormais que le CRTC fut beaucoup trop sévère à l'endroit de la station.Résultat: CJMF-FM est la deuxième station à mourir en neuf ans: 40 personnes en chômage (ironie du sort, on ferme une station viable pour en ouvrir une autre plus tard); 268000 auditeurs brimés; 150000 signataires qui ne réussissent pas à ébranler nos politiciens.C'est à croire qu'ils ne représentent qu'une seule couche de la société et que le reste n'est que foutaise.J'en suis rendu à croire que le gouvernement fédéral (et par ricochet le CRTC) n'a qu'une devise soit: «Abattre les PME dynamiques et soutenir les PME en détresse pour contribuer à la crise économique.» Pour le bien de tous, il est grand temps de réformer cet organisme qui pour moi.est le reflet de ce que sont nos politiciens et de ce qu'est le gouvernement fédéral actuel soit: désuet et démodé.Une injustice a été commise à l'endroit de CJMF et de ses auditeurs par le CRTC.Rendez nous CJMF-FM.Elle ne fait mal à personne.De plus, elle remplissait un besoin chez nous, les jeunes.Par conséquent, elle n'allait pas à rencontre de l'intérêt du public.David MORIN Québec De bons soins Hôpital Pierre-Boucher Longueuil À tout le personnel des équipes de jour, de soir et de nuit, merci infiniment pour tous les soins que vous m'avez prodigués lors de mes deux hospitalisations.Ce département de psychiatrie devrait être cité en exemple pour son service prompt et chaleureux, la chaleur humaine et l'attention de chacune des infirmières, en partant de l'infirmier-chef, des médecins, des secrétaires, des préposés et des deux ergothérapeutes.Même si la période que j'ai vécue intérieurement a été douloureuse, chacune de ces personnes a su, à sa façon, au moment voulu, prodiguer ses conseils, ses soins.On est vraiment choyé au département psychiatrique de l'hôpital Pierre-Boucher.Le personnel du quatrième Nord constitue une équipe du tonnerre.Merci aussi au docteur Ginette Grégoire.Antoine Camolinos Le renouveau de l'Amérique francophone Professeur au département de français de l'Université MeGill.l'auteur est correspondant du quotidien parisien «Le Figaro» a Montréal.Du Continent perdu a l'archipel retrouvé0 est un livre important pour les francophones d'Amérique du Nord et du monde entier en général.Il montre comment ceux qui avaient découvert un empire ont été forcés de lâcher prise parce qu'ils étaient trop peu nombreux.Il indique aussi que tout n'est pas perdu a condition que les francophones ne laissent pas passer les nouvelles chances qui s'offrent à eux.Alex MAUGEY_ Si le Québec apparaît comme la charpente de l'Amérique française, encore faut-il qu'il convainque les autres communautés de participer à une réalité encore à inventer.Au-delà des tentatives de récupération politique des uns et des autres, il semble qu'une partie non négligeable de la diaspora francophone de ce continent ne veuille toujours pas disparaître avant de s'être mesurée une dernière fois à l'histoire qui n'a pas été toujours tendre avec elle.La préface de Lise Bissonnette rappelle avec raison la lutte opiniâtre de tous ces groupes de francophones canadiens et américains qui, face au présent et au devenir, éprouvent un certain vertige.Pour beaucoup, les facilités de l'assimilation ne sont-elles pas souvent tentantes ou nécessaires?Bien qu'assez pessimiste pour l'avenir, la préfacière n'en salue pas moins cette francophonie militante non exempte de rêves, donc d'espoirs.L'heure est venue pour les francophones d'Amérique du Nord de créer entre eux et avec l'appui du Québec des réseaux de communication efficaces.S'il y a une «multiplicité de prophètes et pénurie de croyants», comme l'écrit Eric Waddcll à propos de la Louisiane, ces: que les prophètes francophone.* se heur tent a un monde fait par d'autres et à un envir >r.i.e.HMl .rop souvent sectaire, démoralisant Bri ser l'isolement devrait être inscrit au coeur de toute action francophone d'envergure.En brisant le cycle de l'échec \u2014 l'exemple du Québec est fort encourageant \u2014 les croyants se voyant plus nombreux découvriraient des intérêts nouveaux ù revenir au français, à une créativité autre trop longtemps décriée dans un monde trop uniforme.La «bataille du français» non seulement au Manitoba et au Canada mais aux Etats-Unis sous d'autres formes, c'est la bataille de l'ouverture d'esprit et de la diversité.Les seize articles qui forment cet ouvrage sont tous passionnants.Chacun à leur tour, ils témoignent du vif-argent qui secouent les veines des communautés françaises d'Amérique du Nord.Si sept articles scrutent l'évolution des parlants français au Canada, neuf narrent l'histoire de ces francophones qui se sont expatriés aux États-Unis.Partout, les francophones hors Québec ont du mal à s'affirmer.Certaines provinces leur refusent des droits fondamentaux alors que les droits des