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Titre :
Le passe-temps
Le Passe-temps est une revue culturelle qui présente principalement un contenu musical. [...]

La revue Le Passe-temps paraît à Montréal du 2 février 1895 au mois de décembre 1949, malgré une interruption de 1935 à 1944. Passionné de musique et imprimeur de métier, son fondateur, Joseph-Émilio-Sibert Bélair (1865-1933), est l'inventeur d'un procédé de gravure qui permet de reproduire des partitions à un coût minime. Son décès en 1933 entraîne une première cessation de parution du Passe-temps pendant quelques mois.

Publiée deux fois par mois pendant les premières années, la revue devient mensuelle en 1924. De 2500 en 1910, son tirage passe en 1920 à 10 000 exemplaires, distribués principalement au Canada et aux États-Unis. Les revenus de la revue proviennent non seulement des abonnements, mais aussi des annonces publicitaires. Des journalistes réputés comme Lorenzo Prince et Gustave Comte feront partie de l'équipe de rédaction du Passe-temps.

Le contenu de la revue change au cours des années. Pour l'essentiel, Le Passe-temps vise à rendre compte de la vie culturelle montréalaise en traitant de sujets variés, comme en témoigne d'ailleurs son sous-titre, « Littérature, musique, théâtre, mode, sport ». À cette dimension culturelle s'ajoutent quelques actualités politiques, des renseignements pratiques, comme des recettes de cuisine ou des conseils à la ménagère, de même qu'une section « Divertissements », qui propose des jeux d'échecs, des charades, des histoires drôles, des devinettes, etc.

Dès 1896, le sport est retranché du contenu et remplacé par les « Mondanités », mieux adaptées au lectorat de la revue, sans doute en majorité féminin. En 1898, Le Passe-temps se transforme à nouveau pour devenir un journal « musical, littéraire et fantaisiste », une dénomination qui durera 35 ans même si, à partir du tournant du XXe siècle, la revue se consacre surtout à la publication de partitions musicales. Le Passe-temps est d'ailleurs la revue à vocation musicale qui a connu la plus longue existence au Canada. En 1933, l'éditeur adapte une dernière fois son contenu aux exigences de ses lecteurs, cette fois en raison de l'avènement de la radio dans le paysage culturel. Dès lors, le sous-titre devient « Musique, radio, littérature ».

Les partitions musicales du Passe-temps sont le plus souvent des pièces de danse, comme des valses et des polkas, des extraits d'opéras, des chansons traditionnelles. On y publie aussi des morceaux de Beethoven, de Schumann, de Saint-Saëns, de Fauré et de plusieurs compositeurs canadiens, dont Claude Champagne, Calixa Lavallée et Rodolphe Mathieu. La revue offre ainsi à ses lecteurs la possibilité d'animer les soirées familiales, comme l'atteste le nom du supplément qui paraît dans chaque numéro dès 1898, « ... Musique vocale et instrumentale... pour le salon ».

S'il a pour objectif de divertir ses lecteurs, Le Passe-temps tente également de les instruire, par l'entremise de leçons de musique et de suggestions de lecture. Il tient également ses abonnés informés des dernières nouvelles de la scène artistique, mais il ne propose pas de véritables critiques en matière musicale. À cet égard, la politique éditoriale de Bélair est plutôt conservatrice, ce qui s'explique probablement par le contenu avant tout familial de la publication. Malgré cette position, Le Passe-temps contribue à la vie culturelle de Montréal, notamment par sa proximité avec Ernest Lavigne, créateur et propriétaire du Parc Sohmer, l'une des scènes musicales les plus courues de la ville.

Outre son contenu musical, Le Passe-temps publie régulièrement des textes littéraires de genres variés. Il offre ainsi des contes, des nouvelles, de brefs récits, des monologues en vers et en prose, ainsi que des poèmes d'auteurs français (Sully Prudhomme, Victor Hugo, Edmond Rostand) et canadiens-français, parmi lesquels figurent des membres de l'École littéraire de Montréal (Émile Nelligan, Arthur de Bussières, Albert Lozeau, Joseph Melançon, etc.). Malgré les moyens financiers restreints de l'éditeur, la revue réussit également à offrir à ses lecteurs un grand nombre d'illustrations, dont plusieurs sont l'oeuvre d'Edmond-Joseph Massicotte.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 335-336.

