Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (16)

Références

La presse, 1984-02-25, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 7 EDITION LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE nUDoianGhe MONTRÉAL, SAMEDI 25 FÉVRIER 1984, 100' ANNÉE, N° 47, 246 PAGES, 15 CAHIERS » LA MÉTÉO: CHUTES DE NEIGE FONDANTE, VENTS MODÉRÉS, MAXIMUM AUJOURD'HUI: 0V DEMAIN: DÉGAGEMENT DÉTAILS PAGE A 2 us ptofissiomiEis pc u vision] GREICHEetSCAFF OPTOMETRISTES | 24 SUCCURSALES 739-233*} 1* \u2022f Jacques Lemaire remplace Berry limogé page F 1 CTCUM: Hanigan prévoit des hausses de tarifs Les prochaines années se ront dif f ici les au plan finan tier pour la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM).FLORIAN BERNARD La diminution importante des subventions de Québec et la sta bilisation du nombre d'usagers obligera la CTCUM à décréter des hausses de tarifs en 1985 et en 1986.Telle a été la conclusion du président directeur général, M.Lawrence Hanigan, hier en con férence de presse alors qu'il divulguait le plan directeur de la CTCUM pour les deux prochaines années.M Hanigan n'a pas indiqué quel sera le coût du billet ou de la carte mensuelle en 1985 et 1986, mais il a précisé que la hausse sera supérieure à l'indice du coût de la vie et quelle fera passer de 10 à 44 p.cent la part des usagers au financement du transport en commun.Ainsi, M.Hanigan donne suite au voeu exprimé il y a quelques semaines par le président de la CUM.M.Pierre DesMarais II, de voir la part des usagers grimper graduellement de 10 p.cent.La CTCUM a décidé d'y aller de 2 p.cent par année en 1985 et 1986.«Par la suite, on verra», a dit le président de la CTCUM.Il a aussi souligné que les augmentations toucheront davantage 2a carte mensuelle et les tarifs réduits.Sans remettre en cause les principes de promotion sociale qui ont conduit à une grille de tarifs réduits, a dit M.voir HAUSSES on A 2 Winnip \"ITAW \\ \u2014 Convaincus du fait que l'avenir même du Canada est i ompromis par la crise linguistique au Manitoba, le premier ministre.M.Pierre Trudeau, et le chef de l'opposition.M.Brian Mulroney.ont GILLES PAQUIN de noire bureau d Ottawa tous deux implore hier le gouvernement de la province de proté ger les droits de sa minorité francophone.Ils ont lancé cel avertissement au moment ou les trois partis à la Chambre des communes endossaient, en debut d'après-midi, une» résolution pressant I*Assemblée législative du Manitoba d'agir avec célérité dans cette affaire.Aucun des 96 députés présents, sur un total de 282, n'ayant exigé le vote, la Chambre est donc unanime.La brève résolution d'appui au gouvernement Pawley a été présentée par le ministre des Transports et député de Winnipeg.M.Lloyd Axworthy.Elle reprend, à peu de choses pres.celle du 6 octobre 1983 mais en des termes un peu plus forts.\u2022 La Chambre presse le gouvernement du Manitoba de persister dans ses efforts pour satis- faire aux obligations constitutionnelles de la province et pour protéger efficacement les droits de la minorité francophone dans un esprit de tolérance, de courtoisie, de concorde et de générosité.«La Chambre presse l'Assemblée législative du Manitoba de considérer d'urgence la résolution et la legislation pertinentes de manière à assurer leur prompte adoption.» Cette résolution n'a évidemment aucun pouvoir contrai- L'opposition manitobaine ignorera la résolution page B 6 gnant et demeure un simple voeu de la part des parlementaires.M.Axworthy a pour sa part évoqué la possibilité de revenir à la charge dans quelques semaines s'il obtient l'accord du premier ministre du Manitoba.M.Howard Paw lev Ottawa pourrait adopter en première lecture la résolution constitutionnelle manitobaine pour exercer une pression supplémentaire sur les adversaires de ce projet, a-t-il dit en substance.Son chef, M.Trudeau, a repris cette idée quelques minu tes plus tard mais sans élaborer.«C'est l'avenir du pays qui est en jeu, ce n'est pas seulement une province», a dit M.Trudeau voir MANITOBA en A 2 SOMMAIRE Annonces classées.C 10, H 7 à H 19 \u2014 Habitat.G 1 à G 12, H 1 à H 6 Arts et Spectacles.D 1 a D 21, E 1, E 8, E 9 \u2014 Horaires.D 14 Bandes dessinées.X 15, X 16 Bricolage.G 10 Bridge.X 15 Carrières et profess.:.Y 1 à Y 8, Z 1 àZô Centenaire.,.A 8 Décès, naissances, etc .F 1 1 iF 12 Economie.C 1 à C 11 Ètes-vous observateur?.H 16 FEUILLETON « La charge des sangliers »H 9 Foglia.H 7 « Génies en herbe ».X 16 Horoscope.H 10 Jardinage.G 7 Le monde.B 8 Maisons denseign.:.E 2 à E 5 Mots croisés.H 13, H 19 « Mot mystère » .H 15 Quoi foire en fin de semaine .E 6 Restaurants.E 9 à E 12 Sciences.E 7 Sports.F 1 à F 10 \u2014 Chasse et pêche.F 7 Télévision.E 1 Timbres.X 15 Vacances-voyage.X 1 àX 14 Vivre aujourd'hui.B 1 fete k * Roger Dion Michel Saivail André Catonguay L'AFFAIRE DE ROCK-FOREST EN COUR LE 2 MARS Un des policiers de Sherbrooke accusé d'homicide involontaire Les trois policiers de Sherbrooke que le coroner De-nys Dionne a tenus criminellement responsable de la mort de LEOPOLD LIZOTTE Serge Beaudoin.tué par erreur lors du drame au motel Le Chat il Inn.à Rock-Forest, près de Sherbrooke, vont comparaître en cour le 2 mars, et l'agent André Castonguay.qui a déchargé sa mitraillette à travers la porte de la chambre où se trouvait la victime, fera naturellement face à l'inculpation la plus grave.Considéré comme l'un des tireurs d'élite de son corps policier, il devra répondre à une ac-cusation d'homicide involontaire.La peine maximale pour un tel délit est la prison à vie comme pour une condamnation pour meurtre.Il sera également accusé d'avoir causé des lésions corporelles à Jean-Paul Beaumont, l'autre poseur de tapis qui se trouvait dans la chambre, et qui s'en est tiré avec une balle dans la joue.Cette deuxième accusation peut être punie par une incarcération, également maximale, de cinq années.Avec son compagnon d'inter vention, Roger Dion, Caston guay est aussi inculpé d'avoir dans la matinee du 23 décembre illégalement déchargé une arme à feu dans la direction de Beau dnin.l'article 228 A du Code pré voyant, dans ce cas, 14 ans de voir POLICIERS en A 2 il .i \u2014 GILLES LATU LIPPE Gilles Latulippe ne soit pas pourquoi il fait rire.La répartie vient ou elle ne vient pas, affirme-t-il.Dans son cas, elle vient depuis 25 ans, et il ne voit pas pourquoi elle ne continuerait pas à venir pendant encore 25 années.page A 7 LOUISE BEAUDOIN Ses amis comme ses ennemis s'accordent pour dire que seul le superlatif convient pour décrire Louise Beaudoin, déléguée générale du Québec à Paris.A PLUS, elle décrit la façon dont elle conçoit l'avenir des relations France-Québec.page A 10 SPORTS «J'aurai beaucoup de plaisir avec les Expos», a déclaré hier Pete Rose.photoioser cp Dawson au champ droit, Tim Raines au centre Jamais le camp des Expos, à West Palm Beach, n'aura attiré autant de monde qu'hier: Pete Rose faisait sa rentrée avec sa nouvelle équipe.« J'aurai beaucoup de plaisir avec les Expos., a-t-il déclaré.À part les séries de championnat de division, il n'y a pas de pression au baseball».Les Expos ont aussi annoncé une grosse nouvelle: Andre Dawson patrouillera dorénavant le champ droit et Tim Raines prendra sa place au centre.page F 2 UN CAHIER A CONSERVER! À ne pas manquer dans LA PRESSE, lundi, un cahier spécial consacré à 100 ans de sport.On y dévoilera aussi le palmarès des dix plus grands athlètes du àerniw siècle tels que choisis par les lecteurs du journal.Il s'agit d'un cahier de 20 pages abondamment illustré.à conserver.AUJOURD'HUI lamontagne L'ex-mmistre de la Défense Gilles Lamontagne deviendra sous peu le 24e lieutenant-gouverneur du Québec, succédant à Jean-Pierre Côté, qui n'avait pas sollicité un second mandat.page A 3 éducation des adultes L'objectif central de la politique d'éducation des adultes est de donner à ces derniers les mêmes chances qu'aux enfants devant les impératifs nouveaux de la société informatisée.page B 10 amiante Le président de la Société nationale de l'amiante, Daniel Perstein, craint un effondrement des prix de l'amiante en 1984 sur les marchés internationaux, ce qui pourrait provoquer la fermeture de plusieurs mines du Québec.page C 1 foglia Après avoir tenté, sans succès, après la garderie, de travailler dans une usine, puis dans un centre de main-d'oeuvre, Foglia aboutit finalement dans une librairie, où il se trouvera les trois premiers jours de la semaine prochaine, j - page H 7 * * LOUISE M ARLE AU Louise Marleou, qui joue au Café de la Place des Arts le rôle de Aladen^sW/e Jufie, de la pièce du même nom de Strindberg, se félicite de ce que le monde théâtral québécois soft enfin sorti de ses diverses périodes «régionales ou locales».page D J \u2022 » CE SOIR 20H00 LE BATTANT ALAIN DELON FRANÇOIS PÉRIER La nouvelle façon «d'aller» au cinéma PREMIER CHOIX : T VEC t J DEMAIN SOIR 20H00 PORTÉ DISPARU JACK LEMMON SISSY SPACI \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 FEVRIER 1984 dimanche ?CHRONIQUES JACQUES BOUCHARD ET PIERRE GRAVEL: Manitoba: situation embarrassante pour Brian Mulroney.poge A 10 LYSIANE GAGNON: Les voisins du Sud.page A 7 ?PLEINS FEUX GILBERT LA VOIE: Quand Ottawa répare les églises et les presbytères des comtés libéraux.GILLES TOUPIN: Seule la légitimité nationale peut encore sauver le président libanais Amine Gemayel.PIERRE SAINT-GERMAIN: Le Nicaragua se livre au pari d'élections anticipées.page A 9 ?ARTS ET SPECTACLES Renée Martel décide de livrer quelques secrets de sa vie, dans l'espoir d'aider ceux qui souffrent comme elle d'alcoolisme.Après quinze ans passés à dominer toutes les scènes du Québec, Yvon Deschamps a failli tout lâcher cette année.page D 1 ?VACANCES VOYAGE Charlevoix possède des paysages majestueux qui demeurent sans doute parmi les plus beaux du Québec.page X 1 ?LES VINS Quels Chablis choisir?Pour le savoir, Jacques Benoit a dégusté avec un panel les quatre moins chers de ces vins blancs vendus dans les succursales ordinaires.page E 9 ?JARDINAGE Quand et comment faut-il tailler les arbustes?Quelques bonnes règles à suivre.page G 7 DANS LA PRESSE DE LUNDI ?Bécancour se voit forcée de construire 1 000 logements.?Un « méditatif » prépare une rencontre oecuménique pour la visite de Jean-Paul II ?Vingt ans après Studebaker, VAvanti vit toujours ?Deuxième article de la série « Nos comiques » : Louis Saïa La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffre* 492 à quatre chiffres 1364 [LAMÉTÉa DATE: Sontdi, 25 février 1984 AUJOURD'HUI- Min.: -1 Max 2 NEIGE FONDANTE CCMAM DÉGAGEMENT GRADUEL Québec AbnSbi Ovtoouat* LeMss4Mss Cantons de l'Est Mtvridt Meet Lac-Saint-Joan Rimooski 08 6 01 SopMes Canada Victoria CnVnmiInn Regina Winnipeg Toronto rroooncron llaltfax wRQnormuwn Mifi.\tMa.\tAujourd'hui - 4\t0\tPlutôt nuog.- 2\t0\tPlutôt nuog.- 4\t0\tPlutôt nuog.- 2\t0\tPlutôt nuog.- 4\t0\tPlutôt nuog.- 2\t0\tPlutôt nuog - 2\t- 2\tPlutôt nuog.0\t4\tPlutôt nuog.0\t4\tPlutôt nuog.- 2\t0\tPlutôt nuog.- 2\t0\tPlutôt nuog.Mfct.\tMu\t- «\u2022^erir»w 2\t8\tEnsoleillé - 5\t2\tNuageux -10\t3\tEnsoleillé -15\t- 7\tNuageux - 1\t0\tCiel clair 0\t6\tNuogeux 3\t7\tNuageux 1\t6\tNuogeux 0\t4\tPluie \t\tv \t\t États-Unis Boston Buffalo Chicago Miami New York 9 19 N.-Oriéons 6 17 Pittsburgh 2 19 S.Francisco 12 24 Washington 5 12 DoWos 7 20 1 13 10 19 8 9 les capitales Amsterdam\t0\t3\tMadrid\t3\t10 Athènes\t7\t18\tMoscou\t-13\t- 3 Acapuko\t23\t31\tMOWCO\t13\t27 Berlin\t- 1\t1\tOslo\t- 3\t- 1 Bruxelles\t0\t3\tPorts\t1\t6 Buenos Aires\t22\t28\tRome\t7\t13 Copenhague\t1\t1\tSéoul\t0\t8 Genève\t1\t6\tStockholm\t- 3\t- 1 Hong Kong\t16\t18\tTokyo\t4\t10 le Coke\t8\t22\tTrmidad\t23\t31 Lisbonne\t\u2022\t14\tVienne\t- 4\t2 Londres\t3\t4\t\t\t L'aide financière de Québec à CTCUM continuera de diminuer En dix ans la contribution directe des usagers aux dépenses de la CTCUM est passée de près de 100 p.cent à 40 p.cent, le gouvernement et les municipalités assumant la différence dans des proportions qui se situent maintenant autour de 40 et 20 p.cent respectivement.Le total des subventions gouvernementales a augmenté de 27.7 p.cent par année, en moyenne, de 1979 À 1982.Dernièrement, toutefois, le gouverne- ment adoptait des modifications importantes à sa politique d'aide au transport en commun.Ces politiques auront pour conséquence, dès cette année, de transférer au cours des cinq prochaines années une partie importante du financement aux usagers et aux municipalités La subvention de Québec à la carte mensuelle sera substantiellement réduite.Le gouverne ment a en outre décidé de plafonner à la fois sa subvention de fonctionnement et celle reliée à la C.A.M.Ces plafonds diminueront chaque année, de 1984 à 1988, par rapport au niveau de la contribution des municipalités.Pour 1988, selon les calculs du gouvernement, les contributions de Québec feront perdre $30 millions à la CTCUM.Ce montant est, en fait, celui du \u2022 ticket modérateur \u2022 imposé par le gouvernement et qui se traduira par des hausses annuelles de tarifs au cours des prochaines années.LIMITE DES SUBVENTIONS DE QUÉBEC À LA CTCUM Année:\tCne#4iAMnAmAJil\tCorteCAM\t 1984\t100%\t135%\t 1985\t.95%\t130%\t\u2022 1986\t90% *\t125%\t\u2022 1987\t.85%\t120%\t 1988\t807.