La presse, 23 janvier 1984, Cahier A
[" UE PIUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE ÎOO ans MONTRÉAL, LUNDI 23 JANVIER 1984, 100* ANNÉE, N° 18, 60 PAGES, 4 CAHIERS LA MÉTÉO: CIEL VARIABLE, MIN.:\u201419° , MAX.:\u201410°, .[ DEMAIN: NEIGE ET MOINS FROID.DÉTAILS PAGE A 2 35 cents Hors de la zone métropolitaine 45 cents Sept Iles et BaieComeau 50 cents LES LIBERAUX ONT BESOIN DE $3 MILLIONS veut un programme à les réalité » qui Sentant le pouvoir à portée de la main et désireux de ne pas l'échapper comme en avril 1981.les libéraux du Québec ont décidé de s'atteler immédiatement à la PIERRE VENNAT _ tâche de se doter d'un programme politique qui «colle à la réalité» et qui puisse convaincre la population qu'un gouverne- ment Bourassa saura redonner la prospérité au Québec.Du même souffle, les militants libéraux, au sortir dune réunion harmonieuse de deux jours de leur conseil général tenu à Montreal, ont décidé d'amasser l'argent nécessaire pour réaliser leurs objectifs et gagner la prochaine élection.Ils lanceront Autres informations en A 2 donc une campagne de financement destinée à récolter près de $3 millions en 1984.Ces deux objectifs constitueront la prin cipale priorité de M.Robert Bourassa qui entend visiter toutes les régions du Québec au cours des prochains mois afin de mous ser le financement de sa formation politique, en plus de participer à tous les congrès régionaux d'orientation que son parti a l'intention de tenir.C'est pourquoi, at il répété en conférence de presse hier, il n'a pas l'intention de se présenter à une élection eomplémentai re, où qu'elle soit, dans les prochains mois.Effort de synthèse En 1981, les libéraux, forts d'un livre beige et d'un livre rouge « imposés par le haut », n'ont pas réussi à les faire endosser par l'ensemble de la population, faute voir PLQ en A 2 38 LE 18e SUPER BOWL Les Raiders ¦ champions ?MARCUS ALLEN, JOUEUR DU MATCH Les Raiders de Los Angeles ont complètement dérouté les favoris, les Redskins de Washington, 38-9, hier après-midi, lors du match du XVIIIe Super Bowl.Le porteur de ballon Marcus Allen (32) a connu une journée du tonnerre.Il a établi un record du Super Bowl avec des gains au sol de 191 verges, en plus de marquer deux touchés.Il s'agissait aussi du plus haut total de points (47) enregistrés dans cette classique, tout comme la plus forte marge de points entre deux adversaires dans un match du Super Bowl.photo UPI pages 2 à 5 m AUJOURD'HUI \u2022 TARZAN Grand nageur et inoubliable interprète de Tarzan, Johnny Weissmuller est décédé ce week-end à son domicile d'Acapulco.au Mexique.c 6 \u2022 LIBAN Après de durs combats ayant fait au moins 16 morts et 50 blessés, le chef de l'opposition au Liban réclame, pour la première fois, la demission du gouvernement Ge- mayeL page A 11 ¦ PROJET DE $500 MILLIONS Une autre compagnie française, Charbonnages de France, songe à investir au Québec.Il s'agit cette fois d'un projet d'usine d'ammoniaque, possiblement à Bécancour, et qui serait érigée au coût de $500 millions.m .page A 5 \u2022 L'AUTOMOBILE Grâce aux essais en course et a la haute technologie, les grandes compagnies de pneumatiques peuvent maintenant offrir des pneus haute performance.pQge Q J \u2022 PLASTIQUE Faisant figure de leader dans la relance économique, l'industrie canadienne du plastique compte embaucher 4 500 travailleurs supplémentaires en 1984 et investir près de $200 millions pour aug-1 menter sa capacité de production.g ] PAS QUESTION DE DEVENIR AMBASSADEUR.Joe Clark à LA PRESSE: «J'ai décidé de rester en politique» STOCKHOLM \u2014 Un an après le vote de février 83 qui Ta forcé a tenir un congrès au leadership, l'ancien chef conservateur, M.Joe Clark, annonce qu'il restera en politique active pendant au moins un autre mandat, qu'il n'est pas intéressé, à un poste d'ambassadeur ou de président dune société de la Couronne, et qu'il entend redevenir plus present au Québec.«Je ne suis pas intéressé du tout à un poste d'ambassadeur ou de président d'une société de GILBERT LA VOIE Envoyé special LA PRESSE la Couronne., maintenant ou plus tard», a déclaré M.Clark à LA PRESSE avant son départ de Stockholm, où il a participé à la Conférence sur la sécurité et le désarmement.«Si je veux quitter la vie politique, je chercherai quelque chose d'autre plus tard.J'ai beaucoup appris pendant une décennie au Parlement.Je n'ai que 44 ans et j'ai le temps de faire une autre carrière.Mais je veux auparavant mettre à profit ce que j'ai appris.» Au cours de l'entrevue, la pre- mière sur le sujet consentie par M.Clark depuis sa défaite de juin dernier aux mains de Brian Mulroney, l'ancien leader a expliqué qu'il lui a fallu un certain temps avant de réorganiser sa vie.«Après une expérience comme la mienne, il me fallait éviter les décisions.J'avais besoin d'un certain calme, il me fallait reve- voir CLARK en A 2 VICTIME D'UN SECOND HOLD-UP EN 15 JOURS Un propriétaire de dépanneur tue deux voleurs photo Robert Moiltoux, LA PRESSE Armand Fortin, 58 ans, était de retour derrière le comptoir de son dépanneur du 2017 de la rue Nicolet, hier matin.\u2022 Comment je me sens ?Pas trop pire, je suis assez solide.mais il reste que c'étaient des humains après tout, même si c'étaient des bandits » Armand Fortin, 58 ans, était de retour derrière le comptoir de son dépanneur du 2017, rue Nicolet.hier matin, quelques heures PAUL ROY___ à peine après y avoir abattu à l'aide d'un revolver de calibre .25 Claude Bouchard, 27 ans, et Daniel Ouellet, 19 ans, qui l'avaient menacé à laide de couteaux vers 20h05, samedi soir.Les deux hommes ont été retrouvés morts à l'extérieur du dépanneur.L'un s'est écroulé dans une ruelle voisine tandis que l'autre est tombé à quelques pas du Dépanneur Fortin II est décédé au cours de son transport à l'hôpital Maisonneuve-Rose-mont.Les deux étaient bien connus de la police, notamment pour vol d'auto et vol a main armée.« Ça s'est passé très vite, rela- te M.Fortin.Je n'ai pas eu le temps de penser.» \u2014 Si vous en aviez eu le temps, auriez-vous tiré?\u2014 J'aurais fait la même chose parce que ma décision était mûrie d'avance.Je m'étais dit que je ne tirerais pas tant que ma vie ne serait pas menacée mais que je tirerais dès qu'elle le serait.El samedi soir, avec un couteau sous la gorge, il a cru qu'elle l'était.La paix pour un bout de temps Comme plusieurs propriétaires et employés de dépanneurs, M.Fortin n'en était pas à sa première expérience avec des voleurs armés.Une fois, il avait même Messe un agresseur qui avait réussi à s'enfuir et que Ton n'avait jamais retrouvé, raconte t-il.Samedi, il subissait son deuxième hold-up en 15 jours.«J'ai peur que cette histoire fasse du tort à mon commerce, devait il souligner hier, tout en admettant que depuis le matin, il avait vendu pas mal de journaux.Mais les policiers m'ont dit que je devrais avoir la paix pour un bon bout de temps.» m m y photo Robert Nodon, LA PRESSE L'AGRESSION DE DENYSE CHARTIER Un voisin arrêté Les policiers de la CUM ont procède à l'arrestation d'un individu soupçonné du bru tal attentat dont a été victime la comédienne Denyse Chartier, V Elisabeth Jacquemindc Terre Humaine II s'agit d'un voisin de celle-ci, âgé de 18 ans.MARIO FONTAINE Le jeune Benoit Brière a été longuement interrogé par les enquêteurs du poste 24 vendredi soir, et fera face à des accusations de voies de fait graves, de séquestration et d'introduction par effraction.Son procès devrait s'instruire en mars devant la Cour des sessions, et ces divers chefs le rendent passible d'une peine maximale de 14 ans de pénitencier s'il est reconnu coupable.Celle-ci pourrait toutefois être nettement inférieure, puisque le presume agresseur ne possède aucun casier judiciaire.« On l'avait déjà aperçu à quelques reprises, mais on ne lui avait jamais* parlé.En revanche, on connaît très bien ses parents, qui sont des gens très gentils.Ils ont été sidérés, atterrés d'apprendre ce qui s'est passé ».d'expliquer le comédien Léo Ilial, un ami de la victime.Les Brière devaient rentrer hier soir d'un séjour en Floride, et pourront reprendre charge de leur fils.Celui-ci a en effet été remis en liberté par les policiers, eu égard à ses antécédents vier- voir VOISIN en A 2 \\ \" ' ! t m m' vwr/Dée Ç4/-/y Annonces classées.B 5 à B 9 Arts et spectacles \u2014 Informations: C 6, C 7, C 10 \u2014Horaire.C 8 Décès, naissances, etc.C 9 Economie.B 1, B * Éditorial.A â Êtes-vous observateur?.B 6 FEUILLETON.B 5 Horoscope.B 6 La mode du jour.B ft L'automobile.C 1 àC5 Le monde.Ail Météo.A ï Mots croisés.B 9* Pleins feux.A 9 Quoi faire aujourd'hui.C 8 Télévision.C 10 Tribune libre.A 7 tabloïd sports Bandes dessinées.13 à 16 Mots croisés.16 Loteries - résultats:.2Cr \u2014 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 JANVIER 1984 Bourassa met son parti en garde contre l'excès de triomphalisme Le chef libéral Robert Bourassa a reconnu en fin de semaine, lors du premier conseil general de son parti qu'il présidait depuis sa réélection à la direction le 15 octobre dernier, que même si le PLQ gagnait les prochaines élections le climat économique engendré par la menace de la séparation du Québec ne serait pas complètement réglé puis-qu'en démocratie un parti politi- VOISIN SUITE DE LA PAGE A 1 ges.« C'est un sujet qui semble brillant aux études, il n'a pas-de casier et nous croyons qu'il n'y aura pas de récidive », de déclarer hier le sergent Normand Hébert, chargé de l'enquête.Le suspect a été temporairement confié à la garde d'une tante en attendant le retour de ses parents.Un « gros mou » C'est son propre comportement, vendredi, c'est-à-dire le lendemain de l'attentat, qui a mi» la puce à l'oreille des deux acteurs.