Le passe-temps, 1 janvier 1918, v. 24, no 610
PER P-26 EX.2 S ^tpajye-Gjempj MW Pmov^ro contient HUIT Morceaux de Musique et de la Littérature de Choix 41 4* Un Numéro, 5 sous; Etats-Unis 10 soua VoL XXIV No 610 \ «ANADA.91.50 l «BofWHancNT, ] Etats-Unis.¦.« 1 HAIt Montréal, 10 août 1918 Assumpta est Maria Pour lafîte dt l'Aêtomption page 30V La Chanson de Jollette Créée par Mme Lecomte page 308 C’est la Guigne Monologue comique de GastonLharle», page 318 Rêve dans la Tranchée Poéri* d'un poilu, en Argonne.pag9 318 Le Fort de Chambly Chant patriotique de Hevjamin Suite, poge 303 Soavenlr Polka Piice inéditt pour le ptano page 310 Une fille d'Eve Mélcdie nouvelle de A.F 317 Souriquette et Cricri Chroniiue Jantaieitte de Jean Pic page 303 Short and Sweet Mélodie avec chani et musique paqe 304 Les Enfants maliieiureax Chronique de Clémencia page 317 A Sir Wilfrid laurier Poésie de Mme Arthur Lachance page 313 Airs Nationaux De* paya allié*, t our le piano page 311 !T«wir«!i G* morceau de chant est imprimé au complet dans le prisent numéro (VOIR SOI RE ALBUM MUSICAL) Définition: Moduler en harmonie, c'est passer d'nne punrne dans une autre gamme, d'un ton dans un autre ton, d'un mode dan» un autre mode.Quoique le meilleur guide dans la modulation soit l'oreille, voici néanmoins certaines régies dont on pourra tirer parti.RISOLES : lo Conserver au moins uns note de l'accord parfait commune au* deux accords.o l'aire entendre la note sensible au moyen de la cadence parfait*.En radnc de bruyèrc.évIdécAIamain.Four neau ot tuyau 3 pouces, bout d'ambre 2 pouooa.Article riche.Kxtrait du catalogue «lo nos prîmes gratuite* ofTort«H aux abonnés payant un au d'avance Canada.91.AO ; Etats-bnl .$2.00.) Le Passr-ïkmps est particulièrement heureux d'apprendre à ses abonnés qu’un de ses plus dévoués collaborateurs, M.Gaston Charles, vient d'entrer en convalescence.«près une sérieuse maladie A l'Hôtel Dieu Comme Georges Milo et Marcel l'Iesry, Gaston Charles a patriotiquement fait son devoir de Français et de Soldat, seulement il n'a pas été, comme nos deux autres collaborateur», victime des Allemands.Grâce à sa jeunesse et à son énergie, il a pu résister aux terribles effets des g»* asphyxiants du siège de Verdun et des fièvres paludéennes de la campagne de Salonique.Il fut décoré deux fois pour son héroïque conduite devant l'ennemi, et ses chefs lni ayant accordé un congé bien mérité, il songea A venir voir sa mère, à Montréal.Ce fut à son arrivée qu'il tomba malade.Nous souhaitons le pluscomplet rétablissement i\ notre valeureux collaborateur.MANIÜRK DK MODULER On module: lo par quintes ascendantes —un dièzt de plus.ïo par quintes descendantes — un bémol de plus lo Les modulations par quintes descendantes font passer naturellement d’un ton dauns un autre: il suffit d'ajouter la septième mineure à l'accord pu r fuit majeur.:o Les modulations par quintes ascendantes exigent que l’accord parfait de la gamme dans laquelle on veut entrer soit précédé d?la septième dominante préparée: LE PA8SE-TEMPS No «10—Montréal.10 Août 191t.Cllj'hf il A Ibrrt huma».IUI StrCaikêrlnr knt M.Gaston Charles Convalescence de M.Gaston Charles L’Art de Composer la Musique • u L’HARMONIE AU FOYER XVI II me LEÇON DE LA MODULATION Nous prions nos lecteur» qu* noue font remue par chèques d* faire ceux-ci payables au pair A Montréal.