anglophones sont respectés.Tant que les francophones de ce pays n'auront pas, selon leur importance numérique, des possibilités de travailler en français, ils s'assimileront et disparaîtront.Toutes les statistiques qui se trouvent dans ces articles sont nettes et précises.De politique, le problème devrait surtout devenir économique.Grâce à l'évolution technologique si importante de ces dernières années, les communautés françaises des provinces canadiennes devraient être en relation constante entre elles et avec le Québec.Venons-en au deuxième volet: à la francophonie etatsunienne.On peut se demander si le renouveau des francophones dans certaines regions des États-Unis ne pourrait pas fouetter l'énergie des communautés françaises hors Québec.On a tendance a oublier, nous rappellent les auteurs du livre, qu'au Canada «lorsqu'un francophone s'assimile, psychologiquement, il ne s'assimile pas à un Canadien anglais mais à un Américain».D'où l'importance pour les Franco-Américains d'avoir une image positive.Par osmose, elle encouragerait les francophones canadiens, par exemple dans la région des Grands Lacs.C'est du rêve, diront certains.Non, pas vraiment.Que ceux qui ont connu Montréal il y a quinze ans racontent ce qui s'y passaient.Si on oublie vite, on peut construire vite aussi, surtout en Amérique du Nord.Ce que peu de gens voient, c'est que depuis plus de vingt ans, nous assistons à la réhabilitation de l'espagnol aux États-Unis, d'où une fierté hispanophone nouvelle.Cette renaissance qui a suivi celle des Noirs a secoué en profondeur des milliers de francophones qui.aujourd'hui, se posent des questions sur leurs origines.Si tant de Noirs et tant d'Espagnols ont en grande partie retrouvé leur identité, pour quelles raisons les francophones, ces premiers bâtisseurs, qu'ils vivotent ou non dans les provinces reculées du Canada ou des États-Unis n'auraient ils pas envie de profiter du renouveau ethnique et de renouer solidement avec la nation du Québec qui s'avère un exemple d'affirmation remarquable dans l'histoire récente?À vrai dire, ce que peu d'observateurs réalisent, c'est que nous assistons au réveil du monde latin qui, en l'an 2000.devrait accueillir un milliard d'êtres humains.Parlants espagnols, français, portugais, italiens et roumains du monde entier en s'unissant, perpétueront la civilisation latine.Un tel poids humain, soucieux de valeurs essentielles, ne pourra que faire obstacle à des visées réductrices ou assimilatrices.Pour les francophones comme pour les hispanophones, ces latins, il y a là une fraternité à développer.Une attente de solidarité, des besoins immenses dans tous les domaines.Un tel livre qui n'oublie pas de montrer au passage les cicatrices des comb its p issés, en plus d'être tin plaidoyer, est une invitation pour 1.s francophones à être plus concrets, ; resserrer les rangs, à déployer de nouvelles énergies, à continuer de revivifier et de développer les liens entre les diverses communautés, il faut qu'il y ait moins de -prophètes et plus de croyants».Des rapports ou des dossiers comme »la francophonie clandestine», les «héritiers de lord Durham* et «Deux poids, deux mesures» en disent long sur les écueils à éviter, sur les domaines à privilégier.Ce monde «précaire» hors Québec le restera s'il n'y a pas plus de solidarité entre les francophones.Dans chaque region où les francophones ont un certain poids, il suffirait d'implanter un bureau d'études pour stimuler la recherche.Avec les dangers de récession et le chômage énorme des jeunes, nombreux seront ceux qui plutôt que de s'assimiler devrait être intéressés par quelque chose de neuf.A quand la création au Québec d'une université qui serait réservée à la jeunesse des communautés francophones de I*Amérique du Nord?Les auteurs du livre montrent aussi avec raison que les comportements actuels des anglophones risquent de les handicaper à long terme.En ne s'ouvrant pas plus sur les autres cultures et les autres civilisations, ils perdent le contact avec la réalité humaine si multiple.Pour la premiere fois dans l'histoire, les francophones d'Amérique peuvent préserver leur identité en développant de nouveaux réseaux de communication Du Continent perdu a l'archipel retrouvé de Dean Louder et d'Eric Waddell est un complément passionnant â L'histoire littéraire de l'Amérique française des origines à 1950* d'Auguste Viatte.cet eminent spécialiste du monde francophone à qui l'on doit tant.Plus de trente ans après sa parution, on peut apprécier le chemin parcouru, il est grand.A nous tous de continuer dans le respect des autres.Voilù un bel idéal pour aujourd'hui.?Sous la direction de Dean H.Louder et Eric Waddell Les Presses de l'Université Lava/.1983, 292 pages.