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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 54, no 918
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1948, Collections de BAnQ.

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REVUE ARTISTIQUE FONDEE EN 1895 DEPUIS quelques mois, un de nos brillants musiciens et critiques musicaux M.Jean Vallerand, publie dans "Montréal-Matin", une série d'articles fort au point, qui méritent une plus large diffusion.Quelques titres : La musique dans la vie.Un métier qui ne paye pas, celui de compositeur au Canada, La décentralisation musicale, La musique et la cité, La musique à hue et à dia, Le compositeur et le public, Un grand nettoyage, etc.S'inspirant de l'histoire et d'événements contemporains.Monsieur Vollerand tente de démontrer que la musique n'occupe pas ici la place qui lui convient, qu'elle est considérée sous un angle trop mesquin.Ses données sont justes et s'inspirent d'un haut idéal et d'un grand amour de la musique.A l'égard de notre folklore, par exemple, comme pour les oeuvres canadiennes, il déplore, non sans raison, l'indifférence, le manque de fierté — ainsi que l'absence de moyens pratiques de diffusion.".Nous avons dit-il des folkloristes éminents qui, depuis des années, accumulent la documentation et publient leurs trouvailles.La véritable culture musicale d'une nation commence au sein de la famille.Sommes nous devenus une nation qui ne chante pas ?Je veux croire que non.Disons plutôt que nous sommes une nation qui se repose d'avoir trop chanté.Le repos a cependant assez duré : à se prolonger il pourrait devenir en-kylose.On ne peut dire d'un peuple qu'il a un folklore, quand ce folklore demeure enfermé dans les bibliothèques.Retrouvons notre folklore et chantons-le.Le reste nous sera donné par surcroît".Parfaitement vrai ! Les quelques trouvailles publiées n'ont connu qu'une diffusion limitée, et ont atteint surtout des convaincus.Il faut un moyen de diffusion flexible, peu coûteux et permanent.Un moyen très simple, et qui offre ces qualités, c'est une revue comme "Le Passe-Temps", qui met dans les mains de milliers d'amateurs de musique, en plus d'une documentation à la portée de tous, des oeuvres de folkloriques et des compositions canadiennes inédites, des oeuvres qui, même publiées en feuilles, resteraient sur les tablettes, car la distribution et la publicité sont très coûteuses - et surtout, le public qui devrait s'y intéresser n'ira certes pas les chercher dans les magasins de musique.Chaque livraison du "Passe-Temps" ajoute à une collection permanente.Pour jouer les oeuvres canadiennes, il faut les avoir en mains — et pour cela, il faut prendre le moyen le plus simple : l'album musical du "Passe-Temps".Si nos compositeurs et nos éducateurs se rendaient compte de l'immense valeur de cette revue, par tous les moyens ils contriburaient plus largement à sa diffusion : nul doute que les oeuvres de nos compositeurs seraient alors mieux connues et jouées davantage.Sans appui officiel, sans mécènes, "Le Passe-Temps" poursuit sa mission d'un bout à l'autre de l'Amérique française et dans plusieurs pays étrangers.Pour leur plus grand bien, que nos compositeurs et nos musiciens s'éveillent à ce grand moyen de diffusion et qu'ils sachent l'utiliser en plus grand nombre.CHANGEMENT D'ADRESSE : On est prié do notsr ta nouvelle adresse du "Passe-Temps", Z18 ouest, rue Notro-Dame.Montréal 1.Que.SOMMAIRE MAI-JUIN 1948 — No 918 THEMES ET VARIATIONS .2 et 3 VERDI par Robert CHAUMONT .4 MOINE-SOLDAT-MUSICIEN, entrevue avec le R.P.H.-M.TARDIF, o.f.m.6 LES GRANDS COURANTS DE LA MUSIQUE CONTEMPORAINE, d'après le prof.Alired MIROVITCH, par Gérard FECTEAU .7 AUX PAYS MERVEILLEUX DE L'AMERIQUE DU SUD paT Raoul BONIN .8 NOTULES .10 LE FORUM PIANISTIQUE par Maurice DUMESNIL .11 POT-POURRI .12 TA VIE, poème inédit paT Gabrielle RAIZENNE .12 ALBUM MUSICAL .14 à 21 POINTES SECHES ET CRAYON GRAS par J.