\t115%\t\u2022S' Le nombre des usagers plafonne Selon les tendances actuelles, il parait difficile pour la CTCUM d'augmenter son achalandage de façon importante au cours des trois prochaines années.En effet, le nombre des déplacements sur le territoire de la CTCUM a tendance à se stabiliser.Le plan directeur déposé hier par le p.d.g.Lawrence Hanigan signale que, pour la première fois, les coûts associés à l'automobile augmentent mains rapidement qu'au cours des années 1970 et la circulation est relativement facile sur les principales artères de l'île de Montréal.Les gens ne sont pas prêts à troquer leur voiture pour le transport en commun.Pour aller chercher de nouveaux clients \u2014 et c'est vital \u2014 la CTCUM devra améliorer net temen» >?*^ services Or la diminution prévue des subventions gouvernementale* ne permettra sans doute pas d'augmenter beaucoup l'offre de services au cours des trois prochaines années et obligera la Commission à hausser ses taris plus d'une fois.Depuis deux ans la CTCUM a resserré le contrôle de tyefl opérations a un point tel qu'elle ne peu! plus réduire de façon importante ses dépenses sans affecter la qualité des services Un dernier élément de la pré occupation de la CTCUM concerne le vieillissement de ses immeubles et équipements, ain-» que du matériel roulant original du métro.Cette preoccupation s'étend maintenant aux lignes de trains dont le matériel roulant et les Stations doivent être modernises.w » \u2022 Dans 10 ans, les minorités ethniques seront majoritaires au Canada 4 I I i * 1 \\ ¦ t 4 i Le Canada compte plus de cent communautés culturelles qu'on croit minoritaires.C'est pourtant une force qu'on ignore.Car si elles représentent une population de quelque huit millions aujourd'hui, tout indique que leur nombre totalisera 10 millions dans dix ans et dépassera tous les autres groupes.Le Canada accueille, en effet, environ 145 000 immigrants tous les ans depuis 1965 alors que les populations francophone (6 439 100).anglo-celtique (9 754 877), anglo-franco-phone (430 260) et autochtone (413 380) sont demeurées au même niveau en raison du déclin rapide du taux de natalité.ULY TASSO___ Afin d'exploiter ce marché ignoré.Don Miller, un publicitaire montréalais originaire de la Jamaïque, a décidé de se lancer dans la recherche en créant la compagnie Multifax.Il l'a fait après avoir tenté en vain, à Ottawa notamment, d'obtenir des renseignements exacts et utilisables dans le commerce sur les communautés culturelles qui représentent un marché important.«Mon entreprise n'a pas sa pareille au monde », lance-t-ii avec-satisfaction.C'est à Research & Forecasts.Inc., une compagnie newyorkaise spécialisée dans ce genre de travail, qu'il a confié l'étude en profondeur de cinq groupes ethniques: Chinois, Grecs, Italiens, Portugais et Antillais, en commençant par Montréal et Toronto.« Ils ont interrogé par téléphone, durant 50 minutes chacun.9000 Torontois et 7 000 Montréalais arrivés ces 20 dernières années », explique M.Miller.Le même sondage, qui exige six semaines pour chaque groupe, sera effectué successivement auprès de ces mêmes communautés à Vancouver, Winnipeg, Edmonton et Calgary.L'été prochain, on tracera le portrait des Ukrainiens, des Allemands, des Indo-Pakistanais, des Haïtiens et des Polonais, à travers tout le pays.Portrait complet 72 questions sont posées, permettant de tracer un portrait complet de ces immigrants: langues utilisées à la maison et à l'extérieur, habitudes de lecture.photo Jean Goupil, LA PRESSE Don Miller programmes favoris de radio et de TV, habitudes de consommation (cette question est subdivisée en 17 points allant du déter gent utilise au maquillage et au parfum), etc.etc.Sans oublier les questions personnelles sur l'âge, l'éducation, l'emploi, l'allégeance politique et autres Ces données informatisées sont fournies aux personnes ou organismes intéresses à accroître leurs chiffres d'affaires.« J'ai investi $600 000 comptant, il y a 18 mois.Sept mois plus tard, j'avais POLICIERS SUITE DE LA PAGE A 1 détention comme châtiment possible.Finalement, ces deux inculpés et le sergent-détective Michel Salvail, qui avait planifié l'opération en catastrophe, seront accusés d'un dernier crime, soit d'avoir, sans excuse légitime, utilisé ou manipulé une arme à feu sans avoir pris suffisamment de précautions à l'égard de la sécurité d'autrui.Là encore, la peine la plus sévère qui peut être encourue, est de cinq ans.Avant d'être pointé du doigt par le juge Denys Dionne, Salvail, non seulement n'avait pas été suspendu par ses supérieurs, mais il avait continué à faire en- quête sur le vol de la Brink's et à rechercher les responsables de la mort du gardien assassiné à cette occasion.Le dépôt de toutes ces plaintes par le procureur de la Couronne, Me François Doyon, pourrait par ailleurs faire rater le départ de l'enquête que la Commission de police voulait ouvrir, à compter de mardi matin, et toujours à Sherbrooke, sur ces mêmes événements.Sans vouloir faire le moindre commentaire sur les accusations tout juste rendues publiques, l'avocat des policiers.Me Michel Proulx, a déclaré hier après-midi qu'il se présentera devant le juge Roger Gosselin, appelé à présider cette enquête de la CPQ, à la première occasion, et qu'il réclamera fermement l'ajournement des audiences Et si le magistrat refuse de se rendre à cette requête, comme on le prévoit?Là, Me Proulx n'a rien voulu ajouter.Mais on peut deviner dès maintenant qu'un autre pourvoi, cette fois devant la Cour supérieure, serait rapidement institué pour bloquer l'instruction et tenter d'obtenir qu'elle ne reprenne pas avant la fin des procès que les trois hommes pourraient être appelés à subir.Ce qui équivaudrait alors à un délai de plusieurs mois.Mais ce, invoquera-ton certainement, afin que soit respecté leur droit à une défense pleine et entière, droit que pourrait compromettre l'énorme publicité prévisible pour les travaux de la Commission en raison de l'intérêt, sinon de la passion montrée par la population pour cette affaire.récupéré mon investissement ».annonce avec satisfaction M.Miller qui emploie 10 personnes et six consultants à travers le pays.Il songe déjà à prendre d'assaut le marché des États-Unis.Le président de Multifax se flatte de la portée sociale, psychologique, économique et politique des données qu'il recueille.D'abord à cause du nombre des immigrants: 58 p.cent de la population à Toronto.Edmonton et Winnipei».:»4 p.cent à Vancouver, 50 p.cent à Calgary, 25 p.cent a Montreal.« Mais les anglophones sont deux lois moins nombreux ici », rappelle t-il.Les chiffres qu'il cite sont tires du recensement de 1981, plus ceux du « marché flottant ».Il faut également tenir compte de Ja qualité des immigrants des différentes ethnies « ils sont plus instruits que les autres ».soutient M.Miller qui s'appuie sur un article paru dans le « Globe and Mail », il y a trois mois.On y lisait que 93 p.cent des enfants des communautés culturelles du Québec terminent leur secondaire alors qu'ils ne sont que 73 p.cent chez les Canadiens français et 91 p.cent chez les Canadiens anglais.« De plus, les entants d'immigrants parlent trois langues, leur langue maternelle en plus du français et de l'anglais.\u2022 insiste M.Miller.Le président de Multifax négocie actuellement avec les commissions scolaires en vue de leur fournir des données sur les groupes ethniques et leur culture.Le but: rendre la communication plus aisée.i ol .« i i « m ¦0 3J 2810 600-51\"1679 Aimeriez-vous diminuer vos impôts en plaçant de l'argent dans un régime enregistré d'épargne-retraite?Le Reér Dépôts garantis de la Fiducie du Québec est peut-être ce qu'il vous faut.C'est une forme de placement de toute sécurité.le capital et le taux d'intérêt sont garantis pour la durée du dépôt.Les termes varient de un à cinq ans.Il n'y a aucuns frais.370.V800 tAofltr°~; 6840' P°t 1 O\"*\"^ 4?92 , Sa\"1\"' *'oO7\"6920 Fov m Sans Intérêts versés annuellement Dépôt minimum 500 $ 800 5!Kl0g o^-flore 2 Sh*r 1.8* H sur 3933).L'issue de cette première bataille était facile à prévoir Walter «Fritz» Mondale.ancien vice-président lors de l'administration Carter, l'a emporté haut la main L'Iowa est un État voisin de son Minnesota natal, dont il a été longtemps le sénateur.Il sait parler aux gens de ces régions où l'agriculture est reine.Mais, surtout, il a appris sa le çon de Jimmy Carter il s'est lan ce très tôt dans la course et il a tellement fait pour être le ga gnant des premiers caucus et des REERouCPG Les REÉR - CPG des FIDUCIAIRES0 c'est pour les gens comme vous.Intérêts payés annuellement.Sans frais minimum 500 S.Nous vous offrons aussi: \u2022 Fonds épargne garantie (sans frais) \u2022 Fonds actions (frais minimes) \u2022 Fonds obligations (frais minimes) Taux sujet a changement 1 AN Appelez-nous.Les transsciions peuvent te fairs par telephone.12S3 ave McGiii College Metro McGtM (514)878-3351 D.Centre» commerçai Place Rosemere (514)437 0710 fue Sheroroosa Metro Lange'-er (514)253-1720 Les FIDUCIAIRES0 sont inscrits m la Regie de I' Assurance-depot s it trust or iahanouf ofc*«gne du Quebec photothèque LA PRESSE Walter Mondale premieres élections primaires, qu'on dit dans l'Iowa l'avoir vu plus souvent en L983 que les deux nateurs représentant cet État.La situation est la même dans le New Hampshire, où des élections primaires auront lieu mardi pour un nombre encore moindre de délégués, mais pour un nombre encore accru de journalistes, de titres de journaux et de sujets à la télévision.Si bien que la question qu'on se pose maintenant n'est plus qui sera le premier, ni qui sera le second, mais bien qui sera le troisième et, au-delà du New Hampshire, qui sera ou qui seront les premières victimes.> f » Cette année Piscines Citadelle donne un grand coup et vous offre des spéciaux imbattables (rapport qualité/prix) sur les piscines hors-terre et creusées.Jamais une pareille occasion ne vous aura été offerte.VENEZ CONSTATER VOUS-MÊMES! HEURES D'OUVERTURE: Lundi au mercredi 9h00 à 18h00 Jeudi et vendredi 9h00 à 21 hOO Samedi 9hOOà17hOO Dimanche 13hOO à17hOO ; > » i r t i I 9 f ft ' I # 4 j 4 .i tu V l'an 1 9 ; * u A*, tej PISCINES LONQUEUIL 620.Piac» Trant-Canada 527-8617 RBPENTIGNY 545 rua Notra-Oama 583-01 00 SHERBROOKE (Roch Forait! 4701 boui Bourqua 584-881 1 LAVAL 17 70.bout daa laurantidai (ang'a St-M«rtini 384-4581 SH A WINIG AN 2386 rua Saint-Marc 539 8431 JOLIETTE 644.rua Sl-Charlea Bdfoméa 758-81 10 bTMYAClMTME 2780 rua Bourdagat 773-9867 SAINTS-THÉRÈSE 2î>9 Bout Lêba'ia 43 5-1883 CHÀTEAUOUAY 279.bouiavard Aniou 591-5030 BROSSARD 6665 bout 1 asef^f«au 678-8855 SOREL/TRACY 625 rout* Ma'*-V«rt >-'- 742-7661 VICTORIAVILLE (Arthabatfcai 54 ru* Gtrouard 357-8344 TROIS-RIVIÉRES 6255 bout jaarv XXin 377-2821 Les huit candidats démocrates ont tous dépensé dans l'Iowa, le New Hampshire et les États avoi-sinants beaucoup plus d'argent et d'efforts qu'ils n'en dépenseront dans des Ktats plus importants et susceptibles de leur apporter un plus grand nombre de délégués électoraux.Mais, une fois ëricé- % re, Plowa et le New Hampshire sont en position numéro un et deux du hit parade de la presse Ils sont les premiers.C'est pour quoi certains des candidats com me les sénateurs Cranston et Hart ont mis la plus grande partie de leur énergie \u2014 et de leur budget \u2014 dans le caucus de l'Iowa et la primaire du New l Hampshire Le caucus de l'Iowa et les pri- J maires du New Hampshire sont < un premier examen de passage Ce sont aussi des éliminatoires pour ceux dont les ressources se ront à bout et n'obtiendront pas l'espoir d'être renflouées.Mais les jeux de la politique sont tels que ce sera un examen de passage pour Walter Mondale également! Les vainqueurs, en effet, ne^, peuvent pas se permettre^ d'échouer.Surtout lorsqu'on ayî déjà recueilli, comme Mondale>4 près de 10 millions de dollars de!