« Il a eu la stupidité de venir sonner à la porte en fin d'avant-midi, puis a nouveau le soir en nous demandant de ramasser LA PRESSE pour lui.car il disait partir pour le week-end, déclare M.Ilial.Il est courant que les agresseurs reviennent sur les lieux du crime, pour voir, si on les reconnaîtra.On a eu des soupçons et on a alerté la police qui l'a arrêté en soirée vendredi, alors qu'il revenait à l'appartement contrairement à ce qu'il avait prétendu ».Il le décrit comme un « doux, un gros mou avec une petite voix », une « armoire à glace » probablement traumatisé dans sa vje sexuelle et qui a sauté sur la première femme venue, en l'occurrence Mme Chartier qu'il a aperçue seule d'une fenêtre.Celle-ci se remet lente-merU de l'agression, après avoir été.rouée à coups de poing et de boqteille, ligotée et jetée sur le plancher.Le suspect a heureusement pris la fuite après qu'elle eût réussi à lui enlever la tuque dont il se recouvrait le visage.«Je reste ébranlée dans ma tête, confiait hier Mme Chartier.Je trouve ça effrayant parce que ça peut recommencer et que la justice pardonne bien facilement à ce type d'agresseurs.Ça veut dire : allez-y messieurs, attaquez toutes les femmes que vous voulez, il n'y aura pas de problème tant que vous ne vous ferez pas prendre.Vous avez même droit à une première arrestation sans trop de conséquences ».Elle n'a cependant pas l'intention d'intenter des poursuites en dommages et intérêts, même si elle ignore à quel moment elle reprendra son travail dans la populaire série télévisée.Parce qui elle connaît la famille, expli-que-t-elle.Elle ne désire pas non plus quitter son appartement d'Habitat 67.C'est seulement la deuxième fois en 17 ans qu'une telle situation s'y produit, dit-elle, et des « gros mous » on peut en rencontrer partout.Ce qui ne l'empêche pas de revivre sans cesse l'agression : «Je le vois constamment me sauter dessus, le jour, la nuit ».Et elle estime qu'une défense à coups de blancs de mémoire ou de traumatismes passagers \u2022 confirmés » par des psychiatres en cour, ce n'est pas ce qui va sécuriser les femmes, victimes potentielles du premier maniaque venu.CLARK SUITE DE LA PAGE A 1 nir à la normale.C'est ce que j'ai fait, et ce n'est vraiment qu'en septembre ou octobre que j'ai été capable d'affonter ces questions.» Le Québec M.' Clark a dit avoir jugé important de demeurer en politique à cause de la tradition et des valeurs qu'il représente au sein du parti.Interrogé sur ses intentions à l'endroit du Québec, il a répondu que l'arrivée d'un leader québécois, M.Mulroney, à la tète des conservateurs ne limiterait pas ses interventions vis-à-vis cette province.«Je n'ai pas parlé du Québec pendant trois ou quatre mois parce qu'il fallait laisser au nouveau chef le temps de s'établir.11 me fallait être absolument libre de tout soupçon de contestation.Maintenant je suis libre de poursuivre mes activités.» «Je représente quelque chose de permanent maintenant, a-t-il ajouté.Ma simple présence représente une acceptation du fait français par le reste du Canada.Le fait que quelqu'un de l'Alber-ta ait défendu les intérêts québécois pendant le débat constitutionnel fait partie de l'histoire canadienne.Je conserve les mêmes opinions et j'ai l'intention d'agir lorsque cela sera nécessaire.Je ne crois pas que cela causera des problèmes.Il y aura des désaccords entre Brian et moi sur les questions québécoises, et les autres.«Mais je pense que nous avons franchi une étape ensemble.Même si nous avons été candidats l'un contre l'autre, la manière dont nous nous sommes conduits au cours des derniers mx mois nous a donné à tous deux une certaine liberté d'action».M.Clark a rappelé que c'est M.Mulroney qui lui a demandé d'intervenir en Chambre à l'automne sur la question du Bill S-31.«Il n'y a pas eu de jalousie.S'il s'était senti insecure, il aurait demandé à quelqu'un d'autre.» Il a révélé aussi être intervenu privément auprès de certains de ses collègues pour les convaincre des vues de M.Mulroney sur la question linguistique au Manitoba.Trudeau M.Clark prévoyait le printemps dernier que le premier ministre Trudeau serait encore candidat aux prochaines élections.Il déclare aujourd'hui qu'il n'en est plus certain.Il estime que M.Trudeau a changé d'attitude envers John Turner, un successeur plausible, et qu'il est maintenant disposé à lui donner la même chance qu'aux autres.M.Clark croit aussi que le premier ministre a fini par se rendre compte et à accepter le fait que sa popularité au Québec ne sera pas suffisante pour faire réélire les libéraux aux prochaines élections.«Je ne crois pas qu'il veuille vivre une défaite», dit-il.Selon lui, M.Trudeau peut encore faire certains gestes pour renforcer la popularité des libéraux.«Il peut démissionner en laissant le parti plus fort.Pas assez fort pour gagner, mais plus fort qu'il ne l'est actuellement.Je crois qu'il a commencé à agir en fonction des intérêts du parti, peut-être pour la première fois depuis le début de sa carrière politique.» M.Clark croit donc possible une remontée des libéraux dans les sondages, et il estime que les conservateurs devront se battre pour remporter la victoire: «Une élection, c'est toujours difficile».Discrétion Aimerait-il devenir secrétaire d'Etat aux Affaires extérieures sous un gouvernement Mulroney?M.Clark se montre d'une discrétion exemplaire.On se doute bien que son intérêt pour le désarmement, sa venue à Stockholm et sa présence de plus en plus assidue dans les dossiers internationaux doivent faire sourciller le critique officiel du parti, M.Sinclair Stevens.A peine parti de Stockholm vendredi, M.Clark se rendait à Vancouver pour rencontrer le premier ministre chinois.Il songe aussi, raconte-ton, à faire un voyage en URSS.La nouvelle carrière de Joe Clark ne fait que débuter, et il affiche la même détermination qui a tant surpris ses adversaires dans le passé.La Quotidienne Tirage de samedi trois chiffre* 854 à quatre chiffres 4089 |~LA MÉTÉO\" DATE: Lund.23 ,anvief 1983 AUJOURD'HUI Min.: -19 Max -10 Ce VARIABLE DEMAIN NEIGE ET MOINS FROID Québec AbMbi Outoouou Lour en tides Cantons de l'Est Motode Oufbec Lac-Sont-Jean Rjmovski GcÉpésie Bae-Comeou Sept-lles Canada Victooo Edmonton Reç^no WïfinipejQ Toronto rrodeocton Hofflo* Chortottetown Sœvt-Jeon 04 1 01 M*\tMas\t -20\t-10\tEns rtuogevx -17\t- 8\tCiel varia.-17\t- 9\tCiel varia.-19\t-10\tCiel varia.-27\t-14\tCiel varia.-23\t-12\tNuog , neige -27\t-14\tGel varia.-23\t-14\tNwog.neige -26\t-14\tCiel varia.-26\t-14\tGel vario.-26\t-14\tCiel varia.\t\tv Min\tMm.\t 3\t8\tPW - 3\t3\tPort nuog.-11\t0\tPort noog.-13\t- 4\tPort nuog -12\t- 5\tPart nuog \"?î\t-12\tPort, nuog -18 Bî\t- 5\tPort.nuog.\t- 8\tPort nuog.-ir\t-10\tNuageux États-Unis 80s ton Buffalo Chicago Miomi New York 5 14 -2 2 - 7- 1 16 23 -6 3 N.-Oriéom Pittsburgh S.Francisco Washington Dollos 19 3 10 - 5- 30 12 14 1 28 30 les capitales Amsterdom\t- 4\t2\tModnd\t-2\t8 Alliénei\t5\t14\tMoscou\t- 5-\t3 Acopuko BoHin\t22\t32\tMexico\t12\t22 \t- 6\t- 2\tOslo\t- 6\tî Brux elles\t- 4\t6\tParis\t2\t8 Buenos Aires\t21\t32\tRome\t0\t12 Copenhague\t1\t4\tSéoul\t10\t14 Genève\t- 6\t2\tStockholm\t- 4\t2 Hong Kong\t12\t18\tTokyo\t- 1\t4 Le Caire\t8\t14\tTrmidod\t22\t29 bsbonne\t10\t18\tVmrwm}\t6\t8 Londres\t3\t8\t\t\t que a le droit d'en faire la promotion.Cependant, il croit à une amélioration tangible du climat qui permettra une relance des investissements.« Si nous faisons échec à l'indépendance, je m'attends à une amélioration du climat économique et celui des relations fédérale-provinciale.Cela ne va pas régler définitivement le problème CLAUPE-V.MARSOLAIS mais au moins nous allons instaurer une certaine stabilité politique », a-t-il dit en conférence de presse.À l'ouverture du conseil, il s'en était pris au ministre Yves Béru-bé qui a dit souhaiter publiquement la mise en veilleuse de Top tion indépendantiste à la prochaine élection.À son avis.C'est tromper la population que d'agir ainsi à des fins électorales tes.« Un gouvernement qui nous a le plus taxé, le plus endetté, qui a renié sa parole en coupant les salaires des employés du public et qui nous a fait reculer sur le plan constitutionnel a un sacré culot s'il veut oublier le premier élément de son programme de parti.Je dis que ce sont de sinistres farceurs.» M.Bourassa soutient que s'ils ne sont plus indépendantistes, les péquistes devraient profiter de leur prochain congrès pour s'amender et faire les corrections qui s'imposent.Il croit que le PQ se dirige tranquillement vers la thèse qu'il défend depuis de nombreuses années, celle de la souveraineté culturelle qui devrait permettre au Québec d'être maitre de sa destinée en ce qui concerne la langue, l'éducation et l'immigration.La priorité Le chef libéral a beaucoup abordé les thèmes économiques durant le week-end et en particulier le problème du sous-investissement privé.Il déplore que l'investissement privé ne représente plus que 14 p.cent du total canadien à comparer àa 23 p.cent en 1976 et soutient que la prospérité a toujours coïncidé avec le règne du Parti libéral.11 a accuse le ministre des Finances.Jacques Parizeau.de jouer avec les chiffres lorsqu'il quantifie la reprise économique.Il mentionne notamment la déclaration voulant qu'il se soit créé 121 000 nouveaux emplois entre décembre 1981 et décembre 1982 et les faits qui démontrent que le Québec n'a récupéré que le tiers des emplois perdus pendant la crise « Le vrai test de l'économie, c'est la situation des travailleurs.On constate que l'écart du taux de chômage entre le Québec et le Canada est passé de 1 p.cent en 1976 à plus de 2 p.cent sous la gouvernne du PQ.Que le taux de participation sur le marché du travail n'est au Québec que de 60 p.cent comparativemet à 67 p.cent en Ontario.Il y a donc un 7 p.cent de la main-d'oeuvre qui if apparaît pas dans les statistiques du chômage ce qui nous fait un taux de chômage réel de 20 p.cent ».Par divers autres exemples, l'augmentation de la charge fiscale des entreprises ( plus de 76 p.cent depuis la crise), l'impôt successoral, la taxe ascenseur, la non collaboration avec le fédéral, M.Bourassa souligne que le gouvernement Lévesque ne se préoccupe nullement d'économie.Le chef libéral s'en est également pris à la - casanova » du régime péquiste, M.Pierre-Marc Johnson, pour n'avoir pas su régler l'épineux problème de l'engorgement des salles d'urgence des hôpitaux.