Le passe-temps, 1 janvier 1919, v. 25, no 639
*J$>aSSe -cprnips Vol.XXV No.639 Un No.7c Amummattr,} {par annbk Montréal, 20 septembre 1919 De numéro contient *3= Morceaux de Musique et de la Littérature de choix * * Un Numéro, 1 sous; Etats-Uns 10 bous La Statue de Cartier Chanson créé» par A.Rellavanee.page 366 Alice ! Acrostiche, par Clémencia.pâge 378 L’Enfant à l’Agonie Vtn (l réciter.page 37» Nature Poésie inédite de L.-J.Voucet.page 378 Prince Edward March Morceau inédit pour le piano.page 375 Benjamin Suite Par Gérard Ualchelosee.p âge .161 Les Mômes de Poulbot Paroles «£ musique, succès parisien.pege 303 Galerie Patriotique Portrait et Biograj.hie de Cartier,.page 37S Le Lac, de Lamartine Romance célèbre, par NeitUrmeyer.page 363 Mon Esclave ! Montlogue inédit.page 378 En Classe ! Chronique de Jean Pic.page 363 La Censure Théâtrale Causerie de Clémencia.page 377 ?Benj.Suite ************** A.Giguère Benjamin Sulte •&••• Chanson créée par Achille BELLAVANCE, baryton «ft» (CE MORCEAU DE CHANT EST IMPRIME A ü COMPLET DANS LE PRESENT NUMERO.) 862 LE FASSE-TEMPS No 639—Montréal.20 Septembre 19H % BENJAMIN SULTE par Gérard Malchelosse "S J La photographie que Le Passe-Temps d'aujourd’hui a l’honneur de donner sur le frontispice du préient fascicule est celle de notre plus profond écrivain canadien-français, Benjamin Suite.Poète, journaliste, chroniqueur, nouvelliste, critique littéraire, numismate archéologue, biographe, biblio-gramme, historien, voilà l'inlassable semeur d’écrits qui, depuis soixante ans bientôt, jette à profusion dans nos revues et nos journaux, voire même dans ceux de l’étranger, et dont la collection complète formerait au moins cent volumes in-8.C'est l’amas le plus considérable d’écrits divers qu’un de nos compatriotes ait signés.Le vie de M.Balle a été toute vouée «u culte do passé, de I» Ungue et dea traditions ancestrales.Il faut lire «es œuvres ponr bien comprendre aveu Îuel patriotisme il a écrit notre histoire.Lu Canmdi'ni- Vançaû, publié on 1882, A lai seul assurerait la renommée de M.Suite.Cet historien, oe voyant, cet érudit, est toute une personnalité tt noua croyons qu’il serait agréable & nos lecteurs de leur en douner une oourte biographie.Ajoutons que nous comptons M.Suite au nombre de nos collaborateurs les plus aaildus et nous ne doutons pas qu'il nous conservera ta collaboration pour eucore de longues années.La famille Halte s'est établie au pays vers 1758 ; Jean Suite, soldat d’un des régiments de Montoalm, est l'anoêtre de notre historien.Benjamin Suite naquit aux Trois-Rivières le 17 septembre 1841.Avant de fréquenter l'école, il apprit A lire sur les genoux de sa more, mais il était si jeune qu'il ne s'en rappelle paa et U croit, par ce fait, qu'il eût toujours lire.Il avait six ans lorsque mourut son père.Seul Bis survivant, obligé de gagner sa aubstan.tance, il commença à travailler A l'Age de dix ans, et depuis il n'a jamais été deux jours sans travail.D'abord m08sager dans un magasin de nouveauté» chu/, une de ses tantes, il passa dans un magasin de m irehandi ses sèches, puis dan* une épicerie, plus tard au commerce de cuir, aaaistant-teneur de livres dans un clo9 de bois, et ensuite payeur sur an bateau A vapeur ; il ouvre aussi on étibliasoment de vêtements, puis retourne en qualité de comptable chez G.