* contributions.Surtout lorsque la% presse et les sondages vous don nent gagnant sur toute la ligne.L'Iowa, certes, lui a été acquis^ avec éclat.Mais une victoire uni peu trop serrée dans le New^J Hampshire, et les résultats desjj dix autres primaires de marsj pourraient s'en ressentir.On dit£ que celui qui perd sa première»» place ne la retrouve pas.Maisj£ dans le cas de l'ancien vice-prési J dent, il faudrait vraiment un grosse erreur du candidat ou de** son organisation pour qu'il perde la tète de la course.Certains analystes dise même que c'est déjà joué pour 1 convention de San Francisco, que Mondale va tranquillement er porter toutes les primaires d'ici celle de l'Illinois, le 20 mars, qufcj les deux tiers des délégués aflvi ront alors été choisis et que le * reste des États suivra le mouve* « ment pour se retrouver dans le,* wagon en tète de train.1 * L'histoire montre que s'il y a un domaine où il ne faut pas venîji dre la peau de l'ours, c'est bien la politique.Un tireur embi abat une écolière i LOS ANGELES ( AP eU AFP ) \u2014 Un tireur embus- ^ que a ouvert le feu hier sur la cour de récréation d'une école?élémentaire, tuant une fillette et2 blessant au moins 12 autres en-n fants.Plusieurs heures plus tard, lej forcené, Tyrone Mitchell.28 ans^5 a été abattu par la police au mo-\\j ment où celle-ci prenait d'assaut*, la maison de trois étages dans la-;* quelle il s'était barricadé et qui est située près de l'école élémentaire de la 49ème rue, à 8 km air.sud de Los Angeles.> Peu après le début de la fusilla-*/; de, un cordon de policiers avait-*' été mis en place dans le secteurïî et les maisons avoisinantesjfÇ avaient été évacuées.Les enfants blessés, donC^J l'identité n'a pas été révélée, ont* ^ été transportés à l'hôpital Martirû-% Luther King.;^ La fiancée du forcené, Man'** Lou Hill, 29 ans, a déclaré que Tyrone Mitchell souffrait de trou bles mentaux depuis le décès de ses parents et de six autres mem bres de sa famille dans le massa- ; cre de Jonestown ( Guvanne ), en novembre 1978.Jim Jones, le chef d'une secte religieuse bapti- , sée le Temple du peuple, y avait ordonné le suicide collectif de plus de 900 de ses disciples, rap- ( pelle-ton.^ RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL UN CRI DU COEUR À PAULINE MAROIS Syndiqués et patrons veulent « H faut sauver notre bien «laver leur linge sale, |Pointe (Saint-Charles) » .mais en famille ! » Le patronat et les centrales syndicales veulent bien s'engager dans une réforme en profondeur du Code du travail, mais ils tiennent a en avoir le contrôle.Ils sont en désaccord avec la façon dont le ministre du Travail entend procéder, soit par une consultation élargie permettant d'obtenir le plus large éventail d'opinions possible sur les relations de travail au Québec.Voila l'essentiel de l'avis envoyé cette semaine au ministre Raynald Frechette par le Conseil consultatif du travail et de la main d'oeuvre (CCTM), où siègent des représentants patronaux et syndicaux, sur le projet de révision du Code soumis par le ministre il y ,« doux semaines.Cet avis, qu'il avait lui-même sollicité, l'a d'ailleurs profondément décu.Le ministre a note hier qu'il trouve l'avis, dans son ensemble, « regrettable ».Cet avis ferait abstraction d'une conception à laquelle il tient particulièrement: celle de la consultation large auprès de tous ceux intéresses, d'une part à se prononcer sur l'ensemble de la philosophie des relations de travail et.d'autre part, à suggérer des moyens pour les améliorer.M.Frechette ne se sent pas lié par cet avis qui, selon lui, ne reflète pas l'opinion de l'ensemble de la société.Il a donc décide de soumettre son projet, tel que formulé, au Conseil des ministres dès la semaine prochaine Le ministre estime que les membres du CCTM ont fait preuve d'un certain corporal's me en émettant un avis qui cherche à restreindre la portée de cette consultation.Portant ainsi atteinte a son rêve d'ins taurer, par consensus general, un nouveau contrat social au Québec en matière de relations de travail.Projet du ministre Le projet du ministre prévoit la création d'une commission consultative itinérante et la tenue de conférences socio-eco nomiques Cette révision du Code, avec un regard sur les autres lois du travail, réclamée et attendue depuis plusieurs mois par les centrales syndicales et le patronat, serait échelonnée sur 18 mois M Frechette desi rail que cette revision soit le fruit d'une vaste consultation régionale et nationale débouchant idéalement sur un consensus Lors d'une entrevue avec LA PRESSE, M Frechette a reconnu que le défi était de taille.Mais il le croil sincèrement realisable.En plus de changer des lois, le ministre vise avant tout à changer des mentalités, des attitudes.Ceci implique l'instauration d'un nouveau dialogue entre les personnes qui vivent directement ou indirectement des problèmes de relations de travail (employeurs, syndiqués.non-syndiqués, chômeurs.).« Il faut permettre à tous de se rencontrer et de discuter ».Solon les informations recueillies par LA PRESSE, le Conseil consultatif approuve la création d'une commission con sultative, mais avec un mandat différent: celui de revoir l'ensemble des lois du travail, dont le Code du travail.Il voudrait également que cette révision touche le régime» de négociations dans le secteur public, alors que le ministre axe plutôt sa réforme sur les relations de travail dans le secteur privé.La commission que M.Frechette veut « neutre et autonome » serait alors plus ou moins contrôlée par le CCTM.qui exige d'être consulté sur le choix des personnes qui en feront partie.CHALETS S) cmûinv 45$ ¦ par jour \u2022 foyer en pierres \u2022 cuisine équipée \u2022 lac magnifique MONT TREMBLANT 25% ESC.Ski de fond sur le site, boutique de location.Autoroute des lourenbdes, sortie 89, 1 mille o droite, 6 milles vers le loc Sorrozin, notre Domoine Manoir des Pins, a Sointe-Lucie-des-Lourentides (region Sainte-Agathe).1-819-326-4324 photothèque LA PRESSE Raynald Frechette et tenu régulièrement au cou rant des travaux de la future commission.« Craint-on la dissidence?» Pour ce qui est des audiences de la commission, auxquellos M.Frechette veut donner une portée nationale et régionale, le CCTM proposerait, dans son avis, de leur accorder un caractère national, quel que soit l'en droit ou elles s< tiendront.Au ministère on rétorque! « Craint on qu'une dissidence s'exprime publiquement ?» Quant aux conférences socio-économiques prévues par le projet du ministre, il semble que le CCTM les rejettent.Ces conférences devaient permettre aux différents intervenants de faire le point sur l'ensemble des relations de travail et sur les problèmes connexes, préciser les orientations et de^a^er dos voies de solutions.De totite évidence et comme ils Pont d'ailleurs déjà souligné, los représentants syndicaux et patronaux au CCTM veulent éviter que cette revision ne devienne « un show public \u2022 sur lequel ils n'auraient aucun contrôle.« D'accord pour le lavage de linge sale, mais en famil le! ».MA SKI DEMANDEZ NOTRE DEPLIANT COULEUR Vous avez tout essayé sans succès?Pourquoi ne pas consulter la meillotiff équipe tu Quét* composée de médecins, diétetisies.éducateurs physiques, animateurs, etc CBON DE MONTRÉAL 276-2573 Mécanicien depuis 20 ans à l'usine Sherwin Williams, de Pointe Saint Charles, Jean Biais, figure maigre, cheveux plats et lisses, silhouette nerveuse, bondit jusqu'au micro - Madame la ministre Marois.il faut sauver notre Pointe (Saint Charles) ou du moins ce qu'il en reste.Les entre prises s'en vont toutes Le Bon Dieu nous a condamnés à travail 1er sur cette terre mais on ne peut même plus le faire Nos jeunes se retrouvent tous à la prison de Bordeaux.» MARTHA GAGNON C'est un veritable cri du coeur que lance ce pere de famille chaudement applaudi par la centaine de personnes présentes dans la grande la salle du Y.MCA.Visiblement emue, Mme Pauline Marois.ministre de la Main d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, cherche un mot d'encouragement, de reconfort.Mais quoi dire à Jean Biais qui, comme tous ces citoyens de Pointe Saint Charles, en a assez des bel les promesses Pourtant, ca bou^e à la Pointe.On se bat avec l'énergie du désespoir.On refuse de crever de faim 11 y a M) ans.le secteur était un centre industriel important.Aujourd'hui, il ne reste que deux entreprises importantes: le Canadien national et la compagnie Dont glas La fermeture prochai ne de Sherwin Williams laissera 350 employes sans travail.Dans ce quartier, trois adultes sur quatre sont sans emploi.Le pro blême des jeunes entre 18 et 30 ans est aigu.Les gens ont fait savoir au ministre Marois, hier, qu'ils étaient prêts à tout faire pour que leur quartier reprenne vie Mais ils refusent qu'on leur impose des projets qui ne repondent pas au besoin de la population.Ils sont choques de voir qu'on construit des condominiums luxueux qui seront habites par des personne» d'une Classe sociale plus .osée.Car.a Pointe Saint-Charhs.13 p.cent des familles vivent en des sous du seuil de la pauvreté Sur l'une des affiches collées au mur de la salle, on pouvait lire: « Si la fierté a une ville, nous avons la nôtre aussi ».Un autre message disait: « we want minimum wage not poverty ».L'assis tance était composée en majorité d'anglophones qui bénéficiait pour l'occasion d'un système de traduction simultanée.Pas de miracle Dès le debut de son exposé.Mme Marois a précisé qu'elle n'était pas là pour accomplir de» miracles ou pour créer de faux espoirs.« C'a ne sera jamais parfait.11 y aura toujours des chômeurs.Mais je puis vous assurer que nous faisoas le maximum d'efforts pour trouver des solu \u2022ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN «ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN * ENCAN \u2022 VENTE AUX ENCHÈRES PAR CATALOGUE EN 4 SESSIONS DE GRAND INTÉRÊT POUR COLLECTIONNEURS ET EXPERTS Vaste choix d'environ 1,200 articles de qualité de plusieurs consignateurs, y compris une importante liquidation de succession de Montréal.VISITE.Vendredi 24 février.10 a.m.à 21 H.Samedi 25 février, 10 a.m.à 17H.Dimanche 26 février, 10 a.m.à 17H ENCAN: LUNDI 27 février, 19H.MARDI 28 février.19H.MERCREDI 29 février.19H.JEUDI 1er mars, 19H Comprenant: Magnifique ensemble de salle à dîner 9 mex en acaiou style Queen Anne, ensemble de salle à dîner 9 mex style Sheraton en acajou marquette, mobilier de salon victorien 4 mex style Eostlake.mobilier de salon victorien 3 mex style Eastlake, mobilier de salon 5 mex style Louis XV en dorure, causeuse style Empire, bureau marquette, mobilier de chambre 7 mex en noyer.Fauteuil exécutif en cuir stylo Louis XV, commode au dessus de marbre style Louis XV, vitrine à bibelots marouettée style Louis XV, vitrine marquettée et bombée style Louis XV, table de toilette pour hommes en érable, canapé en noyer style Louis XV et bergère, 10 chaises a salle à manger marquettées.Plusieurs table d'occasion et petites commodes marquettées.Bureau plat style Louis XVI, fauteuil à oreillettes en cuir, bureau d'ossociés en chêne, chaise et fauteuil à bascule Stickley, buffets et commodes américains et canadiens en acajou, éra ble, chêne, frêne, etc.Horloge grand-père en acajou ciselé.Buffet victorien en noyer, tables de salon et de cocktails en acajou, vaisselliers assortis en acajou et noyer, ensemble d'horloge en bronze 3 mex style Louis Philippe.Superbe table console style Louis XVI au dessus de marbre.Buste de femme en marbre, piédestal en onyxe, lit en cuivre, etc., etc.Art asiatique comprenant ciselures en jode, pièces de jeu d'échecs en ivoire, défense en ivoire antique, ciselure d'un pont en ivoire, paravent du 18e siècle en papier de riz, ciselure d'un empereur et impératrice, collection de netsukes en ivoire.Vase figurai de Canton Collection de banko antiques, collection de marionnettes antiques, 3 épées véritables Summari, collection de 24 instruments de musique miniatures faits de pierres semi-précieuses.Paravont chinois coromandel.Grande collection de tapis orientaux tissés à la main comprenant: grand tapis de Perse Kerman, tapis Karachi signés, Bokhara, chinois, Anatolien, etc., etc.Bijoux de succession et de dessinateurs comprenant montres en or, magnifique collier de perles de 8^-9 mm 32 pouces, bagues, chaînes, etc.Plusieurs pièces serties de diamants, perles, pierres précieuses et semi-précieuses.Vaste choix d'articles en argent sterling et argent plaqué comprenant service à thé style Queen Anne pla que argent, paire de bougeoirs en argent plaqué, pièces de service, plateaux, services de thé et café, etc.Toiles canadiennes et européennes et sculptures par: Warren Williams, M.Lorinez, Evo Maryon, Marie Claire, J.Barclay, R.P.Brown, F.W.Wunder, B.Parsons, Corregio (attrib), J.L Jerome, J.H.Shape, Edwin Ellis, Jean Baptiste Greuzi, Gurcino (attrib) N.G.Norwell, A.Rousseau, R.Nevm, B.Galbraith-cornell, D Bourgeois, A.Soly, S B.Wilson, F.Tremblay, F.Moerman, etc.Collection d'aquarelles japonaises Pièces de monnaie rares comprenant collection de pièces de monnaie de la Rome antique, monnaies mondiales en or, dollar en argent canadien comprenant 1945 et 1946, sculptures de timbres en or-bronze a r gent, $2.00 en or de Terre-Neuve, dollors américains en argent.UNE PHIIvtr DE 10% SERA PAYABLE AU PLUS DU PRIX D ACHAT SUR TOUS LES ARTICLES ACHETÉS A NOS ENCANS Consignations toujours acceptées Notre commission est de 15% au-dessous de $500 00 et 10% au-dessus de $500.00.minimum $2û 00 par lot 737-5343 INDUSTRIES EMPIRE INC.