« Depuis des années, tout le monde se plaint de la situation mais le gouvernement qui dépense des millions en publicité et qui va construire un Immeuble pour l'Orchestre sy m phonique de Montréal ne peut même pas trouver des solutions à ce problème.C'est un outrage irréparable.» De la même façon, il défend les employés à pourboire contre la loi 13 parce qu'il estime qu'elle ne fait qu'accroître la bureaucratie pour récupérer somme toute que des sommes ridicules.Attention au triomphalisme Même s'il attaque durement le gouvernement et vante les succès de son parti notamment dans les partielles, le chef libéral met en garde ses militants contre un ex-cès de triomphalisme.Il leur rappelle que l'état de l'opinion publique est très volatile de nos jours et qu'elle depend bien souvent de la conjoncture.C'est pourquoi il les engage à poursuivre les efforts d'organisation du parti mais surtout à travailler consciemment à l'élaboration du programme du parti, tâche à laquelle il a commencé à s'atteler en mettant sur pied une quinzaine de sous-commissions et en prévoyant la tenue de onze colloques régionaux à compter d'avril prochain.Robert Bourassa a traité Pierre-Marc Johnson de « Casano- va » du régime péquiste.photo LA PRESSÉ L'objectif : $2,9 millions Le Parti libéral du Québec s'est fixé comme objectif de récolter $2 905 000 lors de sa campagne de financement qui se tiendra en mars prochain.De cette somme, un montant de $«00 000 proviendra du renouvellement des cartes de membres.À ce chapitre, le parti s'est fixé un objectif de membership de 121 500 membres.-* - - CLAUDE-V.MARSOLAIS L'an dernier, la Commission des finances s'était fixée un objectif de^ $2, 6 millions mais n'avait réussi qu'à récolter que $2,3 millions, i Z~Z^ L'objectif plus ambitieux de cette année vise à prévoir un fjn^»*-d'élection d'un montant de $590 000 et de combler le déficit de $l75 0§ff occasionné par l'organisation du congrès à la direction du 15 oct&b&C* dernier.La Commission des finances prévoit qu'il faudra consacrer $1,1 tnil lion à la permanence de la rue Gilford et une somme équivalente»$uk>* associations de comté pour leurs activités propres.\u2022Z Quant au fonds de réserve, on n'a pas prévu y consacrer un montant cette année puisque en fait les sommes consacrées au fonds d'élection doivent servir aux mêmes objectifs.Si les élections ont lieu en 198«t \\n< Parti libéral compte se constituer un fonds d'élection de $1,4 milljorft d'ici ce temps.Comme le signalait la présidente du parti, Mme Louise Robici Jes caisses du PLQ sont presque à sec actuellement et il faudra l'effort , soutenu des militants pour remettre à flot le bateau.« Si l'argent est le nerf de la guerre, la campagne de financement en est le nerf moteur *a * a-t-elle lancé lapidairement.Le chef du parti a d'ailleurs l'intention û\\ consacrer un bon mois puisqu'il compte visiter cinquante circonscriptions électorales lors de la tenue de la campagne QUALITÉ DE LA VIE _ f Bacon plaide en faveur d'une charte La députée libérale de Cho-medey et critique de son parti en matière d'environnement, Mme Lise Bacon, a propose en fin de semaine lors de la réunion du Conseil général du Parti libéral que ce dernier se fasse le promoteur d'une approche inédite en préconisant une charte de la qualité de la vie qui s'inscrirait comme le prolongement de celle des droits et libertés de la personne.CLAUDE-V.MARSOLAIS Dans son exposé intitulé « Environnement-Québec, Horizons 2000» qui a été lu aux 300 membres du Conseil à une heure tardive, Mme Bacon a souligné que son projet de charte serait articulée autour de l'environnement bâti, semi-naturel et naturel.Dans son esprit, cette charte devrait être rédigée de telle façon qu'elle permettre la protection des paysages naturels du Québec et qu'elle oblige par exemple les commissions scolaires à réaménager les cours d'école trop souvent asphaltées.Elle croit que le Parti libéral devra réviser, améliorer et ac- tualiser plusieurs lois qui, à l'expérience, s'avéraient sans lien fondamental ni en interrelation.Elle soutient que ces lois lui paraissent faire l'objet de confusion et d'incohérence par plusieurs ministères en l'absence d'une réelle coordination d'ensemble.Elle cite les lois comme le régime de l'eau, les réserves écologiques, les parcs, la conservation de la faune, les biens culturels et les mines où elle a l'intention d'y associer des objectifs précis de même que des secteurs de développement cohérents et réalisables à court et moyen termes.La députée de Chomedey voudrait qu'on rebaptise le ministère qui deviendrait celui de l'Environnement et de la Qualité de la vie.Elle estime que le ministère actuel est trop lourd sur le plan administratif et qu'il est en perpétuel conflit avec les autres ministères depuis l'arrivée au pouvoir du Parti québécois.A repenser À cette fin, elle suggère aux libéraux de repenser ce ministère en fonction de deux orientations : la réduction des nuisances et la prospective à travers des idées nouvelles car elle est convaincue que les jeunes générations vont désirer un nouveau cadre de vie au siècle prochain.Mme Bacon verrait très bien que le nouveau ministère organise des colloques régionaux et articule des programmes conjoints avec le gouvernement canadien.Elle appuie fortement sur la concertation des autres ministères en vue de dégager les priorités environnementales et s'assurer du succès de la mise en marche et l'application des différents programmes.À cette fin, elle propose un organigramme qui prévoit la création d'un comité interministériel où at-iait épuré les projets des ministères sectoriels.La critique libérale ne cache pas que le budget d'un tel ministère prendrait de l'élan mais elle signale qu'il y a moyen de corri ger des situations intolérables par des mesures de dégrèvement fiscal.Au cours des prochains mois, Mme Bacon compte approfondir différents thèmes environnementaux notamment en éducation, au niveau des loisirs, des transports, du tourisme, des concepts architecturaux et de l'environnement des centre-villes.1 photo Armand Trottier LA PRESSE Mme Bacon voudrait que Ton rebaptise le ministère québécois de l'Environnement.?V .I PLQ SUITE DE LA PAGE A 1 faute d'avoir pu les synthétiser.Cette fois, on veut que le programme soit vraiment le résultat d'une consultation des militants de toutes les régions Mais ceci ne veut pas dire que la commission d'action politi que renonce à son leadership.Plus que jamais, a expliqué à LA PRESSE son président.Me René Dussault, l'effort de synthèse sera nécessaire.« Il n'est pas question de compiler pêle-méle quelque 300 résolutions de congrès régionaux et de publier le tout dans un document four-re-tout comme le programme du Parti québécois ».Le conseil général du PLQ a donc déridé de mandater 15 sous commmissions qui, d'ici au 15 mars, devront préparer des textes de réflexion dans chacune de leurs sphères respectives, de façon a alimenter les discussions lisait qu'à Rio, il y avait beaucoup de pollution, de violence et de circulation de drogues.Nous connaissons bien Rio pour y avoir séjourné plusieurs fois.Comme dans toute grande ville (on parle ici de 12 millions d'habitants), une prudence élémentaire s'impose.Rio.par ailleurs, parait bien calme à ce chapitre, en comparaison de certaines villes américaines comme Detroit ou Chicago.Nous avons toujours profite avec aisance des plages de Copacabana et de Ipanema dans une atmosphere de foire et de gaieté propre à toute bonne station balnéaire.A notre avis, l'article de votre journaliste Francois Trépanier (qui s'est rendu sur place) reflétait davantage la réalité et présentait les points d'intérêt de façon honnête et objective.On comprendra aisément qu'à ce propos il est assez délicat pour le consulat brésilien d'intervenir.Si LA PRESSE faisait davanta ge confiance à ses propres journalistes, de telles situations contradictoires ne se présenteraient pas.Ses lecteur* ne seraient pas plongés dans une telle confusion et s'en trou* «raient du même coup mieux informés.Jacques GABAY président Voyages Neptune Inc.Humour mesuré L'humour authentique a-t-il vraiment besoin d'être méchant?Est-on à court d'esprit pour rire au détriment de l'individu?A plus forte raison lorsqu'on s'attaque à l'aspect physique.Rye! Bye' s est toujours rabattu sur le gros, le facile d'où l'absence de la délicieuse subtilité des fins calembours.(.) Une chance que le talent indéniable de Dominique prenait le dessus.(.) Rire au détriment de l'autre ne remplit pas la vraie mission de l'humour qui doit nous libérer par l'ironie de la grande tristesse qui autrement s'emparerait de nous dans notre passage si furtif sur la SCèfie du temps.