-A.Uouin et Cie.Il n'avait alors que vingt-lroia ans.Vers cette époque éclate l’affaire du Trent Chmd patriote, M.Balte empoigne l'uniforme et se fait sol dit.Coiffé du képi, ayant obtenu le grade de caporal puis de sergeut, il part pour la frontière du Niagar» ec, entre deux exeroices, il adresse aux journaux des nouvelles diverses qu'il commence A signer et que 1« lecteurs dévorent de l’œil.M Suite, dunnt toutes se* traversées avait toujours utilisé aei moindres insUnti et, avec as prodigieuae mémo re, il avait acquia une telle connaiasance de la langue et de noire histo-re qu'il était mime regardé déjà comme un homme trè> éolairé II commenta A éorire vers 1840; il fallait voir lea gem dei Trois Rivières s'arracher l’Kr» «eu i-élle / Ap-èi avoir fait du service A la frontière du Mi-sis qaoi, M.Suite suivit les sessions du parlement A Qué bec où se travaillait la future Confédération.Il e ¦ dressait les c rniptei reudus pour la Mimrvt M.Salle fait ensuite un voyage dans le Saint Maurice avec d>s *' cageui " qui lui valut ses plus belles historiettes des *• chantiers .Rendu A Ottawa, on lui confie la rédac tion du Catnuln, qa'il rédigea ju-qu’en 1867, alors qu'il entra comme traducteur daus les bureaux de la première session de la Confédéral Ion.Il est actuellement le seul survivant des employés de cette époque.En 1870, M.Suite pana au bureau de la Mllico dont il devint le secrétaire de Sir George-Etienne Cartier qu'il n'a paa quitté jusqu'A la mort de ce deruler.Les rapports de M.Sulie aveo le grand homme d'Elat remontent A 1886, alors que l'écrivain était rédacteur du Cunnda.Cartier s'apprêtait A faire passer son bill de CONTENT DE PEU Aux amis qui célèbrent ma 78e année (17 septembre 1919) Les petits bonheur» sont pour moi La grandi- affaire de la vie.Je m’en trouve heureux comme un roi, Ce mortel que le inonde envie.Ponr atteindre un but élevé, Connaissant bien mon impuissance, Je n'ai désiré ni rOvé Ou les honneurs, ou l'opulence.Mais j'si travaille de bon cœur Sans chagrin, sans plainte importun?, En déployant la même ardeur Que pour amasser une fortune.Grand effort, mince résultat.N’importe I j'ai gagné ma cause : Ne pouvant faire un coup d'iitat Je suis content de peu de chose.Un richard n’est point satisfait S'il n’augmente ce qu il possède.Je crains l'avenir qu’il se fait, Aussi le tracas qui l'obsède.Heureux delà prospérité Qui survient dans mon entourage, Je la contemple avec gaîté Et lui souhaite bon courage.C’est un bonheur de voir grandir Les amis du bas de l'échelle Kt monter sans trop s'étourdir Où leur faculté les appelle.Je m'attache au moiudre plaisir.Il est plus fréquent et plus stable.Dans le nombre on n’a qu’à choisir, C'est un ttets toujours sur la table.Content des fruit*, content des Heurs, D’an rien, d’nn pur enfantillage Et je dtnne à tout des couleurs Qui sont le plaisir du vieil fige.Petits bonheurs bien entendns Se succèdent de proche en proche.Les gros bonheurs —souvent perdus — Ne sont pas toujours sans reproche.RBNJAMtM SULTB.la Milice.L» presse du pays était remplie decommen-tairos A cet effet.Tout chaud de aea trois ooursi-B contre le Fénien, M.Suite entra dana l'arèno et défendit le bill aveo beaucoup d'énorgie.Cartier en fut impressionné ; ayant trouvé l'homme aincère, aux vues amples, sans attache de parti.Il voulut le oonnaltre.De cette renoontre il s'ensuivit une amitié qal devait tou jours durer.M.Suite, par la sait», devint sous-ministre de la milles et il occupa es poste vingt années durant, sous