à notre salle d'encan 5500 rue Paré à l'ouest de Décarie 737-8653 \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN \u2022 ENCAN » ENCAN « ENCAN.' tions nouvelles ».Le ministre ef fectue actuellement une tournée à travers le Québec pour parler des nouveaux programmes de création d'emploi et d'aide à la jeunesse qui seront bientôt mis sur pied.Même si elle s'abstient de faire des promesses, .Ile espère que l'ointe Saint Charles saura prendre sa part du tfateau Actuellement, le Y M C A aide les jeunes a créer leurs propres emplois en mettant sur pied des petites entreprises coopératives, tels qu'un atelier de décapage de meubles, une imprimerie, un ate lier de réparation d'automobile s,etc.C'est la deuxième fois cette se maine que Mme Marois devait écouter les doléances des rési dents de !a Pointe Plusieurs jeu nés bénéficiaires de l'Aide sociale avaient en effel occupés ^on bureau du comté, quelques jours auparavant, pour se plaindre de coupures qui leur avaient etc im posées.On trouvaient inaccepta blés que les autorites aient décidé subitement de diminuer de |41S a $151 les chèques émis aux person nés de moillfl de 30 ans inaptes au travail.Il semble que cette Mtua tion soit partit uliere a ce secteur de la ville.Plus de *;:> jeunes ont déjà demandé que leur dossier soit revise Sans aborder le cas précis des assistes sociaux de l'ointe Saint Charles, le ministre a declare qu'elle trouvait discriminatoire cette mesure qui prive l« jeunefl de moins de 30 ans d'une aide sa tisfaisante Elle demande, ton tefois, ou le gouvernement pour rait bien puiser l'argent pour satisfaire cette clientele Selon elle, il en coûterait plus de $30 millions si Ton haussait le mon tant des Chèques de seulement $50 par mois « Les allocations étaient sans doute suffisantes dans le passe car Ic^ j'eus ne restaient pas longtemps sans emploi.» Sceptiques, les citoyens ont exi tfé de Mme Marois qu'elle leur promette de revenu rencontrer à nouveau d'ici la fin de mars.Soucieuse de montrer sa bonne volonté, le ministre a remis sa «carte d'affaires» aux responsables de la reunion, ce qui a fait rire tout le monde VICTIME DE LA MIUF IL N'EST PLUS NÉCESSAIRE DE L'ENLEVER, PROFITEZ DE LA SUBVENTION MAXIMALE DE 5 000 $ DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL (NON IMPOSABLE) AUCUN FRAIS DE VOTRE PART \\/l\u2014I CONSTRUCTION VENTILATION HOGUE 1455, RUE CUNARD, LAVAL 668-5597 \u2014 388-6212 \u2014 464-2424 WÊÊÊÊÊUKÊÊÊÊtÊÊÊÊÊÊÊÊÊ AVIS PUBLIC GRANDE LIQUIDATION A LA GALERIE ROYALE 1420, rue Sherbrooke ouest (angle Bishop) PEINTURES À L'HUILE ORIGINALES À DES REDUCTIONS ÉTONNANTES Voici quelques exemples au hasard: \t5^3\t\t\t $95\t$140\tH95\t$265\t$700 LE CHOIX EST EXTRAORDINAIRE MAIS FAITES VITE, NE LE MANQUEZ PAS! AUJOURD'HUI, SAMEDI, DE 9h à 5h ET DEMAIN, DIMANCHE, DE Uà 5» TÉL.: 845-4383 ou 845-4677 CHARGEA VISA american [ekhress Dans le cadre de son Année du Centenaire, une exposition unique qu'il ne faut pas rater.vous présente -100 ANS D'IMPRIMERIE» ., jfu « a~ oh à 17h nu Comolexe Desjardins, revivez l'imprimerie a ses tous debuts 2S^tS^ *3K foncUnement e« de production ajournai.I ( ? A 6# LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 FÉVRIER 1984 [Ht ÏTQRÏAL PAUL DCSMARAIS president du conseil â'oàministrotion ROGER D LANDRY président et éditeur MICHEL ROY éditeur odjoint ClAUOf OtAVR dwocfo* d* I' mf ormotion JEAN-GUY DUOOC \u2022ditor.olute «n cW Crise manitobaine, crise canadienne La crise qui ébranle le Manitoba au sujet des droits linguistiques débouche inévitablement sur une crise canadienne.Parce que les événements de Winnipeg contredisent diamétralement la conception du Canada que défendent Pierre Trudeau, Brian Mulroney et Ed Broadbent.C'est pourquoi le premier ministre appelle le Parlement à «sauver le pays».C'est pourquoi il a fait voter hier aux Communes une résolution solennelle qui incite le gouvernement de M.Pawley à honorer les obligations constitutionnelles de la province Alors que les parlementaires fédéraux partent en vacances pour une semaine et que la session de rassemblée manito-baine sera bientôt prorogée, on ne voit pas comment serait apportée au problème, dans un avenir prévisible, une solution à la fois respectueuse des droits des francophones, de la constitution et de la majorité manitobaine.M.Pawley est un homme politique de bonne foi qui a honnêtement voulu rétablir en faveur des Franco-Manitobains des droits qui leur ont été arrachés unilatéralement et illégalement en 1890 II a échoué Pour une raison triste et simple: il a largement sous-estimé la résistance farouche de la majorité de sa province au principe de la dualité, à I idée des deux peuples fondateurs, au bilinguisme officiel.Il a mal compris que les habitants de la prairie, issus de diverses origines ethniques, établis la-bas depuis quelques décennies, ne reconnaissent qu'une langue officielle pour leur région, une langue qu'ils ont dû apprendre eux-mêmes lorsqu'ils ont émigré vers le Canada.Ils pensent que les francophones de l'Ouest, s'ils veulent tellement imposer leur langue, devraient gagner le Québec et laisser vivre en paix et en anglais les Manitobains.Ayant mal jugé cette réalité, M.Pawley s'est heurté à une opposition qui n'est conservatrice que par hasard et de nom: elle exprime en réalité le sentiment populaire.Déchaînée contre le projet de résolution constitutionnelle qui tend à rétablir le caractère officiel du français, cette opposition a créé un véritable chaos à l'Assemblée législative, taisant de la règle parlementaire une dérisoire parodie, refusant de voter les textes au terme de débats interminables et absurdes.Refusant de cautionner plus longtemps un régime d'anarchie parlementaire, M.Pawley a choisi la capitulation.Il a perdu une bataille décisive.Mais il croit encore, courageusement, que la victoire l'attend à la fin de la guerre.C'est toutefois une guerre dans laquelle il doit maintenant se résigner à entraîner ses alliés fédéraux qu il avait naguère mis en garde contre des interventions inopportunes.Pour l'instant, les législateurs manitobains se dérobent à l'obligation constitutionnelle que leur impose pourtant une entente qui découle elle-même d'un jugement de la Cour suprême.Comment sortir de cette impasse?Aux Franco-Manitobains, qui constituent 6% de la population manitobaine, il est recommandé par plusieurs de s'engager à nouveau sur la voie judiciaire: ou bien en priant la Cour suprême (par I entremise du citoyen Bilodeau) de tirer les consequences pratiques de son jugement de 1979, lequel, rappelons-le.rétablissait les droits reconnus aux francophones par la loi constitutive de 1870; ou bien encore en demandant au Cabinet fédéral d'entreprendre lui-même auprès du plus haut tribunal une démarche de consultation grâce à laquelle chacun serait fixé sur les obligations du gouvernement manitobain quant au statut du français.Mais la voie judiciaire, même si elle devait conduire à une autre «victoire» de la minorité déclinante, n'apportera jamais de véritable solution au problème.Toute solution authentique et démocratique sera le fruit d'une volonté politique qui exprime un consensus populaire.C'est à quoi doivent à présent s'employer les hommes politiques de tous bords.Michel ROY Le Nicaragua aux urnes à reculons Même si la situation reste préoccupante dans plusieurs pays d'Amérique centrale (Salvador, Nicaragua notamment) les signes d'un relatif apaisement apparaissent.Si les conflits persistent, ils ne s'étendent pas, en raison, semble-t-il, de l'influence que peuvent encore exercer les pays qui offrent leurs bons offices en vue d'une médiation, notamment le groupe dit de Cantadora auquel appartiennent, entre autres, le Mexique et le Venezuela.Entre une fausse solution militaire et un règlement des différends aux urnes, c'est, en principe, à des élections libres que vont naturellement les préférences.On dit bien en principe, car la réalité apporte chaque jour un démenti à la proclamation de l'idéal démocratique.Le Salvador offre un bon exemple de ces contradictions permanentes.Les élections dans ce pays n'ont pas arrêté les tueries.On apprend maintenant que c'est le Nicaragua qui va tenir des élections générales le 4 novembre prochain, soit deux jours avant l'élection présidentielle aux États-Unis.Le Nicaragua ira aux urnes à reculons, sans conviction, sans croire à un rite qui, sous certaines latitudes, relève de l'exotisme.Le gouvernement de M.Ortega paraît plus résigné que décidé à tenir des élections qu'il avait promises depuis le renversement du régime de Somoza en 1979 mais qu'il remettait constamment.Ces élections, puisque élections il y aura, il voudra les gagner à tout prix.Aussi s'inquiète-t-on, notamment à Washington, des conditions dans lesquelles se tiendra le scrutin.Et on s'en inquiète avec raison.Les pouvoirs menacés sont rarement des pouvoirs enclins à stimuler la vie démocratique.Or, le gouvernement de Managua vit sous la menace.La menace n'est peut-être pas mortelle mais elle existe.Et elle existe avec l'encouragement de Washington.À partir du Honduras, avec l'aide américaine, les revanchards qui se réclament de Somoza (il a été assassiné) organisent des expéditions punitives à l'intérieur du territoire nicaraguayen.Les engagements sont bien loin d'être décisifs, mais ils ont tout de même fait un millier de victimes.Voilà qui prépare déjà mal à la nécessaire sérénité qui doit prévaloir dans un bureau de scrutin.En raison de circonstances très particulières ou faute de convictions, les sandinistes ne sont pas des démocrates bon teint.La censura sévit dans ce pays et c'est maquiller la réalité que d'omettre de le rappeler.Le régime puise son inspiration dans le marxisme et la population fait l'expérience quotidienne d'un collectivisme forcené.La situation économique est malsaine et ce facteur à lui seul suffirait déjà à favoriser une surveillance serrée de l'opposition.On croit savoir d'ailleurs que les candidatures de certaines personnalités, dont l'opposition au régime est bien connue, ne seront pas admises.En mettant les choses au mieux, en supposant que les élections vont se dérouler dans un climat de liberté totale \u2014 ce qui est supposer beaucoup \u2014 on aboutirait à un résultat qui n'irait pas sans rappeler le Chili d'Allende, premier chef de gouvernement marxiste démocratiquement élu.L'expérience devait se terminer de façon malheureuse, Allende succombant aux coups venant de divers côtés à la fois.Les sandinistes au pouvoir à Managua doivent penser quelquefois à Attende.Ils prendront leurs précautions.Car ce n'est pas des détons de i'ere Somoza que peuvent venir des leçons de démocratie.àpmme toute, le 4 novembre prochain le Nicaragua va jouf r à Ja démocratie.Sans conviction, d'un côté comme de l'aide.