EVERETT, Jane, « Montréal en revues », Écrits du Canada français, no 76, 1992, p. 51-78.

« Le Passe-temps » dans L'Encyclopédie canadienne - Encyclopédie de la musique au Canada, www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/emc/le-passetemps (consulté le 29 mai 2013).

PRINCE, Lorenzo, « Quelques souvenirs sur le fondateur du Passe-temps », Le Passe-Temps, vol. 39, no 864, août 1933, p. 40.

TRÉPANIER, Léon, « L'étrange histoire de Joseph-Émilio-Sibert Bélair, fondateur du Passe-temps, révélée par lui-même », La Patrie, 5 février 1950, p. 68 et 91.

Éditeur :
  • Montréal :J.E. Bélair,1895-
Contenu spécifique :
v. 24, no 609
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

Le passe-temps, 1918, Collections de BAnQ.

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CL, W PER -26 X.2 S ^fiasse-tfempj Eb Numéro contient HUIT Morceaux de Musique et de la Littérature de Choix •!* + Un Numéro, 5 sous; Etats-Unis 10 sous VoL XXIV No 609 CANADA.11.» I ASONNKMKVT , ^ | PAK AffNtK Montréal, 27 juil et 1918 Mlml-Valse Morceau incdit pour le piano.page ISO La Gavotte de Marguerite Pour violon • t piano.page 29i Pour la Patrie Pièce à di?e.page i9t Regrets Rtmance populaire.page 216 Berceuse Blanche Piano el chant.page tSO Plainte Amoureuse Chanson avec tarait» et musique.page ISi La Goutte d’Ean Chanson noté ’ par A.F .page tSS line Noyade Monologue comique de Régit Roy.page ton Le Conscrit Grand succit de Mme Delta Ouellet.page t97 Les chiens Chronique de Clémencia.tnçe 197 Trop Coriaces Chronique de Jean Pic.page 2tS Allegretto Nouvelle pi'ce pour l'org-ue.page SUS 6*î Và Valse Inédite (T^C tr'K our le Piano rX je ” l'ai per- te * : zEL-Mi É-Î Î J: îîî J.• 1 ;- n-srti7.•’"-îîî :q=p:j—Â-_ fcjzfc «- în îîî w fe^EËIÊÊ HZ du Per - due à mais.îîî îîî *V *¥ -tr— I Elle est.dis -pa • ru feËfeî: «« ^ 1=f=J=t= -+ mm —0-0-0— ^îîî q=pd=pr.t^=iL=^zJr- -tr-O # p-*-i Kipiirzr:c-rrz=t“*: -G— ~-+y_ *—izztt: Cel le que j'ai - mais Oh I 0 - 0-0- miff & :*b* t-# # ^ «ÎÎÎÎJ »“- Per - due à ja- 4 ¦W 5=*è=É s -*-ÿr 4r :d: -»- SëSé r Feuillet parfumé envoyé gratuitement sur demande.Demandez le parfum recherché, “AIDEZ-MOI A REVER”.ADRESSEZ: J.J.1421 Ave Papineau, Montréal. SCO LE PAS8E-TEMP8 No 609—Montréal, 27 Juillet 1«1« INTRO, a umpo ESPRESSIVO POILS et DUVETS dn Visage et do Corps Dissous instantanément, laissant la peau DOUCE et VELOUTÉE '.Par l’EplIatolre Magique de Madame Sans-Gêne Envoyé franc» sur réception du prix, $1.00 la botte.Adressez : La Cia Médical* Gœoux & Frères, 416 Parc Lafon-taine.Montréal.“Chambre B.” AfTeciueiMomem dédiée * tout** mes «mies “ MIMI ” VALSE STELLA RICARD PIANO Montréal, «7 Juillet 1918^No 609 LE PA8SE-TEMP8 191 (!##= * > i ¦ — i ht $tL J - ¦» "/ i1 J -i f-l 1 14 •T i p t._ ¦" ¦¦ ¦ > r-1 -J • y .c -si • rr£t-lg ¥ ^ ^ t: .i .ere#/* I r rfim.r -P -‘ - f* * f • ï— ^ • T • ANT^BIIÆ__ ^ |, 1 H— J-.¦>- ‘r " * r 1 -H" 4.f f ¦ - - ! f " erenr f- - JS ¦9 • i y p g-'- JE H rfim.- -h -f-f- ïf f f r -, .f - •4.• t i° 'f ?FP^ e, .|v?F=f' W 1 ' "I- ' 2 -™e -.; «' *' » f.-1—V * fF-r tf r ff « f ‘ -• 2 Mimi f «/ ^4Pjl J ‘r j|J 1 T.DAGENAIS, Tailleur Fashionable pour Dames et Messieurs Satisfaction garantie et prix modérés.No 15 rue Bleury.Téléphone Main 6®24 \ “ars&Mi.SEPULCRES BLANCHIS supplémentaire i la personne qui noua enverra le prix de deux ajx>"- nement d'un au du inCme coup ; «oit.Canada, tyoo ; Etats-Unis, $4.00.