(.) Cherchez, creusez un peu plus loin; il me semble qu'au Québec on est bourré de talent et surtout d'ingéniosité, (i J'aurais apprécié qu'on soit caustique à l'extrême sur l'industrie abrutissante de la guerre et de la violence.Là.j'aurais mis le paquet.Ce n'est pas I individu qu'il faut attaquer comme les mentalités.Manon FARMER Saint Basile Traditionalisme et Église catholique Réponse à l'article d'André Lu-chaire paru dans cette rubrique le 11 janvier dernier: La cause du traditionalism.' dans l'Église, en opposition aux changements cruciaux amenés par Vatican II.a incité plus d'un fidèle à ne point ménage r zèle el dynamisme dans les reactions dis sidentes contre la religion mère La substance des nombreux di^ cours qui y sont déployés ne man quent reries pas de grandeur Idéologique, de verve enthousiaMo et encore moins d'ardeur de convie tion; seulement, à l'auditeur pondère, la force d'une idée n'en fait pas nécessairement sa valeur Pour toucher l'essentiel de la question, nous sa\\ons que les points polémiques conernéa (^,ns le débat mettent en cause des ele ments bien accessoires au culte ea tholique.communion a genoux et sans manutention de l'hostie, mes se en latin, officiant de leur Utilité si ce n'est une foi tenace en l'infail libilité absolue et unilatérale de l'Église dans ses décrets canon, ques qui en ont donné cours Quant à ceux-ci, «forgés par l'Esprit Saint en une lente histoire de deux milles ans», l'érudit con nait trop bien quels moyens si nueux ont été employés pour a la fois les imposer et les faire respec ter.Pensons seulement au Veine concile oecuménique entreprit sous la seule initiative de l'empereur Justinien.en dépit de l'absence du pape Vigile qui refuse tout simplement d'\\ assister.Ce dernier étant alors condamné à l'exi! et même, au travail forcé dans les mines, il n'eut d'autre choix que d'apposer en dernier recours son sceau -d'infaillibilité» aux décrets de ce concile (cf.Charles Joseph Hefele, Histoire des conciles, Tome XIV p.135 .).Nous passerons sous silence les horreurs innomables perpétrées, sous l'instigation du pape, au nom de la -Sainte Kglise» au temps de l'inquisition, circonstance qui don na mémo l'inspiration de marts riser l'innocente Jeanne d'Arc en tant qu'hérétique pour ensuite la canoniser, toujours d'après les mêmes principes oecuméniques, quelques siècles plus tard.Que penser également de ces génies éclaires qui furent lapides morale ment tout en se faisant marteler.avec la force d'une conviction sans réplique, l'affirmation que la terre était plate ?Nous ne discuterons pas de l'uti lité d'un office religieux ou le fidèle n'en comprend pas un traître mot.Dans toute l'histoire des religions, la rigidité du dogmatisme religieux n'était peut être jamais aile aussi loin.Soulignons que cette langue -sacré», morte aujourd'hui, n'a jamais été parlée par !e Christ et (pu* la première langue de diffusion de renseignement chreti en fut le grec.Lors de la Cène, le Christ s'est exprimé en araméen et non en hébreux, qui était la langue ¦sacrée* de l'époque.Devant l'affirmation que tous les dec rets canoniques ont été me nés Intégralement sous la haute conduite de l'Esprit Saint, malgré les paradoxes béants que cette opi nion implique, une objectivité lo>aie se doit neammoins et mal gré tout de garder le silence; que sait-on, la sagesse divine pourrait peut être s'opposer franchement au bon sens humain.Mais si l'infaillibilité de l'Église doit être absolue, malgré la violence incisive qu'elle inflige à la lo gique.qu'elle le soit jusqu'au bout! En affirmant que Vatican II a erré, c'est affirmer avec la même force qu'il était également possi ble à l'Eglise d'errer dans tous ses autres décrets conciliaires.Par cette affirmation, les traditionalistes renversent d'eux-mêmes le dernier argument qui pouvait en core donner crédibilité à tout le culte accessoire dont ni le Christ, ni les apôtres n'avaient fait allusion, la cène excepter Il apparait bien que les traditionalistes voient la paille de l'Imperfection dans le renouveau chrétien tout en restant aveugles, et cela va de soit, devant la poutre enfoncée dans le terrain de haine et d'op pression de cette religion qui BC voulait celle de la paix et de l'amour.Inspirons nous de celui qui s'est le plus fermement opposé contre la sottise du dogmatisme religieux.Jesus Christ, et n'espe rons pour notre salut que ce que nos œuvres concrètes peuvent te moigner.Ainsi, peut-être, cessera t-on d'avaler le chameau en fil trant le moustique Michel LACHANCE Montreal C'est toujours un crime mystérieux Monsieur Guy Pinard, La Presse Je me permets de vous désigner ainsi ayant été pendant près de 15 ans correspondante de LA PRESSE pour la région des Laurentides, ce service à votre journal étant alors sous la direction du colonel Filiatrault à qui a succédé Pau! Asselin.Je n'ai plus, hélas! l'occasion de lire quotidiennement LA PRESSE et je n'ai pris connaissance de vos «réminiscences» sur l'affaire Cordelia Viau, qu'à la fin de décembre 1983, alors que six pages de votre journal m'ont été données par le président de la Société d'histoire de M a ta ne.J'ai bien pris note de votre entrée en matière ou présentation, dans laquelle vous nous informez que vous publierez de très «larges extraits» des nombreux articles publiés par LA PRESSE à l'époque.Vous écrivez aussi «malgré les nombreux documents, maigre le film.nombreux sont ceux qui encore aujourd'hui, doutent de la culpabilité de la \"femme Poirier\"» Parmi ces derniers se trouve l'auteur de La lampe dans la fenêtre (Cordelia), Libre Expression, soussignée, qui a eu l'occasion, 35 ans après le drame, de connaître des contemporains de Cordelia, et surtout celui qui, par son témoignage retenu et souligné par le juge Taschereau dans son adresse au jury, a envoyé Cordelia et Sam à l'échafaud (Cordelia, pages 115 et 11S).Isidore Poirier a été assassiné par accident par un homme important qui aurait été acquitté par un jury du temps, s'il ne s'était trouvé dans la maison d'un couple, la nuit, alors qu'il aurait dû être ailleurs.Il connaissait Cordelia qui, comme d'autres jeunes femmes, allait quelquefois participer à des «soirées» dans ce qu'on appellerait aujourd'hui un club, où se rencontraient ceux qui étaient la «crème» de la société du temps et qui, tous, ou presque, devaient tenir une place et un rôle importants dans notre société québécoise du début du siècle.Mais justement, cet homme avait des ennuis domestiques et le divorce n'était pas alors monnaie courante.Il lui fallait donc sauver son honneur et sa peau.Il a laissé condamner deux innocents à sa place, mais non sans que plusieurs de ses contemporains, entre autres l'archevêque Paul Bruchési, n'aient cru en sa culpabilité.D'ailleurs le juge Taschereau l'avait absous ( Cordelia, page 84,1er paragraphe).Pour la centième fois peut-être, depuis plus de 80 ans, vous reprenez l'histoire de Cordelia, qui fit les beaux jours de plusieurs revues, mais toujours l'histoire qui eut cours lors de la pendaison de la malheureuse, «qui devait mettre Ste-Scholastique sur la carte du monde et plus jamais on ne l'évoquerait sans imaginer en arrière-plan un gibet au milieu d'une foule en délire et deux corps qui s'y balancent» (page 21, La Lampe dans la fenêtre ou Cordelia, Libre Expression).Peut-être aussi reprend-on périodiquement l'histoire Cordelia Viau, parce «qu'Isidore, l'assassiné, qui s'est battu comme un lion contre son agresseur avant de succomber sous les coups, n'a jamais voulu que le silence soit fait autour de la pendaison de sa femme, dormant chez son père, pendant qu'on l'attaquait» ( Cordelia, page 12, Libre Expression).Mais aujourd'hui, c'est pour une tout autre raison que je vous écris.Il est exact que Paul Gravel, de LA PRESSE, qui avait été mandé à Ste-Scholastique par votre correspondant local du temps qui devint témoin à charge, écrit le 23 novembre: «Madame Poirier regarda par la fenêtre, vit son mari étendu sur son lit, tout ensanglanté, et, organiste de la paroisse, se rendit ensuite, malgré ce qu'elle venait d'apprendre, à l'église où on devait célébrer un mariage, etc.etc.» Mais dans LA PRESSE du 25 novembre 1897, colonne 6, paragra phes 4, 5 et 6, votre correspondant rapportant le témoignage de Madame Poirier, accepté par le juge Taschereau, écrit: «j'ai passé la nuit chez mon père et je suis revenue ici.En arrivant à ma résidence, j'ai vu que les toiles étaient baissées.J'ai pensé que mon mari était sorti ou couché.J'ai frappé aux deux portes et ne recevant pas de réponse, j'allai chez M.Hou v ret te où j'entrai pour me chauffer.M.Bouvrette me dit: «Je vais aller chercher votre jument pour la ferrer.» Je répondis: «Attendez après la messe, je fournirai le clou comme d'habitude.» Je me suis rendue à Véglise Immédiatement.Je revins ensuite chez moi où m'attendait M.Bouvrette à qui je demandai d'aller chercher un tournevis pour enlever un châssis double.» Madame Poirier a joué de l'harmonium pour le mariage d'un monsieur et d'une madame Gauthier qui demeurèrent à St-Canut durant une bonne cinquantaine d'années et qui sont entrés dans la maison Poirier, lorsque le curé fut prévenu de la mort d'Isidore Poirier.Je voulais simplement attirer votre attention sur un détail qui pourrait être horrible contre Cordelia, si elle était allée jouer de l'orgue après avoir vu son mari étendu assassiné.Vous avez trouvé un titre exact pour vos articles: «Un crime mystérieux».Ce l'est toujours, l'assassin s'en étant si bien tiré.Pauline CADIEUX Rivière-Blanche (Matane) Penser à une loto-travail Il est à la fois sidérant et réjouissant de const.iter l'enthousiasme qui anime les Québécois à jouer au 6/49.Sidérant.Il laisse songeur ce Québec qui engloutit et s'engloutit