-J.GAGNIER, D.Mus.15 L'OEUVRE DE LA BONNE CHANSON l'abbé CE.GADBOIS .22 NUIT D'ETE, poème inédit de J.-J.GAGNIER, D.Mus.22 UN CANADIEN AU CITY OPERA par Gilles POTVIN .23 LA MUSIQUE A LA MESSE J.Gaudrefroy-DEMONBYNES 23 SAINT-GENESIUS PLAYERS CLUB .24 ETES-VOUS MELOMANE ?par MUSICOPHILE .25 RECITAL DE PIANO A.DESCARIES.26 LOUIS BEYDTS, compositeur .26 LES MENESTRELS DE VALLEYFIELD .27 VERDI, un grand film .30- LES MOTS CROISES.33 IL Y A 50 ANS DANS LE PASSE-TEMPS.35 MAURICE CHEVALIER, m.o.f.p.p.36 Autorisé comme matière de seconde classa par /e Ministère des Postes, Ottawa."LE PASSE-TEMPS" oui publié mensuellement par lea Editions du Passe Temps, (Inc.), 218 ouest, rue JVofie Dame, Mon'ieuJ 1.Téléphone: MArquette 990S.Il est imprimé par l'Imprimerie Mercantile.Limitée.Los manuscrits, publiés ou non.ne sont pas rendus.—Direction : Eddy PREVOST; rédaction: Roland PREVOST ; publicité: Paul PREVOST.ABONNEMENTS: Canada: $2.00 pour 12 mois; S3.75 pour 24 moi*.Etats-Unis: $2.2$ pour 12 mois.Autres pays: S2.S0 pour 12 mois.Le numéro: vingl cents.L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.— CHANGEMENT D ADRESSE : tout changement d adresse doit être accompagné de l'ancienne.Avis doit nous parvenir au moins trente jours avant le numéro d'où lo rivinjernent tera ellcci't.l'ouï discontinuer do recevoir cette revue, il laut avoir acquitté tous les arrérages.— Le Passe-Temps public aunm do tu uimiqun en Inulle©.MONTREAL, MAI-IUIN 1948 PAGE UN Singulier avis Les affiches de théâtre sont toujours intéressantes à consulter, souvent curieuses et parfois même assez divertissantes.En voici, par exemple, une qui laisse aisément deviner le luxe et le confort de la salle où elle fut placardée : "Pour la commodité du public, les spectateurs du premier rang devront se coucher par telle, ceux du second se mettre à genoux, ceux du troisième se tenir assis, et ceux du quatrième rester debout.De cette façon, tout le monde pourra voir." (Textuel) Il paraît que cet avis de la direction, retrouvé par un collectionneur italien, a servi pour le théâtre de Mantoue.en 1734, donc bien avant la magnifique salle de concert municipale dont on parle depuis cinquante ans à Montréal.Paroles de confiance Se rend-on compte comment un mot d'encouragement au bon moment peut influencer une vie ?Les débuts de Serge Rachmaninoff nous en offrent un exemple émouvant.Quoiqu'il fut un élève extraordinairement brillant comme pianiste ou comme compositeur, le succès sembla le bouder, et pour subsister, il dut donner des leçons de piano.La lutte pour la vie mettait dans cette jeunesse l'épreuve qui donne du pathétique au talent.Malgré le succès foudroyant de son Prélude pour piano en fa dièze mineur, il lui manquait encore la confiance en lui-même.Un homme la lui rendit par l'influence de son génie et le réconfort de ses conseils.M.Rachmaninoff a conté lui-même cette circonstance mémorable : "Dans la phase la plus critique de ma vie, alors que je croyais que tout était perdu et qu'il était inutile de lutter plus longtemps, je fis la connaissance d'un homme qui prit la peine de me parler pendant trois jours.H me rendit le respect de moi-même, dissipa mes doutes, me redonna de l'énergie et de la confiance en ranimant mon ambition.Il me poussa à un travail, qui me sauva presque la vie.C'était le comte Tolstoi.J'avais vingt-quatre ans lorsque je lui fus présenté."