(Sans préjudice à la prime ordinaire.) Adresse : Le •'Passk-Thmps", 16 Craig-Kst, Montréal.LE PASSE-TEMPS No 609—Montréal, 27 Juillet 1918 Montréal.27 Juillet 1918—No C09 ?__________________________________________ LE PA8SE-TEMPS ses & monsieur J.Allrcd Vlneont ALLEGRETTO (Pour Orgue ou Harmonium) EMILE BOISSIÈRE Op.33 CAXTANUO m r ail.,mol t .moita ËiÉ CONJIVO m ?! Il ¦« 1 ¦j ; ¦ i mz V yt-j ^ ; 1 £* - - : i!;: -¦ * Mm ^=E=: .— 7f4—J—f=v- = 4flh- .1 n—i î Î ^Ê?m =F=?=I f=*= «£s£fcT|£- =fN= 1 1 ¦ 4 =1= 4-4-— Nf j f itrrijfiMifiri Les Pilules Persanes «?fée itwlt BANS MA8SAQES, dftiu l'aepaca d» dea^moU.rom «êrf « Mm pat RM.DtaJtt* «hum» Sïf^lrWfWUS: Montréal, 27 J-jIllot 1918—No 609 LE PASSE-TEMPS 215 AUX AMATEURS DE CHANSONS ANGLAISES.Nouveauté musicale en train de faire le tour dif monde.YOUR EYES HAVE TOLD ME SO.Paroles de Adar Cherry.Musique de C.Carr Hardy, En vente chez tous les marchands de musique.Piano et chant : 60 cts franco./ Gaiement 290 LE PAB8E-TEMP8 No 608—Montréal, 27 Juillet 1918 LES VERTIGES ET LA FAIBLESSE SONT LE RESULTAT DE LA DIGESTION CHEZ UN TRES GRAND NOMBRE DE FEMMES.Combien d’entre elles se découragent à tort quand 11 leur sufllralt d’avoir recours aux Pilules Rouges pour se guérir complètement 1 D’AUTRES TEMOIGNAGES D’UNE IRREFUTABLE ELOQUENCE EN FAVEUR DE CE MAGNIFIQUE REMEDE.Un grand nombre de femmes souffrent de vertiges, Elles éprouvent d’étranges sensations, Il leur semble que les objets tournent autour d'elles, elles étendent les mains ou sont obligées de s'asseoir pour se préserver d'une chute, et quelquefois la perte de connaissance est complète.Souvent aussi, la malade éprouve des troubles dans la vue, de l'embarras dans le langage ou même un manque de mémoire, lorsque le mal s’aggrave, Ces vertiges sont acca-sionnés par des lésions du cerveau, des maladies nerveuses, • mais le plus souvent par des troubles digestifs, Et, la résultante directe de ces troubles, c'est une faiblesse qui va toujours en augmentant, accompagnée de douleurs d'estomac, de maux de tête, etc, C’est encore une erreur de croire que cette faiblesse extrême ne se rencontre que chez les femmes pâles et amai- tries.Des femmes paraissent robustes et en pleine santé, es jeunes mariées, ne connaissant rien encore des troubles et ennuis d’ordre purement moral, semblent ne manquer de rien, se plaignent de faiblesse et de vertiges, Elles admettent qu'elles ne digèrent pas leurs aliments, et par suite elles perdent l'appétit qui leur est nécessaire pour conserver leurs forces, leurs couleurs, et elles se découragent en constatant chez elles un état qu’à tort elles croient inguérissable, Que ne font-elles l'essai des Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine?Elles se convaincraient vite des heureux effets de ce splendide remède qui opère avec succès là où tant d’autres ont lamentablement échoué.Car il ne faut pas oublier que les Pilules Rouges, tout en étant d’une absorption extrêmement facile, agissent toujours avec énergie et efficacité sur le système digestif tout entier, En un mot, elles s’attaquent à la cause première de tant de maladies communes à la femme.Du reste, c'est par milliers que nous viennent les témoignages les plus éloquents en faveur des Pilules