au 6/49.La réalité du travail est elle à ce point malveillante?Pourquoi ne pas penser le possible retour des jeunes au travail grâce à une I^oto-Travail?Nous y trouverions notre compte.Sinon nous sommes condamnés à faire face à un retard social-économique encore plus criant.A moins que le gouvernement pense à mettre sur le marche des Obligations Jeunesse.L'installation, l'implication et la dynamique des reseaux communautaires nous permettent de croire que !'Kta» du Québec pourrait faire un emprunt auprès de ses concitoyens Il serait alors réjouissant de ( onstater l'éveil de la population à la conscientisation collective et l'autonomie financière.La preuve en est faite que les Québécois Investissent, s'ils y trouvent une raison d'avoir, voire une raison d'être.Denvse CUSSON Dl EUDONNE Montréal Des lots de $25,000 M.Jacques Pari/eau Ministre des Finances Je désapprouve en général la répartition des prix distribués par Loto-Québec.Je suppose qu'elle est reliée aux probabilités mathématiques, mais puisqu'il s'agit ici d'une loterie gouvernementale basée sur la perception d'une autre forme de taxe et non de l'opération d'un casino privé, d'autres facteurs peuvent être considérés.Je suggère donc que vous distribuiez dans plusieurs de vos loteries une grande quantité de lots, disons de l'ordre d'environ $25.000, ce qui représente 50 pour cent du prix de vente moyen des maisons au Québec, et qui favoriserait peut-être la construction de maisons.Quitte à créer moins de nouveaux riches qui déménageront peut-être ail leurs cm au moins iront dépenser ailleurs à volonté.Gouverner c'est aussi éduquer et noblesse oblige! J.G.RICHARD, ing , Asbestos P.S.: Concernant le 6/49, je sais que vos administrateurs sont capables d'établir de nouvelles règles qui tiendraient compte des prinei pes suivants: a) Freiner la montée trop rapide des lots du 6/6 et du 5 6 plus.b) Eliminer les lots de $10 des 3/6 lesquels sont insignifiants pour une loterie de cette importance.c) Récompenser plus adéquatement ceux qui ont réussi 5 6.J'aime bien les lots boni de $10.000 à la Super-Loto, mais y en a-t-il assez?(.) La folie 6/49 \u2022 Depuis quelques semaines, le tirage du 6/49 a fait déferler sur notre pays une vague d'hystérie qui a touché tous les clients de cette loterie.Fouettés et excités par le battage publicitaire qui entoure cet événement hebdomadaire, les mordus du 6 49 ne pensent qu'à ça.On parle 6/49, on mange 6/49, on rêve 6/49, on transpire 6 49.Des groupes d'acheteurs s'agglutinent aux kiosques des vendeurs pour faire valider leurs billets.Nous avons l'air d'une masse de lemmings qui se dirige inexorablement à sa perte en sautant dans le précipice.C'est là qu'apparait le danger.Attention! Stop! Arrêtons la machine.Ne nous laissons pas en: traîner dans cet engrenage infernal que sont le rêve, l'ambition et l'illusion.Ne nous emballons pas.Réfléchissons dans le calme, le silence, la tranquillité et la sérénité.(.:) Il y a une chance sur quatorze millions de gagner le gros lot.C'est très mince.Le seul vrai gagnant de la loterie, c'est le gouvernement qui retire quelques millions à chaque tirage.Et je ne serais pas étonné d'apprendre que ce même gouvernement, avec ces millions retirés de la loterie, fasse construire une maison de «repos» pour ces inconditionnels du 6/49.(.) C.LABELLE Montréal ¦ s i i 394, Laurier ouest.Montrai 273-2484 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 JANVIER 1984 § 100 ans d'actualités 1 UNE EFFROY Un incendie qui s'est déclaré vers huit heures, hier soir, chez Saxe & Sons, cause pour $2,500,000, de pertes.\u2014 Jamais Montréal n'a encore été aussi terriblement éprouvé.LTNCENDIE RAVAGE LA PARTIE OU LE HAUT COMMERCE DE LA METROPOLE AVAIT SES QUARTIERS GENERAUX Toute la premiere page et la presque totalité de la page II de l'édition du 24 janvier étaient consacrées à cet incendie aussi spectaculaire que désastreux, survenu la veille, 23 janvier 1901.- UN incendie, le plus désastreux que nous avions connu depuis les grandes conflagrations dont les amicus se rappellent et qui sont maintenant du domaine de l'histoire, s'est déclare, hier soir, à 8.05 heures, dans l'établissement de MM.Saxe et fils, marchands-tailleurs en gros, angle des rues Saint-Pierre et Lemoine.L'élément destructeur a causé des pertes estimées à deux millions et peut-être deux millions et demi.Ce n'est que vers une heure, ce matin, que les flammes ont pu être maîtrisées.La rangée d'édifices bornée par les rues St-Sacrement, St-Pierre, St-Paul et St Nicholas, a été détruite de fond en comble.Dans ce bloc se trouvait la superbe bâtisse du \u2022 Board of Traded» érigée en 1894.au coût de $605,000, terrain compris.A l'heure qu'il est, il n'en reste plus que les murs enfumes et couverts de glace.Sur la rue St-Pierre.depuis la rue Lemoine jusqu'à la rue St-Paul, tout a été consumé.Les flammes ont traverse la rue St-Paul et se sont frayé un passage, jusqu'à la rue des Commissaires.Grâce aux efforts de la brigade, l'imprimerie de MM.John Lovell and Son.sur la rue St-Ni-cholas et les constructions du côte nord de la rue St-Sacrement ont été sauvées.Ce feu fut ex-traordinairement difficile à combattre.A l'exception du Board of Trade, c'était tous de vieux édifices ; de plus, les rues sont étroites et la foule des curieux était énorme, ce qui rendait encore plus difficile le mouvement des pompiers.Le feu s'est répandu avec une rapidité inouie, aidé qu'il était par la nature inflammable des marchandises contenues dans les édifices incendiés.Ceux qui se trouvaient sur les lieux n'ont pu avoir une idée d'ensemble du spectacle, à la fois lugubre et grandiose, qu'offrait cette véritable conflagration, à cause de l'etroitesse des rues et de la hauteur des bâtisses dans cette partie centrale de la cité; mais le firmament était embrasé et de tous les points, même les plus reculés de la ville, on pouvait voir l'immense lueur qui illuminait le ciel et qui revêtait d'une teinte rose les épais nuages de fumée montant dans l'espace.(.) L'incendie qui a eu lieu, vendredi dernier, chez Thomas May, n'est rien à côté de celui-ci, qui a détruit des propriétés de prix sur une surface de plusieurs arpents.Heureusement, il ne ventait pas trop fort, et l'on doit en remercier la Providence; autrement, les maisons d'affaires de cette partie de la ville n'auraient pu échapper au désastre.(.) LE COMMENCEMENT DE L'INCENDIE A 8.05 heures, l'alarme fut sonnée à l'avertisseur No 115, coin des rues St-Pierre et St-Sa-crement.Quand les capitaines Briére et Gordon arrivèrent sur les lieux, avec les hommes des casernes Nos | et 5, le feu.qui Cette photo publiée initialement dans l'édition du 21 janvier 1926 de LA PRKSSK, montre le premier véhicule moteur fabriqué au Canada, et plus précisément à Montréal par M.H.-E.Bourassa.qui se trouve à bord de son véhicule (à gauche), flanqué d'un ami.Bruno Lalumière.Il s'agit d'un modèle à deux cylindres développant 4 c.-v., à refroidissement par ailettes, avec transmission par friction, et doté de deux vitesses.I 'allumage était effectué par piles sèches en séries, et la direction se faisait au moven d'un levier.s'était déclaré chez MM.Saxe et Fils, avait déjà traversé la rue et atteint le magasin de fantai sies, jouets, etc.de H.A.Nelson, Fils et Cie.et il y faisait des ravages, réduisant tout en cendres sur son passage.Le drapeau qui flottait à mi-mât sur le Board of Trade disparut comme par enchantement, dévoré par les flammes De l'établissement Nelson, le feu parvint jusqu'à la rue St-Pierre, pénétra dans la bâtisse de la Beardmoie Bating Co.puis chez Silverman.Boulter and Co., chapeliers et marchands de fourrures en gros, coin des rues St-Pierre et St-Paul.De l'autre côté de la rue St-Pierre, le feu avait déjà détruit les édifices entre les rues Lemoine et St-Paul.Toute la rue St-Pierre ressemblait à une fournaise monstre, l'incendie faisant rage de chaque côté.Aucun effort humain ne pouvait arrêter promptement l'élément destructeur.BOARD OF TRADE A neuf heures, les débris embrasés de la bâtisse Nelson commencèrent à pleuvoir sur la bà tisse du Board of Trade.Pendant plusieurs heures, des jets d'eau ont protégé les parties les plus exposées, mais n'ont pu empêcher le feu de se communiquer au coin sud-ouest du cinquième étage.Pendant dix mi nutes, les pompiers espérèrent que l'élément destructeur bornerait là son travail dans cette superbe bâtisse, mais graduellement il s'étendit peu à peu et bientôt la maison fut couverte de flammes.Aussitôt que la chose fut possible, une échelle fut placée, et des pompiers montèrent avec des boyaux à incendie.(.) Des hommes de police placés aux portes ont empêché que les curieux et les rôdeurs n'allassent ou piller les bureaux, ou se faire asphyxier.(.) Malgré les efforts des pompiers, le feu faisant des progrès constants et bientôt consumait le cinquième et le quatrième plancher.Une noire fumée et une chaleur intense obligèrent les pompiers à descendre.Le Board of Trade deavait périr.Les pompiers impuissants et une foule de curieux assistèrent alors à un spectacle terrifiant.Les flammes s'élevèrent à une hau teur extraordinaire.(.) A minuit il ne restait de ce riche édifice qu'une portion des murs extérieurs: c'est une perte totale.