__________________ Les Maîtres de Poste Sont autorisés à solliciter et à percevoir U prix des abonnements an FaMK-Tkmp*, et âgar de."il titre de commission un tiers des montants collocté*.jmmmr&a/7S L'Orphéum.Ce théAtre de vaudeville, après avoir subi une nouvelle transformation, deviendra notre comédie française dans quelques jours.M.Kdgar llecman, par son initiative, vient de louer ce coqutt théfttre et, nous sommes assurés que ses efforts seront couronnés de succès, avec des artistes comme Mines Darthy, Blanche David, Lydia Robert, etc.MM Becman, Scheller, Shauten, Davrol, Roman, Pelletier, etc.L’opéra A New-Vorh et à Montréal.C'est la Compagnie .San Carlo qui ouvrira la saison d’opéra 4 New-York, cette année.Les représentations auront lieu au théâtre Shubert, à partir du 5 septembre.Cette courte saison durera 3uatre semaines et toute la troupe vien-ra ensuite à Montréal, pour huit représentations, commençant le 7 octobre.Note—lo La première modulation dans tout morceau de musique, eu quittant le ï'on primitif doit se faire à la dominante—quinte au dessus 3o La deuxième modulation doit se faire à la Sous dominant)—quinte au-dessous.III PRINCIPAL» MODULATION La modulation la plus usitée consiste à passer (la mode mejeur à son cor respondant mineur ou du mode mineur à son relatif majeur.(à suivre) Auguste CHARBONNIER.Albert Larrleu.Lavaltrie a eu l'honneur d'entendre M.Albert Larrieu et ses interprètes.Un programme varié de chansons bretonnes et normandes ont ravi l'auditoire.I! était accompagné de Mesdames Lecomte et Ariel avec le costume de ces provinces.Le Qnatnor Pelletier.L'événement le pins artistique du Festival des Artisans canadiens-français au Parc Sohmer, au cours de cette semaine a été certainement le Quatuor Octave Pelletier qu'on a rappelé 4 chaque représentation, au moins sept à huit fois.Ce quatuor sc compose de B.F.POIRIER OrjmnUto A IVkUso St-Jacquea Prnfaswlir au t.ollftffu do Montréal ( .'umporiition — Orgue — Piano.72 Parc Lalontalne Tel : Est 6359 UNE SUPERBE PIPE W’olfe Ilopprr, vient de mourir.On se rappelle le succès qu'il avait obtenu, il y a quelques années avec Mlle Fri tri Scliefl dans Mlle Modiste.Reconstitution de troupe.Max Robiuoff essaie de ressusciter son ancienne troupe du ltoston Opéra, La San Carlo Opéra Co.Rumeur.On dit qu’un directeur de théâtre est en |K)iirparlers avec le gouvernement français pour faire venir la troupe d* l’Opéra Comique de Paris au Park Theatre de New-York, au mois de septembre prochain.Festival des Pompiers.Toute la population de Montréal se fera un devoir d'aider l'Association de Bienfaisance des Pompiers de Montréal, en assistant en foule au festival qui a lieu cette semaine au Françaia.Noa principaux artistes prennent part aux représentations.Damrosch au Havre.Walter Damrosch avec son orchestre français de quatre-vingt musiciena, vient de donner un concert au Havre, le 14 juillet, au bénéfice des soldats français et américains.BOlTE AUX LETTRES MM.Arthur Lapierre, Thibodeau.Gauthier et J.-M.Magnan.Concert pro|eté.M.J.-K.Trudcl, niaitre-de-chapelle de l’église St-Sauveur de Québec et directeur de la chorale Gounod, est actuellement l'hôte de son oncle, M./.-L.Koberge, pharmacien bien connu de Montréal.M.Trudel est un pianiste de grand mérite et, nous aurons peut-être I occasion de l’entendre en concert, dans le cours de la prochaine saison.William Pruette.Ce baryton américain bien connue au Canada, où il avait chanté avec de ANoNVine, Sle Scholastique.