Rouges, Parmi ces derniers, celui de Madame Pierre Bourdon, 73 rue Plessis, Montréal, est des plus convaincants, Dès notre première question: Croyez-vous en l’efficacité des Pilules Rouges?Elle répond avec une grande sincérité, que c'est par la vertu de ce remède qu'elle se trouve au-aujourd'hui guérie de tout ce dont elle souffrait, Puis, elle nous détaille ainsi les souffances qu’elle a endurées: “Dans les premières années de mon mariage, j’ai souffert de mauvaise digestion, de vertige, de palpitations, de “douleurs à l’estomac, de maux de tête, et je me sentais “si faible que je me décourageais parfois de me trouver incapable du moindre effort.Je ne pouvais compter sur “une suralimentation pour augmenter mes forces qui diminuaient, puisque l’appétit me faisait entièrement défaut.“Des amies m’enseignèrent alors les Pilules Rouges et je “me mis à en prendre.En fort peu de temps, je me trouvais plus forte et l’appétit me revint.Enfin, je me considère aujourd'hui comme entièrement guérie de tout ce qui “me faisait souffrir.Si je suis aujourd’hui assez robuste “pour vaquer à mes occupations, c’est aux Pilules Rouges “que je le dois.” De son côté, Madame Gendron, 78 rue Limoçes, Sorel, nous écrit: “J’ai eu plusieurs enfants et ma santé était rui-“née par l’ouvrage et les maladies.Je me suis vue ainsi "dépérir pendant cinq ans, souffrant de mauvaise digestion, du mal d’estomac, de palpitations et de faiblesse de Mme Pierre Bourdon “coeur.J’avais continuellement mal à la tête et je me sentais les membres tellement endolorie et fatiguée que je “ne pouvais plus faire mon ouvrage.Ajoutez à cela une atta-“que d’asthme très prononcée et vous vous rendrez facile-“ment compte de la gravité de mon cas.J’ai essayé des “medécins, j’ai essayé des remèdes sans obtenir de résultat “appréciable.“C’est d’après les conseils de plusieurs de mes amies que “j’ai commencé à faire usage des Pilules Rouges de la “Compagnie Chimique Franco-Américaine, et je déclare “que ce remède m’a fait un si grand bien que je ne l’ai ja-“mais abandonné.Depuis huit ans, j’ai fait usage presque “continuellement des Pilules Rouges et c’est grâce à elles “si je conserve mes forces et si je réussis à faire seule tout “mon ouvrage.” (Signé) Madame D.Gendron, 78, rue Limoges, Sorel, Que.CONSULTATIONS GRATUITES au No 274 rue Saint-Denis, tous les jours, excepté les dimanches et jours de fête, de 9 heures du matin à 5 heures du soir, durant la saison d’été, Les femmes malades qui ne peuvent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en yente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c une boîte, $2,50 six boîtes, Elles sont toujours vendues en boîtes, jamais au cent.Si vous ne pouvez vous les procurer dans votre localité, écrivez-nous, nous vous les enverrons sur réception du prix.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, limitée, 274 rue Saint-Denis, Montréal.N.B.