- L'édifice de la Bourse de Montreal, ou « Board of Trade » comme on préférait dire à Vépoque, logeait plus d'une centaine de locataires.Le feu détruisit également, outre rétablissement Saxe & Son à l'origine de la conflagration, plus d'une cinquantaine de commerces des rues Saint-Paul Saint-Pierre, Saint-Nicholas, Saint-Sacrement, Lemoine et des Commissaires.Parents retracés En publiant la photo d'un groupe d'élèves du professeur Noël, initialement parue le 4 janvier 1905, on avait indiqué qu'il serait intéressant de causer avec des lecteurs qui y reconnaîtraient un de leurs ancêtres.Eh bien ce souhait a été comblé puisque des communications téléphoniques nous ont permis d'apprendre quelques détails sur six des jeunes qui apparaissaient sur la photo.Ainsi, Mlle Thérèse Quenneville.de Saint-Liguori, y a reconnu son père, Joseph (15).Mort à 59 ans.ce dernier a eu 12 enfants, et ils sont tous vivants Une fille et une tante ont reconnu Romeo Bark (11).Il s'agit de WilheJmine Barck-Bouthil lier, de Deux Montagnes, et Lola Barck Sergerie, de Montréal.Lucien Langevin (4) avait 51 ans quand il est mort en 1946 et il a eu quatre enfants.Ces renseignements ont été communiqués par Mme Fernande Langevin Gagnon, de Longueuil.De proches parents, Roger Le-melin et Jeannette Dubois-Viau, de la rue La jeunesse, à Montréal, ont reconnu Aimé Dubois (14).Ce dernier était d'une fa mille de quatre enfants, mais I ne s'est pas marié de sorte qu'il n'a pas de descendants directs.Enfin.Claude Saint-Jean, de Montréal, a bien sûr reconnu son père, Emile Saint-Jean (7), décédé, il y à peine trois ans à r'âge de 83 ans (il était né en 1897).M.Saint-Jean était joaillier, métier que pratique également son fils.Et M.Saint-Jean nous précise que son père était un ami du n° 13, Emile Lafrance.D'ici quelques jours, nous vous ferons part des spectaculaires résultats et de la richesse des renseignements glanés à l'occasion de la publication de la photo de nos huit chercheurs d'or.¦ Expo-Habitat FoJois des Congres \u2014Présence au kiosque de LA PRESSE de l'exposition «Cent ans d'impri merle », animée par des retraités du journal qui répondent à toutes U s questions du public sur la machinerie exposée et rappelant l'âge d'or de la typographie, avant que l'ordinateur ne vienne reléguer la linotype aux oubliettes Jusqu'au 29 janvier Inclusivement.0 LE SKI Devant l'intérêt de ses lecteurs pour le ski, LA PRESSE reproduisait, dans son édition du 23 janvier 1906.une leçon de ski tirée d'un magazine français.On y proposait de savantes explications sur les différences entre le ski de plaine et le ski de montagne (ce qu'on qualifierait aujourd'hui de ski de randonnée et de ski alpin ).En outre, on y expliquait comment marcher, faire demi-tour, monter, descendre, s'arrêter et sauter.Et si Pil-lustration concernant le demi-tour ne surprend personne, on ne peut en dire autant de la méthode suggérée pour l'arrêt.« Quand la pente n'est pas trop forte, peut-on y lire, on peut s'arrêter net en se servant du bâton comme d'un frein.La rondelle d'osier dont il est muni l'empêche de s'enfoncer dans la neige».C'est évidemment une méthode à NE PAS utiliser.'élément destructeur enveloppe complètement l'édifice du « Board of Trade ».Cette scène a été croquée par le dessinateur de LA PRESSE, installé un peu plus à l'est, rue Saint-Sacrement.1976 \u2014 Reconnu coupable d'outrage au tribunal, le ministre fédéral de la Consommation et des Corporations, André Ouellet, est obligé de s'excuser auprès du juge Kenneth Mackay.\u2014 Décès à Tâge de 77 ans du chanteur noir Paul Robeson, qui dut s'exiler à cause des attaques des maccarthyistes.1974 \u2014 Un incendie majeur éclate dans le métro de Montréal entre les stations Rosemont et Laurier.Les dégâts sont importants mais il n'y a pas de pertes de vie.1962 \u2014 Jackie Robinson, le premier joueur noir à évoluer dans les ligues majeures, est élu au Temple de la renommmée du baseball en compagnie de Bob Feller.1961 \u2014 Fin d'une grève générale de 33 jours en Belgique, provoquée par le programme d'austérité décrété par le gouvernement.\u2014 Acte de piraterie en pleine mer: des adversaires du régime Salazar, du Portugal, arraisonnent le San fa j Maria.1960 \u2014 Le bathyscaphe fries fe avec à son bord, Jacques Piccard et le lieutenant Don Walsh, descend â plus de sept milles au-dessous du niveau de la mer.\u2014Ouverture du boulevard Métropolitain, attendu depuis 38 ans.1959 \u2014 La skieuse canadienne Anne Heggveit gagne le slalom international de Saint-Moritz, en Suisse.1957 \u2014 Grace Kelly, princesse de Monaco, est l'heureuse maman d'une fille, qui portera le nom de Caroline.1945 - Le romancier Claude-Henri Grignon est élu maire de Sainte\u2014Adèle.Une figure populaire, Rodias Ouimet, disparaît Il était le fondateur du refuge portant son nom M.Rodias Ouimet, le fondateur du Refuge de Nuit qui porte son nom, est décédé à sa demeure, 39 rue Cuvillier, à 2 heures, hier (23 janvier I918)ob0 après-midi.Il a succombé à une maladie qui le minait depuis sept mois.M.Ouimet était né à Worcester, Mass., en octobre 1850, et il laisse pour déplorer sa perte, sa femme née Thompson (Elisabeth); cinq filles: Mm es Arthur Ouimet et Onésime Gilbert et A.Brûlé, Mlles Germaine et Aurore Ouimet: cinq fils: MM.Rodias, Arthur, Moïse, Benjamin et Henri Ouimet.Le défunt était un citoyen des plus populaires dans la métropole, où il se trouve peu de personnes qui le connaissent.Depuis la fondation du Refuge de Nuit, il y a plus de vingt ans, il avait su apporter des soulagements à bien des misères et provoquer un peu de joie dans nombre de foyers malheureux.L'oeuvre des enfants délaissés était sienne et on sait quel intérêt il portait à cette catégorie de miséreux.Le défunt parlait toujours avec émotion de son \u2022 refuge», qu'il avait fondé avec l'aide de feu le recorder de Montigny, et de feu l'hon.Trefflé Berthiau-me.Pour la petite histoire, on peut ajouter en épilogue à cet humble avis de décès que l'idée de fonder un refuge de nuit était venue à M.Ouimet à la suite de la pu- blication d'un artice de LA PRESSE.En effet, dans son edition du 17 décembre 1898, LA PRESSE avait consacré un article aux refuges de nuit de Paris, sous la responsabilité de la Société philanthropique de Paris.Huit jours plus tard, M.Rodias Ouimet, alors président du Club central ouvrier, fondait un refuge de nuit et l'installait dans un édifice inoccupé sis au 1517a Notre-Dame, et propriété d'un sympathique rentier du nom d'Olivier Courtemanche.Trois Crs plus tard, soit le 28 decern' , LA PRESSE communiquait l'heureuse nouvelle à ses lecteurs en consacrant a l'événement les trois quarts de sa première page du jour.1 1 /\u2022' ».Selon M.Lasserre, les licen-« iements collectifs constituent un risque de dérapage social.La multiplication des cas Talbot ( il préi oit au moins une quinzaine de dossiers du genre) peut minor la l redibilite du gouvernement Déjà, la cohésion gouvernementale commence à s'effriter alors que deux écoles de A la suite des mises à pied aux usines Talbot-Peugeot, le travail a été paralysé pendant plusieurs semaines, et de nombreuses bagarres ont éclaté.pensée s'affrontent : d'une pari, le ministre Delors qui vise a assainir a tout prix la situa tion économique des grandes entreprises malgré un gonflement du chômage; d'a< trepart, le Parti communiste qui souhaite un changement de cap.Les doux plus grandes c entra les syndicales, CGT et CFDT, ont tendance a favoriser la deuxième option parce que ce sont elles qui ont le plus perdu d'adhérents au profit dos centrales réformistes comme Force Ouvrière ou la ci tc ces deux dernières années en ap puvant trop la politique de ri piéur du gouvernement.Un ministre surpris La négociation de la politique salariale on 1984 ne devrait pas engendrer d'affl rontemehts après les declarations ministérielles voulant que le pouvoir d'achat dos salaries du public soit maintenu.Le ministre de rKeonomie, Jacques Delors, qui avait autorise des augmentations salariales do s p.cent en 1983 a été pris au dépourvu en constatant que l'inflation a atteint p.cent.In do ses cou seillers.loan Lavergne, a iudi que que ce manque a gagner serait probablement versé sous forme do montant forfaitaire uniforme a tous les employés de manière a favoriser les plus bas salaries.Depuis î*>sî.on a modifié considérablement le système d'augmentation des salaires.\\lors que ceux-ci étaient indexés trimestriellement selon l'augmentation dos prix, le nouveau système fixe des hausses pre déterminées a l'intérieur d'un objectif d'augmentation des prix annuels.« Il fallait cas scr cotte mécanique d'anticipation des salaires qui nourissait l'inflation des prix, souligne M.Lavergne, car les entreprises avaient tendance on fixant leurs prix a regarder le taux d'infla- tion do l'année précédente et a } ajouter une marge de sécurité de I ou 2 p.( ont.» En 1984, l'objectif du ministre Delors est do réduire le taux d'inflation a .'» p.cent et de n'autoriser dans la fonction pu blique que dos augmentations de salaire de (i,l p.cent étalées sur deux périodes.Les syndicats no contestent pas tellement cet objectif, mais ils marchandent férocement pour rattraper intégralement la perte du pouvoir d'achat subie* on 1dans le secteur public Selon Henri Israel, cadre de* la CFDT, la politique do rigueur n'a pas été equitablcmenl re partie puisque les entreprises ont augmenté leurs profits l'an dernier Le mot d'ordre est donc do favoriser la « fouille do paye ».Reste maintenant à s'entendre sur les modalités delà compensation., «*\u2022 Au moins 55 personnes ont été blessées durant les bagarres qui ont mis aux prises grévistes et non grévistes aux usines Talbot-Peugeot de Poissy, en banlieue de Paris, au début du mois.