— Votre acrostiche ne peutêtrepubliée, nousn'ac* ceptons pas de collaboration anonyme.5 POURCORRLSPONDRE { ¦ 52MOTS POUK 28 0KKT8 ¦ • ¦•¦•MltMMMt* Llo.MMK désire connaître flllo ou veuve.1 1 âgée de a 00 nus.ayant quelques biens.Nationalité: Fram on iim'Hcu inc.But: ilcx fluM sérieux.W.81-Pierre, 1M7 rue Vitré, lontréal.lKUNK chasseur belge, désireraic rorrespon-J dante canadienne, écrire en français ou en anglni .Honrl de C'oster, L.hh.(ènie (’omp., Armée Belge m Campagne.JKUNK homme.:« ans.très bonne éducation, dé-lreialt falro eonnaihxance avec une per sonno de son A go, (jeune veuve do préférence).But: Vous le saurex en écrivant A Jules PeshlniH.Station "N".Montréal.Us jkunk lioiumo délire correspondre aveo Jeune Mlle de 20 A an*.But: la plue al niable lo saura.Albérlc Marion.1015 rua Horion.Montréal.NK JKUNK mie.tréw distingués.aimerait A corre«pondre aveo monsieur de î!U A ») un.Mlle AnU Üourgct.401 rue Amhertt, Mont ré al._______________________________________ UN JKt'NK homme très sérieux drtairerall correspondre aveo demoiselle Agée de 18 A ftl ans.But: l’avenir le dira.M.I^aurlor Lalleur.Mont real.U UNK PKKUtrOn parle a une jeune blondi, netle uui aimerait A échanger cartes pas taies privées.Bol : lo olu* curieux le -mim Une réponse assurée.Jeanne Aublln.Kéno garni.(Jué.Noua recommandons à no9 leateura la lecture de l’annonce concernant “ LHtsto-Fer, (Voir page 305.1 le tonique le plus puissant de noa joura. Montréal.10 Août 1918—No 810 LE PA8SE-TEMP8 Sut Le Passe-Temp*s MVftlGAL.LITTÉRAIRE ET FANTAISISTE PmrtU lou lu «alfan ABONNEMENT i Pomr U CmHiuiM I Pour Iti Et al »V Mm Ëan.$1.30 Un an.«2.00 mol>.0 75 | Six mois.1.00 Pour l Eurott : 10 fri.par BD FAYABLB D’AVANCE La numéro, 3 oit; Anoiena numéro*, 10 oit En t'abonnant pour un an, chaque abonné reçoit Une Prime valant $1.00 Demandes notre liste de primes ANNONCES Première Insertion .Insertion* sabaéqurntes « .• Conditions libérales pour annonocs à Ion* I Les annonces sont mesurées sur l'aKato.10 et* la ll^nt Toute demande de changement d'adresse doit être accompagnée de l'ancienne adresse.Poür discontinuer de reoevoir ce Journal.Il faal avoir payé tout aes arrérafies.Les manuscrits publiés ou non ne sont pas rendus.Adresses tonte communication LE PASSE-TEMPS 16.rue CraU-Etl Montréal." I.-B.BELAIR.éditeur-propriétaire Têliphone : Main 3698 Montréal, 10 août 1918 Fasn-Ttmpi-Chroniqu» Soariqnette et Cricri —?— Cn cette fin des temps où, plus ^ que jamais, San* frein dan* sen désirs, ainsi que nanti f remord*, L homme refait à l’homme une guerre cruelle.Et l horrible droit du plus fort Décide toujours la querelle; Malheureux, dont Jamais un tendre sentiment Jvc tempère l’âpre rudesse ; Pour oui humanité n’est plu* qu'une faiblesse, /.'amitié qu'un rain nom, l'amour le plu* Qu'un instinct sans déHcate*se ; [ardent Oui de sa seule audace attendant non appui, Et ttur son intérêt fondant sa loi suprême.Ignore le bonheur de vitre dont* autrui, ¦ Et le plaisir si doux de s'oublier soi-meme.en cette fin des temps, dis-je, vivaient à Montréal une souris et un cricri.La souris était plus que follette ; le cricri est encore vraiment sage.Monsieur passe sa vie au Palais de Justice ; mademoiselle avait élu domicile à l’Hôtel-de-ville.Cricri vit encore.Souriquette n’est plus.Voici l’histoire : Le jeune cricri soigneusement ' et sévèrement élevé par son père oric et sa mère criquettte avait appris dès le plus bas âge à aimer l’étude et les arts.Cric et criquette étant morts, cricri désolé, renonçant de bon cœur aux vains plaisirs du monde, quitta furtivement seB abris de roses, de jasmins et d’œillets et gagne Bans encombre, à la faveur de la nuit, les sévères lambris du Palais de Justice.Le jour, au bord du trou comme un moine sur le seuil de sa cellule, cricri, tout près des avocats et non loin des juges vit en docte personnage, écoutant de Bes deux oreilles et ruminant tout bas les éloquent plaidoiries deB avocats, les charges à fond de train et les sentences judicieuses des LE FORT DE CHAMBLY CHANT PATRIOTIQUE Paroles de BENJAMIN SULTE Musique de A.FAS3I0 (Poésie empruntée à l’Album dt la Uinnve) MAESTOSO _______________________ g-j jv ?mon vieux fort, rea - te de - bout.Bra- •vant l'a-ban-don et l'a- ra - ge,Dernier vea-ti - ged’un autre f f â - ge.Ré-iiite au temps qui dé - ttmt tout! Le souffle en - i - vraot des ba-tail-'les Peut a • ni - mer teanauts rem- $ parts: C’est un beau champ de fu - né - rail - le».Pour qui dé - fend ses ë - ten Cuell* g L 1 r-” ' ,S f, * - —1 - -Ions la fleur qui s'é - ti o - le.i—1 Ou- *•* .Hit .âu nu nitwt riaa i4û.Ki -I - bli • ée au pied des dé - bris ! Mon ca>ursaitcoo-nal ¦ tre le ir prix De tou - te .ver - tu qu’on i - io • le.II IV , Témoins des combata, des exploita Qui firent jadis notre gloire, Il me rappelle la mémoire Du sang répanda pour noa droits.Ah ! de nohlea origines Aimons les berceaux glorieux : Sur les tombeaux, dan* les mines Est le culte des fila pieux.Cueillons la fliur, etc.Hélas ! Un oatrageant oubli Entoure la vieille rellqr e Où donc est la race horoïque Df 8 défenseurs du fort Chamb’y ?Pris dn torrent couvert d'écume, Qui gronde son chant cadencé, Mon enthousiasme s'allume Au souvenir de son passé, Cueillons la fleur, eto.III Au temps où les flore Iroquola, Poussés d'une ardeur sanguinaire, Apparaissaient sur la rivière Avec la hsche et le oarquois.Ses mura à ses farouches maîtres Savaient commander le respeot ; Les ennemis de nos ancêtres Tremblaient de rage à son aspect.Cueillons le fleur, eto.Là, furent les g-rmea sacrés D'où sortirent noa deetinlos : Malgré la trace des annéea Qu'ils soient a jamais vénérés I Que l'ardente foi de nos pères, Lear courage an pein du danger, Dans la pals, les crises.Ica guerres, Subsiste pour non» protéger I Cueillons 1a fleur, eto.VI Canadien, pour d’aatreaeombsts.Ton intelligence s'apprête.Ne laisse point courber ta tète, Ne laisse point fléohlr ton bras.Contemple en ton Ime attendrie L» grandeur de tes anoians jours : Il fat un temps où la patrie Sans partage avait tes amours, Cueillons la fleur, eto.La même, aveo accompagnement, paraîtra sous peu.juges, puis retournant au fond de son trou répéter la leçon.Le code et la loi n’eurent bientôt plus de secret pour cricri.Mais aussitôt nue la nuit nombre Itamenait le silence et tafraicheur et l'ombre.Jl déclamait tout haut des eers de sa façon.Caresnuit de non luth les cordes délicates.Confiait au *cho* mainte et mainte chanson.Entonnait un hymne aux Penaten : C'était là ses loisirs, nés panse temps chéris: Du reste, bienfaisant.Onéreux, équitable.Accueillant volontiers le /taurre en son lopin : Pour tout dire en un mot.des cricris du jxiys l>e pins sage et te jilus aimable.Dans un antre écarté de l'Hôtel-de-ville logeait une jeune voisine aux mœurs dissolus.Souriquette était son nom, la torsaire son surnom ; surnom parfaitement justifié d’alleursàcau-Be de ses innombrables fredaineB qui défrayaient la conversation COLLABORATEUR EN DEUIL Le PassK-TbmpS offre ses sincOrea sympathies \ l'un de scs principaux collaborateurs, M.Armand I,éclaire, Buteur et artiste dramatique, qui vient d'avoir la douleur de perdre sa femme’, née Rose-Alma Ouellettc.La défunte était la sœur de madame Bella Ouellette, l’artiste bien connue, et elle a'était créé elle-même une réputation enviable dans le théâtre ca>-indien-français.deB petiteB et des grosses bêtes à poils et à plume à mille verges à la ronde.Méprisant dédaigneusement Loi, Code, Science et Art, souri-quette dite "la corsaire" ne vivait que de chasse et de rapine, rongeant sans le moindre remords les plus beaux livres, les plus précieux munuscrits, et donnant scandales sur scandales au peuple des souris par son humeur impie et libertine.Tous les matous du quartier avaient été mis en campagne par nos édiles désolés, tous lee marmots, aux aguets; la mort aux rats semée à profusion et souricières placées partout.Souriquette se moquait de tout, du maire et des édiles par-dessus le marché.Un jour qu’à l’aurore naissante, criori saluait le retour du matin, il fut tout-à-coup abordé par souriquette ‘‘la corsaire” qui rega- Înait son antre après une nuit 'orgie.Souriquette lui tint à peu près ce langage : Eh bien ! voisin cricri rtous vivrons donc toujours en philosophe, en dévot ermite, comme un ours ! Ïuoi ! sans cesse moraliner./ égaliser, dnamatiner! ! t tfulambiquer l'esprit, ce Hier, /trier sans censé f Pûlirsvr de* Itouquin* dont on rit [aujourd'hui l Vivre de.rogation* et rieiller dans l ennui ! Ne connaissez-cous uas de plus douce sagesse! Vousderene: la fable du canton.Vous êtes maigre à faire peur.Voyez comme moi, je suis grasse, rebondie, mafflée ou jouffiue.Voyez mon ventre, il est rond à plaisir, car depuis deux ans je vis comme une reine.Hier soir encore j’ai participé à un dîner ou rats et rates, surmulots, campagnols, souris, ratons et souriceaux nous nous sommes amuBés à cœur-joie.La vie est si courte ! heureux qui sait en jouir ! N’est-ce paB vivre deux fois que vivre sans souci ?|Croyez-moi voisin cricri, quittez au plus vite votre retraite obscure, dites adieu à votre train d’anachorète, à la vertu, à la sagesse ; le plaisir, voilà la vie de la jeunesse.Souri'/iutte en eut dit certainement plus long sans la griffe et les dents du gros chat du Palais qui soudain s’abattirent sur elle.Couic ! ce fut Bon dernier cri.Et cricri, témoin de ce funeste trépas, retourna dans son modeste réduit ou, après avoir plaint l’imprudence de souriquette et pleuré son malheur, il caressa les cordes délicates de son luth et chanta TOUS LES BONS CHANTEURS f a \\afrUt* A* l’Enfonfa Le grand succès du jour.APPRENNENT La iTiarClie UC 1 £11161116 les marchands de musiqi En vente chez toaa musique.Prix, 36c. r 04 LE PASSE-TEMPS No 610—Montréal, 10 Août 191S HENRI MIRO Pianiste ht Compositkuk db Musique Composition, Orchestration, Arrangement et Notation de Musique pour Piano, Chant, Orchestre et Fanfare.' Copies polir Sociéiéa Chorales, Rtc.199 Stanley les vers suivants que je livre à la méditation de la jeunesse : Chant de Cricbi ftr traite fortunée ! aimable solitude./ A Mile de* rertuM, de* art* et de l’étude.Heureux t/ui jtrut connaître et gohter ro* [doure.ur* ! Vau* n* *tdui*ez point par de* charmea {trompeur* ; Voua ne prometter pn* la plaire et la riche-tac : Mai* r'r*t dan* votre.