\u2022Paris PUFF, 1954.545 pages Comparaison malvenue C'est avec regret que j'ai appris la tenue d'un symposium sur le theme des «Droits nationaux et Peuples colonisés», comparant la situation des Noirs d'Afrique du Sud aux Palestiniens et aux Indiens d'Amérique.Ayant pris part à la manifestation qui s'est déroulée devant la Haute-Commission sud-africaine à la suite du massacre de Sharpevil-le, en tant qu'être humain qui a toujours combattu en faveur des droits des autochtones d'Amérique, et comme membre à vie du Congrès national des Indiens d'Amérique, je condamne et rejette vigoureusement cette comparaison.Il n'existe aucune relation entre le sionisme et le racisme: le sionisme est pour les Juifs ce que \u2022 l'amour de la terre» est aux Indiens.Israël n'est pas un État raciste.Au contraire, il est entièrement démocratique et de plus, est la seule démocratie au Moyen-Orient.Cette partie du monde a besoin de plus d'Etats réellement démocratiques.Les Israéliens sont les Indiens du Moyen-Orient.Ils ont été dépossédés de leur terre et se limitent aujourd'hui à V% de la Palestine historique, leur terre ancestrale.Nous avons besoin avant tout d'une solution politique et économique au conflit entre Juifs et Arabes et celle-ci ne se produira que par la négociation Israel a déjà entamé de telles négociations avec les Arabes et les Palestiniens et est prêt à les recommencer aujourd'hui.Ceci est la meilleure preuve de sa démocratie.A.Kweks Skowo O'Kara Grand chef honoraire des Indiens A 3 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 24 AVRIL 1984 I 100 ans d'actualités 9 \"A ?HUIT PAGES MONTREAL.DIMANCHE 24 AVRIL 1898 CENTTN avis wmm m mmm l^màrfs S4-E» aapt «Us tjrwptUuaa 0i par U ftMirvrMiitvtit anglaia, \u2022* fartxar htaa way iriulu tmi dmaïf inatract*** à x-m% taa rterfi ooWmut «U vmllrr ara In diap-iaitina») aa |'| ['«ikIibiH (TKr.Kocif* Kultatmaaj Act l«7U) « kw aa.kte bntMVÙqwM.Cat ta d« *.n*.n fait Voaai U UaU da U rlaaaa 4 éa l'Aata mi c^M~m \u2022 \"Toala par*nm« étant m nH bnUaaiqaa, qui, mmU »a» k*a f,«jaa*a»|f«a df fwlU CI an\u2014la on \u2022« Will a lKt\u201e tomne dernier.LA COMMISSION D'ENQUÊTE GRANGE Peu d'éléments nouveaux sur la mort des 36 bébés TORONTO (PC) \u2014 L'enquête sur la mort tragique de 36 bébés au Toronto Hospital for Sick Children se poursuit, malgré le peu d'éléments nouveaux qui sont ressorties à la suite d'une arrestation, d'une enquête préliminaire et de la présente commission royale d'enquête.En plus d'avoir durement éprouvé les parents des victimes et occasionné des frustrations aux policiers et aux autorités, la crainte qu'un tueur pathologique ait pu agir librement dans cette institution de renommée mondiale ne s'est pas dissipée.Une dose excessive de digoxi-nc, un médicament puissant pour le coeur qui est administré dans l'unité des soins cardiaques, serait responsable de plusieurs de ces décès mystérieux.Suzan Nelles et Phyllis Tray-ncr, les deux personnages principaux de cette enquête, ont toutes deux fermenent nié avoir posé des gestes criminels, sans toutefois impliquer directement l'autre.Non-culpabilité Aujourd'hui, l'infirmière Tray-ner doit poursuivre son témoignage, qui se poursuit depuis maintenant deux semaines.La semaine dernière elle avait été interrogée au sujet du décès de la jeune Al-lana Miller.L'infirmière, qui était à la tète de l'équipe en charge de l'unuité des soins cardiaques, a indiqué qu'elle n'avait jamais administré une drogue non-autorisée à l'enfant, la nuit où celle-ci est décédée d'une dose excessive de digoxine.Son témoignage contredisait les faits avancés par Bertha Bell, qui avait déclaré avoir vu celle-ci avec une seringue, en train d'injecter un médicament au bébé.De son côté, Suzan Nelles, qui avait comparu avant l'infirmière Trayner, avait été accusée de meurtre au premier degré au début de l'année 1982, pour la mort de qua très bébés.Elle a cependant été disculpée à la suite d'une longue enquête préliminaire et, après avoir été mise en congé, elle a pu reprendre son poste au département de dialyse, en juillet dernier.La commission étudie également certains faits étranges qui se sont produits à la suite de la mort des bébés.Ainsi, les infirmières ont reçu des menaces au téléphone ; des médicaments pour le coeur ont été trouvés dans le repas de l'infirmière Trayner et de Sui Scott ; enfin un « X » avait été tracé au rouge à lèvres sur le casier de l'infirmière Trayner, de même que sur son auto-: mobile et sur la porte de son appartement. MODE SIMPSONS Le Marché Une Aventure gastronomique.Le Marché chez Simpsons! Une véritable corne d abondance pour tenter tous les gourmets.Venez goûter à notre ambiance chaleureurse et amicale.ém^ CENTRE-VILLE - Ste-Catherine & Metcalfe S© LE CARREFOUR LAVAL - Chomedey.Laval FAIRVIEW - Pointe Claire LES GALERIES D'ANJOU- Ville d'Anjou LES PROMENADES ST-BRUNO - St-Bruno "]
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