À quel prix la paix sociale?PARIS - - Faut il supprimer le droit de grève dans les services publics?».sinter roge l'auteur de « Toujours plus! ».Francois de Closets, qui a connu un suc ces de librairie (plus d'un million d'exemplai res) on décrivant les inégalités (pii séparent les :>i millions de Français tant au niveau de l'emploi, du statut social, (pie de la ïisealite « La sagesse, écrit-il, serait peut être de distinguer Paction revendicative dans l'entreprise, do la nuisance exercée sur le public.L'une est légitime, l'autre est discutable.Mais comment les dissocier lorsque toute inter ruption de l'activité conduit à la paralysie d'une grande fonction sociale?Telle est la vraie question.» L'auteur estime que les syndi cats du secteur public devraient faire preuve d'imagination dans le choix des actions revendicatrices.Dans les transports en commun, il sincere aux percepteurs de laisser entrer les pas s agers gratuitement, ce qui exerce une pression sur la di rection et non plus sur les usagers.Il ajoute cependant que de nombreuses législations interdi sent de telles actions alors qu'elles autorisent le bloc us total En conséquence, il se de mande s'il no faut pas procéder on sens inverse.Le patron le plus faible Disséquant ensuite les diffé rents types do grèves, de Clo sets signale que plus un groupe do salaries tient une position stratégique dans la société, plus le prix de la paix sociale risque d'etre élevé.« Le personnel des entreprises privées do production est condamné a faire la guérilla a\\ec des mojeus de fortune.L'inégalité est d'autant plus grande que ceux qui dispo sont des atouts les plus forts ont on face d'eux le patron le plus faible: l'État.Dans le secteur public, ou les questions d'emploi ne se posent pas, on fait grève pour améliorer les conditions de travail pour acquérir de non veaux avantages; dans le secteur prive, on fait de plus on plus grève pour défendre l'emploi : s'opposer aux licenciements sinon à la fermeture de rétablissement.» Faut-il réglementer le droit de grève dans les services public s ?¦ Sujet tabou mais incontournable de la vie sociale *.répond t il.A son avis, le problème est moins de réduire les Inconvénients supportes par le public que de favoriser une politique sociale véritable, donnant priorité aux plus défavorisés.Car aussi longtemps que les pouvoirs publics seront soumis au chantage des grandes corporations, ils feront passer les forts avant les faibles La population, alliée de l'État L'auteur reconnaît que l'État est faible face a ses employés, mais souligne qu'il a un allie précieux, la population, qui en definitive arbitre les conflits « Le contribuable admet mal qu'on augmente considerable ment ses impots pour payer les fonctionnaires.Il faut trouver un équilibre entre les pressions revendicatives et électorales C est par le biais des facteurs non monétaires que constituent la sécurité d'emploi, la régularité do l'avancement, les pus si bilités de promotion, des conditions de travail moins contraignantes qu'on peut le mieux trouver cet équilibre.» Francois de Closets admet que les fonctionnaires forment une classe prévilégiée mais (pu remplit des taches diversifiées et nécessaires, il soutient (pie toute comparaison avec l'ont reprise privée demeure incertai ne; enfin, si les fonctionnaires ont de meilleures conditions de travail, c'est qu'en général Ils sont mieux qualifies cl plus sco larise- Enfin, l'auteur avance une appreciation sur les systèmes capitaliste et communist.« Tout travailleur, tout produc teur, tout capitaliste, par temps de crise, considere-t il la libre concurrence comme une maie diction à conjurer?Tel n'est pas le point de vue du consom mateur qui, lui, ne saurait s arranger des conditions do vie soviétiques.Le niveau de vie occidental correspond a une in tensile et une efficacité de Ira vail qui ne s'obtient que dans ce système.Changer d'économie c'est aussi changer de consom mation.Passer de l'aisance a la pauvreté.» \u2014 FIN \u2014 LES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES AMÉRICAINES \u2022 La campagne enfin commencer?Les passionnés de la politique vous affirmeront que la campagne présidentielle américaine 84 a commencé depuis longtemps.«Regardez, vous diront ils, Mondale est sur les routes depuis que Reagan est a la Maison Blanche.Regarde/ Glenn, Hollings, Cranston, Hart: cela fait presqu'un an qu'ils ont officiellement annonce leur candidature! Regardez les bureaux qui se .ont ouverts et les autocollants qui se sont imprimes' Regardez le New Hampshire et l'Iowa: les premiers caucus et les premières élections primaires sont déjà sur le pas de notre porte! » «Dieu merci, disent ceux que la politique intéressent moins, nous trouvons encore dans la presse autre chose que le dernier sondage.Dieu merci, la télévision nous montre autre chose que des assemblées pleines do cocardes et de ballons multi colores.Dieu merci, ajoutent-ils, nous ne sommes pas encore bombardés, au téléphone et dans le courrier, de demandes de contributions financières pour les candidats.Ki puis la première convention n'est pas avant six mois, alors.» Ceux-là pourraient ajouter que les républicains n'ont lou jours pas vraiment de candidat Mus cela va bien vite JACQUES TIZIOU a Washington (collaboration spéciale) T changer! Cela changera le dimanche 29 janvier à 22 h 55 lorsque Ronald Reagan apparaîtra sur les écrans de télévision pour annoncer au monde qu'il a redresse une situation qui n'était pas belle du tout, que le pays va maintenant dans la bonne direction, et qu'il a besoin de quatre ans de plus pour finir son travail.Le «comité Reagan-Bush 1984», formé il y a plusieurs mois déjà pour préparer la campagne et inscrire le président dans les États où se déroulent des élections primaires, souhaitait acheter au moins quinze minutes d'antenne plus tôt dans la soirée, mais les réseaux ont répondu négativement, disant que la programmation des dimanches soirs était très serrée et qu'il était Impossible de trouver un pareil temps d'antenne pour un message publicitaire.-r- Ces cinq minutes en direct depuis le «bureau ovale» constitueront le véritable coup d'envoi de la campagne présidentielle 1984 et nous verrons bien vite le président Reagan redevenir le candidat Reagan.«Il ne se contentera pas de faire des discours dans le jardin des roses de la Maison-Blanche», a déclaré le sénateur Paul Laxalt, chairman du comité national républicain.Il voyagera! Dès le 6 février, jour de son 73e anniversaire, il ira participer à des festivités en son honneur dans la ville où il a passé son enfance, Dixon (Illinois), avant d'aller à Las Vegas et en Californie.D'autres signes sont d'excellents indicateurs que la campagne va enfin vraiment commencer.Le fait que les candidats commencent à recevoir de l'argent du Trésor américain, par exemple.Près de 8 millions de dollars viennent d'être distribués.Walter Mondale en a reçu la majeure partie (US $ 3 125 540), suivi de John Glenn (1 579 344) et d'Alan Cranston (1 161 223).Cette largesse du gouvernement américain envers les candidats de tous bords étonne souvent.Il faut rappeler qu'il s'agit là de sommes équivalentes à celles que les candidats ont pu se procurer auprès du secteur privé.Le règlement est simple: pour profiter du système fédéral, les candidats doivent obtenir pour au moins 5 000 dollars de contributions de 250 dollars maximum chacune dans au moins 20 États.Des qu'ils y parviennent, ils peuvent demander au Trésor de leur donner 250 dollars pour chaque 250 dollars qu'ils ont recueilli auprès d'individus, mais s'engagent à ne pas dépenser plus de 24 millions de dollars pour leur campagne.C'est une aide précieuse pour les candidats.Ainsi, ayant recueilli plus de 100 000 dollars auprès de 1 662 individus dans 26 États, Jesse Jackson vient de pouvoir à son tour demander au ministère du Trésor de lui verser la même somme.Après les conventions (San Francisco pour les démocrates, du 16 au 19 juillet, et Dallas pour les républicains, du 20 au 23 août), les deux candidats qui restent en lice n'ont plus trop à s'en faire, recevant automatiquement chacun 40 millions de dollars!.Autre indicateur de la proximité de la véritable campagne et ôp l'arrivée d'un peu de passion dans la course: la presse se prépare sérieusement, en commençant par les trois grands ré seaux de télévision.Mais les choses seront différentes, cette fois.Les réseaux se promettent d'être moins superficiels qu'ils avouent l'avoir été en 1976 et 1980, mais ils se promettent aussi d'en faire moins, de dépenser moins d'argent.Le trois réseaux disent avoir perdu approximativement 20 millions de dollars lors des conventions d'il y a quatre ans en assurant une couverture quasi-permanente et extrêmement onéreuse des conventions au lieu d'accepter sans effort l'argent des annonceurs pour des programmes rediffusés pour la 2e, la 3e ou la n,emi' fois.La liste des questions est établie, allant des homosexuels à la défense, des pluies acides à l'économie.Les instituts de sondage tournent à plein.Les candidats sérieux se disent prêts et ceux qui le sont moins se disent prêts aussi.Comme Donald Badgley, un ancien représentant d'une compagnie d'assurances qui veut la Maison-Blanche afin d'éliminer toutes les lois et de créer une semaine de six jours au lieu de sept, six étant pour lui un chiffre divin.Il n'est pas le seul Américain à avoir des idées originales, ni le seul original à avoir posé sa candidature.Mais le dernier indicateur que la campagne va vraiment démarrer, le plus éloquent peut-être, c'est que le service secret entre à son tour en action pour protéger les candidats sérieux.Leur protection a effectivement commencé lors du débat du New Hampshire.Elle existait déjà pour le révérend Jesse Jackson, depuis le jour où il a annoncé sa candidature.Plusieurs menaces de mort avaient été exprimées contre lui en novembre.C'est