*ein t/u habite la *açe**e; Vou* dflirres fe*vrit de ne* folle* erreur*, l'nu* bornes se* ilé*ir*.tou* calmes *e* | terreur* ; F.t.i/râee à va* bienfaitn.le mortel qui rôtis Iaime.Jouit de* plainir* purs, du tem/t* et de \lui-mhne.Jean PIC.L’Art et les Artistes / Le quatuor Oct»ve Pelletier et sss succès artistiques.—Une organisation artistique sérieuse qui comble une réelle lacune à Montréal.— A propos du deuil récent d'un de nos principaux collaborateurs.Olfs du dernier festival des Artisans canadiens - français , au Parc Sohmer, lequel.entre parenthèses, a obtenu un très grand succès, il y avait au programme un numéro d'une très haute valeur artistique.Je veux parler du quatuor Octave Pelletier, composé de MM.Arthur Lapierre, ténor; J.-H.Thibodeau, ténor; J.-R.Gauthier, baryton, et J.-M.Magnan, basse.L organisateur et l’imprésario de ce quatuor, M.Guillaume Dupuis, l’un de nos maitre9-de-chapelle les plus en vue, a voulu rendre hommage au doyen de no9 organistes cana diens, qui célèbre cette année même, le soixantième anniversaire de son entrée dans la profession, en baptisant le quatuor comme il l’a baptisé, du nom de Octave Pelletier.C’est une heureuse idée qui vaut à son auteur de Bincères félicitations.Mais ce qui fait tout le mérite de ce quatuor, c’est la personnalité ainsi que leB qualités vocales de ceux qui le composent.Aussi, le grand succès obtenu par ces quatre artistes, est il compréhensible ; ils ont chanté à quatorze représentations consécutives, et à chacune ils ont été applaudis et rappelés, et ont dû chanter nas moins de sept à huit fois, à chaque représentation.Short and Sweet V*IU* CH»NT*K P» ül.S d.T.0.• nslque de Hknui L\ VIGNK imiÈmlmwÊÊÊË&mm mtr iflu* t« goûu,.C* k *IbU|-u • U pi» 4u« U Mfr Ur 4« dis«i • I Pir-Wi •«-*( mi.r«-. cheville, les foules naïrea nccourreront et IV-ateur ira en France redire ses exploita et aea triomph u.Patriote.(La Véritf, Québec ) POUR RIRE Aux examens de Droit Pénal.Le professeur—Voyons 1 qu'appelle t-on un homicide t —L’acte de tuer un hommo I —Tria b'on I Et qu'eut ce le auicide 1 —Quand on tuj un Suisse.Entra p&cheurs —Combien y a t il de temps que pêcher à cette place-ci ?tous —Oh 1 bien une quinzaine d’années.—Ah I et il y a du poiaBon ?—Ma fol je ne sais pan.Copié d'un catjjogue d’un éditeur de muilque : Mon cœur (en deux parties).Ma roli t'appelle (en trois tons).J'aime la solitude (areo accompagne ment).L'alpiniste (pour piano).Celui que j'adore (relié en toile) Silence (paroles et musique de X.).Carcsaen (à 4 mains).Comme tu es jolie! (areo couverture Colorée).Tiens, roici mon ccenr I ({0 cents nel ).Des passants s'omprossent autour d'un malheureux à moitié as»ommé par une peraienne qui s'eit détachée d'un premier étage.Quelqu'un a'informe.—Oh I ce n'est rien, dit un loustic, encoro un drame de jalousie.Scène de ménage.—Euphémie.sacher.-le bien : je ne suis pas aussi bite que j'en al l’air.