-f - \" vtfTCOHMOAf Poli traoe VFS FfrW&VO (SfoëBffZ Coup t> 'B/M** ça fyppeueùë* po&fri YPAStfre & fi/ace 2b y^fOE +*e rV5rMl UN 0HC Dec ffteaec COUPAiT.fi esr sexy À Moer rov HA cdeverrr Coup d ^sPî&fituR A/orne.8ev.£~r wot *** v me*,' lA 7/ i J ft 7 m (Tous droits réservés) L Place aux caricaturistes et aux poètes du dimanche Un mot à vous, lecteurs des pages éditoriales, amants des idées disputées, partagées ou contredites, surtout à vous, Gi-rerd en herbe, qui aimeraient bien dire dans un dessin ce que d'autres expriment par les mots.Nous vous offrons aujourd'hui une nouvelle tribune.J1AH-OUY PUBUC_ Ai menez-vous voir vos caricatures publiées dans LA PRESSE, commentées par Jean-Pierre Girerd lui-même, regardées et appréciées par des milliers de personnes chaque semaine?Ce sera possible bientôt.Vous savez que LA PRESSE publiera une édition du dimanche à partir du 11 mars prochain.Et nous avons décidé de faire une petite place à ceux qui préfèrent le dessin à l'écrit pour exprimer ce qu'ils pensent et ce qu'ils veulent commenter.Chaque semaine, nous en choisirons quelques-unes pour leur qualité aux plans de l'art, de l'imagination et de l'actualité.Et notre caricaturiste, ou peut-être son petit chien, réagira à son tour sur votre coup de plume ou votre trait d'esprit.Bien sûr, il y a des conditions techniques à remplir.Chaque dessin devra être fait à l'encre de Chine noire, ne jamais comporter de couleur mais pouvant utiliser une trame ou un lavis.Il devra traiter d'actualité, politique ou sociale; il pourra être drôle ou réaliste; il devra respecter les proportions de 12 x 18 cm.En aucune circonstance, il ne sera renvoyé à son auteur.Bref, il sera traité comme les lettres de la tribune libre.Parlant de celles-là, une autre innovation.Vous savez que LA PRESSE reçoit présentement de 60 à 70 lettres par jour de ses lecteurs pour publication.Le cheix est parfois difficile à faire: on ne peut en publier qu'un petit nombre.Parmi ce qui est automatiquement refusé il y a tous les propos qui ne commentent pas l'actualité.Le dimanche, on pourra* maintenant se laisser aller à un billet, à un poème, à une anecdote, bref, à une «jolie chose» qui pourrait ensoleiller une journée.Encore là, le courrier risque d'être important.Si vous voulez être publié, rappelez-vous certains conseils d'usage.Plus le texte est court, plus il gagne en valeur journalistique.Il faut se rappeler cet auteur français (était-ce madame de Sévigné?) qui avait écrit une très longue lettre à une correspondante et terminait en disant: «Pardonnez-moi d'avoir écrit si longuement, je n'avais pas le temps de faire court.» Prenez le temps d'être bref et concis: vous serez lu bien davantage et vous aurez su préciser l'essentiel de votre pensée.Le conseil s'adresse à tous ceux qui nous écrivent: chaque ligne qui dépasse l'essentiel ajoute à la difficulté de vous faire une place dans nos pages.Rappelez-vous également qu'il faut toujours que votre texte soit signé à la main et que votre adresse comprenne votre numéro de téléphone.La règle existe autant pour les professeurs d'université et aux présidents de compagnie qu'aux plus humbles écrivains.La tribune libre de LA PRESSE représente un effort de participation unique entre un journal et ses lecteurs.Qui d'autre offre tant?Quel journal accorde une page entière par jour à tous ceux qui ont une pensée décente et pertinente?Quel journal reçoit 70 lettres par jour, souvent de grande qualité, en plus des documents, des répliques, des prises de position exclusives?Nos pages sont maintenant victimes de leur succès: vous pouvez nous aider à entretenir cette réussite selon vos désirs.Jean-Guy DUBUC Éditorialiste en chef Marcel Adam Le PO s'engage à faire la lutte sur son option Réuni au Lac Beauport pour y discuter de la question nationale, le caucus du Parti québécois a réaffirmé à l'unisson son allégeance à l'article du programme qui stipule que les prochaines élections porteront «principalement» sur la souveraineté du Québec.Du même coup la deputation péquiste se ralliait au consensus auquel en était arrivé sur ce sujet le conseil des ministres au début du mois.Maintenant les choses sont claires, proféraient devant la presse les participants à cette récollection où, en plus de se remémorer leur credo, ils avaient renouvelé les promesses de leur baptême.Mais si les choses sont claires, c'est dans le sens «translucide», mais non «transparent», du mot.Cela signifie-t-il qu'un vote pour le PQ sera un vote pour la souveraineté?demande-t-on à M.Lévesque.Celui-ci commence par dire que les députés n'ont pas «multiplié les épan-chements», que «ce pourrait être une bonne traduction de ce qu'on vient de décider», avant de préciser qu'un vote pour le PQ sera « un vote pour notre option, la souveraineté».Mais il ne veut pas être plus précis sur le sens à tirer de tel ou tel résultat, il se réjouit même que les députés aient évité les deux choses qui lui font le plus horreur après le fédéralisme: le béton et la plomberie.Le ministre Bernard Landry n'a pas manifesté la même prudence que son chef, l'autre jour, à l'Université de Montréal.Si le PQ obtient 50% des voix plus une, dit-il, il fera la souveraineté du Québec.S'il obtient une simple majorité relative, «tous les gestes que l'on posera feront partie de ce processus et seront dans le sens de l'agrandissement du pays réel qu'est le Québec».Pour lui une victoire électorale portant notamment sur l'option péquiste serait plus claire que le résultat du référendum.Est-ce bien sûr?Dans une élection un gouvernement sortant est moins jugé sur ses propositions d'avenir que sur sa gestion passée.Jugeant l'intendant qu'il a été, les électeurs le reconduisent s'ils en sont contents et réconduisent dans le cas contraire.La crédibilité du programme qu'il propose est à la mesure du crédit que lui vaut la manière avec laquelle il s'est acquitté de son mandat.Appeler un peuple à répondre à une question qui engage sa destinée, à l'occasion d'une reddition de comptes ordinaires, c'est introduire une grave confusion dans le processus démocratique.C'est confondre le contingent avec le fondamental, l'accessoire avec l'essentiel.C'est au surplus risquer que le gouvernement soit réélu ou défait pour les mauvaises raisons.Des citoyens voteront pour un gouvernement qu'ils croient incompétent parce qu'il demande de se prononcer sur une option constitutionnelle en laquelle ils croient, cependant que d'autres qui sont satisfaits de sa gestion voteront contre lui parce qu'ils refusent son option.C'est pourquoi le résultat d'une telle élection ne serait pas plus clair que celui du référendum pour ce qui est de la souveraineté du Québec.Mais pour poursuivre ce genre d'argument, il faudrait être certain que M.Lévesque, le moment venu, n'escamotera pas encore une fois ce thème qui lui a porté malheur chaque fois qu'il en a fait un cheval de bataille électorale.Justement, je suis loin d'être certain qu'il s'agit d'un engagement irréversible.Alors à quoi rime cette opération préélectorale?Il y a sans doute le souci de relever le moral des troupes après l'échec référendaire et de trop nombreux accommodements du gouvernement, avec l'option, qui donnaient l'impression d'une trahison.Aussi M.Lévesque se devait-il de faire une profession de foi dans l'option souverainiste pour raviver la ferveur mystique des militants, leur zèle et leur confiance, surtout guérir le parti de ce spleen qui peut être élec-toralement mortel.Est-ce la seule raison?L'autre jour le confrère Normand Girard en donnait une autre qui est loin d'être idiote.Si M.Lévesque s'est rangé du côté des purs et durs du parti, c'est parce qu'il n'a pas oublié qu'au congrès de 1982 le parti a adopté une recommandation à l'effet que lors du prochain congrès le Premier ministre devrait soumettre son leadership à l'appréciation des militants, i Et M.Girard de conclure, non sans un brin de perfidie: «Alors que les journalistes se préoccupent de la prochaine élection, M.Lévesque, lui, se préoccupe de ce qui importe pour le moment, c'est-à-dire le congrès».Lisant cette analyse, je ne pouvais m'empêcher de me remémorer la belle chanson de Peggy Lee: «Is that all there is?» t LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 FÉVRIER 1984 eu Ml bis feux SUR L'ACTUALITE VOIR MAISONS D'ENSEIGNEMENT en page E2-E3-E4-E5 A.7 m \" 1 NOS COMIQUES GILLES LATULIPPE « Un gag, c'est un mouvement d'horlogerie» 1 Suffit que Gilles Latulippe montre le bout du nez et son air d'innocent dans l'encadrement d'une porte de décor, à la télé ou sur scène.et les Québécois rient.Depuis près de vingt cinq ans.« Pourquoi je fais rire?Je ne le sais pas.Et je veux pas le savoir! Je fais rire d'instinct.Je veux pas le savoir parce que j'essaierais ensuite de prendre la même technique.11 faut que ça vienne \u2014 comme ça ! expli-que-t-il en accélérant son débit.L'autre gars te dit quelque chose et ça te vient ou ça te vient pas.Ça fait 25 ans que ça vient.Je vois pas pourquoi ça ne viendrait pas pendant encore 25 ans! » JACQUES BENOIT Il y a un genre de comique où il est à son meilleur et qu'il préfère, celui des stand up comics (les deux compères qui se donnent la réplique et qui s'adressent bien souvent aux spectateurs eux-mêmes) dans lequel il fait entrer personnellement une bonne mesure d'improvisation.Celui qui lui en donna le goût fut Guimond.son maître, qui fai sait les cabarets depuis le milieu des années 30 et dont une grande photo souriante, cigarette cassée au bec, orne le petit hall du Théâtre des Variétés.« Je suis allé voir Olivier travailler, et ça me plaisait beaucoup ce type de comédie, ce contact direct avec le public.C'est un public souvent difficile parce qu'il y en a qui sont soûls.T'as un coin de scène, puis un spot, il y en a qui te voient pas de leurs tables, etc.Si t'es capable d'aller les chercher, c'est une belle victoire.» Déjà lancé au début des années soixante avec son rôle du Frère Nolasse dans Bousille et les justes de Gratien Gélinas \u2014 « Bousille, c'a été le coup de fu sil » \u2014, il commença parallèlement une carrière de comique de boîte de nuit.« Mes débuts, c'a été en 63, à l'hôtel Riviéra de Trois-Rivières, qui a brûlé.J'étais avec Robert Desroches.Ça s'est bien passé, mais on avait le trac, on parlait trop vite.Le show devait durer 45 minutes, il en a duré 25.On speedait, ça y allait! » L'école Il avait suivi, plus jeune, des cours d'art dramatique à l'école du comédien François Rozet pendant trois ans (« J'étais très gêné à l'époque.Au premier rendez-vous avec lui.je suis allé juste pour lui dire que j'irais pas ») mais l'école que fut pour lui le cabaret, une décennie durant, l'a encore plus marqué.« C'a été des années extraordinaires.C'est là qu'un comique apprend son métier.J'y ai cô toyé tous les comiques, la Pou-ne, Manda, etc.La grande différence entre le théâtre et le cabaret : au théâtre, on vous donne un texte mais ce n'est pas comme ça au cabaret.Les gars sont autour de la table et disent « qu'est-ce qu'on fait tout à l'heure?» Un dit on joue Bonsoir les boys, ou ATramassera pas, ou Beau et chaud, puis tout le monde dit OK.Quand tu es débutant, tu comprends rien.Il n'y a pas d'école à ça, l'école c'est d'être là.Là, les gars font ce qu'ils appellent de la business devant les spectateurs.Il faut faire 45 minutes et cette busines$\\à est jamais pareil le.» Autrement dit.explique-t-il en substance, il s'agit de canevas déjà étoffés d'un certain nombres de gags, mais sur le quels on improvise largement.Mais.on ne s'improvise pas comique de boîte de nuit.Il faut pour cela des talents bien précis.Aimer à faire rire, par exemple.