— Malgré la guerre, le prix-des Pilules Rouges n’a pas augmenté, Se méfier des marchands qui demandent pour les Pilules Rouges un prix plus élevé que celui indiqué ci-haut. •Montréal, 27 Juillet 1918—No «09 LE PA88E-TEMP8 S97 Le Conscrit * Grand Succès CHANSON D’ACTUALITÉ PAR Armand Leclaire sur l’air de la Paitnpolaite avec musique W^W créée par Mme Bella Ouellette i Ce n’eBt pas crainte de la guerre Si le conscrit pleure en partant, C’est de quitter sa vieille mère Qui se désole éperdûment ! Pourtant le petit Doucement lui dit : Refrain Au revoir, pauvre bonne mère, Sèche tes pleurs pour me bénir, Je laisse en partant pour la guerre Mon cœur ici pour te chérir ! II Rendu là-bas dans les trancées Le brave petit canadien Pense à sa douce fiancée Dont malgré tout il se souvient ; Et voici c’ qu’écrit Le petit conscrit : Refrain Tu seras un jour m’a p’tit’ femme, Rappelle-toi qu’avant d’partir J’ai laissé tout près de ton âme Mon cœur fervent pour te chérir ! III Sans faire cas de la mitraille Il Bait se conduire en héros, Lorsqu’un jour de grande bataille Il tombe en eauvant le drapeau ! Mais bientôt l’conscrit D’ l’hôpital écrit : Refrain Je suis blessé, ma bonne mère, Mais ne crains rien, je vais guérir ; Fier de porter la Croix de guerre Mon cœur saura mieux te chérir ! IV Et puis c’est le jour d’allégresse, Il revient, le cœur palpitant; Pleurant d’joie dans ses bras il presse Sa fiancée et sa maman I Et le p’tit conscrit Tendrement leur dit : Refrain Ma fiancée et toi, ma mère, J'étais certain de revenir, Car j’avais laissé loin d’ia guerre Mon coeur ici pour vous chérir ! L’Art et les Artiste8 [suite) jouer ensemble, sous une direction qui ne varie pas.Il faut aussi remarquer que le répertoire de la musique de Sousa était de beaucoup plus léger et plus facile que le répertoire de la musique La-vigne, au point de vue de la composition des programmes.Quand aux deux chefs, j’admets que M.Sousa a certainement de la compétence, en dépit de certaines excentricités dont il a tendance à se guérir avec l’âge, mais, il ne faut pas oublier non plus que M.J.-J.Gagnier a déjà fait plus que ses preuves, avec son excellente musique Concordia et celle des Grenadiers.Depuis qu’il dirige au parc Sohmer, il ne se passe pas une représentation sans qu’il ait une ou plusieurs œuvres réellement de haute valeur au programme.Il a beau jeu et lé choix est facile et abondant pour lui, puisque la bibliothèque musicale du parc Sohmer a accumulé des trésors d’orchestration, depuis plus de trente ans.Enfin, les musiciens de M.Gagnier, pour la plupart, sont aussi habitués à jouer ensemble que ceux de M.Sousa et ils connaissent leur répertoire presque par cœur.Je pourrais en dire encore bien long, à l’avantage des nôtres, mais j’ai la conviction qu’il suffisait de rappeler ces faits pour convaincre les admirateurs de jadis, que nous avons encore à Montréal même, un corps de musique tout aussi bon que celui au’on nous a importé et à qui plus 'un semblait heureux de porter de préférence, ses deniers .% Sans avoir voulu déprécier la musique de M.Sousa, j’ai voulu rendre justice à nos excellents musiciens locaux, et j’espère avoir convaincu les amateurs d’auditions de musiques militaires qu’ils n’avaient pas besoin d’attendre un prochain retour d’une musique étrangère pour assister à de beaux concerts, Faisons même des vœux pour qu’on reconstitue plus souvent l’ancienne musique Lavigne, d’une manière aussi complète, afin que nous ayions encore de magnifiques concerts qui, tout en nous faisant honneur, nous procureront la plus grande somme de satisfaction artistique.Gustave COMTE.Dm.’it soins d'urgonce et malformation* vl-1 ¦uollo-9 (louche, oto.) une spécialité : méthode hririénlqnoment favoritean