plusieurs ministères.Depuis lSiOB.M.Suite est A aa retraite.Il oonsaore maintenant tout aon temps A la soienoe qu'il a tant aiml*.Comme oonférenoler.M.Snlte n'a peut-être paa son égal dana le pays.C'est an Improvisateur hors-ligne.8011 genre diHore de celui de ses compatriotes, o'est le genre "causé ", familier, plus diftioile, paroe que c'est c’est le plus naturel.M.Suite a bien fait près de quatre cents conférences en français et en anglais, car il a une parfaite connaissance de la langue anglaise.Vers 1870, il commença une série de 130 conférences A l'Institut d'Ottawa.En 1878, 1886 et 1890, il fit troiB tournées dans la Nouvelle-Anglelerro où il lit nombre de causeries sur l'Origine de» Canadiens.Noub avoua vu M.Suite, un jour, remplacer un orateur malade et improviser gentiment le même discours que P ¦ autre " devait faire dana une réunion d’inBtituteura.On l'a même vu, dans un cas, coutinner le discours interrompu sur les lèvres d'un autre conférencier obligé de suspendre son allocution.Il parle toujours comme il écrit, d'abondanoe, et jamais il n'ennuie.L'ceuvre de M.Balte est très considérable.Voici ses principaux ouvrages : Histoire des Trois Rivières ; Histoire de 1a milice canadienne ; l'Expédition militaire du Ma-nitoba : le Canada en Europe ; Mélanges d'hlstoi re et de littérature ; la Bataille do ChAteanguay ; Chronique trilluvienne ; Saint-Krançola dn Lac : Josoph Monlforrand ; Histoire des Canadiena-françals, on huit volumes ; Pages d'histoire du Canada ; la Province de Qaébeo (en anglais) ; Sir Qeorge Etienne Cartier ; les Laurentlounes (poé sies) ; la Langue française au Canada ; le Pays d«B Grands Laca ; Historiettes et Fantaisies ; le- Forces du Saint-Maurice ; l'Origine des Canadiens-français, eto., etc.Ajoutons A cela ses préfaces, sa collaboration A tant d’autres livres et aeB trois mille articles de journaux et derevues.Seigneur I quel amas I.Au point de vue littéraire, mnaical ou autre voioi ce que fut M.Suite: 1861—Fondateur da Cercle Littéraire des Trou-Rivières ; 1866 — Membre correspondant du cercle artistique de Bruxelles, en Belgique ; 1866— Secrétaire delà Société Saint-Jean-Baptiste d’Ottawa; 1874— président de l'InstitatCanadien-FTançais d'Ottawa; 1870— mambro de la Société historique et littéraire de Québeo ; 1870 — membre correspondant de la Société Normande de Géographie, Rouen ; 1876 — membre de la Société hUloriqne du Wlaconsln ; 1878 — membre de la Soolété historique de Montréal ; 1870 — membre de la Société ethnographique de France; 1882 — an des fondateurs de la Société Royale du Canada ; 1882 — membredu fameux Cerole des Dix A Ottawa ; 188.'! — présidont de la Saint-Jean Baptiato d'Ottawa ; 1885 — président de la Société Royale (ainsi qu'en 1904) ; 1890 — membre correspondant de la Société historique du Minnesota ; 1905 — membre honoraire de la Société historique l'Ontario; 1901 — membre et secrétaire de la Société Joa Sites historiques du Canada; 1916—docteur on lois.Enfin, M.Suite a érigé en 1890 le monumont du champ de bataille de Ch&teauguay ; en 1915, il était président da monument Champlain, A Ottawa ; en 1904, il fut nommé par l'Hôtel de ville d'Ottawa corom» organisateur de la bibliothèque Carnegie ; en 1914, il était secrétaire (section d’Ottawa) du monument Cartier, pour le Centenaire.Bt il y aurait encore bien de.i choses A dire aur M.8ulte, mais je m'arrête.GÉKtKD MALCHELOSSE.SERVICE DES COMMISSIONS.