—leune homme", me dit-il, "vous imaginez-vous que ma vie soit absolument paisible ?Que je n'aie aucun ennui ?Qu'il ne m'arrive jamais de douter et de perdre confiance en moi ?Croyez-vous que la foi ne soit pas quelquefois ébranlée ?Chacun de nous traverse des périodes difficiles.C'est la vie.Ne perdez pas la tête et suivez votre voie." A celles de vos connaissances qui poursuivent avec sincérité et courage un grand idéal, une grande oeuvre, ayez pour elles, aux heures de doute ou de difficulté, des paroles de réconfort, et à l'occasion l'appui matériel tout autant que l'appui moral.Médecine et musique Do même que certains médecins se sont lait un nom dans la littérature, comme Georges Duhamel, d'autres se sont illustrés par la musique.Tel le docteur Louis Véron (1798-1867), qui, après avoir élé Interne à la Charité, à Saint-Louis et aux Entants-trouvés, dirigea l'Opéra pendant quatre ans avec succès ot laste.Mais les deux plus célèbres sont Berlioz et Borodine.Hector Berlioz (1803-1869).à vrai dire, est un transluge de la médecine.Fils du docteur Louis Berlioz, il avait élé envoyé à Paris en 1821 par son père pour y commencer ses éludes médicales Le jeune étudiant, au sortir des cours de la Faculté, assistait aux représentations de l'Opéra, ou passait do longues heures à la bibliothèque du Conservatoire Bientôt, ll no fréquanla même plus l'amphithéâtre.En 1826 .le docteur Louis Berlioz, qui serval! à son Ills une pension, conlortable pour l'époque, de 120 Irancs par mois, apprit qu'Hector n'avait pas mis los pieds à la Faculté depuis quatre ans II lui coupa les vivres.Mais dé|à le leune compositeur élail en voie de réussite Après quelques échecs et une passe dilficile.il remportait le prix de Rome et devenait rapidement célèbre.Borodine (1834-1887), lui, pratiqua toute sa vie la médecine, d'abord comme médecin militaire dans un hôpital de l'armée territoriale russe, puis comme prolensour à l'Académie de médecine et des sciences de Saint-Pétersbourg, chaire qu'il occupa iusqu'à sa mort.Sos oeuvres musicales, dont lo Piince /gor et les Danses, ne lurent dans ca vie qu'un violon d'Ingres.II a laissé plusieurs découvertes scientifiques.¦ Mlle Berthe SAUVE, à qui l'Académie de Musique de Québec vient de décerner les diplômes "Brevet d'enseiqnement".avec grande distinction, pour le piano et pour le chant.C'est la première fois, semble-til.que l'Académie décerne en même temps deux diplômes à la même personne.Voici d'ailleurs un extrait du palmarès 1948 plus du diplôme académique décerné à Mlle de l'Académie de Musique de Québec: En Sauvé, mentionnons les Lauréats suivants: Avec très grande distinction.Mlle Una Pitxo-Jongo, pianiste (en plus d'une bourse de S100); avec grande distinction.M.Maurice de Kinder ; avec distinction, Mlles Loma Schec-ter et Simone Rainville ; avec honneur.Mlles Claire Charbonneau et Françoise Kingsley.MM.Luc Saint-Georges et Yolande Guérard.Le fury se composait de MM.Edmond Trudel, vice-président de l'Académie de Musique.Albert Chamberiand et Albert Cor-nellier.Le secrétariat est toujours sous la direction de M.Jean Papineau-Couture.musicien et compositeur émérlte.PETITS ECHOS — Mlle Camille BERNARD.arti«te ot prolesseur de chanl bien connue est en co moment en Europe, où elle étudiera les dernières méthodes d'enseigner le chant au» enfants et visitera la France.l'Angleterre el l'Italie.Elle esl accompagnée de Mme Claude Champagne, épouse du directeur adjoint du Conseravtoiro de Musique et d'Art dramatique de la province de Québec qui visite des parents el amis en France, e Dans notre prochaine livraison, nous parlerons d'une belle famille de musiciens montréalais, la famille de M.frank Masclla.clarinettiste, qui se compose de hull garçons, tous instrumentistes, el donl trois éludient présentement à Paris.PAGE DEUX LE PASSE-TEMPS ¦ Mmo Eleonor STEBER.interprète renommée du rôle de Marguerite, dont la Société des Festivals de Montréal est heureuse d'annoncer l'engagement pour l'opéra de "Faust" qui sera présenté au Chalet de la montagne, le dix août prochain, avec la collaboration de la ville de Montréal.Ses brillantes interpretations tant à