«J'allais même pas à l'école et je racontais des histoi- photos Michel Gravel.LA PRESSE Gilles Latulippe chez lui, au Théâtre des Variétés.res, dit Latulippe qui a aujourd'hui 46 ans.Dès que j'ai su écrire, je notais les histoires drôles que j'apprenais ou que j'inventais pour toujours être en scène dans un salon.J'adorais ça.Je faisais la même chose à l'école, au collège, à la ferronnerie de mon père.» Même chose pour le sens de la répartie : « Je l'ai toujours eu.raconte-t-il.Ma mère m'a toujours dit que j'écoutais des choses à la radio et que je trouvais toujours quelque chose de drôle à dire là-dessus.» Il poursuit : « La qualité majeure du bon comique, c'est le liming II n'y a rien de plus délicat qu'un gag.C'est un mouvement d'horlogerie.Une réplique une seconde trop vite ou une seconde trop tard, et ça poigne pas.Je pense que j'ai le sens du timing Un autre chose pour quelqu'un qui veut faire de l'ad lib (de l'improvisation), c'est de savoir écouter.Dans les écoles de théâtre, on vous apprend à donner des répliques, à jouer juste, mais on ne vous apprend pas à écouter juste.Il y a toujours des acteurs qui ont l'air d'en savoir plus long que la salle, de savoir à l'avance ce que l'autre va dire.Ils doivent justement pas le savoir! » « Pas d'emplois dégueulasses » Sa carrière commence en 59, avec.trois rôles dans la Bande à Bonnot montée par Paul Buis-sonneau, pour un soir seulement, à l'occasion du défunt Festival d'art dramatique de Montréal (il y jouait aux côtés d'Yvon Deschamps, avec qui il travaillait alors à la discothèque de Radio-Canada et qui l'avait présenté à Buisson-neau).Puis ce fut Bousille, et il entreprit peu après sa carrière de comédien à la télévision et de comique de cabaret.En 1967, il achetait un ancien cinéma, le Dominion, rue Papineau, dont il a fait le Théâtre des Variétés et où il donne libre cours, depuis, à son talent d'improvisateur.Enfin, la naissance de son fils l'amenant à réaliser qu'il ne faisait plus que travailler et n'avait plus de vie de famille, il laissa le cabaret en 72.« À Montréal, on a toujours eu besoin plus de comiques que de comédiens, dit-il.Au fond, ce n'est pas un choix que j'ai fait.J'allais où on me demandait.» Une constante de sa carrière : « Je n'ai pas la tète à faire des emplois dégueulasses.Les gens n'y croiraient pas.J'ai une tête d'innocent, de gars de qui on abuse.C'est ça que le public a accepté comme perception, c'est ça que les gens veulent revoir.Charles Bronson arrive, a-joute-t-il, et on sait qu'il va tout casser.S'il casse rien, on est déçu.» Ce qui fait rire Qu'est-ce qui fait rire?« L'inattendu fait rire, répond-il.Pensez à Chaplin dans je sais plus quel film.11 parle et il a une soupe devant lui.Tout le temps qu'il parle, il sale sa soupe.Il en met, il en met.puis il pose la salière, prend sa cuillerée, on s'attend à une grimace épouvantable, mais non! Il reprend la salière, il n'en avait pas mis assez! L'autorité bafouée, c'est drôle.La police, la belle-mère dont on rit.Chez Feydeau, c'est par exemple le gars qui passe la soirée à vouloir tromper sa femme et qui y arrive pas.Ça c'est drôle.Mais s'il y arrivait ça sellait pas drôle.» Mais il n'est pas que comédien et a aussi écrit, pour le Théâtre des Variétés, une douzaine de pièces qu'il appelle des pièces musicales, c'est-à-dire qui sont accompagnées de danses et de chansons ( Faut mariei Tit-Pierre.le Sex Shop, Vive monsieur le maire!, etc.) Là encore, Latulippe laisse place à l'improvisation, du moins en ce qui le concerne.« Les textes des autres personnages sont fixes, dit-il, mais je me réserve le droit d'écrire mon bout sur scène».quoiqu'on imagine ce qui peut se produire quand l'un des principaux personnages sort ainsi de son texte.ou le récrit dans le feu de l'action! Il est un des rois de la télé, mais ¦ la télé, c'est la pire affaire, dit-il.Le comique, c'est pour du monde.Tu peux pas faire rire un kodak À la télé, c'est terrible qu'il y ait pas de public.On n'est pas capable d'installer un rythme, on joue les doigts croisés.Au théâtre, s'il n'y a pas de réaction après cinq minutes, woah ! on va changer tout ce qu'il faut pour aller chercher le monde, même le texte.À la télé, quand on voit le gars, il joue pas : il a joué.» N'empêche, le métier a ses satisfactions.« La plus grande, c'est quand on se promène dans la rue et que les gens vous disent : « Je vous ai vu hier et c'était bon.» Les gens ne sont pas obligés de vous dire ça.Il y a aussi celle d'avoir une tribune à Montréal, le Théâtre, où la comédie est là, constante.» Et cela, dit-il, son théâtre, c'est pour lui la Grande chose.LUNDI : Louis Saia Lysiane Gagnon Les voisins du Sud Le Québec a souvent eu mauvaise presse aux Ktats l'nis C'est dû principalement au fait que les journalistes et les universitaires américains, quand ils s'interrogent sur le Canada, sont souvent amenés à lire ou à rencontrer des anglophones qui leur fournissent une interprétation purement négative des politiques québécoises, on mettant l'accent sur les \u2022 catastrophes » apportées par le régime péquiste.Ainsi, a la veille du référendum, une grande (haine de télévision américaine diffusait un reportage sur le Québec, ou l'uni que Québécois Interviewé était l'écrivain Mordecai Richler.qui décrivait les événements en termes apocalyptiques.(Ce dernier est un romancier montréalais extraordinairement talentueux, mais il est moins doué pour l'analyse politique, et il n'a probable ment jamais rencontré un péquiste en chair et en os! ).Dans les journaux américains, on a lu souvent, trop souvent, des reportages qui déformaient terriblement la realité, nota m ment bien sûr en ce qui concerne la loi 101.À en croire certains, il était interdit sous peine d'emprisonnement de parler anglais dans les foyers du Québec! (Durant quelques années, le New York Times a été représente à Québec et à Ottawa par Henry Ginniger.(pli parlait un français admirable \u2014 il avait été correspondant a Paris pendant 20 ans \u2014 et comprenait fort bien la conjoncture politique québécoise, mais ses articles ne pouvaient reparer les multiples dégâts causés par un processus analogue an - téléphone arabe » farci d'exagérations et de déformations.) Les délégations du Québec aux États Unis onl le plus souvent été incapables de faire contre-poids à cette mauvaise publicité Non pas faute de budget ni de personnel (c'est l'excuse classique, mais le Québec dépense davantage que l'Ontario aux USA, et de façon bien plus somptuaire).mais parce qu'objectivement, il est difficile d'expliquer aux Américains la conjoncture particulière du Québec, ou presque tout est fondé sur des prémisses qui leur sont totalement étrangères Non seulement le Quebec rompt-il quelque peu l'ordre nord américain (au chapitre des politiques sociales surtout), mais l'histoire même des Canadiens français, que les Américains ont tendance à confondre avec n'importe quelle autre minorité ethnique\u2014 les Cubains à Miami, les Portoricains à New York, les Japonais à San Francisco.\u2014 leur est inconnue.Le défi est extrêmement difficile, et les Québécois francophones capables de le relever sont peu nombreux.Certaines nominations à des postes-clés, dans les délégations aux USA ont d'ail leurs été parfaitement fantaisistes.Il y a quelques années, pour un poste qui aurait exigé la nomination d'un lobbyiste aguerri, familier avec l'univers politique américain, Québec avait choisi un jeune homme dont la seule expérience avait été dans l'enseignement (et en Afrique en plus!).mais qui parlait bien l'anglais! Cette caractéristique, qui pourtant devrait aller de soi et être un pré-requis impose a tous les candidats à quelque fonction diplomatique que ce soit, semblait avoir grandement impressionne les fonctionnaires québécois membres du jury des Affaires intergouvemementales! On n'avait pas été plus déluré quand il s'était agi d'ouvrir une delegation à Tokyo : les premiers «diplsa r (T 11 pg ¦ 11111111,11 w\\ u 111111111 h 1111 nzrrrr Trinitron , 111 .i 11 11 i 11 i i 111 i 11 rrrrn i ; I i LLLilii.LE MEILLEUR des MONDES aux MEILLEURS des PRIX \"\".71111111111 curl Trinitron ! KV-1356 \u2022TÉLÉCOMMANDE ^^^i^ \u2022105 CANAUX \u2022GARANTIE *5ANS \u2022LAMPE-ÉCRAN |j 100 ans d actualités 1 v i -i r \u2022 ' It 1* 4 j j 4 J J J \u2022J i i e.\u2022l ^ « «i *\u2022 0 V *7 ¦jr.» « m o m \u2022.«\u2022*.1 IDA wovennt 576.740 MM-pUtfM.(Mf MMfe BNMt tOÊÊÊtit 126.038 kim.Pax tart ftxjUre I c« pate rftav Em M Ml aau*< d un cft» tous Wt numéro C* «la du potût (% Lam Cyr ai nt péM phis qua 330 tocrocrar : I: iwtm Prv otterr un èquibrt parlai i faudra* eocrodw sous * plateau dtui tortoa lauwa Mm pt«^ chacune 154 V/raa 9 MuO^n* En réunissant renunaeuOee 194 roust aut necetaawea à It oontommatton d une semaine, on obttendrart una bande da paper sans fin.qui placée | entra lea raMa du Pacifique, wait de Montréal à Port Arthur, sur le lac Supérieur.Ontario Pour donner un Lexempie plus sauraient, dbona que ce papier formerait un tapis d'une ^largeur de queue p»eda et deux pouces, aient de Montréal é Québec M.i 7 II '¦M m.I ' contenir cent nwsse de pmau», redwte en pate i saper il taudrail ?W *4 bamquw à Badeeui .OMMMM > SC bsIK>-.s V y* une ! Pour imprimer ta quantité de numéros que «La Presse» met en circula tion chaque semaine, il faut 194 rouleaux de papier du poids moyen de 650 (mes Posés les uns sur les autres its formeraient une colonne de 177 verges et dente, hauteur atteinte par 89 potoamen superposes Prenons maintenant AU Pour transporter cette production hebdoma-dane de «La Presse*, il faudrait un énorme chariot trame per 57 chevaux.\u2022* répartissent également le poids d une tonne, plus un homme donnant a ¦ arnére un coup d épeufe dun effort 1 vigoureux de 600 livres \"* \" let> numéros de *,»J .-La Presse».pMés fi-\"V comme lorsqu ils sortent des machines, et femons-en une seule pi'e.j.M_' titeén comme une rame de || ( papier.Cette pile aura une hauteur de 6.365 p«e>ds.c est-à-dire 28 fois la hauteur des tours de Notre-Dame, de Montrée*.! plus celle du suisse muni de sa hallebarde En publiant cette page, le 25 février 1905, LA PRESSE voulait attirer l'attention de ses lecteurs sur l'importance des matières premières requises pour imprimer le journal à chaque semaine.Mais c'était en 1905, et à l'époque, le tirage hebdomadaire s'établissait à 576 000 exemptait es, comparativement à U million aujourd'hui, et le nombre de pages était beaucoup moins élevé.DJLAltD Cent ans de sport Les fervents de cette page voudront bien prendre note du fait que le deuxième de la série des cahiers thématiques offerts par LA PRESSE dans le cadre de sa centième année de publication vous sera présenté avec l'édition régulière du lundi 27 février et sera consacré au monde merveilleux du sport.Ce cahier traitera de l'évolution des différentes disciplines sur une période de cent ans.mais presque exclusivement sur la scène québécoise au lieu d'essayer de retracer l'évolution de chaque sport à travers le monde au cours de la même période.Nous voulions de cette façon vous présenter ce que vous ne trouvez pas dans les encyclopédies sportives plus approfondies.Le troisième cahier thématique sera consacré aux inventions et sera publié le lundi 16 avril prochain.LA PRESSE des souvenirs Le président et éditeur de votre journal préféré, M.Roger-D.Landry, recevait il y a quelque temps le témoignage suivant de deux fervents lecteurs de LA PRESSE, Agnès et Henri Du îrisoc.Il est écrit d'une main absolument merveilleuse.Le voici sans plus de préambule: Veuillez accepter nos plus sin-cère$ félicitations à /'occasion de la célébration du centenaire de notre grand journal, La Presse (1884-1984).Ma mère, madame Blanche Clairoux Duthsac (1884-1945), naquit la même année que la fondation du journal centenaire, le 16 mai 1884, dans la paroisse de Saint-Henri-des-Tanneries, sur la rue Saint-Philippe, à l'angle de la rue Langevin.Moi-même, je naquis sur la rue Langevin.le 5 avril 1908.Dois-je vous dire qu'étant jeune professeur è Vécole supérieure de Saint-Henri, de 1926 à 1936.le samedi venu, mon grand-père maternel.Monsieur Désiré Clairoux, me faisait lire à haute voix le texte humoristique « Catherine et Ladébauche » à la suite de l'éditorial du jour.C'était un rire aux éclats.Je me rappelle, étant bambin, vers 1913, que le livreur du journal La Presse distribuait vers quatre heures en cabriolet, une voiture légère à deux roues trainée par un cheval rétif, et par 1%usage du sifflet à trois reprises, au coin des rues Saint-Philippe et Langevin, avertissait ma mère, épicière du coin, de ra masser le paquet de journaux pour les remettre aux clients.En terminant ces impressions personnelles, nous désirons vous offrir nos meilleurs salutations et félicitations pour la réussite de ce journal, malgré les contrariétés quotidiennes durant un siècle.