—Je l’espère bien, mon ami ce serait eiceasif.Au théttr» On voit un prestidigitateur mondain entouré d'une brillante aaslstance.Le prestidigitateur demande un chapeau ; un monsieur, très élégant, lui préiente un tube irréprochable, luiaant comme un miroir- Puis le prestidigitateur demande successivement un verre de porto, une tasse de chocolat et doux œuf» trèa fiais, qu'il casse dans le chapeau.Lo publia, ainsi que le propriétoiie du tube, con fiant dans l'habileté du prestidigitateur, suivent avec une attention »ym Satirique toute» ces opérations.Mais orreur I au dernier moment on voit le prestidlglteur, se grattact le front, déolalrer : " Sapristi I quo o'eat ennuyeux, j'ai oublié comment te termine ce petit tour." Et au milieu de la stupour et la consternation générale», il rend au gentleman lo chapeau au fond duquel ballotte un horrible mélange.J'ai besoin de vous pour essayer mon remède contre le Catarrhe durant quinze Jours sous ma garantie.Pas d’appareils, de vaporisateurs, d’onguents, de lotions, de remèdes pernicieux, d’as piration de fumée ou d’électricité.C'sat uns nouvelle méthode: quelque chose d'absolument différent.do lotlona.ni Injection, ni on-uent.ni pommade.’na de vap*>rl*nteur nl appareil d'aucune Rien \ fumer ni ft ree- plrer.l'an de vapeur, pan de friction ou Injocllon.NI électricité.ni maasnge.NI poudre, ni emplâtre*.l’a* do séjour A la mnlnon.Rien de tou< cola.Quelque chose d'wrréahlo et d'hyglé ntque; quelque choee gui réunit Instantanément.V0U1 n'avs* pua & attendre.Jv languir et & payer beaucoup d'arg e n t.Vous pouvez enrayer lo mal durant la nuit—et Je voue dirai volontiers comment — GRATUITEMENT.Jo ne suis pas médecin, et II ne «agit pas d'une aol-dl -¦an* prescription île médecin — mal* Je suln K u érl : min amla aont gufcrla et voua |M«iv*s être R«f é rl.Voa souffro n n a a _____________dlaparaSCrvwit comme par niSKlp.Garantie Valable Pour 15 Jours Mon catarrhe téolt raie et dégoûtant.U m'affectait dAacjçTAahlement.11 ruinait ma volorné, il minait inn eantê.mon tnor»le.1> gralllonnomont.lo crachement éloignaient leu gotui dn mol «t ma mauvaise h oie Inc ot m«w habitude* dégoûtante» étalon* couse que inea meilleur* amla m'évliaienl discrète-iu«il.Je n'avala plue do plaisir à vlrr* Je ¦aval* nue cela me monalt & la tombe, car Il minait sûrement ma vitalité.Mata J*al trouvé un remède et Je suis prêt X v«ua 1* dire C.RATUITBMJBNT.ot Jo suis prêt \ voua lo lalaaer maayer quinze Jour» strr ma garantie.Oui.Je voua le garni >t la ot al voua n'êtes pn* satisfait, Il ne vous en contera pas un aou.Ecrivez-mot promptement.N’ENVOYEZ PAS D'ARGENT N'envoyez Po« d argent.Simplement votre non» et votre adreesq sur un* .-art» poatale, disant: “Cher Sasu Katxj Veuille* me dire comment voua ave* guéri votre catarrhe o» sJ-i-W ¦ ^ J 1 f*.» r —¦—?—jv- —j- a =M=r=- = —- •¦5 ana.limcttesf lorgnona, eta WT/'IW Se» nouveaux “ Verrea Telle à ordre " août garanti» pour btaa ?olr de Lola et de Prèa, pour tracer, coudre, lire et écrire.} Cette annonce rapportée nul lje par dollar sur tout achat en («netteria.Prenez carda I ru d'agent* aur le chemin pour notre malaoa nasoiuMa, Heure, de barrant Tou» le* Jonra de 9 à 9 hra.382 Ste-Catherine-Est (entre St-Hubert et Labelle) Tél.Bell : Est 3745 Nouvelle Méthode
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