— L’administration du “PaBSK-TitMrs" se met A la disposition de ses lecteurs pour l'envoi de livres ou morceaux de musique aux prix marqués et sans frais supplément aires.Toute lettre exigeant mie réponse devra contenir an timbre de I rois sous.Les exigences de la miBe en pages nous ont obligé de transporter ailleurs les chroniques figurant habituellement dans cette page. On les trouve par tons les tempe, Partout où y a que' qu'chos’ qui «'passe, I’» «'glWnt dans les jamb’a dea agente Ponr arriver à la bonn’ place lia «ont gentils, mais tout morveux Ça court, ça détale et ija trotte, Jamais il ne reste chez eux Qu' les jours où il tombe de la flot'e !.(au Réf.) Chanson-Marche ParoleB de LOUIS GUERDOL Musique de ALFRED SÉGUIN ABONNEMENT : Pour It Canada Pour la Etats*Unis Un an- .JfcOO Un an .Six mola .l.uu six mois .i.a Pour l'Europe : 15 frs.par an PAYABLE DAVASC* Lo dernier numéro.ïo; Anolens numéro», 10c 3o a'aboonaot ponr no an.chaque abonni reçoit One Prime valant $1.00 Demandes notre liste de primes Allegretto avec eatralo De Montmartre* Ménilmootaot lis Tl« s'en allaient la fleur aux denta Là-bas, affrontant la mitrailla, Kux, les gamins devenus grands, Partis ponr la dure bataille.Ht.pour se fiche un ooup d’torchnn, f.ea gâs d'Parl», les fortes têtes.Comme un seul bomm' criaient : “ Mar-[chons |" Car ya du cœur sous leur liquette I (au Réf.) aNNONCBS i ITmailtra lnaanion .10 sia la lima insertions oubséqaentee .i " Conditions libérales pour annonces 1 long terme.Lee annonces sont mesurées aur l'agate Tonte demande de changement d'adresse doit être eoeoinpagnée de l’ancienne adresse.Pour discontinuer de recevoir oe tournai, il faut avoir payé tous ses arrérages.Lee manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus, «dresses toute communication LE PASSE-TE MP8 16.me Cralg-Est Montréal.CanaJ* }.-S.BBLAIR.éditaur-proprléiatea soülcomm' fa des cent s,dea mil lMrsgrimput§i)ii seballad'utdaDH la grand'vil .le llatraîu'nt.la p'tit’.-Meut parlamaio.Tuut ça c’est juste baut cornu trois Téléphone: Main 3698 Montréal, 20 septembre 1919 CHRONIQUE DE QUINZAINE “¦ Ç REFRAIN te- Qui.trouvent_des _ nota.•• LE PLUS GRANB SUCCES DEPUIS LA n VALSE BLEUI Vai«e oonr le PUiim> oar Rémi l.ormè* Prix franc*.2 FERNANDE Montréal.20 Septembre 1919—,No 639 LE PASSE-TKMP8 363 Le Passe-Temps MUSICAL.LITTÉRAIRE ET F A NT AI SI STB CE QU’ON CHANTE A PARIS Les Mômes de Poulbot Les Mômes d« Poulbot ( mite ) 2 I.E PASSE-TEMPS No 639—'Montréal.20 Septembre 1919 POUR LES CORS SKRVKZ-Vous DR C0R0L Extraction des Cor», Cemplcte cl (iaran-tle, jusque dans la racine Paria DINITROCELLULOSE ET L’IODE.Kn Vente ilans loaiu" leu Bannes Phnr-uiat-im.25 bous la bouteille IiKK Ljbobatoihkb I>U BOÜUVillD.très aisément et très viteenchif frant scrupuleusement leurs mots à mesure qu’ils les écrivent.1, verbe ; 2, sujet ; 3, complément déterminatif ; 4.attribut ; 5, complément direct ; 6.complément indirect ; 7, adjectif qualificatif ; 8, adjectif déterminatif.1 et 2.toujours d’accord.4 et2, toujours d’accord.7.toujours d’accord avec le nom qu’il qualifie.8, toujours d’accord, —comme l’article du reste, — avec le nom qu'il détermine.6, toujours d’accord, avec le participe passé '/ui le suit et dont il eBt le complément.A mesure que les élèves se familiarisent avec les chiffres, ils voient leurs fautes diminuer de jour en jour pour disparaître totalement après quelques mois d’exercice.Que les personnes vouées au grand bienfait de l’enseignement essayent l’application de ce système .enfantin, et elles m'en diront des nouvelles.Jean PIC.Le monument Cartier et la leçon d’histoire qu’on a Voulu donner au peuple.