(.) Que l'équipe actuelle continue à éduquer et instruire le peuple! PAS DE COLLISION ENTRE LA TERRE ET LA COMETE PERRINE LA frayeur causée par l'annonce que la comète Perrine produirait une catastrophe se dissipe et fait place à de meilleurs sentiments.Les astronomes de presque tous les pays ont déclaré qu'il est peu probable que la comète s'entrechoque avec le globe terrestre et qu'il y ait collision; ils disent même qu'il y a 50 millions de chances contre une que cette bousculade n'aura lieu.11 parait qu'en 1893, la Terre a été menacée, mais depuis ce temps-là tout va comme sur des roulettes.La comète Perrine est encore à 25,000,000 de lieues de nous, et il est peu probable qu'elle s'approche davantage de la Terre.L'on est plutôt à la veille de la perdre dans l'espace.M.Flammarion, le célèbre astrologue français, a télégraphié ce qui suit au « Herald » de New York : « Même si une collision était probable, il n'y aurait pas de raison de craindre un désastre pour la Terre ou ses habitants.Il n'y a jamais eu, que nous sachions, de collision de cette nature depuis que la Terre promène son orbite autour du soleil, et on ne fait que créer du malaist m prédisant un événement aussi incertain que celui dont on parle.Les meilleurs télescopes qui ont été bra- Un incendie détruit les ateliers de l'Institut des sourds-muets LE téléphone appelait les pompiers, ce matin (25 février 1897), à l'angle des rues Saint-Louis et Saint Dominique, où le feu s'était déclaré dans le département industriel de Tins titutlon des sourds-muets du Mile End.dirigée par les Frères Saint-Viateur.Vers quatre heures, un passant vint avertir les Frères que les flammes sortaient de la menuiserie.Hier soir, l'ingénieur en chef fit sa tournée ordinaire, à dix heures, et ne remarqua rien d'anormal dans l'établisse ment: les portes étaient fermées, les moteurs électriques arrêtés, et il n'y avait du feu que dans les fournaises qui conduisent la vapeur au collège, situé de l'autre côté de la rue Saint-Louis, ei lie avec le département industriel par un corridor recouvert qui traverse la rue.Le département de menuiserie a 100 de longueur et 10 de largeur.11 est construit rue Saint-Dominique est et attient à la bâtisse principale de l'établissement industriel qui est une solide construction de pierre, à trois étages, et mesurant 75 pieds sur 50.C'est dans cette bâtisse que se tiennent les départements des tailleurs, imprimeurs, relieurs, la chambre des machines et les fournaises l.é feu s'est cependant déclare à ce dernier endroit.Les premières flammes ont été aperçues sortant des boutiques des « planeurs », qui sont assez éloignées des fournaises, et, d'ailleurs, il n'y avait aucun copeau dans l'échoppe, aucune matière qui pût favoriser la pro pagatlon des flammes.Ces circonstances rendent l'origine du feu des plus mystérieuses et des plus louches.Personne ne loge dans ce bâtiment qui occupe l'angle nord des deux rues ci-haut nommées, et par conséquent personne n'y était au moment de l'apparition de l'incendie, à moins que ce ne fut d'une manière illicite.Les flammes avaient un terrain magnifique pour prendre leurs ébats, aussi en quelques instants coururent-elles sur les toits et enveloppèrent elles bien tôt l'édifice tout entier.Au bout de trois heures d'un travail ardu, nos pompiers ont eu raison des flammes.Quelques dévidoirs restent cependant sur le terrain pour achever d'éteindre les piles de planches qui brûlent encore.(.) Les pertes, en autant qu'on peut les fixer approximativement, s'élèveront à $30,000 envi- ron.Il n'y a que $6,000 d'assurances.(.) Les révérends Pères veulent bâtir de nouveau les ateliers, le plus tôt possible, afin de remettre au travail leurs ouvriers forcément suspendus.Le bois et l'outillage, qui se trouvaient dans la scierie détruite, appartenaient à M.Léonidas Villeneuve, maire de Saint-Louis.(.) AUJOURD'HUI ¦ Cent ans d'imprimerie Complexe Desjordint \u2014 La spectaculaire exposition « Cent ans d'imprimerie », de LA PRESSE, est présentée au public aujourd'hui au populaire complexe du centre-ville.¦ À la radio 17 h, Radio-Canada \u2014Chronique consacrée à LA PRESSE à l'émission Arec le temps, animée par Pierre Paquette.AUJOURD'HUI ET DEMAIN ¦ Salon nautique Place Bonaventure \u2014 Les amateurs de nautisme pourront retrouver au kiosque de LA PRESSE les plus belles pages consacrées au nautisme depuis 1884, ainsi qu'une série de photos illustrant la fabrication de LA PRESSE.Jusqu'au 4 mars inclusivement.DEMAIN ¦ À la télévision 16 h 30, Télé-Métropole \u2014 Dans le cadre de l'émission Sports-Mag.l'animateur Pierre Trudel consacre quelques moments de rétrospective à des pages mémorables de LA PRESSE.qués sur la comète Perrine n'ont fait que révéler une pâle nébulosité, avec une condensation centrale très prononcée, brillante comme une étoile de septième grandeur.La queue est délicate, longue de quatre minutes seulement, se bifurquant distinctement, suivant, comme d'ordinaire, une direction opposée au soleil.» 1983 \u2014 Décès du célèbre écrivain américain Tennessee Williams.1981 _ Leopoldo Calvo So-telo succède à Adolfo Sua rez Gonzalez comme premier ministre d'Espagne.1980 \u2014 Une junte militaire prend le pouvoir au Surinam.1975 \u2014 L'épopée du bateau The Answer étonne tout le monde, alors que la Garde côtière canadienne le pourchasse en accusant le capitaine Brian Erb d'avoir « volé » le navire.1964 \u2014 Un DC-8 d'Eastern Airlines s'écrase à la Nouvelle-Orléans avec 56 personnes à bord.On ne retrouve aucun survivant.\u2014 Cassius Clay ravit la couronne des championnats du monde des poids lourds à Sonny Liston.I960\u2014Un C-47de la Société brésilienne de transport aérien vient en collision avec un DC-6 de la Marine américaine, au-dessus de la baie de Rio de Janeiro.L'accident fait 61 morts.1954\u2014 Limogeage du général Neguib, chef du gouver- nement égyptien, remplacé par le colonel Gamal Abdel Nasser.1952 \u2014 À cause de l'épidémie de fièvre aphteuse qui sévit dans l'Ouest canadien, le gouvernement américain place un embargo sur la viande en provenance du Canada.1949 \u2014 Les Américains révèlent au monde entier qu'ils ont réussi à pousser une fusée à 250 milles de hauteur.1948 \u2014 Le premier ministre Gottwald impose un gouvernement communiste au président Bénès de Tchécoslovaquie.1945 \u2014 Le centre de Tokyo subit de lourds dégâts a la suite d'une attaque effectuée par quelque 1200 bombardiers américains.1917 \u2014 Attaque du Laconia par un sous-marin allemand; cet incident amènera éventuellement les États-Unis à déclarer la guerre à l'Allemagne.1900 \u2014 Bénédiction de la nouvelle église paroissiale de Saint-Jérôme par Mgr Paul Bruchési.La mort du Barbe-Bleue HENRI-DESIRE LANDRU A SUBI LE SUPPLICE DE LA GUILLOTINE A VERSAILLES VErsailles, 25 \u2014 Henri-Désiré Landru, le « Barbe-Bleue », de Gambais, trouvé coupable du meurtre de dix femmes et d'un enfant, a été exécuté ce matin (25 février 1922), en expiation des onze meurtres qu'il avait commis.Le couteau triangulaire de la guillotine est tombé à 6.05, soit 20 minutes après le temps qui avait d'abord été fixé pour l'exécution.Ce délai a porté plusieurs personnes à croire que Landru était à faire une confession.Mystérieux jusqu'à sa mort.Landru s'est trouvé mécontent du fait que l'abbé Loisel-le lui demandait s'il avait quelque confession à faire.« C'est une insulte à un homme comme moi, répondit-il.Aurais-je eu quelque confession à faire, je l'aurais faite depuis longtemps.¦ Mais il n'a jamais prononcé le mot « innocent », mot qu'il n'a jamais prononcé durant les 31 mois d'emprisonnement et les 20 jours de son procès.Le meurtrier a refusé les derniers sacrements, mais il a conversé quelques instants avec le prêtre.Il lui dit : « Je serai brave, ne craignez rien ».Quoique les mesures prises pour l'exécution aient été tenues dans le plus grand secret, des foules ont commencé à se réunir autour de la vieille prison de Versailles un peu avant minuit.Le galop des chevaux de la cavalerie, dans la rue Georges-Clemenceau, où eut lieu ensuite l'exécution, était facilement entendu de la cellule de Landru.Quand il s'éveilla, il entendit le bruit des marteaux des ouvriers travaillant à l'érection des bois de la justice, à la lueur vacillante de deux lanternes.La guillotine avait été montée seulement à quelques pieds de l'entrée centrale de la prison.A six heures, les portes de la prison s'ouvrirent lentement, laissant entrevoir, dans la cour du procureur général, les gardiens de la prison et les deux avocats de Landru, Mes de Moro-Gafferi et Dutreuil Puis Landru apparut, vêtu d'un pantilon noir et d'une chemise blanche.Sa barbe, qui avait été l'une de ses caractéris tiques les plus frappantes, et qui était devenue familières à des centaines de milles personnes à cause de la fréquente publication de son portrait au cours de son procès, avait été rasée; sa tête également rasée, et il avait le cou et le visage d'une pâleur de mort.\u2022 Il fit exactement cinq pas avant que les assistants du bourreau le prissent par la ceinture pour le coucher sur la table fatale, qui fut immédiatement levée; la lame, qu'alourdissait un poids de cent livres tomba dans un scintillement, et, dans l'espace d'à peine vingt secondes, tout était consomme.Landru n'a pas failli un seul moment depuis le temps où il est apparu à la porte; il jeta un coup d'oeil furtif sur la guillotine, haussa les épaules et marcha vers le gibet sans prononcer un seul mot.\\ I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 FÉVRIER 1984 EU Ml SIS FEUX A.9 SUR L'ACTUALITE * 4 4 \u2022 * 4 T.\u2022» ê Par la force des choses., pour les jeunes Libanais, les armes meurtrières deviennent vite des jouets.Un choix historique : son père ou son peuple Le président du Liban, M.Amine Gemayel, doit choisir ces jours-ci entre son père et son peuple.M.Gemayel est en face d'un choix historique.Ou bien il joue ses rares atouts pour mettre on branle la grande réconciliation nationale, acceptant un nouveau partage des pouvoirs entre les diverses communautés libanaises, abdiquant même les privileges de la minorité maronite, ou bien il se range derrière les phalangiste chrétiens, derrière sa famille, et perpétue la crise qui tôt ou tard, inéluctablement, donnera à la majorité musulmane les clefs du pouvoir.Ainsi, seule la légitimité nationale qui le place au dessus des factions peut encore le sauver.^ GILLES TOUPIN Tout semble se jouer en ce moment au Liban autour de l'accord libano-israélien du 17 mai dernier, concocté par le secrétaire d'État américain George Shultz Les Syriens n'ont cesse d'insister sur l'abrogation de ce fameux accord qui prévoit notamment le retrait simultané des troupes syriennes et israéliennes du Liban.L'opposition musulmane exige également l'abandon de cet accord alors que le chef du Front libanais (coalition des partis conservateurs chrétiens), M.Camille Chamoun, menace de désavouer Gemayel s'il touche à l'accord.Inutile d'insister, dans ce contexte, sur la précarité de la position du président libanais.Abandonné sur le terrain par les marines qui ont regagne les vaisseaux de la sixième flotte au large de Beyrouth, sonnant ainsi le glas de la politique du président Reagan dans la région, M.Gemayel sait pertinemment que l'administration américaine a fait une croix sur l'accord du 17 mai.Les États-Unis ont même suspendu cette semaine la livraison de chars et de munitions à l'armée libanaise, estimant que celle-ci ne peut survivre longtemps en tant que force combattante.Cette armée devait être la pierre angulaire du rétablissement de la paix au Liban.Quatre de ses sept brigades ont été défaites ou se sont mutinées À Washington.M.Howard Baker, leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, déclarait cette semaine, à l'issue d'une rencontre avec le président Reagan, le secrétaire d'État George Shultz et le secrétaire à la Défense Cas par Weinberger, que le prési dent déplorait « l'échec de sa po-iitique au Liban ».reconnaissant de fait ce que toute la presse clamait depuis plusieurs jours.Mais les malheurs de M.Gemayel ne s'arrêtent pas là.Il est presse par l'opposition musulmane pro syrienne, en particulier le chef drtize Walid Joumblatt et le chef du mouvement chiite Amal Nabih Berri.qui lui reprochent vertement les attaques de l'armée libanaise au sud de Beyrouth, de rendre des comptes au peuple libanais et de démissionner.M.Gemayel.menacé même dans son palais de Baabda en but aux pilonnages