I)r Keliogp des hôpitaux de Mtohirnn.Condition* faciles.732 ruo St Dont* Montréal.Pour maladies Visuelles Km ployer I'" OP T H A LM O L " du docteur Koyer, il eût «an* rival, aucun duntrcr.35c par la ponte ou A l'inutilut Royer.Ino.732 ruo St Douta, Montréal.A.LECLAIRE auteur de la chanson t!)8 LE PA8SE-TEMP8 iNo 809—Montréal, 27 Juillet 1918 CAUSONS LES CHIENS Dernièrement, dans un journal ^ anglais de Montréal, certaines dames se livrèrent à une polémique aigre-douce sur l’affection que l’on doit aux chiens.Quelques-unes, après avoir défilé les nombreuses qualités de leurs toutous, allaient jusqu’à signer leurs lettres : ' ‘La maman de Patto ou de Bibi”, selon le nom de l’adoré, à quatre pattes, et ne rougissaient pas de comparer l’amour des chiens à celui des enfants, donnant éhontément la préférence aux premiers; d’autres, exagérant dans le sens contraire, se déclaraient irrémédiablement antipathiques à la race canine.Ces extravagances inverses m’ont Buggéré l’idée d’une petite incursion dans le domaine de la sentimentalité féminine à l’égard des animaux, et j’ai découvert que les femmes, sur ce terrain, savent rarement se maintenir en équilibre, c’est-à-dire qu’elles glissent presque toujours, d’un côté ou de l’autre, sur la pente de l’exagération ; et comme invariablement le manque d'équilibre produit une situation anormale, et parfois une chose monstrueuse, la plupart des femmes qui témoignent d’une affection exagérée pour les animaux sont d’une indifférence marquée pour les en-fantB.II est vrai que la plupart des femmes que l’on voit prodiguer à leur chien des caresses ridicules n’ont pas d’enfants, et il semble que ce soit par une sorte de dépit inavoué, un défi au destin qui les a privées du bonheur de la ma-ternité.qu’elles prodiguent à un animal les marques de tendresse qui devraient aller à l’enfant.Les hommes sont plus modères et pluB raisonnables dans leur* démonstrations d’attachement au meilleur ami de l’homme ; je n’ai jamais vu un homme embrasser son chien ni le serrer sur son cœur avec les mines effarées de “n’ytouchez pas”, que prennent certaines dames que l’on voit chaque jour, un peu partout, gêner tout le monde avec leurs toutous.Et comme il semble que les chiens se rendent bien compte de la faiblesse de leurs maîtres à leur endroit, il s’en suit que le grand lévrier et le gros danois de monsieur sont moins encombrants que le petit chien joujou de madame, à qui elle permet impunément toutes les incongruités.Mais de tous les chiens le mieux aimé est encore le chiên du pauvre qui, sans aucune prétention d’ascendance aristocratique, n’a d’autre ambition que celle de partager la misère de son maître, qui le suit dans la poussière du chemin, se couche à ses côtés au bord de la route et partage avec lui le croûton que leur a jeté la pitié d’une ménagère.C’est vraiment celui là aussi qui a mérité à sa race le titre le “meilleur ami de l’homme.” CILEMENCIA.La Vie en France AU PAYS DËT’HEROÏSME S fa vêtemsnta sont boueux, sa barbe O't en broussaille ; mais 11 est crâna et beau, le poilu.Il ne craint rien, ni la balle qui perce ; ni la "marmite” qui peut l'engloutir ; ni la bombe qui peut le déchiquéter.Car U eat là pour défendre ion pava, pour défendre le aol qui le nourrit et lea être» qui aont cher».