— UnSpec-tacle nouveau et inattendu.nfin, le monument Cartier est dévoilé.Et la cérémonie avait Jan"on-Haffîrr cée à coups de tam- bours et de trompettes, voire à coups de canon, si longtemps à l’avance, s’est passée en famille, une après-midi de septembre, alors que le ciel avait ouvert toutes grandes ses écluses, par un temps à ne pas mettre un chien dehors.11 y eut tout de même les discours obligatoires, mais ils furent prononcés devant un nombre restreint d’invites, réfugiés dans une caserne voisine.Conclusion, cette fête qui eut du être une fête du peuple et une leçon de patriotisme pour lui, fut une affaire de famille pour le bé-nifice ( ! ) d’une maigre élite.L’ART GHJyXT Résumé en quelques leçons à l'usage des lecteurs du PASSE-TEMPS.(D'après les meilleurs auteurs) (Pour le commencement, voir le No 617) 23ème LEÇON Cette f is c'eut la dornicre et à vrai dire ce n’est pus une leçon.Il s'ajfi» plutôt de constlia que je ne oroia par déplacés dans ce oadte restreint.Je orolB avoir énoncé suffisamment de principes au cours des leçons précédente» (fiirr au moins donner le goût de l'étude du chant à ceux qui ae sentent des diapo allions.A eux de se procurer une bonne méthode complète nu ce qui est mieux un bon professeur.Si j obtiens ce résultat, j’aurai amplement atteint mon but qui n'allait pas au délit.J'aurai peut-être partioipéà éviter de graves défauts et je u'en demandais pa> davantage.Et puisqu’il s'agit de oonseils, commenjotis donc par le premier et le plus 1m-t: la persévérance dans tout ce qu’on entreprend, la nature vous a doué d'uns voix jolie, puissante ou agréable, tant n'oubliez pas que vous n'avez rien fait pour cela et qu'aveo les moyens disposez vous pourriez tirer des avantages réela si seulement voua vouliez »r la peine d'étudier un pou.Un de mes amis médisait dernièrement : “Je sors d'un concert où j'ai entendu chanter X .j c’est un beau chanteur, mais sana vouloir me vanter, j'ai autrement de voix qui lui’’.Et je voua jure que cet ami là ne se vantait pas du tout : il est doué d'une voix peu ordinaire.Seulement en dehors de deux ou (rois airs qu’il a entendus maintes fois 11 est plus ignorant musioalemeht parlant, qu un simple enfant d'école.Et voilà bien le grand malheur ; on est doué, cpmfhe on l'est fréq uemment ohoz nous, et l’on s'imagine qu'il suffit de soupinBr ou de “ gueuler " dans une réunion d’intimes pour mériter le titre "d'artiste".On n» 8® doute pas qu'il y a des règles pour assouplir la voix ou la renforcir, que l'émission et la diolion aont des choses qu’il ne fan' paa négliger.On ne se donne même pas la peine d'apprendre la muaiqne.ou bien si l'on se risque à l'apprendre on choisit le professeur le meilleur marché sans se soucixr ai l'on a affaire à un vulgaire oharlatan ou à un véritable professeur.Oh, quand il s'agit par exemple d'aller au acope.au spectacle ou do se payer une bombance idiote on ne regarde pas au prix.