un comité du Congrès formé de députés et de sénateurs qui décident quels candi dats profiteront de la protection des services secrets, un avantage certain, mais coûteux pour les contribuables, du fait que chaque candidat se voit affecter une vingtaine d'agents se répar-tissant les tâches 24 heures sur 24.Peut-être est-ce le jour où les premiers électeurs ont leur mot à dire que commence vraiment une campagne présidentielle.Et dans ce cas, il nous faudra attendre encore un mois pour que soient choisis les 58 premiers des 3 933 délégués démocrates.Les primaires républi caines, elles, ne seront qu'une formalité.i i \u2022 i 11 * I 11 11 \u2022 i i i t .i i t i « i \u2022 i ¦ i i i i t i i i i i \u2022 i i i i i i i i » i i \u2022 V I / » I .1 I I I I 1 \"à \u2022I ¦I ¦ I .1 9 \u2022 4 m Kl A 10 LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 23 JANVIER 1984 L'Ordre des ingénieurs du Québec fait volte-face et renie les technologues 1/Ordre des ingénieurs a fait voltp-face, hier, i't renie le projet de création d'une corporation professionnelle mixte qui aurait in tégré les diplômés de l'Ecole de technologie supérieure Son propre président y adhérait pourtant, mais le bureau de l'Ordre est revenu sur sS Par ses fonctions.M Trehî)lt avait accès à des documents secrets concernant les delibep^ tions politiques et la stratégie \"de négociation de la Norvège.Il a pu notamment prendre connaissance de documents et de notes hau ternent confidentiels mais n'avait pas accès aux documents directe ment lies a la défense et &2 l'OTAN.M.Treholt a avoue travailler pour les services d'espionnage** soviétiques.On ajoute de source ; officielle que ce haut fonctionnai re avait été observe a plusieurs reprises engageant de fort&S sommes sur des courses de chevaux el qu'il n'est pas impossible que sa trahison ait eu pour butdé rembourser des pertes au jeu.Il risque une peine de 10 à 15 ans-de prison.Journaliste jusqu'en 1973.Ame Treholt avait commence une car rière politique en qualité d'arta ché de cabinet au ministère des*.Pêcheries et du Droit maritime Il avait joué un rôle import a OH* n * 1976 lors des négociations sovieto-norveuiennes sur la mer de Ba rents On pense maintenant à Oslo que c'est a cette époqueqlKtU fut approche par les serv ices spe-' ciaux de Moscou.En 1979 il était devenu conseiller auprès de la délégation norvégienne l'ONU à Men York.Rentre .lorvege, il avait demandé en 1982 a suivre les cours de lins titut supérieur de la défense norvégienne réserves aux hauts fonctionnaires 4 I I I f a l \u2022 J \u2022i .* J «* J .1 .1 i \u2022 1 \u2022 i i f i i \u2022 ¦ < i i \u2022 .\u2022 A 0» / A J ¦ ¦ i i \u2022 i > A 12 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 JANVIER 1984 AVIS LÉGAUX APPELS D'OITIŒS-SOUMISSIONS AVIS IMPORTANT DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE PÊCHEURS UNIS DU QUÉBEC 787, rue du Marché Central Montréal, Québec H4N 1J8 Veuille! prendre note que l'ouverture de* soumisfioni originalement prévue pour le 24 janvier 1984 esf reportée au VENDREDI 3 FÉVRIER 1984 à 11hOO, heure normale de Test au bureau du syndic.Le présent avis de vente par soumissions remplace l'avis précédemment publié par le syndic.AVIS DE VENTE PAR SOUMISSIONS André Girotll, en sa qualité de Syndic à In faillite de Pécheurs Unis du Québec, une « oopéltttfve oeuvrant dans le milieu de la pêche et de la transformation des poissons et des produits de la mer, offre de vendre par soumission l'actif suivant lot NO 1\u2014 SITUÉ a Kl VI£RE- AU X \u2022 RKN A H DS.COMTÉ de 0A8PÊ Terrains et bâtisses, incluant toute la machinerie, l'équipement et l'outillage de l'usine de transformation et de ses dépendances, les véhk oies, ainsi que le mobilier de bureau lot NO 2\u2014 SITUÉ À newport, compté DE OASPÊ Terrain-* »\u2022» bâtisses, incluant tout»- la machinerie, l'équipe ment et l'outillage de l'usine de transformation et (h \u2022 de pendances, les véhicules, ainsi que le mobilier de bureau.lot NO 3\u2014 SITUÉ à ST-maurice DE L'êchouerie, COMTÉ DE GASPÊ Terrains et bâtisses, incluant toute la machinerie, l'équipement et Tout illape de l'usine de transformation et de ses dépendances, les véhicules, ainsi que le mobilier de bureau.lot NO 4\u2014 SITUÉ ACLORIDORMK, comté DE gaspê Terrains et bâtisses, incluant toute la machinerie, l'équipement et l'outillage de l'usine de transformation et de ses dépendances, les véhicules, ainsi que le mobilier de bureau.lot no 5\u2014 situêaux iles de la madeleine.comté des Iles de la madeleine Terrains et bâtisses à Cap-aux-Meules, Fatima, Havre-Au-bert, L'Étang-du-Nord et Havre aux Maisons, incluant toute In machinerie, l'équipement ci l'outillage de l'usine de trans formation et es dépendances, les véhicules, ainsi que le mobilier de bureau.LOT NO a\u2014 SITUÉ À GRANDE-VALLÉE, COMTÉ DE GASPÊ Terrain et bâtisses.LOT NO 7 \u2014 SITUÉ A GRANDE-RIVIÈRE, COMTÉ DE GASPÊ Terrain.I OTNO 8\u2014 SITUÉ a RIVIÉRE-AU-TONNERRE, COMTÉ DE MAN1COUAGAN Terrain.LOT NO !>\u2014 SITUÉ AU 1460 B, DE LA PROVINCIALE a QUÉBEC Terrain et bâtisse.LOT NO 10\u2014 SITUÉ AU 787.RUE DU MARCHÉ CENTRAL A MONTRÉAL Mobilier et agencement de bureau, équipement d'informatique - LOT NO 11 \u2014 Droits, titres et intérêts du Syndic dans d'autres terrains situés prim ipalemeut à: \u2014 Matane \u2014 Marachois \u2014 St-Joachira de la Tourelle \u2014 Ste Thérèse de Caspe LOT NO 12\u2014 Droite, titres et intérêts du Syndic dans les commandes, l'achalandage, les marques de commerce, les noms de commerce, les procédés, les formule», la clientèle, les listes de clients et les listes «le fournisseurs.LOT NO 13\u2014 Droits, titres ei intérêts du Syndic, s'il y a lieu, dans tout bail.< ontral de location ou tout autre contrat I OTNO 14\u2014 Droits, titres et intérêts du Syndic dans le bateau «Le Hra-dello» LOT NO 15\u2014 Titres et ait ions détenus par Pécheurs Unis du Québec n titre do propriétaire dans le capital-actions ou dans le capital social dea compagnies suivantes.BOUS réserve de l'existence de tout droit de preemption ou autre droit de semblable nature en faveur des autres actionnaires de ces compagnies, sociétés ou corporations: a) Pêcheries Atlantique du Québec Inc.; b) Chantier Maritime de (Jaspe lue .ci Curadeau & Frères Inc.; d) Pêcheurs Unis du Québec Inc e) \\* Cie du Marche Central Inc.; 0 Exportation Ctaspé Cured Inc.g) SociéU'de Développement International Desjardins Limitée; h) Magasins Coopératifs tie Havre-aux-Maisons; i) Agro Coop des Iles de la Madeleine ; H Madeliptrhe Inc.k) Pêcherie Kosmos p.p.Canada Inc.; 1) Société de Développement Coopératif; ml United Maritime Fishermen Co-op; LOT NO 16\u2014 Stocks de poissons, de produits de la mer.de produits d'emballage, d'agrès de pèche et d'autres fourniture^ LOT NO 17\u2014 Les comptes-clients et les autres comptes débiteurs, Tout l'actif de la débitrice est grevé en faveur de différents créanciers garantis.Les soumissions seront reçues au bureau du Syndic.André Giroux, 630, boul.Dorchester ouest, bureau 2800, Montréal.Québec, H3B 1VV7, jusqu'à llhOO, heure normale de l'est, vendredi le 3 février 1984.Les soumissions doivent être scellées et doivent porter au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit «Soumission \u2014 Pécheurs Unis du Québec.» EXAMEN DES BIENS On pourra examiner les biens, dans le.- différents locaux de la débitrice, en prenant rendez-vous avec le bureau du Syndic.Pour de plus amples renseignements ou pour prendre rendez-vous, veuillez communiquer avec Monsieur Sébastien lannitello ou Monsieur Gerald Lewis du bureau du Syndic, au numéro de téléphone i514) 878-9204.CONDITIONS DE VENTE Les conditions et modalités de l'article 114(8) des règles régissant la faillite s'appliquent aux soumissions et ventes, sous réserve des modifications, addi-uons ou omissions apportées par le Syndic.Ces conditions et modalités font partie intégrante de la présente demande de soumissions et des soumissions déposées, et il est de la responsabilité des soumissionnaires d'en obtenir une copie du Syndic.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront ouvertes, le vendredi 3 février 1984 à 1 IhOO.heure normale de l'Est, au bureau du Syndic.630, bouL Dore hester ouest, bureau 2800, Montréal.Québec.Les soumissionnaires sont invites a assister à l'ouverture des soumissions.Laliberté Lanctôt Coo &Ly pers brand André Giroux, c.o.Syndic Suite .'800 630 ou©»» Boulevard Dorchester Montreal Quebec Canada H 36 1W7 telephone (5t4) 878 9?04 cablet Colyhrand teie* 064*7434 Assemblée générale à la CTL mercredi Les dirigeants des cinq syndicats représentant les employés de garage, de bureau, des terminus, ainsi que les répartiteurs et les chauffeurs de la Commission de transport de Laval (CTL) se sont réunis hier pour faire le point sur la situation, à quelques jours de la grève générale qui pourrait être déclenchée le jeudi 2fi janvier, à une heure du matin.À la suite de cette réunion, il a été décidé de tenir une assemblée générale d'information le mercredi 25 janvier, à 20 heures, après la rencontre avec l'employeur convoquée par le conciliateur, qui doit avoir lieu à compter de neuf heures ce matin-là.Prenez avis que Michel Va-chon domicilié au 6187, me de Ju mon ville.Montréal, s'adressera au ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de Michel Des Roses.Montréal, le 9 janvier 1984.Le requérant.Michel Vackon APPRENEZ L' ANGLAIS avec nos spéciaux INTENSIVES OU 10 semaines RÉGULIÈRES Tarif nuit blanche u Château Bonne Entente TROIS (3) NUITS POUR LE PRIX DE DEUX (2).Ce tarif nuit blanche est en 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