des milices musulmanes, doit trouver une solution à la quadrature du cercle.Un début d'entente L'annonce, dans la nuit de jeudi à vendredi, de la conclusion d'un accord sur le cessez-le-feu global entre les factions belligérantes est certainement significative d'un début d'enten-' te entre le gouvernement libanais et son principal interlocuteur, îa Syrie.M.Gemayel comptait sur le plan saoudien pour se sortir de l'impasse.Mais ce plan en huit points était un marché de dupes pour les Syriens.Il proposait un retrait simultané des forces syriennes et israéliennes du Liban, plaçant ainsi sur un pied d'égalité la Syrie et l'État hébreu \u2014 ce que Damas a toujours refusé.Le plan prévoyait de plus la négociation d'arran gements de sécurité entre le gouvernement libanais et israélien, ce qui, aux yeux des dirigeants syriens, reviendrait à réintroduire certaines clauses de l'accord du 17 mai Pas étonnant que M.Berri ait par la suite parlé de ce plan comme d'un « cocktail » américano-saoudo-libanais.Reste à M.Gemayel a ne pas sous-estimer, comme les États-Unis l'ont fait, l'influence de la Syrie et à choisir cette fois le bon cheval.M.Reagan n'a pas eu d'autre choix que d'abandonner les objectifs ambitieux qu'il s'était fixés.Le président Gemayel devra faire d'énorme-concessions à l'opposition.La voie que propose l'opposition et la Syrie n'est pas inacceptable pour le président libanais.Les dernières propositions Celui-ci serait d'ailleurs prêt, selon ies correspondants à Beyrouth, à se plier aux dernières propositions syro-saoudiennes ; ¦ l'abrogation publique de l'ac-cord libano-israélien du 17 mai 1983 par lui-même et son premier minisire désigné; ¦ la nomination d'un nouveau premier ministre libanais; ¦ la dissociation du retrait is raélien de celui des Syriens, cette dernière question devant être réglée à la Ligue arabe; ¦ la formation d'un gouvernement d'union nationale et la reprise de la conférence de reconciliation de Genève.Quant à la démission de M.Gemayel exigée par MM.Berri et Joumblatt, il y a là un stratagème bien au point qui obligera le président libanais à faire encore d'autres concessions.Ce qui se dessine par ailleurs pour Israel, toujours soucieux de sa sécurité en Galilée, c'est une négociation saoudo américaine à Damas qui pourrait peut-être aboutir à la prise en charge par la Syrie, après en tente avec l'État hébreu, de la sécurité du nord d'Israël.De puis 1973, la Syrie a soigneusement évité la confrontation directe avec Israel.En lui servant de « police arabe » à sa frontière nord, la Syrie s'assurerait une paix durable.Au bout du compte, les États Unis auront perdu ce Liban prooccidental symbolisé par le régime Gemayel.Le rêve de Bechir Gemayel, le victorieux de Tété 1982,* d'un Liban intégral et unifié sur ses 10 452 kms carrés, s'effondre devant les dures réalités du temps présent.Les chrétiens pourront sans doute sauver ce qui reste de leur pouvoir, mais le Liban sera désormais un pays chiite, majoritairement.Le Nicaragua se livre au | pari d'élections anticipées Coup de théâtre mardi der nier à Managua.Le corn mandant Daniel Ortega, COOT-donnateur de la junte de gouvernement, annonçait avec tambour et trompette que des élections anticipées auront lieu au Nicaragua le dimanche \\ novembre prochain \u2014 juste deux jours avant les élections américaines.Tout parait indiquer qu'il s'agira d'une étape cruciale de l'épreuve de force en cours entre les opposants, tant de I intérieur que de l'extérieur, et les partisans de la revolution sandi-niMe.bete noire par excellence de l'administration Ronald Reagan en Amérique centrai»- Il faut souligner tout d'abord que l'occasion choisie par Ortega pour appeler le peuple aux urnes revêtait un caractère hautement symbolique : c'était le cinquantième anniversaire de l'assassinat d'AugUStO Cesar Sandino.De 1927 a 1933, ce héros national combattit les marines \u2014 qui occupaient alors le Nicaragua.Trente ans plus tard, des groupes de chrétiens et de marxistes s'en inspirèrent en fondant le Front sandiniste de libéra t i s étrangers envoient des', observateurs, mais refusaient; que ceux-ci « surveillent «'le processus électoral.Bref, il semble que les elections nicaraguayennes ne serein' ni une copie du modèle adepte par les démocraties occident^ les avancées, ni de celui \u2014 qui; exclut toute véritable opposition-\u2014 des regimes communistes.! C'est là un pari difficile, dont l'issue influera non seulement sur l'évolution de la situation feuj Nicaragua, mais aussi sur ccollides pays \\oisins.particulière ment le Salvador.4 V Le coordonnâtes de la junte, Daniel Ortega, a étonné tout le monde cette semaine en annonçant des élections antjci-pées.Quand Ottawa se mêle de réparer les églises et les presbytères des comtés Donnez de l'argent à un dé puté pour son comté, et il trouvera le moyen de le dépenser C'est bien ce qui s'est passé chez les libéraux au cours de la dernière année, dans le cadre du programme d'initiatives spéciales pour l'emploi, dénoncé depuis quelques jours par l'opposition aux Communes.\u2022 _ Ce programme de $210 millions avait été annoncé dans le budget de juin 1982 par le ministre du temps.M.Allan MacEa-chen.Il avait été reconduit dans le budget d'avril dernier par le ministre Marc Lalonde.Or voilà qu'un an plus tard, les conservateurs et les néadémocra-tes apprennent qu'ils n'ont eu que des miettes pendant que des comtés libéraux aussi riches que celui de Pierre Deniger à Laprairie, sont allés chercher plus de $1 millions chacun.De là à crier au favoritisme politique, GILBERT LAVOIE (de notre bureau d'Ottawa) il n'y avait qu'un pas que l'opposition a vite franchi.Les libéraux se sont défendus en accusant les autres députés de ne pas avoir fait leur travail.Conservateurs et néo-démocrates ont rétorqué qu'il faut tout de même avoir les informations élémentaires sur un programme pour aller chercher des subventions.Plus près du gouver nement, les députés libéraux ont obtenu ces informations plus facilement, et ils ont été en mesure de faire accepter leurs projets plus rapidement.Ce sont les politiciens qui décidaient de la valeur des projets Nos REÊR suscitent beaucoup d'INTÉRÊ et le vôtre?soumis, et non les fonctionnaires.Même Roch La Sa lie a dû passer par un ami libérai au cabinet pour faire approuver ses projets par Marc Lalonde.En touré de libéraux.LaSalle con nait bien la petite politique de ce parti, et il a réussi à obtenir $100 000 pour son comté.Ses collègues conservateurs et néo-démocrates des autres provinces n'ont pas eu la même chance.Des comtés négligés Evidemment, les libéraux se défendent en disant que les conservateurs étaient trop occupés avec leur course au leadership l'an dernier pour s'occuper de leurs chômeurs.Mais cet argument ne saurait tout expliquer.Les comtes du NPD ont également été négligés, sauf celui de Spadina à Toronto.Jim Coutts, l'ancien secrétaire du premier ministre Trudeau prépare sa campagne électorale dans ce comté.On lui a accordé plus de $1 millions en projets.Les libéraux affirment que le programme en question a été annoncé dans le budget et que les conservateurs auraient dû bouger rapidement pour s'en prévaloir.11 n'était précisé nulle part toutefois dans le discours du budget qu'il appartenait aux députés de faire le travail des fonctionnaires.Le favoritisme politique n'est pas le seul point de préoccupation entourant ce programme de création d'emplois.Dans leur empressement à dépenser les fonds disponibles, les libéraux ont approuvé une foule de projets qui succitent bien des reserves.Des projets douteux Les réparations d'églises et de presbytères ont pris une portion importante des sommes dépensées au Québec.Depuis quand l'État doit-il subvention- ner les églises?Le ministre Marc Lalonde ne se scandalise pas de cette intervention.Il explique que le but de l'exercice était de créer de l'emploi dans la construction, un point c'est tout.Les critiques de l'opposition font valoir qu'il y a mille autres moyens de stimuler la construe tion, et que la crise de loge ments qui affecte des milliers de Canadiens, surtout parmi les personnes âgées, aurait dû pas ser avant la réparation des égli ses qui sont sensées être à la charge des paroissiens et non de l'État.De nombreux autres projets soulèvent des questions sur le sérieux de ce programme de création d'emplois.Ottawa a subventionné des centres de ski, des clubs de golf, des terrains de camping.À Caughnawaga, le gouvernement a dépensé $12 000 pour la construction « d'une c|ô J ture en bois acceptable sur le* plan esthétique-.Dans les Ter ! ritoires du Nord-Ouest, on a aC* cordé $56 560 « pour aider la pe che en hiver dans le lac Grevât Slave».À Toronto, on dépens» ra $60 000 pour « l'érection d'un monument commemoratif d.» l'holocauste» Kt la liste conti nue.On a construit des centres communautaires, des arenas des pistes cyclables etc Les députés ont adore ce pro gramme qui leur a permis de distribuer de l'argent a gauche et à droite, selon « leurs \u2022 priori tés.La plupart de ces projeta répondent sans aucun doute à; des besoins réels.Mais ils ont été distribués à la hâte, sans te nir compte des taux de chômage^ des différents comtes et sans! consultation avec les autorites; provinciales Les hauts cris cie* l'opposition étaient prévisibles Demandez une ANALYSE GRATUITE de votre RËÊR à un conseiller du Trust Général.Les REÊR du Trust Général 9 V2% (1 AN) (5 ANS) Épargne-retraite \u2022 Dépôts garantis \u2022 Intérêt annuel \u2022 Minimum 500$ \u2022 Taux sujets ô confirmation Téléphonez-nous 6 Montréa./UnivertUy: 871-7200 LorigUeUiL 651 9381 Montréal Place Ville-Marte: 861 8383 i \u2022 Outremont: 739-3265 I \u2022 Vilta Mont Royal/Centre Rockland: 341 1414 Mootréêl/Ahuntsk: 382-8000 \u2022 Laval Chomedey:687-*TdO' Qranby: 378-8461 \u2022 St Hubert Place de la Mairie 462 1880 .TRUST GENERAL Institution inscrite* ia Régir Je t njuwarvce depots du Québec., i Membre de la Société d'atsuranvc dépôt» du Canada.r,* i A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 25 FÉVRIER 1984 PLEINS FEUX SUR L'ACTUALITE LOUISE BEAUDOIN Elle ne laisse personne indifférent À entendre tant ses ennemis que ses amis parler d'elle, on se rend compte que seul le superlatif convient pour décrire Louise Beaudoin.la nou-\\ file déléguée générale du Québec à Paris.Ceux qui l'aiment et l'admirent \u2014 ils sont légion \u2014 multiplient les « très » et les « remarquable » quand il est question de ses beaux yeux verts, de son intelligence, de la rapidité et de la pertinence de son jugement, de son cran, de son efficacité, de ses realisations, etc.LOUIS FALARDtAU (de notre bureau de Québec) Le politicologue Daniel Latou-che n'était pas en reste, récemment, quand il intitulait «Une victoire pour l'intelligence» le texte écrit pour saluer sa nomination.Cinq ans plus tôt.le chroniqueur William Johnson, du Globe and Mail, pourtant grand pourfendeur de péquistes et autres nationalistes, consacrait deux longs articles louangeurs à la jeune candidate du PQ à l'élection partielle dans lean-Talon.Le premier avait pour titre: «Quelle beauté! (Juelle intelligence! Surveillez-la!» Ses ennemis font aussi dans la démesure, et les calomnies qu'ils colportent sur son compte sont de ce fait impubliables.Quelle est donc cette femme dont c'est un pâle euphémisme que de dire qu'elle ne laisse personne indifférent?La meilleure façon de répondre à cette question est peut-être de raconter l'histoire de sa nomination à Paris Elle voulait la succession de Michaud Dés 82, quand il est question du retour d'Yves Michaud.Louise Beaudoin decide, et le laisse savoir, qu'elle est candidate à sa succession.Directrice dés Affaires françaises, elle connaît bien les dossiers.Et surtout, elle connaît à peu près tous ceux qui comptent dans le milieu politique français Elle \\ ient de réussir avec brio 1 operation très difficile qui consistait à convaincre les so-alistes, arrives au pouvoir en niai 81, de poursuivre la politi-i- - Capacité o'ina'vse ei e&prti & synm^se - Sens 3e 1 mu: vc NATURE DU POSTE Temporaire Ijusîu au 30 nj.i Ï9!1**» avec possibilité ne yfitong?i>.n CONDITIONS DE TRAVAIL Selon i.-.co^vt:iîir*n -oO.t .- les e^pwyes it butât e: d .vtre: \u2022 \u2022 Sa'a.'t de 38â$ a 4SJS pjr iemame (en vo
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.