Ça ne donne rien une foi» tint mais on a'est amusé plus ou moins, et a'eat l'essentiel.Et l'on ne songe paa qun le prof»aseur qui a’est esquinté pour noua fournir 1eB moyens de " faire des ments plus tard" ne vit pas que d’air et du temps.Pour plusieurs qui auraient des succès plus tard s'il le voulaient, les chant c'est secondaire, c'est du luxe.Au moins qu’il» ne se plaignent pas devant les sucoèa de oeux qui ont véritablement travaillé.Qu'on n’oublie pas surtout que l’audition d'artlates do renom constitue une exeellente leçon.Et maintenant, al l'on me demande quel est le meilleur professeur do ohant à Montréal., je répondrai que je n* suis paa loi pour faire do la réclame ; on peu' m'écrire privémen-, ie dirai co que je pense, et si l'on n'est pas satisfait, rien de plus facile d’aller aill-urs La guerre eat enfin fin'» et si l’on veut absolument chanter qua ce soit au moins de> chants de victoire.(FIN.) Gustave COMTE.LE i®WE1ENI ARTISTIQUE IL Y A VINGT-PAIRE AIS Le 19 ootobre 189f>, Lit Pabsi»-Ikmi’H publiait son 18me numéro, et aa liste d abonnés était déjà telle qu'on pouvait prédire longue vie au journal de musique si bien fait pour rencontrer les vues de tout le monde L’avenir l’a amplement Erouvé du reste.Comme gravure-frontlspico, il y avait le portrait de Mlle Alice léry, 1ère dugazon delà troupo d’opéra français de Montréal, et à l'intérieur on voyait la photofraphlo du chanteur Castel.Tous doux nous arrivaient précédés d'une Bolide réputation, et lourssuccès, bien que de peu de durée, furent Incontestables parmi noua.Dana sa chronique.Sllvio parlait de l'inauguration du nouvel édifice de l'Onlveraité Laval, rue Ht-Denia, par Mgr Fabre.Co fnt en cette même année que je commençai mes études légales à l'Université.En ce beau temps, les étudiants ne payaient que moitié prix au thMtre, lia n'avalent qu’à oxhiber leur carte d'identification.Le paro Sohinor était ausil un endroit de concert, et le programme de cette aemaine-là, portait les noma de Mlle LoBouthillier et du pianiste aveugle Edouard Clark, tous deux décédés aujourd'hui.Le aupnlement musical consistait en nn fragment des “ Mousquetaires d» la Reine ", de Halévy.intitulé “ Enfin, un jour plu» doux ae lève ”.On faisait alors grand éloge du directeur Durieu, ot l’on ne bs doutait pas qn’il était sur le point de flanquer par terre l'opé ra français à Montréal, pour plusieurs années à venir.MON ONCLE.DEMANDEZ LE PARFUM RECHERCHÉ “Faites- moi Rêver” Prix : $2.00 l’once Echantillon : 25 ccnts Kcrivei à I.JUTRAS, 14JI Are Papineau, Montréal.636-637 C’était la faute des éléments, me dira-t-on.Il est évident que le très actif organisateur de cette série de fêtes, n’avait tout de même pas, à l'instar de feu Josué, le pouvoir de monopoliser le soleil et le beau temps.Mais on aurait quand même pu prévoir le cas de mauvais temps, et remettre à plus tard, disous au lendemain, un dimanche, toute la cérémonie, afin que le peuple en eût sa bonne part.Mais aussi, je ne Bâche pas d’autre pays plus avancé que le notre, en France par exemple, où 1’ on ait fait tant de bruit autour d’un monument.Noue sommes lents à nous décider, lorsqu’il s’agit de manifestation d’ordre moral, mais lorsqu'une fois nous nous décidons, nous ne faisons rien commo les autres.Le centenaire de Cartier devait être une fête essentiellement populaire, une fête à laquelle toute la nation devrait être convoquée sans que le Bpectacle lui en.coûtât un sou.Au lieu de cela, qu’avons nous eu ?D’abord une foire monstre qui s’éternisa pendant des semaines et des semaines, foire dont l’accès n’était possible au peuple qu’à la condition de payer en entrant, foire dont il revenait abruti par