la radio qu'à la scène et en concert, sous la direction des chois d'orches-Ire les plus éminents.lui valent une juste célébrité internationale.Cette presentation de 'Tausl" sera Vèvènement artistique par excellence de la saison d'été, tant par l'Important groupe d'artistes ct de techniciens éminents qu'il réunil que par la richesse el Félaboralion extraordinaire de la mise en scène.On peut être assuré d'un spectacle artistique et féerique sans précédent."Activités Musicales" Nous sommes heureux de saluer la naissance d'un nouveau confrère, "Activités Musicales", une revue musicale française donl le premier numéro paraissait à Paris en janvier.Celle revue est l'organe officiel de la Société Coopérative do Publicité des Organisateurs de Concerts el elle est publiée mensuellement.Le directeur en est M Yves Dandolol el le correspondant canadien M.Gilles Polvin, collaborateur au Passe-Temps, qui donnera sur demande lous les rensoignemenls désirés sur cette nouvelle publication.Comme l'Indique son nom, la nouvelle revue a pour but de renseigner ses lecteurs, sur la vio musicale dans le monde entier.Tou3 nos meilleurs voeux de succès à "Activités Musicales".Est-ce déjà la saturation ?Les plus récentes statistiques américaines semblent prouver que les Etats-Unis ont atteint le point de saturation en matière de vente d'appareils radio-récepteurs.Le nombre de postes en service aux Etats-Unis n'a pratiquement pas augmenté depuis huit ans.De 1940 à 1948, le nombre des récepteurs utilisés pendant le jour est tombé de 17.3 à 16.9% ; celui des postes allumés pendant la soirée, de 28.9 à 27.3%.Les constructeurs américains, émus par cette situation, s'agitent comme des diables dans un bénitier.Ils lont campagne pour qu'il y ait, dans chaque logement, au moins un poste par pièce I Ils ne paraissent pas très suivis.Le nombre des fervents du cinéma va en augmentant, mais on observe déjà une désaffection pour la radio.(MUSIQUE J-— - H i i _ /toco allarg.—m— j ff p J K-J ^g1 d p d •- Bleus ou noirs, tes yeux.1 i\, j j .n j r J 9 - * i es chc-veux soy—eux, j j ri —p—p-W J7 Et tes bras comme u- ne chaî-ne.if3 fi rt -3-3—3—f—*-4— pom g/torxv.—^ /] — r '^Ip Ip r =* p r 1 jl» J» J> J> 1=5 Qui dé — ià m'en-ch ^ »—¦ — ai- ne.Bien - tôt a tempo 1—_J-1 1_ t#5 ta ma - man te ber-ce—ra.«1 S ir1 AH* _L_-r—-r—r__^ Copyright U.S.A.1948 — Tous droits reserves.Canada 1948 Les Editions du Passe-Temps, Inc.Montréal, Canada PAGE QUATORZE LE PASSE-TEMPS Evocation (II) II serait peut-être encore opportun pour intéresser nos lecteurs, de faire suite à la première évocation sur la famille Gagnier.Mon père débuta dans sa nouvelle carrière musicale à l'âge de 25 ans seulement.Il fut membre de la célèbre musique d'Ernest Lavigne, connue sous le nom de "Bande de la Cité", qui obtint de si retentissants succès vers 1890.En elfet, ce corps de musique remporta plusieurs premiers prix dans des concours de musiques militaires au Québec, en Ontario et même à New-York.Sans fortune et à la tête d'une famille nombreuse, mon père n'avait pas toujours 1 argent pour se procurer les instruments convoités pour faire apprendre à chacun de ses enfants, à qui il destinait selon ses propres préférences tel ou tel instrument.Alor3 commençait pour lui lout un calcul.D'abord les instruments, saul les plus ordinaires comme le piano, le violon ou le cornet, ne se trouvaient pas facilement chez les marchands.Quelques particuliers en possédaient, mais comment les décider à s'en départir et à quelles conditions ?L'on s'imagine bien que ce n'était pas toujours facile.Et selon son expression, "en tirant des plans.et le diable par la queue", il y arrivait tout de même.Il réussit ainsi à se procurer une clarinette-basse, un hautbois, un basson, un cor d'harmonie, etc.Pui3 il lui fallut obtenir des méthodes.Il avait pour