____ Il a déjà chassé l'ennemi dea aborda de la Capitalo, dea aberdi de oo creuset oh fe fondent toutes lea oonnatiaancea pour en sortir aoua la forme d'un objet d art, d'un monument ou d’un livre.— Il l'a délogé de maintea positions et le poursuit aveo acharnement.— Depuis quatre ans bientôt 11 résiste à l'envahisseur.Il se bat pour 1a justice et la liberté des peuplas.Des Flandres à la Lorraine on peut la voir, car il est partout Ie poilu.Lee enfante ; les femmes et les vieil-larda ont remplicé là baa ceux qui combattent.— Eux tous qui no peuvont pas combattre par lea armos font leur part, soit sur la terre ou dans les usines.Et de ceux ci et de oeui là nous noua demandons lesquels aont lea plus grands.Un peuple s’est levé, et oe peupla don ne sa vie et son avoir pour la civilisation.Voilà la vie toute vilbrante d'abnégation at de patriotisme dea enfants de ohaz-nous, de cette France d’où nos pères sont venus apportant au nouveau monde lea lumières de la fol et de la civilisation— Voilà la vie de chee nous I J.-G.PANBOEÜR.MONOLOQVt UNE NOYADE Dans un frôle e>qnif de bouleau, Trois hommes dea pava d'en haut Nageaient, chantant a gorge pleine : "Ah I o’eat l'aviron qui nous mène.” Quand, la barque frappant un écueil, Chavira, 1e temps d'un clin d œil.Alors, dans l'onde fugitive, Lea trolB voyagiun, vers la rive Lanoent un appel déeolé, Mais personne ne peut voler A leurs secours, hors une vieille Qui, seule, dans le moment, veille Au hameau, car las habiUmtt Travaillent tous là-bas anx champs, Et le dramo affreux se déroule Terrible, empoignant, énervant.Et l'on ne voit plus que la houle Que beroe lentement le vent.Les trois hommes soua l’onde traître Aveo leurs poches contenant Leur bien, venaient de disparaître, Car o'est tout oe qu'ils ont, tenant Lien de valiaes, oui, des poches Le soir, aux amis, aux proches, La vieille femme racon'a Le drame de l'onde perfide, Et souvent olle s'arrêta La voix brisée et l'asil harolde, Voici oe qu'en somme olle dit : "—O'étalt un peu passé midi, Suand tout à coup le,vent m'apporte n air que des gena chantaient.Je m'avance sur l'pas d'ia porte ; J'voia des voyageur! qui passaient Montée dans un canot d'écorce : lia ramaient de tout leur force.Ils m'crièrent : Allo I Allo I Pia, v’ian I lea v’Ià dane l’ean.Us orièrent, se débattirent, D’vant l'ablme qui les attirent.Ah I o'étalt ben triste, navrant 1 Lee Dota tourmentés par le vent Se ruaient en' o'pauvre monde Comme on' mauvaise Mt' qui gronde, Sur les galets sonnant leur glaa.Tont-à-ooup on voyait on bras.Pis, aïe I un' jamlw.pis, aïe I an' tite, Pia un’ vague à l'énorme crlte Les enveloppait avec fraoas.Pis, r'paralasalt encore an bras.(J’tremhlate, j’vaials pas un’ taloohe 1) Pis, aïe 1 an' jemb'.pia, aïe I un' pochai Rtuia Roy.Curieux oompte rendu ; " Lorsque, au bruit dea bordées, le président aborda sur le quai de Bordeaux, l’enthousiasme déborda." rRrarîSRRSBHBiæi 162 MOTS POUR 25 0ENT8 ¦ Ikunr riLLR distinguée, désirerait échanger J correspondante (Irunçala ou anglais) aveo messieurs dtatlnuiiSs.de 23 * 28 ans.Mlle Antoinette O.Brunette.Station "B." St-Ca-therlne-Ouoat.Montréal.|Kt-NK HOMME distingué désire co J aveo demoiselle de 18 ù 20 ans et Instruite.J.Viotor Pineau.Co Matane, Qué.Jkunk II0MMK déelro correspondre avoe gentilles demoiselles,
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