des spectacles de cirque de troisième ordre, et plumé par les centaines de charlatants, détenteurs de roues de hasard expressément défendues par la loi.On me répondra peut-être que tout ceci n’était qüe les préliminaires de la fete elle-même qui ne devait commencer que le G septembre, pour se terminer par un spectacle historique de va-geantt, intitulé " le Canada Glorieux ”, devant être représenté pendant quatre soirées consécutives.Très bien.Alors, voyons en quoi ce spectacle fut accessible au peuple et en quoi il a pu constituer une véritabie leçon d’histoire pour la irasse.D’abord, cela coûtait 50 bous d'entrée par tête, et cette seule (Pour la suite, voir page 377) TOUS LES BONS CHANTEURS I „ /la PPtlfaflfa ** *”nd Huccès du jour.En vente chez ' APPRENNENT Ld iTlclILllC ilC 1 Lillclllc les marchands de musique.Pnx, 35c. dLBÜM MUSICAL DU Pour ceci venez consulter nos Dentistes Exp Américains cl Canadiens! 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SOCIÉTÉ DES PRODUITS PERSANS Nouvelle Boite Postais 2675, Dcpt.J.MONTREAL, Canada. 166 I.E PA88K.TEMI‘8 No 689—Montréal.20 Septembre 1919 MODERATO INTRO.erete.MODERATO (Quasi Récit0) temps! Aux pa - tri - o - tes de son temps! L’administration du “Passe-Temps” se tient a la disposition de ses lecteurs pour tous renseignement» concernant la musique en feuilles.Ecrire ou téléphoner.Adresse : 16 Craie Est ; Téléphone : Main 8698 LA STATUE DE CARTIER WK Paroles de Benjamin SULTE Musique de A.GIGUÊRE Montréitl.SO Septembre 1919-cNo 638 LH PAS8E-TBMP8 = ItT II Venu de l'époque lointaine Où l'intrigue opprimait le droit, ¦Cet héritier de La Fontaine Nous affranchit d'un joug étroit.Grand ouvrier dans la tâche commune.Avec ardeur il a sacrifié Santé, repos, et bonheur et fortune.Le Canadien ne L'a pas oublié, (bis) III Le nouci de la politique N'altéra jamais sa gaîté.Souvent la verve poétique Chez lui brillait en liberté.[te.Et, boute-en-train, typede Jean-Bnptis-Comme il chpntait 1 amourfct l’amitié ! L'homme d'EUt nous révèle un artiste : Le Canadien ne l'a pas oublié, (bis) IV Prè9 des souvenirs que j'honore, Son image est dans ma maison.Et j’aime & rappeler encore Son esprit ferme, sa raison.A la jeunesse il enseigne l'Histoire, Car Bon destin fut le plus envié.Nous l’avons mis au temple de mémoire.Le Canadienne l’a pas oublié, (bis) SUCCURSALES: 197 Ste=Catherine=Est Téléphones i Est 61 - Eit 52 - Est 301 Experts Nettoyeurs Français Ateliers : 661, rue Moatcalm, Montréal SUCCURSALES: 710 Ste-Catherine°Est Téléphones i Est 51 - Est 52 - Est 301 *98 I.E l'ASSE-TEM PS No «89—Montréal, 20 Ssptembre t»19 _ _ — .D* prévenir la GRIPPB ESPAGNOLS /-m p 4 - Un Moyen E7ir Cresobene n’Atr#» initiait rnrhiim^.or rnrnn/ nnnrociA :__ De n'Stre jamais enrhumé, grippé, enroué, oppressé CAP8ULK8 Ce merveilleux remide, composé de produits balsamiques, antiseptiques, volatiles, imprègne de aes bienfaisantes vapeurs tout l'appareil respiratoire et guérit infailliblement le» MAUX de GORGE, LARYNGITES, RHUMES de CERVEAU, GRIPPE, INPLUENZA, RHUMES, BRONCHITES, TOUX CHRONIQUES.Antisepsie des voies respiratoires par le nez et la bouche où pénètrent les germrs da la grippe espagnole.50 sous la boite ou 6 pour (2.50.Compagnie des CAPSULES CRESOBENE, 27a rue St-Denis, Montréal.LE LAC Poésie de LAMARTINE tfiupur .té* nam - re four, I Maesloso • m 80.n\yo Montréal, M Septembre 1919—No 6» LE PASSE-TEMPS Un Beau Buste ^ “'p,Gor8' “ d“ Pleines, t : Voilà la Joie et le Bonheur de toutes lesi Femmes " LA POMMADE DE Madame SANS-GENE ” Est garantie dérelopper, raffnnnlr ot reconstituer léa seins.Euvové franco sur réception du prix, traitement $1.00.Adressez : Là Oii Médicalb Oiroux & FsfcBi, 416 Parc Lafontalne, Montréal, “Chambre B" *70 I.H PA8S&TEMPS No M9—Montréal, 20 Septemtro Mil • rtsc te pierre ou xeoir.crête Houn cet rocheh tenir mn.yiKsm* atn .it mtr leur*firme» deçh !.re'a ain.si le vent je naît et»! espretê T.DAGENAIS, Tailleur Fashionable pour Dames et Messieurs Satisfaction garantie et prix modéré».N° 15 rue Bleury.Téléphone Main 6824 sur -iei pied* a .do .rén MontnhU, 20 septembre 1919—No 6S9 LE PASSE-TEMPS Ï7I Andanfe tbiKuuvieml-U?tntt ta voce oh n'en.tendait au loin qui f,rap]>aient ra .mmrt et eux, harmo .ni M/.r ip.fiait-nl E DBS PKO $1.00 Ubottet ünosta niuH Expédié» pu la nulle, DOITS PKftSANS, droit po.t*l i ««.1 8 bottM pour $6.00.Dtaerition «beolne.ROHARCC. hartnn .ni .eux, Pour finir.1' COIPLET grotte» fo.rtt obi - eu .re, 0 lac! ruchers mu .ets, «MB Par l'Epllalolre Magique de Madame Sans-Gêne Envoyé franco but réception du prix, $1.00 la botte.Adressez i La Cib Médicale Giroux & Frères, 416 Parc Lafon-taine, Montréal."Chambre B.” Dissous instantanément laissant la peau DOUCE et VELOUTÉE ' .(Tt LB PA88B - TBMPS No 6G9—Monli^aJ.20 8opt«nT>re 191» Monta^d.2» Septembre 1919—«No 839 LE PASSE-TEMPS la-tum In Cru a IrJfipc, santtui-ne Es-to no-bu praessus-takum mortiB in ex poeorA m, ta-tummor-tis in ex - a mi - ne.O Je-su dul-cis, O Je-su pi-e, O Je-su Fi-liMa- ri pocorit.pp__________________________________________________ .PP ta -tum mor-tis in ex - a poco ril.ta-tum mor-tls m ex - a - mi- ne.O Je-su dul-cis, Ô Je-su pi-e, O Je-su Fi-liMa-ri .________;pocorit.ta-tum mortiB in ex - a - mi - ne.O Je-su dukis, O Je-su pi-e, O Je-su Fi-liMa-ri —*s a n » HTVfi r~r i r mm piuUnto crut, f=f\ =1 î=Fp=l *#=*1 1 r » 1 1 im • mo - la - tum In Cru - ce pro • 1 f=¥ io- mi J 1- - ne ( M=-ri: >u-ju la - ti us p er- f -M— 'o- ra - ti im.Un • d a ifn - mo - la-tum In Cru - ce pro- ho-mi - ne Cu-jui la-tus per • fb - ra - tum, Un - da flux-it et aanpii-ne EB-to no-bis præuua - tatum mortU in ex-a - mi-ne Es - to no-bis praB-gu9-J a Umpc —- nf truc.- r» A WTiniTC ne M ADI AGP (Epitbalame) Dédié à Mr Joseph Saucier, artiste lyrique.Traduction du flamand de L/AI’! 1 I\JUC UC i?1Al\I /VUC de A.Valezant.MuBiquede Benoit Verdickt, raaitr»-de-ehapelle àTégliaedes Saints An^ea de Lachine.Prix : BO bous.En rent» chez les principaux marchanda de musique, et chez l’auteur, 15 rue Piché Lachine.Ténors B&oses flux-it et_ san-gui - ne Es-to nobis præjrus - ta-tum morti» in ex- a-mi - ne EB-to no-bis prae-sus- f a Itmpo.—,— M/ mtr.- flux-it et 9an-eui-ne Es-to no-bi* præeus-ta-tum mortis in ex - a - mi - ne Es-to no-bis præ-Rus- a ltmP° r=—- mf crue.AVE VERUM Chœur à quatre voix d’hommes LU PASSE-TEMPS No 639—MontrêaJ.M Septembre 1*19 Respectfully dedicated to-fo.a H.THE PRINCE OF WALES Président of the Associated Boanj of the R.A.M.& R.C.M.’ (A.D.' 1019) PRINCE EDWARD’S MARCH Jos.Hy.METCALF PIANO r « pus // m m pÊmm m I | m m pému ABONNEZ-VOUS "B" _ 1 t Pour recevoir une prime valant une piastre.AU JOURNAL.Le Passe-Temps Prix: Canada, $2.00 ; Etats-Unis, $2.50 par an.MT Demande* 1» ltate de noi primée. MontrÉaJ.20 Septembre 1919—
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