cela un moyen bien simple, mais qui lui demandait un labeur long et pénible : celui de recopier au texte les méthodes d'enseignement empruntées, ainsi que les partitions musicales.Ses fils aînés, toujours en guise de récréation, l'aidaient dans cette tâche.Inutile de dire que nou3 avons conservé ces manuscrits.Noire famille était connue de lout le faubourg, car ce coin de rue Maisonneuve el Sainte-Catherine et son entourage étaient bien la réplique d'un pelit village de province.Toul le monde s'y connaissait.Parfois trop.Les voisins, au courant de noire vieille habitude, de prolonger lard le soir nos exploits musicaux, ne récriminèrent jamal3.II faut admettre qu'alors la musique ne hantait pas toutes les maisons comme aujourd'hui.Mais elle courait les rues, avec les fanfares en parade, "à pied ou en p'tit char", les orgues de barbarie, violoneux.Gaspard Pelit et son gramophone (uno innovation ! ), etc.Par un beau malin de printemps, une de ces petites fanfares connue autrefois sous le nom de "bande allemande", composée de 6 à 8 musiciens, aux uniformes et instruments disparates, jouant au coin des rues, passant lo képi dans l'espoir de recevoir quelques sous, s'installa vis-à-vis chez nous pour exécuter une marche qui laisait déjà partie de noire répertoire familial.Sans perdre un instant, je réunis tout mon monde, dispersé par toute la maison, el chacun, instruit de mon plan, s'empara de son instrument, attendant la (in de la marche pour attaquer à son tour, derrière les volets, le même morceau.Curieux de la réaction produite, nous aperçûmes à travers le3 persiennes, le sellier, le boucher, l'épicier, le marchand de vaisselle, qui, du troltoir.désignant notro maison, avoc un geste gradué, indiquaient clairement aux musiciens ambulants surpris, le jeune âge dec exécutants "d'en-haut".Le morceau terminé, tous les enfants, instruments en mains, tirent voler les persiennes, s'amusant tout haut de leur bon tour, ot cela à la plus grande satisfaction des voisins.L'ESPRIT D'ANTAN Le cardinal Richelieu demandait à Baulru des nouvelles de la santé de Balzac, le grand épistolier : "Comment voulez-vous qu'il se porte bien ?répondit Baulru.1/ ne parle que de lui-même, et à chaque lois il se découvre : toul cela l'enrhume." montreal.mai juin 1948 PAGE QUINZE INEDIT à Germaine SUR LA FALAISE Musique de J.GAUDEFROY-DEMOMBYNES m Tou _ te bleue sur a mer bleue !-f-kT*-»-— f mf ~ fffrfr frYrfr bfe-i j.i UUjJj UJjJJ J.=» ^UUJ UUJJJ 1 Tou- — le bleue sur #É Jr, > i le ciel bleu.'i m 11 U — ne 'oui _ fe —f^Hjp.-m—t>J f m—m- ^ LLTrrrr frfr ¦ir"1"*1 - tTr,rr>rirr*rp ritunl." tempo Copyright U.S.A.1948 — Tou» droits réstrvés.Canada 1948 Les Editions du Passe-Temps Inc.Montréal.Canada PAGE SEIZE LE PASSE-TEMPS MONTREAL, MAI-JUIN 1948 PAGE DIX-SEPT CHANT NORDIQUE In m odo popolar tr il- e.(J = »e) -t\- H- 3 4 - Roi aert SCHUM, J *jt i—u— Mk i i 5 -' —1 ' 1-kr- « —1- i < i | «• J JJ J> | j—« —- —6 ~ J ¦ 1 IN Jl 1-u- -1 —i ffl » -=#= -:-\— —1-r If (#1 n _ —i i.i 4 2 i -t~t h?4 -4-, /- 1 * * ï Pn M= 1*" —* - «Km.f i-4-r-L i • « —i— r Mf*—L 1 * 5 8 S.î < i i a i i «i j—i—r- < -! ?-I-1 ^ P ¦j-r' -1 a - J 4 ¦—1— - 4 • J i ==H= —«i—*|-H-î * ï ni-,—r Pi i — p -3 —ft 4-=*= —i—¦—\~ ±=k) k : :—i i »• j 1J i i '-^ 1 (3 r Jl -—" MONTREAL.MAI JUIN 1848 PAGE DIX-NEUF carnet professionnel • ACCORDEURS DE PIANOS R.L BRUNETTE Spécialité : Piano automatique: 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PARIS Robes et voiles de mariées Toilettes du Soir ou de Fille d'honneur Fourrures SALON BLANC Mlle J Ashby, prop., 6824, rue St-Huberl, CA.8087 MON AMOUR, MON AMOUR Paroles de Max FRANÇOIS Musique de Jacques R.BREUX Création Henri REGARD S/|» Si* dim.Do nuit.Vous n .vex mis lanl de fer A m'ex-pli.qucr tous vos dé _ sirs Domiii.Ï'
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